30 septembre 2014

Le gouvernement soutient la Manif pour tous

A quelques jours de la Manif pour tous, le gouvernement dévoile un plan de lutte contre la famille, dont les bombes principales sont la division par trois de la prime de naissance à partir du deuxième enfant et la réduction du congé parental pour la mère. Pour un total de 700 millions d’euros.

On notera la parfaite unanimité des commentaires de la presse, toutes tendances politiques confondues, pour dénoncer l’absurdité et la nocivité de ces mesures.

On notera aussi la justification de Marisol Touraine : « Une politique familiale, ce ne sont pas seulement des allocations, c'est aussi permettre aux femmes d'être maman et de travailler. » La politique familiale, c’est d’envoyer les femmes au travail, surtout si elles doivent abandonner leur enfant à des structures qui les prendront en charge...

En réalité tout cela est dans une parfaite continuité de l’idéologie socialiste.

25 septembre 2014

Le Conseil d’éthique allemand professe la discrimination sexuelle et l’homophobie !

Le Conseil d’éthique allemand, par 14 voix contre 9, estime qu’il faut dépénaliser les relations sexuelles entre frères et sœurs, car « la loi pénale n’est pas le moyen adapté de protéger un tabou social » ni « d’imposer des standards ou des barrières morales ». Et il argumente que le risque de sanctions contraint les couples concernés « au secret et à la négation de leur amour », ce qui est contraire au droit à « l’autodétermination sexuelle ».

Il s’agit explicitement de « l’inceste entre frère et sœur ».

Le Conseil d’éthique allemand paraît ainsi imposer l’inceste hétérosexuel, ce qui est une insupportable discrimination envers les incestes homosexuels, et une évidente manifestation d’homophobie.

Il est également insupportable de limiter l’inceste à deux personnes, alors que par nature la famille permet de multiples combinaisons incestueuses selon le droit à « l’autodétermination sexuelle ».

18 septembre 2014

Un forum exaltant la famille nombreuse…

Les 10 et 11 septembre s’est tenu à Moscou un « Forum des familles nombreuses et de l’avenir de l’humanité », qui a réuni plus de 1.000 personnes dont des représentants des divers Etats de la Fédération de Russie et de 45 pays. La réunion était organisée par le Centre de la gloire nationale de Russie et la Fondation Saint-André, avec le soutien de l’association caritative Saint Basile et la commission patriarcale pour la famille, la protection de la maternité et l’enfance.

A la séance d’ouverture il y avait le patriarche Cyrille, le métropolite Hilarion, l’archiprêtre Chaplin (chef du département synodal des relations avec l’Etat), l’archiprêtre Smirnov, président de la commission patriarcale pour la famille, Elena Mizoulina, présidente de la commission de la Douma pour la famille, la femme et les enfants (connue pour être l’auteur de diverses lois de protection de la famille dont celle qui interdit la propagande homosexuelle), Vladimir Yakounine, président du Centre de la gloire nationale de Russie et de la Fondation Saint–André, sa femme Natalia Yakounina, vice-présidente de la Fondation Saint-André et organisatrice du Forum, Talgat Tajuddin, le grand mufti de Russie, Berel Lazar, le grand rabbin de Russie…

La séance plénière d’ouverture s’est tenue au Kremlin. Oleg Morozov chef de l'administration présidentielle pour les affaires intérieures, a lu un message de Vladimir Poutine. Il y eut aussi un message de la présidente du Conseil de la Fédération, du président de la Douma, du métropolite de Kiev (de l’Eglise orthodoxe russe), et de Svetlana Medvedeva, présidente de la Fondation Initiatives socio-culturelles et femme du Premier ministre.

Parmi les orateurs il y eut Konstantin Malofeev, président de la Fondation Saint-Basile, milliardaire qui met sa fortune au service de la famille et des enfants (c’est aussi avec lui que Philippe de Villers va créer des « Puy du Fou » russes à Yalta et à Moscou.) Il y eut aussi le vice-secrétaire d’Etat hongrois aux affaires sociales, qui représentait le gouvernement de Viktor Orban, le conseiller spécial du vice-Premier ministre des Philippines, qui est aussi membre du bureau de la fédération internationale Droit à la vie, une Nigériane directrice de la Fondation pour l’héritage culturel africain. Il y avait même un orateur français : Aymeric Chauprade.

Et la séance plénière de clôture eut lieu à la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou.

Tous les intervenants ont fait d’une façon ou d’une autre, chacun selon sa musique personnelle, l’apologie non seulement de la vie et de la famille, mais de la famille nombreuse.

Et cela paraît vraiment surréaliste, si l’on imagine une réunion de ce type à Paris… Il y a aujourd’hui clairement deux mondes. Et nous ne sommes pas dans le bon…

N.B. Elena Mizoulina figure sur la première liste noire des personnes interdites de visa et dont les avoirs sont gelés, tant américaine, publiée le 17 mars, qu’européenne, (recopiée et) publiée le 21 mars. Le président Obama en personne donne la raison officielle, ubuesque : « Mizoulina est sanctionnée en raison de son statut de député de la Douma. » Sic. Pour ne pas donner une raison aussi absurde, l’UE a épluché les propos d’Elena Mizoulina et a découvert qu’elle est « à l’origine de propositions législatives récentes en Russie qui auraient permis à des régions d’autres pays de rejoindre la Russie sans l’accord préalable de leurs autorités centrales ». On appréciera le « qui auraient permis », car de fait il n’y a rien eu de tel. Mais il faut bien trouver un prétexte pour se venger de celle qui est une grosse épine dans le pied du lobby mondial LGBT.

11 septembre 2014

Une absence remarquée au synode

Sandro Magister a épluché la liste des participants au prochain synode sur la famille, et il constate notamment qu’il n’y aura aucun représentant de l’Institut pontifical pour les études sur le mariage et la famille, créé par saint Jean-Paul II à l’université pontificale du Latran : « Un vide surprenant, s'agissant de l'organisme d'institution pontificale le plus concerné par le thème que le synode est appelé à discuter. »

Dans un de ses deux discours devant cet institut, Benoît XVI rappelait cette étonnante « coïncidence » : « Les origines de votre Institut remontent à un événement très particulier : précisément le 13 mai 1981, Place Saint-Pierre, mon bien-aimé prédécesseur Jean-Paul II fit l'objet du grave attentat que l'on connaît lors de l'Audience au cours de laquelle il devait annoncer la création de votre Institut. »

Aujourd’hui il n’y a pas besoin d’attentat pour réduire l’institut au silence…

05 septembre 2014

Les ravages causés par les propos de François

Dans « un texte audacieux de 24 pages, traduit en cinq langues », comme le dit La Croix qui en fait l’apologie, l’évêque d’Anvers, Mgr Johan Bonny, se sert en permanence des propos de François pour définir ce qu’il attend du synode sur la famille, et ce qu’il en attend est très exactement à l’opposé de la tradition et du magistère de l’Eglise.

04 août 2014

En Afrique aussi, la famille se désintègre

« La menace contre la famille dans notre région est beaucoup plus réelle actuellement qu’elle ne l’était auparavant » affirme le communiqué final de la 18ème Assemblée plénière de l’AMECEA (Association des Membres des Conférences épiscopales d’Afrique orientale) qui s’est récemment tenue dans la capitale du Malawi, Lilongwe, informe l’agence Fides.

« La crise du mariage et de la famille est aggravée par l’individualisme de la société contemporaine, par l’écroulement des valeurs morales, les attaques portées contre l’unité de la famille, la pauvreté et par le chômage », écrivent les 250 évêques d’Afrique orientale.

« En tant qu’Eglise dans la région, nous nous engageons à offrir des soins pastoraux aux familles désagrégées et à tous ceux qui se trouvent en difficulté au sein de leurs familles » affirme le document qui réaffirme la conception de la famille comme « union d’amour indissoluble fondée par un homme et une femme, ouverte à la procréation » et qui dénonce « les unions de personnes du même sexe et autres déviances qui vont à l’encontre de la nature humaine et de la loi naturelle ».

A noter que l’assemblée à élu comme nouveau président le chef d’une Eglise catholique orientale : Mgr Berhaneyesus Demerew Souraphiel, archevêque métropolitain d’Addis-Abeba des Ethiopiens, primat de l’Eglise catholique éthiopienne (érigée en 1961).

16:13 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (0)

16 juillet 2014

A propos de ses chers vaudois

Dans sa dernière interview, François interrompt Scalfari pour dire qu’il travaille à l’union dans l’Eglise aussi « avec les vaudois, que je trouve des religieux de premier ordre ».

Benoît et moi a retrouvé un article de Sandro Magister, informant que le synode de l’« Eglise évangélique vaudoise » d’Italie, en 2010, a décidé que les pasteurs pouvaient bénir les unions homosexuelles « là où l’église locale a atteint un consensus mature et respectueux », et que cela se fait en effet.

Tels sont donc les « religieux de premier ordre », selon François s’exprimant au cours de la préparation du synode sur la famille…

(On pourra s’étonner que François connaisse les vaudois au point de donner une telle appréciation, alors qu’il s’agit aujourd'hui d’une toute petite secte sans intérêt particulier. C’est sans aucun doute qu’il était ami aussi avec les pasteurs de son autre branche : l’« Eglise évangélique vaudoise du Rio de la Plata », à cheval sur l’Uruguay et l’Argentine.)

23 mai 2014

Scandale : la fête des mères n’est pas encore interdite !

On apprend que dans une école de Haute Savoie on ne fait rien pour la fête des mères, et on ne fera rien pour la fête des pères. « Afin d’éviter les situations délicates pour de nombreux élèves ». Sic.

Ce qui m’étonne est que cela est rapporté comme un fait exceptionnel, alors que ce devrait être général. Alors que la fête des mères devrait être purement et simplement interdite. Depuis le mariage pour tous, cette fête est une évidente discrimination envers les enfants qui ont deux papas. Comme la fête des pères est une évidente discrimination envers les enfants qui ont deux mamans.

On dirait que l’idéologie officielle n’est pas encore entrée dans les têtes, et que la logique est partie en vacances… (Il est vrai que lorsque la raison est malade elle déraisonne dans tous les sens.)

22 mai 2014

Une « loi famille » ?

Il paraît que l’UMP a réussi à faire reporter, sine die, l’adoption de la « loi famille ».

Mais il n’y a pas de « loi famille ».

C’est un projet de loi qui ne concerne que les non-familles. Pour les favoriser, bien entendu, et stigmatiser au passage la « famille du passé » (dépassée).

Et au départ surtout pour légaliser la PMA pour les lesbiennes, ce qui a été supprimé. Il ne reste guère que la disposition permettant de considérer officiellement comme des parents des gens qui ne sont pas des parents (suivez mon regard).

08 mai 2014

Des idées claires ?

La Commission pour la famille du diocèse de Rajshahi, au Bangladesh, a organisé une réunion d’une journée entière pour les adolescents sur la « santé reproductive », nous dit Asianews. Le P. Emile Ekka explique : « Nous avons voulu informer les jeunes catholiques à propos de la santé reproductive, parce qu’ils n’ont pas d’idées claires à ce sujet. Mais nous sommes responsables d’eux. Dans l’avenir, ils feront des familles, donc ils ont besoin de quelques conseils de base sur la santé reproductive. »

Cela part certainement d’un bon sentiment. Mais ce qui est clair est qu’on ne peut pas donner des idées morales claires à des adolescents en utilisant un langage immoral. L’expression « santé reproductive » est une expression de la culture de mort. Elle met la femme sur le même plan que l’animal et implique (donc) le droit à l’avortement. Un chrétien ne peut pas parler de « reproduction » humaine. Les hommes ne se reproduisent pas, ils procréent : parler de santé « reproductive » n’est pas seulement anti-chrétien, c’est anti-humain.

26 mars 2014

Ce n’était pas ça du tout !

Il y a un mois, je reproduisais un propos du cardinal Barbarin sur le consistoire autour du cardinal Kasper :

« C’était 80-90% des interventions qui touchaient la question des divorcés remariés. »

Je pensais que dans l’ambiance ultra-papolâtrique du moment, l’immense majorité des cardinaux avait salué comme il convient les positions novatrices (et médiatiquement correctes) du cardinal chouchou de François.

J’apprends que c’est le contraire. A en croire du moins Marco Tosatti, qui toutefois cite beaucoup des propos tenus dans cette réunion qui était censée se tenir à huis clos, si 85% des cardinaux se sont exprimés sur la question des divorcés remariés, c’était contre les positions défendues par le cardinal Kasper…

Divine surprise…

16:03 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (4)

13 mars 2014

Bravo le Salon Beige

Le conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France a annulé l’intervention de la fanatique idéologue du genre Fabienne Brugère lors de la journée nationale de formation (sic) des délégués diocésains à la pastorale familiale du 19 mars.

Cette annulation fait suite (explicitement) à la supplique à Mgr Pontier lancée par le Salon Beige. La Croix s'en étrangle et c'est savoureux.

Bravo le Salon Beige.

Et heureusement que je n’ai pas de chapeau, parce que je serais obligé de le manger : j’avais écrit qu’on pouvait toujours signer cette supplique, en sachant que ça ne sert à rien…

20:05 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (2)

03 mars 2014

La dérive sans fin de l’épiscopat français

Le conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France organise le 19 mars un journée de formation des délégués diocésains à la pastorale familiale. L’un des deux orateurs est Fabienne Brugère, qui est en quelque sorte la représentante en France de Judith Butler, l’idéologue historique du genre.

Fabienne Brugère, professeur de philosophie à Bordeaux 3, y a invité deux fois Judith Butler. Notamment en octobre 2011, à l’occasion d’un colloque sur son œuvre, et pour la faire « Docteur Honoris Causa de l'université Michel de Montaigne ».

Le jour de la fête de saint Joseph, les délégués diocésains à la pastorale familiale auront ainsi l’honneur d’avoir une leçon de l’une des grandes spécialistes de la déconstruction du genre, à l’invitation des évêques.

Le Salon Beige publie une supplique à Mgr Pontier. On peut toujours la signer, en sachant que ça ne sert à rien, puisque le noyau dirigeant de l’épiscopat, particulièrement en ce qui concerne la « famille » et la « société », est incurablement gangrené depuis longtemps.

Cet épisode permet de comprendre à quel point est judicieuse l’idée de François de confier les questions doctrinales aux conférences épiscopales…

26 février 2014

Familles : les cardinaux se foutent de vous

Le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, a raconté au micro de Radio Vatican ce qui s’est passé au consistoire qui se tenait à huis clos…

Il a dit ceci :

« C’était 80-90% des interventions qui touchaient la question des divorcés remariés. »

Les cardinaux sont invités à parler de la pastorale du mariage et de la famille, et presque tous ne parlent que du soi-disant drame des « divorcés remariés », c’est-à-dire des adultères qui revendiquent leur fierté adultère (la "divorcés-remariés pride") et les sacrements qui vont avec.

Chez nous on disait le « mariage pour tous », à Rome on dit la « communion pour tous ». De même que le « mariage pour tous » c’est le mariage accordé aux quelques homosexuels qui le revendiquent, de même la communion pour tous c’est la communion accordée aux quelques adultères qui la réclament.

Dans les deux cas il s’agit de phénomènes marginaux érigés en problèmes majeurs et universels.

Et c’en est au point que même chez un Sandro Magister on en arrive à lire que « la famille à l'ancienne n’existe plus », que Rome en a pris conscience et qu’il faut donc prendre en compte toutes les nouvelles formes de famille. Toutes, c’est-à-dire… les divorcés remariés. Pour commencer. Après on passera aux homosexuels.

Mais c’est un mensonge de citadins vivant dans les milieux pourris. Ce n’est pas vrai que la famille traditionnelle n’existe plus. Moi j’en vois tous les jours autour de moi. De tous âges. Et je ne parle pas des catholiques pratiquants (pas encore divorcés remariés), je parle de gens qui sont plus ou moins sociologiquement chrétiens, ou qui n’ont (pour les plus jeunes, hélas) aucune attache spirituelle.

Au gouvernement français on se préoccupe de légitimer les relations homosexuelles, au Vatican on se préoccupe pour le moment de justifier les adultères.

Partout on se fout de la famille. Qu’on ne s’étonne pas des conséquences.

16:17 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (6)

17 février 2014

Les associations qu’aime Dominique Bertinotti

Sur son blog, Dominique Bertinotti recommande cinq associations (colonne de gauche, entre Politique et Développement durable) et seulement cinq, qui sont :

- Homosexualité et Socialisme

- CONTACT, dont le but est « d’aider les familles et leurs amis à accepter l’orientation sexuelle de leurs proches – d’aider les lesbiennes, gais, bisexuel-le-s, à communiquer avec leur entourage – de lutter contre les discriminations, notamment l’homophobie ».

- Inter-LGBT.

- Le SNEG (syndicat national des entreprises gaies).

- Fonds social juif unifié.

Dominique Bertinotti est ministre de la Famille.

(via Fdesouche)

11 février 2014

Quand Sandro Magister se fait avoir par un cheval de retour

Les analyses de Sandro Magister sont souvent intéressantes, tant par la qualité de la réflexion que par les références apportées. Tout récemment il publiait, dans le cadre des débats actuels, notamment en vue des prochains synodes sur la famille, un grand article intitulé « Quand l’Eglise de Rome pardonnait les remariages ».

J’ai trouvé cet article assez curieux, sans pouvoir en dire davantage parce que je ne connais à peu près rien à la question. Or il s’appuyait sur l’autorité d’un « prêtre du diocèse de Gênes, Giovanni Cereti, expert en patristique et en œcuménisme mais également, depuis plus de trente ans, assistant d’un mouvement de spiritualité conjugale, les Équipes Notre-Dame ». A priori, on est plutôt enclin à faire confiance.

Or la thèse de ce prêtre, explique John Lamont dans Rorate Caeli, a été complètement et définitivement anéantie par le jésuite Henri Crouzel, grand spécialiste des pères, notamment d’Origène, et aussi (c’est moins connu) grand spécialiste de la question du mariage et du divorce dans l’Eglise des premiers siècles. Le fait est d’autant plus frappant que Henri Crouzel (mort en 2003) était personnellement favorable à un assouplissement de la position de l’Eglise sur la question, et donc que sa critique de la thèse de Cereti n’était pas du tout un plaidoyer pro domo. (En bref, le canon du concile de Nicée sur lequel s’appuie Cereti ne dit pas du tout qu’on doit admettre le remariage de gens dont le conjoint est toujours vivant, mais qu’on doit admettre le remariage de gens dont le conjoint est mort : il s’agissait de s’opposer aux montanistes et aux catholiques influencés par le rigorisme de ces hérétiques.)

Sandro Magister parlait d’une étude « récente ». Or le livre de Cereti, qui vient d’être réédité (on comprend pourquoi) date en réalité de 1977. Et c’est à cette époque que Crouzel a montré que ce n’était qu’un tissu d’erreurs.

Mais tout le monde a oublié...

Et John Lamont conclut :

« La relance de l’ouvrage de Cereti est un signe des temps intéressant. En un sens, c’est un trait caractéristique du pontificat actuel ; de vieux radicaux des années 70 jugent que leur heure est enfin venue, et repartent à l’offensive. L’ancienneté de leurs positions peut même être un avantage, parce que les réfutations produites quand elles ont d’abord été mises en avant sont oubliées depuis longtemps – qui connaît maintenant Crouzel et ses critiques ? Mais leurs vues ne sont pas simplement la reviviscence d’un âge passé. Leur succès a été préparé par une longue campagne visant à affaiblir leurs adversaires, par les méthodes classiques d’une propagande constante et d’un cadrage réussi de la question. Une victoire fondamentale a été l’introduction même du terme “remariage” dans le débat. Dans le cas de gens qui se marient civilement alors qu’ils ont une épouse en vie, ce n’est pas un cas de remariage : c’est un cas de bigamie. Une fois qu’on aura mis les catholiques en face du fait que le débat actuel est de savoir si l’on doit admettre les bigames à la communion, on peut espérer une bonne solution. Cependant, d’ici que cela n'arrive, nous sommes voués à endurer davantage de recyclage de vieux bidonnages comme celui de Cereti. »

17:55 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (5)

15 janvier 2014

Une régression historique

François Hollande a annoncé « la fin des cotisations familiales » des entreprises d’ici 2017, ce qui « représente 30 milliards d’euros de charges ».

C’est une régression sociale historique, qui fait revenir la France au libéralisme antisocial du XIXe siècle et met fin à ce qui fut une belle page du christianisme social.

Les cotisations des entreprises pour financer des allocations familiales, ce fut une invention de patrons catholiques voulant mettre en œuvre la doctrine sociale de l’Eglise. Ce fut d’abord des initiatives individuelles, jusqu’à ce qu’en 1918 le syndicat des constructeurs de l’Isère, sous l’influence d’Emile Romanet, crée ce qui fut judicieusement appelé une « caisse de compensation ».

Cela se développa, grâce notamment à la CFTC, et en 1932 une loi rendait obligatoire l’adhésion des entreprises de l’industrie et du commerce à une caisse de compensation.

En 1932, pas en 1947 comme on le voit partout.

En 2014, le socialiste Hollande revient donc sur cet acquis social et fait retourner la France au libéralisme sans foi ni loi ni famille. Ce qui n’est pas illogique, une fois qu’on a détruit la notion même de famille par le soi-disant mariage entre personnes du même sexe.

Ce qui est à hurler, en revanche, est que l’on voit l’opposition comme le Medef saluer cet « allégement de charges », sans qu’il y ait une personnalité, une seule personnalité, pour dénoncer cette régression historique, attentat contre la justice et la solidarité.

07 janvier 2014

La République contre Fontgombault

Le préfet de l’Indre avait demandé à la municipalité de Fongombault de retirer sa délibération contre le soi-disant « mariage » homosexuel. La municipalité n’a pas répondu. Le préfet a donc saisi le tribunal administratif de Limoges pour que soit annulée cette délibération « anticonstitutionnelle ».

Eh oui, elle osait parler d’une « loi naturelle supérieure aux lois humaines ».

En attendant que le tribunal administratif nous rappelle que pour la République il n’existe pas de « loi naturelle supérieure aux lois humaines », on remerciera une fois encore les élus de Fontgombault d’avoir osé le proclamer.

03 janvier 2014

Le divorce sans juge

Un rapport remis à Christiane Taubira préconise de supprimer le passage devant le juge pour le divorce par consentement mutuel. Et bien entendu le ministre appelé par antiphrase « de la Famille », Dominique Bertinotti, approuve cette « simplification ».

Au fond, il n’y a rien à dire : quand on a détruit le sens même du mot mariage, il est logique qu’il puisse être rompu comme n’importe quel autre contrat.

02 décembre 2013

Bravo les Croates !

Les catholiques croates ont réussi à imposer un référendum sur le mariage. Le vote a eu lieu hier. Sans surprise, le résultat est de 65% pour l’inscription dans la Constitution de la définition du mariage comme de l’union entre un homme et une femme. Le référendum d’initiative populaire est contraignant.

Il faut lire chez Benoît et moi l’article qui détaille tout ce que l’establishment post-communiste croate a mis en œuvre pour empêcher le référendum.

Après avoir ostensiblement voté non, le Premier ministre a osé dire : « Nous ne devrions pas nous mêler de l'espace intime d'une famille. »

Et dans la foulée il a annoncé que le projet de loi sur les unions civiles serait présenté dans les prochains jours…

 

17 septembre 2013

Par méchanceté idéologique

Le projet de loi de Najat Vallaud-Belkacem sur « l’égalité entre les femmes et les hommes », examiné depuis hier au Sénat, a comme mesure phare une réforme du « congé parental » inspirée par l’idéologie du genre.

Comme il n’y a que 3% des pères qui l’utilisent, on décide que désormais tout couple aura droit à droit à six mois de congé en plus des six mois actuels si c'est le « deuxième parent » qui en bénéficie ; et à partir de deux enfants la durée du congé pourra être raccourcie de six mois si le « deuxième parent » ne les prend pas.

Il s’agit donc d’obliger les pères à prendre un congé parental, et les mères à retravailler plus tôt. Parce qu’on considère, au nom de l’égalité, que le père et la mère sont interchangeables. Ce qui est une pure méchanceté vis à vis des mères, et plus encore des bébés. Car pour un bébé, la mère ou le père, ce n’est pas du tout la même chose, et l’on n’a pas encore vu un père continuer à nourrir son enfant au sein.

Mais ce gouvernement nous a déjà amplement montré qu’il ne tenait aucun compte de la nature, ou plutôt qu’il niait la nature. Et donc qu’il se fiche complètement de savoir s’il est bon pour un bébé d’être nourri au sein, et d’avoir sa mère près de lui.

Cela dit, il ne faut pas croire que cette mesure soit sortie du cerveau de la jolie Marocaine, même si on imagine qu’elle s’éclate à imposer à la France des horreurs qu’elle n’aurait même pas pu évoquer dans son pays d’origine, lorsqu’elle était conseiller du roi, juste avant de devenir ministre de la République. C’était une mesure annoncée et prévue par la (moins jolie) Roselyne Bachelot fin 2011.

J’avais écrit un jour que la différence entre la droite et la gauche, c’était cinq ans, mais là, c’est même pas deux ans…

La vérité de la conjugalité

Jeanne Smits a traduit une remarquable conférence du cardinal Caffarra, archevêque de Bologne, sur le mariage. Ce texte est manifestement nourri de la « théologie du corps » de Jean-Paul II, un apport très important, qui n’a pas encore été assez étudié, et dont on constate ici qu’il est d’une actualité plus cruciale qu’à l’époque où cet enseignement fut délivré.

15:41 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (7)

13 août 2013

Loi Taubira : le Conseil d’Etat saisi

Le Conseil d’Etat fait savoir qu’il a été saisi le 2 août par l’Union des familles en Europe (UFE). Cette association, faisant valoir que la loi Taubira viole le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (« Le droit de se marier et de fonder une famille est reconnu à l’homme et à la femme à partir de l’âge nubile »), demande qu’elle soit « déclarée inapplicable », et donc que soient annulés son décret d’application ainsi que l’arrêté sur la modification du livret de famille. L’UFE précise que si elle est déboutée elle portera l’affaire devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU.

Le Conseil d’Etat précise pour sa part qu’il a été également saisi par l'Union départementale des assocations familiales des Hauts-de-Seine (UDAF 92), la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et Franck Meyer, maire de Sotteville-sous-le-Val, président du Collectif des maires pour l'enfance.

19 juin 2013

La Marche pour tous porte plainte contre un directeur d’école

Parmi les écoles catholiques qui prétendent interdire aux élèves le port du sweat représentant les silhouettes d’un homme, d’une femme et deux enfants, il y a le groupe scolaire Saint-Vincent-Providence de Rennes (école, collège, lycée). Le directeur a même envoyé une lettre aux parents d’élèves pour le leur signifier. Des représentants de la Manif pour tous (LMPT) ont décidé de rencontrer le directeur pour qu’il revienne sur sa décision. Celui-ci a refusé. LMPT a donc décidé de porter plainte pour discrimination et concurrence déloyale. Car la désormais fameuse silhouette de la famille est le logo de la marque LMPT, et il n'est pas légitime d'interdire le port d'un sweat-shirt LMPT plus qu'un sweat-shirt d'une autre marque commerciale…

(Via Le Salon Beige)

03 juin 2013

Le nouvel attentat contre la famille

Le gouvernement qui vient de détruire le mariage n’a pas osé, pour le moment, détruire les allocations familiales. Il se venge en abaissant le quotient familial.

Analyse trouvée sur le site du Parisien, et qui dit tout :

« Compte tenu de la complexité du calcul du quotient familial, pratiquement aucun ménage n'est en mesure de connaître l'impact de la mesure sur sa feuille d'impôt. En moyenne, cela revient à augmenter l'impôt sur le revenu de 68 euros par mois pour les familles concernées, soit environ un million de ménages. »

28 mai 2013

« Evêque, c’est par toi que je meurs »

IMG_0846-630x0.JPG

Les occasions sont hélas fréquentes d’actualiser l’apostrophe de sainte Jeanne d’Arc. Comment ne pas la réitérer quand on voit cette photographie de l’archevêque de Rouen accueillant chaleureusement et tout sourire la « présidente » des fêtes de Jeanne d’Arc 2013, porte-parole marocaine et musulmane du gouvernement français, ministre des Droits des femmes et ardente militante du prétendu « mariage » homosexuel. Une autre photo (dans le diaporama ici à la fin de l’article) montre Mgr Descubes écoutant religieusement l’allocution de Najat. A quelques dizaines de mètres de la nomenklatura politico-religieuse, des chrétiens sont parqués par les forces de l’ordre sous la surveillance de CRS en tenue de combat, des chrétiens et d’autres gens normaux considérés comme des séditieux parce qu’ils disent comme l’Eglise catholique et comme le dictionnaire officiel de la République française et comme le bon sens universel qu’il ne peut y avoir de mariage qu’entre un homme et une femme.

Demain mercredi, la même Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, assistera au prétendu premier « mariage » entre deux hommes. A Montpellier. C’est elle, paraît-il, qui avait suggéré à Vincent Autin, président de l'Inter-LGBT Languedoc-Roussillon, d’inaugurer la loi, et qui sera donc la « marraine » de cette parodie de cérémonie républicaine. Ce sera demain, parce que le décret d’application a été publié aujourd’hui au Journal Officiel. Il y a des lois qui attendent des mois, voire des années, un décret d’application (et il n’est pas si rare que le décret n’arrive jamais), mais pour la loi de destruction du mariage il n’aura fallu que dix jours. C’était tellement urgent de piétiner la loi naturelle, et l’Eglise qui la défend, et les millions de Français qui refusent l’infamie.

24 mai 2013

En Croatie

Le collectif croate “Au nom de la famille” annonce avoir réuni 380.000 signatures, en une semaine, sur sa pétition demandant que la Constitution spécifie que le mariage est l’union d’une femme et d’un homme.

Or la collecte de 375.000 signatures (10% du corps électoral) en deux semaines oblige le gouvernement à organiser un référendum.

Le collectif continue de collecter des signatures. Il y aura donc un référendum, dont on connaît d’avance le résultat. Heureux Croates…

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le même jour, le Tribunal constitutionnel a suspendu le programme d’éducation sexuelle imposé dans les écoles en février, à cause du module « parité genre/sexe et notions de comportement sexuel responsable ».

 

15 mai 2013

La polygamie partiellement reconnue

Un arrêt de la Cour de cassation, le 7 avril dernier, est passé inaperçu en France, mais pas en Afrique…

La Cour de cassation a décidé, révèle Valeurs actuelles, qu'un parent algérien installé en France peut toucher des allocations familiales au titre de ses enfants nés en Algérie si ceux-ci viennent le rejoindre.

Il est vrai que, dit comme ça, on ne voit pas où est la nouveauté. La nouveauté, c’est qu’en raison du principe de non-discrimination, la Cour de cassation précise qu’il s’agit de tout enfant, y compris en dehors du regroupement familial.

Et quels sont ces enfants jusqu’ici exclus du regroupement familial ? Les enfants de familles polygames, puisque la famille c’est un seul père et une seule mère. On se demande d’ailleurs bien pourquoi, puisque bientôt ce sera un parent 1 et un parent 2 : on ne voit pas pourquoi il n’y aurait pas un parent 3 et un parent 4, d’ailleurs on y viendra forcément. Et la Cour de cassation, d’une certaine façon, prend les devants. Le principe de non-discrimination interdit toute discrimination, donc oblige à reconnaître les familles polygames. Pour les allocations, pour commencer.

Et il est bien évident que ce qui est jugé pour un Algérien l’est pour tout le monde. Pour toute l’Afrique, notamment.

08 mai 2013

La démographie japonaise en baisse constante

Le 5 mai au Japon c’est la Fête des Enfants, un jour férié pour honorer les enfants, mais aussi les mères, et les familles. Les vraies familles, dans ce pays où aucune forme d’union homosexuelle n’est légale.

Mais les enfants, il y en a de moins en moins. Comme chaque année le 5 mai, le gouvernement a publié les statistiques arrêtées au 1er avril précédent. Elles indiquent une diminution de 150.000 enfants de moins de 15 ans en un an. Et c’est la 32e baisse consécutive.

Il est manifeste que cela va finir par affecter gravement la troisième économie du monde, d’abord en ce qui concerne les retraites. Mais pour l’heure aucun gouvernement n’a envisagé une quelconque mesure d’incitation à la natalité.

koinobori.jpg

La carpe noire, c’est le papa ; la carpe rouge, c’est la maman. Viennent ensuite les enfants… s’il y en a plusieurs. Au Japon il n’y a pas de politique obligatoire de l’enfant unique, mais on y arrive aussi par les « valeurs » de la société de consommation…

Bon, soyons un peu plus optimiste, on peut voir cela aussi :

4567042_f520.jpg

11:52 Publié dans Dans le monde, Famille | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : japon

23 avril 2013

La destruction du mariage a été adoptée

L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture le projet de loi Taubira par 331 voix contre 225.

Les députés de l’UMP ont aussitôt déposé un recours devant le Conseil constitutionnel.

Ce recours est suspensif.

La France n’est donc pas (encore) « le 14e pays à autoriser le mariage homosexuel ».