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Religion

  • En Norvège

    Sylvi Listhaug est ministre des Migration et de l’Intégration en Norvège. Elle est membre du parti du progrès (une bande d’affreux « populistes »).

    Voici la dernière affiche du parti du progrès. Silvy Listhaug fait savoir, avec un grand sourire, que « près de 10.000 criminels étrangers ont été renvoyés chez eux ».

    En haut de l’affiche le slogan du parti : « Une vie plus facile pour les gens ».

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    Et voici l’affiche précédente, toujours avec Silvy Listhaug : « Laissez Sylvi porter une croix ». « Soutenez-vous Sylvi ? »

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  • Shéhérazade au Vatican

    J’avais vu le 8 mars sur le site du Vatican, au matin de la « Journée internationale de la femme », que venait d’être annoncée, la veille, la création par le Conseil pontifical pour la Culture d’un « conseil consultatif 100% féminin ». Je n’avais lu que le titre, et je n’avais pas l’intention d’en parler, considérant que ce genre de révérence mondaine à l’idéologie dominante ne méritait qu’un haussement d’épaules.

    Mais il y a un détail qui mérite d’être relevé : parmi ces femmes il y a une « théologienne musulmane » (sic), Shahrazad Houshmand.

    En cherchant un peu, on apprend que cette Shéhérazade (perse comme il se doit) est diplômée de théologie islamique de l’université de Téhéran et de théologie fondamentale chrétienne à la Faculté théologique pontificale de l’Italie méridionale. Et qu’elle enseigne les « études islamiques » à l’Université pontificale grégorienne.

    On apprend aussi que la Shéhérazade du cardinal Ravasi est une spécialiste de « christologie coranique ». Sic.

    Et sans doute aussi de mahométisme chrétien, non ?

  • Insolite

    En avril dernier, le gouvernement du Népal avait supprimé Noël des jours fériés (plus de 80, presque tous hindous).

    Mais voici que ce Noël était de nouveau férié… Et célébré bien au-delà de la microscopique communauté chrétienne. Même la présidente Bidya Devi Bhandari y est allée de son allocution, espérant que ce serait l’occasion de « renforcer les sentiments d’amour et d’unité parmi les citoyens népalais », le Premier ministre a exprimé ses vœux de « paix, bonheur, prospérité, bonne santé, unité et fraternité à tous les chrétiens népalais dans le pays et à l’étranger », et l’ancien roi et son fils ont participé aux célébrations. Au grand dam des hindous qui veulent rétablir l’hindouisme comme religion d’Etat…

  • La crèche de Paray-le-Monial

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    La Ligue des droits de l’homme, qui n’a rien d’autre à faire que la chasse aux crèches de Noël, a perdu ses procès contre Béziers, Beaucaire et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais elle vient de gagner contre Paray-le-Monial. Le tribunal administratif de Dijon ordonne que la crèche soit enlevée des locaux de la mairie.

    Quand on voit les photos, on comprend que cette gigantesque crèche paraisse quelque peu provoquante…

    Selon le juge laïcard de Dijon la mairie de la ville du Sacré-Cœur ne peut donc pas abriter une mini-crèche de Noël, alors même que s’il en est une qui correspond à la décision du Conseil d’Etat c’est bien celle-là.

    En effet, le maire souligne qu’elle a une « valeur culturelle », parce qu’elle a été réalisée par des handicapés de Bethléem, et qu’il ne fait que « respecter une convention d'échanges culturels entre Paray-le-Monial et Bethléem, signée le 9 septembre 2003 sous couvert du Consulat général de France à Jérusalem et de Yasser Arafat ».

    Sans doute la LDH va-t-elle lui répondre que ce n’est pas un argument, vu que Yasser Arafat lui-même violait la laïcité en assistant ostensiblement à la messe de minuit à Bethléem chaque année…

    En bref, la LDH s’en prend d’un seul coup à la religion chrétienne, aux handicapés, aux Palestiniens, et aux échanges entre villes….

    Et pour cela elle recevra 1.000 € de la commune, a en outre décidé le juge bouffe-curé.

  • Quand le disciple dépasse le maître

    Certains évêques se taisent à propos de l’idéologie développée par Georges Bergoglio. Certains font les perroquets, parfois de façon très intempestive afin que le pape entende à quel point ils sont… serviles. Mais il en est qui ont tellement assimilé la leçon qu’ils en viennent à dépasser le maître. Et c’est tout de même une grande fierté pour nous de constater que l’un de ceux-là est français. Il s’appelle Jean-Louis Balsa, il est évêque de Viviers. S’inspirant bien entendu d’Evangelii Gaudium, il écrit ceci dans son message de Noël :

    Chaque fois qu’un être humain se bat pour que la planète ne consume pas ses ressources, mais les convertisse en les recyclant durablement, c’est Dieu qui naît.

    J’en suis béat d’admiration. Plutôt que faire naître Dieu dans une étable (où il y avait deux animaux qui gaspillaient du foin et dont l’un polluait grave avec ses flatulences), Mgr Balsa le fait naître dans toutes les déchetteries. C’est un progrès fondamental.

    (On doit cependant constater que Mgr Balsa parle encore de Dieu, et de Dieu fait homme, ce qui n'est pas le cas de tous les messages épiscopaux de Noël.)

  • Prochaine étape : la "communion" des protestants

    Le cardinal Kasper a été le grand inspirateur du laborieux processus qui a conduit à légitimer la communion des adultères. Maintenant que c’est fait, le cardinal Kasper passe à l’étape suivante : permettre aux protestants de "communier" dans les églises catholiques. Toujours au cas par cas et en usant de discernement, selon le refrain à la mode. Car il n’est pas question de toucher à la doctrine, comme dit aussi le refrain. (On pense d’ailleurs à canoniser l’inventeur de la naphtaline.)

    Donc le cardinal Kasper, le 10 décembre dernier, s’est exprimé dans les colonnes de l’Avvenire au sujet des « progrès » à venir dans le domaine de l’« intercommunion ». « J’espère que la prochaine déclaration ouvrira la voie à la communion eucharistique partagée dans des cas particuliers », dit-il.

    Or, ce qui est vraiment providentiel, c’est que le document existe déjà : « Personnellement, j’espère que nous pourrons utiliser un texte non officiel, préparé par une commission de la conférence des évêques américains sur ce sujet. »

    L’idée est tout simplement d’appliquer le principe édicté pour les divorcés vivant en concubinage. Ce seront des « exceptions » (au début) :il s’agit d’admettre les luthériens à la communion catholique (même s’ils n’y croient pas, qu’importe le sacrilège) quand le conjoint est catholique :

    « La prochaine déclaration ouvrira le partage eucharistique dans des situations particulières, spécialement dans les mariages et familles mixtes et dans des pays comme l’Allemagne ou les Etats-Unis où ce problème pastoral est extrêmement urgent. »

    On se souvient que, de fait, François a préparé le terrain dès novembre 2015. Sans oublier que des protestants finlandais qui venaient d'être reçus par le pape ont "communié" à Saint-Pierre de Rome en janvier 2016 (le prêtre fut ensuite mollement désavoué).

  • Non, Jean-Baptiste n’a pas douté

    Certes, il est beaucoup moins grave d’affirmer que saint Jean-Baptiste a douté de Jésus, que de laisser entendre que la Mère de Dieu doutait de son Fils. Toutefois ce n’est ni digne ni cohérent. Lorsque saint Jean-Baptiste en prison envoie des disciples à Jésus, c’est pour que les disciples comprennent de visu que Jésus est vraiment le Messie que Jean annonçait, malgré ce qu’on leur raconte (par exemple : si ses disciples ne jeûnent pas, alors que nous jeûnons, c’est qu’il ne doit pas être le Messie.)

    Voici ce qu’en disent saint Jérôme, saint Jean Chrysostome, saint Hilaire, et l’ample mise en scène oratoire qu’en fait Bossuet. J’ai la faiblesse de croire qu’ils ont autant d’autorité en la matière (euphémisme) que l’ancien archevêque de Buenos Aires.

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  • Laïcité française

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    Le tribunal administratif de Grenoble enjoint de nouveau la commune de Publier, en Haute-Savoie, de retirer une statue de la Sainte Vierge qui a été érigée sur le domaine public.

    La soi-disant « Libre Pensée » avait attaqué en 2012, et en janvier 2015 le tribunal avait enjoint la commune à retirer la statue.

    Comme il ne s’est rien passé, la soi-disant « Libre Pensée » est repartie à l’attaque. Et le tribunal administratif de Grenoble a réitéré son jugement de 2015, l’assortissant cette fois d’une astreinte : si la statue n’est pas enlevée dans un délai de trois mois, la commune paiera une amende de 100€ par jour.

    Il convient de souligner que le tribunal administratif se contente d’appliquer la loi de 1905, article 28 (le même qui interdit les crèches de Noël si elles ont un aspect religieux) :

    Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

    Car c’est cela, la « laïcité à la française », à savoir la « tolérance » et le « respect des religions » : il est interdit à "Note Dame du Léman" de "veiller sur ses enfants".

    Addendum

    La municipalité avait vendu la parcelle à une association pour que la statue ne soit plus sur le domaine public, mais cette délibération avait été annulée par le tribunal administratif. La laïcité, c'est aussi l'acharnement.

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  • Singerie laïque

    L'Assemblée nationale a adopté hier en première lecture une proposition de loi sur l’organisation de « funérailles républicaines », comme il y a déjà les baptêmes républicains et le… mariage civil.

    En fait la loi prévoit déjà la possibilité de ces funérailles, mais les communes n’étaient pas obligées de les organiser, et en conséquence beaucoup de familles étaient « contraintes d'accepter des obsèques religieuses », comme dit le rapporteur du texte Hervé Féron.

    Comme quoi même les laïcistes athées ont besoin de rites, et même spécifiquement d’un rite pour la mort…

    *

    A propos d’Hervé Féron. Il est député socialiste de Meurthe-et-Moselle. Adversaire de l’identité chrétienne de la France, il est en revanche un ardent défenseur de l’identité… sahraoui. Il a même réalisé un documentaire sur le Sahara occidental, “Un mur dans le désert”, pour « montrer que la culture et la transmission de la culture et des traditions peuvent permettre de préserver une identité et que c’est là un outil de résistance. Car conserver son identité permet aussi de continuer à revendiquer une appartenance à un territoire ». Un documentaire (diffusé 12 fois par la Chaîne parlementaire) où il ne craint pas de prétendre que la culture sahraouie remonte aux peintures rupestres d’il y a 4000 ans…

    Puis il a tiré un livre de ce film, édité par l’association Kaïros de Nancy (qui a notamment publié les deux tomes de “La Maçonnerie en Lorraine”, ouvrage exaltant le « combat pour la République » et ses principes aujourd’hui menacés…) Les bénéfices de la vente du livre sont versés au Croissant Rouge sahraoui…

  • La dérive de l’AED

    A la demande de l’organisme catholique Aide à l’Eglise en détresse, un certain nombre de bâtiments publics ont été éclairés en rouge – rouge sang – le 23 novembre dernier au Royaume-Uni pour marquer la sortie d’un rapport sur les persécutions religieuses dans le monde.

    Un « mercredi rouge » qui ne faisait aucune distinction entre les religions, semble-t-il toutes persécutées…

    Et l’auteur du rapport de souligner : « Il y a quelque ironie à ce que la religion, qui est supposée concerner la paix, soit mal interprétée comme ayant à voir avec la violence. »

    Voilà encore un personnage, encore un responsable catholique, qui connaît tellement bien l’islam qu’il peut garantir que cette religion n’a rien à voir avec la violence, même si le Coran martèle le contraire…