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Religion

  • Oui à la PMA avec père ?

    Je ne sais pas qui a inventé le slogan « Non à la PMA sans père », et je comprends bien que c’est dans le cadre de la lutte contre un projet de loi précis, mais je suis stupéfait de voir que des associations et des organes catholiques le reprennent sans broncher.

    C’est une victoire de plus de la culture de mort. Un pas de plus que le diable fait faire aux catholiques dans la descente aux enfers.

    L’Eglise condamne la PMA tout court, avec ou sans père, parce que c’est contraire à son enseignement sur le mariage et la procréation humaine. La congrégation pour la doctrine de la foi avait publié sur ce sujet en 1987 un document lumineux, signé du cardinal Ratzinger, approuvé par le pape Jean-Paul II, Donum vitae.

  • Le droit d’insulter Bernanos, Poulenc, et les martyrs

    La cour d’appel de Versailles a rendu un arrêt qui permet à une société de production de commercialiser une version ignoble dénaturant les Dialogues des carmélites de Francis Poulenc. En outre, la cour condamne les défenseurs de l’œuvre à payer 2000 € au Land de Bavière, au producteur du DVD et à la chaîne musicale qui y est associée.

    Au Land de Bavière, parce que cette ignominie a d’abord été représentée à Munich et que le spectacle a donc été enregistré dans la capitale de la très catholique Bavière où personne ne s’est insurgé contre ce qu’on faisait subir au chef-d’œuvre de Poulenc et Bernanos.

    En bref les Dialogues des carmélites mettent en scène une sorte de secte de femmes cinglées et misérables, enfermées dans une cabane sordide, qui finissent par décider de se suicider au gaz. Blanche arrive juste à temps pour les sauver une à une, puis elle meurt dans l’explosion. (Voir ci-dessous ce que j’en disais en 2010 dans Daoudal Hebdo). Exit le carmel, exit la Révolution française, exit la foi, exit le martyre.

    Les ayants droit de Bernanos et de Poulenc avaient saisi la justice pour que soit interdite la commercialisation en DVD de ce spectacle qui dénature l’œuvre de façon évidente et particulièrement abjecte (et antichrétienne, mais cela notre justice n’en a rien à faire).

    En 2014, le tribunal de Paris avait débouté les plaignants. Au nom bien sûr de la liberté des cultureux d’aujourd’hui de salir tout ce qu’ils touchent, et particulièrement les parasites qui se disent metteurs en scène. Mais la cour d’appel, l’année suivante, leur avait donné raison, considérant « que si une certaine liberté peut être reconnue au metteur au scène dans l’accomplissement de sa mission, cette liberté a pour limite le droit moral de l’auteur au respect de son œuvre, dans son intégrité et dans son esprit, qui ne doit pas être dénaturé ». La commercialisation du DVD devait donc cesser immédiatement.

    Ce qui avait déclenché les hauts cris de toute la camarilla des cultureux sur la liberté absolue de l’artiste, le scandaleux retour de la censure etc.

    Les furieux, soutenus par leur parti, portèrent l’affaire en cassation. Et la Cour de cassation annula l’arrêt et renvoya le procès devant la cour d’appel de Versailles. Laquelle vient donc de leur donner raison. Et ces magistrats ne se contentent pas de dire que les parasites dits « metteurs en scène » ont le droit de saccager les chefs-d’œuvre, ils se font critiques de théâtre et nous expliquent que la suppression du martyre des carmélites n’est pas une altération de l’œuvre : « La disparition dans l'œuvre litigieuse de la mort collective ne peut caractériser une altération du sens de l'œuvre alors même que ce thème est souligné par la mort de Blanche. » Sic.

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  • En Arabie saoudite

    Dans un entretien à Arab News, le patriarche copte Tawadros II a fait l’éloge du prince Mohammad ben Salmane Al Saoud dont la vision alimente « de nombreux espoirs », et de l’Arabie saoudite qui est un « pilier » essentiel du monde arabe. Ces propos diplomatiques préparent une prochaine visite du patriarche en Arabie saoudite, à l’invitation du prince (à une date non précisée). On apprend à cette occasion que le 30 novembre et le 1er décembre a eu lieu une stupéfiante première : la célébration de la divine liturgie copte (deux jours de suite) dans la maison d’un résident copte en Arabie Saoudite, par l’évêque copte de Choubra (banlieue nord du Caire), en présence de plusieurs familles de résidents égyptiens chrétiens.

    Moi j’en étais resté aux descentes de la police religieuse jusque dans les chambres d’hôtel où tentaient de se réunir quelques chrétiens étrangers qui se faisaient arrêter et expulser… L’un n’empêche pas l’autre, d’ailleurs, mais le fait que cette messe copte non seulement ait eu lieu mais ait été rendue publique montre que quelque chose change. A défaut de la cathédrale à La Mecque réclamée par Bernard Antony, peut-être verra-t-on bientôt une chapelle copte à Ryad…

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    Tawadros II et le prince Ben Salmane à la cathédrale Saint-Marc du Caire (siège du patriarcat), le 5 mars 2018.

  • L’ancien Japon chrétien

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    Screenshot_2018-12-04 Kanagawa museum says Japanese Christian scroll likely from 16th century - The Mainichi.png

    Le Musée d’histoire de Yokohama expose un rouleau chrétien de la fin du XVIe siècle, peint juste avant l’interdiction complète du christianisme dans l’archipel.

    Le rouleau mesure 22 cm sur 320 cm. Il comporte d’abord des prières en latin et leur explication en japonais. Puis, nous dit-on, « 15 scènes de la vie de Jésus et de la Vierge Marie, dont l’Annonciation et la Passion ». Les scènes sont inspirées de peintures occidentales, mais les personnages portent des vêtements japonais.

    On ne peut que remercier Asianews de nous faire connaître ces peintures (à l’« encre de Chine » - sumi - sur « papier japonais » - washi), qui ont survécu à trois siècles de disparition apparente du christianisme, mais en s’étonnant fortement que l’agence de l’Institut pontifical des missions étrangères n’ait pas remarqué l’évidence, à savoir que ces 15 scènes sont celles des mystères du Rosaire…

  • Ça craint…

    Dernières nouvelles de la planète :

    — Une étude ultra-scientifique publiée par Nature Climate Change nous apprend que le changement climatique fait peser 467 menaces différentes sur la planète. Pas 466 ou 468, exactement 467.

    Une étude ultra-super-scientifique de l’université d’Hawaï nous apprend que « l’humanité va être confrontée aux impacts dévastateurs combinés d’aléas climatiques multiples qui interagissent » : il pourra y avoir jusqu’à six catastrophes climatiques en même temps. Mais pour New York on n’en prévoit que quatre.

    Pour rappel, parmi les dingueries quotidiennes, cette annonce hyper-ultra-super-scientifique qu’en 2048 il n’y aura plus de poissons dans la mer. En 2048 précisément.

    Quant on n’a plus de religion, on a des superstitions. Et pour qu’une superstition s’impose elle doit être apocalyptique. Et aujourd’hui l’apocalypse doit être scientifique. La doublement fausse apocalypse. Car la vraie ne s’annoncera pas, et elle sera autrement plus brutale, et elle finira bien pour les élus…

  • Caricature jésuite

    La Fondation Magis (Movimento e Azione dei Gesuiti Italiani per lo Sviluppo), à ne pas confondre avec les « Réseaux Magis » français de jeunes cornaqués par les jésuites, invite à réfléchir sur la nécessité « d’oser l’esprit missionnaire dans la contemporanéité ».

    Je sais bien que je suis un beauf réactionnaire populiste xénophobe rigide pharisien pélagien fermé aux surprises de l’Esprit, mais je n’avais encore jamais vu ce mot de « contemporanéité ».

    Renseignements pris auprès de la docte Académie française, je vois que ce mot existe et qu’il a plusieurs sens. Ici c’est le sens A2 : « ce qui caractérise l’époque contemporaine ».

    Donc les jésuites demandent « d’oser l’esprit missionnaire » dans « ce qui caractérise l’époque contemporaine ».

    Apparemment il ne suffisait pas de dire « dans le monde d’aujourd’hui ». Ce qui était plus clair… mais montrait l’absurdité du propos : il semble aller de soi qu’il serait vain « d’oser l’esprit missionnaire » dans le monde d’hier ou dans celui de demain.

    Puis je me suis dit que tout cela était traduit de l’italien. Le texte originel dit « contemporaneità ». Mais ce mot est encore moins usité en italien qu’en français : la grande majorité des dictionnaires bilingues disponibles sur internet ne le connaissent même pas… C’est quand même mal barré pour répandre l’esprit missionnaire…

  • Déléguée épiscopale

    Question surréaliste, et réponse qui ne l’est pas moins :

    — Vous êtes aujourd’hui déléguée épiscopale du diocèse d’Orléans pour la protection des mineurs et des personnes fragiles. Avez-vous gardé la foi ?

    — Je n’ai plus confiance en l’Église mais j’ai gardé ma foi en Dieu.

  • La fête des morts ?

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    Selon le site Aleteia, qui est devenu une sorte de référence pour l’internaute catholique moyen, le 2 novembre serait le jour de la fête des morts.

    Tel est le titre du premier article de ce jour, sous la rubrique « Spiritualité » :

    Vidéo : pourquoi fêter les morts le 2 novembre ?

    Texte (ponctuation respectée) :

    L'idée de se souvenir de tous les morts le même jour, remonte au 9ème siècle.

    La fête des morts tombe le 2 novembre le lendemain, de la fête de « tous les saints » Les deux célébrations parlent du mystère de la mort et de l’espoir dans la vie éternelle.

    Bref c’est une sorte de doublon. Les deux fêtes parlent de la même chose, et certes les saints eux aussi sont morts…

    Difficile d’aller plus loin dans la confusion. Une confusion qui était tout simplement impossible avec la liturgie traditionnelle, le 1er novembre déroulant les fastes, les ors et les lumières des plus grandes solennités, le 2 novembre jour de deuil en ornements noirs rappelant qu’il y aura un terrible jour du jugement et demandant humblement à Dieu de pardonner aux morts leurs péchés…

    On nous annonce une vidéo.

    Et la vidéo dit ceci :

    « L’Eglise invite le 2 novembre à prier pour les défunts, surtout pour les âmes du purgatoire et ceux dont personne ne se souvient. Ce jour-là il est possible d’obtenir l’indulgence plénière pour un défunt. »

    Manifestement ce n’est pas du même rédacteur…

    Mais pour qui ne regarde pas la vidéo, le 2 novembre est la fête des morts, et c’est Aleteia qui le dit donc c’est vrai…

     

    P.S. Il est possible que "l'idée" date du IXe siècle, mais ce qui est sûr est que la liturgie de ce jour a été institué dans les monastères de Cluny en 998. (On peut se demander si pour le rédacteur d'Aleteia 998 ce n'est pas le 9e siècle, puisque la date commence par un 9...).

  • Blasphème

    On salue unanimement (une fois de plus) le peuple irlandais qui s’est dégagé (une fois de plus) de son écrasant héritage catholique, pour voter la suppression de l’interdiction du blasphème dans la Constitution.

    La dernière poursuite pour blasphème avait eu lieu en 1855 (alors que l’Irlande était britannique) et s’était soldée par un acquittement.

    Il est remarquable que ce vote a eu lieu le lendemain de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme qui juge normal de condamner quelqu’un pour avoir dit à propos de Mahomet une vérité qui dérange.

    Le blasphème qui n’est plus un délit est seulement le blasphème contre le christianisme. Le blasphème contre l’islam doit quant à lui être puni. En Europe comme au Pakistan.

    (Et de toute façon le délit de blasphème a été avantageusement remplacé par les lois dites antiracistes, qui permettent précisément de condamner les opinions non conformes au dogme politiquement correct, lequel comporte le droit au blasphème contre la seule religion chrétienne – sauf quand l’Agrif réussit à s’en mêler…)

  • Le nom de l’ange gardien

    Je découvre sur le Forum catholique que François, dans son homélie du 2 octobre sur les anges gardiens, a demandé à l’assistance : « Vous connaissez le nom qu’a votre Ange ? »

    La personne qui rapporte le propos rappelle que l’Eglise catholique interdit de donner un nom aux anges, en dehors de ceux qui sont nommés dans la Sainte Ecriture.

    Le fait de poser cette question incite à aller sur les sites internet qui prétendent vous donner le nom de votre ange gardien. Ces sites ne sont pas chrétiens et éloignent de la foi catholique (et bien entendu les « informations » qu’ils donnent sont absurdes). Voilà ce que fait concrètement le pape actuel.

    On ne peut pas davantage savoir le nom de notre ange gardien qu’on ne peut le voir. C’est la même chose : le nom représente la personne. Dans un pur esprit il y a coïncidence absolue. De même qu’on ne peut pas prononcer (ni connaître) le nom de Dieu, car ce serait le voir, et l’on ne peut voir Dieu sans mourir.

    Après que Jacob a lutté avec l’ange (Genèse 32), celui-ci lui demande son nom, puis lui donne un nom nouveau : il ne s’appellera plus Jacob mais Israël. Alors Jacob-Israël demande à son tour à l’ange comment il s’appelle, et il répond : « Pourquoi demandes-tu mon nom ? » puis il le bénit et disparaît.

    Dans le livre des Juges il y a un chapitre joliment messianique (13), sur l’ange qui annonce la naissance de Samson. Il apparaît d’abord à la future mère de Samson, et celle-ci va raconter à son mari ce qui s’est passé : elle a vu un « homme de Dieu », « terrible », avec un « visage angélique ». Elle lui a demandé son nom, mais il n’a pas voulu répondre. L’ange apparaît ensuite au mari. Lequel lui demande son nom, et l’ange répond : « Pourquoi demandes-tu mon nom, qui est merveilleux ? »

    C’est ce que répond l’ange à Frère Bernard dans les Fioretti de saint François, et qui a été repris par Olivier Messiaen dans son opéra Saint François d’Assise. Le propos émerveillait le compositeur, qui disait volontiers que le merveilleux était son élément.

    Eh bien notre ange gardien a un nom merveilleux. C’est tout ce que nous pouvons savoir, n’en déplaise au pape qui salit le nom de François, et c’est plus que suffisant pour contempler un abîme de lumière.