08 juillet 2014

« Harcèlement »

Une ergothérapeute du service public de santé du Royaume Uni (NHS), Victoria Wasteney, attaque en justice son employeur qui l’a suspendue pour neuf mois pour « harcèlement » envers une collègue musulmane.

En février dernier, Victoria Wasteney se retrouvait sous le coup de huit chefs d’accusation de la part de cette musulmane. Cinq furent abandonnés, trois furent confirmés : avoir prié avec elle, lui avoir donné un livre, l’avoir invitée à des activités organisées par sa paroisse.

La musulmane était une nouvelle parmi les 30 ergothérapeutes placées sous la responsabilité de Victoria Wasteney, dans les quartiers ethniques de l’East-London. Victoria Wasteney se rappelle que la musulmane, venant d’emménager à Londres, lui avait dit qu’elle sentait que Dieu avait un plan pour elle. Victoria Wasteney lui avait dit qu’elle était chrétienne et qu’elle allait à l’église, mais en restant « très prudente parce que notre environnement est tel que ces choses peuvent être mal interprétées ». Par la suite elle l’invita à diverses activités de la paroisse, puisque la musulmane paraissait intéressée par la lutte contre les trafics humains, puis elle n’y pensa plus. Par la suite, quand la musulmane dut être hospitalisée, elle lui donna un livre intitulé J’ai osé l’appeler Père, histoire de la conversion d’une musulmane pakistanaise à la suite de visions. « Un livre que je n’avais pas lu et que je n’ai toujours pas lu. Mais en raison des conversations que nous avions eues, cela ne me paraissait pas anormal, et ce n’était certainement pas une tentative de la convertir au christianisme. »

Un jour la musulmane était arrivée dans son bureau en pleurs, à cause de ses problèmes de santé et de problèmes domestiques. Victoria Wasteney lui dit qu’elle devait prier mais elle répondit qu’elle ne pouvait pas. Alors elle lui demanda si elles pouvaient prier ensemble et elle dit oui. Victoria Wasteney improvisa une prière, « je ne sais plus si je disais Seigneur ou Dieu mais je disais ce que je pensais être le plus neutre ».

Ce sont là les trois cas d’« intimidation » et de « harcèlement » qui ont été retenus et qui valent à Victoria Wasteney d’être suspendue pendant neuf mois, avec interdiction par la suite de parler de sa foi avec des collègues.

Elle est soutenue par le Centre juridique chrétien, qui a chargé Paul Diamond, l’un des principaux avocats britanniques de droits de l’homme, de la défendre. Pour le directeur du Centre juridique chrétien, Andrea Williams, cette affaire montre que « le NHS est de plus en plus dominé par une orientation libérale suffocante qui choisit de se plier en quatre pour accueillir certaines croyances, mais punit les chrétiens ».

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01 juillet 2014

L’eutrapélie comme marqueur

Voici les vacances, et donc voici l’inévitable théologien qui nous entretient de la vertu d’eutrapélie. Cette fois, c’est le cher abbé Christian Gouyaud qui s’y colle, dans La Nef.

L’eutrapélie, c’est la « vertu du jeu », dit-il, citant saint Thomas d’Aquin (qui a trouvé le mot et la chose dans Aristote), avant de résumer les trois articles de la Somme théologique qui traitent de la question.

Bref, l’eutrapélie c’est la détente, la récréation, la plaisanterie de bon aloi, les vacances dans la bonne humeur… Et c’est une vertu parce que cette détente est nécessaire pour l’équilibre de l’homme, et même pour l’efficacité de son travail.

Mais il y a un problème. L’eutrapélie, on la trouve une fois, une seule fois, dans la Sainte Ecriture : c’est dans l’épître de saint Paul aux Ephésiens. Or il ne s’agit pas du tout d’une vertu. Il s’agit d’un vice. L’eutrapélie est associée à des mots qui veulent dire « grossièreté » ou « ignominie », « insanités ». Cela « ne convient pas », dit saint Paul, « mais plutôt l’action de grâce ». Et cela vient juste après un autre triple énoncé de vices : fornication, impureté, cupidité.

Le mot grec a été traduit en latin par scurrilitas : bouffonnerie. Et il s’agit d’une bouffonnerie qui tire sur la méchanceté, la raillerie. Le « bon mot » blessant.

Il est particulièrement incongru que saint Thomas d’Aquin fasse (massivement) appel à Cicéron pour expliquer ce qu’est (ou n’est pas) selon lui (c’est-à-dire selon Aristote), l’eutrapélie. En effet, il s’appuie sur un texte du De officiis de Cicéron titré… De scurrilitate et facetia, où le « jeu » aimable censé évoquer l’eutrapélie est opposé à la bouffonnerie, à la scurrilitas, le mot même que les Bibles latines utilisent pour traduire le grec « eutrapelia ». D’autre part, Plutarque parle de l’eutrapélie de Cicéron, qu’il jumelle avec… « sarcasme », pour dire que si cela faisait l’agrément de ses plaidoyers, « il en usait à satiété, blessant ainsi beaucoup de gens et s’attirant une réputation de méchanceté ».

Ainsi donc saint Thomas d’Aquin évoque longuement l’eutrapélie selon Aristote, en citant largement Cicéron, sans dire un mot de l’eutrapélie selon saint Paul. Or si le philosophe païen a raison, la Sainte Ecriture a tort.

C’est ainsi que l’eutrapélie est un marqueur : elle marque le moment où la théologie scolastique s’écarte de la Parole de Dieu pour se mettre à la remorque de paroles humaines.

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24 juin 2014

Désinformation du Figaro

Titre du Figaro :

Un prêtre transgenre prononce un sermon à la Cathédrale de Washington

Il faut attendre le milieu du quatrième paragraphe, sur six, pour apprendre au détour d’une phrase que la personne en question est « l'un des quelques prêtres ouvertement trans de l'Eglise épiscopale (protestante) ». Donc il n’est pas prêtre.

Et l’on ne précise pas que la « prestigieuse cathédrale » est un édifice protestant.

13 juin 2014

Malaisie : la Bible retrouve la liberté

Le procureur général de Malaisie a jugé que le Département des affaires islamiques de l’Etat de Selangor avait eu « tort » de saisir 300 exemplaires de la Bible en janvier dernier. Il a jugé après enquête que les Bibles ne menaçaient pas la sécurité nationale (sic), et a ordonné qu’on en fasse l’usage le plus approprié (sic), autrement dit qu’elles soient rendues à l’organisme auquel elles avaient été confisquées.

Cette saisie avait eu lieu suite au jugement interdisant à l’hebdomadaire catholique Herald d’utiliser le mot « Allah ». L’interdiction n’avait été demandée que pour le Herald, elle ne concerne donc pas la Bible. (Il n’y a pas que Dieu qui ait son nom arabe, « Bible » se dit « Alkitab », le livre en arabe. Mais cela les chrétiens ont le droit de le dire, puisqu’ils sont précisément « les gens du Livre » pour les musulmans.)

23 mai 2014

Les analphabètes religieux sont sur le pont

Tout voyage du pape, particulièrement en Terre Sainte, est l’occasion d’un festival d’énormités assenées comme des vérités premières.

François se rend demain en Terre Sainte, et donc, c’est parti… Premier sur la liste, Le Point, qui publie un article intitulé « Bataille de sites historiques au premier jour de la visite du pape ». En bref, l’article suggère que si le pape se rend à Béthanie, sur le lieu du baptême du Christ, côté jordanien, et non du côté israélien du Jourdain, ce doit être pour une raison « politique » (plutôt floue). Car, nous explique-t-on, on ne sait pas où Jean-Baptiste baptisait, mais on ne voit pas pourquoi il aurait traversé le Jourdain, et le fait est que le site israélien accueille beaucoup plus de pèlerins que le site jordanien…

Le problème, c’est que, si les Israéliens ont inventé un site du baptême où ils envoient les gogos, l’Evangile est très clair. Et, contrairement à ce que disent ceux qui voient une simple allusion dans l’évangile de saint Jean, il s’agit d’une triple affirmation (or trois fois n’est jamais un hasard, et l’on sait aujourd’hui que les indications topographiques de saint Jean sont les plus précises des quatre évangiles) :

1 – Alors que des prêtres du Temple viennent se renseigner sur ce Jean qui baptise les foules, l’évangéliste précise : « Cela s’est passé à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait » (Jean 1,28).

2 – Les disciples de Jean, voyant avec inquiétude que Jésus a désormais plus de disciples que leur maître, viennent le voir et lui disent : « Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, voici qu’il baptise, et tous vont à lui » (Jean 3,26).

3 – Alors que Jésus vient d’échapper à une lapidation, l’évangéliste écrit : « Et il alla de nouveau au-delà du Jourdain, au lieu où Jean baptisait d’abord, et il y resta. » (Jean 10,40). Cette indication est particulièrement importante, car c’est pour échapper à ceux qui veulent le tuer que Jésus va de l’autre côté du Jourdain… là où naguère Jean baptisait.

Enfin, on sait qu’au IVe siècle fut édifiée en cet endroit une basilique byzantine. Et c’est pourquoi, le 10 mai 2009, en présence des souverains jordaniens, Benoît XVI a posé en cet endroit, et non du côté israélien, la première pierre d'une nouvelle église melkite et d'une église latine.

15:19 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (5)

19 mai 2014

Le cardinal Schönborn soutient l’idéologie du genre

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C’est vraiment à hurler. Le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, se réjouit du succès de « Conchita Wurst », et il en profite pour justifier l’idéologie du genre. Il n’est pas gêné du tout par l’évidente provocation antichrétienne qu’est aussi la provocation antihumaine de ce personnage. Il doit trouver très amusant le jeu de mots hispano-allemand « Conchita Wurst », qui se traduit, vu le contexte de confusion des sexes, par « petite moule » « saucisse », les deux expressions étant à prendre dans leur sens obscène, et la première comme blasphème de l’Immaculée Conception (puisque le prénom Conchita est normalement le diminutif de Concepción).

Il y a pire encore, sur le plan de l’enseignement de l’Eglise. Le pire est que le cardinal Schoborn intitule son billet « Homme et femme il les créa ». La phrase de Jésus renvoyant les pharisiens à la Genèse, et que Jean-Paul II a commentée au long de 135 catéchèses pour démolir à la racine l’idéologie du genre, montrant que l’identité de l’être humain est dans sa masculinité ou sa féminité, de façon irréductible puisque c’est « dès l’origine », et que c’est cette altérité sexuelle originelle qui fait l’homme à l’image de Dieu, capable d’union sponsale, de communion des personnes. (Ces catéchèses viennent de reparaître dans une édition qu’on peut qualifier de scientifique, dans une nouvelle traduction, avec des index et une remarquable introduction d’Yves Semen, au Cerf, sous le titre La théologie du corps.)

Or le cardinal Schönborn, qui connaît naturellement l’enseignement de Jean-Paul II sur la question, utilise la même phrase pour prétendre le contraire, dans un journal qui est un véritable torchon, sous les rendez-vous du week-end où l’on met en avant un (autre) spectacle de travestis.

Voici la traduction du texte du cardinal Schönborn, après son cri d’admiration, qui devient immonde, devant la « merveilleuse idée du Créateur » d’avoir créé l’être humain homme et femme :

« Mais, nous le savons tous, dans le jardin de Dieu il y a une variété de couleurs. Ce ne sont pas tous ceux qui sont nés masculins qui se sentent hommes, et de même du côté féminin. En tant que personnes ils méritent le respect, auquel nous avons tous droit. Je me réjouis pour Thomas Neuwirth, qui pour son entrée en scène comme Conchita Wurst a eu un tel succès. Je lui souhaite que cette réussite ne lui monte pas à la tête, et je prie pour lui, pour que Dieu envoie sa bénédiction sur sa vie.

« Une victoire de la tolérance ? Les 276 jeunes filles chrétiennes enlevées par Boko Haram, qui sont islamisées de force, sont un exemple bouleversant d’intolérance, de même que la peine de mort pour homosexualité dans certains pays. Quant à l’affiche du Life Ball, je la vois comme très anodine, mais néanmoins discutable. Oui, notre monde a besoin de vraie tolérance, ce qui s’appelle attention à l’autre, aussi quand on ne partage pas son avis. »

Voici l’affiche « très anodine mais néanmoins discutable » (on remarquera que si Heute n’ose pas la reproduire telle quelle en une – on ajoute un pagne… - c’est qu’elle n’est pas… anodine) :

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Pour rappel, petit florilège sur le cardinal Schönborn :

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12 mai 2014

Contre la profanation de la miséricorde

D’un missionnaire aux extrêmes périphéries depuis près de 40 ans :

Ces divorcés remariés – qui, en fin de compte, ont quelque peu négligé le sens chrétien de la souffrance, du sacrifice, de la patience, de la pénitence, et qui ont oublié que Jésus a été crucifié et que la croix, lorsqu’elle se présente, est pour tout chrétien un moyen de se rapprocher du Rédempteur – se montrent quelque peu présomptueux quand ils font appel à la miséricorde de Dieu, alors qu’ils n’ont guère tenu compte de lui précédemment.

02 mai 2014

Le Népal a peur des conversions

Le gouvernement du Népal a annoncé que les citoyens appartenant à des minorités religieuses devront désormais « reconsidérer leur religion » quand ils demanderont une carte d’identité.

Ce n’est en rien une discrimination, affirme le bureau du Premier ministre. Parce que « tout le monde pourra obtenir des papiers ». Simplement, cela prend du temps d’enregistrer toutes les données ; il faut plusieurs jours. Et pendant ce temps-là on demande aux chrétiens et aux membres d’autres religions de « reconsidérer leurs croyances et de rejoindre l’hindouisme »…

Il se trouve qu’il y a de plus en plus de conversions au christianisme dans ce pays.

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03 avril 2014

L’Exode et les charlatans

Puisque selon la liturgie latine traditionnelle la lecture de la semaine est l’Exode, je lis l’Exode. Et puisque jusqu’ici j’avais quelque peu boudé les bibles en français, je me suis mis à la Bible de Jérusalem. Et je découvre à quel point les notes relèvent de l’exégèse historico-critique. C’est tellement puéril que c’en est parfois franchement hilarant.

En ce qui concerne la manne et les cailles que Dieu fait tomber du ciel autour du campement dans le désert, la Bible de Jérusalem affirme que c’est un « passage composite et d’analyse difficile ». Le récit est pourtant clair comme de l’eau de roche… Mais non. Car j’apprends que la manne, c’est la sécrétion d’insectes vivant sur certains tamaris, seulement dans la région centrale du Sinaï, et qui se récolte en mai-juin, alors que les cailles, épuisées de leur migration en Europe, ne tombent qu’en septembre et seulement sur la côte. Sic.

Ce délire rationaliste à prétention scientifique devenant l’incontestable vérité, il reste à trouver une explication rationnelle du texte biblique. Eh bien la voici : ce passage est une nouvelle preuve de ce qu’on savait déjà des chapitres précédents : il y a eu deux groupes d’Hébreux qui sont sortis d’Egypte séparément et à des dates différentes. L'un a été expulsé, l'autre est parti de lui-même. L’un est passé par le centre du désert du Sinaï et a mangé la « manne » en mai-juin, l’autre est passé par la côte et a mangé des cailles en septembre… Il y avait donc originellement deux récits, qui ont été amalgamés en un seul.

Cette dernière explication est un véritable leitmotiv. Le grand jeu consiste à déterminer les deux, trois ou quatre récits incompatibles (les fameux yahviste, elohiste, sacerdotal, deutéronomiste, indéterminé…) qui ont été fondus en un seul ou juxtaposés…

On la retrouve par exemple dans la théophanie du Sinaï. Certaines expressions montrent qu’il s’agit d’une éruption volcanique (sic – j’avoue que je n’y avais pas pensé…). D’autres évoquent un terrible orage. Il y a donc (sic) deux traditions. Mais ce qui prime est l’éruption volcanique. Problème : la montagne que l’on appelle du Sinaï n’est pas un volcan. Il y a donc eu erreur de localisation. Le vrai Sinaï biblique était dans le sud de la péninsule arabique, où il y avait alors des volcans en activité…

Ce qui est hilarant est de penser que les très doctes exégètes qui écrivent ces stupidités y croient. Ce qui l’est moins est que ce sont de graves impiétés, à la limite du blasphème, et ce qui ne l’est plus du tout est que des braves gens lisent cela et croient que c’est ainsi qu’on doit interpréter la Bible…

(On remarque aussi que ces exégètes nous laissent en plan à la première difficulté pratique. Par exemple, alors que tout doit avoir une explication rationnelle, ils oublient de nous expliquer comment Moïse peut rester 40 jours au sommet d’un volcan en éruption…)

16:30 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (26)

19 mars 2014

La Madunnuccia

Le 18 mars 1536, la Vierge Marie apparut à un vieux paysan, Tonio Botta, près de Savone et lui dit : « N'aie pas peur ! Je suis la Vierge Marie. Dis au peuple de faire pénitence en l'honneur du Christ et de sa Mère. »

En 1645, un marin, Orto, rapporta à Ajaccio une statuette de la Vierge. Lors d'une rixe, un ordre jaillit de la statuette et les combattants, effrayés, s'arrêtent sur le champ.

Une grande statue de Notre Dame de la Miséricorde fut alors placée à l'église des Jésuites, aujourd'hui église Saint-Erasme où est célébrée chaque dimanche la messe dans la forme extraordinaire du rite romain.

En 1656, une peste ravagea la cité de Gênes et menaçait de toucher Ajaccio. Les habitants d'Ajaccio mirent toute leur confiance en Notre Dame de la Miséricorde, qui préserva leur ville de ce mal.

Le 18 mars 1661, les Magnifiques Anciens (conseil municipal) prononcèrent à genoux, à la cathédrale, le vœu définitif et solennel par lequel ils acceptaient la Très Sainte Vierge pour Protectrice, Patronne et Avocate d'Ajaccio, la remerciant pour tous ses bienfaits, et promettant que chaque année, le doyen d'âge des Magnifiques Anciens mobiliserait ses collègues pour célébrer le jour du 18 mars à la perfection.

Depuis, les solennités débutent le soir du 17 mars par les prières traditionnelles devant la statue de Notre Dame de la Miséricorde située sur la place des Palmiers.

Le 18 mars, le conseil municipal se rend en cortège à la cathédrale afin d'assister à la grand-messe. L'après midi, la procession fait le tour de la ville et la statue de Notre Dame de la Miséricorde est suivie par toute la population.

Le 18 mars, c’était hier. On verra sur le Forum catholique, à la suite du texte que je viens de reprendre, une série de photos qui témoignent qu’Ajaccio est toujours fidèle à son vœu. Des photos qu’on ne peut voir qu’avec émotion, voire stupéfaction quand on ne connaissait pas (ce qui est mon cas) cette tradition de la Madunnuccia.

« Ne jugez pas »

« Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. »

Ce précepte du Seigneur ne peut pas être pris de façon absolue et universelle : ce n’est pas une condamnation de tout système judiciaire… A fortiori ce n’est pas une condamnation de tout jugement porté sur des comportements, des idées, des projets, des réalisations.

Il doit être lié à une brève parabole qui le suit de près, deux versets après dans l’évangile de saint Luc, quatre versets après dans l’évangile de saint Matthieu : la paille et la poutre. Et aussi à la parabole du pharisien et du publicain.

Bref il s’agit des relations humaines. Le jugement qui est condamnable est le jugement qui est en même temps une médisance. C’est le jugement qui pointe le prochain du doigt en le désignant comme pécheur. Alors que je suis moi aussi pécheur, et le premier des pécheurs : au lieu de pointer du doigt la paille que je crois voir dans son œil, je ferais bien d’essayer d’enlever la poutre qui est réellement dans le mien.

Dans ces cas-là je ne dis pas « Qui suis-je pour juger ? », car je le sais très bien : je ne juge pas mon frère parce que je dois me juger moi-même.

Si l’on me demande ce que pense l’Eglise de tel ou tel comportement, de telle ou telle situation, et que l’Eglise a une doctrine précise sur ce comportement ou cette situation, je n’ai pas le droit de répondre « Qui suis-je pour juger ? ». Si l’Eglise condamne, je dois dire que l’Eglise condamne, et pourquoi. Ce n’est pas moi qui juge, c’est le Seigneur à travers l’Eglise. Refuser de dire ce que dit l’Eglise, c’est barrer la route à la vérité, donc aussi à la miséricorde, qui ne peut exister sans la vérité.

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05 mars 2014

Quand la calomnie théologique vole bas…

Víctor Manuel Fernández est le recteur de l’université catholique de Buenos Aires. L’un des premiers gestes de François a été de le faire « archevêque », faisant de la transmission de la plénitude du sacerdoce du Christ un colifichet pour courtisan (faites ce que je dis, pas ce que je fais). Un courtisan important : il paraît que l’homme est l’un des tout principaux nègres du pape…

Donc Mgr Fernandez a produit un livre d’entretiens avec le « vaticaniste » Paolo Rodari sur le « projet de François ». On y revient notamment sur les points non négociables, et le recteur plume du pape ose dire ceci :

« Certains étaient arrivés au point de dire que de ces principes non négociables dépendait et jaillissait tout l'enseignement de l'Eglise. Mais, c'est une hérésie ! Affirmer que Jésus-Christ, sa résurrection, l'amour fraternel, et tout ce que nous enseigne l'Evangile dépendent de certains principes éthiques est une distorsion qui fausse le visage du christianisme. »

Et il insiste : « On ne peut pas dire que certains principes moraux sont la lumière à partir de laquelle découlent toutes les autres vérités de la foi du christianisme. Le cœur de notre foi, qui éclaire tout, ce n'est pas cela, mais le kérygme. »

C’est de la diffamation, de la calomnie. Ou alors, qu’il nous donne des noms. Je suis d’autant plus à l’aise pour en parler que j’ai moi-même critiqué les obsédés des points non négociables. Ce qui veut dire que je les connais. Mais jamais, nulle part, je n’ai vu l'un d'eux affirmer, ou seulement insinuer, que c’est des points non négociables, des principes moraux, que découlent les vérités de la foi.

Ce n’est pas une hérésie, c’est une ânerie. Une stupidité totale. Une absurdité. Ce n’est pas contraire à la foi, c’est contraire au bon sens le plus basique.

Non, je n’ai jamais vu qui que ce soit dire cela. Sauf ce Mgr Fernandez, pour discréditer de façon mensongère et malhonnête les gens qu’il n’aime pas et que son cher pape n’aime pas.

Ce n’est pas ainsi qu’on débat.

21 février 2014

Sommes-nous « des fils et des filles » de Dieu ?

Excellent article de Peter Kwasniewski, sur New Liturgical Movement, pour ceux qui lisent l’anglais.

L’auteur évoque les traductions « inclusives » de l’Ecriture, qui pour respecter « l’égalité de genre » disent, jusque dans les oraisons du nouveau Roman Missal, que nous sommes « des fils et des filles de Dieu ».

Or il explique remarquablement bien que nous ne le sommes pas. Car nous sommes tous, hommes et femmes,  des fils de Dieu dans le Fils. Et nous sommes tous, hommes et femmes, des épouses du Fils dans l’Eglise. (Sur ce dernier point il manque juste une allusion au Cantique des cantiques.)

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18 février 2014

Les reliques de la statue

La statue de saint Martin (plus de 4 mètres, 2,4 tonnes), qui risquait de tomber, a été descendue du dôme de la basilique de Tours. Selon les gazettes, on a trouvé, dans le bras droit de la statue, celui qui bénissait les Tourangeaux, un reliquaire contenant des reliques de saint Martin, et un autre contenant des reliques de trois autres anciens évêques de Tours. « La présence de ces reliques n'était connue que par tradition orale, selon une religieuse de la communauté carmélitaine de la basilique. »

C’est parfaitement loufoque d’imaginer que l’on ne savait que par « tradition orale » que des reliques de saint Martin se trouvaient dans une statue de la fin du XIXe siècle…

De fait, il suffit d’aller sur le site du diocèse pour lire cet extrait de la Semaine religieuse de Tours du 15 février 1890 :

« La statue qui couronne le dôme de l'église Saint-Martin n'est pas seulement une œuvre d'art : c'est encore un objet de piété béni selon les prescriptions du rituel. En outre, avant de clore l'ouverture qui permet de s'introduire dans l'intérieur de cette statue, MM. Quincarlet et Biet ont déposé, dans le bras bénissant, quatre reliquaires contenant des reliques de saint Martin, de saint Brice, de saint Perpet et de saint Grégoire de Tours. Pour toutes ces raisons, sur la demande de M. le curé de Saint-Julien, Monseigneur l'archevêque de Tours a bien voulu accorder une indulgence de 40 jours à tous ceux qui, en regardant cette statue, réciteront, de bouche et de cour, la petite invocation suivante : Saint Martin, priez pour nous. »

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01 janvier 2014

A propos du feuilleton Scalfari-Lombardi

Comme on pouvait s’en douter, le père Lombardi a répondu à Eugenio Scalfari pour corriger, démentir et rectifier.

Il n’a évidemment aucun mal à montrer que François n’a pas « aboli le péché », même s’il laisse de côté le fait que par certains propos François peut laisser l’entendre, d’où la « méprise » de Scalfari.

Le père Lombardi pointe très bien d’autre part l'erreur d’interprétation de Scalfari sur le « tout en tous ».

Mais on constate qu'il ne répond rien à ce qui est le passage le plus long du texte de Scalfari, où celui-ci reprend et souligne ce qu’il y avait déjà dans son premier article et qui avait tellement fait de bruit, à juste titre : les deux idées connexes que chacun a sa conception du bien et du mal et sa conception de Dieu : nous chrétiens nous le concevons comme le Christ nous l’a révélé, mais chacun le lit à sa manière.

Or c’est tout de même stupéfiant qu’on laisse dire que le pape aurait proféré de telles choses.

Sauf, évidemment, si c’est vrai. Ce qui serait encore plus stupéfiant.

14 décembre 2013

L’affront d’Aurélie Filipetti à la France et aux chrétiens

Le ministère de la Culture a nommé l'hispano-argentin Rodrigo Garcia à la tête du Centre dramatique national – Théâtre des 13 vents de Montpellier.

Pour rappel, Rodrigo Garcia est l’auteur de Golgota Picnic, qui était ainsi présenté par le Théâtre du Rond-Point, et qui fut l’objet de plusieurs manifestations :

"Partout sur le sol, des hamburgers. Jésus est passé par là, il a multiplié les pains. Le Christ, qu’on appelle ici « el puto diablo », finira par voir sa plaie ultime de crucifié remplie de billets de banque. Plasticien, orchestrateur d’images chocs et de tableaux vivants aux provocations assumées, Rodrigo García interroge le monde et ses modèles, bouscule le cours de l’Histoire et de ses mythes. Toutes mesures dépassées, il fait du Messie et de ses acolytes une proie idéale. Machine de guerre lancée contre un monde d’hyperconsommation bovine, Golgota picnic met en scène une crucifixion tragique et trash. L’artiste démontre avec toutes ses armes que l’iconographie chrétienne est pour lui l’image même de la « terreur et de la barbarie ».

"Dans cette épopée drôle, décalée, débordante, Jésus devient la cible, lui qui « multiplia la nourriture pour le peuple au lieu de travailler avec lui ». Le chef d’orchestre italien Marino Formenti vient interpréter la partition intégrale pour piano des Sept Dernières Paroles du Christ sur la croix de Joseph Haydn. Apaisement possible dans une fresque grandiose, scandaleuse et agitée. Après Versus, ou Et balancez mes cendres sur Mickey au Rond-Point, Rodrigo García et sa bande de fous furieux espagnols déchiffrent les évangiles à la machette. Ils font tomber des murs d’angoisses et de culpabilités héritées. Performeurs, danseurs, vociférateurs, anges chutés du ciel ou provocateurs enragés, ils s’attaquent aux peurs de deux mille ans de christianisme."

19 août 2013

Celui qui me reniera devant les hommes…

Le 30 juin 2011 a été signé un accord entre la Commission européenne et la principauté d’Andorre, selon lequel l’euro devenait la monnaie officielle de la principauté, bien que celle-ci ne soit pas membre de l’Union européenne (depuis 2002 l’euro était la monnaie de fait). La principauté ne pourrait pas émettre de billets, mais elle pourrait frapper des pièces (pour la première fois de son histoire), à partir du 1er juillet 2013, date qui a été repoussée au 1er janvier 2014 en raison de divers problèmes. Un concours a été lancé pour déterminer ce qui serait représenté sur la face des pièces laissée à l’initiative des Etats utilisateurs. Le graphisme gagnant, pour les pièces de 10, 20 et 50 centimes, fut une représentation du Christ Pantocrator de l’église Saint-Martin de Cortinada, avec le campanile de l’église Sainte-Colombe.

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Mais la Commission européenne a décidé qu’on ne pouvait pas admettre le portrait du Christ sur une pièce de monnaie de l’UE. Elle a donc demandé à Andorre de « reconsidérer le motif pour ne pas rompre le principe de neutralité en matière de croyance religieuse ».

Et, sans même discuter, Andorre a supprimé le Christ Pantocrator, et l’a remplacé par une ruine…

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Les autorités d’Andorre auraient pourtant pu prendre exemple sur le gouvernement slovaque, qui n’a pas fléchi, et qui a gagné. En effet, pour le 1.150e anniversaire de la conversion du pays par saint Cyrille et saint Méthode, les Slovaques avaient décidé d’émettre une pièce de 2 euros représentant les deux saints. La Commission européenne avait exigé que soient retirées la croix et les auréoles. Mais la croix (d’Anjou) fait partie des armoiries de la République slovaque. Dans un premier temps, les Slovaques avaient donc décidé de supprimer les auréoles (ce qui en fait mettait davantage la croix en relief). Mais, vu le tollé que provoquait la demande de la Commission européenne un peu partout en Europe, ils avaient finalement décidé de proposer à la Commission… le dessin originel. Et c’est la Commission qui a cédé. La pièce de 2 euros, aujourd’hui en circulation, représente bien les deux saints avec leur auréole.

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D’autre part, le Vatican (qui est dans la même situation qu’Andorre, et qui jusqu’ici a à peu près respecté le laïcisme de l’UE) va émettre une pièce de 2 euros commémorant les dernières JMJ, avec le Christ Rédempteur de Rio…

 

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Le problème d’Andorre est l’un de ses deux co-princes…

Ses dirigeants devraient tout de même méditer la phrase du Christ : « Celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux. »

22 juillet 2013

Le patriarche Cyrille soutient les manifestants LMPT

Le patriarche Cyrille a évoqué les manifestants qui au nom de leur conscience luttent contre une loi qui justifie le péché et qui sont réprimés pour cela.

C’était dans son homélie lors de la divine liturgie à la cathédrale Notre-Dame de Kazan de Moscou, hier. Le patriarche orthodoxe de Moscou a dénoncé la présence de forces « colossales » qui visent « à nous convaincre tous que la seule valeur réelle serait le libre arbitre, et que personne n’aurait le droit de porter atteinte à cette valeur, même si une personne choisit le mal ou un comportement socialement dangereux ». Ainsi nous fait-on croire que « tout va bien tant qu’on n’enfreint pas les règles du droit civil… » Et pourtant ces normes sont « facilement trompeuses ». « Ces derniers temps, dans un certain nombre de pays, le choix du péché a été approuvé et justifié par la loi, et ceux qui, en conscience, luttent contre ces lois imposées par une minorité, sont réprimés. C’est là un dangereux signe de l’Apocalypse, et nous devons tout faire pour garantir que sur le territoire de la Sainte Russie le péché ne soit jamais justifié par la loi, parce que cela voudrait dire que la nation se lance sur le chemin de l’autodestruction. »

Le patriarche orthodoxe de Moscou a réaffirmé son approbation de la loi interdisant la propagande homosexuelle, tout en ajoutant que la loi ne suffit pas : « Nous savons qu’aucune loi, fût-elle la plus parfaite, ne peut éradiquer le crime, la corruption, la mal, le mensonge. Cela ne peut être éradiqué que par la personne qui choisit librement le bien. »

Ceux qui prétendent corriger saint Jean

La ridicule arrogance et les raisonnements infantiles des grands spécialistes de l’exégèse historico-critique devraient être purement et simplement ignorés. Malheureusement leur travail de sape de la foi est repris comme… vérité d’évangile dans presque toute l’édition contemporaine des livres saints. C’est une des raisons pour lesquelles je ne m’intéresse guère aux Bibles en français. Or voici que je découvre par hasard une note de la Bible de Jérusalem, au début de l’évangile de saint Jean, qui est un sommet de la stupidité « historico-critique ».

Je passe sur la rengaine que l’Evangile de saint Jean n’est pas de saint Jean et que l’évangéliste qui signe saint Jean, pour le Prologue, a repris un texte antérieur… Je parle de la note sur les versets 6 à 8 du Prologue, ceux qui parlent de saint Jean Baptiste : « Il y eut un homme envoyé par Dieu, son nom était Jean… » La note de la Bible de Jérusalem affirme tout de go que ces versets ne sont pas à leur place, et que, « primitivement » (sic), ils se trouvaient après le Prologue, juste avant le verset 19, qui donne justement le témoignage de saint Jean Baptiste.

En effet au verset 7 on nous parle du témoignage de saint Jean Baptiste, mais c’est seulement au verset 19 qu’on a ce témoignage, DONC le verset 7 a été déplacé, sans doute par un scribe qui ne maîtrisait pas bien le copier-coller…

Ce qui est grave est que la plupart des lecteurs de la Bible de Jérusalem croient donc qu’en effet les versets 6-8 ont été déplacés par un abruti et qu’il convient de les remettre à leur place…

Les exégètes qui ont inventé cela sont à la fois myopes et insensibles. S’ils étaient un tant soit peu sensibles au mouvement du texte (avant de le décortiquer à la loupe déformante), ils constateraient que l’on part de Dieu pour descendre vers l’homme, puis qu’on remonte de l’homme vers Dieu. Et que dans la descente comme dans la remontée il y a une étape qui est saint Jean Baptiste. Car saint Jean Baptiste n’est pas seulement dans les versets 6-8, il est aussi au verset 15 (et là, la Bible de Jérusalem oublie de nous dire où il faut le mettre…).

Ces deux mentions de saint Jean Baptiste sont là pour souligner que ce Prologue est construit en inclusion. Un peu partout dans les évangiles il y a des inclusions, souvent étonnantes, que l’on peut découvrir quand un verset renvoie à l’évidence à un verset précédent. On remarque alors que les versets intermédiaires sont construits en miroir, autour d’un verset central qui est le plus important.

Ici nous voyons déjà qu’il y a sans doute inclusion, par le mouvement du texte qui part de Dieu pour arriver à l’homme et repart de l’homme pour arriver à Dieu. Les deux mentions de saint Jean Baptiste soulignent l’inclusion et permettent de la compléter (comme les chiffres indiqués dans la grille de sudoku).

Le noyau du Prologue se trouve donc entre les deux mentions de saint Jean Baptiste : les versets 9-14. Et l’on découvre alors que le centre de l’inclusion, donc le centre et sommet du Prologue, n’est pas « Et le Verbe s’est fait chair », puisque c’est le verset 14, mais le pouvoir que nous donne le Verbe fait chair « de devenir fils de Dieu », car tel est le but de l’incarnation (la descente de Dieu en l’homme pour remonter les hommes en Dieu) : c’est le verset 12. Alors on voit que le verset 13 répond au verset 11, le verset 14 aux versets 10 et 9…

Un autre aspect de l’inclusion est qu’on ne revient pas au point de départ tel qu’il était, mais enrichi, ou déplacé pour montrer un nouveau point de vue. Ici, le « Verbe » du premier verset est devenu le « Fils unique-engendré » ; il était « chez Dieu » et il « était Dieu », il est « dans le sein du Père » ; il était « au Principe », il nous l’a « dévoilé », manifesté, raconté.

Prétendre stupidement que les versets 6-8 ne sont pas à leur place, c’est empêcher de découvrir cette structure et cette richesse (dont il y aurait évidemment encore beaucoup, infiniment, à dire).

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20 juillet 2013

Mgr Perrier a raté son coup

Mgr Jacques Perrier a été l’évêque de Lourdes de 1997 à 2012. En 2006, il a décrété que la Sainte Vierge ne ferait plus de miracles dans cette ville. Mais si les évêques français ont dit amen, ce n’est pas le cas des évêques d’ailleurs. Et l’évêque de Pavie, Mgr Giovanni Giudici, vient de publier un décret par lequel il reconnaît officiellement la « guérison prodigieuse » de Danila Castelli comme un « miracle »…

Or, comme il s’agit de la 69e guérison reconnue inexplicable par les médecins, ratifiée par un évêque, la précédente (en 2011) devient ipso facto le 68e miracle, alors que Mgr Delmas, l’évêque d’Angers, avait pris soin de ne pas aller au-delà du terme de guérison « remarquable » (le mot des médecin, mis entre guillemets) pour se conformer au diktat de Mgr Perrier.

En mars 2011, j’avais évoqué, dans Daoudal Hebdo, l’incroyable "réforme" de Mgr Perrier, et expliqué pourquoi elle était illégitime (outre l'affront fait à la Sainte Vierge) :

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16 juillet 2013

La langue

Pensez que la langue est l'organe avec lequel nous parlons à Dieu et nous célébrons ses louanges. C'est par cet organe que nous recevons la victime redoutable, les fidèles comprennent ce que je dis. Il faut donc qu'il soit pur de toute accusation, de toute parole injurieuse ou obscène, de toute calomnie. Si une pensée mauvaise veut nous faire violence, étouffons-la au dedans de notre âme, ne lui permettons pas de se produire au dehors par des paroles licencieuses; si l'envie ou l'impatience vous inspire des paroles de colère, desséchez cette racine, tenez la porte fermée, et mettez-y une garde fidèle. Ne laissez pas naître dans votre coeur des desseins coupables, mais s'ils viennent à se produire, étouffez-les aussitôt et détruisez-les jusque dans leur premier germe.

Saint Jean Chrysostome, homélie sur le psaume 140

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12 juillet 2013

Jean-Luc Romero dans le texte

Dans Le Point :

« Dans notre République, la vie n'appartient qu'au seul citoyen, personne n'a le droit de décider pour lui-même, surtout pas en fin de vie - mon corps m'appartient ! -, et la souffrance n'est pas rédemptrice. »

Eh bien non, monsieur Romero. Même « dans notre République », la vie n’appartient pas au citoyen. Car ce n’est pas le citoyen qui s’est donné la vie. Et s’il a recours à l’euthanasie il met fin à sa vie terrestre avant terme, mais il ne peut pas décider de ne pas mourir. Donc il ne fait pas ce qu’il veut de sa vie, donc sa vie ne lui appartient pas.

On remarquera l’emploi pervers du mot « citoyen ». Car on pourrait faire remarquer à Jean-Luc Romero que si personne n’a le droit de décider de la vie de son semblable, alors il doit être contre l’avortement. Mais il prend soin de parler de « citoyen ». Le fœtus n’est pas un citoyen…

Il ne semble pourtant pas que Jean-Luc Romero soit pour l’avortement jusqu’à 18 ans.

Enfin, un militant athée de la culture de mort n’est pas qualifié pour parler de souffrance rédemptrice. On lui répondra que l’histoire de l’Eglise est pleine d’exemples prouvant la valeur rédemptrice de la souffrance, pas en elle-même, certes, mais vécue en union avec le Christ crucifié – et ressuscité.

02 juillet 2013

Russie: les lois promulguées

Le président russe Vladimir Poutine a promulgué dimanche la loi interdisant toute propagande homosexuelle devant des mineurs, et la loi réprimant les offenses aux sentiments religieux.

21 juin 2013

Respect indien

J’avais évoqué les protestations en Inde contre une actrice qui dans un film et un clip, où elle est en bikini, porte un grand chapelet dont la croix lui tombe sur le ventre. L’actrice, Kavitta Verma, a écrit une lettre « d’excuses inconditionnelles », affirmant ne pas avoir voulu offenser qui que ce soit et s’engageant à retirer également d’Internet l’ensemble des images qui la présentent avec un chapelet autour du cou. « J’ai commis une erreur et je m’engage à faire preuve de la plus grande révérence envers les objets religieux à l’avenir » écrit-elle, déclarant comprendre et respecter les préoccupations exprimées par la communauté chrétienne.

Quant aux producteurs du film, ils ont exprimé leur regret pour avoir blessé les sentiments de la communauté chrétienne, et annoncé que les images en question seront éliminées du film. Ils ont déclaré avoir le plus grand respect pour toute foi religieuse, s’engageant à ne pas répéter de telles erreurs.

(Fides)

14:42 Publié dans Dans le monde, Religion | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : inde

15 juin 2013

Israël : des graffiti sur les tombes

Un certain nombre de tombes du cimetière chrétien orthodoxe de Jaffa ont été endommagées et recouvertes de graffiti en hébreu, probablement au cours de la nuit entre le 12 et le 13 juin. Cinq voitures stationnées dans les environs du cimetière ont, elles aussi, été endommagées. Des insultes ont été également inscrites sur la maison, proche, de Khaled Kaboub, un juge de Tel Aviv.

Les vandales ont tracé sur plusieurs pierres tombales le mot « vengeance » et l’expression « le prix à payer », formule qui sert de signature aux actes de vandalisme perpétrés à l’encontre des lieux de culte chrétiens par des groupes de colons extrémistes en guise de rétorsion suite au démantèlement de colonies juives illégales.

La semaine dernière, au cours d’une audition devant une commission parlementaire, un responsable de la police a déclaré que 200 personnes avaient été interpellées dans le cadre des enquêtes sur les actes de vandalisme signées « le prix à payer », et que le ces actions étaient considérées comme des « crimes nationalistes ». Mais personne n’est encore passé en justice pour de tels faits, qui  ne sont pas médiatisés. Dans la population arabe chrétienne de Jaffa, on dit que si cela s’était passé dans un cimetière juif les coupables auraient été arrêtés en quelques heures, et que tous les journaux en auraient parlé.

17:17 Publié dans Dans le monde, Religion | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : israël

En Inde les autorités font respecter les religions au cinéma

A Bollywood a été tourné un film, intitulé Au nom du Père et du Fils (en malayam, qui est la langue de la majorité des chrétiens indiens) qui nie la divinité de Jésus, et qui raconte aussi une histoire d’amour dans un couvent. Les chrétiens ont protesté. Des scènes du film ont été coupées. Le film est revenu devant la censure, qui a une nouvelle fois refusé le visa, car il « contient encore des violations des normes en vigueur » concernant la morale, la culture et la religion.

D’autre part, le Catholic Secular Forum demande que soit supprimée une scène d’un film intitulé Policegiri (qui fait aussi l’objet d’un clip), où une starlette en soutien-gorge porte comme collier un grand rosaire dont la croix lui descend sur le ventre.

(Fides)

17:03 Publié dans Dans le monde, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde

29 mai 2013

L’homme qui veut effacer son baptême

La cour d’appel de Caen a examiné hier le jugement du tribunal de Coutances qui obligeait l’évêché à effacer un baptême de ses registres, au nom du droit au respect de la vie privée.

L’avocat du diocèse a souligné que le baptême est un acte public, et non privé, et qu’il est impossible de supprimer la trace de cet acte public. Lequel figure dans un registre sous clé auquel n’ont accès que le curé et l’évêque. En outre, la loi de 1905 stipule que chaque culte est libre de s’organiser comme il l’entend.

L’avocat de l’homme qui veut effacer son baptême a mis en avant un précédent : selon lui, le nom d’un baptisé a été effacé d’un registre paroissial de Tulles l’an dernier. L’avocat du diocèse a rétorqué qu’il s’agissait d’un montage destiné à se débarrasser d’un demandeur tenace, et que le vrai registre était intact…

Le parquet a clairement demandé que la cour infirme le jugement de première instance, au motif que « la seule mention d’un nom sur un registre ne saurait constituer une atteinte à la vie privée ».

On remarquera que l’homme qui veut effacer son baptême est un fieffé menteur. Il dit et répète à qui veut l’entendre qu’il n’a « aucune animosité à l'égard de la religion » mais que simplement il n’en « fait plus partie » et que l’Eglise doit donc en prendre acte.

Mais ce n’est pas vrai. Il est un militant de la « Libre Pensée », si peu libre qu’elle déclare dans ses statuts que les religions sont « les pires obstacles à l’émancipation de la pensée ».

C’était la Libre Pensée qui avait crié victoire en publiant le jugement de première instance passé inaperçu, et le vice-président de l’organisation était présent à l’audience d’appel.

La cour rendra sa décision le 10 septembre.

28 mai 2013

« Evêque, c’est par toi que je meurs »

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Les occasions sont hélas fréquentes d’actualiser l’apostrophe de sainte Jeanne d’Arc. Comment ne pas la réitérer quand on voit cette photographie de l’archevêque de Rouen accueillant chaleureusement et tout sourire la « présidente » des fêtes de Jeanne d’Arc 2013, porte-parole marocaine et musulmane du gouvernement français, ministre des Droits des femmes et ardente militante du prétendu « mariage » homosexuel. Une autre photo (dans le diaporama ici à la fin de l’article) montre Mgr Descubes écoutant religieusement l’allocution de Najat. A quelques dizaines de mètres de la nomenklatura politico-religieuse, des chrétiens sont parqués par les forces de l’ordre sous la surveillance de CRS en tenue de combat, des chrétiens et d’autres gens normaux considérés comme des séditieux parce qu’ils disent comme l’Eglise catholique et comme le dictionnaire officiel de la République française et comme le bon sens universel qu’il ne peut y avoir de mariage qu’entre un homme et une femme.

Demain mercredi, la même Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, assistera au prétendu premier « mariage » entre deux hommes. A Montpellier. C’est elle, paraît-il, qui avait suggéré à Vincent Autin, président de l'Inter-LGBT Languedoc-Roussillon, d’inaugurer la loi, et qui sera donc la « marraine » de cette parodie de cérémonie républicaine. Ce sera demain, parce que le décret d’application a été publié aujourd’hui au Journal Officiel. Il y a des lois qui attendent des mois, voire des années, un décret d’application (et il n’est pas si rare que le décret n’arrive jamais), mais pour la loi de destruction du mariage il n’aura fallu que dix jours. C’était tellement urgent de piétiner la loi naturelle, et l’Eglise qui la défend, et les millions de Français qui refusent l’infamie.

27 mai 2013

En Ouzbékistan

Sharofat Allamova, une chrétienne protestante, a été condamnée à 18 mois de « travail disciplinaire » et à une confiscation d’une partie de son salaire comme amende. Après perquisition à son domicile, elle était poursuivie pour « production, conservation, importation ou distribution de matériel religieux » : une bible.

C’est une récidiviste. En mai 2012 elle avait déjà été condamnée pour possession de « matériel religieux illégal ». Cette fois, on craint qu’elle soit envoyée dans les champs de coton avec des prisonniers qu’on traite comme des esclaves.

D’autre part, un groupe de personnes a été condamné à de lourdes amendes pour s’être réuni afin de prier dans une maison privée à Tachkent… Il y a eu une perquisition, et on a trouvé dans la maison du « matériel religieux illégal »…

(Asianews)

L’“Eglise anglicane” c’est comme l’UE

Les numéros 2 et 3 de la hiérarchie anglicane d'Angleterre, Justin Welby (archevêque de Cantorbéry et primat de toute l’Angleterre), et John Sentamu (archevêque métropolite d’York et primat d’Angleterre) ont publié vendredi un texte par lequel ils annoncent qu’en juillet ils relanceront le processus destiné à permettre l’ordination de femmes évêques. Les évêques qui sont contre ne seront pas tenus de le faire, mais il devra y avoir dans chaque diocèse un évêque qui accepte de le faire, précise le texte.

Or c’est en novembre dernier, il y a donc seulement six mois, que les instances de l’Eglise d’Angleterre ont dit non. De justesse, il est vrai. Car le collège des évêques et le collège du clergé avaient massivement approuvé la réforme. Mais elle fut rejetée par le troisième collège, celui des laïcs.

Et comme le peuple anglican a mal voté, on va le refaire voter. Jusqu’à ce qu’il vote bien. Exactement comme on fait dans l’UE…

12:03 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0)