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Le blog d'Yves Daoudal

  • Un tweet de Christophe Castaner

    « Je conclus ce soir à l'@imarabe le Congrès des musulmans de France du CFCM. Un moment important alors que nous avons à poursuivre ensemble vers un seul objectif : un Islam qui ait toute sa place en France, ancré dans les valeurs de la République. »

    Castaner tel qu’en lui-même, ignorant tout de l’islam, voulant donner toute sa place à une idéologie totalitaire qu’il imagine pouvant être ancrée dans les valeurs de la République, alors que le totalitarisme laïque de la République est le contraire du totalitarisme théocratique de l’islam…

  • ✝ Robert Spaemann ✝

    Le philosophe et professeur Robert Spaemann est mort, à l’âge de 91 ans. Ami de Joseph Ratzinger, il était partisan déclaré de la messe traditionnelle. Il était également un défenseur de la morale catholique traditionnelle et avait critiqué les synodes sur la famille et ce qui s’en est suivi.

    La mort de Robert Spaemann ne sera pas pleurée par François…

    Addendum

    Davantage sur Robert Spaemann chez Jeanne Smits.

  • Couac

    La Louisiane et le Texas avaient décidé d’exclure le « Planning familial » du système d’assurance santé Medicaid. Ils ont perdu leur procès contre le Planning familial et ont voulu saisir la Cour suprême. Il fallait que quatre des neuf juges de la Cour donnent leur feu vert pour que l’affaire soit examinée. Il n’y en a eu que trois : Clarence Thomas, Neil Gorsuch et Samuel Alito. Brett Kavanaugh, le dernier juge nommé par Donald Trump, et confirmé par le Sénat au milieu d’une énorme bronca de la culture de mort, ne s’est pas prononcé…

  • Saint Damase

    Les résultats des fouilles et des études faites récemment nous apprennent que ce célèbre Pontife des martyrs naquit à Rome l’an 305 et que son père, nommé Antoine avait fait toute sa carrière ecclésiastique non loin du Théâtre de Pompée, près des archives de l’Église romaine : « Hic pater exceptor, lector, levita, sacerdos. » (1)

    La mère de Damase portait le nom de Laurentia, elle vécut environ quatre-vingt-douze ans et fut ensevelie sur la voie Ardéatine. Cette Laurentia eut aussi une fille nommée Irène, qui fut vierge consacrée. Quant à Damase, il est dit de lui dans une inscription : « Natus qui antistes sedis Apostolicae » (2), précisément parce qu’il avait eu pour père un évêque, un des nombreux évêques ruraux disséminés à cette époque dans la campagne romaine. Dès sa jeunesse Damase fut employé aux Archives pontificales, et c’est là sans doute qu’il dut sentir naître sa vocation de poète des martyrs, commençant dès lors ses recherches historiques sur ces héroïques confesseurs de la Foi, — comme il le fit pour les martyrs Pierre et Marcellin, — recherches qui, parfois, purent profiter des dépositions orales des bourreaux eux-mêmes : « Marcelline, tuos pariter, Petre, cognosce triumphos Percussor retulit Damaso mihi, cum puer essem. » (3)

    Damase fut élu pape in Lucinis (4) en octobre 366, mais dans les premiers temps de son pontificat il fut combattu par le parti schismatique d’Ursin auquel adhéra une bonne partie du clergé. Quand celui-ci se soumit enfin au Pontife, Damase attribua cette réconciliation à l’intercession des martyrs, et il orna de cette inscription la tombe d’un groupe anonyme de martyrs sur la voie Salaria : « Pro reditu cleri, Christo praestante, triumphans. » (5)

    Il n’y a pour ainsi dire pas de tombe illustre de martyr dans les cimetières romains que Damase n’ait honorée de ses vers, ordinairement gravés sur marbre, en caractères spéciaux et très beaux que nous devons au calligraphie Furius Dionysius Philocalus. Mais il ne se contenta pas seulement des vers ; il commença des restaurations et des embellissements en faveur d’un grand nombre de sépulcres de saints ; de certains, comme celui d’Eutychius ad Catacumbas, on avait perdu jusqu’à la trace.

    Damase creusa, chercha, refit l’histoire, rétablit le culte, et, en certains cas où le martyre subi pour la foi était encore discuté, le Pontife régla la controverse et fit la canonique vindicatio Martyris (6). Tel semble avoir été le cas de Némésius, dont la tombe « Incultam pridem dubitatio longa reliquit, Sed tenuit virtus adseruitque fidem. » (7)

    Saint Damase mourut le 11 décembre 384 et fut enseveli près de sa mère et de sa sœur dans une crypte érigée par lui sur la voie Ardéatine, que le Liber Pontificalis appelle sans plus basilica sua.

    Bienheureux cardinal Schuster

    (1) Ce père greffier, lecteur, lévite, prêtre.

    (2) Lui qui est né évêque du siège apostolique.

    (3) Vos triomphes, Marcellin et Pierre, le bourreau les fit connaître à moi-même, Damase.

    (4) Au lieu dit « in Lucinis », ou « à (la basilique) in Lucinis », dont on ne sait plus rien. Lucinis :aux accouchements (d’après Lucine, la déesse des accourchements), ou aux lumières (d’après lychnus latinisé en lucinus) ?

    (5) Pour le retour du clergé, grâce au Christ, triomphant.

    (6) Défense du martyr, justification de son martyre.

    (7) Un long doute la laissa sans culte, mais… mais je ne sais pas traduire la suite…

  • Les yeux des fœtus et les souris humanisées…

    Lu sur Gènéthique :

    Une ordonnance gouvernementale américaine a suspendu tous les achats de tissus fœtaux à des fins de recherche. Une décision prise en septembre dernier, sans annonce publique. Plusieurs laboratoires, dans l’impossibilité d’acheter leur matière première, ont dû suspendre leurs recherches en cours. Cette semaine, le HHS, Ministère de la Santé et des Services Sociaux, a réduit la durée d’un contrat de recherche qu’il avait avec l’Université de Californie parce que celui-ci impliquait des tissus fœtaux humains, exigeant la suspension de tout achat de tissu fœtal humain jusqu’à ce qu’une enquête soit effectuée sur la protection applicable aux fœtus humains.

    Les deux laboratoires principalement concernés sont le National Eye Institute, qui utilise les rétines fœtales pour ses expérimentations oculaires, et l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses (NIAID), dans le Montana, qui exploite les fœtus avortés pour créer des séries de « souris humanisées » au système immunitaire proche des humains, pour la recherche de médicaments nouveaux, pour des maladies comme le Sida.

    Aux USA, les chercheurs ne peuvent pas acheter eux-mêmes de tissus fœtaux humains, c’est le laboratoire Advanced Bioscience Resources (ABR), basé à Alameda, en Californie, qui fournit tous les chercheurs du pays en fœtus avortés. En septembre, la FDA a rompu un contrat d’achats à ABR pour des tissus fœtaux humains qui leur auraient servi à tester des médicaments. Ces fœtus humains sont utilisés « pour passer des découvertes en laboratoire aux études cliniques ».

    Les chercheurs qui ne travaillent pas pour le NIH vont aussi être impactés par l’interdiction d’achat de fœtus humains. Ils sont nombreux à en utiliser. «Tout ce que je fais implique des souris humanisées. Cela ferait fermer mon laboratoire si nous nous trouvions dans l’impossibilité d’utiliser des tissus fœtaux », explique par exemple Jerome Zack, un virologue de Los Angeles qui achète des fœtus humains depuis 25 ans pour travailler sur des souris humanisées.

  • Au Chili

    La Cour constitutionnelle du Chili a rejeté, le 6 décembre, un amendement à la loi sur l’avortement, qui interdisait le droit à l’objection de conscience dans les cliniques sous contrat avec l’Etat.

    Des sénateurs avaient saisi la Cour au motif que cet amendement constituait une violation de la liberté d’association et de conscience.

    La Cour leur a donné raison.

    (L’an dernier, le parlement chilien a voté un texte qui légalise l’avortement lorsque la vie de la mère est en danger, si le fœtus n’est pas viable, et en cas de viol.)

  • Armée européenne

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    Plusieurs des vieux blindés de la gendarmerie déployés samedi à Paris portaient le drapeau de l’UE (et des deux côtés). Sans doute ces véhicules ont-il servi à l’étranger sous l’égide de l’UE. Mais la gendarmerie nationale aurait pu enlever ces logos pour aller au combat contre les gilets jaunes : le symbole est terrible : l’armée européenne dont rêve Macron est devenue réalité... pour réprimer le peuple de France.

    Une armée du tiers monde : ces véhicules sont des VXB 170 Berliet, marque qui n’existe plus depuis… 1978.

  • Avantage collatéral

    Grâce aux perturbations des gilets jaunes, les promesses de dons au Téléthon ont baissé. Elles s’élèvent toutefois encore à près de 70 millions d’euros. Et il n’y a absolument plus personne pour dénoncer cette quête annuelle de la culture de mort.

  • Le Pacte de l’immigration

    Une centaine de pays (sur les 193 membres de l’ONU) avaient envoyé à Marrakech un ministre ou un président pour l’adoption du « Pacte mondial sur les migrations » concocté par l’ONU.

    Le Pacte a été adopté ce matin sans vote ni signature, par un simple coup de marteau après lecture du texte, comme quand le commissaire priseur dit : « Vendu ! »

    Ici il s’agissait (une fois de plus) de vendre les nations.

    Le texte sera ratifié par un vote le 19 décembre à l’Assemblée générale de l’ONU.

    Les Etats-Unis avaient dit non au pacte dès décembre 2017. La mission diplomatique américaine à l’ONU a redit dans un communiqué : « Les décisions sur la sécurité des frontières, sur qui est admis à résider légalement ou à obtenir la citoyenneté, figurent parmi les plus importantes décisions souveraines qu’un pays peut prendre. »

    Dix pays de l’UE ont récemment refusé le pacte. Le Premier ministre belge est allé à Marrakech « à titre personnel » parce que le gouvernement se déchirait sur la question, et du coup il s’est déchiré pour de bon : les ministres de la NVA (Nouvelle alliance flamande) ont démissionné. Le gouvernement n’a plus que l’appui de 52 députés sur 150…

  • Verbum supernum prodiens

    L’hymne des matines au temps de l’Avent, traduction Pierre Corneille.

    Verbum supérnum pródiens
    A Patre olim éxiens,
    Qui natus orbi súbvenis
    Cursu declívi témporis,

    Verbe du Tout-Puissant, qui du sein de ton père
    Viens descendre au secours du monde infortuné,
    Et naître d'une vierge mère,
    Pour mourir dans le temps par toi-même ordonné :

    Illúmina nunc péctora
    Tuóque amóre cóncrema;
    Audíto ut praecónio
    Sint pulsa tandem lúbrica.

    Illumine nos cœurs pour chanter tes louanges ;
    Embrase-les si bien de tes saintes ardeurs,
    Qu'instruits par le concert des anges,
    Ces cœurs purs et sans tache exaltent tes grandeurs.

    Judéxque cum post áderis
    Rimári facta péctoris,
    Reddens vicem pro ábditis
    Justísque regnum pro bonis.

    Qu'alors que tu viendras en ton lit de justice
    Dévoiler le secret de nos intentions,
    Séparer la vertu du vice,
    Et donner la couronne aux bonnes actions,

    Non demum arctémur malis
    pro qualitáte críminis,
    sed cum béatis cómpotes
    simus perénnes cǽlites.

    Au lieu d'être livrés aux carreaux que foudroie
    Suivant l'excès du crime un juge rigoureux,
    Nous goûtions l'éternelle joie
    Du sacré célibat avec tes bienheureux.

    Laus, honor, virtus, gloria,
    Deo Patri et Fílio
    Sancto simul Paráclito,
    In sæculórum sǽcula. Amen.

    Gloire soit à jamais au Père inconcevable !
    Gloire au Verbe incarné ! Gloire à l'Esprit divin !
    Gloire à leur essence immuable,
    Qui règne dans les cieux et sans borne et sans fin !

    Cette traduction de Corneille est une assez remarquable paraphrase du texte latin. Sauf pour la fin de la deuxième strophe. Praeconio ne désigne pas le « concert des anges », car ce n’est pas vraiment lui qui nous « instruit », mais bien la proclamation (de l’évangile). Surtout, Corneille glisse sur « lubrica », au point d’inventer un vers qui n’a plus rien à voir avec le texte : « Ces cœurs purs et sans tache exaltent tes grandeurs ». Le texte dit : Que soient enfin repoussé, ou chassé, ce qui est (au sens propre) glissant, c’est-à-dire trompeur et qui nous fait trébucher et tomber dans le péché. D’où finalement le sens de « lubrique ». Que soit éloignée de nous la pente savonneuse du péché… Ce qui est curieux est que le janséniste Lemaître de Sacy, qui devrait amplifier cette allusion à la tentation du péché, reste lui-même très en deçà du texte : « La voix de ton héraut qui dans les déserts tonne / Guérisse nos langueurs. » Et la disproportion est énorme entre l’exagération du héraut « qui tonne dans les déserts » et le penchant au péché qui devient simple « langueurs »…