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Gouvernement

  • Leur Justice en marche

    Le Canard enchaîné a révélé hier une note interne du ministère de la Justice indiquant que celui-ci envisage de maintenir ou supprimer des postes de juges en fonction des résultats électoraux de La République en marche aux prochaines municipales : la chancellerie a sollicité une réunion avec un conseiller du Premier ministre et les experts des élections municipales du parti macronien pour connaître les villes potentielles « cibles électorales » et ainsi « différer les annonces » de la réforme de la carte judiciaire.

    La Belloubet a tranquillement assumé l’existence de cette note, et en justifie la teneur par le fait que toute réforme doit « faire l’objet d’une acceptabilité ».

    Les syndicats hurlent, mais la caravane clientéliste passe… Tant que la Commission européenne a ses yeux noirs fixés sur la Pologne et la Hongrie…

  • Le favori italien

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    Lundi, le Times of Malta a révélé que l’Italien Sandro Gozi, le conseiller Europe d’Edouard Philippe, est aussi consultant pour le gouvernement de Malte…

    Sandro Gozi, député italien depuis 2006, était secrétaire d’Etat dans les gouvernements Renzi et Gentiloni. En juin 2018 il s’est donc retrouvé au chômage, quoique devenu président de l’Union des fédéralistes européens. Il a immédiatement trouvé une place de consultant auprès du Premier ministre de Malte, Joseph Muscat (deuxième photo). Avec un juteux contrat de trois ans.

    Mais il était toujours bien en cour avec Emmanuel Macron, qu’il avait rencontré lorsque celui-ci était secrétaire général adjoint de l’Elysée, et, dit-on, ils ne se sont jamais perdus de vue… Aux européennes de 2019, Emmanuel Macron a donné une place sur sa liste à son ami italien. Il a été élu. Puis il a fait « chargé de mission » auprès du Premier ministre français celui que les Italiens jugent à juste titre un traître.

    Après l’affaire Sylvie Goulard, la révélation du Times of Malta fait tache. Car l’Italien Sandro Gozi était censé ne travailler que pour le gouvernement français.

    Mardi, le gouvernement de Malte a confirmé qu’en effet Sandro Gozi est « consultant auprès du cabinet du Premier ministre de Malte, dans un rôle similaire à celui qu’il a tenu et tient auprès de gouvernements et organisations européennes, qui est de conseil sur toutes les institutions et priorités européennes ».

    Depuis lors, Sandro Gozi bredouille qu’en fait il n’est plus consultant à Malte, qu’il a mis fin à son contrat en juillet dernier en accord avec le Premier ministre de Malte. Mais le gouvernement de Malte refuse de confirmer l’existence du courrier de Sandro Gozi… et de la réponse qui lui aurait été faite.

     

    Addendum

    Victime de "viles attaques", il démissionne...

    (Edouard Philippe lui avait demandé de fournir les preuves qu'il ne travaillait plus pour Malte.)

  • Chronique des cinglés

    Les négationnistes de la nature humaine paradent à l’Assemblée nationale.

    Agnes Buzyn, ministre de la Santé :

    [Le père,] « ça peut être une femme évidemment. Ça peut être une altérité qui est trouvée ailleurs dans la famille, des oncles, une grand-mère... »

    Nicole Belloubet, ministre de la Justice :

    « Nous ne dénions pas la maternité de la femme qui accouche, mais nous disons que l'accouchement n'est pas la cause de la filiation. Si nous faisions de l'accouchement la cause de la filiation, nous ferions une différence entre les deux mères. »

    Aurore Bergé, député :

    « Ni dans ce projet de loi, ni aujourd'hui, ni demain, nous n'empêcherons quelconques parents hétérosexuels de vouloir concevoir un enfant de manière charnelle. »

  • La fête du massacre

    Il paraît qu’aujourd’hui c’est la fête du massacre des bébés, dite « journée internationale pour le droit à l'avortement ».

    Donc, comme chaque année, le ministre préposé au massacre a annoncé des mesures destinées à tuer encore plus de bébés, afin qu’on puisse faire encore plus la fête.

    La préposée est la Buzyn (en polonais bouzign), ex-belle fille de Simone Veil, ça tombe bien.

    Pour corriger l’hétérogénéité entre les régions (le délai pour tuer le bébé varie de 3 à 11 jours), les avortements pourront désormais être pratiqués dans les « centres de santé ». Sic. La santé qui tue.

    Et « l'accès à l'IVG » figurera parmi les critères d'évaluation des hôpitaux dans les contrats d'objectifs les liant aux agences régionales de santé. Bref, si l’hôpital ne tue pas assez il sera déconsidéré et risquera de voir ses subventions baisser.

    Parmi les autres mesures, l'inscription « prioritaire » de l’avortement dans la formation continue des médecins et des sages-femmes…

    Non seulement le meurtre des bébés est un « droit fondamental », mais c’est une « priorité » de santé publique…

    Selon les derniers chiffres il y a aujourd’hui environ un avortement pour trois naissances.

  • Totalitaire

    C’est aujourd’hui la rentrée des classes. Et cette rentrée est historique. Elle marque un saut dans la dictature de l’école de Jules Ferry : elle devient totalitaire, avec l’obligation scolaire à partir de trois ans. Car cela est digne du nazisme ou du communisme, de toute idéologie qui considère qu’il faut enlever l’enfant à sa famille le plus tôt possible pour le formater à l’idéologie obligatoire : macronisme LGBT, culture de mort, immigrationnnisme, européisme.

    Sur le plan sociologique, on nous dira que ça ne change quasiment rien à la situation, puisque l’immense majorité des enfants de trois ans allaient déjà à l’école.

    Certes, nous sommes dans un monde où tant de jeunes femmes croient qu’elles sont libérées en faisant un travail d’esclave pour payer l’assistante maternelle au lieu d’être l’âme de leur foyer et la mère authentique de leurs enfants : plus tôt est l’école, et plus on économise pour acheter une nouvelle voiture pour aller au boulot.

    Mais rendre obligatoire l’école à trois ans, c’est du même coup INTERDIRE aux mères qui le souhaitent encore d’élever leurs enfants au foyer familial. C’est un acte dictatorial contre la famille, et contre l’enfant.

  • “Justice” politique

    Le tribunal correctionnel de Gap a condamné trois responsables de Génération identitaire à six mois de prison ferme, 2.000 euros d'amende et cinq ans de privation de droits civiques, civils et familiaux. Et l'association à 75.000 euros d’amende.

    Une condamnation aussi sévère ne peut que s’appuyer sur de graves motifs juridiques. On cherche donc quelles sont les lourdes infractions dont ces jeunes gens se sont rendus coupables.

    Eh bien… il n’y en a pas.

    Ils sont condamnés pour « activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique ». Sic.

    Il s’agit de leur spectaculaire opération au col de l’Echelle, le 21 avril 2018, pour alerter sur ce point de passage de l’immigration clandestine. Il va de soi pour tout le monde qu’il s’agissait d’une opération symbolique, d’ailleurs remarquablement organisée, qui en aucun cas et en aucune manière n’était de nature à créer une quelconque confusion avec une opération de police.

    Du reste, le procureur de Gap, quelques jours plus tard, avait classé l’affaire, ne relevant « aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque ».

    Comment le procureur a-t-il changé d’avis au point de requérir les très lourdes peines que le très docile tribunal a avalisées ?

    C’est que le ministère de la Justice avait envoyé aux parquets, quelques jours plus tard, une circulaire rappelant à tous les procureurs l’existence d’infractions « visant les comportements hostiles à la circulation des migrants ». Sic.

    Donc le procureur a fait un virage à 180 degrés, bredouillant que l'infraction commise n'était pas simple à qualifier mais que finalement il s’agissait d’« activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique ».

    Ce qui est un exemple frappant de l’indépendance de la justice, comme ils disent.

    Et aussi un exemple frappant d’injustice flagrante.

    Génération identitaire fait évidemment appel de ce jugement digne d’Ubu roi.

  • Incompétence ou mensonge ?

    Ce matin sur France Inter, on demande à Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, à propos de la polémique avec le Brésil :

    - Yannick Jadot dit que suspendre ou ne pas signer l’accord est une chose, mais qu’il faut aller beaucoup plus loin, par exemple avec un embargo sur le soja transgénique brésilien (…) Etes-vous favorable à un embargo de ce type-là ?

    Réponse d’Elisabeth Borne :

    - Je pense qu’on mélange différents sujets. Les OGM ne sont pas autorisés en Europe, ils ne le sont pas aujourd’hui, ils ne le seront pas demain.

    Or sur le site du ministère de l’Agriculture on lit ceci :

    Une centaine d'OGM et/ou leurs produits dérivés sont autorisés pour l'importation et l'utilisation en alimentation humaine et animale. Ces autorisations concernent le maïs, le soja, le colza, le coton et la betterave sucrière. Elles ne permettent pas la mise en culture des OGM correspondants.

    La question portait bien, non sur la culture, mais sur l’importation d’OGM. En l’occurrence du soja transgénique brésilien, dont nous sommes le huitième importateur mondial.

  • Homard m'a tuer

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    Il a démissionné. La roche tarpéienne est toujours proche du Capitole, même pour les virtuoses du retournement de veste et les arrivistes les plus dénués de scrupules. A qui le tour ?

  • Ecotaxe ?

    Le ministre des transports Élisabeth Borne a annoncé hier la mise en place d’une « écotaxe » sur les billets d’avion.

    Bon, on comprend que l’on a inventé une taxe de plus. Mais en quoi est-elle « écologique » ?

    On prétend qu’elle servira à financer des infrastructures pour des transports plus écologiques.

    Mais c’est évidemment une blague. Ou plutôt une escroquerie.

    Car on ne peut pas créer une taxe pour une dépense spécifique. Cela s’appelle la règle de non-affectation, et c’est un des grands principes budgétaires. Que Macron n’a pas abolie, malgré l’avalanche des taxes pour ceci et pour cela.