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Europe

  • Routine

    La Commission européenne a saisi une fois de plus la Cour de justice de l'UE contre la Pologne. En demandant la procédure d’urgence. Sic. Cette fois c’est à propos du régime disciplinaire des juges (adopté en 2017), qui « sape leur indépendance ».

    Ce n’est jamais que la troisième fois sur les réformes judiciaires polonaises.

    Il s’agit semble-t-il de tenter de faire pression sur la Cour de Justice qui s’apprête à rendre un jugement dans la procédure lancée par des magistrats polonais. Or, le 24 septembre, l’avocat général de la CJUE, dont l’avis est généralement suivi par la Cour, avait conclu que « la question de savoir si une violation structurelle de l’indépendance des juges a été commise reste hypothétique dans les circonstances des litiges », et avait demandé que la Cour déclare irrecevables les demandes de ces magistrats.

    Il n’échappe à personne que cette initiative est prise trois jours avant les élections générales en Pologne, et a donc pour objectif d’essayer de réduire le score du parti au pouvoir, qui s’annonce une fois de plus historique…

  • Ils ne sont plus que 7 !

    Macron avait inventé, avec ses nouveaux amis italiens, un plan de relocalisation des migrants arrivant par bateau de Libye. En septembre, la France, l’Italie, l’Allemagne, et Malte avaient officiellement adopté ce plan, pour le soumettre aux autres Etats membres.

    Ce qui a été fait mardi. On n’en a guère entendu parler, parce que le résultat est catastrophique (pour les auteurs du plan) : seulement 7 Etats, donc seulement 3 de plus que les auteurs (sur 28), l’ont accepté.

    Ce qui montre tout de même une évolution dans la perception de l’invasion: on est loin du temps où les 4 de Visegrád faisaient figure de moutons noirs et étaient traînés devant la Cour de Justice...

    Parmi les très rares commentaires, celui de Denisa Saková, ministre slovaque de l’Intérieur, qui dit tout en termes feutrés : cette initiative comporte des facteurs de risque potentiels et peut encourager une augmentation des migrations.

  • Une grosse claque à Macron

    Ça confine même au crime de lèse-majesté : les trois commissions du Parlement européen qui avaient à en connaître viennent de dire non à la candidature de Sylvie Goulard comme super-commissaire européen. Après 3 heures d’audition, 50 pages de réponses écrites, et de nouveau 1h30 d’audition.

    Le prétexte est « éthique ». La réalité est très politicienne. Il s’agit à la fois d’une vengeance des Allemands (menée par Manfred Weber qui se voyait président de la Commission), et d’une fronde des députés LR (un message interne a fuité sur Twitter : « We are going to kill Goulard on the vote ».) Mais les socialistes et les élus de Mélenchon n’ont pas été en reste. Si bien que la représentante très patentée de l’européisme pur jus a eu 89 voix contre elle, et seulement 29 pour ! Dont seulement 12 en dehors du groupe macronien Rèniou…

    Le double effet de la claque à Macron est une claque à Ursula von der Leyen : le vote des députés français du PPE est par le fait même un vote contre elle… alors qu’elle n’avait eu que 9 voix de majorité, dont celles-là.

  • Leur Europe

    La commission juridique du Parlement européen a refusé, par deux votes successifs, la semaine dernière puis ce lundi, la nomination à la Commission européenne du candidat hongrois Laszlo Trocsanyi et de la candidate roumaine Rovana Plumb. On reproche à celle-ci un emprunt douteux, à celui-là d’avoir été membre d’un cabinet d’avocats qu’il avait créé… et avec lequel il n’a plus de liens depuis longtemps. Entre temps il a été ministre de la Justice de Viktor Orban, et c’est bien évidemment ce qu’on lui reproche sans pouvoir le dire explicitement.

    Le Hongrois étant membre du PPE et la Roumaine du groupe social-démocrate, les uns et les autres se sont acharnés hier en représailles contre la candidate française, Sylvie Goulard, du groupe macroniste anciennement Rèniou Iourop, devenu Rèniou tout court. Il paraît que la séance a été très dure. « La candidate d’Emmanuel Macron risque d’être scalpée par les députés européens après une audition difficile centrée sur ses inconvenances financières », écrit EUobserver. L’un des problèmes de la représentante de l’européisme extrémiste étant qu’étant député européen elle était en même temps grassement payée par un institut américain… Bref elle doit repasser l’examen après avoir fourni des explications écrites.

    Ce qui est le plus ubuesque dans tout cela est que les députés européens n’ont absolument pas le droit de recaler des candidats à la Commission européenne. Mais ils ont pris le droit et on le leur laisse. Selon le traité, le Parlement européen peut seulement rejeter la Commission européenne une fois constituée. (D’ailleurs il n’y a pas de « commissaires européens » mais des « membres de la Commission européenne », qui est un tout, un « collège ».)

    Traité de l’Union européenne article 17

    Le président, le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et les autres membres de la Commission sont soumis, en tant que collège, à un vote d'approbation du Parlement européen. Sur la base de cette approbation, la Commission est nommée par le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée.

  • Les Hongrois ne céderont pas

    On sait comment le Premier ministre italien qui a spectaculairement retourné sa veste s’est dit d’accord avec Emmanuel Macron pour un « mécanisme automatique » de répartition des migrants, auxquels tous les pays de l'Union européenne devraient participer « d'une façon ou d'une autre », sous peine de « pénalités financières ».

    Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a répondu dans une interview à Die Welt :

    « Nous n’appliquerons pas le système de répartition obligatoire des migrants et nous continuerons à nous y opposer comme nous l’avons fait jusqu’à présent.

    « Nous ne céderons pas au chantage des ONG de Soros, des gouvernements occidentaux ou de Bruxelles. »

    Il a ajouté qu’il serait inutile de parler d’une position européenne commune tant que les frontières extérieures de l’UE ne sont pas correctement surveillées, et que la réponse est entre les mains des Etats membres, et non dans le renforcement de l’agence Frontex, qui « fonctionne comme une agence de voyage ».

  • Tout et son contraire

    Emmanuel Macron et Giuseppe Conte se sont dit d’accord pour un « mécanisme automatique » de répartition des migrants, auxquels tous les pays de l'Union européenne devraient participer « d'une façon ou d'une autre », sous peine de « pénalités financières ».

    Paolo Conte était le Premier ministre d’un gouvernement populiste anti-immigration, il est maintenant le Premier ministre d’un gouvernement de gauche pro-immigration, qui ouvre les ports et « répartit » les clandestins. Mais l’important est d’être Premier ministre. Après on peut dire tout et le contraire pour le rester.

    Cela dit nous avons un président qui un jour tient un discours musclé contre le « laxisme » en matière d’immigration, et le lendemain veut obliger tout le monde à accueillir les clandestins.

    En filigrane, bien sûr, l’obsession de nuire aux gouvernements hongrois et polonais, et de les faire tomber. C’est mal barré : le dernier sondage en date en Pologne pour les prochaines législatives, dans un mois, donnent le PiS, l’un à 43%, l’autre à 47% (il avait obtenu 37,8% il y a quatre ans)...

  • Leur Europe

    En Belgique, il y a un gouvernement démissionnaire intérimaire, comme souvent, puisqu’il faut des années avant que les élections débouchent sur un nouveau gouvernement, qui ne dure pas longtemps puisqu’on arrive vite aux élections suivantes…

    Il y a donc un Premier ministre démissionnaire intérimaire (depuis 2018), Charles Michel, qui a été nommé prochain président du Conseil européen.

    Et il y a un vice-Premier ministre démissionnaire intérimaire, Didier Reynders, également ministre démissionnaire intérimaire des Affaires étrangères et ministre démissionnaire intérimaire de la Défense, qui s’est auto-désigné commissaire européen (c’est plus pratique).

    Il y a une semaine, la future chef-commissaire, Ursula, a décidé que Didier Reynders serait commissaire à la Justice et au respect de l'Etat de droit.

    Samedi dernier, deux quotidiens belges ont signalé que le parquet de Bruxelles avait ouvert une enquête préliminaire sur le dit Didier Reynders, « sur des faits présumés de blanchiment et de corruption ». Il est accusé par un ancien agent secret de pots-de-vin versés dans le cadre de l'obtention de marché publics, de « vente à des prix surfaits d’œuvres d’art et d’antiquités sans grande valeur », et de transactions immobilières douteuses…

  • Routine anti-hongroise

    Les ministres des Affaires étrangères de l’UE tiendront une première réunion lundi dans le cadre de la procédure de l’article 7 lancée contre la Hongrie il y a exactement un an. Le rapport du Parlement européen (qui avait lancé la procédure) sera présenté par la présidence finlandaise de l’UE.

    Une procédure identique, la première du genre, a été lancée (par la Commission) contre la Pologne en décembre 2017. Elle paraît s’être quelque peu enlisée…

    (Qualifiée d’arme nucléaire par les idéologues européistes, l’article 7, qui vise à priver un Etat du droit de vote au Conseil européen, n’est en l’occurrence qu’un pétard mouillé, puisqu’il faut l’unanimité contre l’Etat incriminé, et que la Pologne et la Hongrie ont toujours dit qu’elles opposeraient réciproquement leur veto.)

  • Orwell UE

    Il y avait un commissaire européen aux migrations. Dont on a vu quelle était la politique : ouvrir toutes grandes les portes, et poursuivre devant la justice européenne les Etats qui osent s’y opposer.

    Le commissaire aux migrations devient vice-président de la commission, avec comme intitulé officiel de son portefeuille : « Protéger notre mode de vie européen ».

    Non, ce n’est pas une blague. Seulement un orwellisme de plus.

    (La gauche, qui n’a jamais peur du ridicule, prend l’intitulé au premier degré et s’étrangle de colère, par la voix de l’écolo Damien Carême, du socialo Raphaël Gluscksman et de l’archéo Manon Aubry. Car vouloir défendre le mode de vie européen, c’est un scandale…)

  • Orban et la famille

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    Viktor Orban a prononcé hier un discours au troisième « Sommet démographique de Budapest », auquel participaient plusieurs membres du gouvernement hongrois, et des personnalités de divers pays, dont le président serbe Aleksandar Vucic, le premier ministre tchèque Andrej Babis et l'ancien Premier ministre australien Tony Abbott. Des personnalités religieuses étaient également invitées car la perspective est celle d’un renouveau de l’Europe chrétienne.

    Viktor Orban a souligné qu’il faut exclure la migration comme solution démographique, car il ne faut pas accepter le « remplacement de population ». Et l’argument des Verts est « absurde » selon lequel il faudrait faire moins d’enfants pour le bien de la planète : selon l’ordre de la création, a-t-il dit, les humains ne sont pas des ennemis de l’écosphère, ils en font partie.

    Il a dit que ce serait un tournant décisif pour la réussite du système de soutien aux familles (une mère, un père et des enfants) si les couples qui décident d’avoir des enfants avaient de meilleures conditions de vie que si elles avaient décidé de ne pas en avoir. « C’est ce que nous voulons. Ce sera le moment décisif pour le système de soutien à la famille. Pour y parvenir nous avons encore besoin de quelques années de travail acharné. »

    La base du modèle hongrois, a-t-il rappelé, est de nature constitutionnelle, sans quoi il est impossible de mener une politique familiale à long terme : cette base constitutionnelle offre une protection contre les décisions de juges anti-famille, contre les organisations internationales, les ONG et les réseaux opposés à la famille, qui tentent de se frayer un chemin dans la vie publique hongroise.

    Il a souligné que le succès de la politique démographique du gouvernement hongrois repose sur le renforcement du christianisme en Europe et sur le fait d’avoir des partenaires, car « nous ne pouvons le faire seuls ». Et nous avons maintenant de tels partenaires, notamment la Serbie et la République tchèque. « Nous soutenons les Autrichiens », et nous avons espoir que « les bouleversements italiens aboutiront à une solution qui sera finalement bonne pour nous, afin que nous puissions également y trouver des partenaires. »

    Viktor Orban a convenu que 9 personnes sur 10 « dans les salons de la haute politique » en Europe disent qu’il est impossible que la Hongrie atteigne son objectif démographique d’un taux de fécondité de 2,1. Il a alors énuméré les mesures antérieures qui furent accueillies avec le même scepticisme et qui ont été réalisées : renvoyer le FMI chez lui, instaurer une taxe sur les banques, réduire la facture des services publics pour les foyers, la taxation des multinationales, la création d’un million d’emplois en dix ans, la fin de l’afflux des migrants et la construction d’une barrière à la frontière… « Bien que neuf sur dix aient déclaré que c'était impossible, nous avons atteint chacun des objectifs que nous nous étions fixés et qui étaient importants pour la nation hongroise. »

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