09 mai 2008

Le site du Saint-Siège en latin

879028187.jpgSur la page d’accueil du site du Saint-Siège, on pouvait choisir le français, l’anglais, l’italien, l’espagnol, l’allemand et le portugais. Désormais on peut choisir aussi le latin. En réalité, si l’on clique sur latine, on n’a pas (pas encore ?) accès à l’ensemble du site, mais à une série de documents en latin : ceux qui figuraient déjà sur le site, et qui sont donc désormais réunis dans une rubrique spéciale, avec en page d’accueil de ces documenta une photo du pape en train d’écrire.

L’Eglise latine redevient latine. Du moins au Vatican...

« Journée de l’Europe »

Ah oui, j’oubliais, le 9 mai, c’est la « journée de l’Europe ».

Et alors ?

Alors elle passe plutôt inaperçue.

Juste deux petites crottes à signaler :

- le président portugais Anibal Cavaco Silva a choisi ce jour pour ratifier solennellement le traité de Lisbonne ;

- le sénateur-maire de Strasbourg Roland Ries a lancé le « premier cyberjournal entièrement consacré à l’actualité européenne », c’est-à-dire le premier journal électronique exclusivement dédié à la propagande européiste. « Sous la haute autorité de Jacques Delors »... Le premier invité est Elie Wiesel... Et il y a une rubrique « l’Europe coquine » pour tenter d’appâter le chaland...

 

Il faut oser...

En Russie, suite à l’intronisation de Vladimir Medvedev comme président de la République, les députés communistes ont été les seuls à voter contre la nomination de Vladimir Poutine au poste de Premier ministre. Leur chef Guennadi Ziouganov a déclaré : « Votre principal échec, c’est de ne pas être parvenu à mettre en route le développement de la démocratie et à en préserver les bases. » Sic.

L’annonce des 9.000

Plusieurs blogs de la mouvance nationale ont annoncé hier que la France allait accueillir 9.000 immigrants tunisiens par an, à la faveur de l’accord conclu il y a quelques jours par Nicolas Sarkozy à Tunis.

C’était une déclaration de l’ambassadeur de France... qui ne faisait que répéter ce qui avait été dit par l’Elysée le jour-même de la signature de l’accord, le 28 avril.

Ce n’est pas la première fois que je remarque ce genre de phénomène. Il faudrait veiller à se méfier de l’effet pervers du blog, qui est le même que celui du zapping...

Revoilà la reine de Saba...

Une équipe d’archéologues allemands affirme avoir découvert les vestiges du palais de la reine de Saba et d’un autel qui aurait contenu l’Arche d’Alliance, à Axoum, en Ethiopie, où des recherches ont lieu depuis 1999.

Ces vestiges, datant du Xe siècle avant Jésus-Christ, ont été retrouvés sous d’autres vestiges, ceux du palais d'un roi chrétien. Les vestiges plus anciens tendent à démontrer que le premier palais avait été détruit pour être reconstruit dans une configuration orientée vers l'étoile de Sirius, dont Menelik, le fils de la reine de Saba et de Salomon, serait devenu un adorateur alors qu'il avait la garde de l'Arche d’alliance. Des traces de sacrifices ont également été retrouvées sur l'autel.

Les résultats de ces recherches à ce jour inclinent à penser qu'un culte de Sothis s'est développé en Ethiopie en même temps que l'arrivée du judaïsme et de l'Arche d'Alliance et ce, jusqu'en 600 avant Jésus-Christ, indique l'Université de Hambourg. (La déesse égyptienne Sothis, associée à la fertilité et à la prospérité, est la personnification de Sirius : l’apparition de la très brillante étoile a lieu au début de juillet et marque le début de la crue annuelle du Nil.)

Revoilà donc la reine de Saba et son fils Menelik, dont tant d’historiens nous ont affirmé que c’était une légende biblico-éthiopienne.

Il est intéressant de constater que ces découvertes ont lieu à Axoum. Or l’Eglise éthiopienne a toujours affirmé qu’elle détenait l’Arche d’Alliance, dans l’église Sainte Marie de Sion à... Axoum. Arche que personne ne peut voir, et qui est portée chaque année, dans une procession particulièrement solennelle, le jour de l’Epiphanie. Ses répliques sont appelées tabots et sont au centre des processions dans toute l’Eglise d’Ethiopie.

S.B. Grégoire III à Rome

Le pape Benoît XVI a reçu hier le patriarche grec-melkite catholique Grégoire III, accompagné d’évêques et des supérieurs des congrégations religieuses de son patriarcat.

Voici l’essentiel de l’allocution de S.B. Grégoire III, qui exprime de façon claire et concise le rôle de son Eglise tant au Proche-Orient que dans le monde et dans le dialogue œcuménique.

Notre Eglise patriarcale est présente dans presque tous les pays arabes du Proche-Orient. D'autre part, nos fidèles sont répandus dans le monde entier: en Europe et surtout au Canada, aux Etats-Unis, dans plusieurs pays d'Amérique Latine et en Australie.

Cette grande diaspora, toujours en augmentation, est le résultat de l'émigration, qui décime notre présence dans nos pays d'origine et ne cesse de s'aggraver, pour différentes raisons, dont la principale est le conflit israélo-palestinien.

Cette présence chrétienne s'avère de plus en plus nécessaire, tant ad intra que ad extra.

Sur le plan intérieur, notre grand souci pastoral est d'immuniser notre Eglise patriarcale contre les dangers qui la menacent, en nous fondant sur l'amour, comme l'indique ma devise patriarcale: "Veillez et marchez dans l'amour!" Et cet amour fut le thème de votre première Lettre Encyclique, Deus caritas est.

Cela veut dire aussi une Eglise forte dans la foi, ce dépôt précieux que nous devons pouvoir transmettre aux jeunes générations. Nous avons lancé un adage qui est devenu très populaire dans notre communauté: "Une Eglise sans jeunes est une Eglise sans avenir. Des jeunes sans Eglise sont des jeunes sans avenir".

Nous rendons grâces à Notre Sauveur Jésus Christ de ce que notre Eglise est vivante, fervente. Nos éparchies et nos congrégations religieuses masculines et féminines sont des chantiers de projets et d'initiatives sur les plans pastoral, éducatif, social, de santé, de service aux pauvres.

Ad extra, notre mission est polyvalente: être le levain dans la pâte, porter Jésus, son Evangile, son message et ses valeurs à nos concitoyens, surtout ceux qui ne partagent pas notre sainte foi, qu'ils soient israélites ou musulmans.

Nous, chrétiens orientaux arabes, vivant dans un monde à majorité musulmane, nous avons, à l'égard de ce monde, une mission unique, irréversible, irremplaçable, impérative, presque exclusive. Car nous vivons ensemble depuis 1.428 ans. Ce rôle est assuré à travers notre présence et notre témoignage dans le monde arabe, rôle important surtout au Liban et en Syrie.

L'autre aspect de la mission de l'Eglise Grecque-Melkite Catholique ad extra est son rôle dans la marche œcuménique vers l'unité des chrétiens.

Notre Eglise a toujours été consciente de ce rôle. Elle a notamment dû vivre dans les catacombes pendant environ cent trente ans, pour préserver notre communion avec l'Eglise de Rome.

Cette communion fut - et est toujours pour nous - un choix historique, existentiel, d'engagement, effectif et affectif, élément à la fois de gloire et d'humilité, définitif et sans retour.

Cependant, cette communion avec Rome ne nous sépare pas de notre réalité ecclésiale orthodoxe.

Cela veut dire que nous voudrions vivre, au sein de l'Eglise Catholique, une vie qui pourrait être acceptée par l'Orthodoxie, vivre notre pleine et entière tradition orientale, orthodoxe, en pleine communion avec Rome. C'est le vrai et grand défi du dialogue catholique-orthodoxe.

Nous sommes profondément reconnaissants envers l'Eglise de Rome pour le soutien continu donné à notre Eglise afin qu'elle puisse accomplir cette mission ad intra et ad extra.

Les instruments immédiats en ont été - et sont toujours - la Congrégation pour les Eglises Orientales et les principales organisations catholiques d'aide, surtout en Europe et aux Etats-Unis.

Très Saint Père,

Nous voudrions vous remercier pour l'accueil que vous nous réservez. Nous déclarons avec enthousiasme que nous resterons fidèles à la foi de nos ancêtres, sentinelles vigilantes, témoins courageux et porteurs du message de l'Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ dans notre monde arabe, berceau du christianisme.

Nous nous confions à vos prières et demandons votre bénédiction de Père et de Pasteur, mais aussi d'ami et de frère aîné, avec vos orientations et vos conseils pour l'avenir de notre Eglise. C'est la consigne donnée par Notre Seigneur et Sauveur à Pierre: "Et toi, confirme tes frères".

Echec à l’avortement au Brésil

La commission de la chambre brésilienne des députés pour la sécurité sociale et la famille a rejeté mercredi 7 mai une proposition de loi légalisant l’avortement. Et d’une façon qui a même surpris les organisations pro-vie, puisque la proposition, soutenue par le président Lula, a été rejetée par 30 voix contre zéro. Deux députés membres de la commission, favorables à l’avortement, s’étaient retirés pour protester contre l’écrasante majorité qui se dessinait contre la proposition de loi. Ils ont été remplacés par leurs suppléants... qui ont voté contre.

(Lifenews, via avortementivg, via le Salon Beige)

Les manifs autorisées et interdites

La préfecture de police a interdit la manifestation annuelle en mémoire du militant nationaliste Sébastien Deyzieu, qui devait avoir lieu ce soir à Paris.

En revanche, la manifestation raciste et antifrançaise des soi-disant Indigènes de la République, dénonçant « les crimes de la colonisation », célébrant Ho Chi Minh et la « victoire de Dien Bien Phu », Che Guevara, les terroristes du FLN, le Hamas, etc., et rejetant l’intégration « par le jambon », etc., a bien eu lieu hier, sous la protection de la police française.

La question de la nationalité

Devant la communauté française de Tunisie, le 29 avril, Nicolas Sarkozy a déclaré : « Et puis je voudrais saluer tout particulièrement une Française récente, Carla Sarkozy. »

Le site internet Le Post a relevé cette phrase, et se demande quand et comment Carla Bruni a pu devenir française. Le Post a contacté l’Elysée pour en savoir plus. Frank Louvrier, le principal conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, a répondu qu’il n’était pas au courant d’une éventuelle acquisition de la nationalité française par Carla Sarkozy. « Il me semble que c’est en cours mais selon moi elle est italienne », a-t-il précisé.

Selon Louvrier, elle est italienne. Selon Sarkozy, elle est française...

Mais revenons un peu en arrière. Le 3 février, au lendemain du mariage, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, premier conseiller et principale plume du président, déclarait sur Europe 1 : « Quelqu’un qui épouse une personne française devient automatiquement français. »

Or cela est absolument faux. Depuis la loi du 26 juillet 2006, que Sarkozy a fait voter, le délai de communauté de vie pour devenir français est passé de deux à quatre ans. Et il ne s’agissait pas d’une disposition camouflée. Toute la presse en avait largement fait état. Avant la loi de Sarkozy, Carla aurait dût attendre 2010 pour pouvoir devenir française. Depuis la loi de Sarkozy, elle doit attendre 2012.

Le quotidien 20 minutes avait alors contacté l’Elysée pour demander s’il s’agissait d’un malentendu ou d’un lapsus. Réponse : « Si, si, Carla Bruni devient française par le seul fait de son mariage avec Nicolas Sarkozy. »

Cette réponse émanait de... Frank Louvrier. Celui qui dit aujourd’hui que selon lui Carla est italienne...

Cet imbroglio n’a rien d’anecdotique. Il montre qu’à l’Elysée, les principaux conseillers de Nicolas Sarkozy, et Nicolas Sarkozy lui-même, ne connaissent pas les lois. Ni les lois existantes, ni les lois qu’ils font voter. Et si Frank Louvrier paraît (peut-être) avoir enfin découvert la loi du 26 juillet 2006, le président de la République ne craint pas de faire publiquement une déclaration qui est en contradiction flagrante et formelle avec la loi.

Le côté pipole de l’affaire ne doit pas détourner l’attention : il ne s’agit pas d’une anecdote, il s’agit de la nationalité française.

Il est vrai que Nicolas Sarkozy n’est pas du tout au fait de la question, comme il l’a encore montré lors de son dernier show télévisé, lorsqu’il a confondu, longuement, et de façon répétée, la naturalisation et la régularisation (des « travailleurs sans papiers »). Et c’est tout de même très grave que le président de la République française fasse une telle confusion et ne sache pas ce que sont les règles d’acquisition de la nationalité française.

Quant à Carla Bruni, on ne voit pas pourquoi elle voudrait devenir française, elle qui disait avant son mariage avec le président : « Je ne suis pas du tout française.... j’aime être italienne... », et critiquait les Français qui ont « mauvais caractère », sont « toujours négatifs » et « sont cinglés à propos de leur langue ».... Propos qui par ailleurs indiquaient suffisamment qu’elle n’avait pas alors entamé de démarches pour obtenir la nationalité française comme résidente de longue date sur le territoire.

Liban : guérilla Hezbollah à Beyrouth

Les combattants du Hezbollah sont passés à l’attaque, à l’arme automatique et à la roquette, dans les quartiers sunnites de Beyrouth à la suite de la grève « pour les salaires » lancée mercredi et qui a aussitôt dégénéré en heurts. Lesquels sont passés à la vitesse supérieure après les propos tenus hier par Hassan Nasrallah. Le chef du Hezbollah a qualifié de « déclaration de guerre » les décisions du gouvernement d’enquêter sur le réseau de télécommunications du Hezbollah et de limoger le directeur de l’aéroport de Beyrouth, soupçonné de savoir que le Hezbollah avait braqué des caméras (cachées dans des conteneurs) sur la piste réservée aux avions privés, aux hôtes officiels et aux hélicoptères militaires...

C’est la première fois que Hassan Nasrallah s’exprimait devant la presse depuis la fin de la guerre du Hezbollah contre Israël à l’été 2006.

Hier, les combats ont fait au moins onze morts et des dizaines de blessés. Ce matin, ils se poursuivaient. Une roquette a touché le mur d’enceinte de la résidence de Saad Hariri. Les médias de la famille Hariri (trois chaînes de télévision, une radio et un journal) ont été contraints de fermer hier. L’aéroport est quasiment paralysé depuis mercredi, la route ayant été coupée, et le port de Beyrouth, en lisière des quartiers ouest, a cessé toute activité.

Les combats ont cessé à midi, le Hezbollah ayant pris le contrôle des quartiers sunnites, dont nombre d’habitants se sont enfuis. De nombreuses routes sont barrées par le Hezbollah.

Par un de ces contrastes dont l’Orient a le secret, la vie est restée normale dans les quartiers chrétiens.

Voir l'analyse de Bernard Antony.

Saint Grégoire de Nazianze

Vers 379, Grégoire fut appelé dans la capitale, Constantinople, à la tête de la petite communauté catholique fidèle au concile de Nicée et à la foi trinitaire. En ce temps, la majorité adhérait à l’arianisme, qui était le « politiquement correct » et que les empereurs jugeaient politiquement bénéfique. Il se trouva donc dans une condition minoritaire, et entouré d’hostilité. Dans la petite église de l’Anastasis (Résurrection), il prononça cinq Discours théologiques, précisément pour défendre et même rendre intelligible la foi trinitaire. Ce sont des discours restés célèbres pour la sûreté de leur doctrine et par l’habileté du raisonnement qui font réellement comprendre quelle est la logique divine. Et leur splendeur formelle nous fascine encore aujourd’hui. Suite à ces discours, Grégoire fut qualifié de « théologien », et c’est ainsi que l’appelle l’Église orthodoxe, « Le Théologien »*. Et cela parce que la théologie n’est pas pour lui une réflexion purement humaine, ou seulement le fruit de spéculations complexes, mais parce qu’elle découle d’une vie de prière et de sainteté, d’un dialogue assidu avec Dieu. C’est seulement ainsi qu’il fait apparaître à notre raison la réalité de Dieu, le mystère trinitaire. Dans le silence contemplatif, marqué par l’admiration des merveilles du mystère révélé, l’âme accueille la beauté et la gloire divines.

Benoît XVI, 8 août 2007

* Mais aussi les Eglises grecques-catholiques.

08 mai 2008

La messe de saint Pie V : un don pour tous

« L’Eglise, depuis plus de mille ans, a célébré le rite que l’on en est venu à appeler la “messe de Saint Pie V”. Ce rite a soutenu l’unité à la Foi et est devenu l’expression unique à travers laquelle l’Eglise adore Dieu, rendant présent sur l’autel de manière non sanglante le Sacrifice de la Croix. La foi catholique nous enseigne que la sainte Messe est le Sacrifice de la Croix. Le rite ancien maintient un silence sacré, la contemplation ; bien plus, dans le même temps, il rend présent le Seigneur Jésus-Christ, dans une expression d’une riche beauté liturgique, comme le vainqueur de la mort et du péché.

« C’est pourquoi le Saint-Père propose, non pas de façon obligatoire, mais propose tout de même à l’Eglise tout entière ce trésor du rite plus ancien à travers lequel l’Eglise peut être sanctifiée. Et toute cette richesse liturgique, toute cette richesse spirituelle, et toutes ces prières si bien conservées à travers les siècles, tout cela est offert par la Rome d’aujourd’hui à tous, comme un don pour tous.

« Ce n’est pas un don qui s’adresserait à ceux-là seuls qu’on appelle les “traditionalistes” : non, c’est un don pour toute l’Eglise catholique. Et ce don, librement offert, le Saint-Père le fait au moyen de cette merveilleuse structure de l’Eglise, que constituent les paroisses, les prêtres et les chapelains dans les chapelles où l’on célèbre l’Eucharistie. Par la volonté du Vicaire du Christ, ils doivent accepter les pétitions et les demandes des fidèles qui désirent cette Messe, et ils doivent la leur offrir.

« Et même lorsqu’il n’y a pas de demande spécifique, ni de requête, ils devraient la rendre accessible, afin que chacun puisse avoir accès à ce trésor de la liturgie ancienne de l’Eglise. Là est l’objectif primordial du Motu proprio : une richesse spirituelle et théologique. Le Saint-Père veut que cette forme de la Messe devienne normale dans les paroisses afin que, de cette manière, des communautés jeunes puissent aussi se familiariser avec ce rite. »

Ces propos, qui sont évidemment à diffuser le plus largement possible dans « l’Eglise qui est en France », sont du cardinal Castrillon Hoyos, président de la Commission pontificale Ecclesia Dei. Traduits par Jeanne Smits : voir son blog pour le texte intégral et le contexte.

National Hebdo N° 1242

« Non, monsieur Sarkozy, le Front national n’a pas disparu ! »

Dans ce numéro, des photos du défilé du 1er mai, une extrait significatif du discours de Jean-Marie Le Pen, et en éditorial mon analyse de ce discours.

Topoline se penche sur l’extravagante allocution de Nicolas Sarkozy à Aix-la-Chapelle, et d’autre part sur ces bébés qu’on retrouve partout dans les jardins et les congélateurs…

Michel Limier brosse un très intéressant portrait de ce curieux personnage qu’est Robert Ménard, le président de Reporters sans frontières.

Alexandre Martin tire le bilan du voyage de Sarkozy à Tunis, explique comment la Commission européenne s’en prend aux boulangers, et comment Sarkozy travaille contre les petits commerçants.

Serge Omara raconte le combat de Françoise Grolet, au nom du FN, contre l’ignoble exposition Infamille.

Comment il faut parler à la Commission…

Un intervenant du Forum socialiste ayant demandé si le député européen irlandais Kathy Sinnot était contre le traité de Lisbonne, un autre intervenant a répondu par l’affirmative, en renvoyant à un commentaire laissé par Craig sur mon blog.

Un troisième intervenant s’est alors offusqué qu’on puisse évoquer favorablement Kathy Sinnot, qui ose se battre « contre la Commission pour maintenir les discriminations à l'embauche sur critères religieux ». Il y avait un lien vers le site du Parlement européen, où en effet il y a une question écrite de Kathy Sinnot, en date du 2 avril dernier, concernant les « discriminations à l'embauche sur critères religieux », à savoir le fait que les écoles, les hôpitaux et les services sociaux catholiques embauchent des catholiques.

Kathy Sinnot ne craint pas de justifier cette « discrimination », sans jamais employer le mot, car elle montre qu’il s’agit d’une pratique normale. Elle le fait en utilisant la rhétorique de l’idéologie officielle, c’est-à-dire en partant du « droit du consommateur » (car les catholiques n’ont aucun droit). C’est fait avec tant d’habileté que cela vaut d’être reproduit.

J'ai cru comprendre que la Commission a envoyé une lettre d'avertissement à l'Irlande et qu'elle pourrait engager une action à son encontre au titre des dispositions législatives qui permettent aux écoles, hôpitaux et services sociaux dirigés par l'Église de sélectionner les candidats à un emploi en fonction de leurs convictions religieuses.

Les clients et les consommateurs choisissent souvent les services de ces institutions en raison de leurs convictions déclarées. Par exemple, les parents sélectionnent soigneusement les écoles et universités de leurs enfants. Ils payent à l'établissement des frais de scolarité conséquents afin que leur enfant soit éduqué dans un environnement dans lequel le corps enseignant et autres membres du personnel adhèrent à certaines croyances; les parents souhaitent que leur enfant soit exposé à la philosophie qu'ils ont choisie. De même, les patients qui doivent être hospitalisés peuvent avoir des convictions religieuses ou des préoccupations éthiques concernant les pratiques médicales, et ainsi délibérément choisir un hôpital où le personnel partage ces croyances religieuses. Dans ces deux exemples, les parents, l'enfant et le patient sont consommateurs d'un service.

La Commission est-elle d'avis que ces consommateurs ont droit aux services qu'ils ont sélectionnés et qu'ils payent dans la plupart des cas? Si une institution se qualifie de musulmane, chrétienne, juive, catholique, humaniste, etc., le consommateur n'est-il pas en droit de s'attendre à ce que le contenu soit conforme à l'étiquette?
Si les institutions dirigées par l'Église sont obligées d'engager des personnes qui n'adhèrent pas à la même croyance, à tout le moins dans les domaines du service dans lesquels cette croyance présente un intérêt direct, cela ne constitue-t-il pas une violation des droits des consommateurs, comme le principe de transparence en matière de la publicité par exemple?

 

On attend avec intérêt la réponse de la Commission.

Notons aussi que Kathy Sinnott milite contre l'avortement et contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Elle vient d'être élue (hier 7 mai) co-présidente du groupe ID (indépendance/démocratie) en remplacement de Jens Peter Bonde.

L’Esprit de vérité

Ego rogabo Patrem, et alium Paraclitum dabit vobis, ut maneat vobiscum in æternum, Spiritum veritatis, alleluia. Si enim non abiero, Paraclitus non veniet ad vos : si autem abiero, mittam eum ad vos, ut maneat vobiscum in æternum, Spiritum veritatis, alleluia.

Je demanderai au Père, et il vous donnera un autre Défenseur, qui restera avec vous pour toujours, l’Esprit de vérité, alléluia. Car si je ne partais pas, le Défenseur ne viendrait pas à vous ; si je m’en vais, je vous l’enverrai, afin qu’il reste avec vous pour toujours, l’Esprit de vérité, alléluia.

07 mai 2008

Le nouveau maire de Rome contre l’exhibitionnisme de la Gay Pride

Le nouveau maire de Rome, Gianni Alemanno, ose s’en prendre à la Gay Pride :

« Je respecte les personnes homosexuelles, j'en connais quelques-unes et je ne fais pas dans la discrimination. Mais je crains que la Gay Pride soit tout autre chose, un acte d'exhibition sexuelle, et je suis opposé à toute forme d'exhibition, homosexuelle ou hétérosexuelle. Le problème, ce n'est pas oui ou non à l'homosexualité, mais oui ou non à l'exhibition. »

Il précise que la Gay Pride fera l'objet de discussions au conseil municipal afin de « trouver une formule qui n'offense personne ».

Pour l’occasion, Gianni Alemanno est qualifié par l’AFP d’« ancien néo-fasciste ». Sic.

Une superbe nouvelle

307182356.jpgLa Fraternité sacerdotale Saint-Pierre annonce l'ouverture d'une paroisse personnelle à Rome. Le décret d'érection de la paroisse, daté du jour de Pâques, établit qu'en conformité avec l'art. 10 du Motu Proprio Summorum Pontificum, « et après reçu la proposition du Cardinal Vicaire, le Saint-Père a décidé que dans le secteur central de Rome, dans le 1er district, dans un lieu de culte approprié, nommément : l'église de Ss. Trinità dei Pellegrini […], devrait être érigée une paroisse personnelle afin de satisfaire aux besoins pastoraux de la communauté entière des fidèles traditionnels résidents dans le dit diocèse ».

Parmi les diocèses desservis par la Fraternité, c'est le dixième apostolat qui a été érigé en paroisse personnelle à part entière, et le premier en Europe. La Fraternité « espère que cette paroisse particulière ne servira pas seulement les paroissiens locaux mais qu’elle fournira aussi un exemple approprié de la beauté et de la solennité de la célébration de la forme extraordinaire du rite romain aux nombreux pèlerins et étudiants à Rome ».

L'abbé Joseph Kramer a été nommé curé de la paroisse, Recteur de la vénérable Archiconfrérie de la Sainte Trinité des Pèlerins et Recteur de l'église. Son installation et la célébration de la Sainte Messe officielle d'ouverture de la paroisse auront lieu le 8 juin 2008.

L’église de la Sainte Trinité des Pèlerins est située en plein centre historique de Rome, à cent mètres de la Place Farnèse (où se trouve l’ambassade de France). Elle fut construite au début du XVIe siècle par la Confraternité de la Très Sainte Trinité des Pèlerins sur une inspiration et sous la direction de saint Philippe Néri, avec la mission spécifique d’héberger et d’entretenir les pèlerins à Rome. Cette église s’enracine donc littéralement dans l’œuvre de saint Philippe, souvent appelé le « troisième apôtre » de la Ville Eternelle, dont la mission fut une réforme authentique ramenant les fidèles à une pratique zélée de la foi grâce aux processions, aux dévotions et à la liturgie.
199928375.jpg

Parmi ses trésors, on remarque particulièrement le tableau de la Sainte Trinité, au-dessus du maître-autel, œuvre de Guido Reni (auteur également des fresques de Sainte-Marie-Majeure).

(Cliquer sur les vignettes pour voir en grand.) 

(Merci au Salon Beige)

Punition ?

Arnaud Teullé, qui au moment de l’impromptu Martinon aux municipales de Neuilly était devenu le candidat dissident de l’UMP contre le dissident Fromantin, et ex-conseiller de l’Elysée tombé en disgrâce en raison de sa rébellion, a été nommé par le Prince à l’Education nationale, directement au poste d’inspecteur de l’Académie de Paris...

Comme punition, on a vu pire.

Il paraît que les enseignants apprécient moyennement...

Le Conseil d’Etat et la mosquée de la cité U d’Antony

Le Conseil d’Etat a rejeté hier le recours des étudiants musulmans de la résidence universitaire d’Antony contre la fermeture de leur « salle de prière » en janvier... mais il affirme leur droit à avoir un lieu de culte.

Le Conseil d’Etat estime que le Crous « n’a porté aucune atteinte manifestement illégale aux libertés fondamentales de culte et de réunion », parce que les conditions dans lesquelles cette salle était utilisée ne permettaient pas de garantir « les moyens de veiller à sa sécurité ».

Il ne justifie la fermeture que pour ces raisons de sécurité, et il ajoute : « En l’absence de disposition législative ou réglementaire spécifique à la pratique des cultes dans les résidences universitaires, le Crous doit respecter tant les impératifs d’ordre public que le droit de chaque étudiant à pratiquer, de manière individuelle ou collective et dans le respect de la liberté d’autrui, la religion de son choix. »

Autrement dit, le Conseil d’Etat donne raison, sur le fond, aux musulmans, alors que jusqu’ici il était admis par tous, au nom de la « laïcité », qu’il ne pouvait pas y avoir de lieu de culte dans une résidence universitaire.

Désormais, face à la religion dominante, on décrète que les étudiants ont droit à des lieux de culte.

J’ai beau écouter attentivement, je n’entends pas les cris des défenseurs patentés du laïcisme...

Il est vrai que si l’interdiction des lieux de culte dans les résidences universitaires est conforme à l’esprit de la loi de 1905, il n’y a rien dans le texte même de la loi qui puisse appuyer cette interprétation.

Quoi qu’il en soit, les étudiants catholiques doivent s’engouffrer dans la brèche. Le Conseil d’Etat a décrété que le Crous doit respecter leur droit à pratiquer leur religion de manière collective.

Il est de leur devoir de réclamer du Crous, dans toutes les résidences universitaires, une salle qui puisse être transformée en chapelle.

On ose espérer qu’ils soient soutenus dans cette démarche par le clergé.

L’action ou l’inaction dans ce domaine sera un test de l’état de dhimmitude de notre pays.

Sic

Jamel Debbouze et Melissa Theuriau vont se marier aujourd’hui à l'abbaye des Vaulx de Cernay (hôtel de luxe de la vallée de Chevreuse).

René Mémain, le maire de Cernay-la-Ville, fera expressément le déplacement pour célébrer le mariage civil.

Suivra une cérémonie religieuse de 45 minutes, durant laquelle des textes de la Bible et du Coran seront lus, avant l’échange de serments et la bénédiction des alliances . Comme il y aurait eu un « malentendu » avec le très pipole abbé de la Morandais , Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau ont fait appel au curé de Saint-Louis-en-l’île, le père Gérard Pelletier (Jamel habite un appartement de 300 m2 sur l’île Saint Louis).

Les jeunes mariés et leurs invités feront la fête jusqu'au bout de la nuit après un feu d'artifice.

Puis ils embarqueront leurs 300 invités à Marrakech dans un avion affrété pour l'occasion.

Arrivés au Maroc, ils officialiseront leur union devant un imam.

Et ils devraient être reçus par Mohamed VI et ses sœurs les princesses, dans l’enceinte du palais que le Roi possède dans la ville rose.

En juillet, le Père Gérard Pelletier, qui est aussi professeur à l’Ecole Notre-Dame de Paris, prêchera une retraite « Etre disciple du Christ sur les pas de saint Paul », au Foyer de charité (Marthe Robin) de Tressaint (Côtes-d’Armor).

Fermez le ban.

Les parents de sainte Thérèse

Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux, pourraient être bientôt béatifiés : c'est dans le cadre de ce procès de béatification que leurs corps devraient être exhumés très prochainement en vue d'un transfert à la crypte de la Basilique.

Mgr Bernard Lagoutte, recteur de la basilique Sainte-Thérèse et directeur du pèlerinage de Lisieux tiendra une conférence de presse à ce sujet lundi prochain.

Les parents de sainte Thérèse ont été proclamés « vénérables » en 1994. La congrégation pour les Causes des saints a publié un décret approuvé par Benoît XVI reconnaissant qu'ils ont vécu les vertus de foi, d'espérance et de charité de façon héroïque.

A l'occasion du passage des reliques de sainte Thérèse à Rome en novembre dernier, le P. Antonio Sangalli avait rappelé « l'importance » de prier pour la béatification des parents de sainte Thérèse, « pour la famille aujourd'hui ».

Une guérison présumée miraculeuse d'un nouveau-né dans la ville italienne de Monza est actuellement examinée. Son entourage avait prié les époux Martin pour cette guérison.

Le pèlerinage de Lisieux célèbre cette année le 150e anniversaire du mariage de Louis et Zélie Martin : le 12 juillet à Alençon, lieu du mariage, et le 13 à Lisieux (« journée des familles »), en présence et sous la présidence du cardinal Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour la cause des Saints.

Le Rosaire

Dans la soirée du 3 mai, le Pape Benoît XVI a dirigé la prière mariale du Rosaire à Sainte-Marie-Majeure, devant l'icône de la « Salus Populi Romani », en présence notamment du nouveau maire de Rome Gianni Alemanno. Extrait de son allocution :

Nous confirmons ensemble aujourd'hui que le Rosaire n'est pas une pratique reléguée au passé, comme une prière d'un autre temps à laquelle on pense avec nostalgie. Le Rosaire connaît au contraire un nouveau printemps. C'est sans aucun doute un des signes les plus éloquents de l'amour que les jeunes générations nourrissent pour Jésus et pour sa mère Marie. Dans le monde actuel qui est si fragmenté, cette prière nous aide à placer le Christ au centre, comme le faisait la Vierge , qui méditait intérieurement tout ce qui se disait sur son Fils, et ensuite ce qu'Il faisait et disait. Quand on récite le chapelet, on revit les moments importants et significatifs de l'histoire du salut; on parcourt de nouveau les différentes étapes de la mission du Christ. Avec Marie, on tourne son cœur vers le mystère de Jésus.  On place Jésus au cœur de notre vie, de notre temps, de nos villes, à travers la contemplation et la méditation de ses saints mystères de joie, de lumière, de douleur et de gloire. Que Marie nous aide à ac! cueillir en nous la grâce qui émane de ses mystères, afin qu'à travers nous elle puisse «irriguer» la société, à partir de nos relations au quotidien, et la purifier de si nombreuses forces négatives en l'ouvrant à la nouveauté de Dieu. Le Rosaire, quand il est prié de manière authentique, non d'une manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui-même la puissance qui guérit du très saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et amour au centre de chaque Ave Maria.

Saint Stanislas

Le souvenir du ministère de saint Stanislas sur le siège de Cracovie, qui dura à peine sept ans, et en particulier le souvenir de sa mort, accompagna sans cesse, au cours des siècles, l'histoire de la nation et de l'Eglise qui est en Pologne. Et dans cette mémoire collective, le saint Evêque de Cracovie resta présent comme le Patron de l'Ordre moral et de l'ordre social dans notre patrie.

En tant qu'évêque et pasteur, il annonça à nos ancêtres la foi en Dieu, il greffa en eux, à travers le saint Baptême, la Confirmation , la Pénitence et l'Eucharistie, la puissance salvifique de la Passion et de la Résurrection de Jésus Christ. Il enseigna l'ordre moral dans la famille fondée sur le mariage sacramentel. Il enseigna l'ordre moral au sein de l'Etat, rappelant même au roi que dans son action, il devait garder à l'esprit la loi immuable de Dieu. Il défendit la liberté, qui est le droit fondamental de chaque homme et qu'aucun pouvoir, sans violer l'ordre établi par Dieu lui-même, ne peut ôter à personne sans raison. A l'aube de notre histoire, Dieu, Père des peuples et des nations, nous manifesta à travers ce saint Patron que l'ordre moral, le respect de la loi de Dieu et des justes droits de chaque homme, est la condition fondamentale de l'existence et du développement de chaque société.

L'histoire fit également de Stanislas le Patron de l'unité nationale. Lors-qu'en 1253 arriva pour les Polonais l'heure de la canonisation du premier fils de leur terre, la Pologne vivait l'expérience douloureuse de la division en duchés régionaux. Et ce fut précisément cette canonisation qui éveilla chez les Princes de la dynastie des Piast, qui était au pouvoir, le besoin de se réunir à Cracovie, afin de partager, auprès de la tombe de saint Stanislas et sur le lieu de son martyre, la joie commune pour l'élévation de l'un de leurs compatriotes à la gloire des autels dans l'Eglise universelle. Tous virent en lui leur patron et leur intercesseur auprès de Dieu. Ils lui associèrent les espérances d'un avenir meilleur pour leur patrie. De la pieuse tradition qui rapporte que le corps de Stanislas, assassiné et découpé en morceau, se serait à nouveau recomposé, naissait l'espérance que la Pologne des Piast réussirait à surmonter la division dynastique et serait redevenue un Etat à l'unité durable. Dans la perspective de cette espérance, dès la canonisation, le saint Evêque de Cracovie fut élu comme le Patron principal de la Pologne et le Père de la Patrie.

Ses reliques, déposées dans la cathédrale de Wawel, étaient l'objet de la vénération religieuse de la part de toute la nation. Cette vénération acquit une nouvelle signification au cours de la période des divisions, lorsque venant de l'autre côté des frontières, en particulier de la Silésie , des Polonais arrivaient ici, désirant venir auprès de ces reliques qui rappelaient le passé chrétien de la Pologne indépendante. Son martyre devint le témoignage de la maturité spirituelle de nos ancêtres et acquit une éloquence particulière dans l'histoire de la nation. Sa figure était le symbole de l'unité qui désormais était édifiée non sur la base du territoire d'un Etat indépendant, mais sur celle des valeurs éternelles et de la tradition spirituelle, qui constituaient le fondement de l'identité nationale.

Saint Stanislas fut également le Patron des luttes pour la survie de la patrie au cours de la Deuxième Guerre mondiale, dont l'issue dans notre pays coïncide avec sa fête, au mois de mai. Du haut des cieux, il participa aux épreuves de la nation, à ses souffrances et à ses espérances. A l'époque difficile de la reconstruction du pays, après la guerre, et de l'oppression par des idéologies ennemies, le pays soutenu par son intercession remportait des victoires et entreprenait des efforts visant à un renouveau social, culturel et politique. Depuis des siècles, saint Stanislas est considéré comme le protecteur de la véritable liberté et le maître d'une union créative entre la loyauté à l'égard de la patrie terrestre et la fidélité à Dieu et à sa Loi - cette synthèse qui a lieu dans l'âme des croyants.

(Lettre de Jean-Paul II à l’archidiocèse de Cracovie et à l’Eglise qui est en Pologne, 8 mai 2003)

06 mai 2008

Le « fiasco » de la vidéosurveillance

« Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées devant un tribunal. C’est un véritable fiasco », déclare Mike Neville, responsable du bureau des images, identifications et détections visuelles de Scotland Yard.

Dans la décennie 1990, le ministère de l’Intérieur a consacré 78% de son budget de lutte contre la criminalité à l’installation de caméras de vidéo-surveillance. Il y en a 4,2 millions dans le pays, soit une pour 14 Britanniques. Un individu peut être filmé jusqu’à 300 fois par jour.

Mais 3% seulement des vols sur la voie publique à Londres ont été élucidés grâce ces images.