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Le blog d'Yves Daoudal

  • Conversion de saint Paul

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    Fra Angelico

    Deus qui Apostolum tuum Paulum insolentem contra Christiani nominis pietatem, coelesti voce cum terrore perculsum, hodierna die Vocationis ejus, mentem cum nomine commutasti; et quem prius persecutorem metuebat Ecclesia, nunc coelestium mandatorum laetatur se habere Doctorem : quemque ideo foris caecasti, ut introrsus videntem faceres: cuique post tenebras crudelitatis ablatas, ad evocandas Gentes divinae legis scientiam contulisti: sed et tertio naufragantem pro fide quam expugnaverat, jam devotum in elemento liquido fecisti vita incolumem. Sic nobis, quaesumus, ejus et mutationem et fidem colentibus, post caecitatem peccatorum, fac te videre in coelis, qui illuminasti Paulum in terris.

    O Dieu , qui avez changé le cœur et le nom de votre Apôtre Paul, en ce jour de sa Vocation, et l’avez frappé de terreur par une voix céleste, au moment où il poursuivait à outrance la piété du nom Chrétien, en sorte que l’Église, qui d’abord redoutait en lui un persécuteur, se félicite, aujourd’hui, de l’avoir pour Docteur des commandements célestes ; vous qui l’avez aveuglé au dehors, pour le rendre voyant au dedans, et qui, après avoir dissipé en lui les ténèbres de la cruauté, lui avez conféré la science de la loi divine, pour la vocation des Gentils; vous qui, après trois naufrages, qu’il souffrit pour cette foi qu’il avait combattue, avez conservé sa vie sous l’élément liquide qui devait l’anéantir : nous vous supplions, nous qui célébrons sa transformation et sa foi, de nous accorder, après nous avoir guéris de l’aveuglement de nos péchés, la grâce de vous voir dans les cieux, comme vous avez illuminé Paul sur la terre.

    Oraison du missel gallican dit Missale Gothicum (vers 700).

  • Trump

    Le président des Etats-Unis Donald Trump participe à la Marche nationale pour la vie, à Washington, qui vient de commencer à 15h heure de Paris (9 h locales). Il s'exprimera à 18h15. On pourra le suivre en direct ici:

     

    Pour le réentendre (ça vaut le coup) :

    Les jeunes sont au cœur de la Marche pour la Vie et c’est votre génération qui fera de l’Amérique une nation pro-famille, pro-vie.

    Nous tous aujourd’hui nous comprenons cette vérité éternelle que chaque enfant est un don précieux et sacré de Dieu.

    A toutes les femmes qui sont ici aujourd’hui : votre dévouement élève toute notre nation, et nous vous remercions pour cela. A toutes les mamans qui sont ici aujourd’hui : nous vous célébrons aujourd’hui, et nous déclarons que les mères sont des héros.

    Toute personne mérite d’être protégée et nous savons que toute âme humaine est divine et que toute vie humaine née et à naître est faite à la sainte image du Dieu tout-puissant.

    Faites que la mission de votre vie soit de répandre la grâce de Dieu.

    *

    Le texte intégral (en anglais) est ici.

  • Bis repetita

    La Commission européenne demande, ce jour, à la Cour de Justice de l’UE des mesures provisoires ordonnant au gouvernement polonais de suspendre la loi qui permet ) la Cour suprême de prendre des sanctions contre les juges qui rejettent la réforme judiciaire.

    La commissaire Jourova l’avait déjà annoncé, sur Twitter, le 14 janvier.

    Comme ça ça permet d’en parler deux fois. On ne dira jamais assez à quel point les Polonais sont méchants.

  • Le milliard de Soros

    George Soros a déclaré à Davos qu’il allait investir près d’un milliard de dollars dans des universités qui auront vocation à « promouvoir les valeurs libérales » (dont fait dorénavant partie la lutte contre le réchauffement climatique).

    En tout cas il n’ira pas à Budapest… Il est plus que temps que Viktor Orban fasse des émules.

  • Québec mortifère

    Le gouvernement québécois annonce que désormais on n’aura plus besoin d’être en fin de vie pour demander l’euthanasie. Les 5 autres critères demeurent, mais celui-là sera « rendu inopérant » le 12 mars, sans qu’une nouvelle loi soit votée. Ainsi en a décidé le gouvernement. On note un étonnant progrès de la démocratie : pas besoin de loi quand il s’agit du progrès de la culture de mort.

    De toute façon les critères sont appelés à tomber l’un après l’autre, selon le mouvement inéluctable de la culture de mort à partir du moment où l’engrenage est mis en route. Le deuxième critère à sauter sera sans doute celui du « consentement éclairé ». Car le gouvernement, nous dit-on, s’interroge sur la possibilité d’élargir la loi notamment pour les personnes inaptes, atteintes de démence ou de la maladie d’Alzheimer… Hitler était un précurseur.

  • Le "saint de Toulouse"

    Parmi les décrets de la Congrégation pour les causes des saints publiés hier, on note la reconnaissance des vertus héroïques du capucin Marie-Antoine de Lavaur (1825-1907).

    Il rencontra sainte Bernadette avant la dernière apparition et se lia d’amitié avec le curé Peyramale. Il fut le premier organisateur de pèlerinages à Lourdes, où il prêchait et confessait jusqu’à l’épuisement. C’est lui aussi qui inventa la procession aux flambeaux, qu’il avait déjà instituée à Rocamadour. Puis il se retira au couvent de Toulouse qu’il avait fondé, où il se retrouva seul (avec un frère) après l’expulsion des religieux en 1901. On l’appelait « le saint de Toulouse ».

    *

    On remarque aussi que le premier décret est la reconnaissance du martyre de Benet de Santa Coloma de Grameret et ses deux compagnons capucins « tués en haine de la foi en Espagne » en 1936, et que le deuxième décret est la reconnaissance du martyre de José Maria Gran Cirera et deux compagnons prêtres et sept laïcs, « tués en haine de la foi au Guatemala » en 190 et 1981.

    Est-ce que cela va devenir systématique de mener en parallèle la canonisation de martyrs du communisme et de martyrs (???) de régimes militaires latino-américains ? (Ceux-ci, comme d’autres avant eux, ont été victimes d’une répression effectivement sanglante mais qui n’avait rien à voir avec la foi.) Chacune de ces canonisations-là sont une victoire de la soi-disant théologie de la libération.

  • Saint Timothée

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    (Apostolos Palantzas, Larissa)

    Timothée est le disciple préféré et le compagnon constant de saint Paul. Il s’était sans doute converti au cours du premier voyage de mission de l’Apôtre. Quand, au cours de son second voyage, saint Paul repassa à Lystre, Timothée s’adjoignit à lui malgré sa grande jeunesse (environ 20 ans). A partir de ce moment, une amitié filiale l’unit à l’Apôtre. Saint Paul l’appelle son cher enfant qui lui est dévoué « comme un fils a son père » (Ph. II, 22). Timothée était affectueux, désintéressé, prudent et zélé, et personne n’avait une pareille communauté de sentiments avec son maître. Il fut, particulièrement pour l’Apôtre devenu vieux, une consolation dans ses souffrances et un soutien dans ses difficultés. Il fut son collaborateur dans toutes les fondations importantes d’Églises et c’est pourquoi l’Apôtre le chargea des missions les plus graves. Il partagea la première captivité de saint Paul. Saint Paul en fit le premier évêque d’Éphèse. Son maître lui-même lui a élevé le plus beau monument dans les deux Épîtres qu’il lui adressa.

    (…)

    Timothée, le disciple préféré de saint Paul, a compris, mieux que personne, l’esprit de son maître et l’a transmis à l’Église ainsi qu’à nous tous. Nous devons lui en être reconnaissants. Saint Paul a écrit à son disciple deux lettres qui sont comme un héritage qu’il lui laisse. Timothée garda assurément toujours ces lettres ; les exhortations de son maître ne cessaient de retentir à ses oreilles, il aura réglé sa vie d’après ces lettres. Aujourd’hui, jour de sa fête, nous devrions lire ces Épîtres et en faire la norme de notre vie. Mais qui prend seulement le temps de lire ces lettres, aujourd’hui ?

    C’est pourquoi l’Église choisit, dans l’Épître, un passage de l’une de ces lettres et veut que nous le méditions, au cours de la journée, pour régler notre vie d’après les conseils qu’il contient. Appliquons-nous les paroles de saint Paul, comme si nous étions ses disciples préférés. Que nous disent-elles ? Tout d’abord, elles nous recommandent la pratique des vertus : la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur ; nous devons combattre le bon combat de la vie et saisir des deux mains la vie éternelle. Et saint Paul nous rappelle les deux grands moments de notre vie, les limites de notre pèlerinage terrestre : le baptême et la mort. Au baptême, nous avons fait notre profession de foi, devant de nombreux témoins, c’est-à-dire à la face de l’Église entière et, depuis lors, nous devons être des « confesseurs et des martyrs » de cette foi.

    Nous devons rendre active dans notre vie cette profession de foi ; à chaque Credo de la messe ou du bréviaire, nous devons songer aux engagements de notre baptême. Saint Paul nous rappelle le Roi de tous les confesseurs et de tous les martyrs, Jésus-Christ, qui a rendu devant Ponce-Pilate un beau témoignage. L’Église nous rappelle en outre saint Timothée qui, fidèle aux « exhortations » de son maître, a rendu « son bon témoignage » et l’a scellé de son sang.

    Et cela nous amène à la seconde borne de notre vie : l’avènement du Christ dans la mort. C’est le but de notre vie et tous nos efforts doivent tendre à rester « sans tache et sans reproche » jusque-là La sainte Eucharistie unit ces deux points extrêmes, elle se rattache au baptême, elle nous donne force et grâce pour le « témoignage » et nous conduit jusqu’à l’avènement du Seigneur qui se réalise déjà mystiquement.

    Dom Pius Parsch

  • Sainte Emérentienne

    La fête de saint Raymond de Pegnafort a supplanté au XVIIe siècle celle de sainte Emérentienne (dans le calendrier romain, car elle n'est jamais entrée dans le calendrier monastique), et le souvenir de cette martyre a presque disparu, bien que subsiste sa mémoire liturgique.

    Emérentienne était sœur de lait de sainte Agnès. Après le martyre de celle-ci, elle allait chaque jour prier sur sa tombe, malgré le danger. C’est là qu’elle fut lapidée. Elle n’était pas encore baptisée, et elle est donc un exemple du « baptême de sang ». Son corps rejoignit celui d’Agnès en la basilique romaine dédiée à la grande martyre.

    En Anjou on l’appelle Emérance, et Louis XI assura sa popularité dans cette région. Un jour qu’il y chassait il fut pris de très violentes coliques. On lui conseilla de prier sainte Emérance, qui avait un oratoire tout près, à La Pouèze. Il le fit, et fut guéri sur le champ. Alors il construisit une chapelle sur l’emplacement de l’oratoire et fit venir des reliques de la martyre. Depuis lors quelques autres lieux en Anjou sont consacrés à sainte Emérance.

    On trouve une des rares représentations de la passion de sainte Emérentienne sur la spectaculaire « coupe de sainte Agnès », hanap d’or émaillé réalisé pour les Valois (sans doute Charles VI) - aujourd’hui au British Museum.

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  • Université catholique

    Pas moins de 44 professeurs du King’s University College de l’université catholique Western Ontario ont demandé à la direction de l’établissement de présenter des excuses pour avoir permis la diffusion sur le campus du film « Unplanned », qui raconte l’histoire (vraie) d’une jeune directrice d’avortoir du Planning familial devenue militante pro-vie.

    Réponse du principal : « Le King’s University College n’a pas de position officielle sur l’avortement. »

    Sic et re-sic.