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Eglise

  • Huit ans après

    Au bout de huit ans de procès, Mgr Mathew Vaniakizhakkel, évêque aujourd’hui émérite de Satna (Inde), deux prêtres, une religieuse et deux laïcs ont été acquittés par la cour d’appel du Madhya Pradesh. Ils étaient poursuivis pour « conversion forcée » d’une femme hindoue pendant son mariage. L’accusation était absurde, puisque la femme en question, qui se mariait à la cathédrale, était la fille de deux parents catholiques… Mais c’est l’accusation qui tue, et tout avait été mis en œuvre pour tenter de condamner l’évêque.

    L’accusation venait d’un… catholique, qui voulait se venger de son évêque…

    Il se trouve qu’entre-temps l’accusateur est tombé gravement malade, et que l’évêque a eu la grâce de pouvoir lui venir en aide matériellement. L’homme s’est réconcilié avec l’évêque, s’est confessé et a communié avant de mourir…

  • Triste Irlande

    L’évêque de Limerick, Mgr Brendan Leahy, a décidé qu’il n’y aurait aucune messe dans son diocèse demain mardi. Soi-disant pour alerter les fidèles sur la diminution dramatique du nombre des prêtres.

    En fait, même si en Irlande aussi il y a de moins en moins de (jeunes) prêtres, dans le diocèse de Limerick il y a néanmoins 83 prêtres en activité pour 60 paroisses, ce qui n’est pas exactement le désert…

    En fait, l’évêque a pris prétexte d’une réunion de « formation », à laquelle tous ses prêtres doivent assister, pour appeler à la célébration d’ADAP, des assemblées sans prêtre, afin, dit-il, de préparer les fidèles à l’absence de prêtres.

    Quoi qu’il en soit, l’impact ne peut qu’être limité, un jour de semaine, même si c’est la fête de saint Marc.

    Mais on retiendra que, de la volonté d’un évêque, il n’y aura pas de messe dans ce diocèse pour la première fois depuis la fin de la persécution anglicane…

    Quant à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, il fait savoir qu’il y aura néanmoins deux messes demain dans le diocèse : ses deux messes de saint Pie V…

  • En Indonésie

     

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    Insolite : le 6 avril dernier a été inaugurée la première université catholique d’Etat en Indonésie. En 2006 avait été fondé l’Institut pastoral Saint-Augustin (destiné à former des enseignants catholiques et des catéchistes), à Pontianak, à l’ouest de Bornéo (province de Kalimantan occidental). En 2010 a été lancé le processus de reconnaissance par l’Etat, qui a donc fini par aboutir.

    L’Institut catholique d’Etat (STAKatN) a été inauguré par l’archevêque de Pontianak Mgr Agustinus Agus, le ministre des Affaires religieuses Lukman Hakim Saiffudin, et le gouverneur de la province… qui est catholique.

    Il y a 10% de catholiques dans la région de Pontianak.

  • Un évêque studieux

    Le 6 avril, Mgr Vincent Guo Xijin, évêque (clandestin) de Mindong (Fujian) depuis la mort de son prédécesseur en juillet 2016, a été convoqué au Bureau des Affaires religieuses. Le 10, il n’en était toujours pas ressorti. Aux fidèles qui s’en inquiétaient, le chef de la Sécurité publique de Ningde a répondu que l’évêque avait « besoin d’étudier et d’apprendre ». C’est la réponse habituelle quand un ecclésiastique est arrêté sans bases légales. Le chef de la Sécurité publique de Ningde a ajouté que l’évêque avait besoin de 20 jours au calme.

    Cela veut dire, bien sûr, qu’on ne veut pas qu’il célèbre la semaine sainte et la fête de Pâques dans sa cathédrale.

    Il y a 90.000 catholiques dans ce diocèse, dont 80.000 fidèles de l’Eglise clandestine. Mgr Guo Xijin a de bonnes relations avec les catholiques reconnus par le régime. Sa détention a pour but évident de tenter de le faire rejoindre l’« association patriotique des catholiques chinois », c’est-à-dire l’Eglise officielle.

    Vincent Guo Xijin a été emprisonné comme prêtre clandestin en 1990-92, 1993-94, et 1996.

    Addendum

    Non loin de là, le 12 avril, Mgr Peter Shao Zhumin, évêque clandestin de Wenzhou, a été interpellé par la police et conduit dans un endroit inconnu.

  • Fillon veut dissoudre l’Eglise catholique

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    L’Eglise catholique s’oppose à de nombreuses lois de la République : toutes les lois… anticatholiques de 1870 à 1905, les lois sur le divorce, sur la contraception, sur l’avortement, sur le soi-disant « mariage pour tous ».

  • Toujours pire à Notre-Dame

    L’an dernier, l’université Notre-Dame (Indiana), avait honoré de la Laetare Medal le vice-président américain Joe Biden, militant de l’avortement et du pseudo mariage entre personnes de même sexe.

    Cette année, elle sera conférée (le 21 mai) au prêtre jésuite Gregory Boyle.

    Ce prêtre avait dénoncé l’opposition des évêques au soi-disant mariage lors du référendum californien, puis il avait dit que s’opposer à ce « mariage » c’est « diaboliser des gens ».

    Il est connu aussi pour avoir déclaré que l’enseignement de l’Eglsie concernant l’ordination sacerdotale des femmes est « honteux, absurde et malhonnête ». Ceux qui s’y opposent sont simplement « effrayés qu’on ordonne des femmes ».

    Et il s’est moqué, à la télévision, de la doctrine catholique concernant la communion aux personnes mariées hors de l’Eglise.

    La Laetare Medal est la plus prestigieuse décoration « catholique » américaine. Elle est décernée à un catholique « dont le génie a ennobli les arts et les sciences, illustré les idéaux de l’Eglise et enrichi le patrimoine de l’humanité ».

  • A Qaraqosh

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    Plusieurs centaines de chrétiens ont participé hier à la messe des Rameaux célébrée dans l’église toujours dévastée de l’Immaculée Conception de Qaraqosh, ville toujours fantôme, par l’archevêque syro-catholique de Mossoul, Mgr Yohanna Petros Moché, natif de Qaraqosh.

    Un chant de la fête des Rameaux enregistré à Qaraqosh en 2011 :
    podcast

  • La bonne blague

    Le 17 mars dernier, François recevait les participants à une réunion du groupe international Ethique et théologie catholique. Il aurait dit, pour illustrer son sempiternel propos de l’unité dans la diversité, sur le ton de la blague :

    « A l’intérieur de la Sainte Trinité, ils se disputent tous derrière les portes closes, mais en dehors ils donnent l’image de l’unité. »

    Le ton ne change rien au fait que c’est un blasphème, et une énormité théologique.

    On lira ici les commentaires de Jeanne Smits.

    Je voudrais signaler autre chose. L’article du magazine qui relate le propos est centré sur Emilce Cuda, car c’est elle qui raconte l’entrevue avec le pape. Emilce Cuda, « la femme qui sait comment lire le Pape François », comme dit le titre, est une théologienne de l’Université catholique pontificale de Buenos Aires, elle est « une adepte de la théologie du peuple rendue célèbre par François », et elle est proche du recteur de cette université, Mgr Victor Manuel Fernandez, qui est le principal nègre d’Amoris Laetitia (mais aurait aimé que le synode avalise les unions de personnes de même sexe).

    Et, ajoute l’auteur de l’article, « il y a ce fait remarquable qu’elle est une femme et une laïque dans un domaine dominé par le clergé ».

    Comme le montre en effet la photo illustrant l’article, où l’on voit autour du pape quatre femmes et trois hommes…

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  • Au Paraguay

    Je le suggérais, mais l’évêque de Caacupé le confirme : pour la hiérarchie catholique du pays, les responsables des émeutes sont les dirigeants, et eux seuls. Il est normal d’organiser des manifestations violentes et de prendre d’assaut le Parlement et de l’incendier, pour défendre la démocratie menacée par un amendement… qui permet à un ancien président de se présenter à nouveau (comme aux Etats-Unis, comme en France, etc.).

    L’évêque de Caacupé est Mgr Claudio Giménez Medina. Il exprimait le sentiment de la conférence épiscopale, qui avait mis de l’huile sur le feu en condamnant de façon virulente le projet d’amendement constitutionnel. Car c’est au cours de la messe télévisée, dimanche, qu’il a tenu ces propos, donc au nom de la hiérarchie ecclésiastique du Paraguay (mais on l’avait vu venir et l’antenne a été coupée pendant son « homélie » - sic) :

    « Nombreux sont les coupables de ce qui s’est produit : en général, ceux qui exercent une certaine autorité mais en particulier ceux qui conduisent le pays, les différents pouvoirs de gouvernement, exécutif, législatif et judiciaire. A mon avis, ce sont eux les premiers responsables à conduire le peuple sur les chemins de la justice. Il n’y a pas de doute. Mais les partis politiques sont, eux aussi, responsables, en particulier ceux qui veulent violer la Constitution [car voter un amendement c’est violer la Constitution…], les chefs respectifs de ces partis, qui ne sont pas parvenus à écouter les préoccupations de notre peuple, en particulier la voix de l’Eglise catholique, qui a plusieurs fois déclaré que la Constitution et les lois doivent être respectées. La soif de pouvoir à tout prix et l’incohérence ont fait le reste. Je réaffirme que les trois pouvoirs de gouvernement sont responsables de la situation. Ne cherchons pas à adosser la responsabilité à d’autres. Les autorités qui nous gouvernent sont les véritables responsables, il n’y a pas de doute. »

  • Etonnant

    Jusqu’ici, le cardinal Turkson, préfet du « Dicastère pour le service du développement humain intégral », était jusqu’ici la voix de son maître, tant sur la question du culte de la terre mère que sur celle de l’accueil illimité, enthousiaste et obligatoire des « migrants ».

    Or voici que dans un colloque sur les 50 ans de Populorum progressio, il a déclaré :

    « L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet. »

    Il a expliqué que la « préoccupation » des pays d’accueil était due à leur baisse démographique : « là où il y a plus d’hôtes que d’enfants, il y a toujours une tension ». Pour donner asile, il faut « une sécurité dans la démographie locale ». D’où aussi la montée des « nationalismes », exprimant « la préoccupation d’un pays d’être englouti par l’arrivée en masse de nouvelles populations ».

    Pour ce qui est du changement climatique, pas de changement. Ou plutôt, il fait encore plus fort que le pape : il est allé jusqu’à citer la Chine comme chef de file mondial de la protection de l’environnement. Sic. (Par haine de Trump qui « va dans la direction opposée »…)