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Eglise

  • Encore un prêtre mexicain assassiné

    Le Père José Alfredo Lopez Guillen avait été enlevé le 19 septembre, le jour même où l’on a trouvé les corps de deux autres prêtres tués par balles. Lui aussi a été tué par balles. On a retrouvé son corps hier non loin de la paroisse dont il était le curé.

  • Œcuménisme

    A l’issue de la XIVe session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe, qui s’est tenue du 15 au 22 septembre à Chieti en Italie, a été approuvé un document commun intitulé «Synodalité et primauté pendant le Premier millénaire : vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Église».

    Ce texte fait suite à celui qui avait été adopté à Ravenne en 2007, « Communion ecclésiale, conciliarité et autorité », qui avait notamment manifesté un accord sur le concept de primauté universelle (sur le concept lui-même, pas sa définition…).

    Il y avait à Chieti des représentants de toutes les Eglises orthodoxes à l’exception de celle de Bulgarie. Tous ont signé le texte, à l’exception de la délégation géorgienne qui s’est abstenue.

    Le document n’a pas encore été publié.

    Une prochaine session devrait être consacrée à la primauté… pendant le deuxième millénaire, et là ça devient encore beaucoup plus ardu, d’autant que les Russes et quelques autres insistent lourdement sur le fait que la question uniate doit être traité de façon prioritaire et aurait déjà dû l’être…

  • CQFD

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    Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, et une image peut dispenser d’une longue démonstration…

    Via Benoît et moi, où l’on trouvera les commentaires ad hoc.

  • Au Mexique

    Deux prêtres, le Père Alejo Nabor Jiménez Juárez et le Père José Alfredo Suárez de la Cruz, ont été assassinés au Mexique. Ils avaient été enlevés dimanche soir dans la paroisse Notre-Dame de Fatima de Poza Rica, dans le nord de l’Etat de Veracruz. Leurs corps ont été retrouvés hier matin sur le bas côté d’une route. Ils ont été tués par balles. Leur chauffeur-sacristain, enlevé en même temps qu’eux, a été retrouvé vivant. Pour le moment on n’en sait pas plus. Sinon que c’est une zone d’affrontements entre cartels de la drogue.

  • En Syrie

    La pression de l’Etat islamique s’étant éloignée de Hassaké, les manœuvres entre milices kurdes et armée syrienne ont repris pour le contrôle de la ville… Comme au début 2015… Mais ce qui est nouveau est que les Kurdes s’en prennent aux chrétiens (pour leur montrer qui est le patron, semble-t-il), alors qu’en 2015 avaient libéré les villages chrétiens du Khabour en compagnie des maigres brigades chrétiennes.

    L’archevêque syro-catholique de Hassaké, Mgr Jacques Behnan Hindo, déclare à Fides :

    « Chaque fois que les miliciens kurdes entrent en action pour réaffirmer leur hégémonie militaire sur la ville, l’épicentre de leurs incursions et de leurs actions de force est toujours le quartier des six églises, où vit la grande majorité des chrétiens. Dans de nombreux cas, ils ont chassé les chrétiens de leurs maisons sous la menace des kalachnikovs et là où ils entrent, ils saccagent tout. ».

    Mgr Hindo confie avoir été lui-même victime d’un acte d’intimidation lorsque la fenêtre de son habitation a été prise pour cible par des tirs d’arme à feu et qu’une balle a manqué de peu sa tête, à un moment où la zone était contrôlée par des miliciens kurdes.

    Et une expédition humanitaire réalisée par les bénévoles de l’archidiocèse afin de distribuer de la nourriture aux habitants musulmans villages libérés de l’Etat islamique a été prise pour cible par des tirs d’artillerie alors que les jihadistes les plus proches étaient à plus de 20 km.

    Mgr Hindo constate d’autre part que lorsque Shaddadi est devenue une place forte de l’Etat islamique de nombreux habitants étaient devenus jihadistes, et qu’aujourd’hui que la ville est aux mains des Kurdes, les mêmes habitants se sont enrôlés dans les milices kurdes. (Ce qui expliquerait en partie la nouvelle animosité « kurde » envers les chrétiens.)

  • Des précisions sur l'éviction de Gotti Tedeschi

    Le 12 septembre je faisais écho à cette hallucinante affirmation que Peter Seewald met dans la bouche de Benoît XVI, que c’était la décision de celui-ci de virer Ettore Gotti Tedeschi de la direction de la banque du Vatican pour mettre à sa place Ernst von Freyberg, ce qui ne correspond pas aux faits connus.

    Riccardo Cascioli revient sur l’affaire, en citant d’abord Mgr Gänswein, le témoin clef. Il ajoute :

    Comme on le voit, la reconstruction de Gänswein est bien différente de celle fournie aujourd'hui par le Pape émérite: Benoît XVI a été cueilli par surprise, il n'approuva pas, mais plutôt que d'intervenir directement, délégitimant ceux qui avaient la compétence dans l'affaire, il chercha ensuite d'une certaine façon à "rattraper" Gotti Tedeschi. En réalité, explications et promesses de réhabilitation se sont discrètement succédé dans les mois suivants, jusqu'au début de 2013, quand Gotti Tedeschi est convoqué par le Cardinal Bertone pour une communication importante.

    La rencontre a effectivement lieu le 7 février 2013, à la résidence privée d'un autre cardinal, où Bertone dit à Gotti Tedeschi la décision du pape de sa réhabilitation immédiate. Question de quelques jours, et il serait appelé à Rome pour l'annonce officielle.

    Mais à la place, le 11 février, tombe à l'improviste l'annonce de la démission du pape et tout explose. En revanche, le processus pour changer la direction de l'IOR s'accélère: après neuf mois d'impasse, après l'annonce du pape Ratzinger, ceux qui, dans la Commission des cardinaux s'opposaient à la ratification de la défiance à Gotti Tedeschi sont remplacés (le cardinal Nicora a été remplacé par Mgr Calcagno), et le nouveau président de l'IOR, le baron von Freyberg, est nommé. Un timing qui suscite pas mal de polémiques (pourquoi ne pas attendre le nouveau pape qui aurait eu de toute façon le pouvoir de tout changer?) Et de nombreux soupçons sur les manœuvres du cardinal Bertone.

    Une fois encore, on voit que la démission « providentielle » de Benoît XVI permet de dénouer un problème, et comme par hasard à la banque du Vatican.

  • Plus que bizarre

    François a signé un motu proprio intitulé Concordia Codici, dont on nous dit qu’il qui "vient harmoniser certaines normes du code de droit canonique latin et de celui des Églises orientales".

    Si j’en crois le commentaire de Mgr Arrieta sur Radio Vatican, ce motu proprio rappelle aux paroisses latines qui seraient amenées à célébrer des mariages orientaux qu’un diacre ne suffit pas mais qu’il faut un prêtre. Mais surtout il donne la possibilité aux orthodoxes qui n’ont pas de clergé dans le pays où ils se trouvent de faire baptiser leurs enfants par un prêtre catholique latin, et de se marier à l’église catholique.

    C'est en effet ce que semble indiquer le texte.

    C’est a priori sympathique, mais c’est théologiquement absurde d’accueillir dans l’Eglise catholique quelqu’un qui ne veut pas être catholique... En outre je crains que ce soit considéré (non sans raison) comme une agression prosélyte de la part des Eglises orthodoxes…

  • Délires turcs

    La presse gouvernementale turque avait déjà accusé le patriarcat œcuménique de Constantinople d’avoir fait partie d’une alliance avec la CIA et Fethullah Gülen pour monter le coup d’Etat manqué contre Erdogan le 15 juillet dernier. Il n’y a pas de raison de s’arrêter dans le délire. Le Saint-Siège aussi est en cause : Fethullah Gülen et son mouvement Hizmet sont définis comme des « chevaux de Troie du Vatican »…

    Refait ainsi surface, dans la presse, le fantasme complotique du journaliste azéri Agil Alesenger énoncé dans son pamphlet L’Invasion silencieuse, selon lequel le mouvement (islamiste) Hizmet fait partie d’un dessein d’infiltration du monde musulman mené par le Vatican au travers du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux… (Si seulement c’était vrai…). Preuve en est que Gülen a dit du bien de François, et que Jean-Paul II avait dit que le troisième millénaire serait celui de la diffusion de l’Evangile en Asie…

    Un autre journaliste écrit que Fethullah Gülen, qui n’est rien d’autre qu’un « imam fidèle à l’Eglise », pourrait être le cardinal créé in pectore le 2 avril 2005 par Jean Paul II qui n’en a jamais révélé l’identité…

    Cela n’empêche pas de continuer à s’en prendre au patriarcat : un journal rappelle avec quelle attention, voire sympathie, l’agence Cihan, proche du mouvement de Gülen, avait suivi les vicissitudes du séminaire orthodoxe d’Halki, où toute activité est interdite par les autorités turques depuis 45 ans…

    Bref, les Ottomans sont toujours ottomans.

  • Un catéchiste tué

    La commission de la conférence des évêques d’Indonésie pour la pastorale des jeunes annonce l’assassinat de Yuni Yesra Patatang, 27 ans, qui était à la tête d’un groupe de jeunesse catholique. Il a été tué de deux balles. Son corps a été retrouvé hier soir à Ilaga, en Papouasie. Yuni Yesra Patatang n’était pas papou, mais de l’ethnie Toraja (du sud des Célèbes). Il avait un diplôme de catéchèse et enseignait le catéchisme dans des écoles élémentaires, tout en étant chauffeur de taxi. Le mois prochain aura lieu aux Célèbes la journée nationale de la jeunesse catholique d’Indonésie.

    L’assassinat n’a pas encore été revendiqué. La Papouasie est en proie à des troubles fomentés par les indépendantistes, et par les musulmans qui ne supportent pas que la grande majorité de ces animistes soient devenus chrétiens (dans le plus grand pays musulman de la planète).

  • Confirmation

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    Aujourd’hui il est facile de fabriquer une fausse lettre qui ressemble à une vraie, en-tête et signature compris. Il n’y avait toutefois aucune chance (vu la façon dont on en a appris l’existence) que soit fausse la lettre de François indiquant que les « divorcés remariés » peuvent communier et qu’il n’y a pas d’autre interprétation possible d’Amoris Laetitia. Et si par impossible cela avait été le cas, on aurait eu un démenti du Vatican. Non seulement il n’y a pas eu de démenti, mais il y a eu une confirmation, par Radio Vatican : oui, François a bien écrit cette lettre, oui, elle dit bien que François met à la poubelle l’affreux légalisme d’autrefois qui remontait au moins à Adam et Eve et qui fut malencontreusement réitéré par un certain Jésus de Nazareth (ou plutôt un auteur d'évangile qui voulait faire le malin). Car le « discernement » permet de constater qu’un mariage indissoluble ne l’est pas…

  • Le premier saint martyr de la Révolution

    On sait que Salomon Nicolas Leclercq, l’un des « martyrs de septembre », va être canonisé. Ce sera le 16 octobre.

    On sait moins que Salomon Leclercq sera le premier martyr de la Révolution française à être canonisé, bien que 440 aient été béatifiés. Alors que de nombreux martyrs de la guerre d’Espagne ou des Cristeros, morts plus d’un siècle plus tard, ont déjà été canonisés.

    Pourquoi ? On trouvera la réponse sur Le Salon Beige : les évêques d’Espagne et du Mexique ne cessent de demander aux fidèles de prier pour que des miracles soient attribués aux martyrs. De ce fait il y a des miracles, et donc des canonisations. Tandis que les évêques français ne demandent JAMAIS de prier pour une telle intention (qui serait contraire aux valeurs de la République que nous partageons tous, n’est-ce pas). Donc il n’y a pas de canonisations. Le cas de Salomon Leclercq est tout particulier : c’est un miracle obtenu par les Frères des écoles chrétiennes (il sera aussi le premier saint des Frères)… au Venezuela.

  • Opération Seewald

    Je n’avais pas l’intention de lire le livre d’entretiens de Benoît XVI avec Peter Seewald, et ce que j’en lis me conforte dans ma décision tout en me glaçant d’effroi.

    Ma décision venait d’un fait tout simple. Voyant à plusieurs reprises, au cours du pontificat de Benoît XVI, des références à un livre d’entretiens entre le cardinal Ratzinger et Peter Seewald intitulé Le sel de la terre, j’avais fini par me dire que je devrais me procurer ce livre. Et puis un jour j’ai découvert que j’avais ce livre, et même que je l’avais lu. Et je n’en avais aucun souvenir… Donc c’était un livre inutile, de la faute de Seewald, et le nouveau livre d’entretiens ne serait pas meilleur.

    En outre je m’étonnais d’apprendre que Benoît XVI parlait de son successeur, et je n’avais aucune envie d'apprécier la pieuse langue de bois que devrait forcément manier Benoît XVI parlant de François. Mais forcément je l’ai quand même vu, puisqu’on se délecte de le reproduire partout, et aussi on a en prime un nouvel épisode de langue de bois sur la renonciation. Aussi crédible que celui de la soutane blanche qu’il a gardée parce qu’il n’avait rien d’autre à mettre… Cette fois on est censé gober qu’il a renoncé parce que le pape devait aller à Rio et que lui ne pouvait pas y aller à cause des fuseaux horaires qui le fatigueraient trop…

    Mais il y a pire que cela. Pire que ce qui n’était hélas que trop prévisible.

    D’une part ceci :

    « C'est moi qui ai écrit le texte de la renonciation. (...) Je l'ai écrit en latin. Un texte aussi important devait être écrit en latin. En outre, c'est une langue que je connais suffisamment bien pour l'écrire d'une manière digne du sujet. Naturellement, j'aurais tout aussi bien pu l'écrire en italien, mais je risquais de faire des fautes. »

    Or on se souvient qu’il y avait dans ce texte une énorme faute de grammaire. Une faute dans la phrase cruciale, qui était de ce fait incompréhensible :

    declaro me ministerio Episcopi Romae, Successoris Sancti Petri, mihi per manus Cardinalium die 19 aprilis MMV commissum renuntiare

    Or Benoît XVI a réellement prononcé cette phrase ainsi, et elle n’a été corrigée que tardivement sur le site du Vatican : « commisso » à la place de « commissum », ce qui permet de traduire :

    je déclare renoncer au ministère d’Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005

    La seule certitude que l’on puisse avoir dans cette histoire, c’est que Joseph Ratzinger a plusieurs fois prouvé qu’il avait une parfaite maîtrise de la langue latine… La façon de souligner qu’en italien (langue qu’il maîtrise tout aussi bien) il « risquait de faire des fautes » (alors qu’il en a fait une en latin et que tout le monde le sait) est aussi insolite - voire davantage - que le coup de la soutane blanche.

    D’autre part il y a cette hallucinante affirmation que Peter Seewald met dans la bouche de Benoît XVI, que c’était la décision de celui-ci de virer Ettore Gotti Tedeschi de la direction de la banque du Vatican pour mettre à sa place Ernst von Freyberg. Or l’état de la question est que Gotti Tedeschi fut viré sans même que Benoît XVI fût au courant et qu’il n’eut pas d’autre choix que d’entériner une décision prise par d’autres. C’est ce que racontait alors avec force détails (et le témoignage d’un Mgr Gänswein tourneboulé) Andrea Tornielli qui affirme aujourd’hui exactement le contraire en rendant compte du livre de Peter Seewald…

    Voir ici et .

  • En Chine

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    L’évêque coadjuteur de Wenzhou, Mgr Peter Shao Zhumin, a été arrêté par la police ce matin et emmené en dehors du diocèse, « en voyage » dans le nord-est du pays, alors qu’il s’occupait des préparatifs des funérailles de l’évêque, Mgr Vincent Zhu Weifang, mort hier. Les autorités communistes montrent ainsi clairement qu’elles refusent que Mgr Shao Zhumin, qui ne fait pas partie de l’Eglise officielle, soit le prochain évêque de Wenzhou. Son secrétaire, également prêtre de l’Eglise clandestine et chancelier du diocèse (à gauche sur la photo), a été envoyé dans le Yunnan. Un autre prêtre a été placé en résidence surveillée dans un hôtel de la capitale de la province.

  • Menaces sur les byzantins d’Italie

    L’autre jour j’ai mis sur ce blog la vidéo du sacre épiscopal de Giorgio Gallaro, nouvel archevêque de Piana degli Albanesi de l’Eglise grecque-catholique italo-albanaise en Sicile. Le dessous des cartes est malheureusement beaucoup moins beau que la cérémonie. Parce que François met ses sales pattes partout, et qu’il a décidé de supprimer l’Eglise italo-albanaise, ainsi que les autres Eglises byzantines catholiques présentes en Italie, pour les regrouper dans une unique Eglise… qu’il est plus facile de contrôler et de "latiniser" (couper de ses traditions). Le nouvel archevêque est là pour ça, ce qui a déclenché une importante bronca dans l’éparchie.

    C’est l’indispensable Sandro Magister qui nous explique tout cela en détail.

  • Orban s’engage

    Le gouvernement hongrois vient de créer un sous-secrétariat d’Etat aux chrétiens persécutés. Il est sous l’autorité du ministre des « capacités humaines », Zoltan Balog. (Il y a très peu de ministres dans le gouvernement hongrois, qui là aussi donne l’exemple. Le grand ministère des « capacités humaines » englobe la culture, la science, l’université, le social, la santé, les Eglises et les minorités.) Le sous-secrétariat est confié à Tamas Török, qui travaillait jusqu’ici à l’ambassade de Hongrie à Rome. Il aura un budget de 930 millions de forints, soit 3 millions d’euros.

    La décision a été prise par Viktor Orban et Zoltan Balog lors de leur visite à Rome il y a quelques jours. Les deux hommes ont rencontré le pape au Vatican, mais aussi le patriarche syriaque catholique S.B. Ignace Youssef III, le patriarche maronite S.B. Bechara Boutros Rai, l’archevêque grec-melkite catholique d’Alep Mgr Jean-Clément Jeanbart, le patriarche syro-orthodoxe S.B Ignace Ephrem II, l’évêque copte de Vienne Mgr Gabriel, à la réunion annuelle du « Réseau international catholique de législateurs » (ICLN, créé en 2010 à Vienne sous le patronage du cardinal Schönborn), particulièrement consacrée cette année à la persécution des chrétiens au Proche Orient. (Viktor Orban et Zoltan Balog, tous deux calvinistes, sont les deux seuls non-catholiques régulièrement invités à cette réunion de quatre jours qui se tient à huis clos.)

    Edouard de Habsbourg, l’ambassadeur de Hongrie auprès du Saint-Siège, a déclaré que la création de ce département ministériel est la suite logique de l’action du gouvernement hongrois en faveur des chrétiens persécutés, par exemple en leur facilitant l’obtention de visas. Mais, ajoute-t-il, la philosophie du gouvernement hongrois est que la meilleure façon de donner une chance à ces chrétiens est de les aider à rester chez eux. C’est pourquoi par exemple le gouvernement hongrois a déjà participé à la construction d’une école à Erbil, où s’entassent les réfugiés de la plaine de Ninive.

  • Eh Bé…

    Je reçois une pub pour m’abonner à La Vie, avec ça… Ça fait peur aux enfants, non ? Et même aux grands…

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  • Sainte Mère Teresa

    Demain sera canonisée Mère Teresa. C'est l'occasion de relire son message à la conférence internationale de l’ONU sur les femmes qui s’était tenue à Pékin en 1995. Cette conférence avait donné la première définition idéologique subversive du genre, qui allait se répandre dans le monde entier. On sait comment saint Jean-Paul II avait envoyé une personne de confiance donner à Pékin l'avis clair et net de l'Eglise catholique sur la question. De son côté, Mère Teresa avait envoyé un message. Qui disait tout, et qui est plus que jamais d'actualité. Le voici.

    Je prie Dieu qu'il fasse descendre sa bénédiction sur tous ceux et celles qui prennent part à la IVe Conférence mondiale sur la Femme, qui se tient à Pékin à l'heure actuelle. J'espère que cette conférence aidera tous et chacun à comprendre la place très spéciale que la Femme occupe dans le plan de Dieu, et nous amènera à adhérer pleinement à ce plan et à le mettre en œuvre.

    Je dois dire que je n'arrive pas à comprendre pourquoi certains affirment que l'homme et la femme sont exactement les mêmes et qu'ils en viennent même à nier la beauté des différences qui existent entre l'homme et la femme. Les dons de Dieu sont tous également bons mais ils ne sont pas nécessairement les mêmes. Je réponds souvent à ceux qui me disent qu'ils aimeraient pouvoir servir les pauvres comme je le fais : « Ce que je fais, vous n'êtes pas en position de le faire. Ce que vous faites, je ne suis pas en position de le faire. Mais vous et moi ensemble, nous pouvons faire quelque chose de beau pour Dieu. »

    Il en va ainsi des différences entre l'homme et la femme.

    Dieu a créé chacun de nous, chaque être humain, en vue d'une plus grande chose : aimer et être aimé. Pourquoi Dieu nous a-t-il créés, les uns hommes, les autres femmes ? Parce que l'amour d'une femme est l'un des visages de l'amour de Dieu. L'amour d'un homme est un autre visage de ce même amour. L'homme et la femme sont tous les deux créés pour aimer, mais chacun d'une manière différente ; l'homme et la femme se complètent l'un l'autre, et tous les deux ensemble manifestent l'amour de Dieu beaucoup mieux qu'ils ne le pourraient chacun séparément.

    Cette puissance spéciale d'amour qu'ont les femmes n'est jamais plus apparente que lorsqu'elles deviennent mères. La maternité est le don de Dieu fait aux femmes. Comme nous devons être reconnaissants à Dieu pour ce don qui apporte une si grande joie au monde entier, aux hommes comme aux femmes. Et pourtant ce don de la maternité, nous pouvons le détruire, et d'une façon toute spéciale par le mal de l'avortement, mais aussi par celui qui consiste à penser qu'il y a d'autres choses plus importantes que celle d'aimer, que celle de se donner au service des autres : la carrière, par exemple, le travail à l'extérieur du foyer. Aucun travail, aucun plan de carrière, aucune possession matérielle, aucune vision de "liberté" peut remplacer l'amour. De sorte que tout ce qui détruit le don de la maternité, qui est un don de Dieu, détruit le plus précieux des dons faits par Dieu aux femmes, celui d'aimer en tant que femme.

    Dieu nous a dit : « Aimez votre prochain comme vous-mêmes. » De sorte que je dois d'abord m'aimer moi-même, comme il se doit, et ensuite aimer mon prochain de la même manière. Mais comment puis-je m'aimer moi-même si je ne m'accepte pas telle que Dieu m'a faite ? Ceux qui nient la beauté des différences entre l'homme et la femme ne s'acceptent pas tels que Dieu les a faits, et ne peuvent donc pas aimer leur prochain. Ils ne peuvent apporter avec eux que division et malheur et détruire la paix du monde. Par exemple, comme je l'ai souvent affirmé, l'avortement est ce qui détruit le plus la paix du monde aujourd'hui. Et ceux qui veulent absolument que la femme et l'homme soient la même chose sont tous en faveur de l'avortement.

    Au lieu de la souffrance et de la mort, apportons la paix et la joie au monde. À cette fin, nous devons demander à Dieu le don de la paix et apprendre à nous aimer et à nous accepter comme frères et soeurs, enfants de Dieu. Nous savons que l'endroit où l'enfant peut le mieux apprendre à aimer et à prier est la famille, en étant témoin de l'amour et de la prière de son père et de sa mère. Lorsqu'il y a rupture ou désunion dans la famille, les enfants, en grand nombre, grandissent sans savoir ce que c'est que d'aimer et de prier. Un pays où nombreuses sont les familles détruites de cette façon ne peut qu'être exposé à de nombreux problèmes. J'ai souvent été témoin, surtout dans les pays riches, du fait que les enfants cherchent refuge dans la drogue ou autres choses lorsqu'ils en sont réduits à faire face à l'indifférence ou au rejet de leur famille.

    D'autre part, lorsque les familles sont fortes et unies, les enfants sont en mesure de voir dans l'amour de leur père et mère l'amour très spécial que Dieu a pour eux et peuvent ainsi arriver à faire de leur pays un endroit où l'on aime et où l'on prie. L'enfant est le plus beau don que Dieu puisse faire à la famille : il a besoin de son père aussi bien que de sa mère parce que l'un et l'autre manifestent l'amour de Dieu d'une façon spéciale. Une famille qui prie ensemble reste ensemble, et s'ils restent ensemble, ils s'aimeront les uns les autres comme Dieu les a aimés, tous et chacun d'entre eux. Et les œuvres de l'amour sont toujours des œuvres de paix.

    Aussi, gardons tous en nos cœurs la joie d'aimer et partageons cette joie avec tous ceux qui se trouvent sur notre chemin. La prière que j'adresse à Dieu est que tous les délégués, et que toutes les femmes que la Conférence de Pékin cherche à aider, que toutes et chacune d'entre elles, dis-je, en arrivent à faire leur l'humilité et la pureté de Marie afin de pouvoir vivre en paix et en amour les uns avec les autres, faisant ainsi de nos familles et de notre monde un lieu de beauté pour Dieu. Ce qu'il faut, c'est la prière.

    Tout pour la gloire de Dieu et le bien des âmes. Que Dieu vous bénisse tous !

  • Italo-albanais

    Merci à New Liturgical Movement d’attirer notre attention sur cette vidéo qui relate l’intégralité de la messe de consécration épiscopale de Mgr Giorgio Demetrio Gallaro, le 28 juin dernier à Piana degli Albanese, en Sicile. C’est d’une ampleur d’autant plus impressionnante qu’il s’agit d’une des plus petites Eglises catholiques : l’Eglise grecque-catholique italo-albanaise, qui compte quelque… 60.000 baptisés. Elle a deux éparchies, celle de Piana degli Albanese (ville de 6.000 habitants) en Sicile, l’autre étant Lungro degli Italo-Albanese en Calabre (à quoi s’ajoute le monastère basilien de Grottaferrata près de Rome).

    Il y en a qui savent garder leurs traditions, en plénitude, à travers les vicissitudes de l’histoire…

  • C’est fait

    François a « accepté la démission » de Mgr Mario Oliveri du diocèse d’Albenga-Imperia.

    La plupart des journaux italiens ne sont pas dupes et titrent que l’évêque a été démis par le pape.

    François était tellement pressé de ne plus voir cet évêque trop traditionnel qu’il n’a même pas pu attendre qu’il ait 75 ans : dans trois ans.

    Mais ainsi tout le monde peut voir quelle est la mesquine méchanceté de ce pape.

    Les photos suivantes sont celles de confirmations conférées par Mgr Oliveri le 21 août dernier. (Trouvées sur le Forum catholique, merci à CM de la Rocca.)

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  • Egypte : la loi sur les églises

    Le Parlement égyptien a approuvé hier, par « plus des deux tiers » des députés, « au bout de quatre heures de débats houleux » selon al-Ahram, la nouvelle loi sur la construction d’églises dans le pays.

    La nouvelle loi est un compromis finalement accepté par l’Eglise copte ainsi que par l’Eglise catholique et les anglicans, au terme d’une négociation serrée, in fine, avec le gouvernement, pour retirer ou atténuer des amendements antichrétiens qui avaient été ajoutés au texte initial.

    La loi stipule dans son article 5 que les gouverneurs des provinces ont l’obligation de répondre dans les quatre mois aux demandes de construction de nouvelles églises, et qu’en cas de rejet ils devront motiver leur décision, et les chrétiens pourront faire appel devant les tribunaux administratifs. (Le texte initial disait seulement que les gouverneurs doivent répondre. Un amendement de la commission des lois a changé le verbe pour souligner que c’est une obligation.)

    L’article 2 continue de soulever des critiques. Il stipule que « la superficie de l’église doit être adaptée au nombre des citoyens appartenant à la communauté chrétienne et prendre en considération la croissance de la population », ce qui est vu comme une restriction. Ce à quoi le ministre des relations avec le Parlement a répondu que c’est simplement pour éviter qu’on veuille « construire une cathédrale dans un petit village ». Mais, justement, cela empêche de construire un grand sanctuaire dans un lieu de pèlerinage, par exemple.

    Cet article dit aussi que la construction des nouvelles églises est autorisée par les gouverneurs « avec la coordination des autorités intéressées ». Cette expression vague pourrait permettre aux forces de sécurité locales de bloquer la construction en invoquant des raisons de sécurité. Le Patriarcat copte orthodoxe a reçu des assurances… verbales qu’une telle disposition ne sera pas appliquée de manière rigide.

    Le parti an-Nour, seul parti salafiste présent au Parlement, a tenté de faire valoir que cette loi était contraire à la Constitution, qui stipule que l’islam est la religion de l’Egypte et que les principes de la charia sont la source principale de la législation. Le ministre a répondu que l’article 235 de la Constitution (révisée) stipule qu’une nouvelle loi sur la construction des églises devra être votée par le Parlement et que cette loi devra garantir aux chrétiens le droit d’exercer librement leurs devoirs religieux…

    En dehors de quelques coptes qui crient à la « farce » et contestent une loi « imposée par le gouvernement », la plupart des chrétiens voient bien que si elle n’est pas parfaite (et comment le serait-elle dans un pays musulman), cette loi est un important pas en avant, qu’ils doivent au président-maréchal Sissi qui a sauvé l’Egypte de la mainmise des Frères musulmans suite au « printemps arabe »…

  • En Corse

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    Mgr de Germay, évêque d’Ajaccio, vient de créer une paroisse personnelle dévolue à la forme extraordinaire du rite romain, qui sera donc désormais célébrée en la chapelle de Notre-Dame de Lorette à Ajaccio.

    Le prêtre est l’abbé Hervé Mercury, qui est en Corse depuis 2012 et diocésain depuis 2015.

    La chapelle est le lieu d’un pèlerinage très populaire le 8 septembre. La messe du pèlerinage sera donc désormais celle de l’usus antiquior.

    Précision. L'abbé Mercury célébrera bien la messe en cette chapelle à partir de demain. Mais la "paroisse personnelle" n'est encore qu'en projet.

  • Nouveaux prêtres au loin

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    Joseph Enkh-Baatar a été ordonné prêtre hier en la cathédrale de Oulan-Bator, en Mongolie. Ce matin il a célébré sa première messe.

    Il est le premier prêtre mongol.

    Les baptisés catholiques sont… un millier dans le pays.

    *

    Au Pakistan, dans sa cathédrale de Lahore, Mgr Sebastian Shaw a ordonné prêtres hier cinq diacres de l’archidiocèse. D’habitude il n’y a qu’une ou deux ordinations. C’est un record depuis 1994. Quelque 21 prêtres ont déjà été ordonnés au Pakistan cette année. Il y en aura trois autres à Karachi en octobre.

  • Abandonnés

    Dans une interview à l’Avvenire, le cardinal Parolin, secrétaire d’Etat, évoque les discussions avec le pouvoir communiste chinois

    «Les contacts se poursuivent avec un esprit de bonne volonté des deux parties», affirme le cardinal Parolin. L’objectif est «que les catholiques chinois puissent vivre de façon positive leur appartenance à l’Église, et, en même temps, être de bons citoyens et contribuer à renforcer l’harmonie de toute la société chinoise».

    «Il n’existe pas deux Églises différentes, l’une fidèle au Pape et l’autre soumise au gouvernement, mais deux communautés désireuses, ensemble, de vivre en pleine communion avec le Successeur de Pierre», précise le Secrétaire d’État. Le Saint-Siège espère donc voir bientôt «ces deux communautés se réconcilier, s’accueillir, donner et recevoir la miséricorde pour une annonce commune de l’Évangile, qui soit vraiment crédible».

    J’imagine la tête du cardinal Zen lisant ces propos…

    1 – La « bonne volonté » du gouvernement communiste, qui ne cesse de répéter que les religions en Chine doivent se « siniser » définitivement et rejeter toute référence étrangère. Et qui continue de mettre en prison des prêtres et des évêques de l’Eglise clandestine.

    2 – Etre « bon citoyen » d’un Etat qui fait la guerre à la religion et à la morale naturelle… « renforcer l’harmonie » d’une société fondée sur le conflit institutionnel…

    3 – « Deux communautés désireuses ensemble de vivre en pleine communion avec le successeur de Pierre ». Alors qu’il y a une communauté qui vit depuis toujours en communion avec Rome, et une autre qui répercute la volonté du gouvernement que le pape n’ait rien à voir dans les affaires de l’Eglise en Chine (c’est ce qui s’appellera « être en communion » si le pape l’accepte…).

    4 - Le mensonge et l’hypocrisie éclatent dans la contradiction du propos. Après avoir évoqué deux communautés ensemble, le cardinal Parolin parle de deux communautés qui doivent se réconcilier. Comme si les torts étaient partagés. C’est à hurler. L’Eglise souterraine ne demande qu’à se réconcilier avec l’Eglise officielle, évidemment, et à ne faire qu’une seule Eglise catholique. Mais la fausse Eglise soumise au pouvoir communiste participe activement à la persécution des catholiques fidèles à Rome. Il n’y a pas de persécutions dans les deux sens… Il y a un pouvoir communiste et une Eglise persécutée. Avec certes une zone grise assez importante entre les deux (et même quelques évêques reconnus des deux côtés), mais qui n’autorise en aucune manière à faire croire que les héroïques catholiques de l’Eglise clandestine auraient quelque tort que ce soit. Un autre tort que celui de subir des persécutions pour être fidèle à Rome. Et ce qu’on leur promet est bientôt la persécution finale, venant… de Rome…

  • Juste en passant…

    Connaissez-vous André Soulier ? Il a été une haute personnalité de la politique lyonnaise entre 1977 et 2001. Et il est un avocat réputé depuis 1969.

    C’est lui que le cardinal Barbarin a choisi pour le défendre dans le cadre de la plainte déposée par des personnes qui l'accusent d'avoir couvert des abus sexuels sur mineurs.

    On sait que Lyon est une capitale maçonnique.

    On pouvait lire dans un article de l’Express sur le sujet, en juin 2000 :

    Le Grand Orient compte aussi quelques élus de la majorité municipale, comme l'avocat André Soulier. S'il n'est pas le plus assidu des frères, l'adjoint de Raymond Barre à la mairie est assurément l'un des doyens de la maçonnerie lyonnaise. Il a été initié voilà quarante-trois ans dans la loge Union et Liberté.

    Le cardinal Barbarin se fait défendre par un membre d'une loge dont le but est la destruction de l'Eglise catholique...

  • Ça se répand

    On se souvient que Jorge Mario Bergoglio a dit à son ami et confident athée Eugenio Scalfari – c’est du moins ce que celui-ci rapporte – que le Christ est « une articulation » de l’unique Dieu, comme les divinités des autres religions sont des articulations particulières de l’unique divinité, « seulement façonnées par l’histoire des hommes qui la pensent ».

    Il n’a fallu que quelques jours pour que cette hallucinante affirmation soit… démentie ? Pas du tout. Bien au contraire : pour qu’elle paraisse au beau milieu d’un éditorial de L’Avvenire, le quotidien des évêques italiens, sous une forme légèrement différente :

    En fait, pour quiconque croit – chrétien ou musulman ou juif – Dieu est un, grand, tout-puissant, miséricordieux. Les différences, s’il y en a, concernent le “je”.

    Par exemple, si je crois en la Sainte Trinité, à la Résurrection du Christ, en l’Eucharistie, c’est mon opinion personnelle, que j’ajoute, moi, parce que ça me plaît, à la croyance universelle au Dieu unique… Et comme c’est seulement mon opinion personnelle, elle n’engage pas la foi, de même que l’opinion contraire du musulman…

    Et hop, tout le monde est content.

    Vraiment ?

  • En Chine

    Les autorités communistes de la province chinoise de Zhejiang, qui s’étaient déjà distinguées dans la campagne de destruction des croix des églises, viennent d’interdire « toute forme d’activité religieuse » dans les hôpitaux. A savoir toute prière vocale et toute visite d’un ministre du culte.

    C’est dans cette province que se trouve Wenzhou, la capitale chrétienne de la Chine (jadis appelée la Jérusalem chinoise).

  • Espoir

    IRAQ_-_ordinazione_sacerdoti_erbil.jpg

    Le 5 août dernier, deux ans jour pour jour après l'attaque de Qaraqosh par l’Etat islamique, trois jeunes hommes de cette ville entièrement syriaque catholique (et entièrement vidée de ses habitants) ont été ordonnés prêtres, dans l’église en préfabriqué d’un camp de réfugiés d’Erbil, au Kurdistan. Quelque 1.500 fidèles se pressaient dans l’église prévue pour 800 personnes. Les ordinations ont été conférées par Mgr Petros Yoanno Moshe (Pierre Jean Moïse), archevêque syriaque catholique de Mossoul et Kirkouk.

    Les trois jeunes (et un quatrième qui a été ordonné à Bagdad trois semaines avant les autres) étaient séminaristes à Qaraqosh au moment de la prise de la ville. Ils ont poursuivi et terminé leurs études à Harissa au Liban – l’intérêt d’avoir le Liban… Ils avaient été ordonnés diacres le 19 mars dernier.

    510_couverture-cd-qaraqosh.jpg

    (Ad Vitam Records)

    Heureux les bons serviteurs. Chant pour les ordinations.
    podcast

    Irak - L'église de Qaraqosh.jpg

    C'était la nouvelle église de Qaraqosh. Elle a été détruite deux mois après la prise de la ville par l'Etat islamique. Par un bombardement américain.

  • Catholic relief…

    L’organisation Catholic Relief Services est le Secours catholique américain. Elle a été créée par les évêques et dépend toujours de la Conférence épiscopale. On savait déjà que, via ses partenariats, elle promeut la contraception. Et que l’un de ses vice-présidents s’est ostensiblement « marié » avec un homme. L’Institut Lépante, après avoir enquêté sur les dons des salariés de Catholic Relief Services aux organisations et personnalités politiques, conclut que 98% de ces dons vont à des organisations ou des personnalités qui sont ouvertement favorables à l’avortement.

  • Un chrétien tué à Jolo

    Un chrétien a été tué par des islamistes sur l’île de Jolo, dans les Philippines, et d’autres ont été menacés. Au lieu de nous donner les circonstances de ce meurtre, le P. Sebastiano D’Ambra fait à l’agence Fides un discours répétitif sur le vivre ensemble, la coexistence, le dialogue, etc. « Ne permettons pas la destruction de la bonté de l’islam et de l’amitié entre musulmans et chrétiens »…

    L’île de Jolo, comme celle de Mindanao où vit le P. D’Ambra, est un fief du groupe terroriste dit Abu Sayyaf, dont le nom officiel est « le Mouvement islamique » (Al-Harakat al-Islamiyya). Lequel n’a rien à voir avec l’islam, évidemment.

    « De nombreux chinois chrétiens ont quitté leurs maisons et d’autres chrétiens prévoient de quitter l’île après de tels événements, ce qui représente une mauvaise nouvelle pour une société comme celle de Jolo qui, par le passé, a vécu dans l’harmonie islamo-chrétienne », insiste le P. D’Ambra.

    Une harmonie qui a déjà coûté la vie à de nombreux chrétiens, et en 1997 au vicaire apostolique Mgr Benjamin de Jesus.

  • Profanations à Venise

    Quatre musulmanes voilées ont craché sur un crucifix dans l’église Saint-Zulian de Venise, sous les yeux du gardien, puis sont parties en se mêlant aux touristes. Dans la même église, le 6 août, deux jeunes femmes « orientales » se sont approchées pour la communion. Elles ont reçu l’hostie puis ont craché par terre en ricanant. Ce ne sont que deux exemples des faits qui se produisent à Venise. Et quand on demande à des musulmans ce qu’ils viennent faire dans une église ils répondent que le pape leur a donné la permission d’aller dans les églises prier Allah…

    La curie patriarcale de Venise a publié un communiqué pour minimiser, voire nier, les faits « rapportés par les journaux » qui « se seraient produits », et indiquer qu’elle allait enquêter…

    Mais le curé de Saint-Zulian, interrogé par des journalistes, a confirmé les faits. Donnant même de fort curieuses précisions à propos des deux femmes venues communier : « Lorsqu’elles se sont mises dans la file pour communier, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Quand ce fut leur tour, j’ai brisé une hostie et je n’ai mis dans leur bouche qu’un petit morceau. » Comme si la profanation d’un petit morceau était moindre que celle d’une grande hostie… Ensuite elles sont parties en riant. Des paroissiens se sont approchés et leur ont demandé ce qu’elles faisaient, puis de rendre l’hostie ; elles ont alors craché par terre et sont parties.

    La curie patriarcale en profite surtout pour nier qu’il y ait de fréquentes profanations de l’eucharistie à la basilique Saint-Marc. Il peut seulement arriver que viennent à la communion des personnes qui ne savent pas de quoi il s’agit, alors une simple question du prêtre suffit à clarifier la situation…