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Culture de mort

  • La dérive du Rocher

    Le 31 octobre, le Conseil national de Monaco a voté à l’unanimité un projet de loi qui dépénalise l’avortement pour les femmes. (Il reste interdit aux médecins de le pratiquer.)

    Le 4 décembre, le Conseil national de Monaco a voté à l’unanimité un projet de loi qui instituant le « contrat civil de solidarité » ouvert à tous les couples, qu'ils soient de sexe différent ou de même sexe.

    Stéphane Valeri, le président du Conseil, a salué « une avancée remarquable », une « excellente nouvelle pour l'image internationale de Monaco, Etat moderne et toujours respectueux de ses institutions et de ses valeurs ».

    Ses valeurs ? Comment concilie-t-il cela avec le fait que la religion catholique est religion d’Etat ? Depuis quand les valeurs catholiques sont la dépénalisation de l’avortement et un équivalent de mariage pour les invertis ? Depuis que le pape s’appelle François ?

    On notera que les deux votes ont été obtenus à l'unanimité: il n'y a pas un seul conseiller qui soit respectueux de la morale catholique.

  • Piquons les négresses

    La Fondation Melinda-et-Bill-Gates va financer à hauteur de 19 millions de dollars le laboratoire MedinCell pour l’élaboration d’un contraceptif en injection sous-cutanée destiné aux femmes des pays en voie de développement.

    Le cahier des charges prévoit que son coût de revient soit réduit pour être accessible au plus grand nombre. Le laboratoire en conservera les droits commerciaux dans le monde et notamment aux Etats-Unis où ce marché pèse 5 milliards de dollars…

  • Guyane pro-vie

    A Cayenne en Guyane, les « quatorze gynécologues de l'hôpital ont tous fait valoir leur clause de conscience » à propos de l’avortement, a indiqué l’Agence Régionale de Santé lors de son comité de pilotage dédié à l’orthogénie (sic) le 25 novembre. La directrice générale, Clara de Bort, « déplore » ces circonstances qui « limitent l’accès des femmes à l’IVG et à la méthode instrumentale non accessible en ville ». Elle « demande solennellement que les futurs recrutements soient orientés vers le développement de la planification (sic) au CH de Cayenne ».

    Sans doute ces médecins en ont-ils assez du massacre : en Guyane le taux d’avortement est de 35,3 pour 1000 (15,4 en métropole), et de 18 pour 1000 adolescentes (7 en métropole).

  • Jacques Testart ne lâche rien

    Dans une interview réalisée pour Sciences citoyennes, Jacques Testart (qui n'est pas du tout de notre paroisse) explique une fois de plus en quoi le Téléthon le « choque beaucoup » : c’est une entreprise qui « échappe à la fois à une démarche scientifique et à la démocratie ». « Si je m’intéresse au Téléthon, c’est parce que c’est l’illustration de ce qu’il ne faudrait pas faire, c’est-à-dire de ne pas passer par les voies normales pour prioriser un thème de recherche et de raconter des choses tellement merveilleuses qui vont arriver grâce aux sous que l’on va donner que c’est un peu de l’abus de confiance. » 

    « Il n’y a toujours pas de traitement ». S’il est difficile de critiquer une telle entreprise car une partie de l’argent récolté sert pour améliorer la vie quotidienne des malades, il faut reconnaître que « pour ce qui est de l’efficacité revendiquée, c’est-à-dire les thérapies géniques pour le traitement des myopathies, il n’y a rien. »

    Un projet de recherche, pour être financé, « doit recevoir l’approbation de ses pairs ». Mais le téléthon contourne ce circuit institutionnel : par pression financière, il « a le pouvoir d’orienter la recherche médicale sur des thématiques décidées par un groupe de personnes » qui n’ont pas été désignées par les voies démocratiques de l’université. En outre, le téléthon « ratisse très large » : son objectif, c’est « les progrès en génétique en général ». Ainsi, ils financent des laboratoires de recherche agronomique qui travaillent sur les plantes transgéniques...

     Jacques Testart dénonce la « politique », l’« idéologie » de cette association qui « n’est pas présentée en tant que tel » : avec le Téléthon, est assénée l’équation « argent = guérison », une affirmation « contre laquelle il faut lutter » : « même si on donnait tout l’argent du monde pour la myopathie, ce n’est pas pour ça qu’elle serait guérie, il est possible qu’on soit incapable de guérir telle ou telle maladie ». Cette utopie d’un « monde dans lequel on pourrait guérir tous les malades », véhiculée par le Téléthon, participe à sa façon au développement du tri des embryons par diagnostic préimplantatoire.

  • Justice du diable

    Divers responsables du « Center for médical progress », dont son fondateur David Daleiden, qui avaient tourné des vidéos en caméra cachée prouvant que le Planning familial découpait des fœtus et les vendaient en pièces détachés, ont été condamnés vendredi par un jury de Californie à verser près de 2,3 millions de dollars de dommages et intérêts au Planning familial.

    Tel est l’aboutissement d’un procès de six semaines. Le prochain débutera le 6 décembre. David Daleiden et son bras droit Sandra Merritt sont sous le coup de 14 procédures pour atteinte à la vie privée. Sic.

    Rappelons que le travail de David Daleiden a permis de mettre au jour les pratiques post-avortement les plus ignobles du Planning familial, dont plusieurs sont illégales même aux Etats-Unis : les vidéos ont conduit à l’ouverture d’enquêtes criminelles dans au moins 15 Etats.

    Naturellement le « Center for médical progress » va faire appel, et plaide non coupable dans le prochain procès.

  • Argentine

    Alberto Fernandez, dit « candidat péroniste » et vieux routier de la politique, a remporté l’élection présidentielle au premier tour.

    Il a déclaré qu’il était déterminé à dépénaliser l’avortement rapidement pour « mettre fin aux avortements clandestins » puis à en faire un droit à part entière.

  • De déni en déni…

    Une femme de 35 ans a été condamnée par la cour d'assises du Pas-de-Calais à 5 ans de prison, dont 4 avec sursis, pour « privations d'aliments et de soins suivie de la mort d'un mineur de 15 ans par ascendant » : elle avait laissé mourir son nouveau-né puis l’avait mis au congélateur…

    Son avocate avait plaidé que cette femme « était dans un déni de grossesse poursuivi en déni de parentalité ».

    Question grave qui va se poser : le féminicide est-il un déni de mariage ?

  • La dictature LGBT

    Sylviane Agacinski, épouse Jospin, néanmoins notoirement opposée à la GPA, avait été invitée à prononcer une conférence sur « l’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique » le 24 octobre à l’Université de Bordeaux.

    Les lobbies LGBT ont demandé aux étudiants de tout mettre en œuvre pour empêcher cette « ‘tribune’ offerte à une conférencière aux positions ‘réactionnaires, transphobes et homophobes’ ».

    Face à des « menaces violentes » et ne pouvant pas assurer la sécurité, les organisateurs ont annulé la conférence. Non pas en se mettant à plat ventre, comme d’autres, mais en protestant :

    « Cette manifestation de censure est une atteinte excessivement grave et violente à la confrontation des idées à laquelle notre université est attachée. Empêcher la discussion au sein d’une communauté participe d’une dérive liberticide. (…) La gravité de cette entrave au débat démocratique ne saurait constituer ni fierté, ni victoire pour quiconque, mais une réelle indignation de tous ceux qui sont attachés à la richesse du dialogue, de l’échange pour comprendre la complexité de notre monde. »

  • Le droit de tuer les enfants

    Le droit à l’avortement permet de tuer le bébé à naître. Logiquement, on doit en venir à avoir le droit de tuer l’enfant né. Ainsi, il n’y a pas de raison que l’euthanasie soit réservée aux vieux. Il faut euthanasier aussi les enfants. C’est déjà possible à partir de 12 ans aux Pays-Bas. Mais un rapport fait apparaître que « 84% des pédiatres aux Pays-Bas souhaitent l’euthanasie active pour les enfants entre 1 et 12 ans ». Et le rapport a été illico déposé au Parlement.

  • C’est fait

    A minuit, l’amendement dément du Parlement britannique, voté par aucun député d’Irlande du Nord, sans aucune consultation des citoyens d’Irlande du Nord, est entré en vigueur : on va pouvoir tuer les enfants à naître et marier les invertis.

    Et cela grâce uniquement aux catholiques.

    Il y a quelques années, personne n’aurait imaginé une réunification de cette sorte entre la République d’Irlande, qu’on croyait encore catholique, et l’Irlande du Nord que les protestants continuaient à faire résister à la culture de mort…

    Les évêques catholiques d’Irlande du Nord ont quand même cru bon de se fendre d’un communiqué désapprobateur (mais seulement sur l'avortement) :

    A minuit la nuit dernière, 21 octobre, l'Irlande du Nord a supprimé toute protection explicite accordée à l'enfant à naître jusqu'à 28 semaines de grossesse, ce qui pourrait donner lieu à l'un des régimes d'avortement les plus libéraux et non réglementés au monde.

    C’est un jour tragique pour les enfants à naître qui ne béniront plus jamais notre monde de leur vie unique et précieuse. C’est aussi un jour triste pour notre démocratie locale.

    Au cours des trois derniers mois, avec des dizaines de milliers d'autres personnes, nous avons appelé nos représentants politiques à rétablir l'Assemblée d’Irlande du Nord, non seulement pour remédier aux problèmes économiques, sociaux, sanitaires, sociaux et éducatifs de ce temps, mais aussi particulièrement pour débattre de la législation sur l'avortement qui a été adoptée à la hâte par le Parlement de Westminster en juillet 2019, et la stopper.

    Décrire comme un « coup de pub » les efforts de milliers de citoyens de tous les secteurs de notre communauté pour utiliser le système démocratique afin de traiter d’un problème d'une importance aussi fondamentale est profondément offensant.

    L’incontournable vérité est que nos élus locaux ont eu le temps et le pouvoir d’empêcher que cette législation draconienne de Westminster sur l’avortement ne soit introduite au détriment des citoyens locaux, mais ils ont choisi de ne pas le faire. Les citoyens ont le devoir de demander des comptes à leurs élus pour les décisions qu'ils ont prises.

    L'avortement est une violation brutale du précieux don de la vie. Le droit à la vie ne nous est donné par aucune loi ni aucun gouvernement.

    Toute loi humaine qui supprime le droit à la vie est une loi injuste à laquelle toute personne, tout électeur, tout représentant politique doit s'opposer.