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Culture de mort

  • La vie est plus forte

    Le marathon judiciaire autour de la vie ou de la mort d’Alfie Evans a commencé en décembre 2016, sept mois après sa naissance. Il s’est théoriquement terminé le 20 avril dernier, quand la Cour suprême britannique a, pour la deuxième fois, donné tort aux parents de l’enfant et raison aux médecins qui voulaient le débrancher pour mettre un terme aux « souffrances » supposées de l’enfant (démenties par ses parents, les photos et les vidéos).

    Hier soir à 21h17 l’assistance respiratoire a été supprimée. Compte tenu de son état neurologique et général (y compris cardiaque et d’abord pulmonaire), l’enfant devait mourir en quelques minutes. Or il a commencé à respirer par lui-même. Six heures plus tard, il respirait toujours. Les médecins décidèrent alors de l’hydrater et de lui donner de l’oxygène.

    Et un juge de la Cour suprême doit revoir la question en ce moment même…

    Hier, Alfie Evans avait obtenu la nationalité italienne, parce que le pape avait fini par s’intéresser à son cas et avait demandé que l’enfant soit transféré à l’hôpital du Bambino Gesu. Mais les autorités britanniques avaient fait la sourde oreille et avaient procédé à l’euthanasie (ratée) de l’enfant sous haute protection policière à l’intérieur et à l’extérieur de l’hôpital.

    Sandro Magister rapporte la chronologie ecclésiastique de l’affaire, qui est tout simplement horrible pour notre Eglise.

    Le 20 février, le juge de la Cour suprême Anthony Hayden donne raison aux médecins qui veulent tuer Alfie, justifiant son jugement par le passage d’un message ambigu de François à Mgr Paglia, président de l’Académie pontificale « pour » la vie. (Comme par hasard "Justice Hayden" est l'auteur d'un livre intitulé "Les enfants et les familles de même sexe (sic): un guide juridique".)

    Le 9 mars, Mgr Paglia donne raison au juge Hayden, authentifiant donc l’interprétation euthanasique du message du pape.

    Le 4 avril, François évoque l’affaire dans un tweet qui est un modèle de jésuitisme : « J’espère sincèrement que tout le possible soit fait pour continuer à accompagner avec compassion le petit Alfie Evans… »

    Le 13 avril, l’archidiocèse de Liverpool se plaint que les parents d’Alfie et les autorités de l’hôpital n’arrivent pas à « se mettre d’accord sur un programme » pour arrêter la respiration de l’enfant. Il désapprouve les manifestations de soutien à Alfie autour de l’hôpital. Il fait part de l’engagement de l’évêque auxiliaire de Liverpool, Tom William, « aux côtés des médecins » sans rencontrer les parents du petit « qui ne sont pas catholiques ». Sic.

    Comme si le fait qu’ils soient ou non catholiques ait un rapport avec la doctrine de l’Eglise. Mais, en outre, le père de l’enfant… est catholique ! Le lendemain, il écrit l’archevêque, Malcom Patrick McMahon, pour lui… rappeler que lui-même… et son fils ! sont baptisés dans l’Eglise catholique, et pour lui demander de l’aide pour « faire sortir notre enfant de Grande-Bretagne afin qu’il soit soigné jusqu’à la fin naturelle de son existence terrestre ». Il n’y aura pas de réponse de l’archevêque. La cruauté ecclésiastique dans toute sa splendeur.

    Le 15 avril, François déclare lors du Regina Caeli, de façon moins ambiguë (grâce aux tout derniers mots) :

    « Je confie à vos prières les personnes, comme Vincent Lambert en France, comme le petit Alfie Evans en Angleterre et dans d’autres pays qui vivent, parfois depuis longtemps, dans un état de grave infirmité, médicalement assistés pour leurs besoins primaires. Il s’agit de situations délicates, très douloureuses et complexes.  Nous prions pour que chaque patient soit toujours respecté dans sa dignité et traité de manière adaptée à son état, avec l’accord des membres de la famille, des médecins et des autres professionnels de la santé, avec le plus grand respect pour la vie. »

    Le lendemain, 16 avril, la cour d’appel rejette le recours des parents, qui tentent aussitôt une dernière démarche auprès de la Cour suprême. Il y a à Liverpool une collaboratrice de La Nuova Bussola, qui contacte à Rome une personne pouvant organiser une entrevue avec le pape.

    Le 18 avril à 9h, le père d’Alfie rencontre François à Sainte-Marthe. A l’audience générale, le pape va appeler à prier pour Alfie et les personnes comme lui et il souligne que « le seul maître de la vie, de son commencement à sa fin naturelle, c’est Dieu, et qu’il est de notre devoir de tout faire pour protéger la vie ». Le même jour, le pape demande à la présidente de l’hôpital du Bambino Gesu de tout faire pour accueillir Alfie.

    Le même mercredi 18 avril, dans l’après-midi, la Conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles « rejette » les « critiques infondées » contre les décisions judiciaires et hospitalières britanniques, tout en prenant note de l’offre de l’hôpital romain, auquel il revient de se débrouiller.

    Le 20 avril, la Cour suprême confirme qu’il faut tuer Alfie « dans son propre meilleur intérêt ». Ses parents tentent un ultime recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, aussitôt balayé.

    Le 23 avril, l’enfant est débranché. Le 24 il est vivant.

    Voici Alfie branché, juste débranché, et plusieurs heures après…

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    Addendum 17h45

    Un avion médicalisé est prêt pour emporter Alfie à Rome.

    Le juge qui statue est toujours Anthony Hayden...

     

    19h

    Selon le Sun, le juge demanderait à l'hôpital si l'enfant peut être envoyé chez ses parents. Un médecin aurait dit que ce n'est pas possible à cause des défenseurs d'Alfie qui permettent pas un accès sûr à l'hôpital...

     

    25 avril

    Le juge a décidé hier soir que l'enfant devait rester à l'hôpital. Les parents font appel. Une cour d'appel de trois juges doit se réunir à 14h.

  • Vincent Lambert

    Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi en urgence par la mère, un frère et une sœur de Vincent Lambert afin d’empêcher la mise à mort de ce dernier, a jugé qu’il était nécessaire, « pour statuer sur le bien-fondé de leur requête, d’avoir recours à une expertise qui devra déterminer si le tableau clinique que présente M. Vincent Lambert a évolué depuis 2014 ».

    Les experts auront un mois pour rendre leur rapport, à la suite de quoi le tribunal prendra sa décision.

    Pour le comité de soutien à Vincent Lambert c’est une « magnifique victoire ». D’autant qu’il y a eu effectivement une évolution du « tableau clinique » de Vincent Lambert depuis 2014 : « À l'évidence il a des relations, il suit les gens des yeux quand on l'appelle et il peut être rééduqué à re-manger par la bouche, ce qui n'était pas le cas en 2014 », souligne Me Jérôme Triomphe.

  • Chronique des cinglé·e·s

    Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes a remis hier au président de l’Assemblée nationale François de Rugy son avis "Pour une Constitution garante de l’égalité entre les femmes et les hommes".

    Il en ressort qu’il n’y a pas eu de progrès depuis le stupide évêque qui en 585 au synode de Mâcon avait demandé si le mot latin « homo » englobait aussi les femmes. Plutôt, la situation a gravement empiré. Car ce n’est plus un évêque isolé qui étale son ignorance, c’est toute une bande d’experts laïques qui affirment que le mot « homme » ne désigne pas la race humaine, contrairement à toutes les définitions qui en ont été données depuis… le synode de Mâcon (et bien avant).

    C’est pourquoi le « Haut Conseil » demande qu’on bannisse l’expression « droits de l’homme », qui « désigne étymologiquement, historiquement et juridiquement la moitié du peuple seulement » (sic, comme le crétin de Mâcon !) et qu’on la remplace par « droits humains ».

    En fait il est inutile d’aller chercher une raison grotesque de préférer « droits humains ». C’est l’expression qui a cours dans d’autres langues, particulièrement l’anglais qui est la langue internationale la plus utilisée. On fera seulement remarquer à nos cinglé·e·s (si tant est qu’il y ait des hommes dans ce Haut Conseil), que ce sont les idéologues des droits de l’homme (donc ceux qui sont aussi à l’origine des revendications des cinglé·e·s), qui jusqu’ici tenaient dur comme fer à l’expression « droits de l’homme », contre ceux qui – par exemple Jean-Paul II – donnaient une définition des « droits humains » qui ne correspond pas du tout aux « droits » idéologiques. Notamment sur le droit à la vie…

    Or, précisément, le Haut Conseil demande que « le droit à la contraception et à l’avortement » soit « consacré » (sic) dans la Constitution. On ne savait pas que ce droit devait être égal pour les hommes et les femmes. Mais c’est parce que des hommes disent être des femmes et vice versa, sans doute.

    Parmi les délires du Haut Conseil on notera aussi qu’il doit être inscrit dans la Constitution que « l’écart entre le nombre de femmes et d’hommes nommé.e.s ne doit pas être supérieur à un ». En bref il doit y avoir autant d’ambassadeurs femmes que d’ambassadeurs hommes (et les transgenres, alors ?), et autant de préfets femmes que de préfets hommes (et les intersexes et asexués +, alors ?). – On constate au passage que le Haut Conseil ne sait même pas écrire les points médians qu’il prétend imposer à tous.

    On notera aussi, entre autres tristes farces, que le Haut Conseil veut supprimer le mot « fraternité », « qui exclut les femmes de la vie politique » (mais oui, c’est toujours l’évêque imbécile de 585 qui les inspire), et le remplacer par « adelphité ». Sic. Au moins ça donnera du boulot aux peintres et aux graveurs qui devront inscrire partout « Liberté, égalité, adelphité »…

    « Ou la mort » ?

    Et la mort. De la civilisation.

    *

    Addendum - Une autre expression utilisée par le magistère est "droits de la personne humaine", et c'est la plus précise. Mais sans doute doit-on la bannir aussi, puisque le mot "personne" est féminin et donc exclut la moitié de la population...

  • Avortement et immigration

    Tanya S. Chutkan, juge fédérale nommée par Obama à un siège de Washington créé pour elle, a décidé que les immigrées clandestines mineures devaient faire l’objet d’une vaste campagne d’information pour l’avortement, de toutes les manières possibles, et dans la langue de la fille quelle qu’elle soit.

    Le ministère de la Justice a l’intention de faire appel, car la mesure est évidemment une incitation aux mineures enceintes d’Amérique latine à venir se faire avorter aux Etats-Unis, alors qu’en outre toute dépense visant à faciliter un avortement est interdite par la loi fédérale.

    Le jugement de Tanya S. Chutkan fait suite à l’affaire dite « Jane Doe ». Le lobby de l’avortement (dit des « libertés civiles ») avait lancé une poursuite contre le gouvernement parce qu’il refusait l’avortement à une mineure réfugiée. En fait cette Mexicaine avait franchi la frontière uniquement pour se faire avorter. En octobre dernier, deux juges de Washington avaient prolongé l’interdiction faite à la jeune fille d’avorter. Décision annulée quatre jours plus tard par la cour d’appel fédérale.

  • Implant pour esclaves sexuelles

    Le NHS, service de « santé » d’Etat britannique, distribue l’implant contraceptif dans les écoles « comme des Smarties ». En 2015-2016 et 2016-2017, 10.593 filles de moins de 16 ans ont reçu un implant contraceptif, dont 39 filles de 12 ans et moins. Ces chiffres ne prennent pas en compte les filles n’ayant pas encore de numéro NHS (sans médecin traitant), et sous-estiment donc probablement beaucoup la réalité.

    Les dispositifs sont implantés sur le haut du bras et produisent un flux régulier d'hormone, la progestérone. Une pollution permanente qui peut provoquer sautes d'humeur, saignements constants, maux de tête et prise de poids, sans compter les cas où l’implant se retrouve dans une veine ou un poumon...

    Sous couvert de « réduction du taux de grossesses chez les adolescentes », il s’agit clairement d’une incitation à la débauche, alors même que les relations sexuelles sont théoriquement illégales avant 16 ans.

    Sans parler des risques d’exploitation sexuelle.

    En outre, le « respect de la confidentialité des patients » impose que les parents ne soient pas informés…

    L’opération a coûté environ un million de livres en deux ans.

    Le nombre de jeunes filles qui ont reçu un implant a plus que triplé en dix ans : 4.676 filles de moins de 16 ans en 2016-2017 contre 1.400 en 2006-2007.

  • Une affaire qui marche

    L’association Exit (Suisse romande) fait savoir qu’elle a pratiqué 286 « suicides assistés » en 2017, soit 32,5% de plus que l’année précédente.

  • Vincent Lambert

    Il faut lire et faire lire la lettre de sa mère au président de la République. (Rien à ajouter ni à retrancher.)

  • Trahisons

    Le Conseil économique et social (qui est même environnemental depuis 2008) a pondu un avis sur l’euthanasie. Favorable, évidemment. Sans employer le mot, bien sûr. L’hypocrisie bourgeoise règne en son temple.

    L’avis a été adopté par 108 voix contre 17 et 45 abstentions.

    Parmi les 108 il y a deux représentants de la… CFTC, sur quatre, alors que les 16 représentants de la CFDT se sont abstenus...

    Un seul représentant de l’UNAF, sur 9, a voté contre.

    Les trois organisations « catholiques » de jeunes, JOC, MRJC et scouts de France… « n’ont pas pris part au vote ».

    (Les deux représentant de la CFTC qui ont voté contre sont, sans surprise, Joseph Thouvenel et Bernard Vivier… Mais représentent-ils encore quelque chose, sinon l’histoire de ce qui fut un syndicat chrétien ?)

  • Délire pagliesque

    On connaît bien, hélas, l’immonde Mgr Paglia, que François a fait soi-disant président d’une soi-disant « académie pontificale pour la vie » (qui usurpe le nom de l’institution créée par saint Jean-Paul II et le professeur Jérôme Lejeune). Il n’hésite même plus à prendre explicitement le contre-pied de Jean-Paul II… et du Catéchisme de l’Eglise catholique :

    « L’Eglise, qui est une Eglise familiale, pour moi, ce n’est pas très clair, c’est dangereux, par exemple, de définir la famille individuelle comme une petite Eglise. C’est très dangereux, parce que cela encourage un égoïsme de la famille : je suis complète, je suis une petite Eglise. Non ? C’est du familisme. Dans l’Evangile nous avons de très belles paroles de Jésus contre le familisme, vraiment très belles ! Quand sa mère et ses frères viennent à Jésus, qu’est-ce qu’il leur dit ? – Qui est ma mère, qui sont mes frères ? Ceux qui écoutent la parole de Dieu. Ceux qui participent à la messe du dimanche. »

    C’est une offensive permanente contre la famille. Bien sûr au nom des soi-disant divorcés remariés, et bien sûr au nom des homosexualistes dont Paglia est un des porte-drapeaux revendiqués. Ceux qui ne font pas une famille, ceux qui refusent de fonder une famille, mais qui se retrouvent dans l’Eglise, qui est leur vraie famille, le dimanche à la messe, où ils peuvent communier avec leurs frères…

    Jusques à quand ?

  • Vincent Lambert

    Le CHU de Reims s'est de nouveau prononcé aujourd'hui en faveur d'un « arrêt des traitements » de Vincent Lambert. La décision a été prise par le Dr Vincent Sanchez à l'issue d'une procédure collégiale d'environ cinq mois qui a conclu à une « obstination déraisonnable » envers le patient tétraplégique.

    On ne peut que relever une fois de plus le mensonge de l’expression « arrêt des traitements ». Car Vincent Lambert n’a besoin d’aucun « traitement » spécifique : il s’agit de l’arrêt de l’alimentation, qui est officiellement considérée comme un « soin » qu’on peut arrêter depuis la loi Léonetti. En bref on condamne une fois encore Vincent Lambert à mourir de faim et de soif sous sédation.

    Le comité de soutien de Vincent Lambert dénonce à juste titre une « décision scandaleuse d’euthanasie ».