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Religion

  • En Chine

    Lors de la dernière session de la « Conférence politique consultative du peuple chinois » (la représentation de la société civile censée conseiller le parti communiste), le secrétaire général de la « Commission nationale du Mouvement patriotique des Trois Autonomies » (à savoir l’organisation protestante officielle), le Révérend Xu Xiaohong, a déclaré :

    « A l'époque moderne, le christianisme s'est largement répandu en Chine avec l'invasion coloniale des puissances occidentales, et a donc été qualifié de "religion étrangère". Il faut dire que certains fidèles n'ont pas de véritable conscience nationale. C'est pourquoi nous disons "un nouveau chrétien, un Chinois de moins". Parmi les problèmes les plus graves auxquels nous devons faire face il y a l’infiltration de forces étrangères et les réunions de prière illégales. »

    En conséquence :

    « Le christianisme en Chine doit prendre à bras-le-corps sa sinisation avec un engagement accru, selon les préceptes du président XI Jinping, et lutter contre les influences étrangères qui veulent subvertir l’Etat par la foi. »

    Oui, c’est le président de la plus grande organisation chrétienne de Chine qui parle…

    Il y avait là aussi le vice-président de l'Association patriotique des catholiques chinois (l’Eglise « catholique » officielle), Mgr Shen Bin, qui a déclaré :

    « Le catholicisme a connu des hauts et des bas dans le pays en raison de certaines églises locales qui n'ont pas appliqué les principes d'indépendance et d'autogestion et n’ont pas intégré la culture chinoise. »

    Et c’est à ces gens-là que François livre les catholiques de Chine…

  • Aurélien Taché

    « Vous me posez la question pour une jeune fille de douze ans qui porterait le voile et serait élevée dans une famille musulmane. Est-ce que vous me poseriez la question sur une famille catholique, une jeune fille à qui on mettrait un serre-tête ? Bien sûr que non. »

    Ce propos du député Aurélien Taché, samedi, a fait polémique, au point que le bureau exécutif de La République en marche a été convoqué pour en débattre « de manière informelle ».

    Y aurait-il donc un début de prise de conscience ? Car l’immonde clip de Julie Gayet contre les mariages forcés, montrant une famille de bourgeois versaillais, n’avait suscité aucune polémique. Seule l’Agrif avait sauvé l’honneur en portant plainte contre cette ignominie.

    Mais peut-être aussi est-ce la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Car Aurélien Taché est un extrémiste de la pensée unique immigrationniste islamofolle (c’est la faute de la société si des musulmans de banlieue deviennent jihadistes), obsédé la discrimination positive racialiste au point de dénoncer le fait qu’« il n'y a pas un Noir ou un Arabe parmi les maires des cinquante plus grosses villes » et qu’il est urgent de changer cela. Sans compter qu’il est fanatiquement europhile au point d’annoncer carrément que le transfert complet de la souveraineté française à Bruxelles est « au cœur » du projet européen de LaRem (ce que tout le monde sait mais ne se dit pas comme ça…). Voilà qui commençait à faire beaucoup.

    Face à l’imprévu tollé (si on ne peut plus démolir les cathos, où va-t-on..), Aurélien Taché a fait machine arrière et présenté ses « excuses à ceux que ses propos auraient pu blesser », non sans en réitérer le fond…

  • "Les tombes chrétiennes on s’en fout"

    Message officiel du président de la République ex-française, le 19 février 2019.

    (Il y a en permanence des profanations de tombes chrétiennes, plus de 9 profanations sur 10 visent des chrétiens, mais Macron va seulement déplorer des croix gammées sur des tombes juives.)

    Et les écoles catholiques aussi on s’en fout :

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    "La seule église qui illumine est celle qui brûle." Inscrit la nuit dernière sur le portail de l’école Saint-Vincent de Sète.

  • Josef Seifert : le pape professe la somme de toutes les hérésies

    Sous le titre : « Vives inquiétudes à propos du document d’Abou Dhabi du pape François », le Pr. Josef Seifert a publié un texte dont voici une traduction :

    Les catholiques sont gravement préoccupés par le document sur « la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble » que le pape François et le grand imam d'Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb, ont signé le 4 février 2019 à Abou Dhabi.

    Personne ne doute que beaucoup de vérités sur Dieu et la loi morale naturelle, et beaucoup de semina verbi ont été connus des païens et sont contenus dans de nombreuses religions (à l'exception des religions directement sataniques), comme la « règle d'or ».

    Personne ne croit que Dieu ne puisse donner la grâce du salut éternel en dehors du royaume de l'Église visible, de ses sacrements et de sa foi chrétienne consciente. Personne ne manque de voir les nombreuses et belles vérités que confirment le pape François et l'imam dans le document.

    Cependant, affirmer que « le pluralisme et la diversité des religions (couleur, sexe, race et langue) sont voulus par Dieu dans sa sagesse, à travers laquelle il a créé l'homme » va pus loin, bien plus loin que tout cela.

    Comment Dieu peut-il vouloir des religions qui nient la divinité et la résurrection du Christ ? Comment cela est-il compatible avec la logique ? Dieu peut-il vouloir que les hommes aient des croyances contradictoires à propos de Jésus-Christ, de Dieu ou de toute autre chose?

    Comment Dieu dès sa création a-t-il voulu que les hommes tombent dans le péché, adorent les faux dieux, deviennent victimes d'erreurs et de superstitions de toutes sortes, qu'ils adhèrent à des religions subtilement athées ou panthéistes telles que le bouddhisme ou à des religions maudites par l'Ancien Testament et attribuées aux démons et au culte des démons?

    Comment Dieu, qui veut que ses disciples aillent prêcher au monde entier et les baptisent, a-t-il voulu une hérésie chrétienne, sans parler des religions qui nient la foi dont Jésus dit à Nicodème que celui qui croit en lui sera sauvé et celui qui ne le fera pas sera damné (Jean 3,18) ? Si nous lisons l'Ancien et le Nouveau Testament, ou regardons les enseignements universels de l'Église sur l'ordre divin, donné par Christ lui-même, de prêcher l'Évangile à toutes les nations, sur la nécessité du baptême et de la foi pour le salut, etc., c’est clairement le cas contraire.

    Comment peut-il être vrai que Dieu, dans sa sagesse, a voulu depuis la création que beaucoup de gens ne croient pas en leur seul Rédempteur ?

    Je ne vois aucune acrobatie mentale astucieuse qui soit capable de nier que cette déclaration contient non seulement toutes les hérésies, mais allègue également la volonté divine qu'une grande majorité de l'humanité épouse tous les types de croyances religieuses fausses et non chrétiennes.

    En outre, en attribuant à Dieu la volonté qu'il existe des religions contredisant sa révélation divine, au lieu de lui attribuer la volonté que toutes les nations en viennent à croire en l'unique vrai Dieu, en son Fils et en notre Rédempteur, Dieu est transformé en un relativiste qui ne sait pas qu'il n'y a qu'une seule vérité et que son contraire ne peut pas être vrai pour différentes nations, ou qui se moque de savoir si les hommes croient en la vérité ou en la fausseté. Cette expression prétend que Dieu veut les erreurs religieuses.

    En signant la déclaration selon laquelle Dieu veut une pluralité de religions, le pape a défié à la fois la fides et la ratio et a rejeté le christianisme qui est indissociable de la croyance en Jésus-Christ, qui est l’unus Dominus. (Je suppose que les plus hautes autorités islamiques vont aussi expulser cet imam parce que l'islam revendique également la vérité de manière absolue).

    En fait, si vraiment Dieu « veut toutes les religions », alors il doit haïr l'Église catholique surtout parce qu'elle prétend être l'Eglise unique, catholique et apostolique et qu'elle rejette, dans ses dogmes et ses enseignements magistériels pérennes, toute relativisation de la religion chrétienne qui transformerait le christianisme en une des nombreuses religions contradictoires.

    En résumé : tout catholique doit prier pour que le pape se convertisse et rejette cette phrase horrible du « Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble », signé par lui et le grand imam Ahmad Al-Tayyeb, car elle sape toutes les choses vraies et belles que dit ce document sur la fraternité.

    Il n'est ni impossible ni honteux pour un pape de rétracter les erreurs qu'il a commises dans ses enseignements non infaillibles. Le premier pape, institué par Jésus-Christ lui-même, Pierre, l'a fait sur réprimande de saint Paul lors du premier Concile apostolique de l'Église. Le pape Jean XXII a révoqué sur son lit de mort une hérésie sur les âmes séparées qu'il avait commise dans un document précédent, et qui fut une seconde fois condamnée comme hérésie par son successeur.

    Par conséquent, nous avons tous de bonnes raisons d'espérer que le pape François révoque une phrase qui constitue une rupture totale avec la logique ainsi qu'avec l'enseignement biblique et religieux.

    S'il ne le fait pas, je crains que le droit canonique puisse s'appliquer selon lequel un pape perd automatiquement son office pétrinien lorsqu'il professe une hérésie, en particulier lorsqu'il professe la somme de toutes les hérésies.

    Josef Seifert est un philosophe autrichien, docteur de l’université de Salzbourg. Il a été recteur de l’académie de philosophie de l’université du Texas, de l’université du Liechtenstein, et de l’université de Santiago du Chili. Il a été viré de son poste à l’université de Grenade pour avoir critiqué Amoris Laetitia. En 2017 il a été licencié de l’Académie pontificale pour la vie comme tous les autres membres, et il n’a pas été repris dans la nouvelle structure confiée par François à l’immonde Mgr Paglia. Du coup des laïcs ont créé une « Académie Jean-Paull II pour la vie humaine et la famille », qui est présidée par Josef Seifert. Lequel est père de 6 enfants. Et auteur d’une trentaine de livres.

    Deux petites remarques sur son texte. 1. Le grand imam n’a aucun souci à se faire, il a signé un texte évidemment contraire à l’islam mais cela ne l’engage en rien. La taqiya permet de signer n’importe quoi avec l’ennemi si cela sauve ou favorise l’islam. 2. Le pape ne se rétractera évidemment pas : Josef Seifert aurait pu citer des déclarations antérieures, notamment celle qui curieusement n’a suscité aucune réaction (autre que les félicitations de la Grande Loge d’Espagne) sur la religion catholique vue comme une tesselle parmi d’autres dans la belle mosaïque des religions du monde (déclaration faite du balcon du Vatican le jour de Noël).

  • Un excellent rappel du cardinal Müller

    Manifeste pour la foi
    « Que votre cœur ne soit pas bouleversé » (Jn 14, 1)

    Face à la confusion qui se répand dans l’enseignement de la foi, de nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles laïcs de l’Eglise catholique m’ont demandé de rendre témoignage publiquement à la vérité de la Révélation. Les Pasteurs ont l’obligation de guider ceux qui leur sont confiés sur le chemin du Salut. Cela n'est possible que si cette voie est connue et qu’ils la suivent. A ce sujet, voici ce que l'Apôtre affirme : « Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu » (1 Co 15, 3). Aujourd'hui, beaucoup de chrétiens ne sont même plus conscients des enseignements fondamentaux de la foi, de sorte qu'ils risquent toujours plus de s’écarter du chemin qui mène à la vie éternelle. Pourtant, la mission première de l’Eglise est de conduire les hommes à Jésus-Christ, la Lumière des nations (cf. Lumen Gentium, 1). Une telle situation pose la question de la direction qu’il faut suivre.

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  • Les religions, au fond…

    « On peut avoir des théories dans la tête, balancer des versets du Coran contre des versets de la Bible, on reste confronté aux mêmes questions, un jour ou l'autre : qu'est-ce la vie ? Qu'y a-t-il après ? Comment trouver le bonheur ? Pourquoi la souffrance existe ? Les religions, au fond, sont des façons pour les hommes et les femmes de chercher des réponses à ces grandes questions simples de l'existence. Il vaut mieux une religion qui vous aide, qui ne vous donne pas des réponses à des questions que vous ne vous posez pas mais qui vous aide à faire en vérité l'expérience de la vie, c'est ça le plus important. »

    Mgr Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille, président du Conseil pour les relations interreligieuses à la Conférence des Évêques de France.

  • Profanations en série

    A Houilles, l’église Saint-Nicolas a été profanée trois fois en dix jours. Une statue du Christ a été jetée au sol et une statue de la Sainte Vierge fracassée.

    A Nîmes, dans l’église Notre-Dame des enfants, le tabernacle a été cassé, les hosties jetées en divers endroits, des objets de culte ont été vandalisés, et des excréments ont été projetés sur les murs intérieurs.

    A la cathédrale de Lavaur, un crucifix a été jeté au sol, et la crèche de Noël a été incendiée.

  • Oui à la PMA avec père ?

    Je ne sais pas qui a inventé le slogan « Non à la PMA sans père », et je comprends bien que c’est dans le cadre de la lutte contre un projet de loi précis, mais je suis stupéfait de voir que des associations et des organes catholiques le reprennent sans broncher.

    C’est une victoire de plus de la culture de mort. Un pas de plus que le diable fait faire aux catholiques dans la descente aux enfers.

    L’Eglise condamne la PMA tout court, avec ou sans père, parce que c’est contraire à son enseignement sur le mariage et la procréation humaine. La congrégation pour la doctrine de la foi avait publié sur ce sujet en 1987 un document lumineux, signé du cardinal Ratzinger, approuvé par le pape Jean-Paul II, Donum vitae.

  • Le droit d’insulter Bernanos, Poulenc, et les martyrs

    La cour d’appel de Versailles a rendu un arrêt qui permet à une société de production de commercialiser une version ignoble dénaturant les Dialogues des carmélites de Francis Poulenc. En outre, la cour condamne les défenseurs de l’œuvre à payer 2000 € au Land de Bavière, au producteur du DVD et à la chaîne musicale qui y est associée.

    Au Land de Bavière, parce que cette ignominie a d’abord été représentée à Munich et que le spectacle a donc été enregistré dans la capitale de la très catholique Bavière où personne ne s’est insurgé contre ce qu’on faisait subir au chef-d’œuvre de Poulenc et Bernanos.

    En bref les Dialogues des carmélites mettent en scène une sorte de secte de femmes cinglées et misérables, enfermées dans une cabane sordide, qui finissent par décider de se suicider au gaz. Blanche arrive juste à temps pour les sauver une à une, puis elle meurt dans l’explosion. (Voir ci-dessous ce que j’en disais en 2010 dans Daoudal Hebdo). Exit le carmel, exit la Révolution française, exit la foi, exit le martyre.

    Les ayants droit de Bernanos et de Poulenc avaient saisi la justice pour que soit interdite la commercialisation en DVD de ce spectacle qui dénature l’œuvre de façon évidente et particulièrement abjecte (et antichrétienne, mais cela notre justice n’en a rien à faire).

    En 2014, le tribunal de Paris avait débouté les plaignants. Au nom bien sûr de la liberté des cultureux d’aujourd’hui de salir tout ce qu’ils touchent, et particulièrement les parasites qui se disent metteurs en scène. Mais la cour d’appel, l’année suivante, leur avait donné raison, considérant « que si une certaine liberté peut être reconnue au metteur au scène dans l’accomplissement de sa mission, cette liberté a pour limite le droit moral de l’auteur au respect de son œuvre, dans son intégrité et dans son esprit, qui ne doit pas être dénaturé ». La commercialisation du DVD devait donc cesser immédiatement.

    Ce qui avait déclenché les hauts cris de toute la camarilla des cultureux sur la liberté absolue de l’artiste, le scandaleux retour de la censure etc.

    Les furieux, soutenus par leur parti, portèrent l’affaire en cassation. Et la Cour de cassation annula l’arrêt et renvoya le procès devant la cour d’appel de Versailles. Laquelle vient donc de leur donner raison. Et ces magistrats ne se contentent pas de dire que les parasites dits « metteurs en scène » ont le droit de saccager les chefs-d’œuvre, ils se font critiques de théâtre et nous expliquent que la suppression du martyre des carmélites n’est pas une altération de l’œuvre : « La disparition dans l'œuvre litigieuse de la mort collective ne peut caractériser une altération du sens de l'œuvre alors même que ce thème est souligné par la mort de Blanche. » Sic.

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  • En Arabie saoudite

    Dans un entretien à Arab News, le patriarche copte Tawadros II a fait l’éloge du prince Mohammad ben Salmane Al Saoud dont la vision alimente « de nombreux espoirs », et de l’Arabie saoudite qui est un « pilier » essentiel du monde arabe. Ces propos diplomatiques préparent une prochaine visite du patriarche en Arabie saoudite, à l’invitation du prince (à une date non précisée). On apprend à cette occasion que le 30 novembre et le 1er décembre a eu lieu une stupéfiante première : la célébration de la divine liturgie copte (deux jours de suite) dans la maison d’un résident copte en Arabie Saoudite, par l’évêque copte de Choubra (banlieue nord du Caire), en présence de plusieurs familles de résidents égyptiens chrétiens.

    Moi j’en étais resté aux descentes de la police religieuse jusque dans les chambres d’hôtel où tentaient de se réunir quelques chrétiens étrangers qui se faisaient arrêter et expulser… L’un n’empêche pas l’autre, d’ailleurs, mais le fait que cette messe copte non seulement ait eu lieu mais ait été rendue publique montre que quelque chose change. A défaut de la cathédrale à La Mecque réclamée par Bernard Antony, peut-être verra-t-on bientôt une chapelle copte à Ryad…

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    Tawadros II et le prince Ben Salmane à la cathédrale Saint-Marc du Caire (siège du patriarcat), le 5 mars 2018.