Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Eglise

  • Célébrer la révolution cubaine ?

    Le site Vatican News en espagnol a publié le 1er janvier un article à la gloire de la révolution cubaine, pour les 60 ans de celle-ci. Un article dépourvu de toute allusion aux persécutions antichrétiennes du castrisme, comme au goulag cubain ou simplement à la dictature communiste et à ses effets économiques et sociaux.

    Sans doute la rédaction hispanophone se souvenait-elle avec émotion des embrassades entre François et Fidel.

    Toutefois, les réactions ont dû être vives, car dès le lendemain l’article avait disparu, sans explication.

    Pourtant, ce jour-là, François recevait le Cirque national cubain, et se faisait filmer faisant tourner un ballon sur un doigt… Et de saluer la beauté d’un spectacle qui demande beaucoup d’efforts mais qui rend tout le monde meilleur…

  • Notre Dame de Lourdes

    Pro-Life_Protest_Ireland_(1)_810_500_75_s_c1.jpg

    Le premier meurtre légal d’un enfant dans le ventre de sa mère en Irlande a été commis semble-t-il lundi dernier à l’hôpital Notre Dame de Lourdes de Drogheda.

    C’est en tout cas ce que Pro-Life Ireland avait annoncé la veille, ajoutant que les prêtres de Drogheda demandaient de prier pour que la mère change d’avis et reconnaisse que l’enfant est un don de Dieu.

    Le soir, l’archevêque de Dublin, à la radio nationale, se désolidarisait à l’avance d’éventuelles manifestations.

    Lundi quelques militants manifestaient néanmoins devant l’hôpital.

    Le ministre de la « Santé » Simon Harris a déclaré qu’il était « extrêmement peu édifiant » d’identifier les hôpitaux où des avortements doivent avoir lieu. Le Dr Peter Boylan, conseiller des « services de santé » en matière d’avortement, a ajouté que c’était un « sérieux problème » que des gens divulguent de telles informations confidentielles, et qu’il soutient la demande de zones d’exclusion de manifestations autour des hôpitaux.

    A ceux qui critiquent la trop lente mise en place du « service d’avortement », Simon Harris a déclaré que c’était à cause du manque de machines à ultrason (?) et de personnels qualifiés, mais qu’il avait toujours dit qu’il faudrait du temps « pour que ce service soit en place et devienne partie intégrante du service de santé irlandais ». Il a précisé qu'il y a aujourd’hui 200 médecins enregistrés comme avorteurs.

    Quant aux évêques, ils ne voient manifestement aucun problème à ce que Notre Dame de Lourdes soit le symbole de l’avortement en Irlande…

  • Mosaïque de l’étouffement

    Capture d’écran 2019-01-10 à 18.12.53.png

    Dans son message de Noël, François reprenait son idée hérétique d’un monde vu comme une harmonieuse mosaïque de religions – parce que c’est beaucoup plus beau quand il y a plusieurs couleurs. Il en donne un exemple concret avec le logo de son voyage au Maroc. Prenant acte du fait qu’il va dans un pays musulman, le logo montre le croissant enserrant la croix… Comme le logo de Milli Görüs européen montre le croissant enserrant l’Europe et le logo de Milli Görüs en France montre le croissant enserrant la France…

    Capture d’écran 2019-01-10 à 18.15.36.png

    image192.jpg

  • Etonnant

    134929_365316_large.png

    134930_861784_large.png

    Le patriarche maronite cardinal Bechara Raï a inauguré lundi une nouvelle église. En présence du représentant de l’émir du Qatar qui a financé la construction de l’édifice.

    On sait que depuis quelques années les émirs du Golfe permettent la création d’église, et souvent donnent un terrain pour sa construction. Le cardinal Raï a ainsi posé en avril dernier la première pierre d’une église maronite au Qatar sur un terrain donné par l’émir. On n’avait pas entendu dire jusqu’ici qu’un émir finance directement la construction d’une église.

    Mais surtout qu’il en finance la construction… au Liban. Car il s’agit de l’église Saint Jean le Bien Aimé du couvent du Saint-Sauveur de l’ordre missionnaire libanais, à Ghosta, en plein milieu du pays maronite. Inaugurée en présence de l’ambassadeur du Qatar, Mohammad Hassan Jaber al-Jaber. Et c’est « le premier volet d’un projet s’étendant sur une superficie de 1 700 mètres carrés et comprenant deux autres blocs. Outre l’église, sont prévus un couvent, une bibliothèque, un centre sportif, un parking souterrain, 9 pavillons, 48 chambres individuelles, un amphithéâtre d’une capacité de 270 personnes, deux salons, une cafétéria et une cuisine ». Pour un ordre missionnaire !

    La Qatar qui par ailleurs construit des mosquées fondamentalistes dans le monde, mais qui est en froid avec l’Arabie saoudite, réchauffe ses relations avec le Liban via les maronites alors que les sunnites (dont le Premier ministre) sont étroitement liés à l'Arabie saoudite... où le patriarche Raï a fait une visite historique il y a un an... L’Orient n’est toujours pas plus simple…

  • La suppression de la commission Ecclesia Dei

    Une rumeur insistante évoque la suppression de la commission Ecclesia Dei par François. Ce serait, ou plutôt ce sera, une catastrophe pour les communautés régies par cette commission, car elles seront impitoyablement détruites par François au moindre prétexte. Comme on l’a vu et on le voit détruire les communautés d’esprit traditionnel qui ne bénéficient pas de la protection de la commission. Et après la suppresssion de la commission viendra la suppression de Summorum Pontificum... et le retour à la persécution de Paul VI... Marco Tosatti a écrit un article sur ce qu’il sait ou croit savoir de la question. Une de mes lectrices vient de le traduire et de me l’envoyer. Le voici.

    Le motu proprio qui signe la fin d’Ecclesia Dei en tant que Commission indépendante, et son intégration comme un simple bureau au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi est prêt, signé par le pontife, et aurait dû être publié jeudi dernier. Nous ignorons les raisons pour lesquelles le document n'a pas encore été publié.

    C'est un texte de style juridique, plutôt court, dans lequel il est dit que l'urgence pastorale liée à la célébration de Vetus Ordo, et qui a conduit il y a trente ans à la création de la Commission Ecclesia Dei est venu à cesser, et par conséquent aussi, la Commission dans sa forme actuelle n'a plus de raison d'exister.

    Rappelons-nous que le motu proprio de Jean-Paul II, du 2 juillet 1988, est né en réaction à la consécration de quatre évêques par Mgr Marcel Lefebvre. Certains de ses pouvoirs et fonctions ont été modifiés par Benoît XVI en 2009. Le document de Jean-Paul II donnait à la Commission le droit d’ « accorder à toute personne le demandant, l'utilisation du Missel romain selon l'édition typique en vigueur en 1962, et ceci selon les règles déjà proposées par la Commission des cardinaux » institué à cet effet « en décembre 1986 après avoir informé l'évêque diocésain ».

    En outre, la Commission a été le dernier recours pour les fidèles qui ont demandé la célébration de la Messe selon la forme extraordinaire, et n'ont pas eu une réponse positive soit de leur pasteur ou de leur évêque.

    En outre, à la suite du motu proprio Summorum Pontificum du Pape Benoît XVI (2007), la Commission veille à son application étudie les mises à jour possibles dont les textes liturgiques de 1962 ont besoin: par exemple la présence de nouveaux Saints dans le calendrier. Nous devons maintenant voir combien, et lesquels de ces pouvoirs peuvent continuer à être exercés par ce qui sera le nouveau "bureau" Ecclesia Dei au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi; et dont le dernier référent, évidemment, ne sera plus le Secrétaire responsable, comme auparavant, mais le préfet à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    Et il y a un doute plus que légitime dans la déclaration initiale qui stipule que l'urgence pastorale liée au Vetus Ordo serait terminée. À une époque où, lors de l'Assemblée de la Conférence épiscopale italienne, des voix d'évêques et de spécialistes refusent la validité juridique du motu proprio "Summorum Pontificum" de Benoît XVI, et au moment où des évêques contrarient directement ou de manière sournoise la célébration de la messe selon le Vetus Ordo, dire que cette urgence pastorale n'existe pas, peut apparaître un peu risqué.

  • Mystère au Vatican

    Il y a deux ans, l’Américain Greg Burke était nommé en fanfare et sous les acclamations de la franciscosphère directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. Le pape avait trouvé la perle rare, le top du top de la communication.

    Ce 31 décembre, alors que tout le monde pense à autre chose, Greg Burke, et la directrice adjointe Paloma Garcia Ovejero, « démissionnent » de leurs fonctions. Démissions « acceptées » par François. Qui a nommé directeur par intérim Alessandro Gisotti, le coordinateur des réseaux sociaux du dicastère pour la communication.

    Le préfet du dit dicastère, Paolo Ruffini, remercie Greg Burke et Paloma Garcia Ovejero et respecte leur « libre choix » de se retirer.

    Libre choix, de tous les deux, en même temps ?

    Greg Burke a publié trois tweets qui n’en apprennent pas davantage :

    - Paloma et moi avons démissionné, avec effet le 1er janvier. Dans ce temps de transition dans la communication du Vatican, nous pensons qu’il est mieux que le Saint-Père soit complètement libre de rassembler une nouvelle équipe.

    - J’ai rejoint le Vatican en 2012. L’expérience a été fascinante, c’est le moins qu’on puisse dire. Merci Pape François. Un abrazo muy fuerte. [traduction Google : « Un gros câlin ».]

    - Nouvelle année, nouvelles aventures.

    Paloma n’a publié qu’un tweet :

    - Fin d’une étape. Merci, Saint-Père, pour ces deux ans et demi ! Merci Greg pour ta confiance, ta patience et ton exemple.

    On en saura peut-être un peu plus « après les fêtes »…

    D'autre part, j'avoue être quelque peu décontenancé par la bannière du compte Twitter de Greg Burke. C'est le pape en action de grâces devant l'Eglise en ruines ?

    Capture d’écran 2018-12-31 à 15.27.40.png

  • Deux nouveaux diocèses

    Le pape a élevé l’exarchat apostolique pour les fidèles syro-malabars au Canada en éparchie et a nommé l’exarque, Mgr Jose Kalluvelli, premier évêque de l’éparchie de Mississauga des Syro-malabars.

    Le pape a créé au Vietnam le diocèse de Hà Tinh, par démembrement de celui de Vinh, et a nommé premier évêque Mgr Paul Nguyên Thái Hop, O.P. jusqu’ici évêque de Vinh.

  • Compromissions

    Un rapport de l’Institut Lépante révèle que le Sweedish Mission Council, qui regroupe diverses organisations chrétiennes œuvrant « pour le développement durable et la justice à tous les niveaux », promeut aussi activement l’avortement et la contraception, comme l’indique sa « politique d’égalité des genres ». Or dans la liste des membres il y a la Caritas de Suède, avec la précision : Eglise catholique. Le président de Caritas Suède, le dominicain Henrik Alberius, a fait savoir à l’Institut Lépante que la Caritas n’était pas membre du SMC. Ce serait une erreur ? Mais il est lui-même – et chacun peut le vérifier – l’un des huit membres du bureau du SMC, et il l’est en tant que président de Caritas Suède…

    Le diocèse de Stockholm, qui ne répondait pas aux questions de l’Institut Lépante, a réagi après la publication du rapport (il faut leur mettre publiquement le nez dedans pour qu’ils consentent à prendre les mesures qui s’imposent), et reconnaît que la Caritas fait bel et bien partie des membres du SMC, puisqu’il en assume même la responsabilité en disant que si le SMC ne modifie pas son texte le diocèse devra quitter cette organisation.

    Poursuivant ses investigations, l’Institut Lépante a aussi découvert que la Caritas de Suède est aussi membre de la « Plateforme pour la coopération internationale sur les migrants sans papiers », en anglais PICUM, lequel PICUM demande un changement des législations qui refusent ou limitent l’accès à l’avortement et à la contraception pour les migrants.

    On attend le prochain communiqué du diocèse…

    Mais on peut parier sans risque que nombre d’autres épiscopats, sous couvert de développement durable ou d’aide aux migrants, sont ainsi partie prenante d’organisations qui prônent la culture de mort.

  • En Chine

    Screenshot_2018-12-20 Nuns convent half demolished in Qiqihar (Video).png

    Décidément, l’accord entre le Saint-Siège et la Chine fonctionne. C’est désormais presque chaque jour que les autorités communistes s’en prennent à des catholiques. Sans réaction du Vatican, puisque ce sont des catholiques fidèles…

    Avant-hier, des religieuses de Qiqihar (province de Heilongjinag) ont reçu un avis d’expulsion de leur couvent. Au motif qu’il est « illégal » et qu’il abrite des « réunions religieuses illégales ». A 11 heures du soir la police est entrée dans le couvent et a donné une heure aux religieuses pour déguerpir, alors qu’il gelait dehors, et des ouvriers ont aussitôt commencé à détruire les bâtiments, en commençant par les portes et les fenêtres. Alerté, l’évêque du diocèse, Mgr Wei Jingyi, de l’Eglise clandestine mais qui a de bons rapports avec les autorités légales, a négocié avec elles et a obtenu que les religieuses conservent la chapelle et un des bâtiments. Ce matin, Mgr Wei Jingyi a annoncé que les religieuses avaient trouvé un nouvel endroit pour s’installer.

  • En Chine

    Cina-Vaticano-_60_anni_chiesa_indipendente.jpg

    Le 60e anniversaire de la première ordination épiscopale sans mandat du pape, c’est-à-dire la naissance de l’Eglise officielle schismatique de Chine, a été célébré lundi par une grande réunion à Nanjing, avec 48 évêques, plus de 100 prêtres et 200 religieuses.

    Wang Zuoan, vice-président du Front uni (le parti communiste et les partis autorisés fantoches), et ancien directeur de l’Administration d’Etat pour les Affaires religieuses, a de nouveau souligné que les principes d’indépendance et d’autogestion (de l’Eglise de Chine) ne seront éliminés « à aucun moment et en aucune circonstance ».

    Mgr Ma Yinglin, président de la Conférence épiscopale non reconnue par Rome, mais qui par la grâce de François n’est plus excommunié, a remarqué que sur les 98 diocèses (officiels) du pays près de la moitié sont vacants, et que plusieurs autres ont de très vieux évêques. Sous-entendu : il est urgent de sacrer de nouveaux évêques patriotiques.