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Le blog d'Yves Daoudal

  • Premier dimanche de l’Avent

    Allelúia, allelúia. Osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam : et salutáre tuum da nobis. Allelúia.

    Alléluia, alléluia. Faites-nous voir votre miséricorde, Seigneur, et donnez-nous votre Sauveur. Alléluia.

    Le verset de l’alléluia, dans le mouvement de l’Avent, demande à Dieu de nous envoyer son Sauveur, et dans le premier stique le mot « miséricorde » est ici un synonyme. C’est la divine miséricorde qui s’incarne pour nous sauver.

    Il s’agit d’un verset du psaume 84, qui est tout entier un psaume de l’Avent et de Noël. Et d’un verset qui, avec celui qui le précède, fait partie à chaque messe des prières au bas de l’autel, qui sont aussi un « avent ».

    La belle mélodie de cet alléluia, tout empreinte de paix et de joie intérieure, est chantée pour la première fois de l’année liturgique. On l’y retrouvera tout au long, car c’est sans doute la plus utilisée.

     

  • La “réforme” liturgique

    Le premier dimanche de l’Avent de l’an dernier, j’avais commencé une série d’articles sur la « réforme » liturgique, sous le titre « Il y a 50 ans », puisque c’est le premier dimanche de l’Avent 1969 qu’elle était mise en œuvre et rendue obligatoire.

    J’avais mis un lien à tous ces articles en haut de la colonne de gauche de ce blog. L’année du cinquantenaire se termine aujourd’hui. J’ai réuni tous les articles dans un document PDF que l’on peut télécharger en haut de la colonne de droite.

  • Persécutions

    En Egypte.

    Le 26 novembre, des groupes musulmans ont attaqué à coups de pierres et de cocktails Molotov l’église, des maisons et des magasins coptes à al Barcha, dans le gouvernorat de Minya. Certaines boutiques ont ensuite été saccagées. Une femme a été hospitalisée suite aux brûlures subies dans l’incendie de sa maison. Le prétexte était un texte d’un jeune copte sur Facebook, considéré comme offensant envers l’islam. Une centaine de personnes ont été arrêtées, dont… 35 coptes. Le gouverneur a aussitôt convoqué une de ces réunions de conciliation qui suivent immanquablement les attaques. Où assaillants et victimes sont mis sur le même plan et sermonnés de la même façon. On note toutefois que le gouverneur a demandé aux imams de prêcher sur les thèmes de la coexistence et de la tolérance…

     

    Au Pakistan

    Une jeune chrétienne, Sheeza Maqsood, 16 ans, de Bismillahpur (Faisalabad, Pendjab) a réussi à s’enfuir de chez son « mari » musulman pour rejoindre sa famille. Le 28 septembre, elle avait été kidnappée chez elle sous la menace d’une arme à feu, devant sa mère et sa jeune sœur, par trois musulmans qui l’avaient emmenée dans une maison isolée et l’avaient violée. Trois jours après elle avait été amenée à la mosquée, convertie à l’islam et « mariée » sous la menace d’une arme, et de voir tués son père et ses frères. Puis elle fut séquestrée chez son « mari », qui la violait tous les jours. Elle essaya plusieurs fois de s’enfuir, mais elle était chaque fois reprise. Jusqu’au jour où le « mari » oublia son téléphone portable. Sheeza appela aussitôt l’un de ses frères, et elle s’enfuit avec lui. Elle est retournée dans sa famille, qui demande la protection de la police parce qu’elle est l’objet de multiples menaces de mort…

     

    En Indonésie

    Quatre chrétiens ont été tués par des islamistes sur l’île de Sulawesi. Des hommes armés de sabres et d’armes à feu ont attaqué le village de Lembantongoa, ils ont mis le feu à plusieurs maisons, dont une où il y avait un rassemblement de prière. Un homme a été poignardé, un autre décapité, un autre égorgé, le quatrième brûlé vif dans sa maison. Selon les autorités, les responsables sont des membres des Moudjahidine de l’Est de l’Indonésie, un des groupes affiliés à l’Etat islamique.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Bonus regéndæ castitátis pudor est comes. Hic primus, in ipso cognitiónis ingréssu, Dómini Matrem comméndat legéntibus, et tamquam testis lócuples, dignam quæ ad tale munus eligerétur, ástruit; quod in cubículo, quod sola, quod salutáta ab Angelo tacet, et mota est in intróitu eius, quod ad virílis sexus spéciem peregrínam turbátur aspéctus Mariæ in sabbato Vírginis. Itaque, quamvis esset húmilis, præ verecúndia tamen salutántem non resalutávit, nec ullum respónsum rétulit, nisi ubi de suscipiénda Dómini generatióne cognóvit ; ut qualitátem efféctus dísceret, non ut sermónem reférret.

    La pudeur a sa place bien marquée dans la conduite d’une vie chaste. Dès l’abord, elle fait découvrir aux lecteurs qu’il s’agit bien de la Mère du Seigneur et, telle un témoin autorisé, elle montre Marie digne d’être élue à une si haute fonction. En effet, la Vierge se tient dans la chambre secrète, et s’y tient seule ; saluée par l’ange, elle ne dit mot ; à son entrée, elle se trouble, son attitude trahit l’émotion à l’apparition insolite d’un être masculin. Aussi, malgré sa déférence, la pudeur la retient-elle de rendre le salut ; elle ne donne aucune réponse, avant d’apprendre qu’elle mettra au monde le Seigneur et alors, c’est pour interroger sur la réalisation de l’événement, non pour donner la réplique.

    Saint Ambroise, Livre des Offices, I, 18, lecture des matines.

  • La FNAC n'est pas une église

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    (Vu sur le Salon Beige)

  • Aux Etats-Unis

    La Cour suprême des Etats-Unis, par cinq voix contre quatre, a donné raison au diocèse de Brooklyn, rejoint par deux synagogues, qui contestaient la décision du maire de New York Andrew Cuomo de limiter le nombre des fidèles dans les lieux de culte à 10 personnes dans les zones rouges, 25 dans les zones orange (et la moitié de la capacité dans les zones jaunes).

    Deux requêtes identiques (provenant de Californie et du Nevada) avaient été rejetées par la Cour suprême l’été dernier. C’était encore le temps de Ruth Bader Ginsburg. Que Trump a remplacé par une catholique. Je crois qu’on n’a pas fini de remercier Donald Trump pour ses nominations (pas seulement à la Cour suprême, mais de centaines de juges dans tout le pays).

    La Cour suprême a expliqué que l’ordonnance de Cuomo ne paraît pas être neutre, mais qu’elle vise plutôt à « mettre à part les lieux de culte pour un traitement particulièrement sévère ». Par exemple, bien qu'une synagogue ou une église dans une zone rouge soit limitée à 10 personnes par service, il n'y a pas de limite au nombre de personnes qu'une entreprise « essentielle » à proximité peut admettre – ce qui peut inclure l'acupuncture ou un terrain de camping. Comme l'ordonnance n'est pas neutre, a poursuivi la Cour, elle a été soumise au test constitutionnel le plus strict. Or elle a échoué à ce test, car l'ordonnance est trop large. Il n'y a aucune preuve que ces synagogues et églises aient contribué aux épidémies, et d'autres règles moins restrictives auraient pu être utilisées à la place - comme fonder la fréquentation maximale sur la taille de l'installation. Et si les restrictions sont appliquées, a ajouté la Cour, elles entraînent un préjudice permanent pour les personnes qui ne peuvent pas assister aux offices et pour qui une transmission sur internet ne constitue pas un substitut adéquat.

    (On remarquera que le catholique John Roberts, président de la Cour suprême, dont on ne sait jamais de quel côté il va pencher, est tombé une fois encore du mauvais côté...)

  • Le mensonge du jour

    Ou plutôt l'un des nombreux mensonges du jour... C'est dans un titre de la Tribune de Genève, à propos des stations de ski :

    La Suisse est bien seule à vouloir ouvrir ses pistes

    On mesure là le dépit des journalistes helvètes de la pensée unique. Comme les valets du mondialisme mortifère Merkel, Macron et Conte, ils considèrent que la Suisse aussi devrait se priver des recettes du tourisme de montagne. Et ils dénoncent leur propre pays comme celui qui fait cavalier seul en pleine catastrophe pandémique…

    En réalité, c’est la France, l’Allemagne et l’Italie qui sont les seuls à fermer les pistes. Merkel ose se poser comme la vertueuse qui demande une interdiction dans toute l’UE, sachant pertinemment que c’est impossible puisque sa position est très minoritaire. On pourra faire du ski en Autriche, en Slovénie, en Slovaquie, en Pologne, en Suède, en Norvège, en Finlande, mais aussi en Espagne et en Andorre…

    L’Allemagne n’a pas grand-chose à perdre de l’interdiction, puisque les Allemands vont essentiellement en Autriche ou dans les ex-pays de l’Est.

    Mais la décision française est une ignominie de plus. Macron détruit sciemment, en plus de tout le reste, tout un pan de l’économie touristique française. Et, hélas, sans doute durablement. Parce que de nombreux Français vont découvrir qu’il y a des domaines skiables ailleurs, magnifiques aussi et moins chers…

  • La réponse d’Orbán à Soros

    George Soros ayant publié un texte demandant instamment à l’UE de tenir bon face à la Pologne et à la Hongrie, car « la manière dont elle répondra à la défiance Orbán-Kaczyński sera déterminante quant à sa capacité à survivre en tant que société ouverte fidèle à ses valeurs fondatrices », Viktor Orbán a répondu par un texte où il règle les comptes pour de bon. Un texte qualifié de paranoïaque et d’antisémite par le Nouvel Observateur, ce qui montre qu’il a fait mouche, car on n’y trouve absolument rien de tel. (C’est Soros qui dans son texte souligne qu’il est juif, comme si ça avait un rapport avec la situation.) - Traduction officielle.

     

    L’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros

    Réponse à l’article de George Soros

    Nombreux sont ceux qui pensent que le chef du gouvernement d’un pays n’a pas à débattre avec George Soros. Pour eux, Soros est un délinquant économique, qui a gagné son argent par la spéculation, par la ruine de millions de personnes, et même par le chantage exercé sur rien moins que des économies nationales. Tout comme les gouvernements ne peuvent pas discuter avec des terroristes, les chefs de gouvernement ne peuvent pas non plus débattre avec des délinquants économiques.

    J’y suis tout de même contraint aujourd’hui, parce que George Soros, le milliardaire spéculateur d’origine hongroise, a publiquement imparti des ordres aux dirigeants de l’Union européenne dans un article paru le 18 novembre sur le site dénommé Project Syndicate, dans lequel il leur intime de punir sévèrement les Etats-membres qui se refusent à s’intégrer dans un empire européen global et unifié sous la bannière de la société ouverte.

    Tout au long de l’histoire, ce sont toujours les nations qui ont donné sa force à l’Europe. Bien que les nations formant l’Europe soient d’origines diverses, les racines communes de notre foi les ont réunies. Le modèle de la famille reposant sur la tradition judéo-chrétienne a été le fondement de nos communautés. C’est la liberté chrétienne qui a assuré la liberté de la réflexion et de la culture et a créé une concurrence bénéfique entre les nations de l’Europe. Le mélange vertueux des différences a fait de l’Europe, pendant des siècles, la force motrice du monde.

    Toutes les tentatives visant à chercher à unifier l’Europe sous l’égide d’un empire ont échoué. C’est pourquoi l’expérience historique nous fait dire que l’Europe ne sera de nouveau grande que lorsque ses nations le seront également, et qu’elles sauront résister à toute tentative impériale.

    Des forces puissantes sont de nouveau à l’œuvre pour faire disparaître les nations européennes et unifier le continent sous l’égide d’un empire global. Le réseau Soros, qui imprègne de toute part la bureaucratie européenne et les élites politiques, travaille depuis des années à faire de l’Europe un continent d’immigration. Aujourd’hui, le plus grand danger qui menace les Etats de l’Union européenne est représenté par le réseau Soros et la société ouverte, employés à promouvoir l’élimination des cadres nationaux. Les objectifs du réseau sont clairs : au travers de l’accélération de la migration, créer une société ouverte multiculturelle et ethniquement mélangée, démanteler les processus de décision nationaux et les remettre entre les mains des élites globalisées.

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  • Pologne et Hongrie

    Les Premiers ministres hongrois Viktor Orbán et polonais Mateusz Morawiecki se sont rencontrés hier à Bruxelles et ont signé une « proposition commune » pour sortir de l’impasse budgétaire.

    On en trouvera le texte ici. En anglais. On se souvient avec nostalgie du temps pas si ancien où un tel texte aurait été forcément en français…

    La proposition est celle d’un « processus à deux volets ». D’une part, mettre en œuvre l’accord de juillet tel qu’il a été signé par tous les Etats membres, avant que soit ajoutée la clause de conditionnalité. D’autre part, discuter au Conseil européen de l'opportunité d'établir un lien entre l'état de droit et les intérêts financiers de l'Union. Si l’on décide d’établir ce lien, alors il faudra convoquer une conférence intergouvernementale pour négocier la modification nécessaire du traité européen.

    Le texte se termine ainsi : « Nous avons décidé d'aligner nos positions sur ces questions. Ni la Pologne, ni la Hongrie n'acceptera une proposition jugée inacceptable par l'autre. »

    On remarquera que la Pologne et la Hongrie donnent ici une véritable leçon d’état de droit : respect de ce qui a été signé, et des traités.

    Naturellement, les « sources diplomatiques européennes » laissent entendre anonymement que la proposition est irrecevable et que la Pologne et la Hongrie s’enfoncent encore davantage dans leur isolement…

  • Routine pourrie

    Le Parlement européen a adopté hier à une horrible majorité (455 voix pour, 145 contre et 71 abstentions) sa nouvelle résolution contre la Pologne. Le principal prétexte (mais c’est l’occasion de revenir sur tout le reste) est cette fois la décision du Tribunal constitutionnel de juger anticonstitutionnelle la dépénalisation de l’avortement en cas de malformation, essentiellement pour trisomie, en bref l’avortement eugénique.

    Le Parlement européen « condamne vivement l’arrêt du Tribunal constitutionnel et le recul de la santé – sic - et des droits des femmes en matière de sexualité et de procréation en Pologne ».

    Tel est le début du premier paragraphe. Il y en a 24 autres. Ils sont ici.

    La résolution condamne aussi le Tribunal constitutionnel polonais pour avoir pris sa décision en pleine pandémie, et « témoigne son soutien et sa solidarité à l’égard de milliers de citoyens polonais, en particulier les femmes et les personnes LGBTI+ polonaises, qui, malgré les risques sanitaires, sont descendues dans la rue pour protester contre de graves atteintes à leurs libertés et à leurs droits fondamentaux »…

    Au passage, le Parlement européen « invite instamment la Commission à agir avec détermination sur la conditionnalité récemment convenue pour le futur cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027 »… car il est urgent de punir ce pays qui viole en permanence l’état de droit…