15 mai 2013

La polygamie partiellement reconnue

Un arrêt de la Cour de cassation, le 7 avril dernier, est passé inaperçu en France, mais pas en Afrique…

La Cour de cassation a décidé, révèle Valeurs actuelles, qu'un parent algérien installé en France peut toucher des allocations familiales au titre de ses enfants nés en Algérie si ceux-ci viennent le rejoindre.

Il est vrai que, dit comme ça, on ne voit pas où est la nouveauté. La nouveauté, c’est qu’en raison du principe de non-discrimination, la Cour de cassation précise qu’il s’agit de tout enfant, y compris en dehors du regroupement familial.

Et quels sont ces enfants jusqu’ici exclus du regroupement familial ? Les enfants de familles polygames, puisque la famille c’est un seul père et une seule mère. On se demande d’ailleurs bien pourquoi, puisque bientôt ce sera un parent 1 et un parent 2 : on ne voit pas pourquoi il n’y aurait pas un parent 3 et un parent 4, d’ailleurs on y viendra forcément. Et la Cour de cassation, d’une certaine façon, prend les devants. Le principe de non-discrimination interdit toute discrimination, donc oblige à reconnaître les familles polygames. Pour les allocations, pour commencer.

Et il est bien évident que ce qui est jugé pour un Algérien l’est pour tout le monde. Pour toute l’Afrique, notamment.

08 mai 2013

La démographie japonaise en baisse constante

Le 5 mai au Japon c’est la Fête des Enfants, un jour férié pour honorer les enfants, mais aussi les mères, et les familles. Les vraies familles, dans ce pays où aucune forme d’union homosexuelle n’est légale.

Mais les enfants, il y en a de moins en moins. Comme chaque année le 5 mai, le gouvernement a publié les statistiques arrêtées au 1er avril précédent. Elles indiquent une diminution de 150.000 enfants de moins de 15 ans en un an. Et c’est la 32e baisse consécutive.

Il est manifeste que cela va finir par affecter gravement la troisième économie du monde, d’abord en ce qui concerne les retraites. Mais pour l’heure aucun gouvernement n’a envisagé une quelconque mesure d’incitation à la natalité.

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La carpe noire, c’est le papa ; la carpe rouge, c’est la maman. Viennent ensuite les enfants… s’il y en a plusieurs. Au Japon il n’y a pas de politique obligatoire de l’enfant unique, mais on y arrive aussi par les « valeurs » de la société de consommation…

Bon, soyons un peu plus optimiste, on peut voir cela aussi :

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23 avril 2013

La destruction du mariage a été adoptée

L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture le projet de loi Taubira par 331 voix contre 225.

Les députés de l’UMP ont aussitôt déposé un recours devant le Conseil constitutionnel.

Ce recours est suspensif.

La France n’est donc pas (encore) « le 14e pays à autoriser le mariage homosexuel ».

02 avril 2013

L’obsession

Le fameux rapport Fragonard sur les allocations familiales, qui doit être présenté jeudi mais a été dévoilé hier par Les Echos, prévoit, naturellement, de « moduler » les allocations selon conditions de ressources. Bref de détruire le principe même des allocations familiales, comme le veut la pensée unique. Mais avec cette diabolique hypocrisie de prétendre qu’on conserve « le principe d’universalité des allocations familiales » au moment même où on le détruit…

01 mars 2013

Luc Chatel, encore

Luc Chatel se prononce, dans une interview à Paris-Match, en faveur d'une fiscalisation des allocations familiales.

Normal, de la part de celui qui, ministre de l’Education, avait fait une priorité de la soi-disant « lutte contre l’homophobie », c’est-à-dire de la propagande homosexuelle, avec publicité pour les pires lobbies, et qui est un partisan fanatique de l’idéologie du genre…

Ce qui est pratique avec des hommes de droite comme ça, c’est qu’on n’a pas besoin de la gauche.

19 février 2013

Boutin divague

Sur LCP ce matin, puis dans un communiqué, Christine Boutin explique qu’elle accepterait éventuellement, en ce temps de crise, une fiscalisation provisoire des allocations familiales, à condition que soit retiré le projet de loi de « mariage » homosexuel.

Comme le dit Christine Boutin, le « mariage » homosexuel est beaucoup plus grave que la fiscalisation des allocations familiales. Et même infiniment : ce n'est pas de même nature.

Mais on ne peut pas dissocier les deux affaires et jouer l’une contre l’autre, car elles sont parallèles.

Si nous sommes contre le « mariage » homosexuel, c’est tout simplement parce que le mariage est, par définition, entre un homme et une femme, et qu’il ne peut donc pas davantage y avoir mariage homosexuel que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.

C’est la même chose avec les allocations familiales : c’est le principe même des allocations familiales qu’elles ne soient pas fiscalisées ou délivrées sous conditions de ressources. C’est dans leur définition, au moment où elles ont été créées. Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’un revenu. Il ne peut pas davantage y avoir allocations familiales fiscalisées que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.

On peut parfaitement envisager des aides aux familles qui soient fiscalisées, mais ce ne sont plus des « allocations familiales ». Il faut leur donner un autre nom. De même qu’une union légale (quoique toujours illégitime) entre personnes de même sexe ne peut pas être appelée « mariage ».

Car, même sous François Hollande, les mots ont encore un sens. Et il est regrettable que Christine Boutin l’oublie pour proposer un stupide marchandage.

18 février 2013

Didier Migaud a retrouvé le serpent de mer

Aussi étonnant que ça paraisse, Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, qui n’est pas tombé de la première pluie, déclare qu’on peut envisager de fiscaliser les allocations familiales. Le gouvernement répond qu’il attend le rapport qui a été demandé « à un ancien président de chambre à la Cour des comptes, Bertrand Fragonard, le grand spécialiste de ces questions sur la politique familiale ».

On comprend que le gouvernement cherche des sous, partout où il peut en trouver, et qu’un gouvernement socialiste en profite pour pénaliser les (vraies) familles. Mais sur le plan des principes, on ne peut évidemment pas fiscaliser les allocations familiales, ou alors il faut les appeler autrement. Et sur le plan politique, les tentatives de le faire ont toujours été un échec. Le premier à avoir voulu fiscaliser les allocations familiales, c’était Alain Juppé, en 1995, dans le cadre d’un plan général qui suscita de gigantesques grèves (c’est là que Juppé était « droit dans ses bottes), et le plan fut abandonné. Puis en 1997 Lionel Jospin voulut les mettre sous condition de ressources, et il dut également abandonner, alors que c’était une de ses promesses de campagne. Depuis lors, le projet ressurgit périodiquement. On l’a entendu dans la bouche de Bruno Le Maire ou de Jacques Attali…

08 février 2013

Mariton trahison

Hervé Mariton est un député UMP connu pour sa défense de la famille. Selon les médias il est « le chef de file des députés UMP qui mènent la guérilla parlementaire » contre le projet de loi de destruction du mariage.

Et voilà qu’aujourd’hui il a fait adopter par l’Assemblée – à l’unanimité - un de ses amendements. Un amendement qui corrige un article laissant penser que la loi pouvait s’appliquer différemment dans les territoires d’outre-mer : si cet amendement n’avait pas été adopté, la loi aurait été inconstitutionnelle.

C’est pourquoi Hervé Mariton a été salué par le président socialiste de la commission des lois, et par Christiane Taubira, et par de grands sourires sur les bancs socialistes.

Et Hervé Mariton est tout content de lui. Il a même déclaré qu’ainsi « la loi est cohérente avec l’organisation de nos institutions ».

Sic.

Alors que s’il n’avait rien fait la loi aurait été rejetée par le Conseil constitutionnel…

01 février 2013

Le propos discriminatoire de Sandrine Mazetier

Dans une question écrite au ministre de l’Education, le député socialiste Sandrine Mazetier, vice-présidente de l’Assemblée nationale, demande que l’on ne parle plus d’écoles maternelles, parce que cela « laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes ». Elle propose de « remplacer ce nom genré (sic) par un nom neutre » (comme « première école » ou « école élémentaire ») qui « redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leur enfant ».

On remarque d’abord que l’idéologie du genre rend fou. Ce que l’on le savait déjà.

Mais on découvre avec stupéfaction qu’une personne si attentive aux questions du genre évoque la place qui revient au père… Comme si le père était autre chose que la mère. Car c’est la même Sandrine Mazetier qui va voter la destruction de la famille et le remplacement du père et de la mère par « parent 1 » et « parent 2 ». Et son propos est du reste violemment discriminatoire envers les paires homosexuelles. Quelle est donc la place qui revient au père dans une famille où les « parents » sont deux femmes ?

13 décembre 2012

Le Collectif des maires pour l’enfance va lancer un appel

Le Collectif des maires pour l’enfance, dont la pétition a recueilli la signature de plus de 18.000 maires et adjoints, a recensé jusqu’ici 416 communes « dans lesquelles aucun élu n'est disposé à célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe ». Il annonce qu’il va lancer un appel à François Hollande, samedi midi, depuis le Trocadéro, « pour qu'il retire le projet de loi et organise en urgence des Etats généraux de la Famille ».

(Information 20 minutes)

04 décembre 2012

Ce sont vraiment des malades

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, étudie une réforme du congé parental qui consistera à obliger le père et la mère de s'arrêter au minimum chacun trois mois pour bénéficier de la prestation. Au nom de la parité. «Ceux qui ne jouent pas le jeu de l'égalité seront pénalisés. Nous l'assumons», précise-t-on au ministère.

La réforme sera intégrée au projet de loi sur les droits des femmes qui sera débattu à l'Assemblée au printemps.

27 novembre 2012

La pilule gratuite… et secrète

En première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale avait été voté notamment la gratuité de la contraception pour les mineurs. En deuxième lecture a été voté un amendement du ministre des Affaires sociales et de la Santé, ajoutant que « la délivrance et la prise en charge de contraceptifs sont protégées par le secret pour les personnes mineures ».

C’est une nouvelle atteinte aux droits imprescriptibles des parents. Et à la santé publique, morale et physique.

03 octobre 2012

L’Ukraine contre toute promotion de l’homosexualité

Le Parlement ukrainien a adopté hier en première lecture un projet de loi qui permet de condamner à cinq ans de prison toute personne convaincue d'importer, de produire ou de distribuer « des ouvrages faisant la promotion de l'homosexualité ».

Extrait de l’exposé des motifs :

« Certains médias, allant à l'encontre des intérêts de la société et de l'Etat, se font les avocats d'une attitude tolérante à l'égard de choses telles que les relations sexuelles entre personnes du même sexe. La propagation de l'homosexualité constitue une menace pour la sécurité nationale, car elle entraîne une épidémie de VIH/sida, détruit également l'institution de la famille et peut provoquer une crise démographique. »

06 août 2012

La Morano ne s’arrange pas…

Sur RTL, Nadine Morano, s’affirmant catholique, affirme aussi qu’elle rejette la proposition de prière du 15 août parce qu’elle est en faveur du “mariage” homosexuel et que « la Vierge Marie à laquelle je suis très attachée ne rejette aucun de ses enfants ». Sic. Et elle-même, la Morano, est « très attachée aux droits de tous les enfants », y compris « ceux qui sont élevés par des couples de même sexe ».

Jusque-là, rien que le délire normal du politicien qui se dit catholique et dit le contraire de la morale catholique.

Mais elle ajoute : « L'amour d'un père et d'une mère, évidemment, c'est ce qu'on souhaite tous. Simplement, c'est oublier que 85% des violences faites à l'enfant le sont dans des familles traditionnelles. »

Combien d’auditeurs réfléchiront à l’imposture du propos ?

Si 85% des violences faites à l'enfant le sont dans des familles traditionnelles, cela veut dire qu’il y a incroyablement plus de violences faites à l’enfant dans les soi-disant « familles homoparentales ». Car on estime qu’il y a moins de 1% des couples qui sont homosexuels, et parmi eux environ 10% qui ont des enfants… Cela fait donc 15% des violences ayant lieu dans le 0,1% de « familles homoparentales »…

N.B. On ne trouve nulle part sur internet le chiffre donné par Nadine Morano. Le seul 85% que l’on trouve concerne les agresseurs sexuels d’enfants : ils sont connus de l’enfant dans 85% des cas (donc appartiennent très souvent à la famille).

08 décembre 2011

SOS Homophobie

Le lobby SOS Homophobie a décerné le prix européen contre l’homophobie, le « Tolerantia preis 2011 », aux députés Olivier Dussopt (PS) et Franck Riester (UMP) – celui-ci venant d’autre part de faire son « coming out » - pour leur engagement à « mettre fin à la discrimination qui empêche les couples de même sexe de se marier », « à ce traitement discriminatoire fondé sur une conception archaïque de l'ordre social ».

Ceux qui sont opposés à ce « mariage » sont donc coupables de discrimination, ce qui est puni par la loi, et d’homophobie, ce qui est également un délit.

Ou bien SOS Homophobie dit n’importe quoi, ou bien il faut déférer des centaines d’élus et des millions de citoyens devant la justice.

12 juillet 2011

L’initiative « pour les familles »

Une vraie rafale d’initiatives populaires, en Suisse, ces derniers jours, dues à l’UDC.

Le 4 juillet, les 100.000 signatures étaient déposées pour l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée ».

Le 7 juillet, les 100.000 signatures étaient déposées pour l’initiative visant à ce que le Conseil fédéral (le gouvernement de 7 membres) soit élu directement par le peuple, et non plus par les magouilles politiciennes du Parlement.

Aujourd’hui, les 100.000 signatures ont été déposées pour une initiative « pour les familles », visant à ce que les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants bénéficient d'une déduction fiscale égale à celle accordée aux familles qui confient leurs enfants à des tiers (jusqu’à 10.000 francs – ben oui, en Suisse ils ont le franc…).

05 avril 2011

L’OIT et le travail dominical

L’OIT (Organisation internationale du Travail), saisie par FO, critique une nouvelle fois l’extension du travail dominical en France et demande au gouvernement de revoir la question. Voici les conclusions. (Pour le texte complet, voir le rapport, à partir de la page 728.)

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20 janvier 2011

Etat des lieux

« Nous ne voulons pas d'une société où l'homme est égaré dans le désert de la concupiscence… Le slogan “deux enfants suffisent” appartient à l'humanisme occidental où l'on dit “l'enfant est gênant, allez profiter de votre vie”… Nous avons dit que deux enfants ne suffisent pas et certains s'y sont opposés… Le modèle de deux enfants correspond à la destruction des nations. Que deviendrons-nous dans 50 ans avec deux enfants par famille ? La même chose que ce qui arrive à l'Europe ! »

Ces propos sont de Mahmoud Ahmadinejad.

Il a précisé que l'Iran voulait développer un « modèle islamo-iranien de développement » basé sur les valeurs morales islamiques, et a ajouté: « Avec ce modèle nous pouvons conquérir le monde. »

Tout est là.

16 novembre 2010

Les « familles » « monoparentales »

« Le nombre de familles monoparentales explose », titrait hier Le Parisien.

28% des familles parisiennes sont monoparentales, contre 26% il y a dix ans. Cela concerne 100.000 enfants. La moyenne française est de 20%.

Le Conseil de Paris crée une mission d’information et d’évaluation : « Malgré toutes les aides de la mairie ou des allocations familiales, on constate que ces familles, qui sont en fait à 85% des femmes seules avec un enfant, sont de plus en plus pauvres : 40% d’entre elles vivent avec moins de 1350 € par mois. »

Début novembre, le rapport du secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel sur la délinquance juvénile constatait que ce problème se produit surtout aussi des familles monoparentales, ajoute Novopress.

Tel est le brillant résultat de la légalisation du divorce, de la contraception (cf. Humanae vitae 17) et de l’avortement (qui relève de la même idéologie).

06 novembre 2010

Un blog sur la famille…

« L’Eglise qui est en France » lance un blog sur la famille…

Le but est de rompre avec "l'idée selon laquelle l'Eglise a une vision normative de la famille et que si on n'est pas conforme à ce modèle, on est exclu de l'Eglise", a expliqué Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et président du Conseil Famille et Société.

L’Eglise n’a pas de vision normative de la famille : c’est ce qu’on lit aussi dans les orientations du synode du diocèse de... Rouen, que j’analyse dans le dernier numéro de Daoudal Hebdo.

Ce blog s'adresse à tous ceux qui pensent ne pas avoir ou ne plus avoir leur place dans l'Eglise, parce qu'ils sont divorcés, qu'ils vivent maritalement ou qu'ils sont homosexuels, précise Monique Baujard, directrice du Service Famille et Société de la Conférence des évêques de France.

Ouf. Ce blog ne s'adresse donc pas à moi, ni à aucun catholique qui vit selon la vision normative de la famille que l’Eglise n’a pas.

Le problème, c’est que j’ai peur de ne pas faire partie de la même Eglise que ces gens-là…

30 octobre 2010

Un juge parle de « famille » homosexuelle

Le juge des affaires familiales de Briey, en Meurthe-et-Moselle, a accordé à une femme homosexuelle séparée de sa compagne un droit de visite à l’enfant de celle-ci. Elle aura le droit de rencontrer le petit garçon et de vivre avec lui un week-end sur deux et la moitié des vacances. Ce qui est le jugement classique en cas de divorce. Sauf qu’ici il n’y a pas de divorce, et surtout que la femme qui a obtenu ce droit n’a aucun lien biologique avec l’enfant.

Le juge s’appuie sur le code civil, qui permet effectivement de donner un droit de visite à un « tiers », sans autre précision.

Mais le juge parle d'une « famille au sens sociologique du terme ». Et la célèbre avocate homosexualiste militante Caroline Mécary en tire les conclusions dans Le Parisien : ce jugement « démontre un début de prise de conscience par les juges de la réalité de la famille homoparentale. »

Famille et bien commun

Lu ici :

La question du PACS ou du mariage homosexuel entraîne, selon les réponses qu’on y apporte, des conceptions très divergentes du bien commun, deux structures de pensée, deux rapports à la société absolument incompatibles. Car d’une part, oui ou non la famille se fonde-t-elle sur l’altérité sexuelle et l’accueil de la vie pour devenir la cellule de base de la société, le socle sur lequel repose l’édifice social qu’elle inscrit ainsi dans la pérennité ? D’autre part, oui ou non la loi doit-elle être ordonnée exclusivement au bien commun ? Ou bien peut-elle être confisquée par les lobbies au profit d’intérêts catégoriels ? Si nous répondons positivement à ces deux interrogations, il est inutile de suggérer une législation, à quelque degré que ce soit (pacs ou mariage), en vue de reconnaître publiquement l’union homosexuelle. Car la loi doit être tournée vers l’intérêt de la société – et donc reconnaître, protéger et stabiliser la cellule familiale, nécessaire à sa survie – et non détournée en vue de satisfaire des intérêts individuels ou communautaires. Il y a là une position de principe.

04 octobre 2010

La famille et la foi

Extrait du discours de Benoît XVI aux jeunes Siciliens, hier à Palerme :

La relation entre parents et enfants - vous le savez - est fondamentale; mais pas seulement à cause d'une juste tradition - je sais que c'est très ressenti par les Siciliens. C'est quelque chose de plus, que Jésus lui-même nous a enseigné : c'est le flambeau de la foi qui est transmis de génération en génération, cette flamme qui est également présente dans le rite du baptême, quand le prêtre dit: « Recevez la lumière du Christ ... signe pascal ...flamme que vous devez toujours alimenter. »

La famille est fondamentale parce que c'est là que germe dans l'âme humaine la première perception du sens de la vie. Elle germe dans la relation avec la mère et le père, qui ne sont pas maîtres de la vie des enfants, mais sont les premiers collaborateurs de Dieu pour la transmission de la vie et la foi. Cela s'est produit de manière exemplaire et unique dans la famille de la Sainte Chiara Badano, mais cela se produit dans de nombreuses familles. En Sicile aussi, il y a de magnifiques exemples de jeunes, grandis comme plantes belles, riches, après avoir germé dans la famille, avec la grâce du Seigneur et la collaboration de l'homme. (…)

L'image de l'arbre est très significative pour représenter l'homme. La Bible l'utilise, par exemple, dans les Psaumes. Le Psaume 1 dit : Béni soit l'homme qui médite la loi du Seigneur, « il est comme un arbre planté le long des cours d'eau, qui donne des fruits en son temps ». Ces « cours d'eau » peuvent être le « fleuve » de la tradition, le « fleuve » de la foi dont on tire la sève vitale.

Chers jeunes de la Sicile, soyez des arbres qui sont enracinés dans le « fleuve » du bien ! N'ayez pas peur de combattre le mal ! Ensemble, vous serez comme une forêt qui croît, peut-être en silence, mais capable de porter des fruits, de porter la vie et de renouveler de manière profonde votre terre !

27 juillet 2010

La nécessité du mariage

Notre-Dame de La Salette accueille depuis dimanche le Ve colloque : « Chemins de réconciliation en Europe » organisé par l'Association rencontres européennes de La Salette (ARES), jusqu'au 29 juillet.

Le thème du colloque : « Crise et renouveau de la famille en Europe ».

« Au moment où l'Europe s'interroge sur son avenir et essaie de surmonter ses difficultés économiques, matérielles et sociales, le choix du thème de ce Ve colloque international est particulièrement opportun », souligne dans son message d'introduction aux organisateurs Mgr Jean Lafitte, évêque titulaire d'Entrevaux, et secrétaire du Conseil pontifical pour la famille.

Selon Mgr Lafitte, « s'il existe un avenir et un renouveau possibles pour notre continent européen, ils ne passeront pas en dehors d'une consolidation et d'un renouveau de l'institution familiale ».

« La famille est le lieu naturel, rappelle-t-il, où d'une part s'expriment les solidarités les plus fondamentales des hommes et des femmes et, d'autre part, où la vie est transmise et reçue ». Ainsi, a-t-il ajouté « porter atteinte à l'institution familiale, et d'abord au mariage qui en est la condition d'existence, c'est enlever toutes les colonnes de fondation de la société des hommes ».

« Une authentique socialisation de la personne devient alors impossible dans la mesure où est mis à mal le contexte naturel où les enfants, puis les adolescents sont longuement préparés à s'intégrer de façon responsable dans la société ».

12 août 2009

« Maisons de naissance »

Les hôpitaux et cliniques étant devenus des maisons d'avortement, on va inventer des « maisons de naissance ». Où les femmes pourront accoucher à l'aide de sages-femmes dans un milieu moins médicalisé. C'est une bonne chose. Car la grossesse n'est pas une maladie. Il serait souhaitable d'aller plus loin que la maison de naissance : la naissance à la maison. On naît dans une famille. Pourquoi ne pas mettre réellement au monde son enfant dans la famille ?

(A ceux qui m'accuseraient de fantasmer, je précise que mes trois enfants sont nés à la maison, et mes deux petites filles aussi.)

Ci-après la dépêche de l'AFP.

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Vite, contre les mères

Au nom de l'égalité de genre, le Halde, puis la Cour de cassation, ont décrété que les avantages accordées aux mères en matière de retraite (pouvant aller jusqu'à deux ans par enfant) étaient une discrimination.

Comme il n'est pas financièrement possible d'accorder ces avantages aux pères, il faut trouver le moyen de les supprimer aux mères tout en faisant croire qu'ils seront plus ou moins compensés, mais on ne sait pas comment.

Néanmoins, le ministère du travail fait savoir qu'il souhaite que la réforme « puisse faire l'objet d'un consensus » et figure dans le prochain projet de budget de la Sécurité sociale.

17 juin 2009

Les brigades intrafamiliales

La nouvelle invention d'un Etat tentaculaire, soi-disant pour lutter contre les « violences intrafamiliales », alors qu'il a institué la plus terrible d'entre elles. Commentaire de Yann Baly, sur le blog de Bernard Antony.

25 avril 2009

La mission du jour

Le député UMP Yves Bur est chargé d'une mission de réflexion sur "l'évolution du financement de la politique familiale" et "la part importante qu'y occupent les cotisations patronales", aux termes d'un décret paru samedi au Journal officiel et de sa lettre de mission.

Le 13 février dernier, Nicolas Sarkozy avait souhaité que le député du Bas-Rhin mène une réflexion "sans tabou" sur ce financement, en estimant que "les cotisations patronales famille peuvent être pénalisantes pour la croissance et l'emploi"...

Yves Bur est 332e dans le classement des députés pro-famille du Salon Beige.

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14 février 2009

Sarkozy contre la famille

Dans un discours à tonalité très pro-famille, hier, Nicolas Sarkozy s’est en réalité livré à une triple attaque contre la famille :

Remise en cause du financement de la politique familiale, avec une “mission” confiée à Yves Bur pour préparer la fin du financement par les cotisations des entreprises. (Elle sera donc financée par… les familles.)

Projet de loi d’ici fin mars sur le statut de soi-disant “beau-parent” : 1. pour les homosexuels ; 2. pour faciliter l’éclatement de la famille.

Réduction du congé parental et multiplication des places de crèches, afin d’éviter le « gâchis » que représente le fait que près de 800.000 femmes soient « maintenues en dehors du marché du travail » chaque année.

04 février 2009

Le Parlement européen , les Tchèques et la famille

Le Parlement européen a adopté hier un énième rapport sur les « discriminations ». Il contient une sévère critique de la présidence tchèque de l'Union européenne, qui par ses propositions, selon lui, obligerait les femmes à abandonner leurs emplois et à s'occuper de leurs enfants… Le PE demande au contraire que soit respectés les « objectifs de Barcelone » définis en 2002, selon lesquels les Etats membres s’engageaient à ouvrir des crèches et autres établissements d’accueil, d’ici 2010, pour un tiers des enfants en dessous de trois ans et pour 90% des enfants entre trois ans et l’âge scolaire.

L’attaque contre les Tchèques venait du parti socialiste européen, qui avait demandé au PE de contrecarrer le projet de la présidence à quelques jours d’une réunion à Prague des ministres de la Famille.

La présidence tchèque a réfuté la critique, disant qu’elle voulait seulement ouvrir un débat sur la possibilité de revoir les objectifs de Barcelone. Car ces objectifs avaient été fixés avant l’adhésion des nouveaux Etats membres. Or « il n’est pas possible de leur demander de remplir ces objectifs », dit le ministre tchèque des Affaires sociales au nom de la présidence, et « ces Etats, y compris la République tchèque, n’y satisferont pas et ne veulent pas le faire ».

Elle a ajouté que la question de la garde des petits enfants est de la compétence des Etats et non de l’Union européenne…