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Le blog d'Yves Daoudal

  • Juste en passant…

    Connaissez-vous André Soulier ? Il a été une haute personnalité de la politique lyonnaise entre 1977 et 2001. Et il est un avocat réputé depuis 1969.

    C’est lui que le cardinal Barbarin a choisi pour le défendre dans le cadre de la plainte déposée par des personnes qui l'accusent d'avoir couvert des abus sexuels sur mineurs.

    On sait que Lyon est une capitale maçonnique.

    On pouvait lire dans un article de l’Express sur le sujet, en juin 2000 :

    Le Grand Orient compte aussi quelques élus de la majorité municipale, comme l'avocat André Soulier. S'il n'est pas le plus assidu des frères, l'adjoint de Raymond Barre à la mairie est assurément l'un des doyens de la maçonnerie lyonnaise. Il a été initié voilà quarante-trois ans dans la loge Union et Liberté.

    Le cardinal Barbarin se fait défendre par un membre d'une loge dont le but est la destruction de l'Eglise catholique...

  • La messe à Quimper

    On me signale, en commentaire de ma note sur l’arrivée dans le diocèse de Quimper de l’abbé Loïc Courtois, que ce prêtre de la Fraternité Saint Pierre (ordonné en 2012, à Bordeaux depuis 2014) célébrera la messe selon la forme extraordinaire tous les dimanches à partir du 11 septembre en l’église Saint-Mathieu à Quimper (c’est l’église de ma confirmation…).

  • L’Inde va mettre fin à l’industrie de la GPA

    Le gouvernement indien a présenté hier un projet de loi qui va réglementer la pratique des mères porteuses. Il est significatif que le projet de loi soit présenté par le ministre… des Affaires étrangères. L’Inde est devenue la destination privilégiée des couples et des homosexuels des pays riches qui veulent qu’une femme leur fabrique un enfant. Cela coûte trois fois moins cher en Inde.

    Malgré les bénéfices : 5 milliards de dollars par an générés par plus de 500 cliniques, le gouvernement indien a décidé de mettre fin à cette exploitation des femmes les plus pauvres.

    Quand la loi aura été votée, seuls les couples indiens mariés depuis au moins 5 ans pourront avoir recours à la gestation pour autrui, uniquement avec une femme faisant partie de la famille, et gratuitement.

  • Saint Louis

    Les trois collectes de la messe, commentées par le bienheureux cardinal Schuster.

    Deus, qui beátum Ludovícum Confessórem tuum de terréno regno ad cæléstis regni glóriam transtulísti : eius, quǽsumus, méritis et intercessióne ; Regis regum Iesu Christi, Fílii tui, fácias nos esse consórtes : Qui tecum vivit et regnat.

    « Seigneur, qui avez fait passer du trône terrestre au trône céleste le bienheureux roi Louis ; par ses mérites et son intercession faites que nous aussi méritions d’avoir part à l’héritage du Christ Jésus, Roi des rois ». Aujourd’hui l’Église, dans cette première collecte, rappelle les fidèles au sens de cette dignité royale que, par notre incorporation au Christ Roi et Prêtre, nous avons obtenue dans le sacrement du Baptême. Si les chrétiens appartiennent tous à cette dynastie sacrée instituée par le Christ, — regale sacerdotium — il convient qu’ils sachent se dominer et tiennent leurs passions assujetties. On attribue à saint Colomban une belle parole qui se rapporte à cette liberté royale que doit garder intacte le chrétien. A un roi tyran, ce saint abbé dit un jour : si aufers libertatem, aufers dignitatem [si tu enlèves la liberté, tu enlève la dignité].

    Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, sicut beátus Ludovícus Conféssor tuus, spretis mundi oblectaméntis, soli Regi Christo placére stúduit ; ita eius orátio nos tibi reddat accéptos. Per eúndem Dóminum.

    « Comme le bienheureux confesseur Louis, ayant méprisé les délices du monde, s’efforça de plaire uniquement à Dieu ; ainsi nous vous demandons. Seigneur, que son intercession nous rende agréables à Vous ». Il n’est rien de plus vil que de transiger avec sa conscience pour ne pas déplaire aux hommes. Avec la meilleure bonne volonté, avec le tact et la prudence la plus circonspecte, il est impossible de contenter tout le monde. Saint Paul essaya de le faire, mais lui-même écrivit : Si adhuc hominibus placerem, Christi servus non essem [si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ]. Le Psalmiste a un mot très fort contre ces lâches victimes du respect humain : disperdet ossa eorum qui hominibus placent, quoniam Deus sprevit eos [Dieu a brisé les os de ceux qui cherchent à plaire aux hommes, parce qu’il les a méprisés].

    Deus, qui beátum Confessórem tuum Ludovícum mirificásti in terris, et gloriósum in cælis fecísti : eúndem, quǽsumus, Ecclésiæ tuæ constítue defensórem. Per Dóminum nostrum.

    « Seigneur, qui avez rendu illustre sur la terre, puis glorieux dans le ciel, le bienheureux confesseur Louis, établissez-le aussi défenseur de votre Église ». Le nombre est-il assez grand, de ceux qui évoquent avec passion les noms des souverains des anciennes dynasties françaises ? Et pourtant, le nom de saint Louis IX exprime encore, pour cette nation, tout un programme et un idéal de foi, de pureté, de valeur et d’honneur qui élève les lis de la vraie France catholique d’autant plus haut qu’est descendue davantage dans la fange la faction jacobine adverse, destructrice de sa propre patrie.

  • Marie Stopes épinglée

    L’industriel de l’avortement Marie Stopes International a suspendu ses opérations dans ses avortoirs de Grande-Bretagne (grassement subventionnés), suite à des inspections suprises de la Commission de qualité des soins. La commission a conclu qu’on ne pouvait être certain que le personnel ait les compétences ou la formation requises pour administrer une sédation ou une anesthésie. Elle fait état également de « préoccupations immédiates quant à la question du consentement ».

    Le Service de Santé (sic) publique a donc envoyé les 250 femmes qui allaient se faire avorter chez Marie Stope dans d’autres avortoirs, en attendant que la situation soit clarifiée. « En tout temps, a déclaré le Pr Baker, inspecteur en chef adjoint de la commission, notre priorité est de veiller à ce que les patientes reçoivent des soins sûrs, de haute qualité et compatissants ». Sic.

    L’Association de protection de l’enfant à naître condamne cette réaction du Service de santé publique « aux pratiques d’avortements dangereuses et illégales dans les cliniques privées », l’accusant de « collusion immorale et illégale dans une activité criminelle ». L’association rappelle que la loi britannique n’autorise l’avortement que s’il y a un risque pour la santé de la mère, en bref si la poursuite de la grossesse est plus dangereuse que l’avortement. Or pour 98% des avortements les médecins certifient qu’il est nécessaire pour la santé mentale de la mère alors qu’il n’y a aucun risque : ces avortements sont donc illégaux.

  • Racisme triomphant

    Un « séminaire de formation à l'antiracisme » réservé aux « victimes du racisme d’Etat », donc excluant d’emblée les blancs, va se dérouler du 25 au 28 août à Reims.

    « La non-mixité est une nécessité politique », soulignent les organisateurs.

    Ce racisme revendiqué ne pose aucun problème à la directrice du centre qui héberge le séminaire, ni à la Ville de Reims : « Rien ne permet d'interdire cette rencontre à ce jour. »

    Nul doute que les réactions auraient été les mêmes si le séminaire avait été une formation à l’antiracisme excluant les noirs…

    Et voilà une illustration de plus que l’antiracisme n’est qu’une forme de racisme, qui anesthésie les esprits.

  • Suicide

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    Le troisième tour de la présidentielle autrichienne approche. Alors qu’il est à la traîne dans les sondages face au candidat « d’extrême droite » Norbert Hofer, le candidat « indépendant » (sic) Alexander van der Bellen vient de sortir une campagne d’affiches reprenant exactement le slogan des anti-Brexit : « Plus forts ensemble – Non à l’Oexit ».

    C’est pour être sûr de perdre quelques points supplémentaires ?

  • A propos du burqini

    Le débat à propos de l’interdiction du burqini sur les plages paraît absurde à beaucoup. D’abord aux libéraux conséquents avec leur idéologie aveugle, pour qui chacun se vêt et se dévêt comme il veut : il n’est pas plus extravagant d’être couvert de la tête aux pieds sur le littoral qu’y être nu comme un ver. Aux libéraux s’adjoignent éventuellement les cathos tradis (et pas forcément tradis), pour qui le burqini est plus décent que le bikini, n’est-ce pas. Et l’on doit ajouter les professionnels de la subversion, qui sont prêts à soutenir tout ce qui peut détruire le conformisme ou supposé tel.

    Face à cet alliage pour le moins hétéroclite, les adversaires du burqini sont incapables d’un discours cohérent et argumenté. Quand on leur demande la raison de leur opposition, nombreux sont ceux qui se donnent le ridicule de mettre en avant « l’hygiène ». Les plus courageux parlent des « valeurs de la République » (comprenez-moi à demi-mot), et les plus héroïques évoquent la laïcité. Impossible d’aller plus loin, on sombrerait dans le péché mortel de l’islamophobie.

    Il est manifeste que la chape de plomb du politiquement correct et du vivre ensemble fait que beaucoup n’osent même pas penser à la signification du « burqini ». Et les rares qui y pensent n’osent pas le dire. Mais la raison non formulée de l’opposition au burqini est fortement imprimée dans l’inconscient, assez fortement pour que des arrêtés soient pris, et validés par la justice.

    Cette raison, il faudrait tout de même que quelqu’un ose la dire ouvertement. Le burqini n’est pas un vêtement, de même que le minaret n’est pas un clocher. « Les minarets sont nos baïonnettes », comme dit le poème cher à Erdogan. Le minaret est le signe visible de la conquête d’un territoire par l’idéologie islamique : c’est pourquoi les Suisses ont sagement interdit la construction de tout minaret sur leur territoire. Or les burqini ne sont rien d’autre que de petits minarets sur les plages : l’affirmation de la conquête de ce territoire par l’islam. Et le jour où il y a assez de « burqinis », on peut chasser les kouffar de la plage devenue halal. Comme à Sisco, par exemple.

    Le burqini aussi, c’est le jihad, l’effort de conquête dans le sentier d’Allah, qui est une obligation pour tout musulman, comme le souligne à plusieurs reprises le Coran.

    C’est si difficile à comprendre ?

  • Têtes de cochons

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    Le 19 août, Andrew Stroehlein, un chef européen de Human Rights Watch, a publié sur Twitter des photos montrant des légumes taillés en forme de visages humains et postés le long de la frontière hongroise. Ces images venaient d’une page Facebook, où elles étaient accompagnée de ce commentaire : « Des épouvantails en betterave pour effrayer les humains. Apparemment ça marche, personne n’est passé par ici depuis quatre semaines. »

    « Les réfugiés fuient la guerre et la torture, Hongrie, vos têtes de betteraves ne les en dissuaderont pas », commentait Andrew Stroehlein.

    Le député européen hongrois György Schöpflin a répondu :

    « Ça pourrait marcher. Les représentations humaines sont haram. Mais je suis d’accord, des têtes de cochons seraient plus efficaces. »

    Réplique d’Andrew Stroehlein : « Un eurodéputé éructant ce genre de crasses xénophobes… Vous faites honte à la Hongrie, à l’Europe et à l’humanité. » Et les réseaux soi-disant sociaux ont embrayé sur le « scandale »…

    György Schöpflin a souligné qu’il n’avait pas proposé de mettre des têtes de cochons sur la frontière, mais qu’il n’était pas mécontent de sa petite « expérience » sociale : « Anthropologiquement parlant, il est intéressant de voir à quel point le sujet est sensible. »

  • Chevènement

    Jean-Pierre Chevènement va sans doute devenir le président de la Fondation pour les œuvres de l’islam. FDesouche rappelle qu’il avait déjà gagné ses galons de serviteur de l’islam lors de l’élaboration de la Charte de la laïcité, retirant le droit de changer de religion à la demande de l’UOIF.

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  • Nursie

    L’épicentre du séisme qui a détruit plusieurs villages et fait quelque 250 morts dans le centre de l’Italie était près de Nursie, la ville natale de saint Benoît et sainte Scholastique.

    Le monastère édifié sur la maison natale de saint Benoît avait été fermé par Napoléon en 1810. En 2000, des moines sont revenus, avec une particularité : ils célèbrent dans les deux formes du rite romain.

    Le 11 juillet 2003, en la fête de saint Benoît, ils avaient reçu la visite du cardinal Ratzinger, qui moins de deux ans plus tard prenait le nom de Benoît.

    Les moines sont sains et saufs, et le monastère est debout, mais ils ne savent pas encore quelle est l’étendue des dégâts. Sauf que les récentes restaurations… sont à refaire.

    Certains font remarquer que c’est le 1260e jour du pontificat de François. Chiffre apocalyptique cité deux fois tel quel dans l’Apocalypse, et 7 fois en tout en comptant les autres formes (dans le livre de Daniel).

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  • Double première en Ecosse

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    L’évêque de Dunkeld, Mgr Stephen Robson, a conféré dimanche le sacrement de confirmation à trois enfants selon le rite traditionnel. Puis il a assisté à une première messe célébrée selon la forme extraordinaire par l’abbé Ninian Doohan, qu’il a ordonné en la fête de l’Assomption en sa cathédrale de Dundee (la vénérable cathédrale de Dunkeld étant occupée par la soi-disant « Eglise d’Ecosse » depuis quelques siècles). - Photos ici.

    La messe traditionnelle a commencé à être célébrée à la chapelle Saint-Joseph, dans le complexe des bâtiments diocésains, l’an dernier (par un prêtre de la FSSP), au rythme d’une fois par mois. C’est désormais deux fois par mois…

  • Saint Barthélemy

    Dans le calendrier byzantin, saint Bathélemy est fêté le 11 juin, en même temps que saint Baranabé. Et le 25 août (donc demain) a lieu la fête de la translation de ses reliques. Lucernaire :

    Disons à juste titre bienheureux
    l'illustre Barthélemy
    comme un soleil aux mille feux, comme un astre sans déclin,
    comme le ciel vivant qui décrit
    la gloire salutaire de notre Dieu,
    le héraut divin, le flambeau des nations,
    le fleuve répandant les flots du savoir
    pour en abreuver tous les cœurs.

    Tes voyages en mer,
    saint apôtre Barthélemy,
    ont laissé voir une splendeur qui dépasse tout esprit;
    déposé dans un cercueil, en effet,
    de l'Orient jusqu'à l'Occident
    tu voguas en compagnie
    d'illustres Martyrs qui te faisaient une escorte d'honneur
    sur l'ordre du Seigneur tout-puissant.

    Tu sanctifias les flots
    par ton admirable traversée
    et tu arrivas sur l'île de Lipari,
    fleurant bon la myrrhe et guérissant les douleurs incurables,
    devenant un sauveur pour ses habitants,
    un refuge, un protecteur,
    un défenseur auprès du Roi qui sauve l'univers,
    bienheureux apôtre Barthélemy.

    (…)

    Ton chemin passa sur la mer,
    ton sentier sur les grandes eaux,
    lorsque tu partis de l'Orient,
    déjà mort depuis de longues années,
    illustre apôtre Barthélemy,
    car les Justes sont vivants pour les siècles
    selon le dessein providentiel de ton Maître, le Christ notre Dieu;
    saint Apôtre, supplie-le
    de nous accorder la grâce du salut.

    Il existe plusieurs versions de la vie et de la mort de saint Barthélemy, et du destin de ses reliques. La liturgie byzantine illustre la version selon laquelle le corps de saint Barthélémy, martyrisé en Arménie et enterré sur le lieu de son martyre, où se produisaient de nombreux miracles, fut transféré dans la ville nouvelle d’Anastasiopolis, construite par l’empereur Anastase (491-518) à l’est de l’empire. Lorsque la ville fut prise par l’empereur perse Chosroès, en 573, les chrétiens prirent les reliquaires de saint Barthélemy et de quatre autres saints et s’enfuirent. Ils furent rattrapés sur la Mer Noire par les païens qui jetèrent les reliquaires à la mer. Or ceux-ci surnagèrent et traversèrent les mers. Celui de saint Barthélemy s’échoua sur l’île de Lipari. Ce qui fut révélé en songe à l’évêque Agathon qui alla avec son clergé récupérer les reliques, et les installer avec tous les honneurs dans sa cathédrale, qui devint, et qui est toujours, la cathédrale Saint-Barthélemy. De la myrrhe découlait du reliquaire de l’apôtre, qui guérissait les malades. (En 839 les Sarrasins prirent et dévastèrent l’île. Les reliques de saint Barthélemy furent transférées à Bénévent. Et ensuite à Rome, par Othon III, dans la basilique de l’île Tibérine qu’il fit édifier à cet effet.)

  • La mosquée de Pise

    Plusieurs centaines d’habitants de Pise ont manifesté samedi dernier contre le projet de construction d’une moquée à moins de 400 mètres de la tour penchée. Ils ont l’appui de Magdi Allam, qui a lancé une pétition, laquelle avait déjà recueilli 1.800 signatures trois jours avant la manifestation (ce qui oblige la municipalité à organiser un référendum), et de Daniela Santanche, député et cadre du parti de Berlusconi.

    La détermination des Pisans a été renforcée par l’arrestation, le 18 août, d’un Tunisien qui projetait de faire un attentat à la tour.

    La mosquée doit être construite par l’Union des communautés islamiques d’Italie, dont le fondateur vient de demander la légalisation de la polygamie puisque l’Italie vient de légaliser les unions homosexuelles, ce qui n’est pas passé inaperçu. La construction doit être financée par le Qatar.

  • Saint Philippe Béniti

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    Entré dans l’ordre des Servites, Philippe Béniti (en italien Benizi) se fit le grand propagateur de cette institution nouvellement créée, puis en devint le général. Un jour, dans un faubourg de Sienne, il donna son manteau à un lépreux quasiment nu. Lequel fut aussitôt guéri. Les cardinaux étaient alors réunis pour trouver un successeur à Clément IV. Le miracle était le signe que le nouveau pape devait être Philippe Béniti, déjà connu pour sa sainteté et sa sagesse. Mais Philippe alla se cacher dans une grotte du mont Amiata, où il demeura jusqu’à l’élection de Grégoire X. Cette grotte a été depuis lors transformée en chapelle. Tout près se trouvent les « bains de saint Philippe », dont les eaux étaient connues depuis l’antiquité et qui deviendront une station thermale réputée lorsque les Médicis iront s’y faire soigner. Ces eaux chaudes extrêmement calcaires (et riches en sulfate de magnésium) forment des concrétions spectaculaires.

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  • Daesh à Prague...

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    En plein après-midi, hier, un Hummer de l’Etat islamique a fait irruption sur la place de la vieille ville de Prague, faisant d’autant plus impression que le lieu est piétonnier (et plein de touristes). Les miliciens brandissaient le drapeau de l’Etat islamique et tiraient des rafales d’armes automatiques. La harangue du chef était ponctuée de vigoureux Allahou Akbar. Mais l’un des soldats était monté sur un… chameau, et les barbes étaient outrageusement postiches.

    Certains disent que cette irruption a provoqué une panique qui a fait des blessés. Ce n’est pas du tout ce qu’on voit sur la vidéo. On voit d’abord les touristes prendre des photos, puis la seule protestation véhémente de deux employées des bus touristiques qui trouvent la concurrence déloyale…

    La police a interrompu la manifestation et emmené les jihadistes au poste. Ils ne seront pas poursuivis.

    Le chef du groupe et organisateur du spectacle était Martin Konvicka, qui est le plus connu des militants anti-islam (cette "monstrueuse idéologie") en Tchéquie (il est aussi un entomologiste mondialement reconnu, spécialisé dans les recherches sur les menaces qui pèsent sur certaines espèces de papillons et les moyens de les protéger…).

  • Une ambition pour l’UE

    Les dirigeants des « trois grands » de l’UE, Angela Merkel, François Hollande et Matteo Renzi, sont réunis aujourd’hui en Italie pour préparer le sommet de Bratislava, en septembre, qui se tiendra sans le Royaume Uni pour évoquer les conséquences du Brexit.

    Selon un diplomate interrogé par l’agence Reuters, « le but doit être avant tout de préserver le statu quo et d’empêcher que se poursuive la désintégration de l’UE des 27 ».

    Voilà une magnifique ambition, qui va à coup sûr réconcilier les peuples avec l’UE…

  • Au Pakistan

    La Commission des droits de l’homme du Sénat du Pakistan s’est réunie mardi dernier pour évoquer les lois anti-blasphème. Même si la question de l’abolition de ces lois demeure taboue, des voix se sont élevées pour souligner qu’elles provoquent de graves injustices et que 80% au moins des procédures judiciaires sont injustifiées. Parmi les propositions qui ont été faites, celles qui ont déjà été avancées depuis longtemps, comme l’exigence d’une enquête impartiale et la nécessité de punir les fausses accusations. Mais aussi de nouvelles propositions, comme celle de confier la première enquête à un gradé de la police (qui ne soit pas soumis aux pressions de l’imam local et des propriétaires terriens) et de retirer les procédures judiciaires, pour les mêmes raisons, aux tribunaux de première instance (qui condamnent systématiquement – et forcément à mort - les personnes accusées de blasphème contre le prophète, lesquelles sont acquittées en appel – sauf dans le cas très particulier d’Asia Bibi). La commission a décidé de mener une série d’auditions pour aller plus loin dans ce sens. Ce qui est en soi une bonne chose. Mais naturellement les islamistes, soulignant qu’il n’y avait rien à changer dans ces lois, ont déclaré que les résultats de ces travaux devraient être transmis au Conseil de l’idéologie islamique… Bref il n’y a sans doute rien à attendre à court terme. Mais le fait est qu’on parle de plus en plus de ces lois, et à un niveau de plus en plus élevé…

  • Ça se répand

    On se souvient que Jorge Mario Bergoglio a dit à son ami et confident athée Eugenio Scalfari – c’est du moins ce que celui-ci rapporte – que le Christ est « une articulation » de l’unique Dieu, comme les divinités des autres religions sont des articulations particulières de l’unique divinité, « seulement façonnées par l’histoire des hommes qui la pensent ».

    Il n’a fallu que quelques jours pour que cette hallucinante affirmation soit… démentie ? Pas du tout. Bien au contraire : pour qu’elle paraisse au beau milieu d’un éditorial de L’Avvenire, le quotidien des évêques italiens, sous une forme légèrement différente :

    En fait, pour quiconque croit – chrétien ou musulman ou juif – Dieu est un, grand, tout-puissant, miséricordieux. Les différences, s’il y en a, concernent le “je”.

    Par exemple, si je crois en la Sainte Trinité, à la Résurrection du Christ, en l’Eucharistie, c’est mon opinion personnelle, que j’ajoute, moi, parce que ça me plaît, à la croyance universelle au Dieu unique… Et comme c’est seulement mon opinion personnelle, elle n’engage pas la foi, de même que l’opinion contraire du musulman…

    Et hop, tout le monde est content.

    Vraiment ?

  • Orientation

    Conversio. Jésus, notre prêtre, se retourne, les bras ouverts, pour lui ouvrir Son cœur, vers le corps fait d’âmes dont Il convoie vers Son Père l’imploration. Ainsi fait Son représentant à la messe quand il se tourne vers le peuple en disant: Dominus vobiscum.

    Et à ce propos qu’il me soit permis d’exprimer mon peu de goût pour l’usage qui tend à s’établir, ou, paraît-il, à se rétablir, de dire toute la messe, face au peuple. J’y trouve un contresens liturgique. Le prêtre parle à Dieu au nom du peuple, il doit donc tourner le visage vers Dieu, de même que l’Eglise est orientée vers le Soleil levant. De temps en temps seulement il se retourne vers le peuple, comme pour lui dire de faire attention, pour l’associer à l’acte auguste qu’il est en train d’accomplir et pour lui dire : Respice in faciem Christi tui. La raison de la messe, ce n’est pas essentiellement le bien du peuple, c’est la gloire de Dieu. Il fallait trouver un moyen qui est celui de ces conversions répétées pour apporter et apporter encore l’assistance, à l’assistance pour la faire participer aux différentes phases de l’acte sacrificiel. De là l’importance de traduire par un mouvement physique les invitations rituelles.

    J’ai trouvé ce texte dans le livre de Paul Claudel sur le Cantique des cantiques (p. 409). A priori il ne fait que dire ce que nous pensons. Sauf qu’il a été écrit en… 1944. Indice parmi d’autres que non seulement « le Concile » n’a pas demandé de célébrer la messe à l’envers, mais qu’il n’y est même pour rien.

  • Le Cœur immaculé de Marie

    Acte de consécration des prêtres au Cœur immaculé de Marie, par Benoît XVI, le 12 mai 2010 à Fatima.

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    Mère Immaculée,
    en ce lieu de grâce,
    convoqués par l’amour de ton Fils Jésus,
    Grand et Eternel Prêtre,
    nous, fils dans le Fils et ses prêtres,
    nous nous consacrons à ton Cœur maternel,
    pour accomplir fidèlement la Volonté du Père.

    Nous sommes conscients que, sans Jésus,
    nous ne pouvons rien faire de bon (cf. Jn 15, 5)
    et que, seulement par Lui, avec Lui et en Lui,
    nous serons pour le monde
    des instruments de salut.

    Épouse de l’Esprit Saint,
    obtiens-nous l’inestimable don
    d’être transformés dans le Christ.
    Par la puissance même de l’Esprit qui,
    étendant sur Toi son ombre,
    t’a rendue Mère du Sauveur,
    aide-nous afin que le Christ, ton Fils,
    naisse aussi en nous.
    Que l’Église puisse ainsi
    être renouvelée par de saints prêtres,
    transfigurée par la grâce de Celui
    qui fait toutes choses nouvelles.

    Mère de Miséricorde,
    c’est ton Fils Jésus qui nous a appelés
    à devenir comme Lui :
    lumière du monde et sel de la terre
    (cf. Mt 5, 13-14).

    Aide-nous,
    par ta puissante intercession,
    à ne jamais trahir cette sublime vocation,
    à ne pas céder à nos égoïsmes,
    aux séductions du monde
    et aux suggestions du Malin.

    Préserve-nous par ta pureté,
    garde-nous par ton humilité
    et enveloppe-nous de ton amour maternel,
    qui se reflète en de nombreuses âmes
    consacrées à toi,
    devenues pour nous
    d’authentiques mères spirituelles.

    Mère de l’Église,
    nous, prêtres,
    nous voulons être des pasteurs
    qui ne paissent pas pour eux-mêmes,
    mais qui se donnent à Dieu pour leurs frères,
    trouvant en cela leur bonheur.
    Non seulement en paroles, mais par notre vie,
    nous voulons répéter humblement,
    jour après jour,
    notre « me voici ».

    Guidés par toi,
    nous voulons être des Apôtres
    de la Miséricorde Divine,
    heureux de célébrer chaque jour
    le Saint Sacrifice de l’Autel
    et d’offrir à tous ceux qui nous le demandent
    le Sacrement de la Réconciliation.

    Avocate et Médiatrice de la grâce,
    Toi qui es entièrement immergée
    dans l’unique médiation universelle du Christ,
    demande à Dieu, pour nous,
    un cœur complètement renouvelé,
    qui aime Dieu de toutes ses forces
    et serve l’humanité comme toi-même tu l’as fait.

    Redis au Seigneur
    cette parole efficace :
    « ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3),
    afin que le Père et le Fils répandent sur nous,
    comme dans une nouvelle effusion
    l’Esprit Saint.

    Plein d’émerveillement et de gratitude
    pour ta présence continuelle au milieu de nous,
    au nom de tous les prêtres,
    moi aussi je veux m’exclamer :
    « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 43)

    Notre Mère depuis toujours,
    ne te lasse pas de « nous visiter »,
    de nous consoler, de nous soutenir.
    Viens à notre secours
    et libère-nous des dangers
    qui nous menacent.
    Par cet acte d’abandon et de consécration,
    nous voulons t’accueillir de façon
    plus profonde et radicale,
    pour toujours et pleinement,
    dans notre existence humaine et sacerdotale.

    Que ta présence fasse refleurir le désert
    de nos solitudes et briller le soleil
    sur nos obscurités,
    qu’elle fasse revenir le calme après la tempête,
    afin que chaque homme voie le salut
    du Seigneur,
    qui a le nom et le visage de Jésus,
    réfléchi dans nos cœurs,
    pour toujours unis au tien !

    Ainsi soit-il !

  • 14e dimanche après la Pentecôte

    Ce dimanche est selon la façon traditionnelle de compter (hélas abandonnée en 1960) le 4e dimanche d’août. Dans le bréviaire monastique, comme avant 1960 dans le bréviaire romain, il y a au deuxième nocturne des matines une lecture qui est le début de l’exposition du « sens moral » du livre de Job par saint Grégoire le Grand. Voici ce texte dans la traduction du « sieur de Laval », pseudonyme de Louis-Charles d’Albert, duc de Luynes (1666).

    Il y avait dans la terre d’Hus un homme qui s’appelait Job. Puisque le nom de Job signifie : plein de douleur, et celui de Hus : plein de conseil, c’est avec raison qu’ils figurent l’un et l’autre chacun des élus ; d’autant que celui qui, ressentant de la douleur des choses présentes, aspire continuellement aux éternelles, habite sans doute dans une âme qui prend un salutaire conseil. Car il y a des personnes qui négligent de telle sorte le règlement de leur vie, que, ne recherchant que les seuls biens passagers et ne pensant pas seulement aux éternels ou les méprisant lorsqu’ils y pensent, ils n’en ressentent pas la moindre douleur et sont incapables de prendre quelque bon conseil et de former aucun dessein qui soit salutaire. Ils ne font nulle attention sur les biens célestes qu’ils ont perdus, et, misérables qu’ils sont en un état si funeste, ils s’estiment bienheureux dans la possession des biens de la terre. Ils n’élèvent jamais les yeux de leur âme vers la lumière de la vérité, pour laquelle la Bonté de Dieu les avait formés. Ils n’aspirent point par les élans de leurs désirs vers les joies ineffables de la céleste patrie, mais s’oubliant malheureusement eux-mêmes dans la jouissance de ces choses basses auxquelles ils se sont abandonnés, ils aiment ce lieu d’exil où ils ont été relégués comme si c’était leur véritable patrie, et se réjouissent dans les ténèbres de leur aveuglement déplorable, comme s’ils étaient éclairés de la plus brillante lumière.

    Les élus, au contraire, voyant que tout ce qui est passager n’est rien, n’aspirent qu’au bonheur pour lequel ils ont été mis au monde. Et comme hors de Dieu, rien n’est capable de les satisfaire, après s’être inutilement lassés dans la vaine recherche des biens périssables, toutes leurs pensées vont se reposer dans l’espérance et la contemplation de leur Créateur. Ils brûlent du désir d’être associés à la bienheureuse compagnie des célestes citoyens. Quoiqu’ils soient encore en ce monde, ils sortent néanmoins en esprit comme hors du monde. Ils déplorent continuellement le malheureux exil auquel ils sont relégués, et ils s’élèvent sans cesse par les élans de leur amour vers la sublime patrie.

    De sorte que, considérant avec douleur que ce qu’ils ont perdu est éternel, ils forment le conseil si salutaire de mépriser tout ce qui, étant sujet au temps, ne fait que passer ; et plus la lumière de ce divin conseil éclaire leur âme, pour lui faire abandonner les biens périssables, plus la douleur, dont ils sont touchés, s’accroît de ce que cette lumière et cette sagesse ne sont pas encore arrivées au comble de leur dernière perfection. Et c’est ce qui fait dire à Salomon : Celui qui augmente sa science augmente sa douleur (Eccl. 1,18) puisqu’il ressent d’autant plus de douleur d’être retenu dans les choses basses et terrestres qu’il connaît plus clairement les biens sublimes qu’il ne possède pas encore. C’est donc avec beaucoup de raison qu’il est dit ici que Job habitait dans la terre d’Hus ; puisque, ainsi que nous venons de le faire voir, l’esprit affligé de chaque élu est rempli d’un sage conseil et d’une science salutaire.

    Il faut aussi remarquer qu’il n’y a nulle peine et nulle douleur d’esprit dans les actions inconsidérées et imprudentes. Car ceux qui agissent sans conseil et sans prévoyance, et qui s’abandonnent aveuglément à la fortune et au hasard des événements, ne sont nullement tourmentés par l’inquiétude et par toutes ces différentes pensées qui fatiguent un esprit qui délibère. Mais celui qui fixe solidement son esprit par la maturité du conseil et de la raison s’observe avec circonspection et avec prudence dans toutes ses actions ; et de peur qu’il ne soit surpris par quelque événement inopiné et quelque obstacle imprévu, il examine d’abord la chose, en la sondant doucement par sa prévoyance, et comme avec le pied de sa pensée, afin que, lorsqu’il lui faudra agir, la crainte ne le retienne pas ; que lorsqu’il lui faudra différer, l’inconsidération ne le précipite point ; que dans le mal, la concupiscence ne le surmonte point à guerre ouverte et que la vaine gloire ne le fasse tomber dans des pièges secrets et cachés. Il est donc vrai de dire que Job habite dans la terre d’Hus lorsque l’esprit d’un élu est d’autant plus fatigué par le travail de marcher dans la voie étroite qu’il fait plus d’efforts pour se conduire en toutes ses actions avec conseil, avec prudence.

  • Le berger à la bergère

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    Robert Ménard, le maire de Béziers – et ancien secrétaire général de Reporters sans frontières – a fait placarder dans sa ville une affiche rappelant que Midi Libre, le seul quotidien régional, qui mène une campagne permanente contre sa municipalité, appartient au ministre Baylet, qui tient « tous les jours l’info en laisse ». L’affiche n’a pas plu à Baylet, comme on s’en doute, et il a fait signer par les journalistes de son quotidien un communiqué intitulé « Ménard calomnie la rédaction de Midi Libre ». Communiqué soulignant donc à quel point, si l’info est en laisse, ce sont les journalistes qui ont la marque du collier.

    La municipalité de Béziers a réagi, en soulignant que si cela se passait plus au sud, « un baron politique local propriétaire de l’unique quotidien tout en étant ministre à la capitale – on parlerait de république bananière ».

    La municipalité rappelle qu’au lendemain de l’attentat de Nice, Midi Libre, rendant compte de la manifestation devant l’Hôtel de Ville, n’a pas dit un mot du discours du maire, ni même mentionné sa présence, alors qu’on donnait la parole aux opposants. Qu’en juin, la ville avait perdu un procès contre une association d’aide aux clandestins et que cela avait fait la une de Midi Libre, mais qu’en juillet, quand la ville a gagné le second procès, il n’y a pas eu un seul mot dans le journal. Pas un mot non plus sur la messe de la feria, qui a rassemblé quelque 4.000 personnes.

    La municipalité signale aussi que sa campagne d’affiches a coûté 190 €, tandis que le groupe de presse de Baylet reçoit chaque année près de 2 millions de subventions de l’Etat, subventions votées par… Baylet quand il est député ou sénateur.

  • Mike Pence

    Mike Pence, choisi par Donald Trump comme candidat à la vice-présidence, actuellement gouverneur de l’Indiana, a un score de 100% dans le classement du Comité national du droit à la vie, et un score de 0% dans le classement du Planning familial. Interrogé par Fox News sur une loi de l’Indiana qu’il a signée cette année, interdisant l’avortement pour cause d’anomalie génétique, de race ou de sexe, il a déclaré : « Eh bien je suis pro-vie, et je ne vais pas m’en excuser. » Et d’ajouter : « J’aimerais voir l’arrêt Roe contre Wade annulé et jeté à la poubelle de l’histoire, qui est sa place. »

    Tel est son discours habituel, qu’il poursuit invariablement au cours de la campagne : « Je crois au caractère sacré de la vie, et je tiens à ce principe, et je suis honoré de me tenir au côté de Donald Trump dans son fort engagement pour le droit à la vie. »

    Mike Pence est naturellement accusé d’être un dangereux misogyne qui veut « faire retourner le pays à l’âge de pierre »…

  • Rien à voir avec l’islam

    Adel Kermiche, l'un des deux assassins du père Hamel, a été enterré hier soir dans le carré musulman du cimetière de Puiseux-Pontoise.

    Puisque, comme chacun sait, cet assassinat n’a rien à voir avec l’islam, voici donc désormais – ça manquait au palmarès – le carré musulman qui n’a rien à voir avec l’islam.

    Adel Kermiche ne sera donc pas enterré au Danemark. En effet, le « Fonds islamique danois pour les enterrements » avait proposé que le jihadiste soit enterré dans le cimetière musulman de Brondby. Car il est inadmissible que des musulmans refusent les rites funéraires à un musulman, disait le président du Fonds islamique danois.

    Etant bien entendu que le Fonds islamique danois n’a rien à voir avec l’islam, et pas davantage le cimetière musulman de Brondby que le carré musulman de Pontoise.

  • En Chine

    Les autorités communistes de la province chinoise de Zhejiang, qui s’étaient déjà distinguées dans la campagne de destruction des croix des églises, viennent d’interdire « toute forme d’activité religieuse » dans les hôpitaux. A savoir toute prière vocale et toute visite d’un ministre du culte.

    C’est dans cette province que se trouve Wenzhou, la capitale chrétienne de la Chine (jadis appelée la Jérusalem chinoise).

  • Sur l’agenda du pape

    15 août : comme l’an dernier il n’a pas célébré de grand messe.

    15-18 septembre. Le pape n’ira pas au congrès eucharistique italien.

    19 septembre. Il ira à Assise pour le 30e anniversaire de la réunion interreligieuse de Jean-Paul II. C’est l’imam de Pérouse (et Assise) qui l’annonce.

    31 août : participation au congrès mondial de cardiologie.

    1er septembre : François préside en la basilique Saint-Pierre les vêpres solennelles de la Journée mondiale de prière pour le soin de la création. Sic.

    30 octobre : voyage en Suède pour célébrer le 500e anniversaire de la Réforme luthérienne.

    En bref : on met la Sainte Vierge et l’Eucharistie au placard, au profit du dialogue avec l’islam, du protestantisme, du culte de la Terre et de la santé. Voir l'article d'Antonio Socci.

  • Saint Bernard

    Saint Bernard a bien mérité d’être appelé « le dernier des Pères de l’Eglise ». Car ses écrits sont de la même eau, ou plutôt du même vin, du même Esprit. Et il brille comme l’héritier à la fois d’Origène et de saint Augustin, seul de son espèce.

    En outre, le style de saint Bernard est une constante source d’émerveillement. Il peut écrire des paragraphes entièrement tissés de citations de l’Ecriture, et qui sont pourtant caractéristiques de sa spiritualité. Et il est un tel virtuose des parallèles, des oppositions, multipliant les assonances et les allitérations, que cela frôlerait parfois la préciosité si ce n’était au service d’une pensée aussi profonde, d’une exégèse aussi inspirée. Exemple célèbre, avec chiasme et double paronomase, comme disent les grammairiens : « Iesus mel in ore, in aure melos, in corde iubilus » (Jésus miel dans la bouche, dans l’oreille mélodie, dans le cœur jubilation : sermon 15 sur le Cantique).

    C’est pourquoi, si l’on connaît un peu de latin, il faut absolument lire saint Bernard dans le texte. Aucune traduction ne peut rendre compte de son génie de la langue latine, de son caractère éminemment poétique au service du Mystère.

    Quelques spécialistes ont étudié son style. Christine Mohrmann a montré que certains passages étaient de véritables poèmes, avec une métrique et des rimes. Ainsi la fin célèbre de la deuxième homélie « à la louange de la Vierge Mère » est-elle un hymne à l’Etoile de la Mer que l’on peut très facilement découper en vers :

    O quisquis te intelligis
    in huius saeculi profluvio
    magis inter procellas et tempestates fluctuare,
    quam per terram ambulare
    ne avertas oculos a fulgore huius sideris,
    si non vis obrui procellis !

    Ô qui que tu sois, qui te vois,
    dans les fluctuations de ce monde,
    ballotté au milieu des bourrasques et des tempêtes
    plutôt que marchant sur la terre ferme,
    ne détourne pas les yeux de l'éclat de cet astre
    si tu ne veux pas être submergé par les flots.

    Si insurgant venti tentationum,
    si incurras scopulos tribulationum,
    respice stellam,
    voca Mariam.

    Si se lèvent les vents de la tentation,
    si tu cours aux écueils des épreuves,
    regarde l'étoile,
    appelle Marie.

    Si iactaris superbiae undis
    si ambitionis,
    si detractionis,
    si aemulationis
    respice stellam,
    voca Mariam.

    Si tu es secoué par les vagues de l'orgueil,
    ou de l'ambition,
    ou de la médisance,
    ou de la jalousie,
    regarde l'étoile,
    appelle Marie.

    Si iracundia,
    aut avaritia
    aut carnis illecebra
    naviculam concusserit mentis,
    respice ad Mariam.

    Si la colère,
    ou l'avarice,
    ou les attraits de la chair
    ébranlent la nacelle de ton âme,
    regarde vers Marie.

    Si criminum immanitate turbatus,
    conscientiae foeditate confusus,
    iudicii horrore perterritus,
    barathro incipias absorberi tristitiae
    desperationis abysso
    cogita Mariam.

    Si troublé par l'énormité de tes fautes,
    accablé par la souillure de ta conscience,
    épouvanté par l'horreur du jugement,
    tu commences à sombrer dans le gouffre de la tristesse,
    dans l'abîme du désespoir,
    pense à Marie.

    In periculis,
    in angustiis,
    in rebus dubiis
    Mariam cogita,
    Mariam invoca.

    Dans les dangers,
    les angoisses,
    les doutes,
    pense à Marie,
    invoque Marie.

    Non recedat ab ore,
    non recedat a corde,
    et ut impetres ejus orationis suffragium,
    non deseras conversationis exemplum.

    Qu'elle ne quitte pas ta bouche,
    qu'elle ne quitte pas ton cœur.
    Et pour obtenir le secours de ses prières,
    ne t'écarte pas de l'exemple de sa vie.

    Ipsam sequens non devias,
    Ipsam rogans non desperas,
    Ipsam cogitans, non erras.

    En la suivant, impossible de s'égarer ;
    en la priant, de te décourager ;
    en pensant à elle, d'errer.

    Ipsa tenente non corruis,
    Ipsa protegente non metuis,
    Ipsa duce non fatigaris,
    Ipsa propitia pervenis.

    Ta main dans la sienne, pas de chute ;
    sous sa protection, pas de crainte ;
    sous sa conduite, pas de fatigue ;
    avec son appui, tu touches au but.

    Et sic in temetipso experiris
    quam merito dictum sit :
    Et nomen Virginis Maria.

    Et ainsi, en toi-même, tu expérimenteras
    comme est juste cette parole:
    Et le nom de la Vierge était Marie.

    (Traduction Sources chrétiennes)

  • Saint Jean Eudes

    L’intérêt, pour moi, de ces notes liturgiques quotidiennes, est que je découvre des saints que, sans cela, je n’aurais jamais cherché à connaître. Année après année, je les connais mieux. Il en est que j’apprécie de plus en plus, d’autres que j’aime de moins en moins. Au nombre de ces derniers est saint Jean Eudes. J’ai toujours eu en horreur son expression « Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie », qui dénote une abyssale incompréhension du symbolisme de l’unique Sacré Cœur, et je suis chaque année plus atterré de voir cette expression reprise dans l’oraison de la messe.

    Si l’on peut comprendre cette expression, c’est seulement dans le cadre du sentimentalisme dégoulinant de la piété de saint Jean Eudes. Sentimentalisme qui va de pair avec son mépris de la liturgie (qui ne lui est pas propre mais est pire encore que celui dont témoignait avant lui sainte Thérèse d’Avila). Ainsi dans ses séminaires disait-on les vêpres et les complies à 14h et les matines à 17h45. Et dans l’emploi du temps détaillé on ne voit pas d’heure pour la messe…

    Cette année je tombe sur une lettre « à la Sœur Marie de Taillepied ». Elle commence ainsi :

    Au nom et de la part de Jésus qui est votre tout et le mien, ma très chère Sœur, en sa personne, en son esprit et en son amour, je vous donne pour ce mois et pour votre éternité la grande solennité de Jésus, que nous célébrons le vingt de ce mois.

    C'est une des trois grandes solennités qui se font continuellement dans le ciel. Si Notre-Seigneur vous y appelle bientôt, vous l'y ferez avec joie et grande réjouissance, pendant que nous la ferons ici-bas en douleur et en angoisse. Nous solenniserons, vous et moi, une même fête, mais hélas ! ce sera d'une manière bien différente.

    Je ne puis penser à ceci sans larmes et sans soupirs. Hélas ! qui ne soupirerait et ne pleurerait amèrement ? Je ne pleure point sur vous, mais sur moi. Ah ! ma chère et bien-aimée Sœur, si vous avez quelque petit grain de charité pour votre pauvre Père, suppliez Notre-Seigneur, lorsque vous serez auprès de lui, de me tirer bientôt hors de ce lieu de péché et d'imperfections, pour me mettre en un lieu et dans un état où on l'aime purement, parfaitement et continuellement.

    La fête dont il parle fut inventée moins de 20 ans avant cette lettre, par Bérulle, qui la fit célébrer à l’Oratoire le 28 janvier. On voit que saint Jean Eudes, quittant l'Oratoire, l’avait transférée motu proprio au 20 janvier… Et il ose parler de cette invention, qui ne correspond à rien dans l’année liturgique, et qui n’entrera jamais dans le calendrier romain, comme « une des trois grandes solennités qui se font continuellement dans le ciel »…

    P.S. Je découvre qu'il parlait aussi du "Divin Cœur de Jésus et de Marie". Quand on pense qu'il fallait parfois des théologiens coupeurs de cheveux en 16 pour découvrir pourquoi le Saint-Office avait condamné tel livre (sans en donner la raison), et qu'il n'y a jamais eu de mise en garde contre une telle expression dont on a canonisé l'auteur...

  • Saint Agapit

    Agapit est un martyr de Préneste, recensé aujourd’hui dans le Martyrologe Hiéronymien : In civitate Prenestina, milliario XXXIII, Agapiti.

    Félix III lui éleva un sanctuaire près de la basilique de Saint-Laurent ; aussi sa fête pénétra-t-elle dans le Sacramentaire Léonien. Il s’agit donc d’un culte populaire et ancien, même dans la Ville éternelle.

    On croit généralement que saint Agapit souffrit le martyre sous Aurélien ; — sa basilique sépulcrale se trouvait in agro, un peu en dehors de Préneste, et on en a découvert les ruines grandioses.

    Bienheureux cardinal Schuster

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    Les Actes de ces divers martyrs sont de valeur inégale. Ceux de sainte Restituta ont été rédigés à une époque trop tardive pour qu’on puisse s’appuyer sur leur témoignage. Bien que la Passion de saint Agapit ne se présente pas d’abord sous des apparences meilleures, certains passages de l’interrogatoire ont de la vraisemblance.

    Seigneur, dit au président un employé de l’officium, si tu écoutes les discours de ce sacrilège obstiné, tu ne pourras jamais le vaincre par des paroles. Interroge-le sur les richesses patrimoniales qu’il a portées de Rome en venant ici, de peur que ce qui devait servir à la république ne lui fasse défaut.

    Le magistrat suivit ce conseil ; et, après qu’Agapit eut courageusement confessé devant lui le Christ mort sur la croix, il lui dit brusquement :

    Tous ces blasphèmes seront punis des supplices les plus cruels ; mais, auparavant, dis-moi où sont les trésors que tu as apportés ici après avoir vendu ton patrimoine.

    Agapit répondit :

    Les richesses que j’ai retirées de mon patrimoine et que tu me demandes avec tant d’avidité sont déposées et conservées dans le trésor de mon Christ, d’où les voleurs ne peuvent approcher.

    Pas plus que le juge de saint Laurent, le président qui interrogeait Agapit n’entendit les obscurités volontaires de ce langage mystique, et ne comprit que tout le bien du martyr avait été dépensé en aumônes : aussi, usant peut-être de la liberté laissée aux magistrats dans les procès des chrétiens par l’indifférence du gouvernement provisoire, proposa-t-il à Agapit une sorte de marché :

    Il y a longtemps, dit-il, que je souffre patiemment tes propos insensés. Je t’avertis donc que tu as un choix à faire : vois ce que tu préféreras, ou de nous montrer les trésors cachés dans ta maison, et de te retirer en paix, ou de sacrifier aux dieux immortels. Car j’ai compassion de ton jeune âge, et j’admire comment un enfant de quinze ans à peine ne craint pas de mourir de l’horrible mort des chrétiens.

    Cette préoccupation des richesses du martyr, ces pressantes questions pour découvrir le lieu où se cachent de prétendus trésors, sont un des traits caractéristiques de la dernière moitié du troisième siècle. Le jeune martyr protesta que tous ses biens avaient été irrévocablement déposés dans le trésor du Christ, et refusa de sacrifier : d’après ses Actes dégagés de ce qui sent l’amplification et la légende, il fut d’abord exposé aux bêtes dans l’amphithéâtre de Préneste, où deux lions se couchèrent à ses pieds ; conduit ensuite hors des murs, il fut décapité : les chrétiens déposèrent son corps dans un sarcophage neuf et l’enterrèrent à un mille de la cité.

    Paul Allard, Les dernières persécutions du IIIe siècle, ch. 5.