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Eglise

  • En Chine

    Le 24 mai était la journée de prière pour l’Eglise en Chine. C’est le jour qui a été choisi par l’Eglise officielle pour ordonner 9 prêtres…

    C’est Mgr Mgr Joseph Ma Yinglin, évêque officiel sacré en 2006 contre l’avis de Rome, du diocèse de Kunming (Yunnan) et surtout président de la Conférence officielle des évêques de Chine (donc agent du pouvoir communiste) qui a procédé aux ordinations au cours d’une imposante cérémonie. Plusieurs des nouveaux prêtres avaient émis le souhait d’être ordonnés par un évêque en communion avec Rome, mais ils n’ont pas été entendus. Alors même que la grande majorité des évêques « officiels » sont reconnus par Rome. Du reste, le même jour, dans deux autres diocèses, deux autres séminaristes ont été ordonnés, par les évêques de ces diocèses, de l’Eglise officielle mais en communion avec Rome.

  • La préoccupation du diocèse de Saint-Denis

    Lu sur le site du diocèse de Saint-Denis :

    La revue Projet s'attache à mieux faire dialoguer les questions sociales de notre temps et la doctrine sociale de l'Eglise. Sollicitée par ses partenaires engagés sur le terrain au service du bien commun, la revue prépare pour le mois d'octobre 2016 un numéro consacré à la progression des idées d'extrême-droite dans le champ social et politique français, avec un double accent : le souci de prendre au sérieux les préoccupations exprimées par les citoyens, et le choix de mettre en avant d'autres horizons, des propositions alternatives qui s'esquissent pour revitaliser le lien social et la démocratie. Ce numéro sera publié en partenariat avec le journal La Croix, soucieux de nourrir le débat sur ce phénomène. Il s'agit d'une opportunité unique pour approfondir la réflexion et l'ouvrir à un large public. Mais cette opération toute particulière représente aussi un investissement financier important - près de 100.000 euros. D'où l'idée, en dehors des recettes du numéro, d'une opération de financement participatif. Cette initiative ne pourra pas aboutir sans un large soutien de la part de donateurs.

    La dhimmitude interdisant de traiter du seul problème social du diocèse, on en invente un autre, en s’inquiétant de cette puissance mystérieuse et maléfique qui pourrait porter atteinte à la paix du dhimmi (paix toute relative mais surtout très fragile, à manier avec un luxe de précautions). Les fidèles sont conviés à donner 100.000 euros pour contribuer à conjurer la menace et garantir la prééminence de l’islam. (100.000 € pour un numéro d'une revue ? C'est faramineux. Absurde. Il est évident qu'une grande partie de cet argent servira à autre chose.)

  • Des élections en Inde

    Il y a eu des élections ces dernières semaines dans cinq Etats de l’Inde, deux dans le nord-est (Bengale occidental et Assam), et trois dans le sud : Kerala, Tamil Nadu et Pondichéry.

    En Assam, l’Etat central de cette partie de l’Inde qui se trouve de l’autre côté du Bengladesh, à la frontière de la Chine et de la Birmanie, le parti nationaliste hindou du Premier ministre Narendra Modi a remporté une « victoire historique », avec 60 des 126 sièges de l’assemblée. Ce qui est aussi une défaite historique (comme un peu partout) pour le parti du Congrès, déconsidéré par la corruption qui est devenue sa principale caractéristique... La victoire du parti de Modi était surtout inattendue, dans un Etat essentiellement composé de populations indigènes non hindoues et connues jusqu’ici pour leur indépendantisme… Selon Mgr Thomas Menamparampil, l’administrateur apostolique, qui souligne que le nouveau gouverneur est un ancien élève d’une école catholique, cela s’explique d’une part par l’argent qui a coulé à flot pendant la campagne, d’autre part parce que les jeunes voient dans le parti au pouvoir un espoir pour leur avenir.

    Au Bengale occidental, le parti du gouverneur, la très populaire Mamata Banerjee, a sans surprise remporté une large majorité de 211 sièges sur 294. Le P. Jothi, directeur d’un centre social, ne tarit pas d’éloges sur « Mamata », qui outre le fait qu’elle agit efficacement en faveur des pauvres et améliore la vie de la population en général, est une « amie et protectrice des chrétiens ». Lorsque le couvent de Ranaghat fut attaqué et sa supérieure de 72 ans sauvagement violée, elle vint aussitôt au couvent pour prendre les mesures adéquates, et décida que désormais un garde armé serait posté devant toutes les institutions catholiques. Lorsque sœur Nirmala (la supérieure des sœurs de Mère Teresa) est morte, elle a passé trois heures aux funérailles, quasi incognito, vêtue du sari des religieuses. Elle est « simple, honnête, avec un style de vie frugal », et elle ne rate jamais la… messe de minuit, parrainée par le gouvernement de l’Etat et célébrée dans Park Street, la plus grande avenue de Calcutta.

    Au Kerala, l’Etat qui compte 25% de chrétiens, le parti communiste renvient en force avec 58 élus (sur 140) et fait perdre la majorité à la coalition dirigée par le parti du Congrès. Ce résultat, selon le P. Paul Thelakat, ancien porte-parole du synode syro-malabar, montre que les habitants du Kerala ne veulent ni de la corruption ni de l’idéologie hindouiste, mais aussi que l’anticommunisme traditionnel des chrétiens s’effrite.

    Au Tamil Nadu (tamoul), le parti de J. Jayalalithaa a reconduit sa majorité, et l’ancienne actrice entame un 5e mandat de gouverneur.

    Le Territoire de Pondichéry (qui englobe les quatre anciens Etablissements français) a pour originalité d’être le seul à donner la majorité au parti du Congrès.

  • Le faux site du Baptême

    L’agence Fides a pondu une dépêche, intégralement reprise par Radio Vatican, indiquant que « le site du baptême de Jésus sera bientôt bonifié et accessible ».

    Il s’agit de « la zone de Qasr al-Yahud, qui s’étend autour de la rive occidentale du Jourdain, à la hauteur du lieu identifié par la tradition comme celui du baptême de Jésus Christ ».

    Une zone de 100 ha qui va être déminée, un demi-siècle après la guerre des Six jours.

    Mais ce que Fides appelle « le site du baptême de Jésus » est déjà accessible, comme l’agence le signale in fine – non seulement accessible mais on y envoie les pèlerins en masse.

    Le problème est qu’il ne peut pas s’agir du « site du baptême de Jésus », puisque saint Jean dit explicitement que le baptême eut lieu « au-delà du Jourdain », trans Jordanem. Et il le dit trois fois dans son évangile :

    « Cela s’est passé à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait » (Jean 1,28).

    « Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, voici qu’il baptise, et tous vont à lui » (Jean 3,26).

    « Et il alla de nouveau au-delà du Jourdain, au lieu où Jean baptisait d’abord, et il y resta. » (Jean 10,40).

    Aucune « tradition » ne peut dire autrement. Le vrai site du baptême est en Jordanie. Là où les archéologues jordaniens ont découvert les ruines de neuf églises byzantines et de cinq bassins. D’où la récente décision de l’Unesco de classer officiellement ce site comme celui du baptême de Jésus.

    Et le 10 mai 2009 Benoît XVI a posé en cet endroit la première pierre d'une nouvelle église melkite et d'une église latine.

    C’est sans aucun doute une bonne nouvelle qu’Israël démine enfin la zone de Qasr al-Yahud. Mais ça n’a aucun rapport avec le baptême de Jésus. Il est regrettable qu’une agence catholique se laisse ainsi manipuler.

  • Un projet de loi copte

    Cela a quelque chose d’historique. Ce 16 mai les bureaux du Parlement égyptien ont été officiellement saisis d’un projet de loi sur la construction des lieux de culte. A savoir des églises (dont le texte donne une définition), puisque la construction de mosquées est totalement libre et qu’aucune loi ne saurait la régir.

    C’est le premier aboutissement de l’initiative des diverses communautés chrétiennes d’Egypte (essentiellement l'Eglise copte, mais avec l'appui de toutes les autres), qui en octobre 2014 avaient envoyé au gouvernement une ébauche de projet de loi qui mettrait fin à la législation… ottomane en la matière.

    La loi sur la construction des églises est en effet le « décret Hamayoni », de 1856, qui pose 10 conditions, c’est-à-dire rend cette construction quasi impossible : l’autorisation ne peut être donnée pour la construction d’une église à proximité d’une école, d’un bâtiment de l’Etat, d’une zone résidentielle, d’une ligne de chemin de fer, d’un canal… et bien sûr d’une mosquée (d’où l’édification immédiate d’une mosquée près du terrain où des coptes envisagent de construire une église). En outre la décision revient au président de la République. Du moins jusqu’en 2005, année où le président Moubarak délégua cette prérogative aux gouverneurs des provinces, avec obligation d’étudier toutes les demandes et de justifier les refus. Mesure qui se voulait favorable aux chrétiens, mais qui ne changea rien, les autorités locales étant bien plus que le président sous la pression des islamistes (on vit ainsi, pour un permis de simple restauration d’une église, un gouverneur demander le décret présidentiel autorisant la construction de l’église… édifiée du temps du royaume d’Egypte…).

    Le projet de loi, qui comprend 13 articles, redéfinit les conditions d’obtention d’un permis de construire des autorités locales de façon favorable aux chrétiens, tente de prévenir certains des problèmes rencontrés, et donne le droit aux évêques de saisir le Conseil d’Etat en cas de retards dus à des prétextes.

  • Beata Szydło à Rome

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    Le Premier ministre polonais Beata Szydło était à Rome aujourd’hui. Nos médias retiennent qu’elle a été reçue par le pape. Et que selon le Vatican il a été notamment question de « la promotion de la famille dans le contexte socio-culturel actuel et de l’accueil des réfugiés », mais que selon Beata Szydło « nous avons parlé des familles en Pologne, de la Pologne » (particulièrement du 1050e anniversaire de son baptême, comme le signale aussi le communiqué du Vatican.

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    Mais nous sommes le 13 mai, et avant de voir le pape des migrants musulmans Beata Szydło s’est rendue sur la tombe du pape polonais qui a défait la précédente idéologie totalitaire, en ce 35e anniversaire de l’attentat. Elle y a déposé des fleurs, et elle a assisté à la messe célébrée par le cardinal Zenon Grocholewski, qui dans son homélie a rappelé comment Jean-Paul II considérait, avec la foi ardente qui le caractérisait, que Marie en ce jour de son apparition à Fatima avait dévié la balle qui devait le tuer. (Sur la photo, Beata Szydło est devant à gauche, à genoux, avec son chef de cabinet Beata Kempa et le vice-ministre des Affaires étrangères Konrad Szymanski.)

    Le communiqué du Saint-Siège est muet sur cet aspect de la visite.

  • Et maintenant les femmes diacres…

    Lu sur Atlantico :

    Lors d'une rencontre avec des dirigeantes de congrégations et d'ordres religieux féminins, l'une des participantes a demandé au pape pourquoi l'Église n'acceptait pas les femmes au diaconat, et a suggéré qu'il crée une commission pour y réfléchir. Après un peu de réflexion, le pape a répondu : « Constituer une commission officielle pour étudier la question ? Je crois, oui. Il serait bon pour l'Église de clarifier ce point. [...] Je ferai en sorte qu'on fasse quelque chose comme ça. [...] Il me semble utile qu'une commission étudie la question. »

    Voilà donc François qui attrape ce vieux serpent de mer (qui avait reparu aussi au gré des deux derniers synodes, bien entendu).

    En 2002, un certain Gerhard Müller, professeur à la faculté de théologie de Münich, avait clairement dit qu'on ne peut pas faire de femmes diacres en raison de l'unité du sacrement de l'ordre. Il y a un seul sacrement de l'ordre, qui a trois degrés, or ce sacrement ne peut être conféré qu'à des hommes.

    Ce même Gerhard Müller est aujourd’hui préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    François ferait bien, sur ce sujet comme sur d’autres, de lire le Catéchisme de l’Eglise catholique.

    Ci après ce qui dans le Catéchisme contredit manifestement le désir de François.

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  • Saint Salomon Leclercq

    07. Bx. salomon Leclercq.jpgLe pape a autorisé hier la Congrégation pour la Cause des Saints à promulguer le décret validant un miracle attribué au bienheureux Salomon Leclercq.

    Salomon Leclercq (1745-1792) avait refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Il fut arrêté le 15 août 1792 et enfermé au couvent des Carmes, et tué le 2 septembre : il fait partie des 191 « martyrs de septembre », ou « martyrs des Carmes », béatifiés par Pie XI en 1926. Il est aussi le premier frère des écoles chrétiennes béatifié, et le premier frère des écoles chrétiennes martyr.

    Le miracle qui lui est attribué a eu lieu au Venezuela en 2007. Une fillette de 5 ans, Maria Alejandra Hernandez avait été mordue à la jambe par un serpent très venimeux. Elle resta deux jours sans soins médicaux. Une fois conduite à l’hôpital, les médecins voulaient l’amputer de sa jambe blessée pour tenter de la sauver. Mais de façon inattendue elle guérit et récupéra l’usage de sa jambe comme si rien ne s’était produit. La communauté du foyer de religieuses où elle résidait avait prié intensément le bienheureux frère Salomon. Le miracle a été reconnu en 2011 par le diocèse de Caracas.

  • Quand RCF fait la promotion de l’euthanasie

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    Jean-Luc Roméro, militant multicartes de la culture de mort et particulièrement de l’euthanasie, était l’invité de RCF Tours le 29 avril, dans l’émission d’actualités « Ce soir on improvise », pour parler de la conférence qu’il allait tenir dans la région au nom de l’ADMD, et faire la publicité pour son livre de propagande euthanasique.

    En fin d’émission, l’équipe de la radio a fièrement posé avec Roméro et son livre.

    L’affaire ayant, tout de même, fait scandale, le podcast de l’émission a été supprimé sur le site national de RCF.

    Mais sur la page Facebook de l’émission on a le droit à trois photos de Jean-Luc Roméro : il est l’« invité littéraire de la semaine pour son livre Ma mort m’appartient », il y a la « photo de groupe avec Jean-Luc Roméro », et surtout il y a… la même photo avec l’annonce que l’émission est en vidéo sur Dailymotion…

    Xavier Cuvier, le responsable irresponsable de l’émission, est donc un militant de la culture de mort. Qui va évidemment continuer à officier sur RCF Touraine…

  • La messe à la réserve indienne

    « Quand l’Eglise est venue dans notre réserve en 1884, dit un ancien, il était vraiment facile pour les Indiens d’être catholiques. Il y avait tellement de choses qui étaient naturelles pour nous. Comme le prêtre priant vers l’est : nous priions vers l’est bien avant l’arrivée des Robes Noires. Dans les années 60, l’Eglise a changé, et beaucoup de gens ont quitté l’Eglise parce qu’ils ressentaient que l’Eglise leur avait menti. On leur avait dit que c’était important, que cela faisait partie du divin, et tout à coup ça n’avait plus d’importance du tout. Notre peuple a ressenti qu’on lui avait menti, comme l’homme blanc l’avait fait si souvent auparavant. »

    En 2015, un couple de « coordinateurs de la vie paroissiale » s’est installé dans cette réserve où il n’y avait plus de prêtre à plein temps mais qui est toujours la Mission Saint-Paul. Le prêtre avec qui ces coordinateurs étaient en relation est un jeune prêtre ordonné il y a un an et demi, le P. Garrett Nelson. Avec quatre autres jeunes prêtres du diocèse, il a constitué une sorte de fraternité informelle dont le ciment est l’amour de la liturgie traditionnelle. C’est le P. Nelson qui a demandé aux coordinateurs s’il pourrait célébrer la messe de saint Pie V à la réserve. Ce fut une messe de Requiem. Qui fit forte impression sur les Indiens.

    L’objectif est désormais d’avoir la messe tous les dimanches dans la réserve. La messe de 1884, célébrée vers l’est.

    Mais le P. Nelson, outre sa « responsabilité pastorale spéciale » à la Mission Saint-Paul, est vicaire de trois paroisses et a d’autres responsabilités dans trois autres églises de ce très vaste diocèse du Montana…

    (Rorate Caeli)

  • VIS

    Depuis le 30 avril, le bulletin quotidien d’information du Vatican, VIS, n’est plus disponible en français. Il n’existe plus qu’en italien, en anglais, et en… espagnol.

    Les traductions françaises de VIS étaient extrêmement mauvaises, donc on ne pleurera pas leur disparition.

    On constatera seulement qu’au lieu de les améliorer on les supprime.

    Jusqu’à l’arrivée de François, la langue diplomatique du Saint-Siège était le français. Désormais on efface même le français du service d’information…

  • Miracle eucharistique en Pologne

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    L’évêque de Legnica, Mgr Zbigniew Kiernikowski, a annoncé par le communiqué ci-dessus, daté du 10 avril, la reconnaissance d’un miracle eucharistique dans l’église Saint-Hyacinthe de la ville.

    Le jour de Noël 2013, une hostie était tombée par terre au moment de la communion. Elle fut mise dans de l’eau, comme on le fait de plus en plus, afin qu’elle se dissolve. Mais au lieu de se dissoudre il apparut des taches rouges. Mgr Stefan Cichy, qui était alors l’évêque de Legnica, nomma une commission pour étudier le phénomène. Un fragment de l’hostie fut prélevé et envoyé au laboratoire de médecine légale. Lequel a conclu qu’il s’agissait d’un fragment de muscle strié « très similaire au myocarde avec des altérations qui apparaissent souvent pendant l’agonie ». L’analyse ADN a conclu qu’il s’agit de myocarde humain.

    En janvier dernier, le nouvel évêque, Mgr Kiernikowski, a envoyé ces conclusions à la congrégation pour la doctrine de la foi. Le miracle a été reconnu, et, conformément aux recommandations reçues de Rome, il a demandé au curé de la paroisse que soit aménagé un endroit approprié pour l’adoration de la « Relique ».

    Il conclut : « J’espère que cela servira à approfondir le culte de l’Eucharistie et aura un effet en profondeur sur la vie des gens qui se trouveront en face de la Relique. Nous voyons le Signe mystérieux comme un acte extraordinaire d’amour et de bonté de Dieu, qui vient vers hommes dans une suprême humiliation. »

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    Le fait que le miracle ait eu lieu à Legnica n’est pas indifférent. Cette ville en effet a une grande importance dans la mémoire polonaise. La bataille de Legnica, en 1241, est un événement crucial. L’armée du prince Piast Henri II fut anéantie par les Mongols et le prince tué, mais ce fut le coup d’arrêt des dévastations des Mongols dans la région. La mère d’Henri II était sainte Hedwige, la première grande sainte polonaise. Les Soviétiques, qui connaissaient eux aussi l’histoire, avaient installé à Legnica une importante garnison de l’Armée rouge, entièrement composée de soldats d’Asie centrale…

    Le fait que le miracle ait eu lieu dans cette église n’est pas anodin non plus. Cette église néo-gothique avait été construite en 1904-1905 et inaugurée en 1908, du temps où la Silésie était prussienne. Soulignant l’autorité prussienne, elle était une commande de l’empereur Guillaume II et elle avait pour nom « église du souvenir de l’empereur Frédéric III ». C’était donc une église protestante. En 1945 elle fut utilisée comme écurie par l’Armée rouge. Par la suite elle fut restaurée, mais sans affectation particulière. En 1972 elle fut érigée en église de la paroisse nouvellement créée de Saint-Hyacinthe, et depuis 2002 elle est le sanctuaire diocésain consacré à saint Hyacinthe, le premier dominicain polonais. C'est sans doute unique en Pologne qu'une ancienne église protestante soit devenue catholique depuis moins de 50 ans.

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  • Enfin viré

    Le directeur du bureau de presse de l’épiscopat américain, Tony Spence, qui était en poste depuis 2004, a été limogé à cause de ses messages sur twitter qui dénoncent en permanence les lois votées dans les Etats pour garantir la liberté d’expression (et de commerce, et de service) de ceux qui refusent de reconnaître le « mariage » homosexuel. Selon Tony Spence ce sont des lois « discriminatoires » et « stupides ». Il a également dénoncé une loi interdisant aux hommes soi-disant transgenre d’aller dans les toilettes des femmes, et défendu le « droit » des homosexuels à l’adoption.

    Dès 2007, Mgr Burke, alors archevêque de Saint-Louis, avait protesté contre la présentation par le bureau de presse du film « La boussole d’or » comme étant « entièrement en harmonie avec la doctrine catholique » alors que le livre dont le film est tiré est férocement anticatholique.

    En 2009, Mgr Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, déclarait que les évêques devaient revoir ce service et lui donner une nouvelle direction.

    Il aura fallu attendre 2016, et les provocations devenues permanentes de Tony Spence, pour qu’il soit enfin viré.

  • Israël et les chrétiens

    Propos de S.B. Fouad Twal, patriarche de Jérusalem des Latins, dans son intervention prononcée le 14 avril à Rome à l’Université pontificale de la Sainte Croix, sur la condition actuelle des chrétiens en Terre Sainte :

    C’est la première fois qu’une minorité chrétienne se trouve à vivre au sein d’un Etat juif avec toutes les conséquences liées au fait d’être une minorité. Et il s’agit du premier cas dans l’histoire où une majorité juive dispose d’un Etat. Mais cette majorité continue à se comporter, et surtout à se défendre, comme si elle était en réalité une minorité, avec la tentation de vivre comme un Etat théocratique, inspiré par la Bible et non pas comme un Etat laïque.

    Même s’il se proclame Etat laïque et démocratique, il se comporte actuellement en réalité toujours davantage comme un régime militaire confessionnel juif.

    En Israël, l’Eglise se meut sur un terrain en majorité arabo-palestinien, se trouvant confrontée aux musulmans et aux défis du monde juif qui, s’il représente pour partie le monde de nos racines de foi, de l’autre représente politiquement l’occupant, celui qui détient le pouvoir.

  • Au Pakistan

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    Cinq jeunes capucins pakistanais ont reçu le 8 avril l’ordination sacerdotale des mains de Mgr Sebastian Shaw, en la cathédrale du Sacré-Cœur de Lahore. Ils s'appellent Lazar Aslam, Adnan Kashif, Azam Siddique, Almas Yousaf et Adeel Mazhar.

    Le même jour, deux autres jeunes religieux étaient ordonnés prêtres en la cathédrale du Saint-Rédempteur de Multan.

  • Un nouveau diocèse en Inde

    Le pape a érigé hier le nouveau diocèse de Rayagada, en Inde, dans l’Etat d’Odisha (ex-Orissa), par démembrement du diocèse de Berhampur. Le nouveau diocèse couvre les six districts du sud-ouest de l’Etat. Le premier évêque est le Père Aplinar Senapati, de la Congrégation de la Mission, jusqu’ici curé de paroisse et directeur d’une école.

    Il n’y a guère que 50.500 catholiques sur ce territoire (pour 5,4 millions d’habitants). Mais il y a 49 prêtres, dont 35 diocésains, pour 23 paroisses.

  • Là aussi, ça suffit…

    Du côté des catholiques qui veulent à tout prix sauver François, on martèle, avec une très insolite insistance, que Amoris laetitia doit être lue à la lumière de la tradition, du magistère constant, etc.

    Puisque c’est une parfaite évidence que tout document romain doit être lu ainsi, c’est l’aveu désespéré que celui-là ne peut pas l’être…

    Et alors on ajoute, avec la même insolite insistance, que ce n’est pas un document du magistère.

    Tiens donc. Voilà qui est nouveau. Une exhortation apostolique qui ne serait pas un document du magistère. C’est absurde. Une exhortation apostolique est bien évidemment un acte du magistère.

    Ou alors, il faut préciser que ce n’est pas un acte du magistère extraordinaire. Mais ce serait laisser entendre qu’il n’est pas conforme au magistère constant…

    Toutes ces contorsions sont aussi jésuitiques que l’auteur du texte. Indignes de l’Evangile, de saint Pierre et de saint Paul.

    N.B. Et si une exhortation apostolique ne fait pas partie du magistère, il est bien évident qu'il est illégitime de s'appuyer sur Familiaris consortio pour s'opposer à Kasper et Cie ou pour "interpréter" Amoris Laetitia...

  • Au Népal

    Le gouvernement du Népal a décidé de retirer Noël du calendrier des jours fériés.

    La fête de la Nativité avait été reconnue comme jour férié il y a huit ans, lorsque le Népal était devenu officiellement un Etat laïque.

    Le ministre (maoïste) de l’Intérieur, Shakti Basnet, déclare à Asianews que cette décision n’a pas été prise pour blesser les chrétiens mais parce qu’il faut contrôler le nombre croissant de jours fériés.

    Ainsi, le gouvernement du Népal reconnaît désormais 83 jours fériés pour les hindous et quelques autres communautés, aucun pour les chrétiens.

    Le Conseil interreligieux du Népal appuie la pétition chrétienne de demande de rétablissement du jour férié.

    Mais ce n’est pas le seul sujet de préoccupation des chrétiens. Il y a aussi et surtout l’article 156 du nouveau code civil qui interdit les conversions, et qui peut être utilisé pour mettre en prison les prêtres qui font des baptêmes d’adultes.

    Il se trouve qu’entre 2006 et 2001, le nombre de Népalais se disant ouvertement chrétiens au recensement est passé de 4.000 à 10.000. Les chrétiens jouent un rôle important sur le plan économique et dans l’enseignement : il y a une centaine d’écoles chrétiennes, dont une vingtaine sont catholiques.

  • Hirondelle

    Grâce aux opérations militaires syriennes appuyées par la Russie et au cessez le feu actuel, « les chrétiens qui avaient quitté la Syrie pour l’Europe commencent à revenir à Sadad et également dans d’autres villes », déclare Suleiman al Khalil, maire de Sadad, dans la province de Homs.

    Sadad avant le conflit était une ville de quelques 12.000 habitants, en majorité chrétiens assyriens et syro-orthodoxes. Au cours des années de guerre, au moins 1.000 d’entre eux ont fui la Syrie, y compris le métropolite syro-orthodoxe de Homs et Hama. Selon des sources ecclésiastiques locales, en octobre 2013, au cours de la conquête de la ville par le front al-Nosra, des massacres auraient été perpétrés parmi la population civile, confirmés par la découverte d’une fosse commune contenant au moins 30 corps. En novembre dernier, l’Etat islamique » avait, tenté de conquérir la ville en attaquant les barrages de l’armée syrienne.

    Au cours des trois derniers mois, indique Suleiman al Khalil – au moins 100 chrétiens de Sadad ayant fui hors de Syrie sont revenus dans leurs maisons et 200 autres sont attendus prochainement. La ville se trouve à 14 km de la route reliant Damas à Homs et comprend 15 églises.

    (Fides)

  • Colatéral…

    Le gouvernement turc a procédé à « l’expropriation » du centre ville de Diyarbakir, notamment de toute la vieille ville. Cette « procédure d’urgence », dit-il, est « une mesure préventive » qui doit permettre de « sauvegarder le centre historique de Diyarbakir des dévastations causées par le conflit ».

    Quel conflit ?

    Apparemment le conflit kurde.

    On se souvient de la résurrection de la grande église arménienne apostolique de Diyarbakir, grâce à la municipalité kurde, en liaison avec une fondation arménienne. Eglise confiée à l’Eglise arménienne apostolique qui la retrouvait 97 ans après le génocide.

    Eh bien cette église, puisqu’elle est dans la vieille ville, fait partie des quelque 6.000 bâtiments « expropriés ».

    L’église arménienne catholique aussi.

    L’église syriaque également.

    L’église chaldéenne itou.

    Et il n’y a plus aucune messe à Diyarbakir…

  • Ah oui, en effet

    On parle de redonner un évêque catholique à la ville de Genève, qui n’en a plus depuis la dictature calviniste du XVIe siècle.

    Réaction du pasteur Fuchs, président du calvinisme genevois d’aujourd’hui :

    « Il faudra que nous discutions de l'impact que cela pourra avoir. Tout dépend si le nouvel évêque est une personne du cru, qui connaît l'histoire religieuse de Genève et saura s'inscrire dans sa longue tradition œcuménique. »

    Sans blague. Genève est la seule métropole du monde (hors Arabie saoudite) à ne pas avoir d’évêque catholique, en raison de l’opposition calviniste, depuis près de 500 ans. Ça, pour une longue tradition œcuménique, c’est une longue tradition œcuménique…

  • Corse catholique

    Lu sur Corsica Patria nostra via le Forum catholique :

    Fête de la Madunuccia d'Aiacciu, San Ghjiseppu à Bastia, dimanche des Rameaux dans toute l'ile, trois jours durant, les Corses ont par milliers processionné dans les rues, se sont rassemblés sur les places et les parvis, autour de leur évêque, de leurs prêtres, de leurs confréries. Trois jours durant ils ont occupé l'espace public, leur espace, celui ou se rassemble la Communauté du Peuple, soudée autour d'une Foi et d'une Civilisation. Notables et personnalités politiques de toutes tendances ont tenu cette année encore à manifester leur proximité avec leurs concitoyens. Trois jours durant, le monde de la marchandise s'est éclipsé, les antagonismes se sont estompés, les barrières sociales se sont affaissées, le mur de l'Argent s'est lézardé et la communauté s'est retrouvée. Ces démonstrations de religiosité populaires marquèrent une fois de plus un ancrage sociétal et historique de la Corse s’exonérant du cadre colonial et étranger de la laïcité républicaine française : A Bastia, une délégation de l'Archiconfraternita del Santissimi Sacramento e Maria Santissima del Carmine in Trastevere, venue de Rome pour participer à la San Ghjisè symbolisa le lien spirituel et civilisationnel indéfectible unissant notre nation à la Ville Éternelle. A Aiacciu, le maire et ses adjoints renouvelèrent le serment  des Magnifiques Anciens, une tradition séculaire de dévotion à la Vierge abolie par l'ancienne majorité de gauche, et dont le rétablissement l'année dernière avait suscité l'indignation du Parti Communiste Français et des officines laïcardes.

    De telles manifestations "politiquement incorrectes" selon les normes parisiennes, tranquillement assumées et fièrement revendiquées, constituent l'un de ces mille signes implicites mais perceptibles, d'une émancipation collective, d'une séparation mentale d'avec les principes crépusculaires régissant la vie sociale hexagonale.

    En Corse, la Catholicité est chez elle, elle ne s'excuse pas d'exister, ne fait pas profil bas, ne laisse pas la place. Il en sera éternellement ainsi...

    Ce texte, signé A Squadra, est suivi du « Vœu des Magnifiques Anciens » d’Ajaccio, de « fêter et d'observer comme fête solennelle le jour du 18 mars chaque année de façon perpétuelle » (c’est le vœu à la Madonnuccia, Notre Dame de la Miséricorde, dont je donnais l’historique l’an dernier, déjà grâce à CM de la Rocca sur le Forum catholique) :

    Les Magnifiques Anciens et tout le peuple prient la Très Sainte Vierge Marie de bien vouloir se souvenir de cette promesse et d'intercéder auprès de Son Très Saint Fils pour que Sa Très Sainte Miséricorde pardonne les péchés de tout le peuple et de la ville et les libère de l'épidémie et de toute pestilence, qu'il les protège et les défende maintenant et pour toujours de ce fléau et de tout autre mal.

    Photos de la procession d’Ajaccio sur le Forum catholique.

  • Au Pakistan

    L’Assemblée nationale du Pakistan a adopté une résolution par laquelle la fête de Pâques devient fériée pour les chrétiens, et celles de Holi et Diwalli pour les hindous. La proposition émanait d’un député hindou.

    « C’est une décision historique pour la reconnaissance des membres des minorités comme citoyens du Pakistan, dit Kashif Aslam, coordinateur de la Commission nationale Justice et Paix. Mais il y a encore beaucoup d’étapes à franchir. Par exemple, la proposition de Shahbaz Bhatti de remplacer le mot “Issai” par “Massihi” pour désigner les chrétiens dans les documents du gouvernement ou les livres scolaires : cette proposition avait été mise au placard, par incapacité du gouvernement. Nous espérons que dans ce cas la proposition sera réellement appliquée. »

    Mais on ne peut pas le garantir…

    (Les musulmans pakistanais appellent les chrétiens “Issai”, c’est-à-dire les “Issa”, le nom du « Jésus » du Coran. C’est un mot dévalorisant, et devenu terme de mépris quasiment synonyme de va-nu-pieds, les chrétiens étant issus en majorité de la plus basse caste et voués aux travaux de nettoyage ou de manœuvres. Les chrétiens tentent de faire admettre qu’on les appelle… chrétiens, c’est-à-dire “Massihi”.)

  • En Chine

    Les prêtres chinois vont être dotés d’un certificat indiquant leur qualité. Cela a déjà été mis en place pour les religieux bouddhistes l’an dernier. Officiellement il s’agit de lutter contre les escrocs qui se font passer pour des membres du clergé. En fait tout le monde sait que c’est pour mieux contrôler le clergé, et pour renforcer la pression sur l’Eglise clandestine.

    Mais cela pourrait avoir l’effet inverse : pousser les prêtres de l’Eglise officielle qui ne veulent pas de ce certificat à entrer dans la clandestinité.

    Cf. Eglises d’Asie.

  • Les Franciscains de l’Immaculée

    Sur les derniers développements de ce qui est le plus énorme scandale de l’Eglise de François – la destruction par Rome du seul ordre religieux florissant – par la persécution et la calomnie, on lira ce terrible article de Riposte catholique.

  • Canonisations

    Le pape a indiqué ce matin, au cours d’un consistoire ordinaire public, les dates des canonisations annoncées le 7 mars dernier :

    5 juin : Stanislas de Jésus-Marie et Elisabeth Hesselblad ;

    4 septembre : Mère Teresa ;

    16 octobre : José Sánchez del Río et José Gabriel del Rosario Brochero.

  • Jusqu’où descendra-t-on ?

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    Pauvre M. Olier…

    Ce sera l’occasion de rappeler que le livre de Jean-Jacques Olier sur la messe (la vraie messe) est véritablement impressionnant (notamment par sa connaissance des pères grecs).

  • Le vénérable Gianfranco

    Relevant le « grand courage » du cardinal Ravasi qui a écrit une belle lettre à ses « frères » maçons, la Grande Loge d’Espagne lui donne d’abord le titre d’« honorable frère » (le titre donné après l’initiation), puis explique qu’on doit en fait l’appeler « vénérable frère », le titre que porte l’apprenti devenu maître et digne de diriger les travaux de la loge…

    Et la Grande Loge d’Espagne d’affirmer que le titre de « vénérable » « a la même signification pour l’Eglise et pour la franc-maçonnerie : être d’une vertu pure et immaculée »…

  • Le génocide papou

    L’hebdomadaire de l’archidiocèse de Brisbane (Australie), The Catholic Leader, fait état de la parution imminente d’un rapport de la Commission catholique Justice et Paix (de Brisbane) sur la Papouasie occidentale (Indonésie). Suite à une mission effectuée le mois dernier, la commission rapporte de nombreux témoignages d’intimidations, mauvais traitements, tortures, rapts et meurtres dont se rendent coupable tant la police que l’armée envers les dissidents politiques et les minorités, essentiellement contre les chrétiens qui étaient naguère majoritaires. En bref, il s’agit d’un « lent génocide » destiné à « remplacer le christianisme par l’islam ».

    Sœur Susan Connelly, qui visitait la presqu’île en compagnie du directeur de la commission Justice et Paix, explique qu’elle a eu l’impression, en rencontrant les Papous, de se retrouver vingt ans en arrière, quand elle découvrit le Timor oriental (annexé par l’Indonésie, indépendant depuis 2002) : « La même omniprésence policière oppressive, la même suspicion, perplexité, frustration et tristesse, la même peur, le même espoir apparemment sans fondement. »

    Les autorités indonésiennes « veulent mettre fin à tous les efforts des Papous pour promouvoir une discussion sur l’autodétermination, et elles n’apportent qu’une réponse militaire au désir irrépressible de nombreux Papous de promouvoir la cause de la liberté ».

    Lorsque l’Indonésie devint indépendante, en 1945, la Papouasie occidentale resta sous le contrôle des Pays-Bas. Le territoire fut incorporé à l’Indonésie en 1969 après un référendum douteux. Les Papous, chrétiens, formaient alors 96% de la population. Aujourd’hui ils ne sont plus que 48%, à la suite d’une migration continue de musulmans venus des autres îles de l’Indonésie. Une migration destinée clairement à remplacer, par la violence s’il le faut (notamment l’incendie des maisons) les Papous dans tous les secteurs d’activité. Et les mosquées ont poussé comme des champignons.

  • Les évêques mexicains se rebiffent

    Lors de son voyage au Mexique, François avait méchamment taclé les évêques qui le recevaient, ainsi qu’il sait faire.

    Mais les évêques se rebiffent, de façon spectaculaire, dans un éditorial non signé publié sur le site de la conférence épiscopale du Mexique, révélé par Sandro Magister.

    Le passage le plus important est celui où, pour répondre au pape, ils comparent la situation de l’Eglise au Mexique et dans « d’autres » pays latino-américains, et l’on voit immédiatement que le premier pays visé est l’Argentine de Mgr Bergoglio, surtout au moment où paraît une étude montrant l’état catastrophique du diocèse de Buenos Aires, fruit de la mirifique et aujourd’hui pontificale pastorale bergoglienne…

    Ce que le pape sait à coup sûr, et qui est très clair, c'est que l'Eglise du Mexique est un cas atypique par rapport aux autres pays d'Amérique.

    Atypique (et dans un sens positif) pour trois raisons.

    La première raison est le pourcentage élevé de catholiques que le Mexique héberge, 81%, beaucoup plus que dans d'autres pays du continent où ils continuent à chuter.

    (La deuxième raison est) la grande résistance de l'Eglise catholique mexicaine à l'expansion des communautés protestantes d'empreinte charismatique et pentecôtiste, qui en revanche se propagent sans freins dans d'autres pays.

    (La troisième est) la force avec laquelle le catholicisme mexicain fait face au défi du sécularisme à la fois culturel et politique, (depuis la bataille contre) l'offensive anticléricale et maçonnique (des années vingt du siècle dernier, quand apparurent, au milieu de la persécution,) des signes visibles de sainteté y compris dans l'épiscopat mexicain.

    Ce dernier point met en relief la complaisance de François envers les francs-maçons, soulignée encore par la toute récente lettre du cardinal Ravasi ("Chers Frères Maçons", voir aussi la réponse d’un grand maître), et son silence sur les Cristeros, alors même que le processus de canonisation du petit Jose Sanchez del Rio arrive à son terme.