16 avril 2014

Les responsables du prochain attentat de New York

Sous l’influence de la nouvelle municipalité de gauche bobo libertaire, la police de New York a annoncé hier la fermeture de son unité chargée de surveiller les mosquées et les restaurants, librairies et autres magasins de la communauté musulmane.

En juin dernier, plusieurs associations dont la célèbre ACLU avaient porté plainte contre l'ancien maire Michael Bloomberg et l'ancien chef de la police pour pratiques anticonstitutionnelles violant les droits civiques des musulmans. « Quand la police transforme en suspects des gens respectueux de la loi, parce qu'ils fréquentent une mosquée et non une église ou une synagogue, cela viole les garanties d'égalité et de liberté religieuse de notre Constitution », avait déclaré une responsable de l'ACLU.

Evidemment, si l’on refuse de voir la différence entre la prédication du jihad et celle du sermon sur la montagne, il est clair que cette unité de la police n’était pas légitime.

Mais que les bobos de New York ne viennent pas pleurnicher lors du prochain attentat meurtrier. Ce seront eux les responsables, à commencer par le maire, Bill de Blasio.

16:39 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (5)

Les obsèques du « gaulliste de gauche »

Philippe Dechartre, mort le 7 avril à 95 ans, fut la principale figure du « gaullisme social » et du « gaullisme de gauche ». Il fut trois fois secrétaire d’Etat, entre 1968 et 1972, et il était le doyen du Conseil économique et social quand il l’a quitté, en… 2010. Il était président d’honneur de l’Etoile civique (ancien mérite civique), grande croix de la Légion d’honneur, grand croix de l’ordre national du mérite, commandeur des palmes académiques.

Une cérémonie a eu lieu hier aux Invalides en son honneur. Entre autres personnalités, il y avait pas moins de quatre anciens grands maîtres du Grand Orient de France.

Philippe Dechartre avait été initié dans une loge du Grand Orient en 1946, il fut le cofondateur d’une autre loge du Grand Orient, et il était en même temps membre d’une loge de la Grande Loge de France…

Le gouvernement était représenté par le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, qui n’est pas (du moins officiellement) franc-maçon. « La qualité de son discours, dit le blog franc-maçon de L'Express, a été salué par des dignitaires, car il a rappelé le parcours de Dechartre dans la Résistance et surtout son attachement aux valeurs de la Franc-maçonnerie. »

Les animaux sont sensibles

La commission des Lois de l'Assemblée nationale a adopté un amendement qui, s’il est voté (ce qui ne fait aucun doute), fera des animaux, dans le code civil, des « êtres vivants doués de sensibilité » et non plus des « biens meubles ».

En soi cela ne changera rien, puisque le code rural dit déjà : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Et le code pénal sanctionne le fait de « commettre un acte de cruauté envers un animal ».

Mais ce sera vu comme une victoire par les tenants de l’idéologie antispécisme (toutes les espèces sont égales) qui se développe à mesure que les hommes oublient qu’ils ont été créés à l’image de Dieu. L’étape suivante est la reconnaissance des droits des animaux.

C’est aussi un rappel que les animaux sont mieux considérés que les embryons et fœtus humains. Car ceux-ci ne sont pas des « êtres vivants doués de sensibilité » : ils ne sont qu’une excroissance corporelle que la femme peut conserver ou supprimer (ce qui s’exprime par le slogan : « mon corps m’appartient ») – pourquoi seulement jusqu’à 12 semaines en France, ça c’est un mystère…

Une nouvelle campagne du Planning « familial »

Le Planning dit par antiphrase « familial » annonce une nouvelle campagne de promotion du meurtre des enfants non encore nés. Pour « déstigmatiser » l’avortement qui est un « droit essentiel ». Comme le droit de vivre, par exemple.

Le Planning a lancé un nouveau site, appelant les femmes qui ont avorté à témoigner publiquement à quel point c’est fun de tuer son enfant.

Et il a publié une nouvelle affiche : L’avortement est un droit et c’est moi qui choisis, Oui, destinée à être placardée dans les salles d’attente des professionnels de santé.

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Sur cette affiche, on voit une jeune fille ou une jeune femme gueuler le « Oui », face à d’affreux réactionnaires qui font la gueule. Parmi lesquels il y a un prêtre catholique (mais ni rabbin ni imam). Il y aussi une grosse bourgeoise… qui ressemble à Simone Veil.

Ce qui est écrit en dessous, comme toute l’affiche (y compris l’attitude de la jeune femme), montre bien que l’avortement n’est pas un « droit » comme un autre ni un « choix » neutre… On ne supprime pas la loi morale naturelle d’un trait de plume, même après 40 ans de propagande intensive.

Record de baptêmes au Népal

Le Père Pius Perumana, pro-vicaire apostolique du Népal, évoque à l’agence Fides les quelque 60 baptêmes d’adultes qui auront lieu dans ce pays à Pâques.

Comme il y a environ 8.000 catholiques au Népal, ce doit être , proportionnellement, un record mondial.

15:31 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (1)

Mercredi Saint

Nous avons de saint Léon le Grand sept sermons de la Passion qui portent la mention « Habitus feria quarta » : prononcés le Mercredi Saint. Ces sept sermons sont explicitement la suite de sermons prononcés le dimanche précédent. Il en résulte qu’au temps de saint Léon il n’y avait pas de messes ni d’offices publics les Lundi et Mardi Saints. C’est pourquoi la messe du Mercredi Saint est d’une particulière solennité : elle ouvrait le temps sacré de la mort et de la résurrection du Seigneur.

C’est pourquoi elle était célébrée à Sainte-Marie-Majeure, comme pour une grande fête, et en prélude au Jeudi Saint dont les trois messes (des pénitents, des saintes huiles, et de la Cène) auront lieu à Saint-Jean de Latran. Elle a gardé ses trois lectures, signe aussi qu’il s’agissait du dernier « scrutin », le scrutin de repêchage des derniers catéchumènes. Mais ce sont tous les catéchumènes qui étaient confiés à la garde de la Mère de Dieu.

L’évangile est la Passion selon saint Luc. Saint Luc qui est évidemment chez lui dans la basilique de la Sainte Vierge dont il est l’évangéliste et le portraitiste. Saint Luc dont la prédication est l’écho de celle de saint Paul. Saint Paul qui fournit le solennel introït de cette messe, préface de la mort et de la résurrection du seul Seigneur : « Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; car le Seigneur s’est fait obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix : c’est pourquoi le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. »

Le psaume d’introït est le psaume 101, que l’on retrouvera dans le trait, l’offertoire et la communion. Les versets extraits de ce long psaume sont ceux par lesquels Jésus exprime sa souffrance, en écho des deux lectures d’Isaïe qui sont les deux grandes prophéties de la Passion. Voici ce qu’écrit le bienheureux cardinal Schuster à propos du trait :

« Le répons suivant a été détaché du psaume 101, et il décrit les sentiments de Jésus dans sa suprême agonie, sentiments de douleur et d’humiliation, mais de parfaite confiance en Dieu qui, au moment voulu, se lèvera à son aide et le ressuscitera : “Seigneur, écoutez ma prière, que mon cri arrive jusqu’à vous. Ne détournez pas de moi votre face ; écoutez-moi chaque fois que je suis dans la tribulation. Au jour où je nous invoque, hâtez-vous de m’exaucer, car mes jours s’évanouissent comme la fumée, et mes os sont brûlés comme par une grande flamme. J’ai été abattu comme l’herbe, mon cœur s’est desséché, en sorte que j’ai oublié de manger mon pain. Vous vous lèverez bien pourtant pour compatir à Sion, car il est temps d’en avoir pitié, le moment en est venu.” Avec quel tremblement et quel respect ne devons-nous pas méditer dans le Psautier ces sentiments de Jésus crucifié ! Ce livre sacré de la prière est le meilleur commentaire du saint Évangile, puisque alors que les évangélistes s’occupent de préférence à décrire la vie extérieure et l’enseignement du Sauveur, le psalmiste nous dépeint les sentiments intimes de son cœur. »

06:47 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

15 avril 2014

Malte aussi

Le Parlement de Malte, pays théoriquement à 98% catholique, a voté hier (par 37 voix contre zéro, l’opposition s’est abstenue) la légalisation des unions entre personnes de même sexe, et l’adoption d’enfants par ces paires. Le Times of Malta croit utile de préciser que la loi  permet aux personnes transgenre d’officialiser une union avec une personne du genre de son choix…

Le mot de « mariage » a été évité, mais l’union votée est identique au mariage.

Dans le même temps, les lois anti-discriminations ont été étendues pour inclure l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

« Malte est maintenant plus libérale et plus européenne, et a donné l’égalité à tout son peuple », a déclaré le Premier ministre Joseph Muscat.

Le procès d’Asia Bibi encore reporté

Le procès en appel d’Asia Bibi a été reporté, hier, pour la quatrième fois en deux mois. Sur fond de pressions islamistes et de menaces contre les magistrats.

L’évangile de Bergoglio

« L’Evangile le plus aimé du jeune prêtre Jorge Mario Bergoglio est illustré par le génie visionnaire de Victor Delhez, maître dans le difficile art de la xylographie. Un livre jamais oublié au cours des années, très aimé de l’actuel Pape; ce n’est pas par hasard que l’image de la Résurrection a été choisie par le Pape Bergoglio pour les vœux de Pâques 2014. »

La Résurrection selon Delhez, c’est ça :

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Pas loin de ça, finalement (mais en moins joyeux, parce que ce pape n'est pas du tout joyeux) :

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Voici quelques autres illustrations, toutes plus sinistres les unes que les autres :

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Mardi Saint

Pour la première fois la liturgie annonce que, désormais, son heure est venue. C’est l’antienne du Benedictus : « Avant le jour de la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin. »

C’est en fait le premier verset de l’évangile du lavement des pieds, celui de la messe In cœna Domini du Jeudi Saint. La raison en est que primitivement c’est cet évangile qui était chanté aujourd’hui. Il fut ensuite transféré au Jeudi Saint, et pour aujourd’hui on assigna la Passion selon saint Marc.

La première lecture se limite à trois versets de Jérémie, dont l’essentiel constitue l’une des plus importantes prophéties de la Passion :

« Et moi j’étais comme un doux agneau qu’on conduit à l’immolation, et je n’ai pas su qu’ils ont formé des desseins contre moi, disant : Mettons du bois dans son pain, et retranchons-le de la terre des vivants, et qu’on ne se souvienne plus de son nom. »

C’était déjà le capitule des laudes du temps de la Passion, ce sera aussi le 7e répons des matines du Jeudi Saint.

Ce texte, comme d’autres prophéties christiques, a fait l’objet de falsifications par les rabbins qui ont fabriqué la bible massorétique. Ce qui est effarant est que ces falsifications se retrouvent jusque dans les missels, et sont présentées comme le texte authentique de Jérémie dans la « Bible de la liturgie »© et donc dans la néo-liturgie en français de la Semaine Sainte. (Puisque pour tout le monde désormais – sauf certains spécialistes de la Septante - le texte massorétique est l'"original" hébreu.)

On remarque une différence entre la lecture de la messe et le répons du Jeudi Saint. Le texte dit à la messe est celui de la Vulgate (de saint Jérôme) qui dit « agnus mansuetus », un doux agneau, alors que le répons est une traduction de la Septante : « agnus innocens ». Les deux traductions désignent le Christ. Mais les massorètes ont changé le mot, dont la traduction est « docile » selon les rabbins, mais qui est aussi traduit par : « confiant » ou « familier »…

On remarque une autre différence, juste après : cet agneau est conduit « ad immolandum », selon le répons, « ad victimam », selon la Vulgate. On voit que les deux expressions sont équivalentes : il s’agit de l’agneau du sacrifice. Or cela est gommé dans le texte massorétique : il ne reste qu’un agneau laïcisé, mené « à la boucherie », ou « à l’abattoir ».

Le plus grave est la falsification de « Mettons du bois dans son pain », qui évoque de façon synthétique à la fois la crucifixion et l’eucharistie, bref tout le Sacrifice, comme les pères de l’Eglise l’ont abondamment expliqué. Et déjà saint Jérôme disait que « c’est le consensus de toutes les Eglises que, sous la personne de Jérémie, on comprend que cela est dit du Christ, de sorte que le Père lui ait montré le dessein des Juifs, et que ceux-ci aient dit : Mettons du bois dans son pain, c’est-à-dire la croix sur le corps du Sauveur. »

Or la néo-liturgie, traduisant le texte massorétique, dit : « Coupons l’arbre à la racine ». Les rabbins traduisent : « Détruisons l’arbre dans sa sève » ; d’autres traductions disent : « Détruisons l’arbre avec son fruit. »

Il est significatif que le texte de la Septante soit en plein accord avec celui de saint Jérôme. C’est une preuve que le texte hébreu dont disposaient les Septante, et le texte hébreu dont disposait saint Jérôme, disaient ici la même chose.

Saint Jérôme ajoutait : « Les Juifs, et nos judaïsants, pensent que cela est dit de la personne de Jérémie. Mais je ne vois pas comment ils pourraient démontrer que Jérémie fût crucifié, puisque les Ecritures n’en font pas état. »

Puisque ce n’est pas Jérémie, puisque ce ne saurait être Jésus, il restait à… modifier le texte, ce qu’ils ont fait sans vergogne, comme en d’autres endroits où la prophétie désignait de façon trop évidente le Messie des chrétiens.

Dès le IIe siècle, saint Justin avait dénoncé cette falsification, dans son Dialogue avec Tryphon. Ou, plus exactement, il constatait qu’alors les Juifs avaient carrément supprimé le passage gênant : « De Jérémie, ils ont supprimé ces mots : “Je suis comme un agneau que l'on porte au sacrifice. Voici ce qu'ils méditaient contre moi, ils disaient : Venez, mettons du bois dans son pain. Retranchons-le de la terre des vivants, et que son nom s'efface à jamais.” Ce passage se lit encore dans quelques-uns des exemplaires conservés par vos synagogues ; car il n'y a pas longtemps qu'il a été retranché. Quand on prouve aux Juifs, d'après ce passage, que leur projet était de crucifier le Christ et de le faire mourir, quand on leur montre d'ailleurs l'identité de ce même passage avec celui d'Isaïe, qui nous présente le Messie conduit à la mort comme une brebis, ils se trouvent dans un étrange embarras et vous les voyez recourir aux injures et aux blasphèmes. »

Comme il n’était pas possible de soutenir durablement que le passage n’existait pas, il fallut le reprendre et le falsifier. Et c’est la version falsifiée que toute l’Eglise latine proclame aujourd’hui comme étant la Sainte Ecriture. Je dis bien toute l’Eglise latine, toute celle de la « forme ordinaire », puisque la néo-Vulgate elle-même a été falsifiée selon le texte massorétique. Ce qui est une monstrueuse impiété, et une ignominie.

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14 avril 2014

Ce que la désinformation ne nous explique pas

L’unanimité de la presse et des responsables politiques d’Europe et des Etats-Unis sur l’Ukraine a quelque chose de fascinant. C’est la Pravda à l’envers, à un niveau jamais vu. Car même quand il s’agissait d’aller envahir l’Irak le mensonge n’était pas si universel.

Il est donc établi que c’est Poutine qui met la zone, et que les soi-disant manifestants (euh, pardon, les « terroristes ») sont des Russes envoyés et financés par Poutine (y compris les braves babouchkas qui ont évidemment été amenées là par charters secrets…)

Il y a toutefois une question à laquelle on ne répond pas. Il est vrai aussi que personne ne la pose… :

Les policiers des provinces de l’Est de l’Ukraine sont-ils eux aussi des Russes envoyés par Poutine ?

Car tous les témoignages concordent : les policiers n’interviennent pas pour empêcher la prise des bâtiments administratifs, et ils ne font rien non plus pour les reprendre, ou pour interpeller les manifestants. C’est à cause de cette passivité obstinée que le pouvoir est obligé d’envoyer ses « forces des sécurité ». Donc, ou bien les policiers ukrainiens sont de nationalité russe, ou bien on nous ment.

Un autre évêque Summorum Pontificum

Les fidèles australiens attachés à la « forme extraordinaire du rite romain » ont désormais une « paroisse personnelle » dans la banlieue de Melbourne. Elle a été créée le 28 mars et son curé sera officiellement installé le 25 avril. Le jeudi saint et le dimanche de Pâques, la messe pontificale sera célébrée par Mgr Basil Meeking, évêque émérite de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

C’est la cinquième année consécutive que Mgr Meeking célèbre la Semaine Sainte dans cette communauté.

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Mgr Meeking ordonnant prêtre un membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, à Auckland, Nouvelle-Zélande, le 29 novembre 2008.

François, Kasper et le synode

Un article important d'Antonio Mastino, traduit par Benoît et moi. Extrait (la première phrase fait état d’une opinion tout à fait saugrenue qui montre jusqu’où peuvent aller ceux qui tiennent à défendre le pape en toute circonstance… jusqu’à ce que le pape lui-même démente leur pieuse interprétation...) :

Jusque-là, on avait cru que le pape avait utilisé le théologien progressiste Kasper pour faire sortir à découvert les thèses libérales de épiscopat d'Europe centrale, avant de les "fusiller" par anticipation, afin de sauver l'enseignement traditionnel de l'Eglise sur le sujet. Mais après la défense inattendue et passionnée de Kasper, il est devenu clair pour tous que le pape lui avait confié le discours inaugural parce qu'il partageait sa pensée. Et sur cette route, à travers son intervention directe, il souhaite conduire et si nécessaire pousser le Synode. Parce que, en lui-même, il aurait déjà mûri une décision. En utilisant cette technique typique des Jésuites, maîtres dans l'art de donner aux assemblées l'illusion que ce sont elles qui prennent, démocratiquement, les décisions, mais en réalité les menant sans qu'elles s'en aperçoivent à ratifier les décisions qui ont déjà été prises par le supérieur. Même Kasper ne serait, dans ce sens, qu'un «pion» de Bergoglio.

Lundi Saint

« Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie… » Ainsi commence l’évangile de la messe de ce jour, qui ouvre les jours Saints.

Six jour avant la Pâque, Marie annonce la mort du Seigneur en embaumant ses pieds par une onction de nard « pistique » : le parfum de la foi.

Par sa mort le 6e jour le Seigneur nous laissera son corps et son sang sous la forme d’un sacrement de la foi.

Voici que nous passons à un plan supérieur, par rapport au début de l’évangile de saint Jean.

Aux noces de Cana, Jésus annonce la transsubstantiation du vin. C’est « le troisième jour », dit l’évangéliste (suggérant évidemment un autre « troisième jour »). Le jour avant ces trois jours, Jésus trouvait Philippe et Nathanaël. Le jour précédent, Pierre et André étaient déjà devenus des disciples. Le jour précédent, Jean avait baptisé Jésus et avait témoigné avoir vu l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.

Donc, six jours avant les noces de Cana, c’était le baptême de Jésus : l’onction du Saint-Esprit. Qui annonçait « le calice que je dois boire, le baptême dont je dois être baptisé ».

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13 avril 2014

2e dimanche de la Passion, ou dimanche des Rameaux

La liturgie de ce dimanche est double, et ce ne fut pas une mauvaise idée de le souligner, lors de la réforme de la Semaine Sainte, en 1955, en appelant « 1er dimanche de la Passion » le dimanche précédent, qui était jusque-là simplement le dimanche de la Passion, ce jour étant seulement (par son titre du moins) dimanche des Rameaux.

C’est le dimanche des Rameaux par la bénédiction et la procession des Rameaux, qui vient de l’antique liturgie de Jérusalem, et qui est devenue l’unique liturgie dans les pays de liturgie byzantine, avec une spéciale coloration de fête des enfants. C’est le second dimanche de la Passion par la messe romaine, centrée sur la Passion, au point qu’on y lit déjà tout le récit de la mort du Christ.

Le contraste est saisissant. La procession est triomphale qui acclame le Christ Roi, par les 8 antiennes de louanges qui encadrent l’hymne Gloria laus et le psaume 147. Des antiennes qui, comme le dit la première, « rendent un digne hommage à ce vainqueur triomphant », hommage qui culmine dans la septième avant d’annoncer, dans la 8e, la résurrection du huitième jour.

Et alors commence la messe, qui nous plonge dans la douleur des ornements violets et le chant du psaume 21, le psaume de la Passion, le psaume spécifique de la crucifixion. La collecte parle du Sauveur qui a subi la croix, le trait reprend 14 versets du psaume 21, l’évangile raconte toute la Passion, l’antienne d’offertoire est le verset du psaume 68 : « pour nourriture ils m’ont donné du fiel, pour boisson du vinaigre » (car c’est en effet ce que nous offrons habituellement à Dieu), l’antienne de communion est la prière du jardin des oliviers « Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que ta volonté soit faite » (et c’est à ce calice aussi que nous devons communier).

Mais l’épître qui nous montre le Christ s’anéantissant jusqu’à la mort de la Croix ajoute que c’est pour cela que Dieu l’a élevé et lui a donné le nom au-dessus de tout nom, et le graduel souligne qu’il l’a glorifié.

Car, comme on le voit aussi dans la collecte, la liturgie ne sépare jamais la crucifixion de la résurrection. Même aux moments où la liturgie fait revivre les moments les plus tragiques, l’Eglise n’oublie jamais que le Christ est ressuscité, qu’il est ce roi de gloire que la procession des Rameaux ne fait qu’esquisser.

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12 avril 2014

Mais oui c’est un parti comme les autres…

La municipalité FN du 7e secteur de Marseille a été mise en place hier. Et ce matin a eu lieu la première parodie officielle de « mariage » entre deux hommes, célébrée par une adjointe FN, Evelyne Battuzzi.

Laquelle a adressé ses « félicitations » aux deux hommes, et a déclaré qu’elle ne souhaitait pas qu’on revienne sur le « mariage pour tous »…

Accueil des touristes et dhimmitude (ou : Mammon pour faire venir Allah)

Les aéroports japonais sont en train de « s’adapter » pour accueillir des visiteurs musulmans de plus en plus nombreux (notamment d’Indonésie : 65% de plus en un an, et du Golfe : 50%).

Les salles « de silence » sont transformées en « salles de prière ». Dans les toilettes sont posés des robinets spéciaux pour les ablutions rituelles. Beaucoup plus fort : les restaurants demandent à leurs clients de ne pas boire d’alcool lorsqu’ils sont à côté de musulmans.

Depuis décembre, l’aéroport de Narita sert des menus spéciaux pour musulmans, préparés par l’entreprise qui fournit la compagnie malaise.

Le porte-parole de l’Association japonaise du Halal, Hideaki Yotsutsuji, déclare que les communautés musulmanes du Japon saluent les efforts des aéroports pour améliorer l’accueil des musulmans. Mais il leur demande d’avoir à l’esprit qu’en claironnant leur quête de convivialité islamique, les aéroports mettent la barre très haut, et qu’ils ne doivent pas décevoir leur clientèle musulmane. Ainsi, souligne-t-il, « un musulman se sentira trahi simplement parce que quelqu’un boit de l’alcool à côté de lui. »

Il ne suffira pas que les restaurants rappellent à leurs clients de faire attention, il faudra en arriver à interdire la bière et le vin…

Alors que personne ne demandait rien.

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Samedi de la Passion

L’évangile de ce jour anticipe sur les Rameaux, mais il contient beaucoup d’autres choses, et qui sont amenées de façon mystérieuse. Voilà des païens qui viennent adorer à Jérusalem. Ils sont encore païens, mais ils savent que c’est à Jérusalem qu’on adore le vrai Dieu. Ils s’approchent de Philippe, pour parler en grec à un apôtre qui a un nom grec. Ils disent à Philippe qu’ils veulent voir Jésus. Ce Jésus à qui Philippe demandera bientôt de lui montrer le Père, et à qui Jésus répondra : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » Philippe les conduit à André, l’autre apôtre qui a un nom grec. Puis tous deux vont voir Jésus. Jésus paraît ne rien leur répondre à propos des païens qui veulent le voir. Comme s’il ignorait purement et simplement la demande. Mais le discours qu’il tient alors est l’annonce du salut proposé à tous les païens, par la Croix.

« Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. » La gloire, c’est la croix, comme le souligne fortement saint Cyrille d’Alexandrie dans son commentaire de saint Jean.

Et l’on remarque alors que ce propos renvoie à un propos tenu juste avant la Transfiguration, selon les trois synoptiques : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup (…) et qu’il ressuscite le troisième jour. »

Ensuite c’est encore plus net : « Celui qui aime sa vie, la perdra ; et celui qui hait sa vie dans ce monde, la conserve pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, mon serviteur sera aussi. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » Dans les synoptiques, avant la Transfiguration : « Qui voudrait sauver son âme la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » Et : « Si quelqu’un veut venir à ma suite (…) qu’il prenne sa croix et vienne à moi. »

Dans son évangile, saint Jean ne parle pas de la Transfiguration. Il ne parle pas non plus de l’Agonie au jardin des oliviers. C’est l’essentiel, mystique, de ces deux épisodes, qui est ici évoqué, comme l'avait remarqué Xavier Léon-Dufour (Etudes d'Evangile, cité dans Bible chrétienne II*).

Voici l’évocation du jardin des oliviers : « Maintenant, mon âme est troublée (…) Père, sauve-moi de cette heure. Mais c'est pour cela que je suis arrivé à cette heure. Père, glorifie ton Nom. » (« Mon âme est triste jusqu'à la mort (...) Père, s'il est possible, que ce calice s'éloigne de moi; cependant, qu'il en soit non pas comme je veux, mais comme tu veux. »)

« Alors vint une voix du ciel… » Comme à la Transfiguration. Et aussi au baptême… chez les synoptiques.

La voix dit : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai ».

Par la Croix, comme le dit ensuite Jésus : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi. » Notamment ces Grecs qui veulent me voir…

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11 avril 2014

Danemark : le parti du peuple danois en tête

Un nouveau sondage danois pour les élections européennes place en tête, mais cette fois largement, le parti du peuple danois, anti-immigration et anti-UE, avec 27% d’intentions de vote, contre 23% pour les sociaux-démocrates et 21% pour les libéraux.

L’islam, oui ; les chrétiens d’Orient, non

Le Musée du Louvre a décidé d’abandonner  son projet de département « consacré aux arts des chrétientés d’Orient, des empires byzantins et slaves ».

On nous a vanté pendant des années le mirifique projet, puis la grandiose réalisation, du département des « arts de l’islam ». Rien n’était trop beau, rien n’était trop cher, pour mettre au pinacle un art qui demeure pourtant limité puisqu’il refuse (en général) la représentation humaine.

Mais pour l’art chrétien d’Orient il n’y a rien. Symboliquement, c’est terrible. Non seulement nous laissons crever les chrétiens d’Orient, mais en plus on les écrase du talon. C’est une incitation à aggraver les discriminations et les persécutions : voyez le grand musée français, comme ils honorent l’islam, et ne s’occupent pas des chrétiens.

Cela, ce n’est pas la France.

Le Tamiflu refait parler de lui

Une étude de la « Collaboration Cochrane », publiée par le British Medical Journal, conclut que le célèbre Tamiflu, qui fut administré de façon industrielle en 2009 pour une épidémie de grippe qui n’existait pas, n’a pas d’effet médical réel. Or les gouvernements continuent de dépenser des centaines de millions d’euros pour avoir des stocks de ce médicament en cas de pandémie…

Euh… si, il peut avoir un effet : nausées, problèmes rénaux, voire psychiques…

En Corée du Nord

Une centaine d’habitants de Pyongyang ont été arrêtés pour « contacts illégaux avec des groupes religieux chinois », annonce Asianews.

Toutes les personnes arrêtées se sont rendues en Chine, où elles auraient « d’étroits rapports » avec les communautés protestantes locales qui aident les réfugiés. Or, même si la liberté religieuse « est garantie par la Constitution, il est interdit de contacter des membres de groupes religieux étrangers, qui veulent seulement déstabiliser le gouvernement de Pyongyang ».

Les informations données ne permettent pas de savoir s’il s’agit des mêmes personnes dont on parlait il y a un mois, ou d’autres.

Le droit italien…

Le tribunal de Grossetto a ordonné aux officiers d'état civil de la ville d'enregistrer le « mariage » d'un couple homosexuel célébré à New York.

Alors qu’il n’y a aucune reconnaissance du « mariage » entre personnes du même sexe en Italie.

Le juge Claudio Boccini s’est appuyé sur le fait que les registres d'état civil ne comportent « pas de référence à la notion de genre »…

Ça rappelle de mauvais souvenirs

La presse turque a évoqué le cas de vieilles personnes arméniennes (au moins 18) qui ont fui leur village syrien de Kessab pour se réfugier dans les villages de Yayladagı et Vakif en Turquie.

Mais quand on demande à ces arméniens ce qui s’est passé, l’information n’est pas la même.

Le village de Kessab a été attaqué par les rebelles. Les arméniens ont alors fui en masse vers la côte pour trouver refuge du côté de Lattaquié. Il n’est resté à Kessab que des vieux. Alors sont arrivés des hommes armés qui parlaient turc, qui ont attaqué les maisons, sorti les vieux, et les ont emmenés en Turquie sans leur dire où ils allaient…

L’an prochain ce sera le centenaire du génocide arménien…

Profanation de la chapelle Saint François à Rennes

La chapelle Saint-François de Rennes (Institut du Christ Roi Souverain Prêtre) a été cambriolée. La porte de la sacristie a été défoncée, et tout a été mis sens dessus dessous. Les troncs ont été vidés, et, surtout, le tabernacle a été ouvert et les hosties emportées.

L’hypothèse d’un vol satanique ne peut donc être écartée. L’Agrif va saisir la justice.

Revoilà la femme de Jésus !

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C’est reparti pour un tour. En tapant « papyrus Jésus » dans Google actualité, au moment où j’écris, on trouve 24.900 résultats. Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Figaro, L’Express, Europe 1, le New York Times, CNN, etc., tous évoquent de nouveau la « femme de Jésus » dont parle un ancien papyrus…

L’affaire remonte à septembre 2012. Le Harvard Magazine révélait alors, à la presse mondiale médusée, qu’on avait découvert un papyrus où l’on pouvait lire, en copte : « Jésus leur dit : ma femme… ».

« Un nouvel évangile révélé », titrait le magazine, qui appelait tranquillement ce fragment de 3,8 sur 7,6 cm « l’évangile de la femme de Jésus »…

Et cela était naturellement bardé de références scientifiques.

A l’époque j’avais fait remarquer que ce n’était en rien une surprise qu’on trouve un bout de texte qui ressemble à une citation d’un des innombrables évangiles apocryphes des premiers siècles, et singulièrement de l’Evangile de Thomas, qui est précisément écrit en copte.

Certains spécialistes pensaient que le document était de toute façon un faux moderne. L’un d’eux soulignait que l’écriture était une imitation de l’évangile de Thomas, telle qu’elle était étudiée dans un ouvrage savant, et… avec l’erreur qui s’était glissée dans l’ouvrage en question.

Aujourd’hui la femme de Jésus revient en fanfare, toujours par le Harvard Magazine, qui ne craint pas de ruiner ainsi la réputation scientifique de l’illustre université, avec un article titré cette fois : « Le fragment de la Femme de Jésus : la preuve scientifique ».

La preuve en question, c’est que le papyrus a été analysé, et qu’il a été fait entre 659 et 869, selon la datation au carbone 14. Autre preuve : l’encre est du noir de fumée.

Voilà tout ce qui est nouveau. C’est-à-dire strictement rien. Que le matériau soit des VIIe-IXe siècles et que l’encre soit du noir de fumée n’empêche en aucune manière que ce soit un faux moderne.

Et si par hasard le texte a réellement été écrit entre 659 et 869, donc longtemps après les évangiles apocryphes, et par un mauvais scribe pas foutu de recopier correctement son modèle, il ne présente pas davantage le moindre intérêt (sinon pour les hyper-spécialistes des apocryphes coptes).

Le cardinal Zen et la liturgie traditionnelle

Le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, est connu pour sa dénonciation sans fard du communisme chinois et de ceux qui temporisent avec lui. On sait moins qu’il célèbre volontiers la messe de saint Pie V. C’est un beau cadeau qu’il fait à la « communauté de liturgie tridentine du diocèse catholique de Hong Kong » de célébrer pour elle et avec elle la messe du jeudi saint et l’office du vendredi saint.

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(Via Rorate Caeli)

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Vendredi de la Passion

Les Pontifes et les Pharisiens délibéraient entre eux, mais ils ne disaient pas : Croyons en lui ; ces hommes pervers étaient bien plus préoccupés de la pensée de nuire à Jésus pour le perdre que des moyens d’éviter leur propre perte, et cependant ils craignaient et se consultaient. « Ils disaient : Que faisons-nous, car cet homme opère beaucoup de miracles ? Si nous le laissons ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront et ruineront notre pays et notre nation. » Ils craignirent de perdre les biens temporels, et ils ne songèrent pas aux biens de la vie éternelle : c’est ainsi qu’ils perdirent les uns et les autres. En effet, après la passion et la glorification du Seigneur, les Romains leur enlevèrent leur ville qu’ils prirent d’assaut, et ruinèrent leur nation qu’ils emmenèrent en captivité. Ainsi se vérifia en eux cette prédiction : « Les enfants de ce royaume iront dans les ténèbres extérieures. » (…)

« Mais l’un d’eux, nommé Caïphe, qui était le Pontife de cette année-là, leur dit : Vous n’y entendez rien, et vous ne pensez pas qu’il vous est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple, et non pas que toute la nation périsse. Or, il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant le Pontife de cette année-là, il prophétisa. » Nous apprenons ici que même les hommes méchants peuvent, par l’esprit de prophétie, annoncer les choses à venir. Cependant l’Évangéliste attribue ce dernier fait à un mystère tout divin ; car, dit-il, « il était Pontife », c’est-à-dire grand prêtre. (…)

Que prophétisa donc Caïphe? « Que Jésus devait mourir pour la nation; et non seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler les enfants de Dieu qui étaient dispersés ». Ces derniers mots ont été ajoutés par l’évangéliste ; car Caïphe, dans sa prophétie, n’a parlé que de la nation juive, où se trouvaient ces brebis dont le Seigneur dit lui-même : « Je n’ai été envoyé que vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais l’évangéliste savait qu’il y avait d’autres brebis qui n’étaient pas de ce bercail, et qu’il fallait réunir, afin qu’il n’y eût qu’un seul bercail et un seul pasteur. Mais tout cela doit s’entendre par rapport à la prédestination; car ceux qui n’avaient pas encore cru n’étaient encore ni les brebis ni les enfants de Dieu.

« A partir de ce jour, ils pensèrent donc à le mettre à mort. C’est pourquoi. Jésus n’allait  plus en public parmi les Juifs ; mais il s’en alla dans le pays qui est près du désert, en une ville appelée Ephrem, et là il demeurait avec ses disciples. » Le motif de sa conduite n’était point la disparition de sa puissance. Certes, s’il l’eût voulu, il aurait vécu publiquement au milieu des Juifs, et ils ne lui auraient fait aucun mal; mais, dans cette faiblesse apparente de son humanité, il montrait à ses disciples l’exemple qu’ils devaient suivre : il leur prouvait que, pour les fidèles qui sont ses membres, il n’y aurait point de péché à se dérober aux yeux de leurs persécuteurs, et à éviter leur fureur criminelle, en se cachant, plutôt qu’à l’allumer davantage, en se présentant devant eux.

Saint Augustin, fin du traité 49 sur saint Jean.

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10 avril 2014

Jeudi de la Passion

« Notre âme, la pénitente, lave les pieds du Seigneur. » Ainsi dom Pius Parsch résume-t-il la messe de ce jour. Une messe en effet très marquée par la pénitence, la reconnaissance du péché, la componction, l’appel au pardon et à la miséricorde.

Dans une semaine aura lieu le rite du lavement des pieds. Rite de la Pâque, expression de l’amour de Dieu qui « remplace » l’institution de l’eucharistie dans l’évangile de saint Jean. De façon singulière, les antiennes du Benedictus et du Magnificat, aujourd’hui, ne sont pas reprises de l’évangile, mais annoncent ce qui se passera dans une semaine : « Le Maître dit : Mon temps est proche, je veux faire chez toi la Pâque avec mes disciples. » « J’ai désiré d’un grand désir de manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir. »

Ainsi, dans l’évangile de ce jour, la pécheresse annonce-t-elle le Jeudi Saint en arrosant de ses larmes les pieds du Seigneur et en les essuyant « avec les cheveux de sa tête », comme dit le texte sacré. En oignant ses pieds de parfum elle annonce en même temps la sépulture, et comme la tradition occidentale assimile cette pécheresse à Marie-Madeleine, nous voyons se profiler tout le drame du Triduum, jusqu’à la croix où Marie-Madeleine est (de nouveau) aux pieds du Seigneur quand les apôtres (hormis saint Jean) se sont enfuis, et jusqu’au tombeau vide quand elle sera la première à voir le Seigneur ressuscité, pour devenir ainsi l’apôtre des apôtres…

« Beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beaucoup aimé. » La pénitence, cela consiste essentiellement à aimer Dieu qui nous aime. A l’aimer vraiment : ce qui nous fait détester tout ce qui n’est pas digne de lui en nous. Allons-y de nos propres larmes : il y a de quoi faire…

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09 avril 2014

Toute la petite bande…

Ce qu’on ne peut pas reprocher à François Hollande, c’est de laisser tomber ses amis. La configuration est sans doute unique, qu’une bande de copains d’une promotion de l’ENA soit ensemble au pouvoir 30 ans après.

Car les revoilà vraiment tous ensemble : Sapin toujours là, Royal qui revient, et revoici Jean-Pierre Jouyet. Même le fait qu’il fût ministre de Sarkozy ne l’a pas fait exclure du clan. Jean-Pierre Jouyet quitte donc la Caisse des dépôts pour devenir secrétaire général de l’Elysée, en remplacement d’un autre membre (discret, celui-là) de la promotion Voltaire, Pierre-René Lemas, qui devrait être recasé… à la Caisse des dépôts… ou à la direction de la RATP, aujourd’hui occupée par Pierre Mongin, qui est… un autre membre de la promotion Voltaire, mais du clan de « droite » celui-là (Villepin, Donnedieu de Vabres, Castries…).

Moins connue du grand public est Sylvie Hubac, qui est tout simplement directrice du cabinet de François Hollande, et sa représentante personnelle comme coprince d’Andorre.

Enfin, s’il ne veut pas apparaître dans un gouvernement ou à l’Elysée, on n’oubliera pas Jean-Marie Cambacérès, qui a créé en 2010 l’association « Démocratie 2012 » dont le seul objectif était de porter François Hollande à la présidence de la République, en récoltant des fonds pour cela auprès des milieux d’affaires. Et alors même les anciens copains « de droite » de la promotion versent leur obole : Henri de Castries, président d’Axa, proche de Sarkzoy, avait donné 7.500 €…