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Politique française

  • « Fake news »…

    On sait que pour Macron et pour tout l’établissement de la pensée unique RT n’est qu’un outil de propagande du Kremlin, diffusant des fausses nouvelles pour infléchir les votes des citoyens et les faire voter comme le souhaite Poutine (présidentielle américaine, Brexit, Catalogne, etc.). Et ses journalistes ne sont donc pas des journalistes, mais des agents d’influence et d'intoxication qu’il convient d’exclure des événements politiques.

    Le 10 avril prochain auront lieu les New York Festivals qui récompensent les meilleures réalisations des médias. RT est nominée 17 fois, soit davantage que CNN, la BBC ou Sky News.

  • L’euthanasie macronienne

    Mardi dernier avait lieu à l’Elysée le premier des trois dîners organisés par Emmanuel Macron dans le cadre de la révision des lois de bioéthique : sur l’euthanasie, sur la PMA, sur l’intelligence artificielle.

    Extraits du récit de La Vie :

    Comme le Président l’avait promis lors de ses vœux aux autorités religieuses, les cultes aussi ont eu leur place. Le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly, le président du Conseil Français du culte musulman (CFCM) Ahmet Ogras, ainsi que le grand rabbin Haïm Korsia étaient présents. Pour l’Église catholique, c’est finalement Michel Aupetit qui a participé. L’archevêque de Paris remplaçait Georges Pontier, président de la conférence des évêques, initialement invité. En revanche, aucun représentant de la franc-maçonnerie n’avait été convié… 

    « Cela m’inquiète, assure Philippe Foussier, grand maître du Grand Orient de France. Les cultes sont en décalage avec les aspirations profondes de la société, il y a un risque de radicalisation du débat sur ces sujets sensibles, convier les cultes en priorité c’est prendre le risque d’un débat qui monte en tension. » Et de déplorer « une grande confusion entre le temporel et le spirituel, un retour à l’esprit concordataire. » Si Philippe Foussier n’a pas reçu de bristol, plusieurs convives partageant la même ligne étaient présents comme l’un de ses amis, le député LREM et président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée Jean-Louis Touraine, franc-maçon assumé. Il était placé à côté du Président et choyé : Emmanuel Macron l’a immédiatement tutoyé et a échangé avec lui quelques clins d’œil complices. Assis à la gauche de la ministre Agnès Buzyn dînait le militant pro-euthanasie Jean-Luc Romero, président de l’association pour le droit à mourir dans la dignité. 

    Noëlle Châtelet, dont la présence avait été suggérée à Emmanuel Macron par Jean-Louis Touraine, a longuement témoigné sur le cas de sa mère qui avait choisi de se suicider. Présente aussi, Christiane Vienne, ministre wallonne de la santé de 2004 à 2007 fit part de son expérience sur l’aide active à mourir dans son pays.

    Michel Aupetit en est resté à son expérience de médecin, de ce qu’il a pu observer des soins palliatifs, insuffisamment développés, pour faire valoir le point de vue de l’Église catholique. Pourtant ce n'est pas l'archevêque de Paris mais le Grand rabbin de France qui a mis les pieds dans le tartare mi-cuit de langoustines aux agrumes, le filet de daurade au curry et la douceur citron praliné. Haïm Korsia est monté au créneau en rappelant son opposition totale à l’euthanasie : « Toute l'éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s'est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz. » En évoquant le code de Nüremberg, il a rappelé le contexte historique et les fondements qui sous-tendent l’appréciation de l’éthique médicale d’aujourd’hui. Et il n’a pas hésité à lâcher le mot « assassinat », feignant un lapsus, mais provoquant des remous indignés autour des verres de Corton grand cru 1999.

  • Macron grand imam

    « Nous travaillons à la structuration de l'islam de France et aussi à la manière de l'expliquer, ce qui est extrêmement important. »

    Ce propos absolument stupéfiant est du président de la République, Emmanuel Macron. Le président de la République laïque veut carrément « structurer » l’islam et dire comment il faut l’expliquer… Dans la ligne de ce qu’il avait dit le 4 janvier quant à sa « vision du travail à effectuer pour organiser l'islam en France ».

    Jean-Christophe Lagarde, « président de l’UDI » est d’accord : « Je pense que c'est du devoir de l'État, d'un État laïc, que d'organiser cette religion, d'abord pour la protéger contre les influences étrangères. » Jean-Christophe Lagarde est le premier élu à avoir construit une mosquée municipale, à Drancy.

    L’un et l’autre parlent comme s’il n’existait pas un Conseil français du culte musulman et une Fondation pour les œuvres de l’islam, déjà mis en place par la République laïque qui faisait ainsi de l'islam la religion d'Etat en France. Il faut inventer d’autres structures ? Mais ce n’est pas la faute de la République si elles ne fonctionnent pas. C’est parce que l’islam est étranger et que ces structures sont paralysées par les luttes d’influence entre les Etats islamiques… L’imam Macron n’y changera rien.

  • Même pas honte…

    On apprend que l’ex-ministre socialiste Thomas Thévenoud, condamné à un an de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour ne pas avoir payé ses impôts, avait déposé la marque « phobie administrative » auprès de l’institut national de la propriété industrielle dès le 12 septembre 2014, soit deux jours après la publication de l’article du Canard enchaîné qui avait lancé l’affaire, et donc avant même qu’il utilise cette expression comme seul élément de défense.

    En plus il était fier de lui. Tellement fier qu’il en a fait légalement sa propriété…

    Mais le principe d’une marque déposée est qu’elle doit être exploitée, sinon elle est déchue au bout de cinq ans. Thévenoud n’a donc plus qu’un an et demi pour l’utiliser. Pour vendre quoi ? « Peut-être un parfum », ironise un de ses bons amis socialiste…

  • Salaud de peuple

    Valérie Pécresse (encore elle, désolé) annonce l'expérimentation, à compter de février, d'arrêts de bus, la nuit, entre deux stations, à la demande des femmes, pour contrer les violences sexuelles.

    « Il y a quelque chose de très spécifique qui m'a été demandé par les femmes, et notamment dans les quartiers populaires d'Ile-de-France: la possibilité par expérimentation d'arrêter les bus à la demande, la nuit, entre deux stations. »

    Les quartiers populaires ? Ces quartiers où « le peuple » agresse les femmes ?

    Mais qu’on mette donc en œuvre ce que disait Berthold Brecht (pour lequel la Pécresse a forcément de la tendresse) : « Si le peuple vote mal, qu’on change le peuple ». Si le peuple agresse les femmes, qu’on change ce peuple !

  • Genre

    Valérie Pécresse, présidente LR du conseil régional d'Ile-de-France, dénonce le fait qu’un tiers des hommes ne prennent pas leur congé de paternité, et demande qu’il soit rendu « obligatoire ».

    Et ils seront obligés de nourrir leur bébé au sein.

    L’égalité de genre n’est pas négociable.

  • Boubakeur boude (encore)

    Dalil Boubakeur est très vexé de ne pas avoir été invité aux vœux du président de la République aux autorités religieuses.

    « Prenant acte de cette injuste et inexplicable mise à l’écart, la grande mosquée de Paris décide, par conséquent, de se retirer de toutes les instances du CFCM et de ne plus participer à toute initiative émanant des pouvoirs publics sur l’organisation du culte musulman. »

    On en est tout retourné…

    La question est : est-ce que se retirer de quelque chose qui n’existe pas en modifie le fonctionnement ?

  • "Fake news"

    Qui aurait prédit, il y a quelques décennies, que l’Europe occidentale, au XXIe siècle, s’acheminerait vers une authentique dictature du politiquement correct et de la censure des idées et informations non conformes ?

    Il ne se passe plus de mois qu’on annonce ici ou là une nouvelle loi liberticide. La dernière en date est celle qu’annonce Macron contre les « fake news ». Pour protéger la démocratie. Sic. Une loi qui permettra de saisir le juge afin de « supprimer le contenu, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l'accès au site internet ».

    Ce sera donc aux juges de décider si une information est vraie ou fausse… Or, en vertu de l’« indépendance de la justice » (selon l’inversion des valeurs de la société orwellienne), on sait que ce qui déplaira au pouvoir (au vrai pouvoir idéologique) sera fausse nouvelle, et que ce qui le confortera sera vraie nouvelle.

    Pour le moment, la loi ne sera activée qu’en période électorale. Et je viens de voir sur BFM un spécialiste de la question déplorer cette restriction, car il faut faire la chasse aux « fausses nouvelles »© toute l’année. Au nom de la défense de la démocratie…

  • "Le Che à Paris"

    Hidalgo la honte de Paris.

    Screenshot-2017-12-30 Anne Hidalgo on Twitter.png

  • Diplômés !

    Screenshot-2017-12-23 Rennes l'imam de Brest et l'archevêque de Rennes obtiennent leur diplôme en religion.png

    Comme nous l’apprend France 3 – France Info, l’imam de Brest et l’archevêque de Rennes ont obtenu leur diplôme en religion. L’imam Abou Houdeyfa est encore jeune, mais pour Mgr d’Ornellas, 64 ans, il était temps…

    Ces deux hommes ont donc reçu des mains d’Edmond Hervé (ancien maire socialiste de Rennes, ancien ministre condamné dans l’affaire du sang contaminé, auteur de La permanence de Jaurès) leur diplôme de la faculté de droit de l'université de Rennes 1 en « Religions, droit et vie sociale », avec 13 autres « étudiants ». Leur diplôme de religion laïque.

    Ils vont donc désormais pouvoir être des « référents laïcité » dans les entreprises et les administrations…

    On se demande quelle administration pourrait demander à un archevêque d’être son référent laïcité… Mais pour Mgr d’Ornellas c’est sans doute l’occasion de montrer qu’il est tout aussi laïque que les laïcistes et un vrai militant du vivre ensemble.

    En ce qui concerne l’imam Abou Houdeyfa, en revanche, on comprend sans peine la manœuvre. Voilà cet islamiste pur et dur (disant par exemple aux enfants que s’ils écoutent de la musique ils seront transformés en singes ou en porcs) devenu par la magie de la République un expert en laïcité, ayant en poche le diplôme qui lui permet d’expliquer ce qu’est la laïcité et de la faire respecter. Rappelons qu’en avril 2016 François Hollande, parlant des prédicateurs islamistes, déclarait à son propos : « Celui-là est français, il ne peut pas être expulsé, mais son lieu de prière – je ne veux même pas ce mot, ce lieu de haine a été fermé. »

    L’imam salafiste de Brest « référent laïcité » pour le « vivre ensemble », ce serait à hurler de rire si ce n’était une sinistre illustration de la tragédie en cours.

    Addendum

    Selon Le Télégramme, la remise des diplômes s'est faite en présence notamment de Mgr d'Ornellas, qui ne serait donc pas diplômé... (Mais il n'y a aucun démenti sur le site de France 3 France Info).