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Eglise

  • Au Pakistan

    Nouvelle attaque d’une église catholique à Lahore. Hier à 14 h, deux hommes masqués en moto ont ouvert le feu contre les policiers en faction devant l’église Saint-Pierre.

    Il y a, attenant à cette église, une école. Les élèves ne s’y trouvaient pas. Mais il s’agit à l’évidence de terroriser les chrétiens.

  • La Vierge des larmes

    Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la congrégation pour les Eglises orientales, est en Hongrie depuis dimanche (voir la galerie de photos en bas de cette page, et ici), à l’invitation de l’Eglise grecque-catholique, qui a été érigée en Eglise métropolitaine sui juris vendredi dernier. Hier mardi il était à Máriapócs, pour lancer le troisième centenaire du (deuxième) miracle des larmes et de l’actuel sanctuaire.

    En 1696, un paroissien, qui venait d’être miraculeusement délivré de sa détention chez les Turcs, avait demandé au frère du curé de lui peindre une icône en ex-voto. Ce que lui fit celui-ci pour six forints. L’icône fut accrochée dans l’église, et, le 4 novembre suivant, pendant la divine liturgie, les fidèles remarquèrent que des larmes coulaient abondamment des yeux de la Mère de Dieu. Les larmes coulèrent sans interruption pendant deux semaines, puis avec quelques brèves interruptions jusqu’au 8 décembre.

    On se souviendra que les Ottomans avaient fait le siège de Vienne en 1683, et qu’on était en pleine guerre entre l’Autriche et la Turquie, notamment sur le sol hongrois où elle était doublée d’une guerre civile entre ceux qui voulaient rester vassaux des Ottomans et ceux qui choisissaient les Habsbourg. Les Turcs furent définitivement chassés de Hongrie en 1697, juste après le phénomène des larmes de la Vierge.

    Le résultat de l’enquête est conservé à l’université de Budapest. On y trouve de nombreux témoignages faits sous serment, y compris de protestants. Naturellement le phénomène avait rapidement été connu de tous, donc de l’empereur Léopold, qui d’ailleurs attribua la victoire décisive de Zenta à la Vierge de Pócs. L’empereur ordonna qu’on fît venir l’icône à Vienne. En 1479, elle fut installée dans la cathédrale Saint-Etienne, où elle se trouve toujours. L’empereur fit faire une reproduction, qu’on installa à Pócs.

    Le 1er août 1715, l’icône de Pócs (la reproduction, donc) pleura, jusqu’au lendemain, et encore le 5. Des centaines de personnes observèrent le phénomène. L’évêque d’Eger fit faire une enquête et authentifia le miracle. L’afflux des pèlerins dans la petite église en bois était tel qu’on décida de construire une grande église de pierre.

    L’icône pleura encore le 3 décembre 1905, et presque tous les jours jusqu’à la fin du mois.

    La véritable icône, dans la cathédrale de Vienne, n’a jamais pleuré de nouveau. Aucune des autres très nombreuses copies non plus.

    Pie XII a élevé l’église au rang de basilique mineure en 1948. En 1991 saint Jean-Paul II y a célébré la divine liturgie. En 2005 l’épiscopat hongrois a nommé Máriapócs « sanctuaire national », et le cardinal Erdö, légat du pape Benoît XVI, a alors consacré le pays et l’Eglise de Hongrie à la "Vierge qui pleure", et a placé sur l’icône une couronne d’or bénie par le pape.

    Le cardinal Erdö, archevêque de Budapest, participe ces jours-ci au lancement du troisième centenaire en compagnie du cardinal Sandri, de Mgr Fülöp Kocsis, premier « éparque métropolitain de Hajdúdorog des Byzantins » (photo), et de nombreux autres prélats.

    Quant à l’icône, elle a fait un voyage dans le pays, pendant le mois de mars, en 16 étapes, avant de revenir à Máriapócs le 24.

    Voici l’icône authentique, celle de la cathédrale de Vienne. Il est curieux de constater que, peinte dans un village ruthène, elle ressemble un peu aux icônes coptes…

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    La copie à Máriapócs :

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  • Une messe pour Richard III

    En 2012 des archéologues avaient trouvé à Leicester, sous un parking, un squelette qui pouvait être celui du roi Richard III, mort dans une bataille près de cette ville en 1485. Car la localisation correspondait à celle que conjecturaient les historiens : le chœur d’une chapelle de franciscains démolie à la « Réforme ». Les analyses ont confirmé qu’il s’agissait de Richard III, et la reconstruction de son visage a montré une ressemblance frappante avec l’unique portrait anonyme que l’on ait du roi.

    Cette semaine ont lieu à Leicester les cérémonies de ré-enterrement de Richard III. Puisque les anglicans se disent « Eglise d’Angleterre » et que leur chef est la reine, ils sont évidemment à la manœuvre, bien que le roi fût catholique. La cérémonie d’inhumation elle-même, dans la cathédrale anglicane, aura lieu jeudi, en présence de Justin Welby, retraité de l’industrie pétrolière, qui se fait appeler The Most Reverend and Right Honourable Archbishop of Canterbury.

    Comme nous sommes à l’ère de l’œcuménisme, les catholiques sont conviés à participer à divers offices. Le sommet sera assurément, demain, l’ « eucharistie de l’heure du déjeuner », à la cathédrale, « célébrée par Sœur Beverley, prêtre franciscaine anglicane » (sic), à laquelle prêchera le P. David Rocks op, curé de la paroisse de la Sainte-Croix.

    Hier après-midi, le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a célébré une messe de Requiem en cette église de la Sainte-Croix, qui est à la fois église paroissiale et chapelle du couvent dominicain.

    Or, dans ce contexte, l’homélie du cardinal ne passe pas inaperçue. En effet, elle était tout entière consacrée à souligner que Richard III était catholique et que l’on doit célébrer pour lui des messes catholiques.

    Voici ce qu’il a dit, juste après avoir rappelé le devoir de prier pour les morts, aujourd’hui pour Richard III :

    La prière que nous offrons pour lui ce soir est la meilleure prière qu’il y ait : l’offrande de la Sainte Messe, la prière de Jésus lui-même, accomplie dans l’offrande de son corps et de son sang sur l’autel de la Croix, présente ici pour nous sur cet autel. C’est le sommet de toute prière, parce qu’elle est faite dans et par une Personne qui est le Verbe éternel, par lequel tous les êtres créés ont la vie. C’est une prière qui provient de l’essence même de la création, le cri du Verbe retournant au Père et portant en elle l’achèvement pour lequel elle avait été créée. C’est, par conséquent, une importante tradition catholique de demander la célébration de la messe pour le repos de l’âme de ceux qui sont morts, en particulier pour chacun des êtres chers dont nous pleurons la disparition. N’oublions pas et ne négligeons pas un tel don.

    Au cours de cette semaine, la messe est offerte dans de nombreuses églises catholiques pour le repos de l’âme du roi Richard III. A juste titre. C’est exactement ce qu’il aurait souhaité, lui qui avait fondé, en personne, au moins une chapelle pour les messes à célébrer pour les morts des deux côtés de la bataille de Towton en 1461. (…)

    Nous pouvons être sûrs que, malgré la hâte et la violente confusion du temps, ce même Sacrifice de la Messe fut célébré par les franciscains pour le repos de l’âme du roi vaincu lors de son enterrement dans leur église ici à Leicester en août 1485.

    Nous savons que Richard était un homme d’intense dévotion, qui gardait et marquait son livre de prières et qui a certainement assisté à la Messe tout au long de sa vie. Il est à remarquer que le vêtement liturgique que je porte ce soir est attesté comme appartenant à la garde-robe de Richard III. Nous pouvons raisonnablement conjecturer que Richard a participé à la célébration de la Messe à laquelle ce même vêtement fut porté.

    (…)

    Nous offrons cette Sainte Messe pour que, même si ses restes sont couchés dans la cathédrale à côté, son âme soit unie à Dieu dans la gloire du Ciel pour y attendre la résurrection finale de toutes choses dans le Christ. (…)

    Parmi les messes dont parle le cardinal, on notera celle qui sera célébrée jeudi, le jour du ré-enterrement, en l’église Sainte-Catherine de Leyland, dans le Lancashire : une messe de requiem chantée dans la « forme latine traditionnelle ». « L’idée est que ce sera plus proche de ce qu’il a connu pendant sa vie, comme catholique d’avant la Réforme », dit le curé de la paroisse…

  • Rafle

    Suite au double attentat contre des églises de Lahore, au Pakistan, qui a fait 19 morts et plus de 70 blessés, une manifestation de chrétiens a dégénéré en émeute, au cours de laquelle deux musulmans ont été tués. (Et il s’est avéré ensuite que ces deux musulmans n’avaient rien à voir avec les attentats.)

    Ce matin, la police est entrée dans le quartier chrétien et a arrêté 200 personnes. Un prêtre du diocèse dénonce : « La police a mené un raid dans le quartier et arrêté indistinctement des personnes sans les identifier en fonction de leurs noms dans l’enquête en cours [qui vise nominalement 600 chrétiens…]. Nous ne sommes pas opposés à l’arrestation de ceux qui ont fait quelque chose de mal, mais l’arrestation de personnes innocentes est inacceptable. »

  • Chut…

    La conférence des évêques de France est réunie à Lourdes pour son assemblée plénière de printemps, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à vendredi.

    Pas un mot sur le site de la CEF, où les dernières actualités sont le pape contre la peine de mort et les 75 ans de Taizé…

    Il est vrai qu’en général il n’y a rien à dire du ronron épiscopal de Lourdes (et qu'il n'y a rien à lire sur le site de la CEF)…

  • Chine : deux prêtres arrêtés

    La police chinoise a arrêté hier deux prêtres catholiques qui venaient de célébrer la messe à Mutanjiang (Heilongjiang, au nord-est, à la frontière russe). Il s’agit du P. Shaoyun Quan, 41 ans, et du P. Jianyou Cao, 43 ans.

    Ce sont deux prêtres de l’Eglise « clandestine », dont le ministère sacerdotal est donc illégal pour l’Etat communiste (ce sont même des "activités criminelles"), mais ils étaient connus de la police et ils étaient tolérés tant qu’ils faisaient profil bas, or il n’y a eu aucun changement ces derniers temps dans leur discrète conduite.

    (Asianews)

  • L’Eglise grecque-catholique de Hongrie

    Le pape a élevé aujourd’hui l’Eglise grecque-catholique de Hongrie, qui était suffragante de l’archevêché latin d’Esztergom-Budapest, au rang d’Eglise métropolitaine sui juris. Elle compte environ 326.000 fidèles.

    L’évêque de Hajdudorog Mgr Fülöp Kocsis devient donc premier métropolitain de Hajdudorog.

    L’exarchat apostolique de Miskolc devient une éparchie suffragante de Hajdudorog.

    Et il est créé une éparchie de Nyiregyhaza, dont le territoire est démembré de celui de Hajdudorog (qui couvrait la majeure partie de la Hongrie).

    L’éparchie de Hajdudorog fut fondée en 1912 par saint Pie X, qui créait ainsi la première juridiction grecque-catholique de l’histoire hongroise.

    Hajdudorog est dans l’est du pays, entre la Slovaquie, l’Ukraine et la Roumanie.

    L’exarchat de Miskolc (ville de la même région, proche de la frontière slovaque) est quant à lui un héritier de l’Eglise ruthène.

  • Perroquet français

    Mgr Joël Mercier, nommé en janvier par le pape secrétaire de la congrégation pour le clergé, a été sacré évêque hier, avec rang d’archevêque.

    Ce qui est prioritaire pour lui, a-t-il déclaré, « c’est premièrement, l’enracinement sur le Christ, puis c’est tout ce que le pape actuel apporte sur ce souci d’être vraiment près des brebis, d’être proche des fidèles, de leurs communautés chrétiennes, de s’y donner à fond ».

    Quand on répète ce que répète le pape, ce serait aussi bien que ce soit en situation.

    Parce que, jusqu’à preuve du contraire, être haut fonctionnaire de la curie ne permet pas précisément d’être « proche des brebis ».

    Comme le souligne le fait qu’il est évêque sans diocèse, archevêque de rien, portant son épiscopat décoratif dans les bureaux du Vatican.

  • Réponse équilibrée...

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    En page 5 de l’Osservatore Romano du 19 mars :

    La proposition de loi française sur la fin de vie

    Une réponse équilibrée

    Le "journal du pape" reprend donc tranquillement la position de Manuel Valls sur "l'équilibre du texte". Extrait:

    « Nous sommes bien loin d’une optique euthanasique, et les controverses qui ont été soulevées semblent donc décidément contre-productives et souvent superficielles. »  

    (Bizarre, le grand blanc au-dessus de cet article.)

    Tandis que l'Avvenire, le journal de l'épiscopat italien, titre clairement sur "l'euthanasie à la française".

  • Les évêques syriens

    Mardi 17 mars, les évêques catholiques de Syrie ont tenu leur assemblée bisannuelle à Homs. Y participaient également le nonce apostolique et le secrétaire de la congrégation pour les Eglises orientales, en témoignage de soutien de Rome.

    Les interventions prononcées par les Evêques présents ont fait émerger les souffrances et les blessures qui marquent la vie quotidienne de toutes les communautés catholiques syriennes mais ont également rendu témoignage du miracle de la charité qui fleurit dans le réseau des diocèses et des paroisses, au profit de tout le peuple syrien, nous dit l’agence Fides, qui cite ces propos de S.B. Grégoire III, patriarche des grecs-melkites :

    « L’Eglise en Syrie est véritablement glorieuse. Malgré tant de douleur et de souffrance, grâce au soutien de nos frères du monde entier, nous sommes parvenus à secourir directement plus de 300.000 Syriens, surtout au travers de la Caritas, en soutenant des projets d’urgence pour un montant d’au moins 5 millions de dollars ».

    « Alep est depuis des années assiégée, mais Homs est peut-être la ville qui a été le plus martyrisée. C’est pourquoi, depuis que le conflit y a cessé, les chefs des Eglises chrétiennes en Syrie l’ont visitée à de nombreuses reprises. Nous voulons manifester un soin particulier à cette population blessée et accompagner son désir de recommencer. J’ai su que les nouvelles cloches arriveront peut-être bientôt, après que celles qui existaient avant le conflit aient été volées. Nous éprouvons de la peine en voyant la douleur du peuple et nous voyons que nombreux sont ceux qui s’en vont parce qu’ils n’en peuvent plus de la peur et des souffrances. Mais nous sommes également fiers de nos prêtres, de nos religieux et religieuses, qui sont tous restés avec leur peuple, pour cheminer ensemble, dans la foi en Jésus, y compris en ce moment si difficile. »

  • Corse catholique

    Une fois encore on ne peut que remercier CM de la Rocca de nous donner sur le Forum catholique d’émouvantes et spectaculaires photographies de la Corse catholique, à l’occasion du renouvellement du vœu des Magnifiques Anciens de 1656 à la Vierge de Miséricorde (la vraie), par le maire d'Ajaccio et ses adjoints. En présence du cardinal Mamberti.

    Et merci aussi à l’évêque d’Ajaccio, Mgr de Germay, qui a commencé son allocution par ces mots : « La République est laïque, mais la France ne l’est pas. »

  • « Une psychologie de docteurs de la loi »

    Dans son homélie de mardi dernier, François est revenu une fois de plus sur son obsession : faire communier les divorcés soi-disant « remariés ». Et il a accusé ceux qui les en empêchent d’agir comme des « docteurs de la loi » au lieu d’user de la fameuse « miséricorde » kaspérienne :

    Combien de fois, aujourd'hui, dans les communautés chrétiennes, on trouve les portes fermées : "Ah, toi tu ne peux pas... tu ne peux pas. Tu as fauté sur ce point et tu ne peux pas. Si tu veux venir, viens à la messe dimanche mais reste là et ne fais rien de plus". Et ce que fait l'Esprit Saint dans le cœur des personnes, les chrétiens avec une psychologie de docteurs de la loi le détruisent.

    (Sources: FC, VA fr, VA en, vidéo)

    Non seulement c’est contraire à l’Evangile, mais il y a erreur sur la personne : ce sont les « docteurs de la loi » qui permettaient le divorce et le remariage… C’est François qui est du côté des « pharisiens ».

  • La messe en Ecosse

    J’apprends par Rorate Caeli qu’une première messe dans la "forme extraordinaire" a été célébrée dimanche dernier en la chapelle du couvent Saint-Joseph de Dundee, en Ecosse, et que cette messe sera désormais célébrée chaque mois, le troisième dimanche à 16h.

    C’est un groupe d’une soixantaine de fidèles qui a demandé cette messe au nouvel évêque, Mgr Stephen Robson. Lequel assistait, au trône, à la première messe, célébrée par l’abbé John Emerson, de la Fraternité Saint-Pierre.

    L’évêque paraît particulièrement bienveillant. Non seulement il était présent, mais le site internet du diocèse fait une large place à l’événement, avec un article et une galerie de photos !

    « Il y avait environ 130 personnes, dit l’évêque. Le groupe d’origine qui m’avait fait la demande comptait à peu près 65 personnes, donc le nombre de participants a été beaucoup plus élevé que prévu, avec pas mal de jeunes et d’adolescents. La belle grand-messe était célébrée par le P. John Emerson FSSP et servie par nos propres servants de messe, la musique étant interprétée par les étudiants de la chapelle de l’université Saint-André. »

    L’article ajoute que la petite réunion qui s’est tenue ensuite a montré que si la messe dans la forme extraordinaire était célébrée de façon régulière elle serait grandement appréciée.

    La question qu’on se pose immédiatement est évidemment celle-ci : s’il y a une demande aussi conséquente, et si l’évêque est si bienveillant, pourquoi seulement une messe mensuelle et au milieu de l’après-midi ?

    Je crois que la réponse se trouve sur le site de la FSSP Ecosse. Le P. Emerson est manifestement tout seul. Il célèbre la messe à Edimbourg, où il réside, et l’après-midi du premier dimanche du mois à Stirling, l’après-midi du quatrième dimanche du mois à Saint-Andrews, et donc désormais l’après-midi du troisième dimanche à Dundee…

    En bref on demande un prêtre… Ou plutôt au moins trois prêtres… Et Mgr Robson ne semble pas pouvoir en trouver dans son clergé…

  • Louis et Zélie Martin

    Le pape a ordonné ce matin la promulgation d’un décret relatif au miracle attribué aux bienheureux Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse.

    Habituellement on dit que cela ouvre la voie à leur canonisation. Sauf que, comme aujourd’hui on fait tout à l’envers (ou plutôt n'importe comment), leur canonisation a déjà été annoncée pour octobre prochain (au moment du synode sur la famille)…

    Le miracle est celui de la guérison d'une petite Espagnole du diocèse de Valence, Carmen, née prématurément avec de multiples complications et qui risquait une hémorragie cérébrale qui lui aurait été fatale.

  • Le Japon catholique se souvient

    Hier 17 mars c’était le 150e anniversaire de la découverte, ou plutôt de la manifestation, à un prêtre français installé à Nagasaki, des chrétiens cachés du Japon.

    Les célébrations se sont déroulées du 15 au 17 mars en divers lieux, et se poursuivent les 21 et 22 mars dans la communauté catholique francophone de Tokyo.

    Hier a eu lieu une messe solennelle, concélébrée par vingt évêques, commémorant la rencontre bouleversante que fit le P. Petitjean d’un groupe de personnes venues lui demander « Où est la statue de sainte Marie ? », dans un pays d’où le christianisme avait été éradiqué deux siècles plus tôt. La messe a été célébrée dans l’église même d’Oura, construite par le P. Petitjean, où avait eu lieu la scène.

    On lira la relation de Mgr Riocreux ici.

    Voir aussi ma note (et son illustration) sur le musée dédié aux chrétiens cachés qui s'est ouvert récemment à Nagasaki.

    Et voici l’histoire de l’événement du 17 mars 1865, telle qu’elle est exposée (de façon historique, sans enjolivements ni amplifications) par Eglises d’Asie :

    Un mois environ après l’inauguration de l’église d’Oura, le 17 mars 1865, le P. Petitjean vit de sa fenêtre un groupe de douze à quinze personnes,
    hommes, femmes et enfants, qui se tenaient avec respect devant la porte fermée de l’édifice.

    Il ressentit une impulsion intérieure le poussant à aller trouver ces gens, et alla ouvrir la porte de l’église. Il précéda dans la nef les visiteurs, en priant intensément. Il s’agenouilla devant l’autel et adressa au Christ de l’Eucharistie une fervente prière : "Je conjurais le Seigneur, écrit-il, de mettre sur mes lèvres des paroles propres à toucher les cœurs et à Lui gagner des adorateurs parmi ceux qui m’entouraient". Et voilà que, pendant qu’il priait, trois femmes de cinquante à soixante ans s’agenouillèrent tout près de lui. L’une d’elles mit sa main sur la poitrine et lui dit à voix basse : "Notre cœur à nous tous qui sommes ici est le même que le vôtre". Et la conversation s’engagea : "Vraiment ? Mais d’où êtes-vous donc ?"  "Nous sommes tous d’Urakami. A Urakami, presque tous ont le même cœur que nous". Et aussitôt la femme qui avait répondu posa à son tour une question : "Où est la statue de sainte Marie (sancta Maria) ? "

    Le P. Petitjean n’eut plus alors aucun doute : il était bien en présence de descendants des anciens chrétiens. Il conduisit le groupe devant la statue de la Sainte Vierge. De nouveau tous s’agenouillèrent et se mirent à prier. Mais ils ne pouvaient contenir davantage la joie qui débordait de leur cœur : "Oui, c’est bien la Sainte Vierge. Voyez sur son bras son divin Fils Jésus".

    La confiance établie, les questions se mirent à pleuvoir au sujet de Deus-sama, Jesus-sama, Maria-sama (sama est un suffixe qu’on ajoute au nom des personnes, qui signifie quelque chose comme Monseigneur). Puis les visiteurs en vinrent à donner une idée de leur vie chrétienne : "Nous faisons la fête du Seigneur Jésus au vingt-cinquième jour de la gelée blanche. On nous a enseigné que ce jour-là il est né dans une étable, puis qu’il a grandi dans la pauvreté et la souffrance, et qu’à trente trois ans pour le salut de nos âmes il est mort sur la croix. En ce moment nous sommes au temps du chagrin. Avez-vous vous aussi ces solennités ?"

    Le P. Petitjean, qui avait compris qu’il s’agissait du carême, répondit : "Oui, nous sommes aujourd’hui le dix-septième jour du temps chagrin..."

    Ainsi l’espoir qu’avaient au cœur tous les missionnaires ayant pu pénétrer au Japon ces dernières années, n’était pas vain. Il y avait bien encore en cette fin du XIXe siècle des descendants des anciens chrétiens restés fidèles à la foi de leurs ancêtres, malgré plus de deux cents ans de fermeture du Japon à l’étranger, durant lesquels toute manifestation visible d’appartenance au christianisme avait été sévèrement proscrite.

    Pendant ces deux cents ans les chrétiens avaient vécu sans aucun prêtre pour leur administrer les sacrements ou leur venir en aide, sans possibilité d’entrer en relation avec l’Église dans le reste du monde. Et pourtant ils avaient gardé "le même cœur" que les chrétiens d’Europe.

    Bientôt ce fut presque chaque jour que des groupes de chrétiens se présentèrent à l’église d’Oura pour signaler l’existence de la communauté à laquelle ils appartenaient et demander à être instruits davantage. Selon une estimation faite à l’époque environ cinquante mille chrétiens vivaient dans la région.

    Un jour un chrétien venu des Gotô se présenta accompagné d’un "baptiseur" qui, après avoir exposé sa dévotion au chapelet, récité sans Gloria Patri comme c’était la coutume au XVIIe siècle, posa ensuite deux questions : les missionnaires connaissent-ils le chef du Royaume de Rome ? les missionnaires sont-ils mariés ? Le baptiseur se réjouit d’entendre la réponse : le nom du Pape, Pie IX, et l’annonce que les missionnaires gardaient le célibat. Il sembla que, pour lui, les trois signes les plus évidents de la foi catholique des nouveaux arrivés avaient été la dévotion à Marie, l’union avec le successeur de Pierre et le célibat des prêtres.

  • La réaction de l’archevêque de Hassaké au propos de John Kerry

    De façon assez surprenante, il faut bien le dire, John Kerry a très clairement déclaré sur CBS que « bien sûr » il est disposé à négocier avec Bachar el-Assad « s'il est prêt à engager des négociations sérieuses sur la façon d'appliquer Genève I », et parce que « au final il faudra négocier ».

    Le propos a été rapidement démenti par le propre ministère de John Kerry… Ce n’est pas ce qu’il voulait dire…

    Il avait provoqué des remous un peu partout, notamment en France où les sinistres malfaisants qui nous gouvernent ont éructé quelques grossièretés et stupidités sur le sujet, que je ne reprends pas car c’est une honte pour la France.

    En revanche il est intéressant de connaître la réaction qui fut celle de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique de Hassaké (un évêque qui sait, lui, de quoi il parle) transmise par l’agence Fides :

    « C’est une option qui aurait dû être prise depuis déjà longtemps, un choix obligé si l’on veut réellement chercher une issue à cette tragédie qui a commencé voici quatre ans. Une proposition concrète de négociation doit être faite rapidement. Dans le cas contraire, cela équivaudrait seulement à gagner du temps, croyant ainsi favoriser un affaiblissement ultérieur de l’armée syrienne qui, en réalité, gagne actuellement du terrain sur tous les fronts. Mais elles ne pourront débuter que si l’on évite de poser à l’interlocuteur des conditions préalables stupides et provocatrices. Dans ce sens, les rumeurs qui préfigurent des offensives militaires dans les zones de conflit autorisées à ne tenir aucun compte des frontières entre Etats souverains ne me tranquillisent pas du tout. Cela ne me semble pas une manière correcte de commencer. Ceux qui veulent le bien du peuple syrien et du peuple irakien ne peuvent continuer à profiter des crises pour poursuivre leurs propres intérêts géopolitiques. Il faut également en finir avec la pantomime visant à accréditer l’existence de fantomatiques “rebelles modérés”, parce qu’avec le temps qui passe, toutes les factions armées opposées à Assad se sont agrégées à l’idéologie jihadiste. ».

  • En Haïti

    Pour la Conférence haïtienne des Religieux, il s’agit d’un phénomène habilement orchestré : une trentaine de vols et d’agressions violentes ont visé plusieurs institutions religieuses depuis octobre 2014. Des maisons de religieux ont été cambriolées, les religieux humiliés et frappés par des individus armés ; 25 résidences de Sœurs ont été attaquées, certaines plusieurs fois, de même que le centre du Renouveau charismatique de Tabarre.

    Le scénario est pratiquement toujours le même : des hommes armés de pistolets, piques et bâtons, intimident, insultent, brutalisent, de nuit ou à l'aube, des religieux et des religieuses, y compris les plus âgées, qui se sont dépensées toute leur vie pour aider la population. Ils emportent ensuite tout ce qu'ils trouvent, y compris l’argent destiné à des œuvres caritatives. Certaines victimes ont dû être hospitalisées. Une religieuse montfortaine est dans le coma. Les congrégations étrangères n’ont pas été épargnées. L’inquiétude est vive au sein de la communauté catholique.

    La Conférence des évêques a organisé 24 heures de prière continue vendredi et samedi derniers. « Il s’agit d’un geste de compassion, de communion profonde et de solidarité active avec les religieux et les autres victimes d’agressions et de violence » a déclaré à cet égard le Cardinal Chibly Langlois, évêque de Les Cayes.

  • Inde : attaque d’un couvent

    Un groupe d’environ huit personnes est entré dans un couvent de Ranagath, au Bengale-Occidental (Inde). Ils ont violé la supérieure qui tentait de les empêcher de voler une boîte contenant de l’argent, et ils ont violemment battu les autres religieuses (elles sont toutes à l’hôpital).

    Les autorités ont condamné un « crime de haine » inspiré par le « désir de déstabiliser l’Etat ».

    C’est la première fois qu’une telle chose arrive dans cet Etat, a dit l’archevêque de Kolkata, Mgr D’Souza.

    Les religieuses s’occupent d’une école réputée. Des parents d’élèves et d’autres personnes ont manifesté dans les rues pour demander que justice soit faite.

  • 14 chrétiens tués à Lahore

    Les militants de Jamaat-ul-Ahrar ont attaqué deux églises de Lahore, une catholique et une protestante, hier matin au moment de la messe. Il y avait 800 personnes dans l’une, 1.100 dans l’autre. Les fidèles qui montaient la garde ont empêché les talibans d’entrer : les terroristes se sont fait exploser à l’entrée. Il y a eu 14 morts et 80 blessés.

    Il s’en est suivi une émeute de chrétiens, dans ce quartier où ils sont plus de 100.000. Selon des témoins, des femmes ont repéré deux assaillants et les ont lynchés.

    Les évêques, dénonçant ces atrocités, ont lancé un appel au calme, salué les martyrs, et critiqué les autorités trop défaillantes dans la protection des églises, surtout au moment du culte.

    (Le groupe taliban Jamaat-ul-Ahrar a revendiqué le double attentat. Ce groupe, qui avait quitté l’an dernier l’organisation des talibans pakistanais - Tehrik-i-Taliban Pakistan, TTP, affiliée à al-Qaïda -, avait fait allégeance à l’Etat islamique et avait mené plusieurs attaques suicides. Jeudi dernier il a annoncé son retour au TTP…)

    Addendum

    Le bilan est finalement de 17 morts, dont 13 chrétiens. Les quatre musulmans sont un officier de police, le propriétaire de la boutique en face de l’église protestante (qui a empêché le terroriste d’y entrer) et son fils, et un passant en voiture.

    Quant aux trois agents de sécurité qui devaient garder l’église catholique, ils regardaient un match de cricket dans un hôtel voisin…

  • Un vrai scandale au Vatican

    Dimanche dernier 8 mars, on célébrait aussi au Vatican la Journée internationale des femmes. Laquelle est toujours subversive, dans la ligne de son origine soviétique, et comme on a pu le constater notamment à Rome.

    Ce fut une réunion de cinq heures dans les locaux de l’Académie pontificale des Sciences. Organisée par « Voices of faith » (Voix de la foi) créé pour l’occasion par Chantal Götz, de la fondation suisse Fidel Götz, pour qui c’est déjà « de facto un think thank » pour François, comme elle l’a dit au New York Times, qualifiant le meeting au Vatican de « victoire acquise de haute lutte », et précisant : « C’est d’autant plus symbolique que c’est à l’intérieur du Vatican. C’est un pas en avant. »

    On lit sur son site : « Voices of faith procure un endroit au cœur du Vatican où les femmes peuvent partager leur histoire pour renforcer la mission de l’Eglise. Dans l’esprit de François, le but est d’accompagner les pauvres, de soulager la souffrance humaine, de faire avancer la paix et d’étendre la miséricorde. »

    Il s’agit en fait d’une offensive du féminisme radical dans l’Eglise (pour l’avortement, le « mariage » homosexuel, le sacerdoce des femmes…).

    La réunion était ouverte par Lesley-Ann Knight, ancienne secrétaire générale de Caritas, qui avait été virée par Benoît XVI en raison de ses dérives. Elle était en trois parties. La première évoquait les questions de santé, d’éducation, d’esclavage, et la persécution de chrétiens. La troisième évoquait le combat contre la faim, et se terminait par la remise des premiers « prix des femmes semeuses de développement ».

    La deuxième partie quant à elle était une table ronde, intitulée « Nous avons un rêve », introduite et dirigée par Deborah Rose-Milavec, qui est à la tête du groupe américain « FutureChurch » militant pour la prêtrise des femmes.

    Il y avait notamment le Dr Astrid Lobo Gajiwala, biologiste indienne, consultante de l’épiscopat de l’Inde, auteur du projet de la conférence épiscopale sur « la politique de genre de l’Eglise catholique en Inde ». Elle « rêve d’une Eglise où il n’importe pas que vous soyez homme ou femme », « où Dieu est libéré des constructions masculines », où le langage est inclusif, et « où les femmes peuvent donner l’homélie ».

    Il y avait aussi et surtout Tina Beattie, professeur de « catholic studies » à l’université de Roehampton (Londres), qui milite pour le droit à l’avortement, considère que le « mariage » homosexuel est meilleur que le mariage parce qu’il ne peut pas impliquer de subordination de la femme (sic), et n’hésite pas à tomber dans le blasphème le plus obscène en affirmant que la messe est devenue « un acte de relation (homo)sexuelle ». Explication : « Le don kénotique du Christ est devenu implicitement associé à l’orgasme masculin… Le phallocentrisme de la théologie néo-orthodoxe risque de réduire la messe à une célébration orgasmique d’amour homosexuel d’où le corps féminin est exclu. » Sic.

    Il serait trop long de relever les absurdités qui parsèment les comptes rendus, mais on notera qu’un rêve de la consultante des évêques indiens a été illico réalisé : il y eut une messe concélébrée par l’archevêque de Dehli Mgr Anil Couto et le secrétaire du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, Mgr Brian Farrell. Et il y eut deux homélies, une de Mgr Couto, et une de Kerry Robinson, de FutureChurch, laquelle évidemment se vante d’être la première femme à avoir donné une homélie à l’intérieur des murs du Vatican (car l’homélie fait partie de la messe et ne peut pas être donnée par un laïc, comme le stipule le droit canonique). Et bien entendu Deborah Rose-Milavec s’est empressée de faire savoir sur Twitter que Mme Robinson avait donné « une merveilleuse homélie au Vatican »

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  • En Pologne

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    Le Centre de pastorale familiale de la Conférence des évêques de Pologne organise une campagne contre le concubinage à coup d’affiches géantes à travers le pays.

    Les affiches représentent deux mains liées par un serpent, et le message dit : « Le concubinage est un péché », « Ne commets pas l’adultère ! »

    (Via Le Salon Beige)

  • En Syrie

    Hier, le nonce apostolique à Damas annonçait que « les 52 familles » assyriennes enlevées par l’Etat islamique dans les villages de la vallée du Khabour avaient été libérées le 5 et le 6 mars, sans rançon, sauf 16 personnes, 8 chrétiens et 8 Kurdes.

    Plus tard dans la journée, le nonce faisait état de nouvelles informations selon lesquelles toutes les familles n’avaient pas été libérées, l’opération ayant été interrompue à cause d’une attaque, sans doute kurde, contre les jihadistes. « L’Etat islamique détient toujours de nombreuses familles, et en fait ils en ont pris encore d’autres dans trois villages. »

    La situation est confuse, et l’agence AINA fait état de combats importants dans le nord de la vallée du Khabour (impliquant toutes les parties, y compris l’aviation syrienne), qui pourraient être le prélude d’une offensive majeure de l’Etat islamique sur toute la région.

    Le nonce dit que les jihadistes se servent des chrétiens comme boucliers humains pour protéger leur retraite quand ils sont attaqués, mais que leur situation n’est pas comparable à celle des coptes en Libye, parce que les jihadistes, du moins les Syriens, les respectent, en raison de l’engagement des Eglises pour les pauvres et les jeunes. Mais ce n’est pas vrai des jihadistes tchétchènes, saoudiens ou qataris.

  • En Egypte

    Vers 3 heures du matin, hier, des hommes à bord d’une jeep ont attaqué l’église copte catholique Notre-Dame de Kafr el-Dawar, lançant un engin explosif et blessant par balles les deux policiers en faction.

    Kafr el-Dawar est une ville de plus de 250.000 habitants près d’Alexandrie. L’église est celle des franciscains, vraisemblablement celle des photos ci-dessous, contiguë à une grande école franciscaine. L’attentat vise donc aussi à terroriser les parents d’élèves.

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  • Le cardinal Burke crée la « Sainte Ligue »

    Samedi, le cardinal Raymond Burke a créé, au sanctuaire Notre-Dame de Guadalupe de son premier évêché La Crosse (Wisconsin), la « Sainte Ligue ».

    Voici une traduction du texte de présentation, qui n’est encore qu’en anglais :

    Le Pape saint Pie V forma la Sainte Ligue originelle en réponse à la situation désastreuse dans laquelle se trouvait l'Europe chrétienne en 1571. Des petits groupes d'hommes catholiques et des morceaux d’armées de différents pays se réunirent sous la direction spirituelle du saint pape et la direction militaire de Don Juan d'Autriche. Par la prière et le jeûne, ils implorèrent l'aide de la grâce de Dieu, par l'intercession de la Mère de Dieu, et, par la grâce de Dieu Tout-Puissant, le 7 Octobre, 1571, à la bataille de Lépante, la flotte chrétienne remporta une victoire écrasante sur les Turcs ottomans, sauvant la chrétienté et de la civilisation occidentale. En ce moment particulier de notre temps, l'Église se trouve dans une situation similaire à celle de l'Église à la fin du XVIe siècle. Cependant, au lieu d'un ennemi physique à l'horizon, l'Église et la famille (l'Église domestique) sont menacées quotidiennement par le relativisme, la laïcité, l'impureté, et la confusion au sujet de l’enseignement de l'Église. 

    La bataille aujourd'hui « n'est pas contre les forces humaines, mais contre les principautés et les puissances, les princes de ce monde de ténèbres, les mauvais esprits dans les cieux » (Ephésiens 6: 10-12). En réponse, des fidèles catholiques ont le désir de s’unir pour combattre ces forces surnaturelles du mal. Ces hommes ont besoin de quelque chose qui va les réunir afin qu'ils puissent tous travailler vers un but commun. L'objectif est d'être en état de grâce, et c’est pourquoi une nouvelle Sainte Ligue est formée.

    La vision de la Sainte Ligue est de développer un réseau de paroisses basé sur des Heures Saintes mensuelles régulières avec confession et fraternité pour hommes.

    La Sainte Ligue, dans un esprit de chevalerie mariale, sous le patronage de Notre-Dame de Guadalupe et de saint Joseph, vise à offrir la possibilité pour les fidèles de s'unir dans la prière, en particulier par des Heures Saintes eucharistiques mensuelles, pour la purification du péché et de la prédisposition à la grâce surnaturelle pour un exercice plus complet du triple office de Prêtre, Prophète et Roi reçu au Baptême. La prière particulière de la Sainte Ligue est l’Heure Sainte eucharistique mensuelle.

  • La dictature homosexualiste en Irlande du Nord

    L’Irlande du Nord résiste encore sur l’avortement, mais elle baisse pavillon devant le lobby homosexualiste.

    En décembre dernier, la Haute Cour de Belfast, rejetant un recours du ministre de la Santé, avait donné raison à une paire d’homosexuels qui se plaignaient de ne pas pouvoir adopter des enfants. Pour la justice, c’est une « discrimination ».

    La conséquence fut que les évêques catholiques décidèrent « avec regret » de couper leurs liens avec la Family Care Society qu’ils avaient eux-mêmes créée et qui s’occupait de l’adoption.

    Un député protestant unioniste, Paul Givan, était monté le premier au créneau pour défendre l’Eglise catholique et annoncer qu’il allait déposer une proposition de loi instituant un droit à l’objection de conscience.

    Paul Givan a en effet élaboré cette proposition de loi (amendant la « loi sur l’égalité ») et l’a rendue publique le mois dernier. Citant les condamnations d’une propriétaire de Bed and Breakfast qui avait refusé un couple homosexuel, et d’un pâtissier qui avait refusé de confectionner un gâteau de « mariage », Paul Givan souligne que la loi contre les discriminations doit être « équilibrée », entre le droit à ne pas être discriminé et le droit des croyants au respect de leur conscience. Et donc qu’il doit être permis à un prestataire de services de refuser « une situation qui approuve, promeut ou facilite une relation homosexuelle en violation de son identité religieuse ». « Par exemple, une agence catholique d’adoption doit pouvoir refuser de placer un enfant chez un couple homosexuel, un imprimeur musulman doit pouvoir refuser d’imprimer un livre promouvant des relations homosexuelles, et un photographe évangélique ne doit pas avoir à choisir entre prendre des photographies d’une cérémonie de partenariat civil et perdre ses moyens d’existence. Mais un épicier évangélique ne peut pas refuser de vendre une pomme à un homosexuel, ou un imprimeur musulman ne peut pas refuser d’imprimer une brochure publicitaire pour des tables de café faites par une fabricante lesbienne. »

    Cela paraît être simplement le bon sens. Une délégation catholique, conduite par l’évêque de Down et Connor, Mgr Noel Treanor, a rencontré le parti unioniste au Parlement, et ils sont une fois de plus tombés d’accord. (Faut-il rappeler que ce sont des ennemis historiques ?)

    Mais le lobby homosexualiste a aussitôt monté une campagne mondiale contre le projet, pilotée par All Out Action, basé à New York, qui a lancé une pétition recueillant plus de 100.000 signatures les deux premiers jours contre ce qui est carrément décrit comme une « loi anti-homosexuels », sous le titre : « Les homosexuels ne sont pas admis en Irlande du Nord ? » Sic.

    Hélas, la proposition de Paul Givan ne passera pas. Car le système législatif d’Irlande du Nord permet de faire tomber une proposition de loi si 30 députés signent une « petition of concern » (pétition d’inquiétude, de préoccupation). Or le Sinn Fein a déclaré qu’il voterait cette pétition. Et à lui seul le Sinn Fein a 28 députés…

    Les nationalistes irlandais sont devenus des moutons de la pensée unique…

  • Le clan Kasper à la manœuvre

    Puisque François a fait du cardinal Kasper le grand prophète de la « miséricorde » pour les divorcés « remariés », et comme la manœuvre a échoué au premier synode, on met les bouchées doubles pour le prochain synode.

    Le 28 février, pour les anglophones, Radio Vatican a diffusé un reportage sur Mgr Thomas Dabre, évêque de Pune, en Inde, qui s’exprimait devant la conférence des prêtres diocésains de l’Inde. Citation : « J’ai entendu parler de tant de catholiques à qui l'on refuse brutalement la communion eucharistique parce qu’ils sont divorcés et se sont remariés. Nous devons être gentils et avoir de la compassion lorsque nous transmettons la doctrine et le dogme de l’Eglise. Nous devons avoir un dialogue poli avec les fidèles au lieu de les renvoyer brutalement. » Sic.

    Et aujourd’hui, pour les francophones, La Croix publie un entretien avec Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran, qui publie un livre intitulé Tout amour véritable est indissoluble, où il « affirme que l’Église peut changer la discipline sur les divorcés remariés sans remettre en cause la doctrine de l’indissolubilité du mariage, mais au contraire pour l’honorer davantage ». Sic.

    Heureusement, de l’autre côté on tient bon. Témoin le cardinal Burke dans une interview à Rorate Caeli :

    « A ce sujet, je pense qu’il est très important de s’occuper de cette fausse dichotomie que font certains qui disent : “Oh non, nous changeons seulement la discipline, nous ne touchons pas à la doctrine.” Mais si vous changez la discipline de l’Eglise en ce qui concerne l’accès à la sainte communion pour ceux qui vivent dans l’adultère, alors assurément vous changez la doctrine catholique sur l’adultère. Vous dites que, dans certaines circonstances, l’adultère est permis et même bon, si les gens peuvent vivre dans l’adultère et toujours recevoir les sacrements. Ceci est une question très grave, et les catholiques doivent insister pour que la discipline de l’Eglise ne soit pas changée d’une façon qui, en fait, affaiblirait notre enseignement de l’une des vérités les plus fondamentales, la vérité sur le mariage et sur la famille. »

    Interview que liront avec intérêt tous ceux qui lisent un peu l’anglais. Car le cardinal Burke répond clairement et fermement à des questions que je n’aurais pas osé lui poser pour ne pas le mettre dans l’embarras. Or il n’est pas embarrassé du tout…

    Addendum

    Traduction intégrale de l'interview du cardinal Burke chez Benoît et moi.

  • Le cardinal Pell dans le viseur

    Un nouveau petit Vatileaks, qui vise le cardinal Pell. François l’avait nommé préfet du nouveau secrétariat pour l’économie. Mais il s’avère qu’il se heurte à des positions acquises dont les titulaires veulent maintenant sa peau. Or les fermes prises de position publiques du cardinal Pell, écrites, orales et réitérées, contre les déviations du clan Kasper, ne plaident pas en sa faveur (non plus que sa bienveillance envers la forme extraordinaire)...

    Les médias (notamment anglo-américains et italiens) continuent de l’appeler le « tsar des finances du Vatican », mais, selon Sandro Magister, au Vatican on l’appelle le Kangourou (puisqu’il vient d’Australie), et la chasse au kangourou est ouverte.

    Le dernier épisode en date est la une de l’Espresso qui titre par un jeu de mots : au lieu de Santa Romana Chiesa, la Sainte Eglise Romaine, « Santa Romana Spesa » : Saintes dépenses romaines.

    Quelqu’un a communiqué au magazine les comptes et divers documents internes du secrétariat pour l’économie. On a soigneusement cherché le scandale, et l’on a fini par en trouver un : une facture de 2.508 € de Gammarelli, « le tailleur des papes ».

    Par ailleurs l’article de l’Espresso évoque surtout la « guerre fratricide » au Vatican : les manœuvres conjointes contre le cardinal Pell dont Sandro Magister avait déjà parlé.

    Or l’Espresso met de l’huile sur le feu en attaquant également le cardinal Pell pour une facture de vêtements dont on ne sait pas ce que c’est, et en lui mettant sur le dos toutes les dépenses du secrétariat qu'il dirige…

    Cela fait un tel bruit que le P. Lombardi a élevé la voix pour dénoncer dans cet article, élaboré à partir de documents volés, « une attaque personnelle, indigne et mesquine ».

    Personnelle, en effet, puisque sous sa photo, comme s’il était à lui seul tout le secrétariat pour l’économie, l’Espresso écrit : « George Pell, tant de luxe pour le moralisateur du Vatican : un demi-million de dépenses en quelques mois de la part du cardinal australien en charge de l’examen des dépenses. Entre mobilier et vols en classe affaire… »

    C’est de plus en plus curieux tout de même, que personne n’évoque jamais la rénovation de la résidence du cardinal Marx pour 8 millions d’euros, sa résidence romaine de huit pièces estimée à 9,7 millions d’euros, son salaire de 11.500 € par mois, sa BMW (la plus grosse et la plus chère) avec chauffeur, sans parler du nouveau centre diocésain de Munich qui a finalement coûté 130 millions d’euros…

     

    Addendum

    Comme l'indique un commentaire, Damian Thompson a appris que la facture de Gammarelli correspond à des vêtements et ornements liturgiques pour la chapelle du secrétariat pour l'économie.

     

    Addendum 2

    Le Secrétariat pour l'économie publie un communiqué indiquant notamment que les dépenses des premiers mois de fonctionnement, y inclus ceux de l'installation, ont été inférieures au budget prévisionnel. (Il ajoute malicieusement, "pour mémoire", que "le cardinal Pell n'a pas de cappa magna" (sous-entendu: achetée chez Gammarelli aux frais du Vatican).

  • Ça ne s’arrange pas…

    - Les organisateurs du synode, à la demande du cardinal Baldisseri, auraient fait disparaître les exemplaires du « livre des cinq cardinaux » envoyés à tous les participants au synode. Ce n’est pas seulement une rumeur, c’est sur le très sérieux site autrichien Kath.net.

    - Le cardinal Marx : « Nous ne sommes pas une filiale de Rome et ce ne sera pas un Synode qui nous dira quoi faire ici. » (La bonne nouvelle est qu’il considère donc avoir déjà perdu la partie.)

    - Le P. Thomas Rosica, fondateur de l’équivalent de la chaîne KTO au Canada, et chargé de parler à la presse anglophone au Bureau de presse du Vatican, menace un blogueur canadien de poursuites judiciaires parce que celui-ci critique ses positions (par exemple son fameux tweet post-synodal : « Qu’est-ce qu’une famille catholique ? Y a-t-il eu une famille plus irrégulière que celle de Nazareth ? »).

  • L’université catholique d’Erbil !

    Mgr Bashar Matti Warda, archevêque chaldéen d’Erbil (capitale du Kurdistan irakien), annonce le début imminent des activités de quatre facultés de l’université catholique de la ville, dont la première pierre a été posée en 2012, et lance un appel aux dons et aux compétences.

    Telle est l’étonnante vitalité de l’Eglise chaldéenne. C’est la guerre, l’Etat islamique est à quelques kilomètres,  Ankawa, la banlieue chrétienne d’Erbil où se trouve l’université, est submergée par les réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive, mais l’université ouvre coûte que coûte, parce que c’est un symbole de la permanence chrétienne, de l’excellence intellectuelle chrétienne, un signe que les jeunes ne doivent pas partir…

  • Le père Prem Kumar libéré

    Afghan-Jesuit.jpgLe Père Alexis Prem Kumar, jésuite indien enlevé en Afghanistan il y a huit mois, a été libéré par ses ravisseurs, indique une note envoyée à Fides par le Service des Jésuites pour les réfugiés (JRS) exprimant « une immense gratitude au gouvernement indien » pour le rôle qu’il a joué dans le processus de libération.

    Le JRS est présent en Afghanistan depuis 2005. Au cours des mois difficiles pendant lesquels le Père Alexis Prem Kumar a été tenu en otage, le JRS a continué à mener ses projets éducatifs dans le pays. « Notre rôle en Afghanistan consiste à aider les évacués, en leur offrant une possibilité d’instruction et de formation professionnelle. Nous avons été aux côtés des Afghans bien avant l’enlèvement du Père Alexis Prem Kumar et nous continuerons à les accompagner de toutes les manières possibles » a assuré le Père Stan Fernandes, Directeur régional du JRS pour l’Asie du Sud.