16 juillet 2014

A propos de ses chers vaudois

Dans sa dernière interview, François interrompt Scalfari pour dire qu’il travaille à l’union dans l’Eglise aussi « avec les vaudois, que je trouve des religieux de premier ordre ».

Benoît et moi a retrouvé un article de Sandro Magister, informant que le synode de l’« Eglise évangélique vaudoise » d’Italie, en 2010, a décidé que les pasteurs pouvaient bénir les unions homosexuelles « là où l’église locale a atteint un consensus mature et respectueux », et que cela se fait en effet.

Tels sont donc les « religieux de premier ordre », selon François s’exprimant au cours de la préparation du synode sur la famille…

(On pourra s’étonner que François connaisse les vaudois au point de donner une telle appréciation, alors qu’il s’agit aujourd'hui d’une toute petite secte sans intérêt particulier. C’est sans aucun doute qu’il était ami aussi avec les pasteurs de son autre branche : l’« Eglise évangélique vaudoise du Rio de la Plata », à cheval sur l’Uruguay et l’Argentine.)

23 mai 2014

Scandale : la fête des mères n’est pas encore interdite !

On apprend que dans une école de Haute Savoie on ne fait rien pour la fête des mères, et on ne fera rien pour la fête des pères. « Afin d’éviter les situations délicates pour de nombreux élèves ». Sic.

Ce qui m’étonne est que cela est rapporté comme un fait exceptionnel, alors que ce devrait être général. Alors que la fête des mères devrait être purement et simplement interdite. Depuis le mariage pour tous, cette fête est une évidente discrimination envers les enfants qui ont deux papas. Comme la fête des pères est une évidente discrimination envers les enfants qui ont deux mamans.

On dirait que l’idéologie officielle n’est pas encore entrée dans les têtes, et que la logique est partie en vacances… (Il est vrai que lorsque la raison est malade elle déraisonne dans tous les sens.)

22 mai 2014

Une « loi famille » ?

Il paraît que l’UMP a réussi à faire reporter, sine die, l’adoption de la « loi famille ».

Mais il n’y a pas de « loi famille ».

C’est un projet de loi qui ne concerne que les non-familles. Pour les favoriser, bien entendu, et stigmatiser au passage la « famille du passé » (dépassée).

Et au départ surtout pour légaliser la PMA pour les lesbiennes, ce qui a été supprimé. Il ne reste guère que la disposition permettant de considérer officiellement comme des parents des gens qui ne sont pas des parents (suivez mon regard).

08 mai 2014

Des idées claires ?

La Commission pour la famille du diocèse de Rajshahi, au Bangladesh, a organisé une réunion d’une journée entière pour les adolescents sur la « santé reproductive », nous dit Asianews. Le P. Emile Ekka explique : « Nous avons voulu informer les jeunes catholiques à propos de la santé reproductive, parce qu’ils n’ont pas d’idées claires à ce sujet. Mais nous sommes responsables d’eux. Dans l’avenir, ils feront des familles, donc ils ont besoin de quelques conseils de base sur la santé reproductive. »

Cela part certainement d’un bon sentiment. Mais ce qui est clair est qu’on ne peut pas donner des idées morales claires à des adolescents en utilisant un langage immoral. L’expression « santé reproductive » est une expression de la culture de mort. Elle met la femme sur le même plan que l’animal et implique (donc) le droit à l’avortement. Un chrétien ne peut pas parler de « reproduction » humaine. Les hommes ne se reproduisent pas, ils procréent : parler de santé « reproductive » n’est pas seulement anti-chrétien, c’est anti-humain.

26 mars 2014

Ce n’était pas ça du tout !

Il y a un mois, je reproduisais un propos du cardinal Barbarin sur le consistoire autour du cardinal Kasper :

« C’était 80-90% des interventions qui touchaient la question des divorcés remariés. »

Je pensais que dans l’ambiance ultra-papolâtrique du moment, l’immense majorité des cardinaux avait salué comme il convient les positions novatrices (et médiatiquement correctes) du cardinal chouchou de François.

J’apprends que c’est le contraire. A en croire du moins Marco Tosatti, qui toutefois cite beaucoup des propos tenus dans cette réunion qui était censée se tenir à huis clos, si 85% des cardinaux se sont exprimés sur la question des divorcés remariés, c’était contre les positions défendues par le cardinal Kasper…

Divine surprise…

16:03 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (4)

13 mars 2014

Bravo le Salon Beige

Le conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France a annulé l’intervention de la fanatique idéologue du genre Fabienne Brugère lors de la journée nationale de formation (sic) des délégués diocésains à la pastorale familiale du 19 mars.

Cette annulation fait suite (explicitement) à la supplique à Mgr Pontier lancée par le Salon Beige. La Croix s'en étrangle et c'est savoureux.

Bravo le Salon Beige.

Et heureusement que je n’ai pas de chapeau, parce que je serais obligé de le manger : j’avais écrit qu’on pouvait toujours signer cette supplique, en sachant que ça ne sert à rien…

20:05 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (2)

03 mars 2014

La dérive sans fin de l’épiscopat français

Le conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France organise le 19 mars un journée de formation des délégués diocésains à la pastorale familiale. L’un des deux orateurs est Fabienne Brugère, qui est en quelque sorte la représentante en France de Judith Butler, l’idéologue historique du genre.

Fabienne Brugère, professeur de philosophie à Bordeaux 3, y a invité deux fois Judith Butler. Notamment en octobre 2011, à l’occasion d’un colloque sur son œuvre, et pour la faire « Docteur Honoris Causa de l'université Michel de Montaigne ».

Le jour de la fête de saint Joseph, les délégués diocésains à la pastorale familiale auront ainsi l’honneur d’avoir une leçon de l’une des grandes spécialistes de la déconstruction du genre, à l’invitation des évêques.

Le Salon Beige publie une supplique à Mgr Pontier. On peut toujours la signer, en sachant que ça ne sert à rien, puisque le noyau dirigeant de l’épiscopat, particulièrement en ce qui concerne la « famille » et la « société », est incurablement gangrené depuis longtemps.

Cet épisode permet de comprendre à quel point est judicieuse l’idée de François de confier les questions doctrinales aux conférences épiscopales…

26 février 2014

Familles : les cardinaux se foutent de vous

Le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, a raconté au micro de Radio Vatican ce qui s’est passé au consistoire qui se tenait à huis clos…

Il a dit ceci :

« C’était 80-90% des interventions qui touchaient la question des divorcés remariés. »

Les cardinaux sont invités à parler de la pastorale du mariage et de la famille, et presque tous ne parlent que du soi-disant drame des « divorcés remariés », c’est-à-dire des adultères qui revendiquent leur fierté adultère (la "divorcés-remariés pride") et les sacrements qui vont avec.

Chez nous on disait le « mariage pour tous », à Rome on dit la « communion pour tous ». De même que le « mariage pour tous » c’est le mariage accordé aux quelques homosexuels qui le revendiquent, de même la communion pour tous c’est la communion accordée aux quelques adultères qui la réclament.

Dans les deux cas il s’agit de phénomènes marginaux érigés en problèmes majeurs et universels.

Et c’en est au point que même chez un Sandro Magister on en arrive à lire que « la famille à l'ancienne n’existe plus », que Rome en a pris conscience et qu’il faut donc prendre en compte toutes les nouvelles formes de famille. Toutes, c’est-à-dire… les divorcés remariés. Pour commencer. Après on passera aux homosexuels.

Mais c’est un mensonge de citadins vivant dans les milieux pourris. Ce n’est pas vrai que la famille traditionnelle n’existe plus. Moi j’en vois tous les jours autour de moi. De tous âges. Et je ne parle pas des catholiques pratiquants (pas encore divorcés remariés), je parle de gens qui sont plus ou moins sociologiquement chrétiens, ou qui n’ont (pour les plus jeunes, hélas) aucune attache spirituelle.

Au gouvernement français on se préoccupe de légitimer les relations homosexuelles, au Vatican on se préoccupe pour le moment de justifier les adultères.

Partout on se fout de la famille. Qu’on ne s’étonne pas des conséquences.

16:17 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (6)

17 février 2014

Les associations qu’aime Dominique Bertinotti

Sur son blog, Dominique Bertinotti recommande cinq associations (colonne de gauche, entre Politique et Développement durable) et seulement cinq, qui sont :

- Homosexualité et Socialisme

- CONTACT, dont le but est « d’aider les familles et leurs amis à accepter l’orientation sexuelle de leurs proches – d’aider les lesbiennes, gais, bisexuel-le-s, à communiquer avec leur entourage – de lutter contre les discriminations, notamment l’homophobie ».

- Inter-LGBT.

- Le SNEG (syndicat national des entreprises gaies).

- Fonds social juif unifié.

Dominique Bertinotti est ministre de la Famille.

(via Fdesouche)

11 février 2014

Quand Sandro Magister se fait avoir par un cheval de retour

Les analyses de Sandro Magister sont souvent intéressantes, tant par la qualité de la réflexion que par les références apportées. Tout récemment il publiait, dans le cadre des débats actuels, notamment en vue des prochains synodes sur la famille, un grand article intitulé « Quand l’Eglise de Rome pardonnait les remariages ».

J’ai trouvé cet article assez curieux, sans pouvoir en dire davantage parce que je ne connais à peu près rien à la question. Or il s’appuyait sur l’autorité d’un « prêtre du diocèse de Gênes, Giovanni Cereti, expert en patristique et en œcuménisme mais également, depuis plus de trente ans, assistant d’un mouvement de spiritualité conjugale, les Équipes Notre-Dame ». A priori, on est plutôt enclin à faire confiance.

Or la thèse de ce prêtre, explique John Lamont dans Rorate Caeli, a été complètement et définitivement anéantie par le jésuite Henri Crouzel, grand spécialiste des pères, notamment d’Origène, et aussi (c’est moins connu) grand spécialiste de la question du mariage et du divorce dans l’Eglise des premiers siècles. Le fait est d’autant plus frappant que Henri Crouzel (mort en 2003) était personnellement favorable à un assouplissement de la position de l’Eglise sur la question, et donc que sa critique de la thèse de Cereti n’était pas du tout un plaidoyer pro domo. (En bref, le canon du concile de Nicée sur lequel s’appuie Cereti ne dit pas du tout qu’on doit admettre le remariage de gens dont le conjoint est toujours vivant, mais qu’on doit admettre le remariage de gens dont le conjoint est mort : il s’agissait de s’opposer aux montanistes et aux catholiques influencés par le rigorisme de ces hérétiques.)

Sandro Magister parlait d’une étude « récente ». Or le livre de Cereti, qui vient d’être réédité (on comprend pourquoi) date en réalité de 1977. Et c’est à cette époque que Crouzel a montré que ce n’était qu’un tissu d’erreurs.

Mais tout le monde a oublié...

Et John Lamont conclut :

« La relance de l’ouvrage de Cereti est un signe des temps intéressant. En un sens, c’est un trait caractéristique du pontificat actuel ; de vieux radicaux des années 70 jugent que leur heure est enfin venue, et repartent à l’offensive. L’ancienneté de leurs positions peut même être un avantage, parce que les réfutations produites quand elles ont d’abord été mises en avant sont oubliées depuis longtemps – qui connaît maintenant Crouzel et ses critiques ? Mais leurs vues ne sont pas simplement la reviviscence d’un âge passé. Leur succès a été préparé par une longue campagne visant à affaiblir leurs adversaires, par les méthodes classiques d’une propagande constante et d’un cadrage réussi de la question. Une victoire fondamentale a été l’introduction même du terme “remariage” dans le débat. Dans le cas de gens qui se marient civilement alors qu’ils ont une épouse en vie, ce n’est pas un cas de remariage : c’est un cas de bigamie. Une fois qu’on aura mis les catholiques en face du fait que le débat actuel est de savoir si l’on doit admettre les bigames à la communion, on peut espérer une bonne solution. Cependant, d’ici que cela n'arrive, nous sommes voués à endurer davantage de recyclage de vieux bidonnages comme celui de Cereti. »

17:55 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (5)

15 janvier 2014

Une régression historique

François Hollande a annoncé « la fin des cotisations familiales » des entreprises d’ici 2017, ce qui « représente 30 milliards d’euros de charges ».

C’est une régression sociale historique, qui fait revenir la France au libéralisme antisocial du XIXe siècle et met fin à ce qui fut une belle page du christianisme social.

Les cotisations des entreprises pour financer des allocations familiales, ce fut une invention de patrons catholiques voulant mettre en œuvre la doctrine sociale de l’Eglise. Ce fut d’abord des initiatives individuelles, jusqu’à ce qu’en 1918 le syndicat des constructeurs de l’Isère, sous l’influence d’Emile Romanet, crée ce qui fut judicieusement appelé une « caisse de compensation ».

Cela se développa, grâce notamment à la CFTC, et en 1932 une loi rendait obligatoire l’adhésion des entreprises de l’industrie et du commerce à une caisse de compensation.

En 1932, pas en 1947 comme on le voit partout.

En 2014, le socialiste Hollande revient donc sur cet acquis social et fait retourner la France au libéralisme sans foi ni loi ni famille. Ce qui n’est pas illogique, une fois qu’on a détruit la notion même de famille par le soi-disant mariage entre personnes du même sexe.

Ce qui est à hurler, en revanche, est que l’on voit l’opposition comme le Medef saluer cet « allégement de charges », sans qu’il y ait une personnalité, une seule personnalité, pour dénoncer cette régression historique, attentat contre la justice et la solidarité.

07 janvier 2014

La République contre Fontgombault

Le préfet de l’Indre avait demandé à la municipalité de Fongombault de retirer sa délibération contre le soi-disant « mariage » homosexuel. La municipalité n’a pas répondu. Le préfet a donc saisi le tribunal administratif de Limoges pour que soit annulée cette délibération « anticonstitutionnelle ».

Eh oui, elle osait parler d’une « loi naturelle supérieure aux lois humaines ».

En attendant que le tribunal administratif nous rappelle que pour la République il n’existe pas de « loi naturelle supérieure aux lois humaines », on remerciera une fois encore les élus de Fontgombault d’avoir osé le proclamer.

03 janvier 2014

Le divorce sans juge

Un rapport remis à Christiane Taubira préconise de supprimer le passage devant le juge pour le divorce par consentement mutuel. Et bien entendu le ministre appelé par antiphrase « de la Famille », Dominique Bertinotti, approuve cette « simplification ».

Au fond, il n’y a rien à dire : quand on a détruit le sens même du mot mariage, il est logique qu’il puisse être rompu comme n’importe quel autre contrat.

02 décembre 2013

Bravo les Croates !

Les catholiques croates ont réussi à imposer un référendum sur le mariage. Le vote a eu lieu hier. Sans surprise, le résultat est de 65% pour l’inscription dans la Constitution de la définition du mariage comme de l’union entre un homme et une femme. Le référendum d’initiative populaire est contraignant.

Il faut lire chez Benoît et moi l’article qui détaille tout ce que l’establishment post-communiste croate a mis en œuvre pour empêcher le référendum.

Après avoir ostensiblement voté non, le Premier ministre a osé dire : « Nous ne devrions pas nous mêler de l'espace intime d'une famille. »

Et dans la foulée il a annoncé que le projet de loi sur les unions civiles serait présenté dans les prochains jours…

 

17 septembre 2013

Par méchanceté idéologique

Le projet de loi de Najat Vallaud-Belkacem sur « l’égalité entre les femmes et les hommes », examiné depuis hier au Sénat, a comme mesure phare une réforme du « congé parental » inspirée par l’idéologie du genre.

Comme il n’y a que 3% des pères qui l’utilisent, on décide que désormais tout couple aura droit à droit à six mois de congé en plus des six mois actuels si c'est le « deuxième parent » qui en bénéficie ; et à partir de deux enfants la durée du congé pourra être raccourcie de six mois si le « deuxième parent » ne les prend pas.

Il s’agit donc d’obliger les pères à prendre un congé parental, et les mères à retravailler plus tôt. Parce qu’on considère, au nom de l’égalité, que le père et la mère sont interchangeables. Ce qui est une pure méchanceté vis à vis des mères, et plus encore des bébés. Car pour un bébé, la mère ou le père, ce n’est pas du tout la même chose, et l’on n’a pas encore vu un père continuer à nourrir son enfant au sein.

Mais ce gouvernement nous a déjà amplement montré qu’il ne tenait aucun compte de la nature, ou plutôt qu’il niait la nature. Et donc qu’il se fiche complètement de savoir s’il est bon pour un bébé d’être nourri au sein, et d’avoir sa mère près de lui.

Cela dit, il ne faut pas croire que cette mesure soit sortie du cerveau de la jolie Marocaine, même si on imagine qu’elle s’éclate à imposer à la France des horreurs qu’elle n’aurait même pas pu évoquer dans son pays d’origine, lorsqu’elle était conseiller du roi, juste avant de devenir ministre de la République. C’était une mesure annoncée et prévue par la (moins jolie) Roselyne Bachelot fin 2011.

J’avais écrit un jour que la différence entre la droite et la gauche, c’était cinq ans, mais là, c’est même pas deux ans…

La vérité de la conjugalité

Jeanne Smits a traduit une remarquable conférence du cardinal Caffarra, archevêque de Bologne, sur le mariage. Ce texte est manifestement nourri de la « théologie du corps » de Jean-Paul II, un apport très important, qui n’a pas encore été assez étudié, et dont on constate ici qu’il est d’une actualité plus cruciale qu’à l’époque où cet enseignement fut délivré.

15:41 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (7)

13 août 2013

Loi Taubira : le Conseil d’Etat saisi

Le Conseil d’Etat fait savoir qu’il a été saisi le 2 août par l’Union des familles en Europe (UFE). Cette association, faisant valoir que la loi Taubira viole le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (« Le droit de se marier et de fonder une famille est reconnu à l’homme et à la femme à partir de l’âge nubile »), demande qu’elle soit « déclarée inapplicable », et donc que soient annulés son décret d’application ainsi que l’arrêté sur la modification du livret de famille. L’UFE précise que si elle est déboutée elle portera l’affaire devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU.

Le Conseil d’Etat précise pour sa part qu’il a été également saisi par l'Union départementale des assocations familiales des Hauts-de-Seine (UDAF 92), la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et Franck Meyer, maire de Sotteville-sous-le-Val, président du Collectif des maires pour l'enfance.

19 juin 2013

La Marche pour tous porte plainte contre un directeur d’école

Parmi les écoles catholiques qui prétendent interdire aux élèves le port du sweat représentant les silhouettes d’un homme, d’une femme et deux enfants, il y a le groupe scolaire Saint-Vincent-Providence de Rennes (école, collège, lycée). Le directeur a même envoyé une lettre aux parents d’élèves pour le leur signifier. Des représentants de la Manif pour tous (LMPT) ont décidé de rencontrer le directeur pour qu’il revienne sur sa décision. Celui-ci a refusé. LMPT a donc décidé de porter plainte pour discrimination et concurrence déloyale. Car la désormais fameuse silhouette de la famille est le logo de la marque LMPT, et il n'est pas légitime d'interdire le port d'un sweat-shirt LMPT plus qu'un sweat-shirt d'une autre marque commerciale…

(Via Le Salon Beige)

03 juin 2013

Le nouvel attentat contre la famille

Le gouvernement qui vient de détruire le mariage n’a pas osé, pour le moment, détruire les allocations familiales. Il se venge en abaissant le quotient familial.

Analyse trouvée sur le site du Parisien, et qui dit tout :

« Compte tenu de la complexité du calcul du quotient familial, pratiquement aucun ménage n'est en mesure de connaître l'impact de la mesure sur sa feuille d'impôt. En moyenne, cela revient à augmenter l'impôt sur le revenu de 68 euros par mois pour les familles concernées, soit environ un million de ménages. »

28 mai 2013

« Evêque, c’est par toi que je meurs »

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Les occasions sont hélas fréquentes d’actualiser l’apostrophe de sainte Jeanne d’Arc. Comment ne pas la réitérer quand on voit cette photographie de l’archevêque de Rouen accueillant chaleureusement et tout sourire la « présidente » des fêtes de Jeanne d’Arc 2013, porte-parole marocaine et musulmane du gouvernement français, ministre des Droits des femmes et ardente militante du prétendu « mariage » homosexuel. Une autre photo (dans le diaporama ici à la fin de l’article) montre Mgr Descubes écoutant religieusement l’allocution de Najat. A quelques dizaines de mètres de la nomenklatura politico-religieuse, des chrétiens sont parqués par les forces de l’ordre sous la surveillance de CRS en tenue de combat, des chrétiens et d’autres gens normaux considérés comme des séditieux parce qu’ils disent comme l’Eglise catholique et comme le dictionnaire officiel de la République française et comme le bon sens universel qu’il ne peut y avoir de mariage qu’entre un homme et une femme.

Demain mercredi, la même Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, assistera au prétendu premier « mariage » entre deux hommes. A Montpellier. C’est elle, paraît-il, qui avait suggéré à Vincent Autin, président de l'Inter-LGBT Languedoc-Roussillon, d’inaugurer la loi, et qui sera donc la « marraine » de cette parodie de cérémonie républicaine. Ce sera demain, parce que le décret d’application a été publié aujourd’hui au Journal Officiel. Il y a des lois qui attendent des mois, voire des années, un décret d’application (et il n’est pas si rare que le décret n’arrive jamais), mais pour la loi de destruction du mariage il n’aura fallu que dix jours. C’était tellement urgent de piétiner la loi naturelle, et l’Eglise qui la défend, et les millions de Français qui refusent l’infamie.

24 mai 2013

En Croatie

Le collectif croate “Au nom de la famille” annonce avoir réuni 380.000 signatures, en une semaine, sur sa pétition demandant que la Constitution spécifie que le mariage est l’union d’une femme et d’un homme.

Or la collecte de 375.000 signatures (10% du corps électoral) en deux semaines oblige le gouvernement à organiser un référendum.

Le collectif continue de collecter des signatures. Il y aura donc un référendum, dont on connaît d’avance le résultat. Heureux Croates…

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le même jour, le Tribunal constitutionnel a suspendu le programme d’éducation sexuelle imposé dans les écoles en février, à cause du module « parité genre/sexe et notions de comportement sexuel responsable ».

 

15 mai 2013

La polygamie partiellement reconnue

Un arrêt de la Cour de cassation, le 7 avril dernier, est passé inaperçu en France, mais pas en Afrique…

La Cour de cassation a décidé, révèle Valeurs actuelles, qu'un parent algérien installé en France peut toucher des allocations familiales au titre de ses enfants nés en Algérie si ceux-ci viennent le rejoindre.

Il est vrai que, dit comme ça, on ne voit pas où est la nouveauté. La nouveauté, c’est qu’en raison du principe de non-discrimination, la Cour de cassation précise qu’il s’agit de tout enfant, y compris en dehors du regroupement familial.

Et quels sont ces enfants jusqu’ici exclus du regroupement familial ? Les enfants de familles polygames, puisque la famille c’est un seul père et une seule mère. On se demande d’ailleurs bien pourquoi, puisque bientôt ce sera un parent 1 et un parent 2 : on ne voit pas pourquoi il n’y aurait pas un parent 3 et un parent 4, d’ailleurs on y viendra forcément. Et la Cour de cassation, d’une certaine façon, prend les devants. Le principe de non-discrimination interdit toute discrimination, donc oblige à reconnaître les familles polygames. Pour les allocations, pour commencer.

Et il est bien évident que ce qui est jugé pour un Algérien l’est pour tout le monde. Pour toute l’Afrique, notamment.

08 mai 2013

La démographie japonaise en baisse constante

Le 5 mai au Japon c’est la Fête des Enfants, un jour férié pour honorer les enfants, mais aussi les mères, et les familles. Les vraies familles, dans ce pays où aucune forme d’union homosexuelle n’est légale.

Mais les enfants, il y en a de moins en moins. Comme chaque année le 5 mai, le gouvernement a publié les statistiques arrêtées au 1er avril précédent. Elles indiquent une diminution de 150.000 enfants de moins de 15 ans en un an. Et c’est la 32e baisse consécutive.

Il est manifeste que cela va finir par affecter gravement la troisième économie du monde, d’abord en ce qui concerne les retraites. Mais pour l’heure aucun gouvernement n’a envisagé une quelconque mesure d’incitation à la natalité.

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La carpe noire, c’est le papa ; la carpe rouge, c’est la maman. Viennent ensuite les enfants… s’il y en a plusieurs. Au Japon il n’y a pas de politique obligatoire de l’enfant unique, mais on y arrive aussi par les « valeurs » de la société de consommation…

Bon, soyons un peu plus optimiste, on peut voir cela aussi :

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11:52 Publié dans Dans le monde, Famille | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : japon

23 avril 2013

La destruction du mariage a été adoptée

L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture le projet de loi Taubira par 331 voix contre 225.

Les députés de l’UMP ont aussitôt déposé un recours devant le Conseil constitutionnel.

Ce recours est suspensif.

La France n’est donc pas (encore) « le 14e pays à autoriser le mariage homosexuel ».

02 avril 2013

L’obsession

Le fameux rapport Fragonard sur les allocations familiales, qui doit être présenté jeudi mais a été dévoilé hier par Les Echos, prévoit, naturellement, de « moduler » les allocations selon conditions de ressources. Bref de détruire le principe même des allocations familiales, comme le veut la pensée unique. Mais avec cette diabolique hypocrisie de prétendre qu’on conserve « le principe d’universalité des allocations familiales » au moment même où on le détruit…

01 mars 2013

Luc Chatel, encore

Luc Chatel se prononce, dans une interview à Paris-Match, en faveur d'une fiscalisation des allocations familiales.

Normal, de la part de celui qui, ministre de l’Education, avait fait une priorité de la soi-disant « lutte contre l’homophobie », c’est-à-dire de la propagande homosexuelle, avec publicité pour les pires lobbies, et qui est un partisan fanatique de l’idéologie du genre…

Ce qui est pratique avec des hommes de droite comme ça, c’est qu’on n’a pas besoin de la gauche.

19 février 2013

Boutin divague

Sur LCP ce matin, puis dans un communiqué, Christine Boutin explique qu’elle accepterait éventuellement, en ce temps de crise, une fiscalisation provisoire des allocations familiales, à condition que soit retiré le projet de loi de « mariage » homosexuel.

Comme le dit Christine Boutin, le « mariage » homosexuel est beaucoup plus grave que la fiscalisation des allocations familiales. Et même infiniment : ce n'est pas de même nature.

Mais on ne peut pas dissocier les deux affaires et jouer l’une contre l’autre, car elles sont parallèles.

Si nous sommes contre le « mariage » homosexuel, c’est tout simplement parce que le mariage est, par définition, entre un homme et une femme, et qu’il ne peut donc pas davantage y avoir mariage homosexuel que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.

C’est la même chose avec les allocations familiales : c’est le principe même des allocations familiales qu’elles ne soient pas fiscalisées ou délivrées sous conditions de ressources. C’est dans leur définition, au moment où elles ont été créées. Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’un revenu. Il ne peut pas davantage y avoir allocations familiales fiscalisées que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.

On peut parfaitement envisager des aides aux familles qui soient fiscalisées, mais ce ne sont plus des « allocations familiales ». Il faut leur donner un autre nom. De même qu’une union légale (quoique toujours illégitime) entre personnes de même sexe ne peut pas être appelée « mariage ».

Car, même sous François Hollande, les mots ont encore un sens. Et il est regrettable que Christine Boutin l’oublie pour proposer un stupide marchandage.

18 février 2013

Didier Migaud a retrouvé le serpent de mer

Aussi étonnant que ça paraisse, Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, qui n’est pas tombé de la première pluie, déclare qu’on peut envisager de fiscaliser les allocations familiales. Le gouvernement répond qu’il attend le rapport qui a été demandé « à un ancien président de chambre à la Cour des comptes, Bertrand Fragonard, le grand spécialiste de ces questions sur la politique familiale ».

On comprend que le gouvernement cherche des sous, partout où il peut en trouver, et qu’un gouvernement socialiste en profite pour pénaliser les (vraies) familles. Mais sur le plan des principes, on ne peut évidemment pas fiscaliser les allocations familiales, ou alors il faut les appeler autrement. Et sur le plan politique, les tentatives de le faire ont toujours été un échec. Le premier à avoir voulu fiscaliser les allocations familiales, c’était Alain Juppé, en 1995, dans le cadre d’un plan général qui suscita de gigantesques grèves (c’est là que Juppé était « droit dans ses bottes), et le plan fut abandonné. Puis en 1997 Lionel Jospin voulut les mettre sous condition de ressources, et il dut également abandonner, alors que c’était une de ses promesses de campagne. Depuis lors, le projet ressurgit périodiquement. On l’a entendu dans la bouche de Bruno Le Maire ou de Jacques Attali…

08 février 2013

Mariton trahison

Hervé Mariton est un député UMP connu pour sa défense de la famille. Selon les médias il est « le chef de file des députés UMP qui mènent la guérilla parlementaire » contre le projet de loi de destruction du mariage.

Et voilà qu’aujourd’hui il a fait adopter par l’Assemblée – à l’unanimité - un de ses amendements. Un amendement qui corrige un article laissant penser que la loi pouvait s’appliquer différemment dans les territoires d’outre-mer : si cet amendement n’avait pas été adopté, la loi aurait été inconstitutionnelle.

C’est pourquoi Hervé Mariton a été salué par le président socialiste de la commission des lois, et par Christiane Taubira, et par de grands sourires sur les bancs socialistes.

Et Hervé Mariton est tout content de lui. Il a même déclaré qu’ainsi « la loi est cohérente avec l’organisation de nos institutions ».

Sic.

Alors que s’il n’avait rien fait la loi aurait été rejetée par le Conseil constitutionnel…

01 février 2013

Le propos discriminatoire de Sandrine Mazetier

Dans une question écrite au ministre de l’Education, le député socialiste Sandrine Mazetier, vice-présidente de l’Assemblée nationale, demande que l’on ne parle plus d’écoles maternelles, parce que cela « laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes ». Elle propose de « remplacer ce nom genré (sic) par un nom neutre » (comme « première école » ou « école élémentaire ») qui « redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leur enfant ».

On remarque d’abord que l’idéologie du genre rend fou. Ce que l’on le savait déjà.

Mais on découvre avec stupéfaction qu’une personne si attentive aux questions du genre évoque la place qui revient au père… Comme si le père était autre chose que la mère. Car c’est la même Sandrine Mazetier qui va voter la destruction de la famille et le remplacement du père et de la mère par « parent 1 » et « parent 2 ». Et son propos est du reste violemment discriminatoire envers les paires homosexuelles. Quelle est donc la place qui revient au père dans une famille où les « parents » sont deux femmes ?