26 novembre 2014

Les élèves doivent dire « monsieur » au prêtre…

Pour mettre fin aux tensions qui montaient, les 22 écoles catholiques du district de Bastar, dans l’Etat du Chhattisgarh, en Inde, ont dû accepter que les prêtres ne soient plus appelés « père » par les élèves, mais seulement « monsieur ».

La décision a été prise à l’issue d’une rencontre entre les responsables de l’enseignement catholique, les représentants des groupes hindous qui accusaient les catholiques « d’utiliser l’éducation comme arme de conversion », et les autorités civiles.

Les écoles catholiques ont dû de même accepter que soient accrochées des photographies de personnalités de toute religion qui ont travaillé pour l’intérêt national dans le domaine de l’éducation.

On peut penser que les écoles catholiques auraient pu répondre aux hindous que personne ne les oblige à mettre leurs enfants à l’école catholique. Mais bien sûr cela aurait été vu comme une provocation…

Il y avait déjà eu une affaire de ce type avec des hindous en Inde, à propos d’un logo représentant la Sainte Vierge.

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25 novembre 2014

Ce que François a réussi à faire

Les médias soulignent à leur façon la guerre civile que François impose à l’Eglise. Un exemple parmi d’autres, trouvé sur le Forum catholique, cet article du journal italien Il Secolo XIX, du 29 octobre dernier.

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Il s’agit de la persécution contre Mgr Oliveri. Le journal titre sur les pressions exercées sur l’évêque d’Albenga pour qu’il démissionne, suite à l’inspection apostolique qui a vérifié la « gravité » de la situation dans le diocèse.

Mais, explique le journal, Mgr Oliveri n’est pas seul. Il est devenu un des points de référence des secteurs ultra-traditionalistes (sic) en Italie et au-delà.  Et il peut même se vanter d’avoir des alliés à la Curie, même quand ils sont en disgrâce. Ainsi le cardinal Burke (qui était encore préfet de la Signature apostolique) et qui est « un défenseur extrême du traditionalisme catholique », mais aussi le cardinal Piacenza, et par ailleurs le « super-intégraliste » Mgr Luigi Negri. Sans compter Mgr Suetta, le nouvel évêque de San Remo, qui était le bras droit de Mgr Oliveri et dont le premier geste a été de célébrer une messe de saint Pie V, et encore le cardinal Bagnasco, archevêque de Gênes, le cardinal Calcagno..

Et le journal donne la photographie de trois des principaux soutiens de Mgr Oliveri, comme autant de conjurés, d’une faction qui s’oppose au pape.

C’est un peu ce que l’on a vu aussi au synode. Le pape est censé travailler à l’unité de l’Eglise. Il fait tout pour la détruire.

Franciscains de l’Immaculée : la persécution, suite

Marco Tosatti nous apprend que le commissaire Volpi était à l’assemblée des évêques italiens, qui s’est tenue ces derniers jours à Assise. Et que, suite à cette réunion, le secrétaire général de la CEI, Mgr Galantino, va envoyer une lettre à tous les évêques italiens pour que, au cas où un Franciscain de l’Immaculée viendrait demander son incardination, il soit renvoyé au commissaire Volpi.

Car ces demandes d’incardination sont vues par la Congrégation romaine pour les religieux (dirigée par Mgr Braz de Aviz, un homme de François) seulement comme un stratagème pour se soustraire à l’autorité du commissaire Volpi…

Marco Tosati conclut : « Du point de vue d’un laïc, il n’est pas facile de comprendre pourquoi un religieux qui ne sent plus de continuer dans une congrégation devrait être quasiment contraint d’y rester, ou d’abandonner totalement sa voie spirituelle, au lieu de refaire sa vie dans un diocèse, à une époque où les vocations sont rares. »

(Via le FC)

Le pape de l’Eglise du nouvel ordre mondial

Très intéressante interview de Francesco Colafemmina, traduite chez Benoît et moi.

Extrait :

« (…) le Pape Bergoglio se dépense chaque jour, depuis la chaire de Santa Marta (une structure qui est déjà un signe de l'horizontalité de son message) pour attaquer surtout les catholiques que j'appellerais cohérents. Des catholiques comme mes grands-parents qui ont lutté dans la vie pour rester cohérents avec l'Evangile. Des catholiques comme de nombreux prêtres anonymes qui jour après jour ont accompagné enfants, fiancés, époux, personnes âgées, malades, sur le chemin de Jésus-Christ. Ces catholiques ne sont ni des pharisiens, ni des sépulcres blanchis, et pourtant ils sont chaque jour apostrophés comme tels par Bergoglio qui - satisfait du succès mondain qui l'entoure - se sent au-dessus de tous, et tout en ne jugeant pas ceux qui vivent en état de péché grave, trouve chaque jour de nouveaux mots pour vilipender ceux qui persistent à adhérer à l'Evangile et au Magistère. Tout cela est vraiment inacceptable, mais nous nous faisons une raison, car nous savons quel est le cadre général dans lequel s'insère l'action de François. »

Le cadre est celui-ci : « Je pense que le pape Bergoglio coïncide avec un projet très clair: introduire l'Eglise dans la réalité de ce que l'on nomme le nouvel ordre mondial. »

On remarquera aussi ce que Francesco Colafemmina dit du Chemin néocatéchuménal, en lien avec ce qu’avait constaté Sandro Magister.

22 novembre 2014

Les veillées pour la vie naissante

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En 2010 Benoît XVI avait demandé que soient organisées dans tous les diocèses des veillées de prière pour la vie naissante, le soir du samedi précédant le premier dimanche de l’Avent.

En 2010, beaucoup d’évêques et de prêtres avaient traîné les pieds, mais il y en avait eu tout de même plus de 500, surtout sur pression des familles catholiques.

On peut y avoir un effet Benoît XVI de préparation à la Manif pour tous.

Je ne sais si on peut voir un effet François au fait qu’il y en ait cette année (samedi prochain 29 novembre) à peine plus d’une centaine, et que les évêques qui y ont appelé se comptent sur les doigts d’une seule main…

Un site y est dédié. La carte des veillées en France est ici.

20 novembre 2014

Chine : un évêque clandestin libéré

Mgr John Peng Weizhao, évêque « clandestin » de Yujiang, a été remis en liberté le 14 novembre.

Citée par Ucanews, une source proche de l’évêque précise que Mgr Peng « est désormais relativement libre », qu’il « peut accomplir son ministère sacerdotal mais pas son ministère épiscopal ». En clair, les autorités, qui le détenaient au secret depuis six mois, le préfèrent aujourd’hui libre mais refusent toujours qu’il exerce son autorité en tant qu’évêque de Yujiang.

Mgr John Peng Weizhao avait été nommé évêque de Yujiang en avril dernier. Il avait été arrêté le 30 mai, avant même que les fidèles apprennent sa nomination.

Pour l’Eglise « officielle » le diocèse de Yujiang n’existe plus depuis 1985, quand les cinq diocèses de la région ont été regroupés en un seul, le diocèse de Nanchang.

(Eglises d'Asie)

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Bravo Mgr Conley

Mgr James Conlay, évêque de Lincoln dans le Nebraska, a publié dans son journal diocésain un article dans lequel il explique les raisons de célébrer la messe ad orientem, déclare que les prêtres de la cathédrale célébreront ad orientem les dimanches de l’Avent, et que lui-même célébrera ad orientem la messe de minuit. Il saisit l’occasion de l’Avent pour expliquer la symbolique de l’assemblée et du pasteur tous tournés vers le crucifix, vers l’autel, vers l’Orient d’où vient le Seigneur.

Sa cathédrale est la cathédrale du Christ ressuscité, en anglais « the risen Christ » : le Christ qui s’est levé, Oriens.

19 novembre 2014

Allah sans fin

A l’issue, pensait-on, d’un très long parcours judiciaire, l’évêché de Kuala Lumpur avait perdu en appel : perdu le droit d’appeler Dieu « Allah » dans son hebdomadaire en langue malaise, les organisations musulmanes ayant réussi à faire admettre cette absurdité que seuls les musulmans peuvent appeler Dieu « Allah ».

Mais il y a un « troisième degré » de juridiction. L’archevêché a déposé un recours le 9 septembre, et la « Cour fédérale de Malaisie » a fixé au 21 janvier prochain la première audience.

Selon l’équipe d’avocats, le recours se fonde sur les articles de la Constitution qui garantit la liberté religieuse et la protection des droits des minorités.

17 novembre 2014

Bangladesh : un prix à un journaliste catholique

Au Bangladesh, Porimol Palma, journaliste catholique pratiquant, a reçu le prix DRU-Grameenphone du meilleur reportage 2014. DRU, c’est l’union des reporters de Dhaka, et Grameenphone est le principal opérateur de télécommunications du pays.

Il a reçu le prix pour un article sur la sécurité alimentaire, publié dans le quotidien anglophone populaire Daily Star auquel il collabore depuis avril dernier. Auparavant il travaillait dans la section catholique de Radio Veritas Asia.

Ancien séminariste, il est né dans la paroisse de Mariabad Borni, dans le diocèse de Rajshani.

Le Bangladesh est à 90% musulman, et il y a aussi 9% d’hindouistes, et dans le 1% qui reste il y a les bouddhistes…

16:51 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0)

15 novembre 2014

Mauvaise nouvelle pour la bande à François

La conférence des évêques des Etats-Unis a élu hier ses représentants pour le synode de l’année prochaine. Il n’y a qu’un homme de la bande à François, et il est dans les remplaçants.

Dans l’ordre où ils ont été élus :

- Mgr Joseph Kurtz, archevêque de Louisville et président de la Conférence épiscopale. Il a été l’un des principaux artisans du « rattrapage » du récent synode, en tant que modérateur d’un des trois groupes anglophones.

- Mgr Charles Chaput, archevêque de Philadelphie, qui en dehors d’avoir la particularité d’être un Américain d’ascendance française par son père et indienne par sa mère (Potawatomis du Kansas), est connu comme une figure de proue de la défense de la vie et de la famille. Il accueillera à Philadelphie la 8e Rencontre mondiale des familles en septembre 2015. Il a été l’un des rares évêques, avec le cardinal Burke, à oser dénoncer publiquement la dérive du synode.

- Le très ratzingérien cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston. Il eut comme co-consécrateur le cardinal Burke et fut créé par Benoît XVI premier cardinal du Texas à 58 ans ; il est vice-président de la Conférence épiscopale et président de la commission épiscopale des activités pro-vie.

- Mgr José Gomez, archevêque de Los Angeles, né au Mexique, dévot de Notre Dame de Guadalupe, prêtre de l’Opus Dei, ordonné par Mgr Chaput.

Et deux remplaçants :

- Mgr Salvatore Cordileone, archevêque de San Francisco, président de la sous-commission épiscopale de défense du mariage, flamboyant opposant au « mariage » homosexuel, très bienveillant envers la « forme extraordinaire ».

- Mgr Blaise Cupich, que François vient de nommer archevêque de Chicago : il est le seul à pouvoir prétendre faire partie de la société Kasper and Co.

Si les évêques américains avaient voulu faire plaisir au pape, ils auraient élu son meilleur ami américain, le catastrophique cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston.

14 novembre 2014

Atanacio Jovi, homosexuel catholique

Atanacio Jovi est un Philippin homosexuel et catholique. Comme il est catholique, il ne cherche pas de faux fuyant et ne demande pas au personnel ecclésiastique de changer la doctrine qui ne peut pas être changée, même si certains membres hauts placés de ce personnel sont prêts à se rendre aux pires modes mondaines.

Atanacio a donné son témoignage, publié sur le site de la Conférence des évêques des Philippines.

Sa vie, dit-il, démontre que son « orientation sexuelle n’éloigne pas les gens de l'Eglise ». « La chose la plus importante est d'aimer Dieu par-dessus tout. »

Son choix de vivre dans la chasteté « montre que comprendre vraiment l'amour, l'amour vrai, suffit pour ne pas se sentir exclu ou discrédité».

« C’est ma croix... Je peux être attiré par les hommes... Mais j'aime Dieu davantage ».

Pour Atanacio, l’Eglise catholique « semble être la seule institution qui invite [les homosexuels] à l'amour. Nous sommes créés pour l'amour, et nos vies n’ont pas de sens si nous n’en avons pas l’expérience ».

Le véritable amour est davantage que l'union physique et émotionnelle, « il veut le bien de l'autre. Il désire le paradis pour l'autre personne et veut l'encourager à embrasser la vertu de chasteté. Cela n’est pas une renonciation à l'amour, mais une expression profonde et courageuse de l’amour. »

« Aussi surprenant que cela puisse paraître, l'Eglise aujourd'hui ne défend pas aux personnes qui éprouvent une attraction pour le même sexe de s’aimer. Si deux membres du même sexe s’aiment, ils vont faire ce qui est le meilleur pour l'autre. Ils s’encourageront les uns les autres à se reconnaître comme des enfants aimés de Dieu dont il se trouve qu’ils ont une attirance pour le même sexe, plutôt que comme des personnes qui se définissent par leurs pulsions sexuelles et dont il se trouve qu’elles croient en Dieu. »

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Atanacio, militant de Marie Médiatrice de toutes grâces du sanctuaire de Lipa.

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Forte claque pour Forte

Mgr Bruno Forte, bombardé par François secrétaire spécial du récent synode et auteur des trop fameux paragraphes du rapport d’étape sur les divorcés remariés, les unions de fait et les homosexuels, était candidat au poste de vice-président de la Conférence des évêques italiens pour le Centre du pays. Il n’a obtenu que 60 voix, contre 140 à Mgr Mario Meini, évêque de Fiesole.

Mgr Meini est délégué pour la pastorale de la famille de la Conférence des évêques de Toscane…

13 novembre 2014

Des musulmans interdisent la messe à Cinunuk (Indonésie)

Plusieurs dizaines de militants du Front des défenseurs de l’islam et du Forum de la communauté islamique indonésienne ont encerclé le complexe Saint Charles Borromée de la paroisse Saonte-Odile de Cinunuk (Java ouest), dimanche 9 novembre, criant les slogans insultants et empêchant la célébration de la messe. Ils ont assuré qu’ils incendieraient les locaux si des prêtres osaient célébrer la messe en ce lieu. Le P. Saptono, après avoir fiat enlever les objets sacrés, a dû se résoudre à promettre qu’il n’y aurait plus de messe, alors que la communauté catholique se réunissait là depuis 16 ans.

Dans les semaines précédentes, quatre églises protestantes ont également été fermées de la même façon dans cette province.

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Les « amis du pape François » à la manœuvre

Un « cénacle » « post-synodal » s’est réuni à Rome le 11 novembre, avec le cardinal Kasper et le cardinal Coccopalmerio. Pour ce dernier, on peut espérer un large consensus au prochain synode parce que « l’Esprit Saint rendra notre cœur plus tendre » envers ceux qui ne respectent pas la morale catholique et entendent être justifiés par l’Eglise. Au synode, a-t-il dit, on a placé « beaucoup d'attention » sur les éléments positifs qui existent aussi dans les couples « non réguliers ». Peut-être aurait-on pu en inviter quelques-uns déjà en octobre, mais on pourra se « rattraper » la prochaine fois.

C’est un article du blog Rossa Porpora, à lire en français chez Benoît et moi.

Dans le délire ambiant…

Le Prix « Shahbaz Bhatti Freedom » 2014 a été décerné au pape François par l'Alliance évangélique mondiale, jeudi 6 novembre, au Vatican, pour son engagement en faveur de la paix dans le monde.

Bien que cette phrase soit un tissu d’absurdités, ce n’est apparemment pas une blague.

11 novembre 2014

Burke comme « cause célèbre »

« Cause célèbre », en français dans le texte anglais, à savoir : fait d’actualité qui provoque une énorme controverse.

Cet Adieu à Burke ? est un excellent texte du P. Longenecker.

La guerre qui nous est faite

Par l’intermédiaire de Rorate Caeli (qui est devenu indispensable, même si je ne suis pas toujours d’accord avec sa ligne), je découvre un texte fort intéressant de Robert Mickens (Bobby pour les intimes). Robert Mickens est ce « vaticaniste » progressiste qui a réussi le tour de force de se faire virer du magazine progressiste The Tablet. Parce que le jour où François faisait cardinal le secrétaire de Jean XXIII, Loris Francesco Capovilla, 98 ans, Mickens se félicitait de ce geste et ajoutait sur Tweeter : « Cela aurait dû être fait depuis LONGTEMPS. Est-ce que vous pensez qu’il tiendra jusqu’aux funérailles du Rat ? » Le Rat étant Benoît XVI.

Donc, cet immonde individu, auquel le National Catholic Reporter a ouvert ses colonnes avec délectation, a publié hier un article fielleux contre le cardinal Burke. Logique. Mais ce qui est intéressant est, en dehors du bavardage mondain alla François contre les méchants pharisiens, le cœur même de son texte :

« Ne nous leurrons pas : la fascination pour les rituels non réformés qui ont précédé Vatican II n’est pas seulement une question d’esthétique ou le style. Il s’agit fondamentalement d’ecclésiologie ; c’est-à-dire de ce que nous croyons à propos de l’Eglise, de la nature de sa vie interne, et de ses relations avec les autres croyances et le reste du monde. La liturgie fut réformée et renouvelée après Vatican II pour refléter l’ecclésiologie renouvelée qui avait été développée pendant des décennies et qui fut alors officiellement adoptée et ratifiée au grand concile œcuménique.

« C’est pourquoi Paul VI avertit qu’une foi le Novus Ordo, ou rite réformé, mis en place, il ne pouvait pas y avoir de retour en arrière à ce qui l’avait précédé. Il savait que faire cela serait tout remettre en question quant au concile, pas seulement sur la façon de célébrer le culte. Ses successeurs, particulièrement Benoît XVI, n’ont pas tenu compte de cet avertissement. Et, au lieu de cela, ils ont créé une situation où une toute petite minorité bruyante – avec son patronage et le patronage de « grands cardinaux » comme Burke – sont devenus la queue frétillante du chien. Quoique minuscules, ils sont très bruyants. Tout comme après le concile, leurs ancêtres de la vieille messe bombardés sympathiques cardinaux et des fonctionnaires du Vatican avec des plaintes et d’incessantes campagnes de lettres, ils ont dominé internet pour promouvoir leurs désirs d’un plus grand retour vers le passé. (….) Et maintenant, François est arrivé, que le théologien Richard Gaillardetz a appelé « le pape de l’ecclésiologie de Vatican II ». Le groupe de la « réforme de la réforme » et les fans de Burke ont été profondément démoralisés et même mis en colère par le déroulement de ce pontificat, marqué par son style extrêmement accueillant, évangélique et informel. C’est de l’intérieur de ce groupe de catholiques que les sombres pronostics de schisme sont issus, bien que les questions de mariage et de divorce qui ont motivé cette menace ne soient pas des articles de foi et ne se trouvent dans aucune formulation du credo. »

Ce qui est frappant ici est que le discours du très progressiste Robert Mickens sur le rite de la messe et l’ecclésiologie est exactement le même discours que j’avais découvert avec stupéfaction chez Grégory Solari, qui avait été l’éditeur de l’Esprit de la liturgie de… Joseph Ratzinger en 2001, et qui était alors dans les milieux favorables à la messe de saint Pie V.

Ce discours est littéralement aberrant, comme je l’avais alors montré. Ou plutôt, je comprends maintenant qu’il a un sens, si l’on ne se réfère pas à l’ecclésiologie de Vatican II, mais à l’ecclésiologie fantasmée par ceux qui ont inventé leur concile. Une ecclésiologie qui n’a rien à voir avec Lumen gentium. On le comprend avec un Robert Mickens, on ne le comprend pas avec un Grégory Solari.

Mais force est de constater que c’est le même discours. Lequel est manifestement devenu la vulgate progressiste, celle des thuriféraires de François. Et l’on constate donc que cette idéologie couvre un très vaste secteur de l’intelligentsia « catholique », depuis des traditionalistes qui ont renié Benoît XVI pour tenter de faire partie de la cour du nouveau pape ou d’en récolter quelques miettes, jusqu’aux ultra-progressistes de toujours.

On comprend alors que la béatification de Paul VI a notamment pour fonction de verrouiller cette idéologie : Paul VI a eu pleinement raison d’interdire la liturgie romaine, latine et grégorienne, et de persécuter sans état d’âme ceux qui voulaient la garder, car il ne s’agit pas d’une question liturgique mais d’une question ecclésiologique (et l’on sait que nombre d’évêques tiennent ce discours aux fidèles qui ont l’audace de demander la liturgie à laquelle ils ont droit). Il s’ensuit que si le bienheureux Paul VI avait raison, il va de soi que le Rat, dit Benoît XVI, avait tort, complètement tort, quand il a promulgué son motu proprio Summorum Pontificum. Car une forme liturgique ne peut pas être en même temps interdite à tout le monde et permise de plein droit à tout le monde, surtout si elle contredit le concile.

Ainsi la béatification de Paul VI, et le discours dominant sur l’ecclésiologie du rite, donnent à François tous les arguments qui lui permettent, s’il le veut, quand il le veut, de légitimer une réactivation de l’interdiction de la liturgie traditionnelle (et pour commencer de détruire les Franciscains de l'Immaculée).

Mais il y a un autre enseignement à cette évolution des choses, et à l’article de l’immonde Bobby contre le courageux cardinal Burke. C’est que si, d’un côté, on assiste à un regroupement des progressistes et des opportunistes de tout poil, on a découvert, à la faveur du synode – et c’est ce qui rend furieux tous les Bobbies de la planète – un autre regroupement, inédit, d’une très nette et très large majorité d’évêques, qui pour la plupart ne sont pas concernés par les questions liturgiques, ni même par un quelconque clivage conservateurs-progressistes, mais qui tout simplement ont découvert qu’une infime minorité, la bande à François (car c’est celle-là, l’infime minorité, et non celle qui est derrière le cardinal Burke), voulait détruire le fondement même du mariage sous couvert d’une fausse miséricorde, en ne craignant pas de faire mentir le Christ lui-même et saint Paul et toute la Tradition.

Voilà ce qui est nouveau, du moins de façon visible grâce au synode. Et qui nous permet d’espérer. Car dans cette guerre qui nous est faite, nous ne sommes pas seuls. C’est François et ses copains qui le sont.

10 novembre 2014

Pour dire merci au cardinal Burke

 

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Je n’aime pas les pétitions, mais puisque Jeanne Smits et “Benoît et moi” s’y mettent, je ne peux que les rejoindre pour appeler à signer la pétition de LifeSiteNews de solidarité avec le cardinal Burke.

08 novembre 2014

Le "contrôle des naissances" par le vaccin contre le tétanos

L’association des médecins catholiques du Kenya a désormais la preuve que le vaccin antitétanique administré au Kenya (et ailleurs) par l’OMS et l’UNICEF contient un antigène qui provoque des fausses couches et la stérilité.

Alertés par les médecins, les évêques du Kenya avaient déjà dénoncé la campagne de « vaccination », début octobre, par une déclaration de leur commission de la Santé. Ils trouvaient bizarre que cette campagne se fasse de façon discrète, et non avec l’intense publicité habituelle. Ils trouvaient encore plus bizarre que cette vaccination contre le tétanos ne s’adresse qu’aux femmes entre 14 et 49 ans, soit uniquement aux femmes en âge de procréer, comme si les autres, et comme si les hommes, ne pouvaient pas attraper le tétanos… Ils trouvaient bizarre, enfin, qu’on privilégie la lutte contre le tétanos alors qu’il y a bien d’autres priorités sanitaires en Afrique.

Et la commission soupçonnait fortement les vaccins de contenir des béta-HCG, l’hormone normalement sécrétée par la femme enceinte au début du développement de l’embryon. Or, soulignait la commission épiscopale, « quand elle est injectée comme un vaccin à une femme qui n’est pas enceinte, la béta-HCG combinée avec l’anatoxine tétanique développe des anticorps contre le tétanos et l’HCG, de sorte que si un ovule de femme est fertilisé, son HCG naturelle sera détruite, la rendant infertile. Dans cette configuration, la vaccination contre le tétanos est utilisée comme une méthode de contrôle des naissances. »

Cette déclaration fut naturellement accueillie par une salve de démentis officiels, tous les acteurs jurant que le vaccin était exempt de toute autre substance que le vaccin contre le tétanos.

Mais les médecins catholiques du Kenya ont fait analyser six vaccins prélevés dans six régions différentes (ce qui n’a pas été si facile car, autre particularité, le vaccin n’est administré que par des agents gouvernementaux escortés de policiers, qui remportent tout quand ils s’en vont). Or les échantillons, analysés par quatre laboratoires différents, au Kenya et à l’étranger, contiennent tous de la béta-HCG.

D’où une nouvelle déclaration des évêques du Kenya : « Nous désirons annoncer que tous les tests démontrent que le vaccin utilisé au Kenya en mars et en octobre 2014 est en effet contaminé par l’hormone Beta-HCG » affirment-ils. Cette substance « cause l’infertilité et des avortements multiples chez les femmes », rappelle le document qui s’achève en dénonçant les intimidations perpétrées à l’encontre des médecins qui ont confirmé les informations relatives au vaccin, demandant aux Kenyans d’éviter la campagne antitétanique parce que « nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un programme occulte de contrôle de la population ».

LifeSiteNews affirme avoir un rapport de l’ONU d’août 1992 sur une réunion à Genève entre 10 scientifiques et 10 « militantes de la santé féminine » où l’on discuta de l’utilisation de « vaccins régulant la fertilité », pour conclure que le « vaccin anti-HCG » comme le plus avancé…

Lequel « vaccin » aurait déjà été aussitôt administré au Mexique en 1993 puis au Philippines en 1994.

Sources : Jeanne Smits, LifeSiteNews, Radio Vatican, Fides

C’est fait : François a mis le cardinal Burke au placard

Le pape a nommé le cardinal Raymond Leo Burke patron de l’Ordre de Malte. Et le patron de l’Ordre de Malte ne sera pas invité au prochain synode. Par exemple.

Et un train peut en cacher un autre… Dans le même temps, le pape se débarrasse de Mgr Dominique Mamberti. Car c’est lui qui est nommé préfet du tribunal suprême de la signature apostolique. Mettre à ce poste un des principaux diplomates du Saint-Siège, ça ressemble à une mauvaise blague. Mais c’est seulement un mauvais coup de plus. Pour l’Eglise. Car Mgr Mamberti, nommé par Benoît XVI, avait l’avantage de très bien connaître le monde musulman, et l’islam, et de savoir de quoi il s’agissait.

A sa place, le pape a nommé le très britannique Paul Richard Gallagher, ci-devant nonce apostolique… en Australie, dont on ne sait rien sauf qu’il est en pamoison devant le pape François.

07 novembre 2014

Regina

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Je découvre par le Salon Beige le magazine Regina, qui publie une interview du Père Cyrille, moine du Barroux, avec force belles photos. Le magazine est en anglais, mais le site publie la version française de l’entretien.

Les pages sur Le Barroux font partie du numéro d’octobre de Regina, numéro spécial sur la France (consultable gratuitement en PDF sur le site). On y trouve aussi un article sur l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, un autre sur la « grande journée » saint Louis avec de belles photos de l’église Saint-Eugène, et nombre d’autres articles sur la France catholique, dont un qui montre que la France est le pays privilégié de Marie (pour ses apparitions), un autre sur « le génocide catholique inconnu » (à propos du film de Jim Morlino sur la Vendée), etc. Il y a même un article sur « l’Indochine française ». En tout 276 pages…

Le rédacteur en chef, Beverly De Soto, est une… banquière de Wall Street qui est revenue à la foi par la lecture des grands auteurs chrétiens et qui a été « scotchée » par la messe de saint Pie V… Elle vit aujourd’hui en Allemagne où elle enseigne la finance. Pour elle, « Regina » veut dire « reine » en… italien…

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06 novembre 2014

Le patriarche Cyrille demande la grâce d’Asia Bibi

Le patriarche Cyrille, primat de l’Eglise orthodoxe russe, a envoyé une lettre au président pakistanais Himari Hussain, pour lui demander la grâce d’Asia Bibi. Voici cette lettre, telle qu’elle est publiée (mais oui, en français) sur le site du patriarcat.

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Excellence, Monsieur le Président,

C’est avec une profonde affliction que j’ai appris que, le 16 octobre 2014, la Cour suprême de Lahore avait ratifié la condamnation à mort prononcée auparavant par une instance inférieure contre Asia Bibi, mère chrétienne de cinq enfants, détenue en prison depuis déjà longtemps.

L’exécution d’Asia Bibi sera non seulement une perte irréparable pour sa famille, ses parents, ses proches, mais portera également hautement préjudice au dialogue entre chrétiens et musulmans, pouvant entraîner une hausse des tensions entre chrétiens et musulmans aussi bien au Pakistan que dans le monde entier. Je suis convaincu que les autorités politiques de tout Etat moderne sont appelées à prendre conscience de leur responsabilité dans les destinées des représentants des minorités religieuses qui leur sont confiées.

L’Église orthodoxe russe exprime sa sérieuse préoccupation devant l’application de cette décision de justice. Nos millions de fidèles joignent leurs voix à la foule immense de ceux qui, dans le monde entier, se battent pour que soit conservée la vie de cette chrétienne.

Au nom de tous les croyants de l’Église orthodoxe russe, je vous invite, Monsieur le Président, à gracier Asia Bibi.

Veuillez agréer, Excellence, Monsieur le Président, l’expression de mon respect avec celle de mon espérance en votre clémence.

+ CYRILLE,

Patriarche de Moscou et de toute la Russie

*

On rappellera que Asia Bibi est catholique. Et qu’on attend toujours que le chef de l’Eglise catholique s’exprime. Alors même que la condamnée lui a envoyé une lettre bouleversante. Je préfère ne rien dire de plus. Je serais grossier et j’entends garder un minimum de respect pour la personne qui occupe le siège de Pierre tant que ça ne dépassera pas complètement mes forces. Je préviens d'autre part que je supprimerai tout commentaire qui viendrait prétendre que le pape a raison parce que s'il parlait ce serait "contre-productif". Merci, on a déjà donné.

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Mgr Athanasius Schneider n’a toujours pas la langue de bois…

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Mgr Athanasius Schneider a accordé un grand entretien sur le synode au magazine polonais Polonia chritiana. Le texte a été intégralement publié aussi en anglais sur le site du magazine. Et Jeanne Smits en donne la traduction française sur son blog. Cela mérite d’être lu intégralement, comme on le verra par ces extraits (et ça fait du bien...) :

C’est la première fois dans l’histoire de l’Eglise qu’un texte aussi hétérodoxe a été publié en tant que document émanant d’une rencontre officielle des évêques catholiques sous la conduite d’un pape, même si le texte n’avait qu’un caractère préliminaire.

Grâce à Dieu, aux prières des fidèles du monde entier, un nombre important de pères synodaux a résolument rejeté ce programme ; ce programme qui reflète la pensée dominante corrompue et païenne de notre temps, que l’on impose au niveau global par la pression politique et à travers les mass media officiels quasi tout-puissants, qui sont fidèles aux principes du parti mondial de l’idéologie du genre. Un tel document synodal, même s’il n’est que préliminaire, est une véritable honte. Il donne une idée du degré d’extension de l’esprit du monde anti-chrétien qui a déjà pénétré à un tel niveau dans la vie de l’Eglise. Ce document restera pour les générations futures et pour les historiens une marque noire qui a entaché l’honneur du siège apostolique.

(…)

La question de l’admission à la Sainte Communion de ce que l’on appelle les « divorcés remariés » a été mise au vote au synode. Ce fait est en lui-même déplorable et reflète une attitude d’arrogance cléricale envers la divine vérité de la Parole de Dieu. La tentative de mettre la divine Vérité et la divine Parole au vote n’est pas digne de ceux qui, en tant que représentant du Magistère, ont le devoir de transmettre avec zèle le dépôt divin, en serviteurs bons et fidèles.

(…)

Encore plus grave est le fait que ces évêques tentent de justifier leur infidélité à la parole du Christ au moyen d’arguments de nécessité pastorale, de miséricorde, d’ouverture à l’Esprit Saint. En outre ils ne craignent pas de pervertir sans scrupule, à la manière gnostique, le sens véritable de ces mots, tout en présentant ceux qui s’opposent à eux comme rigides, scrupuleux ou traditionalistes. Au cours de la grande crise arienne du IVe siècle, les défenseurs de la divinité du Fils de Dieu était aussi taxés d’intransigeance et de traditionalisme. Saint Athanase a même été excommunié par le pape Libère ; le pape a justifié cela en arguant qu’Athanase n’était pas en communion avec les évêques orientaux qui pour la plupart étaient hérétiques ou semi-hérétiques. Saint Basile le Grand déclarait alors : « Aujourd’hui seul un péché est sévèrement puni : l’observance attentive des traditions de nos pères. Pour cette raison les bons sont renvoyés de chez eux et amenés au désert. »

(…)

L’Eglise et le monde ont vraiment besoin de témoins intrépides et sincère de la vérité intégrale du commandement et de la volonté de Dieu, de la vérité intégrale des paroles du Christ sur le mariage. Les Pharisiens et les scribes cléricaux modernes, ces évêques et ces cardinaux qui jettent des grains d’encens devant les idoles néo-païennes de l’idéologie du genre et du concubinage, ne persuaderont personne à croire au Christ ou à être prêts à offrir leur vie pour le Christ.

05 novembre 2014

Une messe historique à Norwich

Le 1er novembre, Mgr Alan Hopes, évêque du diocèse d’East Anglia (Norfolk, Suffolk, Cambridgeshire et Peterborough) a célébré une grand-messe pontificale de la Toussaint selon la forme extraordinaire en sa cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Norwich (photos).

Ce diocèse a été érigé en 1976 et c’est donc la première fois, souligne Messa in latino, qu’une messe pontificale traditionnelle y est célébrée depuis… 1558, quand Elizabeth imposa le culte anglican.

Mgr Alan Hopes est évêque d’East Anglia depuis l’an dernier. Auparavant il était auxiliaire de Westminster, et déjà connu pour sa bienveillance envers l’usus antiquior. (Ancien pasteur anglican, il a été également la cheville ouvrière de la création de l'ordinariat Notre Dame de Walsingham.)

Malheureusement la « vraie » superbe cathédrale (normande) de Norwich reste aux mains des anglicans…

03 novembre 2014

Exemplaire cardinal Burke

Accueillir des homosexuels. Agir avec miséricorde. Ne pas juger... Quand celui qui donne l’exemple de tout cela, concrètement, en vérité (et en toute discrétion), est l’affreux idéologue, le doctrinaire buté, l’ultra-conservateur, la figure de proue des cardinaux les plus réactionnaires, et que le pape met au placard des vieilleries : le cardinal Raymond Leo Burke.

Jeanne Smits raconte le témoignage de l’ancien militant homosexuel Eric Hess que LifeSiteNews a trouvé dans un magazine pro-vie.

Il y a l’attitude exemplaire et « productive » de Mgr Burke.

Il y a aussi cette terrible confidence d’Eric Hess revenu à l’Eglise et vivant dans la chasteté : « Il raconte comment certains prêtres – pour la plupart âgés de 50 ou 60 ans tentèrent, jusque dans le confessionnal, de le détourner de cette voie en l’assurant que Dieu voulait le voir “réactiver” son homosexualité. »

*

Dans une interview au magazine espagnol Vida nueva, le cardinal Burke déclare : « Nombreux sont ceux qui m’ont exprimé leurs inquiétudes. A ce moment très critique, il y a un fort sentiment que l’Eglise est un navire sans gouvernail. (…) J’ai un total respect du ministère pétrinien, et je ne veux pas avoir l’air d’être celui qui parle contre le pape, (…) ils ont un peu le mal de mer parce qu’il leur semble que le navire de l’Eglise a perdu sa boussole. »

*

Le cardinal Burke est à Vienne, à l’invitation de l’association Una Voce Austria, notamment pour présenter la traduction allemande du livre Demeurer dans la vérité du Christ. Demain, il célébrera une grand messe pontificale selon la forme extraordinaire en l’église Saint Charles Borromée – le jour de sa fête. Le lendemain matin, le cardinal Burke devait célébrer une messe basse en l’église Saint-Léopold, suivie d’un petit déjeuner dans la salle paroissiale. Mais la paroisse Saint-Léopold est administrée par les chanoines de Klosterneuburg, et le « prévôt » des chanoines (qui est aussi abbé primat de tous les chanoines augustins) a interdit au curé de Saint-Léopold d’accueillir le cardinal Burke…

Le prévôt et abbé primat est le Père Bernhard Backovsky. Il était considéré comme de tendance traditionnelle. Du temps de Benoît XVI. Comme chacun sait ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. Surtout quand on le confond avec le Saint-Esprit.

27 octobre 2014

Bernard Antony écrit au cardinal Vingt-Trois

Parce que celui-ci a osé dire, à propos de la manifestation pour Asia Bibi :

« On est dans une fixation politico-fanatique et religieuse et que le soutien des chrétiens étrangers d’une certaine façon est perçue comme une caution de la sentence qui a été rendue par le tribunal. »

Exégèse et explications sur le blog de Bernard Antony.

19:21 Publié dans Eglise, Islam | Lien permanent | Commentaires (11)

25 octobre 2014

Les crimes de Mgr Oliveri : les preuves

Un blog anglophone, that the bones you have crushed may thrill*, publie en exclusivité les photos qui accusent Mgr Oliveri. C’est assez drôle, et certaines légendes sont réellement tordantes.

En voici un résumé pour ceux qui ne comprennent pas du tout l’anglais (à lire en regardant les photos, évidemment).

* Un nom plutôt curieux pour un blog. Il s’agit de la version anglaise du verset du psaume 50 : « et exsultabunt ossa humiliata. »

Lire la suite

Mgr Oliveri : les loups sont sortis trop tôt ?

Mgr Mario Oliveri, l’évêque d’Albenga-Imperia, a démenti hier les informations de divers quotidiens italiens selon lesquelles son diocèse serait la cible d’un commissaire apostolique, ou qu’on lui ait imposé un évêque auxiliaire.

Le même jour, le Daily Telegraph indiquait avoir contacté le P. Benedettini, directeur adjoint de la salle de presse du Vatican, qui aurait dit : « Nous ne communiquons pas sur ces affaires, elles sont confidentielles et ce ne serait pas correct. Nous publierions un communiqué seulement à la fin de l’enquête, si des décisions sont prises. »

L’hebdomadaire catho-progressiste The Tablet a pu joindre quant à lui le directeur de la salle de presse, le P. Lombardi, qui aurait dit mystérieusement : « Le diocèse pourrait s’attendre à une visite apostolique. »

Le numéro 2 de la salle de presse paraît parler de façon générale, le numéro 1 évoque un futur possible… et l’évêque dément qu’il y ait quoi que ce soit en ce moment.

Il semble que les loups, qui ont leurs entrées au Vatican, aient eu vent de quelque chose, mais qu’ils en aient fait état trop tôt…

Affaire de toute façon à suivre, car il y a peu de chance qu’ils lâchent prise. A moins qu’ils soient trop vexés…

22 octobre 2014

La nouvelle victime de François : Mgr Mario Oliveri

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Suite à un libelle anonyme de « fidèles et de prêtres » du diocèse d’Albenga-Imperia, le pape a envoyé le nonce apostolique en Italie Mgr Adriano Bernardini. Suite à cette visite, le pape a décidé de nommer un « évêque auxiliaire », officiellement pour seconder Mgr Oliveri, en réalité pour prendre sa place.

Les jours de Mgr Oliveri à Albenga sont donc comptés. A vrai dire ce n’est hélas pas une surprise. Mes lecteurs ont déjà rencontré Mgr Oliveri, qui a accueilli à bras ouverts la nouvelle communauté des Bénédictins de l’Immaculée à Villatalla, et les Franciscains de l’Immaculée… J’avais signalé la messe de saint Pie V qu’il célébrait le 26 octobre 2008, au cours de laquelle sept sœurs franciscaines de l’Immaculée émettaient leurs vœux solennels. Mgr Oliveri avait alors déjà célébré la messe de saint Pie V chez les Franciscaines de l’Immaculée installées dans son diocèse et chez les Bénédictins de l’Immaculée, et chaque 11 juillet il allait célébrer une grand messe pontificale de la solennité de saint Benoît dans l’église paroissiale de Villatalla. Il avait été le premier évêque italien à célébrer la messe selon la forme extraordinaire dans sa cathédrale après le motu proprio de Benoît XVI, et le 1er janvier 2012 il sermonnait publiquement ses prêtres qui rechignaient à appliquer le motu proprio…

A la veille de Noël 2013, le commissaire Volpi fermait les trois couvents des Franciscains de l’Immaculée installés dans le diocèse d’Albenga-Imperia.

On imagine sans peine que Mgr Oliveri soit sur la liste noire des évêques qui ont osé accueillir des Franciscains de l’Immaculée « fugitifs ». Comme par hasard l’une des accusations du libelle courageusement anonyme qui le dénonce est d’avoir donné asile à des séminaristes exclus de leur séminaire… Dans son propre séminaire qui est évidemment « ultra-traditionaliste » et « anachronique » (sic) – comme celui de Ciudad del Este. Mgr Oliveri est également coupable d’avoir ouvert une nouvelle école catholique, un « pôle éducatif diocésain » adjacent au nouveau centre des œuvres paroissiales qu’il a récemment inauguré près de sa cathédrale. Pour quoi faire ? Pour délivrer l’enseignement chrétien dont les enfants ont besoin, a-t-il répondu. Mauvaise réponse. Tout le monde sait que l’école catholique, c’est pour apprendre l’ouverture aux autres et le vivre ensemble.

On l’accuse aussi d’accueillir n’importe qui dans son diocèse. Non seulement les dangereux intégristes bénédictins ou franciscains, mais aussi des prêtres ou des religieux qui ont eu différents problèmes. On voit ici que la miséricorde de François est une marque déposée et que lui seul a le droit de dire « Qui suis-je pour juger ». Car ce principe ne doit pas s’appliquer dans une ligne traditionnelle.

En revanche le pape est le pape pour juger et pour condamner un évêque qui poursuit tranquillement, paisiblement, son apostolat catholique dans la voie de la tradition.

21 octobre 2014

Le cardinal Kasper s’excuse d’avoir dit ce qu’il disait ne pas avoir dit

« Si l’une de mes observations a été considérée comme outrageante ou insultante à des Africains, alors j’en suis sincèrement désolé. »

C’est ce que dit le cardinal Kasper au site kath.net, à la suite de la polémique concernant l’interview où il disait qu’on n’a pas à écouter ce que disent les évêques africains. Or le cardinal Kasper avait catégoriquement nié avoir dit cela, et nié avoir donné l’interview en question. Le problème est que le journaliste avait tout enregistré…

Toutefois le cardinal ne revient pas sur son propos qui avait été mis en titre par Zenit, soulignant qu’« une croissante majorité » d’évêques était d’accord avec ses positions. Les faits ont montré que c’était le contraire qui était vrai.

Mais cela n’empêche pas le cardinal Kasper de continuer de mentir. Il semble que ce soit devenu pathologique. Il explique à un journaliste à propos du synode : « Je ne suis pas déçu. C’était juste une discussion, et maintenant la question doit être approfondie. Je n’ai pas parlé au synode, je ne voulais pas mettre en avant mes positions. »

Or le service d’information du Vatican montre qu’il s’est exprimé au synode le 8 octobre dans l’après-midi.

Voilà qui mérite assurément que le personnage soit spécialement honoré, par l’Université catholique d’Amérique, de son prestigieux prix Johannes Quasten. Ce sera le 6 novembre, et le cardinal fera une conférence intitulée, tenez-vous bien, « Le contexte théologique de la vision ecclésiologique et œcuménique du pape François ».

Le blog américain Rorate Caeli souligne que « tout le monde est invité » à cette conférence. Espérons qu’un certain nombre de catholiques iront à Washington pour « honorer » le cardinal de la façon qu’il mérite.

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