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Eglise

  • La première rencontre

    Sandro Magister avait souligné que le pape et le patriarche de Moscou allaient se trouver en même temps l’un à Cuba l’autre au Mexique, et que ce pourrait bien être l’occasion d’une rencontre, en « terrain neutre » et loin de l’Europe.

    Cela fut formellement démenti par le patriarcat de Moscou.

    Et aujourd’hui le patriarcat de Moscou et le Saint-Siège annoncent conjointement la rencontre entre Cyrille et François, le 12 février à l'aéroport de La Havane (ou le pape fera escale avant d’arriver au Mexique). Il n’y a jamais eu de rencontre entre le chef de l’Eglise catholique et le chef de la plus grande Eglise orthodoxe. C’est donc un événement véritablement historique.

    Le communiqué conjoint ajoute :

    Dans le cadre de leur entretien, le Patriarche Cyrille et le Pape François signeront une déclaration commune, qui marquera une importante étape dans les relations entre l'Eglise orthodoxe russe et l'Eglise catholique, ainsi qu'un signal d'espérance pour toutes les personnes de bonne volonté. Les chrétiens de toute confession sont invités à prier pour que cette première rencontre porte ses fruits.

  • Barzani pour un référendum

    Mahmoud Barzani, fils du grand chef de clan et chef de guerre Mustapha Barzani, et « président du gouvernement régional du Kurdistan » irakien, déclare :

    « Le temps est venu et la situation est maintenant favorable pour que le peuple kurde prenne par référendum une décision sur son sort. Ce référendum ne signifie pas proclamer un Etat, mais plutôt permettrait de connaître l'opinion du peuple kurde sur l'indépendance et, pour les dirigeants politiques, cela permettrait d'exécuter la volonté du peuple le moment venu. Si le peuple du Kurdistan attend que quelqu'un d'autre présente le droit d'autodétermination comme un présent, l'indépendance ne sera jamais obtenue. Ce droit existe et le peuple du Kurdistan doit le réclamer et le mettre en œuvre. De la même façon que l'Ecosse, la Catalogne, le Québec et d'autres régions ont le droit d'exprimer leurs aspirations sur leur destinée, le Kurdistan est habilité à se prononcer, et cela n'est pas négociable. »

    Il va de soi que le gouvernement irakien, quoique fantomatique, ne peut être qu’opposé à ce projet (mais il n’aurait pas les moyens de l’empêcher), de même que les gouvernements turc et syrien qui pour une fois seront d’accord…

    L’évêque chaldéen de Amadiya et Zakho (région du Kurdistan irakien à la frontière de la Turquie et de la Syrie…), Mgr Rabban al-Qas, s’est aussitôt déclaré en faveur du projet :

    « Le temps est venu. Le Kurdistan aujourd’hui n’est pas un paradis, mais ici nous vivons mieux que partout ailleurs (dans la région). Ici nous pouvons et nous devons aider ceux qui en ont besoin alors que Bagdad n’a jamais vraiment aidé cette région, bien qu’aujourd’hui la majorité soit arabe, particulièrement à Erbil et Dohuk. Nous avons besoin d’un Etat kurde qui permette à tout le monde de vivre ensemble. Pas un Etat de séparation et confessionnel, mais basé sur la laïcité, une citoyenneté partagée, et une constitution avec des droits et des devoirs égaux pour les musulmans, les chrétiens et les yazidis. »

    L’Eglise chaldéenne a, évidemment, toujours prôné l’unité "nationale" irakienne. Mais Mgr al-Qas souligne que les choses ont changé :

    « Promouvoir ce référendum est ce qu’il faut faire, pour savoir qui nous sommes. Je crois aussi que les grandes puissances comme les Américains poussent dans ce sens. Un Etat kurde qui ne soit pas anti-Bagdad peut être un centre de paix et de coexistence… et en définitive la Turquie devra l’accepter. Barzani ne veut certainement pas faire la guerre aux Turcs. »

    Certes, mais les Turcs font déjà la guerre aux Kurdes de Turquie… jusqu’en Irak.

    Voici une photo officielle de Mahmoud Barzani. Son meilleur ennemi Saddam Hussein n’est plus là, lui est toujours là. La mise en scène n’a pas changé…

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  • Urgence ecclésiale

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    Le diocèse de Nantes a présenté hier son nouveau logo. Il paraît que c’était urgent, parce que l’ancien, qui datait de… 2005, était complètement obsolète, et qu’un logo à la mode est absolument nécessaire.

    On pourra lire ici le discours très ecclésiastiquement pipotronesque du vicaire général.

    C’est très long pour ne rien dire, et surtout il manque l’essentiel : combien ça coûte ?

    Parce que, comme chacun le sait, les concepteurs de logos se font payer des prix exorbitants, absolument pharamineux. Généralement sur le dos du contribuable. Ici c’est sur le dos de la brebis…

  • En Iran

    Le monastère chaldéen de la Congrégation des Filles de Marie de Téhéran, qui avait été fermé en 2013, vient de rouvrir (juste avant la visite de Hassan Rohani au Vatican).

    Sœur Luigina Sako, supérieure de la maison romaine de cette congrégation, déclare à l’agence Fides :

    « Notre Congrégation est présente à Téhéran depuis 1963. Avant la révolution islamique, nous tenions également une école. Le monastère est annexé à la paroisse de la Vierge Marie. Maintenant, après une suspension de plus de deux ans, les religieuses pourront reprendre leur action pastorale parmi les gens, dans les paroisses. »

    Le monastère accueillera pour l’heure… deux religieuses, qui appartenaient à cette communauté depuis de nombreuses années avant la fermeture.

    L’archiéparchie chaldéenne de Téhéran compte 6 paroisses et 2.500 baptisés.

  • Béthanie au-delà du Jourdain

    Le site du Baptême de Jésus a été officiellement déclaré Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée mardi soir à Paris.

    La délégation jordanienne comprenait le ministre du Tourisme, Nayef H Al-Fayez, et Mgr Maroun Lahham, vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem.

    Dans son intervention, Mgr Lahham a qualifié le site du Baptême de « lieu où résonne encore la voix du Christ » dans un pays, la Jordanie, « tranquille et sûr, au milieu d’un Proche-Orient en flammes » (encore qu’il soit aujourd’hui au bord de la catastrophe à cause du trop-plein de réfugiés, comme avertit Asia News).

    Il a poursuivi :

    « L’Evangile l’avait déclaré voici deux mille ans, la dévotion populaire l’a toujours confirmé, les recherches archéologiques l’ont mis en évidence, quatre papes l’ont visité et, aujourd’hui, la communauté internationale le déclare officiellement. A partir de ce soir nous pouvons déclarer à haute voix que la Jordanie est Terre Sainte. La Terre Sainte comprend également et surtout Jérusalem, Bethléem et Nazareth mais la Jordanie n’en est pas pour cela moins sainte. »

    On entend bien ce qui est sous-entendu dans le propos de Mgr Lahham, qui est un cri de victoire arabo-palestinien : l’UNESCO vient d’infliger un camouflet à Israël qui a tout fait pour faire croire que le lieu du baptême était sur la rive israélienne et y envoie les touristes et pèlerins en masse alors qu’on sait depuis toujours que le véritable site est du côté jordanien, comme le dit explicitement l’évangile de saint Jean.

  • Sauver la chapelle Saint-Yves

    A Vannes, la chapelle Saint-Yves, sur la place Maurice Marchais, face à l’hôtel de ville, est fermée depuis longtemps. Trop longtemps. Edifiée entre 1681 et 1684, elle était la chapelle du collège des jésuites, devenu collège Jules Simon… Aujourd’hui des pierres de la corniche tombent dans la cour du collège… Pendant la campagne des municipales, le candidat qui est aujourd’hui le maire avait promis de restaurer la chapelle. Mais il n’en est plus question. Les « contraintes budgétaires », vous savez…

    Comme la chapelle se dégrade et menace une école, elle pourrait bien être démolie, bien que classée. Or sa façade, bel exemple de façade classique jésuite, et même son sobre intérieur, méritent qu’elle soit sauvée. Et aussi qu’elle reste un lieu de chrétienté (au cas où la municipalité la vendrait).

    Mais le coût de la restauration est de 2 millions d’euros…

    Une association est en cours de constitution, et une pétition a été lancée.

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  • Au Pakistan

    L’Eglise catholique au Pakistan s’inquiète de la proposition de révision des lois sur le blasphème émanant du « Conseil de l’idéologie islamique » - puisque tel est en effet le nom officiel (du moins en anglais) de cet organe du gouvernement pakistanais.

    Alors que des voix s’élèvent sans cesse pour demander la suppression des lois sur le blasphème, cette proposition pourrait conduire à les renforcer…

    Le président de cet organisme, Maulana Muhammad Khan Sheerani, a déclaré : « Le gouvernement du Pakistan devrait déférer la loi sur le blasphème devant le Conseil islamique. Sur ce sujet il y a différentes opinions parmi les religieux. C’est pourquoi le Conseil peut s’occuper sérieusement de la question et dire s’il est nécessaire de confirmer la loi, la durcir ou l’assouplir. » Il dit aussi que le Conseil est disposé à « rouvrir des dossiers pour examiner si les jugements ont été rigoureux et la peine de mort correctement infligée ». Sic.

    Il est clair que si le Conseil se saisit des lois sur le blasphème, ce sera pour les durcir et les rendre intouchables.

    Les défenseurs des droits de l’homme rappellent que c’est au Parlement de s’occuper des lois, et que des institutions comme le Conseil de l’idéologie islamique ne devraient pas exister.

    Addendum

    L’archevêque de Lahore, Mgr Sebastian Shaw, se veut rassurant et déclare à l'agence Fides :

    « Nous approuvons la réflexion et les démarches du Conseil pour l’idéologie et nous espérons qu’une modification de la loi sur le blasphème, permettant d’en empêcher l’abus, puisse être imminente. Déjà, le Président du Pakistan, Mamnoon Hussain, en nous rencontrant l’an passé, nous évêques et d’autres responsables religieux, nous avait communiqué qu’il se serait engagé dans ce sens. L’abus de la loi, utilisée à d’autres fins, fait souffrir de nombreux citoyens pakistanais, musulmans, chrétiens et de toutes les religions, détruisant injustement la vie de nombreux innocents. Nous espérons en un changement qui améliore les choses. »

  • Un prêtre attaqué en Inde

    Le Père José Kannumkuzhy, économe du diocèse syro-malabar de Ramanathapuram, dans l’Etat de Tamil Nadu, et trois laïcs membres du conseil pastoral du diocèse, ont été sauvagement agressés le 28 janvier par de jeunes hindous extrémistes. Les trois laïcs ont pu sortir de l’hôpital le 31 janvier, mais le P. Kannumkuzhy, grièvement blessé, est toujours en soins intensifs.

    C’était à Ettimada, où l’Eglise gère (via des franciscains) un centre de soins pour sidaïques. Un enfant est mort du sida, et les hindous ont accusé le centre d’être responsable de sa mort, par manque de soins. Ce qui est une accusation odieuse qui n’avait encore jamais été proférée à l’encontre de gens qui se dévouent auprès des malades par amour de Dieu.

    Le prêtre et les trois laïcs (qui travaillent dans ce centre) sont allés à la police pour expliquer comment l’enfant était mort. Alors qu’ils étaient encore dans la voiture, quelque 35 jeunes hindous sont alors arrivés pour les attaquer. Ils ont pris la fuite, et ont tenté d’alerter des policiers… qui n’ont pas voulu intervenir. Rattrapés, ils ont été sortis de la voiture et sévèrement passés à tabac, surtout le prêtre qui souffre de multiples et graves blessures, notamment à la tête.

    Le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay et président de la conférence des évêques de l’Inde, condamnant l’attaque, a réaffirmé que l’Eglise continuerait de soigner de façon désintéressée tous ceux qui souffrent du sida dans tous les centres qui sont sous sa responsabilité, inspirée par l’amour et la compassion de Jésus. Il a rappelé qu’en Inde l’Eglise catholique (2% de la population) est le second plus grand prestataire de soins après l’Etat et qu’elle est infatigablement au service des gens, par son Apostolat de la Santé, sans aucune discrimination de caste ou de croyance et qu’elle procure des soins accessibles à tous depuis des décennies (3.000 institutions dont 85% en zone rurale, 64 centres spécialisés dans le sida).

  • Profanation et sacrilège

    L’église Saint-Didier de Bruyères-le-Châtel (Essonne) a été vandalisée dans la nuit de samedi à dimanche. « C’est un vrai saccage. Un vitrail a été cassé. Le tabernacle a été retourné, le ciboire dérobé, la sacristie retournée », dit l’évêque, Mgr Dubost.

    Le ciboire a été volé avec ses hosties consacrées.

    Un précieux ostensoir n’a pas été volé.

    Selon Mgr Dubost, « c’est une vraie attaque contre l’Église catholique. C’est le symbole du sacré qui est touché. Il y a une volonté de nuire ».

    Ce n’est pas seulement le symbole qui est touché, quand on croit à l’eucharistie. Comme par exemple les auteurs de messes noires, qui sont tranquilles puisque personne n’en parle.

  • Une messe de BD

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    Ce stand à l’allure quelque peu bricolée, au Festival de la Bande dessinée d’Angoulême, montre qu’on peut se moquer de l’Eglise catholique sans pour autant sombrer dans le blasphème.

    Addendum

    On me dit que c’est un vrai évêque et des vrais prêtres. Et une vraie messe.

    Zut alors. Pour le coup on n’est pas loin du blasphème…

  • De nouvelles fresques découvertes en Cappadoce

    Les fouilles archéologiques dans la ville souterraine découverte en 2012 sous celle de Nevsehir, en Cappadoce, ont mis au jour une église souterraine qui pourrait remonter au V° siècle, présentant des fresques en bon état de conservation qui suscitent actuellement l’enthousiasme des experts et des historiens de l’art. Car outre la découverte de nouvelles fresques, certaines d’entre elles représentent des scènes rarement représentées, ou sont même uniques.

    L’église se trouve à l’intérieur d’une zone souterraine s’étendant sur 360.000 m2 au sein d’un site archéologique se développant en 11 groupes d’habitat, avec un méandre de galeries s’étendant sur au moins 7 km et reliant des temples et des centres habités.

    (Fides)

  • Le point sur la date de Pâques

    A l’issue d’une réunion des primats anglicans (celle où l’on s’est gravement écharpé sur l’ordination des homosexuels), Justin Welby a déclaré qu’il était en pourparlers avec les catholiques et les autres confessions chrétiennes pour l’établissement d’une date unique de la fête de Pâques, et que cela devrait se faire d’ici dix ans.

    Le propos n’a guère été répercuté, hors d’Angleterre, que par les coptes, qui sont des militants acharnés de la date unique de Pâques depuis qu’ils ont un nouveau patriarche. Celui-ci avait écrit au pape sur le sujet en mai 2014, puis il en avait reparlé en mai 2015, et le pape avait alors publiquement manifesté son accord de principe (mais pas sur la date proposée…).

    En fait il y a deux questions distinctes. Il y a celle d’une date fixe pour la fête de Pâques, qui est celle dont parlent les anglicans, les coptes et le pape. Et il y a la question de la date mobile de Pâques selon les calendriers julien et grégorien, qui fait que la date mobile de Pâques a lieu à deux dates différentes.

    Cette dernière question devait être débattue lors du concile panorthodoxe qui va se réunir, en Crète, en juin prochain. Mais, à l’issue de la réunion des patriarches orthodoxes qui s’est tenue à Chambésy du 21 au 28 janvier (et qui a décidé de la date et du lieu du concile), le patriarche de Moscou a annoncé que la question du calendrier avait été retirée de l’ordre du jour. Parce que l’Eglise orthodoxe russe tient au calendrier julien, mais ne veut pas entrer en conflit avec les Eglises orthodoxes qui suivent le calendrier grégorien (le pire schisme orthodoxe ayant eu lieu pour une affaire de calendrier).

    Ainsi, on sait désormais que le concile panorthodoxe en restera au statu quo.

    A plus forte raison il ne sera pas question d’une date fixe pour la date de Pâques.

    En juin 2015, après les déclarations du patriarche copte et du pape, le vice-président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, Nikolaï Balashov, avait déclaré que si Rome décidait de célébrer Pâques selon le calendrier julien, cette intention serait bienvenue (sic), mais que s’il s’agit d’avoir une date fixe c’est « totalement inacceptable pour l’Eglise orthodoxe », puisque ce serait contraire aux prescriptions du concile de Nicée.

    Cela devrait être tout aussi inacceptable pour l’Eglise catholique, nonobstant la note irresponsable de Vatican II sur le sujet.

    Quoi qu’il en soit des fantasmes de Justin Welby et des désirs des coptes, il ne se passera donc rien. Et heureusement. En l’occurrence ce sont les orthodoxes russes qui sont les garants de la tradition, même si, par… traditionalisme, ils se trompent quant au calendrier…

  • Merci au cardinal Zen

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    Le cardinal Zen (Joseph Zen Ze-kiun), évêque émérite de Hong Kong, a entre autres éminents mérites (dont son opposition virulente au communisme chinois), celui de célébrer régulièrement la messe de saint Pie V. Ce n’est donc pas à proprement parler un événement qu’il la célèbre lors du congrès eucharistique de Cebu, aux Philippines, où il a été invité à parler.

    C’est pourtant un événement dans la mesure où c’est la première fois qu’un cardinal célèbre la messe de saint Pie V aux Philippines depuis la révolution liturgique, et que le fait pour un cardinal de la célébrer au cours d’un congrès eucharistique ne passe évidemment pas inaperçu.

    Or voici que le site de la conférence des évêques des Philippines a publié un texte pour expliquer de quoi il s’agit, et c’est un texte, relativement long, d’une grande bienveillance, entièrement favorable à la messe latine traditionnelle, notamment par les propos rapportés d’un blogueur et d’un diacre. On y apprend qu’en 2007 il y avait trois messes dominicales de saint Pie V aux Philippines, et qu’il y en a 14 aujourd’hui, et d’autres mensuelles ou en semaine.

    Et, grosse surprise, ce texte a été repris quasi intégralement par Asianews, l’agence de l’Institut pontifical des missions étrangères, ce qui lui donne une diffusion mondiale en quatre langues.

  • Un Cristero et un samouraï

    Dans la liste des décrets de la Congrégation pour les causes des saints dont le pape a autorisé hier la promulgation, on note le miracle attribué au bienheureux José Sanchez del Rio, le petit martyr Cristero, qui va donc être canonisé.

    On note aussi la reconnaissance du martyre du samouraï Justo Takayama Ukon, qui va être béatifié.

    Parmi les autres décrets, on remarque celui qui concerne le martyre quatre laïcs espagnols assassinés pendant la guerre d’Espagne, et le martyre du Père Hubert Unzeitig, surnommé « l’Ange de Dachau ».

  • Un archevêque LGBT

    800px-Mgr_JCL_Hollerich_cath_20111016.jpgL’archevêché de Luxembourg a signé la « charte de la diversité ».

    Le « premier rendez-vous diversité » de l’année 2016 a été, le 12 janvier, une « conférence LGBTI », organisée par la Charte en collaboration avec BNP Paribas, classée deuxième au classement mondial des entreprises gay-friendly. On ne sait pas si Mgr Jean-Claude Hollerich ou un représentant de l’archevêché était là, mais ce fut un « grand succès », et il ne fut question bien sûr que de l’engagement des entreprises à soutenir la cause LGBT et à accorder les pleins droits aux personnes transgenre et intersexe. C’est ce à quoi s’engage l’entreprise archevêché de Luxembourg, qui dit avoir 300 salariés et qui croit bon d’insister et de préciser qu’elle est une entreprise de l’Eglise catholique…

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    (Via Riposte catholique)

  • Des luthériens communient à Saint-Pierre de Rome

    A la suite de la rencontre au Vatican entre François et une délégation œcuménique finlandaise, les membres de la délégation ont assisté à une messe en la basilique Saint-Pierre. Au moment de la communion, les non-catholiques se sont avancés en mettant la main droite sur l’épaule gauche pour signifier qu’ils ne communiaient pas. Mais le prêtre a insisté pour qu’ils communient, ce qu’ils ont fait.

    C’est l’« évêque » luthérien d’Oulun, Samuel Salmi, qui a raconté cela à Kotimaa24. « Ce n’était pas un hasard », dit-il, de même que ce n’était pas un hasard quand le pape a paru accepter l’idée qu’une femme luthérienne puisse communier avec son mari catholique… Et de préciser :

    « A la racine de cela il y a, sans aucun doute, l’attitude œcuménique d’un Vatican nouveau. Le pape n’était pas là à la messe, mais son intention stratégique est de mener à bien une mission d’amour et d’unité. Il y a aussi des adversaires théologiques au Vatican, c’est pourquoi il est difficile d’évaluer jusqu’où il peut aller dans ses propos, mais il peut permettre des gestes pratiques. »

  • Crime turc

    Dans la nuit du 16 au 17 janvier, les Turcs ont bombardé pendant quatre heures le village irakien de Sharanish, à l’extrême nord de l’Irak, à la frontière turque, dans le cadre de leurs opérations contre le PKK.

    Mais Sharanish est un village chrétien, assyro-chaldéen. Et qui a accueilli des dizaines de familles qui ont fui la plaine de Ninive au moment de sa conquête par l’Etat islamique.

    Ces familles, et les autres, ont dû fuir en pleine nuit, sous la neige, vers la ville de Zakho.

    Le patriarcat chaldéen condamne fermement l’action militaire turque, la qualifiant de « totalement injustifiée », et fait appel au gouvernement autonome du Kurdistan irakien afin qu’il adopte « les mesures nécessaires pour défendre ses ressortissants ». Une note de protestation a été envoyée par le patriarcat à l’Ambassade de Turquie à Bagdad.

    De nombreuses maisons et des cultures ont été détruites, et surtout le réservoir d’eau qui est vital. Le patriarcat chaldéen a aussitôt envoyé 10.000$.

    Pour Mgr Rabban al-Qas, évêque chaldéen d’Amadiyah-Zakho : « Il est plus que temps de dénoncer ces actes turcs de terrorisme. il faut avoir le courage d’appeler les choses par leur nom : un réel terrorisme. Ces pauvres gens sont terrifiés et terrorisés. Comme si les menaces de Daech n’étaient pas assez violentes… »

    Déjà en août dernier, Sharanish et d’autres villages chrétiens avaient été victimes de raids aériens menés soi-disant contre le PKK.

  • Prometteur…

    ugly23irjaaskola.jpgFrançois a reçu ce matin une délégation « œcuménique » finlandaise, menée par l’« évêque » luthérienne d’Helsinki, Irja Askola.

    Radio Vatican :

    « Le Pape s’est montré résolument positif, il a d’abord salué les avancées dans le dialogue entre luthériens et catholiques, en revenant sur la Déclaration commune sur la justification, un document de 1999 qui a donné “la base d’un dialogue prometteur vers une interprétation partagée, au niveau sacramentel, de l’Église, de l’eucharistie et du ministère”»

    Prometteur ? Eucharistie ? Ministère ? Au niveau sacramentel ? Avec une femme évêque ? Et qui fut élue parce qu’elle était une femme et parce qu’elle est pour le "mariage" homosexuel à l'église, à la différence de l’autre candidat ?

    Je crains qu’on ne parle vraiment plus de la même chose.

  • Nouveaux graffiti

    De nouveaux graffiti antichrétiens en hébreu ont été découverts hier sur le mur extérieur de l’abbaye de la Dormition, à Jérusalem. Mais cette fois avec de claires menaces de mort.

    On pouvait lire : « Les idoles seront extirpées », « Tuez les païens », « Les chrétiens en enfer », « Mort aux mécréants chrétiens, ennemis d’Israël », « Que le nom de Jésus et sa mémoire soit effacés »…

    Pour l’heure ce sont les graffiti qui ont été effacés.

    Ils sont l’œuvre des militants qui signent « Le prix à payer », et qui ne sont quasiment jamais arrêtés alors qu'on sait très bien où les chercher. En septembre 2013 toutefois, quatre d’entre eux avaient été arrêtés. Il est vrai qu’ils avaient été pris alors qu’ils venaient de profaner une quinzaine de tombes chrétiennes. Il s’agissait de quatre étudiants d’une yechiva de Jérusalem.

    Il y a quelques jours, des dizaines de tombes du cimetière d'un monastère chrétien, toujours à Jérusalem, ont été vandalisées.

  • Un catholique à Taïwan

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    L’élection présidentielle qui a eu lieu à Taïwan samedi dernier a été remportée par Tsai Ing-wen, candidate du parti « démocrate progressiste », par 56% des voix, face au candidat du Kuomintang, le parti « nationaliste » historique qui est beaucoup moins nationaliste que Tsai Ing-wen…

    Les médias qui daignent s’intéresser à la belle île (Formosa, comme l’avaient appelée les Portugais) remarquent seulement que c’est la première femme présidente de Taïwan, et que son indépendantisme ne plaît pas du tout à Pékin.

    L’intérêt de cette élection est ailleurs : c’est qu’avec Tsai Ing-wen est élu vice-président un catholique : Chen Chien-jen, de son nom complet Philippe Chen Chien-jen.

    Or moins de 1,3% des Taïwanais sont catholiques.

    Certes, le président sortant était lui aussi catholique. Mais il ne tenait aucun compte de son baptême et il le disait ouvertement. Tandis que Philippe Chen Chien-jen est un catholique pratiquant, et il est intéressant de voir que la candidate le soulignait elle-même : « C’est un catholique fervent, une personne à qui vous pouvez faire entièrement confiance. » Ce qui fait penser à ce qui se passe en Corée du Sud, où les sondages disent régulièrement que c’est aux catholiques (minoritaires aussi) qu’on peut faire le plus confiance.

    Philippe Chen Chien-jen, épidémiologiste, ancien vice-président de l’Academia Sinica (équivalent du CNRS – il est d’ailleurs officier des palmes académiques en France), assiste à la messe tous les jours à l’église de la Sainte-Famille de Taipei. Il est chevalier de l’Ordre du Saint Sépulcre et chevalier de l’Ordre de saint Grégoire le Grand.

    « Avant d’accepter d’être candidat j’ai prié et j’y ai pensé longtemps, dit-il. J’en ai parlé à ma femme et à l’évêque. Mais maintenant je pense que je peux être une poignée de sel dans les mains de Dieu. Je peux donner plus de saveur et contribuer au bien être de mon pays. »

    Mgr John Hung Shan-chuan, archevêque de Taipei, confirme : « Je lui ai rappelé que le concile Vatican II avait encouragé l’engagement des fidèles en politique afin de servir la société et d’y instiller les valeurs chrétiennes. Je lui ai aussi dit que sa candidature serait un modèle pour les 270 000 catholiques de Taiwan et encouragerait de plus nombreux fidèles à entrer en politique. »

    Cela dit il ne paraît pas très clair sur la question du mariage, au moment où se profile là-bas aussi la perspective d’une reconnaissance des unions homosexuelles (à laquelle la présidente est favorable).

    La présence d’un catholique lié au Saint-Siège est d’autre part importante vis-à-vis de la Chine communiste : le Saint-Siège est l’un des rares Etats à reconnaître Taïwan…

    Ci-dessous, mettant sa toque de chevalier du Saint Sépulcre lors d'une interview, et à la messe:

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  • Une liturgie pour 2017

    Les catholiques sont censés « célébrer », en 2017, avec les luthériens, les 500 ans des débuts de la Réforme protestante, en rendant grâce à Dieu pour les « dons qui sont venus à l’Eglise par la Réforme », pour les « nombreuses idées directrices théologiques et spirituelles que nous avons tous reçues par la Réforme », pour les « bonnes transformations et réformes qui ont été mises en œuvre par la Réforme », pour la « proclamation de l’Evangile qui a eu lieu au cours de la Réforme », en faisant repentance pour ce que nous avons infligé aux protestants, et en prenant cinq engagements pour aller vers l’unité, conformément au document surréaliste « luthéro-catholique » de 2013 « Du conflit à la communion ».

    Pour cela a été conçu par la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens un livret de la « liturgie » des célébrations en question.

    On constate ;

    1 – que l’annonce de la parution du livret « liturgique » a été faite uniquement par la Fédération luthérienne mondiale ;

    2 – que le livret n’existe pas encore en tant que tel, et qu’on n’en trouve que la version anglaise en PDF, uniquement sur le site de la Fédération luthérienne mondiale ;

    3 – que cette « liturgie œcuménique », présidée par un pasteur protestant et un prêtre catholique, est (forcément*) strictement protestante ;

    4 – que cette « liturgie » s’appelle « common prayer », ce qui est le nom de la liturgie anglicane depuis la Réforme…

    * Forcément, parce que le protestantisme se caractérise par ce qu'il a rejeté de la doctrine catholique. Par ce qui lui manque. Pour ne pas choquer les protestants, cette « liturgie » doit donc s'aligner sur le moins disant, donc sur le protestantisme.

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    A la gay pride de 2009, l’« évêque » luthérienne de Stockholm Eva Brunne (à droite) et sa « compagne » la « prêtre » Gunilla Lindén qui a « porté leur enfant ». En octobre dernier, Eva Brunne a demandé au pasteur de l'église de la mission des marins, pour mieux accueillir les "réfugiés", d'enlever les croix et de mettre des panneaux indiquant la direction de La Mecque, ajoutant que ne pas le faire serait un péché d'avarice.

    En 2017 nous célébrerons ensemble les bienfaits de la Réforme et les grands progrès que nous faisons vers l’unité…

    Parce nobis Domine.

  • Tout sur don Marco

    Le prêtre "catholique" de la vidéo du pape sur le dialogue interreligieux n’est pas n’importe qui, et cela ajoute encore à la dimension déjà si détestable du pénible document.

  • Quel cirque !

    Selon les agences de presse, le pape aurait « offert » un spectacle de cirque à 2000 clochards, migrants, détenus (sic), et autres exclus (mais sur les photos on voit aussi beaucoup de religieuses…). Un site était allé jusqu’à titrer sur la « générosité du pape » (comme si il y était de sa poche !), avant de se rabattre sur la formule la plus courante : « Le pape invite au cirque 2000 personnes des rues ».

    Zenit en français avait publié un texte tout différent :

    « Le Rony Roller Circus a offert un spectacle gratuit pour des sans-abri, des réfugiés et un groupe de détenus, à Rome, ce jeudi 14 janvier. »

    Le texte a été retiré…

    Mais Zenit en anglais a toujours, à l’heure où j’écris, son article (publié la veille) :

    « L’aumônerie apostolique, qui assiste le pape François dans ses œuvres de charité, a fait savoir que cet après-midi à Rome un groupe de sans-abri, réfugiés, détenus et personnes vivant dans la pauvreté, assisteront à un spectacle de cirque offert par le Rony Rolller Circus, qui a mis 2000 places à disposition pour l’occasion. »

    News.va cultive l’ambiguïté :

    « Un spectacle de cirque, à Rome, a été offert ce jeudi 14 janvier 2016 pour les plus pauvres et les exclus : 2000 places ont été mises à disposition de sans-abri, de réfugiés, de prisonniers, accompagnés par des bénévoles. À l’origine de cette initiative : l’Aumônerie apostolique qui ne cesse de multiplier les gestes en faveur des plus démunis. »

    Mais Radio Vatican est plus clair :

    « Le Rony Roller Circus, en collaboration avec l’aumônerie apostolique, a offert hier à Rome un spectacle gratuit pour les sans-abri, les réfugiés et un groupe de détenus. »

    Zenit en anglais précisait :

    « Le spectacle commencera par une chanson dédiée au pape François par un auteur-compositeur espagnol, lui-même sans-abri, qui servira de prière d’ouverture. »

    Mais l’essentiel, comme le disait la directrice du cirque sur Radio Vatican :

    « Qu’est-ce qui pourrait exprimer, plus que le cirque, ce sentiment d’appartenance, de totale tolérance, de vivre-ensemble, un message multiracial et multireligieux… »

  • Le cardinal Burke et la nullité

    Dans la grande interview du cardinal Raymond Burke publiée par le Wanderer, il y a une condamnation claire et ferme (sans que le mot soit employé, évidemment), de la réforme de la procédure des déclarations de nullité de mariage édictée par François. Or le cardinal Burke était le préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, la plus haute autorité juridique du Saint-Siège, avant d’être viré par François.

    Merci à Benoît et moi de nous en donner la traduction.

  • Profanation

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    L’église Saint-Louis de Fontainebleau a été endommagée par un triple incendie criminel hier matin.

    L’une des mises à feu a visé la chapelle de la Vierge, et la statue (photo) de Notre Dame de Franchard (XIVe siècle) a disparu, sans qu’on sache si elle a été volée ou brûlée. Dans la chapelle de saint Joseph, plusieurs statues ont été renversées. Un autel du XVIe siècle a entièrement brûlé. Un ciboire contenant des hosties a disparu, des hosties ont été retrouvées sur le sol. L’enfant Jésus de la crèche a disparu lui aussi.

    Le préfet a une piste : des SDF…

    A quelques kilomètres de là, une croix de 2 mètres, la « croix de Guise » (1563) a été renversée. Les SDF en balade, sans doute.

    Plus loin, l’église de Veneux-les-Sablons a elle aussi brûlé, au point que la charpente s’est effondrée.

    Pour le préfet, là, ce ne sont pas les SDF : c’est un accident de chauffage.

  • L’effet François

    Extraits d’une lettre d’un prêtre italien à Sandro Magister :

    Depuis l’ouverture de l’Année Sainte voulue par le pape François et à l’occasion des fêtes de Noël 2015 – comme depuis que Jorge Mario Bergoglio est assis sur la chaire de Pierre – le nombre de fidèles qui se sont rendus au confessionnal n’a pas augmenté, ni en temps normal, ni dans les périodes de fêtes. La tendance à une diminution progressive et rapide de la fréquence du recours à la réconciliation sacramentelle qui a caractérisé les dernières décennies n’a pas été arrêtée. Bien au contraire : jamais comme au moment des récentes fêtes de Noël les confessionnaux de mon église n’ont été autant désertés.

    J’ai cherché à me consoler face à cette triste constatation en imaginant que les basiliques associées à l’Année Sainte à Rome ou dans d’autres villes, ou bien les sanctuaires et les couvents, avaient attiré un nombre de pénitents plus élevés que d’habitude. Mais quelques coups de téléphone à des confrères qui confessent habituellement dans ces endroits (je les appelais pour leur adresser mes vœux, comme je le fais chaque année) ont confirmé ce que j’avais constaté : les files de pénitents n’étaient pas longues du tout, où que ce soit, moins encore que lors des festivités des années précédentes.

    (…)

    Un homme d’âge moyen, à qui j’avais demandé, avec discrétion et délicatesse, s’il s’était repenti d’une longue série de péchés graves contre le septième commandement "tu ne voleras pas", dont il s’était accusé avec une certaine légèreté et presque en plaisantant à propos des circonstances certainement pas atténuantes qui avaient accompagné les faits, m’a répondu en citant une phrase du pape François : “La miséricorde ne connaît pas de limites” et en manifestant son étonnement que je lui aie rappelé la nécessité du repentir et de la ferme intention d’éviter, à l’avenir, de retomber dans le même péché : “Ce que j’ai fait, je l’ai fait. Ce que je vais faire, c’est moi qui en déciderai quand je serai sorti d’ici. Mon opinion à propos de ce que j’ai fait, c’est une affaire entre moi et Dieu. Je suis ici uniquement pour avoir ce qui est accordé à tout le monde au moins le jour de Noël : pouvoir communier à la messe de minuit !” Et il a conclu en paraphrasant la formule, désormais célèbre, du pape François : “Qui êtes-vous pour me juger ?”.

    Une jeune femme, à qui j’avais proposé, comme acte de pénitence lié à l’absolution sacramentelle d’un grave péché qu’elle avait commis contre le cinquième commandement "tu ne tueras pas", une prière à genoux devant le Saint Sacrement qui était exposé sur l’autel de l’église et un acte de charité matérielle envers un pauvre, dans la mesure de ses possibilités, m’a répondu avec irritation que le pape avait déclaré, quelques jours plus tôt, que “personne ne doit nous demander quoi que ce soit en échange de la miséricorde de Dieu, parce qu’elle est gratuite”. Elle a ajouté qu’elle n’avait pas le temps de rester à l’église pour prier (elle devait “courir au centre de la ville pour effectuer ses achats de Noël”), et pas d’argent à donner aux pauvres (“qui, de toute façon, n’en ont pas besoin, parce qu’ils en ont plus que nous”).

  • Chez les Akhas de Thaïlande

    Asianews publie une lettre du P. Gianni Zimbaldi, missionnaire dans le nord de la Thaïlande, dans le pays des Akhas, depuis 1972. Il raconte les progrès du christianisme au sein de cette population animiste (italien, anglais).

    Quand il est arrivé, dit-il, il y avait tout au plus 20.000 chrétiens. Maintenant ils sont plus de 60.000, et il y a 20.000 catéchumènes.

    Les gens cotisent pour payer la construction de chapelles en bois ou en briques. Le P. Zimbaldi a ainsi pu construire 32 chapelles.

    Le 9 décembre a été célébrée la profession solennelle de la première religieuse d’ethnie Akha en Thaïlande.

    En juin dernier, l’évêque de Chiang Mei avait ordonné le premier prêtre Akha.

    Les convertis font à leur tour des convertis, parce qu’ils parlent de leur foi et qu’ils la mettent en pratique :

    « Il y a deux mois, un chef de village est venu me rendre visite. Il m’a dit : Mon Père, trois familles chrétiennes birmanes sont venues vivre dans notre village. Ils ne partagent pas nos pratiques païennes, mais le dimanche ils se réunissent dans une maison pour prier. Leur vie au village est un exemple pour nous. Nous avons nous aussi décidé de devenir chrétiens. C’est pourquoi je suis venu vous demander un catéchiste, afin que nous puissions apprendre les enseignements de Jésus.

    « Un orphelin que j’avais accueilli à la mission quand il était petit vint un jour me dire qu’il voulait retourner dans son pays païen d’origine avec la famille qu’il avait constituée. J’ai essayé de l’en dissuader, disant que son village était très loin, que les gens y étaient païens et ne connaissaient rien de Jésus : Si tu va vivre parmi les païens, toi et les tiens allez devenir païens. Pourtant il a voulu retourner. Un an après, trois hommes sont arrivés à la mission et m’ont dit : Le jeune homme que vous avez éduqué à la mission est revenu avec sa famille. Ce jeune homme est un exemple pour nous tous. Il est l’ami de tout le monde. Il sait pardonner les offenses et quand les gens sont malades ou malheureux il les aide toujours. Dans sa maison il a mis une image pieuse et il prie avec sa famille devant elle. Quand nous parlons, il nous parle de Jésus et des chrétiens. Nous avons réalisé que les enseignements de Jésus pouvaient nous aider à être bons, alors nous voulons devenir chrétiens comme lui, et nous vous demandons de nous envoyer un catéchiste. »

  • Le P. Dhiya Azziz a été libéré

    Hier soir, la Custodie de Terre Sainte a diffusé un bref communiqué informant de la libération du Père Dhiya Azziz OFM, le religieux qui avait disparu le 23 décembre.

    La Custodie ne donne aucun détail « pour des raisons de réserve » et remercie « tous ceux qui nous ont aidés à le libérer ».

    Le P. Dhiya Azziz avait déjà été pris en otage par un groupe de en juillet dernier par des jihadistes et libéré quelques jours plus tard.

    C’est un prêtre tiroir-caisse ?

  • Ciudad del Este

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    Le blog Messa in latino relaie un appel de fidèles du diocèse de Ciudad del Este, qui était le plus florissant d’Amérique latine avant que François en chasse son évêque Mgr Livieres (traduction trouvée sur le Forum catholique) :

    Nous sommes du diocèse de Ciudad del Este au Paraguay.

    Notre diocèse est démonté pièce par pièce. Deux grandes communautés, la « Communauté missionnaire de Jésus » et la « Communauté sacerdotale Saint-Jean » vont être littéralement rayées du diocèse tandis que les séminaristes du Séminaire de Ciudad sont envoyés à Asuncion où est enseignée la théologie de la libération... Des dégâts considérables, car des milliers de fidèles sont invités à « obéir » sans protester. Ils détruisent un trésor et nous ne savons pas quoi faire.

    Est-ce que quelqu'un sait nous dire quelles mesures prendre ?

  • Un franciscain a disparu

    La Custodie de Terre Sainte a fait savoir hier qu’elle était sans nouvelles du P. Dhiya Azziz, le desservant de Yacoubieh, dans le nord de la Syrie.

    Le P. Azziz, qui est originaire de Qaraqosh en Irak (ville chrétienne dont tous les habitants ont fui lors de l’arrivée de l’Etat islamique) était allé voir ses parents réfugiés en Turquie, et, revenu en Syrie à Lattaquié, il avait pris le 23 décembre un taxi collectif pour rejoindre Yacoubieh et y célébrer la Nativité. Mais il n’est jamais arrivé. Et l’on n’a pas de nouvelles non plus des autres voyageurs, ni du taxi.

    Le P. Azziz avait déjà été kidnappé en juillet, puis relâché (sans doute contre rançon, sans qu’on sache par quel groupe – le Front al-Nosra avait démenti être impliqué).