21 juillet 2014

Adieu pour un temps

Pour une bonne semaine en tout cas, au cours de laquelle je serai à l’université d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité.

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Je vous laisse avec ces images du très antique monastère syro-catholique Saint-Behnam, en Irak, qui avait été restauré en 1986, et qui est aujourd’hui aux mains des jihadistes. Je ne sais pas pourquoi l’agence Fides dit que les miliciens de l’Etat islamique ont pris le monastère hier après-midi. Il avait été pris le 11 juin. Peut-être s’est-il passé la même chose qu’à Qaraqosh, la ville syro-catholique proche du monastère, où les chrétiens avaient pu revenir. Mais alors c’est une très mauvaise nouvelle, car les chrétiens avaient pu regagner Qaraqosh sous la protection des peshmergas. Une reprise du monastère pourrait vouloir dire que les jihadistes entendent reprendre Qaraqosh…

Voici ce que dit à Fides le P. Nizar Semaan , prêtre de l’archevêché syro-catholique de Mossoul (dont les bâtiments viennent d’être incendiés) :

« La communauté internationale fait preuve d’une passivité inquiétante face à ce qui se passe dans cette zone. Il faut sortir des déclarations vagues et mettre en œuvre des mesures concrètes sur les plans humanitaire et politique. Par exemple, il est temps d’insérer ces groupes dans la liste des organisations terroristes condamnées par les organismes internationaux et surtout il faut rendre publics les noms des pays et des forces qui les financent. Les services de renseignement et les gouvernements de différents pays savent certainement d’où arrivent les armes et l’argent qui permettent de maintenir ces groupes. Il suffirait d’interrompre les flux pendant un mois et ces groupes n’auraient plus aucune force. »

Le Père Semaan ajoute : « Une condamnation de ces groupes de la part de responsables islamiques diffusée par l’intermédiaire des mosquées aurait certainement un effet notable. » En effet. Mais ce qui est très notable est précisément qu’il n’y a aucune condamnation de ces groupes de la part de responsables islamiques… Ce n’est évidemment pas un hasard : condamner le jihad, c’est condamner le Coran, et la vie de Mahomet et de ses successeurs…

Saint Laurent de Brindes

Pour mener la vie spirituelle, qui nous est commune avec les anges et les esprits célestes, créés comme nous à l'image et ressemblance de Dieu, il faut nécessairement le pain de la grâce du Saint-Esprit et de l'amour de Dieu. La grâce et l'amour ne sont rien sans la foi, car sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Et la foi ne peut naître sans la prédication de la parole de Dieu: La foi naît de ce qu'on entend; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ. La prédication de la parole de Dieu est donc nécessaire à la vie spirituelle, de même que les semailles à la vie corporelle. Aussi le Christ a-t-il dit: Le semeur est sorti pour semer. Celui qui est sorti pour semer, c'est le héraut de la justice, et ce héraut, nous savons par l'Écriture que ce fut Dieu lorsqu'il donna de vive voix, du haut du ciel, la loi de justice à tout le peuple dans le désert. Parfois ce fut l'Ange du Seigneur qui reprocha au peuple sa transgression de la loi divine, au lieu des Pleurs; si bien que tous les fils d'Israël, en entendant le discours de l'Ange, eurent le cœur transpercé et pleurèrent avec de grands cris. Moïse aussi prêcha la loi du Seigneur à tout le peuple, dans les champs de Moab, comme le rapporte le Deutéronome. Enfin le Christ, Dieu et homme, est venu prêcher la parole du Seigneur et envoya les Apôtres faire de même, comme auparavant il avait envoyé les prophètes. La prédication est donc une fonction apostolique, angélique, chrétienne, divine. Car la parole de Dieu est pourvue d'une valeur infinie, puisqu'elle est comme le trésor de tous les biens. C'est d'elle que viennent la foi, l'espérance, la charité, toutes les vertus, tous les dons de l'Esprit Saint, toutes les béatitudes évangéliques, toutes les bonnes œuvres, tous les mérites de la vie, toute la gloire du paradis: Accueillez la parole semée en vous, car elle peut sauver vos âmes. La parole de Dieu est une lumière pour l'intelligence, un feu pour la volonté afin que l'homme puisse connaître Dieu et l'aimer. Et pour l'homme intérieur, qui vit du Saint-Esprit par la grâce, elle est du pain et de l'eau. Mais du pain plus doux que le miel et le rayon, de l'eau meilleure que le vin et le lait. Elle est, pour l'âme spirituelle, un trésor de mérites, c'est pourquoi elle est appelée or et pierre très précieuse. Contre le cœur obstiné dans ses vices, elle est comme un marteau ; contre la chair, le monde et le démon, elle est une épée qui met à mort tout péché.

Extrait d’un sermon de carême

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20 juillet 2014

6e dimanche après la Pentecôte

L’évangile de ce dimanche est le récit de la seconde multiplication des pains, selon saint Marc.

Il y a deux multiplications des pains parce que le Fils de Dieu s’est livré d’abord pour les juifs, ensuite pour les païens.

Les deux épisodes sont presque semblables, et ne diffèrent vraiment que par le lieu et les chiffres : par les données symboliques.

La première multiplication des pains a lieu en Galilée, et les bénéficiaires sont des juifs, dont le livre sacré est le Pentateuque, d’où les cinq pains (le peuple du Pentateuque étant donc au nombre de 5.000), et qui sont issus des 12 tribus d’Israël, d’où les 12 corbeilles.

La seconde multiplication des pains a lieu en Décapole païenne, et saint Marc (ou plutôt Jésus lui-même) insiste sur le fait que l’auditoire est païen en soulignant que « plusieurs d’entre eux sont venus de loin » (en fait tous les païens « viennent de loin » quand ils se convertissent). Cette fois il y a sept pains : le chiffre de la création et donc de la perfection cosmique. Le Christ est venu sauver tous les hommes, et même renouveler l’univers. Et il restera donc sept corbeilles de pain. Et il y a 4.000 hommes, le peuple venu des quatre points cardinaux dans l’Eglise.

L’autre différence est que Jésus précise : « Voilà trois jours qu’ils restent près de moi. »

Ces trois jours renvoient à la sortie d’Egypte, quand Moïse disait au pharaon que le peuple hébreu avait besoin de trois jours pour aller sacrifier à son Dieu dans le désert. La multiplication des pains a lieu sur une hauteur dans un désert : Jésus est donc Dieu.

Ces trois jours renvoient aussi aux noces de Cana, qui ont lieu mystérieusement un « troisième jour ». Noces de Cana où l’eau changée en vin annonce l’eucharistie, comme la multiplication des pains.

Enfin ces trois jours annoncent le mystère pascal. « Les douze tribus d’Israël retournent au désert, pour être rassasiées d’un pain supérieur à la manne, mais le monde païen, symbolisé par le chiffre 7, devient lui aussi l’objet de la compassion divine et découvre, après les trois jours de la passion et de la mort, le pain qui rassasie parce qu’il est la présence qui comble » (Jean Radermakers s.j.).

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19 juillet 2014

Ça c’est le gouvernement français

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères :

- Il y avait au moins quatre Français dans l’avion de la Malaysia Airlines.

François Hollande, président :

- Il n’y avait aucun Français à bord.

La rébellion des séminaristes de Pékin

La cérémonie de remise des diplômes et la messe de clôture n’a pas pu avoir lieu cette année au séminaire national (d’Etat) de Pékin, parce que les séminaristes ont refusé de participer à des cérémonies qui devaient être présidées par… le recteur du séminaire. A savoir Mgr Joseph Ma Yinglin, qui a été sacré évêque de Kunming en 2006 sans autorisation du pape, et a été ensuite excommunié. On apprend à cette occasion que depuis qu’il est recteur du séminaire (2010), Mgr Ma Yinglin n’y a jamais célébré de messe.

Face aux véhémentes protestations des séminaristes, la direction du séminaire a proposé Mgr John Fang Xingyao, évêque de Linyi et membre du bureau du séminaire : il a été sacré régulièrement en 1997. Mais depuis lors il s’est rapproché du régime communiste au point de devenir… président de l’Association patriotique des catholiques de Chine, c’est-à-dire de l’Eglise officielle, et à ce titre de participer à plusieurs ordinations épiscopales illicites. Les séminaristes ont également refusé. Et il n’y a pas eu de messe, ni de remise des diplômes…

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Purification islamique à Mossoul

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Si les derniers chrétiens sont partis hier de Mossoul, c’est parce que ce texte a été lu dans les mosquées, distribué dans la ville, et hurlé par haut-parleurs dans les rues.

Par ce texte, le « calife de l’Etat islamique » donnait jusqu’à ce samedi midi aux chrétiens le choix de se convertir, de payer la jizya de la dhimmitude, ou de quitter le territoire du califat. « Après cette date, il n'y aura plus entre eux et nous que le glaive. »

Les derniers chrétiens ont donc quitté Mossoul, qui avant l’invasion américaine avait une des plus importantes communautés chrétiennes du Proche Orient.

Le communiqué précisait que ceux qui choisissaient de quitter le califat ne devaient rien emporter d’autre que les vêtements qu’ils ont sur le dos, et que tout ce qu’ils laissaient derrière eux devenait propriété de l’Etat islamique. Ceux qui tentaient d’emporter des biens se faisaient dépouiller aux check points. Ceux qui partaient avec une voiture en bon état se sont fait voler leur voiture.

C’est la première fois dans l’histoire, souligne l’évêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, que les chrétiens de Mossoul doivent abandonner leurs maisons. Et leurs églises. Dont l’église de Saint-Thomas, construite sur la maison où l’apôtre avait résidé, et qui est déserte pour la première fois depuis lors.

On attend toujours la condamnation des autorités islamiques, chez nous et ailleurs.

Mais on attend aussi une éventuelle critique de nos médias, qui relatent les faits comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle. En fait, même pas, car, depuis quelque temps, à chaque catastrophe naturelle on cherche des « responsables ». Ici il y a seulement un changement d’autorité. Nos médias sont mûrs pour la dhimmitude. On le savait déjà. Mais là c’est à hurler.

Comme est à hurler, assurément, le communiqué du Vatican, publié précisément hier, pour la fin du ramadan :

« Nous percevons l’importance de la promotion d’un fructueux dialogue, fondé sur le respect mutuel et l’amitié. En nous inspirant de nos valeurs partagées et fortifiés par nos sentiments d’authentique fraternité, nous sommes appelés à travailler ensemble pour la justice, la paix et le respect des droits et de la dignité de chaque personne. Nous nous sentons responsables, d’une manière particulière, de ceux qui ont le plus besoin d’aide : les pauvres, les malades, les orphelins, les immigrants, les victimes du trafic des êtres humains et tous ceux qui souffrent de dépendance quelle qu’en soit sa nature. »

La suite est, dans ce contexte, du pur délire. Il s’agit des « graves défis », des « menaces qui pèsent sur l’environnement, de la crise de l’économie mondiale et des taux de chômage élevés », etc. « Travaillons donc ensemble pour construire des ponts de paix et promouvoir la réconciliation, en particulier dans les régions où musulmans et chrétiens souffrent ensemble des horreurs de la guerre. » Sic. Nul doute que les chrétiens de Mossoul se sentent réconfortés.

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Saint Vincent de Paul

Un extrait de l’étonnante lettre à M. de Comet, où il raconte sa captivité à Tunis.

Je fus vendu à un pêcheur, qui fut contraint de se défaire bientôt de moi, pour n’avoir rien de si contraire que la mer, et depuis par le pêcheur à un vieillard, médecin spagirique, souverain tireur de quintessences, homme fort humain et traitable, lequel, à ce qu’il me disait, avait travaillé cinquante ans à la recherche de la pierre philosophale, et en vain quant à la pierre, mais fort heureusement à une sorte de transmutation des métaux. En foi de quoi, je lui ai vu souvent fondre autant d’or que d’argent ensemble, les mettre en petites lamines, et puis mettre un lit de quelques poudres, puis un autre de lamines, et puis un autre de poudres dans un creuset ou vase à fondre des orfèvres, le tenir au feu vingt-quatre heures, puis l’ouvrir et trouver l’argent être devenu or ; et plus souvent encore congeler ou fixer de l’argent vif en fin argent, qu’il vendait pour donner aux pauvres. Mon occupation était à tenir le feu à dix ou douze fourneaux ; en quoi, Dieu merci, je n’avais plus de peine que de plaisir. Il m’aimait fort et se plaisait fort de me discourir de l’alchimie et plus de sa loi, à laquelle il faisait tous ses efforts de m’attirer, me promettant force richesses et tout son savoir.

Dieu opéra toujours en moi une croyance de délivrance par les assidues prières que je lui faisais et à la sainte Vierge Marie, par la seule intercession de laquelle je crois fermement avoir été délivré. L’espérance et ferme croyance donc que j’avais de vous revoir, Monsieur, me fit être assidu à le prier de m’enseigner le moyen de guérir de la gravelle, en quoi je lui voyais journellement faire miracle ; ce qu’il fit ; voire me fit préparer et administrer les ingrédients. (…)

Je fus donc avec ce vieillard depuis le mois de septembre 1605 jusques au mois d’août prochain, qu’il fut pris et mené au grand sultan pour travailler pour lui mais en vain, car il mourut de regret par les chemins. Il me laissa à un sien neveu, vrai anthropomorphite, qui me revendit tôt après la mort de son oncle, parce qu’il ouit dire comme M. de Brèves, ambassadeur pour le roi en Turquie, venait, avec bonnes et expresses patentes du Grand Turc, pour recouvrer les esclaves chrétiens.

Un renégat de Nice, en Savoie, ennemi de nature, m’acheta et m’en emmena en son temat ; ainsi s’appelle le bien que l’on tient comme métayer du Grand Seigneur, car le peuple n’a rien ; tout est au sultan. Le temat de celui-ci était dans la montagne, où le pays est extrêmement chaud et désert. L’une des trois femmes qu’il avait (comme grecque-chrétienne, mais schismatique) avait un bel esprit et m’affectionnait fort ; et plus à la fin, une naturellement turque, qui servit d’instrument à l’immense miséricorde de Dieu pour retirer son mari de l’apostasie et le remettre au giron de l’Église, fit me délivrer de mon esclavage. Curieuse qu’elle était de savoir notre façon de vivre, elle me venait voir tous les jours aux champs où je fossoyais, et après tout me commanda de chanter louanges à mon Dieu. Le ressouvenir du Quomodo cantabimus in terra aliena des enfants d’Israël captifs en Babylone me fit commencer, avec la larme à l’œil, le psaume Super flumina Babylonis et puis le Salve, Regina, et plusieurs autres choses ; en quoi elle prit autant de plaisir que la merveille en fut grande. Elle ne manqua point de dire à son mari, le soir, qu’il avait eu tort de quitter sa religion, qu’elle estimait extrêmement bonne, pour un récit que je lui avais fait de notre Dieu et quelques louanges que je lui avais chantées en sa présence ; en quoi, disait-elle, elle avait un si divin plaisir qu’elle ne croyait point que le paradis de ses pères et celui qu’elle espérait fut si glorieux, ni accompagné de tant de joie que le plaisir qu’elle avait pendant que je louais mon Dieu, concluant qu’il y avait quelque merveille.

Cet autre Caïphe ou ânesse de Balaam fit, par ses discours, que son mari me dit dès le lendemain qu’il ne tenait qu’à commodité que nous ne nous sauvassions en France, mais qu’il y donnerait tel remède, dans peu de temps, que Dieu y serait loué. Ce peu de jours furent dix mois qu’il m’entretint en ces vaines, mais à la fin exécutées espérances, au bout desquels nous nous sauvâmes avec un petit esquif et nous rendîmes, le vingt-huitième de juin, à Aigues-Mortes et tôt après en Avignon, où Monseigneur le vice-légat reçut publiquement le renégat, avec la larme à l’œil et le sanglot au gosier, dans l’église de Saint-Pierre, à l’honneur de Dieu et édification des spectateurs. Mondit seigneur nous a retenus tous deux pour nous mener à Rome, où il s’en va tout aussitôt que son successeur à la trienne qu’il acheva le jour de la saint Jean, sera venu. Il a promis au pénitent de le faire entrer à l’austère couvent des Fate ben fratelli où il s’est voué, et à moi de me faire pourvoir de quelque bon bénéfice. Il me fait cet honneur de me fort aimer et caresser, pour quelques secrets d’alchimie que je lui ai appris, desquels il fait plus d’état, dit-il, que si io li avesse datto un monte di oro, parce qu’il y a travaillé tout le temps de sa vie et qu’il ne respire autre contentement.

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18 juillet 2014

Embêter ces salauds d’Anglais à tout prix…

D’abord Martin Schulz a dit qu’il n’était pas question d’admettre comme commissaire européen l’homme présenté par le gouvernement britannique, Lord Hill, parce que c’est un « anti-européen ».

De bonnes âmes ont fait remarquer à Martin Schulz que le lord en question, à l’aune des critères britanniques, n’était pas anti-européen. En fait, ce récent lord est surtout opportuniste, et il est si fier d’être nommé à un poste européen qu’il s’est dit aussitôt impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

Mais voilà une nouvelle difficulté. Le lobby anti-lobbies dénommé Corporate Europe Observatory a découvert que Lord Hill avait été partie prenante d’organismes de lobbying auprès des institutions européennes. On sait que le lobbying est légal et se fait au grand jour à Bruxelles. Mais les chiens de garde (selon l’excellente expression anglaise) de la « transparence » rappellent qu’on ne peut pas occuper un poste de commissaire européen si on est impliqué dans le lobbying. En fait Lord Hill a revendu les parts qu’il avait dans les entreprises en question. Mais ça ne fait rien : « Avoir tardivement (sic) vendu ses parts ne suffit pas, les ex-lobbyistes ne doivent pas avoir de place dans la Commission de Juncker, qui s’est engagé à nettoyer le lobbying. »

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En France on n’a plus que 75 députés

On nous assure que « l’Assemblée nationale » a adopté ce matin la nouvelle carte de France à 13 régions.

Il y a eu 52 voix pour, et 23 contre.

Non, il ne s’agit pas d’une commission. Il s’agit bien de « l’Assemblée nationale ».

C’est en application d’un plan pour faire des économies, sans doute…

Bonnemaison : l’ordre des médecins reste ferme

Suite à son acquittement, le Dr Nicolas Bonnemaison a déposé auprès du Conseil d’Etat une requête de sursis à exécution de sa radiation par l’ordre des médecins. Le conseil national de l’ordre des médecins fait savoir qu’il transmet au Conseil d’Etat un mémoire présentant la position de l’ordre. Cette position est que la radiation du Dr Bonnemaison, effective depuis le 1er juillet, doit être exécutée.

Mossoul sans chrétiens

Les dernières familles chrétiennes encore présentes à Mossoul quittent actuellement la ville en direction d’Erbil, de Dohuk et d’autres localités du Kurdistan irakien considérées comme plus sûres, disaient hier à l’Agence Fides des sources de la communauté chaldéenne locale.

Le nouvel exode s’est accéléré au cours de ces deux derniers jours après que les insurgés sunnites et les militants du prétendu « Etat islamique » ont commencé à marquer avec des signes distinctifs les maisons des chrétiens et des chiites afin d’en prendre possession par la suite.

Sainte Symphorose et ses fils

Huit jours après la fête des sept fils martyrs de sainte Félicité, voici la fête de sainte Symphorose et de ses sept fils martyrs.

L’une et l’autre paraissent évidemment décalquées du martyre des sept frères Maccabées et de leur mère, raconté dans la Bible. Pourtant l’histoire de sainte Félicité et de ses sept fils ne peut être mise en doute que par de faux experts de particulière impiété et mauvaise foi, puisqu’il s’agit d’une des plus anciennes fêtes romaines de martyrs, avec ses quatre messes (aux quatre lieux du martyre), et même cinq avec la vigile.

Sainte Félicité et ses fils furent mis à mort à Rome sous Marc-Aurèle, l’empereur philosophe, vers 162. Sainte Symphorose et ses sept fils les avaient précédés : sous le raffiné Hadrien, à Tivoli, peu après la fin de la construction de la fameuse villa d’Hadrien (134), classée au patrimoine mondial de l’Unesco parce qu’elle « reproduit les meilleurs éléments des cultures matérielles d'Égypte, de Grèce et de Rome sous la forme d'une “cité idéale” ». Or c’est précisément à cause de cette « cité idéale » que Symphorose et ses fils furent mis à mort : les prêtres païens ne pouvaient pas procéder aux sacrifices de la dédicace à cause des prières chrétiennes…

Le martyrologe d’avant la révolution liturgique dit :

« A Tivoli, sainte Symphorose, épouse du martyr saint Gétule, avec ses sept fils. Sous l’empereur Adrien, après l’avoir frappée pendant quelque temps au visage, on la suspendit par les cheveux, puis on la précipita, une grosse pierre au cou, dans le fleuve. Ses fils furent attachés sur des pieux et leurs membres disloqués au moyen de poulies ; ils souffrirent le martyre de diverses manières. »

Pour le nouveau martyrologe, on a décidé que cette histoire n’était « pas crédible ». On a décidé que les soi-disant fils étaient divers martyrs dont on avait regroupé la fête avec celle de Symphorose. Et on en a supprimé le culte.

Pourtant le cardinal Schuster, qui écrivait lui aussi au XXe siècle et qui est, lui, béatifié, affirmait :

« Le texte de leurs Actes n’est pas le texte primitif ; cependant, au milieu de quelques scories se trouve beaucoup d’or, en sorte que, dans l’ensemble, cette narration est considérée comme authentique. »

Depuis 1762 cette fête est supplantée par celle de saint Camille de Lellis. Laquelle cependant n’est jamais entrée dans les calendriers bénédictins, qui ont toujours et seulement en ce 18 juillet la commémoraison des martyrs de Tivoli.

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17 juillet 2014

L’armée irakienne bat en retraite à Tikrit

Une image saisissante de la puissance de « l’Etat islamique » et de ses soutiens dans les tribus sunnites : après plus de deux semaines de combats, une nouvelle offensive de l’armée irakienne s’est soldée par un échec. Elle a dû battre en retraite et se réfugier dans une base à 4 km au sud de la ville.

Pendant ce temps-là l'Etat islamique applique la charia dans les territoires conquis, et le drapeau noir du jihad flotte sur l'archevêché chaldéen de Mossoul.

Mais tout le monde s'en fout. Ou plutôt c'est le contraire. On facilite et on finance l'implantation de mosquées, et le Premier ministre célèbre le ramadan. Au nom du vivre ensemble. Sans rire.

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Les grotesques de l’UE

Les dirigeants européens étaient réunis hier à Bruxelles pour nommer le « Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » et le président du Conseil européen. Mais ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord et se sont donnés rendez-vous fin août, où il pourrait se produire de nouvelles premières : des élections à la majorité qualifiée, comme cela vient de se produire pour le président de la Commission.

Le poste de haut représentant machin-bidule doit revenir à une femme de gauche, au nom des arcanes de la très particulière démocratie de l’UE. Or, ça tombe bien, l’Italie a ça en stock : sa nouvelle ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, qui en outre a l’avantage d’être plus regardable que la baronnette Ashton (laquelle avait l’avantage d’avoir commencé sa carrière dans un groupuscule financé par l’URSS). Mais les Baltes et les Polonais ne veulent pas de la Mogherini, parce qu’elle n’est pas assez… hostile à Poutine. La présidente de Lituanie a dit qu’il n’était pas question de nommer une personnalité « pro-Kremlin »… En deuxième choix il y avait la Bulgare Kristalina Georgieva. Ah oui mais non : elle est cataloguée à droite…

Pour ce qui est du président du Conseil européen, ce doit être une femme, a martelé François Hollande (comme pour le Haut représentant), et forcément de gauche, a ajouté… Angela Merkel. Fort bien, il y a Helle Thorning-Schmidt, Premier ministre danois, présidente du parti social-démocrate. Mais de nombreux dirigeants de droite commencent à trouver qu’on en fait un peu beaucoup pour la gauche et ont donc bloqué cette candidature…

Pour ce qui est de la composition de la Commission européenne, on est aussi dans l’impasse. La Commission dans son intégralité doit être auditionnée en septembre par le Parlement européen. Or non seulement Jean-Claude Juncker n’a toujours aucun commissaire, mais il en est encore à implorer les Etats membres de proposer plusieurs candidats, surtout des femmes, pour qu’il puisse obéir au diktat du Parlement européen (qui exige au moins 10 femmes sur 28).

Et ce n’est pas la seule exigence du Parlement européen. On sait que David Cameron a proposé Lord Hill. Mais Martin Schulz, du haut de son perchoir, a prévenu que les députés n’accepteraient pas un eurosceptique : « Je ne peux pas imaginer Hill, dont les vues – si tant est qu’il en ait – sont radicalement anti-européennes, obtenir une majorité au Parlement européen. » Cela dit, le même Schulz a déclaré le lendemain : « Des amis m’ont dit aujourd’hui que M. Hill est plutôt pro-européen à l’aune des critères britanniques. J’en suis très heureux. » Et il a ajouté que le lord avait donc de bonnes chances d’être confirmé lors des auditions…

Certes, pendant qu'ils disent n'importe quoi, ils ne font pas de bêtises...

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Le revirement d’un pro-euthanasie

L'universitaire néerlandais Theo Boer était partisan de l’euthanasie. Et il était partie prenante, comme membre d’une des commissions régionales de contrôle censées certifier la légalité des euthanasies pratiquées. Mais il a changé d’avis. Et il supplie les Anglais, qui vont légaliser à leur tour le « suicide assisté », de ne pas faire la même erreur. C’est à lire chez Jeanne Smits.

Rétropédalage

Par rapport à ce qui avait été réellement annoncé.

VIS :

Comme annoncé le 10 juillet, le Saint-Père se rendra prochainement à Caserta, ville proche de Naples (Italie), mais en deux temps. Samedi 26 d'abord, à l'invitation de l'Evêque local, il rencontrera l'après-midi la communauté catholique et célébrera une messe en ce jour de la patronne sainte Anne, probablement dans le parc de l'ancien palais royal. Il regagnera le Vatican dans la soirée pour pouvoir réciter l'angélus dimanche à midi. Ensuite, lundi 28, il effectuera la visite privée à son ami le Pasteur évangélique Giovanni Traettino et à sa communauté de la Réconciliation.

Quelqu’un a dû faire remarquer à François que c’était un peu violent d’aller rencontrer un protestant à Caserte le jour de la fête de sainte Anne, qui est la fête patronale de la ville...

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Saint Alexis

En toi nous reconnaissons
l'homme de Dieu par le nom et par les faits,
car tu brillas par tes vertus,
en acquérant sur terre la gêne, l'immense pauvreté;
tes miracles ont affermi
les croyants dans la foi;
intercède pour qu'à nos âmes soient données
la paix et la grâce du salut.

Sous la rosée d'amour divin,
Alexis, tu as éteint
le brûlant amour de la chair,
car tu échangeas le lit nuptial pour la demeure de l'Epoux
et les charnelles voluptés
pour la ressemblance avec les Anges de Dieu;
avec eux intercède pour qu'à nos âmes soient données
la paix et la grâce du salut.

Tu demeures, inconnu,
à la porte de tes nobles parents,
bienheureux Père, longtemps accablé,
insulté par tes propres serviteurs;
tu te révèles, en mourant,
par les miracles accomplis,
chassant les esprits pernicieux
et guérissant les maladies.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit,
Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Stichère du lucernaire (vêpres) de la fête de saint Alexis, dans la liturgie byzantine. Comme je le soulignais l’an dernier, chaque strophe de cet office (sans même parler des textes antiques sur lesquels il est fondé) est une claque retentissante pour les misérables « experts » qui ont supprimé saint Alexis du (néo)calendrier en prétendant que c’était une légende occidentale inventée au moyen âge : il est impensable que les orthodoxes, après le schisme, aient composé un office d'après une légende occidentale...

06:34 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

16 juillet 2014

Le grand rabbin n’est sans doute pas informé

Un titre dans la presse :

Le grand rabbin de France s'inquiète de la « haine » contre les Juifs

Autour de ce titre j’en vois au moins deux qui pourraient intéresser le grand rabbin (faites suivre, merci) :

Israël-Gaza : 208 victimes palestiniennes en 9 jours

Israël appelle 100 000 habitants de Gaza à quitter leur domicile

Ce que nous coûtait la concubine

Selon la Cour des comptes, Valérie Trierweiler a coûté quelque 481.000 € au contribuable en 2013.

Les fantasmes d’Amina

La Femen* tunisienne Amina Sboui a été remise en liberté après quelques heures de garde à vue. Elle sera jugée pour dénonciation mensongère.

Elle avait ému le monde féministe et médiatique en racontant avoir été tondue par cinq salafistes au début du mois de juillet, place de Clichy à Paris.

Mais ses photos montrent qu’elle était rasée avant la prétendue agression. Et les caméras de surveillance de la place ne montrent aucune agression. C’est pourquoi elle avait été convoquée pour « dénonciation de crime imaginaire ».

* On la qualifie partout d’ex-Femen, parce qu’elle avait claqué la porte en août 2013, qualifiant ses consœurs d’islamophobes. Mais c’est en compagnie d’une Femen authentique qu’elle a brûlé le drapeau saoudien en mai dernier.

Le gouvernement irlandais et les "Droits de l’homme"

Le ministre irlandais de la Justice, Frances Fitzgerald, a été interrogé « avec fermeté » devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, sur la loi sur l’avortement de 2012. Cette loi autorise l’avortement quand la vie de la mère est en danger. Mais pour le Conseil des droits de l’homme c’est insuffisant. La loi irlandaise « viole les droits de l’homme » parce qu’elle exclut le viol, l’anomalie fœtale, et les risques de santé.

En outre, le Conseil des droits de l’homme reproche à l’Irlande de faire supporter intégralement les dépenses de transport aux femmes qui vont avorter à l’étranger. Sic.

Un ministre de la Justice digne de ce nom aurait répliqué que l’Irlande n’a pas de leçons à recevoir d’un organisme dont bon nombre de membres violent les droits de l’homme en permanence, et que le droit à la vie du fœtus est le premier des droits de l’homme.

Mais Frances Fitzgerald a accepté les critiques, la tête basse, et a promis un référendum pour faire en sorte que son pays ne viole plus les droits de l’homme…

Frances Fitzgerald n'est pas seulement physiquement un clone d'Hillary Clinton...

A force de s'aplatir devant la pensée unique...

« Toutes les sexualités sont équivalentes et il doit y avoir l'égalité entre tous. »

C’est un propos de Jacques Toubon, qui devient aujourd'hui Défenseur des droits. Des droits de la zoophilie, de la nécrophilie, de la pédophilie, de la polygamie, de la polyandrie, et de toutes les combinaisons possibles. Puisque toutes les sexualités sont équivalentes et qu’il doit y avoir l’égalité entre tous.

Un sommet judiciaire du délire "antiraciste", et une ahurissante parodie de justice dans un prétendu Etat de droit

Anne-Sophie Leclère, ex-tête de liste FN aux municipales 2012 dans les Ardennes, a été condamnée à neuf mois de prison ferme, cinq ans d'inéligibilité, et 50.000 € d’amende par le tribunal de grande instance de Cayenne pour une mauvaise blague sur Christiane Taubira. Le Front national lui-même est condamné à 30.000 € d'amende pour cette blague publiée sur une page Facebook personnelle.

C’est le parti politique guyanais Walwari, fondé par Christiane Taubira, qui avait porté plainte. Le jugement a été rendu par un tribunal présidé par un membre du syndicat de la magistrature. Aucun avocat de Guyane ou des Antilles françaises n’avait accepté de défendre le Front national, et Anne-Sophie Leclère n’avait pas les moyens d’aller à Cayenne pour assurer sa défense.

Je ne savais pas qu’en France on pouvait être condamné (par un ennemi politique avéré) sans pouvoir bénéficier de l’assistance d’un avocat…

L'affaire est tellement incroyable que Taubira elle-même a déclaré - ce sont les premiers mots de sa réponse à BFM : "Je ne commente pas les injustices" (avant de se reprendre, mais elle l'a bien dit).

A propos de ses chers vaudois

Dans sa dernière interview, François interrompt Scalfari pour dire qu’il travaille à l’union dans l’Eglise aussi « avec les vaudois, que je trouve des religieux de premier ordre ».

Benoît et moi a retrouvé un article de Sandro Magister, informant que le synode de l’« Eglise évangélique vaudoise » d’Italie, en 2010, a décidé que les pasteurs pouvaient bénir les unions homosexuelles « là où l’église locale a atteint un consensus mature et respectueux », et que cela se fait en effet.

Tels sont donc les « religieux de premier ordre », selon François s’exprimant au cours de la préparation du synode sur la famille…

(On pourra s’étonner que François connaisse les vaudois au point de donner une telle appréciation, alors qu’il s’agit aujourd'hui d’une toute petite secte sans intérêt particulier. C’est sans aucun doute qu’il était ami aussi avec les pasteurs de son autre branche : l’« Eglise évangélique vaudoise du Rio de la Plata », à cheval sur l’Uruguay et l’Argentine.)

Commémoraison de la bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel

Les carmes ont tenté de faire remonter leur ordre au prophète Elie, sur le mont Carmel. La légende du bréviaire est émouvante, en ce qu’elle tentait encore, avant la réforme de 1963, de faire remonter l’ordre du carmel aux premiers chrétiens. En fait, on sait que l’origine lointaine de l’ordre est un prêtre de Calabre qui s’était installé au XIe siècle sur le mont Carmel où il trouva des ruines d'anciens monastères, et qui fit de nombreux disciples, lesquels durent s’exiler à Chypre, puis en Europe, après les croisades. L’ordre eut un énorme succès : il n’y a guère de ville en Europe qui n’ait une rue des Carmes. Les plus grands saints du Carmel sont saint Jean de la Croix et les deux saintes Thérèse.

Le saint jour de la Pentecôte, les Apôtres, divinement inspirés, parlaient en diverses langues et faisaient beaucoup de prodiges par l’invocation du très auguste nom de Jésus. Or, on rapporte qu’en ce même jour, nombre d’hommes, qui avaient marché sur les traces des saints Prophètes Élie et Elisée, et que Jean-Baptiste, par sa prédication, avait préparés à l’avènement du Christ, ayant reconnu et constaté la vérité des choses, embrassèrent la foi de l’Évangile. Ayant eu le bonheur de jouir des entretiens et de l’intimité de la bienheureuse Vierge Marie, ils commencèrent à la vénérer et à l’aimer tout particulièrement. Les premiers d’entre les Chrétiens, ils construisirent un sanctuaire à la Vierge très pure, sur le mont Carmel, à l’endroit même où Élie avait jadis vu s’élever une nuée, figure de la Vierge.

Ils se réunissaient donc plusieurs fois le jour dans le nouvel oratoire, et honoraient par de pieuses pratiques, des prières et des louanges, la très sainte Vierge, en qualité d’insigne protectrice de leur Ordre. Aussi, commença-t-on dès lors à les appeler partout : les Frères de la Bienheureuse Marie du Mont-Carmel. Non contents de ratifier cette dénomination, les souverains Pontifes accordèrent des indulgences spéciales à ceux qui désigneraient sous ce titre l’Ordre en général et les Frères en particulier. Avec l’honneur de son nom et sa tutélaire bienveillance, la sainte Vierge leur octroya généreusement la marque distinctive d’un scapulaire sacré. Elle le donna au bienheureux Simon, religieux anglais, pour distinguer cet Ordre saint de tous les autres, et le préserver des malheurs à venir. Mais, parce que cet Ordre n’était pas répandu en Europe, on multiplia les instances auprès d’Honorius III, afin qu’il le supprimât. C’est alors que la très bonne et compatissante Vierge Marie apparut pendant la nuit à ce Pape et lui signifia d’accorder sa bienveillance à l’Institut et à ses membres.

Ce n’est pas seulement en ce monde que la sainte Vierge a voulu combler de prérogatives un Ordre qui lui est si cher. Une pieuse croyance admet volontiers que, dans l’autre monde aussi (car sa puissance et sa miséricorde étendent en tous lieux leur influence), elle soulage, par un effet de son amour vraiment maternel, ceux de ses enfants qui subissent l’expiation du purgatoire, et les introduit le plus tôt possible dans la patrie céleste, grâce à son intervention, lorsque, enrôlés dans la confrérie du scapulaire, ils ont pratiqué de légères abstinences, récité les quelques prières prescrites et gardé la chasteté, eu égard à leur état de vie. Ainsi comblé de tant et de si grandes faveurs, cet Ordre institua une solennelle Commémoraison de la bienheureuse Vierge Marie, à célébrer perpétuellement chaque année en l’honneur de cette Vierge glorieuse.

06:10 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (6)

15 juillet 2014

L’étrange appel contre la GPA

Jacques Delors et Lionel Jospin ont publié dans Libération « un appel pour demander à François Hollande de s'opposer publiquement à l’admission par le droit des contrats de mère porteuse ».

Avec notamment cet argument :

« Le contrat de mère porteuse est contraire au principe de respect de la personne, aussi bien celui de la femme, qui porte l’enfant commandé, que celui de l’enfant, commandé par une ou deux personnes, qui se développe dans le ventre de la «porteuse», puis est livré. Les êtres humains ne sont pas des choses. »

De nombreuses personnalités de gauche ont signé cet appel, dont Yvette Roudy, Marie-George Bufffet, Catherine Tasca, Nicole Notat, Bernard Poignant, José Bové, Catherine Dolto, Jacques Testart, René Frydman…

On aura remarqué qu’il y a là plusieurs militants acharnés de l’avortement. On remarquera aussi que les deux premières associations signataires sont les furies de la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) et du CNDF (Collectif national pour le droit des femmes).

Des gens qui ont donc tout à coup le souci du « respect de la personne, aussi bien celui de la femme que celui de l’enfant ».

Je n’arrive pas à comprendre comment ça se passe dans leur tête.

Il n’y a plus d’aéroport international en Libye

L’aéroport de Benghazi a été fermé il y a deux mois. Désormais ceux de Misrata et de Tripoli sont également fermés. A Tripoli, des bombardements, par une des milices qui cherchent à contrôler l’aéroport, ont détruit 90% des avions qui y étaient stationnés. La tour de contrôle a également été endommagée.

Les combats se poursuivent également à Benghazi : les fidèles du général Khalifa Haftar ont pilonné des bases de miliciens islamistes dans le cadre des opérations qu'ils mènent pour les déloger de la capitale de la Cyrénaïque.

Deux Centrafrique

Selon un rapport remis vendredi dernier au Conseil de sécurité par des experts de l’ONU, il existe une partition de fait de la République centrafricaine entre l'ouest du pays tenu par les milices chrétiennes et l'est contrôlé par les musulmans de la Séléka (que les médias continuent d’appeler « ex-Séléka »…). « Les groupes armés se livrent au commerce illicite et à l'exploitation des ressources naturelles, à savoir l'or et les diamants » : dans l'ouest, les anti-balaka exploitent et commercialisent des diamants tandis que dans l'est la Séléka continue d'avoir la mainmise sur les mines d'or artisanales.

Les affrontements ont fait au moins 2.400 morts dans la population civile entre décembre et avril, mais le bilan effectif doit être plus lourd car de nombreux décès ne sont pas signalés.

*

Samedi, un porte-parole de la Séléka a annoncé que l’ancien « président » de Centrafrique Michel Djotodia a repris les rênes de la milice (la milice Séléka qui l’avait porté au pouvoir et qu’il avait ensuite théoriquement dissoute). Les chefs militaires et fondateurs du mouvement, Nourredine Adam et Mohamed Dhaffane, ont été nommés adjoints de Michel Djotodia. Lequel est censé être en exil au Bénin, mais ces décisions ont été prises lors d'une réunion à Birao, dans le nord de la République centrafricaine.

Chez les Anglais

David Cameron a remanié son gouvernement. Le fait principal est que son ministre des Affaires étrangères, William Hague, devient président du groupe des députés conservateurs aux Communes, et qu’il est remplacé par le ministre de la Défense Philip Hammond. Ce qui est une surprise.

William Hague est connu comme « eurosceptique ». Mais son remplaçant ne l’est pas moins. L’an dernier, il avait déclaré que s’il n’y avait pas de réforme en profondeur de l’UE, et s’il y avait un référendum, il voterait pour la sortie de l’UE.

D’autre part, Jean-Claude Juncker avait dit à David Cameron que le Royaume Uni améliorerait ses chances d’obtenir un super-poste de commissaire européen s’il présentait une femme. Ce matin, David Cameron a annoncé qu’il nommait Lord Hill…

Jonathan Hill, baron d’Oareford (depuis 2010) est l’actuel président de la Chambre des lords, chancelier du duché de Lancastre, et président du groupe conservateur de la chambre des lords (et néanmoins inconnu du grand public).

Le mois dernier, il affirmait qu’il refuserait de devenir commissaire européen si on le lui demandait.

Aujourd’hui il se dit « passionné par l’énorme responsabilité d’avoir l’opportunité de jouer un rôle dans la réforme de l’UE » et impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

Pas très digne, quand même, pour un lord…

18:43 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

Non-information

Le Parlement européen a ratifié le choix de Jean-Claude Juncker comme président de la Commission européenne.

Ah si, une petite information quand même : les socialistes français se sont abstenus, alors que le gouvernement socialiste avait fait le choix de Juncker…

18:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)