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Gouvernement

  • La blague du jour de Castaner

    Castaner a demandé en conseil des ministres « la dissolution de quatre associations qui « légitiment de façon régulière le djihad armé ».

    Y aura-t-il quelqu’un pour lui apprendre que c’est le Coran qui légitime le jihad armé ?

  • Castaner ça suffit

    Christophe Castaner a participé à une cérémonie à la mémoire des victimes juives de Mohammed Merah à Toulouse.

    Il a dénoncé la montée de « l’antisémitisme » et « ce parfum des années 30 qui flotte dans l'air que l'on espérait à jamais disparu ».

    On sait que Castaner dit n’importe quoi plus souvent qu’à son tour.

    Ici il répète une immonde propagande. Car tout le monde voit qui est visé quand on parle des années 30 : c’est le fantasme de « l’extrême droite ».

    Sauf que ça n’a strictement rien à voir.

    Combien de jihadistes Castaner a-t-il dénombré dans les années 30 ?

  • Loiseau se flingue en plein vol

    Nathalie Loiseau (Ducoulombier de son nom de jeune fille) est le type même, ou plutôt la caricature, de l’insupportable arrogance de l’idéologie européiste enfermée dans son mensonge, sa propagande et son politiquement correct. Elle se délectait d’être invitée à un débat contre Marine Le Pen. Elle savait qu’elle, la grande spécialiste de l’UE, sûre de sa légitimité à imposer la dictature bruxelloise, représentante patentée de l’eurocratie, elle n’allait faire qu’une becquée de l’extrémiste inculte qui se contente de répéter de stupides fake news sur l’Europe. Mais c’est elle qui est tombée sur le bec, et qui s’est complètement déconsidérée.

    Olivier Mazerolle (dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas un partisan de Marine Le Pen) :

    À la fin d'un débat médiocre, Nathalie Loiseau a littéralement explosé en vol en annonçant qu'elle avait changé d'avis, qu'elle allait se porter candidate aux Européennes en raison du comportement de Marine Le Pen pendant l'émission. Une annonce noyée dans les rires de la présidente du Rassemblement national. Avec sa déclaration qui semblait aussi spontanée que le vrombissement d'un 2CV qu'on fait démarrer à la manivelle, Nathalie Loiseau a provoqué le sarcasme de son adversaire.

    Ce sentiment est partagé jusque dans les couloirs de l’Elysée, selon Le Figaro :

    La prestation de la ministre, qui paraissait réciter des formules apprises par cœur, a suscité des interrogations. «Elle a fait tout ce qu’il ne fallait pas faire, s’inquiète un familier de l’Élysée. Elle coupait la parole au risque de paraître agressive. Et elle est tombée dans les pièges habituels face à Marine Le Pen: le procès en incompétence et le procès en héritage par rapport à son père. Cela n’a jamais fonctionné.» Un autre ajoute, sèchement: «C’est très raté. Cela manquait de sincérité. C’était trop préparé.»

    Quant à l’annonce de sa candidature et la réaction de Marine Le Pen :

    «Le rire qu’elle a eu à ce moment-là a été désastreux pour nous en matière de communication», reconnaît-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

  • A l’école

    Le Modem a fait adopter dans le projet de loi « pour une école de la confiance » l’obligation du remboursement des produits contraceptifs prescrits par les médecins scolaires. L’incitation à la débauche des mineurs comme exemple de « confiance », fallait oser.

    *

    D’autre part, le laboratoire Polidis a gagné le jackpot. Je ne savais pas que le gouvernement pouvait faire officiellement de la publicité pour un produit, et en l’occurrence pour une incitation à la débauche, mais c’est au Journal Officiel :

    Arrêté du 14 février 2019 portant inscription du préservatif masculin lubrifié SORTEZ COUVERTS ! du laboratoire POLIDIS au titre I de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale

  • Les responsables

    de la « montée de l’antisémitisme », ce sont ceux qui organisent le rassemblement contre l’antisémitisme, dit Eric Zemmour qui dit tout en une seule phrase :

    "Ceux qui l'organisent sont responsables de deux manières : ne pas endiguer l'immigration de masse qui en est le terreau, et nous avoir expliqué que l'islam est une religion de paix et d'amour."

  • Immonde propagande

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  • Tout faux Loiseau

    Notre ministre « chargée des Affaires européennes » s’est énervée aujourd’hui contre Luigi Di Maio, le vice-Premier ministre italien (Mouvement 5 étoiles), qui est venu à Strasbourg, devant le Parlement européen, pour enregistrer un message dans la perspective des élections européennes, et qui a commis ce crime de lèse majesté de ne pas pénétrer dans le Temple de l’européisme pour y faire un minimum de dévotions.

    Mais la dame, qui n’est pourtant pas un perdreau de l’année mais une routière chevronnée du Quai d’Orsay, dit vraiment n’importe quoi tellement elle ne supporte pas qu’on ait une autre conception de l’Europe que celle qu’elle a contribué à imposer au cours des dernières décennies.

    "Les partis nationalistes sont des agrégations d'égoïsmes nationaux qui ne conduisent pas un projet européen."

    Deux ou trois erreurs ou mensonges en une seule phrase. Les partis qu’elle appelle « nationalistes », qui pour la plupart ne se définissent pas ainsi, pensent au bien commun du peuple qu’ils représentent : ce n’est pas de l’égoïsme, c’est un élément fondamental de la charité politique. La meilleure preuve en est donnée par le Groupe de Visegrád, rassemblant des « nationalistes » qui, en outre, représentent des pays qui ont d’anciens et profonds contentieux, et qui travaillent main dans la main pour une autre Europe. Car ils ont en effet un « projet européen », comme les autres partis « populistes ». C’est un aspect du totalitarisme de l’UE de prétendre que ceux qui ne sacrifient pas à l’Europe selon les traités actuels n’ont pas de projet européen, comme s’il y avait un seul et unique projet européen possible.

    "Ils veulent investir l'Union européenne pour la détruire de l'intérieur. Ce n'est pas quelque chose que nous allons laisser faire."

    Ce langage de guerre civile est celui de Mme Loiseau (de proie). Ce n’est pas celui des partis populistes, qui veulent seulement participer aux élections pour faire valoir leurs idées. Ce langage est celui de son gouvernement qui prétend que les Gilets jaunes sont des séditieux voulant détruire la République. Mais les vrais ennemis de la démocratie sont ceux qui veulent maintenir coûte que coûte la dictature européiste. Ils ne vont pas laisser faire ? Et que feront-ils s’ils deviennent minoritaires ? Un coup d’Etat militaire ?

    "J'ai été un peu surprise de voir le vice-Président du Conseil italien venir à Strasbourg, mais ne pas entrer dans le Parlement européen, et poser devant les caméras devant le bâtiment pour dire qu'il critiquait le Parlement européen dans sa position sur le budget italien."

    Il ose poser devant le Temple, non pour aller y sacrifier, mais pour critiquer la religion qui s’y pratique. C’est un blasphème. Et un blasphème pire encore si l’on se souvient… des heures les plus sombres qui sont l’alpha et l’oméga du débat politique :

    "Strasbourg est la ville de toutes les meurtrissures du XXe siècle et de la réconciliation européenne. Peut-être M. Di Maio est-il trop jeune pour le savoir. Il est encore temps qu'il l'apprenne."

    Un peu de mépris et de condescendance en prime pour le Rital qui vient nous narguer.

    Et enfin :

    "Je crois qu'il se fait du mal et qu'il fait du mal à la démocratie en attaquant Strasbourg." "Strasbourg est la capitale de la démocratie européenne."

    Etrange démocratie, quand même, que celle d’un Parlement qui passe le plus clair de son temps à faire progresser la subversion idéologique et qui, en dehors du « budget de l’Union », n’a d’autre rôle politique que d’adopter des lois déjà décidées et définies à Bruxelles par des gens non élus…

  • Le fromage de la Jouanno

    L’annonce du salaire de Chantal Jouanno pour piloter le soi-disant « grand débat national », à peine inférieur à celui du président de la République et du Premier ministre, nettement supérieur à celui des ministres, a fait scandale. Du coup, la Jouanno jette l’éponge. Tout en restant présidente de la « Commission nationale du débat public », et donc elle conserve son salaire.

    En bref, la dame qui était payée royalement à ne rien faire comme présidente d’une usine à gaz dont personne n’avait entendu parler, se défausse dès qu’on lui demande de faire quelque chose qui correspond à ses attributions…

    C’est donc ça, leur République qui mérite un respect religieux...

    On apprend du coup que la Jouanno a dix collaborateurs. On ne sait pas combien ils gagnent à ne rien faire, mais certainement beaucoup car ils sont tous, eux aussi, de « hauts fonctionnaires ». Bref, la très chère usine à gaz nommée Commission nationale du débat public ne sert pas au débat public mais produit de beaux fromages.

  • Insupportable

    Je crois que je n’ai jamais entendu les dirigeants français verser à ce point dans le culte de la République, dans la sacralisation des « symboles de la République ». Chirac allait parfois dans ce sens, mais pas à ce point-là. D’autant que ces jours-ci les propos présidentiels sont répercutés et répétés par nombre de ministres, de députés, et de commentateurs à la botte du pouvoir.

    Il y a très longtemps, à Rome, le 1er janvier, il y avait la messe de l’octave de la Nativité, et il y avait une deuxième messe, ad prohibendum ab idolis, pour l’extirpation de l’idolâtrie. Il faudrait peut-être la rétablir. Car ils font de la République une idole. Devra-t-on bientôt brûler de l’encens devant les bustes de Marianne pour abjurer le crime de « gilet jaune » ?

    Le destin des idoles est d’être renversées, et le destin de l’idolâtrie d’être extirpée.

    C’est dans cette logique idolâtrique que le misérable petit Griveaux appelle les Gilets jaunes des « agitateurs qui veulent l’insurrection ». Et il n’a que la monnaie de sa pièce quand des Gilets jaunes défoncent le portail du ministère qu’il occupe. Ce n’est pas une épouvantable atteinte aux symboles de la République. C’est la réponse du berger à la bergère.

    Le petit Macron dénonce « une extrême violence venue attaquer la République ». Une extrême violence… Celle du boxeur qui boxe un bouclier de gendarme ? Celle de quelques feux de rue ? On appelle quelques bagarres une « extrême violence », alors qu’on vient de commémorer la guerre qui fit 10 millions de morts ?

    Et ils oublient tout à coup que leur République a été imposée par une insurrection, autrement plus violente que la violence des plus excités des Gilets jaunes. Une insurrection contre un ordre vrai, et contre des symboles authentiques.

    L’ineffable Castaner a arrêté son ridicule décompte des manifestants à l’unité près, mais il continue de nier l’évidence. Il y aurait eu 50.000 manifestants samedi dernier, et cela ne représente qu’un peu plus d’un manifestant par commune, donc ça ne représente pas du tout le peuple français. D’abord un rapide décompte des manifestations dans quelques villes selon les chiffres de la police montre qu’on était bien au-delà des 50.000 manifestants sur toute la France (correction en catastrophe du chiffre de 25.000 d’abord annoncé), et surtout le ministre fait toujours semblant de ne pas voir que ces manifestants sont les représentants de millions de Français qui mettent bien en évidence le gilet jaune sous leur pare-brise. On peut lui répondre que les 577 députés, à savoir la trentaine d’entre eux qui siègent réellement, représentent encore beaucoup moins les Français.

    Et enfin, il est tout simplement insupportable d’entendre un gouvernement européiste parler d’atteinte à la démocratie après le déni de démocratie du référendum de 2005, et d’atteinte à la République quand leur République n’est plus qu’une coquille vide dans le contexte de l’Union européenne.

    Sans cesse, la Bible rappelle que les idoles ont des yeux mais ne voient pas, un nez mais ne sentent pas, des oreilles mais n’entendent pas, des mains mais ne touchent pas, des pieds mais ne marchent pas, qu’elles sont totalement impuissantes, et que ceux qui mettent leur confiance en elles leur sont semblables.

    Collecte de la messe ad prohibendum ab idolis dans le sacramentaire gélasien :

    Omnipotens sempiterne Deus, da nobis voluntatem tuam et fideli mente retenere et pia conversatione depromere, ut Ecclesia tua a profanis vanitatibus expiata non aliud profiteatur verbis aliud exerceat actione: per Dominum.

    Dieu tout-puissant et éternel, donne nous de garder ta volonté par un esprit fidèle et de la communiquer par un comportement conforme à la piété, afin que ton Eglise purifiée des vanités profanes ne professe pas une chose par la parole et pratique une autre dans son action.

    Le sens de « vanitas », surtout quand il désigne les idoles, est : non-réalité trompeuse. Ce n’est pas seulement l’Eglise qui doit en être débarrassée.

  • Aveugle est grand et Castaner est son prophète

    Le ministre de l’Intérieur, suite à la revendication par l’Etat islamique de la fusillade de Strasbourg :

    « Ce n'est pas la revendication totalement opportuniste de Daech qui change quoi que ce soit. Il y avait ici un homme qui a nourri en son sein le mal. »

    (Même pour évoquer l’Etat islamique, Castaner prend soin – comme ses collègues – de ne jamais employer le mot « islam ».)