Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Culture de mort

  • Couac

    La Louisiane et le Texas avaient décidé d’exclure le « Planning familial » du système d’assurance santé Medicaid. Ils ont perdu leur procès contre le Planning familial et ont voulu saisir la Cour suprême. Il fallait que quatre des neuf juges de la Cour donnent leur feu vert pour que l’affaire soit examinée. Il n’y en a eu que trois : Clarence Thomas, Neil Gorsuch et Samuel Alito. Brett Kavanaugh, le dernier juge nommé par Donald Trump, et confirmé par le Sénat au milieu d’une énorme bronca de la culture de mort, ne s’est pas prononcé…

  • Les yeux des fœtus et les souris humanisées…

    Lu sur Gènéthique :

    Une ordonnance gouvernementale américaine a suspendu tous les achats de tissus fœtaux à des fins de recherche. Une décision prise en septembre dernier, sans annonce publique. Plusieurs laboratoires, dans l’impossibilité d’acheter leur matière première, ont dû suspendre leurs recherches en cours. Cette semaine, le HHS, Ministère de la Santé et des Services Sociaux, a réduit la durée d’un contrat de recherche qu’il avait avec l’Université de Californie parce que celui-ci impliquait des tissus fœtaux humains, exigeant la suspension de tout achat de tissu fœtal humain jusqu’à ce qu’une enquête soit effectuée sur la protection applicable aux fœtus humains.

    Les deux laboratoires principalement concernés sont le National Eye Institute, qui utilise les rétines fœtales pour ses expérimentations oculaires, et l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses (NIAID), dans le Montana, qui exploite les fœtus avortés pour créer des séries de « souris humanisées » au système immunitaire proche des humains, pour la recherche de médicaments nouveaux, pour des maladies comme le Sida.

    Aux USA, les chercheurs ne peuvent pas acheter eux-mêmes de tissus fœtaux humains, c’est le laboratoire Advanced Bioscience Resources (ABR), basé à Alameda, en Californie, qui fournit tous les chercheurs du pays en fœtus avortés. En septembre, la FDA a rompu un contrat d’achats à ABR pour des tissus fœtaux humains qui leur auraient servi à tester des médicaments. Ces fœtus humains sont utilisés « pour passer des découvertes en laboratoire aux études cliniques ».

    Les chercheurs qui ne travaillent pas pour le NIH vont aussi être impactés par l’interdiction d’achat de fœtus humains. Ils sont nombreux à en utiliser. «Tout ce que je fais implique des souris humanisées. Cela ferait fermer mon laboratoire si nous nous trouvions dans l’impossibilité d’utiliser des tissus fœtaux », explique par exemple Jerome Zack, un virologue de Los Angeles qui achète des fœtus humains depuis 25 ans pour travailler sur des souris humanisées.

  • Au Chili

    La Cour constitutionnelle du Chili a rejeté, le 6 décembre, un amendement à la loi sur l’avortement, qui interdisait le droit à l’objection de conscience dans les cliniques sous contrat avec l’Etat.

    Des sénateurs avaient saisi la Cour au motif que cet amendement constituait une violation de la liberté d’association et de conscience.

    La Cour leur a donné raison.

    (L’an dernier, le parlement chilien a voté un texte qui légalise l’avortement lorsque la vie de la mère est en danger, si le fœtus n’est pas viable, et en cas de viol.)

  • Avantage collatéral

    Grâce aux perturbations des gilets jaunes, les promesses de dons au Téléthon ont baissé. Elles s’élèvent toutefois encore à près de 70 millions d’euros. Et il n’y a absolument plus personne pour dénoncer cette quête annuelle de la culture de mort.

  • En Irlande

    Le projet de loi sur l’avortement a été adopté à l’Assemblée par 90 voix contre 15 et 12 abstentions. C’est dire à quel point l’Irlande catholique n’est plus qu’un souvenir…

    L’avortement sera autorisé jusqu’à 12 semaines. Au-delà il y aura l’avortement dit thérapeutique, en cas de risque pour la mère ou d’atteinte grave à sa santé, ou en cas d’anomalie fœtale mortelle. Il y a un droit à l’objection de conscience, mais le médecin qui ne voudra pas participer à un avortement devra fournir tous les renseignements, et l’adresse d’un confrère, pour que la femme puisse avorter… donc il y participera. Ce que les évêques condamnent, tout de même : « La société irlandaise doit respecter le droit à l’objection de conscience de tous les personnels de santé et pharmaciens. Ils ne peuvent pas être obligés de participer à un avortement ou d’adresser les patientes [humm… la grossesse n’est pas une maladie…] à d’autres pour un avortement. »

    Ils ajoutent : « Chacun de nous a droit à la vie. Cela ne nous est pas donné par la Constitution irlandaise, ni par aucune loi. Nous l’avons de plein droit, que nous soyons riches ou pauvres, en bonne santé ou malades. Tous les êtres humains l'ont. Ôter la vie humaine de façon directe et intentionnelle, à quelque stade qu’elle soit, est gravement répréhensible et ne peut jamais être justifié. »

    Le texte doit maintenant passer rapidement au Sénat afin qu’il puisse entrer en application le mois prochain. Le Sénat le votera-t-il pour Noël ?

  • Massacre halal

    Lu sur Gènéthique :

    En Iran, les naissances de bébés porteurs de trisomie ont quasiment disparu. Selon Mahmoud Tavallaei, directeur de la société iranienne de génétique d’Iran, « au cours des dernières années, un seul bébé est né porteur de trisomie 21 sur 700 à 1000 naissances en Iran ». Ce sont les tests de diagnostic prénatal, de plus en plus répandus et performants, qui conduisent doucement à l’éradication de cette population.

    Sauf que ce ne sont pas les tests qui font disparaître les trisomiques comme par enchantement coranique…

  • Le statut de l’embryon

    Le 3 mars dernier à Cleveland aux Etats-Unis, une défaillance de congélateur a provoqué la perte de plus de 4.000 embryons et ovocytes. Cet accident a donné lieu à de nombreux procès contre l’hôpital, généralement pour « perte de biens et coûts médicaux ».

     Mais un couple, Wendy et Rick Penniman, a décidé de poursuivre l’hôpital pour « mort injustifiée ». Leur objectif est de faire « établir que les embryons doivent être traités comme des personnes morales et que la vie d’une personne commence à la conception ».

    Les avocats de l’hôpital ont fait valoir que le couple a signé un formulaire indiquant que les embryons sont leur propriété, et que la légisaltion de l’Ohio ne reconnaît pas l’embryon comme une entité humaine distincte pourvue de droits.

    Le juge a donc décidé que le couple pouvait porter plainte pour demander de dommages suite à la perte de biens, mais ne pouvait pas invoquer la vie humaine de l’embryon : « Les parents peuvent croire que les embryons qu’ils ont créés sont déjà des personnes, mais cela est affaire de foi ou de croyance personnelle, pas de science ni de droit. »

    Wendy et Rick Penniman font appel devant la justice fédérale. Ils n’ont aucune chance de gagner (ce serait une condamnation de la liberté de l’avortement), mais il sera toujours intéressant de voir les motifs du rejet. Et de toute façon cela fait avancer le débat.

    Toute personne de bonne foi ne peut que remarquer qu’un banc a été installé dans un cimetière en mémoire des embryons tués, que des fleurs sont déposées, et que des cérémonies y sont organisées… Ce qu’on n’a jamais vu pour la perte de 4.000 hamburgers congelés.

    On pourra rappeler d’autre part que ces drames n’arriveraient pas si on respectait la doctrine catholique qui interdit la procréation artificiellement assistée.

  • Au Niger

    Tandis que le Kenya a intimé l’ordre à Marie Stopes de cesser de pratiquer des avortements dans ses cliniques, le Niger vient quant à lui de fermer deux cliniques de la même organisation, à Niamey et à Maradi, puisqu’une enquête a conclu que des avortements y sont pratiqués alors que l’avortement est interdit au Niger sauf cas de danger de mort pour la mère. Et une enquête est en cours pour identifier les « complices ».

    Marie Stopes International opère au Niger depuis 2014, officiellement pour la contraception et des conseils de grossesse. Les deux avortoirs avaient été ouverts en 2016.

    LifeSiteNews rappelle que Marie Stopes a dû fermer nombre de ses avortoirs en Afrique depuis que Donald Trump a rétabli la « politique de Mexico » qui interdit le financement public d’organisations internationales qui promeuvent l’avortement. Laquelle « politique de Mexico » (appelée ainsi parce qu’elle avait été instituée par Ronald Reagan lors de la Conférence des Nations Unies sur la population et le développement, tenue à Mexico en 1984), a aujourd’hui un nom : « Protecting Life in Global Health Assistance », protéger la vie au sein d’une assistance globale à la santé.

    Il y a six mois, Marie Stopes avait déjà dû arrêter 22 de ses 62 programmes de Madagascar, 17 des 35 en Ouganda, et… 600 de ses 1.200 (sic) au Zimbabwe. La Fédération internationale du Planning familial avait dû fermer 22 établissements en Afrique noire, et les deux groupes avaient l’intention d’en fermer d’autres au Togo, en Ethiopie, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.

  • La famille selon Wauquiez

    Laurent Wauquiez, le chef de ce qui reste de l’ancien parti gaulliste, a entrepris de nommer un « shadow cabinet », en imitant la tradition britannique, ce qui n’est certainement pas « gaulliste »…

    Comme ministre de la Famille, il a choisi Valérie Beauvais. Une inconnue, mais comme les ministres de Macron sont eux aussi inconnus c’est sans doute normal.

    Valérie Beauvais a été pendant un quart de siècle l’assistante parlementaire de son frère, Jean-Claude Thomas, jusqu’à la mort de celui-ci. Il était temps qu’elle devienne elle aussi député. Elle a donc été élue député “Les Républicains”, avec le soutien… du Premier ministre de Macron, contre le candidat qui se revendiquait du président Macron… Sic.

    Puisque la voilà ministre de la Famille du contre-gouvernement Wauquiez, on lui a logiquement demandé ce qu’elle pense de la PMA. Réponse :

    « Moi je débute… Comment dire… Sur ce thème... Ecoutez, moi je crois… Je débute dans cette fonction et je dirais… avant d’être nommée j’étais plus sur des sujets voirie et circulation... »

  • En Irlande

    Un groupe d’infirmières et sages-femmes pro-vie d’Irlande (Nurses & midwives 4life Ireland) a lancé une pétition pour que soit reconnue leur objection de conscience à l’avortement dans la loi en préparation. Elles veulent non seulement qu’on leur reconnaisse le droit de ne participer en rien à l’avortement, même dans les soins préparatoires, mais aussi, et c’est logique et parfaitement légitime, dans tout transfert de la part d’un médecin pro-vie à un avortueur. Car dans la loi, les médecins qui ne veulent pas tuer les bébés auront l’obligation d’envoyer la femme chez un confrère avortueur (les médecins pro-vie demandent également un amendement en ces sens).

    La pétition a été lancée semble-t-il le 10 novembre, mais la presse n’en parle que depuis hier. Ce matin elle avait réuni 420 signatures. Mais il y a 40.000 infirmières et sages-femmes en Irlande…