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Religion

  • Liberté ukrainienne

    Le conseil municipal de Lviv a voté à l’unanimité l’interdiction de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (YPC, affiliée au patriarcat de Moscou, c'est celle de la Laure des Grottes de Kiev, de la cathédrale de Kherson, du monastère de Sviatogorsk).

    Le maire Andriy Sadovyi a reconnu que l’interdiction était « politique » et serait sans effet pratique puisque la réglementation des organisations religieuses est une affaire nationale. Mais il a aussitôt appelé les institutions nationales à agir dans ce sens : « C’est une position que nous avons exprimée publiquement, et maintenant les organes de l’Etat doivent s’y atteler. »

    Le 27 mai, l’Eglise orthodoxe ukrainienne avait condamné la guerre, manifesté son désaccord avec le patriarche Cyrille et proclamé sa « complète autonomie et indépendance ». Mais ça ne suffit pas…

  • Avortueurs à l’attaque

    Le groupe radical pro-avortement "Jane's Revenge" a déclaré dimanche dernier sur le site "Puget Sound Anarchists" : « La nuit dernière, nous avons vandalisé quatre églises anti-avortement à Olympia » (capitale de l’Etat de Washington) dans le cadre des protestations contre la possible annulation de l’arrêt légalisant l’avortement aux Etats-Unis. « Toutes ces églises ont des liens avec des 'centres de grossesse non désirée' anti-avortement, de fausses cliniques religieuses qui manipulent principalement des personnes pauvres pour qu'elles gardent des enfants dont elles ne veulent pas ou pour lesquels elles ne sont pas prêtes, et qu'elles épousent la personne qui les a fécondées, que cette relation soit ou non saine ou sûre ».

    Le groupe accuse ces centres d'être des « exploiteurs » dont l’objectif est « le maintien de la famille patriarcale, premier site de violence contre les femmes, les homosexuels et les enfants ».

    Jane's Revenge, qui tire son nom des fournisseurs d'avortements illégaux des années 1970 appelés "Jane's Collective", précise avoir apporté un « lifting » aux quatre églises attaquées : « Nous avons jeté de la peinture rouge sur les entrées et laissé des messages tels que 'Si les avortements ne sont pas sécurisés, alors vous non plus', 'Abandonnez l'Eglise' et 'Dieu aime l'avortement' ».

    Quelques semaines auparavant, Jane's Revenge s'était attribué le mérite d'avoir vandalisé et incendié le bureau d'un groupe de défense de la vie dans le Wisconsin le jour de la fête des mères, déclarant qu'il allait « adopter des tactiques de plus en plus extrêmes pour maintenir la liberté sur nos propres corps ».

    Dans son dernier message, le groupe a écrit : « Si un petit graffiti peut être un petit geste dans la guerre contre le contrôle religieux patriarcal, nous souhaitons souligner qu'il est facile et amusant d'attaquer. Nos ennemis sont vulnérables et faciles à trouver. »

  • Au Sénat américain

    Suite à la fuite du projet d’arrêt de la Cour suprême des Etats-Unis renversant l’arrêt Roe contre Wade, les démocrates du Sénat ont décidé de mettre de nouveau au vote le sempiternel projet de loi dit de « protection de la santé des femmes », adopté chaque année par la chambre des représentants et rejeté au Sénat, qui vise à inscrire dans la loi fédérale le droit à l’avortement jusqu’à la naissance. La dernière tentative en date était du 28 février dernier : on recommence un peu plus de deux mois plus tard… Naturellement le texte a été rejeté, par 51 voix contre 49, selon la courte majorité républicaine.

    On constate que le sénateur démocrate Bob Casey, qui se posait jusqu’ici en catholique pro-vie, a voté pour la loi, au motif que selon lui : « La question du moment est : soutenez-vous une interdiction catégorique de l’avortement ? Or je n’ai jamais voté pour, ni soutenu une telle interdiction ». (Or ce n'est pas la question du moment.)

    On remarque aussi que les démocrates du Sénat sont lourdement critiqués par les militants de la culture de mort pour avoir supprimé le préambule du texte présenté chaque année. Lequel décrit en détail l’histoire des restrictions à l’avortement, la manière dont elles se sont croisées (sont « intersectionnelles ») « avec le racisme, le classisme et la misogynie », et « comment ces interdictions affectent de manière disproportionnée les personnes les plus vulnérables ».

    Des responsables démocrates ont expliqué que laisser ce préambule pouvait coûter le vote d’au moins dix sénateurs…

    *

    Parmi les manifestations, souvent violentes, et souvent anticatholiques (contre les églises) des militants de la culture de mort, on note celles qui ont lieu devant le domicile du juge Samuel Alito, rédacteur du projet d’arrêt. Ces manifestations sont illégales, mais la Maison Blanche a fait savoir qu’il n’était pas question de les empêcher. Samuel Alito, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, et sa famille ont été contraints de se réfugier dans un endroit secret.

    Sympathique anecdote : le voisin des Alito ouvre sa fenêtre et joue au piano « Il est si doux d’avoir confiance en Jésus »… Il a expliqué : « Je voulais faire quelque chose pour contrer le bruit, le chaos, la tristesse de ceux qui manifestent contre la vie devant une maison vide… Il n’y rien de plus inébranlable que la joie de célébrer notre Seigneur par de précieux cantiques. »

  • En Chine

    L’Administration nationale des affaires religieuses informe qu’elle a approuvé le 3 décembre des « mesures administratives relatives aux services d'information religieuse sur Internet », qui entreront en vigueur le 1er mars 2022. Il s’agit de concrétiser l’intention du camarade Xi Jinping d’« améliorer le contrôle démocratique » des religions, qu’il a formulée au début du mois lors de la séance de travail de cette Administration. Le chef suprême a rappelé que les religions doivent s’adapter au fait que la Chine est un pays socialiste, et que les masses de croyants (sic) doivent s’unir autour du Parti et du gouvernement, et rejeter toute influence étrangère.

    A partir du 1er mars prochain, donc, les organisations et les personnes qui souhaitent fournir des informations religieuses en ligne doivent en faire la demande auprès du département provincial des affaires religieuses. Les sermons, homélies, cérémonies et activités de formation organisés par des organismes religieux, des monastères, des églises et des particuliers ne peuvent être diffusés en ligne qu'après obtention d'une licence spéciale. Aucune organisation ou individu ne peut collecter des fonds « au nom de la religion » sur internet. Les activités religieuses en ligne sont interdites aux organisations étrangères présentes en Chine.

    Les informations religieuses internet ne doivent pas « inciter à la subversion du pouvoir de l'État, s'opposer à la direction du Parti, saper le système socialiste, l'unité nationale et la stabilité sociale », ni « promouvoir l'extrémisme, le terrorisme, le séparatisme ethnique et le fanatisme religieux ». Elles ne doivent pas non plus « inciter les mineurs à devenir religieux ou les forcer à participer à des activités religieuses ».

    Dans certains endroits les autorités font la chasse aux célébrations de Noël qui se sont répandues ces dernières années dans les écoles. Les enseignants et les membres du Parti sont invités à signaler à la police ces agressions d’une fête occidentale contre la culture chinoise.

  • Une autre parabole

    Il n’y aura pas de procession de l’Assomption ce 15 août à Chartres, pour de pseudo raisons « sanitaires ».

    En revanche la mairie va installer, sur le parvis de la cathédrale, un « vaccinodrome », afin que Chartres soit dans le peloton de tête des villes les plus piquées.

    Comme le dit Riposte catholique, c’est vraiment la nouvelle religion.

  • Les "trois religions" à Berlin

    « Chrétiens, musulmans et juifs ont posé jeudi à Berlin la première pierre d'un lieu de culte commun », nous disent les gazettes. Le projet, dit « House of one » (pourquoi en anglais ?) est financé en partie par l’Etat allemand et la ville de Berlin. Le maire participait à la pose de la première pierre, en compagnie d’un imam, d’un rabbin et d’un pasteur qui ont chacun prononcé une prière.

    Ce sera très grand, et en plein centre de Berlin. Il y aura une mosquée, une synagogue et un temple protestant, reliés entre eux par un hall où pourront se dérouler des célébrations communes.

    On remarque tout de suite l’absence de l’Eglise catholique. Et dans l’état où se trouve l’Eglise catholique en Allemagne, et suite à la mascarade d’Abou Dhabi (qui se prolonge d’ailleurs par un projet de construction de la « Maison d’Abraham » formée d’une église, d’une synagogue et d’une mosquée), je ne comprends pas pourquoi elle n’a pas voulu faire partie de cette « maison de un » (?!). Un dernier sursaut avant la dissolution finale ?

  • Nous ne pouvons plus discuter

    A propos des associations islamiques qui refusent de signer la soi-disant « Charte des principes de l’islam de France », Darmanin a déclaré :

    « Nous ne pouvons plus discuter avec des gens qui refusent d'écrire sur un papier que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu. »

    On se souvient que Chirac avait réagi à l’encyclique Evangelium vitae en disant « Non à une loi morale qui primerait la loi civile ».

    Darmanin dit la même chose, mais en termes plus choquants encore parce que immédiatement plus précis.

    La loi de Dieu. En effet, la loi morale naturelle est d’origine divine. La soumettre à une autre loi, humaine et différente, est une révolte contre Dieu. Le propos est ouvertement satanique.

    Chirac disait « la loi civile ». Darmanin précise : la loi de la République. D’une cinquième république faisant suite à une quatrième qui faisait suite à une troisième. Une loi qui ne cesse de changer, et qui serait supérieure à l’immuable loi divine. Par principe. Par principe démoniaque : Non serviam. Auquel répond saint Michel : Quis ut Deus ?

    En effet, nous ne pouvons plus discuter.

    Si vraiment la Charte de l’islam officiel de la République française implique d’écrire que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu, on peut s’étonner que seules des associations très minoritaires aient refusé de signer. Cela montre l’importance de la taqyia.

    (Cela dit, on n’ose pas se demander combien d’évêques refuseraient de signer cette apostasie.)

  • "Séparatisme"...

    Fin janvier, Macron avait annoncé une initiative « sur la lutte contre le communautarisme, le séparatisme dans l'Etat et les ingérences étrangères qui le nourrissent ». Hier, Sibeth Ndiaye a confirmé qu’il y aura en effet, et très bientôt, avant les municipales « une stratégie de lutte contre le séparatisme dans la République » :

    « Il y a un certain nombre d'endroits dans notre pays où il y a du repli communautaire, une volonté de se séparer de ce que sont les valeurs et les lois de la République. Dans ces endroits où il y a une volonté manifeste de certains -qui notamment usent de l'islamisme politique pour définir une forme d'alternative à la République, qui séparent un certain nombre de gens du reste de la République-, on doit être capables d'y répondre. »

    A priori il s’agit de « séparatisme » islamique. Mais on n’a jamais rien fait contre, et aujourd’hui c’est trop tard, en de nombreux endroits. En outre, le « séparatisme » est intrinsèque à l’islam. Car l’islam n’est pas une religion, mais une idéologie qui régit toute l’existence. Et qui se fout de la république.

    Donc, en dehors de deux ou trois actions symboliques, le plan ne servira à rien. Pour ce qui est de la lutte contre l’islamisme, qui restera forcément cosmétique aussi par peur de l’accusation d’islamophobie.

    En revanche ce sont des dispositifs qui pourront servir contre des Bretons ou des Corses, et surtout contre les écoles hors contrat et autres organisations catholiques pour les jeunes.

  • Kobe Bryant

    Kobe Bryant, 41 ans, est mort dans un accident d’hélicoptère qui a coûté la vie également à l’une de ses quatre filles.

    Il fut une star absolue du basket américain pendant vingt ans, entre 1996 et 2016. Et il était catholique. Selon plusieurs témoignages il était à la messe avant de prendre l’hélicoptère.

    Il s’est marié en 2001, et en 2003 il a été accusé d’avoir violé une femme dans une chambre d’hôtel du Colorado. Il a admis avoir une relation sexuelle mais consentie. Mais il a été inculpé et il a alors perdu ses sponsors. En 2004 l’affaire a été réglée au civil. Kobe Bryant a publié des excuses reconnaissant que la femme n’avait pas vu la situation de la même manière que lui.

    Il a alors reconsidéré sa vie, décidant de se débarrasser de la superficialité de son existence de vedette ; « Ce que j’ai compris c’est que je devais être moi au lieu d’être ce que j’étais à ce moment-là. » Il dit aussi : « La seule chose qui m’a aidé au cours de ce processus - je suis catholique, j’ai été élevé catholique, mes enfants sont catholiques – a été de parler à un prêtre. »

    Nouvelle épreuve en 2011 : sa femme demande le divorce. Mais il a travaillé à résoudre le problème. « Ma réputation d’athlète est que je suis très déterminé et que je me défonce pour obtenir un résultat. Comment pouvais-je le faire dans ma vie professionnelle et pas dans ma famille, alors que ça affectait mes enfants ? »

    Il a donc évité le divorce. Lui et sa femme étaient fidèles d’une paroisse du comté d’Orange, en Californie. Et ils avaient créé la Fondation familiale Kobe et Vanessa Bryant, qui s’occupe des pauvres, particulièrement des jeunes sans abri. « Les sans-abris sont souvent relégués au second plan, disait-il, parce que c’est facile de les blâmer en disant : tu as pris de mauvaises décisions, voilà où tu en es, c’est de ta faute. Or dans la vie nous commettons tous des erreurs et se mettre en retrait et laisser vivre quelqu’un ainsi en s’en lavant les mains, ce n’est pas bien. »

    La chanteuse Cristina Ballestero (que je ne connais pas du tout) a publié un témoignage sur Instagram. Elle raconte qu’elle assistait un jour de semaine à la messe à la cathédrale d’Orange. Elle avait disposé une écharpe en guise de foulard sur sa tête. Juste au début de la messe elle discerne une ombre gigantesque sur la droite, puis elle entend un craquement quand l’ombre, lourde, s’assoit. Elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil, et elle découvre que c’est Kobe Bryant. « Heureusement que j’avais ce voile qui me permettait de rester concentrée sur Jésus et pas sur ce joueur de basket incroyablement talentueux que toute ma famille a regardé toute sa vie. Alors que nous nous rendions à la communion, il a attendu que j’y aille : si vous avez grandi dans l’Eglise catholique, vous savez que c’est une marque de respect de la part des hommes vis-à-vis des femmes à l’église. »

     

    Addendum

    Tweet du P. David Barnes, directeur du Centre Newman de l’université de Boston :

    Aussi triste que soit la mort de Kobe, une amie m'a envoyé un texto aujourd'hui pour me dire qu'un de ses amis fréquente la même église catholique que Kobe et l'a vu ce matin à la messe. Il n'y a rien de plus consolant pour ceux qui pleurent que de savoir qu'un être cher adorait Dieu juste avant sa mort, car adorer Dieu est ce qu'est le ciel. Allez à la messe. Allez à la messe. Allez à la messe.