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Culture de mort

  • Echec à l’avortement

    Le projet de réforme du code pénal de la République dominicaine a été présenté par les députés la semaine dernière. Trois motifs de dépénalisation très partielle de l’avortement avaient été envisagés : si la grossesse met en péril la vie de la mère, en cas de viol ou l’inceste, ou de malformations du fœtus « incompatibles avec la vie ».

    Les trois motifs ont été rejetés. Il ne reste que l’article 112 qui dispose que mettre fin volontairement à une grossesse n’est pas punissable à condition qu’« au préalable, pour sauver la vie de la mère et du fœtus en danger, tous les moyens scientifiques et techniques disponibles aient été épuisés dans la mesure du possible ».

  • L’euthanasie en Colombie

    Les députés colombiens ont voté jeudi dernier par 83 voix contre 60 la légalisation de l’euthanasie. Le texte toutefois n’est pas adopté parce qu’il fallait une majorité de 85.

    En 1997, la Cour constitutionnelle a dépénalisé l’euthanasie, exigeant qu’une loi soit votée en ce sens par le congrès. Depuis lors, pas moins de 12 projets de loi ont été présentés, qui ne sont jamais arrivés en session plénière. Le 13e a fini par passer tous les obstacles. Et il ne lui a manqué que deux voix.

    Cela fait penser aux propositions de loi sur l’euthanasie qui sont déposées à notre Assemblée nationale. Cette année elle a réussi à arriver en plénière. Et elle n’a été rejetée que grâce à l’obstruction d’une petite poignée de députés.

    La culture de mort avance partout. On constate que même en Amérique latine elle progresse comme chez nous.

  • Euthanasie

    La sempiternelle proposition de loi sur l’euthanasie n’a pas été votée. Mais les militants de la culture de mort peuvent être contents d’eux. Car cette fois elle a pu être examinée, et en outre et surtout son article 1 a été adopté. Sous les applaudissements.

    Il ne restait pas de temps pour continuer, car une poignée de députés, honneur à eux, avaient multiplié les amendements, rendant l’adoption du texte impossible dans le cadre de la « niche ».

    Xavier Breton : 447 amendements.

    Patrick Hetzel et Julien Ravier : 886.

    Marc Le Fur : 393.

    Frédéric Reiss : 390.

    Emmanuelle Ménard : 168

    Philippe Gosselin : 116.

    Agnès Thill : 113.

    Marie-France Lohro : 62.

    Thibaut Bazin : 43.

  • Diabolique

    Le jour de Pâques, le Journal du Dimanche a publié le « manifeste des 343 » nouvelles salopes, qui exigent l’allongement des délais légaux pour tuer les bébés.

    Le jour de Pâques, le Journal du Dimanche a publié aussi un « appel de plus de 270 députés » réclamant un vote pour légaliser l’euthanasie.

    Mors et vita duello conflixere mirando…

  • Au Parlement européen

    Communiqué de l’ECLJ (Gregor Puppinck) :

    Le lobby mondial de l’avortement a entrepris une attaque majeure contre la vie et ses défenseurs. Deux commissions du Parlement européen se sont réunies ce jeudi 25 mars à cette fin.
    Cette attaque va culminer en mai prochain, avec le vote au Parlement européen d’une résolution radicale pro-avortement, et par la publication d’un rapport contre les organisations pro-vie. Nous ne pouvons pas rester sans répondre.

    Cette attaque est menée principalement par la Fédération Internationale du Planning Familial (IPPF), la Fondation Gates et l’Open Society de George Soros. Elle est coordonnée par Neil Datta, qui a fondé avec l’IPPF le principal lobby de l’avortement auprès des parlementaires européens (EPF). Ces organisations disposent de milliards de dollars de budget.

    En 2013, la députée Edite Estrela avait tenté de faire passer une résolution similaire, qui portait de très graves atteintes au droit à la vie, à la liberté de conscience et aux droits des parents. Nous étions parvenus à y faire barrage et le Parlement européen avait reconnu que la question de l’avortement relève de la seule compétence des États membres.

    Le premier but de cette nouvelle attaque est l’adoption du projet de résolution du député Matič qui présente l’avortement comme un droit fondamental et demande aux États de supprimer la clause de conscience. Selon ce texte, le fait qu'il « existe toujours des lois interdisant l’avortement, sauf dans des circonstances strictement définies [...] constitue une violation des droits de l’homme et une forme de violence sexiste ». Les États européens devraient aussi, entre autres, « éliminer » l’objection de conscience. Ce texte est de la pure propagande, sans base juridique et ne relève pas de la compétence de l’Union européenne. Il viole le droit à la vie et le principe de subsidiarité.

    Le second but de cette attaque est d’exclure les organisations conservatrices de la vie politique européenne en les présentant comme « dangereuses pour la démocratie et contraires aux valeurs de l’UE ». Cet objectif est mené conjointement par l’IPPF, la Fondation Gates, l’Open Society de George Soros et sa filiale Open Democracy, qui ont entrepris simultanément de « contrer l’opposition » à l’avortement, de traquer les groupes conservateurs et d’attaquer leur réputation.

    Pour en savoir plus : c’est ici.

    Et la pétition générale pour la défense de la vie : c’est .

    « Avec l’appui des signataires, le Centre européen pour le droit et la justice s’engage à défendre et à porter la voix des "sans-voix" devant les institutions internationales afin que soit respecté le droit à la vie de tout être humain. »

  • Avortement

    La chambre haute de l’Inde a adopté le 16 mars la loi qui supprime l’obligation de l’avis écrit de deux médecins pour. Un avortement entre 12 et 20 semaines et étend le délai légal pour avorter de 20 à 24 semaines pour raisons « thérapeutique, eugénique, humanitaire et sociale ». Sic. Le délai est étendu jusqu’à la naissance pour « anomalies fœtales importantes ».

    Le texte avait déjà été adopté par la chambre basse, avec le soutien de tous les partis politiques.

    Un médecin catholique souligne sur Tweeter le « silence radio » des évêques (ceux du Kerala avaient toutefois discrètement condamné le texte).

     

  • Euthanasie

    La chambre haute de l’Etat de Tasmanie a voté cette nuit la légalisation de l’« aide active à mourir ». Le texte avait été adopté par la chambre basse le 6 mars, par 16 voix contre 6.

    La Tasmanie est le troisième Etat d’Australie à légaliser l’euthanasie.

  • Euthanasie

    Le parlement espagnol a approuvé définitivement hier, par 202 voix contre 141 et 2 abstentions, le projet de loi sur l’euthanasie.

    Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez avait fait de cette loi une « priorité ». Parce que c’est une priorité de tuer les vieux et les malades, une fois qu’on a permis de tuer les enfants à naître. Et il a osé dire que l’Espagne était désormais un « pays plus humain, plus juste et plus libre ».

    L’Espagne devient le 4e pays européen (après ceux du Bénélux) à légaliser l’euthanasie proprement dite. La compétition est rude pour savoir quel pays sera le 5e. Sera-ce le Portugal que l’Espagne vient de coiffer au poteau à cause d’un président rétrograde ? Ou bien l’Irlande aura-t-elle sa loi (actuellement devant le Parlement) avant le Portugal qui doit réécrire la sienne en partie ?

    Ça a quelque chose de fascinant, cette course à l’abîme de vieux pays catholiques...

  • Les acharnés

    Les députés américains ont voté hier par 222 voix contre 204 une résolution visant à supprimer la date limite de ratification de l’amendement à la Constitution relatif à l’égalité des droits entre hommes et femmes. Le texte va aussi être voté au Sénat.

    Cet amendement fut présenté pour la première fois en 1923. Il fut relancé en 1971 (au Sénat en 1972). Pour être inscrit dans la Constitution, le texte devait être ratifié par 38 Etats avant le 22 mars 1979. A cette date il avait été ratifié par 30 Etats, compte tenu que cinq autres avaient ratifié puis s’étaient rétractés… Il y eut ensuite une bataille judiciaire entre ceux qui considéraient que c’était terminé, et ceux qui faisaient valoir que la date butoir ne figurait pas dans le texte même qui avait été voté et donc qu’on pouvait continuer de le ratifier. Le dernier épisode en date est la décision d’un juge du district de Columbia, l’an dernier, établissant que la période de ratification était terminée depuis longtemps.

    Bref, les démocrates ont estimé que, plutôt que de continuer une interminable guérilla judiciaire, il valait mieux voter la suppression de tout délai.

    A priori on ne voit pas en quoi cette bataille est si importante, puisque le texte, très bref, se contente de garantir que les Etats ne peuvent pas prendre de décisions qui soient contraires à l’égalité entre les hommes et les femmes. En bref, à enfoncer les portes ouvertes.

    Mais c’est qu’il s’agit d’une arme que les partisans de l’avortement considèrent comme décisive, surtout en ce moment, alors que la majorité de la Cour suprême est pro-vie et que par conséquent l’arrêt Roe contre Wade est en grand danger. Et ils font valoir que l’amendement est très supérieur à l’arrêt de 1973. Celui-ci en effet n’avait pas pour motif l’égalité des droits mais le droit à la vie privée de la femme, et le droit des médecins de traiter leurs patients de la meilleure façon pour eux (sic)… Tandis que l’amendement constitutionnel interdit la discrimination sexuelle : or l’égalité suppose l’autonomie des femmes quant à leurs corps et leur liberté de « reproduction », sans laquelle elles ne peuvent pas être pleinement citoyennes…

    C’est pourquoi toutes les organisations américaines de la culture de mort font une campagne effrénée en faveur de l’amendement, qui « consolidera le droit constitutionnel à l’avortement et exigera des juges qu’ils annulent les lois contre l’avortement », tandis que les organisations pro-vie jettent toutes leurs forces contre le texte pour exactement le même motif. La Susan B. Antony List, qui donne le score pro-vie de tous les parlementaires, a décidé de donner double poids au vote pour ou contre cet amendement.

  • Au Portugal

    La Cour constitutionnelle du Portugal, par 7 voix sur 12, a rejeté la loi sur l’euthanasie… parce qu’elle n’est pas assez claire.

    Le président « catholique pratiquant » Marcelo Rebelo de Sousa avait saisi la Cour en prenant bien soin de préciser qu’il ne lui demandait pas « si l’euthanasie, en tant que concept, est ou non conforme à la Constitution ». Mais la Cour a tenu à répondre quand même que l’inviolabilité de la vie humaine inscrite dans la Constitution n’empêchait nullement de légiférer sur l’euthanasie… Le président de la Cour, João Pedro Caupers, a cru bon d'insister sur le fait que lui-même et ses collègues « ne considèrent pas le droit à l’euthanasie en soi comme inconstitutionnel ».

    Mais, dans le texte qui lui a été soumis, les situations ouvrant la voie au suicide assisté ne sont pas encadrées « avec l’indispensable rigueur » : il faut « des règles « claires, précises, anticipables et contrôlables ».

    Deux heures plus tard, le président « catholique pratiquant » a donc opposé son veto au texte, pour qu’il retourne au plus vite devant les parlementaires afin d’être perfectionné…