26 novembre 2014

Les élèves doivent dire « monsieur » au prêtre…

Pour mettre fin aux tensions qui montaient, les 22 écoles catholiques du district de Bastar, dans l’Etat du Chhattisgarh, en Inde, ont dû accepter que les prêtres ne soient plus appelés « père » par les élèves, mais seulement « monsieur ».

La décision a été prise à l’issue d’une rencontre entre les responsables de l’enseignement catholique, les représentants des groupes hindous qui accusaient les catholiques « d’utiliser l’éducation comme arme de conversion », et les autorités civiles.

Les écoles catholiques ont dû de même accepter que soient accrochées des photographies de personnalités de toute religion qui ont travaillé pour l’intérêt national dans le domaine de l’éducation.

On peut penser que les écoles catholiques auraient pu répondre aux hindous que personne ne les oblige à mettre leurs enfants à l’école catholique. Mais bien sûr cela aurait été vu comme une provocation…

Il y avait déjà eu une affaire de ce type avec des hindous en Inde, à propos d’un logo représentant la Sainte Vierge.

16:08 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0)

Saint Pierre d’Alexandrie

Ce jour on célèbre saint Silvestre, l’abbé bénédictin, qui clôt l’année liturgique comme l’autre saint Silvestre clôt l’année civile.

Mais on fait aussi mémoire de saint Pierre d’Alexandrie, directeur du didascalée (après notamment Clément d’Alexandrie et Origène), patriarche et martyr, que les byzantins qualifient de « sceau et terme de la persécution » (celle de Dioclétien, en 311).

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Le bréviaire disait ceci :

Pierre, Évêque d’Alexandrie, après Théonas, homme d’une éminente sainteté, fut, par l’éclat de ses vertus et de sa doctrine, non seulement la lumière de l’Égypte, mais encore celle de toute l’Église de Dieu. Pendant la persécution de Maximin Galère, il supporta la rigueur de ces temps-là avec tant de courage, que beaucoup de Chrétiens, témoins de son admirable patience, firent de grands progrès dans la pratique des vertus. Il fut le premier à séparer de la communion des fidèles, Arius, Diacre d’Alexandrie, parce qu’il favorisait le schisme de Mélèce. Lorsque Pierre eut été condamné par Maximin à la peine capitale, les Prêtres Achillas et Alexandre allèrent le trouver dans sa prison, pour intercéder auprès de lui en faveur d’Arius ; mais il leur répondit que, pendant la nuit, Jésus lui était apparu, portant une tunique déchirée, et que, lui en ayant demandé la cause, le Sauveur lui avait dit : « C’est Arius qui a déchiré ainsi mon vêtement, qui est l’Église. » Puis leur ayant prédit qu’ils lui succéderaient dans l’épiscopat, il leur défendit de recevoir dans leur communion Arius, qu’il savait mort devant Dieu. Les événements ne tardèrent pas à montrer que cette révélation était vraiment de Dieu. Enfin, la douzième année de son épiscopat, le sixième jour des calendes de décembre, ayant eu la tête tranchée, il alla recevoir la couronne du martyre.

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25 novembre 2014

Ce que François a réussi à faire

Les médias soulignent à leur façon la guerre civile que François impose à l’Eglise. Un exemple parmi d’autres, trouvé sur le Forum catholique, cet article du journal italien Il Secolo XIX, du 29 octobre dernier.

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Il s’agit de la persécution contre Mgr Oliveri. Le journal titre sur les pressions exercées sur l’évêque d’Albenga pour qu’il démissionne, suite à l’inspection apostolique qui a vérifié la « gravité » de la situation dans le diocèse.

Mais, explique le journal, Mgr Oliveri n’est pas seul. Il est devenu un des points de référence des secteurs ultra-traditionalistes (sic) en Italie et au-delà.  Et il peut même se vanter d’avoir des alliés à la Curie, même quand ils sont en disgrâce. Ainsi le cardinal Burke (qui était encore préfet de la Signature apostolique) et qui est « un défenseur extrême du traditionalisme catholique », mais aussi le cardinal Piacenza, et par ailleurs le « super-intégraliste » Mgr Luigi Negri. Sans compter Mgr Suetta, le nouvel évêque de San Remo, qui était le bras droit de Mgr Oliveri et dont le premier geste a été de célébrer une messe de saint Pie V, et encore le cardinal Bagnasco, archevêque de Gênes, le cardinal Calcagno..

Et le journal donne la photographie de trois des principaux soutiens de Mgr Oliveri, comme autant de conjurés, d’une faction qui s’oppose au pape.

C’est un peu ce que l’on a vu aussi au synode. Le pape est censé travailler à l’unité de l’Eglise. Il fait tout pour la détruire.

Franciscains de l’Immaculée : la persécution, suite

Marco Tosatti nous apprend que le commissaire Volpi était à l’assemblée des évêques italiens, qui s’est tenue ces derniers jours à Assise. Et que, suite à cette réunion, le secrétaire général de la CEI, Mgr Galantino, va envoyer une lettre à tous les évêques italiens pour que, au cas où un Franciscain de l’Immaculée viendrait demander son incardination, il soit renvoyé au commissaire Volpi.

Car ces demandes d’incardination sont vues par la Congrégation romaine pour les religieux (dirigée par Mgr Braz de Aviz, un homme de François) seulement comme un stratagème pour se soustraire à l’autorité du commissaire Volpi…

Marco Tosati conclut : « Du point de vue d’un laïc, il n’est pas facile de comprendre pourquoi un religieux qui ne sent plus de continuer dans une congrégation devrait être quasiment contraint d’y rester, ou d’abandonner totalement sa voie spirituelle, au lieu de refaire sa vie dans un diocèse, à une époque où les vocations sont rares. »

(Via le FC)

Taubira la honte (une fois de plus, mais internationale)

Christiane Taubira a osé réagir, de façon grossière, sur twitter, à une décision de justice américaine. Dès que l’on a su que le grand jury innocentait le policier qui avait tué un manifestant à Ferguson, elle a balancé cela :

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Christiane Taubira se souvient-elle qu’elle n’est plus une simple militante d’extrême gauche mais qu’elle est ministre du gouvernement français et garde des sceaux de la République française ?

Que dirait-elle si son homologue américaine (tiens, une femme noire, elle aussi, qui ne doit donc pas être à la tête d’une justice raciste) dénonçait les gendarmes français innocentés de la mort de Rémi Fraisse ?

Y aura-t-il seulement un responsable politique français pour dénoncer cette nouvelle honte taubiranesque ?

Et, pour la bonne bouche, le tweet qui précédait immédiatement ceux-là, qui est une belle illustration de la démocratie totalitaire :

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Un couvent de Mossoul détruit

Selon des sources locales consultées par l’Agence Fides des jihadistes de l’Etat islamique qui contrôlent la ville de Mossoul, ont fait exploser hier le couvent des religieuses chaldéennes du Sacré-Cœur, que les miliciens avaient précédemment occupé et utilisé comme logement et base logistique (ce qui le désignait comme cible pour les frappes de la coalition).

On remarquera l’exquise urbanité des jihadistes : ils ont d’abord averti les habitants des environs qu’ils devaient ouvrir leurs fenêtres pour éviter que l’onde de choc brise les carreaux…

13:48 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Pakistan : encore un chrétien torturé à mort par la police

Un chrétien de 35 ans, Rakha Shahzad, a été trouvé mort après avoir été torturé alors qu’il se trouvait sous la garde de la police de Lahore. L’homme avait été arrêté pour « vente de boissons alcoolisées et de drogue ». Comme l’indique sa famille, « Rakha Shahzad est mort des suites des tortures de la police » alors que les agents évoquent quant à eux une « attaque cardiaque » durant l’interrogatoire.

Le Père Francis Nadeem, Provincial des Capucins au Pakistan, fait état à l’Agence Fides du trouble de la communauté chrétienne « suite au énième cas d’exécution sommaire ». Les membres de la famille du défunt ont lancé de vibrantes protestations à Lahore, cherchant par ailleurs à entrer de force dans le commissariat de police. Trois agents ont fait l’objet d’un dépôt de plainte et une enquête a été ouverte. Le cadavre de l’homme a été transféré à l’hôpital pour autopsie afin d’établir les causes du décès. Le frère de Rakha Shahzad déclare que l’homme « a été arrêté sans raison ».

13:44 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Asia Bibi : le recours devant la Cour suprême

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Les avocats d’Asia Bibi ont annoncé qu’ils ont introduit hier un recours devant la Cour suprême. Ils demandent à la Cour suprême de considérer les faiblesses du dossier, le fait que les « preuves » ne sont qu’une manipulation, comme le montre aussi le laps de temps qui s’et écoulé entre les faits allégués et l’enregistrement de la plainte. Ils ont dit que la Cour suprême pourrait mettre un an à se prononcer.

On peut se demander pourquoi ils ont mis eux-mêmes autant de temps à s’adresser à la Cour suprême.

Il se trouve que la « Haute Cour » de Lahore a quant à elle envoyé dès le 6 novembre à la Cour suprême le texte de son jugement. Un jugement qui est extrêmement sévère pour les avocats d’Asia Bibi, et qui contient in fine l’argument que les magistrats suggèrent à la Cour suprême de retenir : le fait que dans les procès qui se tiennent devant les tribunaux islamiques, dans des cas aussi graves, on s’assure de la parfaite moralité des plaignants.

On apprend dans le même temps que la Cour suprême a demandé au gouvernement de présenter d’urgence un rapport sur l’enquête concernant le meurtre atroce du couple chrétien lapidé et brûlé dans le four d’une briqueterie, et aussi de faire savoir où il en était de la précédente instante demande de la Cour, que le gouvernement institue d’urgence un Conseil national pour les droits des minorités et une unité spéciale chargée de protéger les lieux de culte des minorités.

13:41 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Le pape de l’Eglise du nouvel ordre mondial

Très intéressante interview de Francesco Colafemmina, traduite chez Benoît et moi.

Extrait :

« (…) le Pape Bergoglio se dépense chaque jour, depuis la chaire de Santa Marta (une structure qui est déjà un signe de l'horizontalité de son message) pour attaquer surtout les catholiques que j'appellerais cohérents. Des catholiques comme mes grands-parents qui ont lutté dans la vie pour rester cohérents avec l'Evangile. Des catholiques comme de nombreux prêtres anonymes qui jour après jour ont accompagné enfants, fiancés, époux, personnes âgées, malades, sur le chemin de Jésus-Christ. Ces catholiques ne sont ni des pharisiens, ni des sépulcres blanchis, et pourtant ils sont chaque jour apostrophés comme tels par Bergoglio qui - satisfait du succès mondain qui l'entoure - se sent au-dessus de tous, et tout en ne jugeant pas ceux qui vivent en état de péché grave, trouve chaque jour de nouveaux mots pour vilipender ceux qui persistent à adhérer à l'Evangile et au Magistère. Tout cela est vraiment inacceptable, mais nous nous faisons une raison, car nous savons quel est le cadre général dans lequel s'insère l'action de François. »

Le cadre est celui-ci : « Je pense que le pape Bergoglio coïncide avec un projet très clair: introduire l'Eglise dans la réalité de ce que l'on nomme le nouvel ordre mondial. »

On remarquera aussi ce que Francesco Colafemmina dit du Chemin néocatéchuménal, en lien avec ce qu’avait constaté Sandro Magister.

Sainte Catherine

« A la tête de ses chars le Pharaon fut englouti grâce au bâton de Moïse autrefois, merveilleusement, lorsqu'en forme de croix il frappa la mer et la fendit, mais il sauva Israël qui put fuir et passer à pied sec en chantant un cantique au Seigneur. »

Par les prières de Catherine, ta sainte martyre, Seigneur, illumine le regard ténébreux de mon âme; et pour faire disparaître les nuages de mes péchés funestes, ô Christ, accorde-moi la splendeur de sa propre clarté.

Guidée en droite ligne par les divins préceptes du Seigneur et brûlant d'amour pour lui, tu marchas vers les combats, Catherine, avec empressement, et tu frappas de stupeur l'esprit des tyrans par la sagesse et la grâce de tes discours.

Dirigée sur les flots par la main puissante du Christ, glorieuse Martyre, tu échappas à la tempête des faux dieux, et sans éclaboussure naviguas sous la voile de la Croix et les souffles divins de l'Esprit, en chantant un cantique au Seigneur.

Parée de splendeur virginale, très-sage Catherine, et possédant la divine connaissance qui te vint du ciel, animée d'un courage viril, tu as couvert de confusion les autorités suprêmes d'un savoir mensonger et sur elles l'emportas de vive force.

Le fait de proclamer que tu es la pure Mère de Dieu nous détourne de toute hérésie, car tu as enfanté, divine Génitrice, celui qui s'est fait chair sans changement, celui qui domine l'entière création, l'éternelle Parole de Dieu.

*

« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis les cieux et tu fondas la terre sur les eaux: ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, car nul n'est saint hormis toi, le seul Ami des hommes. »

Par un élan volontaire tu avanças, pour imiter le Christ, de plein gré vers ta passion; et, remportant la victoire brillamment sur le prince ténébreux de ce monde, tu obtins la couronne, Catherine divinement inspirée.

Enonçant clairement, avec la force de ton esprit, l'enseignement de la connaissance de Dieu, tu mis en échec les tyrans, qui roulèrent dans le gouffre des impies, illustre Martyre que la divine sagesse illuminait.

Celui qui chuchota aux oreilles d'Eve l'égalité avec Dieu par une frêle vierge est écrasé maintenant, car la martyre Catherine, armée de la croix, a confondu celui qui se vantait sans mesure.

Par la force de la Vie qui s'est levée de ton sein sur le monde, relève mon âme réduite à la mort, efface les cicatrices et les marques du péché, seule Génitrice immaculée de notre Dieu.

(Liturgie byzantine, Matines de la fête, Canon de sainte Catherine, de saint Théophane l’Hymnographe, odes 1 et 3.)

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24 novembre 2014

Puisque le pape n’y va pas…

Femen y va…

A la cathédrale de Strasbourg.

Et sur l’autel, dans des poses qui sans doute font référence à la déesse Raison sur l’autel de Notre-Dame de Paris le 10 novembre 1793.

Comme y fait référence son inscription sur la poitrine, dénonçant l’« anti-secular Europe ».

Femen n’est sans doute pas sans savoir que la déesse Raison était une pute.

(Bon... d'accord... une "danseuse"...)

Réaction de l'Agrif.

Le Salon Beige signale que les dispositions du code pénal local relatives à la protection des cultes (régime du Concordat) sont toujours en vigueur (et confirmées par la Cour de cassation en 1999).

La diversité chez Bloomberg

Dans son dernier courriel hebdomadaire aux journalistes, le rédacteur en chef de l’agence Bloomberg News, Matthew Winkler, exige : « Tous les reportages Bloomberg News doivent inclure au moins une citation de femme, et il serait préférable qu'autant d'hommes que de femmes soient cités comme sources. Les femmes sont impliquées dans tous les secteurs que nous couvrons. Nos articles doivent refléter cette diversité. »

Je ne sais pas si vous le comprenez comme moi, mais je crois discerner dans ce propos une forme sournoise de transphobie raciste.

En effet, si vraiment il faut respecter la diversité, il est clair qu’il faut aussi des sources transgenres, et bien entendu des transgenres noir(e)s et jaunes, outre les femmes qui doivent comprendre un quota de femmes noires lesbiennes mariées et de jaunes hétérosexuelles non mariées. Et toutes les combinaisons possibles.

Sinon, ce n’est plus une rédaction, c’est une annexe du Ku Klux Klan.

Quatre ou cinq…

La police britannique a déjoué « quatre ou cinq complots terroristes » en 2014, a affirmé hier le chef de Scotland Yard.

S’il ne sait vraiment pas si c’est quatre ou cinq, c’est très inquiétant…

Hindous à l’attaque

Un groupe d’hindous a attaqué hier une église pentecôtiste, l’église apostolique du Calvaire, à Gangammapalaya au Karnataka (Inde). Il y a eu huit blessés, dont deux avec les jambes brisées. L’église est détruite, et les hindous ont averti les chrétiens qu’ils ne devaient pas tenter de la reconstruire.

La police a interpellé le pasteur.

On aura vraiment tout vu : Martin Schulz éditorialiste de l’Osservatore Romano…

En avril 2006, René van der Linden, qui avait été élu l’année précédente président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (élu à l’unanimité, ces institutions étant le nec plus ultra de la démocratie), avait invité Benoît XVI à Strasbourg. Invitation acceptée par le pape, mais qui fut sans lendemain…

L’année suivante, Hans-Gert Pöttering, qui était alors le demi-président de droite du Parlement européen (puisque la gauche et la droite libérale se partagent la présidence : un demi-mandat chacune, quel que soit le résultat des élections, c’est le nec plus ultra de la démocratie), avait invité Benoît XVI à Strasbourg. La gauche avait hautement protesté, et exigé que si le pape venait il devrait répondre aux questions des parlementaires pour « se justifier lui et sa politique ». Donc la visite de Benoît XVI fut annulée.

Mais ça c’était avant. Avec François tout est changé. C’est le demi-président de gauche du Parlement européen, Martin Schulz (du temps de Benoît XVI, il était président du groupe socialiste) qui a invité François. Et c’est l’enthousiasme général (en dehors de quelques râleurs professionnels très minoritaires). L’enthousiasme est tel que l’Osservatore Romano a demandé à Martin Schulz d’écrire l’éditorial du journal, la veille de la visite du pape aux institutions européennes.

Voici donc en une du journal du Vatican un texte reflétant la position du Saint-Siège (c’est cela, un éditorial), signé par un politicien qui ne croit en rien, sinon à un système européen qui lui permet de vivre comme un pacha.

Or ce texte reflète effectivement la position du Saint-Siège, si l’on entend par là les idées du pape actuel, puisqu’il n’est qu’un plagiat – ou une parodie ? – du discours quasi quotidien de François sur les périphéries.

J’imagine sans mal que le nègre de Martin Schulz a dû s’amuser à écrire cette pochade. Mais c’est indigne de l’Eglise catholique.

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Le venin de la Bible de Jérusalem

« Venez, retournons vers Yahvé. Il a déchiré, il nous guérira ; il a frappé, il pansera nos plaies ; après deux jours, il nous fera revivre, et le troisième jour, il nous relèvera, et nous vivrons en sa présence. »

Telle est la traduction de Osée 6, 1-2 dans la Bible de Jérusalem. La Vulgate dit : « Il nous ressuscitera », et la Septante : « nous serons ressuscités ». Mais il faut éviter à tout prix cette prophétie de la résurrection le troisième jour. Cette expression « après deux jours... Le troisième jour », nous dit doctement une note de la Bible de Jérusalem, « désigne un court laps de temps ». Et rien d’autre. Certes, « depuis Tertullien, la tradition chrétienne a appliqué ce texte à la résurrection du Christ le troisième jour. Mais il n’est jamais cité dans le NT » (le Nouveau Testament). « Cependant il est possible » que la résurrection le troisième jour  « selon les Ecritures », comme dit le kérygme, fasse allusion à ce verset, « interprété selon les règles exégétiques du temps ». Qui naturellement ne sont plus du tout les nôtres.

Au chapitre 13, le verset 14 est ainsi traduit : « Et je les libérerais du pouvoir du Shéol ? De la mort je les rachèterais ? Où est ta peste, ô mort ? Où est ta contagion, ô Shéol ? »

Une note nous explique : «  Le contexte exige d’interpréter ce v. 14 comme une menace. Les deux premières questions appellent une réponse négative, les deux suivantes sont un appel invitant la mort et le Shéol à envoyer ses fléaux sur le peuple rebelle. Saint Paul cite ce texte pour annoncer que la mort est vaincue, 1 Cor 15 55 ; mais il l’interprète selon les usages de son temps où l’on ne craignait pas (sic) d’isoler une phrase de son contexte. »

Bref, on savait déjà que la tradition chrétienne à partir de Tertullien est dans l’erreur, à cause de son exégèse absurde, voici donc que cela commence avec saint Paul…

En réalité, saint Paul se contentait de citer le véritable texte de la Bible selon la Septante. Où il n’y a pas deux premières questions, mais deux affirmations : « Je les tirerai des mains de l’enfer, et je les délivrerai de la mort », suivies de ces deux questions reprises par saint Paul et qui sont donc des exclamations de la victoire contre la mort : « ô mort, où est ta victoire ? ô enfer, où est ton aiguillon ? »

Pour faire bonne mesure, ajoutons que, au début du chapitre 11, Dieu dit par la bouche d’Osée : « et d’Egypte j’appelai mon fils ». Il y a ici une longue note, qui ne fait pas la moindre allusion au fait que ce verset est cité explicitement par saint Matthieu comme une prophétie de la fuite en Egypte et du retour d’Egypte…

Mais la citation existe bien. Bref, c’est à partir de l’Evangile que l’exégèse commence à errer… Et il a fallu attendre le XXe siècle pour savoir que tout cela était bidon.

Cette traduction et ces notes sont a priori de « E. Osty PSS », autrement dit du chanoine Osty qui a par ailleurs donné une traduction complète de la Bible sous son nom. Et dans « sa » Bible, pour Osée 6, 1-2, c’est pire. Car après l’indication sur le « court laps de temps », il ajoute : « L’expression est peut-être empruntée au culte d’Hadad, dieu qui ressuscitait trois jours après sa mort ». Sic.

Ce que n’ose pas dire le chanoine Osty, ni aucun de ses confrères de l’exégèse moderne, c’est que l’exégèse qui a toujours été celle de l’Eglise n’a pas commencé avec Tertullien, ni avec saint Paul, ni même avec saint Matthieu. C’est le Christ lui-même qui en a donné le principe, sur le chemin d’Emmaüs : « Et, commençant par Moïse et tous les prophètes, il leur interprétait dans toutes les Ecritures ce qui était dit de lui. » Ce qu’il avait déjà fait à maintes reprises, notamment en montrant comment David avait prophétisé à son sujet, dans des psaumes qui pour nos doctes exégètes ne sont pas de David et ne parlaient pas du Christ…

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Saint Jean de la Croix

Les théologiens enseignent que la foi est une habitude certaine et obscure, infuse dans l'âme; on l'appelle une habitude obscure, parce qu'elle nous incline à croire les vérités que Dieu nous a révélées, cl qui surpassent nos lumières naturelles et la capacité de notre esprit. Cette lumière étant infiniment plus grande que la nôtre, elle est, à l’égard de l'âme, aussi obscure que des ténèbres très épaisses, parce qu'une lumière très éclatante éteint une lumière très petite, comme nous voyons que les rayons du soleil font disparaître les autres lumières, et qu'ils nous éblouissent la vue, ou plutôt nous aveuglent, n'y ayant nulle proportion entre la grandeur excessive de leur lumière et la faiblesse extrême de nos yeux. De la même manière, la lumière de la foi surpasse, par sa grandeur excessive et par son infusion surnaturelle, la lumière de notre entendement, parce qu'il ne peut connaître de lui-même que les choses naturelles, quoique Dieu puisse l'élever par une puissance extraordinaire à la connaissance des choses surnaturelles. C'est pourquoi il ne saurait avoir la connaissance des objets, de quelque nature qu'ils soient, que par le moyen des sens extérieurs et des images que l'imagination lui présente, comme des tableaux ressemblant aux choses que les sens perçoivent; si bien que c'est la puissance et l’objet qui forment la connaissance. De sorte que si on racontait à un homme des choses dont il n'aurait ni acquis la connaissance, ni vu la ressemblance en peinture ou en quelque autre manière, il ne les connaîtrait pas plus que si on ne lui en avait point parlé. Par exemple, si on lui soutenait qu'il y a, dans une île, une espèce d'animal qu'il n'aurait jamais vu, et dont il ne trouverait aucune ressemblance dans les animaux qui lui sont connus, il n'en concevrait aucune idée, quoiqu'on lui en rapportât beaucoup de choses. De même, si on faisait à un aveugle-né la description de la couleur blanche ou rouge, il ne lui en resterait ni espèce dans l'imagination, ni connaissance dans l'esprit, parce qu'il n'en aurait point de figure ressemblante, n'ayant rien vu de semblable.

Ainsi, avec quelque proportion, la foi nous propose des choses que nous n'avons vues ni dans elles-mêmes, ni dans des objets naturels qui puissent nous en tracer l'image ; si bien que, n'étant pas proportionnées à nos sens, nous ne pouvons pas les connaître naturellement. Il faut donc que Dieu nous les révèle, et que, quand on nous les enseigne, nous les croyions, en soumettant notre entendement et ses lumières naturelles aux lumières divines de la foi, et en nous aveuglant nous-mêmes pour suivre ses connaissances obscures ; car, comme dit saint Paul, la foi vient de l'ouïe, et l'ouïe de la parole de Jésus-Christ (Rom., X, 17). Ce n'est pas une science qui entre dans l'esprit par nos sens, mais c'est le consentement que l'âme donne aux choses qui entrent par l'ouïe.

Cependant les exemples que nous avons apportés ne font pas assez concevoir combien la foi surpasse notre entendement. Il est constant qu'elle est beaucoup plus élevée au-dessus de nos lumières naturelles, que nous ne l'avons fait comprendre ; car, bien loin de nous donner une science évidente, elle surmonte tellement toutes nos connaissances, qu'on n'en peut juger comme il faut, quelque parfaite contemplation que nous ayons. Nous parvenons aux autres sciences par la lumière de l'entendement ; mais il est nécessaire de renoncer à ces lumières pour obtenir de Dieu la connaissance que la foi nous donne. L'entendement s'obscurcit même par sa propre lumière, afin d'être éclairé des lumières de la foi, selon le langage d'Isaïe: Si vous ne croyez pas, dit-il, vous ne persévérerez pas (Isaï., VII, 9). Il est donc constant que la foi est une obscure nuit au regard de l'âme, que c'est par cette obscurité que la foi l'éclaire; que plus elle l'obscurcit, plus elle lui communique ses lumières et ses connaissances; car, pour reprendre la pensée du prophète, la foi l'éclairé en l'aveuglant, puisqu'elle ne l'élève à l'intelligence surnaturelle des choses divines que par la créance que l'âme y donne aveuglément.

Ainsi la foi est très bien figurée par la nuée qui couvrait les Israélites en entrant dans la mer Rouge, et qui les dérobait à la vue des Égyptiens lorsque ceux-ci les poursuivaient : de sorte néanmoins que la même nuée éclairait ce peuple fidèle, et qu'elle était tout à la fois ténébreuse et éclatante : ce qui est digne d'admiration, et ce qui nous montre que la foi est tout ensemble obscure et claire, et qu'elle obscurcit, comme une nuit, la lumière naturelle de l'entendement, et éclaire l'âme d'une lumière surnaturelle, afin que le disciple devienne semblable à son maître (Exod., XIV, 19, 20). Car l'homme, vivant comme il vit dans les ténèbres, ne pouvait être illuminé d'une manière convenable que par les ténèbres, comme le prophète-roi nous l'apprend par ces belles paroles : Le jour découvre la parole au jour, et la nuit enseigne la science à la nuit (Psal., XVIII, 5) : c'est-à-dire, le jour, qui est Dieu considéré dans sa félicité éternelle, où il y a un jour perpétuel, découvre et communique sa divine parole, qui est son Fils, aux anges et aux bienheureux qui sont appelés des jours, afin qu'ils le connaissent parfaitement et qu'ils en jouissent sans interruption. Et la nuit, qui est la foi que les chrétiens suivent sur la terre, enseigne la science a l'Église militante, et conséquemment à chacune des âmes qui sont aussi appelées des nuits, parce que la lumière de gloire ne les éclaire pas, et que la foi les dépouille de leurs lumières naturelles.

Il faut donc conclure que la foi est une nuit très obscure, et qu'elle éclaire néanmoins l'âme dans ses ténèbres, comme David l'exprime dans un autre psaume, quand il dit que la nuit l'illumine et fait toutes ses délices. Comme s'il disait que la nuit de la foi est sa lumière, et qu'elle le conduit dans les douceurs de ses plus hautes contemplations et de sa plus étroite union avec Dieu, pour nous faire entendre que l'âme doit être dans les ténèbres afin d'être remplie de lumières divines, et d'aller sûrement à Dieu par le chemin qu'elle a commencé de tenir.

La montée du Carmel, livre II, chapitre 3

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23 novembre 2014

24e dimanche après la Pentecôte

La liturgie prévoit 24 dimanches après la Pentecôte (bien que les chants du propre s’arrêtent au 23e). Mais il y a généralement davantage de dimanches entre la Pentecôte et l’Avent. Il est rare qu’il y ait juste 24 dimanches et qu’on n’ait pas besoin de compléter avec les dimanches après l’Epiphanie qui n’ont pas été célébrés. C’est le cas cette année. Et si j’en crois le calendrier liturgique tridentin perpétuel, ce n’était pas arrivé depuis 2003.

A son second avènement, le Christ, comme il le dit lui-même dans l’évangile de cet ultime dimanche, sera « comme l’éclair sort de l’orient et paraît jusqu’à l’occident ». Lors du premier avènement, il était caché, au second avènement « nul n’aura besoin de se demander si le Christ est venu », comme dit saint Jean Chrysostome, car « quand un éclair se produit nous n’avons pas besoin de demander s’il y a eu un éclair ».

Cet éclair part de l’orient et va vers l’occident comme le soleil. Comme le soleil qui est l’image du Christ dans le psaume 18, qui bondit comme un géant et va d’une extrémité du ciel à l’autre.

La différence est que l’éclair est instantané. Car alors il n’y a plus de temps (cf. Apocalypse 10, 6).

Et « partout où sera le corps, là s’assembleront les aigles ».

Le corps, au sens de cadavre, souligne saint Jérôme, car le mot traduit le grec ptoma. Or ptoma, c’est ce qui est tombé, comme en latin cadaver vient du verbe cadere, tomber. L’image renvoie au livre de Job, quand Dieu, parlant de l’aigle, dit : « partout où sera le cadavre, il sera là aussitôt. » Du moins selon la Vulgate… car si saint Jérôme a écrit « cadaver », la Septante dit : « des tués ».

Ce corps est tombé foudroyé. C’est le corps du Christ foudroyé par l’éclair qui est le Christ (« J’ai le pouvoir de donner ma vie et de la reprendre »). Le corps tombé en terre et qui meurt pour pouvoir fructifier. Le corps eucharistique qui nourrit les élus devenus des aigles. Saint Jérôme : « On dit que les aigles et les vautours (les vautours ne sont pas dans l’évangile, mais dans Job, auquel saint Jérôme renvoie implicitement) sentent les cadavres, même d’au-delà des mers, et se rassemblent sur cette proie. Si donc des oiseaux sans raison sentent par leur sens naturel où gît un petit cadavre, et dont ils sont séparés par de si grands espaces et par les flots de la mer, combien plus nous et toute la multitude des croyants nous nous empresserons vers Celui dont l’éclair sort de l’orient et paraît jusqu’à l’occident ! »

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22 novembre 2014

Les veillées pour la vie naissante

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En 2010 Benoît XVI avait demandé que soient organisées dans tous les diocèses des veillées de prière pour la vie naissante, le soir du samedi précédant le premier dimanche de l’Avent.

En 2010, beaucoup d’évêques et de prêtres avaient traîné les pieds, mais il y en avait eu tout de même plus de 500, surtout sur pression des familles catholiques.

On peut y avoir un effet Benoît XVI de préparation à la Manif pour tous.

Je ne sais si on peut voir un effet François au fait qu’il y en ait cette année (samedi prochain 29 novembre) à peine plus d’une centaine, et que les évêques qui y ont appelé se comptent sur les doigts d’une seule main…

Un site y est dédié. La carte des veillées en France est ici.

Rien à voir avec l’islam, bien entendu

Des chababs somaliens ont attaqué un bus ce matin au Kenya. Ils ont séparé les musulmans des non-musulmans, ont fait sortir les musulmans et sont repartis avec les 28 non-musulmans, qui devaient sans doute devenir des otages. Mais le bus s’est embourbé, alors les chababs ont tué tous les non-musulmans, comme dit l’information officielle. Puis ils sont retournés en Somalie.

De même qu’on dit « non-musulmans » et non pas « chrétiens », l’attaque des chababs n’a évidemment rien à voir avec l’islam.

13:34 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (3)

Turquie : des mosquées dans toutes les universités

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Mehmet Görmetz, le directeur des Affaires religieuses (Diyanet isleri), a annoncé qu’une mosquée sera construite dans toutes les universités de Turquie. Plus de 80 sont en construction, 15 sont terminées, a-t-il précisé.

Elles seront « davantage que des maisons de prière », insiste Mehmet Görmetz : « Ces mosquées ne doivent pas être ouvertes avant la prière et fermées après la prière. Nous voulons qu’elles deviennent des institutions. »

On rappellera que le Diyanet fut créé par Ataturk précisément pour éviter ce genre de chose…

(Photo : la mosquée du campus de l’université Eren de Bitlis.)

13:25 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (2)

Sacré François…

La présence des migrants « nous rappelle la nécessité d’éradiquer les inégalités ». (François au congrès mondial de la pastorale des migrants, hier.) VO : La loro presenza è un richiamo alla necessità di sradicare le ineguaglianze.

Celui qui a faim « demande la dignité, pas l’aumône ». (François à la conférence internationale de la FAO sur la nutrition, avant-hier.) VO : Ci chiede dignità, non elemosina.

(Je précise que je n’ai pas trouvé ces citations en cherchant la petite bête dans des discours… que je ne lis pas. Elles font les titres de dépêches d’AsiaNews.)

Sainte Cécile

Le culte de sainte Cécile a sans doute donné lieu au plus étonnant quiproquo de l’histoire de l’Eglise, et de la musique.

Elle est la sainte patronne des musiciens à cause de la première antienne des laudes et des vêpres :

Cantantibus organis Caecilia Domino decantabat, dicens : Fiat cor meum immaculatum, ut non confundar.

Tandis que résonnaient les instruments de musique, Cécile répétait sans cesse au Seigneur : Que mon cœur soit sans tache, afin que je ne sois pas confondue.

Le verbe « decantare » veut dire d’abord chanter sans discontinuer, mais il perd le plus souvent son origine musicale et ne veut plus dire que « répéter tout le temps la même chose », ce qui est le cas ici.

Donc sainte Cécile répète, plutôt qu’elle ne chante. Elle répète « dans son cœur », comme le précise le premier répons des matines (qui reproduit le texte exact de la Passion de sainte Cécile). Donc en silence. Quoique dans ce répons le mot le plus chanté soit decantabat...

« Cantantibus organis » : pendant que jouaient les instruments de musique. A partir du moyen âge on a même pris « organis » pour des orgues (de fait le mot vient de là), et l’on a commencé à représenter sainte Cécile jouant de l’orgue, et on l’a ensuite représentée sur des buffets d’orgues.

Or, non seulement elle ne jouait d’aucun instrument de musique, mais elle n’écoutait pas cette musique dont parle l’antienne. Cette musique était celle du cortège de ses noces. Et elle ne voulait pas se marier. Pendant que jouait la musique, elle s’enfermait à l’intérieur d’elle-même pour répéter : Seigneur, faites que je reste pure de cœur et de corps : « Fiat, Domine, cor meum et corpus meum immaculatum », comme le chante le répons.

Bref, non seulement sainte Cécile n’est pas musicienne, mais elle ne veut pas entendre la musique...

Voici le répons, dans le codex 611(89) d’Einsiedeln, début du XIVe siècle :

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℟. Cantantibus organis Caecilia virgo in corde suo soli Domino decantabat, dicens: * Fiat, Domine, cor meum et corpus meum immaculatum, ut non confundar.
℣. Biduanis et triduanis ieiuniis orans, commendabat Domino quod timebat.
℟. Fiat, Domine, cor meum et corpus meum immaculatum, ut non confundar.

Au son des instruments de musique, la vierge Cécile répétait en son cœur au seul Seigneur, disant : Que mon cœur et mon corps soient purs, Seigneur, pour que je ne sois pas confondue. Elle recommandait au Seigneur, par des prières et des jeûnes de deux et trois jours, ce qu’elle craignait (de perdre).

06:35 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (6)

21 novembre 2014

Sir James Dyson pour la sortie de l’UE

Alors qu’il annonçait une extension de son site de Malmesbury, avec 300 emplois à la clé, sir James Dyson, fondateur de l’entreprise qui porte son nom, et directeur aujourd’hui de son centre de recherche, a également déclaré qu’il voterait pour quitter l’UE, car « nous n’avons pas à être brutalisés par les Allemands ».

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James Dyson est surtout connu comme l’inventeur de l’aspirateur sans sac et sans perte de puissance, mais il a inventé d’autres procédés, et n’arrête pas d’en inventer. Il y a déjà 14 ans, le Telegraph publiait une série de six cahiers intitulée L'Histoire des Grandes Inventions de James Dyson

15:10 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (5)

L’Ukip a un deuxième député aux Communes

Mark Reckless, qui était passé du parti conservateur à l’Ukip et avait donc abandonné son mandat de député (car c’est ce qui se fait dans une vraie démocratie), a été réélu sous l’étiquette Ukip, avec 42% des voix, contre 35% au candidat conservateur (malgré les cinq visites de David Cameron) et 17% au candidat travailliste qui était le député précédent… (Quant aux libéraux démocrates alliés de Cameron au gouvernement, ils sont passés de 16% à… 1%.)

Si l’élection du premier député Ukip ex-conservateur à Clacton était attendue, et si elle fut expliquée par le fait que la circonscription était pauvre et peuplée de petits blancs sans dents vieillissants europhobes et xénophobes, il n’en était pas de même pour la circonscription de Rochester, et selon les politologues officiels l’Ukip ne devait pas pouvoir remporter ce siège. Du reste l’Ukip avait placé cette circonscription en 271e position sur sa liste des circonscriptions jugées gagnables aux élections générales de l’an prochain. « Si on a gagné à Rochester, on peut gagner partout ailleurs », dit Mark Reckless.

Nigel Farage annonce deux nouvelles défections de députés conservateurs dans les prochains jours… David Cameron affirme que ce n’est pas vrai…

15:01 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (22)

L’école trop blanche et trop britannique

L’école de Market Rasen, localité rurale du Lincolnshire, région encore préservée de l’immigration massive et musulmane, pensait obtenir le label « excellent » à la suite de la nouvelle inspection académique. L’école était déjà passée de « satisfaisante » à « bonne » lors de la dernière inspection. Mais le troisième et dernier échelon lui a été refusé, pour deux ou trois raisons mais surtout parce que l’école ne correspond pas aux exigences de l’idéologie multiculturaliste obligatoire :

« L’immense majorité des élèves sont des Britanniques blancs. Très peu sont d’autres groupes ethniques, et actuellement il n’y a aucun élève qui parle anglais comme langue supplémentaire. L’école doit développer la compréhension des élèves de la diversité de la Société Britannique moderne, en créant des opportunités d’interaction personnelle avec leurs homologues de différents milieux au-delà de leur voisinage immédiat. »

« C’est le politiquement correct devenu fou », a réagi le député local, Sir Edward Leigh.

Pourtant récemment les élèves avaient visité une usine et une mosquée, dit la directrice, qui cherche désormais à établir un partenariat avec une école d’une ville pleine d’immigrés…

Le mois dernier, une école chrétienne a été menacée de voir sa note dégradée pour ne pas avoir encore invité « un responsable d’une autre religion » à ses réunions, et même de fermeture si elle ne faisait pas la promotion active de la diversité.

Raffinement islamiste

Des chrétiens de Mossoul réfugiés au Kurdistan reçoivent par téléphone des menaces de l’Etat islamique, leur indiquant que la maison qu’ils ont dû abandonner sera détruite par explosifs s’ils ne payent pas rapidement une certaine somme.

D’autres affirment avoir été contactés par d’anciens voisins déclarant qu’ils ont trouvé des photos dans leurs maisons abandonnées et qu’ils s’apprêtent à les diffuser sur les réseaux sociaux après les avoir transformées en images choquantes…

(Fides)

14:59 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (6)

Présentation de la bienheureuse Vierge Marie

Venue d’Orient où elle était célébrée depuis très longtemps, cette fête est arrivée dans la liturgie latine de façon 100% française.

En effet, c’est Philippe de Maizières, chancelier du roi de Chypre Pierre II de Lusignan, qui, envoyé en Avignon, vanta tellement cette fête (il y avait assisté à Jérusalem) que le pape Grégoire XI, Pierre Roger de Beaufort, l’inscrivit au calendrier de la curie. C’était en 1372.

En 1373, le roi de France Charles V introduisait la fête dans sa chapelle. En 1374, il écrivait au Collège de Navarre (le plus important de Paris, fondé 70 ans plus tôt par Jeanne de Navarre, femme de Philippe le Bel, sur les lieux qui sont aujourd’hui ceux de Polytechnique) :

« Charles, par la grâce de Dieu roi des Francs, à nos bien-aimés : salut en Celui qui ne cesse point d’honorer sa Mère sur la terre. Entre les autres objets de notre sollicitude, souci journalier et diligente méditation, le premier qui occupe à bon droit nos pensées est que la bienheureuse Vierge et très sainte Impératrice soit honorée par nous d’un très grand amour et louée comme il convient à la vénération qui lui est due. Car c’est un devoir pour nous de lui rendre gloire ; et nous qui élevons vers elle en haut les vœux de notre âme, nous savons quelle protectrice incomparable elle est pour tous, quelle puissante médiatrice auprès de son béni Fils pour ceux qui l’honorent avec un cœur pur... Et c’est pourquoi, voulant exciter notre fidèle peuple à solenniser ladite fête comme Nous-même nous proposons de le faire, Dieu aidant, chacune des années de notre vie, nous en adressons l’Office à votre dévotion à cette fin d’augmenter vos joies. » (Cité dans L’Année liturgique)

La fête de la Présentation de la Sainte Vierge au Temple de Jérusalem se répandit donc en France, puis dans le reste de l’Eglise latine, à partir de Rome où le pape retourna en 1376.

En 1568, saint Pie V supprimait cette fête (comme celle de sainte Anne), parce qu’elle n’avait pas de fondement scripturaire et qu’il ne fallait pas donner d’arguments aux protestants… Mais elle ne disparut pas et Sixte-Quint la rétablit en 1585. En 1602 Clément VIII l’élevait au rang de double majeur en lui donnant un nouvel office, qui est en fait (comme la messe) le commun des fêtes de la Sainte Vierge, mais avec une oraison propre, un texte de saint Jean Damascène qui rappelle le fait de la présentation de Marie au Temple, et la très belle antienne du Magnificat :

Beata Dei genitrix, Maria, Virgo perpetua, templum Domini, sacrarium Spiritus Sancti : sola sine exemplo placuisti Domino Jesu Christo, alleluia.

Bienheureuse Marie, Mère de Dieu toujours vierge, temple du Seigneur, sanctuaire du Saint-Esprit, vous seule avez plu à notre Seigneur Jésus-Christ d’une manière sans exemple, alléluia.

06:24 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

20 novembre 2014

L’Allemagne de l’Est qui y retourne

Suite aux dernières élections en Thuringe, les trois partis de gauche (le SPD, la gauche radicale de Die Linke et les Verts très rouges) ont conclu un accord de coalition, selon lequel Bodo Ramelow, qui était le président du groupe de La Gauche au Parlement de Thuringe, va devenir Ministre-Président du Land.

C’est la première fois qu’une telle coalition voit le jour en Allemagne. Et c’est la première fois qu’un Mélenchon teuton devient président d’un land.

Une lettre ouverte de Bernard Antony, président de l’Agrif, au président du Stade Français

A propos de la pub pour un « sacré dimanche ».

Où Bernard Antony évoque son ami Pierre Fabre, catholique, soutien de Castres Olympique, et son ami l’abbé Pistre, le « pape du rugby ».

A lire sur le site de l’Agrif.

17:11 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (1)