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Culture de mort

  • Priorités

    Ce 24 novembre est le jour de la niche parlementaire pour les propositions de loi du groupe LFI-NUPES.

    Il y avait notamment au programme la fameuse augmentation du SMIC à 1600 €, et la non moins fameuse création d’une commission d’enquête sur le rôle de Macron dans l’implantation d’Uber en France. Mais comme les nombreux amendements soumis par ses adversaires allaient faire s’éterniser les débats d’une seule journée, LFI-NUPES a décidé de se concentrer sur l’essentiel : la constitutionnalisation du crime abominable, et l’abolition de la corrida.

    La sacralisation du "droit à l'avortement", et l’interdiction d’un art qui peut causer la mort d’un animal.

    Il faut garantir le droit de tuer les bébés et interdire de tuer des taureaux. Telle est leur civilisation.

    Addendum. La proposition de loi sur l'avortement adoptée à une large majorité, celle sur la corrida retirée... Il y a quand même une priorité absolue.

  • Jusqu’au 5e mois

    L’organisation Pro Civitate Christiana d’Assise est un « laboratoire de la foi et de l’avenir » qui publie notamment une revue intitulée Rocca, connue pour ses positions « progressistes ». Signe des temps, un article du 15 avril de cette année est passé inaperçu, qui affirmait que l’avortement n’était pas un péché s’il était commis pour une « bonne raison » avant le quatrième-cinquième mois de grossesse, parce que jusque-là on ne peut pas parler de personne humaine… Article de Mgr Luigi Bettazzi, évêque d’Ivrée de 1966 à 1999.

    Après tout, en Italie on connaît depuis très longtemps les positions, et de l’évêque (qui a maintenant 99 ans), et de la revue d’Assise. Donc on n’y a guère prêté d’attention.

    Mais la revue a décidé qu’on n’en resterait pas là. Et dans son numéro du 5 novembre un théologien, Giannino Piana, a repris les arguments de l’évêque, dans un article intitulé « Au cœur du mystère de l’origine de la vie. Quand on devient une personne. »

    Giannino Piana, ancien professeur d’éthique à l’université de Turin, est l’auteur de près d’une quarantaine d’ouvrages, dont le plus connu est l’Introduction à l’éthique chrétienne.

    Piana reconnaît que la thèse « s’oppose à la doctrine traditionnelle de l’Église », mais, dit-il, « l’authentique tradition chrétienne ne peut pas et ne doit pas être pensée comme un bloc monolithique, qu’il faudrait transmettre de manière momifiée et répétitive ». Parce qu’au contraire « c’est une tradition ouverte et innovative, constamment en croissance » et que « le courage de changer, dans le plein respect de la substance évangélique, est le chemin à suivre pour la rendre plus crédible et universalisable ».

    On croirait lire du Bergoglio… Mais ce n’est que le baratin convenu de la clique antichrétienne au pouvoir dans l’Eglise de Rome.

    Piana reprend un argument que j’avais déjà vu il y a longtemps, je ne sais plus où : quand Dieu crée l’homme, il façonne son corps avec de la terre, puis il souffle dans ses narines et il devient être vivant. Il y a donc deux temps, et il en est de même dans le ventre de la mère. Mais cet argument ne tient pas une seconde : l’embryon est bel et bien vivant, et même si l’on ose dire que ce n’est qu’un « amas de cellules », ce sont des cellules vivantes… Et qui vivent de leur vie propre.

    Piana détermine ensuite quel est donc le moment où le souffle de vie fait une personne humaine de ce qui était « préalable ». En s’appuyant sur « une scientifique moderne », dont il ne dit pas le nom, il affirme que l’on ne peut pas encore parler d’être humain quand les membres sont formés, quand on entend battre le cœur, mais seulement lorsque le fœtus est en mesure de « pouvoir vivre en tant qu’être humain et respirer de manière autonome », ce qui ne se produit qu’à partir du quatrième ou du cinquième mois, « comme Jean-Baptiste qui au sixième mois tressaillait dans le sein d’Elisabeth au salut de Marie ».

    Et l’on ose se référer à l’évangile… Mais cet évangile dit le contraire de ce que prétend la « scientifique moderne » citée par Piana : certes c’est au moment de la salutation de Marie que tressaille Jean-Baptiste, mais le contexte (le commentaire d’Elisabeth) montre bien que c’est parce qu’il a reconnu la présence du Seigneur dans le sein de Marie. Le Seigneur qui est alors un embryon de quelques jours à peine. (Et c’est ainsi que l’iconographie l’a toujours compris.)

    Piana reprend ensuite l’argumentation de l’évêque sur le « ressenti » de la femme, « caractérisé par une implication existentielle unique » dans la connaissance du « processus humain au cours duquel on devient une personne », que l’on ne peut « nullement enfermer dans des schémas prédéfinis » et qui « se présente comme ouvert de façon pérenne ».

    C’est le relativisme et l’individualisme poussés à l’extrême. A leur extrême criminel. Il n’y a plus rien d’objectif. C’est la femme qui décide, selon son ressenti, jusqu’à quel moment son fœtus peut être éliminé parce qu’il n’est pas encore un être humain…

    Bref, conclut Piana, ce qui est certain est « qu’il faudrait déplacer bien plus loin le moment où commence la vie personnelle par rapport à l’acte de la fécondation et qu’on ne peut pas parler d’avortement au sens strict si on ne se trouve pas à une distance considérable de cet événement ».

    Si Giannino Piana quittait parfois son bureau pour aller dans les lieux où se pratique l’élimination de ce qui est préalable à l’être humain, il découvrirait peut-être (notamment chez lui en Italie) pourquoi de plus en plus de médecins refusent de pratiquer des avortements…

  • La dictature des pervers

    Sous pression des militants LGBT, la mairie du IIIe arrondissement de Paris a annulé un colloque qui devait s’y tenir dimanche sur les « nouveaux enjeux des parents », avec une table ronde sur « la fabrique de l’enfant transgenre », autour des deux auteurs du livre dont c’est le titre, Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, et Céline Masson, psychanalyste. Des « chercheurs [on ne doit pas dire chercheuses ?] aux positions controversées », découvre la mairie qui se dit « engagée contre toutes les discriminations et contre la transphobie ».

    Or les deux femmes demandent seulement que les médecins qui reçoivent des enfants se disant transgenre « prennent quelques précautions avant de prescrire des traitements aux effets irréversibles ». Mais cela c’est transphobe. Car la propagande transgenre bat son plein et il faut inciter les enfants à « changer de genre », et à le faire réellement, chirurgicalement, pas comme la plupart de leurs aînés qui font semblant.

    Aux Etats-Unis c’est devenu une industrie, et la propagande commence dès la maternelle. Un enseignant californien diffuse une vidéo où il explique comment faire efficacement la propagande transgenre aux enfants de 5 ans.

    Et l’on y vient. Chez nous, le Conseil d’Etat a édicté le 28 septembre dernier que les enseignants ont l’obligation de respecter le choix du prénom que se donnent les « enfants transgenre ».

  • Encore un peu plus bas

    Dans l’avion qui le ramenait de sa petite réunion de relativisme religieux à Bahreïn, François a été interrogé sur la nomination de la militante pro-avortement Mariana Mazzucato à l’Académie pontificale pour la vie. Réponse :

    "Et voilà, j’ai nommé Mariana Mazzucato au Conseil pour la famille. C’est une grande économiste des États-Unis que j’ai engagée pour donner un peu plus d’humanité à la chose. Les femmes apportent leur propre contribution. Elles ne doivent pas devenir comme les hommes. Non, ce sont des femmes, nous avons besoin d’elles."

    On remarque que François confond le Conseil pontifical pour la famille et l’Académie pontificale pour la vie… (C’est à peu près comme si un président de la République confondait le ministère de la Famille et le Conseil économique et social.)

    Mais surtout évidemment François assume personnellement et pleinement la responsabilité de la nomination.

    En précisant, atrocement, qu’il nomme une militante de l’avortement « pour donner un peu plus d’humanité à la chose ».

  • Une dérogation pour ne pas tuer

    Lu sur Gènéthique :

    En Suisse, les maisons de retraite et de soins privées zurichoises ont été autorisées à ne pas pratiquer de suicides assistés si elles le souhaitent Une décision du Grand Conseil du 31 octobre introduit en effet « une exception à la réglementation ». Elle s’applique également aux établissements du canton subventionnés par les pouvoirs publics.

    Ces institutions privées peuvent désormais refuser l’accès aux membres des associations Exit ou Dignitas. Les résidents demandant que l’on mette fin à leurs jours devront quitter l’établissement.

    C’est donc par une dérogation spéciale à la loi que ces établissements pourront ne pas recevoir les propagandistes du suicide et ne pas pratiquer le meurtre.

    Gènéthique rappelle qu’au Canada une institution a été privée de son financement public parce qu’elle refusait de proposer « l’aide médicale à mourir ».

  • Leur Eglise

    Riposte catholique publie ce tweet de l’Académie pontificale pour la vie :

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    Une jeune fille me dit : Je veux quitter l’Eglise, parce qu’elle n’accueille pas les couples homosexuels. » « Tu te sens discriminée parce que tu es homosexuelle ? » « Non, pas moi, mais ma plus chère amie. Je connais sa souffrance, je ne veux pas être avec ceux qui la jugent. » Cela me fait beaucoup réfléchir. Signé Cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, président de la COMECE.

    Suit un extrait d’une grande interview du même Hollerich, qui cultive l’ambiguïté aujourd'hui permanente entre l’accueil de tous et l’acceptation de tout (l’interview date de la veille, 24 octobre, et le tweet est donc une auto-publicité) :

    « Tout le monde est appelé. Personne n'est exclu : même les divorcés remariés, même les homosexuels, tout le monde. Le Royaume de Dieu n'est pas un club exclusif. Elle ouvre ses portes à tous, sans discrimination. A tous ! L'Église discute parfois de l'accessibilité de ces groupes au Royaume de Dieu. Et cela crée une perception d'exclusion parmi certains membres du peuple de Dieu. Ils se sentent exclus et ce n'est pas bien ! Il ne s'agit pas de subtilités théologiques ou de dissertations éthiques : il s'agit simplement d'affirmer que le message du Christ est pour tous ! »

    Alors je suis allé voir le compte Twitter de « Pontifical Academy Life », et l’on y lit des choses bien plus ahurissantes. Témoin ceci, de ce matin :

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    Application intégrale de la loi sur l’avortement, légiférer sur la fin de vie et sur l’homotransphobie. Un catholique ne peut plus être ultra, terme qui est réservé aux supporters et non à l’Eglise. Efficace Lorizio sur l’Avvenire, pour Georgia Meloni et le Palais Chigi.

    Lorizio est le théologien auteur de l’article ainsi résumé. Il demande en effet la pleine application de la loi qui autorise l’avortement, et une loi sur le suicide assisté et une loi contre l’homophobie (les deux mis sur le même plan). Cela dans le journal des évêques italiens, et repris par l’Académie pontificale pour la vie. Et c'est l'ordre qui est donné par l'Eglise au nouveau gouvernement.

  • Maurizio Marrone

    En quelque sorte ministre des affaires sociales du Piémont (« assessore » de la « giunta » régionale), membre éminent de Fratelli d’Italia, Maurizio Marrone annonce le versement de 400.000€ aux associations de défense de la vie. Cette subvention doit permettre d’« organiser le soutien économique, pendant 18 mois », des femmes qui renoncent à avorter. Concrètement, l’argent servira à payer les loyers, les factures ou les produits pour nourrissons.

    La région prévoit aussi l’ouverture de guichets de ces associations au sein des plannings familiaux publics. Elles sont déjà présentes dans certains hôpitaux.

    Maurizio Marrone a fait scandale le 19 septembre dernier, alors qu’on lui reprochait déjà ce projet de subvention, en annonçant un congrès, le 26 avril prochain, sur le thème "Santé des femmes : conséquences physiques, psychologiques et sociales de l'avortement". Parmi les invités, le Dr Silvana De Mari, qui n’est pas seulement contre l’avortement, mais aussi contre les injections de produits anti-covid, et qui en outre a été condamnée pour homophobie parce qu’elle avait dit que « les associations LGBT sont des crimes contre l’humanité »...

    Telle est la « dernière provocation » en date de Maurizio Marrone, tonnait par exemple le quotidien gratuit Metro, qui n'est pas censé être partisan...

    Dernière provocation, parce que Maurizio Marrone n’est pas seulement contre l’avortement et contre les injections, il est aussi… « président de la représentation de la République populaire de Donetsk en Italie ».

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    C’est le grand gaillard qui est à gauche sur la photo, pendant la campagne des législatives. Giorgia Meloni, qui jure tous les jours qu’il n’y a pas de pro-russes dans son parti, ne lui a même pas demandé de ne plus être l’ambassadeur de Donetsk. C’est l’Italie…

  • Bidon extrême

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    J’avais vu que Jobidon avait promis mardi une loi fédérale protégeant le « droit à l’avortement » si les démocrates remportaient les élections de midterm. Mais je n’avais pas compris que c’était si central dans sa campagne.

    Il parie donc essentiellement sur la culture de mort pour l’emporter, et il promet une loi fédérale « dès janvier » (comme premier texte du nouveau Parlement), afin de pouvoir la signer le jour du 50e anniversaire de l’arrêt Roe contre Wade…

    Même si ce sont des stratèges démocrates qui le lui ont conseillé, et s’il est ouvertement soutenu par son « cher ami Obama », nombre d’analystes politiques considèrent que c’est un pari perdu d’avance et une promesse qu’il ne pourra pas tenir.

    Car pour faire voter cette loi il faudrait qu’il garde la majorité à la Chambre, ce qui est pour le moins compromis, et qu’il gagne 10 sénateurs (pour obtenir les 60%), ce qui est impensable.

    Curieusement (ou non), il oublie que la loi dont il parle existe déjà, qu’elle a déjà été votée par la Chambre, et qu’elle est bloquée au Sénat.

    Il y a fait pourtant allusion, en disant que « si nous élisons deux sénateurs démocrates de plus, et gardons la Chambre, nous codifierons Roe contre Wade ». Elire deux sénateurs de plus pour abolir la possibilité du « filibuster », qui permet à un sénateur de parler jusqu’à l’abandon du texte en débat. Puisque deux sénateurs démocrates refusent d’interdire cette obstruction légale, il faut en élire deux autres… Mais, selon les commentateurs politiques, c’est perdu d’avance, et les démocrates devront être très satisfaits s’ils gardent leur fragile majorité sénatoriale.

  • Leur "droit à l’avortement"

    La furie de l’avortement Laurence Rossignol a fini par admettre que les propositions de loi constitutionnelle visant à inscrire le « droit à l’avortement » dans la Constitution n’aboutiront pas. Hier, soit deux jours avant le débat de l’une d’entre elles au Sénat*, elle a déclaré qu’en réalité seul le gouvernement peut vraiment prendre l’initiative d’une réforme constitutionnelle et que les propositions de loi ne peuvent pas arriver jusqu’au bout. Elle appelle donc le gouvernement à présenter un projet de loi.

    * En fait c'était aujourd'hui et le Sénat a voté contre (172 contre 139).

  • On ne touche jamais le fond

    François vient de nommer membre de l’Académie pontificale pour la vie Marianna Mazzucato.

    Professeur d’économie, Marianna Mazzucato se dit athée, et elle est une militante de l’avortement. Après l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade, elle avait retwitté la réaction vidéo de la chroniqueuse Ana Kasperian en ajoutant seulement : « Très bien. » Ana Kasperian disait :

    « Je me fiche que vous soyez chrétien, je me fiche de ce que dit la Bible, j'ai l'impression que c'est un spectacle de clowns assis là à essayer de déchiffrer ce que votre petit livre mythique a à dire sur ces questions politiques très réelles. Je ne crois pas au christianisme, ce qui signifie que vous n'avez pas à dicter la façon dont je vis ma vie en fonction de votre religion, je me fiche de ce que dit la Bible... Je me fiche de votre foutue religion. »

    Mais Marianna Mazzucato avait chaleureusement salué le discours écolo-mondialiste de François à l’ONU :

    « En tant qu’athée, je n’aurais jamais pensé que j’aimerais autant un pape. »

    Alors le pape a pensé à elle pour que l’Académie pontificale pour la vie soit encore un peu plus une académie pour la mort.

    Et comme un malheur n’arrive jamais seul, on apprend que Mgr Philippe Bordeyne a été nommé membre du Conseil d’administration de la même Académie pontificale pour la vie. Philippe Bordeyne est ouvertement contre Humanae vitae.