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Le blog d'Yves Daoudal

  • Saint Luc

    Préface de l'évangile selon saint Luc dans l'édition et traduction de Lemaistre de Sacy, édition de 1705 "chez Guillaume Desprez imprimeur et libraire ordinaire du Roi".

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  • Petit à petit…

    Le procureur général de Pologne, Zbigniew Ziobro, qui est aussi le ministre de la Justice, a demandé à la Cour constitutionnelle si l’article 267 du traité de l’UE est compatible avec la loi fondamentale de la Pologne.

    Techniquement, l’article 267 permet aux juges de demander à la Cour de Justice de l’UE de statuer sur des questions qui relèvent de l’interprétation des actes de l’UE.

    Concrètement, des juges polonais (pas seulement ceux de la Cour suprême visés par la nouvelle loi sur leur retraite) ont saisi la Cour de Justice de l’UE sur les nouvelles lois polonaises concernant la Justice.

    En fait, Zbigniew Ziobro demande à la Cour constitutionnelle si le traité de Lisbonne viole la souveraineté de la Pologne.

    Or c’est une question taboue. A tel point que l’opposition l’accuse de vouloir quitter l’UE.

    Zbigniew Ziobro répond que la Cour constitutionnelle allemande a statué sur la question en 2009 et que la Pologne veut seulement que son statut ne soit pas inférieur à celui de l’Allemagne.

    Intéressante référence. En effet, en 2009, la Cour constitutionnelle allemande, dans un arrêt passé sous silence, avait déclaré que le traité de Lisbonne était contraire à la Constitution allemande en ce qu’elle méconnaissait les droits du Parlement allemand. Et donc que l’Allemagne ne pouvait pas ratifier le traité avant d’avoir promulgué une loi affirmant les droits du Parlement dans les affaires de l’UE.

    Personne n’a entendu parler de l’arrêt de 2009, et personne n’a fait attention à la loi qui a été effectivement votée, qui est très en retrait par rapport à ce que disait la Cour constitutionnelle.

    En bref, l’Allemagne s’est discrètement soumise. Mais il est intéressant de voir que le gouvernement polonais exhume cet épisode pour contester à son tour la primauté des institutions européennes sur la Constitution des Etats.

  • Logique

    La Cour européenne des droits de l'Homme a jugé irrecevable la requête introduite en 2015 par 146 maires et adjoints qui dénonçaient l'atteinte à leur "liberté de conscience" que constituait l'obligation de "marier" des invertis.

    Ils invoquaient l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'Homme qui proclame le "droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion".

    La CEDH n’a délégué qu’un seul juge pour répondre aux 146 maires que leur recours était irrecevable puisqu’ils exercent leurs fonctions au nom de l'Etat français et n'agissent donc pas en tant que particuliers.

    La CEDH juge selon les lois existantes : en tant que représentant de l’Etat, vous n’avez pas d’autre droit que d’appliquer la loi.

    C’est d’ailleurs ce que font ces maires après leur « baroud d’honneur ».

  • Macron le Stérile

    Un propos d’Emmanuel Macron en marge de l’Assemblée générale à l’ONU n’est pas passé inaperçu aux Etats-Unis. Il avait déclaré :

    Present me the woman who decided, being perfectly educated, to have seven, eight or nine children.

    Il mettait au défi de lui présenter une femme instruite qui ait décidé d’avoir de nombreux enfants.

    On sait qu’avec notre président, comme avec notre pape (et les lapins), l’insulte vole bas. Mais le propos a conduit à la création d’un hashtag « postcards for Macron » : des cartes postales pour Macron, où des mères de famille nombreuse, diplômées, publient des photos de leur progéniture. C’est assez émouvant, encore plus quand des internautes en profitent pour dire merci à leur grand-mère. Et l’on mesure toute l’ignominie macronienne quand quelqu’un publie la photo de la belle Amy Coney Barret, professeur de droit, qui fait partie de la sélection de Donald Trump pour la Cour suprême.

    Il est intéressant de constater que Amy Coney Barret et son mari ont cinq enfants dont ils sont les parents biologiques, et deux enfants adoptés. Ce qui est une réponse cinglante à Macron (et au pape), car on découvre grâce au fil de Twitter que ce n’est pas un cas isolé : des femmes diplômées adoptent des enfants en plus de ceux qu’elles ont déjà.

  • Sainte Marguerite-Marie Alacoque

    Parmi les frères de sainte Marguerite-Marie il y avait le curé et le maire de Bois Sainte-Marie, Jacques et Chrysostome Alacoque. A la fin de l’année 1686, Jacques tomba si gravement malade que « trois médecins qui le voyaient l’avaient abandonné ». Une nuit, voyant son frère mourant, Chrysostome fit parvenir un billet à leur sœur pour le recommander à ses prières. Marguerite-Marie fit répondre qu’elle ne croyait pas que son frère fût à l’agonie, puis elle alla prier devant le Saint Sacrement. Elle fit une série de promesses « au Sacré Cœur de Jésus-Christ », engageant le curé, et le Sacré Cœur les accepta et Jacques guérit. Il restait à Marguerite-Marie de faire connaître à son frère ce à quoi elle s’était engagée à son nom :

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    Plus tard elle lui écrivit une autre lettre pour le remercier d'avoir rempli les promesses qu'elle avait faites en son nom...

  • Saint Romero

    Modeste contribution au nouveau culte. (Ce n’est qu’un début. Car si Mgr Romero a été "récupéré" - de son plein gré - le processus de canonisation d’authentiques adeptes et acteurs de la théologie marxiste de la libération est en cours.)

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    S’ils me tuent je ressusciterai dans la lutte de mon peuple

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    "Ce que nous devons avant tout sauver, c’est le processus de libération de notre peuple. Les gens se sont engagés dans un processus qui a déjà coûté beaucoup de sang et ne peut être perdu. Mgr Romero d'Amérique"

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    Une salle de réunion de Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN).

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    "Le cri de libération de ce peuple est un cri qui s'élève à Dieu et que rien ni personne ne peut empêcher." (Mgr Romero, 27 janvier 1980) - avec le sigle du FMLN.

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  • Sainte Hedwige de Silésie

    Illustrations de la Vie de sainte Hedwige, commandée en 1353 par le duc Louis Ier de Legnica et Brzeg et sa femme Agnès. A sa mort, le duc laissa le manuscrit au sanctuaire de sainte Hedwige, où il fut considéré comme une relique de la sainte. Photos du musée Paul Getty (sur le site on peut voir les images en haute résolution, ce qui permet d'apprécier les détails).

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    Sainte Hedwige, avec le duc Louis et Agnès. Dans sa main droite elle tient une statuette de la Vierge à l’Enfant. Sur son avant-bras on voit ses bottes : elle marchait pieds nus par mortification, et son mari Henri, duc de Silésie, trouvait cela inconvenant. Il persuada donc le confesseur d’Hedwige de lui ordonner de porter des chaussures. Au nom de l’obéissance, elle accepta donc de « porter » des chaussures. Un chapelet est fixé à sa robe. Dans sa main gauche elle tient un livre dont elle marque une page avec les doigts, indiquant qu’elle retourne à sa prière.

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    En haut : la famille de Berthold IV, comte d’Andechs et duc de Méranie, comte de Tyrol et prince de Carinthie et d’Istrie, père de sainte Hedwige. En bas : le mariage de sainte Hedwige avec Henri Ier le Barbu, duc de Silésie.

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    En haut : le duc Henri dort, Hedwige prie. En bas : le couple et ses enfants : Gertrude, abbesse de Trebnica, Agnès, Henri II le Pieux mort à la bataille de Legnica, Boleslas ; Sophie et Conrad assis. (Il manque Ladislas, mort enfant ; en dehors de Gertrude et d’Henri, les autres sont morts jeunes.)

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    La bataille de Legnica. En haut on distingue Henri grâce à son écu frappé de l’aigle. En bas on le voit tomber, décapité, mais en haut du dessin on le voit porté au ciel par les anges. La bataille de Legnica est une défaite pour les armées chrétiennes, mais les Mongols n’iront pas plus loin et repartiront bientôt.

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    Screenshot_2018-10-15 The Tartars Carrying the Head of Heinrich before Castle Liegnitz; Saint Hedwig Seeing in a Dream Her [...].png

    En haut : les Mongols brandissent la tête d’Henri devant les remparts de Legnica. En bas : sainte Hedwige voit en songe l’âme de son fils portée au ciel (à gauche), et elle dit à sa belle-fille Anne et à Gertrude : « Puisque telle est la volonté de Dieu, nous devons souscrire à ce qu'il a résolu. » Puis elle va prier ainsi : « Seigneur, je vous rends grâces de ce que vous m'avez donné un fils qui, aussi longtemps qu'il a vécu, m'a toujours aimée et respectée, et qui ne m'a jamais fait la moindre peine. Assurément j'aurais voulu le conserver, et cependant je suis fière de penser qu'il a répandu son sang pour vous, ô mon Dieu, et que vous l'avez appelé à jouir de votre gloire. Mon Dieu, je le recommande à votre miséricorde. »

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    En haut : Henri et Hedwige font vœu d’abstinence devant l’évêque Laurent. En bas : Hedwige secourt les pauvres.

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    En haut : Hedwige loge de pauvres religieux. En bas, elle présente sa fille Gertrude au monastère cistercien de Trebnica (avec prise d’habit bénie par l’évêque).

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     Sainte Hedwige baisant les stalles, les escaliers et les serviettes du monastère de Trebnica (ou plutôt les voiles des religieuses).

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    En haut : le Christ détache son bras de la croix pour bénir Hedwige. En bas, elle lave son petit-fils avec l’eau dans laquelle les moniales se sont lavé les pieds (il lui arrivait de se laver elle-même avec l'eau qui avait déjà servi).

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    En haut, sainte Hedwige lave et baise les pieds des lépreux. A droite : « Dans toutes ses relations elle évitait la colère et les reproches sévères, elle était bonne pour tout le monde et adressait à chacun des paroles de consolation ; mais c'était surtout à l'égard de ses domestiques qu’elle portait loin la condescendance. Un jour, un de ses chambellans, un nommé Chwalislas qui devint ensuite dominicain, avait été cause de la perte de trois vases d'argent d'un grand prix ; il fut extrêmement affligé de ce malheur parce que la princesse, au lieu de lui parler durement, de lui adresser des paroles sévères, s'était bornée à lui dire : « Peut-être que, en cherchant bien, vous pourriez les retrouver ; avec un peu plus de soin, cela ne serait pas arrivé. » Cette bonté de la princesse fit sur lui plus d'impression que les reproches les plus sévères, ainsi qu'il l'avoua lui-même. »

    En bas : les funérailles du duc Henri. C’est elle qui console les religieuses : « Pourquoi vous laisser aller à cet excès de douleur ? Prétendez-vous vous opposer à la sainte volonté de Dieu ? Cela n’est pas raisonnable, mes sœurs bien-aimées ; le Créateur a le droit de disposer de ses créatures, ainsi qu'il lui plaît. Nous devons nous incliner devant ses arrêts, parce que nous sommes sous sa dépendance. »

  • Exemple

    L’ancienne rappeuse Diam’s, qui avait défrayé la chronique par sa conversion tapageuse à l’islam voilé, s’est installée en Arabie saoudite, où elle est très heureuse.

    Exemple à suivre par toutes les musulmanes enfoulardées…

    S’il vous plaît. Dans ce pays-là personne ne vous fera de remarques désobligeantes, personne ne vous regardera de travers. Et vous pourrez même assez facilement devenir princesse… Faites comme Diam’s ! N’hésitez plus !

  • Drôle d’époque…

    Quoi qu’on pense par ailleurs de Mgr Romero, il est certain qu’il n’est pas mort martyr de la foi, puisqu’il a été assassiné par des catholiques pour des raisons politiques. Et pourtant le voilà saint martyr…

    Quoi qu’on pense par ailleurs de Paul VI, il est certain qu’il a fait preuve d’impiété, d’injustice et de cruauté envers de nombreux prêtres et fidèles en imposant son ersatz liturgique à la place de la liturgie romaine. Et pourtant le voilà saint pape…

    Mieux vaut en rire, sans doute. Mais je ne voudrais pas être à la place de ceux qui ont charge d’âmes et sont censés devoir expliquer l’inexplicable…

  • Sainte Thérèse de Jésus

    L’une des deux hymnes composées par Urbain VIII pour la fête de sainte Thérèse. Je donne après le texte latin la traduction qu’on trouve sur internet, suivie de la savoureuse traduction en alexandrins qu’on trouve dans le Breviarum benedictinum de 1725, venue de Port Royal et sans doute de Lemaistre de Sacy.

    Regis superni nuntia
    domum paternam deseris,
    terris, Teresa, barbaris
    Christum datura aut sanguinem.

    Messagère du roi des cieux,
    tu quittes la maison paternelle,
    Thérèse, pour apporter aux contrées païennes
    le Christ ou ton sang.

    Aux plus rudes travaux Thérèse se prépare,
    Sa maison à ses yeux étale un vain éclat ;
    Elle part, elle veut dans un pays barbare
    Ou vaincre pour Jésus, ou mourir au combat.

    Sed te manet suavior mors,
    pœna poscit dulcior:
    divini amoris cuspide
    in vulnus icta concides.

    Mais une mort plus suave t'est réservée,
    un tourment plus doux te réclame :
    frappée de l'aiguillon du divin amour,
    tu succomberas à cette blessure.

    Mais son Epoux divin, par un amour extrême,
    Veut qu’un tourment plus doux la conduise au trépas,
    Et d’un trait qu’en son cœur il a tiré lui-même,
    Il la voit languissante expirer dans ses bras.

    O caritátis victima,
    tu corda nostra concrema,
    tibique gentes créditas
    inferni ab igne libera.

    Victime d'amour,
    embrase nos cœurs
    et délivre du feu de l’enfer
    tous les peuples qui te sont confiés.

    O toi du Roi des Rois l’Amante et la victime,
    Allume en nous le feu qui t’embrasa le sein,
    Et que du feu vengeur allumé pour le crime,
    Nous délivre en mourant ton secours souverain.

    Te, sponse, Jesu, virginum,
    beati adorent ordines,
    et nuptiali cantico
    laudent per omne sæculum.

    Jésus, époux des vierges,
    que les ordres bienheureux t’adorent
    et t’adressent pour tous les siècles
    la louange d’un cantique nuptial.

    Le breviarium benedictinum de 1725, ainsi que les autres bréviaires romain et bénédictin traditionnels, ont une autre doxologie :

    Sit laus Patri cum Filio,
    Et Spiritu Paraclito,
    Tibique Sancta Trinitas,
    Nunc et per omne sæculum. Amen.

    Gloire au Père immortel qui fait nos destinées,
    Que le Fils, l’Esprit Saint soient l’objet de nos chants,
    Que par la fin des temps ne soient point terminées
    Les louanges d’un Etre unique auteur des temps. Ainsi soit-il.

    Voici cette hymne chantée pendant la messe célébrée en la chapelle des carmélites de Tolède pour le troisième centenaire de sainte Thérèse, fondatrice de ce couvent. On nous dit que cette chapelle est dédiée à la forme extraordinaire du rite romain. Dieu sait, et mes lecteurs savent, combien je suis attaché à la « forme extraordinaire du rite romain ». Mais à Tolède c’est le rite mozarabe qui devrait être de rigueur. (Comme à Lyon le rite lyonnais, d’ailleurs.)

    Au début puis entre les strophes est chanté: "Ora, ora pro nobis, Teresia beatissima."