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Culture de mort

  • En Irlande

    Le Sénat irlandais a adopté hier le projet de loi sur l’avortement par 27 voix contre 5. Il ne manque plus que la signature du président.

    Pendant le débat, le ministre de la « Santé » Simon Harris a rejeté les 63 amendements proposés. Après le vote il a déclaré :

    « C’est un moment véritablement historique. Cela ouvre la voie à la mise en place du service de fin de grossesse en janvier 2019. »

  • Dans l’Ohio

    L’Assemblée générale de l’Ohio (députés et sénateurs) a envoyé hier au gouverneur John Kasich, pour signature, deux lois restreignant l’avortement.

    L’une, votée par 62 députés contre 27 et 18 sénateurs contre 3, interdit l’avortement par « dilatation et évacuation » (c’est-à-dire par démembrement du fœtus).

    L’autre, votée par 53 députés contre 32 et 18 sénateurs contre 13, interdit l’avortement à partir du moment où l’on entend le battement de cœur du fœtus.

    Ce second texte avait déjà été voté en 2016, et rejeté par le gouverneur. Cette fois il a été amendé : il ne spécifie plus que le battement de cœur soit entendu par échographie endovaginale (qui peut le détecter dès 6 semaines).

    Si le gouverneur oppose son veto, les parlementaires organiseront une session extraordinaire après Noël pour voter les textes à nouveau, et les présenter à la signature de Mike DeWine, le gouverneur élu, qui doit prendre ses fonctions le 14 janvier prochain. Mike DeWine, ancien sénateur de l’Ohio et actuel procureur de l’Etat, est un militant pro-vie.

  • L’avortement en Angleterre

    Lu sur Génèthique :

    Près de 200 000 avortements ont été pratiqués en Angleterre et au Pays de Galles en 2017, selon le ministère de la santé. Un taux à son plus haut niveau depuis 10 ans, et en augmentation de 4% par rapport à 2016.

    Parmi ces 197 533 avortements, 98% ont été financés par le NHS : le Service national de « santé »…

    En parallèle le nombre de naissances a diminué de 2,5%, un chiffre au plus bas depuis 2006.

    Philippa Taylor, de l’organisation Christian Medical Fellowship regroupant plus de 4000 médecins britanniques, a déclaré : « Ces chiffres sont alarmants. Près de 200.000 avortements par an, cela signifie que près d’une grossesse sur cinq au Royaume Uni se termine par un avortement ».

  • Couac

    La Louisiane et le Texas avaient décidé d’exclure le « Planning familial » du système d’assurance santé Medicaid. Ils ont perdu leur procès contre le Planning familial et ont voulu saisir la Cour suprême. Il fallait que quatre des neuf juges de la Cour donnent leur feu vert pour que l’affaire soit examinée. Il n’y en a eu que trois : Clarence Thomas, Neil Gorsuch et Samuel Alito. Brett Kavanaugh, le dernier juge nommé par Donald Trump, et confirmé par le Sénat au milieu d’une énorme bronca de la culture de mort, ne s’est pas prononcé…

  • Les yeux des fœtus et les souris humanisées…

    Lu sur Gènéthique :

    Une ordonnance gouvernementale américaine a suspendu tous les achats de tissus fœtaux à des fins de recherche. Une décision prise en septembre dernier, sans annonce publique. Plusieurs laboratoires, dans l’impossibilité d’acheter leur matière première, ont dû suspendre leurs recherches en cours. Cette semaine, le HHS, Ministère de la Santé et des Services Sociaux, a réduit la durée d’un contrat de recherche qu’il avait avec l’Université de Californie parce que celui-ci impliquait des tissus fœtaux humains, exigeant la suspension de tout achat de tissu fœtal humain jusqu’à ce qu’une enquête soit effectuée sur la protection applicable aux fœtus humains.

    Les deux laboratoires principalement concernés sont le National Eye Institute, qui utilise les rétines fœtales pour ses expérimentations oculaires, et l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses (NIAID), dans le Montana, qui exploite les fœtus avortés pour créer des séries de « souris humanisées » au système immunitaire proche des humains, pour la recherche de médicaments nouveaux, pour des maladies comme le Sida.

    Aux USA, les chercheurs ne peuvent pas acheter eux-mêmes de tissus fœtaux humains, c’est le laboratoire Advanced Bioscience Resources (ABR), basé à Alameda, en Californie, qui fournit tous les chercheurs du pays en fœtus avortés. En septembre, la FDA a rompu un contrat d’achats à ABR pour des tissus fœtaux humains qui leur auraient servi à tester des médicaments. Ces fœtus humains sont utilisés « pour passer des découvertes en laboratoire aux études cliniques ».

    Les chercheurs qui ne travaillent pas pour le NIH vont aussi être impactés par l’interdiction d’achat de fœtus humains. Ils sont nombreux à en utiliser. «Tout ce que je fais implique des souris humanisées. Cela ferait fermer mon laboratoire si nous nous trouvions dans l’impossibilité d’utiliser des tissus fœtaux », explique par exemple Jerome Zack, un virologue de Los Angeles qui achète des fœtus humains depuis 25 ans pour travailler sur des souris humanisées.

  • Au Chili

    La Cour constitutionnelle du Chili a rejeté, le 6 décembre, un amendement à la loi sur l’avortement, qui interdisait le droit à l’objection de conscience dans les cliniques sous contrat avec l’Etat.

    Des sénateurs avaient saisi la Cour au motif que cet amendement constituait une violation de la liberté d’association et de conscience.

    La Cour leur a donné raison.

    (L’an dernier, le parlement chilien a voté un texte qui légalise l’avortement lorsque la vie de la mère est en danger, si le fœtus n’est pas viable, et en cas de viol.)

  • Avantage collatéral

    Grâce aux perturbations des gilets jaunes, les promesses de dons au Téléthon ont baissé. Elles s’élèvent toutefois encore à près de 70 millions d’euros. Et il n’y a absolument plus personne pour dénoncer cette quête annuelle de la culture de mort.

  • En Irlande

    Le projet de loi sur l’avortement a été adopté à l’Assemblée par 90 voix contre 15 et 12 abstentions. C’est dire à quel point l’Irlande catholique n’est plus qu’un souvenir…

    L’avortement sera autorisé jusqu’à 12 semaines. Au-delà il y aura l’avortement dit thérapeutique, en cas de risque pour la mère ou d’atteinte grave à sa santé, ou en cas d’anomalie fœtale mortelle. Il y a un droit à l’objection de conscience, mais le médecin qui ne voudra pas participer à un avortement devra fournir tous les renseignements, et l’adresse d’un confrère, pour que la femme puisse avorter… donc il y participera. Ce que les évêques condamnent, tout de même : « La société irlandaise doit respecter le droit à l’objection de conscience de tous les personnels de santé et pharmaciens. Ils ne peuvent pas être obligés de participer à un avortement ou d’adresser les patientes [humm… la grossesse n’est pas une maladie…] à d’autres pour un avortement. »

    Ils ajoutent : « Chacun de nous a droit à la vie. Cela ne nous est pas donné par la Constitution irlandaise, ni par aucune loi. Nous l’avons de plein droit, que nous soyons riches ou pauvres, en bonne santé ou malades. Tous les êtres humains l'ont. Ôter la vie humaine de façon directe et intentionnelle, à quelque stade qu’elle soit, est gravement répréhensible et ne peut jamais être justifié. »

    Le texte doit maintenant passer rapidement au Sénat afin qu’il puisse entrer en application le mois prochain. Le Sénat le votera-t-il pour Noël ?

  • Massacre halal

    Lu sur Gènéthique :

    En Iran, les naissances de bébés porteurs de trisomie ont quasiment disparu. Selon Mahmoud Tavallaei, directeur de la société iranienne de génétique d’Iran, « au cours des dernières années, un seul bébé est né porteur de trisomie 21 sur 700 à 1000 naissances en Iran ». Ce sont les tests de diagnostic prénatal, de plus en plus répandus et performants, qui conduisent doucement à l’éradication de cette population.

    Sauf que ce ne sont pas les tests qui font disparaître les trisomiques comme par enchantement coranique…

  • Le statut de l’embryon

    Le 3 mars dernier à Cleveland aux Etats-Unis, une défaillance de congélateur a provoqué la perte de plus de 4.000 embryons et ovocytes. Cet accident a donné lieu à de nombreux procès contre l’hôpital, généralement pour « perte de biens et coûts médicaux ».

     Mais un couple, Wendy et Rick Penniman, a décidé de poursuivre l’hôpital pour « mort injustifiée ». Leur objectif est de faire « établir que les embryons doivent être traités comme des personnes morales et que la vie d’une personne commence à la conception ».

    Les avocats de l’hôpital ont fait valoir que le couple a signé un formulaire indiquant que les embryons sont leur propriété, et que la légisaltion de l’Ohio ne reconnaît pas l’embryon comme une entité humaine distincte pourvue de droits.

    Le juge a donc décidé que le couple pouvait porter plainte pour demander de dommages suite à la perte de biens, mais ne pouvait pas invoquer la vie humaine de l’embryon : « Les parents peuvent croire que les embryons qu’ils ont créés sont déjà des personnes, mais cela est affaire de foi ou de croyance personnelle, pas de science ni de droit. »

    Wendy et Rick Penniman font appel devant la justice fédérale. Ils n’ont aucune chance de gagner (ce serait une condamnation de la liberté de l’avortement), mais il sera toujours intéressant de voir les motifs du rejet. Et de toute façon cela fait avancer le débat.

    Toute personne de bonne foi ne peut que remarquer qu’un banc a été installé dans un cimetière en mémoire des embryons tués, que des fleurs sont déposées, et que des cérémonies y sont organisées… Ce qu’on n’a jamais vu pour la perte de 4.000 hamburgers congelés.

    On pourra rappeler d’autre part que ces drames n’arriveraient pas si on respectait la doctrine catholique qui interdit la procréation artificiellement assistée.