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Gouvernement

  • Une diffamation surréaliste

    Sur Le Figaro-Vox, entretien avec Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Dilcra):

    - Les groupes d'extrême droite tels que les identitaires sont classés comme étant infréquentables et parfois dissous. Les Indigènes bénéficient-ils d'une certaine complaisance politique et médiatique?

    - Des passerelles existent entre les deux camps. Sur l'antenne de Radio Courtoisie, on a pu entendre un panégyrique d'Houria Bouteldja, comparée à Barrès par Bernard Antony, le leader historique de la droite intégriste. Il y a des échanges idéologiques constants entre ces formes de haine, mais aussi des convergences: sur la dénonciation du complot juif, la haine des francs-maçons ou encore l'homophobie.

    Je ne sais pas ce que boit ou ce que fume M. Clavreul, mais c’est finalement assez caractéristique de l’idéologie de ces gens-là. On ne s’embarrasse pas de la vérité, on invente n’importe quoi pourvu que ça puisse nuire à « l’extrême droite », puisqu’il ne s’agit pas de lutter contre un racisme inexistant (sauf de la part de certains qu’on n’a pas le droit de nommer), mais toujours contre « l’extrême droite »…

    On suppose pourtant que M. Clavreul sait que Bernard Antony est le président fondateur de l’AGRIF, organisation antiraciste reconnue par la République… Et que le même Bernard Antony sait aussi déposer plainte pour diffamation, et que, n'en déplaise à M. Clavreul, il lui arrive de faire condamner ses diffamateurs...

    Addendum

    Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

    Dans le Figarovox de ce jour, M. Gilles Clavreul, Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), ose écrire ceci : « Sur l'antenne de Radio Courtoisie, on a pu entendre un panégyrique d'Houria Bouteldja, comparée à Barrès par Bernard Antony, le leader historique de la droite intégriste ».

    M. Clavreul tronque totalement les propos de Bernard Antony qui consistaient à ironiser sur les écrits de Mme Bouteldja, une de ses principales ennemies politiques. L’écoute de l’intégralité de l’émission, facilement disponible, permet de mesurer l’étendue suffocante du mensonge de M. Clavreul.

    M. Clavreul semble ignorer totalement que l’AGRIF a été la seule à intenter des procès à Mme Bouteldja pour racisme antiblanc et anti-français, devant le tribunal de Toulouse, en appel et en cassation. Elle a en outre poursuivi le principal idéologue du PIR, M. Saïd Bouamama, devant le Tribunal de Paris puis la Cour d’Appel. Déboutée, elle s’est pouvue en cassation.

    M. Clavreul se ridiculise totalement par ses hallucinants propos calomniateurs. Bernard Antony déclenche ce jour les poursuites qui s’imposent pour diffamation.

  • Suppression de la liberté scolaire

    Le ministre de l’Education anciennement nationale a officiellement annoncé l’abolition de la liberté d’enseignement en France à partir de la prochaine rentrée : le régime actuel de simple déclaration d’ouverture d’une école hors contrat sera remplacé par un régime d’autorisation administrative préalable : il faudra faire la demande au moins quatre mois avant l’ouverture prévue. En outre, les contrôles vont être multipliés dans les écoles existantes, ainsi que dans les foyers où l’on pratique l’école à la maison. Officiellement pour s’assurer du niveau scolaire, en réalité (et l’on ne s’en cache pas), pour vérifier le degré d’adhésion aux « valeurs de la République ».

    Dès hier, le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux et président du conseil épiscopal pour l’Enseignement catholique, a publié un communiqué disant notamment :

    Depuis plusieurs décennies, l’Eglise a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires. Aujourd’hui, l’épiscopat français entend, par ma voix, exprimer à ce sujet à la fois son inquiétude et ses plus grandes réserves.

    Les motivations de la réforme envisagée méritent, il est vrai, d’être justement examinées, et notamment la lutte contre la radicalisation. Cette lutte est nécessaire mais pas à n’importe quel prix et certainement pas à celui de la liberté d’enseignement.

    Le système actuel de déclaration, pleinement appliqué, et si besoin renforcé, répond d’ores et déjà aux exigences légitimes de contrôle par l’Etat.

    Il n’y a donc pas lieu de réformer dans l’empressement et par un biais inapproprié des questions aussi importantes.

    On peut regretter que le cardinal Ricard utilise le vocabulaire du politiquement correct en évoquant la « radicalisation », comme si cela touchait toutes les confessions religieuses, comme s’il y avait des écoles où l’on prêche le terrorisme catholique…

    Cela dit, le mot « radicalisation » ne trompe personne, au point que Najat Belkacem fait savoir que les contrôles des écoles hors contrat ont une visée surtout pédagogique et détectent non une éventuelle radicalisation mais des « failles pédagogiques ». Cela devient de plus en plus difficile d’inventer des euphémismes.

    Il n’en reste pas moins que l’islamisme est très évidemment le prétexte pour la suppression de la liberté scolaire et la mise sous surveillance des écoles hors contrat existantes, qui, lorsqu’elles sont confessionnelles, sont presque toutes catholiques.

    Et c’est une grande satisfaction, assurément, pour Najat Belkacem, musulmane au Maroc et laïcarde en France, de pouvoir porter un tel coup au droit à l’école catholique.

    On n’oubliera pas toutefois que le vrai responsable est François Hollande.

  • Nauséabond

    « Des voix déchaînées ont obtenu l'annulation d'un concert au nom d'un ordre moral nauséabond et décomplexé. N'acceptons jamais cela. (…) Les démocraties en Europe sont confrontées à la violence, à la montée de l'extrême droite, à la radicalisation d'une partie de leurs enfants, à la radicalisation aussi du débat public. »

    Propos d’Audrey Azoulay, qui est paraît-il notre ministre de la Culture, à propos du « concert » d’un rappeur antifrançais et islamiste (dont le nom de scène est un hommage à Jacques Mesrine*) après la cérémonie de commémoration de la bataille de Verdun.

    Ce qui est nauséabond, madame Azoulay, c’est d’oser assimiler les patriotes qui ont heureusement obtenu l’annulation de ce « concert » aux terroristes de l’Etat islamique.

    * Celui qui se fait appeler aujourd'hui Black M avait pour nom de scène, il y a peu, Black Mesrimes, très subtil amalgame de Jacques Mesrine, Black et rimes. Il est connu pour avoir chanté cette "conne de France", "pays de kouffars".

  • Palliatifs ?

    Comme cela avait été annoncé, c’est bien Véronique Fournier qui a été nommée officiellement, le 15 avril, présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, créé au début de l’année.

    Véronique Fournier est connue comme militante de l’euthanasie.

  • Indécente ingérence

    En une du Financial Times :

    La France envoie un fort avertissement sur le Brexit

    Sous-titre : « Macron menace de pousser les migrants vers l’Angleterre et attire les banquiers vers Paris. »

    Le long article lui-même est titré :

    Le ministre français de l’Economie envoie au Royaume Uni un double avertissement sur le Brexit

    Selon Macron, les relations bilatérales changeraient brusquement en cas de Brexit. Ainsi, dit-il, les accords du Touquet seraient sabordés et ne pourraient plus servir à retenir les migrants à Calais.

    On ne sait pas trop ce que fume Macron, mais il dit vraiment n’importe quoi, comme tous ceux qui pètent les plombs en ce moment face au référendum britannique. Avant les accords du Touquet (qui permettent aux agents français de faire des contrôles en Angleterre et aux agents anglais de faire des contrôles en France) il y avait Sangatte qui était comme l’actuelle Jungle. Dénoncer les accords du Touquet ne changerait rien, globalement, à la situation. En outre, il s’agit d’accords entre la France et le Royaume Uni, sans rapports avec l’Union européenne, donc avec le Brexit, d’autant que le Royaume Uni ne fait même pas partie de l’espace Schengen. Un Brexit n’aurait aucun impact, a priori, sur de tels accords bilatéraux.

    D’autre part, Macron, qui menace donc de relocaliser les migrants de Calais en Angleterre, veut « dérouler le tapis rouge » pour relocaliser les services financiers britanniques en France, parce qu’ils perdront le « passeport financier » qui leur permet d’opérer sur le continent. Parce que, bien sûr, tout le monde peut voir que les banques suisses ont fait faillite depuis la création de l’UE…

    Bref, c’est une indécente et grossière et stupide ingérence dans la vie politique d’un pays voisin. Et ce n’est que le début de la campagne…

  • Ils sont vraiment nuls

    Le 11 février, François Hollande annonçait l’organisation d’un « référendum local » (sic) sur l’aéroport de Notre-Dame des Landes, « afin de savoir ce que veut vraiment la population ».

    C’était la condition sine qua non pour l’entrée au gouvernement d’Emmanuelle Cosse, la potiche gauchiste verdâtre très mal polie mais nécessaire au décor de la campagne de 2017.

    Embarras manifeste à Matignon, où l’on finit par préciser que le référendum en question « sera défini à l'initiative des collectivités locales » et qu’il « pourrait (sic) correspondre au département de la Loire-Atlantique ».

    Bref, on ne sait pas trop où l’on va, ni même si on peut y aller…

    Ce qui n’a pas traîné, c’est la réponse du conseil départemental de Loire-Atlantique : « En l’état actuel du droit, le département ne peut pas organiser de référendum sur la question de l’aéroport. Il ne peut organiser une consultation que sur des politiques publiques dont il a la compétence. » Or le département ne finance que 4% de l’opération, et c’est l’Etat seul qui a signé la déclaration d’utilité publique.

    Naturellement la question a été posée à Manuel Valls tout à l’heure à l’Assemblée. Il a assuré que les modalités du référendum seront établies d’ici un mois et que le référendum aurait lieu. Il a évoqué « une série de problématiques juridiques » « que personne ici n’ignore », mais sans suggérer la moindre solution. Qu’il va donc falloir bricoler…

  • Le Drian et l’état de droit

    Face à la polémique qui s’esquissait, Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, a abandonné la présidence de la COP21.

    Réaction de Ségolène Royal : « On est dans un état de droit et les règles de non-cumul s'appliquent à tout à chacun. La responsabilité des responsables publics c'est de respecter les règles. »

    Tiens donc. L’état de droit ne s’applique pas au ministère de la Défense. C’est inquiétant.

  • Une autre Marocaine au gouvernement

    Le nouveau ministre de la Culture, Audrey Azoulay (proche du Président et de sa concubine du moment) est marocaine. Et de trois. Mais celle-ci n’est pas musulmane…

    Audrey Azoulay est née au Maroc de parents marocains. Son père est André Azoulay, le Conseiller Royal de Sa Majesté Mohammed VI après l’avoir été de Hassan II, et auparavant vice-président de Paribas pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord, il est aussi président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, membre du comité des sages pour l’Alliance des civilisations à l'ONU, président délégué de la Fondation des trois cultures et des trois religions (Séville), administrateur du Forum méditerranéen et du centre Shimon Peres pour la paix, membre du Haut Conseil de l’Alliance Israélite Universelle (AIU), et bien sûr du Siècle, etc., etc.

  • Et Jean-Yves Le Drian

    reste ministre de la Défense. Tranquillement. Bras d’honneur au peuple. Et d’abord aux Bretons. Il est vrai qu’ils n’avaient qu’à pas voter pour lui…

  • Démocratie

    Vu sur le Salon Beige :

    Vote de l'article 1 de la révision constitutionnelle : 441 députés absents sur 577

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  • La loi d’euthanasie votée à main levée

    La loi d’euthanasie Claeys Leonetti a été définitivement adoptée hier par l’Assemblée nationale et par le Sénat, à main levée…

    Elle ne parle pas ouvertement d’euthanasie mais en institue une forme, la « sédation profonde et continue jusqu’au décès », et rend les directives anticipées « contraignantes et non opposables » (si Philippe Pozzo di Borgo avait signé une directive anticipée avant son accident et que celui-ci se produise maintenant, il mourrait, comme il n'a cessé, en vain, de le dire).

    Plusieurs intervenants, dont le ministre Marisol Touraine, ont une fois encore souligné que cette loi était une « étape historique ». Une étape vers la prochaine loi qui osera nommer et imposer l’euthanasie active, comme chez nos voisins du Bénélux.

    Le Salon Beige a publié cette photo de l’Assemblée nationale au moment du vote :

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  • Et voilà

    Comme c’était si hautement prévisible, la potiche exotique du ministère de la Culture a entériné l’avis de la commission de classification des films qui a elle-même obéi au représentant du ministère de l’Intérieur qui a décidé que le documentaire Salafistes, qui dénonce le jihadisme, est une « apologie du terrorisme ». Parce que ce film, fruit de trois ans de travail au Sahel et au Maghreb, montre ce qu’est vraiment le jihadisme, dans toute son horreur, et qu’il n’est pas possible de cacher que cette horreur est musulmane. Il montre, dit Le Figaro, « l'engagement fou des djihadistes et la réalité de la charia ».

    Or on ne doit pas montrer la réalité de la charia, ça ferait de la peine à M. Boubakeur. Donc Fleur Pellerin, qui sous la charia s’appellera Zahra al-Hajj (c’est plus facile à traduire que Kim Jong-suk, mais cela suppose qu'elle aille à La Mecque) condamne quasiment à mort le documentaire. Déjà les documentaires ne sont que très peu diffusés en salle, celui-là le sera encore beaucoup moins, et il ne pourra être diffusé à la télévision que sur les chaînes qui, comme Canal Plus (qui l’a coproduit), peuvent diffuser des films porno, après minuit…

    Bref, le gouvernement français s’occupe de la censure musulmane. M. Boubakeur peut dormir tranquille.

  • Najat et Idriss

    Sur Canal Plus, Idriss Sihamedi, dirigeant de l'association humanitaire islamique Barakacity (très bien vue à gauche), en présence de Najat Belkacem, a déclaré qu’il refusait de serrer la main des femmes, et a refusé de condamner l’Etat islamique.

    Appelée à réagir, Najat a éludé dans un premier temps, puis :

    Je crois que c'est une association qui porte une façon de voir les choses qui n'est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met aussi mal à l'aise, honnêtement, sur votre plateau, et donc je n'ajouterai rien.

    Ainsi parle, dans une France marquée par des attentats meurtriers de l’Etat islamique, un ministre du gouvernement « en guerre » contre l’Etat islamique, ministre de l’Education nationale, ancien ministre des Droits des femmes, dont une préoccupation majeure est de promouvoir la laïcité et les valeurs de la République…

    Mais quand un ministre français est aussi de nationalité marocaine et conseiller du roi du Maroc « commandeur des croyants »…

  • Fleur s’occupe

    Fleur Pellerin annonce que des travaux ont été entrepris pour améliorer le clavier azerty (et non pour le supprimer, comme la rumeur commençait à courir).

    Elle a cité en exemple « le fait qu'on ne puisse pas, à partir du clavier, faire un C majuscule cédille ».

    Ah bon. Moi je tape sur la touche alt et la touche ç et ça donne tout naturellement un Ç…

    (Est-ce particulier aux claviers Mac ? Les autres n’ont qu’à le copier, alors…)

  • Potiche asiatique

    Fleur Pellerin (qui est ministre de la Culture, mais si) avait auditionné plusieurs candidats à la présidence de la Réunion des musées nationaux. A la suite de quoi elle en avait retenu deux : Olivier Poivre d’Arvor et Valérie Vesque Jeancard, qu’elle avait donc proposés.

    Or c’est Sylvie Hubac qui a été nommée aujourd’hui en conseil des ministres.

    Sylvie Hubac fait partie de la célèbre promotion Voltaire de l’ENA (la bande de potes qui occupe le pouvoir). Elle a été directrice de cabinet de François Hollande.

    Ben non, Fleur Pellerin ne sert à rien. Mais elle s’occupe, quand même.

  • Laïcards contre laïcards

    C’est la guerre entre deux factions laïcardes de gauche, et le Premier ministre en personne intervient. Je n’y comprenais rien hier en lisant les premiers récits, parce que je n’avais pas suivi le début de l’affaire. Un article de France Info raconte tout par le menu. J’y renvoie donc, car c’est difficile à résumer.

    Ce qui est assez curieux est que l’un des gardiens du dogme laïcard historique contre les falsificateurs philo-musulmans affreux communautaristes est Jean Glavany, alors que c’est le même Jean Glavany qui naguère affirmait : « Aujourd'hui, être un bon laïque, c'est encourager la construction de mosquées en France. »

    Il a changé d’avis ? Ou bien il y a aussi une taqiya laïque ? On s’y perd…

  • Nationalité musulmane ?

    Un « collectif » de « Français de France et de confession musulmane » a publié une lettre ouverte au président de la République contre le projet de déchéance de la nationalité. On y lit notamment ceci :

    « une telle mesure injuste, inefficace constitue un message détestable adressé à la composante musulmane qui se voit encore un peu plus stigmatisée »

    Pourquoi ? Il y aurait un rapport entre la déchéance de nationalité de terroristes et le fait d’être musulman ?

    L’autre nationalité serait-elle la nationalité « musulmane » ?

    Ou bien est-ce que le fait de sanctionner des terroristes serait ipso facto une atteinte à l’islam ?

    Voilà qui est fort curieux…

  • Rome et le pétrole

    Les cours du pétrole sont passés hier en dessous de 30$ le baril, pour la première fois depuis 2003.

    Pour comprendre l’ampleur du phénomène, rappelons qu’en octobre 2013 on s’étonnait de voir que le cours du pétrole avait tellement baissé qu’il était tombé en dessous de… 90$ le baril.

    On nous dit que c’est à cause de la « surabondance générale ».

    Cela me rappelle qu’en 1968 le Club de Rome, constitué d’éminents scientifiques, avait pondu un rapport apocalyptique affirmant notamment que 30 ans plus tard il n’y aurait plus une goutte de pétrole.

    Je croyais que le Club de Rome avait disparu sous la honte et le ridicule, quand j’ai appris, à la faveur de l’encyclique Laudato si’, qu’il existait toujours, puisque Hans Joachim Schellnhuber, dit "John", l’un des principaux inspirateurs et rédacteurs de l’encyclique (nommé par François membre de l’Académie pontificale des sciences la veille même de la publication de l’encyclique), est membre du Club de Rome.

    La différence est qu’aujourd’hui le Club de Rome ne fait plus campagne sur la fin du pétrole mais sur le réchauffisme. Avec autant de conviction idéologique.

    La différence est que la Rome catholique, en 1968, bien que ce fût Paul VI, ignorait le Club de Rome, alors qu’aujourd’hui c’est le Club de Rome qui écrit l’encyclique apocalyptique.

    La différence est que pour le rapport de 1968 le Club de Rome doit assumer seul le ridicule d’avoir été démenti par les faits, tandis que pour l’encyclique de 2015 c’est l’Eglise catholique qui en fera les frais.

    *

    Illustration franco-française de la grotesque hypocrisie réchauffiste : Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et de l'Energie, a déclaré hier soir que toute nouvelle demande de permis de recherches d'hydrocarbures en France sera refusée, en accord avec la loi de transition énergétique qui prévoit une baisse de la consommation des énergies fossiles. On va évidemment continuer à consommer du pétrole, ne serait-ce que pour les déplacements de Mme Royal et de M. Hulot, mais il ne faut surtout pas le produire, il faut l’acheter. Vive Ubu.

  • Liturgie républicaine

    C’était déjà le cas à chaque catastrophe naturelle ou important accident faisant des victimes, c’est devenu obsédant - et impressionnant - depuis les premiers attentats musulmans : les autorités convient à des cérémonies qui ont pris des allures de rites liturgiques. La population y est tellement sensible qu’elle anticipe les cérémonies républicaines par ses propres rites, dépôt de fleurs et de cierges, copié des rites catholiques vidés de leur signification. Les autorités républicaines contreviennent allègrement à la loi de 1905 en organisant leurs cérémonies religieuses dans la rue, qui chaque fois est coupée à la circulation parce que le président, des ministres, d’autres élus, sont au milieu, droits comme des piquets, l’air sombre, devant une plaque.

    Cette semaine, qui fut celle de la Vigile de l’Epiphanie, de l’Epiphanie et de l’octave de l’Epiphanie, a été particulièrement riche en liturgies républicaines de rue. Et le sommet ce sera demain, place de la… République, de la Très Sainte République, à l’heure de la grand messe (11h), avec dévoilement de plaque par les grands prêtres Hollande et Hidalgo, antienne du jour par le chantre Johnny Hallyday, deuxième antienne par le Chœur de l’Armée française, épître de Victor Hugo, troisième antienne (Le temps des cerises !) par le Chœur de l’Armée française, offrande de fleurs, temps de méditation silencieuse, chant de sortie (Marseillaise) par le Chœur de l’Armée française.

    Aux vêpres (17h30), illumination (« Joyeuse lumière », chantent les vêpres byzantines) du saint Chêne (de 12 mètres planté le jour de l’Epiphanie), de la statue de la Très Sainte République et de la fresque « Fluctuat nec mergitur » (mais oui il y a même du latin !). On précise que les fidèles sont invités à amener (sic) une bougie pour les illuminations.

    Difficile de singer davantage le culte catholique.

    D’où il ressort qu’il est impossible de se passer de rites. Les laïcistes avaient cru supprimer (presque) tout ce qui y ressemble dans la République. Mais on voit le grand retour en force d’un rituel républicain, comme pendant la Révolution française, selon une religiosité de substitution qui n’a jamais disparu, comme on le voyait chez Jaurès, et comme on le voit chez Peillon.

    On constate ici à quel point la Sainte Ecriture avait raison quand dans l’Ancien Testament les prophètes qualifient sans cesse les idoles des nations de « néants » et leurs fidèles d’adorateurs du vide.

  • Cliquez sur ivg.net

    Titre de Ouest France : « Le gouvernement en guerre contre les sites anti-avortement ».

    Première phrase de l'article : « Pour lutter contre des sites anti-avortement, en bonne place sur Google, le gouvernement demande aux internautes de cliquer sur ivg.gouv.fr. »

    Donc, pour lutter contre la propagande de mort du gouvernement, il faut cliquer sur ivg.net et se promener sur le site :

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  • Des femmes !

    La dictature de l’égalité des sexes jusqu’à l’absurde a encore frappé. Les vigilants gardiens de l’idéologie antisexiste ont découvert avec stupeur que dans la liste des « nominés au Grand Prix » du festival de la bande dessinée d’Angoulême il n’y avait que des hommes. Horreur. Campagne médiatique immédiate pour dénoncer les atroces machos moyenâgeux qui ont osé pondre une liste qui à l’évidence tombe sous le coup des lois antiracistes. Certains « nominés », n’écoutant que leur conscience, ont héroïquement demandé à être supprimés de la liste.

    Le festival a tenté de bredouiller qu’il ne pouvait « pas refaire l’histoire de la bande dessinée » et qu’il faut bien « constater qu'il y très peu d'auteures reconnues »… Mais il a bien été obligé de s’aplatir devant la dictature : il a annoncé que la liste initiale serait « rallongée » pour y mettre des « auteures ». Sans dire lesquelles : maintenant il faut les trouver…

    La grande honte (pour la langue française donc pour la France), c’est le tweet triomphal de Pascale Boistard, secrétaire d'État chargée des droits des femmes :

    Mais pourquoi se battre sans arrêt « pour l’égalité » ? Pourquoi ne pas décider une fois pour toutes que toute liste de nomination, tout palmarès, dans tout domaine, devra être composé de façon strictement paritaire ? (Pour commencer, parce que, après, il faudra la parité avec les BTQI+…) Si l’on trouve autant de femmes compétentes pour constituer des listes politiques paritaires, il n’y aucune raison de ne pas trouver autant de femmes compétentes pour tout le reste. Ou alors il y a quelque chose d’hypocrite quelque part…

  • Les salauds

    Le coupable, c’était le Dieu des chrétiens…

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    Ce numéro doit être tiré à 1 million d'exemplaires et sa parution a été annoncée par le ministère de la Culture.

    Le 1er janvier, les auteurs de ce torchon tués il y a un an ont été promus à l’ordre de la Légion d’Honneur…

    Et toute cette semaine il y aura des « hommages », avec François Hollande, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Fleur Pellerin… Dimanche prochain une plaque sera dévoilée au pied d’un « arbre du souvenir », place de la République, il y aura un dépôt de gerbe devant la statue de la République, et le Chœur de l'armée française entonnera la Marseillaise…

  • C’est seulement le "isme" qui est mauvais

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    Le gouvernement a lancé aujourd’hui une page Facebook et un compte Twitter « Stopdjihadisme ».

    On y lit ce propos définitif de Manuel Valls :

    « Je rappellerai toujours que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans. »

    Suivi de :

    « #‎Daech : des terroristes qui profanent les mosquées et tuent les musulmans. »

    On constate que le gouvernement ne sait toujours pas écrire « jihad », il lui met un « d » comme dans le dialecte maghrébin alors qu’il dit combattre « Daech » qui pour l’heure est surtout au Machrek.

    On constate aussi que la fière Marianne écrase seulement le « isme » de « djihadisme » et laisse intact le « djihad ».

    Il est vrai que « prôner le jihad n’est pas un délit », selon le ministre de l’Intérieur.

    Il faut donc bien distinguer le jihad du Coran et des hadiths du jihad des « djihadistes ».

    Qu’est-ce qui les distingue ? « Stopdjihadisme » ne l’a pas encore expliqué.

  • Dernières nouvelles de la République islamique de France

    Le ministre de l’Intérieur de la République islamique de France, Bernard Dhimmi Cazeneuve, s’est rendu aujourd’hui à la « salle de prière » musulmane qui avait été « saccagée » par des Corses après les émeutes arabes d’Ajaccio.

    Il a déclaré que « la République laïque continuera à protéger l’exercice de tous les cultes ».

    Rappelons qu’il s’agit d’une salle de prière clandestine, enregistrée comme siège social de l’Association marocaine, sportive et culturelle des musulmans de Corse. Autrement dit elle contrevient à plusieurs lois de la République, et d’abord à la loi de 1905.

    La République protège les lieux de culte clandestins, s'ils sont musulmans.

    Et il a osé en remettre une couche sur Twitter :

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    Ni dignes ni républicains, mais hors la loi. Et donc le ministre aussi. Mais il est vrai que c’est le ministre qui considère que « ce n’est pas un délit de prôner le jihad »…

  • Une belle victoire des islamistes

    Les chaînes de télévision nous ont montré avec insistance et complaisance des entrées d’églises gardées par des soldats en armes (en tout 120.000, nous dit-on, policiers et militaires confondus) pour les messes de Noël. Et l’on nous montrait les fidèles tout heureux d’être ainsi « protégés ».

    Donc, l’histoire retiendra que Noël 2015, en France, fut le premier Noël où les églises furent gardées par crainte des attentats. Comme au Caire. Comme à Bagdad. Comme dans un pays musulman.

    Avec cette énorme différence que dans les pays musulmans les chrétiens déplorent cet état de fait, s’en désolent, et non s’en réjouissent.

    Pus fort encore, en divers lieux, de Béziers à Lens, il y avait une garde musulmane à l’entrée de l’église. Et le ministre de l’Intérieur en personne, Bernard Cazeneuve, au lieu de condamner la formation de milices confessionnelles, de s’émerveiller de cette initiative : « Respect pour les musulmans qui ont protégé les églises pour Noël. Concorde et fraternité dans la République. »

    « Les musulmans qui ont protégé les églises », dit-il. C’est une autre première que l’histoire pourra retenir : la première fois qu’un ministre de l’Intérieur de la République française s’exprime officiellement en ministre de la dhimmitude.

    Dans les pays musulmans, quand on veut humilier les chrétiens, on les appelle « nazaréens », d’où le désormais célèbre noun. Quand on veut leur donner leur nom selon le droit musulman (comme le fait toujours l’imam d’al-Azhar, par exemple), on les appelle « ahl al dhimma », littéralement « les gens de la protection », ceux que l’on protège. Une protection analogue à celle de la mafia. C’est-à-dire que d’une part elle est arbitraire, pouvant cesser à tout moment, d’autre part elle n’est pas gratuite. Cette protection qu’assurent les musulmans contre des musulmans ne peut exister que moyennant une contrepartie, appelée jizya (strictement appliquée dans l’Etat islamique, de façon plus ou moins déguisée ailleurs).

    En bref, les musulmans qui ont fait mine de garder des églises, et dont on sait que ce sont, bien sûr, des salafistes et des proches des Frères musulmans, ne l’ont pas fait pour les beaux yeux des chrétiens, mais pour affirmer que la France est un pays islamique, et que si la jizya n’a pas été payée d’avance on saura présenter la facture, d’une façon ou d’une autre.

    En d’autres termes, c’est affirmer que la France est un pays islamique. Et dans ce contexte, le tweet de Cazeneuve en est une confirmation.

  • Nous y voilà

    Le ministre de l’Intérieur craint que les messes de Noël ne soient prises pour cibles par des terroristes. Il a donc envoyé des instructions précises aux préfets et aux directeurs de la police et de la gendarmerie pour que soient protégées les églises les 24 et 25 décembre.

    Comme au Caire ou à Bagdad…

  • Baisses d’impôts…

    Dans l’étude annuelle de l’OCDE, la France se classe toujours en deuxième position parmi les pays développés pour le niveau des prélèvements obligatoires en 2014, derrière le Danemark.

    Alors que le taux de prélèvements obligatoires est en moyenne de 34,4%, celui de la France est de 45,2%.

    Les charges sociales représentent près de 37% des prélèvements obligatoires, alors que la moyenne de l’OCDE se situe à 8%.

    La pression fiscale s’est reportée des entreprises vers les ménages depuis le début de la crise. La charge fiscale a fortement augmenté pour les particuliers depuis 2007, alors qu’elle a baissé pour les entreprises.

    Plus de précisions dans Les Echos.

  • On va leur donner notre mosquée…

    Le ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, annonce que l’Algérie a entamé les procédures « visant à faire de la Grande Mosquée de Paris une propriété de l'Etat algérien ».

    La Mosquée de Paris a été construite en hommage aux soldats musulmans morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale. C’est un monument français. Et un monument aux morts français. Il est scandaleux que l’Etat français le donne à l’Algérie.

    Selon Mohamed Aïssa, une loi française stipule qu'« un pays étranger qui finance une association de droit français peut, passés 15 ans, prétendre à la propriété de cette entité ». Or l’Algérie finance en effet les activités de la Grande Mosquée de Paris. (La fédération de la Grande Mosquée de Paris étant une composante importante du CFCM : l’islam de France…).

    Mais l’affaire fait tiquer au Maroc. Car c’est le sultan du Maroc qui en avait posé la première pierre et était revenu l’inaugurer au côté de Gaston Doumergue. Les Marocains considèrent donc que la Mosquée de Paris est marocaine…

    Addendum

    Dalil Boubakeur a démenti cette procédure, soulignant que toutes les activités de sa mosquée “s'inscrivent dans le cadre de la loi française” et que “son statut n'a actuellement subi aucune modification”. “Toutes spéculations ou informations contraires ne sont qu'une vue de l'esprit journalistique (sic !), et donc nulles et non avenues”, a-t-il affirmé.

  • C’est difficile…

    Donc, le terrorisme jihadiste n’a rien à voir avec l’islam. OK. Même si je n’arrive quand même pas à comprendre comment le « jihad », mot du Coran, n’a rien à voir avec l’islam.

    Le ministre de l’Intérieur, pour qui « ce n’est pas un délit de prôner le jihad », déclare qu’il a fermé trois mosquées où l’on prône le jihad. OK. Si on commençait à vérifier la cohérence des paroles et des actes des gouvernants, on n’en sortirait pas.

    Mais le problème se complique. Car il faut donc désormais comprendre que ces mosquées où l’on prêche l’islam n’ont rien à voir avec l’islam. Et même Bernard Cazeneuve parle d’une école coranique clandestine dans une de ces mosquées. Une école où l’on apprend le Coran qui n’a rien à voir avec l’islam.

    Là ça devient vraiment difficile.

    C’est comme ce mot de « radicalisation » et de « radicalisés ». Il semble qu’il ne s’agisse ni des radicaux de gauche ni des radicaux valoisiens, qui sont pourtant les radicalisés historiques, essentiellement des radicalisés du laïcisme. Qui sont donc les « radicalisés » que l’on recherche ? Car s’ils n’ont rien à voir avec l’islam, qu’est-ce qu’ils peuvent bien radicaliser ? On ne radicalise pas le rien, on ne peut radicaliser qu’une doctrine. Or ça n’a rien à voir avec l’islam, nous affirme-t-on. Quel mystère…