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Eglise

  • Sacrilège scout

    Les Dernières Nouvelles d’Alsace ont suivi la veillée « You’re up » marquant la fin du rassemblement des scouts et guides de France à Strasbourg :

    Une vidéo présente ensuite la rencontre de ces scouts de pays et coutumes divers, et pas seulement d’Europe. Une jeune fille marocaine raconte son étonnement après avoir avalé « une chips » – en fait, une hostie distribuée lors de la messe. Un mélange de cultures auquel un adolescent français rend hommage : « C’est tous ensemble qu’on fera le meilleur chemin pour la paix dans le monde. »

    (Via le Forum catholique)

  • L’évêque du service propreté urbaine

    Comme on l’a dit hier, Mgr Jacques Behnan Hindo, l’archevêque syro-catholique d’Hassaké, a pu revenir chez lui. Il a découvert une ville à l’abandon, et il a donc décidé de s’occuper lui-même des services défaillants, comme il le raconte à l’agence Fides :

    « Je suis devenu responsable du nettoyage, de l’urgence représentée par les ordures, des désinfections et de tous les services qui sont en relation avec la santé publique. Le conflit expose davantage la population également au risque d’épidémies. Tout devient encore plus compliqué avec la chaleur de l’été. J’ai pris en charge ces besoins parce que je voyais que personne ne le faisait et je coordonne actuellement une équipe de 130 opérateurs – dont près de 100 sont musulmans – qui travaillent dans des quartiers où habitent 400.000 personnes sans demander pour moi aucune récompense. Les gens disent : “L’évêque est presque devenu maire de la ville.” Nous aurions besoin de camions pour la collecte des ordures, mais maintenant nous ne saurions vraiment pas où les trouver ».

    Mgr Hindo explique d’autre part :

    « L’Etat islamique est fils de l’idéologie wahhabite et des ressources financières de l’Arabie saoudite qui veut mettre la main sur tout. La grande partie des sunnites n’a rien à voir avec les hommes du Daesh. Leur masse de manœuvre, par chez nous, est constituée par des tribus qui, jusqu’à une date récente, ne connaissaient pas une seule sourate du coran, des familles avec de nombreux enfants qui maintenant s’enrôlent dans les rangs du Daesh et gagnent de la sorte en quelques semaines seulement des sommes qu’elles n’ont jamais vu au cours de toute leur vie. Il s’agit de gens habitués à s’allier avec ceux qui les paient et les commandent. Si en fin de compte devait prévaloir l’armée d’Assad, ils seront prêts à crier à nouveau Vive Bashar ! »

    La mention de l’argent saoudien qui se déverse est fort intéressante. Il s’agit néanmoins de tribus sunnites, même si elles sont incultes en matière religieuse (d’ailleurs je ne vois pas comment on peut honnêtement être musulman quand on connaît un tant soit peu l’islam), et c’est le même Mgr Hindo qui avait noté que les jihadistes de l’Etat islamique avaient pu conquérir Hassaké grâce au soutien des quartiers sunnites.

  • Asia Bibi : une bonne nouvelle

    La Cour suprême du Pakistan a jugé recevable la demande d’Asia Bibi de la saisir. Elle déclare même qu’il est essentiel d’examiner le cas pour une bonne administration de la justice. En conséquence elle suspend l’arrêt de la « haute cour » de Lahore qui avait confirmé la peine de mort, et demande que lui soient présentées toutes les pièces du dossier. Non sans faire remarquer toutefois que la demande d’Asia Bibi avait été faite avec 11 jours de retard, objection qui sera traitée lors de la prochaine audience.

    L’avocat d’Asia Bibi avait donc raison d’être optimiste, ce qui l’a même conduit à oser dire carrément devant la Cour suprême que les allégations contre Asia Bibi sont sans fondement puisqu’elle est innocente. Asia Bibi elle-même, dans son recours à la Cour suprême, a écrit qu’elle n’avait pas tenu de propos blasphématoires, et que les accusations venaient d’une querelle personnelle.

    Manifestement, la leçon de la « haute cour » de Lahore a été heureusement entendue, quand les magistrats avaient jugé « stupéfiant » que les avocats d’Asi Bibi n’aient même pas essayé de réfuter les accusations de blasphème, ce qui avait obligé la cour à confirmer la sentence de mort.

  • La reconquête d’Hassaké

    Au moins 70 volontaires arméniens sont présents à Hassaké, en majorité dans les rangs des Unités de protection populaire (YPG) kurdes qui, avec les unités de l’armée syrienne, combattent actuellement pour libérer la ville d’Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, de la présence des miliciens de l’Etat islamique.

    Des militants locaux liés aux réseaux d’information kurdes font état d’un progressif retour chez eux des habitants ayant fui l’offensive jihadiste. Selon des sources locales contactées par l’agence Fides, l’archevêque syro-catholique de la ville, Mgr Jacques Behnan Hindo, est lui aussi revenu à Hassaké après s’être réfugié pendant quelques semaines à Qamishli avec ses fidèles.

    L’Etat islamique avait pris le contrôle d’Hassaké fin juin grâce à l’appui des quartiers sunnites (où ils sont encore 1.200). C’est Mgr Hindo qui avait souligné ce fait, et l’on ne dit pas assez (ou pas du tout) que l’Etat islamique a de forts appuis dans la population sunnite de Syrie et d’Irak. C’est d’ailleurs la seule façon d’expliquer qu’un groupe de ce genre puisse contrôler un territoire aussi vaste. Jusqu’à quand continuera-t-on, au nom du Padamalgam, de prétendre que l’islamisme jihadiste n'a rien à voir avec l’islam ?

  • Asia Bibi, demain

    Demain 22 juillet, à 9h, trois magistrats de la Cour suprême du Pakistan, à Lahore, commenceront l’examen de la procédure de dernier appel d’Asia Bibi.

    « Sa famille et son avocat ont de grands espoirs qu’elle sera acquittée », annonce l’Express Tribune, le premier quotidien du Pakistan. Un optimisme qui fait peur, car on a déjà entendu les mêmes propos à chaque étape du procès.

    Son avocat Saiful Mulook explique : « Premièrement, la plainte contre Asia a été enregistrée cinq jours après l’incident supposé. Cela jette un doute sérieux sur le récit de la poursuite. Ce retard montre que le plaignant a fabriqué l’histoire avec le soutien d’autres personnes et a impliqué Asia dans une fausse affaire. Deuxièmement, les témoins à charge ne remplissent pas les critères de Tazkiatul Shuhood. Je contesterai leur crédibilité. Troisièmement, le plaignant, Qari Muhammad Salam, a admis lui-même devant le tribunal de première instance qu’il avait consulté d’autres personnes pendant cinq jours pour déterminer si Asia avait commis un blasphème ou non, avant d’aller finalement à la police pour déposer plainte contre elle. » Et il ajoute que chacun de ces points suffit pour acquitter Asia Bibi.

    Hélas, ce que je vois, moi, c’est que l’avocat ne donne aucun argument pour démontrer, à partir des accusations des témoins à charge, qu’il n’y a pas eu de blasphème. Or c’est précisément ce que la « haute cour » de Lahore avait reproché aux avocats précédents. Lesquels s’étaient excusés en disant qu’ils ne pouvaient pas contester directement l’accusation de blasphème sans être eux-mêmes accusés de blasphème…

    En revanche, l’avocat saisit la perche que lui a tendue la « haute cour » de Lahore. En effet, ce sont ces magistrats qui avaient souligné, dans leur jugement, que les tribunaux de la charia doivent suivre la procédure dite Tazkiatul Shuhood : les juges doivent enquêter sur les témoins pour s’assurer de leur crédibilité, en examinant de façon précise leur piété, leur droiture et leur intégrité…

    On n’oubliera pas que l’affaire Asia Bibi a déjà fait deux morts, le ministre catholique Shahbaz Bhatti, et le gouverneur du Pendjab Salman Taseer.

    Les trois magistrats de la Cour suprême qui examineront le cas d'Asia Bibi sont Mian Saqib Nisar, Ijaz Ahmed Chaudhry, et Umar Ata Bandial. Mettez-les dans nos prières pour qu’ils soient inspirés par le vrai Dieu.

  • Des évêques qui s’engagent

    autrement que pour les « migrants » et le « climat », cela vaut d’être salué :

    Dans quelques jours, une décision médicale risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert.

    Il n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.

    Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme « Tu ne tueras pas » ou « Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui ». Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble. Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate.

    C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable. Nous voudrions exprimer à tous ses membres notre compassion, en respectant leur souffrance.

    A l’issue des travaux menés sur la situation de Vincent Lambert par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte. Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de « conscience de l’Europe » qu’elle s’était donné en 2010.

    En union avec beaucoup d’autres, croyants ou non, nous lançons un appel aux autorités politiques, juridiques et médicales. Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société.

    Si sa mort doit survenir, nous prierons pour que tous puissent accueillir cet événement dans l’espérance. Mais aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?

    Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise
    Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers
    Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
    Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy
    Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne
    Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne
    Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon
    Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence
    Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars

  • The youthism of a french bishop

    L’évêque de Séez a lancé une opération intitulée « Meet your bishop ».

    Renseignements pris, Sées est toujours en France, l’évêque paraît français (il s'appelle Habert), et la vidéo s’adresse aux jeunes du diocèse de Séez, donc a priori, globalement, à des francophones.

    L’évêque s’invite donc chez les jeunes, pour les rencontrer et discuter de tout et de rien. En français, semble-t-il.

    Cela dit, le site internet qui fait la promotion de la chose, avec le tutoiement de rigueur que les vieux et les flics imposent aux jeunes, le fait dans un français plus qu’approximatif :

    Quelque soit ta religion, tes aspirations, ton école, tes études, ta ville, ton appartement, ta maison, tes amis, tes envies, SI TU ES CURIEUX et que tu te poses des questions, rejoins-nous !

    *

    Je découvre que les soi-disant « Scouts de France » ne sont pas en reste, puisque leur rassemblement de Strasbourg était intitulé « You’re up ».

    Les scouts se réunissaient par « villages ». Il y avait un village Simone Veil, un village Robert Badinter, un village Lucie Aubrac, un village Elsa Triolet… (Le tout a été évidemment ravagé par une tempête, il y a une justice immanente.)

    Parmi leurs principales activités il y a eu la visite de la Grande Mosquée de Strasbourg, « pour en apprendre plus sur la religion musulmane », parce que « comprendre l’autre, prendre le temps de s’intéresser, c’est ça le vivre ensemble ».

  • Ravasi et Pachamama

    En novembre 2014, à l’occasion du congrès du machin argentin intitulé « Forum social œcuménique », le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la Culture, participait activement et pieusement à un culte de Pachamama, la Terre-Mère.

    La vidéo vient seulement d’être publiée sur Youtube. Sans doute en illustration de l’encyclique…

    (Via Rorate Caeli, via La Cigüeña de la Torre)

  • Enlèvements

    Le Père Antoine Boutros, prêtre grec-melkite catholique, et le laïc Said Al-Abdun qui l’accompagnait entre Shahba et Sama Hinadat, où le prêtre aurait dû célébrer le Saint Sacrifice de la Messe, ont été enlevés dimanche dernier par un groupe armé rebelle non encore identifié.

    Agé de 50 ans, curé de la Paroisse Saint Philippe Apôtre de la ville syrienne de Shahba – à 80 km environ au sud-est de Damas – le Père Antoine Boutros est également connu pour ses initiatives caritatives et humanitaires dans la province de Suwayda et pour avoir contribué à maintenir dans cette zone une relative paix civile, s’impliquant dans des processus de médiation entre les différentes faction en lutte. Il est l’un des 20 prêtres (dont 18 mariés, comme lui-même) de l’archidiocèse de Bosra et Hauran, dont l’archevêque est Mgr Nicolas Antiba, ancien curé de Saint-Julien le Pauvre à Paris.

    *

    Au Nigeria, le prêtre catholique Francis Ugoo Egbebu, curé de la paroisse Saint-Patrick, dans l'Etat d'Imo, a été enlevé par des inconnus en début de semaine dans le sud-est du pays. Des ravisseurs réclameraient une rançon de 5 millions de Nairas soit 23.000 euros. C’est le deuxième enlèvement d’un prêtre catholique ce mois-ci.

  • Drôle de croisade

    Sandro Magister lance un cri d’alarme : le couvent dominicain Saint-Marc de Florence risque d’être fermé subrepticement cet été, il faut empêcher la « mort » de ce couvent, qui serait « quelque chose d’incroyable ». Il faut donc signer la pétition de toute urgence.

    En réalité, comme le signale Sandro Magister lui-même, la décision de « supprimer » la « maison » a été prise en… 2013.

    Il ne s’agit pas de détruire un couvent qui regorge de chefs-d’œuvre de Fra Angelico, comme on pourrait le croire en lisant rapidement, mais d’en retirer les derniers religieux.

    C’est impensable, selon Sandro Magister, qu’il puisse ne plus y avoir de dominicains dans ce couvent.

    Peut-être. Mais quand j’y suis allé, je n’y ai pas vu un seul religieux. On y entrait comme dans un musée, et on y circulait comme dans un musée. Et la première chose qu’on constatait en entrant dans les cellules décorées par les célèbres et sublimes fresques de Fra Angelico, c’est que ces cellules ne servent plus depuis longtemps.

    Si j’étais dominicain je refuserais évidemment d’aller vivre dans ce couvent, qui est habituellement envahi de touristes du monde entier.

    Et comme il n’y a plus de vocations religieuses (pour la raison que les religieux ne le sont plus), je ne vois pas pourquoi il faudrait à toute force maintenir des dominicains à Saint-Marc.

    Ou alors il faudrait refaire un vrai couvent, avec des religieux qui vivent dans les cellules, ce qui impliquerait qu’elles soient habituellement fermées au public, ce qui est aujourd’hui impensable.

  • Millénaire

     

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    C’est aujourd’hui le millième anniversaire de la mort de saint Vladimir le Grand, prince de Kiev, fondateur de la Sainte Russie, rappelle New Liturgical Movement, qui nous donne notamment des vidéos du tropaire et du kondakion de la fête.

    Quant à nous, rappelons que, le 19 janvier 2013, Benoît XVI a élevé l’exarchat apostolique pour les fidèles ukrainiens de rite byzantin résidant en France au rang d’éparchie (diocèse) avec le titre de Saint Vladimir le Grand. Le premier évêque est Mgr Borys Gudziak.

  • Chronique de la dérive

    Ce matin, le Chancelier de l'Académie pontificale des sciences a présenté la Rencontre intitulée "Esclavage moderne et changement climatique, l'engagement des villes", et le Symposium "Prospérité, humanité et planète, pour un développement durable des villes", en programme au Vatican les 21 et 22 juillet et auxquels ont été invités des maires de métropoles et des représentants des Nations-Unies. A la suite du Pape, a déclaré Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo, "l'Académie établit un lien entre les deux graves problèmes que sont l'esclavage moderne et le changement climatique, une crise sociale et une crise climatique d'origine anthropique. Dans le sillage de l'encyclique Laudato Si', nous devons faire prendre conscience de la gravité de ces phénomènes, de la responsabilité humaine et de la nécessité de réagir vigoureusement pour le bien général.

    Etc., la suite ici pour ceux que ça intéresse, et surtout pour constater que dans tout ce baratin où l’on prétend que l’Eglise catholique, mon Eglise, Jésus-Christ répandu et communiqué, sacrement du salut, reprendrait à son compte les dogmes de la nouvelle religion tiersmondoclimatique, il n’y a absolument aucune allusion à la foi.

    Il est vrai qu’il s’agit d’« aider à construire un mouvement global et trans-religieux au service du développement durable », comme on l’avait déjà vu lors du symposium du 28 avril, qui avait fait le lien entre le changement climatique forcément anthropique et « l’esclavage moderne ».

    Je n’arrive même pas à savoir ce que cela veut dire, et, franchement, maintenant, je m’en fous.

  • La propagande homo de Radio Vatikan

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    Le 2 juillet dernier, la branche allemande de Radio Vatikan (« La voix du Pape et de l’Eglise universelle ») a publié une photographie de lesbiennes en train de s’embrasser, pour illustrer un article expliquant que l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité est « en mouvement », comme on l’a vu notamment au dernier synode et dans le document de travail pour le prochain : il y a une évolution « significative, même si l’Eglise souligne qu’il demeure une différence entre le partenariat homosexuel et le mariage ». Sic.

    Ce texte est la recension d’un article publié dans la revue Die Furche (Le sillon, sic) par le Prof Dr Martin M. Lintner, religieux de l’Ordre des Servites de Marie, « théologien moraliste », président de l’Association européenne de théologie catholique. Eh oui. C’est lui, là :

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    En raison des protestations, la photo a été retirée… puis a été remise… puis a été définitivement retirée.

    Déjà, il y a un an, Radio Vatikan avait publié la photo de deux homosexuels. C’était un peu moins provoquant, quoique explicite, dans l’ombre du drapeau du lobby. C’était pour illustrer un article appuyant la position de Mgr Ackerman, évêque de Trêves, affirmant qu’on ne doit pas tenter de « guérir » les homosexuels, d’autant qu’on ne peut pas dire que l’homosexualité ne soit pas naturelle.

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    Radio Vatikan exprime non pas la voix de l’Eglise mais celle du (très gros) noyau dirigeant hétérodoxe de la conférence épiscopale allemande. Son directeur est le jésuite Bernd Hagenkord (à droite) :

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  • Syrie : le franciscain a été libéré

    Le P. Dhiya Aziz, franciscain et curé de Yacoubieh, en Syrie, qui avait été enlevé le 4 juillet, a été libéré.

    Le Front al-Nosrah a démenti toute implication dans l’enlèvement.

    « Il aurait été enlevé par un autre groupe jihadiste, dit la Custodie de Terre Sainte. Dans cette région il y a pléthore de groupes opérant selon des intérêts variés. »

  • Les salauds !

    La Cour Suprême d’Israël a donné son feu vert hier à la construction du mur de séparation avec la Palestine dans la vallée de Cremisan.

    Cette décision est radicalement contraire à la décision prise par la même Cour suprême en avril dernier, quand elle intimait l’ordre aux autorités militaires israéliennes de modifier le tracé du mur dans la vallée.

    Certes, le tracé a été modifié : désormais, les bâtiments des couvents se trouvent du côté palestinien. Mais toutes les terres de la vallée de Cremisan, appartenant à 58 familles palestiniennes, seront du côté… israélien, sans compter que l’horrible mur défigurera complètement ce qui est à la fois le poumon vert de la région de Bethléem et l’un des plus beaux sites de la Terre Sainte.

    « Il est évident – avait déclaré par le passé le maire de Bethléem, Vera Baboun, - que le tracé ne répond à aucun besoin de sécurité et vise seulement à séparer les personnes de leurs terres pour pouvoir les leur confisquer et élargir la zone des colonies israéliennes qui ont déjà occupé dans cette zone la majeure partie des territoires palestiniens ». L’effet de la politique des expropriations israéliennes sera que, « en l’espace de quelques années, toute la zone sera suffoquée par la tenaille du mur et les premiers à s’en aller seront les chrétiens ».

    Le vicaire patriarcal du Patriarcat latin de Jérusalem, Mgr William Shomali, dit lui aussi que les Israéliens n’ont « jamais renoncé à s’approprier de ces terrains de Cremisan pour disposer d’une zone sur laquelle agrandir les colonies israéliennes de Gilo et Har Gilo, construites elles aussi sur des terres soustraites à la ville palestinienne de Beit Jela. Telle était l’intention depuis le début, l’objectif visé et c’est à cela que l’on veut arriver à tout prix ».

    Il pense également que « le changement drastique par rapport à la décision précédente peut constituer une réaction face à la récente reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine de la part du Saint-Siège ».

  • « Bâtir pour rester »

    Tel est le nom d’une initiative héroïque (vu les circonstances) lancée par Mgr Jean-Clément Jeanbart, l’archevêque grec melkite catholique d’Alep, en Syrie.

    Extrait de sa lettre du 2 juillet :

    Pour nous Évêques, successeurs des Apôtres et Pasteurs des croyants en Syrie, agir pour la continuation de la présence chrétienne dans le pays est une grande responsabilité et un devoir sacré que nous impose notre appartenance à la lignée des Apôtres, fondateurs de cette Église chérie par le Seigneur. Elle a été bénie par la Grâce de Son Esprit Miséricordieux, dès sa naissance à Jérusalem le jour même de la Pentecôte, où des  milliers de juifs syriens, venus en pèlerinage pour la fête, furent baptisés par Pierre et les Apôtres en personnes. (Actes 2, 41).

    Nous faisons tout ce que nous pouvons pour leur permettre de vivre en ces temps de grande épreuve où l'aide humanitaire est devenue une priorité. Nous nous tenons auprès d'eux pour leur donner courage. Nous essayons de leur donner des raisons de croire en un avenir prometteur dans ce pays, riche dans sa culture, son histoire, son patrimoine et son sol rempli de biens. Pour rendre plus audible notre discours et plus significatif notre soutien matériel, nous avons lancé "Bâtir pour Rester" un mouvement qui a pour but de rassembler un grand nombre de fidèles convaincus  de l'importance de notre présence dans le pays, pour agir avec nous. Ensemble nous voulons communiquer un message positif d'optimisme, qui encourage à la persévérance et ensemble nous voulons projeter un programme d'aide au développement et une action concrète de soutien, à la restructuration des petits commerces et ateliers détériorés, autant qu'à la restauration des maisons endommagées et rendues inhabitables à cause de la guerre.

    Les objectifs du mouvement sont le rassemblement « d'un nombre significatif d'adhérents motivés et disposés à agir » ; l'organisation « d'une campagne d'information et de sensibilisation » ; le lancement de groupes de réflexion pour établir un plan de travail.

    Mais aussi de gérer une caisse d'urgence et un Fond de Solidarité et de « planifier pour le moyen terme des projets significatifs de développement : habitat, institutions éducatives, coopératives et centres socioculturels, cliniques médicales et dispensaires ».

    Mgr Jeanbart précise que deux projets sont déjà en voie de réalisation : d'une part, un centre de formation professionnelle aux métiers du bâtiment car « le domaine de la reconstruction est presque le seul à donner des postes de travail, le temps que l'industrie et les autres commerces soient remis sur pied ». Grâce à la solidarité de donateurs Suisses, ce centre est opérationnel pour cinq formations: menuisier, ferronnier, électricien, plombier et travaux de l'aluminium

    Le second projet est un soutien financier aux artisans et petits négociants, leur allouant « des petits prêts sans intérêts pour les aider à reprendre leur travaux et ne plus dépendre des aumônes et de l'aide sociale ».

    Un troisième projet destiné aux jeunes est en attente de financement. Parmi les autres projets en vue : créer une caisse de secours pour la restauration des maisons endommagées ; s'occuper de la santé des gens nécessiteux grâce à un centre de soins médicaux de première urgence ; créer un centre d'information et de sensibilisation sur l'appartenance chrétienne et patriotique.

    Ce centre, qui se servira des mass media et des moyens de communications, aura pour but « d'informer les fidèles en Syrie de la vie et de l'action missionnaire extraordinaire menée par l’Église de Jésus Christ, hier et aujourd'hui dans le monde » et de « mettre en évidence les possibilités innombrables dont disposent nos communautés chrétiennes locales et qui sont autant de raisons d'espérer et de croire à un avenir meilleur ».

  • Syrie : un franciscain enlevé

    Samedi, des hommes armés ont emmené le P. Dhiya Aziz, franciscain, curé de Yacoubieh, en Syrie, « pour un bref entretien avec l’émir du lieu », selon la Custodie de Terre Sainte. Mais depuis lors on n’a plus aucune nouvelle de lui.

    Yacoubieh se trouve dans une région contrôlée par le Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda.

    Né à Mossoul, ayant fait son noviciat au couvent Saint-Jean du Désert de Aïn Karem, il a passé sept ans en Egypte avant d’aller à Amman en 2010 puis en Syrie à Lattaquié. Et il s’était porté volontaire pour aller à Yacoubieh dans la  province d’Idlib, l’une des zones les plus dangereuses.

    On n’a toujours aucune nouvelle du P. Jacques Mourad, enlevé dans des circonstances similaires fin mai.

  • En voilà encore une bonne…

    François, vendredi dernier :

    Tutti i servizi nella Chiesa è conveniente che abbiano una scadenza, non ci sono leader a vita nella Chiesa. Questo avviene in alcuni Paesi dove esiste la dittatura.

    Pour tous les services dans l'Église il convient qu’il y ait une limite dans le temps. Il n'y a pas de leader à vie dans l'Eglise. Cela arrive dans certains pays où il y a la dictature.

    On appréciera la comparaison de l’Eglise d’avant avec les dictatures. Avant il y avait des papes dictateurs, des évêques dictateurs, des curés dictateurs, qui restaient des « leaders » toute leur vie… Reste à définir combien de temps on peut être évêque sans encourir le soupçon d’exercer une dictature. Et combien de temps on peut être pape. Pour François, je pense que deux ans et demi est très largement suffisant.

  • + Abbé Denis Coiffet +

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    Communiqué de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre :

    « Merci de prier pour le repos de l'âme de l'abbé Denis Coiffet FSSP. Notre confrère a rendu paisiblement son âme à Dieu ce matin vers 4h50, en la fête de saint Irénée de Lyon, entouré des siens et accompagné des prières de l'Église. L’abbé Vianney Le Roux était à son chevet et lui a donné la bénédiction apostolique à l'article de la mort. L'abbé Coiffet est mort à la fin des litanies pour les agonisants. »

    Continuité du sacerdoce: la providence a décidé que le lendemain du départ de notre très cher abbé Coiffet je vais participer à la première messe d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre ordonné le 27 juin, l’abbé Louis Le Morvan, fils de mon ami Jacques Le Morvan. La messe d’ordination, dans une église baroque bavaroise (par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes), avait de l’allure :

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    On se retrouve la semaine prochaine.

  • Le nouveau vicaire épiscopal de Coire

    L’évêque de Coire, Mgr Vitus Huonder, a désigné mardi un vicaire épiscopal pour les catholiques célébrant dans la forme extraordinaire du rite romain.

    Il s’agit de l’abbé Martin Ramm, de la Fraternité Saint-Pierre, qui est le curé de la paroisse personnelle Saint Maximilien Kolbe pour les fidèles du rite tridentin, l’une des deux paroisses personnelles créées en 2012 par Mgr Huonder dans son diocèse pour la forme extraordinaire.

    Intéressant commentaire de “Presbu” sur le Forum catholique :

    L'immense diocèse de Coire (des Grisons au Lac de Constance) est affligé pour le canton de Zurich d'un Conseil Synodal (plus crypto-calviniste que catholique) qui seul gère les finances et réclame la scission du diocèse pour se débarrasser du courageux Mgr Vitus HUONDER: celui-ci a dû chasser de sa paroisse un curé qui venait de "marier" deux lesbiennes!
    ___ À l'autre bout de la Suisse, l'évêque du non moins étendu diocèse de Fribourg (+ Neuchâtel, Vaud et Genève) Mgr Morerod, assez romain d'esprit, mais "helvétiquement" prudent, voudrait bien qu'un diocèse de plein droit soit recréé pour Genève (126.000 catholiques pour 39.000 'réformés'), pas seulement un secteur pour son évêque auxiliaire. L'opposition ne viendrait pas des pasteurs du cru, mais de la seule aristocratie bourgeoise, fière d'avoir chassé son évêque dès 1533 avec la domination savoyarde.
    ___ Pour ne pas toucher à Mgr Huonder, Rome remet à plus tard Genève.

    Eh bien gardons Mgr Huonder. Genève peut attendre…

  • Mgr Cupich et “l’égalité des droits”

    Le nouvel archevêque de Chicago, Mgr Blase Cupich (dont on sait qu’il a été nommé directement par François sans consultation des évêques américains ni de la congrégation romaine pour les évêques), n’a rien à redire à la décision de la Cour suprême imposant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis. Parce qu’il « respecte les exigences politiques d’égalité ».

    Excellent commentaire de Rorate Caeli, traduit par Benoît et moi.

  • Pakistan : religieuses non gratae

    Trois religieuses missionnaires philippines de la Congrégation des Religieuses de la Vierge Marie vont devoir quitter le Pakistan. La Haute Cour d’Islamabad a en effet confirmé la décision du ministère de l’Intérieur refusant aux religieuses la prorogation de leur visa de séjour dans le pays.

    En juin dernier, le ministère de l’Intérieur avait rejeté leur demande de prorogation de visa. Au motif qu’elles auraient « changé de travail ». Alors qu’elles étaient toujours enseignantes dans le même établissement scolaire d’Islamabad, fondé par leur congrégation.

    L’évêque avait fait appel. Mais la Haute Cour a confirmé le rejet. Au motif, cette fois, qu’il y aurait eu des plaintes de parents d’élèves…

    Cela dit l’établissement (3.300 élèves) continuera de fonctionner, car son corps enseignant est désormais presque entièrement pakistanais.

  • Un nouveau commissaire

    Suite à la mort du P. Fidenzio Volpi, le pape a nommé un nouveau commissaire apostolique pour s’occuper des Franciscains de l’Immaculée : le P. Sabino Ardito, salésien, flanqué de deux coadjuteurs, un jésuite et un capucin.

    Au cas où il y aurait encore quelque chose à détruire.

  • La Vierge de Civitavecchia et le synode

    Il y a 20 ans, une statuette de la Sainte Vierge pleurait des larmes de sang à Civitavecchia. C’était le prélude à des apparitions de Marie dont la caractéristique est qu’il s’agissait d’apparitions familiales, pour la famille.

    Le dernier numéro de la revue diocésaine dédiée à la « Petite Madonne de Civitavecchia » publie une longue interview du père de famille, Fabio Gregori, qui raconte en détail l’histoire de la statuette qui pleurait du sang et sa réplique qui suintait de l’huile parfumée, et sur les apparitions. Il évoque aussi le message central de ces apparitions : la défense de la famille.

    Extraits :

    La Sainte Vierge s'est adressée d'ici à toute l'humanité, à l'Église et à cette portion de l'Église qu'est la famille, situant son intervention dans le sillage du message de Fatima. Elle nous a mis en garde que Satan est puissant et veut déchaîner la haine, et donc la guerre pour détruire l'humanité. Pour atteindre cet objectif il veut abattre l'Église de Dieu, en commençant par la petite Église domestique qu'est la famille, qui est le berceau de la société, et dans le sillage de la Famille de Nazareth, d'autant plus de la communauté chrétienne.

    La Vierge a dit que le démon ferait tout pour saper l'unité de la famille chrétienne fondée sur le mariage et que, sans une nouvelle conversion, de nombreux pasteurs trahiraient leur propre vocation, même avec grave scandale, et que l'Église connaîtrait une nouvelle grande apostasie, c'est à dire le reniement des vérités chrétiennes fondamentales réaffirmées pendant les siècles dans la tradition et dans la doctrine.

    Jésus s'est incarné dans une famille, Dieu a choisi ce lieu, cette forme de vie commune pour venir à nous. Ainsi a-t-il été établi, car comme l'expliquait saint Jean-Paul II, le nous humain constitué d'un homme et d'une femme ouverts à la vie dans la procréation rappelle le Nous divin de la Trinité. Le mariage sacramentel est indissoluble et sacré, car il reproduit la communion trinitaire et le même pacte de fidélité indissoluble que Dieu a établi avec les hommes. C'est pourquoi le divorce d'un mariage valide contracté en toute conscience est un sacrilège.

    A Civitavecchia, se manifestant non pas à une personne, mais à un mari, à une femme avec des enfants, le Ciel a voulu réaffirmer que la famille est le cœur de la société humaine et de l'Église. Par ce signe il demande à toutes les familles l'effort de suivre l'exemple de la Famille de Jésus.

    Satan, en haine du Créateur, vise à frapper l'homme, car il est fait à l'image de Dieu, et la famille, qui reproduit humainement au plus haut degré la relation d'amour entre le Père céleste et sa créature. Cela signifie que l'amour qui s'alimente et se dilate dans une famille reproduit au plus haut degré l'amour et la fidélité de Dieu qui sont pour toujours

    La preuve en est que l'homme, doué par Dieu de liberté, intelligence et de capacité d'amour, devient fécond et est appelé, au sein de la famille, à coopérer à la création, engendrant et servant la vie.

    Satan sait bien que la capacité d'aimer, de reconnaître le regard bon de Dieu naissent dans la famille: pour cette raison c'est justement là qu'il frappe. Les ténèbres qui enveloppent aujourd'hui la conception de l'homme visent à obscurcir la dignité de la personne, et donc la famille, où l'individu se forme et prend conscience de lui.

    C'est pourquoi la communion conjugale n'est pas reconnue ni respectée en ses élément d'égalité de la dignité des époux et de nécessaire diversité et complémentarité sexuelle.

    La fidélité conjugale elle-même et le respect pour la vie en toutes les phases de l'existence sont renversés par une culture qui n'admet pas la transcendance. Comme l'a remarqué Jean-Paul II "lorsque les forces désagrégatrices du mal parviennent à séparer le mariage de sa mission à l'égard de la vie humaine, ils attentent à l'humanité, la privant d'une des garanties essentielles de son avenir".

  • Tristes guignols

    Les six responsables de la « Conférence des responsables de culte en France » observeront un jeûne demain mercredi, jour où ils remettront à François Hollande (en présence du grand prophète Nicolas Hulot – préfacier du pape qui « sacralise l’enjeu écologique » - et des ministres Ségolène Royal et Bernard Cazeneuve) une « déclaration commune sur la crise climatique ».

    Les six responsables sont l’archevêque catholique Georges Pontier, le musulman Anouar Kbibech (qui sera alors le tout nouveau président du CFCM), le protestantFrançois Clavairoly, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le métropolite orthodoxe Emmanuel Adamakis, et le bouddhiste Olivier (sic) Wang-Genh.

    Et ils jeûneront en communion avec tous ceux qui jeûnent le premier jour de chaque mois pour la planète. J’apprends à cette occasion qu’il y a des « paroisse vertes », où l’on jeûne ce premier jour du mois (comme autrefois on allait à la messe le premier vendredi du mois…) – même quand ça tombe un dimanche…

    On se demandait quel était ce « culte » unique de la « Conférence des responsables de culte en France », dont sont « responsables » des gens aux religions aussi diverses. On a aujourd’hui la réponse : c’est le culte de Gaïa.

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  • Kasper toujours là

    Contrairement à ce que tentent de faire croire de bonnes âmes (?), l’Instrumentum laboris du prochain synode n’a pas du tout supprimé les hérétiques divagations kasperiennes.

    Plus précisément, l’essentiel demeure. Ce pour quoi, justement, le pape avait programmé les deux synodes : arriver à inventer une pastorale qui permette la communion des couples adultères soi-disant « divorcés remariés ».

    C’est dans le deuxième paragraphe du n° 123 :

    Selon d’autres intervenants, la voie pénitentielle consiste en un processus de clarification et de nouvelle orientation après l’échec qui a été vécu, processus accompagné par un prêtre à qui il est confié. Ce processus devrait conduire l’intéressé à porter un jugement honnête concernant sa situation, dans lequel le prêtre délégué pourrait lui aussi former une appréciation personnelle afin de pouvoir faire usage, d’une manière adaptée à la situation, de son pouvoir de lier et de délier.

    On essaie de voiler la chose, mais la dernière expression ôte toute ambiguïté : l’évêque donne au prêtre le pouvoir de donner le sacrement de pénitence, donc l’eucharistie, aux « divorcés remariés » au terme d’une fuligineuse « voie pénitentielle ». Il n’est même pas précisé, comme les kaspériens le faisaient jusqu’ici, qu’il s’agit bien sûr de « cas exceptionnels », selon l’habituelle hypocrisie qui consiste à parler de cas exceptionnels avec l’objectif de les généraliser dès que la réforme est engagée.

    La seule réserve qui demeure est : « selon d’autres intervenants ». Car les rédacteurs de l’Instrumentum laboris savent très bien qu’ils sont ultra-minoritaires.

    Reste que ce n°123, qui détruit le fondement du mariage, existe noir sur blanc. Et que, de ce point de vue, tout le reste apparaît comme un enrobage globalement catholique pour tenter de faire passer la pilule kaspéro-bergoglienne.

  • En voilà un qu’on ne regrettera pas

    Certes, c’est ce que l’on se dit presque à chaque fois qu’un évêque français prend sa retraite. Mais cette fois on le pense encore plus fort.

    Il s’agit de Mgr Gilbert Louis, évêque de Châlons-en-Champagne (où il y avait 125 prêtres quand il est arrivé, il y en a 53 aujourd’hui).

    Mgr Gilbert Louis a été longtemps président de l’association « Arts, Cultures, Foi », organisme de la conférence épiscopale. A ce titre il avait signé la préface de l’ignoble livre blasphématoire de Mgr Rouet et Gilbert Brownstone L’Eglise et l’art d’avant-garde.

    A l’origine de ce livre il y avait eu « La chair et Dieu dans la création contemporaine », galerie d’œuvres de 12 (sic) artistes sélectionnés par « Arts, Cultures, Foi », dont Andres Serrano (l'auteur de Piss Christ).

    Mgr Gilbert Louis se dit lui-même « artiste », il dessine et il peint, sans avoir jamais appris le dessin ni la peinture. Et à vrai dire ses gribouillis ne sont pas pires que ceux des artistes qui ont appris...

  • A propos de Medjugorje

    La position de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui sera suivie d’un décret du pape (source) :

    L'unique concession est pour Medjugorje, reconnue comme lieu de prière, parce que Dieu sait récolter même là où Il n'a pas semé", a expliqué le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la CDF, au cours de la Session plénière de la Congrégation qui s'est réunie hier pour s'exprimer sur l'authenticité des apparitions présumées de la Vierge aux six "voyants" de cette petite localité de Bosnie-Herzégovine, lesquels affirment recevoir depuis 34 ans les messages de la "Gospa". Pour le reste, le jugement de l'ex-Saint-Office est absolument négatif, sur la base de la relation finale de la "Commission Ruini" constituée par Benoît XVI pour faire la lumière sur ces phénomènes.

    Pour la CDF, les "apparitions" ne témoignent d'aucun caractère surnaturel : il est par conséquent interdit aux fidèles de participer aux "extases" des six "voyants", et interdit à ces derniers de diffuser les textes des messages reçus de la Vierge.
    A la paroisse Saint-Jacques de Medjugorje est infligé un autre NON : elle ne deviendra pas sanctuaire marial, comme le voulaient les "voyants". Cela va même plus loin : il est interdit aux Évêques d'accueillir dans leurs diocèses les "voyants" pour des rencontres ou témoignages publics comme cela s'est fait jusqu'ici. Il est juste permis d'assurer aux pèlerins qui iraient à Medjugorje l'assistance d'un prêtre. Les pèlerins eux-mêmes ne devront pas non plus reconnaître par leur présence l'authenticité des apparitions ; ils devront aussi éviter tout contact avec les "voyants", se concentrant seulement sur la prière et la fréquentation des sacrements.

    Pourquoi une telle sévérité du Vatican ? Avant tout, à cause de l'incohérence théologique des messages ; mais aussi à cause de l'intéressement économique des "voyants", lesquels ont investi dans des hôtels et des agences de voyages. Autres raisons : les rivalités qui ont émergé entre eux, la désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape. Ce dernier en effet leur avait ordonné à travers la Commission Ruini de consigner par écrit les dix secrets qu'ils auraient reçus de la Gospa.

    L'argent est l'un des points essentiels qui ont poussé le Vatican à user d'une poigne de fer : on n'a jamais vu de vrais voyants qui se seraient enrichis sur leurs propres apparitions.

    Addendum

    Il ne s'agissait pas de la session plénière qui aura lieu en septembre. Donc il ne s'agit pas encore de la position arrêtée de la CDF. En dehors de cela, le "Suisse romain" maintient ses informations (qui me paraissent plausibles, c'est pourquoi je les ai répercutées). Voir aussi ce qu'en dit Andrea Tornielli.

  • Une nouvelle église catholique en Angleterre

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    Le 19 juin dernier, l’église méthodiste de Chelston, à Torquay (Devon) est devenue l’église Saint-Cuthbert-Mayne. Elle a été achetée aux méthodistes par la « mission » locale de l’Ordinariat Notre-Dame de Walsingham (anciens anglicans).

    (Saint Cuthbert Mayne est un prêtre catholique anglais mort martyr en 1575.)

  • Mort d’un patriarche

    eglises-catholiques-bedros.jpgSB Nersès Bédros XIX Tarmouni (Pierre XIX), patriarche de Cilicie des Arméniens, 19e primat de l’Eglise catholique arménienne (dont le siège est au Liban), est mort brutalement ce matin, à l’âge de 75 ans.

    Contrairement à la majorité des catholiques arméniens, qui sont libanais (descendants de rescapés du génocide), il était né à Alexandrie et avait été évêque arménien de sa ville.

    Il avait succédé en 1999 à SB Hovhannes Bédros Kasparian (Pierre XVIII).

    Il aura eu la joie de voir saint Grégoire de Narek proclamé docteur de l’Eglise.