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Culture de mort

  • Les barbares

    Les deux chambres du New Jersey ont adopté lundi une nouvelle loi extrémiste sur l’avortement. 46 députés contre 22, et 23 sénateurs contre 15, ont voté un texte qui « codifie le droit constitutionnel » à l’avortement, un « droit fondamental », pour quelque raison que ce soit et à quelque stade que ce soit de la grossesse. Une telle loi existait en fait déjà depuis l’an dernier, mais il fallait la réaffirmer alors qu’on craint que la Cour suprême renverse l’arrêt Roe contre Wade. La nouvelle loi stipule donc que tous les textes législatifs ou réglementaires présents et futurs devront être conformes « à ses dispositions et objectifs explicites et implicites », et que tout texte non conforme sera invalidé.

    La nouvelle loi permet aussi à « tous les professionnels de santé qualifiés » de pratiquer des avortements, ce qui était une disposition entrée en vigueur le 6 décembre dernier (le jour de saint Nicolas qui sauve les enfants, bien sûr).

    Enfin, cette loi impose que les contrats d’assurance santé couvrent l’avortement, sauf « si la couverture entre en conflit avec les croyances et pratiques religieuses de l'employeur religieux de bonne foi ».

    Le texte est maintenant sur le bureau du gouverneur, Phil Murphy, qui va évidemment le signer, même s’il juge que la loi… ne va pas assez loin. Car, comme certains autres élus démocrates, il aurait voulu qu’elle impose la gratuité absolue de l’avortement pour toutes les personnes habitant l’Etat, quel que soit leur niveau d’assurance, leur statut d’immigration, leurs revenus ou leur genre.

  • L'argent du crime abominable

    Un rapport montre qu’au moins 15 salariés du Planning familial américain (le plus important industriel de l’avortement) gagnent davantage que le salarié fédéral le mieux payé.

    Qui est le salarié fédéral le mieux payé ? Eh bien... Anthony Fauci, bien sûr. Il gagne 437.000$ par an pour piloter la dictature nazitaire.

    Mais 9 directeurs d’antennes du Planning familial, et six autres salariés, gagnent plus que lui. Et les chefs beaucoup plus. La présidente du Planning familial Leana Wen a gagné 1.284.459$ entre juillet 2019 et juin 2020, le premier conseiller Dawn Laguens 1.151.786$.

    « La chose flagrante qui me frappe est que le fait de tuer des bébés et blesser des femmes à partir de l'adolescence semble être extrêmement lucratif », a commenté Judie Brown, présidente et co-fondatrice de l'American Life League.

    Le Planning familial reçoit 618 millions de dollars par an de l’Etat fédéral et des divers Etats (en tant qu’œuvre de bienfaisance, sic, en anglais « charity »…), dont 45 millions vont à ses directeurs. Et 15 millions aux employés du bureau central.

  • L’avortement par la poste

    Le lobby abortionniste extrémiste américain UCLA (organisation de défense des droits civiques) annonce triomphalement que, suite à son action en justice, les autorités sanitaires ont pérennisé la mesure prise pendant le confinement de 2020 permettant aux femmes de recevoir les produits abortifs par la poste après prescription d’un médecin.

    « C’est un immense pas en avant qui va permettre à de nombreuses patientes d'avoir accès à ce médicament sûr », dit l’UCLA.

    Un médicament ? Définition de l’Académie française : « Substance destinée à être administrée à l'homme ou à l'animal pour prévenir ou guérir les maladies, pour soulager les souffrances. » La subversion du langage se poursuit inexorablement.

    Sûr ? Il y a un mois, une étude a montré que, dans les Etats où c’était déjà permis, les visites aux urgences suite à un tel avortement ont augmenté de 507% entre 2002 et 2015.

  • Euthanasie autrichienne

    Le Parlement autrichien a approuvé hier la légalisation du « suicide assisté » pour les personnes atteintes d'une maladie grave ou incurable.

    Il y a un an, la Cour constitutionnelle avait ordonné au gouvernement de revoir la législation, d’ici le 31 décembre 2021. Le gouvernement s’est exécuté. Le Parlement aussi. Si la Cour constitutionnelle leur demande de se suicider eux-mêmes, ils le feront aussi ?

    Cela devient une tendance, que dans les pays anciennement catholiques la culture de mort progresse non plus par les élus mais par les soi-disant gardiens de la Constitution.

  • La Cour suprême et le Texas

    La Cour suprême des Etats-Unis a rendu deux jugements dans l’affaire de la loi du Texas qui interdit la plupart des avortements.

    Le premier tient en trois phrases, pour répondre sèchement à Bidon que son recours n’était ni fait ni à faire. Il a été rendu à l’unanimité moins Sonia Sottomayor.

    Le second, qui répond aux industriels de l’avortement, court sur 48 pages et il a été rédigé par Neil Gorsuch. Le président de la Cour, le catholique toujours vacillant John Roberts, a penché une fois de plus du mauvais côté, se joignant à joint à l’aile « libérale » dans une opinion partiellement dissidente et partiellement concordante, tandis que Clarence Thomas rédigeait sa propre opinion dissidente partielle dans l'autre sens…

    En bref, a souligné Neil Gorsuch, la Cour ne statue pas sur la conformité de la loi texane à la Constitution fédérale, car elle n’était pas saisie de ce sujet. La loi du Texas reste en vigueur pendant les procès que les avorteurs peuvent intenter.

    « Nous sommes reconnaissants à la Cour suprême d'avoir imposé le statu quo et stoppé aujourd’hui la campagne pro-avortement du gouvernement Biden contre la plus forte loi pro-vie en vigueur aujourd'hui, a déclaré Kimberlyn Schwartz, directrice de la communication de Texas Right to Life. Alors que nous continuons à nous battre pour cette politique devant les tribunaux, Texas Right to Life se réjouit que la loi battement de cœur du Texas continue à sauver de l'avortement entre 75 et 100 enfants à naître par jour. Le succès de nos efforts est incarné par chaque vie individuelle qui est sauvée. »

  • En Australie

    Le Parlement du Territoire du Nord (240.000 habitants, capitale Darwin) a adopté une loi qui étend l’avortement légal jusqu’à 24 semaines. Et pour « raisons médicales », sans autre précision que l’avis requis de deux médecins, jusqu’à la naissance.

    La décision a été adoptée par ce qu’ils osent appeler un « vote de conscience » (vote où chacun vote « selon sa conscience » et non selon son appartenance politique).

    La presse salue ce progrès des droits des femmes et du « choix » :

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  • Curieux

    Les députés chiliens ont rejeté par 65 voix contre 62 et une abstention la proposition de loi visant à dépénaliser l’avortement jusqu’à 14 semaines. Or elle avait été adoptée en première lecture en septembre dernier.

    La version rejetée a été modifiée en commission, pour, nous dit-on, l’adapter à la loi sur l’identité de genre.

    Certains députés chiliens n’accepteraient-ils pas que des hommes puissent avorter ? La loi sur l'identité de genre ne punit-elle pas ce genre de transphobie?

  • Les acharnés

    La proposition de loi LREM allongeant le délai de l’avortement de 12 à 14 semaines a de nouveau été votée hier par les députés. Enfin, par 79 députés contre 36. Comme c’est l’habitude depuis longtemps désormais. Je suppose que la majorité et l’opposition se mettent d’accord sur le nombre de députés qui seront présents, puisque sinon il suffit de faire venir moins de 50 autres élus (sur 577, faut-il le rappeler) pour inverser le vote.

    La proposition de loi va donc de nouveau retourner au Sénat.

    Lundi, le professeur Israël Nisan, qui n’a rien d’un militant pro-vie, avait dit : « J’appelle les politiques à venir assister à une IVG tardive, ils ne tiendront pas deux minutes ! »

  • Rebelo pinaille

    Le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa oppose de nouveau son veto à la loi sur l’euthanasie, et la renvoie au Parlement. Parce que le motif pour demander l’euthanasie est désormais « une maladie grave ou incurable ». Or le texte qu’il avait renvoyé à la Cour constitutionnelle parlait d’une « maladie incurable et mortelle ». Il faudrait définir ces mots, dit le « fervent catholique » président, et s’il n’est plus requis que la maladie soit « mortelle » c’est un « changement considérable dans la pondération entre les valeurs de la vie et de la libre autodétermination »…

    Comme le président, d’autre part, a décidé de convoquer de nouvelles élections le 30 janvier prochain, on ne sait pas si le Parlement actuel aura le temps de voter de nouveau la loi d’euthanasie.

  • En Colombie

    Le Congrès de Colombie a rejeté, par 78 voix contre 65, le projet de loi sur « l’accès au droit de mourir dans la dignité ».

    Mais sur le terrain l’euthanasie est pratiquée, en raison de la jurisprudence de plus en plus euthanasique de la Cour constitutionnelle depuis 1997 (reconnaissance du « droit de mourir dans la dignité ») et 2014 : ordre donné au gouvernement de réglementer ce « droit ».

    Typique de notre époque : la Constitution édicte que le droit à la vie est inviolable et qualifie l’euthanasie de crime, mais les gardiens de la Constitution ordonnent le contraire, bafouant non seulement leur propre loi mais la démocratie elle-même…