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Europe

  • Pression permanente

    Une fois de plus, la Commission européenne, en l’espèce le commissaire Moscovici, « invite » les Etats membres à « engager le débat » pour mettre fin à la règle de l’unanimité dans l’UE en ce qui concerne les règles fiscales.

    « L’unanimité n’est plus un rempart, c’est un obstacle », dit Moscovici. En effet, un obstacle à la suppression de ce qui reste encore de souveraineté des Etats.

  • Honteux

    Emmanuel Macron sur le référendum du Brexit. Quand le président de la République se mue en ridicule complotiste pour dénigrer un peuple qui vote mal :

    « C’est un référendum qui a été manipulé, manipulé de l’extérieur par beaucoup de ce qu’on appelle aujourd’hui les infox, où on a dit tout et n’importe quoi et maintenant on dit débrouillez-vous et, bilan des courses, on a menti aux gens. Et ce qu’ils ont choisi, c’est pas possible. Après, bon courage pour les représentants de la nation qui doivent mettre en œuvre un truc qui n’existe pas. »

    Au passage, le « truc qui n’existe pas » est un article du traité de l’Union européenne.

  • Tout faux Loiseau

    Notre ministre « chargée des Affaires européennes » s’est énervée aujourd’hui contre Luigi Di Maio, le vice-Premier ministre italien (Mouvement 5 étoiles), qui est venu à Strasbourg, devant le Parlement européen, pour enregistrer un message dans la perspective des élections européennes, et qui a commis ce crime de lèse majesté de ne pas pénétrer dans le Temple de l’européisme pour y faire un minimum de dévotions.

    Mais la dame, qui n’est pourtant pas un perdreau de l’année mais une routière chevronnée du Quai d’Orsay, dit vraiment n’importe quoi tellement elle ne supporte pas qu’on ait une autre conception de l’Europe que celle qu’elle a contribué à imposer au cours des dernières décennies.

    "Les partis nationalistes sont des agrégations d'égoïsmes nationaux qui ne conduisent pas un projet européen."

    Deux ou trois erreurs ou mensonges en une seule phrase. Les partis qu’elle appelle « nationalistes », qui pour la plupart ne se définissent pas ainsi, pensent au bien commun du peuple qu’ils représentent : ce n’est pas de l’égoïsme, c’est un élément fondamental de la charité politique. La meilleure preuve en est donnée par le Groupe de Visegrád, rassemblant des « nationalistes » qui, en outre, représentent des pays qui ont d’anciens et profonds contentieux, et qui travaillent main dans la main pour une autre Europe. Car ils ont en effet un « projet européen », comme les autres partis « populistes ». C’est un aspect du totalitarisme de l’UE de prétendre que ceux qui ne sacrifient pas à l’Europe selon les traités actuels n’ont pas de projet européen, comme s’il y avait un seul et unique projet européen possible.

    "Ils veulent investir l'Union européenne pour la détruire de l'intérieur. Ce n'est pas quelque chose que nous allons laisser faire."

    Ce langage de guerre civile est celui de Mme Loiseau (de proie). Ce n’est pas celui des partis populistes, qui veulent seulement participer aux élections pour faire valoir leurs idées. Ce langage est celui de son gouvernement qui prétend que les Gilets jaunes sont des séditieux voulant détruire la République. Mais les vrais ennemis de la démocratie sont ceux qui veulent maintenir coûte que coûte la dictature européiste. Ils ne vont pas laisser faire ? Et que feront-ils s’ils deviennent minoritaires ? Un coup d’Etat militaire ?

    "J'ai été un peu surprise de voir le vice-Président du Conseil italien venir à Strasbourg, mais ne pas entrer dans le Parlement européen, et poser devant les caméras devant le bâtiment pour dire qu'il critiquait le Parlement européen dans sa position sur le budget italien."

    Il ose poser devant le Temple, non pour aller y sacrifier, mais pour critiquer la religion qui s’y pratique. C’est un blasphème. Et un blasphème pire encore si l’on se souvient… des heures les plus sombres qui sont l’alpha et l’oméga du débat politique :

    "Strasbourg est la ville de toutes les meurtrissures du XXe siècle et de la réconciliation européenne. Peut-être M. Di Maio est-il trop jeune pour le savoir. Il est encore temps qu'il l'apprenne."

    Un peu de mépris et de condescendance en prime pour le Rital qui vient nous narguer.

    Et enfin :

    "Je crois qu'il se fait du mal et qu'il fait du mal à la démocratie en attaquant Strasbourg." "Strasbourg est la capitale de la démocratie européenne."

    Etrange démocratie, quand même, que celle d’un Parlement qui passe le plus clair de son temps à faire progresser la subversion idéologique et qui, en dehors du « budget de l’Union », n’a d’autre rôle politique que d’adopter des lois déjà décidées et définies à Bruxelles par des gens non élus…

  • AfD et Dexit

    L’AfD, qui ne représentait rien il y a peu et qui est aujourd’hui le premier parti d’opposition en Allemagne, s’est réuni en congrès hier pour préparer les élections européennes.

    L’aile la plus dure voulait qu’à cette occasion le parti se prononce officiellement pour un « Dexit » et fixe comme date butoir 2024 pour exiger la sortie de l’UE si d’ici là l’UE n’est pas profondément réformée.

    Finalement, l’idée du Dexit a été conservée, mais l’insistance est mise sur la nécessaire réforme des institutions européennes, le Dexit ne venant qu’en dernier recours. Le texte souligne que les Etats nations ont une « compétence exclusive » à légiférer.

    « Nous n’avons pas besoin d’abolir l’UE, mais de la ramener à son noyau raisonnable » (ou : utile ? – « sinnvollen »), a déclaré le vice-président du parti Alexander Gauland. Car « l’UE est malade de la tête et des membres et doit être réformée de fond en comble. » Or la situation est favorable : « Nous avons des partenaires pour atteindre nos objectifs », a-t-il dit, citant la Ligue italienne, le Fidesz d’Orban, le PiS polonais et le FPÖ.

  • Viktor Orbán

    Au cours d’une conférence de presse tenue à Budapest, Viktor Orbán a une nouvelle fois dénoncé la politique d’Angela Merkel et des médias allemands qui ne cessent de faire pression pour que l’Europe accueille de plus en plus de migrants. Quant à Emmanuel Macron, il est « le chef des forces pro-immigration », et « si ce qu'il veut à propos de l'immigration se réalise en Europe, alors ce sera néfaste pour la Hongrie, il faut donc que je le combatte ».

    Viktor Orbán espère que les partis anti-immigration remporteront les prochaines élections européennes, et il s’est félicité de la rencontre entre Matteo Salvini et les dirigeants polonais : « L'alliance italo-polonaise, l'alliance Varsovie-Rome, est l'un des plus grands événements qui pouvait marquer ce début d'année. »

  • L’axe italo-polonais

    « Il est temps de remplacer l’axe franco-allemand par un axe italo-polonais », a déclaré Matteo Salvini lors d’une conférence de presse à Varsovie. Pour « sauver l’Europe ».

    « J’ai proposé, pour qu’on dépasse les différences entre partis, différences dues à des raisons de géographie et de tradition culturelle, un contrat pour l’Europe, un pacte pour l’Europe, qui n’existe pas encore, je ne suis pas venu avec un produit déjà fini. Nous pourrons proposer une plateforme, un pacte pour l’Europe en dix points, sur lequel les Italiens, les Polonais, les Hollandais, les Espagnols, les Danois, décideront s’ils sont d’accord ou pas d’accord. Nous y travaillerons dans les prochains jours. Avant les élections. Les pactes, il vaut mieux les présenter avant les élections, et non après. »

    Dès le début de sa visite, Salvini avait affirmé que l’Italie et la Pologne seraient les « protagonistes du nouveau printemps européen ».

    Matteo Salvini a longuement rencontré Jaroslaw Kaczynski, président du PiS, mais aussi des membres du gouvernement et le Premier ministre Mateusz Morawiecki, lequel, peu avant, dans une interview à la chaîne CNBC, ne cachait pas sa proximité avec le vice-Premier ministre et chef de la Ligue.

    L’enjeu concret du rapprochement entre l’Italie et la Pologne est la constitution d’un nouveau groupe qui pourrait être le deuxième au Parlement européen si toutes les forces favorables à une véritable Europe se mettent ensemble. L’occasion est le Brexit, qui signe l’arrêt de mort du groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE), puisqu’il est majoritairement constitué des députés conservateurs britanniques, auxquels sont venus s’agréger notamment les députés du PiS, qui vont devenir orphelins. Or les députés de l’opposition polonaise, la Plateforme civique, font partie du PPE, ce qui rend quasiment impossible que le PiS rejoigne le PPE. Ce pourrait être l’occasion pour les députés hongrois du Fidesz de quitter le PPE (où ils sont, logiquement, très mal vus) pour participer à ce nouveau groupe, sachant que le Parti pour la liberté, aux Pays-Bas, et le Rassemblement national, en France, ont déjà conclu un accord avec la Ligue pour former un « front de la liberté » au Parlement européen, auquel pourrait bien s’agréger notamment le Parti de la liberté autrichien (FPÖ).

  • L’UE à sa place

    On ne sait pas quand exactement cela a été fait. Au plus tard début novembre. Personne n’en a rien dit. C’était trop la honte… mais un journal allemand vient de vendre la mèche : la délégation de l’Union européenne à Washington a été dégradée dans l’ordre de préséance du corps diplomartique. L’ambassadeur de l’UE avait le même statut que les ambassadeurs des Etats, il est désormais relégué derrière tous les ambassadeurs nationaux, et se retrouve dans les rangs des représentants des « organisations internationales ». Sur le même pied que l’ambassadeur de l’Union africaine. Ainsi lors des funérailles de George H.W. Bush, l’ambassadeur de l’UE David O’Sullivan n’a été appelé qu’après tous les ambassadeurs des Etats.

    En fait c’est seulement depuis 2016, sur initiative d’Obama, que l’ambassadeur de l’UE avait rang d’ambassadeur national. Trump a donc remis l’UE à sa place.

    A vrai dire, à Bruxelles, on fait profil bas. Après avoir débité un propos emberlificoté, la porte-parole de Federica Mogherini a fini par lâcher : « Vous savez comme moi que l’UE est bien une organisation internationale »…

  • Rencontre en Pologne

    Lu sur Breitbar :

    Le ministre populiste italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, doit rencontrer le chef du Parti Droit et Justice polonais (PiS), Jarosław Kaczyński, alors que les maires italiens sont divisés sur son décret sur la migration et la sécurité.

    Il est confirmé que Salvini et le dirigeant conservateur polonais se réuniront le 9 janvier à Varsovie pour discuter de la possibilité de former une alliance entre la Ligue de Salvini et le PiS en vue des élections au Parlement européen en mai, a rapporté la chaîne de télévision polonaise TVN24.

    La porte-parole du PiS, Beata Mazurek, a déclaré aux médias italiens : « Les sujets des discussion intéressent les deux parties, polonaise et italienne. »

    Cette visite constituera la première visite officielle de Salvini en Pologne depuis son arrivée au pouvoir l'an dernier. Le vice-Premier ministre devrait également discuter de questions économiques pendant son séjour dans le pays.

    Au cours des derniers mois, M. Salvini a noué des liens avec plusieurs autres dirigeants conservateurs et populistes de premier plan en vue de constituer une grande alliance en vue des élections au Parlement européen, notamment le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui a dit que Salvini était « son héros » et a promis de travailler avec lui.

    En octobre, Salvini a annoncé que la dirigeante populiste française Marine Le Pen rejoindrait également son alliance pour les élections européennes, le couple annonçant la création d'un « front de la liberté » réunissant les autres partis pro-souverainetés opposés à la domination de l'UE.

    Salvini a également rencontré le dirigeant du Parti de la liberté autrichien, Heinz-Christian Strache, et aurait cherché à obtenir le soutien du leader des démocrates suédois, Jimmie Åkesson.

    Alors que Salvini construisait des alliances à l’étranger, son décret sur la sécurité et la migration divisait les maires en Italie. Certains, comme le maire de Palerme, Leoluca Orlando, s’opposaient non seulement au décret, mais promettaient de ne pas l’appliquer. D'autres maires ont exprimé leur opposition au décret, comme le maire de Pomezia, Adriano Zuccalà, qui a reconnu par la suite qu'il n'avait même pas lu le décret.

    Bien que plusieurs maires de gauche se soient opposés au décret, d’autres l’ont soutenu ainsi que Salvini, notamment les maires d’Udine, de Cascina et de Trieste.

    Le maire d'Udine, Pietro Fontanini, a déclaré que sa ville « garantira l'application intégrale du décret de sécurité ».

  • Macron au Conseil

    Manfred Weber, président du groupe PPE au Parlement européen, et super tête de liste aux prochaines européennes (Spitzenkandidat, comme on dit dans la langue européenne, celle de la Großdeutschland) est membre de la CSU. Il est donc très à droite par rapport aux standards de la droite libérale, et pour se dédouaner il lui faut donc taper plus que les autres sur la Pologne et sur la Hongrie, d’autant que la gauche l’accuse d’être proche d’Orbán.

    Dans une grande interview réalisée par la branche polonaise d’Euractiv, Manfred Weber insiste sur le fait qu’il faut mettre au pas la Pologne et la Hongrie, et que pour cela il faut que le Conseil européen se saisisse de la question. Or, dit-il, on n’en parle jamais, et Emmanuel Macron, si disert ailleurs, ne dit rien au Conseil :

    Aujourd’hui, Emmanuel Macron se plaint publiquement de Viktor Orbán, mais lorsqu’ils siègent ensemble à la réunion du Conseil, il n’y a aucun point à l’ordre du jour qui concerne l’article 7 et l’état de droit en Hongrie. Ou en Pologne. Vous savez, le cas de la Pologne n’a même pas encore atteint le niveau du Conseil. Les ambassadeurs européens en parlent, mais pas les chefs d’État et de gouvernement. Au minimum, je voudrais que les dirigeants parlent de ces questions fondamentales. (…) Emmanuel Macron devrait regarder Viktor Orbán et Mateusz Morawiecki dans les yeux et leur dire ce qu’il pense. Je crois qu’il est préférable de se parler dans le cadre européen que de se plaindre par le biais des médias tout en ne faisant rien.

  • Bravo la Pologne et la Hongrie

    Lors du conseil des affaires sociales, hier à Bruxelles, la Pologne et la Hongrie ont refusé de signer un projet de directive contre les discriminations dans le domaine numérique, parce qu’il y était question du « genre » et des « LGBTQI ».

    La présidence autrichienne a proposé de remplacer « genre » par « caractéristiques génétiques », mais « LGBTQI » demeurait. La Pologne et la Hongrie ont donc dit non, et le texte n’est donc pas une « conclusion du Conseil », mais une « conclusion de la présidence » autrichienne. Ce qui était quasiment inédit dans l’histoire de l’UE… jusqu’au 11 octobre dernier, quand la Pologne avait fait capoter une « conclusion du conseil » sur le bilan annuel de la Charte des droits fondamentaux, parce qu’il y était question des « LGBT ».

    Le ministre néerlandais Wouter Koolmees a tonné que « l’inclusion et l’égalité des personnes LGBTIQ (sic) est une valeur fondamentale de notre Union européenne », et qu’il n’est pas question d’en discuter. C’est pourquoi 19 pays, n’admettant pas que la présidence autrichienne ait eu l’idée nauséabonde de tenter de négocier avec la Hongrie et la Pologne, ont signé un texte alternatif concocté par Malte (sic). Un texte où il est question des personnes LGBTI. Ils ont perdu le Q en route…