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Europe

  • Trump

    Lors de sa conférence de presse à l’issue de son entretien avec Theresa May, Donald Trump a déclaré à propos de l’immigration :

    « Je pense qu'elle est en train de changer la culture, c'est une chose très négative pour l'Europe. Je sais que, politiquement, ce n'est pas forcément correct de dire cela mais je le clame haut et fort. »

    Les pays européens, a-t-il poursuivi, feraient mieux de « prendre garde à eux ». « Vous changez de culture, la sécurité aussi est en train de changer, voyez ce qui se passe dans des pays qui n'avaient jamais eu aucune difficulté, aucun problème. C'est très triste, c'est vraiment dommage, et je ne pense pas que ce soit bon pour l'Europe, ni que ce soit bon pour notre pays. »

    C’est ce qu’il disait aussi hier dans son interview au Sun : « Permettre l'immigration en Europe est une honte. Je pense que cela change le tissu de l'Europe, et à moins que vous n'agissiez très rapidement, cela ne sera plus jamais ce que c'était, et je ne dis pas cela d'une manière positive. Je pense que vous perdez votre culture. Regardez autour de vous. Certains endroits n'existaient pas il y a 10 ou 15 ans. »

  • Le chef de l’UE

    Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, encore plus bourré que d’habitude, au sommet de l’OTAN. (On remarquera au passage que Donald Trump et Melania sont main dans la main).

     

    "Regardez ! Ce pochard embarrassant, dans cette vidéo, trébuchant complètement bourré lors d’un grand sommet international, est le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Comment pourrait-on respecter cette UE pourrie ?"

    N.B. - Officiellement Juncker souffre d'une "sciatique". Ce qui fait hurler de rire les réseaux sociaux...

  • Impromptu tchèque

    Les Tchèques ont théoriquement un gouvernement, neuf mois après les élections. 105 députés ont accordé leur confiance au cabinet d’Andrej Babiš, contre 91. Sur 200 députés. Donc quatre n’ont pas participé au vote. Dont l’ancien ministre social-démocrate Milan Chovanec, dont le parti est pourtant membre de la coalition avec celui de Babiš. Mais Milan Chovanec ne supporte pas que Babiš ait accepté le renfort des communistes pour avoir la majorité.

    Car les 15 députés communistes ont signé un accord de « tolérance » (sic !) par lequel ils s’engagent à soutenir le gouvernement dirigé par un homme qui est non seulement un parfait libéral sur le plan économique, mais un milliardaire plus riche que Donald Trump...

    Cet appui des communistes, qui est une première en Europe de l’Est depuis la chute du rideau de fer, passe très mal dans l’opinion. Des centaines de personnes manifestaient devant la chambre des députés au cri de « Nous ne voulons pas des communistes ». D’autant que le mois prochain c’est le 50e anniversaire de l’écrasement du Printemps de Prague, et que le parti communiste tchèque n’a jamais esquissé la moindre autocritique…

    Ce que l’on peut relever surtout est que le gouvernement, venu au monde après neuf mois d’une grossesse très difficile, est d’une extrême fragilité. Parce que c’est l’alliance entre les nouveaux venus nationaux-libéraux eurosceptiques de Babiš et des socio-démocrates socialo-européistes anticommunistes avec les vieux staliniens… Parce que en réalité on ne sait toujours pas qui est le ministre des Affaires étrangères (le président Miloš Zeman a opposé son veto in extremis à la nomination du social-démocrate Miroslav Poche), ni qui est ministre de la Justice, Taťána Malá, du parti de Babiš, ayant démissionné avant même d’être en poste parce qu’elle est soupçonnée d’avoir plagié son travail de doctorat… Tandis que Babiš lui-même est toujours dans le collimateur de Bruxelles, accusé d’avoir fait bénéficier sa très grosse entreprise Agrofert de subventions européennes destinées aux petites entreprises…

    Il n’en demeure pas moins que les dirigeants tchèques sont à peu près d’accord entre eux (et même avec une bonne partie de l’opposition) contre toute immigration, surtout islamique, contre les quotas de « réfugiés », et contre la dictature eurocratique… C’est tout ce qui nous importe.

  • Les temps changent…

    Jean Raspail fêtait le 4 juillet son 93e anniversaire. Ce jour-là, il a eu la surprise de recevoir un coup de fil du… ministre autrichien des Affaires étrangères, Karin Kneissl, souhaitant un bon anniversaire à l’auteur du Camp des saints, le félicitant particulièrement pour sa préface à la réédition du roman, où il a créé le concept de « Big Other », l’Autre dominateur.

    (Le Figaro, via Breizh Info)

  • Commandeur

    Screenshot_2018-07-07 (27) Ambassade de France en Hongrie - Francia Nagykövetség - Accueil.png

    Eric Fournier, ambassadeur de France à Budapest, limogé par Macron, a été décoré hier de l’Ordre du Mérite de Hongrie... alors qu'il n'est plus ambassadeur de France en Hongrie depuis le 28 juin...

  • Les chiens aboient

    Le « collège des commissaires » européens a décidé le 27 juin « d’habiliter le premier vice-président Frans Timmermans à engager la procédure d'infraction contre la Pologne selon la procédure prévue à l’article 7, conformément à la menace du 20 décembre 2017 si la Pologne ne venait pas à résipiscence. Or, comme le gouvernement polonais ne se met pas la corde au cou, et que demain 3 juillet entre en vigueur la très horrifique loi sur la retraite des juges de la Cour suprême, la Commission déclenche ce jour la terrifiante procédure de l’article 7… qui ne peut pas aboutir (notamment grâce à l’ami Orbán).

    Voici l’essentiel du communiqué :

    Vu l'absence d'avancées en ce qui concerne le dialogue sur l'état de droit, et compte tenu de la mise en œuvre imminente du nouveau régime de retraite pour les juges de la Cour suprême, la Commission a décidé d'engager la procédure d'infraction dans les plus brefs délais. Le gouvernement polonais disposera d'un délai d'un mois pour répondre à la lettre de mise en demeure de la Commission.

  • Fake news

    Angela Merkel a annoncé samedi avoir conclu des accords avec 14 pays membres de l'UE qui ont accepté de prendre en charge des réfugiés arrivés en Allemagne après avoir été enregistrés dans des pays tiers. Parmi les 14, la France, évidemment, mais aussi, beaucoup plus surprenant, trois pays du groupe de Visegrád : la Hongrie, la Pologne et la République tchèque.

    Les gouvernements hongrois et tchèque ont immédiatement démenti, puis le gouvernement polonais a également démenti.

    Mais au moment où j’écris on trouve toujours sur la toile les articles non modifiés du Figaro, d’Atlantico, du Quotidien (Luxembourg), de l’Echo (Belgique), de News Yahoo, etc., annonçant la fausse nouvelle de Merkel.

  • Il s’appelle Eric Fournier

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    L’ambassadeur de France à Budapest (photo du 14 juillet 2016) a envoyé le 18 juin dernier une note diplomatique au ministère des affaires étrangères et à la présidence de la République, où il fait l’éloge du gouvernement Orbán et fustige les médias français et anglo-saxons qui font de la désinformation sur ce pays.

    La Hongrie est « un peu le Real Madrid du monde politique moderne », dit Eric Fournier, en référence au club de foot triple champion de la Ligue des champions. Halte à la « magyarophobie » de la presse ! La Hongrie est « un modèle ayant su anticiper les problèmes posés par les mouvements migratoires illégaux ».

    Il dénonce « l'habitude intellectuelle » qu'ont « les médias anglo-saxons et français à qualifier de populiste tout régime élu démocratiquement mais ne correspondant pas à leur vision du monde ». Or « aucun autre gouvernement européen ne peut se prévaloir d'une triple victoire électorale consécutive avec deux tiers des suffrages ».

    En agitant la menace de la procédure de l’article 7, la Commission européenne « cherche à faire payer à la Hongrie son discours critique », et aussi les récents amendements constitutionnels, dont celui qui stipule que toutes les institutions du pays doivent défendre la culture chrétienne : « Quoi de plus normal, a priori, de la part d’une nation qui continue depuis 1.018 ans de faire de saint Etienne l’un de ses pères fondateurs ? »

    Quant aux accusations d’antisémitisme (par la campagne anti-Soros), c’est un « fantasme » de journalistes étrangers, et aussi un moyen de faire diversion quant au « véritable antisémitisme moderne » qui est « le fait des musulmans de France et d’Allemagne ».

    La note, évidemment confidentielle, a été révélée hier par Mediapart. Le Quai d’Orsay en a confirmé l’existence, soulignant que ces propos « ne reflètent nullement la position des autorités françaises », mais relèvent au contraire d’« un commentaire non sollicité et malvenu de son auteur, auquel il a été fermement rappelé la nécessité d’une expression précise et mesurée, dans le strict champ de ses compétences ».

    Emmanuel Macron a été interrogé à ce sujet lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet européen. Il a répondu lui aussi que la note ne correspondait « en rien à la position officielle française », ce qu’on avait remarqué. Il a ajouté : « Si une preuve m’était apportée que de tels propos aient été tenus publiquement, alors cet ambassadeur serait révoqué. » Mais, soulignant qu’il s’agissait d’une note confidentielle exprimant une opinion personnelle, il a conclu : « Est-ce qu'il appartient à l'autorité de révoquer un ambassadeur parce qu'il dit ce qu'il pense ? Je ne le crois pas, ou alors nous créerions un délit d'opinion dans la fonction publique. »

     

    Addendum

    Macron vient de le virer, par un décret daté du 28 juin (la veille de sa réponse aux journalistes). Macron est donc un fieffé menteur. Ou plutôt : il a donc créé un délit d'opinion dans la fonction publique.

    On voit aussi que Edwy Plenel poursuit avec constance son travail de corbeau, qu'il commença il y a 36 ans au Monde quand ce "journaliste d'investigation" était informé directement par le ministère de l'Intérieur.

  • Leur Europe

    Le sommet européen a réussi à trouver un accord sur la politique migratoire, annoncent triomphalement les gazettes. A 4h30 ce matin, alors qu’hier l’Italie bloquait tout.

    La seule première phrase de l’accord montre que, bien entendu, rien ne va changer : on pose en principe un contrôle strict des frontières extérieures de l’UE (admirable n’est-ce pas)… « conformément à nos valeurs », qui sont celles de l’immigrationnisme idéologique, dit humanitaire… Goûtons comme la fin de la phrase annule le début :

    Le Conseil européen rappelle qu'une politique migratoire européenne qui fonctionne passe nécessairement par une approche globale en matière de migrations qui associe un contrôle véritablement effectif des frontières extérieures de l'UE, une action extérieure accrue et les aspects intérieurs, conformément à nos principes et valeurs.

    Pour mettre fin au « modèle économique des passeurs », le Conseil européen « invite le Conseil et la Commission à examiner sans tarder le concept de plateformes régionales de débarquement » créées hors de l’UE « en coopération étroite avec les pays tiers concernés ainsi que le HCR et l'OIM ». Manque de chance, l’Albanie, le Maroc, la Tunisie ont déjà dit non, et le HCR aussi…

    Sur le territoire de l'UE, les personnes secourues, conformément au droit international, devraient être prises en charge sur la base d'un effort partagé, par un transfert dans des centres contrôlés établis dans des États membres, uniquement sur une base volontaire, où un traitement rapide et sûr permettrait, avec le soutien total de l'UE, de distinguer les migrants en situation irrégulière, qui feront l'objet d'un retour, des personnes ayant besoin d'une protection internationale, auxquelles le principe de solidarité s'appliquerait.

    Les Italiens sont contents parce qu’ils ont imposé la « base volontaire », et qu’ils ne sont pas volontaires. Emmanuel Macron a sauté sur l’occasion pour affirmer que la France ne l’était pas davantage. On ne voit donc pas trop qui va organiser des « centres contrôlés ». Peut-être l’Espagne devenue archi-folle. Quoi qu’il en soit là encore on voit que c’est n’importe quoi : tout le monde sait que la quasi totalité des « migrants » actuels sont des Africains qui veulent s’établir en Europe et non des « réfugiés ». Or tout le monde sait aussi que, sauf pour ceux qui n’ont pas de chance, ils ne feront pas « l’objet d’un retour »…

    En bref, l’Italie a fini par accepter le texte parce qu’il ne dit rien mais lui permet de dire non…

  • Haro sur la Hongrie

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    Le feuilleton anti-hongrois du Parlement européen continue. La commission libertés civiles, justice et affaires intérieures a pondu hier un rapport de la « gauche verte » néerlandaise Judith Sargentini (l’ahurie sur la photo), par 37 voix contre 19, qui demande aux États membres d’ouvrir une procédure disciplinaire à l’encontre de la Hongrie, parce que l’action du gouvernement Orbán a conduit à une grave détérioration de l’état de droit, de la démocratie et des droits fondamentaux…

    « Le temps de la complaisance est terminé, la Commission et le Conseil ne peuvent pas ignorer la voix du Parlement européen. Ils doivent enfin agir pour remettre Orbán à sa place », a souligné le sinistre frénétique belge Louis Michel, « rapporteur fictif »* des libéraux. Sans la moindre considération sur le fait qu’Orbán a obtenu une majorité absolue des deux tiers des députés aux dernières élections…

    En outre on n’a pas encore entendu « la voix du Parlement européen » : il votera en septembre en session plénière. Il votera sans doute pour l’ouverture d’une procédure de sanction contre la Hongrie, comme il l’a déjà fait contre la Pologne. Ça l’occupe…

    ____

    * « Rapporteur fictif » est la très curieuse traduction officielle de l’expression britannique « shadow rapporteur » : c’est le député qui représente le point de vue de son groupe dans l’élaboration des rapports et qui est chargé de négocier avec les autres groupes.