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Le blog d'Yves Daoudal

  • Saints Nazaire et Celse

    Longtemps après [le martyre de saint Nazaire et saint Celse, vers 68], le Seigneur révéla à saint Ambroise [en 395] où se trouvaient leurs restes. Celui-ci laissa Celse où il était. Le corps de Nazaire fut trouvé avec son sang frais comme s'il venait d'être enseveli, et répandant une merveilleuse odeur ; il était entier, sans corruption, avec ses cheveux et sa barbe. Il en fit la translation à l’église des apôtres et l’ensevelit avec honneur. Dans la suite il fit aussi l’élévation de saint Celse qu'il plaça dans la même église. Ils souffrirent sous Néron, qui commença, à régner vers l’an du Seigneur 57.

    Au sujet de ce martyr, voici ce que saint Ambroise dit dans la Préface : « Le saint martyr Nazaire, illustre par le sang généreux qu'il a répandu, a mérité de monter au royaume du ciel. En souffrant tout ce que les tourments ont de plus cruel, il surmontait la rage des tyrans par sa constance et il ne céda jamais devant les menaces des persécuteurs, car il avait pour le soutenir au milieu de ses combats Notre Seigneur Jésus-Christ qui combattait avec lui. Alors il est conduit au temple pour immoler aux idoles profanes; mais fort du secours divin, il est à peine entré que ces simulacres sont réduits par lui en poussière. Pour ce fait, il est conduit au milieu de la mer, et, soutenu par les anges, il marche à pied sec sur les flots. O heureux et noble combattant du Seigneur qui en attaquant le prince du monde a rendu une multitude innombrable de peuple participante de la vie éternelle ! O grand et ineffable mystère, qu'il y ait plus de joie dans l’Église de ce qu'ils ont mérité le salut, qu'il n'y a d'allégresse dans le monde pour les avoir punis ! O bienheureuse mère qui tire de la gloire des tourments de ses enfants qu'elle conduit au tombeau sans pleurs et sans gémissements, et sans cesser de célébrer leurs louanges quand ils sont passés aux royaumes célestes ! O témoin merveilleux, resplendissant d'un éclat céleste, dont les vertus répandent une odeur plus pénétrante et plus suave que les aromates de Saba ! »

    Jacques de Voragine, Légende dorée

  • Bonne nouvelle

    Toutes les charges contre David Daleiden et Sandra Merritt ont été abandonnées au Texas.

    Ces deux personnes étaient les auteurs des vidéos sur l’atroce commerce des tissus et membres de fœtus, voire même de fœtus entiers, auquel se livre le Planning familial.

    Ils étaient poursuivis notamment (par le Planning familial) pour usage de fausse identité. Et aussi pour trafic de tissus humains, le Planning familial ayant osé les accuser d’avoir voulu acheter des morceaux de foetus…

    Toutefois ce n’est pas complètement fini : l’Etat de Californie a ouvert une enquête à son tour, et le ministère fédéral de la Justice lui-même, sous la pression de députés pro-avortement, dit étudier la question…

  • Pologne : un ultimatum de la Commission européenne

    La Commission européenne a franchi un nouveau pas aujourd’hui dans son escalade contre la Pologne. Elle a officiellement envoyé au gouvernement polonais ses « recommandations » (en français on dit mise en demeure, ou ultimatum) « sur l’Etat de droit ». La Pologne a trois mois pour « prendre les mesures appropriées pour faire face aux menaces systémiques contre l’Etat de droit ».

    C’est toujours l’affaire du Tribunal constitutionnel qui est au centre du débat. Et les « recommandations » de la Commission ne sont rien d’autre qu’une ingérence (une de plus) dans le processus législatif polonais : les oligarques bruxellois entendent dicter à des représentants du peuple, démocratiquement élus, ce qu’ils doivent faire…

    Sur injonction de Bruxelles, les Polonais ont déjà retiré du projet de loi la règle selon laquelle les décisions du Tribunal constitutionnel devraient être prises à une majorité des deux tiers. Pour la Commission c’est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas suffisant…

    Le ministre polonais des Affaires étrangères a réagi en disant que les demandes de Bruxelles étaient prématurées : « La loi sur le Tribunal constitutionnel, qui entre dans la dernière phase du processus législatif, va introduire diverses solutions systémiques qui sont entièrement dans la ligne des normes européennes de fonctionnement des tribunaux constitutionnels »…

    Au contraire, pour Frans Timmermans, qui est le premier vice-président de la Commission, en charge de la persécution de la Pologne, « de nouvelles dispositions problématiques ont été introduites dans le processus législatif sur le fonctionnement du tribunal, soulevant des inquiétudes sur l'efficacité de la révision constitutionnelle »…

    Addendum

    En revanche, la Commission européenne a décidé de ne pas infliger d'amendes à l'Espagne et au Portugal pour dérapage budgétaire, ce qui aurait été (aussi) une première.

  • On est mal barré…

    Interrogée sur BFM, une magistrate explique que c’est difficile de savoir si un « radicalisé » emprisonné va retourner sagement à la vie civile, parce que les terroristes ont une tactique qui s’appelle la « taqiya » : ils peuvent dissimuler leurs desseins, et même boire de l’alcool et manger du porc pour donner le change…

    Je ne sais si cette magistrate est en service commandé ou si elle est ignorante, et cela importe peu. Le fait est qu’elle trompe les gens. Et je n’avais encore jamais vu quelqu’un utiliser même le concept de taqiya pour tromper les gens.

    Car évidemment la taqiya n’est pas une tactique de terroristes. C’est un principe de l’islam. Tout au moins pour le musulman qui vit dans un pays où l’islam est minoritaire : il doit donner le change sur les objectifs de l’islam. Et la taqiya du gentil musulman qui respecte les règles de l’islam est beaucoup plus dangereuse, à moyen et à long terme, que la taqiya du terroriste des boîtes de nuit. Car c’est la taqiya générale des imams, adoptée comme vérité d’évangile par les gouvernants, les opposants, les évêques, les journalistes, les chroniqueurs, les magistrats… et qui nous la martèlent jour après jour : « l’islam est une religion de paix et d’amour, ceux qui commettent des attentats ne sont pas des musulmans »…

    Dénoncer la taqiya du terroriste pour masquer la taqiya quasi institutionnelle, c’est criminel.

  • L’Arabie saoudite condamne

    « Le royaume saoudien condamne dans les termes les vifs l'attaque terroriste » qui a coûté la vie à un prêtre en France, déclare un porte-parole du gouvernement de Ryad. Il précise : « Ce lâche acte terroriste est rejeté par la religion musulmane qui enjoint de protéger les lieux de culte et interdit leur profanation. »

    Certes, les Saoudiens protègent les églises de façon exemplaire : on ne déplore aucun acte de profanation d’un lieu de culte chrétien depuis la naissance du royaume.

    Parce qu’il n’y en a pas ?

    Ben oui. Mais il y a une différence entre tuer un prêtre et interdire sous peine de mort la religion catholique, tout de même…

    Et surtout il n’est jamais mauvais de faire un pied de nez à ces kouffar d'Occidentaux…

  • Depuis cent ans...

    L’église Sainte-Brigitte de Portland (dans la banlieue nord-ouest de la ville, dans l’Oregon, et juste de l’autre côté de la rivière c’est Vancouver) a été consacrée par Mgr Alexander Christie, archevêque d’Oregon City, le 16 juillet 1916. Alors on commença à y célébrer la messe. Cent ans plus tard, on continue d’y célébrer la messe. La même messe. Celle de saint Pie V. Il n’y a eu aucune interruption, ce qui est rarissime, peut-être unique au monde, pour une église paroissiale.

    C’est seulement en 1954 qu’un prêtre fut nommé à demeure. Jusque-là c’était un prêtre qui venait d’ailleurs pour célébrer la messe. Le prêtre qui fut nommé était l’abbé Milan Mikulich, un Croate, qui était également chargé de l’apostolat auprès des Croates, Slovènes, Tchèques et Slovaques de Portland. Les paroissiens achetèrent alors une parcelle de terre pour construire une nouvelle église, celle que l’on voit aujourd’hui. Une parcelle assez grande pour que l’abbé Mikulich plante un verger que l’on allait appeler « la forêt croate ».

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    Au moment de la réforme liturgique, l’abbé Mikulich voulut garder la messe telle qu’elle était. Ses paroissiens aussi. Et il réussit à obtenir un indult de Paul VI lui permettant de le faire. Grâce à un ami cardinal, disait-il. Grâce manifestement au cardinal Seper, qui était croate, et qui était alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    En 1995, l’abbé Mikulich retourna en Croatie. Il fut remplacé par l’abbé Joseph Browne, qui continua de célébrer la messe selon « les deux formes du rite romain ». Et depuis 2009 c’est un prêtre d’origine vietnamienne, l’abbé Luan Tran.

    Ainsi la messe traditionnelle n’a-t-elle jamais cessé d’être célébrée dans cette église, en accord avec l’archevêché. Et, cent ans après la consécration de la première chapelle, l’actuel archevêque de Portland, Mgr Alexander K. Sample, sera à la tête du pèlerinage Summorum Pontificum, en octobre prochain…

    (C’est dans l’église Sainte-Brigitte qu’eut lieu en 1990 l’« apparition américaine » de la Sainte Vierge à Mirjana, la « voyante » de Medjugorje, dont l’abbé Mikulich avait organisé le voyage.)

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    Sur la pancarte actuelle on constate que la messe traditionnelle est la messe principale (à 9h30, la messe "en anglais" étant à 8h). Une photo prise il y a quelques années montre que c’était alors le contraire. Bref, la messe traditionnelle est (re)devenue la messe principale à Sainte Brigitte, en plein accord avec l’archevêque, qui d'ailleurs la célèbre éventuellement dans sa cathédrale.

  • Saint Pantaléon

    Selon la tradition orientale, ses parents l’appelèrent Pantaléon ou Pantoléon (tout-lion) lorsqu’il naquit à Nicomédie. Il devint médecin des pauvres et faisait des merveilles, puis il se convertit et fit des miracles. Selon certains c’est à son baptême (par saint Hermolaüs) que son nom devint Panteleimon (tout compatissant, tout miséricordieux), sous lequel il est vénéré en Orient. Après avoir notamment guéri un aveugle, ce saint anargyre (qui guérit sans demander d'argent) fut condamné à mort et décapité le 27 juillet 305.

    On a longtemps parlé d’un ampoule contenant du sang de saint Pantaléon à Ravello, en Italie du sud, qui se liquéfiait tous les 27 juillet, comme celui de saint Janvier à Naples le jour de sa fête. Cette ampoule n’existe plus, mais il y en a une autre (ou la même, ou une partie du sang de la même) à Madrid, au monastère royal de l’Incarnation. Et le sang de saint Pantaléon se liquéfie tous les 27 juillet devant des foules de fidèles, pèlerins et curieux.

    Ce sang a sans doute été donné au monastère par Jean de Zuniga, comte de Miranda, vice-roi de Catalogne et de... Naples, lorsque sa fille Aldonce devint religieuse au monastère de l’Incarnation (au début du XVIIe siècle).

    L’Inquisition espagnole, qui ne plaisantait pas comme chacun le sait, fit une enquête sur le phénomène. Sept fois de suite, entre 1723 et 1730, elle envoya diverses personnes de confiance voir de près ce qui se passait le 27 juillet. Il en résulta un document intitulé Rapport sur la liquéfaction du sang du glorieux martyr saint Pantaléon (conservé au monastère), concluant qu’il n’y avait aucune supercherie et que le phénomène avait vraiment lieu.

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    (Saint Pantaléon était très populaire à Venise, où il est appelé Pantalon. Ce nom devint dans la commedia dell’arte celui d’un personnage odieux et grotesque vêtu d’une longue culotte, d’où le nom de ce vêtement aujourd’hui…)

  • Il osera tout

    François Hollande :

    « Attaquer une église, tuer un prêtre, c'est profaner la République. »

    Jusqu’ici, la plupart des prêtres martyrs en France ont été assassinés par la République.

  • Leçon de choses

    « La mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray a été inaugurée en 2000 sur une parcelle de terrain offerte par la paroisse catholique. »

    Comme disait Donald Trump…

  • Le bonimenteur

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    Il fait l’article pour un rassemblement « évangélique » à Washington. Il faut y aller, dit le pape, pour rencontrer Jésus. Car on ne rencontre plus Jésus dans l’Eglise, dans sa prière et dans ses sacrements, on ne rencontre plus Jésus dans son Corps et dans son Sang, on le rencontre, dit le pape, dans un rassemblement festif organisé par des hérétiques.

    Et même, le voilà qui se fait bonimenteur de foire. Il ne suffit pas d’y aller, il faut acheter le tee-shirt, il est beau mon tee-shirt il est pas cher, il dit « Together » : ensemble, tous ensemble tous ensemble… ouais ouais ouais…

    Et il conclut : « Essayez ! Vous avez rien à perdre ! Essayez-le. Ensuite, vous me direz. »

    Il semble qu’il s’agisse de Jésus, pas du tee-shirt. Mais on aurait préféré qu’il demande aux jeunes d’essayer le tee-shirt, pas un faux semblant de Jésus…

    (Il y a eu 350.000 personnes à ce rassemblement, qui ont même eu le droit, aussi, à un message de Barack Obama : « Je salue tous ceux qui se sont réunis à Together 2016, en ces temps de joie et d’incertitude, comme des chrétiens tournés vers Jésus. Comme vous vous réunissez aujourd’hui pour prier, apprendre, partager, aimer et redémarrer, vous avez mes meilleurs vœux pour ce mémorable événement. » Pas besoin de François… Ah si : Obama a oublié de parler du tee-shirt…)

  • Sans procès

    Il semble que personne ne trouve bizarre que les jihadistes soient systématiquement abattus.

    Nous sommes dans un « Etat de droit », où toute personne a « droit à un procès équitable », et où le bannissement de la peine de mort est un principe idéologique intangible. Or, chaque fois qu’il y a un acte jihadiste, le jihadiste est tué sans autre forme de procès. On lui applique la peine de mort anticipée, sans procès. Et personne ne paraît même le remarquer. Sous prétexte qu’on abat un ignoble assassin, on ne voit pas qu’on répond à la barbarie par la barbarie.

    On ne me fera pas croire que des tireurs d’élite n’aient jamais d'autre possibilité de neutraliser un terroriste que de le tuer.

    Et c’est flagrant, quasi caricatural, dans le cas de Saint-Etienne du Rouvray : on a abattu un homme sur le parvis d’une église armé d’un… couteau !

    Ce sont les Américains qui ont établi cette nouvelle procédure, notamment avec Ben Laden (même s’ils l’appliquaient avant, et si les véritables promoteurs de la chose sont, depuis très longtemps, les Israéliens). Ils ne sont pas allés au Pakistan pour capturer Ben Laden, mais pour le tuer. Parce qu’il ne fallait pas qu’il y ait un procès. Où l’on serait bien obligé de parler des millions de dollars qui lui avaient été donnés par la CIA, et des millions de dollars qui lui avaient été donnés par la famille régnante saoudienne.

    Pour nos jihadistes, c’est la même chose. Les attentats se multiplient, et il n’y aura jamais de procès. Parce que les jihadistes ne doivent pas pouvoir expliquer dans un procès qu’ils appliquent l’idéologie islamique telle qu’elle se trouve dans le Coran et les Hadiths, qu’ils font le jihad parce que c’est une obligation de l’islam, qu’ils ne font qu’imiter le « beau modèle », Mahomet, comme doit le faire tout musulman.

    Et il ne faut pas croire la désinformation sur les jihadistes qui n’en sont pas, qui sont des déséquilibrés tombés on ne sait comment dans une « radicalisation » dont eux-mêmes ne savent à peu près rien. J’avais été très impressionné par la retranscription des échanges entre Mohammed Merah et les policiers qui l’assiégeaient. Cet homme qui était soi-disant un jeune paumé qu’on voyait beaucoup plus en boîte de nuit qu’à la mosquée avait une connaissance très étendue et très approfondie de l’islam. Or c’est précisément ce que l’on ne doit pas savoir. C’est pourquoi il faut tuer Mohammed Merah et ses semblables. Pour que les Français croient qu’on a abattu quelques cinglés, et ne sachent pas ce qui les attend…

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    N.B. En ce qui concerne Mohammed Merah il fallait aussi éviter de s'étendre sur son activité d'agent de renseignement des services français (autre analogie avec Ben Laden).

  • Sainte Anne

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    (Sainte Anne, grand-mère des Bretons, par Anie Mouroux, vers 1930, faïencerie Henriot, Quimper)

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  • Obama vote Trump

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    Obama, Malik Obama, demi-frère de Barack, qui vit au Kenya, déclare :

    « J’aime Donald Trump parce qu’il parle du fond du cœur. "Make America great again" est un formidable slogan. J’aimerais le rencontrer. »

    Et d’annoncer qu’il ira aux Etats-Unis en novembre pour voter Trump. (Il a vécu au Maryland et il est enregistré sur les listes électorales de cet Etat, où il a toujours voté démocrate.)

    Réaction de Donald Trump :

    Waouh ! le frère du président Obama, Malik, vient d’annoncer qu’il allait voter pour moi. Il a probablement été maltraité par le président, comme tout le monde !

  • Stupéfiant…

    Le Temps, journal suisse fleuron du politiquement correct et de l’idéologie dominante, publie un grand article pour s’offusquer de ce que dans la majorité des prisons suisses on ne pratique toujours pas « l’échange de seringues », alors qu’une ordonnance du Conseil fédéral, en vigueur depuis le 1er janvier, enjoint de remettre aux prisonniers du « matériel stérile » pour qu’ils ne transmettent pas de maladies…

    Curieusement, si cet article n’ignore pas que ce qu’on met dans ces seringues est « un produit pourtant interdit », il omet de nous signaler comment le dit produit arrive dans les seringues. Est-ce que les gardiens de prison sont des dealers patentés ? Est-ce que l’administration pénitentiaire fait officiellement du trafic de drogue ? Est-ce que les détenus payent plein pot, ou est-ce qu’ils ont des réductions, ou est-ce qu’on se shoote gratuitement en prison ?

    Je ne sais pas ce qu’il en est en France. Mais c’est totalement ubuesque que la même action puisse être punie de prison quand elle a lieu en dehors de la prison, et qu’elle soit légale quand elle a lieu en prison…

  • Déséquilibrés

    Un « réfugié syrien » s’est fait sauter à l’entrée d’un festival pop près de Nuremberg. Il est mort, il y a eu 12 blessés dont trois graves.

    C’est un déséquilibré.

    L’autre lundi, un « réfugié afghan » avait attaqué des voyageurs à la hachette et au couteau dans un train en Bavière.

    C’était un déséquilibré.

    Vendredi, c’est un « Germano-Iranien » qui a fait 9 morts et 35 blessés à Munich.

    Ce n’était pas un attentat terroriste, martèle la police. Même pas d’extrême droite. L’homme était déséquilibré.

    A Nice, c’était un « camion fou »…

    Ah ! Du nouveau ! Hier, un « demandeur d’asile syrien » a tué une femme à la machette et blessés trois autres personnes, du côté de Stuttgart.

    C’est un crime passionnel ! (Parce que, dit la police, quand il y a une dispute mortelle entre un homme et une femme, on part du principe que c’est un crime passionnel. Ben tiens !)

    Addendum

    Ah ben oui mais quand même (à propos du premier "réfugié syrien", qui aurait dû être expulsé mais ne l'a pas été et qui vivait à l'hôtel aux frais des Bavarois) :

    « Il a explicitement annoncé agir au nom d'Allah, a fait allégeance à Abou Bakr al-Bagdadi et annoncé expressément une vengeance contre les Allemands qui se mettent en travers de la voie de l’islam», a déclaré Joachim Herrmann, ministre de l'intérieur bavarois. 

  • Mgr Wintzer et la messe

    Riposte catholique publie la réaction de Mgr Wintzer, le nouvel archevêque de Poitiers, à la demande du cardinal Sarah de célébrer la messe ad orientem.

    Sans surprise, il s’agit d’un refus ferme et définitif, en tout cas pour les messes dominicales, parce qu’elles sont… « festives »…

    Mais oui.

    On remarquera que Mgr Wintzer ne fait aucune allusion à la tradition liturgique de l’Eglise, aux traditions tant d’Orient que d’Occident…

    Et pour cause… Il se retrouverait tout seul dans son ghetto moderniste.

    Et quand je parle de tradition, j’y inclus Vatican II, qui n’a nullement édicté, ni demandé, que le prêtre tourne le dos à Dieu (O Oriens). (Sinon évidemment le cardinal Sarah ne parlerait pas ainsi.)

    Mais quand un évêque catholique parle de ce qui doit se faire dans la liturgie sans évoquer le moindre élément de la tradition catholique, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche…

    Et je suis toujours sidéré de voir un évêque afficher fièrement son mépris du symbolisme sacré.

    Cette réaction montre d'autre part que l'idéologie "œcuméniste" n'a rien à voir avec l'œcuménisme. Car il se trouve que toutes les églises orthodoxes et orientales non-orthodoxes ont une liturgie orientée, et aussi les protestants les plus proches du catholicisme. Mgr Wintzer leur crache à la figure.

  • Saint Jacques

    Santiago Matamoros...

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    (Cordoue)

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    (Burgos)

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    (Valladolid)

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    (Pazo de Raxoi)

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    (Cuzco XVIIe)

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    (José Maria Casado del Alisal, 1885)

    Et, comme le signale Abenaton, à Compostelle, saint Jacques cueille des fleurs... En voyant la photo sur Google je croyais que c'était pour une fête, mais apparemment c'est en permanence. Le printemps perpétuel pour masquer le jihad...

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  • 10e dimanche après la Pentecôte

    Dans la parabole du pharisien et du publicain, ce dernier dit littéralement : « Ô Dieu, sois propice à moi le pécheur. » Le latin, n’ayant pas d’articles, ne peut pas rendre la nuance. Les traductions françaises le pourraient, mais à ma connaissance il n’y a qu’une version de « Crampon » (considérée comme fautive et que je n’arrive pas à dater, mais ce n’est pas la traduction authentique du chanoine) qui le dise : « O Dieu, ayez pitié de moi le pécheur ! »

    Le publicain dit qu’il est LE pécheur.

    Car, prendre conscience du péché, c’est prendre conscience que je suis LE pécheur.

    Le pécheur primordial, celui qui brise l’harmonie de la création, celui qui est chassé du jardin de volupté. Tout homme est ha-Adam, l’homme. Le premier pécheur. Sauvé par le premier homme qui n’est pas pécheur, le Fils de l’homme, et devient par lui fils de Dieu.

    La prière du publicain doit donc être celle de chacun d’entre nous. Chacun de nous est LE pécheur. Ainsi, dans la prière de la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome avant la communion, le fidèle invoque le Christ « venu au monde sauver les pécheurs dont je suis le premier ».

    Voici cette prière, que je dis intérieurement chaque jour avant de communier, ainsi que les deux suivantes qui lui sont liées (la troisième étant très proche d’une prière du Missel Romain).

    Je crois, Seigneur, et je confesse que vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant venu au monde sauver les pécheurs dont je suis le premier. Je crois aussi que ceci même est votre Corps immaculé, et cela votre Sang précieux. Je vous en prie donc, ayez pitié de moi, pardonnez-moi mes fautes, volontaires ou involontaires, commises en parole, en action, sciemment ou par ignorance. Rendez-moi digne de participer sans condamnation à vos mystères immaculés, pour la rémission de mes péchés et la vie éternelle

    A votre Cène mystique faites-moi communier aujourd’hui, ô Fils de Dieu, car je ne dirai pas le secret à vos ennemis, ni ne vous donnerai le baiser de Judas, mais, comme le larron je vous crie : Souvenez-vous de moi, Seigneur, dans votre Royaume.

    Que la réception de vos saints mystères, Seigneur, ne tourne point à mon jugement ni à ma condamnation, mais à la guérison de mon âme et de mon corps.

  • "Rebelles modérés"™

    Depuis quelques jours circule sur les « réseaux sociaux » une vidéo où l’on verrait des « rebelles » syriens décapiter un enfant de 11 ans coupable de collaboration avec le gouvernement syrien.

    Hélas la vidéo est authentique. Et il faut ajouter que l’enfant a été torturé sur tout le corps avant d’être décapité. Et que ces rebelles sont garantis « modérés ».

    On entend d’abord un officier de l’Armée syrienne libre livrer la sentence de condamnation à mort. Il ajoute : « Ils n’ont plus d’hommes, maintenant ils envoient des enfants. » La sentence est exécutée par les soldats de Nour al-Din al-Zenki (c’est le nom de l’émir d’Alep au temps des croisades), un groupe membre de l’Armée syrienne libre. A la fin le bourreau montre la tête en scandant Allahou Akbar. Le tout se déroule devant des badauds souriants.

    Les dirigeants de Nour al-Din al-Zenki ont authentifié l’horreur en disant que ce n’était pas bien et qu’une « commission d’enquête » allait être créée… (Mais la sentence a été délivrée par leurs patrons de l’ASL…)

    Le groupe Nour al-Din al-Zenki a reçu des aides et des armes de l’Arabie saoudite, du Qatar, de la Turquie, et de la CIA (missiles anti-char).

    L’Armée syrienne libre est le chouchou de toutes les démocraties. Elle a reçu des dizaines de millions de dollars des Etats-Unis, et des armes de toute une série de pays dont la France (mitrailleuses, lance-roquettes, moyens de communication).

  • Saint Apollinaire

    Le culte dont saint Apollinaire fut l’objet au moyen âge est un reflet fidèle de l’importance que le siège de Ravenne avait prise au VIe siècle, époque où cette ville devint la résidence des empereurs et des exarques. Les tribunaux ecclésiastiques, les évêques et, d’une certaine manière, le Pape lui-même, dans leurs relations avec les représentants des autorités byzantines d’Italie, ne pouvaient pas ne pas compter avec l’archevêque de Ravenne qui était presque devenu ce que, beaucoup plus tard, fut à Naples le Chapelain Majeur, véritable ministre des cultes pour l’Italie.

    Toutefois, tant que cette autorité résida en des hommes d’une valeur morale semblable à celle d’un saint Pierre Chrysologue, elle ne put qu’accroître le prestige de leur sainteté éminente et de leur doctrine. Mais hélas ! En ce monde il n’y a pas que des forts, il y a aussi des faibles. Aussi, quand des hommes ambitieux et intrigants montèrent sur le siège de Ravenne, la lutte avec Rome éclata et l’histoire de l’Œcuménique de Constantinople eut son pendant dans la capitale de l’Émilie.

    Ravenne était, à l’origine, siège suffragant de Rome. Au temps de saint Pierre Chrysologue, on lui reconnut enfin les honneurs métropolitains. Quelques archevêques allèrent encore plus loin : ils tentèrent de se soustraire à l’obédience du pape, et de faire sentir davantage au clergé leur propre omnipotence ; ils le chargèrent d’impôts et prétendirent même que leurs évêques suffragants, ayant laissé leurs sièges, feraient fonction d’hebdomadiers dans la basilique de Saint-Apollinaire, comme les évêques suburbicaires le faisaient au Latran.

    La messe suivante a été rédigée à Rome sous l’impression de ces excès. Le « pape » de Ravenne voulait savoir qui des deux était le plus grand, lui ou le successeur de Céphas.

    Rome répond dans les lectures de la messe, rappelant d’abord aux habitants de Ravenne que leur grand évêque Apollinaire était — selon la tradition alors courante — un disciple de Pierre. Ensuite elle fera parler le Maître lui-même, qui, dans sa Ire Épître, V, 1-11, recommande aux pasteurs de l’Église d’avoir horreur de l’esprit de domination sur le clergé et de l’insolent orgueil, qui trop souvent distingue le pouvoir laïc ; Dieu, en effet, résiste aux superbes qui lui dérobent la gloire, et il donne au contraire sa grâce aux humbles qui lui rapportent tout.

    Cette leçon d’humilité, mise sur les lèvres du Maître de saint Apollinaire et adressée à son orgueilleux successeur, continue dans la péricope évangélique, déjà notée dans la liste de Würzbourg [VIIe siècle] (Luc., XXII, 24-30). Les Apôtres, à la dernière Cène, se querellent pour savoir qui, entre eux, est le plus grand ; et Jésus répond que cette soif d’ambition et de despotisme exercé sur autrui est propre seulement au pouvoir civil, car, dans la hiérarchie chrétienne, c’est tout l’opposé qui doit se produire. Celui qui est chef est tel pour le service commun : il est donc le serviteur de tous, comme le Fils de l’homme est venu pour servir et pour donner sa vie pour le salut d’un grand nombre.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Il vaut mieux qu’ils crèvent ?

    Etonnant, voire stupéfiant, art.3 §6 de la Constitution apostolique Vultum Dei quaerere, qui n’existe pas encore en français (ni… en latin !), « sur la vie contemplative féminine » :

    Bien que la constitution de communautés internationales et multiculturelles manifeste l’universalité du charisme, il faut absolument (sic) éviter de recruter des candidates d’autres pays dans le seul but de sauvegarder la survie du monastère.

    Et cela est assené, me semble-t-il, sans aucune explication dans le long texte de présentation qui précède (mais que j’ai juste survolé).

    Et pourquoi donc ? Pour être sûr que le monastère ne survive pas ? Pour être sûr que le patrimoine du cœur de l’Eglise disparaisse ?

    (Si quelqu’un a une autre explication je suis preneur, d’autant que je n’ai aucune envie de lire la prose bergoglienne, surtout en anglais ou en italien.)

    Addendum

    En pratique, il semble que ce sera presque impossible de démarrer un nouvel Ordre de type tridentin.

    Ceci est la guillotine pour presque tous les monastères en Italie.

    Ce sont là deux très brefs extraits de l'analyse approfondie du document par Hilary White, dont on trouvera une traduction (parfois très maladroite) ici, avec un lien sur la constitution en français. (Merci à "Darc".)

  • La langue de bois se délite

    Maintenant qu’il est certain que le Royaume Uni va quitter l’UE, le discours commence à changer. L’un des pionniers (pour le moment encore héroïque) est le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramenga, s’exprimant dans le Wall Street Journal :

    « Il est très difficile de prévoir si elle [la City] gagnera à ne plus être à l'intérieur de l'UE... Mais je ne l’exclus pas. Nous, les Européens, les 27 autres, ne devons pas sous-estimer le Royaume-Uni. Il existe des incertitudes, mais le résultat final pourrait quand même être bon. »

    Et il ne cache pas que c’est une question d’intérêt :

    « Notre message est que nous voulons aider... Nous ne voulons pas que le plus grand centre financier du monde tourne le dos au centre financier de Luxembourg… »

  • La dictature de la culture de mort

    Communiqué du conseil de l’ordre des pharmaciens mettant fin aux discussions sur une éventuelle clause de conscience :

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    On notera la révérence appuyée à la culture de mort. Au point qu’on se demande comment il a pu y avoir une discussion sur un projet de clause de conscience… Sans doute s’est-on aperçu au fil des discussions que le nombre de pharmaciens pro-vie était énorme et tout à fait contradictoire avec l’idéologie officielle, et qu’il était donc urgent de les faire taire.

    Et pourtant le projet de texte n’était qu’une clause de conscience très affaiblie et très relative :

    « Sans préjudice du droit des patients à l’accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine. Il doit alors informer le patient et tout mettre en œuvre pour s’assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien. Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique. »

    Marisol Touraine se disait « confiante », car « en tout état de cause, un changement du code de déontologie doit être validé par la ministre des Affaires sociales et de la Santé », et « celle-ci ne laisserait jamais place à une telle disposition ».

    C’est sans doute aussi pourquoi on a arrêté une discussion finalement vaine puisqu’elle se heurtait à la dictature de la culture de mort.

    Laurence Rossignol, ministre « des Familles », s’est « réjouie » de l’arrêt de la discussion, car elle « craint les organisations hostiles au droit des femmes à disposer de leur corps »…

    N.B. Quand on voit que le vice-président que propose Donald Trump est l'un des gouverneurs les plus pro-vie des Etats-Unis, on constate que l'océan entre nous est vraiment très large et profond...

  • Parfaite dhimmitude

    Voici le début d’un communiqué commun du cardinal Barbarin et d’un responsable protestant :

    Interpelés par Monsieur Kamel Kabtane, les responsables des Eglises catholique et reformée de Lyon apportent leur soutien au projet d’un Institut de Civilisation Musulmane dans la Métropole lyonnaise.

    « Interpelés » (c'est dans le texte) ne veut sans doute pas dire qu’ils se sont mutuellement pelés, mais plutôt qu’ils ont été hélés, requis, sommés, d’apporter leur soutien à un projet islamique, et que bien entendu ils s’exécutent aussitôt.

    On croirait un communiqué d’un évêque copte en Egypte sur l’installation d’un riche institut islamique près de sa pauvre cathédrale. A la différence près que l’évêque copte n’a pas le choix (et qu'il mettrait un point d'honneur à ne pas faire de faute)...

  • Un protestant…

    La semaine dernière, Edward Pentin terminait un article en signalant que François venait de nommer un protestant comme directeur de la nouvelle version argentine de l’Osservatore Romano.

    Peu après, Sandro Magister le signalait lui aussi. Et le même Sandro Magister y est revenu dans un article sur François et l’anniversaire de la Réforme luthérienne.

    Mais l’annonce ne fait toujours aucun bruit, comme s’il était somme toute normal que le pape nomme un hérétique assumé comme patron régional de l’organe de presse du Saint-Siège.

    Il s’agit de Marcelo Figueroa, qui faisait partie du trio d’une émission religieuse en Argentine avec Mgr Bergoglio et le fameux rabbin Skorka.

    Bref Marcelo Figueroa est un des amis proches de Bergoglio. Et de fait il va devenir, à partir de septembre, le directeur du cahier argentin (quatre ou huit pages) de l’édition de l’Osservatore romano en espagnol.

    Une telle édition locale est paraît-il une première. Et c’est assurément une première qu’elle soit dirigée par un protestant. Lequel déclare que ces pages évoqueront non seulement des « personnalités catholiques de premier plan comme l’archevêque Victor Manuel Fernandez, recteur de l’Université catholique d’Argentine » (autre grand ami de Bergoglio, pire que lui, et le nègre d’Amoris Laetitia, à ce qu’on dit), « mais aussi des membres d’autres religions, mettant ainsi en avant les efforts œcuméniques interreligieux de François »…

  • Noli me tangere

    La scène de Marie-Madeleine au tombeau est l’une des plus fascinantes de l’Evangile. Elle l’est encore davantage dans son texte originel. Il est regrettable que les traductions (même la Vulgate clémentine) ne respectent pas les temps. Certes, ils ne sont pas employés de façon littérairement « correcte ». Mais c’est évidemment volontaire, et c’est affaiblir la portée du texte que de le « corriger ».

    Voici la traduction littérale :

    Mais Marie se tenait face au tombeau, pleurant (participe présent), dehors. Or comme elle pleurait elle se pencha dans le tombeau, et elle voit (présent : flash !) deux anges en (vêtements) blancs, assis, l’un à la tête, l’un aux pieds, où avait été déposé le corps de Jésus. Et ils disent à celle-ci :

    - Femme, pourquoi pleures-tu ?

    Elle leur dit (présent) :

    - On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis.

    Ayant dit cela elle se retourna (passé simple) en arrière, et elle voit (présent : flash !) Jésus qui se tient là, et elle ne savait pas (imparfait) que c’est Jésus (présent, Jésus : Je Suis). Jésus lui dit (présent) :

    - Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?

    Celle-ci, pensant que c’est le jardinier, lui dit (les trois verbes au présent) :

    - Monsieur, si c’est vous qui l’avez emporté, dites-moi où vous l’avez mis, et j’irai le prendre.

    Jésus lui dit (présent) :

    - Mariam.

    Celle-ci s’étant retournée (passé) lui dit (présent) :

    - Rabbouni

    c’est-à-dire Maître.

    Jésus lui dit (présent) :

    - Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

    Mariam la Magdalène va annonçant aux disciples : J’ai vu le Seigneur, et il m’a dit cela.

    N.B. Le verbe grec qu'on ne peut traduire ici que par "voir" n'est pas le verbe habituel, mais un mot qui veut dire d'abord "être spectateur", puis "contempler" (dans tous les sens du terme).

    *

    Lorsque j’ai critiqué la traduction actuelle la plus fréquente du « Μή μου ἅπτου » (ne me retiens pas), notamment ici, je ne me rappelais plus qu’il y avait une raison grammaticale. J’avais lu la règle pourtant, mais sans faire le lien avec ce passage, et je l’avais oubliée. La raison avancée est que l’expression est au présent et que cette défense de faire quelque chose, quand elle est au présent, indique que le quelque chose est en cours et qu’on demande de l’arrêter. « Μή μου ἅπτου », c’est donc « arrête de me toucher », autrement dit : tu ne dois pas me retenir, parce que je doit monter vers mon Père. Si Jésus (ou l’évangéliste) avait voulu dire : « Ne me touche pas », il aurait mis le verbe au subjonctif aoriste.

    Qu’en est-il ? L’argument ne tient pas. Car si cette règle est vraie en grec classique, elle n’est pas toujours appliquée, comme tant d’autres, en grec de la koinè. Et on en a une preuve par le verbe suivant : « Va », qui est au présent de l’impératif, alors que selon la même règle il devrait être à l’aoriste, comme tous les commandements qui impliquent une action précise et ponctuelle.

    Et cela est conforme à ce qu’on lit. Car le texte ne dit nullement que Marie a touché Jésus. Elle a juste dit : « Rabbouni ».

    En outre les traducteurs latins auraient cherché à rendre la nuance du présent, ce qu’ils n’ont pas fait.

    Enfin, ce présent est utilisé à dessein, dans la ligne des autres présents surprenants du texte, qui est le présent de la brusque irruption de l’éternité dans le temps.

    Sur le Noli me tangere, voir ici (en tenant compte de ce qui précède).

    Sur le jardin de Gethsémani renvoyant au jardin du Cantique des cantiques, voir ici.

    Sur Marie-Madeleine et le Cantique des cantiques (en dehors des antiennes – du commun - qui en sont presque toutes issues), voir ici.

  • Sainte Marie Madeleine

    Hymne des vêpres, de saint Robert Bellarmin, traduction Michel de Marolles (Le bréviaire romain suivant la réformation du saint concile de Trente, 1659) :

    Pater supérni lúminis,
    Cum Magdalénam réspicis,
    Flammas amóris éxcitas,
    Gelúque solvis péctoris.

    Père de la lumière suprême, quand vous regardez Magdelaine, vous excitez des flammes d’amour, et vous faites fondre les glaces de son cœur.

    Amóre currit sáucia
    Pedes beátos úngere,
    Laváre fletu, térgere
    Comis, et ore lámbere.

    Blessée qu’elle est d’amour, elle court pour verser des parfums sur les pieds sacrés, pour les laver de ses larmes, les essuyer de ses cheveux, et leur donner des baisers de sa bouche.

    Astáre non timet cruci,
    Sepúlcro inhǽret ánxia,
    Truces nec horret mílites :
    Pellit timórem cáritas.

    Elle ne craint point de se tenir auprès de la Croix, elle s’inquiète auprès du Sépulcre, et sans être touchée de quelque horreur pour la férocité des soldats, l’ardeur de sa charité dissipe les glaces de la peur.

    O vera, Christe, cáritas,
    Tu nostra purga crímina,
    Tu corda reple grátia,
    Tu redde cæli prǽmia.

    Jésu-Christ qui êtes la vraie Charité, nettoyez les souillures de nos crimes, remplissez nos cœurs de vos grâces, et donnez-nous les récompenses de l’autre vie.

    Patri simúlque Fílio,
    Tibíque, Sancte Spíritus,
    Sicut fuit, sit júgiter
    Sæclum per omne glória.
    Amen.

    Gloire au Père, à son Fils unique, et au Saint-Esprit Paraclet, maintenant et toujours, ainsi soit-il. (La doxologie de ce bréviaire était la doxologie commune, différente de l’actuelle : Deo Patri sit gloria, Ejusque soli Filio, Cum Spiritu Paraclito, Et nunc et in perpetuum. Amen.)

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    (Dom Guéranger, les Institutions liturgiques)

  • L’esclave le plus cher

    Paul Pogba est le nom de l’esclave le plus cher de l’histoire : il vient d’être acheté 120 millions d’euros par le club de foot Manchester United.

    Une première proposition de 101 millions avait été rejetée.

    Le plus fort est que Paul Pogba appartenait déjà à Manchester United avant 2012…

  • La France en Libye

    A peine le gouvernement français venait-il d’admettre que des soldats français sont engagés en Libye qu’on apprenait la mort de trois d’entre eux. Dans un « accident d’hélicoptère » selon notre gouvernement. Parce que leur hélicoptère a été abattu par les islamistes, selon les observateurs internationaux.

    Cette nouvelle a provoqué des manifestations antifrançaises à Tripoli et à Misrata, organisées par le « gouvernement libyen d’union nationale » qui a dénoncé cette « violation » du territoire libyen par l’armée française.

    Les soldats français prêtent main forte au général Khalifa Haftar contre l’Etat islamique. Le général Khalifa Haftar est le commandant en chef de l’« Armée nationale libyenne », mais cette armée n’est pas celle du « gouvernement libyen d’union nationale » de Tripoli, c’est celle de… Khalifa Haftar, et subsidiairement du « gouvernement libyen » de Tobrouk, et qui est donc un ennemi du gouvernement de Tripoli.

    (Khalifa Haftar était revenu en Libye en 2011, pour participer à l’insurrection contre Kadhafi. Depuis 20 ans il habitait à… Langley : près du siège de la CIA…)

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    On remarque que le T de « intervention » est une croix : c’est une manifestation contre les croisés. Organisée par les musulmans modérés du gouvernement internationalement reconnu, opposés à l’Etat islamique…

  • Le vrai danger

    Titre de EUobserver :

    MEPs fear further 'Putinisation' of Turkey

    Les députés européens craignent que la “poutinisation” de la Turquie s'aggrave.

    Car Poutine c’est aujourd’hui l’étalon du mal…

    On peut se demander dans quel monde vivent ces députés européens. Mais depuis quelque temps je reçois les courriels publicitaires de Newsweek et je constate que le danger Poutine est une véritable obsession. Combien d’attentats leur faudra-il encore ?