Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Religion

  • Insolite

    En avril dernier, le gouvernement du Népal avait supprimé Noël des jours fériés (plus de 80, presque tous hindous).

    Mais voici que ce Noël était de nouveau férié… Et célébré bien au-delà de la microscopique communauté chrétienne. Même la présidente Bidya Devi Bhandari y est allée de son allocution, espérant que ce serait l’occasion de « renforcer les sentiments d’amour et d’unité parmi les citoyens népalais », le Premier ministre a exprimé ses vœux de « paix, bonheur, prospérité, bonne santé, unité et fraternité à tous les chrétiens népalais dans le pays et à l’étranger », et l’ancien roi et son fils ont participé aux célébrations. Au grand dam des hindous qui veulent rétablir l’hindouisme comme religion d’Etat…

  • La crèche de Paray-le-Monial

    creche_bethleem_paray-le-monial_plan_large.jpg

    creche_bethleem_paray-le-monial_gros_plan.jpg

    La Ligue des droits de l’homme, qui n’a rien d’autre à faire que la chasse aux crèches de Noël, a perdu ses procès contre Béziers, Beaucaire et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais elle vient de gagner contre Paray-le-Monial. Le tribunal administratif de Dijon ordonne que la crèche soit enlevée des locaux de la mairie.

    Quand on voit les photos, on comprend que cette gigantesque crèche paraisse quelque peu provoquante…

    Selon le juge laïcard de Dijon la mairie de la ville du Sacré-Cœur ne peut donc pas abriter une mini-crèche de Noël, alors même que s’il en est une qui correspond à la décision du Conseil d’Etat c’est bien celle-là.

    En effet, le maire souligne qu’elle a une « valeur culturelle », parce qu’elle a été réalisée par des handicapés de Bethléem, et qu’il ne fait que « respecter une convention d'échanges culturels entre Paray-le-Monial et Bethléem, signée le 9 septembre 2003 sous couvert du Consulat général de France à Jérusalem et de Yasser Arafat ».

    Sans doute la LDH va-t-elle lui répondre que ce n’est pas un argument, vu que Yasser Arafat lui-même violait la laïcité en assistant ostensiblement à la messe de minuit à Bethléem chaque année…

    En bref, la LDH s’en prend d’un seul coup à la religion chrétienne, aux handicapés, aux Palestiniens, et aux échanges entre villes….

    Et pour cela elle recevra 1.000 € de la commune, a en outre décidé le juge bouffe-curé.

  • Quand le disciple dépasse le maître

    Certains évêques se taisent à propos de l’idéologie développée par Georges Bergoglio. Certains font les perroquets, parfois de façon très intempestive afin que le pape entende à quel point ils sont… serviles. Mais il en est qui ont tellement assimilé la leçon qu’ils en viennent à dépasser le maître. Et c’est tout de même une grande fierté pour nous de constater que l’un de ceux-là est français. Il s’appelle Jean-Louis Balsa, il est évêque de Viviers. S’inspirant bien entendu d’Evangelii Gaudium, il écrit ceci dans son message de Noël :

    Chaque fois qu’un être humain se bat pour que la planète ne consume pas ses ressources, mais les convertisse en les recyclant durablement, c’est Dieu qui naît.

    J’en suis béat d’admiration. Plutôt que faire naître Dieu dans une étable (où il y avait deux animaux qui gaspillaient du foin et dont l’un polluait grave avec ses flatulences), Mgr Balsa le fait naître dans toutes les déchetteries. C’est un progrès fondamental.

    (On doit cependant constater que Mgr Balsa parle encore de Dieu, et de Dieu fait homme, ce qui n'est pas le cas de tous les messages épiscopaux de Noël.)

  • Prochaine étape : la "communion" des protestants

    Le cardinal Kasper a été le grand inspirateur du laborieux processus qui a conduit à légitimer la communion des adultères. Maintenant que c’est fait, le cardinal Kasper passe à l’étape suivante : permettre aux protestants de "communier" dans les églises catholiques. Toujours au cas par cas et en usant de discernement, selon le refrain à la mode. Car il n’est pas question de toucher à la doctrine, comme dit aussi le refrain. (On pense d’ailleurs à canoniser l’inventeur de la naphtaline.)

    Donc le cardinal Kasper, le 10 décembre dernier, s’est exprimé dans les colonnes de l’Avvenire au sujet des « progrès » à venir dans le domaine de l’« intercommunion ». « J’espère que la prochaine déclaration ouvrira la voie à la communion eucharistique partagée dans des cas particuliers », dit-il.

    Or, ce qui est vraiment providentiel, c’est que le document existe déjà : « Personnellement, j’espère que nous pourrons utiliser un texte non officiel, préparé par une commission de la conférence des évêques américains sur ce sujet. »

    L’idée est tout simplement d’appliquer le principe édicté pour les divorcés vivant en concubinage. Ce seront des « exceptions » (au début) :il s’agit d’admettre les luthériens à la communion catholique (même s’ils n’y croient pas, qu’importe le sacrilège) quand le conjoint est catholique :

    « La prochaine déclaration ouvrira le partage eucharistique dans des situations particulières, spécialement dans les mariages et familles mixtes et dans des pays comme l’Allemagne ou les Etats-Unis où ce problème pastoral est extrêmement urgent. »

    On se souvient que, de fait, François a préparé le terrain dès novembre 2015. Sans oublier que des protestants finlandais qui venaient d'être reçus par le pape ont "communié" à Saint-Pierre de Rome en janvier 2016 (le prêtre fut ensuite mollement désavoué).

  • Non, Jean-Baptiste n’a pas douté

    Certes, il est beaucoup moins grave d’affirmer que saint Jean-Baptiste a douté de Jésus, que de laisser entendre que la Mère de Dieu doutait de son Fils. Toutefois ce n’est ni digne ni cohérent. Lorsque saint Jean-Baptiste en prison envoie des disciples à Jésus, c’est pour que les disciples comprennent de visu que Jésus est vraiment le Messie que Jean annonçait, malgré ce qu’on leur raconte (par exemple : si ses disciples ne jeûnent pas, alors que nous jeûnons, c’est qu’il ne doit pas être le Messie.)

    Voici ce qu’en disent saint Jérôme, saint Jean Chrysostome, saint Hilaire, et l’ample mise en scène oratoire qu’en fait Bossuet. J’ai la faiblesse de croire qu’ils ont autant d’autorité en la matière (euphémisme) que l’ancien archevêque de Buenos Aires.

    Lire la suite

  • Laïcité française

    vierge_publier.jpg

    Le tribunal administratif de Grenoble enjoint de nouveau la commune de Publier, en Haute-Savoie, de retirer une statue de la Sainte Vierge qui a été érigée sur le domaine public.

    La soi-disant « Libre Pensée » avait attaqué en 2012, et en janvier 2015 le tribunal avait enjoint la commune à retirer la statue.

    Comme il ne s’est rien passé, la soi-disant « Libre Pensée » est repartie à l’attaque. Et le tribunal administratif de Grenoble a réitéré son jugement de 2015, l’assortissant cette fois d’une astreinte : si la statue n’est pas enlevée dans un délai de trois mois, la commune paiera une amende de 100€ par jour.

    Il convient de souligner que le tribunal administratif se contente d’appliquer la loi de 1905, article 28 (le même qui interdit les crèches de Noël si elles ont un aspect religieux) :

    Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

    Car c’est cela, la « laïcité à la française », à savoir la « tolérance » et le « respect des religions » : il est interdit à "Note Dame du Léman" de "veiller sur ses enfants".

    Addendum

    La municipalité avait vendu la parcelle à une association pour que la statue ne soit plus sur le domaine public, mais cette délibération avait été annulée par le tribunal administratif. La laïcité, c'est aussi l'acharnement.

    Enregistrer

  • Singerie laïque

    L'Assemblée nationale a adopté hier en première lecture une proposition de loi sur l’organisation de « funérailles républicaines », comme il y a déjà les baptêmes républicains et le… mariage civil.

    En fait la loi prévoit déjà la possibilité de ces funérailles, mais les communes n’étaient pas obligées de les organiser, et en conséquence beaucoup de familles étaient « contraintes d'accepter des obsèques religieuses », comme dit le rapporteur du texte Hervé Féron.

    Comme quoi même les laïcistes athées ont besoin de rites, et même spécifiquement d’un rite pour la mort…

    *

    A propos d’Hervé Féron. Il est député socialiste de Meurthe-et-Moselle. Adversaire de l’identité chrétienne de la France, il est en revanche un ardent défenseur de l’identité… sahraoui. Il a même réalisé un documentaire sur le Sahara occidental, “Un mur dans le désert”, pour « montrer que la culture et la transmission de la culture et des traditions peuvent permettre de préserver une identité et que c’est là un outil de résistance. Car conserver son identité permet aussi de continuer à revendiquer une appartenance à un territoire ». Un documentaire (diffusé 12 fois par la Chaîne parlementaire) où il ne craint pas de prétendre que la culture sahraouie remonte aux peintures rupestres d’il y a 4000 ans…

    Puis il a tiré un livre de ce film, édité par l’association Kaïros de Nancy (qui a notamment publié les deux tomes de “La Maçonnerie en Lorraine”, ouvrage exaltant le « combat pour la République » et ses principes aujourd’hui menacés…) Les bénéfices de la vente du livre sont versés au Croissant Rouge sahraoui…

  • La dérive de l’AED

    A la demande de l’organisme catholique Aide à l’Eglise en détresse, un certain nombre de bâtiments publics ont été éclairés en rouge – rouge sang – le 23 novembre dernier au Royaume-Uni pour marquer la sortie d’un rapport sur les persécutions religieuses dans le monde.

    Un « mercredi rouge » qui ne faisait aucune distinction entre les religions, semble-t-il toutes persécutées…

    Et l’auteur du rapport de souligner : « Il y a quelque ironie à ce que la religion, qui est supposée concerner la paix, soit mal interprétée comme ayant à voir avec la violence. »

    Voilà encore un personnage, encore un responsable catholique, qui connaît tellement bien l’islam qu’il peut garantir que cette religion n’a rien à voir avec la violence, même si le Coran martèle le contraire…

  • Le “changement de paradigme”

    Le site Benoît et moi a traduit un important article (important quant au fond, pas quant à la longueur qui est très raisonnable compte tenu du sujet) sur la signification exacte de l’expression « changement de paradigme », refrain du pape parce que c’est un refrain du cardinal Kasper.

    Phrase clef : « Amoris laetitia ne change pas un iota de la doctrine de l'Église; mais elle change tout. » Le « discernement » remplace la doctrine, et ce nouveau « discernement » (outil de la nouvelle « miséricorde ») est dans le domaine moral ce qu’est le « libre examen » des protestants pour la Sainte Ecriture.

    Voilà où nous en sommes.

  • La dictature LGBT

    Elle sévit aussi désormais dans les entreprises. Le site vigi-gender publie ainsi le témoignage d’une femme travaillant au département des ressources humaines dans une très grande entreprise. Ayant osé critiquer les célébrations LGBT obligatoires, on lui a signifié qu’elle n’aurait plus aucune promotion et elle a démissionné. On ne l’a pas jetée aux lions, mais l’esprit y est :

    Tes propos dans ton mail à la responsable du département diversité sont étriqués, fermés, prosélytes et cela saute aux yeux, tu es chrétienne.

    La société de l’« inclusion » exclut les chrétiens. Le temps des persécutions est bel et bien revenu.

  • A vos ordres (on n’est pas des martyrs)

    Acte 1

    Valérie Boyer, porte-parole de François Fillon, apparaît sur France 2 avec une croix autour du cou.

    Acte 2

    Caroline Fourest, et quelques autres fanatiques laïcards (qui n’ont rien contre le voile islamique) s’indignent de cette atteinte à la laïcité.

    Acte 3

    A la sortie du plateau, Valérie Boyer explique qu’elle n’enlève jamais cette croix, même quand elle se baigne ou pour dormir.

    Acte 4

    Le même jour, Valérie Boyer est sur BFM TV. Sans sa croix qu’elle n’enlève jamais… ou bien cachée… comme on a déjà vu des cardinaux et même un pape le faire...

    Ici et .

  • God bless you

    Donald Trump a terminé son allocution de Thanksgiving comme président élu (vue 1,4 million de fois sur Youtube), par « God Bless You and God Bless America ».

    Dieu vous bénisse, et Dieu bénisse l’Amérique. Une formule traditionnelle. Mais Obama l’avait omise dès son premier Thanksgiving, et a continué depuis.

    En ce 24 novembre 2016, chacun a pu constater que Dieu était de retour…

  • “Silence”

    Dans les derniers jours de l’année aux Etats-Unis, et au début de l’année prochaine en France, sortira le nouveau film de Martin Scorsese, intitulé Silence.

    C’est une adaptation d’un roman de Shushaku Endo sur les persécutions des chrétiens au Japon au XVIIe siècle.

    La première bande annonce vient d’être publiée. C'est du grand art :

    On peut la trouver avec des sous-titres en français (mais aussi avec de la pub) ici.

    On apprend que c’est un vieux rêve de Scorsese que de réaliser ce film, et que, jugeant sans doute qu’il ne ferait pas beaucoup d’entrées (?), il n’a pas voulu être payé, et que les trois acteurs principaux (dont Liam Neeson) ont accepté d’être payés au tarif minimum.

    Scorsese écrit :

    « Le roman d’Endo affronte le mystère de la foi chrétienne, et par extension le mystère de la foi lui-même. Rodrigues apprend, un pas de douleur après l’autre, que l’amour de Dieu est plus mystérieux qu’il ne le sait, qu’Il laisse beaucoup plus aux voies des hommes que nous ne le pensons, et qu’Il est toujours présent… même dans Son silence. »

    Etonnant, non ?

    Mais c’est bien le titre du film. Renvoyant donc étrangement au livre du cardinal Sarah…

  • Merveilleux sommet

    Le quatrième sommet islamo-chrétien du Centre international pour le dialogue interreligieux s’est tenu du 6 au 9 novembre à Téhéran, sur le thème : « Respecter et préserver la dignité humaine, préparer la voie à la paix et à la sécurité mondiales ».

    Il y avait là le cardinal John Onaiyekan, archevêque d’Abuja, au Nigeria. Il a souligné l’harmonie entre chrétiens et musulmans dans son pays, même s’il y a parfois des heurts. Les gens veulent la paix, a-t-il dit, et beaucoup travaillent dur pour arriver à cet objectif, comme « ceux qui sont présents à cette réunion, et certainement ce sommet est une de ces étapes qui conduisent l’humanité à la paix ».

    Le Sheikh Mahdi Sumaidaie, grand mufti d’Irak, a souligné le problème de l’extrémisme qui ensanglante notamment son pays. Il a appelé les chrétiens, les musulmans et les juifs à travailler ensemble pour rétablir la coexistence pacifique, qui a existé et existe toujours non seulement en Irak mais dans d’autres pays du monde arabe et en Occident. « Certains critiquent les chefs sunnites qui restent silencieux face à la violence extrémiste, mais ce n’est pas vrai, car nous faisons entendre notre voix, et nous invitons tout le monde à travailler pour la paix. »

    L’ayatollah Taskhiri, l’un des plus proches collaborateurs de l’ayatollah Khamenei, guide suprême de la Révolution islamique, a exhorté les religions à s’engager sur la voie du dialogue sur un pied d’égalité. « Nous ne devons pas oublier la valeur du dialogue interreligieux pour les intérêts de la paix et de la sécurité, comme c’est écrit dans le saint Coran. »

    L’ayatollah Mohaghegh Damad, président du département des études islamiques à l’Acédémie des sciences d’Iran, a rappelé que le pays avait toujours été une terre de dialogue et que cela avait favorisé le travail de révision des préceptes de la foi dans le contexte du sommet. Une tâche entreprise sans préjugés et fondée sur la valeur de la dignité humaine contenue dans les Ecritures. Il a appelé les médias à répandre le message de paix du sommet fondé sur les « valeurs d’amitié, de réconciliation et d’amour qui lient le christianisme et l’islam depuis des siècles et pour les années à venir ».

    Abouzar Ebrahimi Torkaman, président de l’Organisation de la culture et des relations islamiques, a souligné que la violence dans les religions n’a pas de racines religieuses, mais qu’elle est générée par l’ignorance des préceptes de la foi, et par l’irrationalité. Le combat contre l’extrémisme doit être mené dans et par l’éducation dans les écoles.

    *

    Non, ce n’est pas une blague. Mais il convient seulement de savoir que le Centre international pour le dialogue interreligieux, qui organisait le sommet, est une émanation de l’Organisation de la culture et des relations islamiques qui dépend de la Direction du ministère iranien de la Culture, autrement dit de la censure islamique…

    La présence d’un cardinal était-elle bien nécessaire ?

  • Le Temple de la Divine Providence

    fa605f3e0e5d70f9c38e3636047b9fff.jpg

    555e80df648a75270c6cf8b8fb78.jpg

    SOB Messe.jpg

    Le primat de Pologne et les évêques de Pologne, le président de la République et le Premier ministre de la République de Pologne, et les corps constitués, ont inauguré aujourd’hui à Varsovie le Temple de la Divine Providence. D’abord, évidemment, par une grand messe solennelle (photo ci-dessus).

    La date du 11 novembre (1918) est pour les Polonais le jour où leur patrie est ressuscitée. La messe au Temple de la Divine Providence était le premier acte des célébrations du 98e anniversaire de la nouvelle indépendance polonaise.

    Ce Temple de la Divine Providence a été inauguré 225 ans après sa conception.

    Dans la foulée de la Constitution du 3 mai (1791), le Parlement polonais avait voté la construction de ce bâtiment, et la première pierre avait été posée l’année suivante, par le roi Stanislas Auguste Poniatowski et le prince Michel Georges Poniatowski, archevêque de Gniezno et primat de Pologne (et frère du roi). Mais deux semaines plus tard, les Russes envahissaient la Pologne, qui allait être dépecée et rayée de la carte. La République de Pologne d’après 1918 a tenté de relancer le projet, mais il n’a pu être réalisé avant la Seconde Guerre mondiale. Sous le régime communiste ce n’était pas la peine d’y songer. Mais après la chute de l’empire soviétique, le projet a été de nouveau relancé, et de façon ferme et soutenue par le cardinal Glemp. En 1998, 80e anniversaire de l’indépendance retrouvée, le Parlement votait la construction de la basilique, célébrant « la reconnaissance du pays pour la liberté retrouvée en 1989, pour le 20e anniversaire du pontificat de Jean-Paul II, et pour 2000 ans de christianisme ».

    Hist9.jpgL’architecture du « Temple » est, disons, pour le moins contestable. On a manifestement voulu garder l’allure du projet initial (comme son nom de « Temple » qui rappelle le temps où à la Diète tout le monde était catholique et franc-maçon…) – et de « Panthéon » - mais en le modernisant on ne l’a pas franchement amélioré.

    A l’intérieur il y a la grande nef que l’on voit ci-dessus, et quatre chapelles : celle du baptême de la Pologne, celle de la Sainte Vierge (de Czestochowa), celle « de la souffrance et de la réconciliation » (Katyn et Auschwitz), celle de la Liberté (cardinal Wyszynski, Jean-Paul II, Solidarność). Il y a aussi un institut et musée Wyszynski-Jean-Paul II, un Institut de la Vie avec des organismes caritatifs, un Institut de la Renaissance (pour la jeunesse), et au sous-sol le « Panthéon des grands Polonais » (mais les grands Polonais sont déjà dans la crypte du Wawel, à Cracovie…). On arrive à quatre parvis par quatre « routes » qui symbolisent le combat, la culture, la souffrance et la prière ; les parvis sont ceux de la Patrie, du Peuple de Dieu (avec un chemin de croix et le chemin de croix de l’histoire de la Pologne), de la vie, et de la gloire.

    Enregistrer

  • Le Conseil d’Etat casse tout

    Dans une décision passablement embarrassée, sur les crèches de Noël dans les lieux publics, le Conseil d’Etat indique qu’il casse les trois décisions de justice administrative qui lui sont parvenus : l’arrêt de Paris jugeant que la laïcité interdisait toute installation de crèche de Noël, celui de Nantes qui permettait l’installation d’une crèche de Noël, et celui de Melun qui permettait également l’installation d’une crèche de Noël.

    Après avoir tout cassé dans tous les sens, le Conseil d’Etat édicte (logiquement) qu’on peut installer une crèche de Noël à condition que ce ne soit pas une crèche de Noël (conformément à la laïcité).

    Plus précisément, il donne quatre critères de légalité. Il faut tenir compte :

    1- du « contexte de l’installation », qui doit être « dépourvu de tout élément de prosélytisme ». Rien ne doit indiquer qui est qui, ni pourquoi ni comment.

    2- des « conditions particulières de l’installation ». Les « conditions particulières » sont encore soulignées dans la suite du texte, sans qu’on nous dise de quoi il s’agit. Ça donnera du travail aux avocats…

    3- de l’existence ou de l’absence d’usages locaux. En bref il est interdit d’installer une crèche de Noël là où ce n’est pas une coutume immémoriale.

    4- du lieu de l’installation. Ce ne peut pas être dans un bâtiment siège d’une collectivité publique ou d’un service public (donc dans une mairie), « sauf si des circonstances particulières permettent de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif »… Et dans les autres emplacements publics on peut installer une crèche de Noël, « sauf si elle constitue un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse ».

    Bref on en est toujours au même point, conformément au respect de la loi de 1905. On peut éventuellement installer une crèche de Noël, à condition de pouvoir prouver qu’elle ne fait pas référence à Noël.

    Si l’on a du temps à perdre, on pourra lire l’affligeante réaction de la Conférence des évêques de France, qui croit nécessaire de rappeler que la présence de crèches dans les lieux publics « n’est pas une revendication de l’Eglise », et que « Noël est une fête de la paix et que c’est ensemble qu’il faut en préserver le sens », « croyants et non croyants »…

  • Les vraies religions

    Selon François, pape de l’Eglise catholique, il y a plusieurs vraies religions. Il ne dit pas combien. Mais il est sûr qu’il y en a plusieurs.

    Et il donne le critère pour les distinguer des fausses religions.

    Est-ce que le critère est une révélation divine ? Dieu qui fait irruption dans la vie des hommes ?

    Non.

    Le critère, c’est la capacité de l’homme à se transcender vers l’absolu.

    C’est l’homme qui se transcende lui-même, vers un mystérieux absolu. Telle est la vraie religion.

    On peut supposer que pour François la religion catholique est une des vraies religions.

    La religion catholique, c’est donc l’homme qui se transcende lui-même vers l’absolu.

    Il est urgent de changer le catéchisme.

    Ou de changer de pape.

    *

    C’est dans sa fameuse nouvelle interview à la Civilta cattolica. Je n’ai pas voulu la lire intégralement, parce que je ne veux plus lire les productions de ce personnage. C’est sur le Forum catholique que j’avais vu l’article de Marco Tossati citant le pape qui ne voulait pas célébrer de messe en Suède. C’est aussi sur le Forum catholique que j’ai trouvé cette citation, qui serait ahurissante si elle n’était hélas conforme à un certain nombre d’autres propos de François :

    (…) le religioni vere sono lo sviluppo della capacità che ha l’uomo di trascendersi verso l’assoluto. Il fenomeno religioso è trascendente e ha a che fare con la verità, la bellezza, la bontà e l’unità. Se non c’è questa apertura, non c’è trascendenza, non c’è vera religione, c’è idolatria.

    « Les vraies religions sont le développement de la capacité qu'a l’homme de se transcender vers l'absolu. Le phénomène religieux est transcendant et a à voir avec la vérité, la beauté, la bonté et l’unité. S’il n’y a pas cette ouverture, il n’y a pas de transcendance, il n’y a pas de vraie religion, il y a idolâtrie. »

  • Au Pérou

    Pedro Pablo Kuczynski, dit « PPK », est président du Pérou depuis le 28 juillet dernier. Le 21 octobre, il a consacré son pays au Sacré-Cœur.

    Voici la vidéo de l’ACI Prensa, l'agence de presse catholique hispanophone basée au Pérou.

    Et la vidéo de la télévision.

     

    Et la traduction du texte trouvée sur le Forum catholique :

    Moi, Pedro Pablo Kuczynski, Président de la République du Pérou, avec l'autorité qui m'est conférée, je fais un acte de consécration de moi-même, ma famille, ici présente et de ma femme, et la République du Pérou à l'amour et à la protection de Dieu Tout-Puissant, par l'intercession du Sacré-cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

    Je mets dans vos mains aimantes mon gouvernement avec tous les travailleurs et les citoyens qui sont sous ma responsabilité. Dieu Tout-Puissant, je vous offre mes pensées et mes décisions en tant que président afin de les utiliser pour le bien de notre pays et de toujours être conscient des Dix Commandements pour gouverner. Je demande à Dieu, par l'intercession du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, d'écouter et d'accepter mon acte de consécration et de couvrir notre pays d' une protection spéciale.

    En faisant cette prière, je demande le pardon de Dieu pour tous les péchés qu'on a commis dans le passé, tous ce qui a été fait dans le passé de la République et toutes les décisions qui ont été prises contre ses commandements et je demander son aide pour changer tout ce qui nous sépare de lui. Moi, Pedro Pablo Kuczynski, en tant que Président de la République du Pérou, je fais ce serment solennel devant Dieu et devant les citoyens de notre pays aujourd'hui 21 Octobre 2016.

    Il est assez remarquable que Pedro Pablo Kuczynski n’est pas le descendant d’une vieille famille catholique polonaise, comme son nom pourrait le laisser penser. Son père était un médecin juif allemand qui s’était installé au Pérou pour fuir le nazisme, avec sa femme, une française, Madeleine Godard, descendante d’une famille protestante dont est également issu Jean-Luc Godard, cousin germain du président péruvien…

    Cette consécration fait penser à celle de l’Equateur par son très catholique président Gabriel Garcia Moreno. C’était en 1873. Il fut assassiné deux ans plus tard, sans doute par la franc-maçonnerie qu’il avait interdite. Ce n’est pas ce qu’on souhaite à PPK…

  • La loi copte avance

    En mai dernier on apprenait que le texte élaboré par les chrétiens d’Egypte sur la construction des lieux de culte et envoyé au gouvernement en octobre 2014 était devenu un projet de loi soumis aux commissions du Parlement.

    Il y a quelques jours, l’Eglise copte dénonçait des « amendements inacceptables » et des « additions irréalisables ». Par exemple qu’il serait permis de construire librement des églises à condition qu’elles n’aient ni croix ni dôme…

    Mais après des discussions avec le président Sissi et le Premier ministre Sherif Ismael, la situation s’est éclaircie. Mercredi, 105 évêques coptes se sont réunis, et il en est résulté un communiqué indiquant que l’Eglise et le gouvernement étaient arrivés à un compromis.

    Lequel compromis doit désormais être avalisé par le gouvernement puis voté par le Parlement.

    Le même jour, un homme a attaqué à coups de couteau le vigile en poste devant une église de la banlieue du Caire. Il a été abattu.

    Le mois dernier, après de nouvelles attaques contre les chrétiens à Minya, le président Sissi avait demandé une enquête approfondie, et il avait limogé le chef local de la sécurité. Il avait répété que l’Etat ferait tout pour protéger les chrétiens et assurer l’égalité de traitement des citoyens, même si « ce sont des choses qui requièrent des changements dans la culture dominante et que cela demande du temps »…