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Le blog d'Yves Daoudal

  • Vendredi des quatre temps de l’Avent

    L’évangile de mercredi était celui de l’Annonciation, l’évangile de ce jour est celui de la Visitation. En attendant la Nativité. Les antiennes des laudes et des petites heures continuent d’insister sur l’attente du Sauveur :

    Soyez persévérants *, et vous verrez le secours du Seigneur sur vous.

    Vers vous, Seigneur, * j’ai élevé mon âme, venez et délivrez-moi ; vers vous je me suis réfugié, Seigneur.

    Venez, Seigneur, * et ne tardez pas ; remettez les péchés d’Israël, votre peuple.

    Dieu viendra du Liban, * et sa splendeur brillera comme ta lumière.

    Pour moi, * je porterai mes regards sur le Seigneur, et j’attendrai le Dieu, mon Sauveur.

    La quatrième est particulièrement mystérieuse : Deus a Libano veniet. Elle l’est d’autant plus qu’il s’agit d’une citation d’Habacuc, qui introduit aux laudes précisément le cantique d’Habacuc, mais que dans le cantique on chante : « Deus ab Austro veniet » : Dieu viendra du sud !

    Le texte d’Habacuc est celui de la Vulgate, donc de saint Jérôme. Lequel, quand il avait rédigé un commentaire d’Habacuc, donnait : « Deus a Theman veniet ». Ce qui correspond au texte de la Septante… et au texte massorétique. Chez les pères, on trouve Theman (mais personne ne sait où c’est), ou Austro, mais aussi Africo (tant qu’à venir du sud…). Ce qui est étonnant est que la version « Dieu viendra du Liban » se trouve exclusivement dans l’antienne grégorienne, dont la base de donnée Cantus recense pas moins de 93 manuscrits, la plupart indiquant qu’il s’agit d’une antienne pour ce jour.

    *

    O radix Jesse

    O Racine de Jessé, * qui êtes comme l’étendard des peuples, devant qui les rois fermeront leur bouche, et dont les Nations imploreront le secours : venez nous délivrer, maintenant ne tardez plus.

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  • Christine Tasin relaxée en appel

    Il y a donc encore des magistrats qui résistent un peu à la dictature du soi-disant antiracisme. Christine Tasin a été relaxée aujourd’hui en appel.

    Elle avait été condamnée en première instance à 3.000 € d’amende dont la moitié avec sursis pour « incitation à la haine raciale ». Parce qu’elle était à Belfort dénoncer l’installation d’un abattoir temporaire pour la fête du massacre des moutons, et qu’elle avait dit à ses interlocuteurs musulmans que « l’islam est une saloperie » et « un danger pour la France ».

    Dans son arrêt, la cour d’appel, selon l’Est républicain, indique que l’expression « L’Islam est une saloperie » est de nature à constituer une injure mais qu’elle n’a pas été poursuivie comme telle en l’espèce. Quant à ses autres propos « Je suis contre l’Islam qui pose problème, c’est un danger pour la France », la cour souligne « qu’ils constituent l’expression d’une opinion à l’égard d’une religion et n’invitaient personne à penser comme elle d’autant qu’elle n’espérait manifestement convaincre personne ». La cour souligne encore « qu’il est établi que Mme Tasin s’était rendue seule à Belfort, et « que si elle a adressé la parole à un interlocuteur hostile revendiquant une appartenance à la religion musulmane, elle ne s’est pas adressée à des partisans, à la foule ou à un public déterminé, elle n’a pas harangué un groupe particulier de personnes et n’a pas souhaité donner à ses propos une publicité particulière et n’a exprimé qu’une opinion personnelle à l’égard d’une religion dans un lieu public ». Au final, pour la cour, les propos incriminés critiquent une religion, l’islam, mais sans incitation à la haine à l’encontre des musulmans et n’excèdent pas les limites admissibles de la liberté d’expression au sens de l’article 10 de la convention européenne des droits de l’homme.

    Christine Tasin remarque notamment : « C'est une date symbolique, puisque c'est 4 ans jour pour jour après les Assises sur l'islamisation de nos pays  qui ont valu à Jacques Philarchein et à Renaud Camus une condamnation au printemps dernier. Tous les espoirs sont permis, il est encore en France des juges qui appliquent la loi, rien que la loi. »

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  • Les Polonais ne veulent vraiment pas de l’euro

    Selon un nouveau sondage CBOS, 41% des Polonais sont fermement opposés, et 27% opposés à l’adoption de la monnaie unique européenne. Donc 68% contre l’euro.

    En 2002, le même institut de sondage trouvait 35% de Polonais fermement en faveur, et 29% en faveur, de l’adoption de la monnaie unique. Soit 64% pour l’euro.

    Le renversement est spectaculaire.

    Le gouvernement polonais est toujours officiellement pro-euro, mais pour son adoption aux calendes grecques. Car aucun chef politique sensé n’irait contre 68% de la population, et en outre il faut réunir les deux tiers du Parlement, ce qui est absolument impossible. Ou faire un référendum, dont le résultat est déjà connu.

    Le même sondage fait apparaître que 84% des Polonais souhaitent rester dans l’UE.

    Il semble qu’il n’y ait personne pour leur expliquer que le traité européen oblige tous les Etats membres à adopter la monnaie unique dès que leur économie le permet (sauf ceux qui s’en sont exclus avant sa mise en place).

    Et même à Bruxelles on est silencieux. Car la Pologne est un membre important de l’UE, qu'on évite de vexer, et elle n’est pas seule : c’est le même scénario chez ses voisins tchèques…

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  • Le nouveau procès Wilders

    Le parquet néerlandais a décidé de poursuivre Geert Wilders pour « discrimination raciale et incitation à la haine ». Pour des propos tenus en… mars dernier.

    L’affaire est significative du niveau de la dictature antiraciste en Europe.

    En effet, lors d’une réunion électorale dans un café à La Haye, Geert Wilders avait demandé : « Est-ce que vous voulez plus, ou moins, de Marocains dans cette ville ? » Et tout le monde avait répondu : « Moins ! Moins ! » Wilders avait alors dit : « Nous allons nous en occuper. »

    Voilà qui est donc de la haine raciale, du moins selon le parquet néerlandais.

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  • En Inde

    Un groupe d’hindous radicaux a attaqué le 13 décembre un groupe de chrétiens pentecôtistes qui chantait des chants de Noël dans la rue en allant rendre visite à des coreligionnaires. Les chrétiens, y compris des femmes et des enfants, ont été sauvagement battus. Le pasteur a perdu connaissance et a dû être hospitalisé. C’était à Hyderabad (Andhra Pradesh).

    Les hindous ont comme d’habitude justifié leur acte en accusant les chrétiens de faire des conversions forcées en donnant de l’argent aux pauvres. (Alors que ce sont eux qui donnent de l’argent aux pauvres chrétiens qui acceptent de redevenir hindous…)

    Fait notable : pour une fois, la police, après enquête, a formellement démenti qu’il y ait eu tentative de conversions forcées de la part de ces chrétiens.

    (Asianews)

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  • En Indonésie

    Des dizaines de militants islamistes ont attaqué, le 15 décembre, les boutiques de Surakarta (Java central, plus de 500.000 habitants) qui vendent des articles de Noël, et ont enjoint les commerçants à cesser ce commerce.

    Cinq groupes participaient à cet assaut : le Conseil de la charia, le Groupe des guerriers islamiques, la Brigade Ishlah, la Jemaah Anshorut Tauhid et la Jemaah Ansarus Sharia.

    La semaine dernière, un chef musulman a appelé le président indonésien Jokowi à ne participer à aucune célébration de Noël, et a demandé que ces célébrations soient discrètes pour ne pas perturber la sensibilité des musulmans.

    Dans l’Etat d’Aceh, qui est officiellement sous le régime de la charia, le maire de la capitale Banda Aceh a pris un arrêté municipal interdisant aux musulmans de participer à quelque manifestation de Noël que ce soit.

    (Asianews)

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  • Nigeria : le massacre des chrétiens continue

    Boko Haram (Etat islamique) a tué 32 personnes et en a enlevé au moins 185 autres, dont de nombreuses femmes et des enfants, dans le village chrétien de Gumsuri, dans l’Etat de Borno.

    C’était dimanche matin, à l’heure de la messe.

    Les informations ont mis quatre jours à venir, à cause de l'absence de réseau de téléphonie mobile et des routes en mauvais état. Gumsuri se trouve à 70 km au sud de Maiduguri, le fief historique de Boko Haram, et sur la route de Chibok, où avaient été enlevées 200 lycéennes.

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  • Il a découvert le trésor qu’on lui avait caché

    L'abbé Antoine-Marie Petit, 34 ans, est arrivé à Arreau (Hautes-Pyrénées) il y a un an et trois mois. Depuis septembre dernier il célèbre la messe de saint Pie V dans l’église du village tous les dimanches à 18h. La Dépêche du Midi (de la famille Baylet, rad-soc laïcarde de choc) lui consacre un article d’autant plus étonnant qu’il est sympathique. J’en extrais seulement les propos du prêtre :

    « Cette messe m'a été demandée par des fidèles. Ce n'est pas un retour en arrière, mais une découverte. J'avais l'impression qu'on m'avait caché un trésor. Et un trésor, c'est fait pour être partagé.»

    «Tous les prêtres peuvent dire cette messe. Benoît XVI a rendu cette pratique possible en juillet 2007.»

    «Une messe, c'est public. Vient qui veut. Lors d'une messe en français, on fonctionne avec l'intellect. Avec une messe en latin, on comprend au niveau du cœur. Il n'est pas nécessaire de connaître le latin. On rentre dans une prière qui ne nous appartient pas et c'est très beau.»

    (Via Paix liturgique)

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  • Une grande interview du cardinal Burke

    Grande dans les deux sens du terme: longue, et importante, à lire dans son intégralité chez Benoît et moi.

    Trois petits extraits :

    Sur la messe

    - Auriez-vous imaginé en 1975 qu'un jour vous auriez célébré la Messe dans le rite qui avait été abandonné au nom du renouvellement?
    - Non, je ne l'aurais pas imaginé. Bien que je doive dire aussi que je le trouve très normal, car c'est un rite tellement beau que le fait que l'Eglise l'ait récupéré est un signe de très bonne santé. Mais à l'époque je dois dire que la réforme liturgique en particulier était très radicale et comme je le disais, même violente, et donc la pensée d'une restauration ne paraissait pas possible, vraiment. Mais grâce à Dieu elle s'est produite.

    Sur le synode

    Je pense que le rapport qui avait été produit au milieu de la session du Synode, qui s'est conclu le 18 octobre, est peut-être l’un des documents publics de l'Eglise les plus scandaleux que je puisse imaginer.

    Sur le pape

    La parole de Jésus est la vérité à laquelle nous sommes appelés à obéir et, tout premier, à laquelle le Saint Père doit obéir. Pendant le Synode, il a parfois été fait référence à la plénitude du pouvoir du Saint Père, donnant le sentiment que le Saint Père pourrait même, par exemple, dissoudre un mariage valide qui a été consommé. Et cela n'est pas vrai. La "plénitude du pouvoir" n'est pas pouvoir absolu. C'est la "plénitude du pouvoir" de faire ce que le Christ nous commande de faire en obéissance à Lui. Nous suivons donc Notre Seigneur Jésus Christ, à commencer par le Saint Père.

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  • Encore une prophétie supprimée par la Bible de Jérusalem

    Le verset 38 du chapitre 3 du livre de Baruch a toujours été considéré, et à juste titre puisqu’il l’est de façon éclatante, comme une prophétie christique. Le voici avec les deux versets précédents (pour ne pas recopier tout le chapitre, mais c’est encore plus impressionnant de lire le verset 38, qui est le dernier, comme la conclusion de tout le chapitre) :

    « C’est lui qui est notre Dieu, et aucun autre ne lui est comparable. Il a trouvé (ou : scruté) toute voie de connaissance, et l’a donnée à Jacob son serviteur, et à Israël son bien-aimé. Après cela il a été vu (ou : il a apparu) sur la terre, et il a conversé avec (ou : parmi) les hommes. »

    On fait immédiatement le rapprochement avec le prologue de l’Evangile de saint Jean : « Le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous. »

    C’est toujours ainsi que la tradition l’a compris, selon son sens obvie, et ce texte se trouve même deux fois dans la liturgie byzantine de Noël (aux « grandes heures » du 24 décembre et aux premières vêpres de la Nativité).

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  • O Adonai

    Les signes diacritiques ajoutés au mot YHWH dans les bibles en hébreu indiquaient (et indiquent toujours, du reste), que le nom ineffable doit se prononcer Adonaï. C’est-à-dire Seigneur. Mon Seigneur. Tel est le titre qu’a gardé l’antienne O de ce jour.

    Qui est ce Seigneur ? Le deuxième répons des matines en donne un portrait complet en trois phrases :

    . Praecursor pro nobis ingreditur Agnus sine macula, * Secundum ordinem Melchisedech Pontifex factus in aeternum, et in saeculum saeculi.
    . Ipse est rex iustitiae cuius generatio non habet finem.
    . Secundum ordinem Melchisedech Pontifex factus in aeternum, et in saeculum saeculi.

    Marchant devant nous, l’Agneau sans tache s’avance pour nous, ayant été fait Pontife, selon l’ordre de Melchisédech, pour l’éternité et les siècles des siècles. Lui-même est le Roi de justice, dont la génération n’a pas de fin.

    O Adonaï, * et Conducteur de la maison d’Israël, qui avez apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné la loi sur le Sinaï : venez pour nous racheter par la puissance de votre bras.

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  • Le cardinal Burke : « Restons unis dans le Seigneur Jésus »

    Le rédacteur en chef de LifeSiteNews a remis aujourd’hui au cardinal Burke, au sanctuaire Notre-Dame de Guadalupe de La Crosse dans le Winconsin, le livre contenant les presque 30.000 signatures de la « pétition » qui avait été lancée il y a un mois. Il s’agissait en fait de remercier le cardinal, au moment où il était limogé par François, pour tout ce qu’il avait fait jusqu’ici pour l’Eglise et pour la foi.

    En recevant le livre (où il y a mon nom dedans ! Bon, d’accord, je ne suis pas tout seul…), il a déclaré :

    « Maintenant nous devons tous aller de l’avant, rester unis dans le Seigneur Jésus, en défendant la vérité de notre foi, particulièrement en ce qui concerne le mariage et la famille. Nous pouvons être confiants, même si les choses peuvent nous sembler plutôt sombres, que si nous coopérons avec la grâce de Dieu, et si nous sommes de vrais défenseurs de la foi et promoteurs de la vérité sur le mariage et la famille, la grâce de Notre Seigneur ne nous manquera pas. »

    Je ne commenterai pas. Mais je ne peux m’empêcher de constater qu’il y a là, de la part d’un cardinal, un mot, ou un nom, qui manque… Et cela me paraît un silence criant…

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  • Le ministre et les homos

    C’était le 2 décembre, sur Mega TV. Le ministre grec de la Justice, Charalampos Athanasiou, répondait à une question sur la légalisation du « mariage » homosexuel en Grèce :

    « Je n’en discute pas, je ne le conçois pas. En outre, la Convention européenne des droits de l’homme l’interdit. Quand elle parle du mariage, elle parle de l’homme et de la femme. Nous sommes un pays qui respecte les traditions, qui respecte la nature humaine, et qui ne peut pas autoriser, au moins avec ce gouvernement et ce ministère, ce “mariage”. »

    Et comme on lui faisait remarquer que la majorité des pays européens ont adopté une telle loi, il a répondu : « C’est leur affaire… Notre pays a des structures. Nous devons regarder cela du point de vue religieux, du point de vue politique, du point de vue social. Aucune pression de quiconque n’empêchera le ministre de la Justice d’examiner la question avec calme et sang-froid. »

    La déclaration a aussitôt suscité un tollé dans le lobby homosexuel, et le ministre était sommé de présenter ses excuses.

    Le lendemain, sur une autre chaîne (Sky), le ministre a persisté et signé, soulignant qu’il s’opposait catégoriquement à la possibilité même de légiférer sur cette question : « J’ai été clair. C’est ma philosophie, c’est ce que je crois. C’est cette philosophie que je vais proposer au gouvernement, et le Parlement décidera. » Il a corrigé son propos de la veille sur la Convention européenne : « J’ai fait une erreur matérielle sur le mot utilisé : la Convention ne l’interdit pas, mais elle ne le prévoit pas. »

    Nouveau tollé du lobby homosexuel, parce que le ministre ne s’est pas excusé d’avoir osé dire que le « mariage » homosexuel est contre la nature humaine…

    *

    Au fait, c’est la première fois que je vois ce prénom de Charalampos, qui est transcrit de diverses façons (j’ai choisi celle du gouvernement grec…)  et qu’on devrait plutôt écrire Kharalampos (Ou Haralampos comme font les Anglais, en soulignant que c’est un H très aspiré.) Tout en sachant que le “p” se prononce “b” depuis au moins l’époque byzantine et sans doute déjà au temps du Christ (d’où l’orthographe Haralambos). Or je découvre que c’est le nom d'un saint très populaire en Grèce, un prêtre martyrisé à Magnésie en 202 à l’âge de 107 ans. Selon Wikipedia il y aurait un culte de saint Charalampe  en Picardie et en Belgique (Hainaut). Χαρά-λαμπος : grâce lumineuse. Le diminutif est “Babis”.

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  • Mystères de l’homme

    Un patient italien en état de conscience minimale depuis près de deux ans a été réveillé par un anxiolytique à base de midazolam dans un hôpital de Pise, nous apprend Gènéthique.

    Un infirmier avait administré ce médicament au patient, et a eu la suprise de le voir se réveiller et de lui parler de façon normale, avant de replonger dans son état habituel.

    Les médecins ont réitéré l’expérience, et de nouveau le patient s’est réveillé et a parlé de façon normale pendant quelques instants.

    C’est la première fois qu’on constate un tel phénomène.

    Malheureusement l’effet du midazolam (qui est également utilisé chez les patients en phase terminale…) est court et le risque de dépendance est très élevé.

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  • A propos de schisme

    Les religieuses américaines de la LCWR, qui pour dire les choses simplement ne croient plus en rien de ce qui fait la foi catholique (voire même simplement chrétienne), avaient fait l’objet, comme le rappelle Radio Vatican, d’une « évaluation doctrinale très sévère de la part de la Congrégation pour la doctrine de la Foi ». Le rapport final de la longue visite apostolique qui avait été décidée par Benoît XVI a été publié hier. Et, comme par magie, il n’y a presque plus rien à leur reprocher.

    Un journal italien titre : « Le pape pardonne les sœurs rebelles; la paix est faite avec les religieuses américaines ». Et un autre conclut : « Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a réitéré "l'admiration, l'estime et la gratitude" du Saint-Siège "pour ce que les sœurs américaines ont fait, font et feront". »

    On lira avec intérêt l’article de Paul Deotto traduit par Benoît et moi. L’auteur rappelle que Massimo Introvigne (aujourd’hui grand apologiste de François) concluait ainsi une analyse des multiples dérives de la LCWR :

    « Il s'agit à présent de voir quelles mesures Rome voudra prendre sur ce qui semble un schisme. »

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  • Le 17 décembre... et le 13 octobre

    Ce jour qui est à la fois la première « férie privilégiée » de l’Avent, avec la première antienne O, et le mercredi des quatre temps, est aussi le jour anniversaire de François : Jorge Mario Bergoglio est né le 17 décembre 1936.

    Ce 17 décembre 1936, sainte Faustine, la messagère de la Divine Miséricorde, écrivait :

    « J’ai offert ce jour pour les prêtres, j’ai souffert plus que jamais intérieurement et extérieurement. Je ne savais pas qu’on pouvait tant souffrir en un jour. Je tâchais de faire l’Heure Sainte, pendant laquelle mon esprit goûta l’amertume du Jardin des Oliviers. Je lutte toute seule, soutenue par Son bras contre toutes les difficultés qui se dressent comme des murs infranchissables devant moi. Cependant j’ai confiance dans la force de Son Nom et je n’ai peur de rien. »

    C’est Kelly Bowring qui le signale sur son blog From Rome, soulignant que sainte Faustine a souffert son pire jour de souffrance, se sentant comme Jésus à Gethsémani trahi par Juda, le jour de la naissance du pape.

    Kelly Bowring est notamment l’auteur d’une trilogie fondée sur les apparitions et les révélations privées :

    "Chers enfants", les messages de Notre Dame de Medjugorje,

    Les secrets, châtiment et triomphe (des deux cœurs de Jésus et Marie),

    La grande bataille a commencé (la grande tribulation, le grand avertissement et le Miracle, la grande persécution, le grand châtiment, la grande victoire : comment aborder en paix la fin de notre temps)…

    A priori, et aussi à voir la présentation sur internet de sa maison d’édition, et la couverture de son dernier livre, on pourrait croire que Kelly Bowring n’est qu’un illuminé frappadingue. Mais il est professeur de théologie, bardé de diplômes, dont un doctorat de l’Université pontificale Saint Thomas d’Aquin (l’Angelicum).

    Quoi qu’il en soit, ses rapprochements peuvent être pleins de signification. On a vu le 17 décembre 1936. Il est intéressant de voir aussi ce qu’il dit du 13 octobre. Il n’y a guère que lui, me semble-t-il, qui ait fait attention au fait que la fameuse Relatio post disceptionem du synode extraordinaire a été publiée le 13 octobre.

    Et il souligne ce qu’a dit de ce texte Mgr Athanasius Schneider :

    « C’est la première fois dans l’histoire de l’Église qu’un tel texte hétérodoxe a été réellement publié comme un document d’une rencontre officielle d’évêques catholiques sous la direction d’un pape, même si ce texte n’avait qu’un caractère préliminaire. »

    Le 13 octobre 1884, Léon XIII eut sa vision terrifique de l’avenir de l’Eglise et composa la prière à saint Michel Archange pour combattre l’influence du démon. Saint Jean-Paul II disait : « Même si aujourd'hui on ne récite plus cette prière à la fin de la célébration eucharistique, je vous invite tous à ne pas l'oublier mais à la réciter pour obtenir d'être aidés dans le combat contre les forces des ténèbres et contre l'esprit de ce monde. »

    Le 13 octobre 1917, c’était la « danse du soleil » à Fatima, au terme de laquelle le soleil, secoué de tremblements, chuta en zig-zag vers la foule terrifiée.

    Le 13 octobre 1973, c’est le troisième et dernier message de la Vierge à Akita au Japon :

    « L’action du diable s’infiltrera même dans l’Église, de sorte qu’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux et des évêques se dresser contre d’autres évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères. Les églises et les autels seront saccagés. L’Église sera pleine de ceux qui acceptent les compromis. Le démon poussera beaucoup de prêtres et de consacrés à quitter le service du Seigneur. Il s’acharnera spécialement contre les âmes consacrées à Dieu. La perspective de la perte de nombreuses âmes me rend triste. Déjà la coupe déborde; si les péchés croissent en nombre et en gravité, bientôt il n’y aura plus de pardon pour ceux-ci. »

    D’où la conclusion de Kelly Bowring :

    « Le 13 octobre 2014, premier jour du schisme catholique qui se développe ? » Ou, selon le titre de son article: Le jour dont on se souviendra comme du début du schisme catholique?

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  • Mercredi des quatre temps de l’Avent

    Ce jour où les fidèles sont appelés deux fois à la pénitence (férie de l’Avent, quatre temps) est aussi un jour de fête…

    Dom Guéranger :

    « En l’Office des Matines, l’Église ne lit rien aujourd’hui du prophète Isaïe ; elle se contente de rappeler le passage de l’Évangile de saint Luc dans lequel est racontée l’Annonciation de la Sainte Vierge, et lit ensuite un fragment du Commentaire de saint Ambroise sur ce même passage. Le choix de cet Évangile, qui est le même que celui de la Messe, selon l’usage de toute l’année, a donné une célébrité particulière au Mercredi de la troisième semaine de l’Avent. On voit, par d’anciens Ordinaires à l’usage de plusieurs Églises insignes, tant Cathédrales qu’Abbatiales, que l’on transférait les fêtes qui tombaient en ce Mercredi ; qu’on ne disait point ce jour-là, à genoux, les prières fériales ; que l’Évangile Missus est, c’est-à-dire de l’Annonciation, était chanté à Matines par le Célébrant revêtu d’une chape blanche, avec la croix, les cierges et l’encens, et au son de la grosse cloche ; que, dans les Abbayes, l’Abbé devait une homélie aux Moines, comme aux fêtes solennelles. C’est même à cet Usage que nous sommes redevables des quatre magnifiques Sermons de saint Bernard sur les louanges de la Sainte Vierge, et qui sont intitulés : Super Missus est. »

    Cette année, ce mercredi est le 17 décembre, donc le premier jour des « féries majeures », qui ont des antiennes propres aux laudes et aux heures, et qui ont une grande antienne O aux vêpres.

    Aujourd’hui O Sapientia, que voici chantée par les frères étudiants dominicains d’Oxford :

    O Sagesse, * qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, atteignant d’une extrémité à une autre extrémité, et disposant toutes choses avec force et douceur : venez pour nous enseigner la voie de la prudence. (Ecclésiastique 24, 3 ; Sagesse 8, 1 ; Isaïe 40, 14)

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  • L’UKIP a créé son parti européen…

    L’Ukip annonce avoir créé un parti européen, l’Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE).

    Pour créer un parti européen il faut rassembler des élus d’au moins un quart des pays de l’UE. Donc 7. C’est pourquoi le parti européen de Nigel ne compte que 21 membres de l’Ukip sur 27…

    L’intérêt du parti européen est qu’il bénéficie d’un financement substantiel de l’UE. L’ADDE devrait recevoir 1,25 million d’euros l’an prochain, et sa fondation, Initiative pour une démocratie directe en Europe, 730.000 euros.

    La création de ce parti fait des remous au sein de l’Ukip. Car en 2011 il y avait eu un référendum interne qui avait donné une large majorité de non à l’affiliation de l’Ukip à un parti européen.

    Mais, comme le dit Roger Helmer :

    « Si nous ne prenons pas l’argent, il ne retournera pas aux contribuables. Il ira simplement aux autres fondations, celles qui s’engagent à poursuivre l’intégration européenne… Nous pensons que s’il y a des ressources disponibles, nous voulons les obtenir. Nous le faisons afin de libérer un peu de cet argent qui, sinon, irait à des organisations intégrationnistes. »

    Certains prétendent qu’un parti politique européen doit prôner l’intégration et que tous les partis européens sont dans ce cas.

    Ce n’est pas vrai. Le parti européen doit respecter les libertés fondamentales, la démocratie, les droits de l’homme, l’Etat de droit, à savoir "les principes sur lesquels est fondée l'UE", mais pas l'UE elle-même. Il y a déjà, depuis 2012, un parti européen qui est constitué de partis farouchement opposés à l’intégration européenne, c’est l’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), dont faisait partie le Front national jusqu’à l’année dernière, quand Marine Le Pen, imposant son diktat à Bruno Gollnisch et à son propre père, a décidé que ces gens-là n’étaient pas respectables et qu’il fallait créer un autre parti, qui n’a toujours pas vu le jour.

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  • Le phénomène Pegida

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    Depuis le mois d’octobre, un mouvement intitulé Pegida (acronyme en allemand de Patriote Européen contre l’islamisation de l’Occident), appelle à manifester tous les lundis dans les rues des villes. Tous les lundis, comme dans les derniers temps de l’Allemagne de l’Est. Et souvent en reprenant le slogan d’alors : « Nous sommes le peuple ». Et les plus grandes manifestations ont lieu à Dresde : ils étaient quelque 15.000 hier, contre 10.000 le lundi précédent. Il y a désormais des manifestations à Düsseldorf (ouest), Würzburg (sud), Rostock (nord), Bochum (ouest), Munich (sud)… Elles sont soutenues par le parti anti-euro AfD.

    Le mouvement inquiète le gouvernement allemand. Le ministre de la Justice s’est fendu d’un grand discours sur le respect de l’étranger et du pauvre demandeur d’asile et a vigoureusement condamné cette intolérable xénophobie. Angela Merkel elle-même est intervenue, une première fois vendredi dernier par la voix de sa porte-parole, pour « condamner avec la plus grande fermeté » ces manifestations de « haine religieuse », une deuxième fois hier en direct, disant que s’il y avait la liberté de manifester en Allemagne, il n’y avait pas de place pour « l'incitation à la haine et la calomnie » envers les étrangers.

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  • Les jihadistes de l’Etat islamique sont de vrais musulmans

    Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’université al-Azhar, la principale référence de l’islam sunnite modéré.

    Début décembre, les médias rapportaient avec délectation les propos du grand imam d’al-Azhar dénonçant la « barbarie » des jihadistes de l’Etat islamique et la déclaration finale de la « Conférence contre l’extrémisme et le terrorisme » qu’il avait réunie : « Les attaques contre les personnes, les lieux saints sont condamnées par l’islam ; la division des patries, l’effondrement des pays aboutissent à une vision déformée de l’islam, à des crimes contraires à la religion. »

    Mais al-Azhar met en garde contre les mauvaises interprétations de ces propos. Certains en ont déduit que les jihadistes de l’Etat islamique sont donc des infidèles, des mécréants, des takfirs. Al-Azhar publie donc un communiqué pour souligner qu’il ne peut être question de les traiter de takfirs. Car pour cela il faut qu’une fatwa l’ait déclaré, or il n’y a pas eu de fatwa, et il ne peut pas y en avoir contre quelqu’un qui professe ouvertement l’islam, et il ne peut donc pas y avoir de fatwa pour takfirisme à l’encontre des jihadistes de l’Etat islamique :

    « Tous les religieux qui ont participé à cette conférence contre le terrorisme sont bien conscients du fait qu’ils ne peuvent émettre de sentences d’apostasie contre un croyant abstraction faite de ses péchés.

    « C’est l’une des données acquises de l’islam que de reconnaître que quelqu’un ne peut être défini infidèle que lorsqu’il nie la chahada. »

    (Vous avez remarqué comme les médias sont tout à coup d’une exquise discrétion ?)

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  • Mais bien sûr…

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    Photo du réfugié iranien preneur d’otages de Sidney sur sa page Facebook. Il avait 14.000 « likes ».

    Selon Mathieu Guidère, islamologue et spécialiste du terrorisme, la prise d’otage était le fait d’un islamophobe voulant faire porter le chapeau aux musulmans. Pas de bol.

    On rappellera que jusqu’ici tous les actes de vandalisme commis par des musulmans dans des églises en Europe ont été le fait de personnes « déséquilibrées ».

    Je ne sais pas dans quel sens est le problème, mais il y en a un…

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  • Le Kurdistan soigne ses chrétiens

    Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani (actuel chef de la plus influente famille historique du nord du Kurdistan) a donné son plein accord aux demandes des hommes politiques chrétiens locaux. Ceux-ci avaient ouvertement critiqué les critères de sélection des membres de la Commission électorale centrale, monopolisée par les partis majoritaires kurdes qui se sont répartis les postes disponibles, excluant toutes les composantes politiques, religieuses et ethniques minoritaires présentes sur le territoire kurde. Massoud Barzani a tenu une réunion le 11 décembre avec des représentants de toutes les minorités, et leur a donné pleinement raison et s’est engagé personnellement à trouver une « solution satisfaisante ».

    D’autre part, Massoud Barzani a approuvé la nouvelle législation qui fait du syriaque et de l’arménien (et du turkmène) des langues officielles dans les circonscriptions où ces langues sont utilisées par la majorité de la population. Cette loi avait été adoptée par les députés le 7 janvier.

    Et aussi, dimanche, à l’issue d’une visite du patriarche chaldéen, le gouverneur de la province de Kirkouk, Necmettin Karim, a décrété que le 25 décembre serait jour férié pour toutes les institutions, y compris les écoles, de la province, et a fait l’éloge de S.B. Louis Raphaël I Sako et de l’Eglise chaldéenne pour son action visant à maintenir la coexistence entre les différentes composantes ethniques et religieuses du pays…

    Pourvu que ça dure…

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  • Saint Eusèbe de Verceil

    L’admiration d’Ambroise [de Milan] pour Eusèbe se fondait avant tout sur le fait que l’évêque de Verceil gouvernait son diocèse par le témoignage de sa vie : « Il gouvernait son Église par l’austérité du jeûne ». De fait, Ambroise était fasciné, comme il le reconnaît lui-même, par l’idéal monastique de la contemplation de Dieu, à laquelle Eusèbe s’était livré sur le modèle du prophète Élie. Ambroise note qu’Eusèbe commença par rassembler son clergé in vita communis, et le forma à « l’observance des règles monastiques, bien que vivant au milieu de la ville ». L’évêque et son clergé devaient partager les problèmes de leurs concitoyens, et ils les faisaient de façon crédible précisément en cultivant en même temps une citoyenneté différente, celle du ciel (cf. He 13, 14). Ainsi ont-ils construit une véritable citoyenneté, une véritable solidarité entre les citoyens de Verceil.

    C’est ainsi que, tandis qu’il faisait sienne la cause de la sancta plebs de Verceil, Eusèbe vivait au milieu de la ville comme un moine, ouvrant la cité à Dieu. Ce « caractère monastique » n’ôte donc rien à l’exemplarité de son dynamisme pastoral : il semble ainsi, entre autres choses, qu’il ait institué à Verceil des lieux paroissiaux en vue d’un service ecclésial ordinaire et stable, et qu’il ait promu des sanctuaires mariaux pour la conversion des populations rurales païennes. Plutôt même, un tel caractère conférait une dimension particulière aux relations entre l’évêque et sa ville. Comme auparavant les Apôtres, pour lesquels Jésus pria lors de la Dernière Cène, les pasteurs et les fidèles de l’Église « sont dans le monde » (Jn 17, 11), mais « ne sont pas du monde ». C’est pourquoi les pasteurs, comme le leur rappelait Eusèbe, doivent exhorter les fidèles à ne pas considérer les cités du monde comme leurs demeures stables, mais doivent rechercher la Cité future, la Jérusalem définitive du ciel. Cette « réserve eschatologique » permet aux pasteurs et aux fidèles de conserver la juste échelle des valeurs, sans jamais se plier aux modes du moment ou aux prétentions injustes du pouvoir politique en place. La notion authentique des valeurs, semble nous enseigner Eusèbe par toute sa vie, n’est pas donnée par les empereurs d’hier ou d’aujourd’hui, mais par Jésus-Christ, l’Homme parfait, égal au Père dans la divinité et pourtant homme comme nous. Se référant à cette échelle des valeurs, Eusèbe ne se lasse pas de « recommander chaudement » à ses fidèles de « garder la foi avec le plus grand soin, de maintenir la concorde, d’être assidus à l’oraison ».

    Benoît XVI

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  • Hallucinant

    Le site du Vatican a supprimé (camouflé, en fait) l’enseignement de tous les papes avant François !

    Il y a désormais en bas de la page d’accueil une galerie de portraits de tous les papes. Et quand on clique sur le médaillon correspondant, on ne trouve que les dates du début et de la fin du pontificat.

    Il n’y a plus aucun document pontifical d'avant le 13 mars 2013 directement accessible sur le site du Vatican.

    (Et le plus souvent le défilé des médaillons s’arrête à Jean-Paul II, en plus…)

    Mais on a tout « l’enseignement » de François, y compris le plus hétérodoxe, comme celui aux protestants de Caserte, ou le plus déplaisant, comme celui d’aujourd’hui aux enfants pour leur dire que Pie XII nous a délivrés de la « dictature » du jeûne eucharistique…

     

    Addendum.

    J'ai trouvé comment retrouver les textes des papes antérieurs. Il faut passer... par François. Donc cliquer sur "François". On tombe alors sur une page qui permet de tout savoir sur François. Sur la barre en haut, à gauche, il y a "saint-père". Si on clique sur "saint-père", on a la liste des papes dont le site a des documents. Il ne reste plus (!) qu'à cliquer sur le pape de son choix...

     

    Addendum 2

    En fait, il faut oublier la nouvelle mise en scène qui détourne l'attention. Il ne faut donc pas chercher à cliquer sur le médaillon d'un pape, mais sur le titre "Souverains Pontifes"...

     

    Addendum 3, 18 décembre

    Désormais quand on clique sur le médaillon d'un pape on a un lien vers le "site internet" de ce pape, c'est-à-dire la page où le trouvait auparavant...

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  • Le "chemin désormais tracé" ?

    Dans les lineamenta du prochain synode, en préambule aux « questions sur la première partie », on lit ceci :

    Le nouveau chemin tracé par le Synode Extraordinaire s’insère dans le contexte ecclésial plus vaste dessiné par l’exhortation Evangelii Gaudium du Pape François, c’est-à-dire en partant des « périphéries existentielles », avec une pastorale caractérisée par la « culture de la rencontre », capable de reconnaître l’œuvre libre du Seigneur, notamment en dehors de nos schémas habituels, et d’assumer, sans entrave, une condition « d’hôpital de campagne », si utile à l’annonce de la miséricorde de Dieu. Les paragraphes de la première partie de la Relatio Synodi répondent à ces défis ; ils exposent les aspects qui forment le cadre de référence le plus concret sur la situation réelle des familles, au sein duquel la réflexion peut être menée.

    Les questions proposées ci-après, qui se réfèrent expressément aux aspects de la première partie de la Relatio Synodi, entendent faciliter le nécessaire réalisme dans la réflexion des divers épiscopats, évitant ainsi que leurs réponses puissent être fournies selon des schémas et perspectives propres à une pastorale qui ne ferait qu’appliquer la doctrine, sans respecter les conclusions de l’Assemblée synodale extraordinaire, et qui éloignerait leur réflexion du chemin désormais tracé.

    Le chemin désormais tracé (et sur lequel il serait donc impossible, interdit, de revenir), si j’ai bien compris, c’est celui d’une Eglise qui sort d’elle-même pour aller aux périphéries, et se faire hôpital de campagne pour les blessés de la vie auxquels elle dispense la miséricorde.

    Cette Eglise qui sort d’elle-même, cela veut donc dire qu’elle laisse à l’intérieur son dogme et sa doctrine et qu’elle ne s’en préoccupe plus, étant désormais loin des vieux grimoires, pour pouvoir développer une pastorale qui s’inspire non plus de la doctrine mais d’une prétendue « miséricorde » déconnectée de la doctrine, déconnectée de la vérité, alors que les deux mots (et les deux réalités) sont étroitement liés dans la Sainte Ecriture (20 fois dans les psaumes).

    Le 1er décembre, le cardinal Ludwig Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, a explicitement prévenu que « toute division entre théorie et pratique de la foi serait le reflet d’une subtile hérésie christologique ».

    Il y a donc toujours un gardien de la foi. C’est la bonne nouvelle…

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  • Démocratie européenne

    Selon un sondage réalisé par le parti UEDémocrates, 26% des Lituaniens sont favorables à l’euro ; 49% sont opposés à ce que leur pays adopte la monnaie unique.

    La Lituanie entrera dans la zone euro le 1er janvier prochain.

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  • 71 %

    Selon un sondage, 71% des Français sont favorables aux crèches de Noël dans les bâtiments publics.

    Selon le dernier sondage en date sur la loi de 1905 (qui est de 2008), 71% des Français souhaitent qu’on garde cette loi en l’état.

    Etant donné que la loi de 1905 interdit « tout signe ou emblème religieux » dans les emplacements publics (à l’exception des lieux de culte, des cimetières et des musées), les Français sont-ils complètement inconséquents ?

    Non. Car on a bien fait préciser aux 71% du sondage sur la crèche qu’il s’agit davantage d’un « élément de tradition culturelle qu’un symbole chrétien ».

    En bref, le laïcisme gagne sur tous les tableaux. Ou bien on interdit la crèche au nom de la loi, ou bien on la laisse si vous admettez qu’elle n’est pas un signe religieux.

    La crèche de Noël est donc laïquement correcte si elle est mise sur le même plan que le réveillon du 31 décembre. Et 71% des Français, selon le sondage, sont d’accord avec cela.

    Même si je suis le dernier, je n’admettrai jamais un tel blasphème. Je revendique que les tribunaux de la République interdisent les crèches de Noël dans les emplacements publics, car il s’agit d’une illustration de la venue sur notre terre, dans notre chair, du Verbe de Dieu, seconde Personne de la Sainte Trinité, venu pour nous sauver par sa mort sur la croix et sa résurrection. Oui, monsieur le juge, c’est clairement religieux. Oui, monsieur le juge, la crèche tombe sous le coup de la loi qui fut promulguée pour détruire l’Eglise catholique.

    C’est la loi qu’il faut changer, pas la signification de la crèche.

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  • Lundi de la troisième semaine de l’Avent

    A Patre, Unigenite, ad nos venis per Virginem, baptismi rore consecrans, cunctos fide regenerans.

    Fils unique du Père, vous descendez à nous par la Vierge, pour nous bénir de la rosée baptismale, et nous régénérer tous par la foi.

    De coelo celsus prodiens, excepit formam hominis, victor a morte rediens, gaudia vitae largiens.

    Parti des hauteurs du ciel, un Dieu a pris la forme d’un homme, pour retourner ensuite, vainqueur de la mort, en nous laissant les joies d’une vie nouvelle.

    Hoc te, Redemptor, quaesumus, illabere propitius, clarumque nostris cordibus lumen praebe deificum.

    C’est pourquoi nous vous prions, ô Rédempteur ! Descendez dans votre miséricorde, et répandez en nos cœurs les clartés de la lumière déifiante.

    Deo Patri sit gloria ejusque soli Filio cum Spiritu Paraclito, in sempiterna saecula. Amen.

    Gloire soit à Dieu le Père, à son Fils unique, et à l’Esprit consolateur, dans les siècles éternels. Amen.

    (Bréviaire Mozarabe, hymne de la deuxième semaine de l’Avent, dans l’Année liturgique de dom Guéranger.)

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  • Troisième dimanche de l’Avent

    « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, je le répète : réjouissez-vous. »

    La cause de cette joie, qui transforme le violet en rose, est que le Seigneur vient, comme le souligne saint Paul juste après.

    C’est ce que nous disait, notamment, l’invitatoire des matines depuis le début de ce temps de l’Avent : Le Roi qui doit venir, venez, adorons-le. Mais il n’est plus seulement celui qui doit venir, il vient positivement, et l’invitatoire des matines nous dit maintenant : Il est déjà proche, le Seigneur, venez, adorons-le.

    Il suffit de citer les antiennes des premières vêpres, qui seront répétées à laudes, aux petites heures et aux deuxièmes vêpres, pour voir l’insistance sur ce thème :

    Le Seigneur viendra et il ne tardera pas, et il illuminera ce qui est caché dans les ténèbres, et il se manifestera à toutes les nations, alléluia.

    Jérusalem, réjouis-toi d’une grande joie, parce qu’un Sauveur viendra à toi, alléluia. 

    J’établirai dans Sion le salut, et dans Jérusalem ma gloire, alléluia.

    Les montagnes et toutes les collines seront abaissées ; les chemins tortueux seront redressés, et les raboteux deviendront des voies aplanies : venez, Seigneur, et ne tardez pas, alléluia.

    Vivons justement et pieusement, attendant la bienheureuse espérance et l’avènement du Seigneur.

    Cela vient renforcer ce que disent les antiennes des matines depuis le premier dimanche de l'Avent :

    Voici que viendra le Roi, le Très-Haut, avec une grande puissance, pour sauver les nations, alléluia.

    Fortifiez les mains languissantes, prenez courage et dites : Voici notre Dieu viendra et il nous sauvera, alléluia.

    Réjouissez-vous tous et livrez-vous à la joie, car voici que le Seigneur de la vengeance viendra, il amènera la rétribution, il viendra lui-même et nous sauvera.

    Réjouis-toi et livre-toi à la joie, fille de Jérusalem ; voici que ton Roi vient à toi ; Sion, ne crains pas, car ton salut viendra bientôt.

    Notre Roi, le Christ, viendra, lui que Jean a prédit être l’Agneau qui doit venir.

    Voici que je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, dit le Seigneur ; c’est de donner à chacun selon ses œuvres.

    L’Ange Gabriel parla à Marie, disant : Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre les femmes.

    Marie dit : Quelle pensez-vous que soit cette salutation ? Parce que mon âme a été troublée, et que je dois enfanter un Roi qui ne violera pas ma virginité.

    En l’avènement du souverain Roi, que les cœurs des hommes soient purifiés afin que nous marchions à sa rencontre d’une manière digne : car voici qu’Il vient et Il ne tardera pas.

    On remarque que non seulement le verbe « venir » se trouve dans presque toutes les antiennes, mais qu’il s’y trouve même deux fois dans plusieurs d’entre elles. Et il en est de même des répons de ce dimanche. Voici le premier, où une citation d’Habacuc garde l’intensif hébreu qui fait répéter le mot… venir :

    . Ecce apparebit Dominus super nubem candidam, * Et cum eo sanctorum millia: et habebit in vestimento, et in femore suo scriptum: Rex regum, et Dominus dominantium.
    .  Apparebit in finem, et non mentietur; si moram fecerit, exspecta eum, quia veniens veniet.
    . Et cum eo sanctorum millia: et habebit in vestimento, et in femore suo scriptum: Rex regum, et Dominus dominantium.

    Voici que le Seigneur apparaîtra sur la nuée brillante, et des milliers de saints autour de Lui, et il y aura écrit sur ses vêtements et sur sa ceinture : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Il viendra certainement et il ne trompe pas, s’il tarde espère en lui, car venant il viendra.

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  • Les têtes d’œuf veulent nous robotiser toujours davantage

    Aujourd’hui entre en vigueur dans l’Union européenne toute une batterie de mesures concernant l’étiquetage alimentaire, qui met l’épicerie quelque part entre la pharmacie et la haute diététique.

    Comme si cette nouvelle avalanche réglementaire ne suffisait pas, le gouvernement français en a rajouté. Ainsi, ce ne sont pas les têtes d’œuf de Bruxelles, ce sont celles de Bercy qui ont concocté un nouvel étiquetage de la viande, obligatoire à partir d’aujourd’hui dans les supermarchés.

    Au motif que « certaines dénominations traditionnelles connues d’un public averti ne sont plus comprises des jeunes consommateurs », comme dit la propagande officielle, on supprime les dénominations traditionnelles, et on les remplace par des termes génériques (steack, rôti) accompagnés d’une, deux ou trois étoiles…

    Au lieu d’inciter les « jeunes consommateurs » à découvrir et à distinguer l’araignée, le faux-filet, l’entrecôte, la poire, etc., on supprime toute une tradition française du goût, partie intégrante de notre culture.

    Par miracle, ce diktat ne s’applique pas (ou pas encore) aux échoppes de boucherie. C’est donc l’occasion, pour ceux qui hésitaient encore, à quitter le supermarché et sa viande d’importation, pour retourner chez le boucher qui vend une viande locale de qualité et qui se fera un plaisir de vous expliquer ce que sont les différents morceaux.

    C’est un peu plus cher ? Eh bien mangez moins, et mangez mieux.

    Et puis chez mon boucher, comme chez mon boulanger, il y a une crèche de Noël. Et une belle, en plus.

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