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Le blog d'Yves Daoudal

  • La dictature LGBTQ

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    Des militants LGBTQ de Netflix ont appelé à un débrayage et à un rassemblement ce soir devant le siège de la société parce que la plateforme diffuse un spectacle de l’humoriste Dave Chappelle, et que celui-ci est transphobe. En effet il ne craint pas d’affirmer dans son spectacle que « le genre est un fait ». Le lieu de la manifestation a dû être changé en raison d’une mobilisation « écrasante ».

    Commentaire de la direction de Netflix :

    « Nous respectons la décision de tout employé qui choisira de débrayer et reconnaissons que nous avons encore du travail à accomplir tant au sein de Netflix que pour notre contenu. »

    Et d’ajouter que Netflix « comprend la profonde blessure qui a été causée ».

    Dans un premier temps, le patron des programmes Ted Sarandos avait défendu la liberté d’expression et suggéré que la transphobie de l’humoriste n’avait pas forcément de conséquences dans le monde réel, mais finalement il a reconnu : « J’ai foiré. J'aurais dû avant tout reconnaître qu'une partie de nos salariés souffraient, et qu'ils se sentaient vraiment blessés par une décision commerciale que nous avions prise. »

  • Nécrophages

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    Voici ce qui orne les bus de Genève ces jours-ci. On sait déjà que l’Etat de Washington a récemment autorisé le compostage des cadavres humains. C’est du dernier chic écolo. Mais ici il ne s’agit pas de cela. C’est une fondation, intitulée Reload (au sens de rafraîchir une page web), spécialisée dans la réclame pour les transplantations d’organes.

    Ton corps aussi est recyclable, comme n’importe quel autre déchet. Curieuse façon de dire qu’un don d’organe peut faire survivre quelqu’un. On en est à ce degré de matérialisme qu’il n’y a plus aucune humanité dans la démarche.

    La campagne a lieu juste après la promulgation de la nouvelle loi (du 20 septembre) stipulant que le consentement pour le don (?) d’organes est désormais présumé (chez nous c’est au moins depuis 2004). On pourrait penser que cette loi satisferait les nécrophages, mais en fait elle est insuffisante : une majorité de Suisses ne veut pas qu’on prélève leurs organes au moment de leur mort. Il faut donc profiter de la loi pour inciter les gens à devenir recyclables, et donc à ne pas s’inscrire sur le registre des refus…

  • La Hongrie chez les Slovaques…

    Le gouvernement slovaque n’est pas content. Il a appris dans la presse que le gouvernement hongrois allait rénover 101 églises catholiques dans 96 villages slovaques, pour un coût de 73 millions d’euros.

    Le gouvernement slovaque est d’autant plus mécontent que cela survient juste après l’affaire des terres arables que la Hongrie entendait acheter en Slovaquie. Le ministre slovaque des Affaires étrangères avait fermement protesté auprès de son homologue hongrois, et le gouvernement hongrois avait abandonné le projet. « Nous avons demandé à la Hongrie de ne construire les programmes qui concernent notre territoire qu’après agrément mutuel », avait dit le ministre slovaque…

    Naturellement, ces actions visent des territoires de la minorité hongroise (également en Roumanie, d’ailleurs).

    Curieusement, les évêques slovaques, qui n’ont manifestement pas demandé l’avis de François, trouvent très bien que les Hongrois restaurent leurs églises et ils le disent, soulignant que le gouvernement slovaque ne soutient pas les communautés slovaques dans les autres pays comme les Hongrois font pour les leurs…

  • Saint Jean de Kenty

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    Notice du Musée national de Cracovie

    Un ecclésiastique en toge de professeur dépose une cruche cassée, dont les morceaux lui sont remis par une femme aux pieds nus agenouillée à côté de lui. Leurs efforts sont observés avec intérêt par quelques garçons et trois anges planant au-dessus d'eux. Un miracle est sur le point de se produire dans un instant...

    Le petit tableau représentant le miracle de saint Jean de Kenty se distingue par une grande classe artistique ; l'art de l'artiste se manifeste, entre autres, dans les effets de lumière et d'ombre, dans le modelage du teint des personnages, dans l'élégance de leurs silhouettes allongées. Cette œuvre illustre la légende selon laquelle saint Jean de Kenty aurait rencontré une fois une femme en train de se lamenter. C'est la servante qui a accidentellement fait tomber le pot de lait ; le vaisseau s'est cassé et le lait s'est écoulé. Le saint eut pitié de la femme, et afin de la sauver de la colère de l'employeur, il assembla la cruche, priant sur elle, et le vaisseau se recolla miraculeusement. Ensuite, Jean de Kenty dit à la femme de puiser de l'eau dans la rivière Rudawa, puis il pria de nouveau, et l'eau se transforma en lait.

    L'auteur du tableau est Tadeusz Kuntze-Konicz, né en 1727 à Zielona Góra - le nom de famille polonais Konicz a été changé en Kuntze à consonance allemande. Il a passé la majeure partie de sa vie en Italie, connu sous le nom de Taddeo Pollaco. Il a terminé ses études artistiques à Rome et y a principalement travaillé. Cependant, il a conservé ses liens avec la Pologne, a créé des œuvres commandées par des mécènes polonais et, dans les années 1757-1759, il a également été actif à Cracovie. Le tableau du Miracle de saint Jean de Kenty a été créé plus tard, à l'occasion de la canonisation de ce saint, c'est-à-dire vers 1767. Saint Jean de Kenty venait de Kęty, où il naquit en 1390, et il mourut à Cracovie en 1473. En tant qu'érudit de l'Académie de Cracovie, saint Jean de Kenty est le saint patron des professeurs et des étudiants, des enseignants et des étudiants. Il est béatifié en 1680 et canonisé en 1767. Ses reliques reposent dans l'église Sainte-Anne de Cracovie, dans un magnifique mausolée baroque. La peinture de Tadeusz Kuntze-Konicz était très populaire, et donc de nombreuses copies ont été faites (il existe plus de 20 versions de cette composition). Les versions originales se trouvent aujourd'hui à Cracovie : l'une se trouve dans l'église Saint Florian, et le deuxième dans la collection du Musée national, dans la galerie d'art polonais ancien du palais de l'évêque Erazm Ciołek.

  • Acharné

    Alors qu’une deuxième cour d’appel a confirmé le jugement de la première sur la loi texane contre l’avortement (confirmant donc que l’avortement demeure interdit en attendant un examen plus approfondi), le ministère de la Justice de Jo Bidon a saisi une deuxième fois la Cour suprême. La Cour suprême qui le 1er septembre dernier avait refusé de juger la loi anticonstitutionnelle et avait renvoyé le débat devant les juridictions inférieures.

  • Le Samaritain collectif

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    Dans un « vidéomessage du Saint-Père François à l’occasion de la IVe Rencontre mondiale des mouvements populaires » (16 octobre) :

    Savez-vous ce qui me vient à l'esprit maintenant, en plus des mouvements populaires, lorsque je pense au bon Samaritain ? Vous savez ce qui me vient à l'esprit ? Les protestations à propos de la mort de George Floyd. Il est clair que ce type de réaction contre l'injustice sociale, raciale ou machiste peut être manipulé ou exploité par des machinations politiques ou des choses de ce genre ; mais l'essentiel est que là, dans cette manifestation contre cette mort, se trouvait le "Samaritain collectif" (qui n'était pas idiot !). Ce mouvement n'est pas passé outre lorsqu'il a vu la blessure à la dignité humaine infligée par un tel abus de pouvoir. Les mouvements populaires ne sont pas seulement des poètes sociaux mais aussi des "Samaritains collectifs".

  • Saint Pierre d’Alcantara

    Le remède contre les tentations des pensées importunes qui ont coutume de nous assaillir dans l'oraison, est de les combattre avec courage et avec persévérance. Toutefois cette résistance ne doit pas se faire avec trop de fatigue et d'angoisse d'esprit, parce que ce n'est pas tant une œuvre de la force que de la grâce et de l'humilité. C'est pourquoi, lorsque quelqu'un se trouve dans cet état, attendu qu'en cela il n'y a point de sa faute, ou qu'elle est très légère, il doit, sans scrupule et sans désespoir, se tourner vers Dieu, et lui dire en toute humilité et dévotion : « Vous voyez ici, ô Seigneur de mon âme, ce que je suis. Que pouvait-on attendre de ce fumier, sinon de semblables odeurs ? Que pouvait-on espérer de cette terre que vous avez maudite, sinon des ronces et des épines ? Voilà, Seigneur, le fruit qu'elle peut produire, si vous n'avez la bonté de la purifier. » Et cela dit, qu'il reprenne le fil de son oraison comme auparavant, et qu'il attende avec patience la visite du Seigneur qui jamais ne manque aux humbles. Si cependant les pensées continuent de vous inquiéter, et si de votre côté vous leur résistez avec persévérance, faisant ce qui dépend de vous, vous devez tenir pour certain que vous avancez beaucoup plus par cette résistance, que si vous étiez à jouir de Dieu, le cœur tout inondé de délices.

    Traité de la dévotion, chapitre 4, deuxième avis.

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    Par Pedro de Mena (Grenade 1663-1673), musée Frederic Marès de Barcelone.

  • Destruction massive

    Colin Powell est mort du covid. Il était « entièrement vacciné ».

    J’ai beau me pincer les lèvres pour ne pas le dire, il y a quand même une petite voix dans ma tête qui murmure : « Bien fait ! »

  • Saint Luc

    Doxastikon des laudes, par Thrasyvoulos Stanitsas (né en 1910 à Constantinople, mort en 1987 à Athènes), « arkhon protopsalte de la Grande Eglise de Constantinople » de 1960 à 1964, date à laquelle il fut expulsé de Turquie. Il fut le premier chantre patriarcal à être longuement enregistré.

    Δόξα Πατρὶ καὶ Υἱῷ καὶ Ἁγίῳ Πνεύματι…
    Δαυϊτικῶς συνελθόντες οἱ Πιστοὶ ἐν ᾄσμασι, τῷ μυστικῷ ῥήτορι τοῦ Λόγου, Λουκᾶ ἐκβοήσωμεν· Ἡ γλῶσσά σου κάλαμος γραμματέως ἐδείχθη, Χριστοῦ τοῦ ὀξυγράφου, ὡραΐζουσα τὰς ὄψεις, πρὸς τὴν γνῶσιν τῶν ἐθνῶν, τῆς θείας ἐπιγνώσεως, ἐν ᾗ ἀνεκήρυξας τὸ Εὐαγγέλιον, καὶ τῶν συναποστόλων σου τὰς Πράξεις συνεγράψω. Διὸ παριστάμενος τῇ Τριάδι καὶ Θεῷ, πρέσβευε ὑπὲρ τῶν ψυχῶν ἡμῶν.

    Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit...
    Fidèles, tous ensemble réunis, par nos chants, à la manière de David, acclamons l'orateur mystique du Verbe, saint Luc. Ta langue s’est montrée le calame rapide du scribe du Christ, illuminant les regards des païens pour les amener à la connaissance divine, avec laquelle tu as proclamé l'Evangile et rédigé les Actes des Apôtres, tes compagnons ; désormais en présence de la Trinité qui est Dieu, intercède pour nos âmes.