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Ecriture sainte

  • Mardi de Pâques

    L’évangile de ce jour est la suite de celui d’hier. Les « pèlerins d’Emmaüs » sont revenus à Jérusalem et viennent à peine de raconter aux apôtres ce qui leur est arrivé que Jésus est là.

    Et la scène est globalement la même : Jésus mange avec les apôtres, et il leur dit : « C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. »

    Et l’évangéliste ajoute :

    « Alors il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Écritures. »

    Avec le même verbe « ouvrir » qui avait été utilisé deux fois déjà pour les pèlerins d’Emmaüs.

    Tout cela correspond exactement à ce que disait saint Pierre dans l’épître d’hier : « Il nous a fait ce don qu’il se montre visible, non à tout le peuple, mais à des témoins choisis d’avance par Dieu, c’est-à-dire à nous qui avons mangé et bu avec lui après qu’il fut ressuscité des morts. »

    Saint Pierre commençait par dire : « Nous, nous sommes témoins de tout ce que Jésus a fait », et il terminait ainsi, après avoir évoqué la Passion et la résurrection le troisième jour : « A lui tous les prophètes rendent ce témoignage, que quiconque croit en lui recevra, par son nom, la rémission de ses péchés. » C’est précisément ce que dit le Christ dans l’évangile de ce jour : « Ainsi il est écrit que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts le troisième jour, et que le repentir pour la rémission des péchés doit être prêché en son nom à toutes les nations. »

    C’est ce que disait Dieu par Isaïe (43) : « Vous êtes Mes témoins, dit le Seigneur, vous et Mon Serviteur que J'ai choisi; afin que vous sachiez, que vous Me croyiez, et que vous compreniez que c'est Moi-même qui suis; avant Moi il n'a pas été formé de Dieu, et après Moi il n'y en aura pas. C'est Moi, c'est Moi qui suis le Seigneur, et hors de Moi il n'y a pas de sauveur. C'est Moi qui ai annoncé et qui ai sauvé, Je vous ai fait entendre l'avenir, et il n'y a pas eu parmi vous de dieu étranger : vous êtes Mes témoins, dit le Seigneur, et c'est Moi qui suis Dieu. »

    Les témoins que Jésus s’est choisis, ceux avec qui il a partagé le pain et le vin, sont les apôtres, auxquels il a « ouvert » les Ecritures, et qui sont donc le véhicule de la tradition.

  • Lundi de Pâques

    L’évangile est l’épisode des pèlerins d’Emmaüs. Il y a dans cet épisode une phrase qui est aujourd’hui plus frappante qu’elle ne l’a jamais été :

    Et incípiens a Móyse et ómnibus Prophétis, interpretabátur illis in ómnibus Scriptúris, quæ de ipso erant.

    Et, commençant par Moïse et tous les prophètes, il leur expliquait dans toutes les Ecritures ce qui le concernait.

    On a là l’un des propos évangéliques les plus nets sur l’importance de la tradition. Il y a les Ecritures, et il y a tout ce que le Christ a expliqué à ses disciples en leur interprétant l’Ecriture, et qu’ils devaient transmettre dans et par l’Eglise. Le verbe grec veut dire interpréter, exposer, c’est le mot celui qui a donné « herméneutique », le verbe latin, interpretare, veut dire expliquer, interpréter, donner la signification, donc l’herméneutique.

    Et les deux hommes font écho ensuite au propos de Jésus : Est-ce que notre cœur n’était pas ardent en nous pendant qu’il nous parlait sur le chemin, et nous ouvrait les Ecritures ?

    En grec comme en latin, c’est bien le verbe « ouvrir » qui est utilisé, comme dans la phrase précédente, quand leurs yeux s’étaient « ouverts » à la fraction du pain.

    L’ouverture des Ecritures dépasse de loin la seule explication de texte. C’est une lumière spirituelle qui leur est donnée, qui leur fait voir la réalisation des Ecritures en un instant. Un peu comme lorsque saint Grégoire dit à propos de la vision de saint Benoît : « Le monde entier, comme rassemblé sous un seul rayon de soleil, fut offert à ses yeux. »

    C’est ce qui ressort même du propos de saint Luc sur ce que fait le Christ : il commence par Moïse, c’est-à-dire qu’il « commence » par… le Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible, rédigés par Moïse selon la tradition, et par les Prophètes, par « TOUS les prophètes », il leur faisait l’herméneutique de « TOUTES les Ecritures » pour ce qui le concernait.

    Quelle que soit la longueur du trajet, Jésus n’a pu expliquer par la parole humaine qu’une infime partie de cela. Mais il leur a donné l’intelligence des Ecritures, de façon générale, intelligence qui sera vivifiée et rendue pleinement opérationnelle par la Pentecôte.

    Il est remarquable que ce verset, qui est d’une importance capitale depuis la réforme protestante, est négligé par les Pères de l’Eglise. Car pour eux, qui sont des témoins tout particuliers de cette tradition, c’est une évidence, et il n’y a donc pas à épiloguer, il n’y a rien à expliquer…

    Toutefois la liturgie l’a retenu. Cette phrase est devenue une antienne de l’office du lundi de Pâques, et parfois aussi le premier répons des matines. L’office de la semaine pascale étant, depuis saint Pie V, celui du jour de Pâques, l’antienne a disparu. De l’office de ce jour. Car elle existe toujours : c’est l’antienne de Benedictus du mardi de la troisième semaine après l’octave de Pâques.

  • Donec veniat…

    Aujourd’hui se termine la lecture de la Genèse, selon les dispositions du bréviaire. Or c’est à la fin de la Genèse que nous avons la prophétie que prononce Jacob sur ses 12 fils, pères des 12 tribus d’Israël. Or la prophétie sur Juda annonce le Christ, et la coïncidence est remarquable, cette année, avec la fête de l’Annonciation.

    Non auferetur sceptrum de Juda, et dux de femore ejus, donec veniat qui mittendus est, et ipse erit expectatio gentium.

    Le sceptre ne sera pas ôté de Juda, et le chef de sa cuisse, jusqu’à ce que vienne celui qui doit être envoyé, et lui il sera l’attente des nations. (Genèse 49,10)

    Ainsi parle la Vulgate. La Septante dit la même chose de façon légèrement différente :

    Le prince ne disparaîtra pas de Juda, et le chef de ses cuisses, jusqu’à ce que vienne ce qui lui est réservé, et lui (il est) l’attente des nations.

    Mais les traductions modernes, soi–disant sur le « texte original », estompent la prophétie ou la gomment carrément. Toutes parlent du « bâton entre ses pieds », alors que le texte de saint Jérôme comme celui des Septantes dit qu’il sortira toujours un chef de la cuisse de Juda (le mot “cuisse” étant dans la Bible un euphémisme pour le sexe masculin – comme la cuisse de Jupiter), et ensuite, se trouvant devant un mot inconnu (Sh.l.h) elles inventent : « jusqu’à ce que vienne Shilo », ou « le Shilo », ce qui est absurde. Crampon invente « le Pacifique » en voyant un “m“ à la place du “h” – ce que la Bible du rabbinat avait, curieusement, déjà fait avant lui. La Bible de Jérusalem dit même : « jusqu’à ce que le tribut lui soit apporté », ce qui ne repose plus sur rien du tout dans le texte…

    Et naturellement il n’y a plus d’attente des nations…

    Ainsi est niée la liturgie de l’Avent, qui a fait de ce verset un répons des matines de la quatrième semaine, en y ajoutant le verset 12 : « Pulchriores sunt oculi ejus vino, et dentes ejus lacte candidiores. » Ses yeux sont plus beaux que le vin, et ses dents plus blanches que le lait. Verset qui a une saveur de Cantique des cantiques et renvoie par là, de même, au Christ, comme la liturgie l’a bien compris. Mais pour la Bible de Jérusalem (et Osty) « ses yeux sont troubles de vin », pour Crampon ils sont « rouges de vin », et pour la TOB ils sont… « plus sombres que le vin »… Amis de la poésie sacrée bonsoir…

  • Jeudi de la troisième semaine de carême

    Dans l’évangile de ce jour, on voit d’abord Jésus faire un miracle, son deuxième miracle selon saint Luc. Il sort de la synagogue où il vient de guérir un possédé. Il entre chez saint Pierre, et guérit la belle-mère de l’apôtre, qui souffrait d’une forte fièvre. Un miracle atypique : Luc ne rapporte explicitement ni profession de foi, ni paroles, ni gestes. Il dit seulement que Jésus « debout au-dessus d’elle commanda à la fièvre et elle la laissa ». Peu après, le soir venu (après l’heure de clôture du sabbat), on voit Jésus opérer de nombreuses guérisons. Ici saint Luc précise que Jésus leur imposait les mains. Puis il s’en va dans un lieu désert, mais la foule le suit et tente de le retenir. Alors il leur dit qu’il doit annoncer la bonne nouvelle (evangelizare) du Royaume de Dieu dans d'autres villes que Capharnaum. « Car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »

    Juste après les premiers miracles, Jésus parle, pour la première fois, de sa mission, qui est de prêcher le Royaume de Dieu. Le théologien protestant Philippe Menoud (par ailleurs très hétérodoxe), montre bien la connexion entre la parole et les miracles :

    Ce sont deux moyens de révélation qui s'appuient l'un l'autre pour ainsi dire ; la parole rappelle que la valeur du miracle n'est pas dans sa forme, mais dans son contenu, et ce contenu, c'est l'annonce de la Rédemption. D'autre part, le miracle rappelle que cette parole de salut n'est pas une simple parole vide et vaine, mais une parole-énergie, une parole-acte, la parole de Celui pour lequel dire et faire sont un.

    - Sur l’introït de la messe de ce jour (Salus populi), voir ici.

    - Sur la « bienheureuse solennité des saints Côme et Damien » en ce jour, voir ici.

  • Sainte Geneviève

    . Nova bella elegit Dominus ; mulier timens Dominum custodit civitatem, * Dumque una virgo praeliabatur, stellae adversus Attilam pugnaverunt.
    . Per fidem unius, fortes facti sunt omnes in bello, et castra verterunt exterorum. * Dumque una virgo praeliabatur, stellae adversus Attilam pugnaverunt.

    Le Seigneur a choisi une nouvelle forme de guerre : une femme craignant Dieu garde la cité, * Et tandis que la vierge combattait seule, les étoiles combattirent contre Attila.
    Par la foi d'une seule tous ont été rendus courageux dans la guerre, et ont renversé le camp des étrangers. * Et tandis que la vierge combattait seule, les étoiles combattirent contre Attila.

    Ce répons des matines, dans le propre de Paris, est inspiré par le cantique de Débora (Juges 5). Le verset qui commence par Nova bella elegit Dominus est aussi celui du graduel de la messe de sainte Jeanne d’Arc. On notera qu’il est propre à la Vulgate. L’hébreu massorétique, et le grec de la Septante, ont : « Il (le peuple) choisit de nouveaux dieux ». Le texte de la Vulgate est mieux en situation, à la fois dans le contexte, et dans le déroulement de l’histoire sainte, Débora étant la première femme d’Israël qui sauve le peuple, parce que Dieu a choisi cette nouvelle forme de combat, celui qui donne une « mère » au peuple élu…

    Au temps de Samgar, fils d'Anath, au temps de Jahel, les routes étaient abandonnées, et ceux qui voyageaient marchaient par des sentiers détournés. On a cessé de voir de vaillants hommes dans Israël. Il ne s'en trouvait plus, jusqu'à ce que Débora se fût élevée, jusqu'à ce qu'il se fût élevé une mère en Israël. Le Seigneur a choisi de nouveaux combats, et Il renverse Lui-même les portes des ennemis; tandis qu'auparavant on ne voyait ni bouclier ni lance parmi quarante mille Israélites. Mon cœur aime les princes d'Israël. Vous qui vous êtes exposés volontairement au péril, bénissez le Seigneur. (…) Qu'au lieu où les chars ont été brisés, l'armée des ennemis taillée en pièces, on publie la justice du Seigneur et Sa clémence envers les braves d'Israël. Alors le peuple du Seigneur a paru aux portes des villes, et il s'est acquis la principauté. Lève-toi, lève-toi, Débora; lève-toi, lève-toi, et chante un cantique… (Juges 5,6-12, traduction Fillion)

  • Non, Jean-Baptiste n’a pas douté

    Certes, il est beaucoup moins grave d’affirmer que saint Jean-Baptiste a douté de Jésus, que de laisser entendre que la Mère de Dieu doutait de son Fils. Toutefois ce n’est ni digne ni cohérent. Lorsque saint Jean-Baptiste en prison envoie des disciples à Jésus, c’est pour que les disciples comprennent de visu que Jésus est vraiment le Messie que Jean annonçait, malgré ce qu’on leur raconte (par exemple : si ses disciples ne jeûnent pas, alors que nous jeûnons, c’est qu’il ne doit pas être le Messie.)

    Voici ce qu’en disent saint Jérôme, saint Jean Chrysostome, saint Hilaire, et l’ample mise en scène oratoire qu’en fait Bossuet. J’ai la faiblesse de croire qu’ils ont autant d’autorité en la matière (euphémisme) que l’ancien archevêque de Buenos Aires.

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  • Modestia vestra

    Comment traduire ce mot de modestia dans l’épître et dans l’introït de ce dimanche ?

    En fait on ne peut pas vraiment. Déjà en latin le mot modestia a tout un éventail de sens : c’est la conduite qui garde la mesure, la discrétion, la docilité, la douceur, la pudeur, la dignité, la bienséance, le sens de l’honneur…

    « Modestia » traduit (fort bien, dans tous ses sens) le grec ἐπιεικὲς, (épiikès) qui est un adjectif substantivé. L’épikie, nous dit le P. Spicq, c’est, dans l’Ancien Testament, la clémence qui modère la justice. Dans le grec hellénistique, c’est la modération et la juste mesure, c’est être équilibré en sa mentalité et en son comportement : vertu nécessaire au candidat à l’épiscopat (I Timothée). Le plus souvent l’accent est mis sur la douceur. « Il se révèle alors que l’épikie hellénistique est d’abord et avant tout une vertu du cœur, ouvert, conciliant et confiant à l’égard du prochain. Non seulement elle est opposée à la méchanceté et à la violence, mais, toute douceur et gentillesse, elle se laisse persuader et fléchir et se résigne même lorsqu’on est lésé. » « Finalement, l’épikie néotestamentaire n’est pas seulement modération et mesure, mais bonté, courtoisie, générosité. Davantage encore elle évoque une certaine gracieuseté, de la bonne grâce. » Et le P. Spicq propose de traduire le mot par « sympathique équilibre » dans ce verset de saint Paul.

    On comprend bien ce qu’il veut dire, mais « sympathique équilibre » ne me paraît pas bon. Je ne vois pas un prédicateur demander aux fidèles que leur « sympathique équilibre soit connu de tous les hommes »…

  • 26e dimanche après la Pentecôte

    Chants du 23e dimanche. Lectures du 6e dimanche après l’Epiphanie.

    L’évangile raconte deux brèves paraboles : le grain de sénevé et le levain dans la pâte, et il se conclut ainsi :

    Jésus dit tout cela aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans paraboles, pour que s’accomplît ce qui avait été dit par le prophète disant : J’ouvrirai ma bouche en paraboles, j’éructerai des choses cachées depuis la création du monde.

    Le prophète, ici, c’est le Psalmiste : il s’agit d’une citation du début du psaume 77, qui dit exactement :

    J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je dirai des « propositions » depuis le début.

    Le mot « propositions » transcrit le mot latin, qui veut dire littéralement ce qu’on me met devant moi, ce qu’on met sous les yeux, autrement dit la représentation, donc l’exposé, de ce qui s’est passé depuis le début. Le long psaume 77 va raconter ce qui s’est passé depuis le début de l’histoire de l’Exode, et qui est en même temps une « parabole » de l’infidélité du peuple élu. L’évangile reprend le propos en le transformant. Le mot du psaume disant « depuis le début » est aussi celui qui peut désigner le début de la création (en grec arkhè), et c’est ce sens que retient l’évangile. Les « propositions », les choses qui sont maintenant, par Jésus, mises devant les yeux, sont les choses qui étaient cachées depuis la création du monde. Le psalmiste disait qu’il allait dire (dire haut et fort selon le grec), dans l’évangile il « éructe ». Au sens fort. Le mot latin, comme le grec qu’il traduit, voulait d’abord dire « vomir », puis « roter ». A savoir expulser violemment ce qu’on a dans l’estomac.

    C’est un des innombrables paradoxes du christianisme. La parabole paraît camoufler un enseignement qui ne sera accessible qu’aux initiés. En fait la parabole sert à vomir, à roter, à éructer, ce qui a été caché depuis la création du monde. A déchirer le voile, d’un coup sec, pour révéler la vérité spirituelle, pour faire entrer de plain pied dans le monde surnaturel. Sans passer par la raison raisonnante. De façon en quelque sorte sacramentelle.

    C’est pourquoi les paraboles utilisent les éléments de la nature : la croissance de l’arbre, le levain qui fait fermenter la pâte. La nature est elle-même une parabole, elle cache et révèle le mystère divin pour qui sait la regarder. La nature parle de Dieu, cela aussi c’est dans les psaumes. Mais par les paraboles du Nouveau Testament, Jésus va plus loin : il nous introduit dans le Royaume. (Le psaume 77 étant celui où les Hébreux sont introduits dans la terre promise, jusqu'à l'édification du royaume messianique de David.)

  • “Théologie orthodoxe”

    Le début du chapitre 44 d’Ezéchiel dit ceci, selon la traduction de la TOB :

    L’homme me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, celle qui fait face à l’orient ; elle était fermée. Le Seigneur me dit : « Cette porte restera fermée, on ne l’ouvrira pas ; personne n’entrera par là ; car le Seigneur, le Dieu d’Israël, est entré par là ; elle restera fermée. »

    Une note dit ceci :

    La théologie orthodoxe voit ici une préfiguration de Marie qui a été vierge avant la naissance et est restée vierge après la naissance de Jésus.

    Merci aux orthodoxes de nous donner l’interprétation orthodoxe de ces versets.

    Mais cette note souligne l’effroyable réalité quant à ce que sont les prétendus spécialistes « catholiques » qui traduisent la Bible.

    Car il a donc fallu un orthodoxe pour dire ce qui est... la tradition catholique attestée depuis les pères de l’Eglise.

    Non seulement l’interprétation « orthodoxe » est celle que donnent saint Jérôme, saint Ambroise, saint Augustin, saint Thomas d’Aquin citant saint Augustin, etc., tous les auteurs catholiques qui traitent de la virginité perpétuelle de Marie, mais en outre elle se trouve deux fois dans la liturgie traditionnelle. Par un répons des matines de l’Avent, et par la lecture des matines de la Sainte Vierge le samedi au mois d’avril (citation de saint Jérôme).

    Autrement dit, les prêtres catholiques qui ont collaboré à la TOB étaient tellement savants qu’ils ignoraient que les pères de l’Eglise latine, et après eux toute la tradition occidentale, donnait de ce passage exactement la même interprétation que la « théologie orthodoxe ».

    Franchement, ça me dépasse.