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Culture de mort

  • L’Irlande vers l’avortement

    Le ministre irlandais de la Santé (sic) a annoncé que le projet de loi organisant le référendum sur l’avortement sera rendu public le 6 mars. Le même jour sera rendu public le projet de loi qui sera soumis au vote du Parlement si les Irlandais abrogent le 8e amendement de la Constitution.

    Bien sûr il n’y a pas de projet de loi prévu pour le cas où les Irlandais voteraient contre l’abrogation de l’amendement qui protège la vie…

    Le référendum pourrait avoir lieu le 25 mai.

  • Raté !

    Cela fait un an qu’a été promulguée la loi liberticide contre le délit numérique d’« entrave à IVG ». L’idée était de fermer les sites internet qui osent conseiller aux femmes enceintes de garder leur bébé.

    Mais voilà. La mère Rossignol qui avait fait voter la loi par d’indignes parlementaires doit reconnaître que « le texte est difficile car il est contraint par les principes généraux sur la liberté d’expression ».

    Cela veut dire qu’on n’a trouvé aucun site qu’on puisse faire condamner sans condamner le principe même de la liberté d’expression, or (regrets) on n’est pas encore dans un Etat totalitaire...

    Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé : les sites qui veulent aider les femmes en difficulté à garder leur enfant sont la cible régulière de faux témoignages et d’appels cherchant à les piéger…

    Le seul résultat tangible est que le site gouvernemental de propagande pour l’avortement est en tête des recherches sur Google, puisque le gouvernement a les moyens d’y arriver. Mais ce n’était pas la peine de faire une loi pour ça…

  • Dans l’Ohio

    Le lobby américain laïcard de la culture de mort ACLU (Union américaine pour les libertés civiles) intente une action en justice contre l’Etat de l’Ohio pour faire annuler la loi, entérinée par le gouverneur le 22 décembre dernier, interdisant les avortements de fœtus porteurs de trisomie 21.

    On s’y attendait. C’est fait.

    La plainte est déposée auprès de la cour fédérale du district sud de l’Ohio, au nom des avortoirs de l’Etat, dont bien sûr le Planning familial.

    Le résultat est incertain. Une loi similaire votée dans l’Indiana en 2016 a été bloquée par un juge fédéral. Mais celle du Dakota du Nord, entrée en vigueur en 2013, n’a pas été contestée (il faut dire aussi que c’est un Etat où il ne subsiste qu’un seul avortoir).

  • L’euthanasie macronienne

    Mardi dernier avait lieu à l’Elysée le premier des trois dîners organisés par Emmanuel Macron dans le cadre de la révision des lois de bioéthique : sur l’euthanasie, sur la PMA, sur l’intelligence artificielle.

    Extraits du récit de La Vie :

    Comme le Président l’avait promis lors de ses vœux aux autorités religieuses, les cultes aussi ont eu leur place. Le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly, le président du Conseil Français du culte musulman (CFCM) Ahmet Ogras, ainsi que le grand rabbin Haïm Korsia étaient présents. Pour l’Église catholique, c’est finalement Michel Aupetit qui a participé. L’archevêque de Paris remplaçait Georges Pontier, président de la conférence des évêques, initialement invité. En revanche, aucun représentant de la franc-maçonnerie n’avait été convié… 

    « Cela m’inquiète, assure Philippe Foussier, grand maître du Grand Orient de France. Les cultes sont en décalage avec les aspirations profondes de la société, il y a un risque de radicalisation du débat sur ces sujets sensibles, convier les cultes en priorité c’est prendre le risque d’un débat qui monte en tension. » Et de déplorer « une grande confusion entre le temporel et le spirituel, un retour à l’esprit concordataire. » Si Philippe Foussier n’a pas reçu de bristol, plusieurs convives partageant la même ligne étaient présents comme l’un de ses amis, le député LREM et président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée Jean-Louis Touraine, franc-maçon assumé. Il était placé à côté du Président et choyé : Emmanuel Macron l’a immédiatement tutoyé et a échangé avec lui quelques clins d’œil complices. Assis à la gauche de la ministre Agnès Buzyn dînait le militant pro-euthanasie Jean-Luc Romero, président de l’association pour le droit à mourir dans la dignité. 

    Noëlle Châtelet, dont la présence avait été suggérée à Emmanuel Macron par Jean-Louis Touraine, a longuement témoigné sur le cas de sa mère qui avait choisi de se suicider. Présente aussi, Christiane Vienne, ministre wallonne de la santé de 2004 à 2007 fit part de son expérience sur l’aide active à mourir dans son pays.

    Michel Aupetit en est resté à son expérience de médecin, de ce qu’il a pu observer des soins palliatifs, insuffisamment développés, pour faire valoir le point de vue de l’Église catholique. Pourtant ce n'est pas l'archevêque de Paris mais le Grand rabbin de France qui a mis les pieds dans le tartare mi-cuit de langoustines aux agrumes, le filet de daurade au curry et la douceur citron praliné. Haïm Korsia est monté au créneau en rappelant son opposition totale à l’euthanasie : « Toute l'éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s'est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz. » En évoquant le code de Nüremberg, il a rappelé le contexte historique et les fondements qui sous-tendent l’appréciation de l’éthique médicale d’aujourd’hui. Et il n’a pas hésité à lâcher le mot « assassinat », feignant un lapsus, mais provoquant des remous indignés autour des verres de Corton grand cru 1999.

  • Titres…

    Les quatre titres de la newsletter de LifeSite reçue ce jour :

    • Des preuves montrent que le pape François est au premier chef responsable de l’occultation des abus sexuels au Chili.

    • Cardinal Zen : « Une Eglise schismatique avec la bénédiction du pape, ce sera horrible. »

    • Un membre de la nouvelle Académie du Vatican pour la vie appelle à l’avortement dans certains cas de viol et de handicap.

    • James Martin : « Les gens prennent la Bible hors contexte sur l’homosexualité. »

  • GPA et nationalité

    Le 20 août 2013, le ministre de l’Intérieur avait rejeté la demande de naturalisation d’un Russe qui avait eu recours dans son pays d’origine à la gestation pour le compte d’autrui. Cet homme a contesté cette décision devant le juge administratif qui a rejeté sa demande, en première instance, puis en appel.

    La cour administrative d’appel de Nantes a répondu par l’affirmative à la question de savoir si une demande de naturalisation peut être refusée au motif que le demandeur avait eu recours à la GPA à l’étranger. Le motif est que le recours à la GPA méconnaît un principe essentiel du droit français : l’indisponibilité du corps humain, de sorte que Les conventions de GPA sont interdites en France et sont sanctionnées pénalement.

    « Pour refuser à M. E... l’acquisition de la nationalité française, le ministre chargé des naturalisations a pu, dans son large pouvoir d’appréciation et compte tenu des dispositions du code civil et du code pénal prohibant le recours à la gestation pour autrui, prendre en compte, sans commettre d’erreur de droit, ni d’erreur manifeste d'appréciation, le fait que le postulant avait eu recours dans son pays d’origine à la gestation pour le compte d’autrui ; que la circonstance que cette procédure serait autorisée dans le pays d’origine du postulant est sans incidence à cet égard. »

    Réjouissons-nous vite avant que ça change…

    (Dalloz, via Gènéthique)

  • Un exemple à suivre

    Une contribuable de Nantes avait saisi le tribunal administratif de Nantes pour que soit invalidée la subvention de 22.000€ allouée par le conseil municipal au lobby LGBT local.

    J’avoue que je n’en aurais même pas eu l’idée, en pensant que la justice ne peut que balayer une telle demande tellement contraire au vivre ensemble et à la nécessaire lutte contre les discriminations à laquelle participent les militants LGBT, etc., etc., sans compter leur valeureuse lutte contre le sida, etc., etc.

    Mais la dame de Nantes, parmi les griefs généraux et balayables qu’elle mettait en avant, soulignait in fine que l’association en question « apporte son soutien à la gestation pour autrui, pratique illicite pénalement sanctionnée ».

    Le tribunal n’a pu que constater le fait. Or la justice ne peut pas avaliser une subvention publique à un organisme qui promeut ouvertement et concrètement des actions illégales… Par conséquent le tribunal administratif a annulé la subvention « sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête ». (Texte intégral sur Breizh Info.)

    Naturellement, la ville de Nantes fait appel, au nom du respect des « principes de la liberté d’association et de la liberté d’expression ».

    Mais il est donc possible d’agir. Et il serait excellent que partout il y ait un contribuable qui saisisse le tribunal administratif contre ce lobby, après avoir vérifié qu’il fait bien la promotion de la GPA.

  • Trump

    Réaction de Donald Trump au vote du Sénat refusant d’examiner la proposition de loi visant à interdire les avortements après 20 semaines :

    « Lorsque j'ai pris la parole lors de la 45e Marche annuelle pour la vie, j'ai demandé au Sénat d'adopter la Loi sur la protection de l'enfant à naître qui peut ressentir la douleur, une loi importante qui protégerait nos plus vulnérables. Il est décevant que, malgré le soutien d'une majorité bipartisane des sénateurs américains, ce projet de loi ait été bloqué.

    « Des études scientifiques ont démontré que les bébés dans l'utérus ressentent de la douleur à vingt semaines. Le vote du Sénat rejette ce fait scientifique et met les Etats-Unis hors du courant dominant dans la famille des nations, dans laquelle seulement 7 des 198 pays, dont la Chine et la Corée du Nord, autorisent l’avortement choisi après 20 semaines de grossesse.

    « J'exhorte le Sénat à reconsidérer sa décision et à adopter une loi qui célébrera, chérira et protégera la vie. »

    De son côté, le vice-président Mike Pence a déclaré :

    « Je suis déçu que 46 sénateurs aient voté contre un texte qui aurait respecté les convictions de la majorité des Américains, dont celle du Président Trump, en refusant d’examiner une proposition de loi qui limiterait les avortements sur les bébés à partir du moment où ils peuvent ressentir de la souffrance. Il y a peu, j’ai vu comment notre président, un véritable avocat pro-vie, a stimulé le mouvement qui grandit, lors de la Marche pour la Vie. Le message pro-vie est en train de gagner et le Président Trump et moi-même n’arrêterons jamais dans notre engagement pour défendre et protéger les plus vulnérables d’entre nous. Nous continuerons de nous dresser en faveur du caractère sacré de la vie. »

  • A propos du MRJC

    Plusieurs de mes lecteurs s’étonnent que je n’aie pas évoqué la suite de l’affaire du MRJC. C’est que je ne vois rien à en dire, hormis se lamenter sur l’état toujours aussi déplorable de notre épiscopat…

    Certains ont cru qu’il allait se passer quelque chose parce qu’un évêque, UN évêque, Mgr Ginoux, a osé protester, de façon vigoureuse, et qu’il a dit avoir derrière lui 15 autres évêques anonymes. (Ce qui fait en gros 15% des évêques opposés - in petto - au « droit à l’avortement »…)

    La polémique a conduit le noyau dirigeant de l’épiscopat à convoquer les dirigeants du MRJC, nous a-t-on dit, le 29 janvier, jour de la… réunion ordinaire du Conseil des évêques pour les mouvements et associations de fidèles. Il en est résulté un long communiqué filandreux qui ne dit rien, sauf que l’avortement n’est pas approprié et que le principe de la dignité de la personne humaine doit se comprendre à partir de la conception…

    Car les évêques de France n’ont toujours pas lu les textes de Vatican II, par exemple Gaudium et Spes qui qualifie l’avortement de « meurtre » et de « crime abominable » (n.51), ni le Catéchisme de l’Eglise catholique qui cite ce texte.

    Bref la Conférence des évêques de France rend hommage à l’action si méritoire du MRJC, mais lui dit que ce n’est pas adéquat d’invoquer le droit à l’avortement, et ne prend aucune sanction. Le communiqué sur le "droit à l’avortement" se trouve donc toujours sur les pages internet du MRJC, et bien évidemment le groupuscule va pouvoir continuer à percevoir son pactole de plus de 500.000 € par an.

    D’où le titre de La Croix :

    Après explications, les évêques renouvellent leur confiance au MRJC

    Et l’on remarquera que s’il y a eu UN évêque pour protester, il y a eu aussi un évêque pour prendre ouvertement la défense du MRJC : Mgr Wintzer, archevêque de Poitiers :

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    Riposte catholique, qui avait lancé l’affaire, continue de fouiner dans la communication du MRJC. Et a trouvé cette perle : le MRJC Haute-Loire organise les 3 et 4 mars prochains (troisième dimanche de carême) un « week-end de formation militante “LGBTQ+ et féminisme en milieu rural” ».

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    C’est dans le calendrier des activités de l’année, publié le 16 novembre dernier sur Facebook, et qui a suscité… 9 « j’aime » (dont ceux des responsables), ce qui en dit long sur l’audience du mouvement…

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  • Ils n’ont pas de chance…

    A Lyon, une pharmacie s’est installée pour accueillir spécialement les invertis. Parce que, nous dit le Quotidien du pharmacien, cette population connaît « une augmentation importante des IST (Infection sexuellement transmissible) et de gros problèmes de toxicomanie et d’alcoolisme ». Et « nous avons un devoir pédagogique de prévention, notamment autour du chemsex, c’est-à-dire le sexe sous drogue, qui se développe » à Lyon.

    Terrible fatalité…