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Culture de mort

  • 11 Etats contre Obama

    Le procureur général du Texas Ken Paxton a annoncé hier que 11 Etats engageaient une action en justice contre le gouvernement des Etats-Unis pour que soit condamnée la directive des ministères de la Justice et de l’Education stipulant, sur ordre d’Obama, que dans les établissements scolaires et universitaires l'accès aux toilettes et aux vestiaires doit se faire selon le sexe auquel un élève s'identifie, et non selon son sexe de naissance, sous peine de suppression des subventions fédérales.

    Ces 11 Etats sont l'Alabama, l'Arizona, la Géorgie, la Louisiane, le Maine, l'Oklahoma, le Tennessee, le Texas, l'Utah, la Virginie occidentale et le Wisconsin.

    Ils accusent les autorités fédérales de vouloir « transformer les lieux d'enseignement en des laboratoires d’expérimentation sociale massive, en bafouant le processus démocratique et au plus complet mépris des mesures de bon sens protégeant les enfants et le droit fondamental à la vie privée ».

    Les commentaires montrent que cette action s’inscrit aussi dans le cadre des revendications d’autonomie des Etats face à un pouvoir fédéral de plus en plus envahissant et contesté.

    Plusieurs procureurs soulignent que les lois sont votées par le Congrès, et non dictées par le président.

    Le procureur général de Virginie occidentale précise que « les mesures concernant l’enseignement doivent être décidées par chaque Etat, les éducateurs et les parents, et non imposées par diktat présidentiel ».

    Pour le procureur général du Tennessee, c’est un nouvel exemple de la méthode d’Obama de légiférer par décrets : « Notre cabinet est invariablement opposé à ces efforts visant à retirer les droits des Etats et exclure les représentants de la population de la prise de décision, ou au minimum d’avoir une période permettant de donner des avis et des commentaires conformément à la loi sur les procédures administratives ».

    Peu après la conférence de presse, le gouverneur de l’Idaho Butch Otter a annoncé que ses juristes allaient rédiger un mémoire de soutien aux 11 Etats (un « amicus brief » : argumentation en faveur du plaignant déposée devant le tribunal par quelqu’un qui n’est pas partie à la procédure).

    « Nous sommes encouragés, dit Tony Perkins, le président du Family Research Council, par le nombre de dirigeants d’Etats qui se lèvent contre la redéfinition unilatérale de la loi fédérale par le gouvernement Obama. Il est temps maintenant pour les républicains du Congrès, qui ont l’autorité constitutionnelle à égalité avec le gouvernement, d’appuyer ces dirigeants et de ramener sous contrôle la Maison Blanche impérialiste… »

  • Première croate

    Plusieurs milliers de personnes (7.000 selon la police) ont participé à la première Marche pour la Vie organisée en Croatie. On notait la participation de la femme du Premier ministre Tihomir Oreskovic.

    Une contre-manifestation a réuni 300 personnes.

    On constate que si d’un côté on voulait promouvoir « le droit à la vie », de l’autre on défendait « le droit de choisir »… de tuer son enfant.

    La loi sur l’avortement en Croatie est toujours la loi yougoslave : l’avortement est libre jusqu’à la dixième semaine. Le nombre d’avortements, qui avait connu un pic pendant la guerre avec la Serbie au moment de l’indépendance, a chuté de façon spectaculaire, quasiment divisé par 10 (de 40.000 à 4.000 par an) grâce à l’action efficace de l’Eglise et des associations pro-vie. Quelque 70% des médecins font jouer l’objection de conscience.

  • En Alabama

    Le gouverneur de l’Alabama Robert Bentley (qui est un médecin pro-vie) a signé le 12 mai une loi (votée par le Sénat de l’Etat par 30 voix contre 2) qui interdit l’avortement par démembrement (en arrachant les membres du fœtus), officiellement appelé « par dilatation et évacuation »... C’est le cinquième Etat à adopter une telle loi. Mais les fanatiques de la culture de mort jugent que c’est contraire à l’arrêt Roe contre Wade qui a légalisé l’avortement sans limites…

    Le gouverneur a également signé une autre loi interdisant tout avortoir à moins de 600 mètres d’une école ou d’un collège, ce qui vise notamment le « Women’s Center for Reproductive Alternatives » (si je comprends bien l’avortement est une alternative à la reproduction…), responsable de plus d’un millier d’avortements par an à Huntsville, et qui se trouve juste en face d’une école.

    En raison des lois à répétition qui limitent la possibilité de tuer les bébés (et bien qu’elles soient systématiquement contestées devant la justice), il ne reste plus que 5 avortoirs sur les 12 que comptait l’Etat en 2001. Le nombre d’avortements a baissé de 21% depuis 2010, avec un taux d’avortement de 12% des grossesses contre 18% de moyenne nationale.

  • Persévérance…

    Le sénat de l’Oklahoma a adopté hier par 33 voix contre 12 un projet de loi déjà adopté par les députés, définissant l’avortement comme un « crime » et le rendant donc illégal (sauf si la grossesse met la mère en danger de mort), et interdisant aux médecins coupables d’un avortement de pouvoir renouveler leur permis d’exercer la médecine dans l’Etat.

    On ne sait pas encore ce que va faire le gouverneur, Mary Fallin, qui est pro-vie, mais confrontée à un texte qui est manifestement « anticonstitutionnel », puisque la liberté d’avortement est garantie par un arrêt de la Cour suprême.

    Même si Mary Fallin signe la loi, il est évident qu’elle sera annulée, et sans aller jusqu’au niveau fédéral. Mais les législateurs pro-vie de l’Oklahoma montrent qu’ils ne lâchent rien et qu’ils continuent le combat et même qu’ils l’amplifient.

    Une nouvelle loi vient d’être votée par les députés et va passer au Sénat : elle demande au ministère de la Santé de l’Etat de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire de l’Oklahoma un Etat sans avortement…

    Il y avait jusqu’ici dans cet Etat pas moins de 8 lois pro-vie qui font l’objet de contestations judiciaires.

  • Malédiction

    Les Etats-Unis et l’Union européenne, via leurs ambassadeurs à l’ONU, dénoncent la décision des Nations unies d’empêcher des ONG de « défense des droits LGBTI » de prendre part à une conférence sur le sida, du 8 au 10 juin, sous la pression de certains États membres. L’ambassadrice américaine Samantha Power demande que ces groupes puissent participer, et l’ambassadeur de l’UE Joao Vale de Almeida demande que les noms des pays qui ont obtenu en douce la modification de la liste initiale soient publiés.

    Samantha Power ajoute :

    « Étant donné que les personnes transgenres ont 49 fois plus de probabilité de vivre avec le VIH que la population en général, leur exclusion d’une réunion à haut niveau ne fera qu’entraver les progrès mondiaux pour combattre l’épidémie de VIH/sida et l’objectif d’une génération exempte du sida. »

    Il me semble que pour conjurer cette mystérieuse malédiction il y aurait une autre solution : inciter les « LGBTI » à abandonner une sexualité contre nature, empêcher leurs lobbies de faire leur propagande, au lieu de les y encourager et de les subventionner, et arrêter de faire croire que ces lobbies sont des associations contre le sida alors que leur action a pour conséquence la propagation de la maladie.

  • La folie du genre au sommet

    Les ministères américains de la Justice et de l’Education ont publié une directive stipulant que dans les établissements scolaires et universitaires l'accès aux toilettes et aux vestiaires doit se faire selon le sexe auquel un élève s'identifie, et non selon son sexe de naissance.

    Ainsi le gouvernement de Barack Obama prend-il officiellement parti contre la loi de Caroline du Nord qui interdisait ce délire idéologique (et graveleux), et les Etats qui ont suivi celui-là, comme le Mississipi, ou qui sont en voie de le faire.

    Alors que l’Etat de Caroline du Nord est visé par des actions judiciaires soutenues par le ministre de la Justice au nom de la lutte contre les discriminations, la directive avertit les autorités locales de l'enseignement public qu'elles risquent de perdre leurs subventions fédérales si elles ne se conforment pas au diktat de l’idéologie du genre.

  • Merci François

    Les députés italiens ont voté la confiance au gouvernement de Matteo Renzi sur la loi instituant une union civile pour les homosexuels.

    Le texte, déjà adopté par le Sénat en février, sera définitivement adopté dans la soirée.

    On se souvient que François, interrogé sur le sujet six jours avant le vote du Sénat, avait déclaré : « Je ne sais pas quelle est la situation au Parlement italien. Le Pape ne se mêle pas de la politique italienne. »

    (C’était peu après son commentaire sur Donald Trump : « S’il dit ces choses, cet homme n’est pas chrétien ». Le Pape se mêle seulement de la politique américaine, quand il s’agit de défendre l’immigration clandestine.)

    Et, deux fois de suite, en recevant très médiatiquement Frigide Barjot, puis les "Poissons roses", il avait laissé dire qu'il était favorable à l'union civile.

    N.B. Bien sûr, le texte aurait été adopté même si François l'avait condamné, mais peut-être pas avec une majorité aussi écrasante de 369 voix contre 193, si indigne d'un pays catholique.

  • L’Irlande de Charybde en Scylla

    A la suite des élections législatives en Irlande, qui n’ont pas donné de majorité claire, le Premier ministre Enda Kenny a finalement été reconduit à son poste.

    Et il a nommé un nouveau gouvernement. L’un des ministres ne passe pas inaperçu. Il s’agit de Katherine Zappone. Une Américaine de 62 ans, « théologienne féministe », lesbienne militante, qui s’est « mariée » en 2003 au Canada avec sa « partenaire » de 35 ans, une ancienne religieuse. Katherine Zappone était en pointe dans la campagne pour le référendum sur la dénaturation du mariage. Elle est aujourd’hui ministre… des Enfants et de la Jeunesse. Sic.

    D’autre part, Enda Kenny a décidé qu’il allait confier à une « assemblée citoyenne » le soin de rédiger un projet de loi sur l’avortement, c’est-à-dire libéralisant le meurtre des enfants.

  • Quand RCF fait la promotion de l’euthanasie

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    Jean-Luc Roméro, militant multicartes de la culture de mort et particulièrement de l’euthanasie, était l’invité de RCF Tours le 29 avril, dans l’émission d’actualités « Ce soir on improvise », pour parler de la conférence qu’il allait tenir dans la région au nom de l’ADMD, et faire la publicité pour son livre de propagande euthanasique.

    En fin d’émission, l’équipe de la radio a fièrement posé avec Roméro et son livre.

    L’affaire ayant, tout de même, fait scandale, le podcast de l’émission a été supprimé sur le site national de RCF.

    Mais sur la page Facebook de l’émission on a le droit à trois photos de Jean-Luc Roméro : il est l’« invité littéraire de la semaine pour son livre Ma mort m’appartient », il y a la « photo de groupe avec Jean-Luc Roméro », et surtout il y a… la même photo avec l’annonce que l’émission est en vidéo sur Dailymotion…

    Xavier Cuvier, le responsable irresponsable de l’émission, est donc un militant de la culture de mort. Qui va évidemment continuer à officier sur RCF Touraine…

  • Vers la fin de l’objection de conscience

    Si on ne reconnaît plus la conscience, il ne peut plus y avoir d’objection de conscience. Or si l’on pose en principe qu’aucune loi morale ne saurait primer les lois que votent les députés (comme Jacques Chirac l’avait déjà proclamé en 1995 contre Jean-Paul II), c’est la loi civile qui s’impose, de façon totalitaire, et l’on ne peut pas invoquer une conscience qui serait en désaccord avec la loi civile, puisque cette conscience obéirait à une loi morale à laquelle la loi civile dénie toute autorité, ou plutôt toute existence.

    Pendant un temps, la vieille tradition chrétienne de nos pays a fait qu’on a malgré tout gardé, plus ou moins, une possibilité d’objection de conscience, face à la culture de mort. Mais on voit bien que cette possibilité est de plus en plus battue en brèche, et le temps vient où elle n’existera plus. Le Léviathan aura gagné. Celui de Hobbes auquel on fait précisément appel.

    C’est au Canada. Alors que le Parlement va voter la légalisation de l’euthanasie, des médecins en appellent à l’objection de conscience, et d’autres médecins veulent interdire l’objection de conscience. Au nom de l’éthique. Mais oui.

    Ainsi le Pr Udo Schuklenk, l’un des bioéthiciens les plus influents du Canada, rédacteur en chef adjoint du Journal d’Ethique médicale, et le Pr Riccardo Smalling, l’un de ses collègues à l’université de la Reine dans l’Ontario, affirment dans un article que « forcer les patients à vivre selon les valeurs des objecteurs de conscience constitue une violation inacceptable des droits des patients ».

    Ils argumentent que les professionnels de santé ont passé un contrat avec la société. En contrepartie d'un monopole lucratif sur la fourniture d'un service essentiel, les patients ont le droit d'exiger qu'ils fournissent les services socialement acceptables et conformes à la loi. En refusant leurs services, ils abusent de leur pouvoir. Les auteurs citent le bioéthicien américain R. Alta Charo, qui dit : « Revendiquer un droit absolu à l'autonomie personnelle tout en gardant le contrôle monopolistique d’un bien public constitue un abus de confiance du public – pire encore si ce n’est pas, en fait, un acte personnel de conscience, mais plutôt une tentative de conquête culturelle. » (Sic.)

    L’objection de conscience est arbitraire car elle se fonde sur des prémisses indémontrables. « Aujourd’hui elle vise l’avortement et l’aide à la mort, demain ce pourra être l’utilisation des outils de la médecine personnalisée ou tout autre chose. »

    Si un médecin se sent mal à l’aise avec les lois, il doit démissionner. Ce qui importe, c’est ce que la société a déclaré légal, pas les insondables diktats de la conscience individuelle.

    Et ils citent Hobbes : « La loi est la conscience publique par laquelle [un citoyen] a déjà entrepris d'être guidé. »

    Si la loi change, les consciences doivent donc changer aussi pour être au diapason de la conscience publique qui s’exprime dans les lois. Sinon, ce serait l'anarchie. Et ces vertueux bioéthiciens sont pour l’ordre. Celui des cimetières, des corps et des âmes.

    (BioEdge, via Gènéthique)

  • Palliatifs ?

    Comme cela avait été annoncé, c’est bien Véronique Fournier qui a été nommée officiellement, le 15 avril, présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, créé au début de l’année.

    Véronique Fournier est connue comme militante de l’euthanasie.

  • Enfin viré

    Le directeur du bureau de presse de l’épiscopat américain, Tony Spence, qui était en poste depuis 2004, a été limogé à cause de ses messages sur twitter qui dénoncent en permanence les lois votées dans les Etats pour garantir la liberté d’expression (et de commerce, et de service) de ceux qui refusent de reconnaître le « mariage » homosexuel. Selon Tony Spence ce sont des lois « discriminatoires » et « stupides ». Il a également dénoncé une loi interdisant aux hommes soi-disant transgenre d’aller dans les toilettes des femmes, et défendu le « droit » des homosexuels à l’adoption.

    Dès 2007, Mgr Burke, alors archevêque de Saint-Louis, avait protesté contre la présentation par le bureau de presse du film « La boussole d’or » comme étant « entièrement en harmonie avec la doctrine catholique » alors que le livre dont le film est tiré est férocement anticatholique.

    En 2009, Mgr Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, déclarait que les évêques devaient revoir ce service et lui donner une nouvelle direction.

    Il aura fallu attendre 2016, et les provocations devenues permanentes de Tony Spence, pour qu’il soit enfin viré.

  • L’échec de la PMA

    Alors que tout ce qui concerne la procréation médicalement assistée, quand il s’agit de culture de mort et de propagande homosexuelle, fait l’objet d’une publicité obsessionnelle, c’est dans la plus intime discrétion que l’Agence de Biomédecine publie ses statistiques sur le sujet, avec un grand retard, et en espérant que personne ne les verra.

    Ainsi viennent de paraître les statistiques de 2013. On apprend que dans les « centres d’AMP » il y a eu cette année-là 58.035 ponctions d’ovocytes. Que 8,7 ovocytes sont obtenus par ponction, et 4,5 embryons en sont issus. De là, 1,7 embryon en moyenne est transféré. Au final, le « taux d’accouchement issus d’embryons frais » est de 19,7%, et le « taux d’accouchement issus d’embryons congelés » de 14,4%.

    Quant aux « laboratoires d’insémination », ils ont réalisés 50.324 inséminations artificielles en 2013, et le taux d’accouchement moyen est de 10,6%.

    Ce qui fait un taux d’échec respectif de 80,3%, 85,6%, 89,4%... A partir des embryons transplantés. Sans évoquer les embryons « éliminés » qui sont près de trois fois plus nombreux.

    En dehors même du massacre permanent que cela représente, Gènéthique pose la question : comment les autorités sanitaires peuvent-elles admettre une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes ?

  • En Norvège

    Le synode de l’« Eglise de Norvège » (qui n’est plus Eglise d’Etat depuis 2012) a décidé par 88 voix sur 115 de permettre le « mariage religieux » des homosexuels et de créer une liturgie ad hoc.

    La Norvège rejoint ainsi le Danemark et la Suède (où « l’évêque » de Stockholm est une femme « mariée » à une femme « prêtre »…).

    Ces « Eglises » sont devenues des coquilles vides, dont les rites n’ont qu’une signification sociale. On y croit ce qu’on veut, et le plus souvent on n’y croit plus en rien d’autre qu’au politiquement correct.

  • Saine réaction

    La légalisation sur tout le territoire des Etats-Unis du soi-disant mariage homosexuel continue de faire des vagues dans les Etats où l’on n’a jamais accepté cela et où on est décidé à ne jamais l’accepter.

    Ainsi les parlementaires du Mississippi viennent-ils de voter une loi qui ne passe pas inaperçue, intitulée « Protéger la liberté de conscience de la loi de discrimination du gouvernement ».

    La loi déclare d’emblée :

    Les croyances religieuses ou convictions morales protégées par la présente loi sont la croyance ou la conviction que

    A – le mariage est ou doit être reconnu comme l’union d’un homme et d’une femme.

    B – Les relations sexuelles sont réservées à un tel mariage.

    C – Les mots “homme” et “femme” se réfèrent au sexe biologique immuable d’un individu objectivement déterminé par l’anatomie et la génétique au moment de la naissance.

    Les articles suivants détaillent tout ce qui ne peut pas être puni (ce qui est dépénalisé) dans l’Etat du Mississippi nonobstant la législation fédérale : le fait de célébrer ou de ne pas célébrer tel ou tel mariage et de procurer ou de ne pas procurer tel ou tel service. Et puisqu’il s’agit d’exceptions à la législation fédérale, tout est précisé : il s’agit de la fourniture de fleurs, de pâtisseries, de vêtements, de photographies, de poèmes, de DJ, de limousines (et j’en passe, dont la location de salles évidemment), de logements, de services psychologiques ou sexologiques ou reproductifs, d’adoption…

    Naturellement les officiers d’état civil ne seront pas poursuivis s’ils refusent de délivrer les fameuses licences de mariage, mais il est précisé aussi que l’Etat ne prendra aucune mesure discriminatoire envers des agents qui usent de leur liberté de conscience, de parole et d’expression pour dire ce qu’ils pensent de ce qui est condamnable selon leurs croyances…

    Le texte est désormais sur le bureau du gouverneur, le républicain Phil Bryant, qui a seulement déclaré qu’il allait l’examiner comme il le fait avec tous les textes qui sont soumis à sa ratification.

    D’autres Etats sont en train de mettre en place de semblables législations. Le premier a été semble-t-il l’Indiana, il y a un an.

    Mais en Géorgie, le gouverneur Nathan Deal vient d’opposer son veto à une loi pourtant très limitée qui permettait uniquement aux ministres des cultes de ne pas célébrer de soi-disant mariages homosexuels et aux organisations religieuses de ne pas être obligées d’embaucher des homosexuels.

  • Et maintenant ?

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    L’association pro-vie belge Jongeren Info Life menait une campagne d’affiches dans les bus et les tramways d’Anvers. On y voyait une jeune femme, avec ces mots : « Je suis enceinte. Et maintenant ? » L’affiche donnait le numéro de téléphone et l’adresse internet de l’association.

    Suite à diverses plaintes, les affiches ont été retirées…

    Parce que Jongeren Info Life est accusée de désinformer la population en mettant trop l’accent sur les séquelles de l’avortement au lieu d’insister sur le soulagement des femmes après leur avortement. Sic.

  • Canada : l’avortement pour tous

    J’apprends qu’il y avait encore au Canada une toute petite portion du territoire, l’Ile-du-Prince-Edouard, qui échappait à l’autorisation de l’avortement sans limite. Dans cette micro-province de 140.000 habitants l’avortement était toujours interdit.

    Le gouvernement de l’île vient de décider de réviser la loi, décrétée anticonstitutionnelle par les instances fédérales. Un premier centre médical offrant des services publics d'IVG devrait donc ouvrir sur l'île d'ici la fin de l'année, a annoncé le Premier ministre de la province, Wade MacLauchlan.

    Le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a salué la décision du gouvernement de l'île : « Le droit des femmes de choisir est un droit fondamental dans notre pays. » De choisir quoi ? De tuer leur enfant. Pourquoi ne le dit-il pas ?

  • Scientifique

    L’autorité sanitaire américaine, la FDA, a « assoupli » ses recommandations concernant la pilule abortive.

    La dose recommandée de mifépristone est désormais de 200 mg, contre 600 mg auparavant. En conséquence, les effets secondaires ne justifient plus les visites médicales obligatoires…

    De plus le délai légal pour l’avortement médicamenteux est allongé de sept à dix semaines de grossesse.

    Le RU 486 a été autorisé en 2000 aux Etats Unis. Depuis, la notice n’avait pas été modifiée, mais n’était pas respectée par les médecins qui suivaient « les consensus scientifiques ». La FDA a déclaré que sa décision était fondée uniquement sur des arguments scientifiques.

    Parce que c’est un « argument scientifique » qui permet de donner trois semaines de plus pour tuer son bébé…

  • Objection de conscience au diagnostic prénatal

    Un médecin espagnol a déposé le 11 mars « une requête visant à faire reconnaître la violation de sa liberté de conscience » à la Cour européenne des droits de l’homme. La CEDH va donc se prononcer pour la première fois sur « l’objection de conscience au diagnostic prénatal à but eugénique ».

    Ce médecin a « toujours refusé de participer à des avortements pour motif de conscience ». Cependant en 2008, « son chef de service l’a obligé à assurer quotidiennement la consultation de diagnostic prénatal ». Or ce diagnostic « constitue la première étape dans le processus qui conduit, si une maladie ou une malformation sont dépistées, à un avortement en raison du patrimoine génétique ou de l’état de santé de l’enfant ». Ce lien « entre le dépistage et l’avortement est établi à la fois dans loi et dans la pratique : 90% des fœtus atteints détectés étant avortés ».

    Le médecin requérant « a demandé à la justice espagnole de faire reconnaître son droit à l’objection de conscience, sans succès ». Il a déposé sa requête à la CEDH avec le soutien du Centre européen pour le Droit et la Justice de Gregor Puppinck.

    (ECLJ, via Gènéthique)

  • De nouvelles salopes

    Quelque 130 médecins et biologistes, emmenés par René Frydman, revendiquent avoir aidé des paires homosexuels à avoir des enfants en toute illégalité, et réclament notamment l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

    Réaction de Jacques Testard :

    Les revendications exprimées largement dans ce manifeste reposent sur l'argument du « ça se fait ailleurs », qui est une dénégation des règles édictées ici, sans envisager que la précaution minoritaire puisse avoir un sens, pédagogique ou anthropologique.

    Le suivisme des demandes exprimées par les patients potentiels - demandes évidemment suggérées par des propositions médicales ici ou à l'étranger - montre la ruine de toute réflexion éthique. Chacune des quatre exigences formulées reflète ce manque à penser autrement qu'en se conformant à une course en avant.

  • Au Chili

    Les députés du Chili ont approuvé hier un projet de loi autorisant l’avortement en cas de viol, de malformation du fœtus et de risque pour la santé de la mère.

    Le processus avait été lancé il y a 14 mois par le gouvernement de Michelle Bachelet, qui s’était assuré le vote d’un certain nombre de députés chrétiens démocrates…

    « C’est un jour historique. Nous voyons la volonté politique de permettre aux femmes de prendre leurs propres décisions », s’est félicité Karol Cariola, député du parti communiste membre de la coalition gouvernementale.

  • L’avortement au Dakota du Sud

    Le gouverneur du Dakota du Sud, Dennis Daugaard, a signé hier une loi qui interdit l’avortement après la vingtième semaine. Cet Etat devient le 13e à prendre cette mesure. (Le motif est toujours identique : pour déroger au droit à l’avortement sans limite, on met en avant qu’il est désormais prouvé que le fœtus peut souffrir à partir de vingt semaines, qu’il est donc humain et doit être protégé.)

    Pour le Dr Fred Deutsch, président de l’association Droit à la Vie de l’Etat, « cette loi marque le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire du Dakota du Sud pour protéger l’enfant à naître ». Sans doute, mais il y a encore du boulot…

    Cette loi est la quatrième loi « pro-vie » adoptée par les parlementaires du Dakota au cours de la même session. Celle sur l’avortement a été adoptée à une majorité qui permettait éventuellement au gouverneur de mettre son veto, les trois autres ont été adoptées à une écrasante majorité :

    - Les femmes doivent être informées que leur avortement chimique peut être arrêté si c’est pris à temps.

    - Le ministère de la Santé doit rendre publics les rapports d’inspection des avortoirs.

    - La vente de tissus fœtaux est désormais un crime. (C’est une des nombreuses lois similaires déjà votées ou en passe de l’être, à travers les Etats-Unis, suite aux vidéos qui ont montré le trafic de tissus fœtaux, voire de fœtus entiers, auquel se livre le Planning familial. On remarquera qu'il est loisible de tuer les foetus - jusqu'à vingt semaines - mais que c'est un crime d'en vendre des morceaux...)

  • Des lois contre l’avortement

    Des lois restreignant les possibilités d’avortement ont été définitivement votées mercredi dans deux Etats américains : la Floride et l’Indiana.

    La loi votée en Floride supprime les subventions de l’Etat au Planning familial (200.000$ par an) pour les transférer à de vrais centres de santé. Et elle impose aux avorteurs les mêmes contraintes qui figurent dans la loi texane aujourd’hui pendante devant la Cour suprême et la loi de Louisiane que vient de suspendre la Cour suprême : les avorteurs doivent avoir un « privilège d’admission » dans un hôpital de l’Etat (ce qui est difficile à obtenir, surtout pour un médecin qui tue) et les avortoirs doivent observer les normes de sécurité les plus strictes des centres de chirurgie ambulatoire, avec de fréquentes inspections. Le texte est désormais sur le bureau du gouverneur, le républicain Rick Scott. Celui-ci a refusé de dire s’il la signerait. Un porte-parole a fait savoir qu’il l’examinerait…

    Dans l’Indiana, les législateurs ont adopté une loi plutôt bizarre qui interdit de demander un avortement pour la raison que le fœtus a un handicap (y compris la trisomie). A priori on se dit que c’est bien, mais comme l’avortement est libre jusqu’à vingt semaines cela veut dire que seuls les fœtus sains peuvent être tués… En pratique, une femme ne pourra demander un avortement que si elle peut prouver (?) que son « seul motif » n’est pas le sexe du fœtus, sa race ou son handicap… Suite aux vidéos sur le Planning familial, la loi comporte d’autre part des dispositions interdisant tout transfert de tissu fœtal et exigeant l’incinération. Le gouverneur, le républicain Mike Pence, « en tant que ferme soutien des droits des enfants à naître, considérera avec attention toute loi arrivant sur son bureau qui défend le caractère sacré de la vie », a déclaré un porte-parole.

  • Commission LGBT

    Pour la première fois, la Commission européenne va participer officiellement à une gay pride : celle d’Amsterdam, qui se caractérise par un défilé de bateaux aux couleurs homosexuelles. Il y aura donc un bateau financé par l’exécutif européen et portant fièrement le drapeau de l’UE…

  • Vincent Lambert

    Le juge de tutelle a nommé Rachel Lambert tuteur de Vincent Lambert. Rachel est la femme de Vincent, elle veut le faire mourir, et c’est elle qui est nommée pour le représenter à l’hôpital…

    Le procureur avait pourtant demandé que le tuteur soit une personne extérieure à la famille.

    Les parents de Vincent Lambert font appel de cette décision.

  • La Cour suprême et l’avortement

    Après les lois du Texas visant à restreindre l’avortement, la Cour suprême des Etats-Unis a examiné vendredi une loi de Louisiane, et a décidé de la suspendre. Seul le juge Clarence Thomas a manifesté son opposition.

    La loi en question oblige les médecins avorteurs à disposer d’un droit d’admission de leurs patientes dans un hôpital local. Ce qui conduirait dit-on à la fermeture de tous les avortoirs de l’Etat sauf un. La loi est suspendue jusqu’à ce que la Cour ait pris sa décision sur les lois texanes. (Une des lois du Texas est très proche de celle de Louisiane et a été suspendue en juin dernier. La Cour a suspendu la loi de Louisiane de façon « cohérente » avec cette décision-là.)

    Le procureur général de Louisiane Jeff Landry a déclaré qu’il était « en désaccord avec la décision non motivée de la Cour » et qu’il continuerait « à défendre les lois pro-vie et pro-femmes ».

    Les partisans de l’avortement crient victoire comme s’ils avaient déjà obtenu l’abolition de ces lois.

  • Pourquoi je devais avorter, dit la dame "prêtre"

    Pour son audition de l’autre jour concernant l’avortement au Texas, la Cour suprême des Etats-Unis avait retenu dix témoignages écrits de femmes expliquant pourquoi « un accès satisfaisant à l’avortement est essentiel pour que les femmes puissent participer à égalité dans la société ».

    Parmi ces témoignages, celui d’Anne Fowler, la « révérende Anne Fowler », particulièrement gratiné. En bref, si elle n’avait pas pu avorter, elle n’aurait pas pu devenir « prêtre épiscopalienne » et cela aurait été une grande perte pour l’humanité (notamment pour le Planning familial dont elle est aumônière pour faciliter l’avortement des femmes qui viennent la voir…).

    Voici une traduction de ce texte hallucinant (via LifeSite).

    Si la Révérende Anne Fowler n’avait pas eu accès à l’avortement quand elle devint accidentellement enceinte après être entrée à l’école de théologie, elle n’aurait jamais pu avoir son diplôme, ni devenir curé de paroisse, ni aider un nombre énorme de personnes avec qui elle a été en contact. Incapable de poursuivre sa vocation ou d’être la mère qu’elle voulait être pour la fille qu’elle avait déjà, elle aurait été brisée.

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  • L’avortement à la Cour suprême

    La Cour suprême des Etats-Unis s’est penchée hier sur les lois du Texas votées en 2013 qui, de fait, restreignent l’accès à l’avortement. Je pensais que l’affaire allait être rondement menée pour condamner le Texas au nom de l’arrêt Roe contre Wade qui interdit toute entrave à l’avortement avant viabilité du foetus (et le permet encore après), de même que la Cour a récemment imposé le « mariage » homosexuel à tous les Etats. D’autant que le juge le plus pro-vie, Antonin Scalia, vient de mourir, et qu’il n’y a donc que huit juges : quatre « libéraux », dont trois femmes acharnées à défendre le « droit à l’avortement », trois conservateurs pro-vie, et le « centriste » Anthony Kennedy dont on ne sait de quel côté il penchera. Les trois juges femmes se sont montrées très agressives dans l’audition des représentants du Texas. Le juge Samuel Alito, et dans une moindre mesure le juge en chef John Roberts, se sont attachés à faire admettre par les opposants texans que les lois votées en 2013 ne sont pas seules responsables de la fermeture des avortoirs, et surtout que la diminution du nombre des avortoirs ne fait pas peser une « charge excessive » sur les femmes texanes qui veulent avorter, puisque c’était littéralement l’objet du débat.

    Tout repose – ce qui est quand même ahurissant – sur ce que décidera Anthony Kennedy (qui est juge à la Cour suprême depuis 1988 et vote le plus souvent – mais pas toujours - avec les pro-vie). S’il décide qu’il est nécessaire de retourner au Texas pour obtenir davantage d’informations, l’affaire peut durer jusqu’à l’année prochaine. S’il décide de mêler sa voix aux libéraux, la Cour suprême pourrait condamner le Texas en juin prochain – et empêcher du même coup tout Etat de voter des lois similaires.

  • Euthanasie suisse

    L’association Exit Suisse alémanique a rendu publics ses chiffres pour l’année 2015 : les demandes d’aides au suicide « ont explosé » : 782 « cas » en 2015, soit « 30% de plus qu’en 2014 ». Exit Suisse romande devrait publier ses chiffres en avril, mais déjà « la tendance semble identique ».

    Le Code pénal suisse a été modifié en 2001 pour autoriser « l’assistance au suicide », « à condition que celle-ci ne soit pas motivée par un mobile égoïste ». Sic. Depuis, « le nombre de patients qui y ont recours ne cesse d’augmenter ».

  • L’avortement en chute libre aux Etats-Unis

    Bloomberg Business publie un article qui fait le point sur le secteur de l’avortement (en anglais « industry »…) aux Etats-Unis. Il en résulte que les avortoirs ne cessent de fermer, et à un rythme de plus en plus rapide. Depuis 2011, au moins 162 avortoirs ont fermé, dont 45 à cause de lois pro-vie des Etats, et seulement 21 ont ouvert (dont 15 du Planning familial).

    Sans surprise, c’est au Texas que la chute est la plus importante : au moins 30 avortoirs ont fermé, suite à la nouvelle loi qui impose des conditions drastiques (loi qui va sans doute être invalidée par la Cour suprême). Les deux Etats suivants sont l’Iowa (14 fermetures) et le Michigan (13 cliniques fermées sur… 14). Même en Californie, où une loi récente définit l’avortement comme un « soin de santé fondamental », une douzaine d’avortoirs ont fermé. Bref c’est devenu « l’entreprise la plus difficile à faire fonctionner » aux Etats-Unis.

    Selon Bloomberg Business, le processus devrait continuer au cours des prochaines années. Bref, n’investissez pas dans l’avortement. Même si les affaires s’en mêlent…

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