01 octobre 2014

« Historique »

Il y a longtemps que le terme « historique » est galvaudé et que n’importe quel événement est ainsi présenté, même s’il est oublié le mois suivant. Ou la semaine suivante. Mais on atteint sans doute un sommet avec le « jour historique » salué hier par Barack Obama : c’était un jour historique parce que l’Afghanistan et les Etats-Unis ont signé un accord « bilatéral » régissant la présence d'un contingent militaire américain en Afghanistan après 2014… Autrement dit un accord de pure routine qui rend légale la présence américaine en Afghanistan l’année prochaine…

De Roch Hachana à la mosquée

Dimanche, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve fêtait Roch Hachana avec Marek Halter (et Manuel Vals). Hier, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve fêtait les 20 ans de la Grande Mosquée de Lyon.

Et il a fait part du soutien du gouvernement au projet d’un grand centre culturel islamique à Lyon.

« Il serait fort heureux que Lyon dispose à son tour d'un lieu voué à la connaissance et au rayonnement de cette immense culture », a-t-il dit.

Exemple de l’immense culture, les hadiths, dont celui-ci :

Rapporté par Abdoullah ibn Omar : l’Envoyé d’Allah a dit : « Vous (les musulmans) combattrez les juifs jusqu’à ce que certains d’entre eux se cachent derrière des pierres. Les pierres diront : “O serviteur d’Allah, il y a un juif caché derrière moi : aussi tue-le !” » (Boukhari 2925).

Pas sûr que Marek Halter apprécie…

Guenther Oettinger a osé…

Il est rarissime que je dise du bien d’un commissaire européen. Mais là je ne peux pas m’empêcher. Il s’agit de Guenther Oettinger, qui est le commissaire à l’Energie sortant, et qui était auditionné hier par le Parlement européen parce qu’il est nommé commissaire à l’Economie numérique.

Interrogé sur ce qu’il pouvait faire contre les risques du numérique, il a répondu ceci :

« On peut réduire ou même éliminer certains risques. Mais, comme pour toute technologie, on ne peut exclure tout risque. Je vais donner un exemple. Disons… à demi sérieux. Récemment il y a eu un nombre croissant de lamentations publiques à propos de photos de nus de célébrités qui avaient pris des selfies – Je n’arrive pas à le croire ! Si ces personnes sont assez bêtes, alors qu’elles sont célèbres, pour prendre des photos d’elles-mêmes nues et de les mettre en ligne, elles ne peuvent certainement pas attendre qu’on les protège. Ce que je veux dire, c’est que la stupidité est quelque chose dont on ne peut pas pas, ou seulement partiellement, sauvegarder les gens. »

Et bien sûr le propos fait scandale, et l’on souligne que Oettinger fait seulement la preuve de son incompétence puisqu’il confond la mise en ligne et le « cloud ». Je pense qu’il le fait intentionnellement, pour montrer qu’il est impossible de garantir la confidentialité de données sur internet, où qu’elles soient. Et qu’il faut effectivement être stupide pour stocker des photos où que ce soit sur internet et s’offusquer de les voir publiées. C’est simplement la suite des cris d’orfraie de tous ces crétins qui mettent leurs photos sur Facebook et s’indignent, quand elles sont reprises, qu’on viole leur « intimité »…

Saint Remi

Remi, docteur illustre et confesseur glorieux du Seigneur, eut sa naissance prédite comme il suit par un ermite. Les Vandales avaient ravagé toute la France, et un saint reclus aveugle adressait de fréquentes prières au Seigneur pour la paix de l’Eglise des Gaules, quand un ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Apprends que la femme appelée Cilinie enfantera un fils du nom de Remi; il délivrera sa nation des incursions des méchants. » A son réveil, il courut immédiatement à la maison de Cilinie et raconta sa vision. Comme elle n'en croyait rien à raison de sa vieillesse, il répondit : « Quand tu allaiteras ton enfant, tu oindras avec soin mes yeux de ton lait et aussitôt tu me rendras la vue. » Toutes ces choses étant ainsi arrivées successivement, Remi quitta le monde et s'enferma dans la retraite. Sa réputation grandit, et à l’âge de 22 ans, il fut élu par le peuple archevêque de Reims. Or, sa mansuétude était telle que les oiseaux venaient jusque sur sa table manger dans sa main les miettes du repas. Ayant reçu l’hospitalité pendant quelque temps chez une matrone possédant une modique quantité de vin, Remi entra dans le cellier, fit le signe de la croix sur le tonneau, se mit en prières, et aussitôt le vin monta, de telle sorte qu'il se répandait au milieu du cellier.

Or, en ce temps-là, Clovis, roi de France, était païen et il n'avait pu être converti par son épouse qui était très chrétienne ; mais quand il vit venir contre lui une armée innombrable d'Allemands, il fit vœu au Seigneur Dieu qu'adorait sa femme de recevoir la foi de J.-C., s'il lui  accordait la victoire sur ses ennemis. Il l’obtint à son souhait; il alla donc trouver saint Remi et lui demanda le baptême. Quand on vint aux fonts baptismaux, il ne s'y trouvait pas de saint chrême, mais voici qu'une colombe apporta, dans son bec, une ampoule avec du chrême, dont le pontife oignit le roi. Or, cette ampoule est gardée dans l’église de Reims et les rois de France en ont été sacrés jusqu'aujourd'hui.

Longtemps après, Guénebauld, homme de grande prudence, s'étant marié à la nièce de saint Remi, les deux époux se délièrent mutuellement par esprit de religion, et Guénebauld fut ordonné évêque de Laon par saint Remi. Mais comme Guénebauld laissait trop souvent venir sa femme chez lui pour l’instruire, dans ces fréquents entretiens, son esprit se laissa enflammer de concupiscence et tous les deux tombèrent dans le péché. Sa femme conçut et enfanta un fils ; elle en instruisit l’évêque, et celui-ci, tout confus, lui fit dire: « Puisque l’enfant a été acquis par larcin, je veux qu'il soit appelé Larron. » Or, afin qu'aucun soupçon ne se fît jour, Guénebault laissa venir sa femme chez soi comme auparavant; mais quand ils eurent pleuré leur péché premier, ils tombèrent encore dans une nouvelle faute. Après avoir donné le jour à une fille et l’avoir mandé à l’évêque, celui-ci répondit : « Appelez cette fille Renarde. » Enfin revenu à lui, Guénebault alla trouver saint Remi, et, se jetant à ses pieds, il voulut ôter son étole de son cou. Saint Remi l’en empêcha et ayant appris de sa bouche les malheurs dans lesquels il était tombé, il le consola avec douceur, l’enferma dans une étroite cellule l’espace de sept ans, et lui-même gouverna son église dans l’intérim. La septième année, le jour de la cène du Seigneur, Guénebault était en oraison lorsqu'un ange lui apparut, lui déclarant que son péché était pardonné et lui commandant de sortir de sa retraite. Comme il répondait : « Je ne puis, car mon seigneur Remi a fermé la porte et l’a scellée de son sceau, » l’ange lui dit : « Afin que vous sachiez que le ciel vous est ouvert, votre cellule va être ouverte sans que le sceau soit rompu. » Il parlait encore que la porte s'ouvrit. Alors Guénebault se jetant en travers de la porte, les bras en forme de croix, dit : « Quand bien même mon Seigneur J.-C. viendrait, ici pour moi, je n'en sortirai pas, à moins que mon seigneur Remi qui  m’y a enfermé n'y vienne. » Sur l’avis de l’ange, saint Remi vint à Laon et rétablit Guénebauld sur son siège. Il persévéra dans les bonnes œuvres jusqu'à sa mort, et il eut pour successeur son fils Larron, qui fut saint aussi. Enfin saint Remi, tout éclatant de vertus, reposa en paix l’an 500 du Seigneur.

Jacques de Voragine, La légende dorée. Ce texte, inspiré de Grégoire de Tours et de Hincmar, est pour une fête de saint Remi qui avait lieu le 14 janvier, jour de sa naissance au ciel. Il y a un autre texte de Jacques de Voragine sur saint Remi pour la fête d’aujourd’hui, qui était la fête de la translation de ses reliques. (Guénebauld, ou Génebaud, fut de fait le premier évêque de Laon, et son fils Larron lui succéda.)

06:20 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (2)

30 septembre 2014

Le trou de 2.000 milliards, c’est maintenant

La dette française a officiellement dépassé le seuil des 2.000 milliards d’euros au deuxième trimestre de cette année, selon les chiffres publiés ce matin par l’INSEE.

La dette représente désormais plus de 95% du PIB (c’était 12% en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994, 60% en 2002).

Roch Hachana chez les people

Chaque année, Marek Halter organise une grande fête pour Roch Hachana.

Cette année (dimanche soir), les invités vedettes étaient Manuel Valls et son épouse, qui se sont fait complaisamment mitrailler par les photographes.

Il y avait aussi le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, Elisabeth Guigou, Rama Yade (et son époux Joseph Zimet, fils du chanteur yiddish Ben Zimet), Elsa Zylberstein, Daniela Lumbroso et son époux Eric Ghebali, ancien secrétaire général de SOS Racisme et de l’UEJF, l’ambassadeur d’Israël en France, etc.

Déjà qu’ils n’étaient pas nombreux…

Mais selon Farid Louali, lors du rassemblement anti-jihad devant la Mosquée de Paris, « la moitié était français, même pas musulmans ».

Farid Louali, co-fondateur de l’Union musulmane pour la dignité, est de ceux qui considèrent que les musulmans n’ont pas à manifester contre l’Etat islamique. Donc il se félicite (c’était sur BFM, relayé par FDesouche) de l’échec d’une manifestation où la moitié des gens étaient « français, même pas musulmans »…

16:36 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0)

Le gouvernement soutient la Manif pour tous

A quelques jours de la Manif pour tous, le gouvernement dévoile un plan de lutte contre la famille, dont les bombes principales sont la division par trois de la prime de naissance à partir du deuxième enfant et la réduction du congé parental pour la mère. Pour un total de 700 millions d’euros.

On notera la parfaite unanimité des commentaires de la presse, toutes tendances politiques confondues, pour dénoncer l’absurdité et la nocivité de ces mesures.

On notera aussi la justification de Marisol Touraine : « Une politique familiale, ce ne sont pas seulement des allocations, c'est aussi permettre aux femmes d'être maman et de travailler. » La politique familiale, c’est d’envoyer les femmes au travail, surtout si elles doivent abandonner leur enfant à des structures qui les prendront en charge...

En réalité tout cela est dans une parfaite continuité de l’idéologie socialiste.

Un étonnant sondage coréen

L’ordre Jogye, qui est de loin la plus importante et la plus traditionnelle des 28 sectes bouddhistes officielles de Corée, a réalisé un sondage dont les résultats sont étonnants, si l’on se souvient qu’il y a à peine 11% de catholiques en Corée du Sud.

Il en résulte en effet que l’Eglise catholique est « la religion la plus fiable et la plus influente d’un point de vue social ». Elle est suivie du bouddhisme, du protestantisme, du « bouddhisme rond », et de l’islam.

De même, ce sont les catholiques qui ont « le plus d’influence sur la société », suivis des protestants, des bouddhistes, des adeptes du bouddhisme rond, et des musulmans.

Toutefois, à la question « quelle religion a le plus contribué au développement du pays », la réponse est : aucune (31,7%), le bouddhisme (30%), les protestants (20,1%), les catholiques (15,8%).

En ce qui concerne les conflits interreligieux, les premiers responsables sont les protestants (59,2%), suivis des bouddhistes (15,9%), les catholiques étant loin derrière : 7,9%.

(En Corée du Sud, la moitié de la population se dit sans religion, environ 22% bouddhistes, 17% protestants, 11% catholiques. Le bouddhisme rond (won) fondé au XXe siècle, remplace le Bouddha par un cercle.)

16:24 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0)

Un jugement immonde

L’Agrif poursuivait Plantu pour un dessin ignoble représentant Benoît XVI qui sodomisait un enfant, sous le titre : « Pédophilie : le pape prend position. »

Le tribunal correctionnel de Paris vient de relaxer Plantu et de condamner l’Agrif à lui verser 2.000 € pour ses frais de justice.

Les juges ne se contentent pas de balayer la plainte de l’Agrif, ils justifient longuement le dessin de Plantu, reprenant à leur compte les calomnies contre l’Eglise et contre Benoît XVI.

J’ai rarement vu un jugement aussi révoltant en France.

Le message des évêques du Soudan du Sud

Dans un message publié à l’issue d’une rencontre qui s’est tenue à Djouba du 23 au 25 septembre, les évêques du Soudan du Sud appellent une nouvelle fois à la fin des « combats » et des « meurtres », qui « doivent cesser immédiatement et sans condition ». Ils soulignent : « Des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers ont dû être évacuées. La population, déjà éprouvée par les précédents conflits, est de nouveau traumatisée par des atrocités que rarement nous avons vues auparavant. Les populations évacuées vivent dans des conditions effroyables, tant dans les campagnes que dans les camps de l’ONU sis dans les villes ou en tant que réfugiés dans les pays voisins. La famine menace sur une partie du pays. »

Ils constatent que les espoirs dérivant de l’indépendance – acquise en 2011 – sont compromis par la guerre civile qui a bloqué tout projet de développement. « On peut dire que la paix est synonyme de développement. Alors que sept Etats sur dix n’ont pas été directement touchés par la violence, leur population souffre encore et a besoin de la reprise des activités de développement. »

Et ils dénoncent le tribalisme :

« Les tueries ethniques à grande échelle ont créé un cycle de peur, de haine et de vengeance. Notre politique est de plus en plus ethnique, avec pour conséquence l’affirmation de la perception au sein des différentes communautés qu’une tribu est favorisée par rapport à l’autre, ou même que l’une ou l’autre “mérite” de diriger. Même à l’intérieur de nos églises s’affirment actuellement des éléments de tribalisme qui créent des soupçons et affaiblissent nos efforts de paix et de réconciliation ». « Le tribalisme est l’allié de la corruption et du népotisme. Les charges publiques sont perçues par beaucoup comme un synonyme d’accès au pouvoir et à la richesse. Les communautés ressentent souvent le besoin de placer leurs membres au pouvoir afin d’avoir accès aux ressources ».

En conséquence ils lancent un appel afin que tous contribuent à la paix et invitent les fidèles à la prière pour la réconciliation nationale.

16:05 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (6)

Pas d’accord

Le Vatican a offert 100.000 euros à la Fondation Auschwitz-Birkenau fondée en 2009 par le faux « professeur » Wladyslaw Bartoszewski pour financer un programme de « préservation » à long terme du site.

« Compte tenu de nos possibilités limitées, cette somme n'est pas très importante. Néanmoins, c'est l'expression d'un soutien entier au projet de la Fondation Auschwitz-Birkenau », dit en s’excusant le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.

Mais l’Eglise n’a pas à soutenir cette fondation. Les carmélites avaient restauré gratuitement un bâtiment d’Auschwitz pour en faire un carmel où l’on priait pour toutes les victimes, tout près de la cellule de saint Maximilien Kolbe. Les lobbies juifs antichrétiens ont chassé les carmélites. S’ils ne veulent pas des chrétiens, je ne vois pas pourquoi les chrétiens devraient leur donner de l’argent. C’est déjà aberrant que le gouvernement français, celui de Sarkzoy-Fillon, ait donné 5 millions d’euros, pris dans notre poche, à cette « fondation » privée qui est censée « soutenir » le musée d’Etat d’Auschwitz.

16:04 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (6)

Saint Jérôme

Le « Prologue de Tobie », dans la Vulgate clémentine, également reproduit dans la récente Vulgate de Stuttgart, est une lettre de saint Jérôme expliquant pourquoi et comment il a traduit ce livre. La lettre est adressée à ses amis saint Chromace, évêque d’Aquilée, et saint Héliodore, évêque d’Altino.

« En vérité, je ne saurais comprendre votre empressement ; vous voulez absolument que je traduise en latin un livre écrit en chaldéen, je veux dire le livre de Tobie, que les Hébreux retranchent du nombre des livres canoniques pour le mettre au nombre des apocryphes. Je vous ai obéi, mais ce n'a pas été sans me faire violence ; car les Hébreux nous font un procès sur cela, et nous accusent de traduire en latin des livres qui ne sont point dans leur canon. Leurs plaintes ne m'ont pourtant pas empêché de poursuivre mon travail, persuadé qu'il était plus à propos d'obéir à des évêques que de craindre les murmures des pharisiens. Comme donc le chaldéen approche beaucoup de l'hébreu, je me suis servi d'un homme qui parlait parfaitement bien l'une et l'autre langue, et après avoir fait venir un copiste, je lui ai dicté en latin tout ce que celui-là m'exprimait en hébreu. J'ai consacré un jour tout entier à cet ouvrage.

« Je n'en veux point d'autre récompense que le secours de vos prières et le plaisir de savoir que vous êtes contents de mon travail. »

La première fois que j’ai lu ce texte (en latin) je me suis dit que j’avais dû mal comprendre. Mais saint Jérôme affirme réellement qu’il a traduit le livre de Tobie d’hébreu en latin en une seule journée. C’est un élément qu’il convient de garder en mémoire quand les exégètes qui méprisent la Vulgate prétendent que saint Jérôme n’avait pas une bonne connaissance de l’hébreu, voire même n’avait qu’une connaissance rudimentaire de cette langue…

On remarquera aussi que pour saint Jérôme il n’existait qu’un texte araméen de Tobie. Texte aujourd’hui perdu. Les traductions modernes de la Bible sont celles de textes grecs d’un texte sans doute hébreu lui aussi disparu, et qui sont différents. Or le texte de saint Jérôme, donc le texte de la Vulgate, est d’un plus grand intérêt pour le chrétien, comme je l’ai récemment signalé.

06:34 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (8)

29 septembre 2014

Un autre député rejoint l’Ukip

Le congrès du parti conservateur s’est ouvert dimanche à Birmingham. Le député Mark Reckless ne s’y trouvait pas. Car la veille il était au congrès de l’Ukip, pour annoncer qu’il quittait le parti de David Cameron pour rejoindre celui de Nigel Farage.

C’est le deuxième député conservateur eurosceptique à franchir le pas. Fin août, c’était Douglas Carswell. L’élection partielle dans sa circonscription de Clacton aura lieu le 9 octobre. Douglas Carswell sera vraisemblablement le premier député de l’Ukip aux Communes (car le parti, arrivé en première position aux européennes, n’a pas encore d’élu au Parlement britannique). Il y aura donc ensuite une partielle à Rochester and Strood, où Mark Reckless avait été facilement élu en 2010…

16:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

La Suisse dit non à la Sécu

Les Suisses ont de nouveau rejeté hier la création d’une caisse unique et publique d’assurance maladie, une marotte de la gauche suisse qui rêve depuis toujours du trou de notre sécu soviétoïde.

Le score est sans appel : 61,9% des votants ont refusé la sécu à la française. Le score approche même les 80% dans certains cantons alémaniques, tandis que, comme d’habitude quand il faut imiter nos plus mauvais côtés, la Suisse romande votait pour – à l’exception toutefois de Fribourg et, de justesse, du Valais.

(Il y a aujourd’hui en Suisse une soixantaine de caisses d’assurance maladie privées – évidemment bénéficiaires -, qui se disputent les adhérents obligés de souscrire une assurance de base.)

15:46 Publié dans Social | Lien permanent | Commentaires (4)

« Nantes en Bretagne »

Nantes_Incontestable_succès_pour_la-1.jpg

La mobilisation ne faiblit pas, bien au contraire : ce fut une grande manifestation pour une Bretagne réunie, non amputée de la Loire Atlantique, qui a eu lieu samedi à Nantes. La troisième manifestation de l’année. Avec des écrivains, des artistes, des chefs d'entreprise, des élus… Mais comme pour la Manif pour tous, le peuple breton se heurte à un gouvernement autiste qui impose son idéologie malgré une impopularité historique.

La bonne nouvelle des sénatoriales

Jean-Pierre Michel a perdu son siège de sénateur. « Figure emblématique du Pacs et du Mariage pour tous », comme disent les gazettes, il n’a obtenu que 33,8% des voix.

Lorsque, rapporteur du projet de loi sur le « mariage » homosexuel, il avait auditionné le philosophe Thibaud Collin, il lui avait dit :

« Pour moi, ce qui est juste, c’est ce que dit la loi. Et la loi, elle se réfère à un rapport de forces à un moment donné, et point final. »

La très européenne gay pride de Belgrade

Quelques centaines d’homosexuels et autres militants du lobby ont défilé hier à Belgrade, sous la protection de milliers de gendarmes et de policiers anti-émeute, appuyés par des blindés et des hélicoptères.

 Le ministre de la Cul(ture), le maire de Belgrade, et le… négociateur en chef pour l'adhésion à l'UE faisaient partie du cortège, avec le… chef de la délégation de l'UE à Belgrade, Michael Davenport.

Le Premier ministre Aleksandar Vucic avait toutefois déclaré qu’il avait « mieux à faire »…

« C’est une étape importante dans l’histoire moderne de la Serbie démocratique », a déclaré Stefan Fule, le commissaire européen à l’Elargissement, qui a ajouté que ce défilé marquait « une amélioration substantielle de l’exercice effectif des droits LGBTI ».

Roubaix perd Saint-Michel…

1933104111_B973670435Z.1_20140928095325_000_GVV36UDJM.1-0.jpg

Samedi, le curé de la paroisse de la Trinité de Roubaix a confirmé aux paroissiens que l’église Saint-Michel allait être fermée.

Ce (bel) édifice de style romano-byzantin a été édifié en 1928 et appartient donc à l’Eglise, qui n’a plus les moyens de l’entretenir.

Déjà l’église Notre-Dame était devenue le salon de réception d’un traiteur…

A Roubaix comme ailleurs, les catholiques disparaissent. A Roubaix plus qu’ailleurs, ils sont remplacés par des musulmans. Roubaix est la première ville de France à majorité musulmane. On y voit désormais trois mosquées.

Alexis Tsipras chez le pape

La visite est passée inaperçue, sauf de L’Humanité : « Rencontre historique entre Tsipras et le pape »… et de Benoît et moi.

Historique, parce que c’est la première fois qu’un chef d’un parti d’extrême gauche (Syriza) est reçu par un pape. Tsipras est non seulement le chef de la « coalition de la gauche radicale » en Grèce, mais il était le porte-drapeau européen des candidats de la « gauche de transformation » aux dernières élections européennes. Il a fait scandale en Grèce quant il s’est proclamé athée.

Extraits de l’article de L’Humanité :

« Le pape est une personnalité écoutée par toute l’opinion publique européenne. Quand un représentant de notre pays le rencontre, c’est comme si toute l’Europe était prête à nous entendre », soutient Panos Skourletis, le porte-parole de Syriza. « C’est une reconnaissance internationale », renchérit Dimosthenis Papadatos-Agnastopoulos, membre du parti et chercheur en sociologie politique, pour qui, « en acceptant cet entretien, le pape est conscient qu’Alexis Tsipras est le leader du premier parti de Grèce et qu’il représente la voix du changement en Europe ». «Les positions du pape François sur les questions environnementales, migratoires ou sociales en font un pape différent de ses prédécesseurs. La gauche radicale les partage pour beaucoup », explique Aristides Baltas, membre du bureau politique de Syriza.

Et dans un journal autrichien, cette citation de Tsipras (qui fait le titre de l’article) :

« Le Pape n'est pas de gauche, mais il parle comme un homme de gauche. »

Dédicace de Saint-Michel

Michel 1.jpg

Michel 2.jpg

Bienheureux cardinal Schuster

06:14 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (3)

28 septembre 2014

16e dimanche après la Pentecôte

codex.jpg

On constate que l’offertoire de ce dimanche commence et se termine par « Domine in auxilium meum respice ». On peut se demander pourquoi cette répétition, qui ne se trouve pas dans le psaume 39 d’où le texte est issu. Cet offertoire n’est pas le seul dans ce cas. La réponse est que les « antiennes d’offertoire » ne sont pas des antiennes, c’est-à-dire des introductions au chant d’un psaume, comme le sont historiquement l’introït ou la communion. Il s’agit en réalité de répons, donc, dans les livres depuis saint Pie V, de vestiges de répons : le répons dépouillé de ses versets. Mais parfois on a laissé la reprise, comme c’est le cas pour cet offertoire.

Le voici dans son entier.

. Domine in auxilium meum respice:
confundantur et revereantur,
qui quærunt animam meam, ut auferant eam.

*Domine in auxilium meum respice.

. 1 Expectans expectavi Dominum et respexit me:
et exaudivit deprecationem meam.

* Domine in auxilium meum respice.

. 2 Avertantur retrorsum et erubescant,
qui cogitant mihi mala.

* Domine in auxilium meum respice.

Seigneur, posez sur moi le regard pour me secourir :
qu’ils soient confondus et honteux,
ceux qui en veulent à ma vie pour me l’ôter.

* Seigneur, posez sur moi le regard pour me secourir.

J’ai attendu et attendu le Seigneur,
et il s’est penché sur moi :
et il a exaucé ma supplication.

* Seigneur, posez sur moi le regard pour me secourir.

Qu’ils soient renvoyés sur leurs pas, et qu’ils soient rouges de honte, ceux qui manigancent du mal contre moi.

* Seigneur, posez sur moi le regard pour me secourir.

Tel est l’ordre des versets dans le manuscrit ci-dessus reproduit (Graduel de Sainte-Cécile du Transtévère, daté de 1071, Cod. Bodmer 74, Cologny) comme il est dans d’autres manuscrits. Il existe aussi la configuration inverse (le verset 2 avant le verset 1), ce qui a été retenu dans l’Offertoriale triplex édité en 1985 par Solesmes.

06:16 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (4)

27 septembre 2014

Ciudad del Este : l’effarante désinformation

Cherchant des nouvelles du diocèse de Ciudad del Este, je découvre que pour la presse mondiale le pape a destitué un évêque qui couvrait un prêtre pédophile.

Même Zenit est au diapason (ou peut-être à l’origine) : « Paraguay : il couvre un prêtre accusé de pédophilie, l'évêque est limogé. Nouvelle mesure disciplinaire du pape François. »

Autrement dit c’est dans la ligne de l’ancien nonce arrêté mercredi au Vatican pour « pédophilie ».

Or :

Premièrement Mgr Livieres n’a rien couvert du tout, pour la bonne raison que ce qui est reproché au prêtre en question est une vieille histoire (réglée depuis longtemps) qui s’est déroulée aux Etats-Unis (l'accusation date de 2002 et le P. Urrutigoyti est au Paraguay depuis 2005).

Deuxièmement il ne s’agissait pas de « pédophilie » mais d’une affaire entre adultes.

Troisièmement ce n’est (donc) pas ce que le pape reproche à Mgr Livieres. L’évêque est destitué pour la seule et unique raison qu’il y a chez lui un « manque de communion» avec les autres évêques du Paraguay. C’est-à-dire, comme il l’explique dans sa lettre au cardinal Ouellet, qu’il n’est pas d’accord avec l’idéologie libérale-progressiste de la Conférence épiscopale qui laisse partir les fidèles dans les sectes et laisse crever l’Eglise sans rien faire d’autre que chanter les louanges du vivre ensemble…

 

*

Addendum

Confirmation par le P. Lombardi dans le New York Times, cité par Marco Tosati traduit par Benoît et moi:

«Le problème important était les relations au sein de l'épiscopat et dans l'église locale, qui étaient difficiles». Donc, «du problème du prêtre soupçonné des faits évoqués ci-dessus, on a discuté, mais ce n'était pas central».

*

On vient de m’envoyer, en commentaire de ma traduction de la lettre de Mgr Livieres, un témoignage d’un Argentin, que je livre ici tel quel, sachant que le transmetteur est fiable :

« Les anciennes dénonciations contre le recteur du séminaire n'ont été qu'une excuse pour déclencher la campagne de presse de la conférence épiscopale contre Mgr Livieres... mais son sort était scellé : Bergoglio haïssait cet évêque avant même de devenir "évêque de Rome".

« Ce fut évident dès le début : il joue la carte de la collégialité et du dialogue, il se sert de l'amour des journalistes pour mieux appuyer sa tyrannie. Son humilité - si chantée - consiste à dire "je suis très simple... tout se fait selon mon simple caprice". Le roi de la collégialité n'a pas attendu l'avis de la conférence épiscopale pour pourvoir l'archidiocèse de Buenos Aires d'un imbécile selon son plaisir (il veut rester archevêque de Buenos Aires par personne interposée tout en étant pape). On le connaît bien ici, il n'a pas le bénéfice du doute. (...)

« Vous souvenez vous du battage médiatique à l'occasion de son absence à un concert sous l'excuse qu'il "n'est pas un prince de la Renaissance" ? Bon, savez vous quel sobriquet lui donnait le clergé de son archidiocèse ? Lorenzo, pour Lorenzo de Médicis... parce qu'il gouvernait avec les moyens de la Renaissance : l'intrigue, la menace et le sous-entendu. »

Où ça, un « Dieu d’amour » ?

Les imams se succèdent devant les micros et les caméras pour marteler que le Dieu de l’islam est un Dieu d’amour. Hier on voyait sur BFM l’imam de Montpellier (me semble-t-il) qui disait cela en tenant un Coran ouvert. Je me demandais bien quel verset il allait pouvoir trouver pour justifier son affirmation. Mais il ne cita aucun verset… Puisqu’il n’y en a pas. Mais la mise en scène islamique était bonne, car dans la mémoire du téléspectateur il y a un imam disant que le Dieu de l’islam est un Dieu d’amour et prenant le Coran à témoin…

Rappelons quand même que le musulman pieux connaît les 99 noms d’Allah, et qu’aucun de ces 99 noms ne parle d’amour…

Il y a une expérience facile à faire : en arabe, « Dieu est amour » se dit الله محبة (Allah mahabbat). Si l’on demande à Google des sites qui y font référence, on ne trouve que des sites chrétiens (soit des sites de chrétiens arabes, soit des sites évangéliques destinés à convertir les musulmans).

15:48 Publié dans Islam, médias | Lien permanent | Commentaires (9)

Petit rappel sur l’islam (par un archevêque)

Intervention écrite de Mgr Raboula Antoine Beylouni, archevêque titulaire de Mardin des Syriens, évêque de curie d’Antioche des Syriens, au synode des évêques du Proche Orient en octobre 2010.

Nous avons au Liban un comité national de dialogue islamo-chrétien et cela depuis plusieurs années. Il y avait aussi une commission épiscopale issue de l'Assemblée des Patriarches et Évêques Catholiques au Liban chargée du dialogue islamo-chrétien. Elle a été supprimée pour donner plus d'importance à l'autre comité, d'autant plus qu'il n'y avait pas de résultat sensible.

Il y a parfois des dialogues ici ou là, dans des pays arabes, comme au Qatar, où l'Émir lui-même invite à ses frais, des personnalités de différents pays et des trois religions: chrétienne, musulmane et juive. Au Liban, sur la chaîne Télé-lumière et Noursat, et sur d'autres chaînes de télévision, on donne parfois des programmes de dialogue islamo-chrétien. Souvent on choisit un thème, et chaque parti l'explique ou l'interprète selon sa religion. Ces programmes sont d'ordinaire très instructifs.

J’ai voulu par cette intervention, attirer l'attention sur les points qui rendent ces rencontres ou dialogues difficiles et souvent privés d’effectivité. Il est clair qu'on ne discute pas sur les dogmes. Mais même les autres sujets d'ordre pratique et social sont difficilement abordables lorsque le Coran ou la Sunna les a abordés. Voici quelques difficultés que l’on doit affronter.

Le Coran inculque au musulman la fierté d'avoir la seule religion vraie et complète, religion enseignée par le plus grand prophète, car il est le dernier venu. Le musulman fait partie de la nation privilégiée, et parle la langue de Dieu, la langue du paradis, la langue arabe. C'est pourquoi, il vient au dialogue avec cette supériorité et avec l'assurance d'être victorieux.

Le Coran, supposé écrit par Dieu lui-même d'un bout à l'autre, donne la même valeur à tout ce qui y est écrit : le dogme comme n'importe quelle loi ou pratique.

Dans le Coran, il n'y a pas d'égalité entre l'homme et la femme, ni dans le mariage lui-même où l’homme peut prendre plusieurs femmes et peut en divorcer à sa guise; ni en matière d’héritage où l’homme a une double part; ni dans le témoignage devant les juges où la voix de l’homme égale la voix de deux femmes, etc ...

Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu'il pense et croit.

Dans le Coran, il y a des versets contradictoires et des versets annulés par d'autres, ce qui donne au musulman la possibilité d'utiliser l’un ou l’autre selon son avantage et ainsi il peut dire du chrétien qu’il est humble et pieux et croyant en Dieu, comme il peut le traiter d'impie, d'apostat et d'idolâtre.

Le Coran donne au musulman le droit de juger les chrétiens et de les tuer par le jihad. Il ordonne d'imposer la religion par la force, par l’épée. L’histoire des invasions en est témoin. C’est pourquoi les musulmans ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni pour eux ni pour les autres. Et il n’est pas étonnant de voir tous les pays arabes et musulmans refuser d’appliquer en entier les “Droits de l'homme” institués par les Nations Unies.

Devant tous ces interdits et d’autres semblables faut-il supprimer les dialogue? Non, certainement pas. Mais il faut choisir les thèmes abordables et des interlocuteurs chrétiens capables et bien formés, courageux et pieux, sages et prudents ... qui disent la vérité avec clarté et conviction ...

On déplore parfois certains dialogues à la télévision où l’interlocuteur chrétien n'est pas à la hauteur de la tâche et n'arrive pas à donner de la religion chrétienne toute sa beauté et sa spiritualité, ce qui scandalise les auditeurs. Pire encore, il y a parfois des interlocuteurs clercs, qui, dans le dialogue, pour gagner la sympathie du musulman, appellent Mahomet prophète et ajoutent l'invocation musulmane connue et toujours répétée “Salla lahou alayhi wa sallam” (Que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient sur lui).

Pour finir je suggère ce qui suit :

Comme le Coran a bien parlé de la Vierge Marie, en insistant sur sa virginité perpétuelle et sa conception miraculeuse et unique en nous donnant le Christ; comme les musulmans la considèrent beaucoup et demandent son intercession, nous devons recourir à elle dans tout dialogue et dans toute rencontre avec les musulmans. Étant la Mère de tous, elle nous guidera dans nos rapports avec les musulmans pour leur montrer le vrai visage de son Fils Jésus, Rédempteur du genre humain.

Qu’il plaise à Dieu que la fête de l’Annonciation déclarée au Liban fête nationale pour les chrétiens et les musulmans, devienne aussi fête nationale dans d'autres pays arabes.

13:35 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (9)

Désinformation plein pot

Titres :

Hervé Gourdel: les musulmans rassemblés à Paris pour dire "halte à la barbarie"

Les musulmans de France manifestent pour dire "halte à la barbarie"

Les musulmans de France disent "Non à la barbarie"

LES musulmans ? Non. « Plusieurs centaines », nous disent les médias qui avaient martelé l’annonce de cette « grande manifestation » « des » musulmans à Paris. Si LES musulmans étaient si désireux de montrer qu’ils n’ont « rien à voir » avec les jihadistes, ils auraient été des dizaines de milliers (car il y a des centaines de milliers de musulmans pratiquants dans la région parisienne, et des millions « en France »).

Le matraquage islamophile est devenu islamomaniaque. Comment peut-on continuer de prétendre, sans rire, que le jihad n’a rien à voir avec l’islam, alors que le Coran fait du jihad une obligation, que tout traité d’islam a un chapitre sur le jihad, et que le seul recueil de hadiths de Boukhari (qui fait partie de la Sunna) a 308 hadiths spécifiquement sur le jihad, dans le livre 56 qui commence par les hadiths sur la supériorité du jihad par rapport aux autres « bonnes actions »…

Quant à la « barbarie » de la décapitation (par égorgement), elle a son modèle dans Mahomet, qui est pour tout musulman « le beau modèle » à imiter, et qui fit égorger (en y participant activement lui-même) plusieurs centaines de juifs en une seule journée :

« Puis l'Envoyé d'Allâh alla au marché d'al-Madînah qui est encore aujourd'hui son marché, et a fait creuser des fossés. Il les fit venir, et les fit décapiter dans ces fossés, on les fit venir à lui par groupes. Parmi eux se trouvèrent l'ennemi de Dieu Huyayy Ibn 'Akhtab, et Ka'b b. 'Asad leur chef. Ils étaient au nombre de six cents, ou de sept cents ; celui qui multiplie leur nombre dit qu'ils étaient entre huit cents et neuf cents. Pendant qu'on les amenait à l'Envoyé d'Allâh par groupes, ils dirent à Ka'b b. Asad : « Ô Ka'b! Qu'est-ce qu'on fera de nous? » Il répondit : « Est-ce que vous êtes incapables de réfléchir?! Ne voyez-vous pas que le crieur ne cesse pas de crier8, et que celui d'entre nous qu'on envoie ne retourne pas?! C'est bien sûr le massacre. »
Cela continua jusqu'à ce que l'Envoyé de Dieu en finît avec eux. » (Sira d’Ibn Ishaq)

« Sa'd avait été blessé à la main par une flèche, et son sang ne cessait de couler. Les juifs allèrent le chercher, le firent monter sur un cheval et l'amenèrent. Étant en présence du Prophète, Sa'd dit : Il faut les égorger tous, partager leurs biens et réduire en esclavage leurs femmes et leurs enfants. Le Prophète, satisfait de cette sentence, dit à Sa'd : Tu as prononcé selon la volonté de Dieu. En entendant ces paroles, ceux d'entre les juifs qui pouvaient s'enfuir gagnèrent le désert ; les autres restèrent ; ils étaient huit cents hommes. Le Prophète leur fit lier les mains et fit saisir leurs biens. On rentra à Médine à la fin du mois de dsou'l-qa'da. Les juifs restèrent dans les liens pendant trois jours, jusqu'à ce que tous leurs biens fussent transportés à Médine. Ensuite, le Prophète fit creuser une fosse sur la place du marché, s'assit au bord, fit appeler 'Ali fils d'Abou-Tâlib, et Zobaïr fils d'Al-'Awwâm, et leur ordonna de prendre leurs sabres et d'égorger successivement tous les juifs, et de les jeter dans la fosse. Il fit grâce aux femmes et aux enfants ; mais il fit tuer également les jeunes garçons qui portaient les signes de la puberté. » (Chronique de Tabari)

13:32 Publié dans Islam, médias | Lien permanent | Commentaires (7)

La Fraternité Saint-Pierre à Mexico

800px-CAPILLA_DE_SALTO_DEL_AGUA.jpg

Dans quelques jours, la Fraternité sacerdotale Saint Pierre va s’installer dans la « chapelle de l’Immaculée Conception de Marie », une grande église au centre de Mexico, à l’invitation du cardinal archevêque de Mexico Mgr Norberto Rivera Carrera. Le prêtre sera l’abbé Kenneth Fryar, qui desservait depuis cinq ans la paroisse tenue par la FSSP à Guadalajara.

La chapelle de l’Immaculée Conception, inaugurée en 1750, est plus connue sous le nom de chapelle du « Salto del Agua », parce qu’elle se trouve en face d’une grande fontaine où tombait autrefois l’eau d’un aqueduc (la fontaine actuelle est une reproduction de la fontaine historique, qui est très abîmée et se trouve dans un musée).

800px-FUENTE_DE_SALTO_DEL_AGUA.jpg

Le jubilé d’Una Voce (rappel)

 

Una Voce.jpg

 

L’association Una Voce France fête cette année son cinquantenaire. A cette occasion elle organise un congrès les samedi 4 et dimanche 5 octobre, en l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal, à Paris (Porte de Saint-Cloud).

Le thème principal sera : « Le chant grégorien, chant liturgique paroissial. »

Le dimanche à 12h, Mgr Marc Aillet célébrera une messe pontificale dans la forme extraordinaire. (Une messe qui aura sans doute de plus une allure de "grand-messe de la Manif pour tous"...)

Programme, renseignements, inscriptions ICI.

Samedi des quatre temps

Omnípotens sempitérne Deus, qui per continéntiam salutárem corpóribus medéris et méntibus : maiestátem tuam súpplices exorámus ; ut, pia jejunántium deprecatióne placátus, et præséntia nobis subsídia tríbuas et futúra. Per Dóminum…

Dieu tout-puissant et éternel, qui guérissez les corps et les âmes par l’abstinence salutaire, nous supplions humblement votre majesté, afin qu’apaisé par la prière pieuse de ceux qui jeûnent, vous nous donniez des secours pour la vie présente et pour la vie future.

(Première oraison de la messe)

06:38 Publié dans Liturgie | Lien permanent | Commentaires (0)

26 septembre 2014

Nouvelles européennes

Selon le projet de Stratégie d’action extérieure du gouvernement espagnol, que El Païs s’est procuré, « la destination finale de la construction européenne est l’union politique. L’Europe doit prendre la configuration d’une authentique union fédérale, pas seulement d’une union d’Etats souverains ».

*

Selon le dernier sondage Eurobaromètre (de la Commission européenne), 49% des Lituaniens sont opposés à l’entrée de leur pays dans l’eurozone, contre 47% qui y sont favorables. La Lituanie entrera dans l’eurozone le 1er janvier prochain.

*

Une étude sur la récente élection au Brandebourg, 16% des jeunes de 18 à 24 ans ont voté pour le parti anti-euro AfD, et seulement 9% des plus de 60 ans.

19:05 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (8)