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Le blog d'Yves Daoudal

  • Saints Corneille et Cyprien

    Dernière partie du texte de saint Cyprien sur l’oraison dominicale.

    Quant à l’heure de la prière, nous voyons que les trois enfants captifs à Babylone observaient l’heure de tierce, de sexte et de none, pour figurer sans doute la Trinité divine qui devait se manifester plus tard. De la première heure ou de prime jusqu’à tierce nous trouvons trois heures ; nous trouvons le même nombre de tierce à sexte et de sexte à none : la Trinité se manifeste donc par trois espaces réguliers, composés chacun de trois heures. Déjà depuis longtemps les serviteurs du vrai Dieu, éclairés par l’Esprit-Saint, avaient déterminé ces heures pour les consacrer à la prière, et les événements ont montré que cette conduite des justes avait quelque chose de mystérieux et de sacré. Car c’est à l’heure de tierce que le Saint-Esprit descendit sur les apôtres pour accomplir la promesse divine. C’est à l’heure de sexte que Pierre, priant sur le toit de sa maison et doutant encore s’il devait accorder aux idolâtres le sacrement de la régénération, entendit la voix de Dieu qui lui ordonnait d’admettre tous les hommes à la grâce du salut. C’est à l’heure de sexte que le Seigneur, crucifié pour nous, lava jusqu’à l’heure de none nos péchés avec son sang, et remporta cette victoire qui fut pour nous la rédemption et la vie.

    Mais pour nous, mes frères bien-aimés, les mystères de la loi nouvelle nous font une obligation de prier plus souvent. Nous devons prier le matin, pour célébrer, par cet hommage, la résurrection du Seigneur. C’est ce que l’Esprit nous enseigne dans les psaumes : Mon roi et mon Dieu, je vous adresserai ma prière et dès le matin vous entendrez ma voix. Dès le matin je me tiendrai en votre présence et je vous contemplerai (Psal. V). Le Seigneur nous dit encore par la bouche d’un de ses prophètes : Dès le point du jour ils veilleront devant moi en disant : Allons et convertissons-nous au Seigneur notre Dieu (Os. VII).

    Au coucher du soleil et à la fin du jour, nous devons encore remplir le devoir de la prière. Le Christ est le véritable soleil et la véritable lumière. Lorsqu’au déclin du jour, nous demandons que la lumière brille de nouveau sur nous, nous implorons la venue du Christ qui nous donnera la grâce de l’éternelle clarté. Or, que le Christ soit désigné par le jour, c’est ce que l’Esprit-Saint nous apprend dans les psaumes. La pierre que les ouvriers ont repoussée est devenue pierre angulaire de l’édifice. C’est le Seigneur qui a fait cette pierre et elle est admirable à nos yeux. C’est le jour que le Seigneur a fait ; marchons et réjouissons-nous à sa lumière (Os. VII).

    Le Christ est de même désigné par le soleil comme nous l’atteste Malachie : Pour vous qui craignez le nom du Seigneur, le soleil de justice se lèvera sur vous et ses rayons apporteront le salut (Malach. IV). Si l’Écriture nous représente le Christ comme le véritable soleil et le véritable jour, il n’y a pas d’heure où les chrétiens ne doivent l’adorer. Nous donc qui jouissons de la lumière de la nouvelle alliance, passons tout le jour en prière, et, quand les lois de la nature nous ramènent la nuit, que les ténèbres ne nous inspirent aucun effroi, car nous sommes fils de la lumière et le jour brille toujours pour nous. Celui qui porte la lumière dans son cœur peut-il être dans les ténèbres ? Celui qui trouve dans le Christ et le jour et le soleil peut-il regretter l’absence d’un astre matériel ? Donc, encore une fois, puisque la lumière du Christ brille toujours sur nous, n’interrompons pas notre prière, même pendant la nuit. Ainsi Anne, la veuve de Phanuel, priant et veillant sans relâche, mérita de voir le Christ, comme le rapporte l’Évangile : Elle ne s’éloignait pas du temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière (Luc, II).

    Les gentils qui n’ont pas encore été éclairés ou les juifs déserteurs de la lumière, qui sont restés dans les ténèbres, peuvent ignorer ces vérités. Pour nous, mes frères bien-aimés, qui sommes toujours dans la lumière du Seigneur et qui nous rappelons la dignité où nous élève la grâce divine, ne mettons aucune différence entre le jour et la nuit. Sachons que nous marchons toujours à la lumière, et ne nous laissons pas arrêter par les ténèbres que nous avons quittées. Dans la nuit, ne suspendons pas nos prières, acquittons-nous-en avec le même soin. Rendus par la grâce de Dieu et par notre seconde naissance à la vie spirituelle, commençons sur la terre la vie du ciel. Là, sans craindre la nuit, nous posséderons le jour véritable ; veillons donc ici-bas comme si nous étions toujours dans la lumière. Au ciel nous prierons toujours, toujours nous rendrons à Dieu des actions de grâces ; agissons de même sur la terre, et que nos prières et nos actions de grâces ne cessent jamais.

  • Ouest-France : censure et délation

    Le quotidien Ouest-France publiait le 11 septembre un article sur le livre de Youenn Caoussin Yann-Vari Perrot, une âme pour la Bretagne, préfacé par Mgr Centène.

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    Ce matin, l’article a été supprimé du site internet du quotidien, et à la place on peut lire un texte qui pourrait être littéralement un communiqué du parti communiste. Le parti même qui assassina l’abbé Perrot en répandant des calomnies.

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    Il est donc interdit de dire que l’abbé Perrot était une « figure intellectuelle et spirituelle », ce qui est pourtant absolument incontestable, et qu’il est mort en martyr, ce que les circonstances rendent pourtant évident.

    Ce qu’il faut dire est donc que l’abbé Perrot était un « anticommuniste notoire », ce qui est parfaitement vrai et plus glorieux qu’infamant, sauf pour les communistes, et qu’il est « soupçonné d’avoir entretenu des liens troubles avec l’occupant nazi » (ce à quoi le livre de Youenn Caouissin répond de façon claire et étayée), autrement dit que c’était un collabo qui fut naturellement « tué par la Résistance ». On note bien sûr la terminologie : en réalité l’abbé Perrot n’a pas été tué par la « Résistance » mais assassiné par un militant communiste sur ordre de l’appareil communiste (qui entendait se faire passer pour la seule « Résistance »).

    Et in fine l’inévitable coup de pied de l’âne communiste : « le tristement célèbre Bezen Perrot », qui n’a jamais été si célèbre que par la propagande communiste, et que l’abbé Perrot aurait évidemment condamné.

    Ce qui est assez fascinant est de voir un quotidien ex-catholique publier en 2021 ce qui aurait pu être un communiqué du parti communiste en 1945.

    On soulignera enfin que si Ouest-France a supprimé l’article, il a pris soin de laisser la note sur l’auteur du livre, avec… son adresse… Au cas où quelqu’un voudrait se charger de poursuivre l’épuration ?

    (Et je reçois aujourd'hui même une publicité de Ouest-France :"Recevez Ouest-France à domicile avant 7h30", et on vous donne en cadeau une tablette ou un smartphone...)

  • L’Arizona se rebiffe

    Le gouverneur de l’Arizona a annoncé avoir déposé une plainte contre le Bidon de Washington et ses sbires.

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    Les actions illégales de Biden pour imposer des obligations vaccinales fédérales constituent l'une des plus grandes violations des libertés individuelles, des principes du fédéralisme et de la séparation des pouvoirs jamais tentée par une administration dans l'histoire de notre République.

    La plainte prend comme angle d’attaque le fait que l’obligation vaccinale ne concerne pas les immigrés clandestins.

    Les autres questions feront l'objet d'autres plaintes [...] mais cet aspect précis – la discrimination inconstitutionnelle entre des citoyens américains, des résidents légaux et des étrangers en situation irrégulière travaillant aux Etats-Unis – est mûre pour être jugée et invalidée. Il ne peut y avoir de discussion sérieuse ou scientifique sur la façon de juguler la propagation du Covid-19 si elle ne commence pas à notre frontière sud.

  • La lettre pour la messe

    La « Lettre des fidèles attachés à la messe traditionnelle aux catholiques du monde entier » fait désormais l’objet d’un site internet Stop Traditionis custodes sur lequel le texte est en six langues et peut être signé par qui le souhaite.

  • Le pape des [censuré]

    Pour les fidèles slovaques, l’élément important de la visite de François aura été la réhabilitation spectaculaire de Mgr Bezák, ancien archevêque de Trnava (et plus jeune évêque de Slovaquie). Destitué par Benoît XVI en 2012, Mgr Bezák concélébrait avec le pape ce matin à Šaštin.

    Lundi, François avait rencontré Bezák et sa famille, devant les photographes, histoire de bien souligner son soutien à cet évêque.

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    Selon le prêtre polonais Dariusz Oko, spécialiste du « lobby gay » dans l’Eglise et dénonciateur de ce qu’il appelle l’homo-hérésie, Robert Bezák était connu pour ses actives pratiques d’inverti. Non seulement à titre personnel, mais il organisait un réseau d’invertis à l’intérieur de l’Eglise. Lorsque Benoît XVI lui demanda de s’éclipser il refusa. Alors le pape dut le destituer.

    Mais en 2014 il écrivit à François, qui le reçut en 2015. (C’est en 2015 aussi que la seule visite acceptée par le pape à la nonciature de Washington fut celle d’un professeur inverti accompagné de son giton, et leurs éclats de rire furent complaisamment filmés et diffusés.)

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    Entre temps Robert Bezák alla enseigner la religion dans un collège protestant…

    Le 24 juin dernier, dans le cadre de la visite apostolique en Slovaquie, Robert Bezák et François concélébraient et dînaient ensemble au Vatican…

    N.B. La destitution de Mgr Bezák avait été une surprise, car ce qui était public était seulement l’audit lancé par cet évêque, qui avait conclu à des détournements de fonds dont son prédécesseur Mgr Sokol se serait rendu coupable au profit des communistes. C’est à la suite de cet audit qu’il fut destitué alors qu’on s’attendait à ce qu’il soit félicité.  En 2016 la justice slovaque a blanchi Mgr Sokol, que Bezák poursuivait de sa vindicte comme étant le principal responsable des « calomnies » sur sa vie privée…

  • Notre Dame des 7 douleurs

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    (Peinture aujourd'hui attribuée à un assistant de Jan Van Eyck, début du XVe)

    Cette Reine des Vierges est aussi Reine des martyrs ; mais c’est encore en son cœur que le glaive la transperça, car chez elle tout se passe au-dedans !... Oh ! qu’elle est belle à contempler durant son long martyre, si sereine, enveloppée dans une sorte de majesté qui respire à la fois la force et la douceur… C’est qu’elle avait appris du Verbe Lui-même comment doivent souffrir ceux que le Père a choisis comme victimes, ceux qu’Il a résolu d’associer à la grande œuvre de la rédemption, ceux qu’il « a connus et prédestinés pour être conformes à son Christ », crucifié par amour.

    Elle est là au pied de la Croix, debout, dans la force et la vaillance, et voici mon Maître qui me dit : « Ecce mater tua », Il me la donne pour Mère… Et maintenant qu’Il est retourné au Père, qu’Il m’a substituée à sa place sur la croix, afin que « je souffre en mon corps ce qui manque à sa passion, pour son corps qui est l’Église », la Vierge est encore là pour m’apprendre à souffrir comme Lui, pour me dire, pour me faire entendre ces derniers chants de son âme, que nul autre qu’elle, sa Mère, n’a pu surprendre.

    Quand j’aurai dit mon « consummatum est », c’est encore elle, « Janua coeli », qui m’introduira dans les parvis divins, me disant tout bas la mystérieuse parole : « Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi, in domum Domini ibimus !... »

    Sainte Elisabeth de la Trinité, Dernière retraite, quinzième jour.

  • Champion

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    Le champion olympique de judo Teddy Riner répond à Alain Fisher :

    « Je ne suis pas là pour dire vaccinez-vous ou pas. Chacun est libre de faire son choix, [...] c'est une décision qui doit être individuelle. »

    Lui-même n’a pas eu « trop le choix », dit-il, s’il voulait participer aux JO.

     

  • Forcing LGBT

    Le Parlement européen « insiste sur la nécessité, pour l’Union, d’adopter une approche commune pour la reconnaissance des mariages et partenariats homosexuels », « rappelle que le droit de l’Union a primauté sur tout droit national, y compris sur les dispositions constitutionnelles, et que, dès lors, les États membres ne sauraient invoquer une interdiction constitutionnelle du mariage homosexuel ou une protection constitutionnelle de “la morale” ou des “politiques publiques” pour faire entrave au droit fondamental à la libre circulation des personnes au sein de l’Union et bafouer les droits des familles arc-en-ciel qui s’installent sur leur territoire », « invite la Commission à présenter une proposition législative exigeant de tous les États membres qu’ils reconnaissent, aux fins du droit national, les adultes mentionnés sur un acte de naissance délivré dans un autre État membre comme les parents légaux de l’enfant, quel que soit leur sexe en droit ou leur état civil, et exigeant de tous les États membres qu’ils reconnaissent, aux fins du droit national, les mariages ou partenariats enregistrés contractés dans un autre État membre ». Etc.

    Naturellement, cette nouvelle résolution du Parlement européen est d’abord un acte de propagande LGBTIQ (sic), et une nouvelle occasion de condamner la Hongrie et la Pologne, et la Roumanie au passage, et de demander à la Commission européen d’agir contre ces pays coupables de « violation grave des valeurs sur lesquelles l’Union est fondée ».

    Ce qui est grave est qu’une fois de plus on voit que la décadence invertie est en force au Parlement européen : la résolution a été adoptée par 387 voix contre 161 et 123 abstentions.

  • Exaltation de la Sainte Croix

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    « Exaltation universelle (pancosmios) de la vénérable et vivifiante Croix », dit la liturgie byzantine. Sur l'icône, on voit saint Macaire, l'évêque de Jérusalem, présentant la vraie Croix, avec à gauche saint Constantin et à droite sainte Hélène.

    Voici le tropaire et le kondakion, qui sont toujours et plus que jamais d’actualité, même si l’on cherche les rois qui pourraient y correspondre (mais Orban mérite la couronne de saint Etienne). On remarque en tout cas qu’il n’y a pas eu de réforme liturgique pour modifier ces textes qui auraient été sévèrement censurés dans ce que le pape prétend être « l’unique expression de la lex orandi du rite romain » (ils sont allés jusqu’à supprimer militantem de la collecte de saint Ignace de Loyola…)

    A Palazzo Adriano, le tropaire lors des vêpres le 13 septembre 2020, dans une mélodie spécifique des paroisses byzantines de Sicile, et le kondakion lors de la divine liturgie, le lendemain.

    Ὁ ὑψωθεὶς ἐν τῷ Σταυρῷ ἑκουσίως, τῇ ἐπωνύμῳ σου καινῇ πολιτείᾳ, τοὺς οἰκτιρμούς σου δώρησαι, Χριστὲ ὁ Θεός. Εὔφρανον ἐν τῇ δυνάμει σου, τοὺς πιστοὺς Βασιλεῖς ἡμῶν, νίκας χορηγῶν αὐτοῖς, κατὰ τῶν πολεμίων· τὴν συμμαχίαν ἔχοιεν τὴν σήν, ὅπλον εἰρήνης ἀήττητον τρόπαιον.

    Toi qui t'es volontairement élevé sur la croix, ô Christ Dieu, accorde tes miséricordes au nouveau peuple qui porte ton Nom. Réjouis par ta puissance tes rois fidèles et donne-leur la victoire sur les ennemis ; afin qu'ils trouvent secours dans ta croix, arme de paix et trophée invincible.

    Ὁ ὑψωθεὶς ἐν τῷ Σταυρῷ ἑκουσίως, τῇ ἐπωνύμῳ σου καινῇ πολιτείᾳ, τοὺς οἰκτιρμούς σου δώρησαι, Χριστὲ ὁ Θεός. Εὔφρανον ἐν τῇ δυνάμει σου, τοὺς πιστοὺς Βασιλεῖς ἡμῶν, νίκας χορηγῶν αὐτοῖς, κατὰ τῶν πολεμίων· τὴν συμμαχίαν ἔχοιεν τὴν σήν, ὅπλον εἰρήνης ἀήττητον τρόπαιον.

    Toi qui t'es volontairement élevé sur la croix, ô Christ Dieu, accorde tes miséricordes au nouveau peuple qui porte ton Nom. Réjouis par ta puissance tes rois fidèles et donne-leur la victoire sur les ennemis ; afin qu'ils trouvent secours dans ta croix, arme de paix et trophée invincible.