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Eglise

  • la "conversion écologique" de la liturgie

    La nouvelle religion laudatosienne a déjà sa liturgie, et même le rite de vénération épiscopale de Mère Terre.

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  • A Rodez

    Un synode idiot dans les ruines sinistres de ce qui fut un diocèse florissant. A lire ici (seulement si on a le moral).

  • L’anarchie dans l’Eglise

    Les cinq évêques de l’Etat indien de  l’Orissa ont décidé, lors de leur assemblée annuelle, d’instituer une « Journée des martyrs », pour honorer chaque année les quelque 90 chrétiens massacrés en 2008.

    « La date exacte sera décidée en accord avec les familles des victimes. Nous entendons leur donner une consolation profonde en perpétuant la mémoire de leurs chers disparus et en les reconnaissant comme martyrs », explique Mgr John Barwa, le président du conseil des évêques de l’Orissa.

    Nul doute que les victimes du déchaînement antichrétien de 2008 dans l’Orissa ne soient des martyrs. Mais pour les honorer officiellement dans l’Eglise, il faut d’abord que l’Eglise les reconnaisse officiellement comme martyrs. Et ce ne sont pas les évêques de l’Orissa qui peuvent le faire, c’est Rome.

    Il semble que désormais il n’y ait plus aucune règle. Il faut dire que le pape donne l’exemple en canonisant des gens sans respecter les règles établies.

  • Un transsexuel ne peut pas être parrain

    Je n’avais pas fait écho à cette polémique qui avait éclaté en Espagne à propos de la décision de l’évêque de Cadix, Mgr Zornoza, de refuser à un transsexuel d’être parrain d’un bébé. On disait que face à la pression, Mgr Zornoza avait fini par céder, sous les cris de victoire, naturellement, du lobby LGBTetc. Et c’est pourquoi je n’en avais pas parlé. Inutile d’enfoncer le couteau dans la plaie.

    Mais c’est faux. L’évêque n’avait pas cédé. Il avait seulement temporisé. Et il avait posé la question à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Laquelle lui a donné raison (traduction approximative de mon fait) :

    « C’est impossible à admettre. Le comportement transsexuel lui-même révèle de manière publique une attitude opposée à l’exigence morale pour cette personne de résoudre son problème d’identité sexuelle conformément à la vérité de son sexe. Par conséquent il est évident que cette personne ne possède pas ce qui est requis pour mener une vie conforme à la foi et à la fonction de parrain (CIC Can 874 §3), et qu’elle n’est pas apte, par conséquent, à être admise à la fonction de parrain aussi bien que de marraine. On ne peut y voir de discrimination, mais seulement la reconnaissance de l’absence objective de ce qui est requis par nature et nécessaire pour prendre la responsabilité ecclésiale d’être parrain ou marraine. »

    Ça me fait penser au propos de François aux religieuses du CLAR disant qu’elles devaient « ouvrir les portes », et qu’elles recevraient peut-être une lettre de la Congrégation pour la doctrine mais qu’elles ne devaient pas s’en inquiéter et continuer à aller de l’avant…

    Il semble que Mgr Zornoza ait décidé de ne pas aller de l’avant et de s’autoriser de la réponse de la CDF pour refuser que le transsexuel soit parrain. Mais en Argentine, dans un diocèse dont l’évêque a été ordonné par le cardinal Bergoglio, on a fortement médiatisé un baptême avec plusieurs transsexuels comme parrains-marraines…

  • Le grand maître de l’ambiguïté

    La plupart des gens, y compris catholiques, qui se contentent des condensés de nouvelles diffusées par les médias généralistes, pensent que le pape a demandé aux prêtres de pardonner l’avortement.

    C’est d’ailleurs le titre même d’un certain nombre d’articles : « Le pape François appelle les prêtres à pardonner l’avortement », « Pour le pape François, les prêtres doivent pardonner l’avortement », etc.

    En bref, pour le pape, l’avortement, ce n’est pas bien, mais il faut le pardonner.

    On est loin de la mesure prise par le pape, mais c’est bien évidemment l’effet qui était voulu. Comme d’habitude. Et pour cela François a soigneusement exclu de sa lettre les deux mots qui étaient nécessaires à la compréhension de son propos : excommunication, et pénitence.

    Les catholiques eux-mêmes ne savent pas que l’avortement a cela de particulier que ceux qui y participent sont ipso facto excommuniés. D’une excommunication qui ne peut être levée que par l’évêque ou un prêtre auquel l’évêque donne ce pouvoir. Le pape donne ce pouvoir à tous les prêtres pendant l’année de cet étrange « Jubilé de la miséricorde » qui ne correspond à rien.

    D’autre part le pape reste flou sur le « sacrement de la confession ». Le Catéchisme de l’Eglise catholique utilise plus de 30 fois l’expression « sacrement de pénitence » ou « sacrement de la pénitence ». Parce qu’il n’opère que si le… « pénitent » entend faire… pénitence pour la « satisfaction » de son péché.

    Si d’un côté on ne parle pas de l’excommunication, et de l’autre on ne parle pas non plus de pénitence, il reste seulement l’impression vague et floue que le pape « demande aux prêtres de pardonner l’avortement ». Ce qui est proprement terrifiant.

    *

    Le même jour, François a tenu à donner une seconde preuve de son incomparable maestria dans la fabrication de l’ambiguïté.

    Il a reçu Mgr Gaillot, et, dit celui-ci :

    « Je lui ai dit qu'il m'arrivait de bénir des couples divorcés-remariés et même des couples homosexuels. J'ai ajouté : On bénit bien des maisons, on peut donc bénir des personnes. Cette phrase a fait sourire le pape. Il a abondé dans mon sens et il a dit : La bénédiction de Dieu est pour tout le monde. »

    Oui, la bénédiction de Dieu est pour tout le monde. Mais quand il reviendra pour le Jugement, le Christ dira : « Retirez-vous, maudits, dans le feu éternel. »

    *

    Alors que Mgr Gaillot rappelait son long combat pour les clandestins, le pape a commenté :

    « Les migrants sont la chair de l'Église. »

    Autrement dit, sans les immigrés clandestins – à 80 % musulmans, l’Eglise n’est qu’un squelette…

    Au moins, là, ce n’est pas ambigu. C’est seulement aberrant.

  • Une mesure pour les chrétiens en Irak

    Un comité ad hoc des forces de sécurité a été institué dans le but de recueillir des informations et de prendre des mesures concrètes à propos des violences et abus ciblés subis par les chrétiens en Irak, du moins dans les zones contrôlées par le gouvernement, en fait essentiellement à Bagdad.

    Le comité a été institué à l’initiative du Premier ministre, Haydar al-Abadi, et vise à lutter en particulier contre l’augmentation du nombre des enlèvements de personnes et des expropriations abusives de maisons et de terrains qui, au cours de ces derniers mois, ont eu pour cibles les chrétiens irakiens, dans le cadre d’un acharnement ciblé.

    Les responsables du comité ont déjà rendu visite au patriarcat chaldéen à Bagdad pour rencontrer S.B. Louis Raphaël I Sako et commencer à recueillir des données et informations utiles à propos des abus subis par les chrétiens. En particulier, la première étape consiste à recenser les biens immobiliers soustraits abusivement aux familles chrétiennes, recueillant les titres de propriété et indiquant les personnes, les groupes et les organismes collectifs qui bénéficient actuellement des immeubles expropriés illégalement. Les paroisses et les communautés chrétiennes pourront également fournir au comité de sécurité des informations concernant des cas de chrétiens enlevés, y compris les indices utiles pour identifier les auteurs de ces enlèvements.

  • Une première à Cuba

    Pour la première fois depuis la révolution castriste, la construction d’une nouvelle église a commencé à Cuba.

    C’est dans une cité dortoir à l’est de La Havane. Elle sera dédiée à saint Jean-Paul II, en souvenir du voyage de ce pape en 1998 et de ses conséquences.

    Il s’agit d’une des trois églises dont le régime a accepté la construction. Le terrain a été donné par Raul Castro.

  • Mgr Rey en Syrie

    Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a été reçu samedi à Damas par le patriarche grec melkite catholique SB Grégoire III et le nonce apostolique Mgr Zenari.

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    Il semble que soit la première fois qu’un évêque français se rende en Syrie depuis l’offensive islamiste. Hier, il a concélébré la divine liturgie avec l’archevêque de Homs, Hama et Yabroud, en la vénérable cathédrale Saints Constantin et Hélène de Yabroud, construite avec les pierres d’un temple de Jupiter.

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  • Au Madhya Pradesh

    Les évêques catholiques du Madhya Pradesh pressent les autorités de prendre des mesures légales pour protéger les chrétiens des violences dont ils sont victimes. C’est le 13 août dernier que l’épiscopat de cet Etat du centre de l’Inde de 75 millions d’habitants, gouverné par un parti pro-hindou, ont pris la parole. Ils ont dénoncé le fait que les catholiques, qui ne représentent que moins d’un pour cent de la population, vivent dans la peur constante d’attaques contre eux et contre leurs institutions.

    Les extrémistes hindous les accusent de leur côté de prosélytisme, dans un Etat où les conversions sans une permission gouvernementale sont illégales et punissables de prison ou d’amende. Or le nombre de chrétiens dans cet Etat est en constante diminution font remarquer les évêques qui ne comprennent pas pourquoi ils sont la cible de ces accusations de conversions massives.

    Cette déclaration fut l’occasion pour les évêques de montrer comment les chrétiens sont harcelés. En mars, par exemple, des extrémistes ont attaqué un groupe tribal de chrétiens qui se réunissaient dans une école pour une prière du soir. Selon Mgr Almeida, évêque de Jabalpur, les agresseurs ont prétendu que ce groupe tentait de convertir des non-chrétiens.

    Durant les six premiers mois de cette année, au moins vingt attaques antichrétiennes et des cas de harcèlement policier ont été recensées dans l’Etat. Selon Mgr Almeida, les attaques se poursuivent car il n’y a aucune volonté politique de combattre les éléments antichrétiens. Mais les évêques assurent qu’ils ne succomberont « à aucune pression ou menace ».

    (News.va)

  • Martyrs de Corée du Nord

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    Alors que le ton monte une fois de plus entre la Corée du Sud et la Corée du Nord (celle-ci vient même de décréter l’état de guerre), la conférence des évêques de Corée a approuvé hier l’ouverture de l'examen préliminaire du martyre de Mgr François Borgia Hong Yong-ho et de ses 80 compagnons. La Congrégation pour les causes des saints avait donné son feu vert en 2013. Le Vatican avait alors considéré que Mgr Hong Yong-ho – né en 1906, et dont était sans nouvelles depuis 1962 - était mort, et son nom fut retiré de l’Annuaire pontifical.

    Sur Mgr Hong Yong-ho, voir ici.

  • Le crime de Crémisan

    Les bulldozers, accompagnés d’une soixantaine de soldats, sont arrivés dans la vallée de Crémisan, et ont commencé à arracher les oliviers millénaires (quel symbole) pour construire le mur de séparation qui coupera en deux le « poumon vert » de la région de Bethléem, et 58 familles de leurs terres. Des terres qui, volées aux Palestiniens, vont permettre de faire la jonction entre deux colonies israéliennes tentaculaires.

    Et l'on s'étonne qu'il n'y ait pas la paix...

    Hier, des prières avaient été organisées sur le site. Voir notamment ici. Aujourd’hui, des dizaines de chrétiens palestiniens, dont des prêtres, ont tenté d’empêcher l’avancée des bulldozers et se sont brièvement affrontés avec les soldats.

    Dans la vidéo ci-dessous, on voit Mgr William Shomali, vicaire patriarcal du patriarcat latin de Jérusalem, qui dit : « Nous sommes très déçus par la reprise des travaux de construction du mur dans la vallée de Crémisan, car, ayant eu recours à la justice israélienne pour sauver la terre des familles pauvres de cet endroit, on ne nous a pas rendu justice. Cela nous attriste. »

    Un peu plus loin Mgr Shomali évoque un autre problème, celui des écoles, mais qui est lié au premier puisque l’Eglise a des écoles dans la vallée de Crémisan (dont celle dont on voit les images). « Les restrictions budgétaires imposées par l’Etat d’Israël peuvent entraver le bon fonctionnement de ces écoles, et avoir un impact sur l’enseignement de plus de 30.000 enfants. Nous demandons seulement que les écoles chrétiennes soient traitées comme sont traitées les écoles (juives) orthodoxes, qui sont privées comme les nôtres. Nous demandons seulement l’égalité, pas des privilèges. »

  • La messe supprimée

    A la prison centrale de Faisalabad (troisième ville du Pakistan, trois millions d’habitants), la messe dominicale a été supprimée. Cette mesure a été glissée parmi celles qui durcissaient les conditions de détention suite à la suppression du moratoire sur la peine de mort. Mais ça n’a aucun rapport, et des associations de défense des droits de l’homme ont saisi la justice, faisant valoir que cette mesure était contraire à la Constitution du Pakistan qui garantit la liberté de culte à tout citoyen, ainsi qu’à diverses conventions internationales signées par le Pakistan. Le directeur de la prison a justifié sa décision en mettant en avant des motifs de sécurité et le trafic de drogue. L’argument a été rejeté par le juge. Le directeur a déclaré alors qu’il accepterait le retour de la messe si elle est officiellement autorisée par l’Inspecteur général des prisons et par le ministère de l’Intérieur. Le juge a demandé aux deux parties de s’adresser à ces autorités. Ce qui a été fait. On attend les réponses. D’autre part, la Fondation Paix et Développement humain a écrit plusieurs lettres aux autorités du Pendjab, sans recevoir de réponse.

  • La communion sur la langue

    Dimanche dernier, l’évêque d’Oruro, en Bolivie, Mgr Krzysztof Białasik, a déclaré qu’il interdisait désormais dans son diocèse la communion dans la main, après avoir constaté que certaines personnes repartent avec l’hostie sans la consommer.

    Mgr Białasik est un Polonais qui après avoir fait ses études à la Société du Verbe divin près de Poznan a été ordonné prêtre et envoyé en Bolivie, où il a été missionnaire pendant 20 ans avant d’être nommé évêque d’Oruro par Benoît XVI en 2005. Depuis 1998 il était secrétaire de la conférence épiscopale de Bolivie pour la pastorale.

    Rorate Caeli en profite pour faire un point sur la situation. Mgr Białasik serait le troisième évêque, au cours de ces dix dernières années, à retirer la permission de donner la communion dans la main (par distinction avec ceux qui maintiennent l’interdiction existante, ou qui recommandent la communion sur la langue, ou qui interdisent la communion dans la main dans certaines églises).

    Le premier fut le cardinal Cipriani, archevêque de Lima, en 2008. Le deuxième a été le cardinal Ranjith, archevêque de Colombo, en 2011.

    Mgr Rogelio Livieres, évêque de Ciudad del Este, qui vient de mourir, avait fermement condamné la communion dans la main l’an dernier, et l’aurait sans doute interdite s’il n’avait été éjecté de son diocèse par François à ce moment-là.

    La conférence épiscopale du Nigeria avait permis temporairement la communion dans la main à cause de l’épidémie d’Ebola, mais a supprimé cette permission en décembre dernier.

    Quelques évêques ont imposé la communion sur la langue en diverses circonstances. Mgr Antonio Carlos Rossi Keller, évêque de Frederico Westphalen, au Brésil (quel nom bizarre) a annoncé fin 2011 que les fidèles qui voulaient la communion de sa main dans la cathédrale devaient la recevoir à genoux sur la langue. Mgr Eduardo Maria Taussig, évêque de San Rafael, en Argentine, a demandé la même chose la même année. Le cardinal Carlo Caffara, archevêque de Bologne, a ordonné en 2009 que la communion ne soit donnée que sur la langue dans les trois principales églises de son diocèse. Depuis la Fête Dieu de 2008, Benoît XVI donnait l’exemple.

    Rorate Caeli rappelle qu’en 1996, Juan Rodolfo Laise, évêque de San Luis en Argentine, avait été le seul évêque de son pays à refuser la communion dans la main lorsque l’indult fut promulgué pour l’Argentine. Selon les informations de Rorate Caeli, cette interdiction demeure.

    Il serait intéressant de savoir dans quels pays, en dehors du Nigeria, il n’y a pas eu d’indult pour la communion dans la main. Lors de mon dernier voyage en Irlande j’ai vu que tout le monde communiait dans la main, et de façon très désinvolte, et lors de mon dernier voyage en Pologne j’ai vu que tout le monde communiait pieusement sur la langue, alors qu’il y a eu finalement un indult en 2006. Je suppose que les militants de la communion dans la main ont dû faire des adeptes ici et là en Pologne, mais il est frappant de constater que la différence générale d’attitude envers le Saint Sacrement, dans deux pays considérés comme très catholiques, correspond à la réalité sociologique d’une Irlande qui inscrit le « mariage » homosexuel dans sa Constitution et d’une Pologne qui se révolte contre les thèses hétérodoxes défendues au synode.

    Quant à Mgr Białasik, évêque d'un pays dont, en plus, le président marxisto-panthéiste est un ami du pape, je ne lui donne pas longtemps avant d'avoir des ennuis...

  • La plus grande statue de Marie

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    Au moins 30.000 personnes se sont rassemblées le jour de l'Assomption à la « Grotte de Marie » (Gua Maria), sanctuaire marial d’Ambarawa à Java, Indonésie, pour la bénédiction de « la plus haute statue de Notre Dame dans le monde » (42 mètres). Dans le plus grand pays musulman du monde… La messe a été concélébrée par 15 prêtres et 7 évêques, dont l’acrhevêque de Semarang, Mgr Johannes Pujasumarta, qui a procédé à la bénédiction de la statue à partir d’une nacelle de grue.

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  • Libération

    Le P. Antoine Boutros, prêtre grec-catholique melkite qui avait été enlevé en Syrie en juillet dernier, a été libéré le jour de l’Assomption.

    La nouvelle a été annoncée dimanche par le patriarche S.B. Grégoire III, mais on ne sait encore rien des conditions de cette libération, ni du sort du laïc qui l’accompagnait.

  • +Mgr Rogelio Livieres+

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    Deux semaines avant son 70e anniversaire, et moins d’un an après avoir été viré par François de son diocèse de Ciudad del Este, Mgr Rogelio Ricardo Livieres Plano est mort des suites de complications de son diabète le 14 août dans un hôpital de Buenos Aires.

    Les hispanophones liront avec intérêt la belle homélie du P. Anthony Myers qui a aussitôt célébré une messe de Requiem (je ne suis pas hispanophone mais j'ai quand même compris). A cette messe, Mgr João Evangelista Martins Terra, évêque auxiliaire émérite de Brasilia, a déclaré : « Mgr Rogelio est au ciel. Il a été crucifié dans la vie et c’est pour cela que Dieu l’a emporté le jour d’un autre martyr. Il a fait le plus important que doit faire un évêque : former des prêtres. »

    Mgr Martins Terra sait de quoi il parle, puisque, bibliste réputé, et collaborateur pendant dix ans du cardinal Ratzinger à Rome, il fut professeur au séminaire fondé par Mgr Livieres. Séminaire qui était le plus important de toute l’Amérique latine, dans ce diocèse qui aurait été loué comme « périphérique » s’il n’avait pas été un séminaire traditionnel, avec des séminaristes en soutane, avec la messe ad orientem et apprentissage de la « forme extraordinaire ». Ce séminaire était une insulte pour les autres évêques du Paraguay et des pays limitrophes. Le nombre de prêtres du diocèse était passé de 12 à 62… François a donc viré l’évêque qui avait osé aller à contre-courant du relativisme et du sécularisme, et cet évêque qui restait un reproche vivant est mort, l’affaire est donc close. Tant pis pour l’Eglise. Et pour les âmes.

    Rappel :

    La vérité sur Ciudad del Este

    Il a viré Mgr Livieres

    Ciudad del Este : les documents

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  • En Indonésie

    La mobilisation des musulmans bloque la construction de l’église de la paroisse Sainte-Claire à Bekasi, ville qui jouxte la capitale de l’Indonésie, Jakarta.

    Après 17 ans du parcours du combattant que cela représente, les catholiques du nord de Bekasi ont fini par obtenir, le 18 juillet, le permis de construire leur église. Mais, depuis lors, des musulmans occupent les lieux pour empêcher la construction de l’église. Le maire de Bekasi, Rahmat Effendi, est venu en personne, le permis en mains,  pour expliquer aux manifestants que les catholiques avaient obtenu en toute légalité le droit de construire une église. Peine perdue. Pour les manifestants, le permis a été obtenu par des pots de vin, et ils exigent que le maire annule le permis octroyé par des agents municipaux corrompus. Les catholiques peuvent prouver que les agents municipaux n’y sont pour rien puisqu’ils ont tout simplement rempli les critères légaux (ce qui est presque impossible mais pas tout à fait), les musulmans ne désarment pas. D’ailleurs, comme dit l’un d’eux, « aucune église ne peut être construite à Bekasi, une ville uniquement constituée de pieux musulmans ».

    Pour éviter que la situation dégénère, le maire a demandé aux catholiques de suspendre la construction de l’église, et leur a fourni un local militaire pour la célébration de la messe dominicale…

    La situation est identique à Ciledug, où la construction de l’église Sainte-Bernadette a dû être interrompue en raison des manifestations, malgré le permis en bonne et due forme. La construction d’une église à Cibubur est bloquée depuis l’année dernière pour les mêmes raisons.

  • Israël : les évêques se rebiffent

    Communiqué de l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre Sainte :

    L’AOCTS porte plainte contre le rabbin Gopstein

    Ce vendredi 7 août, à 10h, l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte a déposé plainte contre le rabbin israélien Bentzi Gopstein et son mouvement Lehava, suite à des propos du rabbin soutenant et incitant les incendies d’églises en Israël.

    Il y a quelques jours, lors d’un débat public, le rabbin Gopstein, leader d’un mouvement extrémiste juif anti-assimilation, Lehava, n’avait pas hésité à affirmer que la loi juive préconisait de détruire l’idolâtrie en terre d’Israël, et qu’en conséquence, les églises et les mosquées pouvaient être incendiées.

    Ces propos, qui interviennent après une suite préoccupante d’actes de vandalisme contre des Lieux Saints en Israël, sont inacceptables pour l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte. Ils incitent à la haine et font peser une réelle menace sur les édifices religieux chrétiens de ce pays.

    La communauté catholique de Terre Sainte a peur et se sent en danger. Une plainte a donc été déposée ce vendredi matin auprès de la police israélienne.

    L’AOCTS en appelle aux autorités israéliennes afin qu’elles garantissent une vraie protection aux citoyens chrétiens de ce pays, ainsi qu’à leurs lieux de culte.

    *

    Au cours du débat, le 4 août, le chroniqueur « ultra-orthodoxe » Benny Rabinovitch a demandé à Benzi Gopstein s’il plaidait pour l’incendie des églises. Il a répondu :

    « Selon Maïmonide, vous devez les brûler : êtes-vous contre Maïmonide ou en faveur de Maïmonide ? »

    « Ne me parlez pas de Maïmonide, je vous ai demandé ce que vous en pensez », lui a répondu Rabinovitch.

    « Bien sûr que je suis pour », a alors déclaré Gopstein.

    Un rabbin lui a alors dit : « Bentzi, juste là, maintenant, vous avez été filmé et enregistré, et si cela parvient à la police vous serez arrêté ».

    « C’est la dernière chose qui me dérange », a rétorqué Gopstein. « Si c’est la vérité alors je suis prêt à rester 50 ans en prison pour cela. »

    Suite à l’émotion médiatique suscitée par ses propos, Benzi Gopstein, qui n’a pas été arrêté, a répondu : « La Loi est simple, l’interprétation de Maïmonide est que l’on doit brûler l’idolâtrie. Il n’y a pas un seul rabbin qui peut contester ce fait. Je pense que le gouvernement d’Israël doit l’appliquer. »

    Mais il a aussi déclaré au site « ultra-orthodoxe » Kikar Hashabat : « J’ai dit que pour dire la vérité, je suis prêt à aller en prison. Et j’ai souligné que je ne brûlais pas et ne vais pas aller brûler les églises. »

    Moi je ne les brûle pas, mais il faut les brûler…

    En février, un incendie avait visé un bâtiment de l’Eglise grecque-orthodoxe de Jérusalem. En juin, l’église de la Multiplication des pains, en Galilée, a été incendiée. Les coupables courent toujours, puisque l'incendie d'une église n'est pas un attentat. Jurisprudence Maïmonide... Le mois dernier, des membres du mouvement Lehava ont été condamnés pour l’incendie d’une école judéo-arabe, mais un rapport interne des services de sécurité israéliens vient de conclure qu’il n’existait pas de preuves suffisantes pour déclarer cette organisation illégale...

  • L’évêque qui passe les bornes de l’ignoble

    Mgr Blase Cupich, qui a été nommé archevêque de Chicago directement par François sans consultation des évêques américains ni de la Congrégation pour les évêques, est connu pour ses positions « progressistes » et a déjà défrayé la chronique, notamment quand il a expliqué qu’il ne critiquerait pas la décision de la Cour suprême imposant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis, parce qu’il « respecte les exigences politiques d’égalité ».

    Mais cette fois il est allé beaucoup plus loin, franchissant allègrement, ou plutôt sinistrement, les bornes de l’ignoble.

    Interrogé sur les vidéos prouvant que le Planning familial vend des tissus et des organes de fœtus avortés, et même des fœtus de 20 semaines « intacts », il a répondu :

    « Si le commerce de restes d’enfants sans défense est particulièrement répugnant, nous ne devons pas être moins consternés par l’indifférence envers les milliers de personnes qui meurent chaque jour par manque de soins médicaux convenables, ceux à qui un système d’immigration détraqué et le racisme refusent des droits, ceux qui souffrent de la faim, du chômage et du besoin, ceux qui payent le prix de la violence dans des banlieues saturées d’armes, ou ceux qui sont exécutés par l’Etat au nom de la justice. »

    Vous avez bien lu. Tous ces problèmes disparates sont mis sur le même plan, y compris des faits qui résultent de l’application normale de la loi, et nous devons être au moins aussi « consternés » (appalled, ce qui peut presque se traduire par atterrés, choqués, horrifiés) par le chômage, le sort des clandestins, l’exécution des tueurs en série, que par « le commerce de restes d’enfants sans défense »…

    On vient d’apprendre que Mgr Cupich, qui n’avait été élu par ses pairs que comme « remplaçant » pour le prochain synode, en sera membre à part entière. Décision de François, pour qu’il y ait quand même un évêque américain qui ne défende pas la doctrine traditionnelle du mariage.

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    De gauche à droite, le Révérend Dale Cockrum, superintendant du district méthodiste de Spokane, “Mgr” James Waggoner, “évêque” épiscopalien de Spokane, Mgr Blase Cupich, alors évêque formellement catholique de Spokane, la Révérende Sheryl Kinder-Pyle, presbyter exécutive (sic) des presbytériens de Spokane, à l’issue d’une « liturgie » (?) du vendredi saint… en la “cathédrale” épiscopalienne Saint-Jean.

  • Ce 21 juin au Vatican

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    Le 21 juin dernier avait lieu au Vatican une conférence organisée par l’Académie pontificale des sciences, sur le thème « Esclavage moderne et changement climatique ». Comme je ne comprenais même pas l’intitulé, je n’en ai pas parlé. Mais voici que LifeSiteNews publie un texte d’Elisabeth Yore, juriste internationale luttant contre les trafics d’enfants, qui me semble mériter d’être lu. Elisabeth Yore constate que tous les maires et gouverneurs invités au Vatican étaient des hommes de gauche, militants de l’avortement et des « droits » LGBT. Il semble que ce ne soit pas seulement les Américains. Nous en avons nous-mêmes un exemple avec Anne Hidalgo, qui ne tarit pas d’éloges sur François et son encyclique depuis qu’elle est revenue de Rome. Sur la première photo ci-dessus, on voir Manuela Carmena lors de la conférence. Manuela Carmena, maire de Madrid, c’est “Podemos” : l’extrême gauche, et on sait ce qu’est l’extrême gauche espagnole. Sur la deuxième photo, on voit un carton « Karin Wanngård » : c’est le maire de Stockholm, elle est une militante du « parti social-démocrate suédois des travailleurs ». En réalité ce n’est pas elle qui se trouve derrière le carton, mais Valeria Mazza, qu’on voit aussi sur la première photo. Ici on touche au ridicule absolu. Valeria Mazza était à la droite du chancelier de l’Académie pontificale. A quel titre ? Aucun. Sur son carton est indiqué « maîtresse des cérémonies ». Valeria Mazza n’a d’autre titre de gloire que d’avoir été la plus connue des top-models d’Argentine (et d’avoir défrayé la chronique judiciaire avec son mari l’homme d’affaires Alejandro Gravier pour des soupçons de deux millions de dollars d’impôts impayés et un faux bail destiné à masquer une évasion fiscale). Valeria Mazza a été invitée personnellement par François pour faire la potiche de luxe lors de la conférence… C’est assurément infiniment moins grave que, par exemple, la convocation de la journaliste altermondialiste Naomi Klein (encensée par la Ligue communiste révolutionnaire) pour présenter l’encyclique au Vatican. Mais c’est significatif du n’importe quoi ambiant, qui n’a plus qu’un rapport très lointain avec la foi catholique.

    Voici une traduction de l’article d’Elisabeth Yore, d’abord paru le 21 juin dans Pewsitter, et reproduit le 29 juillet sur LifeSiteNews. (Le titre et diverses expressions, dont la première phrase, font référence à Alice au pays des merveilles, autrement dit au type même du « nonsense », au monde absurde qu'est devenu le Vatican.)

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  • La messe de Tampa

    Depuis samedi dernier la Floride compte un nouveau lieu de culte pour la « forme extraordinaire », l’église de l’Epiphanie de Tampa, diocèse de St Petersburg.

    A vrai dire, cette messe ne correspond pas aux critères du motu proprio Summorum Pontificum, puisqu’elle a été demandée par… l’évêque, Mgr Robert N. Lynch, au curé, le P. Edwin Palka, lequel obéit avec enthousiasme et gratitude…

    Il y a donc désormais la messe de saint Pie V tous les jours en cette église, et deux fois le dimanche, dont la grand-messe à 10h 30 !

    J’engage ceux qui connaissent un peu l’anglais à visiter le site internet de la paroisse, d’une part pour voir que c’est un site de propagande musclée pour la messe traditionnelle, ce qui n’est pas si fréquent…, d’autre part pour voir que c’est fait avec un humour aussi franc que décapant…

  • Un nouvel évêque en Chine

    Anyang_bp.jpgLe P. Joseph Zhang Yinlin, 44 ans, vicaire général du diocèse d’Anyang (province du Henan, en Chine) a été sacré évêque hier en la cathédrale d’Anyang, devenant ainsi évêque coadjuteur du diocèse. Reconnu tant par Rome que par l’Eglise officielle de Chine.

    C’était la première ordination épiscopale depuis celle de 2012, celle de Mgr Taddeus Ma Daqin qui fut immédiatement placé en résidence surveillée dans un séminaire parce qu’il avait déclaré qu’il refusait de faire partie du Conseil des évêques de l’Eglise officielle. D’autre part, alors que pour cette ordination le pouvoir communiste avait une fois de plus imposé des évêques de l’Eglise officielle non reconnus par Rome parmi les co-consécrateurs, ce n’a pas été le cas à Anyang.

    Dans ce diocèse la situation est différente, grâce à l’évêque, Mgr Thomas Zhang Huaixin, 90 ans. Celui-ci a d’abord été un évêque clandestin, à partir de 1981, et il n’a accepté d’être reconnu par le pouvoir qu’à la condition de ne pas être obligé de faire partie des instances de l’Eglise officielle. Du coup ses prêtres sont dans la même situation, laquelle, au prix d’une jonglerie diplomatique permanente, permet à l’Eglise de se développer. Les activités pastorales sont nombreuses, il y a 120 religieuses dans le diocèse, et l’Eglise gère un hôpital et 11 cliniques.

    On peut voir quelques petites photos de l'ordination à la suite de cet article d’Asianews. La procession des religieuses est impressionnante.

  • Sacrilège scout

    Les Dernières Nouvelles d’Alsace ont suivi la veillée « You’re up » marquant la fin du rassemblement des scouts et guides de France à Strasbourg :

    Une vidéo présente ensuite la rencontre de ces scouts de pays et coutumes divers, et pas seulement d’Europe. Une jeune fille marocaine raconte son étonnement après avoir avalé « une chips » – en fait, une hostie distribuée lors de la messe. Un mélange de cultures auquel un adolescent français rend hommage : « C’est tous ensemble qu’on fera le meilleur chemin pour la paix dans le monde. »

    (Via le Forum catholique)

  • L’évêque du service propreté urbaine

    Comme on l’a dit hier, Mgr Jacques Behnan Hindo, l’archevêque syro-catholique d’Hassaké, a pu revenir chez lui. Il a découvert une ville à l’abandon, et il a donc décidé de s’occuper lui-même des services défaillants, comme il le raconte à l’agence Fides :

    « Je suis devenu responsable du nettoyage, de l’urgence représentée par les ordures, des désinfections et de tous les services qui sont en relation avec la santé publique. Le conflit expose davantage la population également au risque d’épidémies. Tout devient encore plus compliqué avec la chaleur de l’été. J’ai pris en charge ces besoins parce que je voyais que personne ne le faisait et je coordonne actuellement une équipe de 130 opérateurs – dont près de 100 sont musulmans – qui travaillent dans des quartiers où habitent 400.000 personnes sans demander pour moi aucune récompense. Les gens disent : “L’évêque est presque devenu maire de la ville.” Nous aurions besoin de camions pour la collecte des ordures, mais maintenant nous ne saurions vraiment pas où les trouver ».

    Mgr Hindo explique d’autre part :

    « L’Etat islamique est fils de l’idéologie wahhabite et des ressources financières de l’Arabie saoudite qui veut mettre la main sur tout. La grande partie des sunnites n’a rien à voir avec les hommes du Daesh. Leur masse de manœuvre, par chez nous, est constituée par des tribus qui, jusqu’à une date récente, ne connaissaient pas une seule sourate du coran, des familles avec de nombreux enfants qui maintenant s’enrôlent dans les rangs du Daesh et gagnent de la sorte en quelques semaines seulement des sommes qu’elles n’ont jamais vu au cours de toute leur vie. Il s’agit de gens habitués à s’allier avec ceux qui les paient et les commandent. Si en fin de compte devait prévaloir l’armée d’Assad, ils seront prêts à crier à nouveau Vive Bashar ! »

    La mention de l’argent saoudien qui se déverse est fort intéressante. Il s’agit néanmoins de tribus sunnites, même si elles sont incultes en matière religieuse (d’ailleurs je ne vois pas comment on peut honnêtement être musulman quand on connaît un tant soit peu l’islam), et c’est le même Mgr Hindo qui avait noté que les jihadistes de l’Etat islamique avaient pu conquérir Hassaké grâce au soutien des quartiers sunnites.

  • Asia Bibi : une bonne nouvelle

    La Cour suprême du Pakistan a jugé recevable la demande d’Asia Bibi de la saisir. Elle déclare même qu’il est essentiel d’examiner le cas pour une bonne administration de la justice. En conséquence elle suspend l’arrêt de la « haute cour » de Lahore qui avait confirmé la peine de mort, et demande que lui soient présentées toutes les pièces du dossier. Non sans faire remarquer toutefois que la demande d’Asia Bibi avait été faite avec 11 jours de retard, objection qui sera traitée lors de la prochaine audience.

    L’avocat d’Asia Bibi avait donc raison d’être optimiste, ce qui l’a même conduit à oser dire carrément devant la Cour suprême que les allégations contre Asia Bibi sont sans fondement puisqu’elle est innocente. Asia Bibi elle-même, dans son recours à la Cour suprême, a écrit qu’elle n’avait pas tenu de propos blasphématoires, et que les accusations venaient d’une querelle personnelle.

    Manifestement, la leçon de la « haute cour » de Lahore a été heureusement entendue, quand les magistrats avaient jugé « stupéfiant » que les avocats d’Asi Bibi n’aient même pas essayé de réfuter les accusations de blasphème, ce qui avait obligé la cour à confirmer la sentence de mort.

  • La reconquête d’Hassaké

    Au moins 70 volontaires arméniens sont présents à Hassaké, en majorité dans les rangs des Unités de protection populaire (YPG) kurdes qui, avec les unités de l’armée syrienne, combattent actuellement pour libérer la ville d’Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, de la présence des miliciens de l’Etat islamique.

    Des militants locaux liés aux réseaux d’information kurdes font état d’un progressif retour chez eux des habitants ayant fui l’offensive jihadiste. Selon des sources locales contactées par l’agence Fides, l’archevêque syro-catholique de la ville, Mgr Jacques Behnan Hindo, est lui aussi revenu à Hassaké après s’être réfugié pendant quelques semaines à Qamishli avec ses fidèles.

    L’Etat islamique avait pris le contrôle d’Hassaké fin juin grâce à l’appui des quartiers sunnites (où ils sont encore 1.200). C’est Mgr Hindo qui avait souligné ce fait, et l’on ne dit pas assez (ou pas du tout) que l’Etat islamique a de forts appuis dans la population sunnite de Syrie et d’Irak. C’est d’ailleurs la seule façon d’expliquer qu’un groupe de ce genre puisse contrôler un territoire aussi vaste. Jusqu’à quand continuera-t-on, au nom du Padamalgam, de prétendre que l’islamisme jihadiste n'a rien à voir avec l’islam ?

  • Asia Bibi, demain

    Demain 22 juillet, à 9h, trois magistrats de la Cour suprême du Pakistan, à Lahore, commenceront l’examen de la procédure de dernier appel d’Asia Bibi.

    « Sa famille et son avocat ont de grands espoirs qu’elle sera acquittée », annonce l’Express Tribune, le premier quotidien du Pakistan. Un optimisme qui fait peur, car on a déjà entendu les mêmes propos à chaque étape du procès.

    Son avocat Saiful Mulook explique : « Premièrement, la plainte contre Asia a été enregistrée cinq jours après l’incident supposé. Cela jette un doute sérieux sur le récit de la poursuite. Ce retard montre que le plaignant a fabriqué l’histoire avec le soutien d’autres personnes et a impliqué Asia dans une fausse affaire. Deuxièmement, les témoins à charge ne remplissent pas les critères de Tazkiatul Shuhood. Je contesterai leur crédibilité. Troisièmement, le plaignant, Qari Muhammad Salam, a admis lui-même devant le tribunal de première instance qu’il avait consulté d’autres personnes pendant cinq jours pour déterminer si Asia avait commis un blasphème ou non, avant d’aller finalement à la police pour déposer plainte contre elle. » Et il ajoute que chacun de ces points suffit pour acquitter Asia Bibi.

    Hélas, ce que je vois, moi, c’est que l’avocat ne donne aucun argument pour démontrer, à partir des accusations des témoins à charge, qu’il n’y a pas eu de blasphème. Or c’est précisément ce que la « haute cour » de Lahore avait reproché aux avocats précédents. Lesquels s’étaient excusés en disant qu’ils ne pouvaient pas contester directement l’accusation de blasphème sans être eux-mêmes accusés de blasphème…

    En revanche, l’avocat saisit la perche que lui a tendue la « haute cour » de Lahore. En effet, ce sont ces magistrats qui avaient souligné, dans leur jugement, que les tribunaux de la charia doivent suivre la procédure dite Tazkiatul Shuhood : les juges doivent enquêter sur les témoins pour s’assurer de leur crédibilité, en examinant de façon précise leur piété, leur droiture et leur intégrité…

    On n’oubliera pas que l’affaire Asia Bibi a déjà fait deux morts, le ministre catholique Shahbaz Bhatti, et le gouverneur du Pendjab Salman Taseer.

    Les trois magistrats de la Cour suprême qui examineront le cas d'Asia Bibi sont Mian Saqib Nisar, Ijaz Ahmed Chaudhry, et Umar Ata Bandial. Mettez-les dans nos prières pour qu’ils soient inspirés par le vrai Dieu.

  • Des évêques qui s’engagent

    autrement que pour les « migrants » et le « climat », cela vaut d’être salué :

    Dans quelques jours, une décision médicale risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert.

    Il n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.

    Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme « Tu ne tueras pas » ou « Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui ». Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble. Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate.

    C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable. Nous voudrions exprimer à tous ses membres notre compassion, en respectant leur souffrance.

    A l’issue des travaux menés sur la situation de Vincent Lambert par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte. Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de « conscience de l’Europe » qu’elle s’était donné en 2010.

    En union avec beaucoup d’autres, croyants ou non, nous lançons un appel aux autorités politiques, juridiques et médicales. Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société.

    Si sa mort doit survenir, nous prierons pour que tous puissent accueillir cet événement dans l’espérance. Mais aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?

    Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise
    Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers
    Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
    Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy
    Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne
    Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne
    Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon
    Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence
    Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars

  • The youthism of a french bishop

    L’évêque de Séez a lancé une opération intitulée « Meet your bishop ».

    Renseignements pris, Sées est toujours en France, l’évêque paraît français (il s'appelle Habert), et la vidéo s’adresse aux jeunes du diocèse de Séez, donc a priori, globalement, à des francophones.

    L’évêque s’invite donc chez les jeunes, pour les rencontrer et discuter de tout et de rien. En français, semble-t-il.

    Cela dit, le site internet qui fait la promotion de la chose, avec le tutoiement de rigueur que les vieux et les flics imposent aux jeunes, le fait dans un français plus qu’approximatif :

    Quelque soit ta religion, tes aspirations, ton école, tes études, ta ville, ton appartement, ta maison, tes amis, tes envies, SI TU ES CURIEUX et que tu te poses des questions, rejoins-nous !

    *

    Je découvre que les soi-disant « Scouts de France » ne sont pas en reste, puisque leur rassemblement de Strasbourg était intitulé « You’re up ».

    Les scouts se réunissaient par « villages ». Il y avait un village Simone Veil, un village Robert Badinter, un village Lucie Aubrac, un village Elsa Triolet… (Le tout a été évidemment ravagé par une tempête, il y a une justice immanente.)

    Parmi leurs principales activités il y a eu la visite de la Grande Mosquée de Strasbourg, « pour en apprendre plus sur la religion musulmane », parce que « comprendre l’autre, prendre le temps de s’intéresser, c’est ça le vivre ensemble ».

  • Ravasi et Pachamama

    En novembre 2014, à l’occasion du congrès du machin argentin intitulé « Forum social œcuménique », le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la Culture, participait activement et pieusement à un culte de Pachamama, la Terre-Mère.

    La vidéo vient seulement d’être publiée sur Youtube. Sans doute en illustration de l’encyclique…

    (Via Rorate Caeli, via La Cigüeña de la Torre)