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Gouvernement

  • Délirium quotidien

    Le gouvernement a nommé un « monsieur vaccin ». Il s’appelle Alain Fischer, professeur d’immunologie. L’homme par conséquent sait tout sur les vaccins contre la Covid-19, et il devait détailler l’annonce par le Premier ministre Jean Castex de la stratégie vaccinale du gouvernement, stratégie magnifique qui allait enfin nous sortir du pétrin. Stratégie dont aucun médecin hospitalier ou de ville n’a encore été averti, pour une raison qui devient évidente une fois qu’on a entendu monsieur vaccin. Ce que vous allez lire n’est pas une blague. C’est réellement ce qu’a dit Alain Fischer à la conférence de presse de Jean Castex. On peut le vérifier sur internet (par exemple ici).

    Premièrement, pour l’instant nous ne disposons que de communiqués de presse de la part des industriels, nous attendons avec impatience des publications scientifiques.

    Deuxièmement par définition le recul à ce jour sur l’évaluation de la sécurité et de l’efficacité de ces vaccins ne dépasse pas deux à trois mois.

    Troisièmement les données ne sont pas encore complètes non plus pour savoir jusqu’à quel point ces vaccins sont efficaces sur les personnes les plus à risque.

    Et enfin dernier point qui est critique, la solution prendra du temps, c’est de savoir si le vaccin d’une part protège l’individu vacciné contre l’infection, mais aussi protège contre la transmission.

    Il est vrai que la conférence de presse de Castex avait commencé par un gag ahurissant : le Premier ministre cherchant désespérément ses lunettes qu’il a sur le nez…

  • Scoop

     

    Screenshot_2020-10-31 La folie de l’entonnoir petit mystère iconographique(1).png

    Déclaration de Jean Castex, Premier ministre, qui interdit le culte à partir de mardi prochain :

    « Je dois vous dire que vous devez compter sur l’entière détermination du gouvernement de la République pour permettre à tous et à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté. Notre volonté est forte, notre détermination ne faiblira pas, c’est l’honneur de la France, c’est l’honneur de la République. »

    Il faut qu’il arrête de boire…

  • Il est gravement atteint

    Il veut que la suspension d’un flic « soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d'actes ou de propos racistes ».

    « Les manifestations ne sont pas autorisées dans les faits (…). Mais je crois que l'émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s'appliquent. »

    Jusqu’à présent aucun psychiatre n’a réussi à déterminer le virus psychique dont Castaner est atteint. On attend la suite du délire avec appréhension…

  • A enfermer

    Élisabeth Borne récidive :

    « Tant que nous n'aurons pas de vaccin ou de traitement, le port du masque restera obligatoire » (dans les transports publics).

    Il n’y a donc personne pour lui faire remarquer que son état de santé nécessite un internement d’urgence. Avec masque et bâillon.

  • Ministre foldingo

    Elisabeth Borne :

    « Je n'ai pas de doute qu'il faudra maintenir le port du masque obligatoire dans les transports en commun (...) tant qu'on n'a pas un traitement ou un vaccin. »

  • Foldingo chez nous

    Le ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a déclaré que les compétitions de haut niveau se disputeront à huis clos tant qu’un vaccin contre le covid-19 ne sera pas disponible.

    Bonne nouvelle pour Roxana : Sainte-Anne, c’est pas loin du ministère.

  • Le Conseil d’Etat ordonne la levée de l’interdiction du culte

    Le juge des référés du Conseil d’Etat « juge que l’interdiction générale et absolue [de rassemblements dans les lieux de culte] présente un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière. En conséquence, il enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 en prenant les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu applicables en ce début de déconfinement, pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte. »

    Macron, Philippe et Castaner sont donc coupables d’une dérive laïciste tellement manifeste que même le Conseil d’Etat de la République laïciste est contraint de le constater.

    On ne peut que saluer ce jugement. Même si en fait il ne change pas grand-chose, puisque le déconfinement des églises était programmé pour la Pentecôte.

    C’est aussi, bien sûr, une claque aux évêques qui n’avaient rien demandé (quand ils n’avaient pas devancé les mesures laïcistes) : ce sont les associations « tradi » (FSSP, FSPX, FSVF, Agrif, Civitas…) qui avaient saisi le Conseil d’Etat.

  • C’est fait

    C’était annoncé, c’est désormais officiel : grâce au coronavirus, pour garantir un droit « essentiel », l’avortement chimique est permis jusqu’à la 9e semaine d’aménorrhée. Et les médecins et sages-femmes peuvent prescrire le poison et suivre le processus en téléconsultation. Le meurtre des bébés par visioconférence : on n’arrête pas le progrès.

  • La dictature

    Le Castaner a annoncé hier (dimanche…) qu’il saisissait la justice pour « provocation à la haine » suite à la diffusion d’un tweet d’Agnès Cerighelli, conseillère municipale de Saint-Germain-en-Laye, concernant Rachida Dati et Samia Ghalli :

    « Vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des maghrébines de confession musulmane, c'est trahir la France, son identité et son histoire. »

    On peut sans doute le dire autrement, et le format du tweet n’est pas propice aux nuances, mais quoi qu’il en soit ce propos est très clairement une opinion politique, et non une « provocation à la haine ».

    Si une opinion politique est désormais une provocation à la haine, c’est que nous sommes dans une dictature.

    Il faudrait au moins que le Castaner nous explique pourquoi il était légitime que la presse de la pensée unique se réjouisse en 2007 que Rachida Dati soit la première Maghrébine musulmane à être nommée à un ministère régalien, et qu’il est répréhensible de ne pas vouloir qu’une Maghrébine musulmane devienne maire de Paris… (Laquelle entre temps a été décorée des insignes de grand officier du Wissam al-Alaoui par le roi du Maroc). De même il faudrait que le Castaner nous explique pourquoi il est légitime que la presse marocaine fasse ses titres en 2014 sur « Deux Marocaines dans le gouvernement de Manuel Valls », mais qu’il serait répréhensible de ne pas vouloir qu’une Marocaine occupe le poste de maire d’une grande ville. C’est à sens unique ?

    Est-ce qu’on va en arriver à ce que le fait de parler de « grand remplacement » soit puni de prison ? Voilà une question à poser à la porte-parole du gouvernement, à propos de laquelle il est désormais interdit sans doute de déplorer qu’elle soit sénégalaise.

  • "Séparatisme"...

    Fin janvier, Macron avait annoncé une initiative « sur la lutte contre le communautarisme, le séparatisme dans l'Etat et les ingérences étrangères qui le nourrissent ». Hier, Sibeth Ndiaye a confirmé qu’il y aura en effet, et très bientôt, avant les municipales « une stratégie de lutte contre le séparatisme dans la République » :

    « Il y a un certain nombre d'endroits dans notre pays où il y a du repli communautaire, une volonté de se séparer de ce que sont les valeurs et les lois de la République. Dans ces endroits où il y a une volonté manifeste de certains -qui notamment usent de l'islamisme politique pour définir une forme d'alternative à la République, qui séparent un certain nombre de gens du reste de la République-, on doit être capables d'y répondre. »

    A priori il s’agit de « séparatisme » islamique. Mais on n’a jamais rien fait contre, et aujourd’hui c’est trop tard, en de nombreux endroits. En outre, le « séparatisme » est intrinsèque à l’islam. Car l’islam n’est pas une religion, mais une idéologie qui régit toute l’existence. Et qui se fout de la république.

    Donc, en dehors de deux ou trois actions symboliques, le plan ne servira à rien. Pour ce qui est de la lutte contre l’islamisme, qui restera forcément cosmétique aussi par peur de l’accusation d’islamophobie.

    En revanche ce sont des dispositifs qui pourront servir contre des Bretons ou des Corses, et surtout contre les écoles hors contrat et autres organisations catholiques pour les jeunes.