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Le blog d'Yves Daoudal

  • Chronique du délire

    Repas en famille hier sur la côte, à la terrasse d’un restaurant. On y accède par un très large escalier sans avoir besoin d’entrer dans l’établissement, donc sans masque. Mais je voyais presque toutes les personnes qui montaient ou qui descendaient mettre le masque pour monter ou pour descendre. Un rite fascinant, dont je ne suis pas parvenu à découvrir la signification. On m’a dit que c’était parce que dans l’escalier si on croisait quelqu’un on risquait de ne pas respecter la sacrosainte distanciation antisociale. Mais je n’ai vu personne croiser qui que ce soit. En tout cas le rite paraît être parfaitement assimilé par les croyants : quand ils arrivent en groupe, ils mettent tous leur masque en même temps. C’est impressionnant.

    Autre rite de la nouvelle superstition, toutes les personnes qui allaient aux toilettes mettaient un masque, alors que les toilettes étaient à l’extérieur de l’établissement.

    Je me suis demandé ce qui allait m’arriver si j’allais aux toilettes sans masque. J’y suis allé et il ne m’est rien arrivé. Alors je me suis enhardi et j’ai voulu risquer le martyre de la nouvelle religion : il fallait aller payer à l’intérieur, et j’y suis allé sans masque. Croyez-moi si vous voulez, mais le toit ne s’est pas effondré. Et l’on ne m’a même pas fait la moindre réflexion. Au contraire, le personnel était fort aimable.

    Puis nous avons descendu l’escalier comme nous l’avions monté, sans masque. Mais avec la vague appréhension de ne pas avoir respecté un rite aussi sacré qu’incompréhensible.

    J’imaginais un réalisateur de cinéma tourner cette scène de la montée et de la descente des marches, et de la procession vers les toilettes. Il y a peu toute la critique aurait descendu en flammes ce film qui raconte n’importe quoi, tant il est évident que personne au XXIe siècle n’obéirait à une telle superstition.

    Or non seulement ils obéissent, mais ils en rajoutent. Parce que les médias en rajoutent. Parce que les édiles en rajoutent. Ce matin au marché près de chez moi (où presque tout le monde était masqué, sauf mes deux commerçants préférés), je vois un agent municipal (un « agent de surveillance de la voie publique », ASVP dans le dos), afficher un panneau « Port du masque obligatoire », et le dernier arrêté du préfet. Or le préfet a décrété samedi que désormais le masque était obligatoire à partir de 15 exposants. Mais sur ce marché il n’y a jamais plus de 12 exposants (11 ce matin). J’ai écrit au maire pour lui faire remarquer que son initiative était arbitraire et illégale.

    Je lui ai aussi rappelé, et il faudrait le marteler en permanence, que les gouvernements de Finlande, de Suède, de Norvège, du Danemark, et depuis la semaine dernière des Pays-Bas, ne recommandent pas le port du masque.

  • Saint Laurent

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    L’alléluia par les moniales d’Argentan :


    podcast

    Allelúia, allelúia. Levíta Lauréntius bonum opus operátus est : qui per signum crucis cœcos illuminávit. Allelúia.

    Allelúia, allelúia. Le diacre Laurent a fait une bonne œuvre, lui qui par le signe de la Croix, a rendu la vue aux aveugles. Alléluia.

    La mélodie est connue des fidèles qui n’ont jamais entendu chanter la messe de saint Laurent, parce que c’est celle qui a été reprise pour l’alléluia de la Fête Dieu.

    Le texte est quant à lui d’une grande simplicité. Il se contente de rappeler un miracle, qualifié d’œuvre bonne. On constate que cette phrase, qui ne fait aucune allusion au martyre, est aussi le début de l’antienne de Magnificat des premières vêpres (supprimées en 1960) et que le texte de cette antienne est encore celui du premier répons des matines, avec comme verset un extrait du psaume 111 en effet illustré par saint Laurent : Dispérsit, dedit paupéribus : justítia eius manet in sǽculum sǽculi. Il a répandu ses largesses, il a donné aux pauvres : sa justice demeure, dans les siècles des siècles.

    L’antienne de Magnificat :


    podcast

    Levíta Lauréntius bonum opus operátus est, qui per signum crucis cæcos illuminávit, et thesáuros Ecclésiæ dedit paupéribus.

    Le Lévite Laurent a fait une œuvre bonne, lui qui a rendu la lumière aux aveugles par le signe de la croix, et donné aux pauvres les trésors de l’Église.

  • 10e dimanche après la Pentecôte

    L’antienne de communion.

    Acceptábis sacrificium iustítiæ, oblatiónes et holocáusta, super altáre tuum, Dómine.

    Vous agréerez, Seigneur, un sacrifice de justice, les oblations et les holocaustes sur votre autel.

    Dom Baron :

    Très belle adaptation à la Communion du dernier verset du Miserere. Et quelle belle conclusion de toute la messe ! Nous avons jeté nos soucis sur le Seigneur à la fin de l’Introït, nous lui avons demandé, dans le Graduel, de nous couvrir de l’ombre de ses ailes, nous lui avons dit notre gratitude dans l’Alléluia, à l’Offertoire, nous offrant avec son Fils, nous avons affirmé notre confiance en sa venue. Nous avons maintenant l’âme telle qu’il la veut. Il peut venir prendre en nous la place du Maître et recevoir nos holocaustes et nos oblations. Il ne saurait les refuser, car elles lui viennent à travers son Fils qui nous a transformés en lui.

    La mélodie est aimable, familière, douce. Il n’y a pas de sentiment particulièrement marqué mais une égalité d’âme paisible. C’est le mot altare qui l’emporte; il a une belle expression de respect, de révérence profonde et aimante.

    Bienheureux cardinal Schuster :

    L’antienne pour la distribution de la Communion est commune au jeudi de Quinquagésime, et elle est empruntée au psaume 50. Le peuple juif se trouve maintenant dans les mêmes conditions que lorsqu’il était en esclavage à Babylone, sans temple ni autel. Alors il soutenait sa foi messianique par l’espérance de la rédemption future, quand, le temple étant reconstruit, le Seigneur aurait de nouveau agréé les offrandes sur son autel.

    Maintenant l’espérance a obtenu son objet ; car l’Israël selon l’esprit, c’est-à-dire la multitude des fidèles symbolisés sous le type prophétique de l’ancien Israël, présente à Dieu en tout lieu de la terre une oblation pure et agréable, offerte sur un autel indestructible, spirituel et saint : le Christ Jésus.

  • Saint Jean-Marie Vianney

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    Dans Esprit du Curé d'Ars, M. Vianney dans ses catéchismes, ses homélies et sa conversation, par l'Abbé Alfred Monnin, 1864.

  • Ubu curé

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    Il y en a qui ne savent pas quoi faire pour allonger la liste des rites d’adoration du virus dans les églises. A Guam, le curé de l’église Saint-Jude trouvait que cela ne suffisait pas d’imposer le masque, le gel machin, l’interdiction de la communion sur la langue, la distanciation. Il demande en plus aux paroissiens de ne plus se mettre à genoux. Aucune information n’a été donnée quant au motif, mais c’est pour lutter contre le coronamachin.

    Le seul « intérêt » visible est que c’est encore une façon de détruire la foi en la Présence réelle.

    Dans l'île de Guam, 165.000 habitants, il y a 85 personnes positives au virus (dont 45 non-résidents), dont 3 (trois) sont hospitalisées.

    *

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    Un autre exemple, en Italie, que me communique Jean Kinzler (voir les commentaires). Ici on hasarde une explication: "Pour maintenir la distance de sécurité". Je comprends qu'à genoux on puisse être plus proche de Dieu (qui ne craint pas le virus), mais pas de son voisin, y compris celui qui est devant puisqu'il n'est pas devant mais décalé "pour maintenir la distance de sécurité". En outre, comme le masque est obligatoire chez les sauvages (même le célébrant lit l'évangile avec un masque !!!!), c'est donc un aveu qu'il ne sert à rien...

  • Saint Gaétan de Thienne

    La messe est du commun des confesseurs, excepté l’Évangile et l’Oraison. L’Église y insiste sur la principale vertu de saint Gaétan, une grande confiance en Dieu et un vif désir du ciel. « Accorde-nous, par son intercession et son exemple, de mettre toujours en toi notre confiance et de n’avoir d’autres désirs que les biens du ciel ».

    C’est pourquoi l’Évangile nous annonce le « joyeux message » de la confiance en Dieu. « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent rien dans les greniers ; votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Considérez les lis des champs comme ils grandissent ; ils ne travaillent pas et ils ne filent pas. Je vous le dis, Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux ».

    Voici les deux pensées que l’Église inscrit au programme de notre journée ; le matin : « Ne vous inquiétez point et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? Votre Père sait ce qui vous est nécessaire » ; et, le soir : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît ».

    Dom Pius Parsch

     

    Antienne du Benedictus

    Nolíte sollíciti esse dicéntes : Quid manducábimus aut quid bibémus ? Scit enim Pater vester, quid vobis necésse sit.

    Antienne du Magnificat

    Quǽrite primum regnum Dei et justítiam eius, et hæc ómnia adiciéntur vobis.

  • Au moins c’est clair

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    Rentrée du Parlement en Pologne. Des députés ont tenu à montrer leurs opinions pro-LGBT. En portant des vêtements qui tous ensemble étaient censés former un arc-en-ciel. C’est plutôt raté. Mais on constate qu’ils sont tous à l’extrême gauche. Donnant ainsi raison au gouvernement qui dénonce la nouvelle idéologie communiste.

    Pour la photo devant le Parlement, la jaune a disparu... L'homme aussi.

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  • La Pologne sans LGBT

    Le secrétaire d’Etat polonais aux Biens de l’Etat, Janusz Kowalski, interrogé par le quotidien Rzeczpospolita à propos du refus de la Commission européenne de subventions à six villes parce qu’elles ne veulent pas de l’idéologie LGBT, a déclaré que c’est toute la Pologne qui devrait être déclarée « zone sans LGBT », puisque la Constitution polonaise stipule que la famille est fondée sur les relations entre un homme et une femme :

    « C’est toute la Pologne qui devrait être exempte de l’idéologie LGBT : toute idéologie de gauche qui s’en prend à la famille traditionnelle et qui promeut des relations de type “homme plus homme plus enfant” est incompatible avec la Constitution et l’héritage culturel polonais. »

    Les sanctions de l’UE contre les six villes sont financièrement dérisoires mais véritablement « scandaleuses » :

    « Il ne faut pas que de telles pratiques deviennent la norme, que sous le couvert de l’idéologie, de l’argent soit enlevé à la Pologne. On ne peut pas retirer de l’argent à un pouvoir local parce qu’il a obéi à la loi polonaise, parce que nous disons non à l’idéologie LGBT et parce que nous protégeons la famille polonaise. »

    L’étape suivante devait être l’exclusion de la Pologne (et de la Hongrie) du bénéfice des fonds d’aide de l’UE pour atténuer les conséquences de l’épidémie. Mais les idéologues ont finalement perdu cette manche-là.

    Et les autorités font respecter la loi. Trois personnes ont été inculpées pour avoir mis, la semaine dernière, des drapeaux LGBT sur les statues de Copernic, de la sirène, et surtout du Christ devant la basilique de la Sainte-Croix.

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    « Nous menons des poursuites judiciaires non pas parce que quelqu'un a accroché un drapeau, mais parce que, ce faisant, il a offensé les sentiments religieux et profané notamment le monument du Christ », a souligné le porte-parole de la police.

    L’acte est d’autant plus odieux que cette statue, installée en 1858, pendant l’occupation russe, devant cette église historique, a une signification toute particulière pour les Polonais. Le Christ porte sa croix et montre le ciel, et l’inscription dit : « Sursum corda ». C’est le message qui a soutenu les Polonais pendant les occupations et les guerres. En 1944, après les bombardements, il ne restait presque plus rien de l’église. La statue du Christ était brisée, le Christ était par terre sur sa croix, et il montrait… « Sursum corda ». Varsovie est détruite, le communisme s’installe, mais « haut les cœurs », je suis avec vous. Il faut vraiment être taré pour s’en prendre à de tels symboles.

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    Le Premier ministre Mateusz Morawiecki est venu sur les lieux, et il a publié ce tweet :

    « Il n'y a aucun consentement à profaner des symboles nationaux et religieux au nom d'une quelconque idéologie. Les valeurs qu'ils symbolisent, importantes pour des millions de Polonais, sont un patrimoine qui fait l'objet d'une protection spéciale. Vous ne pouvez pas devenir un agresseur sous couvert d'une prétendue égalité. »Sursum-corda-750x375.png

  • La Transfiguration de notre Seigneur

    Doxastikon des matines byzantines, par les moniales du monastère Saint Jean Baptiste de Karea, près d’Athènes.

    Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι. Καὶ νῦν καὶ ἀεὶ καὶ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. Ἀμήν.

    Παρέλαβεν ὁ Χριστός, τὸν Πέτρον καὶ Ἰάκωβον καὶ Ἰωάννην, εἰς ὄρος ὑψηλὸν κατ' ἰδίαν, καὶ μετεμορφώθη ἔμπροσθεν αὐτῶν, καὶ ἔλαμψε τὸ πρόσωπον αὐτοῦ ὡς ὁ ἥλιος, τὰ δὲ ἱμάτια αὐτοῦ, ἐγένετο λευκὰ ὡς τὸ φῶς. Καὶ ὤφθησαν Μωϋσῆς καὶ Ἠλίας μετ' αὐτοῦ συλλαλοῦντες, καὶ νεφέλη φωτεινὴ ἐπεσκίασεν αὐτούς, καὶ ἰδοὺ φωνὴ ἐκ τῆς νεφέλης λέγουσα· Οὗτός ἐστιν ὁ Υἱός μου ὁ ἀγαπητός, ἐν ᾧ ηὐδόκησᾳ, αὐτοῦ ἀκούετε.

    Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit...

    Le Christ prit à part avec lui sur une haute montagne Pierre, Jacques et Jean et fut transfiguré en leur présence. Son visage brilla comme soleil et ses vêtements furent blancs plus que neige ; alors apparurent Moïse et Elie qui s'entretenaient avec lui ; puis la nuée lumineuse les recouvrit et une voix se fit entendre dans la nue: Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis ma complaisance, écoutez-le.

  • Dédicace de Sainte Marie aux Neiges

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    Sous le pontificat de Libère, le patricien romain Jean et sa noble épouse, n’ayant point d’enfants pour hériter de leurs biens, vouèrent leurs possessions à la très sainte Vierge Mère de Dieu, et ils lui demandèrent instamment, par des prières multipliées, de leur faire connaître, d’une manière ou d’une autre, à quelle œuvre pie elle voulait que ces richesses fussent employées. La bienheureuse Vierge Marie écouta favorablement des supplications et des vœux si sincères et y répondit par un miracle.

    Aux nones d’août, époque où les chaleurs sont très grandes à Rome, une partie du mont Esquilin fut couverte de neige pendant la nuit. Cette nuit même, tandis que Jean et son épouse dormaient, la Mère de Dieu les avertit séparément d’élever une église à l’endroit qu’ils verraient couvert de neige, et de dédier cette église sous le nom de la Vierge Marie ; c’est ainsi qu’elle voulait être instituée leur héritière. Jean rapporta la chose au Pontife Libère, qui affirma avoir eu la même vision pendant son sommeil.

    En conséquence, Libère, accompagné de son clergé et de son peuple, vint, au chant des litanies, à la colline couverte de neige, et il y marqua l’emplacement de l’église, qui fut construite aux frais de Jean et de son épouse. Sixte III restaura plus tard cette église. On la désigna d’abord sous divers noms : basilique de Libère, Sainte-Marie-de-la Crèche. Mais comme il existait déjà à Rome beaucoup d’églises consacrées à la sainte Vierge, on finit par l’appeler église de Sainte-Marie-Majeure, pour que, venant s’ajouter à la nouveauté du miracle et à l’importance de la basilique, cette qualification même de majeure la mît au-dessus de toutes les autres ayant le même vocable. L’anniversaire de la dédicace de cette église, rappelant la neige qui tomba miraculeusement en ce jour, est célébré solennellement chaque année.

    Cette "légende" du bréviaire est considérée aujourd’hui comme une légende par tout ce que l’Eglise compte de gens intelligents et modernes. Il y a quelques années j’avais essayé d’approfondir la question. J’étais tombé sur un travail universitaire fort bien écrit, mais dont le seul argument contre l’historicité même partielle de l’événement était que dans les documents écrits que nous en avons toute l’histoire est racontée comme si elle se passait à la Renaissance. J’étais stupéfait. Le jeune homme qui écrivait cela n’avait donc jamais vu de peintures de la Renaissance représentant la Nativité ou la Passion. Cet historien de profession ne savait pas que l’art traditionnel a toujours représenté les faits anciens comme s’ils avaient lieu au moment où ils sont racontés… Et comme tous ses confrères et ses professeurs il n’imaginait même pas pouvoir donner quelque crédit que ce soit à la tradition orale: si on n'a pas un écrit de l'époque, le fait n'existe pas.