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Famille

  • Quelle époque…

    Les évêques des Philippines prennent position contre le divorce :

    « Le divorce est, d’abord et avant tout, anticonstitutionnel. »

    On imagine Jésus répondant à la question des pharisiens sur la répudiation :

    « Le divorce est, d’abord et avant tout, anticonstitutionnel. »

    Et on imagine la tête des pharisiens…

    Bien sûr, dans le cadre d’un débat parlementaire, pour contrer une proposition de loi sur le divorce, il est parfaitement légitime, et de bonne politique, que les évêques soulignent l’aspect anticonstitutionnel du divorce, puisque selon la Constitution « le mariage, en tant qu’institution sociale inviolable, est le fondement de la famille et doit être protégé par l’Etat ».

    Mais ce n’est pas « d’abord et avant tout ». C’est de façon circonstancielle et juridique. Les évêques ont d’autres références « d’abord et avant tout ». C’est l’Evangile, c’est Jésus rappelant que de par la loi naturelle instaurée de volonté divine, « l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme, et ils seront deux en une seule chair », comme la Genèse le dit dès la création de l’homme et de la femme.

    Et dans un pays qui est encore très majoritairement catholique, il est plus pitoyable encore de voir des évêques se comporter en simples garants de la Constitution pour défendre le mariage…

  • Orban et la famille

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    Viktor Orban a prononcé hier un discours au troisième « Sommet démographique de Budapest », auquel participaient plusieurs membres du gouvernement hongrois, et des personnalités de divers pays, dont le président serbe Aleksandar Vucic, le premier ministre tchèque Andrej Babis et l'ancien Premier ministre australien Tony Abbott. Des personnalités religieuses étaient également invitées car la perspective est celle d’un renouveau de l’Europe chrétienne.

    Viktor Orban a souligné qu’il faut exclure la migration comme solution démographique, car il ne faut pas accepter le « remplacement de population ». Et l’argument des Verts est « absurde » selon lequel il faudrait faire moins d’enfants pour le bien de la planète : selon l’ordre de la création, a-t-il dit, les humains ne sont pas des ennemis de l’écosphère, ils en font partie.

    Il a dit que ce serait un tournant décisif pour la réussite du système de soutien aux familles (une mère, un père et des enfants) si les couples qui décident d’avoir des enfants avaient de meilleures conditions de vie que si elles avaient décidé de ne pas en avoir. « C’est ce que nous voulons. Ce sera le moment décisif pour le système de soutien à la famille. Pour y parvenir nous avons encore besoin de quelques années de travail acharné. »

    La base du modèle hongrois, a-t-il rappelé, est de nature constitutionnelle, sans quoi il est impossible de mener une politique familiale à long terme : cette base constitutionnelle offre une protection contre les décisions de juges anti-famille, contre les organisations internationales, les ONG et les réseaux opposés à la famille, qui tentent de se frayer un chemin dans la vie publique hongroise.

    Il a souligné que le succès de la politique démographique du gouvernement hongrois repose sur le renforcement du christianisme en Europe et sur le fait d’avoir des partenaires, car « nous ne pouvons le faire seuls ». Et nous avons maintenant de tels partenaires, notamment la Serbie et la République tchèque. « Nous soutenons les Autrichiens », et nous avons espoir que « les bouleversements italiens aboutiront à une solution qui sera finalement bonne pour nous, afin que nous puissions également y trouver des partenaires. »

    Viktor Orban a convenu que 9 personnes sur 10 « dans les salons de la haute politique » en Europe disent qu’il est impossible que la Hongrie atteigne son objectif démographique d’un taux de fécondité de 2,1. Il a alors énuméré les mesures antérieures qui furent accueillies avec le même scepticisme et qui ont été réalisées : renvoyer le FMI chez lui, instaurer une taxe sur les banques, réduire la facture des services publics pour les foyers, la taxation des multinationales, la création d’un million d’emplois en dix ans, la fin de l’afflux des migrants et la construction d’une barrière à la frontière… « Bien que neuf sur dix aient déclaré que c'était impossible, nous avons atteint chacun des objectifs que nous nous étions fixés et qui étaient importants pour la nation hongroise. »

    Screenshot_2019-09-05 Hungary chides the childless as ‘not normal’ as birth rate tops agenda.png

  • Irlande : toujours pire

    Le dépouillement n’est pas terminé en Irlande. Le vote a eu lieu vendredi. Le dépouillement a commencé hier soir. Il a été interrompu à 22h et a repris ce matin à 10h…

    De toute façon on sait déjà que les Irlandais, qui n’ont toujours pas compris que leur intérêt est de suivre l’Angleterre, ont voté européiste, comme d’habitude. Avec un député vert cette fois-ci, semble-t-il.

    Mais ce que l’on retiendra est le référendum qui avait lieu le même jour : 82% des votants se sont prononcés pour la simplification des règles du divorce…

    On retiendra que dans leur texte censé évoquer la question les évêques n’avaient même pas suggéré de voter contre…

  • En Italie

    51 élus de la Ligue ont signé une proposition de loi visant à instaurer une « prime de mariage » afin de « faciliter la vie des jeunes couples qui souhaitent faire un mariage religieux ».

    Il s’agirait concrètement d’une déduction fiscale de 4.000 € s’appliquant au mariage à l’église de couples italiens de moins de 35 ans à faibles revenus.

    (« Non discrimination » oblige, la loi ne spécifie pas, bien sûr, que le mariage soit catholique. Mais les dépenses décrites par le texte sont celles d’un mariage catholique…)

  • Bon sens

    Le gouvernement italien a rétabli les termes de père et mère sur les formulaires de demande de carte d'identité.

    « On retrouve un peu de bon sens », a déclaré Matteo Salvini, qui dénonçait inlassablement cette initiative antifamiliale du gouvernement précédent.

    Naturellement le lobby contrarié crie très fort et annonce des recours devant les tribunaux administratifs.

  • Offensive allemande

    Le cardinal Reinhard Marx a tenu une conférence de presse hier à l’issue de l’assemblée de printemps de la Conférence des évêques d’Allemagne. Il a déclaré que les évêques avaient traité des problèmes « systémiques » liés à la crise des abus sexuels, ce qui « n’a pas été discuté à Rome » lors du récent sommet sur la question. « Nous sommes la seule Eglise locale à affronter cette question maintenant », a-t-il dit.

    Il a été décidé de lancer un « processus synodal » avec trois forums de discussion : un sur le célibat sacerdotal, un sur la morale sexuelle, un sur les questions de pouvoir et de participation. Ce processus sera entrepris avec le Comité central des « catholiques » allemands. Les premiers résultats seront présentés en septembre.

    Ces résultats sont d’ores et déjà connus, bien sûr. Le cardinal Marx a indiqué que la majorité des évêques pensent qu’un « changement est nécessaire » en ce qui concerne la morale sexuelle de l’Eglise. Au terme du processus une lettre sera envoyée à Rome afin d’introduire ces thèmes dans l’Eglise universelle. Il a rappelé que les évêques allemands avaient déjà pris une telle initiative en 1970, mais qu’ils n’avaient reçu aucune réponse : à l’époque, certaines choses ne pouvaient même pas être discutées ouvertement, « parce qu’on pouvait avoir des problèmes avec Rome, mais ce temps est maintenant révolu ».

    Le cardinal Marx s’est particulièrement félicité de l’intervention devant les évêques du professeur Eberhard Schockenhoff et en a conclu qu’il « est nécessaire de discuter du Catéchisme ».

    Selon Eberhard Schockenhoff, professeur de théologie de Fribourg :

    — La sexualité et la luxure doivent être considérées dans leurs caractéristiques positives comme aidant les gens à « assumer leur identité », et donc considérées comme une « fin en soi », sans référence à la procréation, car « la sexualité détermine toute l'existence de l'homme ».

    — Tout en affirmant « la fin sociale de la sexualité et son importance pour la préservation de la société humaine par la procréation », il convient néanmoins d'accepter la contraception artificielle : « la planification familiale, même à l'aide de moyens de contraception artificiels, ne constitue pas un acte contre la vie (selon ce qu’insinuent des condamnations magistérielles), mais est plutôt au service de la vie. »

    — La masturbation « peut signifier une gestion responsable de sa sexualité propre ».

    — « Les actes homosexuels réalisent des valeurs positives significatives, dans la mesure où ils peuvent être une expression d'amitié, de loyauté, de fidélité et d'assistance dans la vie."

    — Alors que le mariage monogame est « le meilleur cadre biographique et institutionnel» en matière de sexualité humaine, si une relation de couple non marié est orientée vers la durée et l'exclusivité on peut considérer la vie sexuelle de tels couples « de manière positive », tant qu'ils « ne nuisent à personne ».

    — Les relations homosexuelles doivent être « acceptées sans condition » et ces activités sexuelles ne doivent pas être « moralement exclues ».

    — L'Église doit « accepter avec un langage approbateur qu'il existe des personnes qui ne peuvent pas s'identifier entièrement comme appartenant au sexe masculin ou féminin ».

    Si l’Eglise doit « conserver la conception du mariage comme un partenariat de vie affectif et intégral entre un homme et une femme », elle doit s'assurer que « les personnes homosexuelles et intersexuelles ainsi que les personnes transgenres ne soient pas injustement discriminées » (l‘injuste discrimination commençant par un langage non approbateur...).

  • En Corée du Sud

    Pour lutter contre la dénatalité, des municipalités rurales de Corée du Sud donnent jusqu’à 10 millions de won (8.000 euros) aux célibataires qui veulent trouver – acheter – une femme à l’étranger. Des sites internet proposent ainsi des femmes sur catalogue et s’occupent de tout (y compris les « frais de courtage », sic). La durée moyenne de la transaction est de 3,9 jours entre la première rencontre et le mariage.

    73% des femmes sont des Vietnamiennes ; elles coûtent 14,2 millions de won. La Chinoise est moins chère : 10,7 millions (avec la subvention municipale elle est presque gratuite). La plus chère est l’Ouzbèke : 18,3 millions pièce…

    L’âge moyen de l’homme est de 43,6 ans, celui de la femme 25,2.

    Une étude réalisée sur 920 femmes (qui ne parlent pas un mot de coréen quand elles arrivent) indique que 42% d’entre elles ont subi des violences domestiques, et 68% un harcèlement sexuel.

    Et cela est très officiellement supervisé par le ministère de la Famille et de l’Egalité de genre…

  • Un rappel

    Le 29 janvier dernier, Xavier Breton, député LR de l’Ain, a défendu un amendement au projet de loi sur « l’école de la confiance », visant à exclure « l’éducation affective et sexuelle » de l’enseignement moral et civique :

    Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ce principe figure dans tous les textes de droits nationaux ou internationaux. Réaffirmer ce principe suppose que l’école n’empiète pas sur le droit des parents. En matière d’éducation affective et sexuelle, qui touche aux convictions les plus intimes, l’intervention de l’État n’est pas légitime. (…) Il s’agit dans cet amendement de tirer toutes les conséquences de ce principe et d’exclure l’éducation affective et sexuelle de l’enseignement moral et civique.

    A l’objection de la nécessaire action contre les abus sexuels, il a répondu :

    À cet argument, je pourrais répondre que quand il n’y avait pas d’éducation affective et sexuelle à l’école, il y avait beaucoup moins d’atteintes sexuelles. Moi je m’interrogerais sur la recrudescence. Ce n’est pas en s’emparant des questions affectives et sexuelles uniquement sous l’angle de la technique et sous une vision sombre des relations entre les hommes et les femmes qu’on va donner un sens du respect réciproque.

    Certes Xavier Breton ne fait que rappeler des évidences, et on le connaît déjà pour sa défense de la famille. Il n’empêche que ce genre de propos est devenu tellement rare chez les élus qu’il vaut la peine d’être rapporté.

  • En Autriche

    Le sénat a validé le 8 novembre la loi la loi votée par les députés autrichiens le 24 octobre, qui dispose qu’à partir du 1er janvier prochain les allocations familiales des salariés étrangers dont les enfants sont restés dans leur pays seront calculées en fonction du niveau de vie dans ce pays. Ce qui est logique. Mais c’est une première. Et surtout c’est contraire au droit de l’Union européenne…

  • En Hongrie

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    Katalin Novák, secrétaire d’Etat à la Famille au sein du vaste « ministère des capacités humaines », a dévoilé lundi le nouveau questionnaire de Consultation Nationale qui va être envoyé aux foyers hongrois. Le titre : « Défense de la famille ».

    Chaque question est précédée d’un bref argumentaire donnant la position du gouvernement.

    La première des dix questions a immédiatement suscité la colère de Bruxelles :

    « Etes-vous d’accord qu’on ne doit pas remédier au déclin de la population par l’immigration, mais par un soutien accru aux familles ? »

    Car l’argumentaire souligne que « les bureaucrates de Bruxelles » veulent résoudre le problème du déclin démographique par l’immigration, un « mécanisme permanent d’installation » et une « Agence européenne d’immigration ».

    Parmi les autres questions : la maternité doit-elle être reconnue comme un emploi à plein temps pour les femmes élevant au moins quatre enfants, le droit de l’enfant à un père et à une mère doit-il être inscrit dans la Constitution, les jeunes qui fondent une famille, et les membres de la famille qui s’occupent de leur enfant malade, doivent-ils être davantage soutenus, la protection du développement intellectuel et physique des enfants est-elle une valeur que l’État doit défendre.

    L’argumentaire de la dixième question dénonce les coupes du soutien aux familles par la coalition socialiste-libérale de 2002 et la question demande s’il faut garantir une « protection des deux tiers », à savoir inscrire dans la Constitution le soutien aux familles.