Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Zenit en arabe

    L’agence Zenit annonce qu’elle lance son édition en arabe, « à l’occasion de la visite du pape en Turquie ». On ne voit pas le rapport, puisque les Turcs ne parlent pas arabe, et que le service est destiné d’abord aux chrétiens de langue arabe, lesquels n’existent pas en Turquie… Quoi qu’il en soit, c’est une excellente initiative, qui permettra aux chrétiens arabophones, le plus souvent enfermés dans des sociétés islamiques, d’avoir un regard direct et quotidien sur la vie de l’Eglise. Et, qui sait, de toucher des musulmans.

    Cette nouvelle édition travaillera en collaboration avec la section arabe de Radio Vatican et la revue Oasis du patriarcat de Venise.

    Il n'est pas possible pour le moment de visualiser les informations en langue arabe sur le site de Zenit. La construction de la page est en cours. Seul l'abonnement par courriel est disponible : infoarabic@zenit.org, en indiquant le nom complet, le pays et l’adresse électronique de la personne souhaitant être abonnée, ainsi que le type d'abonnement (quotidien ou hebdomadaire). Cette initiative, que Zenit avait à cœur depuis longtemps, a pu voir le jour grâce à une subvention de l'Aide à l'Eglise en Détresse qui a accepté de couvrir, pendant un an, les frais liés à cette nouvelle édition.

  • Reconquête N° 232

    Le nouveau numéro de Reconquête est paru.

    medium_REC_232.JPGSon titre : Evêque, qu’as-tu fait de ton frère ?

    Bernard Antony renvoie aux évêques l’interpellation que ceux-ci lancent aux fidèles dans leur « message à l’occasion des prochaines élections ». Et il montre que sur toute une série de sujets très graves, les évêques n’ont rien dit et rien fait. Avant de voir dans tous les catholiques des émules de Caïn, ils feraient bien de faire leur propre examen de conscience.

    Pour ma part, j’analyse le texte de ce même message, en reconnaissant un infléchissement dans le bon sens de la réflexion des évêques sur certaines questions politiques.

    Mon « éditorial » est un scoop de première importance : j’y reproduis le texte intégral d’un autre message, ultra-confidentiel et top secret celui-là, du soviet des évêques de France concernant l’Institut du Bon Pasteur et la messe de saint Pie V. Le soviet explique aux évêques ce qu’ils doivent faire face au péril intégriste soutenu par Rome. Or on constate que ces recommandations ont été suivies à la lettre.

    (A l’intention de ceux qui lisent trop vite, je souligne ensuite qu’il s’agit d’une fiction, mais aussi que tout ce qui s’y trouve est authentique.)

    On trouvera encore dans ce numéro plusieurs contributions de Bernard Antony  : son discours lors de la journée de Villepreux sur les médias, ses carnets de route, un grand article très illustré sur le Liban où il s’est rendu fin octobre (y compris sur la frontière israélienne).

    Ainsi que divers autres articles des collaborateurs habituels ou occasionnels de la revue sur l’Education nationale, la culture de mort, l’écrasement de toutes les libertés, Adjani au théâtre, etc.

    Reconquête, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris. Tél 01 40 51 74 07. Abonnement un an (10 numéros) :45 €. Le numéro : 3,50 €. Une bonne occasion de vous le procurer: la conférence d'Henry de Lesquen, ce soir, à 19h 30, sur la conférence de Ratisbonne.

  • Illusionnisme bruxellois

    La Commission européenne a recommandé hier aux 25 de prendre la décision, lors de leur sommet du 11 décembre, de suspendre les négociations sur huit des 35 chapitres des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Telle serait la réponse de l’Union européenne au refus obstiné d’Ankara d’ouvrir ses ports aux navires chypriotes…

    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les Turcs qui protestent le plus fort (au contraire, ils minimisent la chose), mais les Chypriotes. Car ils voient bien que si les 25 prennent cette décision, ça ne changera strictement rien. Pour qu’il s’agisse d’un moyen de pression, il faudrait au moins que les 25 fixent une date butoir, un ultimatum : si à telle date vos ports ne sont pas ouverts, ce sera la rupture.

    La Commission joue sur le fait que les Européens ne savent pas de quoi il s’agit (car les Européens sont toujours soigneusement tenus à l’écart de toute information de ce qui se trame à Bruxelles).

    La décision de suspendre les négociations sur 8 des 35 chapitres n’aurait absolument aucun effet, pour la bonne raison… qu’il n’y a pas de négociations, ni sur ces chapitres, ni sur les autres. Les fameuses négociations par chapitre se sont ouvertes le 12 juin 2006. Ce jour-là a été ouvert, et immédiatement clos (car il ne posait aucun problème et  avait déjà été finalisé), le « premier chapitre », sur les sciences et technologies, les Chypriotes ayant finalement abandonné, après une longue discussion, leur menace de veto. Mais depuis lors aucun autre chapitre n’a été ouvert, parce que les Chypriotes, voyant qu’ils ont été floués, font jouer systématiquement leur veto.

    Les négociations sont donc de fait suspendues, non sur huit chapitres, mais sur 34. Ainsi, la recommandation de Bruxelles ne change rien à l’état de la situation. Tout au plus s’agit-il d’une gesticulation médiatique, mais on comprend que si elle vexe les Turcs, elle ne les impressionne nullement. Ils se contentent de camper tranquillement sur leurs positions, attendant que l’Union européenne accepte leurs propres conditions, à savoir, dans un premier temps, la liberté du commerce avec la partie occupée de Chypre, autrement dit la reconnaissance implicite par l’Union européenne de la prétendue « République turque de Chypre-Nord »…

    Comme le souligne Bruno Gollnisch dans un communiqué, « cette "suspension partielle" ne correspond à rien. Elle est humiliante sans être utile. Les négociations doivent s'arrêter définitivement, parce que la Turquie n'est pas une nation européenne. »

  • Le Pen et la représentativité syndicale

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    On ne peut que se féliciter de voir le Conseil économique et social se montrer enfin favorable à faire sauter l’un des verrous soviétiques de la vie sociale française, à savoir le monopole de « représentativité » de cinq centrales syndicales, fondée sur des dogmes obsolètes et arbitraires et non sur leur réelle représentativité.

    Il est en revanche tristement significatif de voir que parmi les opposants à cette réforme figure le grand patronat du Medef, qui se montre ainsi partisan du statu quo le plus archaïque et des obstacles les plus injustifiables à une vie économique et sociale assise sur la liberté.

  • National Hebdo N° 1167

    Dans mon éditorial, je reviens sur l’annonce par Jacques Chirac de l’institution d’une « cérémonie de citoyenneté », obligatoire pour tout jeune Français arrivant à l’âge de la majorité, et au cours de laquelle il devra signer un « code républicain » pour se voir remettre sa carte d’électeur. Le socle républicain de ce code, c’est notamment l’idéologie « antiraciste » et « laïque », à savoir antinationale et antireligieuse, l’idéologie de la culture de mort et de l’anti-morale (droit à l’avortement, promotion de l’homosexualité, etc.). Que se passera-t-il quand un jeune refusera de signer le code ? Mon éditorial est intitulé « Sacrifier aux dieux » : dans les premiers siècles, les chrétiens étaient souvent martyrs parce qu’ils refusaient de sacrifier aux dieux. Or il y a pire ici que les dieux romains.

    D’autre part, Jean Roberto analyse l’affaire du PSG, qui fait la une : « Affaire PSG : Carpentras bis ? »

    Michel Limier brosse le portrait de Georges Frèche, Alexandre Martin évoque Sarkozy qui déclare la guerre aux pompiers. Et nous prenons au mot Marianne et son directeur Jean-François Kahn qui en appellent à la « restauration du pluralisme »…

  • Saint André

    Constantinople fut prise par les Turcs en 1453. En 1462, le chef de saint André fut apporté de Grèce par le Cardinal Bessarion. Le 12 avril, dimanche des Rameaux, le Pape Pie II l'alla chercher en grande pompe jusqu'au Pont Milvius et le déposa dans la Basilique Saint-Pierre. Le Pape prononça alors cette allocution de… circonstance :

    «  Vous voici donc arrivé, ô très saint et très vénérable Chef du saint Apôtre ! La fureur des Turcs vous a chassé de votre asile, et vous venez demander un refuge à votre frère le Prince des Apôtres. Non, ce frère ne vous fera point défaut ; et par la volonté du Seigneur, on pourra dire un jour à votre gloire : O heureux exil qui trouve un pareil secours ! Cependant, vous demeurerez avec votre frère, et vous partagerez ses honneurs.

    « Cette ville que vous voyez, c'est l'auguste Rome consacrée par le sang précieux de votre frère. Ce peuple qui vous entoure, c'est celui que le bienheureux Apôtre, votre frère plein de tendresse, aidé par saint Paul, le Vase d'élection, a régénéré en Jésus-Christ. Fils de votre frère, ces Romains sont vos neveux. Tous reconnaissent en vous le frère d'un père, un second père ; tous vous vénèrent, vous honorent, vous rendent hommage et s'appuient sur votre patronage en la présence du grand Dieu.

    « O très fortuné Apôtre André ! prédicateur de la vérité, défenseur de l'auguste Trinité, de quelle joie vous nous remplissez en ce moment où nous contemplons de nos yeux votre tête sacrée et vénérable, qui mérita qu'au jour de la Pentecôte, le saint Paraclet se reposât visiblement sur elle, sous l'apparence du feu !

    « O vous, Chrétiens, qui allez à Jérusalem pour honorer le Sauveur au lieu même où ses pieds se sont posés, voici le Trône de l'Esprit-Saint ! Ici s'arrêta l'Esprit du Seigneur ; ici a été vue la troisième personne de la Trinité ; ici ont été des yeux qui souvent ont contemplé le Seigneur dans la chair. Cette bouche a fréquemment adressé la parole au Christ ; ces joues, il n'est pas douteux qu'elles n'aient plus d'une fois reçu les baisers de Jésus.

    « O Sanctuaire ineffable ! ô charité ! ô piété ! ô douceur de l'âme ! ô consolation de l'esprit ! ô  qui ne sentirait, en une telle présence, ses entrailles s'émouvoir ? Quel cœur ne s'embraserait ? Qui ne répandrait des larmes de joie, à l'aspect des tant vénérables et précieuses reliques de l'Apôtre du Christ ? Oui, nous nous  réjouissons, nous tressaillons, nous jubilons de votre arrivée, ô très divin Apôtre André ! car nous ne doutons pas que vous ne soyez ici accompagnant votre Chef mortel, et que vous ne fassiez avec lui votre entrée dans Rome.

    « Sans doute,  nous haïssons les Turcs, ennemis de la Religion chrétienne ; mais nous ne les haïssons pas de ce qu'ils ont été la cause de votre venue parmi nous. En effet, que pouvait-il nous arriver de plus fortuné que de contempler votre très honorable Chef, et d'être embaumés de son très suave parfum ? Une seule chose nous attriste : c'est de ne pouvoir, à votre arrivée, vous rendre les honneurs dont vous êtes digne, ni vous recevoir comme le mérite votre excellente sainteté. Mais accueillez notre désir, comprenez la sincérité de notre cœur, et souffrez avec bonté que nos mains indignes touchent vos ossements, et que nous, pécheurs, vous fassions cortège dans l'enceinte de la ville. Pénétrez donc dans cette sainte Cité, et soyez propice au peuple Romain. Qu'à tout le monde chrétien votre arrivée soit salutaire, votre entrée pacifique ; votre séjour au milieu de nous, heureux et fortuné. Soyez notre Avocat au ciel, et ensemble avec les bienheureux Apôtres Pierre et Paul, veillez paternellement sur tout le peuple chrétien, afin que, par votre intercession, les miséricordes de Dieu viennent sur nous ; et si nos péchés, qui sont nombreux, ont provoqué son indignation, qu'elle retombe sur les Turcs impies et sur les nations barbares qui déshonorent le Seigneur Jésus-Christ. Amen. »

  • Révolution syndicale ?

    Par un avis adopté par 132 voix contre 57, le Conseil économique et social, qui avait été saisi par le Premier ministre, propose une réforme radicale de la représentativité syndicale.

    Ce sont donc les syndicats eux-mêmes qui en viennent à accepter ce qu’ils avaient toujours rejeté avec la plus grande fermeté. Il est vrai que le gouvernement a certains moyens de pression, face à des organisations qui ne vivent plus quasiment que de subventions publiques…

    Il aura donc fallu attendre 60 ans pour que les règles totalitaires de représentativité syndicale soient ébranlées.

    Rappelons le critère le plus aberrant (toujours en vigueur tant qu’une loi n’aura pas été votée) : pour qu’une organisation syndicale soit reconnue représentative au plan national (et bénéficie donc, notamment, du droit de présenter des candidats au premier tour des élections professionnelles), elle doit prouver son « attitude patriotique » entre 1939 et 1945. Autrement dit, aucun syndicat créé après 1945 ne peut être représentatif ! Or jusqu’à maintenant les centrales syndicales tenaient ferme à ce critère aberrant, pour préserver leurs privilèges.

    On constate que la CGC et la CFTC, qui ont toujours été en pointe dans ce combat (pas très chrétienne, pourtant, cette attitude fondée sur une imposture), ont bataillé contre l’adoption de l’avis par le CES.

    On constate aussi, et c’est plus intéressant, que le Medef, les chambres de commerce et d’industrie et la GPME y étaient également hostiles, alors que bien évidemment on aurait pensé qu’ils étaient favorables à ce que soit brisé un monopole syndical. Le CES « prend le risque de bloquer la négociation collective pendant des années », ont-ils protesté, pensant aux rétorsions des syndicats perdant leurs privilèges. Alors que la CGT et la CFDT (mas pas FO) se sont prononcées en faveur de la réforme. C’est dire à quel point le grand patronat (mais pas les artisans de l’UPA qui ont pris la position inverse) est en situation de dhimmitude sociale, soumis à la dictature syndicale, même quand elle s'effondre...

  • Téléthon : touché !

    L’association française contre les myopathies a fait injonction à la fondation Jérôme Lejeune de retirer du site Généthique toute référence à sa marque Téléthon ainsi qu’à son sigle.

    C’est minable ? Oui, bien sûr. Mais c’est surtout une belle reconnaissance de l’efficacité de la campagne de la Fondation Jérôme Lejeune et de Généthique contre la manipulation de la charité publique par le Téléthon. Et un bel hommage involontaire à ce très grand défenseur de la vie, et magnifique catholique, que fut le professeur Jérôme Lejeune.

    Cette année, enfin, cette campagne a porté ses fruits. Grâce à Mgr Rey, le courageux évêque de Toulon, qui dans un premier temps a laissé dire par un comité diocésain de bioéthique ce qu’il en était du Téléthon, et a ensuite repris les critiques à son compte, indiquant clairement qu’on ne pouvait pas donner de l’argent pour manipuler les embryons. Puis deux ou trois autres évêques ont pris le relais, si bien que la critique est (enfin !) devenue un événement médiatique. Obligeant les organisateurs du Téléthon à se défendre, et à contre-attaquer. A la façon qui est la leur depuis le début : ce qu’ils font est « légal », par conséquent il est interdit de les critiquer.

    Rappelons que la critique des méthodes eugéniques du Téléthon ne sont pas venues initialement de milieux catholiques, comme on veut le faire croire, mais du professeur Jacques Testard, qui n’est pas de notre paroisse, dès 1999.

    Pour savoir ce qu’il en est, le meilleur document demeure celui qu’avait publié la Fondation Jérôme Lejeune il y a un an.

  • Les interviews de Le Pen

    Vox Galliae attire opportunément l’attention sur le commentaire que fait Dominique Dhombres, dans Le Monde, sur le passage de Jean-Marie Le Pen chez Serge Moati (record d’audience de son émission Ripostes) :

    « Au total, Le Pen a parlé longtemps, et de tout, sans être vraiment inquiété. Il faut espérer, dans les mois qui viennent, des échanges moins inégaux. Le Pen était, dimanche sur France 5, effroyablement efficace. Il vise l'Elysée, pour de vrai. C'est parti ! »

    Eh oui, c’est parti. Et dans tous les sens. Fort intéressante est aussi son interview sur le site La Banlieue s’exprime, où il est longuement interrogé par Ahmed Moualek, lequel dément au passage avoir été l’intermédiaire entre Farid Smahi et Dieudonné pour organiser la visite de ce dernier aux BBR. Jean-Marie Le Pen dit ici, notamment sur l’Algérie, des choses qu’il n’avait jamais dites, et cela se termine par un scoop : Le Pen lisant un poème d’Aimé Césaire. Et regrettant que ce grand poète ne soit pas à l’Académie française.

  • Incitation à la débauche

    Gilles de Robien indique que la moitié des lycées ont mis en place des distributeurs de préservatifs. « L’année dernière, on était à un établissement sur cinq dans lequel il y avait des préservatifs, aujourd’hui on est à un sur deux, et dans 50% des cas, les préservatifs sont gratuits », précise-t-il, pour s’en féliciter. « Cela représenterait un million de jeunes, sur à peu près deux millions d’élèves, à être ainsi touchés par la « prévention ». « Cela veut dire qu’on a bien avancé, mais qu’on n’a pas encore atteint 100% et que des efforts restent à faire. » Le ministère de l’Education (sic) va donc publier une circulaire le 1er décembre, journée mondiale de la lutte contre le sida, afin d’inciter les établissements à mettre en place des distributeurs. « On ne peut que les inviter », semble regretter le ministre, rappelant que la décision revient au conseil d’administration de l’établissement.

    L’incitation à la débauche (« corruption d’un mineur ») est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende, dit le Code pénal. Mais il suffit de déguiser l’incitation à la débauche en « lutte contre le sida » pour qu’elle devienne, non seulement légale, mais vertueuse.

  • Le Rwanda et la France

    Alors que la France ferait mieux, hélas, de jouer profil bas dans l’affaire rwandaise, le juge Bruguière a cru bon de réclamer des poursuites contre le président Kagame, et d’émettre des mandats d’arrêt contre neuf de ses proches, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat, en 1994, contre l’avion du président Habyarimana, qui a coûté la vie à ce dernier et aurait déclenché le génocide selon les allégations françaises.

    Bien entendu, dans une affaire aussi sensible, impliquant un chef d’Etat en exercice, le juge Bruguière n’a agi qu’avec l’aval du gouvernement, voire sur ordre du gouvernement (via le parquet). Les Rwandais l’ont bien compris, et ont très logiquement rompu les relations diplomatiques avec la France. L ’ambassadeur a été expulsé, tous les autres diplomates français ont quitté le pays, et toutes les institutions françaises ont été fermées, y compris l’Ecole internationale Saint-Exupéry et le centre culturel français. Le tout sur fond d’importantes manifestations contre la France.

    Paul Kagame a longuement dénoncé l’attitude française dans un entretien à la télévision rwandaise, soulignant que « les gens ont tout faux quand ils associent l’attentat contre l’avion à la cause du génocide », et annonçant que la commission d’enquête rwandaise « va sortir des éléments sur l’attentat contre cet avion, qui implique des Français : les pilotes, les soldats qui gardaient l’aéroport ». Et d’ajouter que si le rapport Bruguière n’est pas étayé, en revanche « nos juges peuvent poursuivre des responsables français sur la base de faits et de preuves ».

    « Le juge Bruguière fait du négationnisme historique », déclare de son côté le secrétaire général d’Ibuka, l’association des rescapés du génocide. Car le génocide avait été programmé, préparé et commencé avant l’attentat, comme tous les historiens l’attestent, ainsi que le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

    Dans l’affaire rwandaise, le « négationnisme » désigne la théorie élaborée par ceux (dont Mitterrand et Villepin) qui ont soutenu qu’il y a eu un « double génocide », et qu’en conséquence les chefs tutsi et les chefs hutu sont aussi responsables les uns que les autres. Elle consiste à nier le génocide tutsi sous prétexte que des atrocités ont été commises contre des hutu, alors qu’à l’évidence on ne peut pas établir la moindre équivalence.

    Bref, la France met de l’huile sur le feu, et risque fort de se brûler. La commission d’enquête qu’évoque Paul Kagame reprend ses auditions publiques le 11 décembre, et pourrait se prononcer pour une procédure contre la France devant la Cour internationale de Justice. Le coup du juge Bruguière est peut-être un contre-feu, mais il pourrait fort se retourner contre la France.

    Le « négationnisme » de la France est d’abord sa négation de toute responsabilité dans le génocide, alors que, malheureusement, cette responsabilité existe. La première responsabilité est celle de la Belgique , qui en donnant l’indépendance au Rwanda, en 1959, a installé les hutu au pouvoir, au nom de la démocratie, bien sûr, puisque les hutu sont majoritaires. Mais l’élite dirigeante du pays avait toujours été tutsi. Ce qui a plongé le Rwanda dans la crise dès le début (avec des massacres à la clé). En octobre 1990, les exilés tutsi, qui ont créé une force armée en Ouganda, entrent en force au Rwanda. La France organise aussitôt l'opération Noroît pour aider le régime hutu. Des milliers de tutsi sont emprisonnés, et plusieurs massacres ont lieu en 1991. Les combattants tutsi ont établi une tête de pont au nord du pays, où des combats se poursuivront jusqu'au génocide de 1994, lequel a été programmé en 1992 par le pouvoir hutu (création de milices ad hoc, et de la fameuse radio des mille collines). La France, comme l’ensemble de la communauté internationale, a laissé faire le génocide qu’elle avait rendu possible en aidant le pouvoir hutu à se maintenir, sans empêcher pour autant les tutsi de reprendre le pouvoir…

    Le Rwanda illustre de façon particulièrement tragique l’irresponsabilité de l’idéologie démocratique que de bonnes consciences occidentales veulent imposer dans le monde entier, au mépris de l’histoire des peuples. Le massacre d’un million de tutsi n’a toutefois pas servi de leçon, puisqu’on a actuellement en Irak un autre exemple de l’application forcenée de cette folie idéologique.

    Le fait que le Rwanda est un pays catholique n’est évidemment pas sans importance : les puissances maçonniques, garantes de l’idéologie démocratique, voyaient ce pays comme un excellent laboratoire.

    L’ironie de l’histoire, si l’on peut dire, est que l’actuel gouvernement tutsi au Rwanda est  au pouvoir de façon démocratique, depuis les élections de 2003. Le président Kagame a été triomphalement élu au suffrage universel, et ses partisans ont la majorité au Parlement. Ce qui montre bien que la structure ancestrale du pouvoir correspondait à une réalité, que les Occidentaux voulaient à toute force détruire au nom de leur idéologie. Au passage, il est amusant de noter, au moment où nous préparons une loi de plus sur la parité, que les Rwandais, sans avoir de loi sur la question, ont le taux de participation des femmes, au Parlement et au gouvernement, la plus forte du monde…

  • Double Saturnin

    Saint Saturnin, dont on ne sait pas grand-chose sinon qu’il était de Carthage, fut un martyr romain du temps de Dioclétien. C’est lui qui est fêté aujourd’hui. Pourtant c’est d’abord à un autre saint Saturnin que l’on pense, celui que le parler populaire a appelé saint Sernin, celui de Toulouse. Or le saint Saturnin de Toulouse (qui était grec) a l’antériorité, puisqu’il fut quant à lui victime de la persécution de Dèce, un demi-siècle plus tôt. Curieusement, celui qui était chronologiquement le premier saint Saturnin a fini par établir sa fête le jour où l’on fêtait le second saint Saturnin…

  • L’offense à avorteur

    Se fondant sur une récente décision de la Cour constitutionnelle fédérale allemande, un tribunal de Nuremberg a donné raison à un médecin avorteur qui avait porté plainte pour « offense » contre une association pro-vie.

    L’affaire durait depuis 1997, quand l’association avait manifesté devant une clinique où opérait ce médecin, en distribuant des tracts qui le citaient nommément comme « spécialiste du meurtre des enfants non nés », pratiquant des « infanticides dans le ventre de la mère ». Le tract était titré : « Hier l’Holocauste, aujourd’hui le Bébécauste ».

    Débouté en première instance, le médecin s’était retourné vers la Cour constitutionnelle. Laquelle a décidé que le terme « infanticide », et la comparaison entre « l’acte médical » de l’avortement et les crimes nazis, sont « offensants ».

    Il est donc interdit d’écrire de tels propos, si blessants pour le si sensible médecin qui fait profession de tuer les enfants dans le sein de leurs mères.

  • L’Irak américain

    Selon un rapport du Corps des Marines, publié par le Washington Post, « l’organisation influente dominante » dans la province d’Al Anbar n’est ni le gouvernement irakien, ni l’armée américaine, mais Al Qaïda en Irak, « par sa capacité à contrôler la vie quotidienne du sunnite moyen ».

    A moins de déployer entre 15.000 et 20.000 soldats supplémentaires dans cette seule province, précise le rapport, les troupes américaines « ne peuvent rien faire pour mater » les insurgés. « La situation sociale et politique se détériore au point » que ces troupes « ne sont plus capables de battre militairement l’insurrection à Al Anbar ».

    La population sunnite, commente le rapport, se trouve « entraînée dans un combat quotidien pour sa survie », craint des pogromes perpétrés par la majorité chiite et est de plus en plus dépendante d’Al Qaïda en Irak, qui est son seul espoir contre la progression de la domination iranienne à Bagdad. Et le document d’enfoncer le clou : « La plus grande crainte des sunnites s’est réalisée : l’Iran contrôle Bagdad et les habitants d’Al Anbar sont marginalisés. »

    Ce rapport a été rédigé et signé par le colonel des Marines Peter Devlin, haut responsable du renseignement militaire au sein du corps expéditionnaire des Marines dans la région.

    D’autre part, le groupe de juristes de la Commission des droits de l’homme de l’ONU qui s’est penché sur le procès de Saddam Hussein a conclu que « le non-respect des normes internationales » (manque d’indépendance et d’impartialité du tribunal, manque d’accès aux avocats, impossibilité pour la défense de citer des témoins), « est d’une telle gravité qu’il confère à sa privation de liberté un caractère arbitraire ». En conséquence, le groupe de travail recommande aux gouvernements irakien et américain de respecter les principes du droit international, mais se demande aussi, compte tenu de la situation du pays, si un tel procès est possible en Irak…

  • Mgr Defois et Avicenne

    Nos amis du Salon Beige ont noté la présence de l’évêque de Lille lors de l’inauguration de l’Institut Avicenne des sciences humaines, à savoir l’université islamique de Lille, et ce qu’il a dit : « L’islam fait partie de nos racines européennes. J’aimerais que nous les recherchions ensemble, pour faire émerger une base philosophique commune. »

    Soulignons que Mgr Defois a prononcé cette énormité en faisant explicitement référence au fait que la première université islamique française (reconnue et soutenue comme telle par l’Etat) se réclame d’Avicenne.

    Il n’y a évidemment rien à « rechercher » ni à « faire émerger », pour la bonne raison que la « base philosophique commune » que croit pouvoir évoquer Mgr Defois n’est rien d’autre que la philosophie d’Aristote, dont Avicenne fut un commentateur.

    Or Aristote était européen. C’est lui qui fait partie de nos racines européennes.

    En revanche Avicenne est né, a vécu, et est mort, dans le pays appelé aujourd’hui Iran. Par Avicenne, une partie de la philosophie musulmane chiite a peut-être des racines européennes, mais ce n’est certainement pas par Avicenne que l’islam peut faire partie des racines européennes.

    Mgr Defois confond sans doute Avicenne et Averroès, qui eut en effet une certaine influence en Occident. Mais cela ne changerait rien à l’absurdité de son propos, puisque Averroès, quant à lui (qui était un Arabe de Cordoue), est considéré comme un renégat de l’islam depuis toujours (il l’était dès son vivant), et qu’il est tout simplement inconnu dans les pays d’islam.

  • Tombes profanées : ce n’est pas « raciste »

    Une quarantaine de tombes ont été profanées dimanche après-midi dans un cimetière de Marseille. Des stèles ont été renversées et de croix brisées. En condamnant ces profanations, Jean-Claude Gaudin a précisé qu’aucune revendication ni inscription xénophobe ou raciste n’avait été relevée. Ouf. Il n’y a donc pas de quoi s’inquiéter. « Néanmoins, dit Gaudin, ces actes de vandalisme viennent entacher gravement la mémoire des défunts et le recueillement des familles ». On apprécie le « néanmoins ».

    C’est un exemple parmi tant d’autres du mensonge « antiraciste ». Selon les lois dites antiracistes, le fait de casser des croix est bien évidemment un acte « raciste », puisque tout ce qui concerne la race, l’ethnie, la nationalité, la religion (et maintenant l’orientation sexuelle) entre dans cette catégorie. Mais en ce qui concerne la religion, cela ne fonctionne que lorsqu’il s’agit de tombes d’autres religions que la catholique…

    En fait, il y a une raison à cela, qui est implicite dans notre législation, mais est explicite dans d’autres pays : ces lois ont pour objet de protéger les minorités. Les catholiques étant majoritaires, ils ne peuvent pas prétendre à la protection de la loi…

    Comme c’est seulement implicite, il arrive que l’AGRIF, par exemple, gagne des procès. Mais la Cour de cassation, comme on vient de le voir dans une affaire de publicité blasphématoire, et comme l’AGRIF le constate également, est en train d’établir une jurisprudence qui écarte les catholiques du bénéfice de ces lois faites pour d‘autres.

  • Le Pen : nouveau record médiatique

    L’émission Ripostes, de Serge Moati, qui recevait dimanche Jean-Marie Le Pen, a rassemblé 2,186 millions de téléspectateurs, selon les chiffres de Médiamétrie, soit une part d’audience de 13,6%. C’est le record historique d’audience de l’émission, constate France 5.

  • Deus in nomine tuo salvum me fac

    O Dieu, sauve-moi par ton Nom, et rends-moi justice par ta puissance.

    O Dieu, exauce ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche.

    Car des étrangers se sont élevés contre moi, et des hommes puissants ont cherché à m'ôter la vie, et ils n'ont point placé Dieu devant leurs yeux.

    Mais voici que Dieu vient à mon aide, et que le Seigneur est le protecteur de ma vie.

    Détourne les maux sur mes ennemis, et anéantis-les dans ta vérité.

    Je t’offrirai spontanément des sacrifices, et je célébrerai ton Nom, Seigneur, parce que cela est bon.

    Car tu m'as délivré de toute tribulation, et mon œil a regardé mes ennemis de haut.

    (psaume 53)

  • Villepin et le chômage

    « Nous devons faire face à une pause de la croissance au 3e trimestre, qui se répercutera sans doute sur les chiffres de l’emploi », déclare Dominique de Villepin. On apprécie l’élégance fataliste de cette annonce que les chiffres du chômage pour octobre, qui doivent être publiés jeudi, ne seront pas bons.

    A moins que la « pause » de la croissance, qui évidemment joue sur l’emploi, soit surtout un bon prétexte pour faire une « pause »… dans la manipulation, de plus en plus difficile, des chiffres du chômage.

  • Le dimanche de Le Pen

    Ce dimanche, Jean-Marie Le Pen était en Côte d’Or. Il a été reçu à Turcey par le maire du village, Michel Mairet, qui a promis de le parrainer en 2007 comme il l‘a déjà fait en 1995 et en 2002. « Mes administrés l’ont toujours su, dit-il, cela ne leur pose pas de problèmes. Sinon ils ne m’auraient pas réélu. »

    Puis Jean-Marie Le Pen, poursuivant ses discours thématiques, a parlé à Dijon de l’école et de l’université. Il a analysé le « processus de décomposition intellectuel et moral » de l’école, passant par la remise en cause de l’autorité des parents et des enseignants, par le pédagogisme de la « secte éducative » qui a « saccagé des générations entières » : « J’affirme que cette idéologie de l’enfant roi, préférée au dur apprentissage des savoirs, est une des causes principales de la montée de la délinquance et de l’insécurité. » Jean-Marie Le Pen se dit partisan de la suppression des IUFM, « instruments de la révolution culturelle au service de la gauche », et de leur remplacement par des centres pédagogiques régionaux en contact permanent avec le terrain. Il a rappelé également la nécessité de l’apprentissage, et de la revalorisation des métiers manuels. L’intégralité du discours se trouve sur le site du Front national.

    En fin d’après-midi, Jean-Marie Le Pen a pu s’exprimer pendant une heure et demie à la télévision : il était l’invité d’une émission spéciale de Ripostes, de Serge Moati, sur France 5. Les Français qui ont pu voir cette émission auront appris à connaître Jean-Marie Le Pen, tant l’homme que le candidat, au cours d’une conversation détendue et agréable, du moins avant qu’il soit confronté à Eric Raoult, Maurice Leroy et Christiane Taubira, cette dernière se montrant particulièrement hargneuse, dépitée qu’elle est d’avoir dû sacrifier sa candidature à l’union derrière Ségolène… Mais on remarquait que Serge Moati laissait Jean-Marie Le Pen répondre autant qu’il voulait, ce qui a singulièrement limité les interventions de ses contradicteurs.