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Le blog d'Yves Daoudal

  • La Hongrie répond

    Laurent Fabius s’est livré hier à une attaque indigne contre la Hongrie, jugeant « scandaleux » que « un certain nombre de pays » qui sont « dans l’est de l’Europe » n’acceptent pas les « contingents » (de “réfugiés”), et affirmant que l’UE doit être spécialement « sévère » avec la Hongrie qui ne « respecte pas les valeurs communes de l'Europe » en érigeant un mur sur sa frontière.

    Son homologue hongrois Peter Szijjarto a répondu en substance que la Hongrie ne se laisserait pas insulter par des gens qui refusent de comprendre ce qui se passe :

    « Il semblerait que certaines personnes en Europe soient toujours incapables de comprendre la pression effrayante et dramatique que subit la Hongrie du fait de la vague de migration venant des Balkans de l'Ouest », a déclaré Peter Szijjarto, ajoutant qu'il convoquait ce jour un représentant de l'ambassade de France à Budapest.

    Peter Szijjarto a appelé tous les membres de l'UE à s'engager à protéger les frontières extérieures de l'UE, comme le fait actuellement la Hongrie.

    Il a critiqué l'UE pour son absence de politique et de stratégie face à la vague de migrants qui aura un impact négatif sur tout le continent.

    Au lieu de porter « des jugements choquants et infondés, nous devrions plutôt nous concentrer sur la recherche de solutions communes pour l'Europe », a-t-il déclaré.

  • Un quart d’enfants musulmans à Strasbourg

    "Entre 65 et 70 % des enfants qui mangent quotidiennement dans les cantines municipales strasbourgeoises optent pour le menu standard, 25 % pour le menu hallal, environ 5 % pour le menu végétarien, le menu sans porc pour les enfants de confession juive étant encore plus minoritaire, selon Françoise Buffet, adjointe au maire en charge de la vie scolaire."

  • Des communautés musulmanes qui ont déjà doublé

    Dans le Tagesspiegel, traduction Fdesouche :

    En raison du nombre élevé de réfugiés, les communautés musulmanes en Allemagne s’attendent cette année à une très forte croissance. « Le nombre de musulmans en Allemagne va grandir de façon considérable », a confié au Tagesspiegel Aiman Mazyek, président du Conseil central des musulmans en Allemagne. Il prévoit que « au moins 80 % » des réfugiés attendus cette année seront des musulmans. Et il a ajouté : » Dès à présent, nous avons des communautés qui avec les réfugiés ont doublé en un mois. » Selon les indications de Mazyek, de nombreuses communautés participent à l’intégration des réfugiés musulmans en Allemagne et leur offrent la possibilité de pratiquer leur religion et de se détendre.

  • La vérité sur l’islamisation

    Interview du politologue américain Edward Luttwak dans Il Giorno, traduit par Fdesouche :

    « L’Italie a le Pape. Et ce Pape croit qu’ils doivent accueillir tous les migrants. Depuis le début il a envoyé un mauvais message lorsqu’il fit un pèlerinage à Lampedusa. Et il ne se rend pas compte qu’il collabore, je suppose involontairement, à un suicide historique de l’Europe chrétienne. »

    « L’Italie devrait bombarder les navires vides des passeurs (…) et sans attendre l’autorisation de l’Onu. Elle en a la force mais pas la volonté ».

    Le problème est la Libye qui n’est plus un État « depuis que Sarkozy et Obama firent la sotte guerre pour chasser Kadhafi » et « traiter avec les tribus et les radicaux islamistes sur le territoire est une pure illusion ». Mais « à l’invasion de la Libye s’ajoute l’invasion à travers les Balkans » et celle-ci est encore plus imposante « parce qu’elle est tolérée, sinon encouragée par le président turc Erdogan qui œuvre pour l’islamisation progressive de l’Europe. »

    « L’immense majorité des migrants est musulmane. Et les communautés musulmanes, comme on sait, sont réfractaires à l’intégration (…). À la longue ce sera l’Europe chrétienne qui devra s’adapter à leurs valeurs et pas le contraire. »

    « Ce Pape ferait bien de réviser l’histoire. » Luttwak rappelle la fin de la civilisation romaine : « Les barbares arrivèrent du nord maintenant ils viennent du sud. » (…) « Dans l’Europe actuelle, je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas. Il faut des interventions directes et la première à le faire, devrait être l’Italie. »

  • Saint Raymond Nonnat

    Ce saint du XIIIe siècle a deux mots à nous dire aujourd’hui.

    Religieux de l’ordre de la Merci pour la rédemption des captifs, il se rendit en Algérie pour racheter les chrétiens esclaves des barbaresques musulmans. Lorsqu’il n’eut plus d’argent, il se fit otage... et se mit à convertir des musulmans. On lui ferma la bouche avec un cadenas, et il allait être empalé lorsque son ami et supérieur saint Pierre Nolasque réunit la rançon nécessaire à sa libération. Il rentra à Barcelone mais mourut bientôt, prématurément, à 36 ans, des suites de ce qu’il avait subi en Algérie.

    D’autre part, saint Raymond Nonnat est le saint patron des femmes enceintes et du bébé qu’elles portent.

    Nonnat n’est pas son nom de famille. C’est un surnom, non-natus : non-né. Sa mère, enceinte de sept mois, tomba gravement malade et mourut. Le mari refusa qu’on l’enterre avant d’avoir vu le cadavre de son enfant. Un membre de la famille, avec son poignard, éventra la mère... et le bébé était vivant.

    Saint Raymond Nonnat, saint patron des non-nés.

  • 14e dimanche après la Pentecôte

    Si l’évangile du 8e dimanche (l’intendant malhonnête loué par son maître) avait quatre versets de plus, il se terminerait par le premier verset de l’évangile de ce dimanche, bien que celui-là fût de saint Luc et que celui-ci est de saint Matthieu.

    C’est en effet la même phrase :

    « Nul ne peut être esclave de deux maîtres ; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez être esclave de Dieu et de Mammon. »

    La seule différence est que saint Luc a ajouté, au début, le mot « domestique », proprement « esclave de la maison » (que la Vulgate a traduit par servus), qui fait de la sentence la conclusion de l’épisode : « Nemo servus potest duobus dominis servire... » Aucun esclave ne peut être esclave de deux maîtres...

    Ainsi, par la répétition servus-servire, la Vulgate souligne que l’homme ne peut être l’esclave que de Dieu ou de Mammon. A lui de choisir. Servire veut d’abord dire « être esclave », et le mot grec qu’il traduit veut dire essentiellement « être esclave ». (L’intendant de l'évangile était de fait un esclave, comme l’était très souvent un intendant dans l’antiquité, et il y avait des intendants fort riches et puissants : il ne faut pas confondre avec l’oncle Tom et les champs de coton.)

    Il est regrettable que cet aspect ait presque disparu des traductions. Pourtant saint Paul se glorifie bien d’être « esclave de Jésus-Christ », et cette notion traverse tout le Nouveau Testament. Etre esclave, c’est appartenir complètement à quelqu’un d’autre. Or, être chrétien, c’est appartenir au Christ. L’autre possibilité, c’est d’appartenir à Mammon. Mais il y a l’esclavage - la dépossession de soi - qui conduit au paradis, à la liberté éternelle en Dieu, et l’esclavage qui conduit en enfer, dans des chaînes éternelles.

    Le P. Spicq est formel (mais le dictionnaire aussi) : quand il y a δοῦλος (doulos) dans un texte, en latin servus, on doit traduire par esclave. Or ce mot se trouve 125 fois dans le Nouveau Testament, sans compter le verbe δουλεύω (douleuo), être esclave, utilisé 25 fois. Il y a d’autres mots pour dire serviteur (comme παῖς – pais, en latin puer), ou servir (notamment διακονέω - diakoneo, qui a donné diaconat).

    Ce dimanche, cette même phrase introduit un épisode tout différent. Mais en rapport direct avec ce que je viens d’expliquer. Celui qui est esclave de Dieu ne s’inquiète pas, il sait que le maître, qui est un Père, pourvoit à tout, il a confiance en la Providence, il vit dans la liberté des enfants de Dieu. Comme « les oiseaux du ciel » que le Père nourrit sans qu’ils sèment ni ne moissonnent. Libéré de l’esclavage de Mammon, le chrétien n’a plus les yeux fixés sur son idole : toujours plus d'argent, toujours plus de biens… Il promène son regard sur la création, et découvre que les humble lis des champs sont vêtus plus somptueusement que Salomon. Il découvre les vraies richesses. Qui sont des richesses gratuites.

  • La décollation de saint Jean Baptiste

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    Les Croisés s'emparent de la capitale de l'Empire Byzantin le 14 avril 1204 lors de la quatrième Croisade. La cité fut pillée et mise à sac.

    Le chanoine Vallon de Sardon trouva dans les ruines d'un palais un étrange étui, il l'ouvrit et vit un plat en argent au centre duquel, abrités par une cloche en verre, se trouvaient des restes de visage humain. Seule la mâchoire inférieure manquait. Une inscription en grec fit comprendre au chanoine qu'il s'agissait de la tête de St Jean. Vallon de Sardon décida d'emmener la relique au Nord de la France, sa région natale. Ce n'est qu'en 1206, après un voyage de deux ans, que l'évêque d'Amiens accueillit en grande pompe les reliques de saint Jean Baptiste; en 1220 fut posée la première pierre de l'admirable cathédrale appelée à devenir le plus bel édifice gothique d'Europe et c'est là que repose la tête de saint Jean.

    A la suite de la Révolution, des inventaires des biens de l'Eglise sont établis partout dans le pays, les reliques sont confisquées. Le reliquaire contenant la tête de Jean Baptiste est blasphémé par la Convention. Les parures précieuses en sont arrachées et il est ordonné d'enfouir la tête dans un cimetière. Mais cet ordre fut ignoré! Dans le secret le maire de la ville cacha le reliquaire dans sa maison. Ce n'est que vingt ans plus tard que la tête réintégra la cathédrale.

    Cependant la Révolution réussit à instiller dans les esprits le doute à l'égard des reliques. Le XIXe siècle alla encore plus loin et, non sans la complicité de l'Eglise, la science s'attela à démontrer la non authenticité de toutes les reliques. La vénération de la relique d'Amiens vint à disparaître et ce n'est qu'en 1958 que l'évêque d'Amiens réunit une commission scientifique.

    Les experts conclurent en fonction de nombreux paramètres et à la suite d'études approfondies, que la tête était vraiment celle de saint Jean.

    Xenia Krivocheine, Parlons d’orthodoxie

    (Le reliquaire actuel date du XIXe siècle, il est l'œuvre de Placide Poussielgue-Rusand.)

  • C’est à dégueuler

    SUA SANTITA È GRATO PER IL DELICATO GESTO E PER I SENTIMENTI CHE LO HANNO SUGGERITO E AUSPICA UNA SEMPRE PIU' PROFICUA ATTIVITA' AL SERVIZIO DELLE GIOVANI GENERAZIONI E DELLA DIFFUSIONE DEGLI AUTENTICI VALORI UMANI E CRISTIANI.

    Sa sainteté est reconnaissante pour le geste délicat et pour les sentiments que vous avez évoqués, et espère une activité toujours plus fructueuse au service des jeunes générations et de la diffusion des authentiques valeurs humaines et chrétiennes.

    Cette lettre de la Secrétairerie d’Etat a été reçue par Francesca Pardi, qui édite des livres pour enfants qui ne sont rien d'autre que de la propagande homosexuelle. On dit « qui parlent d’homoparentalité » quand on est poli. Mais je n’ai pas du tout l’intention d’être poli. Les livres pour enfants édités par Francesca Pardi et sa « femme » Maria Silvia Fiengo (elles se sont « mariées » à Barcelone et « ont » quatre enfants) sont une immonde pourriture, expliquant aux enfants que c’est génial d’avoir deux papas ou deux mamans, et que c’est parfaitement naturel, puisque les animaux font la même chose (on voit en effet dans leurs livres des animaux homosexuels qui élèvent « leurs » petits dans la joie et l’harmonie…)

    Donc, à l’occasion du Family Day, la très réussie journée de la famille qui tente de défendre le modèle familial créé par Dieu et manifestait cette année contre le projet de Pacs, Francesca Pardi avait écrit au pape, lui envoyant son catalogue (où il y a l’un des livres que le maire de Venise a fait retirer des bibliothèques des écoles), des photos de sa « famille » (sic) et une longue lettre où elle s’en prenait à cette Manif pour tous contre le pacs, affirmant qu’il n’y avait « pas l’ombre de la théorie du genre » dans le livres qu’elle édite, qu’elle a entrepris ce travail uniquement « pour le bien des enfants », que le livre Pourquoi avoir deux mamans est tout simplement leur histoire personnelle, et Pourquoi avoir deux papas est « l’histoire d’une famille que nous connaissons personnellement ». « Ce n’est pas de l’idéologie mais seulement l’amour du prochain. » Puis venait une longue diatribe contre ceux qui se disent catholiques et qui sont intolérants. Et elle disait que « beaucoup de gens mettent leur espoir dans une Eglise qui ne soit pas intégriste et inhumaine comme nous l’avons connue à d’autres époques. »

    C’est à cela que le pape répond ce que l’on a lu au début : le pape remercie, et espère que ces deux lesbiennes vont continuer, plus que jamais, à éditer des livres homosexuels pour enfants, ce qu’il appelle les authentiques valeurs humaines et chrétiennes. Et il ajoute sa bénédiction apostolique, à deux femmes pour qui ça ne représente rien. Rien d'autre qu'un blanc seing de l'Eglise pour poursuivre leur œuvre de pourriture.

    Naturellement, Francesca Pardi triomphe et en remet une couche. Et avec elle tous les militants homosexualistes. Le pape leur donne raison, et il désavoue le maire de Venise (celui qui a dit aussi qu’il n’y aurait pas de gay pride pendant son mandat). Et celui-ci est désormais montré du doigt, de partout, comme étant spectaculairement condamné par le pape.

    Le Vatican s’est encore enfoncé davantage en soulignant que cette lettre était privée et que la bénédiction qui la concluait va à la personne, et non à « d’éventuels enseignements qui ne sont pas en ligne avec la doctrine de l’Eglise sur la théorie du genre, qui n’a pas changé le moins du monde, comme l’a rappelé à plusieurs reprises le Saint-Père ». « En aucune façon une lettre de la secrétairerie d'État n’entend avaliser des comportements et des enseignements non conformes à l'Evangile… Une instrumentalisation de la lettre est tout à fait inappropriée… »

    On remarque que cette pantalonnade du Père Ciro Benedettini, vice-directeur du bureau de presse du Vatican, n’évoque même pas la propagande homosexuelle. Il s’en tient à la « théorie du genre » (alors que Jean-Paul II a montré il y a bien longtemps que c’est une terrifiante idéologie et non une théorie), sans même savoir que Francesca Pardi niait fermement faire la promotion de la dite « théorie ».

    Mais on a compris l'essentiel : la doctrine ne change pas. Le pape peut féliciter des éditeurs de livres de propagande homosexuelle pour enfants, et appeler cela les « authentiques valeurs humaines et chrétiennes », cela n’a pas d’importance, puisque « la doctrine ne change pas ».

    Je ne sais pas si c’est cliniquement de la schizophrénie, et je m’en moque. Ce que je sais, c’est que ce pape, qui n’avait pas eu un mot de soutien pour l'impressionnant Family Day, s’est mis ouvertement du côté des pourrisseurs, dont il reçoit en ce moment de nouveaux éloges dithyrambiques. Il aura eu sa récompense en abondance...

  • Impressionnant, quand même

    Voici des titres relevés sur Fdesouche, hier soir entre 20h48 et 22h55, donc sur à peine plus de deux heures d'actualités :

    Besançon (25) : Fayçal, Mohamed, Bachir condamnés pour de multiples vols

    Ris-Orangis (91) : course poursuite, dégradations, coups de feu… Le mariage tchétchène tourne au rodéo sauvage

    Lille (59) : Khalil, 18 ans, «manager» du trafic de drogue au Faubourg-de-Béthune

    Lille (59) : Zaidou, 14 condamnations, agresse sexuellement une jeune femme

    Lille (59) : Ayoub voulait contrôler la vie de sa sœur

    Metz (57) : Chérif et Lamine, 23 et 12 mentions au casier, de la drogue et des armes

    Le Havre (76) : par « solidarité familiale », Malik, Moussa et Alassane s’en prennent aux policiers

    Mais on ne le répètera jamais assez: pas d'amalgame !

  • On vend tout au Qatar

    Le gouvernement français aurait décidé de vendre au Qatar le palais viennois qui abrite l’Institut culturel français. Un lieu exceptionnel, avec un très grand parc en centre ville. Il y en aurait pour 23 millions d’euros.

    Le maire de Vienne, le chancelier autrichien et le président de la République, tous trois sociaux-démocrates et francophiles, sont opposés à cette vente. Car contrairement à la France ils cherchent à contenir l’avancée du Qatar partout en Europe. Mais c’est justement pour cela que la France va vendre le palais : personne ne peut s’opposer à ce que la France vende un bien français, et la France se fait bien voir de cette puissance islamique en lui ouvrant les portes de Vienne… Ce qui sur le plan symbolique n’est pas indifférent non plus.

  • Réveillez-vous !

    Le fameux « Meeting pour l’amitié entre les peuples » organisé chaque année à Rimini par Communion et Libération, où il y a toujours « 800.000 participants », s’est déroulé du 20 au 26 août.

    Etait notamment invité un prêtre catholique irakien, le P. Douglas al-Bazi. C’était a priori sans risques pour le Padalgam nécessaire à une fausse « amitié entre les peuples », puisqu’un prêtre irakien, sur lequel pèse la dhimmitude, ne peut que parler à mots couverts et de façon consensuelle s’il veut rester vivant quand il retournera en Irak.

    Mais voilà. Le P. al-Bazi a connu de près les jihadistes, et il a l’intention de dire la vérité.

    Et il a terminé son intervention par cet avertissement :

    « Réveillez-vous ! Le cancer est à votre porte ! Ils vont vous détruire ! Nous, les chrétiens du Proche Orient, sommes le seul groupe qui a vu le mal en face : c’est l’islam. »

    Auparavant il avait dit :

    « S’il vous plaît… S’il y a encore quelqu’un qui pense que l’Etat islamique ne représente pas l’islam, qu’il sache qu’il a tort. L’Etat islamique représente l’islam à 100%. »

    Un jour à Bagdad il était devant une église qui a explosé. Et on lui a tiré une rafale de kalachnikov dans les jambes. « et probablement ils me tueront un jour ou l’autre ».

    Il y a 9 ans, il a été kidnappé et enchaîné, avec un bandeau sur les eux, le nez cassé d’un coup de genou. « Les quatre premiers jours ils ne m’ont même pas donné à boire. Ils passaient près de moi en disant : Père, voulez-vous un peu d’eau ? Toute la journée ils écoutaient la récitation du Coran pour montrer au voisinage quels bons croyants ils étaient… Ils avaient mis un gros cadenas sur mes poignets. La chaîne avait dix anneaux, et je m’en suis servi pour dire le Rosaire. Je ne l’ai jamais fait de façon si profonde que dans cette circonstance… Moi je n’implore pas votre aide. Je n’ai pas peur, de même que mon peuple n’a pas peur. Je crois que finalement ils nous détruiront. Mais je crois aussi que c’est nous qui aurons le dernier mot. Jésus a dit qu’il fallait porter sa propre croix, et c’est ce que nous faisons au Proche Orient. Mais la chose la plus importante n’est pas de porter la croix, c’est de la suivre. Et la suivre signifie l’accepter, accepter le défi et s’engager jusqu’à la fin. Pour cela nous ne renoncerons jamais. »

    Aujourd’hui le P. al-Bazi s’occupe de deux camps de réfugiés, près d’Ankawa, dans le Kurdistan. « Du matin au soir nous recevons des milliers de réfugiés », et l’exode continue. « Je suis fier d’être irakien, j’aime mon pays, mais mon pays n’est pas fier que j’en fasse partie. Ce qui arrive à mon peuple est un génocide. Je vous en supplie, ne parlez pas de conflit : c’est un génocide. »

    Et il n’y a pas d’islam modéré, rappelle-t-il à son tour. Il n'y a que des musulmans modérés, qui peuvent très vite devenir fanatiques. « Lorsque l’islam vit parmi vous, la situation peut apparaître acceptable. Mais quand on vit parmi des musulmans, tout devient impossible. Je ne suis pas là pour vous inciter à la haine envers l’islam. Je suis né parmi les musulmans, et j’ai plus d’amis chez eux que chez les chrétiens. Mais les gens changent, et si l’on va dans mon pays personne ne peut distinguer la lumière des ténèbres. Il y en a qui disent : Mais j’ai tellement d’amis musulmans qui sont sympathiques ! Oui, certes. Ils sont sympathiques, ici. Là-bas la situation est bien différente. »

  • Si populaire ?

    Des chiffres officiels de l’affluence aux audiences générales du mercredi, il ressort que la moyenne a été de

    - 51.617 personnes en 2013,
    - 27.883 personnes en 2014,
    - 14.818 personnes en 2015 (jusqu’ici).

    Soit un nombre quasiment divisé par deux chaque année.

    A la centième audience, mercredi dernier, il y avait « plus de 10.000 personnes ».

  • La mallette noire

    Est-ce vrai ? En tout cas c’est crédible, et vraisemblable, maintenant qu’on connaît bien le personnage. Le seul problème est qu’il n’y a me semble-t-il pour le moment qu’une source unique, et surtout qu’elle est bien tardive.

    L’histoire se passe en effet le matin du 22 juillet 2013. François arrive à l’aéroport de Rome Fiumicino pour se rendre aux JMJ de Rio. C’est son premier voyage pontifical.

    Il cherche sa mallette : son vieux, humble et pauvre cartable noir. On lui dit qu’il ne doit pas s’inquiéter : elle a déjà été déposée dans l’avion.

    — Mais je veux la porter à bord ! aurait dit le pape.

    — Cela n’est pas nécessaire, elle y est déjà…

    — Vous ne comprenez pas ! Allez dans l’avion, prenez la mallette, et rapportez-la ici, s’il vous plaît.

    Et c’est ainsi que quelques instants plus tard on vit François traverser l’aéroport et monter dans l’avion avec sa mallette. Le zèle de ses assistants avait failli faire rater le début de la légende de la mallette dont le pauvre et humble pape ne se sépare jamais… Et donc la suite de la mise en scène, quand il répond à un journaliste sur ce qu’elle contient : « Mon rasoir, mon bréviaire, mon agenda, un livre – sur sainte Thérèse de Lisieux que j’aime beaucoup… Je prends toujours ce bagage quand je voyage. C’est normal. Nous devons nous habituer à ce que ce soit normal. »

    La normalitude de l'autre François, donc. Mais ce que je constate est qu’il ne prend pas de brosse à dents. C’est parce qu’il a un dentier ?

  • Saint Augustin

    « Le culte du grand docteur d’Occident ne dépasse pas les frontières du romanum eloquium, il est inconnu de toutes les liturgies orientales », écrit l’hyperspécialiste du culte des saints, Pierre Jounel… qui a puissamment contribué à les affaiblir et démolir lors de la « réforme » liturgique.

    Saint Augustin se trouve pourtant très officiellement, au 15 juin, dans le synaxaire de l’Eglise de Grèce, comme on peut le voir sur ce site de « Présence orthodoxe », ou sur le site du synaxaire, qui donnent une brève biographie de l’évêque d’Hippone et les pièces liturgiques propres (même s'ils agit de ce qu'on appelle dans la liturgie latine une messe "dans certains lieux", puisque le saint du jour dans le calendrier byzantin est le prophète Amos). Ce dernier site donne même un enregistrement du tropaire, dont voici une traduction, prise sur un autre site orthodoxe, francophone, indiquant également la fête de saint Augustin le 15 juin :

    Célébrons le grand Augustin,
    Divin hiérarque de l'Église du Christ,
    Sage docteur et illustre théologien de la Cité Céleste,
    Amoureux de la prière et pilier du repentir,
    Car il intercède auprès du Seigneur afin que nos âmes en obtiennent abondante miséricorde.

    Αὐγουστῖνον τὸν μέγαν ἀνευφημήσωμεν, τὸν Ἱεράρχην τὸν θεῖον τῆς Ἐκκλησίας Χριστοῦ καὶ σοφὸν ὑφηγητήν· τῆς ἄνω πόλεως, τὸν θεολόγον τὸν κλεινὸν, προσευχῆς τὸν ἔραστὴν, καὶ στήλην τῆς μετανοίας· πρεσβεύει γὰρ τῷ Κυρίῳ, ἐλεηθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμῶν.


    podcast

    Cathisme

    Ayant ardemment désiré la sagesse divine,
    et voulant t'en emplir,
    tu as affermi ton esprit dans les Parole de l'Esprit,
    Ô bienheureux sage, sondant les mystères cachés,
    arrosant divinement les sillons de l'âme,
    tel un arbre planté à la source des eaux, florissant par tes oeuvres,
    et portant le fruit de la contemplation, tu te révélas bienheureux,
    intercède auprès du Christ notre Dieu afin qu'Il accorde rémission des péchés à ceux qui célèbrent avec amour ta mémoire sacrée.

    Mégalinaire

    Chantons tous le hiérarque du Christ, fierté des théologiens, radieux réceptacle de l'Esprit, médiateur de ceux qui avec amour célèbrent sa mémoire.

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  • En Chine

    La campagne de destruction des croix sur les églises dans la province du Zhejiang se poursuit, mais la résistance s’organise. Dernier exemple connu, à Lingnei, le 30 juillet. La croix de l’église a été enlevée. Les chrétiens ont fait appel à un juriste de Pékin. Celui-ci a constaté qu’aucun organisme officiel n’avait pris la responsabilité de la destruction, et que sans justification légale l’enlèvement de la croix était un vol, et que par conséquent remettre une croix ne pouvait violer aucune loi.

    Ni une ni deux, les chrétiens ont remplacé la croix le soir même.

    Eglises d’Asie fait un point complet sur ces destructions et la résistance, qui s’étend même à l’Eglise officielle. Selon Bob Fu, président de China Aid, « c’est la première fois dans l’histoire contemporaine de l’Eglise en Chine que l’on voit une coalition de catholiques et de protestants, issus des Eglises officiellement enregistrées et des Eglises “domestiques” ou “clandestines”, être ainsi unis pour dénoncer des atteintes aux droits de l’homme et à la liberté religieuse. »

     

    Addendum

    Le juriste de Pékin, Zhang Kai, et son assistant Liu Peng ont été arrêtés le 25 août.

  • Les pourrisseurs

    On ne doit plus dire « propagande homosexuelle », et l’on ne doit surtout pas dénoncer l’immonde propagande homosexuelle envers les adolescents, car cela s’appelle (aussi) « promotion de la diversité et du vivre ensemble ».

    La « diversité », c’est deux hommes qui « vivent ensemble », ou deux femmes qui « vivent ensemble », et qui ont des enfants, puisque désormais deux hommes peuvent avoir des enfants, et deux femmes aussi, et ces enfants à qui on ment effrontément en leur disant qu’ils ont « deux papas » ou « deux mamans » grandissent dans des « familles » harmonieuses qu’il faut citer en exemple.

    C’est pourquoi un « documentaire » intitulé Gayby Baby (officiellement déconseillé aux moins de 15 ans), qui raconte la vie épanouie de quatre enfants grandissant dans des « foyers » homosexuels, devait être projeté demain 28 août dans les lycées de Nouvelles-Galles du Sud, en Australie. Cela allait se faire aussi tranquillement que… discrètement. Mais un quotidien a titré sur l’événement, ce qui a fait réagir le ministre de l’Education de cet Etat (le plus peuplé du pays), qui a interdit qu’on passe le film pendant les heures de cours.

    Il a été soutenu par son Premier ministre Mike Baird, qui « soutient totalement le message de tolérance du film » mais considère que les heures de cours doivent servir à étudier le programme…

    Le Premier ministre de l’Etat de Victoria a violemment dénoncé cette position. Daniel Andrews, qui s’est toujours défini comme « catholique pratiquant », considère que la décision de ses collègues est « une cruelle ânerie » et qu’il en est « malade », et il a décidé d’emmener sa famille voir le film.

    On apprend au détour d’un article que le film devait être projeté dans les lycées le 28 août parce que c’est la journée « Habillez-vous de violet » (Wear it purple), qui est la journée de « fierté » des « étudiants LBTGIQ » (sic).

    Voici l’affiche du film. Il est évidemment interdit d’y voir une quelconque connotation « pédophile »…

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    Vive Poutine.

  • Saint Joseph Calasanz

    Joseph Calasanz, né au château de Calasanz en Aragon, fit des études de droit puis de théologie et devint prêtre. Il eut divers ministères en Espagne puis, en 1592 – il avait 35 ans – il décida d’aller à Rome. Il se mit au service de la confraternité de la doctrine chrétienne, et il allait chercher les enfants des rues pour les mener à l’école. Mais les instituteurs, qui étaient déjà très mal payés, refusèrent ces nouveaux élèves. Le curé de Sainte-Dorothée du Transtévère lui prêta deux pièces et lui fournit de l’assistance, et Joseph put ainsi créer sa première école gratuite pour les pauvres.

    Le jour de Noël 1598 il y eut une terrible inondation du Tibre. Il y eut 2000 morts. Joseph était partout pour aider les pauvres qui n’avaient plus rien. C’est ainsi qu’il se fit connaître, et en 1600 il ouvrait sa première « école pieuse » au centre de Rome. Le pape Clément VIII lui apporta son aide, ce qui incita d’autres à faire de même, et bientôt il eut un millier d’élèves. Alors il fonda l’ordre des écoles pieuses : les piaristes. En 1617 la congrégation était approuvée par Paul V et commençait à essaimer en Italie et en Europe. En 1621 elle était érigée par Grégoire XV comme Ordo Clericorum Regularium Pauperum Matris Dei Scholarum Piarum (ordre des pauvres clercs réguliers de la Mère de Dieu des écoles pieuses), avec vœu solennel de se vouer exclusivement à l’éducation des jeunes.

    Joseph Calasanz était un ami de Galilée et de Campanella. Il envoyait même des professeurs piaristes étudier chez Galilée. Il soutint toujours l’un et l’autre, et Campanella, qui soutint également Galilée, vola au secours de Joseph lorsque celui-ci eut des ennuis.

    Et de graves ennuis. D’abord à cause de son soutien à Galilée. A l’âge de 80 ans, il fut emprisonné par l’Inquisition et interrogé. Mais le pire fut l’affaire Cherubini. Directeur de l’école piariste de Naples, le P. Stefano Cherubini abusait sexuellement des enfants. Lorsqu’il l’apprit, Joseph Calasanz voulut sévir, mais c’était impossible, car Cherubini était le fils et le frère de juristes du pape, et personne n’aurait osé s’en prendre à cette famille. Et Cherubini prévint Joseph que s’il rendait public le scandale il détruirait l’ordre. Alors Joseph promut le P. Cherubini, afin qu’il n’ait plus de contact avec les enfants. Il devint visiteur général des piaristes, et, à la faveur de l’affaire Galilée (qui divisait l’ordre des piaristes), il devint en 1643 supérieur général de l’ordre, Joseph 85 ans, étant mis complètement sur la touche. Voyant que le monstre avait désormais tout pouvoir sur l’ordre, Joseph rendit public le scandale des abus sexuels sur les enfants. Ce qui n’eut pas d’effet immédiat, mais une partie des piaristes fut scandalisée, et il y eut une nouvelle et grave division chez eux, de sorte que le pape finit, en 1646, par supprimer l’ordre. Joseph mourut deux ans plus tard, à près de 92 ans, voyant entièrement détruite l’œuvre de sa vie, sans avoir jamais perdu sa sérénité, sans avoir jamais récriminé.

    Huit ans plus tard, le pape Alexandre VII rétablissait les piaristes. Benoît XIV béatifiait Joseph en 1748, Clément XIII le canonisait en 1767. Pie XII le nomma patron universel des écoles populaires chrétiennes. Son cœur et sa langue sont restés intacts, et se trouvent dans une chapelle de la maison mère des piaristes à Rome, près de l’église Saint-Pantaléon où il fut enterré et où se trouve toujours son tombeau.

  • L’OMS avortueuse

    L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a publié un guide dans lequel elle « se plaint de la grave pénurie de services d’avortements qualifiés, spécialement dans les pays en voie de développement ». Pour y faire face, elle propose :

    — de rendre « plus flexibles les normes médicales, pour permettre aux travailleurs sanitaires de niveau inférieur de pratiquer des avortements ».

    — de « limiter la possibilité [pour les professionnels de santé] de manifester leur objection de conscience ».

    L’OMS envisage donc que du « personnel non médical pratique des avortements durant le premier trimestre, par méthode chirurgicale ou médicamenteuse », et « promeut l’avortement induit par les propres mères » (sic, si ce sont des mères il s’agit donc bien de tuer leurs enfants), afin de « rendre autonomes les femmes » et d’« optimiser les ressources disponibles du personnel sanitaire et de répartir les tâches ».

    Par ailleurs, en réponse aux objections morales, religieuses, ou au malaise exprimé face aux « avortements sélectifs en fonction du sexe », et aux « avortements tardifs », l’OMS déclare : « L’objection de conscience, là où elle est permise, doit être régulée. »

  • Avancée kurde

    Les milices kurdes, appuyées par les avions de la coalition, ont chassé aujourd’hui les jihadistes de l’Etat islamique de dix villages sunnites de la province de Kirkouk. Ils auraient ainsi conquis, ou libéré, 250 km2 dans la journée.

    C’est la première fois depuis des mois que les combattants kurdes font une sortie hors des territoires spécifiquement kurdes d'Irak.

  • Macron dans le texte

    « Today, in the current situation, no vision means the status quo, and the status quo means the dismantling of the eurozone, de facto. So we have to move forward. »

    Ainsi parle le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron, devant des ambassadeurs d’Allemagne à Berlin. Il est loin le temps où le français était la langue de l’Europe, ou seulement le temps où le français était la langue de la diplomatie (puisque même le nouveau pape, et c’est une révolution qui n’a pas été assez soulignée, s’exprime en italien dans ses discours diplomatiques).

    Voici comment on peut traduire le discours macronesque :

    « Aujourd’hui, dans la situation actuelle, ne pas avoir de vision signifie rester au statu quo, et le statu quo, cela signifie démanteler l’eurozone, de facto. C’est pourquoi nous devons aller de l’avant. »

    Aller de l’avant, c’est bien entendu toujours plus « d’Europe ». Car plus ça va mal, plus il faut unir les Etats membres : à force d’aller de plus en plus mal, un jour ça finira par aller bien. Ce n’est pas différent du communisme léniniste : à force d’aller de plus en plus mal, la société socialiste de la dictature du prolétariat aboutira au bonheur communiste.

    « Nous avons laissé des divergences, des fossés se creuser entre les Etats membres. Aujourd’hui nous avons un besoin très urgent d’avancer, ou l’Europe continuera de signifier seulement l’austérité pour les peuples… C’est un projet qui implique de nouvelles convergences entre les membres de l’eurozone, et aussi des transferts », à savoir une « union de transfert », un budget de l’eurozone qui permettrait de transférer de l’argent aux membres les plus faibles…

    « Il y a toujours du scepticisme en Allemagne quand la France met en avant des propositions, commente le même Macron à Politico. Les Allemands répondent : “Êtes-vous prêts pour une plus grande convergence et une modification du traité ?” La modification du traité ne doit pas être un tabou, c’est seulement une question de timing. » Cela ne peut pas se faire en 2017 parce qu’il y a des élections en France et en Allemagne, mais on peut le faire en 2018.

    Parce que Macron pense qu’il sera toujours préposé aux finances en 2018…

    Cela dit, si ce n’est pas lui, ce sera son frère idéologique, qu’il soit de droite ou de gauche.

  • Pas de Gay Pride à Venise

    Le nouveau maire de Venise, Luigi Brugnaro, qui est pourtant étiqueté seulement « centre droit », a déclaré qu’il n’y aurait pas de Gay Pride dans la ville pendant son mandat : « Pas de Gay Pride dans ma Venise », dit-il à la Repubblica. « C'est une bouffonnerie, le summum du kitsch. Qu'ils aillent la faire à Milan ou plutôt sous vos fenêtres ! » répond-il à la journaliste.

    Luigi Brugnaro, qui a mis fin, le 15 juin, à 30 ans de domination de la gauche à Venise, a déjà défrayé la chronique en ordonnant le retrait des bibliothèques scolaires de tous les livres évoquant l’« homoparentalité ».

  • Au Pakistan

    Asianews raconte l’histoire du chrétien Khurram Naveed, obligé de fuir de ville en ville avec sa femme et ses enfants parce que sa femme est une musulmane convertie au christianisme.

    En 2009, Khurram Naveed et Sobia Riaz enseignaient dans une école primaire chrétienne de Faisalabad. Lui était chrétien, elle était musulmane. Il  y avait des cours sur la Bible et Sobia décida d’aller voir de quoi il s’agissait. Elle s’y est intéressée de plus en plus et a décidé de devenir chrétienne. Elle en a parlé à Khurram, qui en a parlé au pasteur. Après avoir longuement discuté avec elle et s’être bien assuré qu’elle prenait cette décision en toute liberté, le pasteur accepta de la baptiser quand elle eut 21 ans. Ce fut le 9 janvier 2010, et elle prit le nom de Marie (Mariam).

    L’année suivante, Khurram Naveed et Sobia Riaz, devenue Mariam, décidèrent de se marier. Ce qu’ils firent selon la loi pakistanaise qui régit les mariages chrétiens. Mais, en raison de l’« apostasie » de Sobia, ils ne pouvaient pas rester vivre au domicile de Khurram à Faisalabad, et s’installèrent dans une banlieue.

    Au bout de trois ans, la famille de Sobia-Mariam trouva leur adresse. Ils allèrent voir… les voisins du couple, leur expliquant que leur fille était musulmane et qu’elle avait été kidnappée par un chrétien qui l’avait convertie de force…

    Les voisins commencèrent à harceler le couple, puis un imam leur dit qu’ils devaient se convertir à l’islam ou en supporter les conséquences.

    Alors le couple s’enfuit dans un autre endroit. Mais la famille de Mariam découvrit la nouvelle adresse, et ils durent partir de nouveau.

    Aujourd’hui ils se cachent dans un autre endroit, avec leurs deux filles de 4 et 2 ans. Khurram a dû changer de travail à six reprises.

    Quant à l’école de Faisalabad, elle a dû fermer. « Elle fonctionnait très bien et elle était très estimée, dit l’ancien propriétaire des lieux, mais il était impossible de la laisser ouverte après la conversion de Sobia. J’ai dû vendre les bâtiments à la moitié de leur valeur… Je prie pour que ce couple trouve un peu de quiétude dans notre société. Mais pour moi la seule solution est qu’ils aillent dans un autre pays. »

    Mariam témoigne de ses difficultés auprès d’Asianews :

    « Je suis devenue chrétienne il y a plus de cinq ans, mais je n’ai toujours pas ma carte d’identité chrétienne, ni d’autres papiers. Si je vais dans les bureaux de l’administration pour demander des papiers indiquant ma nouvelle foi, je peux être menacée pour m’être convertie au christianisme. Pourtant, avoir des papiers est crucial. Sans eux nous ne pouvons pas inscrire nos filles à l’école… Comme je suis enregistrée comme musulmane, nous sommes sujets à des menaces. J’espère vraiment que quelqu’un nous aidera car il est impossible maintenant de mener une vie libre. Quoi qu’il en soit, en dépit de tous les problèmes, nous resterons fermes dans notre foi, suivant les enseignements du Seigneur Jésus jusqu’à notre dernier souffle. Je l’ai reçu dans mon cœur et je ne retournerai pas en arrière. »

  • (Faux) misérabilisme obsessionnel

    « C’est en bois pauvre, mais d’une immense valeur symbolique, que sera la chaise que le Pape François utilisera lors de la Messe du 25 septembre au Madison Square Garden de New York », nous apprennent les Nouvelles du Vatican. Elle a été « réalisée dans un garage » par « trois immigrants saisonniers hispaniques ». Elle veut être « un symbole d’humilité et pas un trône ».

    Du bois pauvre ? On apprend par ailleurs que cette « chaise » est en chêne, comme le reste du mobilier pour cette messe. Je n’avais encore jamais entendu dire que le chêne était un « bois pauvre ». C’est au contraire le type même du bois noble. (Une planche de chêne coûte quand même trois fois plus cher qu’une planche de pin…)

    « Ce n’est pas un trône, mais une simple chaise pour un pape qui aime la simplicité », souligne le cardinal Dolan, dans un article où l’on parle du « message d’humilité, de modestie et de réelle préoccupation pour les marginaux que prêche le Saint-Père ». Le cardinal Dolan précise qu’il s’agit de « pointer les projecteurs sur la situation des travailleurs immigrés, souvent privés de papiers, et victimes de leurs employeurs ».

    La « chaise » du pape est fabriquée dans un simple garage de deux voitures, qui a été loué pour l’occasion. Or cela se fait sous la direction des salésiens et l’archidiocèse de New York. Obligés de louer un petit garage pour faire une petite chaise pour le pape des pauvres…

    Le salésien qui dirige l’opération, « Brother Sal » (Salvatore Sammarco, professeur de menuiserie), explique que le groupe qui réalise le mobilier travaille sur des dessins fournis par les organisateurs de la messe, qui sont cohérents avec le désir du pape d’avoir un mobilier liturgique « humble, pur et pauvre ».

    Ainsi, il n’y aura pas de sculptures ou de symboles sur la « chaise », qui sera simplement « recouverte de toile blanche ». « Ce n’est pas luxueux, c’est comme manger à la table de la cuisine, pas dans la salle à manger », dit le salésien. « Ce n’est pas un trône, c’est une simple chaise pour un pape qui aime la simplicité », insiste le cardinal Dolan.

    Franchement, vous avez beaucoup de « chaises » comme ça dans votre cuisine, vous ?

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    Par ailleurs, la messe du 25 septembre programme « une chorégraphie de Steve Cohen, un technicien de l’éclairage qui mettra en scène Billy Joel et d’autres célèbres musiciens ».

    Je ne sais pas qui est Billy Joel, mais je suppose que c’est de la liturgie pour les pauvres.

    Un petit tour sur internet me fait découvrir que ce Billy Joel, qui ne me paraît pas pauvre, en est à sa quatrième femme. Je me demande s’il sera invité au synode.

    Et c’est dommage que Jacques Chancel ne soit plus là pour poser la bonne question.

    Addendum.

    Et la voilà presque finie, la pauvre et si humble chaise de cuisine... avec un symbole, quand même... (Merci à Christiane)

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    Voici une meilleure vue du mobilier de cuisine des pauvres :

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  • Domine, pater et Deus vitae meae

    ℟. Domine, pater et Deus vitae meae, ne derelinquas me in cogitatu maligno: extollentiam oculorum meorum ne dederis mihi, et desiderium malignum averte a me, Domine; aufer a me concupiscentiam, * Et animo irreverenti et infrunito ne tradas me, Domine.
    ℣. Ne derelinquas me, Domine, ne accrescant ignorantiae meae, nec multiplicentur delicta mea.
    ℟. Et animo irreverenti et infrunito ne tradas me, Domine.

    Seigneur, père et Dieu de ma vie, ne m’abandonnez pas à la pensée mauvaise : ne donnez pas prétention à mes yeux, et détournez de moi le désir mauvais, Seigneur ; enlevez de moi la concupiscence, et ne me livrez pas à l’esprit d’irrespect et de niaiserie. Ne m’abandonnez pas, Seigneur, pour que ne s’accroissent pas mes ignorances, et que ne se multiplient pas mes péchés.

    Ce qui frappe d’abord est la longueur inhabituelle de ce répons des matines d'aujourd'hui. Le répons proprement dit est l’énoncé de trois versets de l’Ecclésiastique : 23, 4-6, dans une version qui n’est pas exactement celle de la Vulgate. Dans le texte originel on demande à Dieu de ne pas nous abandonner à « l’ennemi ». Le répons interprète très normalement « l’ennemi » par les mauvaises pensées intérieures, les « mauvais désirs », désignés ensuite sous le terme de « concupiscence », dont on ne précise pas le champ, et qui s’étend donc à tous les « mauvais désirs », alors que le texte de la Vulgate parle seulement des « concupiscences du ventre ».

    Le "verset" quant à lui est pris des versets 1 et 3 qui précèdent.

    Dans les anciens manuscrits le verset n’est pas celui-là, il est pris du livre de la Sagesse, 9, 4 : Da mihi Domine, sedium tuarum assistricem sapientiam. Donnez-moi, Seigneur, la sagesse qui est assise sur votre trône. (La Sagesse qui par conséquent fait un avec le Seigneur : elle est le Verbe.)

  • Ce qu’on nous cache

    Je le découvre aujourd’hui par Le Salon Beige. Le fait date du 1er août et a été soigneusement occulté par les médias. Seule la Tribune en a parlé, le 4 août, et la nouvelle a été immédiatement enterrée. Elle était pourtant d’importance, mais pas à la gloire du gouvernement français, et elle est même particulièrement désastreuse : l’Inde a annulé le « contrat du siècle », la commande de 126 Rafale, dont on avait fait un événement « historique ».

    En fait, depuis la visite officielle du Premier ministre indien en avril dernier, on se doutait qu’il y avait un problème. On avait alors annoncé que l’Inde commandait immédiatement 36 Rafale « prêts à voler », la négociation sur les 126 avions se poursuivant par ailleurs…

    En fait le gouvernement indien était depuis décembre – depuis qu’il a vu ce qu’était la parole de la France dans l’affaire des navires Mistral - en négociation avec le gouvernement russe. Et dès avant la visite en France de Narendra Modi, l’Inde avait signé avec la Russie un contrat pour l’achat de 127 avions de chasse russes…

    On lira ici de très intéressantes explications.

    D’autre part, la Lituanie a demandé hier à l’Union européenne 50 millions d’euros, pour aider ses paysans qui souffrent de la chute des prix du lait consécutive à l’embargo russe. Le Premier ministre lituanien a déclaré à Bruxelles que la situation était « critique » parce que les exportations de lait et de produits laitiers avait baissé de 34%.

    On remarquera que les Lituaniens disent les choses telles qu’elles sont. Alors qu’en France le gouvernement dit qu’il va essayer de faire quelque chose à cause d’une crise mystérieuse, la Lituanie demande de l’argent à l’UE qui est responsable de cette politique absurde qui ruine les paysans européens.

    Tandis que le méchant Poutine, qu’on a su si bien isoler, empoche des contrats…

  • Saint Louis

    Commentaires du bienheureux cardinal Ildefonso Schuster sur les trois oraisons de la messe :

    Prière. — « Seigneur, qui avez fait passer du trône terrestre au trône céleste le bienheureux roi Louis ; par ses mérites et son intercession faites que nous aussi méritions d’avoir part à l’héritage du Christ Jésus, Roi des rois ». Aujourd’hui l’Église, dans cette première collecte, rappelle les fidèles au sens de cette dignité royale que, par notre incorporation au Christ Roi et Prêtre, nous avons obtenue dans le sacrement du Baptême. Si les chrétiens appartiennent tous à cette dynastie sacrée instituée par le Christ, — regale sacerdotium — il convient qu’ils sachent se dominer et tiennent leurs passions assujetties. On attribue à saint Colomban une belle parole qui se rapporte à cette liberté royale que doit garder intacte le chrétien. A un roi tyran, ce saint abbé dit un jour : si aufers libertatem, aufers dignitatem (1).

    Sur les oblations. — « Comme le bienheureux confesseur Louis, ayant méprisé les délices du monde, s’efforça de plaire uniquement à Dieu ; ainsi nous vous demandons. Seigneur, que son intercession nous rende agréables à Vous ». Il n’est rien de plus vil que de transiger avec sa conscience pour ne pas déplaire aux hommes. Avec la meilleure bonne volonté, avec le tact et la prudence la plus circonspecte, il est impossible de contenter tout le monde. Saint Paul essaya de le faire, mais lui-même écrivit : Si adhuc hominibus placerem, Christi servus non essem (2). Le Psalmiste a un mot très fort contre ces lâches victimes du respect humain : disperdet ossa eorum qui hominibus placent, quoniam Deus sprevit eos (3).

    Après la Communion. — « Seigneur, qui avez rendu illustre sur la terre, puis glorieux dans le ciel, le bienheureux confesseur Louis, établissez-le aussi défenseur de votre Église ». Le nombre est-il assez grand, de ceux qui évoquent avec passion les noms des souverains des anciennes dynasties françaises ? Et pourtant, le nom de saint Louis IX exprime encore, pour cette nation, tout un programme et un idéal de foi, de pureté, de valeur et d’honneur qui élève les lis de la vraie France catholique d’autant plus haut qu’est descendue davantage dans la fange la faction jacobine adverse, destructrice de sa propre patrie.

    (1) Si on retire la liberté, on retire la dignité.

    (2) Gal. 1, 10. Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.

    (3) Ps. 52, 6. Dieu a brisé les os de ceux qui cherchent à plaire aux hommes, parce que Dieu les a méprisés.

  • Brexit

    Selon le Sunday Times, les animateurs de la campagne pour le non au référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE sont en pourparlers avec au moins huit ministères (alors que David Cameron a donné l’ordre aux ministres de ne pas prendre position). Selon des documents publiés par le journal, le chef de la campagne serait Matthew Elliott, fondateur du groupe Business for Britain, qui regroupe de nombreux chefs d’entreprise et hommes d’affaires demandant une réforme drastique de l’UE. La directrice des opérations serait Victoria Woodcock, secrétaire particulière de Michael Gove quand il était ministre de l’Education. Dans le « gang des huit », comme l’appelle la presse britannique, il y aurait précisément Michael Gove, qui est aujourd’hui le Lord Chancelier et ministre de la Justice… ainsi que Iain Duncan Smith, le ministre du Travail, et Chris Grayling, le ministre chargé des relations avec la Chambre des communes.

    Les principaux donateurs du parti conservateurs seraient également sur le point de se lancer dans la campagne pour le Brexit, alors que David Cameron aimerait faire campagne pour le maintien du royaume dans l’UE au vu de ce qu’il aura obtenu (rien pour le moment)…

    De son côté, Andy Burnham, candidat au poste de chef des travaillistes, déclare que s’il est élu il se montrera « fièrement pro-européen » car, dit-il, « il est temps d’afficher fermement nos couleurs »…

  • Une mesure pour les chrétiens en Irak

    Un comité ad hoc des forces de sécurité a été institué dans le but de recueillir des informations et de prendre des mesures concrètes à propos des violences et abus ciblés subis par les chrétiens en Irak, du moins dans les zones contrôlées par le gouvernement, en fait essentiellement à Bagdad.

    Le comité a été institué à l’initiative du Premier ministre, Haydar al-Abadi, et vise à lutter en particulier contre l’augmentation du nombre des enlèvements de personnes et des expropriations abusives de maisons et de terrains qui, au cours de ces derniers mois, ont eu pour cibles les chrétiens irakiens, dans le cadre d’un acharnement ciblé.

    Les responsables du comité ont déjà rendu visite au patriarcat chaldéen à Bagdad pour rencontrer S.B. Louis Raphaël I Sako et commencer à recueillir des données et informations utiles à propos des abus subis par les chrétiens. En particulier, la première étape consiste à recenser les biens immobiliers soustraits abusivement aux familles chrétiennes, recueillant les titres de propriété et indiquant les personnes, les groupes et les organismes collectifs qui bénéficient actuellement des immeubles expropriés illégalement. Les paroisses et les communautés chrétiennes pourront également fournir au comité de sécurité des informations concernant des cas de chrétiens enlevés, y compris les indices utiles pour identifier les auteurs de ces enlèvements.

  • Une première à Cuba

    Pour la première fois depuis la révolution castriste, la construction d’une nouvelle église a commencé à Cuba.

    C’est dans une cité dortoir à l’est de La Havane. Elle sera dédiée à saint Jean-Paul II, en souvenir du voyage de ce pape en 1998 et de ses conséquences.

    Il s’agit d’une des trois églises dont le régime a accepté la construction. Le terrain a été donné par Raul Castro.

  • Mgr Rey en Syrie

    Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a été reçu samedi à Damas par le patriarche grec melkite catholique SB Grégoire III et le nonce apostolique Mgr Zenari.

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    Il semble que soit la première fois qu’un évêque français se rende en Syrie depuis l’offensive islamiste. Hier, il a concélébré la divine liturgie avec l’archevêque de Homs, Hama et Yabroud, en la vénérable cathédrale Saints Constantin et Hélène de Yabroud, construite avec les pierres d’un temple de Jupiter.

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