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Europe

  • Les députés votent contre le peuple

    Les députés du peuple néerlandais ont adopté par 89 voix contre 55 le projet de loi de ratification de l’accord UE-Ukraine de 2014.

    En avril 2016, plus de 61% du peuple néerlandais avaient voté contre cet accord lors d’un référendum d’initiative populaire.

    En décembre dernier, le gouvernement néerlandais avait obtenu de ses partenaires de l’UE un texte qui « indique clairement ce qui est et ce qui n'est pas dans le traité »...

    Le projet de loi doit maintenant passer au Sénat. Ce sera après les élections législatives qui auront lieu le 15 mars et donneront lieu à la constitution d’un nouveau gouvernement…

  • Gag

    Plusieurs milliers de manifestants pro-européens s’organisent spontanément, sous la bannière du mouvement Pulse of Europe qui s’est lancé à Francfort il y a quelques semaines, pour défendre les valeurs fondamentales de l’Union européenne et appeler les politiciens à proposer des réformes.

    Sic. C’est le début d’un article d’Euractiv qui est en fait une tribune du fondateur de la section française de « Pulse of Europe ». Vous n’en avez jamais entendu parler ? Moi non plus. Mais j’aime beaucoup « l’organisation spontanée », promue par un site idéologique… Surtout quand on met en titre : « La société civile se mobilise pour le projet européen ». La société civile, rien de moins.

    Et voici le dernier paragraphe :

    Alors que le mouvement bat son plein dans une dizaine de villes en Allemagne, il lance son premier rassemblement à Paris le 26 février. Lyon, Strasbourg et Toulouse s’organisent également et de nombreuses autres villes rejoindront le mouvement. Parce que partout en France, comme ailleurs en Europe, il y a aussi ceux qui veulent construire et envisager positivement l’avenir de l’Union européenne.

    On y croit, coco...

  • Les europhiles sont de grands malades

    Hier sur Euractiv :

    «Les journaux en Pologne sont dans une situation intenable»

    L'inquiétude monte au Parlement européen sur les droits des femmes en Pologne

    Aujourd’hui sur Euractiv :

    Bruxelles sonde les États membres sur le cas polonais

  • Et toc !

    Après moultes menaces, la Commission européenne avait donné deux mois au gouvernement polonais, le 21 décembre dernier, pour prendre les mesures adéquates afin de « rétablir l’état de droit », notamment en ce qui concerne la Cour constitutionnelle.

    Hier, 20 février, le ministère polonais des Affaires étrangères a publié un communiqué affirmant que tous les changements apportés par les autorités polonaises étaient « conformes aux critères européens » et avaient créé les « bonnes conditions pour un fonctionnement normal » de la Cour constitutionnelle. Et il soulignait : «  Une fois encore, la Pologne rappelle que le contentieux politique actuel sur les principes de fonctionnement de la Cour constitutionnelle ne peuvent servir de base pour affirmer qu’il existe une menace systémique sur les règles du droit. »

    Ce mardi 21 février, le ministre, Witold Waszczykowski, a déclaré à la radio : « Nous avons expliqué en détail [à la Commisson européenne] ce qui s’est passé en Pologne, comment la réforme a été effectuée en ce qui concerne la Cour constitutionnelle et sur d’autres questions soulevées dans les recommandations de décembre de la Commission, et nous considérons que l’affaire est close. »

    Et d’ajouter : « J’ai voyagé à travers l’Europe ces derniers mois, je suis allé dans diverses capitales, où j’ai discuté des affaires européennes, et personne ne m’a interrogé sur les questions polonaises. Donc c’est une affaire qui est terminée. »

    Mais il ne faut pas sous-estimer la capacité d’acharnement des eurocrates quand un gouvernement leur résiste. Un porte-parole de la Commission a déclaré : « La Commission n’a pas d’orientation politique quand il s’agit de règles de droit. Quand le droit est mis en cause dans un Etat membre, c’est un problème pour tous les autres Etats membres. » Or, dès samedi, le vice-président de la Commission Frans Timmermans appelait les autres pays membres de l’UE à soutenir Bruxelles : « Il est clair que la Commission ne peut pas le faire seule. Les Etats membres et la Commission doivent être solidaires. Chacun doit prendre ses responsabilités. »

    Et l’agence Reuters, répétant servilement ce qu’on lui dit à Bruxelles, croit pouvoir affirmer que la réponse polonaise ranime « le risque de voir Varsovie perdre son droit de vote au sein de l’UE ». Alors que chacun sait qu’il n’en est rien, puisqu’il faut une décision unanime et qu’il y aurait au moins la Hongrie pour voter contre…

  • Londres N° 1

    Dominique Senequier, présidente de Ardian, société française de capital-investissement qui gère 50 milliards de dollars d’actifs, a déclaré dans une école de commerce de la capitale britannique :

    Londres a toujours été la ville financière numéro 1 en Europe. Elle ne sera peut-être plus en Europe, mais selon moi ça ne changera pas la situation.

    Donc Londres après le Brexit ne sera plus en Europe. Mais elle restera numéro 1. Numéro 1 de quoi, si elle n’est plus en Europe ? Et où sera-t-elle donc ? Et où était-elle donc quand cette « Europe » n’existait pas encore et qu’elle était déjà numéro 1 ?

    Avec le Brexit, cette confusion entre Europe et UE (volontaire chez les européistes) va devenir de plus en plus extravagante.

  • L’AECG, comme disent nos cousins

    Le Parlement européen a voté hier par 408 voix contre 254 et 33 abstentions le traité de libre-échange avec le Canada, dit CETA : Comprehensive Economic and Trade Agreement, que les Québécois et autres francophones canadiens appellent plus justement AECG : Accord économique et commercial global.

    C’est tellement important que le ministre canadien du Commerce international était à Strasbourg, et que le Premier ministre en personne, Justin Trudeau, est venu aujourd’hui célébrer cet accord historique.

    Je n’ai pas étudié la question mais il semble que les premières victimes, pour une fois, ne seront pas chez nous mais chez eux : ce seront les producteurs de lait. En effet le lait canadien est tellement subventionné qu’il est deux fois plus cher que chez nous. L’accord portant notamment sur le fromage, la jeune industrie du fromage canadien devrait sévèrement pâtir de la concurrence, et les petits paysans disparaître…

    Cela dit, Justin Trudeau est venu un peu trop tôt. Pour que le traité entre en vigueur il faut qu’il soit ratifié par les 38 parlements nationaux et régionaux de l’UE…

    • Euractiv constate qu’une écrasante majorité des députés allemands a voté pour le CETA, contre seulement 16 députés français sur 74. (Tous les votes sont sur Vote Watch, avec l'indication du vote demandé par le groupe.)
  • Alerte rouge

    Alarm.jpg

    Euractiv nous apprend que « 300 personnalités » lancent un appel pour relancer l’intégration européenne, et pour participer à la manifestation qui sera organisée le 25 mars prochain à Rome, pour le 30e anniversaire de la signature du premier traité européen.

    L’appel est notamment signé par le… fondateur d’Euractiv. Ainsi que par quelques anciens politiciens européens comme Giuliano Amato ou Enrique Barón Crespo, ou l’inévitable Emma Bonino la grande copine du pape.

    L’appel commence ainsi :

    « Nous, citoyens européens, sommes préoccupés et effrayés ». Parce que tout va mal (curieuse façon de célébrer la construction européenne), et que « dans de nombreux États membres nous assistons à l’émergence de tendances autoritaires ainsi qu’à la montée des extrêmes et de la xénophobie ». « La démocratie et les valeurs fondamentales de la civilisation européenne contemporaine sont menacées. » Etc.

    Donc pour conjurer le sort il va falloir davantage d’Union européenne, et il va falloir aller le clamer à Rome le 25 mars. Vous avez à votre disposition une carte en ligne qui vous indique les groupes déjà constitués avec lesquels vous pouvez vous mettre en contact.

    La carte en question se trouve sur le site « march for europe 2017 ». On y trouve 25 « groupes » en tout et pour tout dans toute l’UE. Il n’y en a ni en Suède, ni au Royaume Uni, ni dans les pays Baltes, ni dans les Balkans (sauf un en Bulgarie) et tous ces groupes ont pour adresse courriel FromParistoRome@federalists.eu, ou seul le nom de la ville change : ce ne sont que des adresses fictives de l’« Union des fédéralistes européens »…

  • Un certain Valcarcel

    Le site Euractiv met en avant un propos de Ramón Luis Valcárcel :

    Le président des États-Unis se sert du Brexit pour diviser et j’espère et je souhaite que le Royaume-Uni fasse preuve de bon sens et n’ouvre pas la porte à ses idées ni à Donald Trump en personne pour une visite à Londres et une intervention devant le parlement britannique.

    Qui est ce Valcárcel qui prétend faire la leçon à Londres et à Washington en même temps ?

    Bof, c’est juste un des 14 vice-présidents du Parlement européen. Je ne pense pas que ça impressionne Theresa May ou Donald Trump…

    En fait, comme d’habitude, il s’agit d’un discours à l’adresse des Européens : Trump se sert du Brexit comme d’un cheval de Troie et il est impératif que les Européens serrent les rangs et soient toujours plus soudés pour défendre les valeurs européennes, etc.

    C’est pourquoi Ramón Luis Valcárcel souhaite aussi que la propagande européiste commence à l’école et soit même une matière à part entière. Il souligne que lorsqu’il était enseignant il faisait en sorte d’inculquer à ses élèves "l’importance du projet européen" durant les cours d’histoire. Ce qui est quelque peu approximatif, car il fut professeur d’histoire... de l’art, il y a longtemps, mais pas pendant longtemps, avant l’entrée de l’Espagne dans l’UE…

  • La science au service de la propagande

    A moins d’être un spécialiste des arcanes de l’UE, vous ne connaissez certainement pas le « Mécanisme de Conseil Scientifique ».

    C’est un groupe de scientifiques établi en 2015 par la Commission européenne pour donner des avis. Vous ne le connaissez pas, parce que depuis sa création le « Mécanisme » s’est essentiellement occupé « d’expliquer aux fonctionnaires de la Commission comment obtenir une contribution du mécanisme dans leurs propositions pour de nouvelles politiques ». Sic. Le propos est de Carlos Moedas, le commissaire européen à la Recherche, à l’Innovation et la Science. C’est ainsi qu’en plus d’un an d’existence le « Mécanisme » n’a publié qu’un seul avis, passé inaperçu (et seulement en anglais, évidemment) : « Closing the gap between light-duty vehicle real-world CO2 emissions and laboratory testing ». Ce qui doit vouloir dire à peu près : en finir avec le fossé entre les émissions de CO2 des véhicules légers dans le monde réel et les tests de laboratoire.

    Mais désormais le « Mécanisme », qui semble avoir réussi au bout de 15 mois à expliquer aux fonctionnaires comment ils peuvent utiliser ses services, va passer à la vitesse supérieure, promet Carlos Moedas.

    Pour quoi faire ? Ben tiens : « pour contrer le populisme et les fausses informations ». En plaçant la « preuve scientifique au cœur de l’élaboration des politiques de la Commission européenne ».

    En bref, il faut mettre la science au service de la propagande, afin de pouvoir montrer aux citoyens que ce que l’on impose est « scientifique ». Où sont-ils allés chercher cela ? Oh… pas bien loin. Cela avait été institutionnalisé en Union soviétique… L’UE continue, laborieusement, d’imiter la défunte URSS…

    Le long article d’Euractiv se termine de façon caricaturale. Car pour montrer à quel point l’expertise scientifique est nécessaire pour expliquer les bonnes décisions, il souligne un acquis récent de la science : au temps d’Ebola, du changement climatique, et d’internet, « la souveraineté ne veut plus rien dire », « la notion même de souveraineté nationale est renversée ». Et toc. Ça c’est de la science en action, comme aurait dit ce cher Lyssenko.

  • Sans appel

    Après le décret Trump interdisant temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, et la condamnation vive et unanime de ce décret par les dirigeants et l’intelligentsia de l’UE et des pays européens dominants, Chatham House, qui est « l’Institut royal des affaires internationales », a voulu savoir ce qu’en pensaient les citoyens européens :

    « Nous appuyant sur un nouveau sondage, et unique, de Chatham House auprès de plus de 10.000 personnes de 10 Etats européens, nous pouvons donner un éclairage nouveau sur ce que les gens pensent des migrations en provenance de pays musulmans. Nos résultats sont frappants et donnent à réfléchir. Ils indiquent que l'opposition à toute migration supplémentaire en provenance des Etats majoritairement musulmans n'est en aucun cas limitée à l'électorat de Trump aux États-Unis, mais est assez répandue. »

    C’est le moins qu’on puisse dire :

    Chatham.jpg

    Etes-vous d’accord avec cette affirmation : « Toute nouvelle immigration de pays majoritairement musulmans doit être stoppée » ?

    En bleu : oui. En vert : sans opinion. En rouge : non.

    Un bel exemple du fossé, du gouffre, entre gouvernants et gouvernés…

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  • Polonophobes

    Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, continue le combat contre la Pologne. Il a répété hier que l’UE pourrait suspendre le droit de vote de la Pologne si elle ne veut pas respecter l’état de droit. Et il espère que Angela Merkel, qui est ce mardi à Varsovie, va convaincre les dirigeants polonais d’« adhérer aux valeurs fondamentales sur laquelle repose l’ensemble de l’UE et de l’Europe ». Sic.

    Qu’y a-t-il donc de nouveau pour que la Commission européenne s’énerve ? Rien.

    Et puisque la Hongrie n’a pas changé d’avis non plus, il est toujours impossible qu’il y ait un nécessaire vote à l’unanimité pour retirer ignominieusement son droit de vote à la Pologne.

    Euractiv, qui rapporte la sortie de Jyrki Katainen, souligne que Jaroslaw Kaczynski dans une interview « salue chez Donald Trump sa volonté de ne pas se mêler des affaires des autres pays ». Ah oui, ça c’est grave…

  • Initiative citoyenne

    Suite à une initiative citoyenne qui avait recueilli 45.000 signatures, les députés néerlandais étaient tenus de débattre de la demande formulée par cette pétition : enquêter sur les vrais motifs qui ont conduit à l’adoption de l’euro.

    Comme on pouvait s’en douter, les députés ont rejeté la demande, protestant que l’adoption de l’euro avait été un processus parfaitement démocratique mené dans la plus parfaite transparence et de façon absolument vertueuse.

    Et le « débat » s’est limité à faire l’éloge de l’euro, mis à part trois trublions : les représentants du parti de la liberté, de la petite Union chrétienne, et du parti des animaux (sic).

    Mais les initiateurs de la pétition sont contents : entre temps ils ont fondé un parti politique anti-UE, le Forum pour la démocratie, et le Parlement leur a fait une publicité gratuite, à quelques semaines des élections…

  • Myron Ebell à Bruxelles

    Myron Ebell est l’un des principaux chefs de file américains du combat contre « le mythe du réchauffement climatique ». Il se définit lui-même comme « l’ennemi numéro 1 de l’alarmisme climatique ». Il a été nommé par Donald Trump à la tête de l’Agence de protection de l’environnement pendant la période de transition, avec mission de réfléchir à l’avenir de cette agence (c’est à peu près comme s’il avait nommé Cécile Edel à la tête du Planning familial…).

    Il a été invité à faire un discours à Bruxelles lors d’une conférence sur l’environnement organisée par le groupe Alliance des conservateurs et réformistes européens (essentiellement les conservateurs britanniques, le PDC tchèque et les Polonais du PiS).

    Les écologistes avaient mobilisé contre la venue d’Ebell, et ils étaient une bonne… trentaine à manifester à l’extérieur. Il y avait aussi à l’intérieur quelques trublions dont un qui, dès le début du discours, a tenté de l’interrompre en l’apostrophant et en brandissant une pancarte « Resist ». Il a été mis dehors par le service de sécurité.

    « Quand vous entendez “spécialiste de l’environnement”, pensez “impérialiste éco-urbain” », dit Myron Ebell. Il y a aujourd’hui, non plus un complexe militaro-industriel, mais un « complexe climato-industriel » : « Le pouvoir, l’argent et l’influence sont du côté du mouvement écologiste. » « Nous sommes aujourd’hui confrontés à un conglomérat d’intentions et d’intérêts entre ceux qui croient en la crise du changement climatique et ceux qui ont compris comment s’enrichir grâce à la promotion de ces idées. » « Ce [mouvement] se vante d’être moral, mais en son cœur il y a la promotion des intérêts particuliers de ceux qui ont compris qu’ils pouvaient se remplir les poches en s’assurant que les pays pauvres restaient pauvres pour toujours. »

    Il dit aussi :

    « Les écologistes vous disent que pour protéger les terres, le gouvernement doit les posséder ou les protéger. En réalité, cela mène à une catastrophe après l’autre. L’Union soviétique était un cauchemar environnemental, avec des produits chimiques toxiques dans l’eau et la terre. Si vous voulez que quelque chose ne fonctionne pas, confiez-la au gouvernement. »

    « Les propriétaires de ranchs ou de forêts et les agriculteurs, s’ils n’en prennent pas soin, ils en perdent la valeur. Quand quelque chose est une propriété commune, nous sommes tous encouragés à prendre avant que quelqu’un d’autre ne se serve – et ça, c’est l’histoire du  mouvement écologiste. Et c’est complètement faux. L’histoire de l’humanité contredit ce qu’avance le mouvement écologiste. Les citoyens des villes ont perdu leur connexion avec la gérance. »

    Le site Euractiv, qui rapporte ces propos avec dégoût, écrit ensuite :

    « Précédemment, Maroš Šefčovič, le commissaire européen à l’Union de l’énergie, avait pour sa part déclaré à EurActiv qu’il était très important que Washington ne fasse pas marche arrière sur l’accord de Paris, ratifié sous Barack Obama. »

    Ceci est un mensonge patent, typique de l’imposture européiste. L’accord de Paris n’a pas été « ratifié sous Barack Obama », il a été ratifié par Barack Obama sans l’accord nécessaire du Congrès pour les traités internationaux.

  • "Les Bruxellois"

    Titre d’un (long) article d’Euractiv :

    Les Bruxellois manifestent contre la politique anti-réfugiés Trump

    Texte

    A Bruxelles, quelque 300 personnes (sic)  se sont rassemblées pour protester contre les mesures anti-réfugiés de l’administration Trump ainsi que la politique migratoire de l’Europe.

    (…)

    Plusieurs Américains ont pris la parole lors de la manifestation, exprimant leur opposition au nouveau gouvernement américain. L’un d’entre eux s’est excusé au nom de tous les électeurs ayant voté pour le nouveau président. « Comme la plupart des Américains (sic !), je n’ai pas voté pour cette chose qui occupe la Maison-Blanche », a-t-il assuré.

  • Ça s’effiloche…

    Le ministre tchèque de l’Intérieur a déclaré à la télévision de son pays :

    Nous devrions entreprendre une initiative indépendante avec la Grande-Bretagne et ne pas attendre ce que l’Europe fera. Nous ne savons pas combien de temps les pourparlers vont durer, ni même si nous les verrons aboutir. (…) J’espère que nous allons négocier de notre propre chef. Nous ne savons pas s’il y aura un accord européen final là-dessus et nous devons défendre les intérêts des citoyens tchèques.

    En voilà un qui fait semblant de ne pas comprendre ce qu’est l’Union européenne…

  • Une subvention à l’européisme

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    Voilà longtemps que je vois au milieu de la page d’accueil du site européiste Euractiv, dans un encadré « Partenaires », le logo de la Bill & Melinda Foundation. Il se voit d’autant plus qu’il est tout petit au milieu d’un grand rectangle blanc qui fait toute la largeur de la page.

    J’ai beau chercher sur le site de la Fondation quelle peut être la raison d’un financement de ce site, je ne trouve pas. La défense de l’européisme ne fait pas partie de la mission de la fondation, ni de près ni de loin.

    Sauf si cette mission consiste en fait à promouvoir le mondialisme et le politiquement correct (culture de mort comprise, bien sûr, ce qui va de pair avec l’européisme).

  • A l’approche du scrutin…

    Voilà que tout à coup le Premier ministre néerlandais Mark Rutte se met à tenir des propos sensés sur l’immigration… Le problème est qu’il découvre des vérités premières à quelques semaines des élections, et que ça se voit comme le nez au milieu de la figure qu’il marche sur les plates-bandes de Geert Wilders…

    Mais pour tenter d’empêcher le Parti de la Liberté de devenir le premier parti des Pays-Bas, il fait fort, Mark Rutte. Il a publié une lettre ouverte, il a donné une interview à Algemeen Dagblad, et son parti a publié une publicité d’une page entière dans tous les quotidiens : « Les prochaines élections sont cruciales pour l’avenir de notre pays. La seule question est : quel pays voulons-nous être ? »

    Dans la lettre ouverte, il dit notamment que les étrangers qui « refusent de s'adapter et critiquent nos valeurs » devront « se comporter normalement ou s'en aller ». Car les Néerlandais se sentent « de plus en plus mal à l'aise » avec ceux qui abusent de nos libertés, ou qui « harcèlent les homosexuels, sifflent les femmes en jupe courte ou jugent racistes les Néerlandais ordinaires ». « Si vous n'aimez pas ce pays, partez. Si vous vivez dans un pays où la façon dont nous traitons les gens vous rend fous, alors vous avez le choix. Vous n'êtes pas obligés de rester ici. »

    On remarquera le propos sur les étrangers qui jugent racistes les Néerlandais ordinaires. Il serait condamné chez nous par toute la bien-pensance, de droite comme de gauche. Pour l’antiracisme régnant, il est raciste de prétendre que des étrangers puissent faire preuve de racisme envers les souchiens (qui n’existent pas).

    En réponse à l’offensive de Mark Rutte, Geert Wilders s’est contenté de rappeler que le Premier ministre est « l'homme des frontières ouvertes, du tsunami des demandes d'asile, de l'immigration de masse, des mensonges et de la supercherie ».

  • Plus d’Europe…

    Les européistes de droite comme de gauche ont trouvé un nouvel argument pour forcer la voie vers un super-Etat européen : l’Europe est désormais prise en tenailles entre Trump et Poutine, qui sont tous deux contre l’UE et pour les méchants « populistes », sa seule possibilité de survie est d’accélérer le mouvement d’unité européenne…

    Ce refrain, on l’entend de la primaire socialiste jusqu’au Forum de Davos en passant évidemment par Bruxelles et Strasbourg.

    Mais un homme à Davos s’est vigoureusement opposé à cette idée, qui était mise en avant par Martin Schulz : « Plus que jamais, nous avons besoin au XXIe siècle d’une union de plus en plus étroite. »

    Cet homme, c’est pourtant un européiste pur jus, c’est Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais. Européiste mais pragmatique, et confronté au parti de Geert Wilders qui pourrait devenir le premier parti aux prochaines élections (en mars), ce qui lui donne une certaine lucidité…

    C’est justement ce qu’il a dit à Davos : « Nous devons avoir une approche pragmatique, et arrêter les discours hautains. (…) Si nous continuons à dire que nous allons pas à pas vers une sorte de super-Etat européen, c’est le moyen le plus rapide de démanteler l’Union européenne. » Ce concept d’une union toujours plus étroite, qui est le cri de ralliement depuis près de 30 ans, est aujourd’hui « mort et enterré » (sauf dans le traité où il figure en toutes lettres…). Nous devons montrer aux gens que l’Europe est un plus, qu’il est possible de contrôler l’immigration, de créer plus d’emplois, de contrôler les frontières extérieures…

    Mais Martin Schulz est resté ferme sur sa position (qui est la position officielle des institutions européennes) : « Ce que j’attends des dirigeants européens c’est qu’ils ne disent pas que c’est terminé aujourd’hui une union plus étroite, ce que j’attends, c’est qu’ils disent que plus que jamais nous devons être unis. Si les dirigeants ne pensent pas ainsi alors c’est vraiment un danger. Si les chefs d’Etat – Angela Merkel, Mark Rutte, François Hollande – ne disent pas publiquement “telle est notre union, fondée sur cette idée”, alors l’Union européenne n’a aucune chance pour l’avenir. »

    En effet. Et l’Europe de demain ne sera ni celle de Mark Rutte ni celle de Martin Schulz…

  • Erika Steinbach claque la porte

    Député CDU de Francfort sur le Main depuis 1990, porte-parole de la CDU sur les droits de l’homme depuis 2005, présidente de l’influente « Fédération allemande des expulsés » de 1998 à 2012 (elle est née en « Pologne allemande »), Erika Steinbach claque la porte de son parti, et ça ne passe pas inaperçu.

    Elle accuse carrément Angela Merkel d’avoir violé le droit en ouvrant les frontières à l’automne 2015. « Une partie considérable des gens qui sont venus ne sont pas des réfugiés au sens de la convention sur les réfugiés de Genève. » « Au Bureau fédéral de l'immigration, des milliers et des milliers de passeports ont été identifiés comme étant falsifiés, sans que les migrants concernés n'en supportent les conséquences. » « Il y a une volonté politique derrière tout ça. »

    « Voterais-je aujourd'hui pour la CDU ? Rejoindrais-je la CDU ? Non. Je ne peux qu'en tirer la conclusion honnête selon laquelle je me dois de quitte le parti. »

    Les dirigeants de l’AfD se sont empressés de faire savoir que Erika Steinbach serait la bienvenue dans leurs rangs…

  • Ubu à Kaliningrad

    L’hystérie antirusse ne cesse de monter dans les pays Baltes et en Pologne, attisée par l’OTAN qui y débarque des troupes et des centaines de chars.

    La dernière provocation antirusse en date est la décision de la Lituanie d’ériger un mur de 135 km à sa frontière avec l’enclave russe de Kaliningrad. Un mur qui sera pour l’essentiel financé par l’Union européenne : à hauteur de 25 millions d’euros (3,6 millions étant à la charge de la Lituanie). L’art du gaspillage de l’argent public…

    Le ministre lituanien de l’Intérieur, Eimutis Misiunas, dit à l’AFP que « les raisons en sont à la fois économiques – empêcher la contrebande – et géopolitiques – renforcer la frontière extérieure de l'Union européenne ».

    Evidemment, le coup de la contrebande est bidon. Et renforcer la frontière extérieure de l’UE à Kaliningrad est une mauvaise farce, quand des millions de migrants arrivent de partout – sauf de Kaliningrad.

    Le mur est « un signe que [la Lituanie] considère le pays voisin comme un agresseur potentiel », dit ouvertement le ministre.

    Le gouverneur de Kaliningrad préfère prendre cela à la rigolade. « Si nos collègues lituaniens veulent ériger une clôture pour arrêter les contrebandiers, alors nous sommes prêts à leur fournir du matériel de construction », dit-il, soulignant que la Russie a une « formidable usine » de production de briques à la frontière avec la Lituanie…