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Famille

  • En marge

    L’Institut irlandais Lumen Fidei organise une « Conférence des Familles catholiques » les 22 et 23 août prochains à Dublin, pendant la « Rencontre mondiale des familles » à laquelle participera le pape.

    Cette conférence a pour but de « promouvoir l’enseignement constant de l’Eglise catholique sur le mariage et la vie de la famille », à partir de l’encyclique Casti connubii de Pie XI, « qui avait été publiée après l’attaque de la Conférence de Lambeth [la « communion anglicane »] contre le mariage en 1930 », lorsqu’elle avait été la première confession chrétienne à permettre la contraception.

    Sont annoncés à cette conférence Mgr Athanasius Schneider, le cardinal Raymond Burke, le P. Thomas Weinandy (membre de la Commission théologique internationale), Robert Royal (président fondateur de l’Institut Foi et Raison), le Dr Gerard van den Aardweg (psychologue et psychanalyste, expert dans les questions d’homosexualité, de pédophilie, et des gays dans le clergé catholique), Stéphane Mercier (viré de l’université catholique de Louvain pour avoir questionné le droit à l’avortement et l’idéologie du genre), John Smeaton (directeur de l’Association britannique pour la protection de l’enfant à naître), John-Henry Westen (rédacteur en chef de LifeSiteNews).

    Austen Ivereigh, hagiographe de François, fait très opportunément remarquer sur Twitter :

    Il fut un temps où les marginaux, lors des grands événements catholiques, étaient les groupes LGBT, les partisans de l’ordination des femmes et de “l’Eglise des pauvres”, avec les évêques qui leur étaient acquis. Aujourd’hui, les marginaux sont les traditionalistes (dont des évêques) mettant en avant une encyclique de 1930 comme un chemin pour sortir de la “confusion”.

    Voilà où nous en sommes, en effet. Etant entendu qu’en l’occurrence Benoît XVI et Jean-Paul II sont en compagnie de Pie XI parmi les marginaux de l’Eglise.

  • En Hongrie

    Lors d’une réunion organisée le 21 mai dernier à Rome par l’Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille (que préside Josef Seifert) , Katalin Novàk, secrétaire d’Etat à la Famille dans le gouvernement hongrois, a détaillé les mesures prises par le gouvernement Orban. Et elle a donné les chiffres des premiers résultats :

    Le nombre des mariages est passé de 35.520 en 2010 à 50.600 en 2017.

    Le nombre de divorces a baissé, de 23.873 en 2010, à 18.600 en 2017.

    Le soutien de l’Etat aux familles a fait baisser le nombre d’avortements de plus d’un tiers : de 40.449 en 2010 à 28.500 en 2017

    On peut lire le texte intégral en anglais de son discours sur Life Site.

  • Sans langue de bois

    Lorenzo Fontana, le nouveau ministre italien de la Famille, à peine nommé, a dit clairement ce qu’il pensait de… la famille.

    « Les familles arc-en-ciel n'existent pas dans la loi italienne », a-t-il dit au Corriere della Sera.

    La veille, il avait déjà dit que « les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère », et que « la famille naturelle est attaquée » par les militants LGBT qui « veulent nous dominer et effacer notre peuple ».

    Et il a souligné aussi qu’en tant que catholique il donnerait des moyens à tous les organismes qui « tentent de dissuader les femmes d’avorter », car « l’avortement est la première cause de féminicide au monde ».

    Bien entendu, tous les tenants de la culture de mort sont furieux. Mais on n’a pas apprécié non plus du côté du M5S, où l’on rappelle sèchement que la question des unions entre personnes de même sexe ne figure pas dans le programme de gouvernement élaboré avec la Ligue.

    Matteo Salvini a habilement donné raison à tout le monde :

    « En tant que père, je suis soucieux qu'un enfant grandisse entre un père et une mère, mais la question n'est pas au programme du gouvernement. »

    En tout cas les pro-vie savent qu’ils ont un allié, et qui ne se cache pas.

  • Viktor Orbán

    Viktor Orbán est revenu aujourd’hui, dans son interview hebdomadaire à Radio Kossuth, sur sa critique de la « démocratie libérale », qui est en faillite et ne protège plus les peuples, et sa volonté de promouvoir une nouvelle « démocratie chrétienne ».

    « La démocratie chrétienne nous protège de l'immigration, défend nos frontières, soutient le modèle de la famille traditionnelle avec un homme et une femme, considère la protection de notre culture chrétienne comme quelque chose de naturel. »

    La démocratie libérale entraîne la dénatalité : « Il y a beaucoup de types de famille, beaucoup de manières de vivre sa vie et elle impose que nous ne les différenciions pas. C'est une des raisons qui expliquent le déclin démographique que nous vivons actuellement », notamment en Hongrie où la population est passée récemment en dessous des 10 millions. Mais Orbán annonce qu’il va mettre en place un « sérieux plan d’action de politique familiale » pour redresser la situation d’ici 2030.

    D’autre part, il a déclaré que, dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine, il prévoit des amendements constitutionnels et juridiques afin de « contrer les attaques venant de l'UE », notamment l’ajout d’un article à la Constitution « pour empêcher la relocalisation forcée dans le pays ». « Pour être clair, Bruxelles ne peut pas retirer à la Hongrie son droit de souveraineté sur son territoire », seuls les Hongrois ont le droit de décider qui peut habiter dans leur pays.

  • En Grèce

     

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    Il y a encore des pays de l’Union européenne où la liberté d’expression n’est pas un vain mot. Par exemple la Grèce, où un évêque poursuivi pour homophobie par 8 militants LGBT a été relaxé.

    Mgr Ambroise, évêque de Kalavryta en Achaïe, en décembre 2015, avait écrit sur son blog à propos de la discussion de la loi sur le Pacs local :

    Crachez leur dessus ! Rabaissez-les ! Votez contre eux ! Ils ne sont pas humains ! Ce sont des monstres de la nature ! Mentalement et spirituellement malades ! Ce sont des malades mentaux !

    Le moins qu’on puisse dire est que le propos est violent, et, il faut le dire, pas très catholique… Chez nous la condamnation serait sévère.

    Au tribunal d’Aigion, Mgr Ambroise a été relaxé des charges d’incitation publique à la violence et abus de fonctions ecclésiastiques. Les juges ont suivi le procureur qui avait souligné que le propos s’adressait non aux invertis mais aux députés, et considéré qu’il n’y avait pas d’appel à la violence. L’évêque avait insisté sur le fait que son appel à cracher sur les invertis était « métaphorique » (en grec !) – il demandait aux députés de rejeter le texte - et que tout le monde l’avait compris puisque personne ne l’a pris au mot.

    D’autre part les maires de Kalavryta et de Aigion ont témoigné du travail social spectaculaire de l’évêque dans les deux villes, où l’aide est fournie sans aucune discrimination.

    Mgr Ambroise est coutumier de propos « incorrects ». L’année suivante, il avait dénoncé le blasphème d’une affiche de la « gay pride » de Thessalonique qui montrait un crucifix avec à la place de l’inscription « I.N.R.I. » le drapeau arc-en-ciel. Il disait :

    Les dévots et les adeptes du rapport intime rugueux, connu sous le nom de Gays, nous provoquent encore une fois ! Ils organisent encore une fête des homosexuels à Thessalonique, à savoir une fête de l’anormalité et du déshonneur, la 5e de ce type, annoncé comme un «fête de fierté» !!

    En d'autres termes, ce genre de gens éthiquement anormaux du point de vue du christianisme, qui sont dans le prolongement de ceux qui vivaient autrefois à Sodome et Gomorrhe, nous défient et s’exhibent devant nous avec fierté, et comme ils disent, ils vont célébrer leur passion ! Mais ce n’est pas de la fierté, comme ils le prétendent, c’est être impudique et scandaleux ! Malheureusement, l'impudeur est aujourd'hui “à la mode” !!!! Dans quelques années, à la façon dont les choses se passent, les gens normaux et physiologiques courront se cacher tandis que les anormaux nous doubleront et auront le contrôle, avec leur orgueil odieux.

    En 2014 il avait dénoncé la loi dite antiraciste :

    Avec la nouvelle loi qui entre en application, ceux qui parleront de la patrie et de patriotisme risqueront la prison. Un prêtre qui parlerait en chaire contre les Témoins de Jéhovah ou d’autres religions peut être déclaré raciste et emprisonné. Bientôt nous deviendrons des étrangers dans notre patrie. Je ne sais pas si je vivrai assez pour voir cela, mais vos enfants seront sûrement esclaves des musulmans. La Grèce est en train de disparaître, la foi est en train de disparaître… Gardez la flamme de la patrie et de la foi.

    En octobre dernier, appuyé par son clergé unanime, il avait fait sonner les cloches de toutes les églises de son diocèse, à midi, pendant une semaine, pour protester contre une loi qui permet de changer de genre plus facilement. C’est un « fait satanique » qui conduira à « la destruction de la cohésion sociale et à la nécrose spirituelle de l’homme », avait-il dit, tandis que tous les prêtres signaient un texte disant:

    C'est une inspiration scandaleuse de changer de genre en quelques minutes, par une simple déclaration, si contraire au don de Dieu aux personnes. Qui a une « dysphorie de genre » est un malade mental.

  • Aux Philippines

    Le Parlement philippin espère boucler la loi sur le divorce « avant Pâques ». Sic. La conférence des évêques a publié une déclaration affirmant l’opposition résolue de l’Eglise, présentée par son président, Mgr Romulo Valles, archevêque de Davao, dont les propos, pour n’être que de bon sens, sont dans la situation actuelle très remarquables.

    « Dans un contexte où le divorce est présenté comme une option facile, les mariages et les familles sont voués à se dissoudre plus facilement », souligne-t-il. Les évêques demandent aux législateurs « qu'ils considèrent la possibilité que le divorce, bien qu'il puisse en effet fournir des recours juridiques rapides pour certains "mariages ratés", pourrait finir par détruire même les mariages qui auraient pu être sauvés par le dialogue ou l'intervention de la famille, des amis, de pasteurs et de conseillers. Même les couples dont le mariage est apparemment réussi regardent souvent en arrière et se rappellent les innombrables défis qui auraient presque amené leur relation à un point de rupture s'ils n'avaient pas appris à transcender les blessures personnelles par la compréhension et le pardon. » « Plus d'enfants grandiront désorientés et privés des soins de leurs deux parents», dit-il encore.

    L’une des grandes associations catholiques, Couples pour le Christ, a également publié une déclaration disant notamment : « Le mariage, bien que régi par les lois civiles et religieuses, ne provient ni de l'Église ni de l'État, mais de Dieu. Par conséquent, ni l'Église ni l'État ne peut modifier la définition intrinsèque du mariage, avec son indissolubilité. »

  • Insupportable

    Il y a longtemps qu’on a compris que François va abroger l’interdiction de la contraception, comme il a abrogé l’indissolubilité du mariage. La dernière étape en date est une conférence du professeur de théologie morale (sic) Maurizio Chiodi, un proche du pape, qui vient d’être nommé à l’Académie pontificale pour la vie et a publié en 2006 un livre qui soutient la licéité de la procréation artificielle. La conférence a été donnée le 14 décembre à l’Université pontificale grégorienne dans le cadre d’un cycle de rencontres sur Humane vitae à l’occasion du cinquantenaire de l’encyclique. Cette conférence, qui avait été dénoncée, notamment par LifeSite, a été publiée dimanche 28 janvier, dans le supplément « Nous, la famille et la vie » du quotidien de la Conférence épiscopale italienne Avvenire.

    La thèse de Chiodi est que dans certaines circonstances l’utilisation de méthodes non naturelles pour la régulation des naissances est non seulement autorisée mais constitue une exigence morale.

    Le noyau dirigeant des évêques italiens explique que la position de Chiodi est un « développement de la tradition », sous le titre : « Du pape Montini à François, développement dans la fidélité ».

    Il s’agit du contraire de l’enseignement de Humanae vitae, et ils osent invoquer la fidélité et la tradition.

    Il nous manque un Pascal. Parce que, pour ce qui est de l’hypocrisie, les jésuites du XVIIe siècle sont enfoncés.

  • Dérive allemande

    Mgr Franz-Josef Bode, vice-président de la Conférence épiscopale allemande, revient à la charge sur la nécessaire discussion en vue d’une « bénédiction » pour les « couples homosexuels ».

    Il avait déjà abordé la question en 2015. Il proposait alors des « bénédictions privées », en même temps qu’il considérait que les divorcés « remariés » « correspondaient peut-être mieux que dans leur première relation à l’Alliance de Dieu avec les hommes ». L’Eglise, disait-il, doit tenir compte des réalités de la vie des gens, et même considérer ces réalités comme une source de la Révélation, à côté de l’Ecriture et de la Tradition. Sic.

    La nouvelle sortie de Franz-Josef Bode (impossible de continuer à lui donner le titre de monseigneur) suit celle de Reinhard Marx (le président des évêques, grand ami et conseiller de François) qui a récemment demandé que l’Eglise en finisse avec son « rigorisme aveugle » et repense son enseignement sur les relations sexuelles, y compris soi-disant « irrégulières », y compris homosexuelles.

    Franz-Josef Bode souligne donc à nouveau qu’il faut prendre en compte les situations concrètes, et affirme comme Marx que l’Eglise doit reconsidérer sa position sur les relations homosexuelles actives : « Nous devons réfléchir à la question afin d'évaluer de manière différenciée une relation entre deux personnes homosexuelles. N'y a-t-il pas là tant de positif, de bon, de juste, de sorte que nous devions être plus justes ? Comment leur rendons-nous justice ? Comment les accompagnons-nous pastoralement et liturgiquement ? »

    La vraie question est : jusqu’à quand les catholiques allemands vont-ils entretenir ces personnages et leur permettre de vivre une vie de nabab pour dire le contraire de ce que dit l’Eglise catholique ?

  • Dérive sans fin

    Le père Maurizio Chiodi, nommé par François à l’Académie pontificale dite pour la vie, justifie la contraception artificielle, au nom d’Amoris laetitia. Au moment même du cinquantenaire d’Humanae vitae.

    C’est à lire sous la plume de Jeanne Smits.

  • Droits de l’homo

    La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné l’Italie, hier, pour « son incapacité à instaurer le mariage homosexuel », selon Euractiv, ce qui « ternit encore plus l’image du pays à ce sujet »…

    La CEDH a jugé que le refus de l’Italie de permettre aux couples de même sexe « mariés » à l’étranger d’enregistrer leur union les prive de protection juridique et viole leurs droits à avoir une famille. Sic. L’Italie devra verser 5.000 euros de compensation à chaque plaignant, à savoir six « couples ».

    En bref, la Cour européenne des droits de l’homo reconnaît que l’Italie a le droit de ne pas reconnaître le « mariage » entre personnes de même sexe mais doit reconnaître ces « mariages » s’ils ont été accomplis à l’étranger…

    Il y a depuis 2016 une « union civile » qui permet aux paires d’invertis d’avoir les mêmes droits que les couples mariés, mais ces militants provocateurs veulent absolument qu’on leur reconnaisse le « mariage ». Certains plaignants avaient conclu cette « union civile », qui ne les prive pas de protection juridique bla-bla-bla. Mais la CEDH juge qu’ils ont subi un traitement injuste jusqu’en 2016…