Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Culture de mort

  • Les Etats-Unis et le droit à l’avortement

    Les Etats-Unis ont signé hier la « Déclaration du Consensus de Genève », qui affirme notamment qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement ».

    En signant le texte, le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo (qui en est à l’origine) a déclaré : « Sous la direction du président Trump, les États-Unis ont défendu la dignité de la vie humaine partout et toujours. Il l’a fait comme aucun autre président de l’histoire. »

    Et on aimerait bien que ça continue…

    « Dans son essence même, la déclaration protège la santé des femmes… et réaffirme l’importance vitale de la famille en tant que fondement de la société », a souligné Mike Pompeo. La déclaration désavoue l’avortement, qui « ne doit pas être promu comme une méthode de planification familiale ». Le texte déclare également que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine », tandis qu’il n’existe « aucun droit international à l’avortement ». « Toute mesure ou changement lié à l’avortement dans le système de santé ne peut être déterminé qu’au niveau national ou local, conformément au processus législatif national. »

    Cette dernière phrase est très intéressante, quand on considère que sur les 32 pays qui ont signé la Déclaration, il n’y a que trois Etats européens : la Pologne, la Hongrie, la Biélorussie. La Déclaration laisse pourtant clairement aux Etats la possibilité de permettre des avortements. Le refus de signer est donc bien le refus de nier un droit international à l’avortement, que postule la culture de mort. Laquelle montre ainsi qu’elle est une idéologie totalitaire.

  • Une victoire de la vie

    C’est une grande victoire pour les futurs enfants trisomiques et leurs familles, et pour le respect de la vie humaine. Le tribunal constitutionnel de Pologne vient de juger anticonstitutionnelle l’article de loi qui permet d’avorter en cas de « déficience fœtale grave et irréversible ou maladie incurable menaçant la vie du fœtus ».

    En bref, l’avortement devient quasiment interdit en Pologne. Car il y avait un millier d’avortements par an, la plupart pour cause de trisomie.

    Cette décision, prise le jour de la fête liturgique de saint Jean-Paul II (le pape éternel des Polonais...) est l’aboutissement du tenace travail du comité « Stop avortement » qui avait lancé une pétition en 2017. Pétition vigoureusement soutenue par les évêques et signée en quelques semaines par 830.000 personnes, ce qui obligeait la Diète à en débattre. Mais le débat était enlisé. Alors des députés ont opportunément saisi le Tribunal constitutionnel…

    On attend la réaction de l’UE et du Conseil de l’Europe… En juin 2019 la commissaire aux « droits de l’homme » de cette dernière institution avait « mis en garde » la Pologne, et en avril dernier elle avait « exhorté » le Parlement polonais à « rejeter les projets de loi qui restreignent la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes », demandant au contraire aux autorités polonaises de « garantir d’urgence un accès effectif à l’avortement sûr et légal »…

  • Au Royaume-Uni

    En mai dernier j’avais signalé la démarche de Heidi Crowter, jeune trisomique qui saisissait la justice contre la loi permettant l’avortement « médical » jusqu’au terme notamment en cas de trisomie 21. Elle avait également lancé une pétition « contre une loi sur l’avortement qui me donne l’impression que je serais mieux morte ». Et elle avait été rejointe par une mère d’enfant trisomique, Máire Lea-Wilson. Une loi discriminatoire, faisaient-elles valoir, Máire soulignant que la loi ne porte pas le même regard sur ses deux fils (l’un doit vivre, l’autre peut être tué) : « Je leur accorde la même valeur, mais la loi ne le fait pas. »

    La Haute Cour d’Angleterre et Galles (qui est en fait un tribunal de première instance, mais pour les sujets importants) vient de juger la plainte recevable : « La Cour a reconnu qu’on peut soutenir que l’État agit illégalement envers les bébés atteints du syndrome de Down en permettant leur avortement jusqu’à la naissance. »

    Le procès devrait avoir lieu au début de l’année prochaine.

  • Haine pro-vie…

    Le « gouvernement étudiant » (sic) de l’université de l’Iowa du Nord, aux Etats-Unis, a refusé d’enregistrer l’association pro-vie, qualifiée de « groupement haineux » (hate group), et la Cour suprême du gouvernement étudiant (sic) a appuyé ce refus.

    Paroles d’étudiants :

    « On ne peut pas soutenir la diversité et être complices de sa destruction en même temps. »

    « Approuver cette loi (sic : l’enregistrement de l’association pro-vie) est la même chose que l’approbation d’un groupe suprémaciste qui essaierait de monter une organisation sur le campus. Fondamentalement, vous dites que vous soutenez ceux qui violent les droits des femmes. C’est comme si moi, par exemple, si je suis enceinte, ils vont essayer de me forcer à ne pas avorter mon enfant. » Sic : force me not to abort my child.

    « Je ferai remarquer que toutes les opinions ne sont pas égales. Il y a des opinions, et puis il y a des opinions qui conduisent les gens à tuer, en de nombreux cas. Il n’y a réellement aucun juste milieu ici. »

  • Une exception

    Le plus souvent, les lois votées dans les Etats américains visant à grignoter le « droit à l’avortement » sont retoquées par les juges, au nom précisément du droit absolu à l’avortement selon l’arrêt Roe contre Wade. Le but ultime des élus et des gouverneurs pro-vie étant que leurs lois arrivent sans cesse à la Cour suprême jusqu’au jour où celle-ci se saisira de l’une d’entre elles pour renverser l’arrêt Roe contre Wade, qui « n’est pas gravé dans le marbre », a osé dire hier Amy Coney Barrett face à Dianne Feinstein…

    C’est donc avec une certaine surprise qu’on découvre qu’un juge fédéral a confirmé plusieurs lois de l’Indiana, similaires à bien d’autres qui ont été annulées : celle qui oblige les avortoirs à avoir une homologation de l’Etat ; celle qui oblige les avortueurs à avoir un « privilège d’admission » à l’hôpital le plus proche ; celle qui oblige de pratiquer une échographie avant l’avortement ; celle qui oblige une mineure à avoir le consentement de ses parents.

    Le juge s’appelle Sarah Evans Barker. Elle a été nommée par… Ronald Reagan, elle est juge fédérale de l’Indiana depuis 1984.

    Comme elle a 77 ans, elle n’est plus « chief judge », mais « senior judge », et le « chief judge » est actuellement Jane Magnus-Stinson, nommée par Obama, et qui a priori devrait avoir un autre avis. Mystères de la justice américaine…

  • Non à l’euthanasie…

    Le Comité espagnol de bioéthique publie un rapport dans lequel il s’oppose fermement à toute légalisation de l’euthanasie. Dès le lendemain, 160 juristes ont exigé le retrait du projet de loi qui est « contraire aux articles 10, 14, 15, 43.1, 49 et 50 de la Constitution espagnole, qui protègent la dignité de toute personne humaine et ses droits inaliénables à l’égalité et à la non-discrimination, à la préservation de la vie elle-même et à la protection de la santé même lorsqu’elle peut être réduite, et surtout lorsqu’il s’agit de handicaps physiques, sensoriels et psychologiques ou de citoyens dans leur vieillesse ».

    « Nous considérons qu’il n’y a pas de droit à la mort, ni sur le plan éthique ni sur le plan juridique », dit le Comité de bioéthique.

    Ah bon. On aimerait savoir pourquoi tout cela ne concerne pas l’avortement. Pourquoi il n’est pas contraire à la Constitution de tuer les bébés à naître, pourquoi les femmes ont le droit à la mort de leur bébé…

  • 14 semaines

    L’article premier de la proposition de loi d’Albane Gaillot visant à étendre de 12 à 14 semaines le droit d’avorter a été adopté par 102 députés contre 65 (11 abstentions), contre l’avis du gouvernement, la Schiappa estimant que « l’urgence » est d’avoir un « maillage territorial » plus efficace pour tuer davantage de bébés au plus tôt.

  • Logique

    Dans la logique de leur descente dans les bas-fonds de la culture de mort, les députés irlandais ont voté hier par 81 voix contre 71 la première étape de la légalisation de l’euthanasie. La proposition de loi intitulée « Mourir dans la dignité » va donc désormais pouvoir être examinée.

    Les députés vont donc plus loin que le gouvernement, qui y était opposé et avait déposé une motion visant à créer une commission chargée d’examiner la question. La motion a été rejetée par 86 voix contre 65.

    La conférence épiscopale a vaguement dit que ce n’était pas bien parce qu’on prétend que l’euthanasie sera rare et exceptionnelle mais qu’à partir du moment où c’est dans la loi on ne revient pas en arrière et elle s’étend…

  • Comment elle va renverser l’arrêt sur l’avortement

    « Comment Amy Coney Barrett va utiliser la science et les principes juridiques pour renverser Roe contre Wade ». C’est le titre d’un article de Steven Mosher sur son blog abrité par Life Site.

    Les militants américains de la culture de mort pensent que l’arrêt Roe contre Wade ne peut pas être renversé, en vertu du principe de « stare decisis » : l’arrêt d’une juridiction supérieure a force de loi et fait absolument jurisprudence. A plus forte raison quand c’est la Cour suprême.

    Sauf si. Sauf si l’arrêt est entaché de ce que les Américains appellent « judicial overreach » : abus de droit, décision outrepassant les règles du droit.

    Or. Or Ruth Bader Ginsburg elle-même a laissé entendre que l’arrêt Roe contre Wade était dans ce cas.

    Ruth Bader Ginsburg est entrée à la Cour suprême en 1993, l’année du 20e anniversaire de Roe contre Wade. A cette occasion, dans une allocution devant les étudiants de la faculté de droit de l’université de New York, elle déclara que la Cour suprême aurait dû s’en tenir à la question qui lui était posée, à savoir la constitutionnalité de la loi texane contre l’avortement, et non saisir l’occasion pour traiter en fait de toutes les lois de tous les Etats sur l’avortement. Ce qui est donc typiquement un cas de « judicial overreach ».

    Ce n’est certes pas que Ruth Bader Ginsburg fût opposée au « droit à l’avortement ». Mais elle considérait que la Cour suprême s’était substituée au processus démocratique, qu’elle avait créé des règles qui remplaçaient pratiquement toutes les lois des Etats en vigueur, et qu’un arrêt « moins englobant, qui aurait seulement renversé la loi extrémiste du Texas, qui ne serait pas allé plus loin ce jour-là, je crois, aurait pu servir à réduire plutôt qu’à alimenter la controverse ». Ainsi, disait-elle, Roe contre Wade a arrêté un processus politique (en faveur du droit à l’avortement) qui évoluait dans la bonne direction et aurait abouti à un vrai règlement de la question…

    Quoi qu’il en soit de cette très hasardeuse prospective (d’autant que pour elle le règlement définitif était l’avortement au cours des trois premiers mois), le fait est que la Cour suprême s’était clairement rendue coupable, selon son propre raisonnement, de « judicial overreach ».

    Amy Coney Barrett, quant à elle, soulignait en 2013 (40e anniversaire de Roe contre Wade) à l’Université Notre-Dame, que le raisonnement de la Cour suprême avait « essentiellement permis l’avortement sur demande », ce qui était un abus, quoi qu’on pense du statut du fœtus.

    Et, dans quatre articles différents, elle a traité de l’objection du « stare decisis », montrant que ce principe peut entrer en contradiction avec la lecture littéraliste de la Constitution, et peut même enfreindre la clause de procédure régulière.

    Bref, le processus de renversement de Roe contre Wade est déjà virtuellement en place, et en partie grâce à Ruth Bader Ginsburg, tant il est vrai que parfois le diable porte pierre…

  • En Equateur

    Il s’appelle Lénine Voltaire, Lénine de par la volonté de son père, Voltaire de par la volonté de sa mère, mais Lenin Boltaire (sic) Moreno, le président de l’Equateur, est un libéral qui a toujours été contre l’avortement. Et il vient de le montrer une fois encore : vendredi, il a opposé son veto au « code de santé biologique » adopté par le Parlement, parce que le texte dépénalise l’avortement « dans toutes les situations d’urgence médicale » et interdit toute clause de conscience pour les médecins, les cliniques et les hôpitaux.

    Le projet de loi devra attendre un an pour retourner devant les députés.