28 août 2014

Le cardinal Canizares

Le cardinal Antonio Cañizares Llovera, que Benoît XVI avait fait préfet de la congrégation pour le culte divin, est nommé archevêque de Valence, sa patrie.

Le tweet du directeur de La Vie donne une idée de la haine des progressistes pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à la tradition :

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On sait que le cardinal Cañizares souhaitait retourner en Espagne, et il est certainement heureux de se retrouver archevêque de son diocèse d’origine. La question est de savoir qui va le remplacer à la congrégation pour le culte divin. En sachant que le pire n’est jamais sûr…

En attendant on remerciera le cardinal Cañizares pour le geste historique qu’il fit en célébrant la messe selon la forme extraordinaire du rite romain, le 3 novembre 2012, à l’occasion du « pèlerinage Summorum Pontificum », à la basilique Saint-Pierre de Rome.

En rappelant qu’à un journaliste qui lui demandait le sens de cet acte il avait répondu : « C’est une manière de faire comprendre que l’usage du missel de 1962 est normal. »

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23 août 2014

Signe des temps

Le mois prochain il n’y aura plus de curé à Sartène, sous-préfecture de Corse-du-Sud. Sans doute pour la première fois depuis la création de la ville. Le curé qui s’en va est un Polonais. L’évêque, Mgr de Germay, fait valoir qu’il n’a pas de prêtre disponible, et que ça ne va pas s’arranger puisqu’il n’y a qu’un seul séminariste corse, qui d’ailleurs est libanais…

On remarquera à ce propos, une fois de plus, que les Corses n’ont pas encore assimilé la laïcité républicaine. Lors de la visite de l’évêque, le dimanche 3 août, c’est le maire de Sartène, avec ses adjoints, qui a symboliquement barricadé l’église, avant de prendre à partie Mgr de Germay de façon plutôt virile…

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13 août 2014

En Finlande

L’abbé Anders Hamberg a été ordonné le 7 juin dans la cathédrale Saint-Henri d’Helsinki. L’Eglisede catholique compte moins de 12.000 membres en Finlande (dont la moitié de Polonais). L’abbé Anders Hamberg est le… sixième prêtre a être ordonné dans le pays depuis la réforme protestante. Le lendemain 8 juin, il a célébré sa première messe… dans la forme extraordinaire du rite romain. Dans la cathédrale, qui était comble.

Article, photographies et commentaires sur Paix liturgique.

09 août 2014

La vérité sur Ciudad del Este

513e0f46a15d90bea9c2968c604895d6_XL.jpgSuite à diverses accusations contre l’évêque « ultra-conservateur » de Ciudad del Este (Paraguay), Mgr Rogelio Livieres Plano, et son vicaire général Mgr Carlos Urrutigoity, le pape avait décidé une visite apostolique du diocèse. Le but était de destituer cet évêque prévaricateur et son vicaire général pédophile, et bien sûr de fermer le séminaire ultra-florissant que l’évêque avait osé ouvrir et qui brisait le monolithisme progressiste du séminaire national du Paraguay. En bref il fallait mettre un terme à cette insupportable exception de Ciudad del Este, où la doctrine catholique est enseignée, où la messe de saint Pie V est partout honorée (à commencer par le séminaire diocésain), où une vie vraiment catholique fait honte aux autres évêques.

Mais l’affaire a fait pschitt. Le seul résultat de la visite apostolique est que les ordinations prévues pour le 15 août ont été « suspendues » - sans doute pour donner un os à ronger aux distingués diffamateurs épiscopaux et médiatiques. On a dit que le vicaire général avait été lui aussi suspendu, mais en fait c’est l’évêque qui l’avait suspendu, par esprit d’apaisement, en attendant la fin de l’histoire.

Les très graves accusations lancées contre l’évêque et contre son vicaire général n’ont pas été retenues par les visiteurs parce qu’elles sont purement calomnieuses. Néanmoins on continue et on continuera de les voir répétées par tous ceux qui appellent « ultra-conservateur » un pasteur simplement catholique. Sur le site du diocèse on trouve un texte qui démonte point par point les accusations. J’ai entrepris de le traduire et on le trouvera ci-dessous. Il est long, mais je crois qu’il est utile de le connaître. Je précise que chacune des affirmations de ce texte est appuyée par des documents indiqués en note et qu’on peut consulter (il y a 57 documents en lien sur le texte original).

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17:14 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (6)

06 août 2014

La scandaleuse levée de la suspense a divinis de Miguel d’Escoto

« Le Pape François a approuvé la révocation de la suspension a divinis du père Miguel d’Escoto », nous a appris hier radio Vatican.

Miguel d’Escoto fut une figure de proue de la théologie de la libération, ce que Radio Vatican traduit ainsi :

« Très engagé en faveur de la justice sociale, des pauvres et des populations défavorisées, il avait été l’un des fondateurs, à New York, du Groupe des Douze, composé d’intellectuels et de membres de professions libérales, qui a soutenu le Front Sandiniste de Libération Nationale dans sa lutte pour renverser le dictateur Somoza. »

Puis il fut pendant plus de dix ans ministre des Affaires étrangères du gouvernement sandiniste (communiste à la sauce cubaine). Lors de la première visite de Jean-Paul II au Nicaragua, il avait organisé pour le pape, avec ses compères Ernesto Cardenal, ministre de la Culture, et Fernando Cardenal, ministre de l’Education, une messe révolutionnaire, qui se déroulait devant les portraits géants des fondateurs du Front sandiniste de libération nationale.

Jean-Paul II, qui avait publiquement critiqué l’activité politique de ces trois prêtres (au moment où le régime sandiniste faisait la guerre aux chrétiens), finit par les suspendre a divinis en 1985.

Radio Vatican poursuit ainsi :

« Depuis quelques années, il avait abandonné son engagement politique. Il avait adressé une lettre au Saint-Père pour manifester son désir de recommencer à célébrer l’Eucharistie avant de mourir. »

Or voici la vérité. Par Miguel d’Escoto lui-même, qui était interrogé hier à la télévision du Nicaragua. Il a révélé que la levée de la sanction avait été rendue possible grâce au soutien du nonce apostolique au Nicaragua, Mgr Fortunatus Nwachukwu, qui lui a conseillé d’écrire au pape. Puis il a déclaré :

« Le Vatican peut réduire tout le monde au silence, alors Dieu fera parler les pierres, et les pierres pourront transmettre leur message, mais Dieu n’a pas fait cela, il a choisi le plus grand des Latino-Améicians de tous les temps : Fidel Castro. C’est à travers Fidel Castro que le Saint-Esprit nous envoie le message. Ce message de Jésus, de la nécessité de la lutte pour établir, fermement et de façon irréversible, le royaume de Dieu sur cette terre, ce qui est son alternative à l’empire. »

Merci François.

Coup de chapeau à l’évêque d’Araucanie

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Un célèbre jésuite chilien invité à la télévision s’est répandu en discours hétérodoxes sur la famille et la vie. L’évêque de Villarica, en plein pays Mapuche (Araucanie), a réagi d’excellente façon. (Message à Jean Raspail : voilà un évêque qui mériterait d’être le grand aumônier du royaume de Patagonie.) C’est à lire chez Benoît et moi.

Message personnel

Pour Jorge Mario Bergoglio.

Il y a 14 ans, en la fête de la Transfiguration de l’an 2000, le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, signait la déclaration doctrinale Dominus Jesus « sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ et de l’Eglise ». Le 16 juin précédent, le pape saint Jean-Paul II, « avec science certaine et son autorité apostolique », avait approuvé et confirmé la déclaration, et ordonné sa publication.

Extrait :

Il existe donc une unique Église du Christ, qui subsiste dans l'Église catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Évêques en communion avec lui.Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l'Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières.Par conséquent, l'Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l'absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l'Évêque de Rome, d'une façon objective, possède et exerce sur toute l'Église conformément à la volonté divine.

En revanche, les Communautés ecclésiales qui n'ont pas conservé l'épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Églises au sens propre ; toutefois, les baptisés de ces Communautés sont incorporés au Christ par le baptême et se trouvent donc dans une certaine communion bien qu'imparfaite avec l'Église.Le baptême en effet tend en soi à l'acquisition de la plénitude de la vie du Christ, par la totale profession de foi, l'Eucharistie et la pleine communion dans l'Église.

« Aussi n'est-il pas permis aux fidèles d'imaginer que l'Église du Christ soit simplement un ensemble — divisé certes, mais conservant encore quelque unité — d'Églises et de Communautés ecclésiales ; et ils n'ont pas le droit de tenir que cette Église du Christ ne subsiste plus nulle part aujourd'hui de sorte qu'il faille la tenir seulement pour une fin à rechercher par toutes les Églises en commun. »(1) En effet, « les éléments de cette Église déjà donnée existent, unis dans toute leur plénitude, dans l'Église catholique et, sans cette plénitude, dans les autres Communautés. » « En conséquence, ces Églises et Communautés séparées, bien que nous les croyions souffrir de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L'Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d'elles comme de moyens de salut, dont la force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l'Église catholique. »

Le manque d'unité entre les chrétiens est certes une blessure pour l'Église, non pas comme privation de son unité, mais « en tant qu'obstacle pour la réalisation pleine de son universalité dans l'histoire ».

(1) Citation de la déclaration Mysterium Ecclesiae de 1973, signée par le cardinal Franjo Seper, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, approuvée et confirmée par le pape Paul VI si cher à Jorge Mario Bergoglio.

05 août 2014

La Corée du Nord imperturbable

L’archidiocèse de Séoul, dans une lettre au gouvernement de Corée du Nord, avait invité les catholiques de ce pays à participer à la messe du pape le 18 août prochain à la cathédrale de Myeongdong.

L’« Association des catholiques de Corée du Nord » a rejeté l’invitation, au motif que la Corée du Sud « n’a pas annulé les manœuvres militaires conjointes avec les Etats-Unis, une position qui rend toute visite impossible ».

Chacun sait que l’« Association des catholiques de Corée du Nord », qui prétend avoir 3.000 membres, est une organisation fictive du gouvernement nord-coréen (il n’y a aucun prêtre dans le pays, et tout culte est strictement interdit en dehors de celui des « grands dirigeants » Kim Il-sung et Kim Jong-il), mais on pouvait penser que le régime pourrait se saisir de l’occasion pour montrer qu’il respecte la liberté religieuse et donner un tout petit signe d’ouverture qui n’engage à rien. Mais non. Le régime stalinien bétonné ne bougera pas d’un poil.

Les Coréens les plus optimistes font valoir que ce n’est pas le gouvernement en tant que tel qui a répondu, ce qui laisse un espoir qu’il y ait une délégation nord-coréenne. Espoir a priori absurde. Mais il n’y a rien de plus absurde que le gouvernement nord-coréen.

15:22 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0)

Croix enlevées : l’évêque de Wenzhou réagit

Depuis le début de l’année, les autorités ont enlevé au moins 360 croix d’édifices religieux protestants et catholiques dans la province du Zhejiang, sous prétexte qu’il s’agit d’édifices illégaux ou qui ne respectent pas les normes d’urbanisme.

Le 30 juillet, Mgr Vincent Zhu Weifang, l’évêque de Wenzhou, la capitale de la province, a publié une lettre pastorale dans laquelle il dénonce ces destructions.

L’évêque commence par demander pardon aux prêtres et aux fidèles pour avoir tant tardé à réagir. À les « consoler, les encourager et renforcer leur foi ». C’est, dit-il, qu’il pensait que cette campagne, qui le laissait perplexe, ne durerait pas. Cette campagne de destruction est « mauvaise et injuste », dénonce-t-il, parce que même des bâtiments parfaitement en règle sont touchés. Cibler le symbole de la foi chrétienne « aggrave la tension entre l’Eglise et le gouvernement » et crée une « instabilité sociale ». Mgr Zhu demande aux fidèles de prier pour le diocèse en offrant un rosaire quotidien et un chemin de croix chaque vendredi. Il ocnclut en disant : « Nous prions pour que ceux qui nous persécutent changent. »

Ce qui est notable dans cette réaction est que Mgr Zhu est un évêque de l’Eglise officielle, donc reconnu par le gouvernement communiste. Et qu’il est également reconnu par le Saint-Siège.

Le lendemain 31 juillet, les prêtres du diocèses ont à leur tour publié un texte, demandant au gouvernement provincial d’arrêter la démolition des croix, et de dire quelle loi ou quel règlement stipule qu’il serait illégal de poser une croix sur le toit d’une église ou qu’une seule croix est permise dans un secteur donné. Les prêtres (de l’Eglise officielle) demandent au gouvernement provincial de « respecter l’Eglise catholique, respecter nos croix sacrées et inviolables, et respecter les sentiments religieux des catholiques ».

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04 août 2014

En Afrique aussi, la famille se désintègre

« La menace contre la famille dans notre région est beaucoup plus réelle actuellement qu’elle ne l’était auparavant » affirme le communiqué final de la 18ème Assemblée plénière de l’AMECEA (Association des Membres des Conférences épiscopales d’Afrique orientale) qui s’est récemment tenue dans la capitale du Malawi, Lilongwe, informe l’agence Fides.

« La crise du mariage et de la famille est aggravée par l’individualisme de la société contemporaine, par l’écroulement des valeurs morales, les attaques portées contre l’unité de la famille, la pauvreté et par le chômage », écrivent les 250 évêques d’Afrique orientale.

« En tant qu’Eglise dans la région, nous nous engageons à offrir des soins pastoraux aux familles désagrégées et à tous ceux qui se trouvent en difficulté au sein de leurs familles » affirme le document qui réaffirme la conception de la famille comme « union d’amour indissoluble fondée par un homme et une femme, ouverte à la procréation » et qui dénonce « les unions de personnes du même sexe et autres déviances qui vont à l’encontre de la nature humaine et de la loi naturelle ».

A noter que l’assemblée à élu comme nouveau président le chef d’une Eglise catholique orientale : Mgr Berhaneyesus Demerew Souraphiel, archevêque métropolitain d’Addis-Abeba des Ethiopiens, primat de l’Eglise catholique éthiopienne (érigée en 1961).

16:13 Publié dans Eglise, Famille | Lien permanent | Commentaires (0)

En privé le pape est hétérodoxe, et il le fait savoir

Nombre de propos de François sont terriblement ambigus. Leur interprétation obvie est qu’ils sont hétérodoxes, mais en les examinant on découvre généralement qu’on peut leur donner une interprétation catholique. Ce n’est pas le cas de son discours de Caserte aux fidèles de son ami pentecôtiste Traettino. A cause d’une référence à Cullman, comme l’explique Alessandro Gnocchi (traduit par Benoît et moi).

Une fois de plus, François parle de la « diversité » et de « l’unité » dans « l’Eglise », sans préciser s’il parle de l’Eglise catholique ou d’une hypothétique Eglise qui réunisse tous les chrétiens au-delà de leurs dénominations. Mais cette fois il appuie son propos sur Oscar Cullmann :

« L'Esprit Saint fait la diversité dans l'Église, et cette diversité est si riche, si belle; mais, plus tard, le même Esprit Saint fait l'unité. Et ainsi l'Eglise est une dans la diversité. Et pour utiliser une belle parole d'un évangélique que j'aime beaucoup: une diversité réconciliée par l'Esprit Saint. »

L’évangélique qui a parlé de la diversité réconciliée par l’Esprit Saint, c’est Cullman. C’est lui, souligne Gnocchi, qui a imaginé en 1986, dans un ouvrage intitulé L'unité à travers la diversité, le passage « de la diversité excommuniée à la diversité réconciliée ».

Cette fois, il est donc très clair que François expose une ecclésiologie hérétique, l’ecclésiologie « évangélique », celle d’une super-“Eglise” spirituelle englobant tous ceux qui se réclament de Jésus d’une façon ou d’une autre, et qu’en passant il blasphème le Saint-Esprit.

Heureusement, il s’agit d’un propos privé. Puisqu’on nous a dit et répété qu’il s’agissait d’une visite privée.

Mais ce qui est ahurissant est que ce propos ouvertement hétérodoxe (associé à une repentance surréaliste) se retrouve sur le site du Vatican, au moins en deux endroits : dans la rubrique des discours officiels du pape (tout en nous rappelant que c’est une visite privée…), et dans le Bulletin d’informations du Saint-Siège.

Et, autre scandale, dans le Bulletin en question, donc sur le site du Saint-Siège, on trouve aussi le discours du pasteur Traettino…

01 août 2014

A 8 ans, elle a donné sa vie pour les Franciscains de l’Immaculée

Le 27 juillet dernier, les Franciscains de l’Immaculée annonçaient sur leur page Facebook la mort, ou plutôt la naissance au ciel, la veille, de Caterina Maria Sudrio, 8 ans, fille d’un tertiaire de la communauté et sœur de trois des religieux, emportée par une tumeur cérébrale. Elle avait été confirmée le 9 mars par dérogation spéciale.

Le père de Caterina a donné un émouvant témoignage, qu’on peut trouver ici, et dont je reprends la traduction publiée sur le Forum catholique:

10501996_10204220529584111_4769080155064446508_n.jpgElle a offert consciemment sa maladie pour le P. Stefano Manelli et pour l'Institut des Franciscains de l’Immaculée.

A 4 ans elle a demandé sur un ton sérieux à vouloir se confesser au P. Pietro Luongo F.I. Elle a été baptisée par le P. Stefano Manelli et a reçu de lui la Première Communion, à 5 ans et demi, le jour de Noël, lors de la Sainte Messe de rit tridentin.

Tous les soirs à 19h20 il lui fallait aller sans faute à la Bénédiction Eucharistique au sanctuaire du Buon Consiglio.

Elle a offert consciemment sa maladie pour le P. Stefano Manelli et pour l'Institut des Franciscains de l’Immaculée, frères et sœurs.

Elle savait qu'elle ne guérirait pas.

Son film préféré depuis toujours était Marcellino Pane e Vino et sa chanson préférée Preferisco il Paradiso (je choisis le Paradis), entendue dans un film sur St Philppe Neri.

Elle ne s'est jamais plainte, je dis bien jamais, de sa maladie (tumeur maligne de l'épiphyse). Quand je lui demandais "comment te sens-tu" elle répondait toujours "bien", accompagné d'un sourire.

Elle répétait encore, tant qu'elle a pu parler, que Jésus était venu apporter la joie.

Je peux dire que le Bon Dieu l'a fait croître pour Lui et Il l'a prise le jour de Marie, en la fête de Sainte Anne et de Saint Joachim, samedi 26 juillet 2014 à l'âge de 8 ans.

Consummatum est !

15:07 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (13)

31 juillet 2014

Le cardinal qui ne sait pas

Le cardinal Hummes, « archevêque émérite de Sao Paulo et l’un des principaux conseillers du chef suprême de l’Eglise catholique », a donné une grande interview à Noticias. Extrait :

— Si Jésus vivait aujourd'hui, est-ce qu’il serait favorable au mariage gay ?

— Je ne sais pas. Je ne fais aucune hypothèse à ce sujet. C’est l’Eglise dans son ensemble qui doit répondre. Nous devons prendre soin de ne pas soulever de questions individuellement, car cela finit par créer plus de problèmes pour atteindre une conclusion valable. Je pense que nous devons le faire ensemble, écouter les gens, ceux qui sont concernés, les évêques. C’est l’Eglise qui doit indiquer les chemins, et il doit y avoir un chemin pour tous.

Précision 1. Le cardinal Hummes, franciscain, est l’homme qui était à côté de François après son élection sur le balcon.

Précision 2. J’ai un scoop : Jésus est vivant aujourd'hui. Et il condamne tous les faux mariages. Par exemple ici.

30 juillet 2014

Cinq morts à Kano

L'explosion d'une bombe a fait cinq morts et huit blessés dimanche dernier devant une église catholique de Kano, la plus grande ville du nord du Nigeria.

Un homme a lancé la bombe sur les fidèles qui sortaient de la messe.

15:51 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0)

Les persécuteurs des Franciscains de l’Immaculée poursuivent un blogueur

Francesco Colafemmina, dont le blog Fides et Forma s’était fait connaître sous Benoît XVI, avait pris position contre la persécution des Franciscains de l’Immaculée. Il a été convoqué par la police, sur plainte pour « diffamation » du P. Alfonso Maria Bruno, le bras droit du commissaire Volpi chargé de détruire la communauté.

Marco Tosatti dénonce cette tentative de censure judiciaire sur son blog de La Stampa. Traduction chez Benoît et moi.

15:47 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

L’évêque de Ciudad del Este suspendu (fausse nouvelle)

Suite à la visite apostolique du diocèse de Ciudad del Este, au Paraguay, le vicaire général Carlos Urrugoity a été renvoyé, et « l’évêque ultra-conservateur », comme dit Apic, Mgr Rogelio Livieres Plano, a été temporairement suspendu.

Il faut absolument détruire cet évêché où la messe de saint Pie V a partout droit de cité, et où le séminaire diocésain a 240 séminaristes en soutane.

Addendum

Apic dément sa propre information, attribuée à la "presse locale". Le vicaire général est suspendu. L'évêque ne l'est pas. Les ordinations prévues le 15 août sont suspendues "par mesure de précaution".

Addendum 2

Voici ce que dit Radio Vatican. J'ai mis en gras ce qui me paraît important.

Le Vatican a demandé à un évêque du Paraguay, Mgr Livieres, évêque de Ciudad del Este, de ne plus procéder à des ordinations sacerdotales. Cette décision a été prise dans le cadre de la visite canonique d’un émissaire du Vatican, le cardinal espagnol Santos Abril y Castello. Répondant aux journalistes, ce mercredi, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a précisé qu’il s’agissait d’une mesure prudentielle et qu’aucune autre disposition n’avait été communiquée. Par ailleurs le vicaire général de ce même diocèse, a été suspendu de ses fonctions par son évêque le 14 juillet dernier, quelques jours avant le début de l’enquête canonique décidée par le Vatican, et officiellement destiné à d’autres fonctions.

Le dossier est compliqué, mêlant malversations financières, problèmes de formation des prêtres et accusations de pédophilie. D’un côté un vicaire général argentin, le père Carlos Urrutigoity, exclu, précédemment de la Fraternité Saint-Pie-X, puis accueilli dans ce diocèse catholique du Paraguay. Il est suspecté d’avoir commis des abus sexuels sur mineurs aux Etats Unis. Il avait le soutien de son évêque Mgr Livieres. Or ce dernier est lui-même accusé d’avoir détourné plusieurs millions de dollars reçus d'une entreprise locale qui exploite un gigantesque barrage hydroélectrique sur le Parana. Mais ce n’est pas tout : Selon des organisations de laïcs, l’argent devait servir à des œuvres sociales, mais Mgr Livieres s’en est servi pour son nouveau séminaire, où selon les évêques paraguayens, il dispense un enseignement très conservateur et bâclé [!!!]. Pour enquêter sur ces scandales, qui ont suscité l’indignation de la population et la colère des évêques paraguayens, le Pape François a dépêché sur place un de ses hommes de confiance, le cardinal Santos Abril y Castello, archiprêtre de la basilique romaine Sainte-Marie-Majeure. Il devra lui présenter un rapport détaillé sur cette visite canonique. En attendant le vicaire a été suspendu et l’évêque interdit d’ordinations.

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Martyrs du vivre ensemble ?

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, en voyage au Kurdistan irakien, déclare sur RMC qu’il faut encourager les chrétiens d’Irak à rester dans ce pays où ils ont développé depuis des siècles « un art de vivre ensemble qui est aussi une grande richesse pour l’humanité» : « Il vaut mieux partir que de se faire tuer évidemment, mais le but n’est pas que tout le monde parte, c’est qu’on arrive à rester et à continuer à vivre ensemble. »

Ce n’est pas par amour de la bisounoursique et suicidaire idéologie occidentale du « vivre ensemble » que les chrétiens d’Irak peuvent ou doivent rester dans leur pays. C’est pour y témoigner du Christ et de son Eglise. Ils sont des martyrs du Christ. Ils ne seront jamais des martyrs du vivre ensemble, quoi qu’en dise Mgr Barbarin.

Dans le même temps, Mgr Michel Dubost, président du Conseil de l’épiscopat français pour les Relations interreligieuses, qui accompagne le cardinal Barbarin dans ce voyage organisé par Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, publiait ce message :

Chers frères et sœurs musulmans,

Voici la grande fête de l’Aïd.
A cette occasion, nous vous souhaitons joie, prospérité et paix.

Nous voulons aussi vous exprimer nos sentiments les plus fraternels.

Le chômage des jeunes, les difficultés économiques de la France, les tragiques événements du monde et, notamment, ceux du Nigéria, de Centrafrique, de Syrie, d’Irak, et peut-être encore plus ceux de Gaza troublent profondément tous les citoyens de notre pays.

Beaucoup de ces drames vous touchent plus profondément que les autres citoyens français, parce que ces tragédies impliquent souvent des musulmans et que les personnes exclues, blessées, assassinées, déplacées, exilées sont majoritairement des musulmans.

Nous, Français, nous nous sentons souvent impuissants devant l’ampleur des tragédies. Mais nous pouvons donner ici en France l’exemple d’une responsabilité partagée, d’une recherche d’amitié, d’une volonté de créer du lien.

La fête de l’Aïd est celle de la confiance en Dieu d’Abraham au moment du sacrifice. Nous voulons, au plus profond de notre foi chrétienne, nous unir à vous dans cette confiance : Dieu est miséricordieux !

Evry, le 22 juillet 2014

Mgr Michel Dubost
Evêque d’Evry-Corbeil-Essonnes
Président du Conseil pour les Relations interreligieuses

« Les personnes exclues, blessées, assassinées, déplacées, exilées sont majoritairement des musulmans. »

Si un seul centime de l’argent que j’ai donné cette année à l’Œuvre d’Orient a pu servir à financer la petite visite de Mgr Dubost aux chrétiens d’Irak qu’il poignarde dans le dos, ça me donne envie de vomir.

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Quand le privé devient public, voire magistériel

Le Saint-Siège avait annoncé que François se rendrait à Caserte le 26 juillet pour une visite privée à son ami le « pasteur » Machinchose, l’un de ceux devant lesquels il s’était mis à genoux en 2006 à Buenos Aires.

Quelqu’un ayant dû faire remarquer au souverain pontife que ce serait un peu violent de rendre visite à un protestant et à sa communauté protestante le 26 juillet, qui est la fête patronale de sainte Anne à Caserte, François a modifié son programme : le 26, il irait rendre visite aux catholiques qui persistent à vénérer une sainte Anne absente des Ecritures, et il irait le 28 rendre visite à son ami et à sa communauté.

Il était bien précisé qu’il s’agissait d’une visite « privée ». Et les comptes-rendus disent toujours « visite privée ». Il n’empêche que le discours « du Saint-Père François » à la communauté protestante de Caserte a été aussitôt publié sur le site du Vatican, dans la catégorie des « discours » du « Saint-Père ».

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On lira la traduction du discours chez Benoît et moi. Entre les lieux communs du bergoglisme et une ahurissante caricature de repentance, on y retrouvera, en version light, le discours œcuméniste de 1986 : l’unité est faite puisque nous sommes ensemble, le Saint-Esprit « nous tient dans l'unité » et « nous unit comme églises réconciliées dans la diversité ».

19 juillet 2014

La rébellion des séminaristes de Pékin

La cérémonie de remise des diplômes et la messe de clôture n’a pas pu avoir lieu cette année au séminaire national (d’Etat) de Pékin, parce que les séminaristes ont refusé de participer à des cérémonies qui devaient être présidées par… le recteur du séminaire. A savoir Mgr Joseph Ma Yinglin, qui a été sacré évêque de Kunming en 2006 sans autorisation du pape, et a été ensuite excommunié. On apprend à cette occasion que depuis qu’il est recteur du séminaire (2010), Mgr Ma Yinglin n’y a jamais célébré de messe.

Face aux véhémentes protestations des séminaristes, la direction du séminaire a proposé Mgr John Fang Xingyao, évêque de Linyi et membre du bureau du séminaire : il a été sacré régulièrement en 1997. Mais depuis lors il s’est rapproché du régime communiste au point de devenir… président de l’Association patriotique des catholiques de Chine, c’est-à-dire de l’Eglise officielle, et à ce titre de participer à plusieurs ordinations épiscopales illicites. Les séminaristes ont également refusé. Et il n’y a pas eu de messe, ni de remise des diplômes…

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15 juillet 2014

Pendant ce temps-là, la "normalisation" s’avance

Le pape a ordonné une visite apostolique au diocèse et à l’évêché de Ciudad del Este, au Paraguay. Le prétexte est que le nouveau vicaire général est un prêtre qui a été poursuivi pour abus sexuels sur mineurs en 2002 aux Etats-Unis. Sans doute est-ce une imprudence de l’évêque, Mgr Rogelio Ricardo Livieres Plano, qui donne ainsi des verges pour se faire battre. Le diocèse de Ciudad del Este est connu comme une exception théologique et liturgique dans le désert latino-américain livré aux épigones de la théologie de la libération et aux sectes pentecôtistes qu’aime tellement François. Le séminaire de ce petit diocèse accueille quelque 240 séminaristes en soutane. On avait pu voir sur le Forum catholique des photos d'une cérémonie de tonsure au cours d’une messe de saint Pie V célébrée par le directeur du séminaire. Il est temps de mettre ces gens-là au pas, c’est-à-dire de les détruire, comme les Franciscains de l’Immaculée.

*

L’abbé Thomas Ladner est un prêtre de la paroisse de Stans, dans le Tyrol. Il est en soutane et il enseigne le catéchisme dans l’école du village. Ou plutôt il enseignait. Car l’évêque vient de le révoquer. Parce qu’il a osé parler aux enfants de l'enfer et du purgatoire, ce qui n’est « pas adapté » à leur âge, d'avoir parlé de la famille « en termes qui ne sont plus actuels » et de l'avoir fait dans « un langage rhétorique ». Les parents d’élèves, qui apprécient le travail de l’abbé Ladner, ont lancé une pétition pour le soutenir, et le maire a écrit au diocèse pour se plaindre de l’agitation provoquée dans son village par cette « décision inacceptable ».

*

Un curé de campagne de diocèse de Novara, a osé écrire :

« Pour l'Eglise, qui agit au nom du Fils de Dieu, le mariage entre baptisés est toujours et seulement un sacrement. Le mariage civil et la cohabitation ne sont pas un sacrement. Par conséquent ceux qui se placent en dehors du sacrement en contractant le mariage civil vivent une infidélité continue. Il s'agit d'un péché, non pas occasionnel (par exemple, un homicide), ou d'une infidélité par légèreté ou par habitude, [mais] que la conscience appelle au devoir de s'amender à travers un repentir sincère, et le vrai but est toujours de se détourner du péché et des occasions qui conduisent à lui. »

Sandro Magister fait remarquer que le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode, a immédiatement exposé ce prêtre à la risée publique, disant que ses paroles sont « une folie, une opinion strictement personnelle d'un pasteur qui ne représente personne, même pas lui-même ».

C’était le 26 juin. Sandro Magister ajoute que la veille, 25 juin, le cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto, disait dans une interview :

« Les catholiques divorcés et remariés ne peuvent pas recevoir la sainte communion dès lors que, quelles que soient leur disposition personnelle ou les raisons de leur situation, connues peut-être de Dieu seul, ils persistent dans une conduite qui est objectivement contraire au commandement clair de Jésus. C'est le point-clé. Le point-clé n'est pas qu'ils ont commis un péché; la miséricorde de Dieu est abondamment assurée à tous les pécheurs. L'homicide, l'adultère, et d'autres péchés, peu importe la gravité, sont pardonnés par Jésus, en particulier à travers le sacrement de la réconciliation, et le pécheur pardonné reçoit la communion. En matière de divorce et de remariage, le problème réside dans la décision consciente, pour diverses raisons, de persister dans une situation permanente d'éloignement du commandement de Jésus. »

Vérité outre-Atlantique, erreur à Rome : telle est l’Eglise de l’anarchie qui se développe.

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Dans la série « le pape aditmainapadit »

Plutôt « adit » que « napadit », puisqu’il n’y a pas de démenti du sapeur Lombardi, François à Brian Stiller, « ambassadeur mondial de l’Alliance évangélique mondiale », qu’il a rencontré pendant trois heures :

« Ça ne m’intéresse pas de convertir les évangéliques au catholicisme. Je veux que les gens trouvent Jésus dans leur propre communauté. Il y a tant de doctrines sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord. Ne perdons pas notre temps avec cela. Faisons plutôt en sorte de montrer l’amour de Jésus. »

*

Plutôt « mainapadit », puisqu’il y a un démenti du sapeur Lombardi. Quoique plutôt « adit », vu que ce démenti est proprement grotesque : c’est la nouvelle interview de François par Scalfari dans La Repubblica :

« Beaucoup de mes collaborateurs qui luttent avec moi me rassurent avec des données fiables qui évaluent la pédophilie dans l'Église au niveau de 2%. Cette constatation devrait me tranquilliser, mais je dois vous dire qu'elle ne me tranquillise pas du tout. Je la considère même très grave. 2% des pédophiles sont des prêtres et même des évêques et des cardinaux. »

D’abord 2% des prêtres sont « pédophiles ». Puis 2% des « pédophiles » sont des prêtres. Les deux taux sont incompatibles, et aucun des deux ne correspond aux chiffres connus.

- Sainteté, vous travaillez assidûment pour intégrer la catholicité avec les orthodoxes, les anglicans...

Il m'interrompt et poursuit:

- Avec les vaudois, que je trouve des religieux de premier ordre, avec les pentecôtistes et naturellement, avec nos frères juifs.

- Eh bien, beaucoup de ces prêtres ou pasteurs sont régulièrement mariés. Comment va évoluer au fil du temps ce problème dans l'Eglise de Rome ?

- Peut-être ne savez-vous pas que le célibat a été établi au Xe siècle, c'est-à-dire 900 ans après la mort de notre Seigneur. L'Eglise catholique orientale a à ce jour la faculté que ses prêtres se marient. Le problème existe certainement mais n'est pas d'une grande ampleur. Il faut du temps, mais il y a des solutions et je les trouverai.

Bien sûr il y a le pape qui veut intégrer à la catholicité les vaudois qui sont des religieux de premier ordre, les anglicans avec leurs femmes évêques et aussi, « naturellement », nos frères juifs… Mais il y a aussi cette affirmation ahurissante que « le célibat a été établi au Xe siècle ». Et François le souligne : « Peut-être ne savez-vous pas. » Lui, il sait. Mais il faudrait qu’il nous explique. Parce que aucun historien n’avance cela. Les « historiens » anticatholiques disent que le célibat a été établi non pas au Xe mais au XIe siècle. C’est-à-dire par la réforme grégorienne, de saint Grégoire VII. Or il ne s’agissait évidemment pas d’établir le célibat, mais de réaffirmer la discipline du célibat, qui remonte aux apôtres et a été confirmée par maints conciles régionaux et d’abord par le premier concile œcuménique de Nicée.

*

Dans le même genre on avait déjà eu l’interview au Messagero, le 30 juin, où le pape adimainapadit (sans démenti du sapeur Lombardi) que les communistes ont volé à l’Eglise le drapeau des pauvres, et aussi :

« La Corée représente beaucoup, elle a derrière elle une belle histoire, pendant deux siècles, elle n'avait pas de prêtres et le catholicisme s'est maintenu grâce aux laïcs. »

Ce n’est pas la Corée, mais le Japon. Il n’y a rien de tel dans l’histoire de la Corée, même s’il y eut aussi des persécutions.

*

Dans l'interview à La Repubblica, François aditmainapadit aussi, parlant de Jésus (et des "pédophiles", bien sûr) :

« Quand il utilisait le bâton, il l'empoignait pour chasser le diable qui avait pris possession de cette âme. »

On aimerait savoir d'où lui vient cette révélation...

*

Pour la nouvelle interview à La Repubblica, le sapeur Lombardi a repris le démenti qu’il avait déjà fait lors de la précédente interview. Déjà, ce démenti-là ne pouvait convaincre que les plus niais des bisounours franciscolâtres. Mais cette fois il ne peut convaincre personne, puisqu’il est parfaitement clair que le pape a de nouveau invité Scalfari pour qu’il refasse ce qu’il avait déjà fait.

Le proverbe dit : « Errare humanum est, perseverare diabolicum. » Or nous avons désormais la preuve que le premier coup n’était pas une erreur.

Le grotesque du nouveau démenti éclate dans l’affaire des guillemets. Le sapeur Lombardi a découvert que dans l’article de La Repubblica certaines phrases attribuées au pape commencent par des guillemets, mais que ces guillemets ouverts ne sont pas fermés. Ce qui serait la preuve de propos manipulés…

Le sapeur Lombardi serait-il un lecteur de Musset ? Ces guillemets ouverts qu’on ne ferme pas font furieusement penser à cette petite pièce de Musset où la marquise dit par trois fois :

- Fermez donc cette porte ; il vient un vent horrible.

- Fermez donc cette porte, vous me glacez.

- C’est effrayant. Mais fermez donc la porte.

En effet, il vient un vent horrible. En effet, ce qui est après les guillemets ouverts est glaçant. En effet, c'est effrayant, et il faudrait fermer cette porte de toute urgence.

11 juillet 2014

N’importe quoi

Du cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa et président de Caritas Internationalis :

« Imaginez si Saint Paul avait cherché à entrer en Europe aujourd'hui. Il aurait été considéré comme clandestin et renvoyé chez lui. »

Est-ce que vraiment le fait d’être cardinal et ami du pape donne le droit de proférer quelque chose d’aussi littéralement insensé ?

12:40 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (8)

10 juillet 2014

François chez le pasteur

« Strictement privé », mais dûment annoncé par le Vatican, car tout le monde doit le savoir : François se rendra le 26 juillet à Caserta, près de Naples, pour une « visite strictement privée » à un ami connu à Buenos Aires en 2006, le Pasteur (la capitale est du Vatican) évangélique Giovanni Traettino et à son église de la Réconciliation. « L'idée en est venue, le mois dernier, lors d'une rencontre à Ste-Marthe avec un groupe de pasteurs. »

Le « révérend Dr Giovanni Traettino, évêque-président de l’Eglise évangélique de la Réconciliation » (dit-il de lui-même) est aussi depuis 1992 co-président de la Consultation charismatique italienne avec le catholique Matteo Calisi, qui se dit « ministre de la réconciliation », et qui a (notamment) fondé en Argentine, avec le soutien enthousiaste du cardinal Bergoglio, la « Communion renouvelée entre catholiques et évangéliques ».

On se souvient dans quelles circonstances le cardinal Bergoglio avait rencontré son ami Giovanni Traettino en 2006 : c’était à cette réunion œcuménique pentecôtiste où il s’était fait bénir, à genoux, par des pasteurs (et le P. Cantalamessa) :

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En faisant une petite recherche sur internet à propos de ce Traettino, je suis tombé sur une vidéo dont je n’avais pas encore entendu parler. Il s’agit d’un message vidéo du pape à une assemblée évangélique américaine, dirigée par un télévangéliste absolument caricatural, Kenneth Copeland. Ce message avait été enregistré sur le Smartphone d’Anthony Palmer, lui aussi ami du pape, donc, et qui est « évêque », tenez-vous bien, de la « Communion des Eglises évangéliques épiscopales (tradition anglicane celtique) ». Sic. C’est « Tony » Palmer qui avait apporté le message à la réunion de Kenneth Copeland. Le message de 7 minutes en italien sous-titré en anglais est ici, la vidéo complète de la réunion de Kenneth Copeland et Tony Palmer (45 minutes, avec le message du pape à partir de 31’40) est . Mais je ne vous conseille pas de la voir. Ça fait vraiment mal de voir le pape en compagnie de ces gens-là.

Au fait, le 26 juillet, c’est la fête de sainte Anne : une fête doublement rejetée par les protestants, parce qu’on ne fête pas les saints, et parce que, en outre, cette Anne ne figure pas dans l’Ecriture.

07 juillet 2014

Et François vint

Propos de Mgr Socrates Villegas, archevêque de Lingayen-Dagupan et président de la conférence des évêques des Philippines, sur François :

« Il a tranquillement fait de l’Eglise, qui était une institution malade, dogmatique, autoréférentielle et autoritaire, une Eglise douce, sociale, compatissante et persuasive, grâce au pouvoir de l’amour et de la miséricorde. »

(« He has slowly moved the Church from being a dogmatic, self engrossed and authoritative sick institution to being a gentle, outreaching, compassionate and persuasive Church through the power of love and Mercy. »)

Et Dieu dans tout ça ?

Les six titres de Radio Vatican ce matin, sur News.va :

Le Pape François déplore le système économique qui exploite l'homme

Pape François : « une génération sans travail, c'est une défaite pour l'humanité »

Le Pape achève sa visite au Molise en ouvrant l'année jubilaire célestinienne

Le Pape appelle à plus de générosité dans l'aide aux réfugiés

Les flux migratoires, une chance pour l'Europe selon le cardinal Vegliò

Dans le Molise le Pape François invoque le courage de la solidarité pour panser la plaie dégradante du chômage

05 juillet 2014

Mgr Gaucher est mort

Mgr Guy Gaucher est mort le 3 juillet à l’âge de 84 ans.

Il est une illustration que les voies de Dieu sont impénétrables. Car voilà un évêque qui n’aura jamais été évêque au sens où l’on entend ce mot, et qui pourtant l’aura été de façon cachée mais efficace…

Mgr Gaucher avait été consacré en 1986 pour l’évêché de Meaux. Mais il fut très vite victime d’une maladie, et quelque mois après il était nommé évêque auxiliaire de Bayeux-Lisieux, en résidence à Lisieux.

Telle est l’information que l’on voit partout. En réalité, Mgr Gaucher fut victime d’une terrible cabale à Meaux. L’évêché était noyauté et dirigé par des progressistes purs et durs, sous la houlette de Mgr Louis Kühn. Lorsque Mgr Gaucher arriva à Meaux, Mgr Kühn lui fit faire le tour du diocèse au pas de charge, puis le laissa devant l’évêché, volets clos et porte fermée, sans lui donner la clef. Mgr Gaucher dut aller à l’hôtel. Et il se heurta à un mur d’hostilité, ou plutôt de haine, de la part des partisans de l’ouverture et du dialogue. Il n’était pas psychologiquement armé pour cela et fit une grave dépression.

Il fut alors nommé à Lisieux, non pas comme évêque, mais pour qu’il continue ses travaux sur sainte Thérèse, dont il était, lui même carme, un grand spécialiste (et aussi spécialiste de Bernanos, et voyant très bien les connexions entre ces deux personnalités). Il fut alors l’un des principaux artisans de l’édition des œuvres complètes de sainte Thérèse, et il fut aussi l’évêque, « docteur de la foi », qui fournit à Jean-Paul II le dossier permettant au pape de proclamer en toute sûreté sainte Thérèse docteur de l’Eglise.

16:31 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

Le synode dira le « cheminer ensemble »…

Dans une interview, le cardinal Baldisseri, secrétaire général du synode, remet quelques pendules à l’heure (et fait in fine l'éloge de la Manif pour tous), mais une des ses réponses est ahurissante. Reprenant l’expression « cheminer ensemble » (sans « discrimination »), le journaliste remarque que certains fidèles sont perplexes et se demandent : « N'allons-nous pas avoir des conseils pastoraux et des organismes connexes présidés par des divorcés remariés ou des homosexuels déclarés et pratiquants (comme c'est déjà arrivé dans une paroisse de l'archidiocèse de Vienne entre mille polémiques) ? »

[Il y a en effet un homosexuel « déclaré et pratiquant » qui préside un organisme paroissial près de Vienne, avec le soutien explicite de l’archevêque qui a désavoué le curé qui n'était pas d'accord. Et ce n’est qu’un exemple des scandales du « cheminer ensemble ». On sait qu’en de nombreux endroits des prêtres bénissent des « mariages » de divorcés remariés, et leur donnent la communion. Et l’on sait désormais que l’archevêque Bergoglio l’a fait lui-même.]

Réponse intégrale du cardinal Baldisseri :

- Sur le «cheminer ensemble» dans la communauté, ce sera le Synode qui donnera les orientations appropriées.

Bref, il ne sait pas si c’est bien ou non qu’un homosexuel militant ou des divorcés remariés dirigent un conseil paroissial. Il faut attendre que le synode le dise…

16:11 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2)

"Where have all the bloggers gone ?"

Sous ce titre qui paraphrase une chanson mondialement célèbre dans les années 60 (et bien au-delà), le P. Ray Blake constate que le règne de Benoît XVI avait provoqué une floraison de blogueurs, qui aujourd’hui se sont tus.

Pourquoi ?

Il répond ceci : « La plupart des catholiques mais surtout le clergé veulent être fidèles au pape, afin de maintenir l'unité de l'Eglise ; aujourd'hui, la loyauté est peut-être mieux exprimée par le silence. »

Il pense manifestement surtout aux prêtres blogueurs. Lesquels préfèrent se taire désormais, pour deux raisons, que l’on trouve abondamment (même si partiellement) exprimées dans les nombreux commentaires de ce billet. Je les exprimerai ainsi en y ajoutant mon grain de sel :

- La première raison est qu’un catholique ne doit pas critiquer le pape. Dans l’Eglise post-tridentine, surtout à partir du XIXe siècle, s’est développée cette étrange idée que le pape, puisqu’il est choisi par le Saint-Esprit, dit et fait toujours ce qui est le mieux pour l’Eglise, et que par conséquent on ne peut jamais remettre en cause, sous quelque aspect que ce soit, ce qu’il dit et ce qu’il fait. Idée verrouillée par Pie IX avec le dogme de l’infaillibilité pontificale. C’est tellement ancré chez certains qu’ils auraient l’impression d’être schismatiques s’ils affirmaient qu’il pleut place Saint-Pierre quand il pleut place Saint-Pierre mais que le pape dit qu’il fait beau. Mais comme réellement il pleut, on préfère se taire. A part certains qui ne craignent pas le ridicule et prétendent nous prouver, de façon aussi répétitive qu’obstinée, que le pape ne dit pas vraiment qu’il fait beau et qu’on ne peut pas exactement dire qu’il pleut… ou que finalement le pape a parfaitement le droit, puisqu’il est le pape, de dire qu’il fait beau quand il pleut. (Et à force de le répéter, il y en a qui le croient sincèrement.)

- La deuxième raison est que la peur s’est installée. Moi, personnellement, je peux dire ce que je veux, cela n’aura aucune incidence sur ma vie. Mais pour beaucoup de prêtres il n’en est pas ainsi. Ils dépendent de supérieurs. Et ils peuvent pâtir, de diverses façons, de diverses représailles. Chacun voit la répression qui s’est abattue sur les Franciscains de l’Immaculée. On a vu en Italie des journalistes chassés de leur journal. Il y a eu des sanctions à la curie. Et ce n’est que le sommet émergé de l’iceberg. Ce pape ne plaisante pas avec ceux qui ne sont pas dans sa ligne. Et tous ses courtisans, tous ceux qui sont devenus ses courtisans depuis qu’il est pape, sont évidemment comme lui, pour lui plaire, parce qu’ils ont éventuellement à y gagner.

Where are the bloggers gone ? C’est un nouvel effet, faussement paradoxal, de l’idéologie post-conciliaire selon laquelle désormais chacun pouvait s’exprimer librement, le maître mot étant le « dialogue ».

Par le biais de Corrado Gnere, "Benoît et moi" revient une fois de plus sur le livre prophétique de Guareschi Don Camillo et les contestataires. Ce livre raconte, dès 1969, comment le vicaire imposé à Don Camillo pour que la paroisse vive la mirifique pastorale conciliaire aboutit à vider l’église. Et Corrado Gnere cite cette tirade du vicaire, étonnamment bergoglienne, parce que Bergoglio est un homme qui n’a pas quitté 1969 :

« L'Eglise, don Camillo, est un grand navire qui depuis des siècles était au mouillage. Il faut à présent lever l'ancre et reprendre la mer ! Il faut renouveler l'équipage, se débarrasser sans pitié des mauvais marins, mettre le cap sur l'autre rive. C'est là que le navire trouvera les forces fraîches qui le rajeuniront. L'heure du dialogue a sonné, révérend ! »

03 juillet 2014

D’un évêque l’autre

Le pape a accepté la démission pour limite d’âge de Mgr François Maupu, évêque de Verdun (qui n’aura 75 ans que le 30 août) et a nommé à sa place Mgr Jean-Paul Gushing, vicaire général d’Amiens.

Je croyais n’avoir jamais vu seulement le nom de Mgr Maupu… mais si ! L’homme s’était illustré, une fois : en signant un libelle particulièrement venimeux contre Benoît XVI, en compagnie des autres évêques de la province ecclésiastique de Besançon et de ceux d’Alsace-Moselle, et que revoici, pour l’histoire :

"COMMUNIQUÉ DES ÉVÊQUES DE LA PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE BESANÇON ET DES ÉVÊQUES DES DIOCÈSES CONCORDATAIRES DE STRASBOURG ET DE METZ

Réunis, le 25 octobre 2006 à Lons-le-Saunier, dans le cadre de l’Instance Régionale Évêques-Prêtres, les évêques de la Province ecclésiastique de Besançon et les évêques des diocèses concordataires de Strasbourg et de Metz ont décidé de faire part au Saint-Siège de leurs inquiétudes suscitées par la création de l’Institut du Bon Pasteur, dans l’archidiocèse de Bordeaux, et l’éventualité de la publication d’un Motu proprio du Pape Benoît XVI généralisant l’usage du rite tridentin pour la célébration de la messe.

Les évêques, soucieux du bien commun et de l’unité de l’Église, ont pris cette initiative en raison du trouble ressenti par beaucoup de fidèles, de diacres et de prêtres de leurs diocèses respectifs.

Estimant que la liturgie est l’expression de la théologie de l’Église, les évêques redoutent que la généralisation de l’usage du Missel romain de 1962 ne relativise les orientations du concile Vatican II. Une telle décision risquerait aussi de mettre à mal l’unité entre les prêtres, autant qu’entre les fidèles.

Depuis de nombreuses années, d’importants efforts de formation liturgique ont été réalisés ; les évêques s’en réjouissent et encouragent leurs diocésains à poursuivre le travail engagé.

Monseigneur André LACRAMPE, Archevêque de Besançon
Monseigneur Claude SCHOCKERT, Évêque de Belfort-Montbéliard
Monseigneur Jean-Louis PAPIN, Évêque de Nancy et Toul
Monseigneur Jean LEGREZ, Évêque de Saint-Claude
Monseigneur Jean-Paul MATHIEU, Évêque de Saint-Dié
Monseigneur François MAUPU, Évêque de Verdun
Monseigneur Joseph DORÉ, Administrateur apostolique de Strasbourg
Monseigneur Christian KRATZ, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Monseigneur Jean-Pierre GRALLET, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Monseigneur Pierre RAFFIN, Évêque de Metz."

 Quant à Mgr Jean-Paul Gushing, voici la seule photo de lui qu’on trouve sur le site de la province ecclésiastique qu’il quitte.

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02 juillet 2014

D’une persécution l’autre…

La phase diocésaine du procès en béatification de Settima et Licia Manelli a été clôturée le 27 juin au palais du Latran, en présence de nombreux membres de la famille, et de la famille spirituelle du père Stefano, l’un des fils des époux Manelli, fondateur des Franciscains de l’Immaculée.

Settima et Licia Manelli ont eu pendant 40 ans comme père spirituel le saint Padre Pio. Le vicaire judiciaire a rappelé que la famille Manelli jouit d’une protection particulière de saint Pio de Pietrelcina qui disait d’eux : «C’est ma famille. Je me fais un devoir de la protéger et de la défendre.»

Tel père, tels fils. Il n’est donc pas étonnant que les Franciscains de l’Immaculée soient persécutés par Rome, comme l’avait été Padre Pio.

Le père Stefano Manelli, assigné à résidence, a eu le droit, tout de même, d’assister à la clôture du procès diocésain en béatification de ses parents. Il avait pu également se rendre le 24 juin à l’université pontificale de la Sainte-Croix (Opus Dei) pour la soutenance de thèse d’une Franciscaine de l’Immaculée. À cette occasion, le corps enseignant de l’université a tenu à saluer l’excellence de la formation reçue par la candidate et féliciter et remercier publiquement le P. Manelli pour son œuvre…

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