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Culture de mort

  • Ça c’est urgent

    Lundi soir, Angela Merkel a dit que finalement elle était favorable au « mariage gay » (pour s’assurer sa réélection). Ce mercredi, une proposition de loi a été votée en commission, et elle sera inscrite à l’ordre du jour vendredi et immédiatement adoptée par les députés, au dernier jour de la session parlementaire.

    Au moins c’est rapide, la démocratie LGBT.

  • Bien sûr

    Edouard Philippe était explicitement et résolument opposé à la « PMA pour toutes ».

    Donc il va demander aux parlementaires de voter la légalisation de la « PMA pour toutes ».

    « Notre objectif est bien de traduire d'un point de vue législatif l'avis du Comité consultatif national d'éthique », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner à l'issue du Conseil des ministres.

  • Ça bouge

    Il n’aura pas fallu longtemps pour que la nomination de Neil Gorsuch à la Cour suprême des Etats-Unis commence à porter ses fruits.

    Lundi, la Cour suprême a pris une décision qui « détruit le mur de séparation de l’Eglise et de l’Etat », selon les laïcistes ; et qui pourrait ouvrir la voie au chèque scolaire, se félicitent les défenseurs de la liberté scolaire et de la liberté religieuse.

    L’affaire est aussi simple que triviale. Mais elle est de celles qui peuvent conduire en effet à une révolution.

    La paroisse luthérienne de la Trinité, à Columbia dans le Missouri, avait demandé une subvention de l’Etat pour refaire le sol de la modeste aire de jeux de son « centre scolaire » (école maternelle, garderie, catéchismes) au titre de la sécurité des enfants. La paroisse était cinquième sur la liste de 44 demandeurs, mais la subvention lui fut refusés, pour le seul motif qu’il s’agit d’une « église » et que la Constitution de l’Etat interdit toute subvention à des organismes religieux. La paroisse contre-attaqua en faisant valoir que la décision de l’Etat était discriminatoire et contraire à la liberté religieuse garantie par le premier amendement. De fil en aiguille l’affaire est donc arrivée jusqu’à la Cour suprême.

    L’importance de l’arrêt est qu’il rend quasiment inopérant le fameux « amendement Blaine ». Du nom de James Blaine, qui tenta en 1875 de faire adopter un amendement à la Constitution des Etats-Unis interdisant les subventions publiques pour tout projet religieux. Le texte fut voté par 180 députés contre 7, mais échoua à obtenir les deux tiers des votes des sénateurs. Dans les années qui suivirent, une grande majorité d’Etats (dont le Missouri) inclurent l’amendement Blaine (ou un texte similaire) dans leur Constitution.

    L’amendement Blaine était clairement anticatholique : il visait en fait à interdire toute subvention aux écoles confessionnelles, lesquelles étaient alors presque toutes catholiques. Il était donc largement soutenu par les protestants. Ironie de l’histoire, l’Eglise catholique s’étant organisée en fonction de la situation, l’amendement frappe aujourd’hui surtout les protestants…

    L’Etat du Missouri citait explicitement son « amendement Blaine » pour refuser sa subvention. En donnant tort à l’Etat du Missouri, la Cour suprême rend donc l’amendement implicitement anticonstitutionnel. Et détruit d’abord son principe.

    L’arrêt a été pris par 7 voix contre 2. (Les deux sont Sonia Sotomayor nommée par Barack Obama, et la furie Ruth Bader Ginsburg.)

    Mais les sept ne sont pas complètement d’accord entre eux. Le juge John Roberts a tenu à préciser que s’il y avait eu clairement violation de la liberté religieuse dans la décision de refuser la subvention pour la seule raison que c’était une paroisse, cela n’implique pas que l’Etat doive donner des subventions à une activité religieuse. C’est l’usage de la subvention qui compte : il s’agissait de refaire un sol, ce qui n’est pas en soi religieux. Financer la réparation d’un lieu à statut religieux n’implique pas de financer l’usage religieux de ce lieu.

    Mais les juges Clarence Thomas et Neil Gorscuch ont chacun rédigé une note contestant cette interprétation.

    La plus importante est celle du nouveau juge nommé par Donald Trump. Neil Gorsuch affirme que la distinction faite par le juge Roberts entre statut religieux et usage religieux n’est pas pertinente sur le plan constitutionnel, il souligne qu’autrement l’arrêt pourrait être interprété de façon erronée comme permettant la seule réfection des sols des aires de jeux ou autres équipement ayant un lien avec la sécurité des enfants. Or, affirme-t-il : « Les principes généraux, ici, ne permettent pas la discrimination en matière de pratique religieuse – que ce soit sur une aire de jeux ou ailleurs. »

    Les partisans des libertés scolaires saluent une grande victoire. Car l’amendement Blaine est toujours brandi comme argument massue contre le chèque scolaire : un Etat ne peut pas donner d’argent pour l’école que choisiraient les parents, puisque si l’école est confessionnelle l’Etat subventionnerait un organisme religieux…

    Mais aujourd’hui l’amendement Blaine a sérieusement du plomb dans l’aile.

    Affaire à suivre…

    *

    Le gouverneur du Missouri, Eric Greitens, a salué la décision de la Cour suprême comme « une grande victoire pour le peuple des croyants ».

    Eric Greitens a quant à lui convoqué une session spéciale du parlement de l’Etat, à la demande de sénateurs pro-vie, pour que soit votée une loi qui réduise à néant l’ordonnance prise par la ville de Saint-Louis. Une ordonnance qui interdit toute discrimination des personnes à raison de leurs « décisions en matière de santé reproductive ou de grossesse » : ordonnance qui ferait de la plus grande ville de l’Etat un « sanctuaire de l’avortement » où les institutions y compris religieuses pourraient être obligées d’embaucher des militants de l’avortement. Une maison maternelle catholique et les écoles catholiques de l’archidiocèse ont immédiatement intenté une action en justice contre cette ordonnance.

    La loi en discussion, déjà votée en première lecture par les députés et les sénateurs, et qui devait être définitivement votée d’ici le 10 juillet et aussitôt signée par le gouverneur, édicte le contraire de l’ordonnance. Elle comporte aussi toute une série de mesures pro-vie. Notamment un dispositif de protection des 71 centres d’aide aux femmes enceintes, régulièrement attaqués en justice par les fanatiques de l’avortement sur le mode de notre dernière loi contre l’« entrave à IVG ». Et une nouvelle réglementation – et surveillance - sera imposée à l’unique avortoir de l’Etat, permettant de le fermer à la moindre illégalité…

  • Ethique…

    Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) vient de rendre un avis favorable à l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes.

    Certains se demandent la différence entre morale et éthique. Nous avons ici une réponse. Pour la morale naturelle ou chrétienne, la procréation est l’affaire d’un papa et d’une maman. Pour l’éthique, c’est l’affaire d’un médecin qui implante un embryon dans un organisme humain de sexe féminin, lequel produira éventuellement un enfant dont le papa sera toujours un spermatozoïde.

  • Image du suicide

    La vidéo suivante ne vous fera pas perdre de temps : elle dure 15 secondes. Et elle est une illustration du suicide de nos sociétés. Elle est produite par les services de santé de l’Ontario (Canada), donc financée par les contribuables. Avant de la regarder il convient aussi de savoir que le taux d’enfants par femme est tombé (depuis longtemps) à 1,5 dans cet Etat.

    Bref, les enfants sont insupportables : il ne faut pas en avoir. Et pour cela l’Etat va vous aider : allez sur notre site et sur la rubrique « Options en matière de soins de santé ». Car la contraception et l’avortement (permis jusqu’à la naissance au Canada) sont des soins de santé : si vous ne voulez pas être malade d’avoir un enfant insupportable.

    Ce qui est également ignoble, et devrait faire condamner l’Etat de l’Ontario pour discrimination, est que l’enfant est particulièrement insupportable parce qu’il est roux. Les statistiques montrent que les roux sont les plus maltraités dans les cours d’école. Dans la propagande de l’Ontario aussi…

    (Source: LifeSiteNews)

  • Délire

    La soi-disant « Eglise d’Angleterre » va inventer une liturgie pour rebaptiser les « transgenres ».

    C’est une croyance fondamentale de l’Eglise que le baptême ne peut être reçu qu’une fois, dit le secrétaire général du synode, William Nye. Toutefois, on peut trouver une façon de rebaptiser un homme qui devient femme et vice-versa. Il suffit de faire une liturgie de « bienvenue » au cours de laquelle le transgenre peut « réaffirmer ses vœux baptismaux » sous son nouveau nom.

    William Nye va présenter le mois prochain à la réunion semestrielle du synode ce projet qui « répond à un besoin pastoral ».

    Pour beaucoup de pasteurs anglicans le temps est en effet venu d’affirmer l’idéologie du genre (dont je découvre que c’est l’idéologie officielle de Wikipedia – en anglais, en français). Le « prêtre » transgenre “Rachel” Mann (curé d’une paroisse de Manchester et chanoine de la cathédrale) explique : « Les personnes trans ressentent puissamment le besoin d’être reconnues dans le nom qu’elles ont choisi : cette liturgie est une avancée bienvenue pour soutenir les personnes trans. »

  • Trump

    La résolution annuelle et rituelle du conseil des droits de l’homme de l’ONU contre les « violences faites aux femmes » a été adoptée hier comme d’habitude « par consensus », sans vote.

    Il y a bien sûr un paragraphe sur la « santé sexuelle et reproductive » (des femmes, pas des truies, semble-t-il) énumérant les droits à des « méthodes modernes et efficaces de contraception », de contraception d’urgence, et à un « avortement sûr lorsque la loi nationale permet ce service » (sic). Ce qui à vrai dire ne permet guère la « reproduction »… Quant à prétendre que l’avortement combat les violences faites aux femmes…

    Il y a eu toutefois une différence de taille par rapport à l’adoption de la dernière résolution.

    L’an dernier, les Etats-Unis d’Obama, qui ne faisaient pas partie du conseil des droits de l’homme, avaient néanmoins bruyamment appuyé la résolution. (Il n’y avait guère eu que le représentant du Paraguay pour dire que le conseil des droits de l’homme ne pouvait pas condamner la peine de mort et dans le même mouvement soutenir un acte dont le résultat est de même la disparition d’une vie humaine.)

    Cette année, le représentant du gouvernement américain, Jason Mack, a rappelé que les textes de référence en la matière, notamment celui de la conférence de Pékin en 1995, n’avait pas retenu l’avortement comme un droit des femmes (grâce à Jean-Paul II et à son efficace « envoyée spéciale » Mary-Ann Glendon – que George W. Bush nommera ambassadeur près le Saint-Siège début 2008, mais devra démissionner lors de l’arrivée d’Obama un an plus tard).

    Jason Mack a souligné :

    « Nous ne reconnaissons pas l’avortement comme une méthode de planning familial, et nous ne soutenons pas l’avortement dans nos programmes d'assistance à la santé en matière de procréation. »

    Les Etats-Unis se sont donc officiellement « dissociés du consensus sur la paragraphe opérationnel 9d. »

  • En Irlande

    Les parlementaires membres du comité chargé de proposer des modifications à l'interdiction de l'avortement se rencontrent pour la première fois aujourd'hui, alors que le ministre de la Santé, Simon Harris, a déclaré que le pays devrait se « préparer » à un référendum l'année prochaine.

    Ce comité est composé de membres majoritairement favorables à la libéralisation de l’avortement.

    Le comité conjoint chargé de réfléchir au 8e amendement de la Constitution ne devrait pas se réunir avant septembre. Le rapport final ne devrait donc pas être remis au gouvernement avant le mois de décembre.

    Le 8e amendement (adopté par référendum en 1983) est devenu l’article 40.3.3 :

    « L’Etat reconnaît le droit à la vie du fœtus et, en respectant pleinement le droit égal de la mère à la vie, garantit dans sa législation le respect de ce droit et, dans la mesure du possible, de le défendre et de le faire valoir par ses lois. »

  • La Cour des droits de l’homo

    La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) condamne la Russie pour sa loi de 2013 interdisant la « promotion des relations sexuelles non traditionnelles auprès des mineurs ».

    La Cour avait été saisie par trois provocateurs sodomites qui avaient notamment déployé devant un lycée une banderole proclamant que l'homosexualité est « normale ».

    Ayant évidemment perdu tous leurs procès en Russie jusque devant la Cour suprême, ils se sont adressés à la Cour européenne des droits de l’homo qui leur a évidemment donné raison.

    Résumé de l’arrêt selon la Cour elle-même, admirable concentré de mensonge et de mauvaise foi :

    La Cour juge en particulier que, bien que les lois en question visent principalement à protéger les mineurs, les limites de leur portée n’ont pas été clairement définies et leur application a été arbitraire. De plus, le but même des lois et la manière dont elles ont été formulées et appliquées dans le cas des requérants ont été discriminatoires et, globalement, n’ont servi aucun intérêt public légitime. En effet, en adoptant ces lois, les autorités ont renforcé la stigmatisation et les préjugés et encouragé l’homophobie, qui est incompatible avec les valeurs d’une société démocratique.

    La Russie est condamnée à verser 43.000 euros aux trois provocateurs, au titre du… dédommagement moral.

    L’arrêt a été rendu par une chambre de sept juges composée de :

    Helena Jäderblom (Suède), présidente,
    Luis López Guerra (Espagne),
    Helen Keller (Suisse),
    Dmitry Dedov (Russie),
    Alena Polácková (Slovaquie),
    Georgios A. Serghides (Chypre),
    Jolien Schukking (Pays-Bas).

    On notera que seul le juge russe, Dmitry Dedov, a osé contester l’arrêt, et a fait annexer au texte sa propre analyse. On y lit notamment que la Cour « n’a pas pris sérieusement en compte le fait que la vie privée des enfants est plus importante que la liberté d’expression des homosexuels ».

    Addendum

    Le ministère russe de la Justice annonce qu'il fera appel.

    L’un des principaux parrains de cette loi, le député Vitali Milonov, a qualifié la décision de la CEDH d’«acte de propagande». «La CEDH n’est rien d’autre qu’une branche de la machine de propagande qui sert aux milieux européens néolibéraux. Elle a déjà cessé de protéger les droits de l’homme et les libertés, maintenant ils l’utilisent comme une matraque pour faire des menaces», a-t-il confié à RT.

  • Soyez solidaires, faites une overdose

    Selon le service des donneurs d’organes de Nouvelle-Angleterre (les 6 Etats américains de la pointe nord-est), le taux de donneurs d’organes suite à une overdose est passé en 5 ans de 4% à 27%. Et à plus de 30% dans le New Hampshire.

    Pour la directrice du service, on ne peut certes pas voir cette « épidémie d’opioïdes » comme « positive », mais sa mission est de sauver des vies en trouvant des organes. Donc continuez à vous shooter, s’il vous plaît…