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Culture de mort

  • L’avortement en Irlande

    La commission (inter-partis) du Parlement irlandais sur le 8e amendement (celui qui interdit l’avortement, adopté par référendum en 1983), dans la perspective du référendum qui aura lieu en mai prochain, a recommandé hier au gouvernement, par 14 voix contre 6 et 1 abstention, que le référendum porte sur l’abrogation du 8e amendement et son remplacement par une législation votée par le Parlement sans référendum. Législation qui inclura la liberté d’avorter jusqu’à 12 semaines de grossesse, et ensuite en cas d’anomalie fœtale mortelle, en cas de risque pour la vie, la santé physique ou mentale de la femme, en cas de risque de suicide de la femme, en cas de viol et d’inceste.

    Le lobby de la culture de mort « Parents for choice » égrène depuis le 1er décembre un calendrier de l’Avent pour l’abrogation du 8e amendement, sous le hashtag #adventforchoice : l’Avent pour le choix (de l’avortement)… Ce qui est proprement diabolique. Dès le début, quelqu’un a réagi : « c’est le seul calendrier de l’Avent qui finit le 28 décembre : fête des saints Innocents ».

  • Une victoire de la culture de mort

    La Cour de cassation a confirmé la relaxe de Jean Mercier, qui avait « aidé sa femme à mourir ». Condamné en première instance en 2015 à un an de prison avec sursis, il avait été relaxé par la cour d'appel de Lyon en novembre 2016.

    Mme Mercier était comme par hasard une militante de l’ADMD, le principal lobby de l’euthanasie. Et le chef du lobby, Jean-Luc Romero, se félicite, en ces termes que je vous laisse découvrir :

    Screenshot-2017-12-13 Jean-Luc Romero on Twitter(1).png

  • Mission accomplie…

    Le candidat très à droite et très pro-vie Roy Moore a perdu l’élection sénatoriale de l’Alabama face au candidat très à gauche et militant de la culture de mort Doug Jones.

    Pour empêcher Roy Moore d’être élu on avait monté une campagne contre lui autour d’un « harcèlement sexuel » dont il aurait été coupable il y a 30 ans. On avait ensuite trouvé trois autres femmes, puis quatre autres, qui dénonçaient des gestes déplacés de Roy Moore toujours il y a une trentaine d’année.

    Selon les observateurs cela n’a pas été un élément majeur de la défaite de Moore. Mais il suffisait d’une efficacité à la marge, dans un scrutin disputé où Roy Moore ne faisait pas l’unanimité à droite parce que trop à droite. Or Roy Moore a perdu de 20.000 voix, dans un Etat où il y a 3 millions d’électeurs.

    Le résultat est que la majorité républicaine au Sénat devient très fragile, à 51-49.

    La presse anti-Trump (pléonasme) triomphe évidemment. Mais dans moins d’un an il y aura les élections de renouvellement d’un tiers du Sénat. Et sur les 13 Etats où l’on considère que l’élection sera disputée, 11 ont un sénateur sortant démocrate.

  • Victoire au Pérou

    La mobilisation des parents a eu raison de la volonté gouvernementale de faire entrer l’idéologie du genre dans les manuels scolaires.

    De grandes manifestations ont eu lieu cette année, rassemblant en tout plus de 1,5 million de participants, qui se retrouvaient notamment aussi sur Twitter avec le hashtag #ConMisHijosNoTeMetas : ne te mêle pas de mes enfants.

    En août, la Cour supérieure de justice avait donné raison à une association de parents qui avait poursuivi le ministère de l’Education au motif qu’il voulait endoctriner les enfants avec l’idéologie du genre.

    Le 24 novembre, le ministère a annoncé qu’il retirait le nouveau programme et revenait à celui de 2009.

  • Pilule et cancer

    Une nouvelle étude, réalisée auprès d’1,8 million de femmes danoises de 15 à 49 ans pendant onze ans, conclut que l’usage récent ou actuel d’une contraception hormonale augmente de 20% le risque de cancer du sein.

    L’étude, rapportée dans le New England Journal of Medecine, démontre que si les « contraceptifs plus âgés » comportaient un risque plus élevé de cancer du sein, les nouvelles formules faiblement dosées en œstrogènes n’en sont pas exemptes non plus. Plus l’usage est prolongé, plus le risque est important : 9% après un an et 38% après dix ans d’utilisation. Ses effets délétères pourraient suivre la patiente en moyenne cinq ans après l’arrêt de la prise du contraceptif.

  • En Bolivie

    L’Assemblée législative de Bolivie a adopté hier une loi qui permet aux « étudiantes, adolescentes ou filles » (sic) d’avorter jusqu’à huit semaines de grossesse.

    Jusqu’ici l’avortement n’était permis qu’en cas de risque pour la vie de la mère, malformation du fœtus, viol ou inceste. Désormais il est donc permis pour les gamines. Seulement elles…

    C’est « un grand pas pour les droits sexuels et reproductifs », a clamé Elizabeth Salguero, militante féministe socialiste indigéniste et dépatriarcaliste (mais oui), ex-ministre et ambassadeur.

    Evo Morales, prêtre marxiste de Mère Terre et ami de François, a aussitôt déclaré qu’il signerait cette loi.

    Depuis mai est également en discussion une loi qui décriminaliserait l’avortement en cas d’extrême pauvreté de la mère, ou si elle a déjà au moins trois enfants, ou est encore étudiante (mais ce dernier cas est désormais réglé).

    En août dernier, le Chili voisin a décriminalisé l’avortement en cas de viol, de danger pour la mère ou de non viabilité du fœtus. En Amérique latine, le Salvador, le Nicaragua, le Honduras et la République dominicaine continuent d’interdire l’avortement dans tous les cas.

    Ici Evo Morales et Elizabeth Salguero (alors ministre de la Culture) lors de la fête païenne du Pujllay :

    Evo_Morales,_Eli_Salguero_at_Pujllay.jpg

  • Autriche invertie

    La Cour constitutionnelle autrichienne ordonne que les invertis puissent se marier entre eux. L’impossibilité de ce mariage « viole le principe de l'égalité et de la non-discrimination des personnes sur la base de qualités personnelles telles que l'orientation sexuelle ».

    Il y a en Autriche un « partenariat civil » qui est identique au mariage, comme le constate la Cour, mais c’est précisément le refus du mot « mariage » qui est discriminatoire… Car c’est bien la réalité du mariage qu’on veut détruire.

    Mais il demeure tout aussi discriminatoire d’interdire le mariage entre un homme et sa grand-mère, ou son père, ou avec les deux et avec sa sœur, avec son chien, son smartphone ou sa voiture.

    Le 1er décembre, le cardinal Schönborn a accueilli dans sa cathédrale de Vienne une "célébration liturgique" LBGT.

  • Police du prélèvement d’organes

    Le 29 novembre, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a chargé Jean-Louis Touraine d’une mission sur le prélèvement d’organes. Il devra « comprendre pourquoi le taux de refus varie selon les régions » et identifier les « circonstances dans lesquelles se produisent ces refus ».

    Les refus sont de 43 % en Ile-de-France contre 22 % dans les Pays de la Loire.

    Depuis le 1er janvier 2017 la possibilité pour la famille d’un défunt de s’opposer à un prélèvement d’organes a été considérablement réduite. Or 60% des refus venaient de la famille. On croyait donc avoir réglé la question. Mais ça n’a rien changé. Il y a toujours autant de refus… Alors on va s’attaquer aux disparités régionales, et les « corriger »…

    Jean-Louis Touraine (franc-maçon militant de la culture de mort, il vient de déposer une nouvelle proposition de loi d’euthanasie), est professeur de médecine au département de transplantation de l'université Claude-Bernard de Lyon, et président de l’association France Transplant…

  • "Discrimination" et culture de mort

    Dans un document publié hier, le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, déplore que les femmes continuent à subir des « discriminations » dans leur « vie sexuelle et reproductive » au sein de nombreux pays européens.

    En résumé, là où l’avortement n’est pas un droit reconnu, les femmes sont « discriminées », et c’est dangereux pour leur santé. Voilà ce que cela donne :

    Dans certains pays, les lois et les politiques menées violent, limitent ou mettent en cause les droits des femmes à exercer leur vie sexuelle et reproductive sans mettre en péril leur santé. De plus, on observe une tendance préoccupante dans l’ensemble de l’Europe et plus particulièrement dans certains pays à revenir en arrière sur les garanties obtenues par les femmes, notamment en introduisant des restrictions aux droits à l’avortement et à la contraception.

    Selon le rapport, l’Arménie, la Macédoine, la Géorgie, la Russie et la Slovaquie auraient récemment réduit le droit à l’avortement.

    Et il dénonce les 8 « Etats » (?), sur les 47 membres du Conseil de l’Europe, qui interdisent encore l’avortement sauf circonstances exceptionnelles : Andorre, l’Irlande, le Liechtenstein, Malte, Monaco, l’Irlande du Nord, la Pologne et Saint-Marin.

    Vient alors la phrase la plus atroce que j’aie entendue depuis longtemps :

    Les conséquences de ces lois sur la santé et les droits de l’homme sont graves.

  • Aux Etats-Unis

    Donald Trump s’est chaudement félicité que sa réforme fiscale soit votée au Sénat (par 51 voix contre 49…). C’était une de ses grandes promesses que cette loi qui va diminuer drastiquement les impôts et favoriser l’emploi.

    Dans les 479 pages du texte, il est une phrase qui n’est pas passée inaperçue, tant des militants de la vie que de ceux de la culture de mort. C’est au chapitre du « plan 529 », qui est un plan d’épargne éducation donnant lieu à des avantages fiscaux (il s’appelle « 529 » simplement parce qu’il figure au paragraphe 529 du code fiscal).

    Le nouveau texte spécifie que l’on peut ouvrir un compte épargne éducation pour un « enfant à naître » : « Unborn child ». Il précise que par cette expression on parle d’un « enfant in utero », et qu’un enfant in utero, cela signifie « un membre de l’espèce homo sapiens, à quelque stade de son développement que ce soit, porté dans le sein ».

    Cette disposition figure également dans le texte de la loi de réforme fiscale telle qu’elle a été votée par la Chambre des représentants le 16 novembre.

    La presse « libérale », donc toute la presse, publie des articles sur le sujet, donnant largement la parole aux militants de la culture de mort, qui sont évidemment furieux : c’est un affront aux femmes, c’est une atteinte à leur santé reproductive, etc.

    La réforme fiscale ne sera définitivement adoptée que lorsque les deux textes auront été harmonisés. Pour ce qui nous occupe, l’harmonie est complète… Les Américains vont donc avoir un code fiscal pro-vie…

    La contradiction avec l’arrêt Roe contre Wade est patent. Ce n’est pas la première fois. Il y a déjà des lois qui prennent en compte l’intérêt de l’enfant à naître, et il y a même dans nombre d’Etats des lois qui sont censées protéger l’enfant « depuis la conception ». Sur le plan fédéral, la loi la plus importante est celle que George W. Bush avait fait adopter pour qu’en cas de meurtre d’une femme enceinte il y ait deux incriminations, pour la femme et pour le bébé qu’elle portait.

    Les tenants de la culture de mort ont en effet du souci à se faire. Car cette accumulation de lois pro-vie, à tout propos, finira forcément par faire pencher la balance du bon côté : un jour peut venir assez vite où la Cour suprême, avec un ou deux juges pro-vie de plus, prendra acte de toutes ces lois et renversera sa jurisprudence…