Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal

  • 5e dimanche après Pâques

    1700156931.gif

    Allelúia. Exívi a Patre, et veni in mundum : íterum relínquo mundum, et vado ad Patrem. Allelúia.

    Allelúia. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; je quitte de nouveau le monde, et je vais auprès du Père. Alléluia.

    Le texte du second alléluia de la messe de ce dimanche est la phrase clé de l’évangile qui suit immédiatement le chant : l’annonce par Jésus de son Ascension.

    La mélodie du verset est étonnante : c’est celle de l’alléluia, indéfiniment répétée. Et cette mélodie répète elle-même un motif qu’on trouve 15 fois. Selon un schéma imposé par les quelques 42 climacus : sans aucun doute un record.

    En outre, cette mélodie est calée dans le haut de la gamme, et si solidement accrochée à la dominante (ré) qu’elle ne descend à la tonique que dans les formules finales.

    Bref, c’est ce qu’on appelle aujourd’hui une musique répétitive, et planante, en ce sens qu’elle plane dans les hauteurs. Jésus dit qu’il est sorti du Père pour venir dans le monde et qu’il laisse le monde pour aller au Père, mais la musique montre qu’il n’a jamais quitté le Père. Il s’est fait homme tout en restant l’un de la Trinité. Il est remarquable que la mélodie ne cherche en aucune manière à illustrer la descente d’auprès du Père et la remontée vers le Père, ni le contraste entre la kénose et la glorification. L’Ascension, c’est jeudi prochain, mais Jésus parle déjà depuis le ciel, dans la divine et éternelle contemplation. Là où nous devons le rejoindre, dès maintenant, dans nos prières et nos actions.

    Par les moines de Solesmes en 1952-53 :


    podcast

  • L'épreuve de force avec les "Anglosaksy"

    Voici la traduction d’un article de Stefano Caprio publié par AsiaNews, parce que je le trouve intéressant. Il convient de savoir bien sûr que AsiaNews, le site de l’Institut pontifical pour les missions étrangères, est depuis longtemps un organe militant anti-Poutine (contre tout ce que Poutine représente), et encore plus évidemment depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. L’auteur est un prêtre italien qui a été « missionnaire en Russie » entre 1989 et 2002 et qui est depuis 2007 professeur d’histoire et de culture russe à l’Institut pontifical oriental de Rome.

    Parmi les nombreuses accusations liées à la guerre russe en Ukraine, qui est maintenant entrée dans une impasse à long terme, figurent celles contre "les Anglo-Saxons", prononcées à plusieurs reprises par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il s'en prend notamment aux médias anglo-saxons, qui « figurent en tête du classement des pays agresseurs dans la guerre de l'information ». Plusieurs autres hommes politiques et fonctionnaires russes utilisent également de plus en plus le terme "anglo-saxon" dans un sens péjoratif.

    Selon les Russes, ce sont les Anglo-Saxons qui « alimentent l'hystérie » de l'opinion publique internationale, comme le répètent le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et sa porte-parole Maria Zakharova qui, en février, peu avant l'invasion, s'en prenait à un journaliste qui l'interrogeait sur le déploiement des troupes à la frontière ukrainienne : « Ce n'est pas à vous, qui représentez le monde anglo-saxon, de compter nos armes et de juger de la façon dont nos troupes se déplacent. » Ces derniers jours, Zakharova a elle-même pris la défense de Julian Assange, dont l'extradition vers les États-Unis a été ordonnée par un tribunal britannique, parlant de lui comme d'un « journaliste empoisonné par toute la puissance de la machine répressive anglo-saxonne ». Selon une autre déclaration de Peskov, les Anglosaksy (abréviation sarcastique) « ne font qu'accroître les tensions sur le continent européen ».

    L'utilisation de ce terme générique indique un contraste non seulement avec les États-Unis ou "les Américains", un classique de la guerre froide, mais souligne la tendance russe à justifier le conflit actuel par des réinterprétations historico-culturelles remontant jusqu'au Moyen-Âge. Du reste, au tout début de l'ère moderne, la Moscovie d'Ivan le Terrible se présentait au monde comme le nouvel empire de la "Troisième Rome" appelé à sauver les peuples de tous les dangers démoniaques, et le premier tsar de Moscou était regardé avec intérêt par la reine Elizabeth d'Angleterre, celle qui a jeté les bases de l'empire britannique par-delà les océans. La "reine vierge" (le premier État américain s'appelle Virginia en son honneur) écrit à Ivan IV avec admiration, car il vainquit les Tatars de Kazan en 1557, ouvrant la voie à la conquête de toute la Sibérie : l'Asie devient le Dalnyj Vostok, le "Far East" russe des Cosaques contre les Mongols, avant le "Far West" américain des cow-boys contre les Indiens. Depuis lors, les deux empires s'opposent géographiquement (au point de se toucher) et idéologiquement ; ce n'est pas un hasard si les lettres symboliques de la guerre russe sont le V de Vostok, et surtout le Z de Zapad (Ouest) qui suggère Za pobedu ! (Pour la victoire !).

    Lire la suite

  • Tuez les bébés !

    Le secrétaire d’Etat britannique pour l’Irlande du Nord, Brandon Lewis, a annoncé jeudi « prendre des mesures législatives » pour contraindre le ministère de la Santé d’Irlande du Nord à « proposer des avortements aux femmes enceintes jusqu’à 24 semaines de grossesse ».

    En effet, alors que le Parlement du Royaume-Uni a légalisé l’avortement en Irlande du Nord en 2019 contre l’avis des habitants et de leur propre parlement, il n’y a encore eu aucun avortement chirurgical dans la province. C’est un scandale… Et le secrétaire d’Etat, qui prend tout seul des « mesures législatives », menace : « Si le ministère de la santé de commande pas et ne finance pas de services d’avortement, j’interviendrai davantage »

    C’est véritablement diabolique.

  • Vers la dictature mondiale OMS


    Christine Anderson, député européen AfD, a dénoncé au Parlement européen la renégociation du traité de l’UE avec l’OMS qui vise à donner à cette organisation tout pouvoir en cas de nouvelle pandémie.

    « Le 3 mars, la Commission européenne a été autorisée [...] à renégocier le traité avec l'Organisation mondiale de la santé au nom des États membres. Sous couvert d'améliorer la réponse mondiale à la pandémie, le plan consiste à permettre à l'OMS de s'emparer des pouvoirs de gouvernance exécutive des États membres en cas de pandémie… Accorder des pouvoirs gouvernementaux à un organe non élu est l'exact opposé du recours démocratique et supprime toute possibilité pour le peuple de demander des comptes aux responsables. Cela revient ni plus ni moins à priver le peuple de son droit de vote. Je vous implore, faites ce pour quoi vous avez été élus. Examinez cette affaire et protégez les droits du peuple. »

    Une pétition de LifeSite explique : « 194 États membres représentant 99 % de la population mondiale sont censés signer des traités avec l'OMS qui permettraient au à Tedros, ou à tout autre futur directeur général de dicter exactement comment votre nation réagirait à l'apparition d'une nouvelle maladie qu'ils considèrent comme une pandémie. Cette attaque contre la souveraineté nationale ne surprendra pas ceux qui, pendant des années, ont écouté des élites comme Klaus Schwab et Bill Gates discuter de leur vision de la centralisation du pouvoir dans des organisations mondialistes comme le Forum économique mondial, l'OMS et autres Nations unies. »

    « Les représentants de Biden ont soumis des amendements au Règlement sanitaire international (RSI) de l'OMS, qui donneraient au directeur général le droit de déclarer des urgences sanitaires dans n'importe quelle nation, même si cela est contesté par le pays en question », note la pétition de LifeSite. « Ces amendements, qui seraient juridiquement contraignants en vertu du droit international, seront votés par l'Assemblée mondiale de la santé (l'organe directeur de l'OMS) lors d'une convention spéciale qui se tiendra du 22 au 28 mai et ouvriront la voie à l'adoption d'un véritable traité sur la pandémie. »

    Life Site remarque que la pression pour ratifier un "traité international sur les pandémies" supprimant les souverainetés nationales intervient alors qu’a été lancé un battage médiatique sur des cas de variole du singe en Europe et aux États-Unis.

    Voir aussi Claude Gelinas et les liens qu’il donne.

  • Saint Patern

    Surge, Venetorum civitas, et gaude, quia gloria Paterni hodie circumfulsit te, alléluia.

    Lève-toi, ville des Vénètes, et réjouis-toi, parce que la gloire de Patern aujourd’hui t’entoure de son éclat, alléluia.

    Telle est la première antienne de l’office de saint Patern, premier évêque de Vannes, patron principal du diocèse.

    Une autre antienne est digne d’intérêt, la quatrième :

    Benedicite, caeli, Dominum, rorate ad Paterni imperium, alleluia.

    Bénissez, cieux, le Seigneur, faites tomber la rosée au commandement de Patern, alléluia.

    On reconnaît le cantique Benedicite que cette antienne introduit aux laudes, avec ses deux bénédictions de la pluie : « Benedicite, omnis imber et ros… Benedicite, rores et pruina… » Rorate fait référence à la rosée, mais par extension à la bruine, bref au crachin breton, et c’est pourquoi on prie saint Patern pour obtenir la pluie…

    Cette antienne est du 4e mode, mais le mot Rorate reçoit la mélodie du Rorate de l’introït du quatrième dimanche de l’Avent, qui est celle de tant de mélodies du premier mode…

    Capture d’écran 2022-05-20 à 18.16.21.png

  • Ça nous manquait

    Nous voilà avec un racisé racialiste woke à l'Education nationale.

    On se croirait chez Jobidon dis donc...

  • Ça m’avait échappé

    Le 6 avril, le journal britannique The Sun publiait une vidéo achetée à l’agence turque Anadolu via l’agence américaine Reuters montrant un prêtre disant semble-t-il une prière pour les morts devant un immeuble de Borodyanka (près de Kiev) démoli par la guerre.

    Il y a là semble-t-il surtout des journalistes, et quatre soldats ukrainiens. Dont un qu’on voit de dos en gros plan avec l’insigne des services secrets ukrainiens (SBU) et celui… de la division SS Galizien (laquelle est honorée chaque année dans plusieurs villes d’Ukraine par une marche le 28 avril, anniversaire de sa création en 1943). Il est donc tout à fait normal et courant pour des soldats ukrainiens d’arborer officiellement des insignes nazis…

    Capture d’écran 2022-05-20 à 15.37.52.png

    Un autre soldat porte un insigne assez curieux, que je n’ai pas réussi à décrypter.

    Capture d’écran 2022-05-20 à 15.44.09.png

    Addendum. Ben voilà, je savais bien qu'un lecteur saurait... (Voir les commentaires.) C'est donc un Vegvisir, un symbole nordique qui selon Wikipedia ne serait pas ancien mais "controversé". Le porter permettrait de ne pas se perdre, mais il "a fait l'objet de nombreuses interprétations de la part des néopaïens"...

  • Aux Etats-Unis

    Les députés de l’Oklahoma ont adopté hier par 73 voix contre 16 (on notera l’écrasante majorité) une loi qui interdit l’avortement dès la conception. Le texte avait été adopté par les sénateurs le 28 février par 35 voix contre 10. On rappellera que c’est seulement le 3 mai dernier que le gouverneur Kevin Stitt a signé une loi équivalente à celle du Texas (dite « battement de cœur »). Il va de soi que le gouverneur va signer la nouvelle loi (qui reprend et étend l’astuce consistant à réserver les poursuites aux habitants) puisqu’il s’était engagé à signer tout texte limitant l’avortement afin que son Etat « devienne le plus pro-vie du pays ». La Maison Blanche a évidemment aussitôt condamné le texte : « Le Président croit que les femmes ont le droit fondamental de faire leurs propres choix de santé reproductive. » (Telles sont désormais les expressions officielles, qui semblent relever plutôt de l’élevage des truies.)

    Cette accélération est un signe que l’arrêt Roe contre Wade va sans doute être annulé. C’est pourquoi, de l’autre côté, la mobilisation des partisans de la culture de mort bat son plein. Alors que se multiplient les villes qui se déclarent « sanctuaire de l’enfant à naître », le conseil municipal de Baltimore (Maryland) vient de voter une résolution faisant de Baltimore un « sanctuaire » pour les femmes qui veulent avorter, grâce à la création d’un « Fonds de Baltimore pour l’avortement ». Lequel sera abondé par les deniers publics et des dons privés. Les initiateurs soulignent que cette initiative était nécessaire après la fuite du document de la Cour suprême indiquant que l’arrêt Roe contre Wade allait être annulé…

     

    Capture d’écran 2022-05-20 à 12.14.55.png

    "Nous sommes fiers du travail que nous faisons afin d'assurer l'accès au soin d'avortement dans le Maryland et sommes si contents que le conseil municipal de Baltimore soit d'accord que la santé reproductive est assez importante pour être protégée."

    (Il est donc parfaitement clair que "santé reproductive" veut dire "droit de tuer les bébés à naître".)

  • "Choisir"

    François a reçu hier les directeurs des 11 revues jésuites d’Europe. Dont bien sûr l’ineffable Antonio Spadaro, de La Civiltà cattolica, devenue quasiment le Journal Officiel de la dérive vaticane. Mais aussi la rédactrice en chef de la revue suisse Choisir. Une femme jésuite ? Non, il n’y a pas de femmes jésuites. Mais de toute façon la revue en question ne dit même pas qu’elle est chrétienne : c’est une « revue culturelle d’information et de réflexion »…

    E4591186-FF13-49F0-A21C-7D7581BEE55F.jpeg

    Et de toute façon elle va s’arrêter à la fin de l’année…

    La rédactrice en chef déclare : « J’ai l’impression que l’élan de créativité et de dynamisme qui a suivi Vatican II marque le pas. »

    Sic.

  • Saint Bernardin de Sienne

    Capture d’écran 2022-05-19 à 16.23.02.png

    Capture d’écran 2022-05-19 à 16.23.28.png

    Capture d’écran 2022-05-19 à 16.23.44.png

    Histoire de saint Bernardin de Sienne, par l'abbé Berthaumier, 1862 (livre I ch. 7)

    640px-Sano_di_pietro,_san_bernardino,_post_1450,_da_chiesa_di_san_giovanni_da_capestrano_a_capestrano,_01.jpg

    L'un des portraits de saint Bernardin de Sienne par Sano di Pietro, peintre de Sienne qui avait 38 ou 39 ans à la mort de saint Bernardin.