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Gouvernement

  • Holllande et Valls tiennent à leur provocation

    Au conseil des ministres du 5 janvier dernier, Laurent Stefanini, chef du protocole de la République, a été nommé ambassadeur de France près le Saint-Siège. Laurent Stefanini est certes un diplomate chevronné, mais aussi un homosexuel déclaré. Et c’est évidemment une provocation que de proposer au Vatican un ambassadeur homosexuel, même si François n’est pas homme à juger…

    A vrai dire, c’est Sarkozy qui avait commencé, en nommant un autre diplomate ouvertement homosexuel, Jean-Loup Kuhn-Delforge, à ce même poste. Sans doute pour embêter Benoît XVI. Mais c’est la France qui fut embêtée, et qui finit par céder après une vacance de 13 mois.

    Aujourd’hui, François ne juge certes pas Laurent Stefanini, mais la Curie ne veut pas d’un ambassadeur de France homosexuel. Donc, depuis le 5 janvier, c’est le silence absolu du côté du Vatican. Ce qui veut dire qu’on rejette, sans discussion possible, la nomination.

    Vendredi dernier, l’Elysée a fait savoir que l’on attendait toujours la réponse à la demande d’agrément… En attendant, depuis le 1er mars il n’y a plus d’ambassadeur de France près le Saint-Siège.

    Le pire dans cette histoire, ce n’est pas la grossièreté militante de la République laïque – on ne la connaît que trop -, c’est la scandaleuse intervention du cardinal André Vingt-Trois, qui a osé écrire à la Curie pour soutenir la nomination de Stefanini…

  • Manuel Valls a disjoncté pour de bon

    Dans une démocratie, un responsable politique qui s’engage à fond dans une campagne électorale et qui subit une cuisante défaite présente aussitôt sa démission s’il n’avait pas de mandat à perdre.

    Qui donc plus que Manuel Valls s’est engagé dans la campagne ? C’est au point que, le 26 mars, il avait refusé de répondre à une question sur le chômage en disant : « Je suis en campagne. Je ne fais pas deux choses à la fois. Il faut vous y habituer. » Sic.

    Or cet homme qui était à 100% en campagne a subi une écrasante défaite. Sa campagne a été méchamment sanctionnée par les électeurs. Mais il n’est pas question qu’il quitte Matignon.

    Il a même osé dire ce matin :

    « Les Français me demandent de rester en poster pour redresser l'emploi et le pays. »

    Et pour faire bonne mesure il n’a pas écarté l’idée que des Verts entrent au gouvernement s’il y a un « pacte » entre le PS et eux.

    En effet, quand un gouvernement est ultra-minoritaire, il n’y a pas de raison qu’il ne fasse pas ministres des représentants d’un parti ultra-groupusculaire : les candidats EELV ont obtenu 0,16% des voix aux départementales.

  • Jean-Claude Juncker est un croyant

    Le président de la Commission européenne a déclaré sur Europe 1 :

    « Je crois aux promesses de Manuel Valls. »

    Authentique.

  • Marocaine dans son rôle

    Elle « regrette et condamne » la décision du maire de Chalon-sur-Saône de supprimer les plats de substitution au porc. « C'est une façon d'interdire l'accès à la cantine beaucoup d'enfants », dit-elle. Et elle demande aux élus de veiller à ce que chaque enfant puisse « manger à sa faim ».

    On en pleurerait d’émotion.

    C’est la Marocaine Najat Belkacem qui s’engage ainsi pour les familles musulmanes. Najat Belkacem qui, par la grâce du roi du Maroc Commandeur des croyants est membre de son Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (avec les émoluments qui vont avec), quoique ministre de la République française.

  • Le Foll a disjoncté

    Il y avait déjà eu la nauséabonde réaction de Manuel Valls à l’initiative de Robert Ménard (la rue Hélie Denoix de Saint Marc à Béziers) – il trouvait cela « rance », mais le porte-parole du gouvernement bat les records de l’immonde en twittant :

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    C’est d’une haine idéologique d’autant plus aberrante que Jean-Yves Le Drian, ministre du même gouvernement, avait écrit à la mort de Denoix de Saint Marc, grand-croix de la Légion d’honneur à titre militaire :

    Grand patriote, résistant de la première heure, déporté à Buchenwald, Hélie Denoix de Saint Marc a mené une carrière militaire prestigieuse en Indochine puis en Algérie. De sa complexité, il faut retenir aujourd'hui la force de son engagement d'officier et la générosité de son dévouement aux hommes dont il était responsable. Par ailleurs, il a su garder à travers les péripéties de l'Histoire, un esprit curieux et novateur, notamment dans le dialogue avec l'ancien ennemi allemand, en publiant avec le colonel August Von Kageneck le livre commun Notre histoire, 1922-45.

    (Via le Salon Beige)

  • L’euthanasie en marche

    L’Assemblée nationale a adopté hier soir l’article de la proposition de loi sur la « fin de vie » qui autorise la soi-disant « sédation profonde et continue » (et irréversible, mais ces hypocrites n’osent pas l’écrire). Les députés ont aussi adopté l’amendement qui rend contraignantes les « directives anticipées ». Si vous avez rédigée une et que finalement vous avez changé d’avis (cf. Philippe Pozzo di Borgo) mais que vous ne pouvez pas parler, tant pis pour vous…

    L’examen du texte a été terminé dans la nuit. Il sera solennellement voté le 17 mars. Car il faut solenniser ces choses-là.

    En attendant la suite. Puisque tant pour Marisol Touraine que pour Manuel Valls il s'agit d'une « étape »...

  • L’antiracisme officiel de plus en plus cinglé

    « Je veux dire, et nous l'avons partagée en Conseil des ministres, une nouvelle fois notre indignation, notre colère face aux propos racistes, antisémites, homophobes, sexistes qu'on voit se répandre avec une très grande facilité; notre indignation et notre colère à l'égard des propos vis-à-vis de Christiane Taubira », a déclaré Manuel Valls.

    Et « le président de la République a souligné que les attaques qui étaient portées vis-à-vis de la garde des Sceaux étaient inqualifiables », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

    D’un racisme inqualifiable. Car dans la liste de Valls, à moins de supposer qu’il qualifie Christiane Taubira de juive et de lesbienne, c’est le premier mot qui est en situation. Comme le soulignent à l’envi les médias de la pensée unique.

    Du reste, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, demande des « sanctions » contre « cette adjointe au maire de Juvisy qui agresse une nouvelle fois » Christiane Taubira « parce qu’elle est noire ».

    Parce qu’elle est noire ?

    Voici le propos incriminé :

    « C’est pitoyable d’avoir une telle ministre. Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France. »

    Où est le racisme ?

    Si je dis qu’un élu de Montauban ferait mieux de repartir en Guyenne, est-ce que c’est raciste ?

    Etant entendu qu’on ne devrait jamais quitter Montauban, et que bien d’autres répliques des Tontons flingueurs s’appliqueraient aux flingués qui nous gouvernent.

  • Le révérend père Valls

    Manuel Valls à propos des parlementaires qui sont allés rencontré Assad : « Je crois que c'est une faute morale. »

    Valls qui invoque la morale, on aura tout vu. Mais comme c’est à l’envers, on est dans l’ordre des choses.

  • Valls et les paysans

    Assener une contre-vérité avec autorité et conviction permet semble-t-il de la faire passer dans les médias comme une vérité première, du moins quand on s’appelle Manuel Valls :

    « Les agriculteurs savent aussi ce qu'ils doivent aux pouvoirs publics, particulièrement à l'Europe. Voter Front National, c'est détruire ce modèle européen qui a aussi soutenu l'agriculture française », a-t-il déclaré.

    S’il y a encore des paysans en France, ce n’est pas grâce à l’Europe, mais malgré « l’Europe ». Quiconque connaît un peu l’histoire de la construction européenne sait que la politique agricole commune avait pour objectif de supprimer les paysans, puisque les idéologues et technocrates de la construction européenne ne supportaient pas (et ne supportent toujours pas) qu’il y ait des petits paysans, des petits patrons pêcheurs, des petits artisans et commerçants, etc. : on ne peut pas faire de plans européens avec un tel grouillement. L’objectif était de produire davantage et de façon plus « rationnelle ». Comme les Soviétiques. Le plan Mansholt en 1968 vise à la constitution de grandes unités de production spécialisées, dans les régions les plus rentables, et à la suppression de la majorité des travailleurs de la terre. Par exemple tous les porcs, ou du moins la grande majorité, devaient être produits en Belgique. Et aussi en Hollande. Le beurre et le fromage devaient être produits en Hollande (le pays de Mansholt). Une fois la liste terminée, on se rendait compte qu’il ne restait rien pour la Bretagne, ni pour aucune autre région trop éloignée des centres européens…

    Ce fou furieux de Mansholt, devenu président de la Commission européenne, voyant sans doute la démence de ce qu’il faisait, se met alors à dire le contraire, jusqu’à prôner la croissance zéro avec ses nouveaux amis du Club de Rome (ceux qui affirmaient en 1968 que dans 30 ans il n’y aurait plus une goutte de pétrole), puis il disparaît de la circulation au bout de sept mois. Mais l’esprit, si l’on peut dire, du plan Mansholt, a continué à inspirer la PAC. Jusqu’à nos jours.

  • Bruxelles sort le 49-3

    Puisque le gouvernement n’a pas la majorité pour la loi Macron, il a recours au 49-3.

    Certes, François Hollande dans l’opposition avait eu des mots très durs contre le 49-3, ce « déni de démocratie » dont il voulait la suppression…

    Mais ce n’est pas François Hollande qui veut la loi Macron. Ce ne sont pas les socialistes qui veulent une loi libérale.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui a imposé Macron à Bercy.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui exige que cette loi passe.

    Et là où passe Bruxelles la démocratie trépasse.

  • Enfin Cazeneuve signalé

    A la rubrique « Dénoncez votre voisin (musulman) » du site internet du ministère de la police et de la délation, quelqu’un a enfin signalé l’individu Cazeneuve pour qui « prôner le jihad n’est pas un délit ». Ce qui est très inquiétant étant que le dit Cazeneuve est le ministre qui est censé  mener la « lutte contre les filières jihadistes »…

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    (Vu sur le Salon Beige. On attend avec intérêt la réponse du ministère, puisqu’il est dit : « Vous serez recontacté très rapidement. »)

  • Contre le terrorisme, la religion de la Terreur

    Parmi les mesures annoncées par Robespierrette Belkacem :

    - formation à la laïcité de 1.000 enseignants qui auront la charge « d’accompagner leurs pairs » : 1.000 commissaires politiques du laïcisme d’Etat, qui pourront proposer des formations spécifiques sur « l’enseignement laïc du religieux »… (Avec sans doute une collection de Charlie Hebdo comme manuel).

    Dans chaque académie, comme annoncé hier par le président, sera instaurée une « réserve citoyenne », brigade notamment de bénévoles d’« associations » qui pourront intervenir dans les établissements pour épauler les enseignants dans l'apprentissage des valeurs citoyennes.

    - Les candidats professeurs seront évalués sur les valeurs de la République.

    - Les élèves, du primaire à la terminale, s'inséreront dans un « parcours citoyen ».

    - Le 9 décembre, jour du vote de la loi de 1905, tous les établissements de France devront se soumettre à la Journée de la laïcité.

    - Les rites républicains - hymne national, drapeau, devises - seront « expliqués » et « valorisés ».

  • L’islam c’est comme l’UE

    Parmi les mesures annoncées par Manuel Valls contre le terrorisme, il y a le recrutement de 60 imams et le doublement du budget des aumôneries musulmanes.

    L’islam c’est comme l’UE : la solution aux problèmes de l’Europe, c’est plus d’Europe, la solution aux problèmes que pose l’islam, c’est plus d’islam…

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  • Liberté d’expression

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    La DGSI « conseille vivement » d’annuler les projections (pourtant confidentielles) du film L’Apôtre, qui n’a aucun caractère de provocation (contrairement à Charlie Hebdo).

  • Les têtes d’œuf veulent nous robotiser toujours davantage

    Aujourd’hui entre en vigueur dans l’Union européenne toute une batterie de mesures concernant l’étiquetage alimentaire, qui met l’épicerie quelque part entre la pharmacie et la haute diététique.

    Comme si cette nouvelle avalanche réglementaire ne suffisait pas, le gouvernement français en a rajouté. Ainsi, ce ne sont pas les têtes d’œuf de Bruxelles, ce sont celles de Bercy qui ont concocté un nouvel étiquetage de la viande, obligatoire à partir d’aujourd’hui dans les supermarchés.

    Au motif que « certaines dénominations traditionnelles connues d’un public averti ne sont plus comprises des jeunes consommateurs », comme dit la propagande officielle, on supprime les dénominations traditionnelles, et on les remplace par des termes génériques (steack, rôti) accompagnés d’une, deux ou trois étoiles…

    Au lieu d’inciter les « jeunes consommateurs » à découvrir et à distinguer l’araignée, le faux-filet, l’entrecôte, la poire, etc., on supprime toute une tradition française du goût, partie intégrante de notre culture.

    Par miracle, ce diktat ne s’applique pas (ou pas encore) aux échoppes de boucherie. C’est donc l’occasion, pour ceux qui hésitaient encore, à quitter le supermarché et sa viande d’importation, pour retourner chez le boucher qui vend une viande locale de qualité et qui se fera un plaisir de vous expliquer ce que sont les différents morceaux.

    C’est un peu plus cher ? Eh bien mangez moins, et mangez mieux.

    Et puis chez mon boucher, comme chez mon boulanger, il y a une crèche de Noël. Et une belle, en plus.

  • L’euthanasie, nouvelle étape

    Revoilà Jean Leonetti, en duo cette fois avec le socialiste Alain Claeys. Jean Leonetti avait pondu cette loi votée à l’unanimité qui prétendait que l’hydratation et l’alimentation étaient des « soins » qu’on pouvait arrêter : une forme d’euthanasie devenait légale.

    Rebelote avec les duettistes. Le rapport qu’ils ont remis à François Hollande fera l’objet d’une loi rendant légale une autre forme d’euthanasie, et même un « droit » à l’euthanasie : le droit à une « sédation profonde et continue » jusqu’à la mort. C’est la sédation profonde terminale, le meurtre en douceur (à ne pas confondre avec la sédation réversible en phase terminale).

    L’autre aspect de la future loi est de rendre obligatoire le respect de la « directive anticipée » par laquelle une personne en bonne santé déclare qu’on ne doit pas la réanimer. Il y aura un « modèle standardisé ». Si l’on voulait respecter la personne humaine et la vie, on devrait imprimer sur tous les formulaires la protestation de Philippe Pozzo di Borgo, qui inlassablement témoigne de son bonheur de ne pas avoir été débranché alors que, lorsqu’il était en pleine santé, il aurait signé une directive pour ne pas être réanimé.

  • Une preuve que la police manipule les chiffres

    Le déplacement de Bernard Cazeneuve à Créteil pour faire de la lutte contre l’antisémitisme une « cause nationale » apporte une preuve évidente que la police manipule le nombre des manifestants, ou, pour dire les choses plus clairement, donne le nombre que le gouvernement lui ordonne de publier.

    Le premier chiffre qui fut donné, de participation au rassemblement de Créteil, fut celui de BFMTV : « une centaine de personnes », ce qui correspondait de fait à ce qu’on voyait sur les images pendant le discours du ministre.

    France TV Info parla ensuite de « 300 personnes ». Et l’AFP de « plusieurs centaines ».

    L’information officielle arriva alors : « un millier de personnes selon la police ».

    Comme pour la Manif pour tous, mais à l’envers…

    (Pour mémoire, on notera que Le Monde s’est donné le ridicule d’annoncer 1.600 personnes…)

  • Vraiment ?

    Réagissant à « l’agression antisémite de Créteil », Manuel Valls s’est étonné qu’il n’y ait « pas plus de mobilisation » et a lancé : « On manque d’indignation dans notre société ».

    Ah bon ? C’est vrai ? Maintenant on a le droit de s’indigner d’agissements criminels de musulmans noirs et arabes ?

    Eh bien il fallait le dire clairement ! Parce que jusqu’ici c’était du racisme, non ?

    Ou bien on n'a le droit que lorsque les victimes sont israélites?

  • Le délire de l’amendement sur les prisons

    Le 28 octobre dernier, lors de l’examen des crédits de la Justice à l’Assemblée nationale, Christiane Taubira, à la demande du président de la commission des Lois de l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas, a fait retirer l’amendement qui prolongeait une nouvelle fois l’éternel « moratoire » permettant de ne pas appliquer la loi de 1875 qui oblige l’Etat à donner une cellule individuelle à tout prisonnier.

    Le député Dominique Raimbourg a été alors chargé de faire un rapport, très vite, sur la question. Il a présenté son rapport ce matin. Il fait 24 propositions pour remédier à la surpopulation carcérale, mais aucune de ces mesures ne peut permettre de seulement diminuer un peu la surpopulation avant le 31 décembre…

    Seule la proposition surnuméraire est efficace : un nouveau moratoire, cette fois jusqu’en… 2022…

    Reste maintenant à le faire voter en catastrophe, après l’avoir retiré... Sinon, à partir du 1er janvier prochain, tous les détenus qui ne bénéficient pas d’une cellule individuelle pourront attaquer l’Etat en justice avec l’assurance de gagner. Il est bien évident qu’ils ne vont pas se gêner… Cela pourrait coûter des millions d’euros à l’Etat. C’est-à-dire à nous. A moins que ce ne soit Urvoas et Taubira qui payent ?

    Addendum

    Les députés ont adopté en urgence, dès le lendemain mardi 3 décembre, un nouveau report de l'application de l'encellulement individuel...

  • Taubira la honte (une fois de plus, mais internationale)

    Christiane Taubira a osé réagir, de façon grossière, sur twitter, à une décision de justice américaine. Dès que l’on a su que le grand jury innocentait le policier qui avait tué un manifestant à Ferguson, elle a balancé cela :

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    Christiane Taubira se souvient-elle qu’elle n’est plus une simple militante d’extrême gauche mais qu’elle est ministre du gouvernement français et garde des sceaux de la République française ?

    Que dirait-elle si son homologue américaine (tiens, une femme noire, elle aussi, qui ne doit donc pas être à la tête d’une justice raciste) dénonçait les gendarmes français innocentés de la mort de Rémi Fraisse ?

    Y aura-t-il seulement un responsable politique français pour dénoncer cette nouvelle honte taubiranesque ?

    Et, pour la bonne bouche, le tweet qui précédait immédiatement ceux-là, qui est une belle illustration de la démocratie totalitaire :

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  • Nos plus que jamais grands amis saoudiens…

    Le 29 décembre 2013, le président libanais Michel Suleiman annonçait que l’Arabie saoudite avait promis de donner au Liban 3 milliards de dollars pour renforcer les capacités de l’armée libanaise. Il ajoutait que cet argent servirait à acheter des armes à la France. Ce jour-là François Hollande était à Riyad et déclarait, sans mentionner la promesse de don, que la France saurait répondre aux demandes d’aide du Liban…

    Or ce n’était pas une promesse de circonstance. Mardi a été signé entre Paris et Riyad un contrat de livraison d’armes françaises au Liban de trois milliards de dollars. La première livraison devrait avoir lieu au premier trimestre 2015.

    Et voilà pourquoi on n’est pas près d’entendre des critiques de l’Arabie saoudite dans les institutions françaises…

  • Chronique des grotesques

    Après avoir affirmé à plusieurs reprises que la Commission européenne n’avait aucune autorité sur les budgets nationaux, que la France faisait le budget qu’elle voulait et qu’il n’était pas question de le modifier, même après la lettre envoyée par la Commission, une lettre d’ailleurs parfaitement « banale »… le gouvernement a écrit à la Commission pour lui faire part des modifications apportées au budget afin qu’il corresponde d’un peu moins loin aux critères de l’UE…

    Confirmation du rôle de sous-fifre de Moscovici : la lettre est envoyée à Jyrki Katainen.

  • Les socialistes suppriment les allocations familiales

    Il aura fallu attendre 2015, mais on y sera arrivé : les socialistes ont décidé de « moduler » les allocations familiales selon le revenu.

    Les allocations versées à partir de 2015 ne seront donc plus des « allocations familiales », puisque le principe même des allocations familiales est que leur montant ne dépend pas des revenus.

    Les socialistes suppriment les allocations familiales et les remplacent par des allocations de solidarité qui coûteront moins cher : il s’agit uniquement d’économies (de bouts de chandelle), et c’est pourquoi, bien qu’il s’agisse finalement d’un nouvel impôt « sur les riches », même les communistes sont contre cette mesure…

    Naturellement, Manuel Valls, qui a donné l’accord du gouvernement à l’initiative des députés socialistes (puisque, en plus, on en fait une stupide mise en scène), « se félicite » de ce qu’il appelle une « mesure de justice » alors que l’injustice est flagrante.

    Et, naturellement, François Hollande avait explicitement promis qu’il ne toucherait pas aux allocations familiales…

  • Emmanuel Macron est gentil (aussi avec les pauvres)

    Il faut arrêter de se moquer d’Emmanuel Macron. C’est un homme gentil qui ne cherche qu’à rendre service à ses concitoyens. En outre il reconnaît ses erreurs et cherche à les réparer. C’est pas tout le monde qui fait ça, au jour d’aujourd’hui, ma brave dame.

    Par exemple, quand il avait dit que les salariées de Gad étaient illettrées. C’était pas pour être méchant, c’était pour dire que comme elles étaient illettrées c’était pas facile pour elles de trouver du boulot, et il avait poussé la gentillesse jusqu’à leur donner la solution : elles n’ont qu’à prendre leur voiture et faire 50 km et elles trouveront un travail.

    Bon. On a dit à Emmanuel Macron que c’était idiot, parce que des ouvrières qui gagnent le SMIC ne peuvent pas avoir les moyens de faire 100 km par jour, à supposer qu’elles puissent acheter une guimbarde.

    Eh bien Emmanuel Macron, il n’a même pas été vexé. Au contraire, il a trouvé la solution. La vraie solution, cette fois : on va développer les autocars. Comme ça les pauvres ils pourront aller au boulot en autocar. C’est ce qu’il a dit.

    Voilà à quoi ça sert d’avoir un ministre de l’Economie super-intelligent.

    C’est pareil quand on l’accuse de vouloir faire des lois par obéissance aux diktats de Bruxelles.

    Ce n’est pas vrai du tout. En réalité, François Hollande, qui lui aussi est très intelligent et sait très bien parler des pauvres, a choisi Emmanuel Macron précisément parce que c’est un énarque banquier très exactement formaté comme un employé de la Commission européenne. Donc il n’a pas besoin d’obéir à des diktats, il est avec Bruxelles comme Obélix avec la potion magique.

    Alors arrêtons d’être méchant avec lui. Parce que en plus, je vous signale, il a fait de la boxe, et même il a été troisième prix de piano au conservatoire d’Amiens. Donc il est fort et il connaît bien la musique…

  • La Ligne Azur enfin bannie des écoles

    Le Conseil d’Etat a suivi l’avis du rapporteur public et a décidé d’annuler la décision du ministre de l’éducation nationale invitant les recteurs à relayer la campagne de communication de la Ligne azur, « pour non respect de la neutralité du service public de l’Education nationale ».

  • Quand Valls se rebiffe

    « Le projet de budget de la France est assez loin de l'objectif, à la fois en terme de déficit et de mesures effectives, concernant le déficit structurel et le nombre et la qualité des réformes qui doivent être réalisées… On leur a donné deux ans et la question est : comment ont-ils utilisé ce temps ? Pour être tout à fait franc, je crois qu'ils ne l’ont pas utilisé. »

    Le propos est de Jeroen Dijsselbloem, ministre des Finances des Pays-Bas et actuel président de l’Eurogroupe.

    Michel Sapin a répondu :

    « Monsieur Dijsselbloem n'est pas l'Europe. Monsieur Dijsselbloem ne représente pas l'Europe. »

    Et Manuel Valls :

    « Il faut respecter la France, c'est un grand pays. Je n'accepte pas de leçons de bonne gestion. Je demande à chacun beaucoup de sang-froid, beaucoup de respect, surtout de la part de partenaires européens. »

    Mais Jeroen Dijsselbloem, qui « représente l’Europe » dans la mesure où il est le président du club des pays qui ont la monnaie unique, ne fait que dire tout haut ce que les experts de la Commission européenne disent tout bas – pas si bas que cela, d’ailleurs.

    On remarque que pour défendre leur gestion désastreuse nos politiques jouent sur le sentiment de l’honneur national bafoué, alors que lorsqu’il faut faire accepter de nouvelles pertes de souveraineté ils expliquent qu’il faut dépasser le cadre national. Ainsi quand on met davantage encore la France sous la coupe de Bruxelles (notamment en permettant à l’exécutif européen de contrôler les budgets nationaux), on nous explique que l’union fait la force et que la France est un trop petit pays pour jouer seule dans la compétition mondiale, mais quand ce même exécutif européen menace de nous sanctionner avec les sanctions que nous lui avons octroyées, tout à coup la France devient un grand pays auquel on ne fait pas la leçon… C’est pitoyable.

  • Valls et Sapin jouent sur les mots

    C’est d’abord le ministre des Finances Michel Sapin qui a affirmé :

    « La Commission ne peut pas rejeter les budgets nationaux, le budget français. Le seul endroit où l'on rejette, adopte ou censure des budgets ce sont les parlements nationaux. »

    Et Manuel Valls a embrayé :

    « Il n'y a qu'un seul Parlement (...) qui a en charge d'approuver ou non le budget de la France (...) c'est le Parlement français. (…) De toute façon la Commission européenne ne peut pas (...) rejeter (le budget), elle peut faire des remarques, c'est tout à fait son droit. »

    Depuis l’année dernière, les Etats membres doivent impérativement présenter leur projet de budget à la Commission avant le 15 octobre. La Commission donne son avis avant le 30 novembre. (Ce devrait être le 15 novembre cette année.) La Commission peut demander à un Etat membre de revoir son budget et de lui présenter un budget révisé. De fait il ne s’agit pas à proprement parler d’un rejet, au sens d’un veto. Mais si l’Etat membre refuse de modifier le budget que la Commission juge mauvais, et qu’il se révèle effectivement mauvais dans ses conséquences, la Commission est alors en droit d’infliger à l’Etat en question une sanction financière allant de 0,2% à 0,5% du PIB - soit pour la France entre 4 et 10 milliards d'euros.

    Alors, Valls et Sapin, on continue ?

  • La honte qui vient

    Le Wall Street Journal et diverses sources européennes citées par les agences de presse affirment que le budget 2015 de la France sera rejeté par la Commission européenne d’ici la fin du mois.

    Le gouvernement dément ces « rumeurs », mais elles ne viennent pas de sources fantaisistes.

    Si la Commission rejette le budget de la France, ce sera la première fois qu’elle mettra en œuvre la prérogative qui lui a été donnée par tous les Etats de l’UE en matière de contrôle des budgets nationaux.

    Non seulement la France abandonne sa souveraineté, mais elle serait le premier pays à se faire taper sur les doigts par l’autorité supranationale…

  • Non, Manuel Valls n’a pas changé d’avis : il n’en a pas

    La GPA « est et sera interdite en France », parce que c’est « une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes », déclare aujourd’hui Manuel Valls.

    Or, il y a trois ans, il disait exactement le contraire : « C’est une évolution qui est incontournable à condition qu’elle soit encadrée. Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée elle est acceptable, et j’y suis donc favorable. »

    Comme on lui a fait remarquer cette contradiction, Manuel Valls a bredouillé, mais crânement, qu’on peut évoluer, que c’est « l’honneur du débat public », etc., et l’on remarque qu’il martèle que ce sont des « valeurs et principes » qui le font agir. Or ce sont précisément ces prétendus « principes » de 2014 qui sont diamétralement opposés à ceux qu’il soutenait en 2011.

    L’emploi de ce mot, dans une telle configuration, montre que Valls n’a, comme on le savait déjà, strictement aucun principe. Il n’y a pas de contradiction entre ce qu’il disait en 2011 et ce qu’il dit maintenant, parce que Valls n’a pas de position sur ce sujet comme sur les autres. Il pense, comme la plupart de ses confrères, que « la politique c’est du marketing », comme me l’avait appris quelqu’un qui est aujourd’hui des principaux dirigeants du Front national.

    Or, en 2011, Valls était dans l’opposition. Il s’adressait aux lecteurs de Têtu, donc aux homosexuels, qu’il brossait dans le sens du poil pour qu’ils votent socialiste aux prochaines élections. En outre, Valls était alors candidat au poste de premier secrétaire du PS. Il devait se démarquer des autres concurrents, et comme la ligne officielle du PS était contre la GPA, lui, l’homme moderne du PS, était pour…

    Aujourd’hui, Valls est Premier ministre, il s’adresse aux lecteurs de La Croix, donc aux cathos. A ceux qui ne l’aiment pas en raison de la sauvage répression de la Manif pour tous quand il était ministre de l’Intérieur. Or il s’exprime précisément deux jours avant la nouvelle Manif pour tous : voyez que je ne suis pas méchant, je suis, comme vous, contre la GPA…

  • Le trou de 2.000 milliards, c’est maintenant

    La dette française a officiellement dépassé le seuil des 2.000 milliards d’euros au deuxième trimestre de cette année, selon les chiffres publiés ce matin par l’INSEE.

    La dette représente désormais plus de 95% du PIB (c’était 12% en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994, 60% en 2002).