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Eglise

  • Authentique, hélas

    Pour ceux qui n’auraient pas le loisir de suivre le passionnant synode sur l’Amazonie, voici de brefs extraits du compte rendu officiel de la 9e congrégation générale. Je me suis permis tout de même de mettre en gras ce qui me paraît le plus important. Il y en a manifestement qui en ont pété un.

    Le synode est un Kairos, un temps de grâce: l'Église écoute, dans une attitude empathique et marche aux côtés des peuples de la forêt. Ces périphéries géographiques et existentielles ont reçu le don de contempler quotidiennement le «Fiat», la première parole de Dieu. La création est en fait une Bible verte qui révèle le Créateur et l'engagement écologique trouve son fondement le plus profond dans la célébration des sacrements.

    L'Amazonie est un monde multiethnique, multiculturel et multireligieux où de nombreuses semences de la Parole ont déjà pris racine et portent leurs fruits. Il est souhaitable de créer un écosystème de communication ecclésiale panamazonien qui reflète l'interconnexion de l'humanité entière. L'idée est de tisser non pas tant un réseau de câbles qu'un réseau de personnes humaines.

    Sous l'action de l'Esprit, cum Petrus et sub Petrus (sic !), l'Église est donc invitée à se convertir à une perspective amazonienne et à entreprendre sans crainte un discernement et une réflexion sur le thème du sacerdoce, en écoutant aussi l'hypothèse de l'ordination des hommes mariés, sans jamais diluer la valeur du célibat. Nous devons toujours garder à l'esprit la tragédie des populations qui ne peuvent pas célébrer l'Eucharistie faute de prêtres ou qui ne reçoivent le Corps du Christ qu'une ou deux fois par an. Une réflexion sur une éventuelle mise à jour de la Lettre apostolique Ministeria Quaedam de saint Paul VI a par exemple été suggérée. Il a également été proposé d'introduire des diacres et diaconesses permanents indigènes qui, par le ministère de la Parole, aideraient les populations locales à une meilleure compréhension des textes sacrés.

  • Un évêché en Bulgarie

    Le pape a élevé l’exarchat apostolique grec-catholique de Sofia au rang d’éparchie. C’est l’« éparchie de Saint Jean XXIII des Bulgares de Sofia pour les catholiques de rite byzantino-slave en Bulgarie ».

    Mgr Christo Proykov, qui était exarque, devient évêque éparchial. Concrètement ça ne change rien, d’autant qu’on appelait déjà son église de Sofia « cathédrale de la Dormition ».

    Le nom de Jean XXIII, a priori bizarre pour une Eglise orientale, vient de ce que le cardinal Roncalli avait été visiteur apostolique, puis délégué apostolique en Bulgarie (de 1925 à 1935), et qu’il avait donc été l’architecte de l’exarchat créé en 1926 (en remplacement du vicariat). Il semble aussi qu’une fois pape, Jean XXIII usa du souvenir qu’il avait laissé pour rendre plus vivable la situation des grecs-catholiques sous le régime communiste (et déjà le fait que l’Eglise ne fût pas supprimée).

    Selon les chiffres de 2004, les catholiques de rite byzantin sont environ 10.000, en 21 paroisses.

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    La cathédrale de la Dormition, construite en 1924 avec le soutien financier de Benoît XV et Pie XI.

  • Leur synode

    D’autres séquences de l’ouverture du synode sur l’Amazonie ?

    Voici la procession de la Parole de Dieu.

    Et la prière au tombeau de saint Pierre.

    De profundis.

  • Evêque laïque

    Histoire de suivre l’évolution du haut clergé français vers le néant (à savoir l’apostasie), voici un communiqué de Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble. Personne ne peut sérieusement prétendre qu’on ait besoin d’évêques pour promouvoir la liberté de conscience (maçonnique), la liberté de culte (musulman) et la qualité du vivre-ensemble (avec les envahisseurs).

    Contrairement à ce qui avait été annoncé après l’incendie de l’église Saint-Jacques, au mois de janvier dernier, l’origine de ce drame est criminelle, comme nous l’avons appris récemment. Nous en sommes d’autant plus attristés. L’Eglise Catholique en Isère est à nouveau meurtrie par cette révélation. Cette action criminelle est une atteinte à la liberté de conscience, à la liberté de culte, et à la qualité du vivre-ensemble.

    J’assure les paroissiens de mon soutien et de ma prière. Comme je l’avais promis, cette église sera reconstruite.

    Cet attentat semble s’inscrire dans une vague d’incendies criminels qui visent des lieux symboliques dans l’agglomération grenobloise. La tentation serait de céder à la peur ; au contraire, les événements nous invitent à relever le défi de construire une société respectueuse des libertés et soucieuse du bien commun.

  • Un autre Indien

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    François, dans son discours d’ouverture du synode :

    J'ai été peiné d'entendre, ici même, un commentaire sarcastique sur un homme pieux qui a amené des offrandes avec des plumes sur la tête. Dites-moi: quelle différence y a-t-il entre avoir des plumes sur la tête et le tricorne utilisé par certains responsables dans nos dicastères ?

    Eh bien il y a un homme avec des plumes sur la tête qui n’aura pas les honneurs du synode, c’est Jonas Marcolino Macuxí, le chef de la tribu Macuxi. De toute façon il est devenu protestant, écœuré par la dérive de l’Eglise catholique. Il a participé à une conférence organisée par l'Institut Plinio Correa de Oliveira à Rome à propos du synode. Il a déclaré en substance que s’était installée en Amazonie une dictature de missionnaires enseignant la théologie de la libération, avec pour objectif d'empêcher le développement de la région, en maintenant les populations autochtones dans la pauvreté et la misère. La promotion du "primitivisme" (idéologie selon laquelle les traditions et les mœurs indigènes préchrétiennes étaient en grande partie nobles et bonnes et qu'il fallait les conserver) a provoqué un conflit dans la région à partir des années 1970, détruisant ce que les missionnaires et les peuples autochtones avaient réalisé auparavant en termes d'assimilation culturelle positive pendant plus d'un siècle. Et Marcolino s’inquiète du fait que beaucoup de ceux qui conseillent le pape sur le synode ont cette même idéologie et que les autochtones invités à y assister ont été «endoctrinés pour rester dans leur état primitif».

    Il a répondu à des questions d’Edward Pentin pour l’International catholic Register.

    Dans votre discours, vous avez parlé de cannibalisme et d’infanticide dans le cadre des religions tribales. Sont-ils revenus?

    Le cannibalisme, c’est fini, mais pas le meurtre d'enfants.

    Pourquoi cela n'a-t-il pas pris fin?

    J'ai beaucoup réfléchi à ça. Selon la religion traditionnelle, quand un enfant est né avec un défaut, il est enterré vivant, et cela continue. Ces choses étaient en train de finir, mais maintenant, avec l'idée qu'il faut retourner au primitivisme, elles demeurent.

    Le théologien dominicain brésilien de la libération, Frei Betto, a récemment déclaré à propos du Synode pan-amazonien: «Nous avons devant nous une opportunité qui nous permettra d'aller de l'avant. Nous ne devons pas proposer la théologie de la libération. Cela fait peur à beaucoup de gens. Nous devons plutôt parler de problèmes socio-environnementaux. » Cela vous préoccupe-t-il?

    Beaucoup de grands leaders indiens voient dans cette théologie un nivellement par le bas. Ces théologiens de la libération défendent l'idée que les Indiens qui vivent encore de manière primitive sont très heureux, vivent au paradis, etc., et souhaitent promouvoir cette idée auprès de tous les autres. Mais ce n’est pas vrai. C'est faux. Nous ne vivons pas au paradis. C’est une vie très dure; les gens ont des insectes partout sur leurs pieds, des chauves-souris dans leur maison....

    Alors, croyez-vous qu'une économie de marché libre est le moyen de surmonter cela?

    Oui, exactement; nous devrions être autorisés à développer notre économie, car la région est très riche. Toutes les ressources naturelles sont là. Mais dans les réserves indiennes, on ne peut pas y toucher, ce qui se fait au détriment des personnes qui y vivent. Ils [les primitivistes] ont neutralisé la raison. Il est évident que ces choses doivent être explorées, mais nous ne sommes pas autorisés à le faire. Nous ne sommes pas autorisés à utiliser notre intelligence pour utiliser les choses qui sont présentes là où nous vivons.

  • L’Eglise chamanique romaine

    Hier au Vatican:

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    On avait déjà vu le cardinal Ravasi participer à un rituel de Pachamama :

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    On avait déjà vu les évêques du Chili participer à un rituel de Pachamama :

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    Et même le nonce apostolique :

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    On avait déjà vu une femme de Amaicha del Valle (en Argentine, où se trouve le musée de Pachamama et où se déroule chaque année la fête nationale de Pachamama), accomplir un rite chamanique sur le pape :

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    Mais on n’avait encore jamais vu le rituel païen syncrétiste de Pachamama au Vatican, sous le regard attendri du pape, et cela pour célébrer la fête de saint François auquel on consacre le synode sur l’Amazonie :

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  • Wyszyński vers les autels

    Le pape a autorisé hier la publication de divers décrets de la Congrégation pour les causes des saints. Le premier cité est la reconnaissance d’un miracle attribué à l’intercession du vénérable serviteur de Dieu Stefan Wyszyński, le « primat du millénaire » de la Pologne catholique, inébranlable rempart de son peuple face au communisme.

    Le cardinal Wyszyński devrait donc être bientôt béatifié.

  • Récompense

    François a nommé Mgr Mario Grech co-secrétaire général du Synode des évêques (successeur désigné du cardinal Baldisseri, 79 ans), et à ce titre membre de plein droit du synode sur l’Amazonie.

    Mgr Grech était « président de la conférence épiscopale maltaise » (deux diocèses…) lors du synode sur la famille, auquel il avait donc participé. La « conférence épiscopale maltaise » avait été la première à donner la bonne interprétation d’Amoris Laetitia : on peut donner la communion aux divorcés soi-disant remariés. Et elle avait reçu les félicitations du pape, transmises par le cardinal Baldisseri.

    On ne doute pas que Mgr Grech, sans aucune doute bientôt cardinal, sera à la hauteur du cardinal Baldisseri pour ce qui est de la magouille et du mensonge dans la conduite des synodes.

  • Le pape LGBT

    Une image vaut mille mots, disait paraît-il Confucius :

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    Le grand militant LGBT jésuite James Martin a été reçu lundi par le pape. Sous cette photo qu’il publie sur Twitter, le P. Martin écrit :

    L’un des moments les plus importants de ma vie. Je me suis senti encouragé, consolé et motivé par le Saint-Père aujourd’hui. Et ce temps qu’il a passé avec moi, au milieu d’une journée très occupée et d’une vie très occupée, paraît être un signe clair de son profond souci pastoral pour les Catholiques LGBT et les personnes LGBT du monde entier.

    Auparavant il avait twitté :

    Chers amis, aujourd’hui, le pape François m’a reçu pour une audience privée de 30 minutes au Palais apostolique, où j’ai partagé avec lui les joies et les espoirs, ainsi que les tristesses et les angoisses des catholiques LGBT et des personnes LGBT du monde entier. J'étais très reconnaissant de rencontrer ce merveilleux pasteur.

    On remarquera le détournement de la première phrase de Gaudium et Spes…

    Hier il a notamment ajouté cette salve de quatre tweets :

    Chers amis, Je suis heureux d’annoncer, avec leur permission, que j’ai rencontré le cardinal Giuseppe Versaldi, préfet de la Congrégation pour l’éducation, et le P Friedrich Bechina, sous-secrétaire, pour un dialogue sur le document de la Congrégation "Homme et femme il les créa"...

    Au cours de notre entretien, j'ai lu à haute voix les lettres d'une sœur qui s'occupe des personnes transgenres, d'une famille avec enfants LGBT [sic !] et d'une personne transgenre. Encore une fois, avec leur permission, je peux dire qu'ils ont parlé du contexte et du but de leur document, ...

    qui était axé sur les écoles catholiques. Son Eminence a exprimé sa tristesse si certains ont pensé que la Congrégation accusait des gens d'être idéologiquement déformés, ils souhaitent partager leurs préoccupations pour les personnes transgenres et poursuivre le dialogue afin de réfléchir à leurs expériences.

    Comme je l'ai dit, ils m'ont donné la permission de partager ceci avec vous, mais le reste de la réunion restera confidentiel. J'étais heureux d'apporter la voix des LGBT à cette réunion chaleureuse et très reconnaissant pour leur ouverture au dialogue.

  • Petit à petit…

    François a promulgué un motu proprio intitulé Aperuit illis, par lequel il instaure un « dimanche de la parole de Dieu », qui sera le 3e dimanche du « temps ordinaire », l’an prochain le 26 janvier.

    Les évêques pourront en profiter pour « célébrer le rite du lectorat ». Autrement dit ordonner des lecteurs. La soi-disant réforme liturgique avait supprimé les ordres mineurs, dont le lectorat. Puis Paul VI avait rétabli un ministère du lectorat. En 2008, le synode sur la Parole de Dieu avait demandé l’ouverture du lectorat aux femmes. Benoît XVI ne l’avait pas accepté.

    François ne demande pas ouvertement aux évêques d’ordonner des lecteurs femmes, mais de proposer un ministère « similaire »... qui pourra être confié à des femmes…