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Famille

  • Un appel urgent

    Considérant que l’admission des divorcés qu'on dit « remariés » aux sacrements de la pénitence et de l’eucharistie sans exiger d’eux l’obligation de vivre dans la continence, constitue un danger pour la foi et pour le salut des âmes, et constitue en outre une offense à la sainte volonté de Dieu ; en outre, prenant en considération le fait que cette pratique pastorale ne peut jamais être l'expression de la miséricorde, de la « via caritatis » ou du sens maternel de l’église à l’égard des âmes pécheresses, nous lançons avec une sollicitude pastorale profonde cet appel urgent à la prière afin que Pape François révoque, clairement et sans équivoque, les directives pastorales mentionnées, déjà adoptées par certaines Eglises particulières. Un tel acte de la part du Chef visible de l’Eglise serait un réconfort pour les pasteurs et pour les fidèles de l’Eglise, selon le mandat que le Christ, le pasteur suprême des âmes, à donner à l’apôtre Pierre, et à travers lui à tous ses successeurs : « Affermis tes frères ! » (Luc 22, 32).

    Le nouveau texte de Mgr Athanasius Schneider, qui vaut la peine d’être lu en entier en raison de la clarté et de la solidité de son argumentation, a comme particularité d’être cosigné par son ancien archevêque de Karaganda et par son actuel archevêque d’Astana, ce qui montre que les yeux commencent à s’ouvrir et que les langues commencent à se délier…

  • Mum dad & kids

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    Je plaide coupable. Voyant depuis longtemps cette pétition, je n’avais même pas regardé ce que c’était, à cause du titre en anglais, parce que j’en ai vraiment marre de toutes ces initiatives françaises qui se donnent des titres en anglais pour faire branché ou « jeune ».

    Or, finissant par lire l’appel du Salon Beige, je m’aperçois qu’il s’agit d’une initiative européenne, une officielle « initiative citoyenne européenne », et qu’il n’est donc pas anormal qu’elle soit en anglais – même si le français est une des trois langues de travail de l’UE et si les Anglais en sortent…

    En outre, quand on est sur le site en français il est bien indiqué :

    Maman, Papa & les enfants - Initiative citoyenne européenne pour la protection du mariage et de la famille

    Cette initiative vise donc à faire inscrire dans les textes européens que le mariage est l'union permanente et fidèle entre un homme et une femme voulant fonder une famille, que la famille c’est un père, une mère, et leurs enfants, et que les relations familiales c’est le lien entre deux époux, ou entre un enfant et ses parents.

    Or, il manque 39.000 signatures en France, alors que la date limite est le 10 décembre.

    Je viens de réparer partiellement mon erreur en signant l’initiative. J’engage tous mes lecteurs à le faire. Maintenant. ICI.

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  • Mgr Kurtz et les trisomiques

    Les évêques américains ne parlent quasiment jamais de la France. Voici une exception. Mgr Joseph Kurtz, qui était il y a encore quelques jours le président de la conférence épiscopale des Etats-Unis, a publié une tribune sur le site Crux pour critiquer la décision du Conseil d’Etat concernant le clip « Chère future maman ».

    Mgr Kurtz dit qu’il a été attristé mais pas surpris d’apprendre que cette vidéo « qu’il faut voir » avait été interdite d’antenne sur la télévision française. Il a été ému par ces jeunes adultes trisomiques « qui parlent des dons que Dieu leur a faits et qui terminent leurs propos par des câlins avec leur maman ».

    Il rappelle que dans son dernier discours devant les évêques américains il a raconté que pendant son voyage en Ukraine il a été reçu par des réfugiés qui avaient un garçon trisomique : « Lorsque je me suis penché pour serrer la main du garçon il a instinctivement sauté dans mes bras, m’a fait un grand sourire et m’a dit dans une langue que mon cœur a compris : Je t’aime. »

    Puis Mgr Kurtz parle surtout de son frère trisomique George, et de sa « contribution d’innombrables façons » à la paroisse dont il était le curé. Et du bienfait qu’était pour lui personnellement la présence de George, sans cacher que cela impliquait aussi des sacrifices.

    Il serait bon que la Fondation Lejeune traduise ce texte en français, car il est émouvant, et la caution d’un archevêque est profitable.

  • François et Bernard Häring

    François (non, pas Hollande, ni Fillon, l’autre) s’est livré à un éloge appuyé du "théologien moral" Bernard Häring, connu pour son opposition résolue à Humanae vitae.

    Où l’on retrouve une fois encore, et jusqu’à plus soif, la condamnation du « blanc et noir », de « ce qui est légal », de la « rigidité », et l’inflation du « discernement » à toutes les sauces.

    Avec en prime une inversion du sens de la « casuistique », ce qui paraît surprenant chez un jésuite mais est en fait très significatif.

    C’est à lire sur le blog de Jeanne Smits.

  • A Taiwan

    Près de 10.000 personnes ont manifesté hier devant le Parlement de Taiwan pour protester contre la légalisation du « mariage » entre personnes de même sexe, au moment où les députés commençaient l’examen des deux amendements au Code civil.

    Le projet de loi devrait être examiné le mois prochain, et voté en février. Ce qui ferait de Taiwan le premier pays asiatique à légaliser le mariage contre-nature.

    Les manifestants demandent un référendum. « Nous ne voulons pas que l’institution du mariage soit détruite par une minorité de gens qui décident de faire ce qu’ils veulent, qui n’est pas légal et n’est pas ce sur quoi notre société est fondée », dit l’un d’eux à Asianews.

  • Le nazi de Rotterdam

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    Cet homme s’appelle Hugo de Jonge. Il est l’échevin de Rotterdam à l’Education, à la Jeunesse et aux Soins. Et il veut imposer la contraception aux mères qu’il juge incompétentes. Selon la proposition élaborée par le collège communal et transmise au conseil, c’est un juge qui serait chargé de décider si telle femme doit être obligée de se faire poser un implant contraceptif dans le bras…

    Interrogé à la télévision, il explique :

    Grandir sainement et en sécurité est également un droit que les enfants doivent recevoir. Nous choisissons pour les enfants, donc certains enfants ont le droit de ne pas naître.

    Hugo de Jonge est membre du parti chrétien-démocrate…

  • Une campagne LGBT en Pologne

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    Le lobby LGBT polonais a lancé une campagne intitulée « Donnons-nous un signe de paix », avec comme support principal cette affiche où l’on voit une poignée de mains entre un « LGBT » et un catholique.

    Cette immonde campagne, qui trouve évidemment des relais dans la presse de gauche anticléricale (et aussi dans quelques publications marginales de chrétiens dévoyés), n’est pas financée par un squelettique lobby polonais, mais par les Fondations Open Society de Georges Soros.

    La campagne, qui détourne une phrase de la néo-liturgie pour la propagande LGBT, a été soigneusement conçue pour le public polonais, et d’une certaine façon c’est un hommage au catholicisme polonais qui résiste et même qui se renforce face à la décadence générale.

    Mais, précisément, les Polonais ne se laissent pas avoir, et la riposte est vive dans les organes catholiques. On fait remarquer par exemple que l’un des promoteurs est « Campagne contre l’homophobie », qui passe son temps à vilipender l’Eglise et traîner devant les tribunaux les catholiques qui critiquent l’homosexualité, et qui tout à coup met en avant que « les valeurs chrétiennes impliquent nécessairement une attitude de respect, un dialogue ouvert et bienveillant envers toutes les personnes, y compris les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres »….

    Une pétition a été lancée sur CitizenGo Pologne protestant « contre l’utilisation du chapelet et du signe liturgique de paix pour contester l’enseignement de l’Eglise et nous désensibiliser au péché ».

    Après le cardinal Dziwisz, archevêque de Cracovie, et le cardinal Nycz, archevêque de Varsovie, c’est la conférence épiscopale qui a réagi, par un long communiqué, soulignant que le signe de paix signifie l’approbation de l’autre comme personne pécheresse mais pas de son péché, que ceux qui le pratiquent sont appelés à la conversion, que l’Eglise est la seule institution qui depuis 2000 ans proclame la dignité de chaque personne humaine et n’a jamais divisé les gens selon leur orientation sexuelle, mais que le respect de la personne n’est pas le respect des actes homosexuels qui sont objectivement moralement répréhensibles et ne peuvent donc pas être approuvés par l’Eglise.

    Les évêques ajoutent que les revendications LGBT comme l’égalité juridique des unions hétérosexuelles et homosexuelles sont « toujours, et surtout en temps de crise profonde de la famille, nuisibles à la société et aux individus ». « Le mal est le mal, non pas parce qu’il a été interdit par quelqu’un [wahou ! là on passe de l’homophobie à l’islamophobie…] mais parce que, incompatible avec le plan de Dieu, il nuit à l’homme. C’est pourquoi l’Eglise, comme une bonne mère, doit clairement l’appeler par son nom. Une attitude de tolérance envers le mal serait, en fait, de l’indifférence envers péché de nos frères et de nos sœurs. Cela n’aurait donc rien à voir avec la charité ou l’amour chrétien. »

  • Le Mexique "divisé"

    Nouvelle désinformation à gros bouillons. Résumé par Le Monde : Titre : Le mariage pour tous divise le Mexique. Première phrase : « Manifestations pour et contre le mariage pour tous ont agité Mexico samedi. » D’un côté il y avait « les milieux religieux ultraconservateurs », et de l’autre « les associations de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre ». Bon, si on lit bien on voit que le Mexique n’était pas tout à fait divisé en deux parties égales : les méchants étaient quand même « des milliers », et les bons « quelques centaines ».

    En fait les défenseurs de la famille étaient 400.000 selon les organisateurs et au moins 300.000 selon les observateurs.

    On ne s’étonnera pas, hélas, de voir Radio Vatican reprendre la désinformation de l’AFP sur les défenseurs de la famille qui étaient « des milliers »…

  • Fornication forcée pour mineurs

    Depuis le 1er juillet « les consultations médicales et les examens biologiques liées à la prescription de la contraception sont gratuites et anonymes pour les 15-17 ans », et « les actes relatifs à la pose, au changement ou au retrait de certains contraceptifs comme l’implant ». Le décret n° 2016-865 relatif à la participation de l’assuré pour les frais liés à la contraception des mineures d’au moins quinze ans est paru au Journal Officiel le 29 juin 2016. C’est donc désormais l’assurance maladie qui prendra ces frais en charge.

    Depuis 2013, « obtenir une contraception » était gratuit pour les mineures, mais « la loi n’était pas bien appliquée ». Un rapport de l’IGAS précise que « moins de 1% des contraceptifs ont été délivrés de façon anonyme à des mineures de 15 à 17 ans en 2014 », car « ni le pharmacien ni la jeune fille mineure ne connaissent cette possibilité ».

    Si l’on comprend bien, il sera bientôt obligatoire de forniquer à partir de 15 ans. Puisqu’il s’agit d’appliquer la loi sur les contraceptifs gratuits qui suppriment l’autorité parentale.

  • Avec François c’est le divorce pour tous

    J’ai signalé hier les dernières insultes de François, envers les jeunes, qui sont des inconscients, et les prêtres, qui ne savent même pas leur dire ce qu’est le mariage.

    Mais le plus grave est la conséquence pratique du propos. C’est pourquoi il a été aussitôt corrigé par les services de communication du Vatican. « La grande majorité des mariages sacramentels sont nuls » est devenu : « Une partie des mariages sacramentels ».

    Mais ce que le pape a réellement dit avait déjà été diffusé dans le monde entier.

    Et il a réellement dit ce qu’il voulait dire : c’est dans la ligne des synodes et de l’exhortation apostolique, et de la réforme de la procédure de reconnaissance de nullité.

    Si la grande majorité des mariages sont nuls, il va de soi que la quasi totalité des demandes de reconnaissance de nullité émanent de couples dont le mariage est nul a priori, et donc qu’il faut tout simplement reconnaître la nullité de façon quasi automatique (quasi, parce qu’il y a toujours des exceptions).

    Ainsi François institue-t-il le divorce catholique pour tous. Pour tous ceux, et ils sont la grande majorité, dont il proclame que leur mariage était nul.

    Tel est le but réel de la réforme de la procédure : donner la reconnaissance de nullité à tous ceux qui la demandent (ce qui fait tomber toutes les objections des spécialistes en la matière, sur la compétence des évêques, etc.).

    Et c’est un aboutissement spectaculaire de l’idéologie bergoglienne : on ne touche pas à la doctrine (le mariage reste ce qu’il est dans le catéchisme et dans le droit canon), mais elle est mise au placard, annihilée dans les faits par la praxis, par la magnifiquement miséricordieuse pastorale de l’Eglise hôpital de campagne… qui conduit les gens en enfer. Et détruit l’Eglise catholique.

    PS. Je découvre qu'il a dit aussi à propos de ceux qui cohabitent sans être mariés: « J'ai vu tant de fidélité dans ces cohabitations, tant de fidélité. Je suis sûr que ceci est un vrai mariage, ils ont la grâce du mariage justement par la fidélité qu'ils ont. » Mais jusqu'où les évêques, les cardinaux, vont-ils laisser aller l'entreprise de démolition Bergoglio ? Que leur faut-il pour réagir ?

  • Les Roumains pour la famille

    La Coalition pour la famille, en Roumanie, avait annoncé en février dernier qu’elle avait recueilli plus de 2 millions de signatures (alors que 500.000 suffisaient) pour que la Constitution soit modifiée afin de préciser que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme.

    La Coalition a déposé aujourd’hui au Parlement sa demande d’amendement constitutionnel, appuyée par… plus de 3 millions de signatures de personnes inscrites sur les listes électorales (dans un pays de 20 millions d’habitants).

  • Efficace

    Dans un entretien à Elle, numéro paru hier en Ile-de-France et aujourd’hui en province, François Hollande annonce que le ministère de la Famille va devenir le ministère des Familles, afin de prendre en compte toutes les sortes de familles, à commencer par les soi-disant familles homosexuelles.

    Sur certains sujets, François Hollande est d’une efficacité fulgurante. Car c’est hier même qu’il a pris le décret supprimant rétroactivement la famille de l’organigramme du gouvernement pour la remplacer par la négation de la famille. Et le décret pris hier a été publié aujourd’hui dans le Journal Officiel

    C’est donc officiel : la famille n’existe plus. C’est du moins ce que prétend ce gouvernement négationniste qui ne recule devant aucun affront totalitaire à la loi naturelle.

  • Les Roumains pour la famille

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    La Coalition pour la famille, en Roumanie, a annoncé mardi sur sa page Facebook avoir recueilli 2.164.156 signatures pour que le mariage soit défini dans la Constitution comme l’union d’un homme et d’une femme. Ce qui est un succès colossal pour cette initiative, qui a été signée par 46% des électeurs inscrits dans un département (Damboita), et 48% dans un autre (Ialomita).

    La Coalition est formée de 23 associations, dont l’Association des familles catholiques de Roumanie Vladimir Ghika, Famille traditionnelle, Pro Vita Bucarest… Le comité d’initiative est composé de 16 membres, orthodoxes, catholiques, grecs-catholiques, baptistes, pentecôtistes. Le bon œcuménisme en action… L’initiative a reçu le soutien officiel du saint synode de l’Eglise orthodoxe.

    Il faut collecter 500.000 signatures de personnes ayant le droit de vote, en six mois, pour obtenir un référendum. La collecte a commencé le 25 novembre dernier, après la publication de la proposition de loi au Journal Officiel. Le 29 janvier, la Coalition pour la famille annonçait avoir récolté 825.000 signatures, mais continuait la collecte pour montrer qu’il s’agissait d’un mouvement de fond.

    La Coalition demande que l’article 48-1 de la Constitution soit rédigé ainsi : « La famille est fondée sur le mariage libre entre un homme et une femme, sur leur égalité et sur les droits et devoirs des parents d’assurer la croissance, l’éducation et l’instruction des enfants. »

    La proposition de loi constitutionnelle doit être adoptée par une majorité des deux tiers dans les deux chambres. La révision devient définitive après un référendum organisé dans les 30 jours. C’est bien parti…

  • Fière décadence

    Le Premier ministre canadien Justin Trudeau annonce sur Twitter qu’il a « très hâte » de participer à la gay pride de Toronto.

    Il y en a qui font remarquer :

    Mais le politiquement correct, c’est être à la fois pro-homo et pro-islam… Cela paraît contradictoire, mais être anti-chrétien et pro-musulman ne l’est pas…

  • François le reçoit cinq sur cinq

    Le dernier coup de fil de François rendu public n’est pas passé inaperçu en Italie, puisqu’il a été raconté par le plus important quotidien du pays, le Corriere della sera.

    François a appelé un diacre permanent du diocèse de Fossano-Cuneo, pour lui fixer un rendez-vous.

    Ce diacre lui avait écrit pour lui faire part de son programme « couples dans une nouvelle union », et lui demander audience au nom de ces « couples » dont il s’occupe.

    « Il serait important que la bonté et la vérité des nouvelles unions soient reconnues par l'Eglise », dit-il.

    Si l’on comprend bien, elles sont déjà tacitement reconnues par le diocèse, puisque le programme est annoncé sur son site, et « en premier plan », s’il vous plaît.

  • Le pape et la famille

    En mai 2015, lors de la Marche pour la Vie à Rome, le pape s’était contenté d’une brève allusion lors de l’Angélus. Samedi, pour la gigantesque manifestation contre la dénaturation du mariage, le pape n’a rien dit, lors de sa « toute première audience jubilaire ». Pas un mot non plus ce jour-là dans l’Osservatore Romano.

    Antonio Socci, qui souligne et commente ce fait, ajoute que selon ses informations toutes les messes du début de matinée ont été annulées ce samedi à Saint-Pierre de Rome, car il n’a pas été jugé opportun que des messes soient célébrées pour les participants à cette manifestation…

    On remarquera d’autre part que pour Radio Vatican, qui a quand même daigné en dire un mot, il y a eu « des dizaines de milliers de personnes » à cette manifestation : comme pour l’AFP et tous les médias qui veulent en minimiser l’importance.

    Alors que la police italienne (aux ordres du pouvoir qui veut faire voter la dénaturation du mariage) a annoncé 300.000 manifestants et que plusieurs médias donnent le chiffre d’un million, ou près d’un million.

  • Un de moins

    Le centre de Planning dit par antiphrase « familial » de Bayonne a fermé, par « manque de bénévoles ». (Puisqu'on n'y fait que la promotion de la contraception et de l'avortement, il s'agit d'une institution clairement anti-familiale.)

    Cette bonne nouvelle ne figure que dans un discret article de Sud Ouest, heureusement répercuté par le Salon Beige qui ajoute : « Si le Planning familial perdure ailleurs, c'est souvent parce que l'association est généreusement subventionnée par les pouvoirs publics. Qu'en serait-il si demain l'Etat coupait toute subvention ? »

  • Le cardinal Burke et la nullité

    Dans la grande interview du cardinal Raymond Burke publiée par le Wanderer, il y a une condamnation claire et ferme (sans que le mot soit employé, évidemment), de la réforme de la procédure des déclarations de nullité de mariage édictée par François. Or le cardinal Burke était le préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, la plus haute autorité juridique du Saint-Siège, avant d’être viré par François.

    Merci à Benoît et moi de nous en donner la traduction.

  • De fil en aiguille

    L’acharnement de la clique bergoglienne à valoriser les « unions de fait » quelles qu’elles soient, homosexuelles ou adultères, et à commencer l’opération de démolition par l’autorisation de la communion aux divorcés civilement remariés, va montrer à quel point l’enseignement de saint Jean-Paul II était important et crucial pour notre temps. L’épiscopat polonais, en pointe dans la résistance, ne s’y est pas trompé. Il est regrettable que de nombreux autres évêques, même de bonne volonté et de bonne doctrine, ne connaissent pas cet enseignement. Non seulement celui des encycliques sur la vie, mais aussi sur la « théologie du corps », où Jean-Paul II évoque le sacrement de mariage, non pas selon la théologie thomisto-tridentine aggravée par le jansénisme comme le dernier sacrement, celui qui n’existe en quelque sorte que pour légaliser les ébats conjugaux nécessaires à la procréation de nouveaux membres de l’Eglise, mais comme le « sacrement primordial ». Primordial parce que institué par Dieu au paradis de l’origine. Le sacrement de la communion entre deux personnes créées à l’image de Dieu et en communion avec l’union des Trois Personnes. Le « prototype » des sacrements de la Nouvelle Alliance, dit aussi Jean-Paul II.

    C’est pourquoi toucher au sacrement de mariage fait écrouler tout l’édifice, et c’est pourquoi les ennemis de la foi ont choisi de s’attaquer au mariage, avec un incroyable luxe de moyens : deux synodes et une « année de la miséricorde ».

    Une fois que l’on aura porté atteinte au sacrement de mariage, le reste suivra. Car si l’on pense que les adultères (puis les paires homosexuelles) peuvent communier, c’est qu’on ne croit plus en l’eucharistie, en la réalité de l’eucharistie, la présence concrète de Jésus-Christ Fils de Dieu, mais en une communion qui est la célébration du vivre ensemble, d’où personne ne peut être exclu. Si l’on ne croit plus en l’eucharistie on ne croit plus au sacerdoce : le prêtre est un animateur de l’assemblée. Si on ne croit plus à cela, on ne croit plus au baptême, qui devient simplement un rite d’admission dans la communauté.

    Mais ce qui est le plus terrifiant dans ce constat, c’est que nous en sommes déjà là, et depuis longtemps. Et c’est parce que les ennemis de la foi ont réussi à détruire ainsi les sacrements, dans les faits, qu’on peut maintenant passer à l’étape suivante : les détruire en droit, par l’autorité de l’Eglise. En commençant par ce que l’on présentera comme une simple mesure de compassion, de miséricorde, d’humanité : permettre aux divorcés de communier.

    Or c’est urgent, parce que Jean-Paul II puis Benoît XVI avaient commencé, peu à peu, tant bien que mal ou tant mal que bien, à modifier la donne et à rétablir la doctrine de la foi. C’est cette urgence qui unissait la mafia de Saint-Gall, c’est cette urgence qui montre de vieux cardinaux comme Danneels et Kasper déployer une énergie colossale pour arriver à leurs fins alors qu’ils devraient couler une paisible et pieuse retraite.

    (Cette réflexion m’est venue en lisant ce texte du P. Ray Blake traduit par Benoît et moi. Sur la « théologie du corps », voir ma conférence sur Jean-Paul II et l’idéologie du genre.)

  • Ben voilà…

    François a téléphoné à Scalfari. Notamment pour lui expliquer le synode :

    La différence d’opinions entre les évêques fait partie de la modernité de l’Eglise et des différentes sociétés dans de telles œuvres, mais l’intention est commune et pour ce qui regarde l’admission des divorcés aux Sacrements elle confirme que ce principe a été accepté par le Synode. C’est cela, le résultat de fond, l’évaluation de fait sera confiée aux confesseurs, mais à la fin des parcours, qu’ils soient plus rapides ou plus lents, tous les divorcés qui le demanderont seront admis.

    Comme ça c’est clair. Le démenti de Pravda-Lombardi, s’il vient, risque de l’être moins…

    Addendum

    Il n'y aura pas de démenti officiel, dit Pravda Lombardi, parce que "ceux qui ont suivi les événements antérieurs et qui travaillent en Italie connaissent la manière d’écrire de Scalfari et sont bien au courant de ces choses".

    Voir le commentaire de Jeanne Smits. Rien à ajouter.