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Gouvernement

  • Discrimination officielle

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  • Les fakenews de Clément Beaune

    Notre ministricule des Affaires européennes Clément Beaune s’était répandu plusieurs fois, depuis son fier coming out, sur l’atroce homophobie des Polonais, assurant qu’il irait dans ce pays et qu’il leur ferait honte en allant à Kraśnik, la ville symbole des « zones sans LGBT ». (Ville symbole depuis que des militants LGBT ont mis à l’entrée un panneau « Zone sans LGBT » en plusieurs langues et se sont fait photographier devant, comme si c’était un panneau officiel – ce que croyait évidemment Clément Beaune.)

    Or voici qu’il faisait, de lundi à aujourd’hui, un voyage officiel en Pologne. On attendait donc son coup d’éclat.

    En fait de coup d’éclat, il s’est plaint que les autorités polonaises ne lui permettent pas d’aller à Kraśnik…

    « Information » reprise évidemment par tous les médias : la dictature polonaise empêche un ministre français d’aller où il veut, parce qu’il veut dénoncer l’homophobie…

    Mais c’est complètement faux. Et le gouvernement polonais ne se laisse pas faire : « Aucune des autorités polonaises n’a interdit ni privé le vice-ministre français de la possibilité de visiter Kraśnik », a réagi son homologue polonais Szymon Szynkowski vel Sęk, ajoutant qu’il allait aborder la question avec l’ambassade française à Varsovie…

    Du reste il est faux aussi de prétendre qu’il y a des « zones sans LGBT » en Pologne. Ce qui est vrai, et ce n’est pas la même chose, c’est que de nombreuses municipalités et des districts ont voté des résolutions par lesquelles elles s’engagent à ne pas favoriser l’idéologie LGBT. (Voir l’article de Patrick Edery sur Tysol.)

  • Ubu enfoncé

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    Le procureur de Saint-Gaudens (avec ce regard fixe et vide qu’ont désormais la plupart des autorités), Christophe Amunzateguy :

    « J'ai saisi la division de lutte contre les crimes de haine de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) qui travaillera en cosaisine avec la brigade de recherche de gendarmerie de Saint-Gaudens » dans le cadre de l'enquête préliminaire pour « provocation publique à la haine raciale » ouverte après l’opération de Génération identitaire dans les Pyrénées.

  • La dictature

    La dictature soi-disant sanitaire fonctionne à merveille. Il suffit de voir comment dans les rues le peuple français a été transformé en zombies consentants. A ce peuple qui a perdu la religion on a réussi sans problème à inoculer une superstition, celle de la peur d’un mini-micro-dragon, qui tue zéro virgule zéro vaguement quelque chose des pauvres gens qu’il touche de son haleine coronavirulente. Avec la nouvelle religion la dictature a donc imposé ses rites, appelés « gestes barrière », et ses grigris : le masque et le gel. Comme toute religion on constate que celle-ci a ses intégristes : ceux qui tous les jours à la télévision protestent que la dictature n’est pas assez contraignante.

    Puisque cela marche si bien, il n’y a pas de raison de ne pas étendre le champ de la dictature. Par exemple, à la faveur d’une loi « confortant le respect des principes de la République » (c’était la nouvelle religion d’il y a plus d’un siècle, le laïcisme qui reprend aussi du service), on interdit l’école à la maison. Il y a eu 78 députés pour voter cette suppression de liberté, contre 25. La majorité absolue, nous dit sans rire le site de l’Assemblée nationale, étant de 52… Et l’on appelle cela une démocratie, et une démocratie qui ose donner des leçons…

    Et puis il y a l’acte dictatorial spectaculaire, énorme, ahurissant : le ministre de l’Intérieur annonce l’enclenchement du processus qui aboutira à la dissolution de Génération identitaire dans deux semaines.

    Darmanin ne nous a pas dit s’il était un disciple de Lénine ou de Mussolini. On savait toutefois déjà qu’il était un petit soldat du totalitarisme, puisque « l’Etat doit s’imposer et dire que la loi est au-dessus de la foi », et qu’il ne peut pas discuter avec des gens « qui refusent d'écrire sur un papier que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu ».

    Mais là il nous montre l’arbitraire totalitaire en action. Il prétend dissoudre un mouvement qui n’a jamais rien fait d’illégal. Génération identitaire a été deux fois poursuivi en justice, et deux fois relaxé.

    Il est tellement impossible de dissoudre Génération identitaire dans un Etat de droit que même Castaner l’avait reconnu. Même Castaner, ce n’est pas peu dire. Et ce n’était pas l’année dernière, c’était il n’y a même pas trois semaines. Le 27 janvier dernier, Castaner disait qu’il aurait dissous Génération identitaire « avec plaisir », mais que par deux fois les services juridiques du ministère de l’Intérieur lui ont répondu que Génération identitaire n’avait « jamais commis de fautes juridiques qui pouvaient justifier la dissolution ».

    Darmanin n’a rien à faire des juristes de son ministère. Il n’a rien à faire de l’état de droit. Il impose sa misérable petite dictature darmaniniste. Aux applaudissements des zombies, bien sûr.

    Mais, de grâce, qu’on arrête de dénoncer la Pologne et la Hongrie, où l’on ne fait rien de tel. Qu’on arrête aussi de condamner telle ou telle dictature dans le monde, puisque nous donnons au monde l’exemple de l’arbitraire politique à l’état pur.

    P.S. Une petite expérience datée de ce matin. Ayant pu organiser ma vie de façon à ne jamais mettre de masque (j'ai la chance d'être à la retraite et à la campagne), je ne m’approvisionne plus que par le « drive » et les petits marchés. Le lundi je vais au marché dans un bourg où, depuis la « deuxième vague », le préfet a d’abord rendu obligatoire le port du masque au marché, puis dans toutes les rues. J’ai continué à ne pas mettre de masque, et personne ne me fait de remarque, bien que je sois le seul de mon espèce. Ce matin, je prends de l’argent à un distributeur de billets et j’entends un jovial « Bonjour ! ». Je me retourne, c’est l’ASVP (agent de surveillance de la voie publique). Elle me demande gentiment si c’est ma voiture qui est garée sur le trottoir. Je lui dis que non. Elle me salue et s’en va. Nous étions face à face. Mon absence de masque se voyait comme le nez au milieu de la figure, d’autant que j’étais bien le seul dont elle pouvait voir le nez… Eh bien il ne s’est rien passé.

  • Récidive

    Malgré les critiques (notamment de l’abbé Grosjean et de Mgr Aillet), Darmanin a récidivé hier, reformulant ainsi son propos satanique et totalitaire de la veille :

    « Il y a un moment où l’Etat doit s’imposer et dire que la loi est au-dessus de la foi. »

    J’espère seulement qu’il ne comprend pas ce qu’il dit.

  • Nous ne pouvons plus discuter

    A propos des associations islamiques qui refusent de signer la soi-disant « Charte des principes de l’islam de France », Darmanin a déclaré :

    « Nous ne pouvons plus discuter avec des gens qui refusent d'écrire sur un papier que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu. »

    On se souvient que Chirac avait réagi à l’encyclique Evangelium vitae en disant « Non à une loi morale qui primerait la loi civile ».

    Darmanin dit la même chose, mais en termes plus choquants encore parce que immédiatement plus précis.

    La loi de Dieu. En effet, la loi morale naturelle est d’origine divine. La soumettre à une autre loi, humaine et différente, est une révolte contre Dieu. Le propos est ouvertement satanique.

    Chirac disait « la loi civile ». Darmanin précise : la loi de la République. D’une cinquième république faisant suite à une quatrième qui faisait suite à une troisième. Une loi qui ne cesse de changer, et qui serait supérieure à l’immuable loi divine. Par principe. Par principe démoniaque : Non serviam. Auquel répond saint Michel : Quis ut Deus ?

    En effet, nous ne pouvons plus discuter.

    Si vraiment la Charte de l’islam officiel de la République française implique d’écrire que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu, on peut s’étonner que seules des associations très minoritaires aient refusé de signer. Cela montre l’importance de la taqyia.

    (Cela dit, on n’ose pas se demander combien d’évêques refuseraient de signer cette apostasie.)

  • Scandale

    Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin se dit « scandalisé » par l’action de Génération identitaire dans les Pyrénées la semaine dernière et il déclare avoir demandé à ses services de réunir les éléments permettant de dissoudre cette association.

    Pauvre ridicule Darmanin. Les militants de Génération identitaire qui avaient participé à la même opération dans les Alpes ont été relaxés le 16 décembre dernier par la cour d’appel de Grenoble.

    Génération identitaire n’a rien fait d’illégal non plus dans les Pyrénées. Bien au contraire. Le préfet ayant alerté sur la menace migratoire et terroriste au col du Portillon, les militants se sont rendus à ce col pour surveiller le passage, indiquant qu’ils signaleraient aux forces de l’ordre toute intrusion suspecte sur le territoire français.

    Ce qu’ils ont vu, c’est que malgré les propos du préfet il n’y avait aucune force de gendarmerie sur place.

    Tel est le seul scandale…

     

    Addendum

    Le procureur de Saint-Gaudens a ouvert une enquête préliminaire contre Génération identitaire pour « provocation publique à la haine raciale » à cause d’une « banderole ». Sur cette banderole il y avait le même message que sur celle des Alpes: You will not make Europe home ! No way ! Ce n'est donc qu'une minable et misérable opération de « communication » politico-judiciaire d’un gouvernement qui devrait avoir autre chose à faire. Le jugement a déjà été rendu par la cour d'appel de Grenoble...

  • Dictature sans limites

    « Le Premier ministre peut, le cas échéant (...) subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transport ou à certains lieux, ainsi que l'exercice de certaines activités à la présentation des résultats d'un test de dépistage établissant que la personne n'est pas affectée ou contaminée, au suivi d'un traitement préventif, y compris à l'administration d'un vaccin, ou d'un traitement curatif. »

    Autrement dit le Premier ministre peut interdire les déplacements de n’importe qui, n’importe où, n’importe quand, pour absence de test ou de vaccination, pour n’importe quelle maladie (ou non-maladie), sans limite de temps.

    Il y a donc des hauts fonctionnaires, spécialistes des lois, qui osent pondre un texte pareil. Il y a tout un conseil des ministres pour l’approuver (avec bien sûr l’aval du président), il y a un Premier ministre pour en assumer la paternité, et pour le transmettre immédiatement à l’Assemblée nationale.

    S’il y a encore en France un petit reste d’état de droit, il va de soi qu’un tel texte ne passera pas. Mais le fait qu’il existe montre assez que tous les petits pions stalinoïdes qui nous gouvernent ne se sentent plus pisser. Pardon pour la trivialité du propos, mais elle me semble adéquate.

  • Liberticide

    Macron reste ferme sur son projet d’interdiction de l’école à la maison.

    Castex l’a en effet indiqué au Monde. Dans son avis alambiqué et confus, le Conseil d’Etat a dit que sur ce point le projet de loi « contre les séparatismes » n’est pas conforme à la Constitution en l’état, mais que le gouvernement peut restreindre le droit de faire l’école à la maison à des cas précis.

    Dans son annonce, Macron avait donné comme seule dérogation « l’état de santé ». Castex en ajoute trois autres : la pratique sportive ou artistique intensive, l’éloignement géographique d’un établissement, une situation particulière. Et il faudra l’autorisation expresse des « autorités académiques ». Bref le droit de faire l’école à la maison n’existera plus. C’est une liberté de plus qui disparaît, couplée avec l’obligation d’aller à l’école dès 3 ans.

    Et pendant ce temps-là on apprend aussi que trois décrets (qui n’ont pas été annoncés) permettent de ficher les citoyens quant à leurs opinions politiques, leur appartenance syndicale, leurs orientations sexuelles, leur pratique sportive, leur comportement religieux, leurs activités sur les réseaux sociaux…

  • Délirium quotidien

    Le gouvernement a nommé un « monsieur vaccin ». Il s’appelle Alain Fischer, professeur d’immunologie. L’homme par conséquent sait tout sur les vaccins contre la Covid-19, et il devait détailler l’annonce par le Premier ministre Jean Castex de la stratégie vaccinale du gouvernement, stratégie magnifique qui allait enfin nous sortir du pétrin. Stratégie dont aucun médecin hospitalier ou de ville n’a encore été averti, pour une raison qui devient évidente une fois qu’on a entendu monsieur vaccin. Ce que vous allez lire n’est pas une blague. C’est réellement ce qu’a dit Alain Fischer à la conférence de presse de Jean Castex. On peut le vérifier sur internet (par exemple ici).

    Premièrement, pour l’instant nous ne disposons que de communiqués de presse de la part des industriels, nous attendons avec impatience des publications scientifiques.

    Deuxièmement par définition le recul à ce jour sur l’évaluation de la sécurité et de l’efficacité de ces vaccins ne dépasse pas deux à trois mois.

    Troisièmement les données ne sont pas encore complètes non plus pour savoir jusqu’à quel point ces vaccins sont efficaces sur les personnes les plus à risque.

    Et enfin dernier point qui est critique, la solution prendra du temps, c’est de savoir si le vaccin d’une part protège l’individu vacciné contre l’infection, mais aussi protège contre la transmission.

    Il est vrai que la conférence de presse de Castex avait commencé par un gag ahurissant : le Premier ministre cherchant désespérément ses lunettes qu’il a sur le nez…