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Le blog d'Yves Daoudal

  • Saint Jean Chrysostome

    Il est assez rare que les pères de l’Eglise parlent de la messe, du saint sacrifice, dans les textes publiés, parce que ce sont les « saints mystères » qui ne doivent pas être révélés aux profanes. A la fin de sa troisième homélie sur l’incompréhensibilité de Dieu, saint Jean Chrysostome l’évoque, quand il  se plaint de voir que les fidèles viennent en masse pour l’écouter prêcher, mais que beaucoup s’en vont après l’homélie :

    Cette multitude innombrable, maintenant réunie et écoutant avec la plus grande attention, je l'ai souvent cherchée des yeux au moment le plus solennel, et je ne l'ai point rencontrée. J'en gémis profondément. Un homme parle, on se hâte, on accourt, on se presse, et l'on demeure jusqu'à la fin de son discours. Jésus-Christ va paraître dans les saints mystères, l'église est vide et déserte ! Cette conduite est-elle pardonnable? Vous avez du zèle pour entendre la parole de Dieu, c'est bien, mais la conduite que vous tenez ensuite vous ravit tout le mérite de votre assiduité à la prédication. Qui, en vous voyant perdre sitôt le fruit de nos discours, ne nous condamnera nous-même? Si vous écoutez la parole divine avec un zèle sincère, montrez-le par les œuvres. Se retirer tout après l'homélie, c'est une preuve que l'on n'a pas été véritablement touché. Si votre âme conservait les enseignements de la chaire, vous resteriez pour assister pieusement à nos redoutables mystères.

    Mais ensuite, comme s’il en avait déjà trop dit, il ne parle plus que de la plus grande efficacité des prières publiques par rapport à la prière privée.

    A la fin de l’homélie suivante, il rappelle qu’il a blâmé ceux qui s’en vont, et il ajoute qu’il doit également réprimander ceux qui restent… Non pas parce qu’ils restent, mais parce qu’ils bavardent. Alors il évoque ce qui est le début du dialogue de la Préface (puis le Sanctus) dans la… liturgie de saint Jean Chrysostome. Le diacre commence par proclamer : « Stomen kalos : mettons-nous debout et tenons-nous bien, tenons-nous avec crainte, soyons attentifs à offrir en paix la sainte offrande. » Et le peuple répond : « Miséricorde de paix et sacrifice de louange » :

    Ce n'est pas inutilement et sans raison que le diacre dit à tous : Levons-nous et tenons-nous bien, c'est pour nous avertir, d'élever nos pensées qui rampent à terre, de bannir le souci des affaires temporelles, afin de pouvoir présenter à Dieu des âmes pures et droites. Tel est le véritable sens de cet avertissement en usage dans le rituel; il ne s'agit pas du corps, mais de l'âme, c'est elle qu'il faut relever. Ecoutons saint Paul; il se sert de cette même formule. Il écrit à des hommes tombés et accablés sous le poids des malheurs : Relevez vos mains languissantes et fortifiez vos genoux affaiblis. (Hébr. XII, 12.) Saint Paul parle-t-il des genoux et des mains du corps? Nullement. Car il ne s'adresse pas à des coureurs ni à des lutteurs. Mais il cherche par ces paroles à ranimer la vigueur de Pâme, abattue par les tentations. Pensez près de qui vous êtes, avec qui vous allez invoquer Dieu. C'est avec les chérubins. Examinez qui vous accompagne et vous serez vigilants, en voyant que, composés de chair et d'os, vous êtes admis avec les vertus incorporelles à louer le même Seigneur. Arrière donc les cœurs lâches ! le zèle est nécessaire pour prendre part aux saints mystères, et aux hymnes mystiques. Dans ce moment bannissez toute pensée mondaine, tout sentiment terrestre; montez au ciel; approchez-vous du trône de gloire, et chantez avec les séraphins l'hymne sacrée au Dieu plein de magnificence et de majesté. L'instant est grave et solennel, voilà pourquoi l'on nous commande de nous bien tenir, c'est-à-dire, comme il convient à des hommes de se tenir devant Dieu, avec crainte et tremblement, pleins de zèle et de vigilance. Qu'il s'agisse en effet de l'âme dans la formule en question, cette autre parole de saint Paul le prouve également : Mes bien-aimés, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur. (Philip. IV, 1.) Un archer qui veut frapper au but, commence par assurer sa pose; ensuite placé exactement en face du but, il lance la flèche. Ainsi pour atteindre la tête maudite du démon, occupez-vous d'abord d'affermir votre cœur, puis debout et libres de tout obstacle, vous lui lancerez des traits inévitables.

  • Deux revers de l’Etat islamique

    Les forces de l’Etat islamique ont (enfin) perdu du terrain, à l’extrême ouest et à l’extrême est.

    A la frontière turque de la Syrie, les pechmergas ont repris la totalité de la ville de Kobani, après… six mois de combats (et de nombreuses frappes aériennes).

    A l’est de l’Irak, l’armée irakienne a repris le contrôle de la province de Diyala (entre la province de Bagdad et l’Iran).

  • Une nouvelle église… au Pakistan

    L’évêque de Faisalabad, Mgr Joseph Arshad, a consacré, le 17 janvier, une nouvelle église à Pansara, sur le territoire de la paroisse Saint-Paul du P. Emmanuel Parvez (un cousin de Shabahz Bhatti), bien connu pour son intrépide apostolat (c’est lui qui a créé cette paroisse, qui comprend une trentaine de villages, en 2010).

    Le P. Parvez avait acheté un terrain de 4 ha pour accueillir 104 familles misérables travaillant dans les fameuses briqueteries où les chrétiens sont en fait des esclaves. Grâce à l’aide de la conférence épiscopale italienne, des logements modulaires ont été construits sur le terrain en question, accueillant plus de 200 familles, en majorité chrétiennes (car le P. Parvez veut qu’il y ait aussi des musulmans, pour leur montrer ce que sont vraiment les chrétiens). Il fallait donc une église. Elle a pu être édifiée grâce au soutien de l’AED, qui avait appelé aux dons pour cette œuvre.

  • “Direct Matin”, médaille d’or de la désinformation

    A propos de la Marche pour la Vie, Direct Matin a osé écrire (et c'est toujours sur le site au moment où je publie cette note) que « quelques centaines de militants "pro-vie" se sont retrouvés 25 janvier place Denfert-Rochereau à Paris », et cela sous le titre : « Les militants “pro-vie” défilent à Paris ». Les militants pro-vie sont donc quelques centaines en tout et pour tout.

    La médaille d’argent de la désinformation revient à tous les autres organes de la presse de la pensée unique, qui ont repris les chiffres des agences de presse : « plusieurs milliers de personnes ».

    Avec une très notable exception, celle de Libération, qui dans un article évidemment hostile a l’honnêteté d’écrire :

    Cette année, les organisateurs revendiquent 45 000 manifestants. Ils sont, de fait, sûrement plusieurs dizaines de milliers.

    On remarque d’autre part un peu partout : « Les organisateurs de la Marche disent avoir reçu le soutien du Pape François. » Et l’on souligne éventuellement cette prétention d’un point d’interrogation. Alors que la lettre du nonce apostolique a été publiée par les organisateurs de la Marche. C’est une autre désinformation, particulièrement indigne de la part des journalistes qui s’y sont livré.

  • Saint Polycarpe

    Saint Irénée, Contre les hérésies, III :

    Non seulement il fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c'est encore par des apôtres qu'il fut établi, pour l'Asie, comme évêque dans l'Église de Smyrne. Nous-même l'avons vu dans notre prime jeunesse — car il vécut longtemps et c'est dans une vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage [ou : par un glorieux et illustre martyre], il sortit de cette vie —. Or il enseigna toujours la doctrine qu'il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l'Église transmet et qui est la seule vraie. C'est ce dont témoignent toutes les Églises d'Asie et ceux qui jusqu'à ce jour ont succédé à Polycarpe, qui était un témoin de la vérité autrement digne de foi et sûr que Valentin, Marcion et tous les autres tenants d'opinions fausses. Venu à Rome sous Anicet, il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l'Église de Dieu, en proclamant qu'il n'avait reçu des apôtres qu'une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l'Église. Certains l'ont entendu raconter que Jean, le disciple du Seigneur, étant allé aux bains à Éphèse, aperçut Cérinthe à l'intérieur ; il bondit alors hors des thermes sans s'être baigné, en s'écriant : « Sauvons-nous, de peur que les thermes ne s'écroulent, car à l'intérieur se trouve Cérinthe, l'ennemi de la vérité ! » Et Polycarpe lui-même, à Marcion qui l'abordait un jour et lui disait : «Reconnais-nous», «Je te reconnais, répondit-il, pour le premier-né de Satan. » Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu'ils allaient jusqu'à refuser de communier, même en paroles, avec l'un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L'hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu'un tel homme est perverti et qu'en péchant il est lui-même l'auteur de sa condamnation. » Il existe aussi une très importante lettre de Polycarpe écrite aux Philippiens, où ceux qui le veulent et qui ont le souci de leur salut peuvent apprendre et le trait distinctif de sa foi et la prédication de la vérité.

    Saint Irénée, lettre à Florinus, citée par Eusèbe, Histoire ecclésiastique, livre V :

    Je t’ai vu alors que j’étais encore enfant dans l’Asie antérieure, auprès de Polycarpe ; tu brillais à la cour impériale et tu t’efforçais d’avoir bonne réputation auprès de lui. Car je me souviens mieux des choses de ce temps-là que des événements récents. Car les choses que l’on apprend en bas âge ne font qu’un avec l’âme et s’unissent à elle, si bien que je pourrais dire en quel endroit le bienheureux Polycarpe s’asseyait pour parler, comment il entrait et sortait, quel était le caractère de sa vie, l’aspect de son corps, les entretiens qu’il avait avec le peuple, comment il racontait ses relations avec Jean et avec les autres qui avaient vu le Seigneur, comment il rapportait leurs paroles, et tout ce qu’il avait appris d’eux sur le Seigneur, sur ses miracles, sur son enseignement ; tout cela Polycarpe l’avait recueilli de ceux qui avaient vu le Verbe de Vie, et il le rapportait en conformité avec les Ecritures. Toutes ces choses, je les écoutais avec grand soin, par la grâce de Dieu, et j’en ai conservé la mémoire non sur du papier, mais dans mon cœur. Toujours par la grâce de Dieu, je les rumine fidèlement.

    De saint Polycarpe nous avons son épître aux Philippiens, et nous avons le récit détaillé de son martyre dans une lettre de l’Eglise de Smyrne qui est le plus ancien des actes des martyrs, et absolument authentique. Tout cela est très émouvant, car on touche vraiment les premières générations de chrétiens après les Actes des apôtres et les épîtres de saint Paul. Au passage, on constate que le témoignage de saint Irénée (qui souligne que le Jean dont il parle est celui-là même qui reposait sur la poitrine du Seigneur et qui a écrit un Evangile pendant son séjour à Ephèse) réduit à néant, sauf à prendre Irénée pour un menteur ou un imbécile, toutes les billevesées contemporaines sur le Jean de l’Evangile qui ne serait pas l’apôtre.

    (L'icône canonique de saint Polycarpe est évidemment le portrait authentique du martyr - comme le sont toutes les icônes canoniques de personnages dont on a pu faire le portrait. D'autres exemples ici. On voit que c'est bien le même personnage sur toutes les peintures.)

  • Troisième dimanche après l’Epiphanie

    La réforme de 1960 a curieusement inventé un « temps de Noël » (tempus natalicium) allant du 25 décembre au 13 janvier, et dans ce temps de Noël un « temps de Noël proprement dit » (tempus Nativitatis) et un « temps de l’Epiphanie ». Et à partir du 14, c’est  le temps « per annum ». Mais dans ce temps per annum on a laissé les dimanches « après l’Epiphanie ». Ce qui montre le caractère absurde de cette réforme qui pue le bureaucrate (sans doute pour suivre la logique du fait que l'office est en effet « per annum »). Traditionnellement, le temps de Noël s’achève le 2 février, avec la fête de la Purification ou de la Présentation, qui est en quelque sorte la dernière épiphanie. Et cela est, ou était, souligné par le fait que c’est ce jour-là qu’on démonte la crèche.

    Et dom Guéranger de souligner :

    La coutume de célébrer par quarante jours de fête ou de mémoire spéciale la solennité de la Naissance du Sauveur, est fondée sur le saint Évangile lui-même, qui nous apprend que la très pure Marie, après quarante jours passés dans la contemplation du doux fruit de sa glorieuse maternité, se rendit au Temple pour y accomplir, dans une humilité parfaite, tout ce que la loi prescrivait au commun des femmes d’Israël, quand elles étaient devenues mères. La commémoration de la Purification de Marie est donc indissolublement liée à celle de la Naissance même du Sauveur.

    Dom Pius Parsch a bien vu que la liturgie de ce dimanche continue de célébrer l’Epiphanie :

    La journée d’aujourd’hui reste complètement sous l’influence du mystère de l’Épiphanie. Dans les paroles et les chants de l’Église, nous voyons apparaître tes trois principaux personnages ou groupes qui prennent part à la visite royale. L’Introït les signale brièvement : « Adorez le Seigneur ; vous tous qui êtes ses anges, Sion a entendu sa voix et s’est réjouie ; les filles de Juda ont été dans l’allégresse, le Seigneur est Roi... » Le Christ-Roi, Sion, c’est-à-dire l’Église, les filles de Juda qui représentent les enfants de l’Eglise, voilà ce dont parle le texte liturgique.

    Le Christ-Roi occupe tout d’abord la pensée de la liturgie, aujourd’hui ; dès l’Introït, nous voyons rayonner l’éclat de la majesté du Seigneur entouré de ses anges et acclamé par les enfants de l’Église. Le psaume 96, qui est le cantique principal de la journée, nous décrit le Seigneur dans la beauté terrible d’un orage. C’est un effroi pour les pécheurs, mais une « joie » et une « lumière » pour les « justes ». Nous voyons par là que la liturgie se préoccupe de marquer la grandeur de l’hôte illustre qui vient visiter sa ville. C’est encore ce Roi divin que chante le Graduel : « Les Gentils craindront ton nom, Seigneur, et tous les rois de la terre connaîtront ta gloire, le Seigneur a rebâti Sion et il y paraîtra dans sa gloire. » Ce sont là de vraies pensées d’Épiphanie. Le Grand Roi est le constructeur de Sion, il y fait sa visite solennelle et tous les rois de la terre, ainsi que les Gentils viennent lui rendre hommage. Et que fait-il dans sa ville ? La liturgie fait ressortir qu’il y étend « le bras de sa Majesté » pour protéger les siens (Or., Ev., Off.). Il exerce dans sa ville des actes de bienfaisance. — Alors son aspect se transforme et le Grand Roi qui est descendu de la montagne (céleste) » devient le Fils de l’Homme, le Sauveur qui touche le paralytique et le guérit, qui reçoit amicalement le centurion et guérit son serviteur.

    On lira la suite sur Introïbo. Dom Pius Parsch dit aussi :

    Pécheurs et païens. C’est dans ces deux mots que nous renfermerons le contenu principal du troisième dimanche après l’Épiphanie.

    Les pécheurs sont représentés par le lépreux, qui nous a appris ce que nous devons dire en allant communier. Et les païens par le centurion. Mais ce sont aussi les juifs et les gentils : les bergers et les mages. Ces bergers qui restaient la nuit avec les troupeaux et dont on nous dit qu’ils étaient méprisés, presque comme des lépreux ; et les mages, dont l’Enfant Jésus aurait pu dire comme du centurion, s’il avait sur parler : « Amen, je vous le dis, je n’ai pas trouvé une telle foi en Israël. » En outre c'est une épiphanie en ce sens que ces deux miracles sont les premiers que raconte saint Matthieu, comme celui des Noces de Cana est le premier que raconte saint Jean.

  • Nouvelle attaque islamiste au Liban

    L’armée libanaise a repoussé hier des assaillants islamistes venus de Syrie. Les combats ont duré toute la journée. Les Libanais ont perdu un officier et quatre soldats. Il y aurait des dizaines de victimes chez les assaillants, l’armée ayant pilonné des « repaires de militants » autour de Arsal avec de l’artillerie lourde et des hélicoptères de combat.

    C’est déjà dans cette région – près du village chrétien de Ras Baalbeck-  que des combats avaient eu lieu en août dernier, quand al-Nosra avait tenté d’entrer au Liban (faisant prisonniers  et otages 29 soldats, dont quatre ont déjà été tués). Mais aussi le 2 décembre dernier, quand six soldats libanais avaient été tués dans une embuscade.

  • Chine communiste : un nouveau plan contre l’Eglise

    La Chine communiste verrouille. L’administration d’Etat des affaires religieuses a publié son « plan d’action » pour 2015. Un plan d’action résolument anticatholique. Publié au moment même où le ministère chinois des Affaires étrangères et la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège laissaient entendre que les négociations entre le Saint-Siège et la Chine au sujet d’une normalisation de leurs relations étaient en bonne voie…

    Parmi les questions prioritaires figure le soutien dû à l’Association patriotique des catholiques chinois et à la Conférence des évêques, c’est-à-dire à l’Eglise « officielle », pour mener à bien l’élection et l’ordination« indépendantes »des évêques catholiques. Il n’y avait pas eu d’ordinations « indépendantes » depuis 2012, et l’on pensait que la situation était en train de changer. Pas du tout. Il va y avoir plusieurs ordinations épiscopales contre l’avis du Saint-Siège.

    Cette année verra aussi « la convocation de l’Assemblée nationale des représentants catholiques, afin de renforcer le leadership et de promouvoir la démocratie dans le fonctionnement de l’Eglise catholique ». Cette Assemblée qui rassemble les évêques, des prêtres et des laïcs, constitue l’instance suprême de direction de l’Eglise officielle.

    Le plan d’action annonce encore que l’administration va accroître la surveillance de tous les personnels religieux desservant les lieux de culte, et va demander accès aux comptes bancaires de l’ensemble des instances religieuses. Il est aussi précisé que la collation des diplômes sera supervisée par le Séminaire national à Pékin.

    (Eglises d’Asie)

  • Liberté d’expression

    Jeudi soir, dans l’émission C à vous de France 5, il n’y a pas eu la chronique habituelle de Maxime Switek. A cause d’un « petit souci avec l’Elysée », finira par avouer Anne-Sophie Lapix.

    L’Elysée a expliqué au Figaro que Maxime Switek voulait réaliser sa chronique « autour de la venue de François Hollande à la rédaction de Mon quotidien en l'illustrant avec des images de cet événement fournies par le journal pour enfants. Ayant appris tardivement cette information, l'Elysée a alors demandé à l'émission C à vous de “respecter le principe du pool”, et donc de ne pas utiliser ces images ».

    Il y a deux choses distinctes à relever, concernant la « liberté d’expression » qui, comme une peau de chagrin, rétrécit à mesure qu’on en parle et qu’on manifeste pour elle.

    La première est que « l’Elysée » était au courant du programme de l’émission. Ou bien il y a un employé de François Hollande dans les bureaux de France 5, un commissaire politique, ou bien la rédaction de France 5 rend compte servilement à l’Elysée de toute émission où l’on va parler du président, et défère, le doigt sur la couture du pantalon, à la censure élyséenne. Il n’y a que ces deux possibilités, il n’y en a pas d’autre (les deux sont compatibles, mais c’est sans doute la deuxième qui est la bonne). Telle est la situation de la liberté d’expression à la télévision française. « En tout cas, on a des images croustillantes, incroyables que peut-être, un jour, nous aurons le droit de diffuser sans procès...», fait mine de fanfaronner Anne-Sophie Lapix. Pitoyable.

    La seconde chose est le rappel de ce « pool » : il y a toute une série d’événements pour lesquels une seule chaîne de télévision prend des images, et les fournit à toutes les autres. Le texte est de l’AFP pour tout le monde. Les images sont les mêmes pour tout le monde. C’est l’information unique, comme en Corée du Nord. Et il est strictement interdit de passer d’autres images. C’est ce qu’on appelle le « pluralisme ». Ainsi pour la séquence « François Hollande dans les locaux du journal de bourrage de crâne de la pensée unique pour enfants », seules les images officielles peuvent être diffusées.

  • Ils ont gagné

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    Le boulot des jihadistes (le vrai mot est moujahidine, mais sans doute cela fait-il islamophobe) est de faire gagner l’islam. Pas « l’islamisme ». L’islam. Celui du Coran, des hadiths, de la Sunna, de la charia. L’islam tout court. C’est ce qu’ont réussi les frères Kouachi et Amedy Coulibaly. La France est désormais dans la soumission et la dhimmitude.

    Un exemple patent : le retrait de la pièce de théâtre Lapidée. Les affiches devaient être apposées à Paris sur les supports ad hoc à partir du 12 janvier, et il devait y avoir trente représentations à partir du 14 janvier. Il n’y a pas eu d’affichage, parce que la préfecture de police a dit que ce pourrait être vu comme une provocation, et il n’y a eu que trois représentations discrètes, avant que la société de production arrête tout.

    Cette pièce créée en 2013 au festival d’Avignon, écrite par un pasteur protestant suisse, raconte l’histoire d’une Hollandaise qui se marie avec un Yéménite. Tous deux, médecins, décident d’aller vivre au Yémen. Ils ont deux enfants, puis la femme n’en veut pas d’autres pour continuer à exercer. L’homme prend alors une deuxième femme, ce qui met la Hollandaise en fureur. Pour se venger l’homme l’accuse d’adultère et elle est condamnée à être lapidée. La pièce se termine par la litanie des 12 pays, 12 pays musulmans, où la lapidation figure dans le code pénal, qui est la charia. La charia islamique. Pas islamiste.

    Aujourd’hui, il est interdit de le dire dans un théâtre, en France. Non pas (encore) interdit par la loi, mais par les théâtreux eux-mêmes, sur les conseils de la police, parce que l’islam règne.

  • Saint Timothée

    D'avance choisi par notre Dieu et devenu disciple de saint Paul, tu fus initié aux choses divines; ayant excellé par ta vie et gardé sans fléchir la foi jusqu'au sang, tu devins un fidèle pontife de Dieu, saint apôtre Timothée; pour avoir dénoncé le culte des idoles comme folie, abattu à coups de pierres et de massues, tu as reçu la couronne des Martyrs. Bienheureux, intercède pour nous qui célébrons avec foi ta mémoire sacrée.

    *

    Ce flambeau des croyants, l'apôtre qui s'est distingué dans l'annonce de l'Evangile, Timothée, venez, tous les peuples, chantons-le en disant: Réjouis-toi, charmant rejeton de la foi qui fus comme un fils pour saint Paul; réjouis-toi, vénérable modérateur des vertus, très-sage bouche du Verbe divin; réjouis-toi, divine flûte l'ayant annoncé au monde entier, réjouis-toi, colonne de la foi où l'Eglise a trouvé son appui.

    *

    Ce brillant soleil que fut saint Paul t'envoya comme un rayon lumineux, bienheureux apôtre Timothée, pour éclairer l'univers d'abondante clarté, afin de nous conduire et de nous affermir. Ayant chéri avec ardeur le sommet de tes aspirations et ayant mené par amour une vie conforme à ton désir, tu es parti contempler sans fin l'objet de ton amour et t'emplir de sa vision.

    (Extraits de la liturgie byzantine, au 22 janvier)

  • Les lapins et les sept césariennes

    Le journaliste Andrea Lambrano s’est senti insulté par la sortie de François sur ces cathos qui se reproduisent comme des lapins. Normal, puisqu’il était visé, parmi tant d’autres. Les lapins viennent seulement allonger la liste des insultes à François. Car ces lapins sont évidemment pharisiens, pélagiens, moralistes, légalistes, etc.

    Andrea Lambrano répond au pape avec beaucoup d’esprit et d’à propos.

    Mais il répond aussi à l’argument brandi par le pape : la femme aux sept césariennes. Et ce qu’il dit là mérite peut-être plus encore d’être relevé :

    Je n'ai non plus apprécié l'exemple de la femme qui a eu 7 césariennes. Je connais une dame qui en a eu 5 de césariennes et je voudrais lui dire: fais gaffe car si tu continue ils vont t'excommunier. Mais elle est médecin, avec la tête bien sur ses épaules et surtout avec cette même capacité de sacrifice qui a fait la grandeur de Sainte Gianna Beretta Molla et qui fera sainte Chiara Corbella. Cet exemple de la femme aux sept césariennes, comme si c'était la femme aux sept maris du livre de Tobit, ne convient pas car c'est un cas limite. Ce métier m'a appris que les cas limites sont utilisés par les Radicaux afin d'introduire un concept qui force le sentiment de sympathie des gens, provoquant un élan de tendresse face à une situation extraordinaire. Ce faisant ils introduisent un principe destructif: c'était ainsi avec l'avortement, le divorce, l'euthanasie, etc. je ne voudrais pas qu'ils fassent la même chose un jour avec la contraception aussi.

  • Les lapins stratégiques

    Les vertueux préposés à la publication des propos du pape sur le site du Vatican ont manifestement eu tort de censurer le pontife dans l’affaire des lapins. Car il se confirme que ces lapins, connectés avec Humanae Vitae, font partie de la stratégie de François pour subvertir la « pastorale » tout en faisant semblant de conserver la doctrine. Le coup de génie étant de brandir Humanae Vitae pour enseigner le contraire.

    On le voit par exemple dans un article de L’Avvenire, le quotidien de l’épiscopat italien, qui rapporte notamment des propos du P. Paolo Gentili, directeur de l’office national de l’épiscopat pour la pastorale de la famille.

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  • Mgr Le Vert a (été) démissionné…

    L’évêque de Quimper, en conflit avec ses prêtres archéo-progressistes, avait déjà été de facto remplacé, en mai dernier, par l’un des pires évêques français, Mgr Gueneley, l’ancien évêque de Langres, théoriquement à la retraite.

    Hier, François a « accepté la démission » de Mgr Jean-Marie Le Vert. Et il lui a demandé d’aller à Bordeaux se mettre au service du cardinal Ricard. En tant que quoi ? Enfant de chœur ?

  • La Marche pour la Vie

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  • Saint Raymond de Pegnafort

    Grande Raymundi celebrate nomen,
    Praesules, Reges, populique terra :
    Cujus aeternae fuit universis
    Cura salutis.

    Prélats, Princes, peuples de la terre, célébrez le nom illustre de Raymond, de cet homme qui eut à cœur le salut éternel de tous.

    Quidquid est alta pietate mirum
    Exhibet purus, niveusque morum :
    Omne virtutum rutilare cernis
    Lumen in illo.

    Ce qu’offre de plus admirable une piété profonde apparaît dans la pureté sans tache [niveus : de neige] de ses mœurs ; la lumière de toutes les vertus éclate en sa personne.

    Sparsa Summorum monumenta Patrum
    Colligit mira studiosus arte :
    Quaeque sunt prisci sacra digna cedro
    Dogmata juris.

    D’une main habile et studieuse, il recueille les Décrets épars des Souverains Pontifes, et les sentences du Droit antique dignes d’être conservées [digna cedro : expression qui désignait des textes qui méritent d’être conservés, donc d’être écrits sur des parchemins frottés d’huile de cèdre qui les rend imputrescibles].

    Doctus infidum solidare pontum,
    Currit invectus stadio patenti:
    Veste componens baculoque cymbam,
    Aequora calcat.

    Sous ses pas, les flots inconstants deviennent solides; il parcourt, sans navire, un espace immense : son manteau et son bâton sont la barque sur laquelle il traverse la mer. [cymba : en grec c’est ce qui est creux : la coque d’un bateau ou un bol ; en latin c’est une barque, et chez les poètes c’est la barque de Charon qui fait traverser le Styx…]

    Da, Deus, nobis sine labe mores,
    Da vitae tutum sine clade cursum,
    Da perennalis sine fine vitae
    Tangere portum. Amen.

    Donnez-nous, ô Dieu, la pureté des mœurs [sine labe : sans tache] ; donnez-nous de passer, sans désastre, le cours de notre vie; donnez-nous de toucher le port de la vie éternelle. Amen.

    (Bréviaire dominicain.)

    N.B. La graphie française traditionnelle est Pegnafort. En espagnol c’est Peñafort. En catalan, or il était catalan, c’est Penyafort.]

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  • Reconquête N° 314

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    Reconquête

  • Contre le terrorisme, la religion de la Terreur

    Parmi les mesures annoncées par Robespierrette Belkacem :

    - formation à la laïcité de 1.000 enseignants qui auront la charge « d’accompagner leurs pairs » : 1.000 commissaires politiques du laïcisme d’Etat, qui pourront proposer des formations spécifiques sur « l’enseignement laïc du religieux »… (Avec sans doute une collection de Charlie Hebdo comme manuel).

    Dans chaque académie, comme annoncé hier par le président, sera instaurée une « réserve citoyenne », brigade notamment de bénévoles d’« associations » qui pourront intervenir dans les établissements pour épauler les enseignants dans l'apprentissage des valeurs citoyennes.

    - Les candidats professeurs seront évalués sur les valeurs de la République.

    - Les élèves, du primaire à la terminale, s'inséreront dans un « parcours citoyen ».

    - Le 9 décembre, jour du vote de la loi de 1905, tous les établissements de France devront se soumettre à la Journée de la laïcité.

    - Les rites républicains - hymne national, drapeau, devises - seront « expliqués » et « valorisés ».

  • La mauvaise foi des eurocrates

    Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a annoncé mercredi que Vladimir Poutine se rendra à Budapest le 17 février prochain : « Nous aurons au programme des questions bilatérales et géopolitiques, y compris quant à la sécurité énergétique de l’Europe centrale. Les questions d’énergie sont devenues urgentes depuis l’abandon du pipeline South Stream. L’Ukraine sera aussi au programme. »

    Cette annonce a été très mal accueillie à Bruxelles. Déjà on ne supporte pas Orban, et on ne supporte pas Poutine, alors, les deux ensemble…

    Et les eurocrates de tonner que Viktor Orban, comme les autres dirigeants européens, a signé le texte de mars dernier, où les Etats membres s’engagent à « ne pas tenir de sommets bilatéraux réguliers pour le moment » avec la Russie.

    La mauvaise foi est patente, et les dirigeants hongrois ne se privent pas de faire remarquer qu’une unique « visite de travail » du président russe, ce ne sont pas des « sommets bilatéraux réguliers ». Et de préciser aux donneurs de leçons qui ont perdu la mémoire que Poutine fut invité à Vienne par le chancelier autrichien en juin, et qu’il a depuis lors rencontré au moins cinq autres dirigeants de pays membres, dont François Hollande, de façon spectaculaire, à l’aéroport de Moscou…

    Evidemment, ce que ne supportent pas les eurocrates ait qu’il y ait des contacts visiblement amicaux entre le diable Poutine et le méchant Orban, dont l’influence est de plus en plus importante en Europe centrale…

    Les diplomates hongrois se font un malin plaisir de préciser que la visite de Vladimir Poutine sera préparée par la visite d’Angela Merkel à Budapest le 2 février, et par une visite d’Orban à Varsovie… et à Kiev.

  • Quelle découverte !

    Le site d’extrême gauche Slate a fait une incroyable découverte : « Le code pénal de l’Etat islamique ressemble beaucoup à celui de l’Arabie saoudite ».

    En fait, Slate cite un article du Washington Post qui cite lui-même un article du site Middle East Eve…

    Car il faut s’y mettre au moins à trois pour découvrir ce qui est une absolue évidence, ou plutôt une pure tautologie : la charia ressemble beaucoup à la charia…

    Tout ça pour dire que ça fait bizarre parce que les uns sont les ennemis et que les autres sont nos alliés contre les ennemis. Ben oui, là encore, quelle découverte…

  • L’islam c’est comme l’UE

    Parmi les mesures annoncées par Manuel Valls contre le terrorisme, il y a le recrutement de 60 imams et le doublement du budget des aumôneries musulmanes.

    L’islam c’est comme l’UE : la solution aux problèmes de l’Europe, c’est plus d’Europe, la solution aux problèmes que pose l’islam, c’est plus d’islam…

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  • Deux chrétiennes assassinées en Birmanie

    Des soldats de l’armée birmane ont torturé, violé et assassiné deux enseignantes baptistes de l’ethnie kachin en Birmanie.

    Il semble que les soldats aient voulu se venger sur ces jeunes filles sans défense après des affrontements avec l’Armée de l’indépendance kachin (affrontements qui se sont soldés par des attaques de villages au mortier par l’armée birmane, qui ont fait fuir quelque 2.000 personnes).

    Ces meurtres sauvages indignent d’autant plus les Kachins que ces enseignantes étaient allées se mettre au service de populations particulièrement déshéritées.

  • Malaisie : "Allah" interdit dans le Herald

    Comme on pouvait s’y attendre, la Cour suprême de la Fédération de Malaisie a rejeté, hier, le recours des évêques à propos du l’usage du mot Allah pour désigner Dieu dans l’hebdomadaire de l’archevêché le Herald.

    Les juges ont simplement constaté qu’il n’y avait pas eu de vice de forme dans le jugement en appel.

    Ainsi se termine une bataille qui a duré sept ans.

    Mais ce jugement absurde ne peut qu’inciter les musulmans à continuer à harceler les catholiques sur ce sujet. L’état de la question est en effet désormais qu’il est interdit d’appeler Dieu « Allah » dans les articles du Herald en bahasha. Mais cette interdiction ne concerne aucun autre support, ni la Bible, ni la liturgie…

    On peut donc imaginer, sans risque de se tromper, que les musulmans (qui avaient perdu en première instance, même si en fait c’était le ministère de l’Intérieur qui avait au départ promulgué l’interdiction) vont multiplier les procédures pour faire interdire partout l’usage du mot Allah par les chrétiens.

    Dès aujourd’hui, la Haute Cour de Kuala Lumpur a autorisé la saisie de huit CD appartenant à un chrétien de Sarawak parce que Dieu y est appelé « Allah »…

  • Le mariage en Macédoine

    Le Parlement de Macédoine a voté hier par 72 voix contre 4 un amendement constitutionnel qui définit le mariage comme l’union entre un homme et une femme.

    En outre, l’amendement stipule que « les relations juridiques dans le mariage, la famille et les unions civiles doivent être réglementées par une loi adoptée par une majorité des deux tiers du total des membres de Parlement ».

    C’est la version édulcorée du projet d’amendement, qui interdisait carrément toute légalisation d’unions civiles ou partenariats enregistrés. Ce projet avait été condamné par un organe consultatif du Conseil de l’Europe. Mais la disposition votée revient au même, du moins pour les décennies à venir.

    L’intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT (qui, rappelons-le, est le plus important des intergroupes) a crié très fort et a enjoint à la Macédoine à respecter les « normes européennes » (sic), ce qui ne paraît impressionner personne en dans le pays, bien qu’il soit candidat à l’entrée dans l’UE…

  • Saint Vincent

    Saint Vincent est le patron des vignerons. Cela vient de l’étymologie populaire (ou plutôt du jeu de mots) Vincent = vin-sang : le vin qui devient le sang du Christ.

    Dom Guéranger :

    Une ancienne tradition, dans la chrétienté, assigne à saint Vincent le patronage sur les travaux de la vigne et sur ceux qui les exercent. Cette idée est heureuse, et nous rappelle mystérieusement la part que le Diacre prend au divin Sacrifice. C’est lui qui verse dans le calice ce vin qui bientôt va devenir le sang du Christ. Il y a peu de jours, nous assistions au festin de Cana : le Christ nous y offrait son divin breuvage, le vin de son amour ; aujourd’hui, il nous le présente de nouveau, par la main de Vincent. Pour se rendre digne d’un si haut ministère, le saint Diacre a fait ses preuves, en mêlant son propre sang, comme un vin généreux, dans la coupe qui contient le prix du salut du monde. Ainsi se vérifie la parole de l’Apôtre, qui nous dit que les Saints accomplissent dans leur chair, par le mérite de leurs souffrances, quelque chose qui manquait, non à l’efficacité, mais à la plénitude du Sacrifice du Christ dont ils sont les membres.

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    Voir le site de la « Saint Vincent tournante » 2015 en Bourgogne, « sur le chemin des moines ».

  • La religion de la République

    François Hollande souhaite que « le 9 décembre, journée de la laïcité, soit célébré dans tous les établissements » scolaires.

    Un plan d’action va être élaboré et proposera « des mesures immédiates et d’autres qui s’inscriront dans la durée pour assurer la transmission aux élèves des valeurs républicaines ».

    Et il va y avoir des brigades de bourrage de crâne, appelées « réserves citoyennes », composées d’avocats, de journalistes, d’acteurs culturels (sic) pour intervenir en soutien, toute l’année, dans les établissements…

  • On a deux papes !

    Ce matin, François a fait un éloge appuyé des familles nombreuses :

    « C’est une consolation et une espérance que de voir tant de familles nombreuses accueillir les enfants comme un vrai don de Dieu. » (Voir éventuellement la suite ici.)

    Mais ce n’est pas du tout contradictoire avec la sortie sur les lapins, affirme à CBS Mgr Anthony Figueiredo, directeur du collège pontifical nord-américain de Rome :

    « Quand le pape parle dans l’avion, il parle en tant comme pasteur aux gens ordinaires. Quand il revient, il veut parler comme pape. »

    Donc le pasteur dit au vulgum pecus que les catholiques ne doivent pas se reproduire comme des lapins, et le pape dit que les familles nombreuses sont une bénédiction. On met le tout dans un chapeau, et il en ressort la doctrine à François.

    Enfin, non, ce n’est pas exactement cela. Mgr Figueiredo explique que si certains papes ont mis la doctrine d’abord, François met la personne d’abord.

    On connaît la chanson : ce qui compte c’est la personne, la pastorale, la miséricorde, etc., et ceux qui veulent mettre la doctrine en avant sont des rigides, des sans cœur, des pharisiens, etc.

    Mgr Figueiredo ajoute toutefois : « C’est risqué, sans aucun doute, parce que, si vous commencez par la personne, chacun a sa façon de le comprendre. »

    En fait il n’y a pas deux papes, mais une multitude.

  • Les cellules souches et la propagande

    Ces derniers jours on nous annoncé comme un événement historique sur le plan de la santé qu’une « première implantation mondiale de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines » avait été réalisée par le Professeur Philippe Menasché et son équipe du service de chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris. En octobre dernier. Et la patiente présente des signes d’amélioration. Ce qui est bien la preuve qu’il faut totalement libéraliser la recherche sur les cellules souches d’embryons humains, pour sauver les malades…

    En réalité, il ne s’agit que de la « phase 1 » de l’essai clinique, qui cherche à vérifier la sécurité et la tolérance de la thérapeutique. Il y a déjà eu des essais en « phase 1 » dans d’autres domaines, notamment les lésions de la moelle épinière : c’était la spécialité de la société américaine Geron, qui a fini par y renoncer.

    Le Pr Menasché dit lui-même qu’il est prématuré de dire si l’amélioration provient de la greffe de cellules ou du pontage. Il ajoute qu’il n’y a aucune preuve ni démonstration que ces cellules fabriquent du tissu cardiaque. On suppose que leur rôle viendrait de leur capacité à secréter des substances induisant une forme de réparation des tissus.

  • Au pays de l’islam le plus modéré

    Dimanche après-midi, à la gare de Fès, au Maroc, la police a interpellé un suspect. Suspect d’être converti au christianisme. Ses bagages ont été fouillés. On y a trouvé une Bible et d’autres livres chrétiens. Le dangereux terroriste a été emmené, non pas au commissariat, mais à la préfecture de police.

    Ce jeune homme, dont on ne nous dit pas le nom, a été interrogé pendant 11 heures. Onze heures. La police voulait savoir pourquoi il venait souvent à Fès, et qui il venait rencontrer.

    Il a été relâché, parce que le fait d’avoir une Bible dans sa valise n’est pas du prosélytisme. Mais cet homme sait désormais qu'il était repéré, qu’il est surveillé, et qu’on ne le ratera pas à la première occasion.

  • L’Agrif face à la horde

    Hier c’était le procès intenté par l’Agrif contre le livre “Nique la France”.

    Mais l’audience a été organisée comme le procès de l’Agrif, et de la France, avec cinq très doctes témoins de la haine antifrançaise et dans la salle l’ultra-gauche « antiraciste », « anti-impérialiste », « anticolonialiste »,  « pro-palestinienne », « contre l’oppression des femmes »…

    Compte rendu de Bernard Antony, à lire sur le site de l’Agrif. Attention, la lecture peut en être déprimante. Pour tenir le coup, il vaut mieux lire d’abord les dernières lignes :

    On me posait ce matin la question de savoir si nous étions sortis abattus de ces heures de lynchage idéologique. Moins que jamais ! Car plein de notre mépris pour toute cette vieille engeance gauchiste de trahison et qui joue la victimisation alors qu’avec mesdames Taubira, Belkacem et les autres, et tout le gouvernement, et toute la médiacrassie, et toute la culturocrassie, elle est au pouvoir.

    PS. On me communique les pétitions circulant contre l‘AGRIF, avec toute la vociférosphère de tous les témoins précités, les Olivier Besancenot, Eva Joly et autres. Ça me met de bonne humeur. Et je me verse un coup de Brouilly.