18 mai 2013

La loi qui nie le mariage est publiée au Journal Officiel

Le président de la République François Hollande a signé la loi qui prétend instituer un « mariage » entre personnes de même sexe immédiatement après sa prétendue validation par le Conseil constitutionnel. Elle a donc été publiée dès aujourd’hui par le Journal Officiel.

A partir de ce jour, le Dictionnaire de l’Académie française, qui est le dictionnaire officiel de la République française, est « homophobe » :

MARIAGE n. m. XIIe siècle. Dérivé de marier .
 1. Union légitime d'un homme et d'une femme, formée par l'échange des consentements que recueille publiquement le représentant de l'autorité civile. Mariage civil. L'institution du mariage. Désigne aussi le sacrement qui lie un homme et une femme s'unissant par l'échange des consentements au cours d'une cérémonie religieuse. Mariage religieux.

Quant à moi je suis résolument « homophobe » avec l’Eglise catholique, dont le Catéchisme officiel enseigne :

2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.

13 mai 2013

Justice saoudienne

Un Libanais a été condamné à 300 coups de fouet et six ans de prison par un tribunal de Khobar pour avoir converti une Saoudienne au christianisme. Un de ses collègues de la même compagnie d’assurances (ou travaillait également la jeune femme), un Saoudien, a été condamné à 200 coups de fouet et deux ans de prison pour complicité.

La Saoudienne vit aujourd’hui en Suède et elle affirme dans une vidéo qu’elle s’est convertie de son plein gré et qu’elle n’a pas l’intention de revenir à l’islam.

Les deux hommes n’ont pas encore été jugés pour corruption et falsification de documents (qui ont permis à la Saoudienne de s’enfuir).

Le blasphème se porte bien. Même à la messe

Après le clip trashment anticlérical et anticatholique de David Bowie, voici le clip violemment antichrétien du groupe Indochine.

C’est présenté comme un clip contre l’homophobie. On y voit des collégiens qui importunent un camarade homosexuel, de plus en plus violemment, jusqu’à le crucifier (avec des clous dans les mains), faisant de lui une victime christique de l’homophobie. Les autres élèves et autres personnes portent un bandeau pour faire semblant de ne pas voir ce qui se passe, tout en filmant la scène, et in fine une troupe de religieuses passe sans rien voir.

Françoise Laborde, du CSA, a été choquée, et envisage d’interdire ce clip aux moins de 16 ans, voire aux moins de 18 ans. Ce qui est absurde, puisqu’il est partout sur internet…

Françoise Laborde n’est pas choquée par l’immonde blasphème de ce clip, bien sûr, mais par sa « violence insoutenable ». Le réalisateur répond que « si l’on comparaît la violence distillée par les manifestations (contre la loi Taubira) et celle de mon clip, ce dernier est un conte pour enfants ».

Voilà qui est significatif de la totale inversion à laquelle on assiste. La dictature homosexualiste, qui impose ses fantasmes - jusqu’à la destruction de la notion de mariage - au gouvernement, au Parlement et aux médias, se pose en victime de la discrimination, et d’une discrimination  dont la violence va jusqu’au meurtre.

Le plus ahurissant, sans doute, est de voir un prêtre, le P. François-Xavier Ledoux, faire de ce clip l’exemple même de la saine dénonciation des discriminations contre les minorités. Et cela dans son sermon d’hier. Pas n’importe quel sermon : celui de la messe de France Culture (20e minute)…

10 mai 2013

Profanation dans la Vienne

A l’église de Naintré. Ici il est clair qu’il ne s’agit pas de « vandalisme », mais ouvertement d’une profanation antichrétienne. Ce qui a été indiqué et souligné par le curé, l’abbé Delumeau :

« Cette église de Naintré, petite ville au sud de Châtellerault, n’a pas été choisie par hasard. En effet, c’est dans cette église qu’a lieu régulièrement, deux fois par semaine, l’adoration du Saint Sacrement ; la nuit entière d’adoration le jeudi Saint de chaque année au reposoir (lequel fut arraché de la table d’autel), la célébration de la Sainte Messe dans la forme extraordinaire chaque mois, laquelle de par ses rites met un accent particulier sur le culte et l’adoration de la divine présence réelle du Seigneur. Autrement dit, dans cette église, le Seigneur est honoré et adoré. Les voleurs-sacrilèges savaient donc qu’ils pourraient trouver ce qu’ils recherchaient, notamment les grandes hosties consacrées, lesquelles étaient présentes dans les lunules en vue de l’adoration. C’est de fait celles-ci qu’ils ont pris et non pas les petites laissées sur place après avoir renversé le ciboire. On sait, par ailleurs, que les satanistes utilisent de préférence des grandes hosties pour leur culte sacrilège. De plus, ils ont volés les trois quarts des rayons de l’ostensoir, (celui qui est d’ailleurs le plus couramment utilisé, comme par hasard, ils n’ont pas touché à l’autre juste à côté). Ce qui précisément signifie l’exaltation de la gloire de Dieu sur l’ostensoir est dérobé pour être utilisé dans un sens totalement opposé, c’est-à-dire comme un couteau pour s’attaquer au Corps de notre Seigneur Jésus lors d’un rite sacrilège. »

 

A propos de l’« exclusivité »

Le premier message de l’Observatoire de la christianophobie sur cette profanation était frappé du tampon « EXCLUSIF ». J’ai déjà vu cet « EXCLUSIF » ici et là, n’ai toujours pas compris ce que cela veut dire. Logiquement, lorsqu’on publie quelque chose sur un blog, c’est pour que l’information qu’on donne soit connue. Donc transmise. Ce qui est le contraire de l’exclusivité, qui n’a de sens que pour un média payant. Si c’est juste pour dire « C’est moi que j’ai été le premier », c’est un peu… primaire.

26 avril 2013

Jaurès et Buisson, le grand retour (de la religion républicaine)

Claude Bartolone, sans doute sous l’influence du grand prêtre Peillon :

« La République a besoin de rites. La démocratie, c'est une véritable religion, elle a besoin de rites pour être reconnue et acceptée. »

(Via le Salon Beige)

16 avril 2013

Une « classe moyenne de la sainteté » ?

« Il y a les saints de tous les jours, les saints “cachés”, une sorte de “classe moyenne de la sainteté”, comme le disait un auteur français, cette “classe moyenne de la sainteté” dont nous pouvons tous faire partie. » (Homélie du pape François, Saint Paul hors les murs, dimanche 14 avril)

Un auteur français ?

Qui ça ?

Eh bien non. Aucun auteur français n’a hasardé une telle expression. Et c’est heureux. Car il serait contraire à l’Evangile, à l’enseignement des pères de l’Eglise, et à toute la tradition catholique (y compris tout particulièrement l’appel universel à la sainteté de Vatican II), d’imaginer une « classe moyenne de la sainteté ». Le premier pas vers la canonisation est le décret d’héroïcité des vertus. Il n’y a pas de classe moyenne des héros. Et le « saint de tous les jours », qui ne sera pas canonisé, met tout autant en pratique l’héroïcité des vertus. Il n’y a pas de sainteté sans héroïcité des vertus. Il n’y a donc pas de « classe moyenne de la sainteté ».

Ce qu’un « auteur français » avait aventureusement avancé, c’est l’expression « classe moyenne du salut ». Il s’agit de Joseph Malègue, auteur aujourd’hui oublié d’un roman-fleuve qui fut encensé par la critique… et par… Paul VI, et qui eut un succès considérable dans l’entre-deux-guerres, Augustin ou le Maître est là. A sa mort, Joseph Malègue laissait un autre roman-fleuve inachevé : Pierres noires. Les classes moyennes du salut. En trois parties. La deuxième est inachevée, et c’est surtout dans la troisième, inexistante, qu’il devait préciser ce qu’il entendait par « classes moyennes du salut ».

Le peu que l’on en devine est que c’était plutôt (et logiquement) péjoratif, donc à rebours de ce que le pape appelle les « classes moyennes de la sainteté ». Joseph Malègue oppose les « classes moyennes du salut » (la bourgeoisie pratiquante engluée dans sa classe sociale et ses intérêts) au monde des saints, même s’il devait in fine, selon ses notes, relier les deux…

Ces deux mondes sont esquissés dans ce bref extrait de la deuxième partie (trouvé ici) qui nous montre un prêtre approuver un mariage de convenance : « C’était très bien, d’un “bien” humain, d’un bien séculier, d’un bien de convenance, de rang, d’assise familiale, sociale et mondaine. Le prêtre le plus doux et pour lui-même le plus mortifié, jeûnant tout son carême à soixante-quinze ans, dont on n’avait su au juste toutes les austérités, qui devait mourir l’année suivante, à la fin de toute sa tâche, d’une douce mort épuisée, se plaçait à la hauteur moyenne de ses paroissiens avec une simplicité spontanée, afin de voir comme eux leurs intérêts et leurs calculs au proche niveau où ils étaient visibles, avec la netteté rationnelle et permise dont ils avaient besoin, dans les colonnes du doit et de l’avoir. »

Voilà ce que sont les paroissiens des « classes moyennes du salut ». Il n’y a pas vraiment de quoi les montrer en exemple…


Corrigendum

Selon "Sentire cum Ecclesia" (voir ci-dessous), l'expression "classes moyennes de la sainteté" a été utilisée par Joseph Malègue (au pluriel, c'est pourquoi Google ne me donnait pas de référence). Dont acte. Il y a donc eu un écrivain français pour parler de "classes moyennes de la sainteté" et un pape pour le répéter. Cela ne change rien à mon commentaire.

02 avril 2013

« Worship Academy » à Lyon (France)

Le groupe lyonnais de « rock catholique » Glorious va lancer une « Worship Academy » (en dialecte lyonnais, semble-t-il) pour préparer un album de « pop louanges ». Les candidats retenus seront en parallèle « formés spirituellement par un prêtre ». Le projet « a pour vocation d'attirer de nouveau la jeunesse dans les églises, à l'instar de ce que proposent les Églises évangélistes aux Etats-Unis », dit Métro, parce que, explique Glorious : « Ici, les messes sont souvent un peu tristes et manquent de joie. Cela ne donne pas envie aux jeunes de venir. Nous souhaitons briser cette image et remettre du bonheur dans les paroisses. » L’initiative a l’aval du cardinal archevêque de Lyon. Nul doute qu’elle devrait être également prisée du pape.

29 mars 2013

TERRIFIANT

Radio Vatican :

« Le Pape François a célébré la messe de la "Cène du Seigneur" dans la chapelle de la prison pour mineurs de Casal del Marmo, à Rome. Une liturgie accompagnée à la guitare par plusieurs détenus et volontaires de la prison. Le Pape a procédé au rite du lavement des pieds. Dix garçons, dont deux musulmans, et deux filles ont ainsi évoqué les douze apôtres, lorsque le Christ avait pris avec eux son dernier repas avant la Passion. »

Le pape se met à genoux devant des musulmans.

En soi, c’est monstrueux. Mais en outre, quand on connaît la psychologie des musulmans, c’est proprement effroyable. Il ne reste qu’à prier pour que les conséquences ne soient pas selon la logique des choses.

28 mars 2013

Vendredi Saint en Inde

Au hasard d’une revendication des employés chrétiens de l’administration fiscale de l’Inde, j’apprends que le Vendredi Saint est férié dans ce pays où les chrétiens sont, sur l’ensemble du pays, une toute petite minorité (2,7%).

Les contribuables ont jusqu’au 31 mars pour payer leurs impôts. Le 31 est un dimanche, et même le dimanche de Pâques, mais les autorités ont décidé que les bureaux des contributions seraient ouverts ce jour-là, pour recevoir les derniers contribuables, et aussi le samedi, et aussi le vendredi, bien qu’il s’agisse du Vendredi Saint férié.

Les évêques ont protesté, soulignant que Pâques est « la plus importante célébration religieuse des chrétiens » et que si le fisc « avait ses raisons pour faire du dimanche pascal une journée ouvrée, la communauté chrétienne en Inde avait encore plus de raisons pour demander au gouvernement de repousser la date limite du dépôt des déclarations fiscales » et permettre aux chrétiens de remplir leurs obligations religieuses.

De son côté, le Conseil pan-chrétien indien (All India Christian Council) a déposé un recours devant la Haute Cour de Delhi.

Hier, la Haute Cour a rendu une décision faisant exceptionnellement de ces deux jours, dans l’administration fiscale, des jours fériés "restreints", chômés par une catégorie d'employés, en l'occurrence les chrétiens, afin de garder un équilibre entre les obligations nées de l’observance religieuse et les impératifs gouvernementaux visant à maximiser les rentrées fiscales...

Eglises d’Asie ajoute que « dans l’Etat de Jammu-et-Cachemire, seul Etat à majorité musulmane de l’Union indienne, la très petite communauté chrétienne vit une situation de discrimination particulière, le Vendredi Saint n’y étant pas chômé ».

Eh bien en France, la majorité chrétienne vit cette même situation de discrimination… Mais le rédacteur de la dépêche des Missions étrangères ne s’en rend même plus compte…

18 mars 2013

Mors et Vita duello conflixere mirando…

Un point commun entre la France et les Philippines : une loi de la culture de mort entrera en application le jour de Pâques.

Chez nous, il s’agit du remboursement à 100% de l’avortement et de la gratuité de la contraception pour les mineures.

Aux Philippines, il s’agit de la loi sur la « santé reproductive ».

Il est évidemment très insolite de faire entrer une loi en vigueur un dimanche, dernier jour du mois. Le symbole est clair : la culture de mort défie le Ressuscité. Mais c’est lui qui remportera la victoire.

Mors et Vita duello conflixere mirando :
Dux Vitæ mortuus, regnat vivus.

23 février 2013

L’antidiscrimination contre l’Eglise

Le Parlement australien examine et devrait adopter une nouvelle loi anti-discrimination qui supprime toutes les exemptions reconnues jusque-là, particulièrement celles qui permettaient aux Eglises et organisations chrétiennes de respecter la morale… naturelle. Par exemple de ne pas embaucher d’homosexuels actifs, de ne pas leur confier des enfants à adopter, de ne pas compter les paires dans les aides aux familles, etc.

La conférence épiscopale d’Australie souligne que cette disposition de la nouvelle loi est « une menace pour la liberté religieuse » et pourrait avoir un impact sérieux « sur les services sociaux fournis par les structures d’assistance sanitaire et par les écoles catholiques ».

Mais les évêques avaient commencé par approuver la loi dans son principe…

C’est ainsi que l’incurable naïveté des hommes d’Eglise encourage la subversion. Ils sont incapables de seulement entrapercevoir l’idéologie qui sous-tend les lois antidiscrimination.

Et ce qui arrive en Australie arrivera aussi bien évidemment chez nous aussi. C’est déjà partiellement le cas au Royaume Uni.

30 janvier 2013

L’enseignement de la culture religieuse en Russie

Le patriarche orthodoxe Cyrille s’alarme de voir que seulement 23,4% des élèves choisissent le module culture orthodoxe dans les écoles moscovites (et 28,7% au niveau national), dans le cadre de l’enseignement des « Fondamentaux des cultures religieuses et d’éthique laïque », obligatoire depuis septembre dernier.

Les élèves ont le choix entre des modules correspondant à leur religion (orthodoxe, juive, bouddhiste, musulmane) ou des modules « neutres » comme l’éthique laïque ou les bases des cultures religieuses du monde.

Or, selon les statistiques du ministère de l’Education, 47% des élèves ont choisi les Fondamentaux d’une éthique laïque, 28,7% les Fondamentaux de la culture orthodoxe, 20,3% les bases des cultures religieuses dans le monde, 5,6% les fondements culturels de l’islam, 1,2% la culture bouddhiste, 0,1% la culture juive.

Selon le patriarche, les parents ne sont pas libres, en fait, de choisir le module qui leur convient, ils sont influencés par des chefs d’établissement qui font pression sur eux pour qu’ils choisissent un module laïque. Tout en reconnaissant que c’est le patriarcat qui avait insisté pour qu’il y ait des modules non religieux afin de respecter les convictions de chacun, Cyrille demande que la loi ne soit pas utilisée pour détourner les enfants orthodoxes de l’étude de leur propre culture.

Le ministre de la Culture a déclaré qu’il allait s’employer à résoudre le problème, car « c’est l’un des principaux objectifs du gouvernement de soutenir les organisations qui promeuvent pratiquent les valeurs traditionnelles, historiques et culturelles ».

(Asianews)

17 janvier 2013

Le clergé britannique annonce des persécutions (chez nous aussi)

Pas moins de 13 évêques (catholiques) britanniques et un bon millier de prêtres ont signé une lettre ouverte par laquelle ils annoncent que si le « mariage » homosexuel est instauré cela aura de graves conséquences pour les catholiques, y compris sur le plan pénal. Ils rappellent que la persécution en Angleterre contre les catholiques, qui a duré des siècles, a commencé par une question de définition du mariage, que le roi imposa contre l’Eglise.

Ce texte est lui-même historique. On en trouvera la traduction, et d’importants commentaires, sur le blog de Jeanne Smits.

15 janvier 2013

Le crucifix du Parlement

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Le tribunal administratif de Varsovie a rejeté la demande des élus du mouvement anticlérical Palikot de faire enlever le crucifix de l’hémicycle du Parlement polonais.

Selon eux, les croix placées dans des lieux publics violent la Constitution et la liberté de conscience et de religion, et cette croix influencerait les décisions prises au Parlement.

Le tribunal a répondu que le symbole religieux n’est « pas une atteinte aux droits personnels » et ne peut pas être « source de préjudice ».

Trois profanations en Cornouaille

Trois églises cornouaillaises ont été profanées ces derniers jours : Loctudy, Combrit, Huelgoat.

Et il s’agit clairement, et uniquement, de profanation. Car dans les trois cas le tabernacle a été forcé et les hosties consacrées répandues. Il n’y a eu aucun vol, hormis une lunule de peu de valeur… qui a pu servir à emporter des hosties.

Les actes commis l'ont été par « des gens qui connaissent le fait religieux », a constaté le procureur de Quimper, Éric Tuffery.

Selon le maire de Loctudy « c’est grave » parce que « c’est une atteinte à la conscience de certaines personnes ». Sic. Pourtant il s’appelle Joël Piété… Mais il y a pire. Selon le maire d’Huelgoat, il s'agit « sûrement de bêtises d'adolescents »…

On remarquera plutôt les propos du préfet du Finistère, Jean-Jacques Brot, qui a tenu à dénoncer « avec beaucoup de solennité » un « acte accablant » qui « ne ressemble pas à la Bretagne et aux Bretons ». « C’est un acte très grave, attentatoire à la foi d’une partie de la population. »

Ce sont des actes « extrêmement choquants », a-t-il dit encore, soulignant « qu'à chaque fois c'est le tabernacle qui est visé, à savoir la partie la plus importante du point de vue liturgique dans la foi catholique », le « cœur de la foi catholique ».

S’apercevant sans doute qu’il allait un peu loin, en tant que représentant de la République laïcarde, il a ajouté que la condamnation d’un tel acte aurait été la même pour un autre culte, car la Constitution garantit la liberté des cultes.

Quant au procureur, il a déclaré que le ou les auteurs encourent une peine de cinq ans d'emprisonnement pour vol avec effraction, précisant que le caractère religieux de l'affaire n’est pas une circonstance aggravante.

Mais cela est faux. Il faudrait savoir si les lois antiracistes protègent toutes les communautés ou si la communauté catholique est exclue de la protection de la loi. Les profanations sont à l’évidence des actes « racistes » au sens des lois antiracistes, qui concernent notamment la religion. La loi retient le mobile raciste comme circonstance aggravante pour les « dégradations de bien privé » et précise même que la peine passe de 3 à 5 ans si le bien est un lieu de culte.

08 janvier 2013

Parfois le laïcisme est pire que l’islamisme…

Le président égyptien Mohammed Morsi a présenté au patriarche Tawadros II et à la communauté copte ses vœux de joyeux Noël. Il avait envoyé un représentant officiel, le diplomate (et ancien porte-parole d’Al Azhar) Mohammed Rifaa El-Tahtawi à la messe de Noël célébrée par le patriarche en la cathédrale Saint-Marc du Caire dans la nuit du 6 au 7 janvier.

Ce n’est pas en France qu’on verrait ça…

« Je suis catholique… »

« Je suis catholique et j'ai une vision de catholique sur ce sujet. »

La phrase est de Jean-Pierre Raffarin, à propos du projet de dénaturation du mariage.

Il est tellement inhabituel (et contraire à la religion laïciste de la République) d’entendre un tel propos chez une personnalité politique française qu’on ne peut que le remarquer.

D'autant qu'il y a beaucoup d'évêques qui ont... oublié de le dire.

05 janvier 2013

Les Turcs revendiquent de nouveau les reliques de saint Nicolas

A Antalya va s’ouvrir un musée dédié à la civilisation lycienne et destiné également à accueillir les objets provenant des sites archéologiques de Myre et d’Andriake. Une section du musée sera dédiée aux premiers siècles chrétiens et à la vie de saint Nicolas de Myre. C’est l’occasion pour l’archéologue responsable des fouilles de Myre de réclamer de nouveau les reliques de saint Nicolas, qui se trouvent dans la basilique de Bari, en Italie. Et cela s’inscrit dans le cadre d’une campagne du gouvernement turc de rapatriement des œuvres d’art et divers objets d’origine… « turque ». Les demandes adressées au gouvernement italien étant restées sans effet, les Turcs s’adressent désormais… au Vatican. « Ces os devront être exposés ici et non pas dans une ville de pirates », disait déjà il y a deux ans le ministre turc de la Culture. Mais les reliques d’un saint ont vocation à être vénérées dans une église, pas exposées dans un musée.

 

19 décembre 2012

La crèche de la cathédrale de Carrare

La crèche c'est ça :

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Les quatre bidons représentent, dans le fond, l'âne et le boeuf, et, devant, la Sainte Vierge (en bleu, bien sûr) et saint Joseph. On entend des chants de Noël couverts par des bruits de bombes et de mitrailleuses. Le curé de la cathédrale a béni cette "installation" réalisée par un "collectif d'artistes" et dédiée à une Ukrainienne retrouvée morte près de la ville, en espérant que cettte oeuvre nous fasse réfléchir et aider les autres...

La cathédrale (romane), c'est ça:

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14 décembre 2012

D’une superstition l’autre

Dans l’Osservatore romano, le père jésuite José Funès, directeur de l’Observatoire du Vatican, explique que la prophétie sur la fin du monde pour le 21 décembre est une fumisterie sur le plan scientifique. On n’a aucun mal à le croire…

Mais quand le même père jésuite affirme que la fin du monde n’est pas pour tout de suite, ni pour demain, parce que, scientifiquement, le monde qui a « quelque 14 milliards d’années » (c’est vraiment scientifique, ça ?) en a encore pour des milliards d’années, il est manifeste que pour tordre le cou à une superstition il adopte une autre superstition, d’allure « scientifique » mais qui ne l’est guère davantage, et qui est surtout incompatible avec la foi chrétienne.

Ainsi, pour répondre à ceux qui ne croient pas en la parole du Christ : « Quant au jour et à l’heure, personne ne le sait, ni les ange du ciel, si ce n’est seulement le Père », le jésuite fait comme eux, en sens inverse : il affirme que le monde vivra des milliards d’années. En tant que scientifique, il met entre parenthèses sa foi catholique, celle qui dit que Dieu peut détruire en un instant à tout instant ce monde qui n’est pas le vrai monde de la création de Dieu mais le monde du péché.

On peut dédier au père jésuite ce que dit le Christ après la phrase que je viens de citer et qui est en outre un des thèmes principaux de l’Avent :

« Comme ce le fut aux jours de Noé, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme : de même qu’aux jours d’avant le déluge ils mangeaient et buvaient, mariaient et se mariaient, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et ils ne se doutèrent de rien jusqu’à ce que vienne le déluge, qui il les emporta tous : ainsi sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. »

13 décembre 2012

Au fait c’était samedi et dimanche dernier…

C’était le lancement de la fête de Hanoukka. Avec allumage, par le grand rabbin de France, d’un chandelier géant à 7 branches sur le champ de Mars à Paris. Et de quatre autres rien qu’en Seine-et-Marne en des lieux publics, selon Le Parisien. A Pontault-Combault c’était comme d’habitude dans le jardin de l’hôtel de ville. (Tandis qu’à Paris le maire a interdit la crèche de Noël sur le parvis de l’Hôtel de Ville dès qu’il est entré en fonctions.)

Vous avez entendu crier les farouches gardiens de la laïcité ?

Car l’érection de symboles religieux est interdit sur les lieux publics, dit la loi de 1905. Article 28 : « Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »

Il n’y a pas eu la moindre remarque. Nulle part. Même pas à Riposte laïque…

Ah oui, c’est vrai, dans la loi de 1905, quand on lit « religieux », il faut comprendre « catholique »…

Jesus goes to Bollywood

Le premier film sur Jésus en hindi et dans le style de Bollywood va sortir en Inde. C’est une fresque kitch de six heures qui sera diffusée comme une série à la télévision.

On pouvait craindre le pire. Mais ce pourrait bien être le meilleur : une série qui dise la vérité sur le Christ en utilisant l’imagerie et les poncifs « bollywoodiens » qui plaisent tellement aux Indiens.

Car le film est réalisé par le P. Geo George, un missionnaire de la société du Verbe divin, et le texte de la bande annonce est en lui-même une catéchèse précise sur l’incarnation. Il est clair qu’un tel film peut avoir un énorme impact missionnaire, d’autant que la plupart des quelque 200 acteurs sont des Indiens comme tout le monde, des non professionnels, et à 80% non chrétiens (dont l’acteur qui joue le Christ et qui est hindou).

Toujours les graffiti du « Prix à payer »

L’ambassade d’Israël près le Saint-Siège « exprime sa plus ferme condamnation des actes de vandalisme qui ont violé le monastère de la Croix, dans la vallée de la Croix, le 11 décembre, à Jérusalem », ajoutant : « Nous déplorons ce type de comportement qui est en opposition totale avec les valeurs et les traditions d’Israël ».

L’ambassade diffuse la déclaration du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou qui se dit « révulsé » devant les « actes violents » qui ont eu lieu dans la nuit du 11 au 12 décembre, à Jérusalem, et à Choukba près de Ramallah.

« Les valeurs juives, dans lesquelles nous avons été élevés et que nous enseignons à nos enfants pour qu’ils les suivent, rejettent totalement ce type de comportement », dit le Premier ministre. (Une phrase qui paraît répondre à ce que disaient les évêques de Terre Sainte lors d’une précédente profanation : « l’Assemblée des Ordinaires demande à ce que le système éducatif change radicalement, sans quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets ».)

Benjamin Netanyahou affirme encore que « la liberté de culte pour toutes les religions sera sauvegardée en Israël », et assure que les personnes « méprisables » qui ont commis « ce crime » seront déférées devant la justice.

Des réactions que l’on accueille avec satisfaction mais qui paraissent quand même un peu excessives, car il ne s’agit que de quelques graffiti, sur le mur d’un monastère orthodoxe (pour la septième fois), la porte d’un cimetière arménien, et en un endroit non précisé. Des graffiti qui certes insultent le Christ et les chrétiens, mais on a l’impression que la vive réaction des autorités cherche à masquer le fait que la police israélienne n’a encore jamais interpellé le moindre suspect, ni établi si peu que ce soit qui sont les colons fanatiques qui signent toujours « le prix à payer ».

La profanation occultée

On a appris hier par un communiqué du diocèse de Lyon la profanation de l’église Saint-Rambert. Mais il faut lire le communiqué pour savoir qu’il s’agit d’une profanation. Car le titre est : « Célébration pénitentielle à Saint-Rambert ». Et lorsqu’on lit un tel titre, on pense d’abord à une de ces célébrations pénitentielles qui ont illégitimement remplacé la confession, et qui aurait lieu à Saint-Rambert sans doute pour préparer à Noël.

Mais il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’une veillée de prière suivie d’une messe de réparation, suite à la profanation de l’église et du tabernacle, donc du Saint Sacrement.

Profanation qui a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 novembre, mais qui a donc été occultée jusqu’au 12 décembre, et qui est restée occulte dans le titre du communiqué (que personne ne lira s’il n’est pas intéressé par une célébration pénitentielle).

Il se trouve que les profanations d’églises se multiplient, comme je le soulignais dans mon dernier article de La Griffe. Plus elles se multiplient, plus les autorités catholiques minimisent ou occultent les faits. Comme en témoigne aussi l’ahurissant article de La Croix qu’évoque Perepiscopus.

C’est pourquoi la réaction de Mgr Ravel à la profanation de Toulon méritait d’être remarquée.

10 décembre 2012

La profanation de Toulon

Selon la Marine nationale impeccablement laïque :

« Des actes de vandalisme sur des symboles religieux ont été constatés à la chapelle de la base navale de Toulon, samedi 8 décembre dans la soirée. Une enquête menée par la Gendarmerie maritime est en cours. La Marine nationale condamne avec vigueur ces agissements. »

Selon Mgr Poinard, vicaire général du diocèse aux Armées :

« J'apprends ce samedi soir que la chapelle militaire de la base navale de Toulon a été profanée. On s'en est pris aux trois grands symboles de notre foi : le Saint Sacrement (tabernacle renversé et brisé, les saintes espèces répandues sur le sol), le baptistère totalement brisé et l'ambon (la Parole de Dieu jetée à terre et piétinée). »

Bernard Antony, président de l'AGRIF, a chargé Me Gestat de Garambé du Barreau de Toulon, ancien bâtonnier, de mettre immédiatement en œuvre la procédure qui s'impose pour actes de haine anti-chrétiens.

30 novembre 2012

L’énorme scandale qui n’émeut personne

Des centaines de reliques de saints (munies de leurs certificats signés par des évêques) vont être mises en vente demain à Alençon.

La loi interdit la vente de restes humains, et, bien évidemment, l’Eglise a toujours interdit la vente de reliques. Il est inconcevable qu’un catholique vende des reliques. Or le commissaire priseur d’Alençon, Me Patrice Biget, s’affiche comme catholique pratiquant et ne voit pas du tout où il y aurait un problème. Cela montre le degré de perte de la foi, y compris chez des gens qui se disent pratiquants.

Au moins on pourrait penser que le diocèse se précipiterait pour acheter ces reliques et les rendre à la vénération des fidèles. Mais pas du tout. L’évêque se contente de dire qu’il « désapprouve de telles ventes »…

C’est pourquoi le commissaire priseur pense que les acheteurs seront à 80% « des orthodoxes et communautés intégristes » : ceux qui savent encore ce que sont des reliques.

20 novembre 2012

Le totalitarisme européen (et français) antichrétien

La Slovaquie avait décidé d’émettre une pièce de 2 euros pour le 1150e anniversaire, l’an prochain, de l’arrivée des saints Cyrille et Méthode dans le pays. Le projet a été soumis à la Commission européenne, laquelle a exigé que soient supprimées les auréoles des saints, ainsi que la croix sur leurs chasubles.

Plus précisément, ce sont « certains pays » de l’UE qui ont exigé ces mutilations, au nom de la « neutralité religieuse ».

La liste des pays laïcistes n’est pas difficile à dresser. Au premier rang, la France, qui avait exigé qu’il n’y ait pas de mention des racines chrétiennes de l’Europe dans le projet de Constitution.

L’affront est d’autant plus mal ressenti en Slovaquie qu’il s’agit d’un pays qui a subi très durement le joug communiste pendant des décennies.

« L’annulation des attributs principaux qui accompagnent les saints Cyrille et Méthode nous contraint d’observer qu’il s’agit là d’un manque de respect de la tradition chrétienne européenne », écrit le porte-parole de l’épiscopat slovaque, le père Jozef Kovaczik. « En l’année 1988, avant la révolution, les fidèles slovaques ont risqués par leur vie l’annonce des œuvres et de l’enseignement des deux saints. Vivons nous réellement dans un état de droit ou dans un système totalitaire où l’on nous dicte quels attributs sont autorisés ? »

arton7676-85cb3.jpgL’ironie de l’histoire est que ce qu’on verra d’abord sur la pièce est la grande croix entre les deux évangélisateurs. Celle-là, ni la France ni la Commission ne peut l’enlever. Pour le moment. Car il s’agit de la croix d’Anjou, qui est l’élément principal des armoiries de la République de Slovaquie…

Nul doute qu’il doit y avoir à la Commission quelques zombies post-soviétiques qui réfléchissent à un projet de directive interdisant tout symbole religieux sur les armoiries et les drapeaux des Etats membres. Il y aura du boulot…

Au fait, le dessin de la face nationale des pièces en euro est de la responsabilité des Etats. Où est le texte qui interdit les symboles religieux ?

Au fait – bis on a appris récemment que les nouveaux billets en euros allaient être ornés de la figure d’Europa sur le taureau. Et ce taureau c’est Zeus. Et jusqu’à preuve du contraire Zeus est un dieu. Au nom de la « neutralité religieuse », il est scandaleux que la figure d’un dieu grec soit sur les billets de banque de tous les Etats de la zone euro.

Ah mais oui mais c’est seulement contre la religion chrétienne qu’on en a. CQFD.

19 novembre 2012

La foi de Dieu

A lire, un très beau texte de l’abbé de Tanoüarn sur la foi, avec une mise au point sur la traduction d'un propos du Christ, une explication de l’épisode du figuier maudit, et un coup de projecteur sur une parabole négligée.

12 novembre 2012

Une conquête de la civilisation ? Mais non !

Comme la plupart de nos évêques, le P. Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, défend le mariage entre un homme et une femme sans parler de Dieu. Mais il fait pire encore. Il ose déclarer :

« Le mariage monogame entre un homme et une femme est une conquête de la civilisation. »

Mais le Christ Seigneur, Fils de Dieu, Verbe éternel, a lui-même souligné que c’est Dieu qui, à l’origine, a créé le mariage monogame indissoluble, et que cela se trouve dès le début de la Genèse :

« N’avez-vous pas lu que le Créateur au commencement les fit mâle et femelle et qu’il a dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux ne feront qu’une seule chair. Ainsi ils ne seront plus deux mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. »

Et encore :

« C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l’origine il n’en était pas ainsi. »

Le mariage monogame est une donnée de la création ; ce n’est donc absolument pas une « conquête de la civilisation », et c’est une impiété majeure, voire une hérésie, que de le prétendre.

09 novembre 2012

Le dialogue interreligieux selon Mgr Müller

Extraits de la conférence de Mgr Gerhard Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, à Assise le 29 octobre dernier.

L’Eglise est pliée à jamais à la mission que lui a confiée le Christ lui-même (Mc 16,15-16), de proclamer la bonne nouvelle de Jésus-Christ, unique sauveur du monde. Si bien que pour un chrétien, le respect de la religiosité d’un autre ne signifie pas, et ne saurait signifier un renoncement de sa propre foi, de son identité et de la vérité définitive reçue, à travers l’Eglise, dans la Révélation de Dieu. Tel respect et dialogue ne signifie pas « dissolution » de son propre credo dans une religiosité générique, fondée sur l’axiome de l’impossible connaissance de Dieu, ni « réduction » de la foi chrétienne  à un niveau d’expression générale, commun à d’autres formes de religiosité. Au contraire, l’Eglise ne peut proposer de vrai dialogue qu’à partir de la vérité sur elle-même. Cacher la foi authentique et abandonner l’unicité de la Révélation et de l’Incarnation du Fils de Dieu, au nom d’une dialogue politiquement correct, serait mensonger. Un dialogue n’est justifié et correct que s’il est conduit dans la vérité et dans l’amour. Si bien qu’à chaque occasion de dialogues entre chrétiens et non chrétiens, notre foi, tournée vers le Christ, et la vérité sur nous-mêmes, doit avoir une place de choix. (...)

Le dialogue avec  les adeptes des religions non chrétiennes est une forme de témoignage de foi, qui doit être respectueuse de l’autre, toujours, et respectueuse de la dignité de sa conscience. C’est un dialogue à pratiquer dans la vérité, qui inclut et accepte la mission, reçue de Jésus-Christ, à prêcher l’Evangile jusqu’à la fin des temps et jusqu’aux limites extrêmes de la terre. Dans le dialogue interreligieux, la dimension missionnaire de l’Eglise ne saurait être interrompue. Comme dans chaque prédication, le dialogue renvoie à deux éléments. Chaque prédication, dialogue et conversation sur la foi ne produiront du fruit que s’ils se fondent sur la grâce de l’Esprit Saint. Cette grâce, quand elle est reçue d’une foi vive, précède l’œuvre du prédicateur, du missionnaire ou de l’homme en dialogue, et elle agit aussi bien en celui qui parle qu’en celui qui écoute. La foi est un don de Dieu, qui permet d’être en contact avec Lui. Celle-ci introduit donc à la vie surnaturelle et peut « provoquer » la fécondité de Dieu lui-même. C’est comme ça que le dialogue devient fructueux. De là dérive aussi le fait – et c’est le second élément – que, dans le dialogue, le chrétien est appelé à témoigner du Christ et non de lui-même. Chaque chrétien impliqué dans une conversation liée à la foi, doit « se cacher » spirituellement derrière le Christ, s’appuyer sur sa grâce et non sur lui-même: en ne se promouvant pas lui-même mais Lui seul.