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Le blog d'Yves Daoudal

  • Le fœtus né vivant

    « Près d’un an après son autorisation, la pratique des avortements entre 14 et 16 semaines d’aménorrhée (SA) peine à se répandre en France, et continue de poser question », dit l’APM (agence de presse médicale).

    « Le Dr Nathalie Trignol du centre d’orthogénie du CHU de Tours, coprésidente de l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception, rappelle les problèmes majeurs liés à la pratique de l’IVG entre 14 et 16 SA : devenir du corps du fœtus, absence de circuit formalisé, d’obsèques, de déclaration à l’état civil, mais aussi le fait que les fœtus sont nés « vivants » pendant quelques minutes, ou encore les difficultés psychologiques pour les équipes, sans oublier les questionnements éthiques quant au respect du corps ou au fait que les femmes voient le fœtus quand elles expulsent. »

    Pour une fois, l’horreur de l’acte est reconnue au grand jour et pose question, commente Gènéthique.

  • Gagnez des millions !

    Alexander Osipov, le gouverneur du kraï de Transbaïkalie, à la frontière de la Chone et de la Mongolie, a signé un décret par lequel il offre 3 millions de roubles (40.000 €) à chaque soldat russe qui parviendra à capturer un char Leopard 2 en état de marche. Près d’un million s’il l’a détruit. C’est 1,5 million pour la capture d’un char Abrams, 500.000 s’il est détruit. Et il y a des primes aussi pour ceux qui auront aidé à la capture ou la destruction.

    L’entreprise chimique Fores offre quant à elle 5 millions de roubles au premier soldat qui détruira un Leopard 2 ou un Abrams, et 500.0000 roubles ensuite.

    L’acteur Ivan Okhlobystin offre également de fortes sommes pour tout Abrams endommagé.

    Le bataillon Soudoplatov de Zaporojié (formé de 600 volontaires sous l’autorité du fils du gouverneur de la région) vient d’annoncer qu’il offre 12 millions de roubles (près de 157.000 €) pour toute capture d’un Leopard 2, d’un Abrams ou d’un Challenger.

    Le problème pour les valeureux chasseurs de prime est que ces chars ne sont pas près d’arriver. En attendant, le gouvernement allemand donne l’autorisation aux fabricants d’armes de livrer leurs chars Leopard 1. L’armée n’en a plus depuis longtemps, mais il en reste chez les fournisseurs. Le problème est qu’ils ne peuvent pas arriver vite non plus, puisqu’il faut les remettre en état. Et l’autre problème est qu’on n’a quasiment plus de munitions pour ces engins-là… Et s’ils arrivent, il faudra que les chasseurs de prime ne les confondent pas. Pour un Leopard 1 qui n'a plus de munitions il n’y a pas de prime. Trop facile…

    (Au fait, on parle de quelques dizaines de chars qui pourraient être livrés un jour. Les Russes ont « encore » 12.000 chars.)

  • On se marre bien à Kiev

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    A gauche les 15 commissaires européens (sic) accompagnant Ursule dans sa nouvelle virée à Kiev, à droite le gouvernement ukrainien. Ah ! Ah ! Ah ! Qu’est-ce qu’on rigole ! Regardez comme il est grand le torche-cul que je donne à mon pote Zizi !

  • Via dolorosa

    Hier, un « touriste américain », comme disent les gazettes israéliennes, a pénétré dans le sanctuaire de la Flagellation, sur la Via dolorosa, à Jérusalem, est allé dans la chapelle de la Condamnation, a renversé la statue du Christ et lui a frappé la tête à coups de marteau. Arrêté par la police, il a crié : « Il ne peut y avoir d'idoles à Jérusalem, qui est la ville sainte. » Puis il a été conduit à l’hôpital pour une « évaluation psychiatrique », puisque bien sûr, là-bas comme ici, il s’agit de « déséquilibrés » : chez nous musulmans, chez eux israélites.

    L’agence Fides ajoute :

    « Dans le même temps, il convient de rappeler que ces dernières semaines, les quartiers chrétiens et arméniens de la vieille ville de Jérusalem ont été le théâtre d'une série d'actes d'intimidation à l'encontre des personnes et des lieux de culte, tandis que le bilan tragique des victimes de la chaîne de raids, d'attaques et de représailles qui se poursuit depuis des mois dans les territoires palestiniens occupés et en Israël s'alourdit de jour en jour. (…)

    Les incidents de violence et d'intimidation à l'encontre de cibles chrétiennes dans la vieille ville de Jérusalem ont grimpé en flèche depuis le nouveau gouvernement israélien, dirigé par Benjamin Netanyahu et également soutenu par des formations religieuses ultranationalistes poussant une rhétorique anti-arabe.

    Une grande partie de la récente vague d'actes de violence et d'intimidation a visé des lieux et des habitants du quartier arménien. Le 11 janvier, des inscriptions intimidantes sont apparues sur les murs des bâtiments du quartier, notamment les slogans "mort aux Arméniens" et "mort aux chrétiens". Le 26 janvier, une équipe d'une quarantaine de colons juifs a fait une descente dans un restaurant arménien près de la Nouvelle Porte, en criant des slogans sacrilèges contre Jésus. Les jours suivants, des prêtres et des laïcs chrétiens ont été attaqués avec des crachats et l'utilisation de gaz poivré dans les rues du quartier arménien.

  • La dictature LGBT

    Matthew Grech a comparu aujourd’hui devant la justice maltaise, pour avoir selon l’accusation enfreint la loi qui interdit les « conversions de thérapie ».

    L’affaire attire l’attention parce que, premièrement, ce qui est reproché à Matthew Grech est seulement de s’être exprimé sur un site internet (fondé l’an dernier et jusqu’ici peu connu) : autrement dit il n’y aurait plus de liberté d’expression sur le sujet : le lobby LGBT interdit à ses membres de quitter la secte, et le gouvernement poursuit ceux qui osent dire qu’ils sont partis. Deuxièmement Malte est le premier pays à avoir interdit les « thérapies de conversion », et l’issue du procès apportera donc une précision judiciaire à ce qui est tout-à-fait flou dans la loi. Le gouvernement maltais a annoncé il y a quelques jours des amendements à la loi, qui renforceront l’interdiction pour y inclure « l'édition, la publicité, l'affichage, la distribution, la référence et la circulation de tout matériel faisant la promotion de la pratique ». Sans définir plus avant ce qu’est cette pratique.

    Matthew Grech a plaidé non coupable. Les amendements encore plus liberticides ne sont pas encore en vigueur, et il fait valoir qu’il s’est contenté de raconter son histoire, de livrer son témoignage sur le fait qu’il était homosexuel et qu’il ne l’est plus. Grâce à sa foi (il fait partie d’un groupe évangélique). C’est significatif de notre époque. L’élite maltaise a perdu la foi catholique, l’inverti a trouvé la foi évangélique et rappelle aux apostats ce qu’il y a dans la Bible…

    Les deux fondateurs du site internet sont eux aussi devant la justice pour avoir osé donner la parole à un personnage aussi dangereux.

    Le procès a été reporté au mois de juin. La défense veut produire 30 témoins. La présidente du tribunal a fait savoir que les témoins (dont beaucoup sont étrangers) devraient être physiquement présents pour être entendus.

    • L’article du Times of Malta du 17 janvier.
    • L’article du Times of Malta de ce jour.
    • L’article du Salon Beige, avec d’intéressantes déclarations de l’accusé. Par exemple : “Si nous n’agissons pas maintenant, d’autres pays introduiront de telles interdictions comme s’il s’agissait d’une noble cause caritative qui sauve des vies et œuvre pour le bien commun, alors qu’il s’agit de mesures tyranniques, draconiennes et qui aboutiront à l’inverse de ce qu’elles visent. L’interdiction de la ‘thérapie de conversion’ crée un effet domino idéologique. Les lobbies et les mouvements de défense des droits des homosexuels qui les soutiennent adoptent un point de vue moral unique sur la sexualité humaine et l’imposent à l’ensemble de la population. Cela entraîne une confusion juridique et décourage les journalistes d’explorer l’autre côté de l’histoire.”
  • Saint Blaise

    Martyrologe :

    A Sébaste, en Arménie, la passion de saint Blaise, évêque et martyr. Ce grand thaumaturge subit, sous le préfet Agricolaüs, une longue flagellation ; attaché à un poteau où on lui déchira le corps avec des peignes de fer, il fut ensuite enfermé dans un horrible cachot, puis on le jeta dans un lac d'où il sortit sain et sauf; enfin, sur l'ordre du même juge, il eut la tête tranchée, et avec lui deux enfants subirent le même sort. Auparavant, sept femmes qui avaient recueilli les gouttes de sang qui coulaient de son corps furent à ce signe reconnues comme chrétiennes et, après avoir enduré de cruels tourments, furent elles-mêmes mises à mort par le glaive.

    En Occident, saint Blaise est souvent représenté avec deux cierges croisés guérissant un enfant en train de s’étouffer. En certains endroits on bénit les « pains de saint Blaise ». Puisqu’on lui avait « déchiré le corps avec des peignes de fer » et que les représentations de son martyre montraient cet épisode, il fut aussi le saint patron des cardeurs de laine…

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  • Liberté…

    Le Sénat a adopté hier soir par 166 voix contre 152 la nouvelle mouture de la proposition de loi sur l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Comme l’expression « droit à l’avortement » ne passait pas au Sénat, Philippe Bas a eu la lumineuse idée (lumière des loges, sans aucun doute) de remplacer « droit » par « liberté ». Et ça a marché. Il y avait eu deux sénateurs LR pour voter le « droit », il y en a eu 16 pour voter la « liberté ». Le texte va donc retourner à l’Assemblée. Si les idéologues de la culture de mort acceptent la modification, il y aura sans doute ensuite un référendum, dont le résultat est hélas connu d’avance.

    L’ECLJ commente :

    Nous continuerons de nous opposer à un tel ajout dans la Constitution. Il est en effet fondé sur le même mensonge, le même piège idéologique, celui de la « liberté de la femme d’avorter ».

    La réalité sociale montre que l’avortement n’est pas une liberté. Le plus souvent, l’avortement est subi, et non choisi. En effet, selon l’Institut Guttmacher, 75 % des femmes qui ont eu recours à l’avortement indiquent y avoir été poussées par des contraintes sociales ou économiques. La même femme placée dans des circonstances plus favorables n’aurait pas recours à l’avortement. Ce sont ces circonstances, ces contraintes sociales ou économiques qui déterminent la décision d’avorter.

    Plus fondamentalement, déclarer que la destruction de la vie humaine est une liberté humaine est un choix terrible. Placer la liberté avant la vie est un suicide. L’homme est libre, mais il est d’abord vivant. La vie est un préalable à la liberté. Plutôt que de promouvoir l’avortement tel un droit abstrait, il serait plus sage et bénéfique pour chacun, et pour la société dans son ensemble, de considérer l’avortement pour ce qu’il est : un problème social grave, qu’il est possible de prévenir. Il suffit de le vouloir.

    Une constitution sert à conférer des institutions à un peuple afin qu’il puisse persévérer dans l’existence : le but ultime d’une constitution est de servir la vie du peuple.

  • Quelque chose d'irréel

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    Un soldat du Groupe Wagner à Klechtcheievka, dans la banlieue de Bakhmout.

  • Assassinés

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    Le hiéromoine Boniface et la moniale Savva ont été tués hier dans le bombardement du monastère de la Sainte Dormition et saints Nicolas (féminin) et Basile (masculin), fondé en 1998 à Nilkolskoïé, dans la région de Donetsk. Sans doute par des obus américains, ou français.

    Je n’en parlerais pas si le monastère se trouvait sur la ligne de front. Mais il en est très loin : il est à l’ouest de Marioupol. C’est donc un bombardement volontaire et ciblé. Et ce n’est pas la première fois : il est visé par des frappes ukrainiennes depuis le début du conflit. 80% des bâtiments sont détruits ou endommagés.

    Voici ce que les moines et moniales avaient construit depuis 1998.

    La cathédrale de la Dormition:

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    L'église Saint-Nicolas :

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    L'église de l'icône Iverskaïa :

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    Le monastère:

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  • Les sanctions fonctionnent

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