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Liturgie

  • Conversion de saint Paul

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    Fra Angelico

    Deus qui Apostolum tuum Paulum insolentem contra Christiani nominis pietatem, coelesti voce cum terrore perculsum, hodierna die Vocationis ejus, mentem cum nomine commutasti; et quem prius persecutorem metuebat Ecclesia, nunc coelestium mandatorum laetatur se habere Doctorem : quemque ideo foris caecasti, ut introrsus videntem faceres: cuique post tenebras crudelitatis ablatas, ad evocandas Gentes divinae legis scientiam contulisti: sed et tertio naufragantem pro fide quam expugnaverat, jam devotum in elemento liquido fecisti vita incolumem. Sic nobis, quaesumus, ejus et mutationem et fidem colentibus, post caecitatem peccatorum, fac te videre in coelis, qui illuminasti Paulum in terris.

    O Dieu , qui avez changé le cœur et le nom de votre Apôtre Paul, en ce jour de sa Vocation, et l’avez frappé de terreur par une voix céleste, au moment où il poursuivait à outrance la piété du nom Chrétien, en sorte que l’Église, qui d’abord redoutait en lui un persécuteur, se félicite, aujourd’hui, de l’avoir pour Docteur des commandements célestes ; vous qui l’avez aveuglé au dehors, pour le rendre voyant au dedans, et qui, après avoir dissipé en lui les ténèbres de la cruauté, lui avez conféré la science de la loi divine, pour la vocation des Gentils; vous qui, après trois naufrages, qu’il souffrit pour cette foi qu’il avait combattue, avez conservé sa vie sous l’élément liquide qui devait l’anéantir : nous vous supplions, nous qui célébrons sa transformation et sa foi, de nous accorder, après nous avoir guéris de l’aveuglement de nos péchés, la grâce de vous voir dans les cieux, comme vous avez illuminé Paul sur la terre.

    Oraison du missel gallican dit Missale Gothicum (vers 700).

  • Saint Timothée

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    (Apostolos Palantzas, Larissa)

    Timothée est le disciple préféré et le compagnon constant de saint Paul. Il s’était sans doute converti au cours du premier voyage de mission de l’Apôtre. Quand, au cours de son second voyage, saint Paul repassa à Lystre, Timothée s’adjoignit à lui malgré sa grande jeunesse (environ 20 ans). A partir de ce moment, une amitié filiale l’unit à l’Apôtre. Saint Paul l’appelle son cher enfant qui lui est dévoué « comme un fils a son père » (Ph. II, 22). Timothée était affectueux, désintéressé, prudent et zélé, et personne n’avait une pareille communauté de sentiments avec son maître. Il fut, particulièrement pour l’Apôtre devenu vieux, une consolation dans ses souffrances et un soutien dans ses difficultés. Il fut son collaborateur dans toutes les fondations importantes d’Églises et c’est pourquoi l’Apôtre le chargea des missions les plus graves. Il partagea la première captivité de saint Paul. Saint Paul en fit le premier évêque d’Éphèse. Son maître lui-même lui a élevé le plus beau monument dans les deux Épîtres qu’il lui adressa.

    (…)

    Timothée, le disciple préféré de saint Paul, a compris, mieux que personne, l’esprit de son maître et l’a transmis à l’Église ainsi qu’à nous tous. Nous devons lui en être reconnaissants. Saint Paul a écrit à son disciple deux lettres qui sont comme un héritage qu’il lui laisse. Timothée garda assurément toujours ces lettres ; les exhortations de son maître ne cessaient de retentir à ses oreilles, il aura réglé sa vie d’après ces lettres. Aujourd’hui, jour de sa fête, nous devrions lire ces Épîtres et en faire la norme de notre vie. Mais qui prend seulement le temps de lire ces lettres, aujourd’hui ?

    C’est pourquoi l’Église choisit, dans l’Épître, un passage de l’une de ces lettres et veut que nous le méditions, au cours de la journée, pour régler notre vie d’après les conseils qu’il contient. Appliquons-nous les paroles de saint Paul, comme si nous étions ses disciples préférés. Que nous disent-elles ? Tout d’abord, elles nous recommandent la pratique des vertus : la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur ; nous devons combattre le bon combat de la vie et saisir des deux mains la vie éternelle. Et saint Paul nous rappelle les deux grands moments de notre vie, les limites de notre pèlerinage terrestre : le baptême et la mort. Au baptême, nous avons fait notre profession de foi, devant de nombreux témoins, c’est-à-dire à la face de l’Église entière et, depuis lors, nous devons être des « confesseurs et des martyrs » de cette foi.

    Nous devons rendre active dans notre vie cette profession de foi ; à chaque Credo de la messe ou du bréviaire, nous devons songer aux engagements de notre baptême. Saint Paul nous rappelle le Roi de tous les confesseurs et de tous les martyrs, Jésus-Christ, qui a rendu devant Ponce-Pilate un beau témoignage. L’Église nous rappelle en outre saint Timothée qui, fidèle aux « exhortations » de son maître, a rendu « son bon témoignage » et l’a scellé de son sang.

    Et cela nous amène à la seconde borne de notre vie : l’avènement du Christ dans la mort. C’est le but de notre vie et tous nos efforts doivent tendre à rester « sans tache et sans reproche » jusque-là La sainte Eucharistie unit ces deux points extrêmes, elle se rattache au baptême, elle nous donne force et grâce pour le « témoignage » et nous conduit jusqu’à l’avènement du Seigneur qui se réalise déjà mystiquement.

    Dom Pius Parsch

  • Sainte Emérentienne

    La fête de saint Raymond de Pegnafort a supplanté au XVIIe siècle celle de sainte Emérentienne (dans le calendrier romain, car elle n'est jamais entrée dans le calendrier monastique), et le souvenir de cette martyre a presque disparu, bien que subsiste sa mémoire liturgique.

    Emérentienne était sœur de lait de sainte Agnès. Après le martyre de celle-ci, elle allait chaque jour prier sur sa tombe, malgré le danger. C’est là qu’elle fut lapidée. Elle n’était pas encore baptisée, et elle est donc un exemple du « baptême de sang ». Son corps rejoignit celui d’Agnès en la basilique romaine dédiée à la grande martyre.

    En Anjou on l’appelle Emérance, et Louis XI assura sa popularité dans cette région. Un jour qu’il y chassait il fut pris de très violentes coliques. On lui conseilla de prier sainte Emérance, qui avait un oratoire tout près, à La Pouèze. Il le fit, et fut guéri sur le champ. Alors il construisit une chapelle sur l’emplacement de l’oratoire et fit venir des reliques de la martyre. Depuis lors quelques autres lieux en Anjou sont consacrés à sainte Emérance.

    On trouve une des rares représentations de la passion de sainte Emérentienne sur la spectaculaire « coupe de sainte Agnès », hanap d’or émaillé réalisé pour les Valois (sans doute Charles VI) - aujourd’hui au British Museum.

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  • Saint Vincent

    Oraison de la liturgie mozarabe :

    Benedicimus te, omnipotens Deus, qui beatissimum Vincentium Martyrem tuum, sicut quondam tres pueros, ab ignis incendia liberasti : cum ejus utique membris adhibita flamma, etsi esset quae exureret, non tamen esset quae vinceret; ejus ergo precibus rorem misericordiae tuae nostris infunde visceribus, ut madefacto igne carnalis incendii, flamma in nobis tepescat peccati; quae etsi a nobis naturaliter non desistat, quaesumus, ne fragilitatem nostram materialiter succensam comburat; sed ita gratia naturae subveniat, ut quod origine caremus, munere restinguere valeamus. Amen.

    Nous vous bénissons, ô Dieu tout-puissant, qui avez délivré le bienheureux Vincent, votre Martyr, de l’embrasement du feu, comme autrefois les trois enfants, en sorte que la flamme, appliquée sur ses membres, pouvait le brûler, mais non le vaincre : daignez, par ses prières, répandre sur nos cœurs la rosée de votre miséricorde, afin que le feu de l’incendie charnel en étant humecté, la flamme du péché s’attiédisse en nous ; et que, si nous n’en devons pas être délivrés naturellement dans nos sens, du moins elle ne consume pas notre fragilité, que matériellement elle provoque ; mais que votre grâce subvienne assez à la nature pour que nous puissions, par votre secours, éteindre une flamme dont l’origine n’est pas venue de nous. Amen.

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    Saint Vincent de Saragosse, par Thomas Giner, 1466, pour la chapelle Saint-Vincent de la cathédrale de Saragosse. Peinture aujourd’hui très incorrecte : c’est Vincent Matamore… Mais, contrairement à ce qui se passe à Saint-Jacques de Compostelle, le clergé n’a pas besoin de masquer le bas par des fleurs : le tableau est au musée du Prado (et les associations antiracistes n’ont pas encore pensé à le faire… brûler…)

  • Sainte Agnès

    Hymne de saint Ambroise (traduction dom Guéranger), chantée par la Chapelle musicale de la cathédrale de Milan, en 1974 (sans doxologie…).


    podcast

    Agnes beatae virginis
    Natalis est, quo spiritum
    Coelo refudit debitum,
    Pio sacrata sanguine.

    C’est la fête d’Agnès, l’heureuse vierge, le jour où, sacrée par son sang, elle rendit au ciel son âme faite pour le ciel.

    Matura martyrio fuit,
    Matura nondum nuptiis,
    Nutabat in viris fides,
    Cedebat et fessus senex.

    Elle fut mûre pour le martyre avant de l’être pour les noces, dans un temps où la foi chancelait au cœur même des hommes, où le vieillard lassé cédait au tyran.

    Metu parentes territi
    Claustrum pudoris auxerant:
    Solvit fores custodiae
    Fides teneri nescia.

     Ses parents, dans la crainte de la perdre, la gardaient plus sévèrement encore que ne la retenait la bienséance du sexe ; elle force les portes de sa retraite: sa foi ne saurait demeurer captive.

    Prodire quis nuptam putet.
    Sic laeta vultu ducitur,
    Novas viro ferens opes,
    Dotata censu sanguinis.

    On croirait voir s’avancer une épouse, tant son visage est radieux; elle apporte à l’Époux de nouvelles richesses ; le prix de sa dot est dans son sang.

    Aras nefandi numinis
    Adolere tedis cogitur:
    Respondet: Haud tales faces
    Sumpsere Christi virgines.

    On veut la contraindre à allumer la torche aux autels d’un dieu sacrilège ; elle répond : « Ce ne sont pas là les flambeaux que portent les vierges du Christ.

    Hic ignis exstinguit fidem,
    Haec flamma lumen eripit:
    Hic, hic ferite, ut profluo
    Cruore restinguam focos.

    « Votre feu éteint la foi, votre flamme détruit la lumière ; frappez, frappez ici : mon sang versé éteindra vos brasiers. »

    Percussa quam pompam tulit ?
    Nam veste se totam tegit,
    Curam pudoris praestitit,
    Ne quis retectam cerneret.

    Pour recevoir le coup, comme elle dispose sa parure ! Soigneuse de la pudeur, elle se drape dans ses vêtements, afin qu’aucun œil ne la contemple immodeste.

    In morte vivebat pudor,
    Vultumque texerat manu ;
    Terram genuflexo petit,
    Lapsu verecundo cadens.

    Cette pudeur la suit dans la mort ; sa main voilait son visage, elle tombe à genoux sur Ta terre, et sa chute encore est empreinte de modestie.

    Gloria tibi Domine,
    Gloria Unigenito,
    Una cum Sancto Spiritu
    In sempiterna saecula. Amen.

    Gloire à vous, Seigneur, gloire au Fils unique, avec le Saint-Esprit, dans les siècles éternels. Amen.

  • Saint Sébastien

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    Sebastiani Martyris,
    Concivis almi, supplices
    Diem sacratam vocibus
    Canamus omnes debitis.

    En ce jour dédié à l’honneur de Sébastien Martyr, notre concitoyen illustre, rendons-lui gloire dans nos chants unanimes.

    Athleta Christi nobilis,
    Ardens amore praelii,
    Linquit tepentem patriam,
    Pugnamque Romae festinat.

    Ce noble athlète du Christ, plein de l’ardeur du combat, abandonne sa patrie, qui pour lui a moins de dangers, et vient dans Rome affronter la lutte.

    Hic cultor alti dogmatis,
    Virtute plenus coelica,
    Idola damnans, inclyti
    Trophaea sperat martyris.

    C’est là que, sectateur d’une doctrine sublime, repoussant l’idolâtrie, il aspire aux trophées d’un glorieux martyre.

    Loris revinctus plurimis;
    Qua stipes ingens tollitur,
    Vibrata tela suscipit
    Umbone nudo pectoris.

    Des nœuds multipliés l’enchaînent au tronc d’un arbre ; c’est là que sa poitrine, comme un bouclier suspendu, sert de but aux traits des archers.

    Fit silva corpus ferrea;
    Sed aere mens constantior
    Ut molle ferrum despicit :
    Ferrum precatur, saeviat.

    Les flèches se réunissent sur son corps comme une forêt ; mais son âme, plus ferme que l’airain, insulte à la mollesse du fer, et demande à ce fer d’être plus meurtrier.

    Manantis unda sanguinis
    Exsangue corpus nunciat;
    Sed casta nocte Femina
    Plagas tumentes recreat.

    A voir le sang qui baigne le corps du Martyr, on croirait qu’il a expiré ; mais une chaste femme est venue panser ces plaies enflammées.

    Coeleste robur militi
    Adacta praebent vulnera;
    Rursum tyrannum provocans,
    Exspirat inter vulnera.

    Ces blessures profondes inspirent un courage céleste au soldat du Christ ; il va provoquer encore le tyran, et bientôt il expire sous les coups meurtriers.

    Nunc coeli in arce considens,
    Bellator o fortissime,
    Luem fugando, civium
    Tuere clemens corpora.

    Maintenant, assis dans les hauteurs du ciel, vaillant guerrier ! éloignez la peste, et gardez même les corps de vos concitoyens.

    Patri, simulque Filio,
    Tibique, Sancte Spiritus,
    Sicut fuit, sit jugiter
    Saeclum per omne gloria. Amen.

    Au Père, au Fils, et à vous, Esprit Saint, comme toujours, soit à jamais gloire dans tous les siècles. Amen.

    Hymne du bréviaire ambrosien, traduction dom Guéranger.

  • 2e dimanche après l’Epiphanie

    L’Alléluia de ce dimanche reprend la mélodie de celui du 3e dimanche de l’Avent, et le texte permet de lui donner toute sa dimension contemplative et extatique, qui est ici remarquablement exprimée, avec sobriété et simplicité, par les moniales de Kergonan sous la direction du chanoine Jean Jeanneteau.

    Allelúia, allelúia. Laudáte Dóminum, omnes Angeli ejus : laudáte eum, omnes virtútes eius. Allelúia.

    Alléluia, alléluia. Louez le Seigneur, vous tous ses anges ; louez-le, toutes ses puissances. Alléluia.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Salvatóris orígo dissímilis, sed natúra consímilis est: humáno usu et consuetúdine caret; sed divína potestáte subníxum est, quod Virgo concéperit, quod Virgo pepérerit, et Virgo permánserit. Opórtuit enim ut primam Genetrícis virginitátem nascéntis incorrúptio custodíret, et complácitum sibi claustrum pudóris, et sanctitátis hospítium divíni Spíritus virtus infúsa serváret, qui statúerat deiécta erígere, confrácta solidáre, et superándis carnis illécebris multiplicátam pudicítiæ donáre virtútem; ut virgínitas, quæ in áliis non póterat salva esse generándo, fíeret et in áliis imitábilis renascéndo.

    L’origine du Sauveur est différente mais sa nature est semblable à la nôtre. Il échappe aux usages habituels de l’humanité mais il relève de la puissance divine qu’une vierge ait conçu, qu’une vierge ait enfanté, et qu’elle soit restée vierge. Il a fallu que l’intégrité de l’enfant garde dans sa fraîcheur la virginité de la mère et que la vertu infuse de l’Esprit divin conserve l’enclos de pudeur, asile de sainteté, qui lui était agréable. Car il avait décidé de relever les ruines, de consolider les brèches et de donner à la chasteté une force décuplée pour vaincre les attraits de la chair ; de la sorte, la virginité qui, pour les autres ne pouvait que se perdre par le fait d’engendrer, deviendrait même pour d’autres objet d’imitation par le fait de naître à nouveau.

    Sermon 22 de saint Léon le Grand, lecture des matines.

  • Saint Antoine

    Doxastikon et tropaire, par George Demelis, église Saint-Denys-l’Aréopagite d’Athènes.

    Τῶν Μοναστῶν τὰ πλήθη, τὸν καθηγητὴν σε τιμῶμεν Ἀντώνιε· διὰ σοῦ γὰρ τὴν τρίβον, τὴν ὄντως εὐθεῖαν, πορεύεσθαι ἔγνωμεν. Μακάριος εἶ, τῷ Χριστῷ δουλεύσας, καὶ ἐχθροῦ θριαμβεύσας τὴν δύναμιν. Ἀγγέλων συνόμιλε, τοῦ Παύλου συμμέτοχε τοῦ Θηβαίου· μεθ᾿ ὧν πρέσβευε τῷ Κυρίῳ, ἐλεηθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμῶν.

    Nous tous les moines, nous t'honorons, Père saint, comme notre guide spirituel ; par toi, nous avons appris à marcher sur le droit chemin; bienheureux es-tu d'avoir servi le Christ en triomphant de la puissance de l'Ennemi, compagnon des anges, collègue de Paul de Thèbes ; avec eux prie le Seigneur d'avoir pitié de nos âmes.

    Τὸν ζηλωτὴν Ἠλίαν τοῖς τρόποις μιμούμενος, τῷ Βαπτιστῇ εὐθείαις ταῖς τρίβοις ἑπόμενος, Πάτερ Ἀντώνιε, τῆς ἐρήμου γέγονας οἰκιστής, καὶ τὴν οἰκουμένην ἐστήριξας εὐχαῖς σου· διὸ πρέσβευε Χριστῷ τῶ Θεῷ, σωθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμῶν.

    Imitant par ta vie le zèle d'Elie et suivant le droit chemin du Baptiste, ô Père Antoine, tu peuplas le désert et par tes prières affermis l'univers ; prie donc le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

  • Saint Marcel Ier

    VERIDICVS • RECTOR • LAPSOS • QVIA • CRIMINA • FLERE
    PRAEDIXIT • MISERIS • FVIT - OMNIBVS • HOSTIS • AMARVS
    HINC • FVROR • HINC • ODIVM • SEQUITVR • DISCORDIA • LITES
    SEDITIO • CAEDES • SOLVVNTVR • FOEDERA • PACIS
    CRIMEN • OB • ALTERIVS • CHRISTVM • QVI • IN • PACE • NEGAVIT
    FINIBVS • EXPVLSVS • PATRIAE • EST • FERITATE • TYRAMNI
    HAEC • BREVITER • DAMASVS • VOLVIT • COMPERTA • REFERRE
    MARCELLI • VT • POPVLVS • MERITVM • COGNOSCERE • POSSIT

    Parce que, en vrai Pasteur, il avait ordonné aux pécheurs de pleurer leurs fautes,
    Il fut considéré par tous les méchants comme un adversaire
    D’où la fureur, la haine, la discorde, la querelle, plein de fiel.
    La sédition, les massacres ; le lien de la concorde fut brisé
    Par les artifices iniques de quelqu’un qui, au temps même de la paix, avait renié le Christ.
    Il fut expulsé du sol paternel par la cruauté du tyran.
    Damase, à qui tout cela est parfaitement connu, a voulu le rapporter succinctement,
    Afin que le peuple connaisse le mérite de Marcel.

    Cette épigraphe de saint Damase ne fait pas mention de ce que racontent les plus tardifs Gesta Marcelli : saint Marcel condamné à servir comme esclave dans les écuries impériales jusqu’à la mort, ce qu’on trouvera dans la Légende dorée (et dans le bréviaire) et donnera lieu à illustrations.

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