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  • Vers une guerre irano-saoudienne… en Irak

    La prise de contrôle de l’Irak par les Iraniens reste un sujet largement tabou mais commence à inquiéter sérieusement les Américains, qui en sont évidemment responsables mais n’imaginaient pas non plus en arriver là… Le sujet devient brûlant avec les perspectives de retrait de l’armée américaine, qui consacrerait la domination chiite (voulue par les Américains au nom de la démocratie…).

    « L’Arabie saoudite a fait savoir à l’administration Bush qu’en cas de retrait des troupes américaines le royaume pourrait apporter un soutien financier aux sunnites en Irak dans n’importe quel conflit qui les opposerait aux chiites », écrit le New York Times, citant diverses sources diplomatiques. L’ancien ambassadeur américain en Arabie saoudite Chas Freeman est plus direct : « Nous pourrions être à la veille d’une intervention saoudienne en Irak au nom de leurs frères sunnites. Nous pourrions être au bord d’une guerre par procuration » (entre l’Arabie saoudite et l’Iran). Car « l’Arabie saoudite et, sur ce point, la Jordanie aussi, ne sont pas prêtes à admettre ce qu’elles considéreraient comme une domination iranienne en Irak ou la destruction de leurs coreligionnaires ».

    Voilà qui pourrait ne pas être sans lien avec la démission surprise de l’ambassadeur saoudien à Washington, le prince Turki al-Faiçal, qui a regagné son pays sans rien dire. Mais l’un de ses proches conseillers, Nawaf Obaid, a ouvertement déclaré : « Fermer les yeux sur les massacres de sunnites irakiens serait abandonner les principes sur lesquels le royaume a été fondé. Il est certain qu’un engagement saoudien en Irak serait un facteur de risques immenses et pourrait conduire à une guerre au niveau régional. Mais les conséquences de l’inaction seraient pires encore. »

    Non seulement cela sonnerait le glas du prétendu remodelage du grand Moyen Orient dont rêvent les Américains (un rêve déjà transformé en cauchemar), mais en outre un engagement de l’Arabie saoudite en Irak aurait pour conséquence une rupture avec les Etats-Unis, qui ne pourraient plus utiliser le royaume pour l’Irak, ni pour l’Afghanistan. A moins de l’envahir… Etc.

  • L’âge de la retraite

    Selon la réforme de la sécurité sociale adoptée par le parlement portugais, l’âge de la retraite sera fixé en fonction de l’espérance de vie. Cette réforme de bon sens était, curieusement, un projet du pouvoir socialiste. Mais sa mise en œuvre est ridicule. L’âge de la retraite passera de 65 ans à 65 ans et un mois et un jour (sic) en… 2008, à 65 ans et deux mois et 15 jours en 2009, et ainsi de suite jusqu’à atteindre 66 ans en… 2017.

    Selon l’OCDE le système en cours serait déficitaire à partir de 2007 et ne pourrait être financé que jusqu’en 2014. Le Premier ministre avait plusieurs fois souligné l’urgence d’une réforme qui permette le financement des retraites au-delà de 2015, compromis du fait de l’allongement de la durée de la vie et de la baisse du taux de natalité. Et dans le même temps, pour continuer de faire baisser le taux de natalité, le même pouvoir socialiste veut faire passer un référendum sur l’avortement…

  • Le patriotisme à l’école. Au Japon

    Après le vote du Sénat, le Japon a définitivement adopté la réforme de l’Education, qui introduit notamment l’enseignement du patriotisme à l’école. Le patriotisme est défini comme « une attitude de respect de la tradition et de la culture, d’amour pour la nation et la terre qui nous a élevés, et qui contribue à la paix et au développement international ».

  • Turquie : confirmation de l’arnaque

    Les chefs d’Etat et de gouvernement des 25 réunis en sommet à Bruxelles « font leur » la déclaration des ministres des Affaires étrangères de geler 8 des 35 chapitres de négociation avec la Turquie. Ils ont pris cette décision sans rouvrir le débat. Le ministre finlandais des Affaires étrangères a ajouté qu’une relance des négociations sur les chapitres qui ne sont pas gelés « serait dans l’esprit des conclusions que nous avons adoptées ». Or ces chapitres étaient eux aussi gelés par le veto permanent qu’opposait Chypre.

    Cela confirme ce que disait Jean-Marie Le Pen : la décision européenne de geler 8 chapitres permet d’ouvrir les négociations sur les 26 autres : « Ce n’est ni une sanction ni un gel, c’est un coup d’accélérateur. Et une trahison de plus des peuples d’Europe. »

  • Les problèmes du laïcisme roumain

    Le 21 novembre dernier, j’avais signalé que le Conseil roumain anti-discrimination (CNCD) avait demandé au ministère de l’Enseignement de retirer les signes religieux (en l’occurrence les icônes) des murs des établissements scolaires afin de « respecter le caractère laïque de l’Etat ». Le CNCD avait été saisi par un professeur de philosophie, Emil Moïse, qui dénonçait la présence d’icônes dans les classes comme une « forme de discrimination envers les élèves agnostiques ou appartenant à une autre confession ».

    Nous sommes tellement habitués au laïcisme d’Etat que cette recommandation nous paraît d’une banale évidence. Tout au plus peut-on s’étonner qu’il y ait encore des pays où l’on puisse apposer des symboles religieux sur les murs d’une école d’Etat.

    Mais en Roumanie il n’en est pas ainsi. Les réactions ont été très vives, notamment de la part du patriarcat orthodoxe, qui accuse notamment le CNCD d’avoir « enfreint la Constitution , qui garantit la liberté de conscience et d’expression, ainsi que la législation européenne ». Mais ce sont aussi plusieurs centaines d’intellectuels, qui à l’appel de l’association Civic Media, ont signé une lettre demandant au CNCD de revenir sur sa recommandation, « fruit des pressions d’une minorité extrémiste », « blasphème à l’adresse des jeunes qui sont morts en décembre 1989 en luttant contre l’athéisme communiste ». L’un d’eux, l’écrivain Horia Roman Patapievici, dénonce le « fanatisme » du professeur de philosophie et « la tentative acharnée de dissoudre par des mesures coercitives imposées par l’Etat le consensus social autour d’une pratique entérinée par la société civile ». (Cela rejoint ce que disait tout récemment Benoît XVI : la vraie laïcité ne comporte pas l’exclusion des symboles religieux des bureaux, des écoles, des tribunaux, des hôpitaux, des prisons… Le devoir de tous les croyants est de « contribuer à élaborer un concept de laïcité qui reconnaisse à Dieu et à sa loi morale, au Christ et à son Eglise, la place qui leur revient dans la vie humaine, individuelle et sociale ».)

    Mais voilà que les laïcistes roumains ont un nouvel os à ronger : les députés viennent d’adopter un projet de loi sur la liberté religieuse et le régime des cultes, qui contient, clament-ils, des articles « discriminatoires » favorisant l’Eglise orthodoxe ou qui « enfreignent la liberté d’expression en punissant les offenses aux symboles religieux ». Et ils appellent à une marche de protestation, dimanche à Bucarest…

  • L’obsession Le Pen

    Dans un entretien au Figaro, Michèle Alliot-Marie déclare : « Face à une gauche avide de revanche, face à un Front national élevé, nous ne devons pas prendre le risque de la division devant les électeurs. Je dis clairement : je suis par principe pour une candidature unique. »

    Voilà donc le « danger Le Pen » élevé au rang de « principe » d’action. Car elle poursuit : « La situation serait différente » si Le Pen n’obtenait pas ses 500 parrainages, « nous devrions alors réfléchir à notre stratégie ». C’est bien au nom de ce même « principe » que Michèle Alliot-Marie ne serait plus alors pour une candidature unique…

  • Photocopieurs en surchauffe

    « Pour les décisions les plus importantes, comme celle de la réforme des retraites, la procédure normale de décision, c’est le référendum », vient de déclarer François Bayrou. Ségolène Royal avait déjà dit que sur « des grands sujets, il faut utiliser le référendum ». Quant à Sarkozy, il veut faire de l’élection présidentielle un référendum sur « les grands sujets de préoccupation de la France », afin sans doute d’en être débarrassé pour la suite.

    Quand on n’a pas d’idées, on va les chercher chez les autres. Ou plutôt chez celui qui en a, et comme Le Pen est le seul à en avoir, on lui pique tout ce qu’on peut. Bel hommage.

  • Des relations avec les amis

    Six garçons d’une quinzaine d’années ont été mis en garde à vue à Marseille pour avoir violé une fille de 13 ans. Voici comment l’AFP rapporte les faits : « L’adolescente aurait accepté, il y a trois mois, des relations sexuelles avec un garçon qui aurait enregistré leurs ébats avec son téléphone portable. Sous la menace de la divulgation des images, la victime aurait accepté plusieurs autres relations avec les amis de son partenaire. » N’est-ce pas joliment dit ?

  • Johnny s’en va t’en Suisse

    L’événement politicofiscalopeople d’hier était l’exil en Suisse de Johnny Halliday, qui en a « marre » de payer trop d’impôts.

    Evidemment l’opposition rigole, puisque Johnny est un groupie de Sarkozy, et au gouvernement c’est la consternation.

    Ce qui est consternant est d’entendre (autant à gauche qu’à droite) les leçons de morale « patriotiques » que se permettent de faire ceux qui conduisent ou ont conduit, et continuent de prôner, une politique allant systématiquement à l’encontre des intérêts de la patrie.

    Et c’est notamment le cas en ce qui concerne les impôts. L’argent de Johnny Halliday va servir à l ‘économie suisse. Une politique fiscale conforme aux intérêts de la France ferait en sorte que l’argent de Johnny Halliday serve à l’économie française.

    Pour cela, il faut d’abord supprimer l’impôt sur les grandes fortunes, qui est le type même de l’aberration socialiste de quelque côté qu’on l’examine.

    La gauche ne veut évidemment pas y toucher. Sarkozy non plus, et il a dit pourquoi : il est normal que les riches paient plus d’impôts, et les Français sont à 70% favorables à l’ISF.

    Ce sont deux arguments stupides. Même l’abbé Pierre avait dit un jour que le devoir civique des riches, pour aider la société, donc aussi les pauvres, était de dépenser leur argent dans des produits de luxe, parce que cela fait marcher la machine économique, donne des emplois, et aussi de l’argent à l’Etat, par le biais de la TVA sur les produits de luxe, qui rapporte autrement plus que l’ISF. Et voilà ce qu’il faut expliquer aux Français, au lieu de dire Amen aux sondages et de laisser partir à l’étranger toutes les vedettes, et aussi les plus entreprenants des Français.

  • La grande Conférence

    C’était annoncé depuis des semaines. C’était le grand rendez-vous entre les syndicats, le patronat et le gouvernement : la Conférence sur l‘emploi et les revenus. La dernière en date était celle qu’avait organisée le gouvernement Jospin en 1997. Autant dire que cette Conférence (avec une capitale) était un événement historique. Et il ne s’agissait pas de blabla. Le Premier ministre avait annoncé du « concret ».

    A l’issue de la chose, le Premier ministre était très satisfait : la Conférence a constitué une « grande avancée ». Et c’était tellement bien qu’il a proposé qu’elle se tienne désormais tous les ans. Car « ce n’est pas un aboutissement, c’est un point de départ. Nous n’avons pas réglé tous les problèmes, mais nous avons mis sur la table les grands enjeux pour l’avenir de notre société », a-t-il précisé.

    Autrement dit : blabla.

    Et le « concret » ?

    Il y a eu en effet quelques mesures. Deux, exactement, si l’on se réfère au bilan qu’en tirait ce matin Dominique de Villepin : la création d’une garantie des risques locatifs, et une aide aux foyers modestes pour le recours aux services à la personne.

    Mais ces deux mesures avaient été annoncées, dans leur forme précise, avant la Conférence , par le ministre Borloo. Certes, la seconde ressemblait à une blague, puisque dans la bouche de Borloo il s’agissait d’un crédit d’impôt octroyé aux foyers qui ne payent pas d’impôt… Mais c’est bien la formulation officielle reprise par Villepin. Tels sont les poétiques mystères du langage technocratique de Bercy.

    Bref, il n’y avait pas besoin d’une Conférence sur l’emploi et les revenus, annoncée à grand coups de trompes comme l’événement de l’année, et même de la décennie.

    Cela dit, on peut tout de même se féliciter d’avoir échappé au pire. C’est lors de la dernière Conférence, en 1997, qu’avait été annoncée la réforme des 35 heures…