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Eglise

  • Miracle eucharistique en Pologne

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    L’évêque de Legnica, Mgr Zbigniew Kiernikowski, a annoncé par le communiqué ci-dessus, daté du 10 avril, la reconnaissance d’un miracle eucharistique dans l’église Saint-Hyacinthe de la ville.

    Le jour de Noël 2013, une hostie était tombée par terre au moment de la communion. Elle fut mise dans de l’eau, comme on le fait de plus en plus, afin qu’elle se dissolve. Mais au lieu de se dissoudre il apparut des taches rouges. Mgr Stefan Cichy, qui était alors l’évêque de Legnica, nomma une commission pour étudier le phénomène. Un fragment de l’hostie fut prélevé et envoyé au laboratoire de médecine légale. Lequel a conclu qu’il s’agissait d’un fragment de muscle strié « très similaire au myocarde avec des altérations qui apparaissent souvent pendant l’agonie ». L’analyse ADN a conclu qu’il s’agit de myocarde humain.

    En janvier dernier, le nouvel évêque, Mgr Kiernikowski, a envoyé ces conclusions à la congrégation pour la doctrine de la foi. Le miracle a été reconnu, et, conformément aux recommandations reçues de Rome, il a demandé au curé de la paroisse que soit aménagé un endroit approprié pour l’adoration de la « Relique ».

    Il conclut : « J’espère que cela servira à approfondir le culte de l’Eucharistie et aura un effet en profondeur sur la vie des gens qui se trouveront en face de la Relique. Nous voyons le Signe mystérieux comme un acte extraordinaire d’amour et de bonté de Dieu, qui vient vers hommes dans une suprême humiliation. »

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    Le fait que le miracle ait eu lieu à Legnica n’est pas indifférent. Cette ville en effet a une grande importance dans la mémoire polonaise. La bataille de Legnica, en 1241, est un événement crucial. L’armée du prince Piast Henri II fut anéantie par les Mongols et le prince tué, mais ce fut le coup d’arrêt des dévastations des Mongols dans la région. La mère d’Henri II était sainte Hedwige, la première grande sainte polonaise. Les Soviétiques, qui connaissaient eux aussi l’histoire, avaient installé à Legnica une importante garnison de l’Armée rouge, entièrement composée de soldats d’Asie centrale…

    Le fait que le miracle ait eu lieu dans cette église n’est pas anodin non plus. Cette église néo-gothique avait été construite en 1904-1905 et inaugurée en 1908, du temps où la Silésie était prussienne. Soulignant l’autorité prussienne, elle était une commande de l’empereur Guillaume II et elle avait pour nom « église du souvenir de l’empereur Frédéric III ». C’était donc une église protestante. En 1945 elle fut utilisée comme écurie par l’Armée rouge. Par la suite elle fut restaurée, mais sans affectation particulière. En 1972 elle fut érigée en église de la paroisse nouvellement créée de Saint-Hyacinthe, et depuis 2002 elle est le sanctuaire diocésain consacré à saint Hyacinthe, le premier dominicain polonais. C'est sans doute unique en Pologne qu'une ancienne église protestante soit devenue catholique depuis moins de 50 ans.

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  • Enfin viré

    Le directeur du bureau de presse de l’épiscopat américain, Tony Spence, qui était en poste depuis 2004, a été limogé à cause de ses messages sur twitter qui dénoncent en permanence les lois votées dans les Etats pour garantir la liberté d’expression (et de commerce, et de service) de ceux qui refusent de reconnaître le « mariage » homosexuel. Selon Tony Spence ce sont des lois « discriminatoires » et « stupides ». Il a également dénoncé une loi interdisant aux hommes soi-disant transgenre d’aller dans les toilettes des femmes, et défendu le « droit » des homosexuels à l’adoption.

    Dès 2007, Mgr Burke, alors archevêque de Saint-Louis, avait protesté contre la présentation par le bureau de presse du film « La boussole d’or » comme étant « entièrement en harmonie avec la doctrine catholique » alors que le livre dont le film est tiré est férocement anticatholique.

    En 2009, Mgr Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, déclarait que les évêques devaient revoir ce service et lui donner une nouvelle direction.

    Il aura fallu attendre 2016, et les provocations devenues permanentes de Tony Spence, pour qu’il soit enfin viré.

  • Israël et les chrétiens

    Propos de S.B. Fouad Twal, patriarche de Jérusalem des Latins, dans son intervention prononcée le 14 avril à Rome à l’Université pontificale de la Sainte Croix, sur la condition actuelle des chrétiens en Terre Sainte :

    C’est la première fois qu’une minorité chrétienne se trouve à vivre au sein d’un Etat juif avec toutes les conséquences liées au fait d’être une minorité. Et il s’agit du premier cas dans l’histoire où une majorité juive dispose d’un Etat. Mais cette majorité continue à se comporter, et surtout à se défendre, comme si elle était en réalité une minorité, avec la tentation de vivre comme un Etat théocratique, inspiré par la Bible et non pas comme un Etat laïque.

    Même s’il se proclame Etat laïque et démocratique, il se comporte actuellement en réalité toujours davantage comme un régime militaire confessionnel juif.

    En Israël, l’Eglise se meut sur un terrain en majorité arabo-palestinien, se trouvant confrontée aux musulmans et aux défis du monde juif qui, s’il représente pour partie le monde de nos racines de foi, de l’autre représente politiquement l’occupant, celui qui détient le pouvoir.

  • Au Pakistan

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    Cinq jeunes capucins pakistanais ont reçu le 8 avril l’ordination sacerdotale des mains de Mgr Sebastian Shaw, en la cathédrale du Sacré-Cœur de Lahore. Ils s'appellent Lazar Aslam, Adnan Kashif, Azam Siddique, Almas Yousaf et Adeel Mazhar.

    Le même jour, deux autres jeunes religieux étaient ordonnés prêtres en la cathédrale du Saint-Rédempteur de Multan.

  • Un nouveau diocèse en Inde

    Le pape a érigé hier le nouveau diocèse de Rayagada, en Inde, dans l’Etat d’Odisha (ex-Orissa), par démembrement du diocèse de Berhampur. Le nouveau diocèse couvre les six districts du sud-ouest de l’Etat. Le premier évêque est le Père Aplinar Senapati, de la Congrégation de la Mission, jusqu’ici curé de paroisse et directeur d’une école.

    Il n’y a guère que 50.500 catholiques sur ce territoire (pour 5,4 millions d’habitants). Mais il y a 49 prêtres, dont 35 diocésains, pour 23 paroisses.

  • Là aussi, ça suffit…

    Du côté des catholiques qui veulent à tout prix sauver François, on martèle, avec une très insolite insistance, que Amoris laetitia doit être lue à la lumière de la tradition, du magistère constant, etc.

    Puisque c’est une parfaite évidence que tout document romain doit être lu ainsi, c’est l’aveu désespéré que celui-là ne peut pas l’être…

    Et alors on ajoute, avec la même insolite insistance, que ce n’est pas un document du magistère.

    Tiens donc. Voilà qui est nouveau. Une exhortation apostolique qui ne serait pas un document du magistère. C’est absurde. Une exhortation apostolique est bien évidemment un acte du magistère.

    Ou alors, il faut préciser que ce n’est pas un acte du magistère extraordinaire. Mais ce serait laisser entendre qu’il n’est pas conforme au magistère constant…

    Toutes ces contorsions sont aussi jésuitiques que l’auteur du texte. Indignes de l’Evangile, de saint Pierre et de saint Paul.

    N.B. Et si une exhortation apostolique ne fait pas partie du magistère, il est bien évident qu'il est illégitime de s'appuyer sur Familiaris consortio pour s'opposer à Kasper et Cie ou pour "interpréter" Amoris Laetitia...

  • Au Népal

    Le gouvernement du Népal a décidé de retirer Noël du calendrier des jours fériés.

    La fête de la Nativité avait été reconnue comme jour férié il y a huit ans, lorsque le Népal était devenu officiellement un Etat laïque.

    Le ministre (maoïste) de l’Intérieur, Shakti Basnet, déclare à Asianews que cette décision n’a pas été prise pour blesser les chrétiens mais parce qu’il faut contrôler le nombre croissant de jours fériés.

    Ainsi, le gouvernement du Népal reconnaît désormais 83 jours fériés pour les hindous et quelques autres communautés, aucun pour les chrétiens.

    Le Conseil interreligieux du Népal appuie la pétition chrétienne de demande de rétablissement du jour férié.

    Mais ce n’est pas le seul sujet de préoccupation des chrétiens. Il y a aussi et surtout l’article 156 du nouveau code civil qui interdit les conversions, et qui peut être utilisé pour mettre en prison les prêtres qui font des baptêmes d’adultes.

    Il se trouve qu’entre 2006 et 2001, le nombre de Népalais se disant ouvertement chrétiens au recensement est passé de 4.000 à 10.000. Les chrétiens jouent un rôle important sur le plan économique et dans l’enseignement : il y a une centaine d’écoles chrétiennes, dont une vingtaine sont catholiques.

  • Hirondelle

    Grâce aux opérations militaires syriennes appuyées par la Russie et au cessez le feu actuel, « les chrétiens qui avaient quitté la Syrie pour l’Europe commencent à revenir à Sadad et également dans d’autres villes », déclare Suleiman al Khalil, maire de Sadad, dans la province de Homs.

    Sadad avant le conflit était une ville de quelques 12.000 habitants, en majorité chrétiens assyriens et syro-orthodoxes. Au cours des années de guerre, au moins 1.000 d’entre eux ont fui la Syrie, y compris le métropolite syro-orthodoxe de Homs et Hama. Selon des sources ecclésiastiques locales, en octobre 2013, au cours de la conquête de la ville par le front al-Nosra, des massacres auraient été perpétrés parmi la population civile, confirmés par la découverte d’une fosse commune contenant au moins 30 corps. En novembre dernier, l’Etat islamique » avait, tenté de conquérir la ville en attaquant les barrages de l’armée syrienne.

    Au cours des trois derniers mois, indique Suleiman al Khalil – au moins 100 chrétiens de Sadad ayant fui hors de Syrie sont revenus dans leurs maisons et 200 autres sont attendus prochainement. La ville se trouve à 14 km de la route reliant Damas à Homs et comprend 15 églises.

    (Fides)

  • Colatéral…

    Le gouvernement turc a procédé à « l’expropriation » du centre ville de Diyarbakir, notamment de toute la vieille ville. Cette « procédure d’urgence », dit-il, est « une mesure préventive » qui doit permettre de « sauvegarder le centre historique de Diyarbakir des dévastations causées par le conflit ».

    Quel conflit ?

    Apparemment le conflit kurde.

    On se souvient de la résurrection de la grande église arménienne apostolique de Diyarbakir, grâce à la municipalité kurde, en liaison avec une fondation arménienne. Eglise confiée à l’Eglise arménienne apostolique qui la retrouvait 97 ans après le génocide.

    Eh bien cette église, puisqu’elle est dans la vieille ville, fait partie des quelque 6.000 bâtiments « expropriés ».

    L’église arménienne catholique aussi.

    L’église syriaque également.

    L’église chaldéenne itou.

    Et il n’y a plus aucune messe à Diyarbakir…

  • Ah oui, en effet

    On parle de redonner un évêque catholique à la ville de Genève, qui n’en a plus depuis la dictature calviniste du XVIe siècle.

    Réaction du pasteur Fuchs, président du calvinisme genevois d’aujourd’hui :

    « Il faudra que nous discutions de l'impact que cela pourra avoir. Tout dépend si le nouvel évêque est une personne du cru, qui connaît l'histoire religieuse de Genève et saura s'inscrire dans sa longue tradition œcuménique. »

    Sans blague. Genève est la seule métropole du monde (hors Arabie saoudite) à ne pas avoir d’évêque catholique, en raison de l’opposition calviniste, depuis près de 500 ans. Ça, pour une longue tradition œcuménique, c’est une longue tradition œcuménique…

  • Corse catholique

    Lu sur Corsica Patria nostra via le Forum catholique :

    Fête de la Madunuccia d'Aiacciu, San Ghjiseppu à Bastia, dimanche des Rameaux dans toute l'ile, trois jours durant, les Corses ont par milliers processionné dans les rues, se sont rassemblés sur les places et les parvis, autour de leur évêque, de leurs prêtres, de leurs confréries. Trois jours durant ils ont occupé l'espace public, leur espace, celui ou se rassemble la Communauté du Peuple, soudée autour d'une Foi et d'une Civilisation. Notables et personnalités politiques de toutes tendances ont tenu cette année encore à manifester leur proximité avec leurs concitoyens. Trois jours durant, le monde de la marchandise s'est éclipsé, les antagonismes se sont estompés, les barrières sociales se sont affaissées, le mur de l'Argent s'est lézardé et la communauté s'est retrouvée. Ces démonstrations de religiosité populaires marquèrent une fois de plus un ancrage sociétal et historique de la Corse s’exonérant du cadre colonial et étranger de la laïcité républicaine française : A Bastia, une délégation de l'Archiconfraternita del Santissimi Sacramento e Maria Santissima del Carmine in Trastevere, venue de Rome pour participer à la San Ghjisè symbolisa le lien spirituel et civilisationnel indéfectible unissant notre nation à la Ville Éternelle. A Aiacciu, le maire et ses adjoints renouvelèrent le serment  des Magnifiques Anciens, une tradition séculaire de dévotion à la Vierge abolie par l'ancienne majorité de gauche, et dont le rétablissement l'année dernière avait suscité l'indignation du Parti Communiste Français et des officines laïcardes.

    De telles manifestations "politiquement incorrectes" selon les normes parisiennes, tranquillement assumées et fièrement revendiquées, constituent l'un de ces mille signes implicites mais perceptibles, d'une émancipation collective, d'une séparation mentale d'avec les principes crépusculaires régissant la vie sociale hexagonale.

    En Corse, la Catholicité est chez elle, elle ne s'excuse pas d'exister, ne fait pas profil bas, ne laisse pas la place. Il en sera éternellement ainsi...

    Ce texte, signé A Squadra, est suivi du « Vœu des Magnifiques Anciens » d’Ajaccio, de « fêter et d'observer comme fête solennelle le jour du 18 mars chaque année de façon perpétuelle » (c’est le vœu à la Madonnuccia, Notre Dame de la Miséricorde, dont je donnais l’historique l’an dernier, déjà grâce à CM de la Rocca sur le Forum catholique) :

    Les Magnifiques Anciens et tout le peuple prient la Très Sainte Vierge Marie de bien vouloir se souvenir de cette promesse et d'intercéder auprès de Son Très Saint Fils pour que Sa Très Sainte Miséricorde pardonne les péchés de tout le peuple et de la ville et les libère de l'épidémie et de toute pestilence, qu'il les protège et les défende maintenant et pour toujours de ce fléau et de tout autre mal.

    Photos de la procession d’Ajaccio sur le Forum catholique.

  • Au Pakistan

    L’Assemblée nationale du Pakistan a adopté une résolution par laquelle la fête de Pâques devient fériée pour les chrétiens, et celles de Holi et Diwalli pour les hindous. La proposition émanait d’un député hindou.

    « C’est une décision historique pour la reconnaissance des membres des minorités comme citoyens du Pakistan, dit Kashif Aslam, coordinateur de la Commission nationale Justice et Paix. Mais il y a encore beaucoup d’étapes à franchir. Par exemple, la proposition de Shahbaz Bhatti de remplacer le mot “Issai” par “Massihi” pour désigner les chrétiens dans les documents du gouvernement ou les livres scolaires : cette proposition avait été mise au placard, par incapacité du gouvernement. Nous espérons que dans ce cas la proposition sera réellement appliquée. »

    Mais on ne peut pas le garantir…

    (Les musulmans pakistanais appellent les chrétiens “Issai”, c’est-à-dire les “Issa”, le nom du « Jésus » du Coran. C’est un mot dévalorisant, et devenu terme de mépris quasiment synonyme de va-nu-pieds, les chrétiens étant issus en majorité de la plus basse caste et voués aux travaux de nettoyage ou de manœuvres. Les chrétiens tentent de faire admettre qu’on les appelle… chrétiens, c’est-à-dire “Massihi”.)

  • En Chine

    Les prêtres chinois vont être dotés d’un certificat indiquant leur qualité. Cela a déjà été mis en place pour les religieux bouddhistes l’an dernier. Officiellement il s’agit de lutter contre les escrocs qui se font passer pour des membres du clergé. En fait tout le monde sait que c’est pour mieux contrôler le clergé, et pour renforcer la pression sur l’Eglise clandestine.

    Mais cela pourrait avoir l’effet inverse : pousser les prêtres de l’Eglise officielle qui ne veulent pas de ce certificat à entrer dans la clandestinité.

    Cf. Eglises d’Asie.

  • Les Franciscains de l’Immaculée

    Sur les derniers développements de ce qui est le plus énorme scandale de l’Eglise de François – la destruction par Rome du seul ordre religieux florissant – par la persécution et la calomnie, on lira ce terrible article de Riposte catholique.

  • Canonisations

    Le pape a indiqué ce matin, au cours d’un consistoire ordinaire public, les dates des canonisations annoncées le 7 mars dernier :

    5 juin : Stanislas de Jésus-Marie et Elisabeth Hesselblad ;

    4 septembre : Mère Teresa ;

    16 octobre : José Sánchez del Río et José Gabriel del Rosario Brochero.

  • Jusqu’où descendra-t-on ?

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    Pauvre M. Olier…

    Ce sera l’occasion de rappeler que le livre de Jean-Jacques Olier sur la messe (la vraie messe) est véritablement impressionnant (notamment par sa connaissance des pères grecs).

  • Le vénérable Gianfranco

    Relevant le « grand courage » du cardinal Ravasi qui a écrit une belle lettre à ses « frères » maçons, la Grande Loge d’Espagne lui donne d’abord le titre d’« honorable frère » (le titre donné après l’initiation), puis explique qu’on doit en fait l’appeler « vénérable frère », le titre que porte l’apprenti devenu maître et digne de diriger les travaux de la loge…

    Et la Grande Loge d’Espagne d’affirmer que le titre de « vénérable » « a la même signification pour l’Eglise et pour la franc-maçonnerie : être d’une vertu pure et immaculée »…

  • Le génocide papou

    L’hebdomadaire de l’archidiocèse de Brisbane (Australie), The Catholic Leader, fait état de la parution imminente d’un rapport de la Commission catholique Justice et Paix (de Brisbane) sur la Papouasie occidentale (Indonésie). Suite à une mission effectuée le mois dernier, la commission rapporte de nombreux témoignages d’intimidations, mauvais traitements, tortures, rapts et meurtres dont se rendent coupable tant la police que l’armée envers les dissidents politiques et les minorités, essentiellement contre les chrétiens qui étaient naguère majoritaires. En bref, il s’agit d’un « lent génocide » destiné à « remplacer le christianisme par l’islam ».

    Sœur Susan Connelly, qui visitait la presqu’île en compagnie du directeur de la commission Justice et Paix, explique qu’elle a eu l’impression, en rencontrant les Papous, de se retrouver vingt ans en arrière, quand elle découvrit le Timor oriental (annexé par l’Indonésie, indépendant depuis 2002) : « La même omniprésence policière oppressive, la même suspicion, perplexité, frustration et tristesse, la même peur, le même espoir apparemment sans fondement. »

    Les autorités indonésiennes « veulent mettre fin à tous les efforts des Papous pour promouvoir une discussion sur l’autodétermination, et elles n’apportent qu’une réponse militaire au désir irrépressible de nombreux Papous de promouvoir la cause de la liberté ».

    Lorsque l’Indonésie devint indépendante, en 1945, la Papouasie occidentale resta sous le contrôle des Pays-Bas. Le territoire fut incorporé à l’Indonésie en 1969 après un référendum douteux. Les Papous, chrétiens, formaient alors 96% de la population. Aujourd’hui ils ne sont plus que 48%, à la suite d’une migration continue de musulmans venus des autres îles de l’Indonésie. Une migration destinée clairement à remplacer, par la violence s’il le faut (notamment l’incendie des maisons) les Papous dans tous les secteurs d’activité. Et les mosquées ont poussé comme des champignons.

  • Les évêques mexicains se rebiffent

    Lors de son voyage au Mexique, François avait méchamment taclé les évêques qui le recevaient, ainsi qu’il sait faire.

    Mais les évêques se rebiffent, de façon spectaculaire, dans un éditorial non signé publié sur le site de la conférence épiscopale du Mexique, révélé par Sandro Magister.

    Le passage le plus important est celui où, pour répondre au pape, ils comparent la situation de l’Eglise au Mexique et dans « d’autres » pays latino-américains, et l’on voit immédiatement que le premier pays visé est l’Argentine de Mgr Bergoglio, surtout au moment où paraît une étude montrant l’état catastrophique du diocèse de Buenos Aires, fruit de la mirifique et aujourd’hui pontificale pastorale bergoglienne…

    Ce que le pape sait à coup sûr, et qui est très clair, c'est que l'Eglise du Mexique est un cas atypique par rapport aux autres pays d'Amérique.

    Atypique (et dans un sens positif) pour trois raisons.

    La première raison est le pourcentage élevé de catholiques que le Mexique héberge, 81%, beaucoup plus que dans d'autres pays du continent où ils continuent à chuter.

    (La deuxième raison est) la grande résistance de l'Eglise catholique mexicaine à l'expansion des communautés protestantes d'empreinte charismatique et pentecôtiste, qui en revanche se propagent sans freins dans d'autres pays.

    (La troisième est) la force avec laquelle le catholicisme mexicain fait face au défi du sécularisme à la fois culturel et politique, (depuis la bataille contre) l'offensive anticléricale et maçonnique (des années vingt du siècle dernier, quand apparurent, au milieu de la persécution,) des signes visibles de sainteté y compris dans l'épiscopat mexicain.

    Ce dernier point met en relief la complaisance de François envers les francs-maçons, soulignée encore par la toute récente lettre du cardinal Ravasi ("Chers Frères Maçons", voir aussi la réponse d’un grand maître), et son silence sur les Cristeros, alors même que le processus de canonisation du petit Jose Sanchez del Rio arrive à son terme.

  • En Indonésie

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    Des centaines de musulmans ont manifesté hier à Bekasi (Java occidental) contre la construction par la communauté catholique locale d’une « église permanente ».

    Les catholiques se battent depuis 17 ans pour avoir une église. Finalement, en juillet dernier, ils ont obtenu un permis de construire. Les musulmans ont décidé aussitôt d’occuper le terrain.

    Depuis lors la situation semblait s’être apaisée, puisque, à la demande du maire, les catholiques avaient accepté de surseoir à la construction de l’église et de se contenter du local fourni par la municipalité mais qui est trop petit pour les quelque 7.000 fidèles de la paroisse.

    Profitant de l’apaisement, les catholiques ont commencé à construire discrètement leur église. Mai le « Forum islamique populaire » a décidé de réagir. Hier, un millier de manifestants ont empêché les ouvriers d’entrer sur le site et ont symboliquement scellé les lieux, puis ils sont allés manifester devant la mairie pour réclamer de nouveau l’abrogation du permis de construire.

    Le « Forum de l’harmonie interreligieuse » a répété que le permis de construire était parfaitement légal.

  • Canonisations

    L’Office pour les cérémonies pontificales notifie que, mardi 15 mars, de déroulera sous la présidence du Saint-Père un consistoire ordinaire public, au cours duquel sera proposée la canonisation:

    du bienheureux José Sánchez del Río (le petit cristero)

    du bienheureux Stanislas de Jésus-Marie

    du bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero

    de la bienheureuse Elisabeth Hesselblad

    de la bienheureuse Teresa de Calcutta (Anjezë Gonxha Bojaxhiu).

     

  • Chaldéens

    Une nouvelle grande église chaldéenne a été inaugurée hier dans le Val d’Oise, à Arnouville, par le patriarche S.B Raphaël Ier Sako, la grande église de Sarcelles, inaugurée en 2004, étant désormais trop petite pour accueillir tous les fidèles.

    Normalement on devrait se réjouir de l’ouverture d’une nouvelle église, et d’un afflux de fidèles. On s’en réjouit d’une certaine façon, mais c’est surtout dramatique, car ces chrétiens fuient l’Etat islamique et ils vont manquer au Proche Orient.

    J’avais rencontré Mgr Petrus Yousif, le vicaire patriarcal chaldéen, dans ce qui était alors l’unique lieu de culte chaldéen de la région parisienne, Notre-Dame de Chaldée, dans le nord de Paris. C’était alors que se construisait l’église de Sarcelles, en février 2003, juste avant l’invasion américaine de l’Irak. Je me souviendrai toujours du regard de Mgr Yousif, ce désarroi, cette panique pour son peuple, car il savait que l’intervention américaine allait être une énorme catastrophe pour les chrétiens d’Irak et pour la stabilité de toute la région.

    Naturellement, il est heureux que les chaldéens qui se réfugient chez nous puissent avoir leurs églises. Ceux de la région lyonnaise n’ont hélas pas cette chance puisque le cardinal Barbarin a fait construire une église latine dont les fidèles sont essentiellement des chaldéens ; or la liturgie chaldéenne demande une disposition spécifique des lieux.

    D’autre part, ayant connu quelques-uns des chaldéens de Sarcelles (de deuxième ou troisième génération, venant de l’est de la Turquie) qui étaient au Front national, je sais à quel point ils peuvent s’intégrer tout en gardant leur identité (comme les arméniens). Et ces chrétiens-là sont hyper-vaccinés contre toute bienveillance maladive envers l’islam : ils savent dans leur chair ce qu’est l’islam réel.

    Mais on ne peut pas se réjouir de la perspective d’un Proche Orient sans chrétiens. D’une Chaldée sans chaldéens. D’une Assyrie sans assyriens.

  • A Lorette

    Grande journée œcuménique aujourd’hui à Lorette, en Italie, dans le cadre du 700e anniversaire de la basilique où se trouve la maison de Nazareth. Des représentants des Eglises orthodoxes d'Albanie, Géorgie, Roumanie, Russie et Serbie se réunissent dans la Sainte Maison, avec une délégation pontificale dirigée par Mgr Tonucci (évêque de Lorette). La Paraklisis sera chantée par le métropolite Zenados Gennadios, archevêque orthodoxe d’Italie et de Malte.

    La cérémonie sera précédée d’un colloque sur l’histoire de la Sainte Maison de Lorette, auquel participeront des représentants des huit cités jumelées, dont Nazareth, Czestochowa, Fatima…

    La journée est organisée par l’Accademia Angelica Costantiniana, dont le président est Son Altesse Impériale le prince Alessio Ferrari Angelo Comneno di Tessaglia, descendant d’empereurs de Constantinople (les Ange Comnène Doukas) et des « despotes de Thessalie » du même nom (et qui est grec-catholique). Selon les historiens, la Sainte Maison (qui vient effectivement de Nazareth) se trouvait à Pyli, en Thessalie, du temps du despote Jean Ange Comnène, dans la basilique de Porta Panagia. Puis elle fut transférée en 1294 en Italie par les… Ange (Comnène) - non par les anges.

    La journée marque la reconnaissance officielle par les orthodoxes de l’authenticité de la maison, suite aux études conduites par le père Giuseppe Santarelli, directeur de la Congrégation universelle de la Sainte Maison de Lorette, et par le chercheur grec Haris Koudounas, de l'Accademia Angelica Costantiniana.

  • Quatre religieuses tuées au Yémen

    Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique d’Arabie du Sud, explique à AsiaNews : « A 8h 30 [hier matin], des hommes en uniforme ont fait irruption dans l’enceinte où vivent les Missionnaires de la Charité [de Mère Teresa, à Aden]. Après avoir tué l’agent de sécurité et tous les employés qui se trouvaient sur leur passage, ils sont arrivés jusqu’aux religieuses et ont fait feu, en tuant quatre. Une autre a réussi à se cacher et à survivre. »

    Les victimes sont sœur Anselme, indienne, sœur Judith, kényane, sœurs Marguerite et Reginette, rwandaises.

    Les assaillants ont emmené le prêtre salésien, le P. Tom Uzhunnalil, qui priait à la chapelle.

    En tout 14 (ou 15) personnes ont été tuées. Les quelque 80 pensionnaires âgée ou handicapés sont tous sains et saufs.

    « Nous savions que la situation était difficile et que les sœurs couraient un certain risque », dit Mgr Hinder. D’autant qu’elles avaient déjà été attaquées. « Mais elles avaient décidé de rester quoi qu’il arrive, parce que cela fait partie de leur spiritualité. »

  • Le P. Marie-Eugène et Elisabeth de la Trinité

    Parmi les décrets de la Congrégation pour les causes des saints dont le pape a autorisé hier la promulgation, on note ceux qui concernent

    - le miracle attribué à l’intercession de la bienheureuse carmélite Elisabeth de la Trinité ;

    - le miracle attribué à l’intercession du vénérable serviteur de Dieu le père carme Marie-Eugène de l’Enfant Jésus.

  • Mgr Schneider

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    Très belles photos de Mgr Athanasius Schneider à Warrington, Angleterre (entre Manchester et Liverpool), dans la belle église (du moins à l’intérieur) de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, dimanche dernier. Dommage qu’il n’y ait pas davantage de monde…

  • Qu'est-ce que c'est ?

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    Il paraît que ce sont des évêques. Les 15 évêques français qui se sont rendus au Salon de l'agriculture. Cerise en est tout étonnée. C'est vrai qu'il n'y a plus d'évêque à Bazas depuis 1792 et qu'à l'époque ils avaient une autre tenue...

  • "En tant que chrétiens au Pakistan"

    Mgr Joseph Coutts, archevêque de Karachi, est en Italie pour une série de rencontres organisées par l’Aide à l’Eglise en Détresse, à l’occasion du 5e anniversaire de la mort de Shahbaz Bhatti, le ministre catholique assassiné le 2 mars 2011 à Islamabad. Voici ce qu’il a dit à l’agence Fides :

    En tant que chrétiens au Pakistan, nous avons de nombreux défis à relever chaque jour. Certes, nombreux sont ceux qui ont entendu parler de la loi sur le blasphème, bien connue, et du cas emblématique d’Asia Bibi, femme condamnée à mort bien qu’innocente. Chaque jour, notre mission est d’être des témoins de paix et d’amour dans un pays où règne beaucoup de violence et qui est bouleversé par le terrorisme. En tant que chrétiens, notre mission est l’amour et l’amour du Christ fait que nous ne perdons pas l’espérance. Nous célébrerons l’anniversaire de la mort de Shabbaz Bhatti en l’église Saint Barthélemy de Rome le 4 mars. Il a toujours parlé avec foi et fait preuve de courage. Il a fait en sorte que la voix des chrétiens soit écoutée dans le pays. Il nous a montré la route. Il était un bon catholique et il a donné sa vie pour sa mission. Il a été tué en tant que chrétien et même si nombre de personnes lui suggéraient de quitter le pays parce qu’il était menacé, il a voulu rester au Pakistan et accomplir jusqu’au bout sa mission. Il appartiendra à l’évêque d’Islamabad, lieu où il a été martyrisé, de penser à entamer une enquête en vue du procès diocésain qui peut le proclamer martyr. J’y suis favorable.

    Mumtaz Qadri, le garde du corps et assassin du gouverneur du Penjab, Salmaan Taseer (le 4 janvier 2011), a été pendu ce matin à la prison d’Adiala, près d’Islamabad, et enterré cet après-midi. Mumtaz Qadri est considéré comme un héros par les islamistes, pour avoir tué un blasphémateur qui soutenait Asia Bibi et venait de lui rendre visite. Les avocats d’Islamabad étaient en grève, et des manifestations ont eu lieu un peu partout. La famille du président du Pakistan Mamnoon Hussain a été mise en lieu sûr, pour éviter les représailles suite au rejet de la demande de grâce. La condamnation à mort et surtout l’exécution de Mumtaz Qadri peut être vue comme une lueur d’espoir…

  • Mgr Michel Dubost fait l’apologie du jihad

    On connaît depuis longtemps la tendresse de Mgr Dubost pour l’islam. Il a même écrit un livre pour dire tout le bien qu’il pense de l’islam, y compris du jihad :

    Le jihad est un effort continu pour accueillir le bien et donc lutter contre le mal, en soi et dans le monde. (…) Le jihad est mené en vue du bonheur de l’univers tout entier. (…) Le jihad se fonde sur l’importance du Coran (et des hadiths) pour refaire l’unité de l’homme, sur la volonté de suivre Mohammad le prophète, sur la croyance à l’existence des anges et sur la certitude de la vie éternelle, dont le martyre est une porte d’entrée certaine (…).

    Et deux pages plus loin, il ose écrire :

    Je ne connais pas de musulman qui traduise le mot jihad par guerre sainte.

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  • Le Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus

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    Une commission épiscopale a solennellement procédé aujourd’hui à l'ouverture de la tombe du Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, dans la chapelle de l'institut Notre-Dame de Vie à Venasque, en présence de Mgr Cattenoz évêque d’Avignon, de représentants de l’Etat, de la famille et de nombreux fidèles. Cette exhumation est une étape du procès en béatification du carme dont Benoît XVI avait reconnu les vertus héroïques en 2011. Elle a lieu après la guérison d'un bébé, inexpliquée selon une commission de médecins, attribuée à l’intercession du père Marie-Eugène le 1er décembre dernier.

    Les témoins de l'enterrement en 1967 ont prêté serment pour attester que la dépouille n'a pas été déplacée. Le cercueil a ensuite été ouvert à huis clos devant les seuls représentants désignés du corps médical, de l’Église et de l’État pour constater l’état de conservation de la dépouille. Religieux et spécialistes du traitement des os et des restes humains pourront alors préparer les reliques de ce maître spirituel qui sera sans doute béatifié en 2017.