Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Eglise

  • La musique sacrée et le magistère

    Una Voce.jpgDans le numéro 300 d’Una Voce, sous le titre : De Jacques Duèze à Vatican II, j’ai cherché ce que le magistère de l’Eglise a dit sur la musique sacrée au cours des siècles. En fait, malgré le motu proprio de saint Pie X, c’est plutôt un non-enseignement…

    (Una Voce, 42 rue de la Procession, 75015 Paris.)

  • Palliums de province…

    Burke_Pallium[1].jpgDésormais, a décidé François, les archevêques recevront leur pallium des mains du pape « en privé », et c’est le nonce qui le leur remettra publiquement au cours d’une cérémonie dans leurs diocèses respectifs.

    Il paraît que cela exprime mieux « la synodalité ». Ah bon. J’aimerais qu’on m’explique…

    Ce qu’on voit surtout, c’est que le pape supprime un beau symbole de communion catholique.

    Mais ça permettra aux nonces de se promener un peu…

    (Photo: Mgr Raymond Burke, archevêque de Saint-Louis, recevant le pallium des mains de saint Jean-Paul II.)

  • Pourtant l’Eglise interdit le suicide

    Interdiction de prêcher et de parler au nom de l’Eglise : telle est la sanction décidée par l’évêque de Munster à l’encontre du Père Paul Spätling.

    Quel est son crime ?

    Avoir participé à un rassemblement de Pegida à Munster, et y avoir pris la parole pour dire :

    - Je suis là pour la première fois, parce que, quand on a éteint les lumières de la cathédrale de Cologne, cela a été très triste ;

    - Il y a 1.400 ans que l’Europe lutte contre l’islam ;

    - Il n’est pas possible que Mme Merkel dise que l’islam fait partie de l’Allemagne.

    Le porte-parole du diocèse a indiqué que « la vision historique simpliste » du père Paul n’était « pas compatible avec le message chrétien d’amour, de bonté et d’inclusion ».

    Il va falloir mettre un certain nombre de saints à l’index…

    (Via Novopress)

     

     

    Addendum

     

    La paroisse de l’Assomption de Clèves (dont on a dit que c’était celle du P. Spätling) s’est empressée de faire savoir qu’elle n’a aucune sympathie pour Pegida et qu’au contraire elle est active dans l’aide aux réfugiés… Et elle souligne que ce prêtre ne fait pas partie de « l’équipe pastorale » de l’église de l’Assomption, mais qu’il célèbre seulement la messe le dimanche en l’église du Sacré-Cœur… « dans le rite extraordinaire en latin et le dos aux fidèles ».

     

    Ah, voilà…

     

  • L’insulte aux évêques des Philippines

    Le célèbre jésuite Pierre de Charentenay, président du Centre Sèvres, l'institut d’études supérieures de la Compagnie de Jésus, entre 1991 et 1997, directeur de la revue "Études" entre 2004 et 2014 et, depuis lors, membre de la rédaction de "La Civiltà Cattolica", la revue des jésuites de Rome (dirigée par Antonio Spadaro, un proche du pape), a publié un livre sur les Philippines, juste avant le voyage de François dans ce pays. Le père Federico Lombardi, directeur du bureau de presse du Vatican, a conseillé la lecture de ce livre aux journalistes qui s’apprêtaient à couvrir l’événement, nous dit Sandro Magister.

    Or ce livre contient de virulentes attaques contre les évêques des Philippines, particulièrement pour stigmatiser leur combat contre la loi dite de « santé reproductive » (bien qu’il ne s’agisse pas des lapins), essentiellement sur la contraception.

    Le P. de Charentenay, ajoute Sandro Magister, « fait des considérations du même genre à propos d’autres controverses qui sont sur le point d’éclater dans ce pays sur des sujets comme le divorce, ou l’avortement, ou encore les mariages homosexuels. Il accuse les évêques d’être fermés et arriérés, non seulement par rapport aux poussées de la modernité mais également par rapport aux sollicitations de François. »

    Malicieuse conclusion de Sandro Magister :

    À ce sujet il aurait été intéressant de comprendre comment le pape Bergoglio concilie le fait qu’il valorise haut et fort les conférences épiscopales avec la spectaculaire critique qui est adressée à la ligne de conduite des évêques par un rédacteur faisant autorité de la revue "La Civiltà Cattolica" qui fait elle aussi autorité.

    C’est qu’il y a les bonnes conférences épiscopales et les mauvaises conférences épiscopales. Les premières auront droit à tous les égards. Les autres on les mettra au pas. On leur enverra les commandos jésuites.

  • Une nouvelle église… au Pakistan

    L’évêque de Faisalabad, Mgr Joseph Arshad, a consacré, le 17 janvier, une nouvelle église à Pansara, sur le territoire de la paroisse Saint-Paul du P. Emmanuel Parvez (un cousin de Shabahz Bhatti), bien connu pour son intrépide apostolat (c’est lui qui a créé cette paroisse, qui comprend une trentaine de villages, en 2010).

    Le P. Parvez avait acheté un terrain de 4 ha pour accueillir 104 familles misérables travaillant dans les fameuses briqueteries où les chrétiens sont en fait des esclaves. Grâce à l’aide de la conférence épiscopale italienne, des logements modulaires ont été construits sur le terrain en question, accueillant plus de 200 familles, en majorité chrétiennes (car le P. Parvez veut qu’il y ait aussi des musulmans, pour leur montrer ce que sont vraiment les chrétiens). Il fallait donc une église. Elle a pu être édifiée grâce au soutien de l’AED, qui avait appelé aux dons pour cette œuvre. Elle est dédiée à sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein).

  • Chine communiste : un nouveau plan contre l’Eglise

    La Chine communiste verrouille. L’administration d’Etat des affaires religieuses a publié son « plan d’action » pour 2015. Un plan d’action résolument anticatholique. Publié au moment même où le ministère chinois des Affaires étrangères et la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège laissaient entendre que les négociations entre le Saint-Siège et la Chine au sujet d’une normalisation de leurs relations étaient en bonne voie…

    Parmi les questions prioritaires figure le soutien dû à l’Association patriotique des catholiques chinois et à la Conférence des évêques, c’est-à-dire à l’Eglise « officielle », pour mener à bien l’élection et l’ordination« indépendantes »des évêques catholiques. Il n’y avait pas eu d’ordinations « indépendantes » depuis 2012, et l’on pensait que la situation était en train de changer. Pas du tout. Il va y avoir plusieurs ordinations épiscopales contre l’avis du Saint-Siège.

    Cette année verra aussi « la convocation de l’Assemblée nationale des représentants catholiques, afin de renforcer le leadership et de promouvoir la démocratie dans le fonctionnement de l’Eglise catholique ». Cette Assemblée qui rassemble les évêques, des prêtres et des laïcs, constitue l’instance suprême de direction de l’Eglise officielle.

    Le plan d’action annonce encore que l’administration va accroître la surveillance de tous les personnels religieux desservant les lieux de culte, et va demander accès aux comptes bancaires de l’ensemble des instances religieuses. Il est aussi précisé que la collation des diplômes sera supervisée par le Séminaire national à Pékin.

    (Eglises d’Asie)

  • Les lapins stratégiques

    Les vertueux préposés à la publication des propos du pape sur le site du Vatican ont manifestement eu tort de censurer le pontife dans l’affaire des lapins. Car il se confirme que ces lapins, connectés avec Humanae Vitae, font partie de la stratégie de François pour subvertir la « pastorale » tout en faisant semblant de conserver la doctrine. Le coup de génie étant de brandir Humanae Vitae pour enseigner le contraire.

    On le voit par exemple dans un article de L’Avvenire, le quotidien de l’épiscopat italien, qui rapporte notamment des propos du P. Paolo Gentili, directeur de l’office national de l’épiscopat pour la pastorale de la famille.

    Lire la suite

  • Mgr Le Vert a (été) démissionné…

    L’évêque de Quimper, en conflit avec ses prêtres archéo-progressistes, avait déjà été de facto remplacé, en mai dernier, par l’un des pires évêques français, Mgr Gueneley, l’ancien évêque de Langres, théoriquement à la retraite.

    Hier, François a « accepté la démission » de Mgr Jean-Marie Le Vert. Et il lui a demandé d’aller à Bordeaux se mettre au service du cardinal Ricard. En tant que quoi ? Enfant de chœur ?

  • Menace hindoue

    Le 18 décembre dernier, lors de la Journée nationale pour les minorités, Rajeshwar Singh, qui est à la tête du Dharma Jagran Manch [« Forum d'éveil à la foi »] a déclaré sur les chaînes d'information de la télévision nationale que son organisation s'était fixé jusqu'à 2021 pour « nettoyer l'Inde des étrangers musulmans et chrétiens ». Comprendre : les musulmans et les chrétiens sont des étrangers qu’il faut chasser ou convertir à l’hindouisme.

    Les lois indiennes punissent l’incitation à la haine religieuse. Mais elles ne sont utilisées que contre les chrétiens et les musulmans.

    Les groupes hindouistes ont lancé une campagne pour convertir les chrétiens et musulmans pauvres à l'hindouisme, campagne qu'ils ont appelée Ghar Wapsi, soit « le retour à la maison ». Ils prétendent que chaque Indien est en réalité un hindou, et que les chrétiens comme les musulmans le sont devenus par « égarement » ou après avoir été soudoyés par les missionnaires.

    Ils ont rassemblé des fonds pour pratiquer le Ghar Wapsi, offrant 500.000 roupies [soit 7 euros environ] à chaque musulman et 200.000 roupies à chaque chrétien (les musulmans sont plus difficiles à convertir...). De nombreuses cérémonies de « retour à la maison » ont ainsi été organisées le jour de Noël et les jours suivants.

    Certains prétendent désormais que « tous les prétendus chrétiens et musulmans étaient hindous auparavant », laissant entendre que leur conversion est récente. Or les chrétiens du Kerala sont les « chrétiens de saint Thomas », c’est l’une des plus anciennes chrétientés du monde. Et ils sont 20% dans cet Etat…

    Voir l’article très complet d’Eglises d’Asie sur cette question.

  • Une nouvelle Eglise catholique d’Orient

    Jusqu’ici, les quatre évêchés catholiques érythréens de rite éthiopien faisaient partie de l’Eglise catholique éthiopienne. Hier, le pape a érigé l’Eglise métropolitaine d’Erythrée, en détachant les quatre diocèses érythréens de l’Eglise d’Ethiopie. L’éparchie d’Asmara (capitale de l’Erythrée) devient ainsi archiéparchie métropolitaine, et son évêque Mgr Menghesteab Tesfamariam devient le premier métropolitain catholique d’Erythrée.

    En même temps, le pape a créé une nouvelle éparchie éthiopienne, de Bahir Dar-Dessie, avec territoire démembré de celui de l'archiéparchie métropolitaine d'Addis Abeba.

    De ce fait ces deux Eglises, éthiopienne et érythréenne, ont chacune quatre diocèses.

    Les catholiques sont une toute petite minorité dans les deux pays, par rapport aux chrétiens de l’Eglise d’Ethiopie non chalcédonienne, et aux musulmans (qui sont la moitié de la population).

    On aura une pensée pour les Erythréens, qui vivent sous l'implacable dictature d’un parti unique issu du « Front de libération de l’Erythrée », dans un pays indépendant depuis 1993 et qui est l’un des plus misérables de la planète. (Ils sont nombreux parmi ceux qui tentent de rejoindre les côtes italiennes.)

  • L’évêque d’Anvers distingué par un prix LGBT

    Le lobby LGBT d’Anvers Çavaria a décerné son « Campaign Award » 2015 à Mgr Johan Bonny, l’évêque d’Anvers, pour son action en faveur de la reconnaissance ecclésiastique des couples bi et homosexuels.

    Mais voilà notre Bonny gêné aux entournures. Il s’est fendu d’un long communiqué (signé par son porte-parole…) expliquant qu’il avait demandé à Çavaria que son nom soit retiré de la liste des nominés, parce qu’il « se veut berger pour tous les croyants du diocèse d’Anvers », et parce qu’il veut « préserver son indépendance », mais aussi, tenez-vous bien, parce qu’il « ne souhaitait pas recevoir de prix pour ce qui est de sa mission et de sa responsabilité ».

    Car sa mission et sa responsabilité d’évêque, c’est donc de dire le contraire de ce que dit l’Eglise.

    Et, bien entendu, il prétend que ses idées hétérodoxes « suivent une ligne historique du Concile Vatican II jusqu’à aujourd’hui », et que son action se situe « sur les pas du pape François »…

  • Deux héros de l’islam

    B7d4FcKIEAADMUi.jpg

    Ces deux prêtres catholiques ont accueilli les musulmans qui venaient à la mosquée du Mans, hier, et sont restés en faction devant l’entrée pendant tout le temps de la prière. Afin de mourir en martyrs de l’islam et du vivre ensemble si des intégristes catholiques venaient faire un attentat, comme on le voit hélas chaque semaine.

    Grâce à Allah et par miracle il n’y a pas eu d’attentat catholique anti-musulman hier au Mans : les deux prêtres sont sains et saufs. Comme quoi le pire n’est pas toujours sûr.

    On remarque qu’ils sont en vêtements liturgiques. Certains ricaneront en disant que sinon on ne saurait pas que ce sont des prêtres. Ce n’est peut-être pas faux. Mais il convient de considérer tout simplement que lorsqu’un prêtre porte des ornements liturgiques c’est qu’il célèbre un sacrement ou un office.

    Ici, il s’agissait donc à l’évidence du nouvel office "de la porte de la mosquée", qui se célèbre tous les vendredis après-midi.

    Oui, le jour et à l’heure où Notre Seigneur est mort sur la Croix.

  • Pionniers

    Les diacres québécois Alexandre Marchand et Jacques Breton, de la Fraternité sacerdotale Saint Pierre, seront ordonnés prêtres le 13 juin prochain. Par Mgr Terrence Prendergast, archevêque d’Ottawa.

    Ce sera semble-t-il la première fois que des Québécois seront ordonnés selon la forme antique du rite romain depuis la révolution liturgique.

  • Ça ne m’étonne pas

    J’ai toujours été méfiant devant la ferveur de tant de catholiques plus ou moins tradis pour le P. Michel-Marie Zanotti-Sorkine, car je n’ai jamais trouvé que ses homélies soient en quoi que ce soit spécialement dignes d’intérêt. Mais l’affaire Charlie Hebdo, qui joue le rôle d’intéressant révélateur, nous montre un prêtre bazardant allégrement la doctrine catholique dans le seul but de se montrer dans le coup, dans le vent, pour être lui aussi Charlie, à sa manière, tout en faisant une leçon de morale insipide et pitoyable.

    Un prêtre catholique n’a certes pas à se mettre à la place de Dieu, ni à la place de ceux qui sont morts. Il ne peut donc en aucune manière décider du sort éternel des histrions de Charlie Hebdo. Mais il y a une chose qu’un prêtre catholique ne peut pas faire : c’est décider que des hommes qui se sont battus toute leur vie contre l’Eglise catholique, qui ont fait profession (rétribuée) de blasphème, qui ont volontairement et avec pertinacité blessé les croyants en insultant ce qu’ils ont de plus sacré, qui ont voulu ridiculiser le Christ Fils de Dieu et la Très Sainte Trinité, que ces gens-là soient allés directement de leur lieu de blasphème au paradis.

    Certes, nul ne peut exclure que l’un ou l’autre ait eu au moment de mourir une contrition parfaite – et c’est ce que je leur souhaite à tous -, mais quand on les connaît un peu on sait qu’il y avait chez eux une révolte fondamentale, diabolique.

    Quoi qu’il en soit, un prêtre chargé de conduire les âmes au ciel n’a pas le droit de clamer publiquement que tous ces gens-là se retrouvent automatiquement au paradis : « maintenant que la vie n’est plus un mystère pour vous puisque vous connaissez la vérité tout entière (et Dieu sait si cette connaissance doit désormais susciter en vous non plus votre humour mais votre joie) »…

    Pire encore, il y a ensuite :

    « intercédez pour nous, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous ».

    Il est vrai qu'ils ont été canonisés comme « martyrs »par le président de la République...

    Et la fin :

    « Allez, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, soyez dans la joie de Dieu, continuez votre vie, et éclairez-nous maintenant de vos clartés. »

    Et, bien entendu, pas un mot sur l’islam.

    C’est à vomir.

  • Charlie Hebdo, islam : enfin un curé qui dit le vrai

    L'abbé Fabrice Loiseau, Fondateur et supérieur des Missionnaires de la miséricorde divine, du diocèse de Fréjus-Toulon, curé de la paroisse Saint-François-de-Paule à Toulon :

    Chaque journaliste, chaque personne publique a une responsabilité pour être un messager de paix. Même si rien ne pouvait justifier un tel massacre, commençons par transmettre le sens de la transcendance et du respect des personnes dans notre société. Nous payons notre insouciance, notre irresponsabilité, notre refus d’enseigner de vraies valeurs. C’est la fin de ce monde libertaire post soixante-huitard, mais je crains que cet attentat ne s’inscrive dans la suite de la logique implacable de la guerre sainte présente dans notre France depuis des mois malgré le mensonge de nos gouvernants.

    Que cet acte de guerre à travers ces exécutions ignobles soit au moins l’occasion d’une véritable réflexion sur la violence dans l’islam au lieu de répéter des banalités affligeantes du type : « cela n’est pas l’Islam »... Trois causes théologiques me semblent être déterminantes dans les comportements violents des islamistes.
    Ces points demanderont bien sûr à être développés :

    1°) Le dogme fondamental de l’islam est la parole incréée, tout le livre vient de Dieu, un exemplaire du Coran est au ciel. Ainsi toute injonction vient d’Allah, puisque que près de 200 versets incitent au meurtre et à la violence. Sans herméneutique ou vision progressive de la Révélation on en arrive au terrorisme. La liberté n’est plus alors une réalité morale mais une soumission à la parole divine. Sans intelligence, la Foi conduit à la mort : Benoît XVI était un prophète.

    2°) L’imitation du prophète. C’est une donnée essentielle de l’islam sunnite, il faut suivre en tout la vie du sceau des prophètes révélé par la Sunna. Celle-ci contient les hadith (faits et gestes du prophète). Puisqu’il est dit que Mahomet égorge lui-même les prisonniers, brûle, égorge et torture les mécréants, si l’on considère ces faits comme saints, il ne faut pas s’étonner de la suite. Nos braves politiciens refusent de connaître ces hadith...

    3°) L’eschatologie musulmane. Une religion est constituée par sa finalité. L’islam prévoit que le monde va devenir musulman avant la fin des temps en instaurant la charia avant le retour de Jésus. Celui-ci confondra les mécréants. L’instauration de la charia devient une urgence, le djihad un devoir pour la finalité de l’histoire humaine. En outre un paradis érotique est promis immédiatement pour ceux qui meurent dans le djihad, le désir de tuer sera motivé aussi par la pulsion sexuelle, elle sera donc très présente…

    Sans une réflexion théologique profonde sur l’islam des origines et ses textes sacrés nous ne sortirons pas de cette violence. Nous ne sommes pas en présence d’accidents de l’histoire ou d’interprétations mais du fondement de cette religion, même si bien sûr elle présente bien d’autres aspects complexes.

  • En Irlande, hélas…

    Dimanche dernier, en l’église Saint-Nicolas de Dublin, le curé de la paroisse, le P. Martin Dolan, a centré son homélie sur les droits des homosexuels, et sur la nécessité de voter oui au référendum qui sera organisé en mai prochain sur le « mariage » entre personnes de même sexe, ajoutant : « Je suis gay moi-même ».

    Et alors, selon les gazettes, toute la communauté s’est levée pour applaudir le prêtre.

  • Déclaration historique du patriarche chaldéen

    Le patriarche chaldéen, S.B. Louis Raphael Ier Sako, a cru bon de « condamner fermement » lui aussi l’attentat contre Charlie Hebdo. Mais tout l’intérêt de cette condamnation est que c’est pour lui l’occasion d’ajouter ce qui suit, et qui est véritablement historique. Car si j’ai toujours eu la plus grande estime (litote) pour Mgr Sako quand il était archevêque de Kirkouk, et si je souhaitais qu’il soit le nouveau patriarche (pour une fois que mon souhait se réalise…), il n’avait jamais osé aller à ce point contre ce qu’impose la dhimmitude :

    « Face à ce qui se passe dans le monde arabe et à l’étranger, qui est sans précédent et menace les relations et la coexistence, nous appelons nos frères musulmans à prendre l’initiative, de l’intérieur, de démanteler cette idéologie terroriste extrémiste et de construire une opinion islamique ouverte et éclairée qui n’accepte pas l’exploitation politique de la religion. »

    « De l’intérieur ». On est très loin du « ça n’a rien à voir avec l’islam ». Il faut que cela vienne d’un pays musulman, et de la frontière de l’Etat islamique. D’un évêque héroïque devenu chef de son petit peuple en débandade. Voilà aussi qui est historique : un évêque en situation de dhimmitude dit la vérité, quand les grands défenseurs occidentaux de la liberté répètent les mensonges de l’islamophilie et se font volontairement dhimmis.

  • Un « coadjuteur » pour Mgr Oliveri

    Il y a les attaques frontales (contre les Franciscains de l’Immaculée, ou contre Mgr Livieres Plano), et les attaques par la bande, discrètes : ainsi la nomination, samedi, d’un évêque coadjuteur de l’évêque d’Albenga-Imperia, Mgr Mario Oliveri.

    Co-adjuteur, donc bientôt successeur…

    Mais Mgr Oliveri n’a que 70 ans, il n’est pas malade (quoique François ait certainement diagnostiqué chez lui plusieurs des 15 maladies dont souffre la Curie), et son diocèse est trop petit pour avoir besoin de deux évêques.

    Cette nomination n’a aucune autre raison que de mettre Mgr Oliveri sous tutelle, comme l’a aussitôt remarqué le journal local Savona News.

    Sous tutelle et sous pression : dépêche-toi de démissionner…

    L’autre incongruité de l’affaire est que l’évêque co-adjuteur, Mgr Guglielmo Borghetti, pour aller dans un diocèse où l’on n’a pas besoin de lui, laisse vacant son diocèse, celui de Pitigliano-Sovana-Orbetello. Diocèse qui a appris samedi avec stupéfaction cette nouvelle « inattendue et déconcertante », comme en témoigne le texte publié sur le site du diocèse. On y déplore le fait que le diocèse va de nouveau se retrouver vacant alors que Mgr Borghetti n’était là que depuis quatre ans, et l’on souligne que ce transfert met fin brutalement à la visite pastorale qu’il avait engagée dans un vicariat.

    Le dernier paragraphe est pour le moins violent, pour un site diocésain, et italien :

    « Bien qu'il soit difficile d'accepter ces décisions et d’arriver à entrevoir, pour notre Église diocésaine, un bien dans ce choix du Pape, nous savons que l'Église universelle est dirigée par un Pasteur, qui est Jésus-Christ, qui utilise ses humbles serviteurs pour faire traverser à son peuple la mer orageuse de l'Histoire; cette certitude n’atténue pas la douleur de la séparation, mais nous donne la certitude de ne pas être à la merci du néant, mais dans les mains de la providence de Dieu. »

  • Il va vraiment béatifier Romero…

    La commission de la Congrégation pour la cause des saints a reconnu à l’unanimité, le 8 janvier, la reconnaissance du martyre formel et matériel de Mgr Oscar Romero, archevêque chouchou de la théologie de la libération et des guérilleros communistes du Front Farabundo Marti, assassiné dans sa cathédrale le 24 mars 1980.

    Extrait du texte de Zenit :

    « Plusieurs témoins de l’assassinat de Mgr Romero avaient déclaré publiquement qu’il était tué à cause de son amour pour la justice et pour les faibles et non pour sa position “politique”. D’ailleurs, le successeur de Romero, Mgr Arturo Rivera Damas, soulignait sa “fidélité à l’Évangile” par la défense des droits des pauvres et des démunis. Au cours des homélies, Mgr Romero dénonçait la violence et l'abus de pouvoir en exhortant tous à la paix et à la réconciliation. »

    C’est exact. Pour en avoir le cœur net, j’avais lu sa dernière homélie. Il y était question de la défense des pauvres et des opprimés, de la justice sociale, etc. Il n’y avait pas un mot de religion.

    Mgr Romero n’a pas été tué en haine de la foi, mais parce qu’il était considéré (en partie à son corps défendant) comme le héraut catholique de la révolution sandiniste.

    Sa béatification va être l’occasion d’un grand cri de victoire de l’extrême gauche latino-américaine. La revanche si longtemps attendue contre Ratzinger et Jean-Paul II.

  • Ce qui est tragique

    Je ne veux pas commenter ce qui sort des bouches épiscopales ou vaticanesques. C’est trop dur. Ceux qui parlent de Charlie Hebdo avec des trémolos d’éloges et d’hommage sans faire la moindre allusion aux tas d’immondices que déverse constamment cette publication contre ce que nous avons de plus sacré montrent clairement qu’ils ne croient en rien, comme ceux dont ils célèbrent la mémoire.

    Ils ne croient pas que la deuxième personne de la Sainte Trinité, le Verbe de Dieu, se soit réellement incarné et soit devenu petit enfant dans la crèche de Bethléem, que Dieu soit devenu l’un de nous pour que nous devenions l’un de Lui.

    Ils ne croient pas que Jésus le Christ soit mort sur une Croix et ressuscité des morts pour nous pardonner nos péchés et nous donner la vie éternelle.

    Car lorsqu’on croit à cela on ne peut pas ne pas frémir devant les blasphèmes de Charlie Hebdo, et l’on ne peut pas ne pas y faire allusion, au moins par un élémentaire respect envers la Sainte Trinité.

    S’ils ont tellement honte du Christ régulièrement blasphémé dans Charlie Hebdo, et de l’Eglise régulièrement insultée et ignoblement diffamée, ils pourraient au moins marmonner que les dessins de Charlie Hebdo ont blessé beaucoup de croyants, notamment chrétiens et musulmans.

    Mais non. Il n’y aura même pas de service minimum interreligieux.

    Il n’y a que de misérables fonctionnaires d’une ONG en faillite qui ne savent que se raccrocher à la pensée unique pour avoir l’air d’exister encore.

  • Un des cardinaux de François

    Mgr Francesco Montenegro, archevêque d’Agrigente fait partie de la liste des nouveaux cardinaux. On a dit ici et là qu’il était aussi l’évêque de Lampedusa. Il se veut en effet l’évêque qui accueille tous ceux qui arrivent à Lampedusa et ailleurs. Il est un apôtre de l’immigration islamique sans frein.

    Novopress rappelle :

    « Mgr Montenegro est également président de la commission de la Conférence épiscopale italienne pour les migrations et de la fondation “Migrantes” pour l’accueil des immigrés. En novembre dernier, interrogé sur les manifestations des quartiers populaires de Rome contre les centres d’accueil pour clandestins, qui pourrissent la vie quotidienne des habitants (« vols, actes de vandalisme, de tapage nocturne »), il avait paisiblement répondu : « Si j’étais un migrant de 20/30 ans, qui doit rester toute la journée sans rien faire, à attendre une réponse sur son propre avenir, après quelques jours moi aussi je deviendrais méchant ! »

    Début janvier 2010 il avait supprimé les rois mages de la crèche de la cathédrale pour protester contre la politique de Berlusconi. Un écriteau disait : « Nous vous avertissons que cette année, l'enfant Jésus n'aura pas de cadeaux : les rois mages ne viendront pas, car ils ont été refoulés à la frontière avec les autres immigrés. »

  • Un doyen de la dhimmitude

    Le doyen de la cathédrale de Cologne, Mgr Norbert Feldhoff, a décidé que l’édifice serait plongé dans le noir ce soir, pour protester contre les défilés du mouvement anti-islamique Pegida.

    Ces manifestations organisées chaque lundi soir et qui ne cessent de grossir, devraient être encore plus importants ce soir, et l’un d’eux a comme point de rassemblement les abords de la cathédrale de Cologne.

    Mgr Norbert Feldhoff dénonce un mouvement où des Allemands moyens se retrouvent avec « des racistes et l’extrême droite ». « En éteignant les lumières nous voulons inciter ceux qui participent au défilé à s’arrêter pour penser : c’est un défi : regardez avec qui vous marchez », dit le doyen.

     Mgr Norbert Feldhoff est en phase avec Angela Merkel, qui lors de ses vœux a fustigé la haine et le racisme de Pegida. Ce qui a été critiqué par plusieurs responsables soulignant qu’en parlant ainsi elle favorisait le parti anti-euro AfD qui est aussi un parti anti-immigration et appelle à manifester avec Pegida…

    Mgr Feldhoff sera à la retraite le 1er mars prochain.

  • Le laïcard taubiresque de Cayenne bat les records du ridicule

    Le tribunal administratif de Cayenne avait évidemment donné tort à Alain Tien-Liong en référé en juin dans l’affaire de la rémunération des curés. Et, logiquement, le tribunal a jugé au fond, le 29 décembre, que « la rétribution des membres du clergé catholique continue à relever des dépenses obligatoires du département de la Guyane » et que le président du conseil général n'a pas « compétence » pour les « supprimer unilatéralement ».

    Du coup, Alain Tien-Liong a mis l’évêque, Mgr Emmanuel Lafont, à la retraite, à partir du 1er janvier…

    « Il faut absolument, en 2015, relire Courteline, c'est d'actualité ! », a réagi l’évêque, soulignant que cette décision « plutôt cocasse » n'est pas « réglementaire » et ne l’empêchera pas de continuer sa mission…

    Tout en soulignant que la rémunération des prêtres représente moins de 1% du budget de Cayenne, Mgr Lafont souhaite une négociation pour mettre fin à ce système particulier : « On peut laisser tomber une loi en désuétude. Mais pas comme ça, par un oukase. »

  • Mgr Brunin au synode…

    Au détour d’un article de Jean-Marie Guénois, cette révélation (triste, mais sans surprise) :

    Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre marqué par l’action sociale et le progressisme doctrinal – grand opposant depuis le début à La manif pour tous a non seulement été reconduit, par ses pairs, à la tête la commission de l’épiscopat chargée des questions familiales, mais il sera également l’un des pères synodaux à Rome en octobre prochain pour décider de l’avenir de la famille de toute l’Eglise catholique.

    Rappel:

    Mgr Pontier: « La pastorale avant la doctrine ».

  • François crée des cardinaux

    Le pape a annoncé la prochaine création de 20 cardinaux, dont 15 de moins de 80 ans.

    Extraits du commentaire de Sandro Magister :

    Dans l'ensemble, parmi les nouvelles nominations de François, seulement deux sont en ligne avec la tradition: celle du patriarche de Lisbonne et celle de Mamberti, qui a pris la place du défenestré cardinal Raymond Leo Burke à la tête du suprême tribunal de la signature apostolique. (…)

    Six parmi les 15 nouveaux cardinaux électeurs (ceux de Lisbonne, Wellington, Ancône, Addis Abeba, Valladolid, Tonga) ont pris part en octobre dernier au synode extraordinaire sur la famille, celui d'Ancône par appel direct du pape. Deux parmi ces derniers, le Néo-zélandais Dew et l'italien Menichelli se sont rangés en soutien de la communion aux divorcés remariés et de la reconnaissance des unions homosexuelles. En choisissant Dew comme nouveau cardinal de cette aire géographique, au lieu de l'archevêque de Sydney Anthony Colin Fisher, successeur du cardinal George Pell et, comme lui, intransigeant défenseur de l'indissolubilité du mariage, le pape François a révélé encore une fois en quelle direction vont ses sympathies, au sujet de la pastorale de la famille.

  • Mgr Bonny en remet une couche

    L’évêque d’Anvers Mgr Johan Bonny « plaide samedi, dans De Morgen, pour une reconnaissance ecclésiastique des relations bi- et homosexuelles », écrit La Libre. Il déclare notamment :

    « Nous devons chercher au sein de l'Eglise une reconnaissance formelle de la relationnalité qui est également présente chez de nombreux couples bi- et homosexuels. Tout comme il existe dans la société une diversité de cadres juridiques pour les couples, il devrait également y avoir une diversité de formes de reconnaissance au sein de l'Eglise. »

    Mgr Bony avait déjà défrayé la chronique début septembre, un mois avant le synode, avec une lettre de 24 pages, traduite en cinq langues, où il se prononçait pour une évolution de l’approche, du vocabulaire et de la pratique de l’Eglise concernant les questions familiales et sexuelles, citant abondamment François et appelant à « oser aller du vécu à la doctrine ».

    Mgr Johan Bonny est donné comme le « très probable » successeur de Mgr Léonard (qui aura 75 ans le 6 mai prochain) comme archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique…

  • Les 15 maladies de François

    Je ne perdrai pas mon temps à commenter la charge grossière qui a remplacé cette année les vœux du pape à la curie. Le texte n’est publié (du moins pour le moment) qu’en italien, désormais la langue officielle de l’Eglise bergoglienne. On en trouvera de larges extraits en français ici.

    Je signale le bref commentaire de Rorate Caeli sous le titre : « Félicitations au Pape François pour son exercice d’autocritique ».

    Et je dois dire que « Nemo », sur le Forum catholique, a un commentaire particulièrement approprié :

    Attaque au Vatican :

    La Curie parle de "l'acte isolé" d'un "déséquilibré".

    Source : Le Pharisien

  • Le confusionnisme est devenu l’alpha et l’oméga

    Un lecteur attire mon attention sur l’article de Radio Vatican faisant le bilan de la rencontre du politburo de l’épiscopat français avec François.

    L’idéologie papale a été assimilée. Mgr Pontier nous dit que « l’accompagnement pastoral est essentiel pour surmonter les difficultés du couple, en tenant compte des réalités sociales : divorcés remariés, personnes seules, homosexuels, désireux cependant de vivre la rencontre avec le Christ »…

    L’article poursuit, résumant les propos de Mgr Pontier : « Les diocèses ont reçu les nouveaux questionnaires à remplir en vue du Synode. Cette tâche doit être complétée par une réflexion sur la pastorale, car le défi réside dans la prise en compte de la réalité des vies, pas dans une simple étude un peu abstraite. » (...) Il ne faut pas attendre une focalisation sur le changement des règles de l’Église, a insisté Mgr Pontier. « Les règles ne suffisent pas à faire un chemin spirituel », a-t-il expliqué. Une mentalité légaliste ne permet pas de faire progresser la pastorale ; une pastorale qui passe donc avant la Doctrine, car c’est de là que part le chemin de conversion de chacun. Le Pape souhaite un débat comportant des réflexions théologiques nécessaires, mais interpellant surtout nos modes de vie, nos comportements. Pour le Pape, a rapporté Mgr Ribadeau-Dumas, « le Synode n’est pas un parlement mais un espace de liberté où l’Esprit-Saint puisse souffler ».

    On commence à connaître ce discours par cœur. Mais jusqu’ici je n’avais pas encore entendu prôner explicitement l’inversion des réalités : la pastorale avant la doctrine.

    Serait-ce une mauvaise interprétation des propos de Mgr Pontier rapportant ce que le pape leur a demandé ? Pas du tout. Dans le petit bout d’interview que donne le site, Mgr Pontier dit bien : « La pastorale avant la doctrine ». Parce que la doctrine c’est du légalisme… C’est hélas ce que ne cesse de répéter François sur tous les tons. Du christianisme, il ne reste donc qu’un vague sentimentalisme appelé « amour », un « amour » qu’on ne doit pas définir, au nom de la primauté de la « pastorale ». La pastorale dans le vide. La pastorale qui confond tout.

    Voici le verbatim de Mgr Pontier, c’est-à-dire l’invraisemblable charabia du président de la conférence des évêques de France :

    « Il s’agit changer de manière de vivre la famille, de vivre nos comportements, de vivre l’amour humain, de vivre ces réalités fondamentales. Et donc il faut pas que ça se focalise sur le changement des règles de l’Église. Même si à terme les règles doivent changer, ça serait un échec de penser que tout est dit là-dedans, parce que les règles ne suffisent pas à faire un chemin spirituel : elles suffisent à te dire si t’es en règle ou pas en règle, mais elles ne disent rien de ta rencontre de Dieu, elles ne disent rien de tes relations avec tes frères, elles ne disent rien de la profondeur de l’amour que tu vis,  elles disent si tu es dans les clous ou si tu n’y es pas. Si je le formulais autrement et de manière plus directe comme le fait la Bible : que fais-tu de ton mari, que fais-tu de ta femme, que fais-tu de tes enfants, que fais-tu de tes parents ?  La pastorale avant la doctrine. C’est dans la pastorale que passe le chemin de conversion. L’essentiel c’est ça : il nous invite à ce débat qui réinterpelle nos modes de vie, nos comportements… »

    N.B. - Les dernières paroles du Seigneur sur cette terre, selon saint Matthieu, c'est: "Allez, enseignez toutes les nations", et non: "Allez, cherchez dans toutes les nations une pastorale qui contourne mon enseignement et qui plaise aux divorcés remariés et aux homosexuels.

  • Il a découvert le trésor qu’on lui avait caché

    L'abbé Antoine-Marie Petit, 34 ans, est arrivé à Arreau (Hautes-Pyrénées) il y a un an et trois mois. Depuis septembre dernier il célèbre la messe de saint Pie V dans l’église du village tous les dimanches à 18h. La Dépêche du Midi (de la famille Baylet, rad-soc laïcarde de choc) lui consacre un article d’autant plus étonnant qu’il est sympathique. J’en extrais seulement les propos du prêtre :

    « Cette messe m'a été demandée par des fidèles. Ce n'est pas un retour en arrière, mais une découverte. J'avais l'impression qu'on m'avait caché un trésor. Et un trésor, c'est fait pour être partagé.»

    «Tous les prêtres peuvent dire cette messe. Benoît XVI a rendu cette pratique possible en juillet 2007.»

    «Une messe, c'est public. Vient qui veut. Lors d'une messe en français, on fonctionne avec l'intellect. Avec une messe en latin, on comprend au niveau du cœur. Il n'est pas nécessaire de connaître le latin. On rentre dans une prière qui ne nous appartient pas et c'est très beau.»

    (Via Paix liturgique)

  • Une grande interview du cardinal Burke

    Grande dans les deux sens du terme: longue, et importante, à lire dans son intégralité chez Benoît et moi.

    Trois petits extraits :

    Sur la messe

    - Auriez-vous imaginé en 1975 qu'un jour vous auriez célébré la Messe dans le rite qui avait été abandonné au nom du renouvellement?
    - Non, je ne l'aurais pas imaginé. Bien que je doive dire aussi que je le trouve très normal, car c'est un rite tellement beau que le fait que l'Eglise l'ait récupéré est un signe de très bonne santé. Mais à l'époque je dois dire que la réforme liturgique en particulier était très radicale et comme je le disais, même violente, et donc la pensée d'une restauration ne paraissait pas possible, vraiment. Mais grâce à Dieu elle s'est produite.

    Sur le synode

    Je pense que le rapport qui avait été produit au milieu de la session du Synode, qui s'est conclu le 18 octobre, est peut-être l’un des documents publics de l'Eglise les plus scandaleux que je puisse imaginer.

    Sur le pape

    La parole de Jésus est la vérité à laquelle nous sommes appelés à obéir et, tout premier, à laquelle le Saint Père doit obéir. Pendant le Synode, il a parfois été fait référence à la plénitude du pouvoir du Saint Père, donnant le sentiment que le Saint Père pourrait même, par exemple, dissoudre un mariage valide qui a été consommé. Et cela n'est pas vrai. La "plénitude du pouvoir" n'est pas pouvoir absolu. C'est la "plénitude du pouvoir" de faire ce que le Christ nous commande de faire en obéissance à Lui. Nous suivons donc Notre Seigneur Jésus Christ, à commencer par le Saint Père.