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Le blog d'Yves Daoudal

  • Saint Jean de Matha

    Deus, qui per sanctum Ioánnem órdinem sanctíssimæ Trinitatis, ad rediméndum de potestáte Saracenórum captívos, cǽlitus institúere dignátus es : præsta, quǽsumus ; ut, eius suffragántibus méritis, a captivitáte córporis et ánimæ, te adiuvánte, liberémur. Per Dóminum….

    O Dieu, qui, par le moyen de saint Jean, avez daigné établir miraculeusement l’Ordre de la très sainte Trinité pour racheter les captifs du pouvoir des Sarrasins, faites, nous vous en supplions, que par les suffrages de ses mérites et le secours de votre grâce, nous soyons délivrés de la captivité du corps et de l’âme.

  • Quinquagésime

    C’est avec raison que cet aveugle nous est représenté à la fois assis au bord du chemin et en train de mendier, car la Vérité en personne a dit : «Je suis le Chemin.» (Jn 14, 6). Celui qui ne connaît pas la clarté de la lumière éternelle est donc un aveugle. Si toutefois il a commencé à croire au Rédempteur, il est assis au bord du chemin. Cependant, s’il néglige de prier et s’abstient de supplier Dieu pour recouvrer la lumière éternelle, l’aveugle est bien assis au bord du chemin, mais il ne mendie pas. En revanche, si en même temps qu’il croit, il reconnaît que son cœur est aveugle et demande à recouvrer la lumière de vérité, alors l’aveugle est assis au bord du chemin et il mendie. Celui donc qui reconnaît les ténèbres de son aveuglement et qui comprend que lui manque la lumière de l’éternité, qu’il crie du fond du cœur, qu’il crie de toute son âme et dise : «Jésus, fils de David, aie pitié de moi!»

    Mais écoutons ce qui advint tandis que l’aveugle criait : «Ceux qui marchaient devant le réprimandaient pour le faire taire.»

    Que représentent ceux qui précèdent l’arrivée de Jésus, sinon la foule des désirs de la chair et la tempête des vices, qui, avant la venue de Jésus en notre cœur, dissipent nos pensées par leurs assauts et gênent les appels de notre cœur dans la prière? Souvent, en effet, lorsque nous voulons revenir vers le Seigneur après avoir péché, et que nous nous efforçons de vaincre par la prière les vices dont nous avons été coupables, les images de nos fautes passées se pressent en notre cœur; elles émoussent la pointe de notre esprit, troublent notre âme et étouffent la voix de notre prière. Oui, «ceux qui marchaient devant le réprimandaient pour le faire taire», puisqu’avant la venue de Jésus en notre cœur, nos fautes passées, dont le souvenir vient heurter notre pensée, nous jettent dans le trouble au beau milieu de notre prière.

    Ecoutons ce que fit alors cet aveugle, avant de retrouver la lumière. Le texte poursuit : «Mais lui criait de plus belle : ‹Fils de David, aie pitié de moi!›» Voyez : celui que la foule réprimande pour le faire taire crie de plus belle; c’est ainsi que plus l’orage des pensées charnelles3 nous tourmente, plus nous devons intensifier notre effort de prière. La foule veut nous empêcher de crier, puisque nous subissons souvent jusque dans la prière le harcèlement des images de nos péchés. Mais il faut que la voix de notre cœur persiste avec d’autant plus de force que la résistance qu’elle rencontre est plus dure, afin de maîtriser l’orage de nos pensées coupables, et de toucher, par l’excès même de son importunité, les oreilles miséricordieuses du Seigneur. Chacun, je le suppose, a expérimenté en lui-même ce que je vais vous dire : lorsque nous détournons notre esprit de ce monde pour le tourner vers Dieu, et que nous nous appliquons à la prière, voilà que nous devons supporter dans notre prière, comme une chose importune et pénible, cela même que nous avions accompli avec délice. C’est à peine si la main d’un saint désir peut en chasser le souvenir des yeux de notre cœur, à peine si les gémissements de la pénitence peuvent triompher des images qui en résultent.

    Mais si nous persévérons avec insistance dans notre prière, nous arrêtons en notre âme Jésus qui passe. Aussi est-il ajouté : «Jésus, s’arrêtant, demanda qu’on le lui amène.» Voici qu’il s’arrête, lui qui passait : en effet, tant que les foules des images nous oppressent dans la prière, nous avons comme l’impression que Jésus passe; mais quand nous persévérons avec insistance dans notre prière, Jésus s’arrête pour nous rendre la lumière, puisque Dieu se fixe en notre cœur, et que la lumière perdue nous est rendue.

    Cependant, le Seigneur veut encore nous faire comprendre par là quelque chose d’utile au sujet de son humanité et de sa divinité. C’est lorsqu’il passait que Jésus entendit l’aveugle qui criait, mais c’est une fois arrêté qu’il accomplit le miracle de lui rendre la lumière. Car passer est le fait de la nature humaine, et se tenir arrêté, celui de la nature divine. C’est par son humanité que Jésus est né et a grandi, qu’il est mort et ressuscité, qu’il est allé d’un lieu à un autre. En effet, si la nature divine n’admet aucun changement, et si le fait de changer équivaut à passer, il est évident que le passage du Seigneur ressortit à la chair, non à la divinité. En vertu de sa divinité, il demeure toujours comme arrêté, parce qu’étant partout présent, il n’a besoin ni de venir, ni de repartir par un déplacement. C’est donc bien en passant que le Seigneur entend l’aveugle qui crie, et une fois arrêté qu’il lui rend la lumière, puisque c’est en son humanité qu’il s’apitoie avec compassion sur nos cris d’aveugles, mais par la puissance de sa divinité qu’il nous remplit de la lumière de sa grâce.

    Saint Grégoire le Grand, homélie 2 sur les évangiles.

    Sur la quinquagésime, voir mes notes de l’an dernier (les trois axes de la liturgie de ce jour) et de 2014 (la progression de la septuagésime à la quinquagésime comme préparation au carême).

  • Saint Tite

    Dans sa deuxième épître aux Corinthiens, saint Paul dit qu’il était allé à Troas pour y prêcher l’Evangile, mais que, malgré des conditions favorables, il n’avait pas l’esprit en repos parce qu’il n’y avait pas trouvé « Tite, mon frère ».

    Sans doute était-il très inquiet de ce qui se passait à Corinthe, où il avait envoyé Tite pour rétablir les relations entre lui-même et cette communauté avec laquelle il était en froid.

    Paul quitte donc Troas pour aller en Macédoine, sans trouver l’apaisement :

    En effet, à notre arrivée en Macédoine, notre chair n'au eu aucun repos, mais nous avons souffert toute sorte de tribulations: au dehors des combats, au dedans des craintes. Mais Celui qui console les humbles, Dieu nous a consolé par l'arrivée de Tite ; et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation qu'il a reçue de vous ; car il m'a raconté votre désir, vos pleurs, votre zèle pour moi, de sorte que ma joie a été plus grande. (…) C'est pourquoi nous avons été consolés. Mais, dans notre consolation, nous avons été encore plus réjouis par la joie de Tite, parce que son esprit a été soulagé par vous tous.

    Bref, Tite, « mon compagnon et mon coopérateur », a réussi dans sa mission, et même au-delà des espérances.

    Dans la deuxième épître à Timothée, saint Paul, prisonnier à Rome, dit que Tite est parti pour la Dalmatie. Il était donc près de Paul depuis un certain temps.

    Saint Paul avait déjà fait Tite évêque de Crète. La dédicace de l’épître qu’il lui avait envoyée en Crète est une autre expression émouvante des liens très étroits entre les deux hommes. Il est dommage que la Vulgate ait traduit de façon banale : « A Tite, (mon) fils bien aimé selon (notre) foi commune ».

    Le mot grec traduit en latin par « dilecto », quand il qualifie un enfant, veut dire : « légitime ». Il en est de même s’il qualifie une femme. C’est aussi le mot qu’on emploie pour parler d’un « vrai Grec », de « véritables vertus », d’une « huile pure ». Tite est son fils « légitime », plus véritablement fils que le serait un fils selon la chair.

    Selon une tradition, Tite serait allé prêcher jusqu’en Espagne (une tradition dit cela aussi de Paul), puis il serait retourné en Crète où il serait mort à l’âge de 94 ans.

  • 60% d’élèves musulmans…

    La municipalité de Morlaix a décidé d’arrêter les « repas de substitution » les jours où du porc est servi. C’est le contraire de ce qui se passe à Genève, et à Morlaix on ne cache pas qu’il s’agit de l’islam, même si on n’ose pas prononcer le mot : « Ces repas sont devenus un signe distinctif d'une appartenance communautaire. Ce qui n'a pas lieu d'être dans les écoles primaires publiques et laïques », déclare un adjoint.

    L’association des parents d’élèves de l’école Gambetta proteste énergiquement et a organisé une manifestation cet après-midi devant la mairie.

    A l’école Gambetta de Morlaix, il y a 60% d’élèves musulmans.

  • Encore un

    Un ancien garde d’Auschwitz, âgé de 93 ans, accusé d’avoir participé à la surveillance de « trois transports de personnes déportées en provenance de Berlin, de Drancy en France et de Westerbork aux Pays-Bas », dont au moins 1.075 sont mortes, va comparaître en avril devant le tribunal pour enfants de Hanau à partir du 13 avril. Trois parents de victimes se sont constitués partie civile…

    Deux autres vieillards vont ainsi comparaître devant des tribunaux pour enfants (puisqu’ils étaient mineurs au moment des « faits ») pour « complicité d’assassinat », l’un de 94 ans, à partir de jeudi prochain, l’autre, de 95 ans, à partir du 29 février.

    Je ne crois pas que cela grandisse la justice allemande…

  • La deuxième vidéo

    La première vidéo d’intentions de prière de François était interreligieuse et mettait quatre religions sur le même plan (la religion catholique étant symbolisée par un bambin en plastique).

    La deuxième vidéo d’intentions de prière de François n’est plus religieuse du tout. Il n’y est plus question d’un quelconque Dieu. Le seul mot éventuellement religieux est le mot « conversion », mais il s’agit explicitement et exclusivement de « conversion écologique ». Sur une musique planante new age.

    On a de la peine à le croire. Mais bien plus de peine à le voir.

  • Au Centre Charlier

     Le Centre Charlier

    serait heureux de vous recevoir à l’occasion de la conférence de

    Laurent Artur du Plessis

    journaliste et essayiste spécialiste des problèmes géopolitiques

    sous la présidence de Richard Haddad

    sur le thème :

    Le Djihad à la conquête du monde

    jeudi 18 février 2016 à 19h30 précises

    au

    Centre Charlier, 70 boulevard Saint-Germain 75005 PARIS

    (métro Maubert-Mutualité, autobus 24, 47, 63, 86, 87, RER B et C Saint-Michel)

    Téléphone : 01 40 51 74 07

    Le conférencier signera son livre « Le Djihad à la conquête du monde » à l’issue de la conférence.

    Verre et tartine de l’amitié

    Participation aux frais : 8 €

    Étudiants, chômeurs : 4 €

  • L’université d’été du Centre Charlier

    L’université catholique d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité se déroulera du 2 au 9 août 2016 dans le même lieu et dans les mêmes conditions que l’an passé.

    Son thème général sera :

    Patriotisme national et amitié de chrétienté.

    Conférences d’ores et déjà prévues de personnalités chrétiennes amies de différents pays d’Europe.

    Le 8 août, messe célébrée par Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, suivie de sa conférence.

    Centre Henri-et-André-Charlier, 70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris, tél. 01 40 51 74 07. chretientesolidarite.fr@gmail.com

  • La première rencontre

    Sandro Magister avait souligné que le pape et le patriarche de Moscou allaient se trouver en même temps l’un à Cuba l’autre au Mexique, et que ce pourrait bien être l’occasion d’une rencontre, en « terrain neutre » et loin de l’Europe.

    Cela fut formellement démenti par le patriarcat de Moscou.

    Et aujourd’hui le patriarcat de Moscou et le Saint-Siège annoncent conjointement la rencontre entre Cyrille et François, le 12 février à l'aéroport de La Havane (ou le pape fera escale avant d’arriver au Mexique). Il n’y a jamais eu de rencontre entre le chef de l’Eglise catholique et le chef de la plus grande Eglise orthodoxe. C’est donc un événement véritablement historique.

    Le communiqué conjoint ajoute :

    Dans le cadre de leur entretien, le Patriarche Cyrille et le Pape François signeront une déclaration commune, qui marquera une importante étape dans les relations entre l'Eglise orthodoxe russe et l'Eglise catholique, ainsi qu'un signal d'espérance pour toutes les personnes de bonne volonté. Les chrétiens de toute confession sont invités à prier pour que cette première rencontre porte ses fruits.

  • Genève halal

    La plus grande association genevoise de restaurants scolaires, qui sert dix cantines, ne proposera plus de porc aux élèves. Parce que l’équipement des cuisines ne permet pas de préparer deux menus différents. Or, dans certains restaurants, jusqu’à 40% des élèves ne mangent pas de porc. L’association a donc choisi, dit-elle, les repas qui pénalisent le moins d’enfants possible. Soit au moins 60%.

    Mais ça n’a rien à voir avec la religion, affirme la vice-présidente du comité de l’association de restaurants, « d’ailleurs les parents dont les enfants ne mangent pas de porc ne nous en disent pas la raison ». Sic.

    C’est ainsi qu’Allah est grand, et chez lui à Genève.

  • Le culot de Tariq Ramadan

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    Il n'y a pas que les cons qui osent tout...

  • Sainte Agathe

    C’est pour la messe de sainte Agathe que fut composé l’introït Gaudeamus omnes, qu’on a ensuite adapté à diverses fêtes, notamment la Toussaint, et des fêtes de la Sainte Vierge.

    Gaudeámus omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre beátæ Agathæ, de cuius solemnitáte gaudent Angeli et colláudant Fílium Dei.

    Eructávit cor meum verbum bonum ; dico ego opéra mea Regi. Gloria Patri...

    Réjouissons-nous ensemble dans le Seigneur, car la fête que nous célébrons aujourd’hui est celle de la bienheureuse Agathe. Cette solennité réjouit les Anges et tous en chœur louent le Fils de Dieu.

    De mon cœur a jailli une parole excellente, c’est que je consacre mes œuvres à mon Roi. Gloire...

    Le voici dans une étonnante version, par un Japonais en solo – c’est le Gaudeamus de l’Assomption (avec le même psaume que pour sainte Agathe). Dommage qu’il oublie la doxologie (mais j'ai l'impression qu'on fait comme ça dans la néo-liturgie).

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     Il y a aussi une Coréenne (c'est le Gaudeamus de la Toussaint):

  • Barzani pour un référendum

    Mahmoud Barzani, fils du grand chef de clan et chef de guerre Mustapha Barzani, et « président du gouvernement régional du Kurdistan » irakien, déclare :

    « Le temps est venu et la situation est maintenant favorable pour que le peuple kurde prenne par référendum une décision sur son sort. Ce référendum ne signifie pas proclamer un Etat, mais plutôt permettrait de connaître l'opinion du peuple kurde sur l'indépendance et, pour les dirigeants politiques, cela permettrait d'exécuter la volonté du peuple le moment venu. Si le peuple du Kurdistan attend que quelqu'un d'autre présente le droit d'autodétermination comme un présent, l'indépendance ne sera jamais obtenue. Ce droit existe et le peuple du Kurdistan doit le réclamer et le mettre en œuvre. De la même façon que l'Ecosse, la Catalogne, le Québec et d'autres régions ont le droit d'exprimer leurs aspirations sur leur destinée, le Kurdistan est habilité à se prononcer, et cela n'est pas négociable. »

    Il va de soi que le gouvernement irakien, quoique fantomatique, ne peut être qu’opposé à ce projet (mais il n’aurait pas les moyens de l’empêcher), de même que les gouvernements turc et syrien qui pour une fois seront d’accord…

    L’évêque chaldéen de Amadiya et Zakho (région du Kurdistan irakien à la frontière de la Turquie et de la Syrie…), Mgr Rabban al-Qas, s’est aussitôt déclaré en faveur du projet :

    « Le temps est venu. Le Kurdistan aujourd’hui n’est pas un paradis, mais ici nous vivons mieux que partout ailleurs (dans la région). Ici nous pouvons et nous devons aider ceux qui en ont besoin alors que Bagdad n’a jamais vraiment aidé cette région, bien qu’aujourd’hui la majorité soit arabe, particulièrement à Erbil et Dohuk. Nous avons besoin d’un Etat kurde qui permette à tout le monde de vivre ensemble. Pas un Etat de séparation et confessionnel, mais basé sur la laïcité, une citoyenneté partagée, et une constitution avec des droits et des devoirs égaux pour les musulmans, les chrétiens et les yazidis. »

    L’Eglise chaldéenne a, évidemment, toujours prôné l’unité "nationale" irakienne. Mais Mgr al-Qas souligne que les choses ont changé :

    « Promouvoir ce référendum est ce qu’il faut faire, pour savoir qui nous sommes. Je crois aussi que les grandes puissances comme les Américains poussent dans ce sens. Un Etat kurde qui ne soit pas anti-Bagdad peut être un centre de paix et de coexistence… et en définitive la Turquie devra l’accepter. Barzani ne veut certainement pas faire la guerre aux Turcs. »

    Certes, mais les Turcs font déjà la guerre aux Kurdes de Turquie… jusqu’en Irak.

    Voici une photo officielle de Mahmoud Barzani. Son meilleur ennemi Saddam Hussein n’est plus là, lui est toujours là. La mise en scène n’a pas changé…

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  • Urgence ecclésiale

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    Le diocèse de Nantes a présenté hier son nouveau logo. Il paraît que c’était urgent, parce que l’ancien, qui datait de… 2005, était complètement obsolète, et qu’un logo à la mode est absolument nécessaire.

    On pourra lire ici le discours très ecclésiastiquement pipotronesque du vicaire général.

    C’est très long pour ne rien dire, et surtout il manque l’essentiel : combien ça coûte ?

    Parce que, comme chacun le sait, les concepteurs de logos se font payer des prix exorbitants, absolument pharamineux. Généralement sur le dos du contribuable. Ici c’est sur le dos de la brebis…

  • En Iran

    Le monastère chaldéen de la Congrégation des Filles de Marie de Téhéran, qui avait été fermé en 2013, vient de rouvrir (juste avant la visite de Hassan Rohani au Vatican).

    Sœur Luigina Sako, supérieure de la maison romaine de cette congrégation, déclare à l’agence Fides :

    « Notre Congrégation est présente à Téhéran depuis 1963. Avant la révolution islamique, nous tenions également une école. Le monastère est annexé à la paroisse de la Vierge Marie. Maintenant, après une suspension de plus de deux ans, les religieuses pourront reprendre leur action pastorale parmi les gens, dans les paroisses. »

    Le monastère accueillera pour l’heure… deux religieuses, qui appartenaient à cette communauté depuis de nombreuses années avant la fermeture.

    L’archiéparchie chaldéenne de Téhéran compte 6 paroisses et 2.500 baptisés.

  • Béthanie au-delà du Jourdain

    Le site du Baptême de Jésus a été officiellement déclaré Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée mardi soir à Paris.

    La délégation jordanienne comprenait le ministre du Tourisme, Nayef H Al-Fayez, et Mgr Maroun Lahham, vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem.

    Dans son intervention, Mgr Lahham a qualifié le site du Baptême de « lieu où résonne encore la voix du Christ » dans un pays, la Jordanie, « tranquille et sûr, au milieu d’un Proche-Orient en flammes » (encore qu’il soit aujourd’hui au bord de la catastrophe à cause du trop-plein de réfugiés, comme avertit Asia News).

    Il a poursuivi :

    « L’Evangile l’avait déclaré voici deux mille ans, la dévotion populaire l’a toujours confirmé, les recherches archéologiques l’ont mis en évidence, quatre papes l’ont visité et, aujourd’hui, la communauté internationale le déclare officiellement. A partir de ce soir nous pouvons déclarer à haute voix que la Jordanie est Terre Sainte. La Terre Sainte comprend également et surtout Jérusalem, Bethléem et Nazareth mais la Jordanie n’en est pas pour cela moins sainte. »

    On entend bien ce qui est sous-entendu dans le propos de Mgr Lahham, qui est un cri de victoire arabo-palestinien : l’UNESCO vient d’infliger un camouflet à Israël qui a tout fait pour faire croire que le lieu du baptême était sur la rive israélienne et y envoie les touristes et pèlerins en masse alors qu’on sait depuis toujours que le véritable site est du côté jordanien, comme le dit explicitement l’évangile de saint Jean.

  • Quand François change les colombes en ballons

    Une bonne réflexion, sur « la dernière bergoglionade », du blog Le cronache di Papa Francesco, dont je découvre qu’il a adopté depuis longtemps la Benigni attitude : il se définit ainsi : « Analyse critique mais honnête de ce pontificat à propos duquel Bergoglio a dit : “c’est très amusant d’être pape…”. »

  • Saint André Corsini

    André Corsini était né en 1302 dans l’une des grandes familles de Florence. Il se fit carme, alla étudier à Paris, puis à Avignon chez son oncle cardinal, puis il devint prieur de son couvent de Florence et, en 1348, provincial de Toscane. Dès l’année suivante il était nommé évêque de Fiesole, à 10 km du centre de Florence.

    Cela faisait un siècle, dit-on, que l’évêque de Fiesole n’avait pas résidé dans cette banlieue, trop loin des fastes florentins. Il restaura le palais épiscopal qui tombait en ruine et y vécut pauvrement, gardant l’habit carme et l’austérité de sa vie de religieux. Il visita son diocèse de façon assidue, s’occupant de l’instruction et des mœurs des prêtres, et donnant le bon exemple. Et il était selon ses propres termes « père et administrateur des pauvres ». En bref, il fut un évêque selon les demandes du concile de Trente, avec deux siècles d’avance.

    Il était célèbre par sa faculté de résoudre les conflits, soit entre les particuliers, soit entre les cités : notamment entre Bologne et Milan, à la demande du pape.

    On lui voua ensuite un culte à Florence parce qu’on lui imputait la victoire des armées de la ville sur celles de Milan, le 29 juin 1440. C’est lui qui de son tombeau aurait fixé la date de la fête des apôtres pour combattre les Milanais, et il serait ensuite apparu au-dessus de la mêlée pour conduire les Florentins à la victoire. Du coup on fit une grande fête en son honneur, et le pape Eugène IV accepta qu’elle devînt annuelle. Alors qu’André Corsini ne devait être canonisé que bien plus tard, à force de réclamations de Florence : en 1629.

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    Saint André Corsini guidant les Florentins à la bataille d’Anghiari, dans la chapelle Corsini du couvent des carmes de Florence.

  • Finalement…

    La presse européenne avait largement répercuté le geste généreux du Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, qui au début du déferlement des clandestins migrants réfugiés avait déclaré qu’il allait accueillir trois ou quatre familles dans sa grande résidence secondaire.

    On apprend seulement aujourd’hui que, tout compte fait, il n’a ouvert à personne. Pour des « raisons de sécurité »…

  • En Egypte

    Le tribunal de Beni Mazar, province de Minya, en Moyenne-Egypte, a condamné un enseignant à trois ans de réclusion pour outrage à l’islam.

    En avril 2015, après l’assassinat filmé de 21 coptes par l’Etat islamique en Libye, ce professeur avait filmé pendant 30 secondes, avec son téléphone portable, quatre élèves dont un mimait un musulman en prière, un rigolait, et un autre faisait le geste d’égorger un quatrième.

    Certes, dans un pays musulman, c’est d’une dangereuse légèreté. Mais raconter l’anecdote permet de souligner que dans l’autre sens – des musulmans tournant des chrétiens en dérision – il ne se passe évidemment jamais rien.

    Tandis qu’ici, l’enseignant et sa famille ont d’abord été expulsés du village, et lui a été condamné à trois ans de prison ferme.

    Quant aux quatre élèves, ils vont comparaître cette semaine.

    Ils avaient d’abord été arrêtés, puis « libérés » sous caution de 10.000 livres chacun (1.170€), mais depuis l’affaire ils n’ont pas pu retourner à l’école, ni même sortir de chez eux, en raison des menaces…

  • “La Croix” adopte la “sexualité ludique”

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    J’avoue que je n’avais pas constaté que le quotidien La Croix était passé du bleu à l’orange, le 21 janvier semble-t-il. D’ailleurs je ne vois pas comment j’aurais pu le constater. Je le découvre ce jour parce que le Forum catholique attire l’attention sur la signification de ce changement de couleur. Elle est expliquée par Alain Rémond dans une billet intitulé L’orange ça pulse, ça bouge, ça chauffe, ça klaxonne…

    Personnellement je trouve ce nouveau dessin terne et lourd, mais Alain Rémond écrit :

    La Croix vient donc de faire sa révolution orange, comme l’Ukraine en 2004. Passer ainsi du bleu à l’orange n’a rien d’anodin. Le bleu, c’est le ciel, c’est la mer, c’est l’innocence, c’est la pureté. Alors que l’orange, pardon, ça déménage. Traditionnellement associé au soleil, donc à l’énergie, à la chaleur, c’est la couleur de l’optimisme, du dynamisme, du mouvement.

    Il est vu comme un antidépresseur, un excitant, lié aux plaisirs de la table et du corps, à la stimulation sensorielle, à la sensualité et même à la sexualité ludique. C’est la couleur du deuxième chakra, qui exprime notre rapport au plaisir et au désir (rappelons que les chakras, qui sont au nombre de sept, sont des « centres spirituels » ou des « points de jonction de canaux d’énergie » dans la philosophie hindouiste).

    Autant dire que ça va chauffer dans La Croix nouvelle formule.

    Une révolution orange, ça implique aussi de se mettre sous le parapluie américain d’où tombent des dollars à gogo. Mais je ne suis pas sûr que les Américains aient envie de subventionner La Croix

  • Un miracle de saint Charbel

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    Du 15 au 17 janvier a été exposée une relique de saint Charbel en l’église maronite de Phoenix, Arizona, à l’occasion du 50e anniversaire de la béatification du moine libanais. Ce qui a donné lieu à pas moins de 13 célébrations eucharistiques (dont trois par l’évêque maronite de Los Angeles, une par l’évêque de l’Eglise byzantine catholique – dont la cathédrale est à Phoenix, deux dans le rite latin dont une par l’évêque du lieu, une melkite par le curé de l’église melkite de Phoenix, et même une syriaque orthodoxe), entre force adorations eucharistiques, méditations, chapelets, et naturellement séances de vénération des reliques, avec une affluence considérable de fidèles.

    A Phoenix vit une femme, Dafné Gutierrez, mère de trois enfants, qui a complètement perdu l’usage d’un œil à l’automne 2014, puis de l’autre en novembre dernier. Un rapport médical constate que sa cécité est totale et irréversible. Le 16 janvier, ses proches la persuadent d’aller prier devant la relique de saint Charbel. On l’amène à l’église. Le Père Wissam raconte : « J’ai posé ma main sur sa tête, puis sur ses deux yeux, et j’ai demandé à Dieu de la guérir, par l’intercession de saint Charbel. »

    Le 18, à 5h du matin, elle se réveille avec une forte douleur dans les yeux, ainsi qu’une sensation de forte pression sur son crâne et ses orbites. Elle réveille son mari, qui sent quant à lui une « odeur de brûlé » et allume aussitôt la lumière… et l’éteint immédiatement parce que Dafné crie que ça lui fait mal. C’est alors, dans la pénombre, qu’elle comprend qu’elle voit. « Je te vois, je te vois avec mes yeux », dit-elle à son mari, tout en ressentant toujours la forte pression sur son crâne, « comme après une opération ».

    « Je ne pouvais pas le croire, dit-elle. Je ne voulais pas fermer les yeux. Et mes enfants criaient : Maman voit, Dieu l’a guérie ! »

    Trois jours plus tard elle va chez son ophtalmologiste, qui va appeler quatre autres médecins pour constater l’inexplicable guérison. « Ce n’est pas possible, ce n’est pas possible », répétait le Dr Jimmy Saade, regardant alternativement Dafné et le rapport médical sur sa cécité. Les examens ont montré une totale absence de l’œdème papillaire responsable de la cécité. D’autres examens sont en cours pour déterminer s’il reste des séquelles du syndrome d’Arnold-Chiari (malformation congénitale du cervelet) diagnostiqué alors qu’elle avait 13 ans et qui a abouti à la cécité.

    Il ne serait pas étonnant qu’on constate la disparition du syndrome d’Arnold-Chiari. Car les douleurs que Dafné a ressenties, « comme après une opération », ressemblent précisément aux douleurs de ceux qui disent avoir vu en songe saint Charbel les « opérer ». Quant à l’odeur de « brûlé », il s’agit sans doute de l’odeur d’encens que saint Charbel laisse éventuellement derrière lui.

    Bref, le thaumaturge libanais, auquel on attribue des milliers de miracles, a encore frappé.

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  • Saint Blaise

    Synaxaire byzantin (je ne sais pas qui en a fait des quatrains...):

    Le 11 février, mémoire du saint hiéromartyr Blaise, archevêque de Sébaste.

    Le martyr égorgé par le glaive, saint Blaise,
    visitant les malades, guérit ceux que lèse,
    en leur dolente gorge, le mal des humeurs.
    Le fer tranchant ton col, Blaise, l'onze tu meurs.

    Ce même jour, deux saints enfants et sept femmes, compagnons de martyre de saint Blaise, périssent par le glaive.

    Quel courage au combat montrent ces deux enfants;
    ils se hâtent, pour voir qui le premier arrive!
    Sept femmes croient en Christ: glaive, tu les pourfends,
    mais de virilité leur sexe ne les prive.

    Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

    *

    Saint Blaise, ayant poussé
    dans la pratique des vertus divines, tu fleuris,
    selon l'expression de David,
    comme un palmier dans les parvis du Seigneur
    et, par tes justes actions,
    comme un cèdre tu as grandi;
    tel une vigne florissante dans la maison de Dieu,
    taillé au moment du martyre dans les tourments,
    du fruit de tes combats tu fis couler pour nous
    ce vin mystique dont nous souhaitons boire pour combler
    nos cœurs d'allégresse divine;
    et tous ensemble d'une même voix nous t'acclamons,
    te disant bienheureux en l'auguste mémoire de ta fin
    et demandant de recevoir,
    par ton intermédiaire, la paix et la grâce du salut.

    *

    Sur saint Blaise, voir ma note de l'an dernier.

  • Sauver la chapelle Saint-Yves

    A Vannes, la chapelle Saint-Yves, sur la place Maurice Marchais, face à l’hôtel de ville, est fermée depuis longtemps. Trop longtemps. Edifiée entre 1681 et 1684, elle était la chapelle du collège des jésuites, devenu collège Jules Simon… Aujourd’hui des pierres de la corniche tombent dans la cour du collège… Pendant la campagne des municipales, le candidat qui est aujourd’hui le maire avait promis de restaurer la chapelle. Mais il n’en est plus question. Les « contraintes budgétaires », vous savez…

    Comme la chapelle se dégrade et menace une école, elle pourrait bien être démolie, bien que classée. Or sa façade, bel exemple de façade classique jésuite, et même son sobre intérieur, méritent qu’elle soit sauvée. Et aussi qu’elle reste un lieu de chrétienté (au cas où la municipalité la vendrait).

    Mais le coût de la restauration est de 2 millions d’euros…

    Une association est en cours de constitution, et une pétition a été lancée.

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  • En Slovaquie

    Selon ILGA (Association internationale des lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexes), qui est « très déçue et consternée » (pauvres choux…), « le gouvernement slovaque a abandonné son projet de plan national d’action pour l’égalité LGBTI, déclarant que ce serait un sujet pour le prochain gouvernement ».

    Le projet, dont la rédaction avait duré quatre ans, avait été publié en octobre dernier en vue de recueillir les remarques du public, et un « séminaire » avait été organisé en novembre.

    Mais voilà. Le mois prochain il y aura les élections. Et si les socialistes veulent préserver leurs chances d’être reconduits, ils ont tout intérêt à fourrer les revendications LGBTI tout au fond d’un tiroir…

    Encore qu’il n’y ait pas besoin de la moindre menace. C’est ce même gouvernement socialiste qui, en 2014, résistant à la pression européenne et internationale, a fait inscrire dans la Constitution que le mariage est « l’union d’un homme et d’une femme » (amendement voté par 102 des 150 députés)…

  • Au Pakistan

    L’Eglise catholique au Pakistan s’inquiète de la proposition de révision des lois sur le blasphème émanant du « Conseil de l’idéologie islamique » - puisque tel est en effet le nom officiel (du moins en anglais) de cet organe du gouvernement pakistanais.

    Alors que des voix s’élèvent sans cesse pour demander la suppression des lois sur le blasphème, cette proposition pourrait conduire à les renforcer…

    Le président de cet organisme, Maulana Muhammad Khan Sheerani, a déclaré : « Le gouvernement du Pakistan devrait déférer la loi sur le blasphème devant le Conseil islamique. Sur ce sujet il y a différentes opinions parmi les religieux. C’est pourquoi le Conseil peut s’occuper sérieusement de la question et dire s’il est nécessaire de confirmer la loi, la durcir ou l’assouplir. » Il dit aussi que le Conseil est disposé à « rouvrir des dossiers pour examiner si les jugements ont été rigoureux et la peine de mort correctement infligée ». Sic.

    Il est clair que si le Conseil se saisit des lois sur le blasphème, ce sera pour les durcir et les rendre intouchables.

    Les défenseurs des droits de l’homme rappellent que c’est au Parlement de s’occuper des lois, et que des institutions comme le Conseil de l’idéologie islamique ne devraient pas exister.

    Addendum

    L’archevêque de Lahore, Mgr Sebastian Shaw, se veut rassurant et déclare à l'agence Fides :

    « Nous approuvons la réflexion et les démarches du Conseil pour l’idéologie et nous espérons qu’une modification de la loi sur le blasphème, permettant d’en empêcher l’abus, puisse être imminente. Déjà, le Président du Pakistan, Mamnoon Hussain, en nous rencontrant l’an passé, nous évêques et d’autres responsables religieux, nous avait communiqué qu’il se serait engagé dans ce sens. L’abus de la loi, utilisée à d’autres fins, fait souffrir de nombreux citoyens pakistanais, musulmans, chrétiens et de toutes les religions, détruisant injustement la vie de nombreux innocents. Nous espérons en un changement qui améliore les choses. »

  • Un prêtre attaqué en Inde

    Le Père José Kannumkuzhy, économe du diocèse syro-malabar de Ramanathapuram, dans l’Etat de Tamil Nadu, et trois laïcs membres du conseil pastoral du diocèse, ont été sauvagement agressés le 28 janvier par de jeunes hindous extrémistes. Les trois laïcs ont pu sortir de l’hôpital le 31 janvier, mais le P. Kannumkuzhy, grièvement blessé, est toujours en soins intensifs.

    C’était à Ettimada, où l’Eglise gère (via des franciscains) un centre de soins pour sidaïques. Un enfant est mort du sida, et les hindous ont accusé le centre d’être responsable de sa mort, par manque de soins. Ce qui est une accusation odieuse qui n’avait encore jamais été proférée à l’encontre de gens qui se dévouent auprès des malades par amour de Dieu.

    Le prêtre et les trois laïcs (qui travaillent dans ce centre) sont allés à la police pour expliquer comment l’enfant était mort. Alors qu’ils étaient encore dans la voiture, quelque 35 jeunes hindous sont alors arrivés pour les attaquer. Ils ont pris la fuite, et ont tenté d’alerter des policiers… qui n’ont pas voulu intervenir. Rattrapés, ils ont été sortis de la voiture et sévèrement passés à tabac, surtout le prêtre qui souffre de multiples et graves blessures, notamment à la tête.

    Le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay et président de la conférence des évêques de l’Inde, condamnant l’attaque, a réaffirmé que l’Eglise continuerait de soigner de façon désintéressée tous ceux qui souffrent du sida dans tous les centres qui sont sous sa responsabilité, inspirée par l’amour et la compassion de Jésus. Il a rappelé qu’en Inde l’Eglise catholique (2% de la population) est le second plus grand prestataire de soins après l’Etat et qu’elle est infatigablement au service des gens, par son Apostolat de la Santé, sans aucune discrimination de caste ou de croyance et qu’elle procure des soins accessibles à tous depuis des décennies (3.000 institutions dont 85% en zone rurale, 64 centres spécialisés dans le sida).

  • Le virus de l’avortement

    Toutes les occasions sont bonnes à prendre pour la culture de mort, et le virus Zika est une occasion toute particulière pour décupler la propagande en faveur de l’avortement. Du coup Women on waves reprend du service et cingle vers l’Amérique latine.

    Le prétexte est que le virus Zika pourrait provoquer des « microcéphalies », et les bébés atteints de cette maladie, qui ne marcheront pas et ne parleront pas, n’ont que peu de temps à vivre après une terrible déchéance. Sauf que la Brésilienne Ana Carolina Caceres était atteinte de microcéphalie et qu’elle est aujourd’hui journaliste après être passée par l’université. Et qu’elle se sent personnellement attaquée par la propagande actuelle qui se déchaîne dans son pays…

  • Concerts privés

    Extrait du témoignage d’un ancien garde suisse sur Benoît XVI :

    Alors que certains le décrivent comme un homme austère, j’ai pour ma part le souvenir d’un être charismatique et chaleureux, et par ailleurs excellent musicien. Pendant la saison estivale, il se rendait dans sa résidence d’été à Castel Gandolfo où j’ai eu l’occasion d’être sentinelle. Chaque soir avant de s’endormir, le pape jouait du piano avec les fenêtres ouvertes. Le temps s’arrêtait alors pour mes camarades et moi. Nous nous asseyions sur un banc pour écouter ce récital exécuté par le Saint-Père en personne.

    Ça fait rêver...

  • Tusk et le Brexit

    Le président du Conseil européen Donald Tusk a publié la lettre qu’il envoie aux Etats membres sur ses « propositions pour un nouvel accord pour un Royaume Uni dans l’Union européenne », lettre accompagnée de six projets de déclarations du Conseil et de la Commission. Cela ressemble beaucoup à un rideau de fumée, et l’on ne voit pas comment David Cameron pourrait s’appuyer sur ces textes (à condition encore qu’ils soient acceptés par le Conseil) pour faire campagne contre le Brexit.

    Le seul élément qui puisse être retenu est que, « à la lumière de la situation particulière du Royaume Uni dans les traités, celui-ci n’est pas tenu à aller plus loin dans l’intégration politique ». Mais cela veut dire aussi qu’on ne reviendra pas sur les pertes de souveraineté déjà imposées. On remarquera l’habileté qui consiste à limiter au seul Royaume Uni la possibilité de ne pas aller plus loin dans l’intégration. Même si les deux choses (ne pas aller plus loin, et la limitation à un seul pays), sont évidemment et littéralement contraires au traité…

    A cela s’ajoute une autre proposition, renforçant la « subsidiarité » : une majorité numérique de parlements nationaux (quelle que soit la taille des Etats) pourrait bloquer une loi européenne. Mais comme ce n’est pas dans le traité…

    On passera sur les vœux pieux concernant la compétitivité (on va tout faire pour la renforcer, bien sûr…).

    Pour le reste, on fait semblant d’admettre la demande britannique du limiter pendant quatre ans les aides sociales pour les ressortissants de l’UE travaillant au Royaume Uni, mais on la limite strictement à des « situations exceptionnelles de flux de travailleurs »… (sinon ce serait contraire au traité).

    Sur la « gouvernance économique » de l’UE, le texte parle de respect mutuel entre ceux qui ont l’euro et ceux qui ne l’ont pas, de la prise en compte des inquiétudes de ceux qui ne l’ont pas, ce qui ne saurait aller jusqu’à un droit de veto ou même une possibilité de retarder les décisions à prendre…

    Donald Tusk demande aux 27 partenaires du Royaume Uni de répondre à ses propositions dans les deux semaines, afin de pouvoir adopter les textes définitifs lors du sommet des 18 et 19 février prochains.