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Culture de mort

  • Les pourrisseurs

    On ne doit plus dire « propagande homosexuelle », et l’on ne doit surtout pas dénoncer l’immonde propagande homosexuelle envers les adolescents, car cela s’appelle (aussi) « promotion de la diversité et du vivre ensemble ».

    La « diversité », c’est deux hommes qui « vivent ensemble », ou deux femmes qui « vivent ensemble », et qui ont des enfants, puisque désormais deux hommes peuvent avoir des enfants, et deux femmes aussi, et ces enfants à qui on ment effrontément en leur disant qu’ils ont « deux papas » ou « deux mamans » grandissent dans des « familles » harmonieuses qu’il faut citer en exemple.

    C’est pourquoi un « documentaire » intitulé Gayby Baby (officiellement déconseillé aux moins de 15 ans), qui raconte la vie épanouie de quatre enfants grandissant dans des « foyers » homosexuels, devait être projeté demain 28 août dans les lycées de Nouvelles-Galles du Sud, en Australie. Cela allait se faire aussi tranquillement que… discrètement. Mais un quotidien a titré sur l’événement, ce qui a fait réagir le ministre de l’Education de cet Etat (le plus peuplé du pays), qui a interdit qu’on passe le film pendant les heures de cours.

    Il a été soutenu par son Premier ministre Mike Baird, qui « soutient totalement le message de tolérance du film » mais considère que les heures de cours doivent servir à étudier le programme…

    Le Premier ministre de l’Etat de Victoria a violemment dénoncé cette position. Daniel Andrews, qui s’est toujours défini comme « catholique pratiquant », considère que la décision de ses collègues est « une cruelle ânerie » et qu’il en est « malade », et il a décidé d’emmener sa famille voir le film.

    On apprend au détour d’un article que le film devait être projeté dans les lycées le 28 août parce que c’est la journée « Habillez-vous de violet » (Wear it purple), qui est la journée de « fierté » des « étudiants LBTGIQ » (sic).

    Voici l’affiche du film. Il est évidemment interdit d’y voir une quelconque connotation « pédophile »…

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    Vive Poutine.

  • L’OMS avortueuse

    L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a publié un guide dans lequel elle « se plaint de la grave pénurie de services d’avortements qualifiés, spécialement dans les pays en voie de développement ». Pour y faire face, elle propose :

    — de rendre « plus flexibles les normes médicales, pour permettre aux travailleurs sanitaires de niveau inférieur de pratiquer des avortements ».

    — de « limiter la possibilité [pour les professionnels de santé] de manifester leur objection de conscience ».

    L’OMS envisage donc que du « personnel non médical pratique des avortements durant le premier trimestre, par méthode chirurgicale ou médicamenteuse », et « promeut l’avortement induit par les propres mères » (sic, si ce sont des mères il s’agit donc bien de tuer leurs enfants), afin de « rendre autonomes les femmes » et d’« optimiser les ressources disponibles du personnel sanitaire et de répartir les tâches ».

    Par ailleurs, en réponse aux objections morales, religieuses, ou au malaise exprimé face aux « avortements sélectifs en fonction du sexe », et aux « avortements tardifs », l’OMS déclare : « L’objection de conscience, là où elle est permise, doit être régulée. »

  • Pas de Gay Pride à Venise

    Le nouveau maire de Venise, Luigi Brugnaro, qui est pourtant étiqueté seulement « centre droit », a déclaré qu’il n’y aurait pas de Gay Pride dans la ville pendant son mandat : « Pas de Gay Pride dans ma Venise », dit-il à la Repubblica. « C'est une bouffonnerie, le summum du kitsch. Qu'ils aillent la faire à Milan ou plutôt sous vos fenêtres ! » répond-il à la journaliste.

    Luigi Brugnaro, qui a mis fin, le 15 juin, à 30 ans de domination de la gauche à Venise, a déjà défrayé la chronique en ordonnant le retrait des bibliothèques scolaires de tous les livres évoquant l’« homoparentalité ».

  • La 7e vidéo

    Sur la 7e vidéo dénonçant les trafics de tissus de fœtus avortés par le Planning familial américain, on voit notamment le témoignage d’une jeune femme que sa collègue était venue chercher pour « voir quelque chose d’assez cool ». Il s’agissait d’un fœtus « entièrement développé ». La collègue tape sur le cœur, qui se met à battre, et elle dit : « C’est vraiment un bon fœtus, on dirait que nous allons récupérer beaucoup de choses dessus. » Puis elle lui demande de récupérer le cerveau de l’enfant à l’aide de ciseaux, à travers son visage…

    Depuis la première vidéo, on découvre au fil des reportages des gens, généralement des jeunes femmes, qui paraissent normales, et qui pourtant n’ont manifestement plus aucune conscience humaine. La culture de mort aboutit à une euthanasie de la conscience. C’est ce qui est pour moi le plus terrifiant dans ces vidéos.

  • L’évêque qui passe les bornes de l’ignoble

    Mgr Blase Cupich, qui a été nommé archevêque de Chicago directement par François sans consultation des évêques américains ni de la Congrégation pour les évêques, est connu pour ses positions « progressistes » et a déjà défrayé la chronique, notamment quand il a expliqué qu’il ne critiquerait pas la décision de la Cour suprême imposant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis, parce qu’il « respecte les exigences politiques d’égalité ».

    Mais cette fois il est allé beaucoup plus loin, franchissant allègrement, ou plutôt sinistrement, les bornes de l’ignoble.

    Interrogé sur les vidéos prouvant que le Planning familial vend des tissus et des organes de fœtus avortés, et même des fœtus de 20 semaines « intacts », il a répondu :

    « Si le commerce de restes d’enfants sans défense est particulièrement répugnant, nous ne devons pas être moins consternés par l’indifférence envers les milliers de personnes qui meurent chaque jour par manque de soins médicaux convenables, ceux à qui un système d’immigration détraqué et le racisme refusent des droits, ceux qui souffrent de la faim, du chômage et du besoin, ceux qui payent le prix de la violence dans des banlieues saturées d’armes, ou ceux qui sont exécutés par l’Etat au nom de la justice. »

    Vous avez bien lu. Tous ces problèmes disparates sont mis sur le même plan, y compris des faits qui résultent de l’application normale de la loi, et nous devons être au moins aussi « consternés » (appalled, ce qui peut presque se traduire par atterrés, choqués, horrifiés) par le chômage, le sort des clandestins, l’exécution des tueurs en série, que par « le commerce de restes d’enfants sans défense »…

    On vient d’apprendre que Mgr Cupich, qui n’avait été élu par ses pairs que comme « remplaçant » pour le prochain synode, en sera membre à part entière. Décision de François, pour qu’il y ait quand même un évêque américain qui ne défende pas la doctrine traditionnelle du mariage.

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    De gauche à droite, le Révérend Dale Cockrum, superintendant du district méthodiste de Spokane, “Mgr” James Waggoner, “évêque” épiscopalien de Spokane, Mgr Blase Cupich, alors évêque formellement catholique de Spokane, la Révérende Sheryl Kinder-Pyle, presbyter exécutive (sic) des presbytériens de Spokane, à l’issue d’une « liturgie » (?) du vendredi saint… en la “cathédrale” épiscopalienne Saint-Jean.

  • Ce 21 juin au Vatican

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    Le 21 juin dernier avait lieu au Vatican une conférence organisée par l’Académie pontificale des sciences, sur le thème « Esclavage moderne et changement climatique ». Comme je ne comprenais même pas l’intitulé, je n’en ai pas parlé. Mais voici que LifeSiteNews publie un texte d’Elisabeth Yore, juriste internationale luttant contre les trafics d’enfants, qui me semble mériter d’être lu. Elisabeth Yore constate que tous les maires et gouverneurs invités au Vatican étaient des hommes de gauche, militants de l’avortement et des « droits » LGBT. Il semble que ce ne soit pas seulement les Américains. Nous en avons nous-mêmes un exemple avec Anne Hidalgo, qui ne tarit pas d’éloges sur François et son encyclique depuis qu’elle est revenue de Rome. Sur la première photo ci-dessus, on voir Manuela Carmena lors de la conférence. Manuela Carmena, maire de Madrid, c’est “Podemos” : l’extrême gauche, et on sait ce qu’est l’extrême gauche espagnole. Sur la deuxième photo, on voit un carton « Karin Wanngård » : c’est le maire de Stockholm, elle est une militante du « parti social-démocrate suédois des travailleurs ». En réalité ce n’est pas elle qui se trouve derrière le carton, mais Valeria Mazza, qu’on voit aussi sur la première photo. Ici on touche au ridicule absolu. Valeria Mazza était à la droite du chancelier de l’Académie pontificale. A quel titre ? Aucun. Sur son carton est indiqué « maîtresse des cérémonies ». Valeria Mazza n’a d’autre titre de gloire que d’avoir été la plus connue des top-models d’Argentine (et d’avoir défrayé la chronique judiciaire avec son mari l’homme d’affaires Alejandro Gravier pour des soupçons de deux millions de dollars d’impôts impayés et un faux bail destiné à masquer une évasion fiscale). Valeria Mazza a été invitée personnellement par François pour faire la potiche de luxe lors de la conférence… C’est assurément infiniment moins grave que, par exemple, la convocation de la journaliste altermondialiste Naomi Klein (encensée par la Ligue communiste révolutionnaire) pour présenter l’encyclique au Vatican. Mais c’est significatif du n’importe quoi ambiant, qui n’a plus qu’un rapport très lointain avec la foi catholique.

    Voici une traduction de l’article d’Elisabeth Yore, d’abord paru le 21 juin dans Pewsitter, et reproduit le 29 juillet sur LifeSiteNews. (Le titre et diverses expressions, dont la première phrase, font référence à Alice au pays des merveilles, autrement dit au type même du « nonsense », au monde absurde qu'est devenu le Vatican.)

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  • La 5e vidéo

    LifeSiteNews a diffusé hier la 5e vidéo produite par le Center for Medical Progress, apportant une nouvelle preuve que le « Planning familial » américain, non content de se livrer à une phénoménale boucherie avorteuse, vend des morceaux de fœtus.

    Cette nouvelle vidéo (qu’on peut voir chez Jeanne Smits, avec ses explications) montre qu’on peut même commander un fœtus intact de 20 semaines, afin de pouvoir décider ensuite quelle partie on prélèvera.

    Cela se fait dans le cadre de la diversification des revenus du Planning familial.

    Dans cette nouvelle vidéo les faux acheteurs potentiels de fœtus avortés obtiennent de voir dans quel état sont les organes d’un fœtus qui vient d’être arraché au sein de sa mère. Celui-là, qui est « un jumeau » (on suppose que la mère ne voulait qu’un enfant…) est loin d’être « intact ». Mais on reconnaît très bien les bras arrachés, les jambes coupées, les poumons…

    Et la responsable du Planning familial détaille les organes et parle de tout cela avec le plus complet détachement comme s’il s’agissait d’un champ de pommes de terre.

    Suite aux premières vidéos, une proposition de loi a été présentée au Sénat lundi dernier pour que soient supprimés les fonds publics fédéraux (500 millions de dollars par an) au Planning familial. La motion a été votée par une majorité de sénateurs (53 contre 46), mais il paraît qu’il fallait une majorité de 60 sénateurs… De toute façon Barack Obama avait fait savoir qu’il opposerait son veto.

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    Les vidéos ont également fait réagir un député européen, de ceux qui sont les plus engagés pour la défense de la vie, à savoir les chrétiens démocrates slovaques. Après avoir vu la première vidéo, Miroslav Mikolášik - honneur à lui - est intervenu auprès de la Commission européenne, soulignant que le Planning familial reçoit également de l’argent de l’Union européenne : « La vidéo est devenue virale avec presque 2 millions de vues en trois jours. Le Planning familial est, dans le monde, le plus gros prestataire en matière d’avortement. C’est aussi le bénéficiaire principal des fonds européens pour l’aide au développement. Comme le rapport de l’European Dignity Watch l’a révélé en 2012, ces fonds sont largement utilisés hors de l’Europe, notamment dans des pays où l’avortement est illégal. » Le député slovaque a déposé deux questions écrites auprès de la Commission : « Est-ce que la Commission est au courant de ces pratiques et des preuves vidéos publiées par le Centre for Medical Progress, qui montrent l’implication directe des centres du Planning familial dans le trafic de parties du corps humain ? Est-ce que la Commission va condamner ces pratiques et suspendre toutes les aides directes et indirectes aux centres du Planning familial, à ses projets et ses programmes, jusqu’à ce que les autorités américaines aient réalisé une enquête complète sur cette affaire ? »

  • Pas si têtu

    Le tribunal de commerce de Paris a prononcé ce jeudi la liquidation judiciaire de Têtu, « le seul mensuel gay français ».

    En 2013, Pierre Bergé en avait eu marre, apparemment, de dépenser des dizaines de millions d’euros pour un « journal » de propagande homosexuelle qui n’a évidemment jamais trouvé assez de lecteurs pour vivre. Il l’avait donc « revendu » (pour 1€ et les dettes) à Jean-Jacques Augier, le… trésorier de la campagne présidentielle de François Hollande. Lequel jette l’éponge à son tour. Il n’avait peut-être pas les gros moyens de Pierre Bergé, malgré ses affaires dans les îles Caïmans.

    A noter : la marque Têtu devrait elle être mise aux enchères à la rentrée. « On espère que ça tombera dans des mains bienveillantes », souhaite le directeur de la rédaction.

    Ce serait bien qu’une association de la culture de vie reprenne cette marque. Après tout, les adversaires du « mariage » homosexuels ont montré qu’ils pouvaient être têtus, non ? Et manifestement davantage que des militants homosexuels incapables de faire vivre leur organe de propagande.

  • Grosse surprise

    Contrairement à ce qui était annoncé, le Dr Daniela Simon, qui militait pour l’arrêt des « traitements » à Vincent Lambert depuis 2013, a décidé, dit le CHU de Reims, de« suspendre la procédure collégiale placée sous sa responsabilité ».

    Aurait-elle tout à coup retrouvé le serment d’Hippocrate ? Mais non. Elle estime que « les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de cette procédure, tant pour Vincent Lambert que pour l’équipe soignante, ne sont pas réunies ». Elle s’en remet donc au ministère de la Santé…

    On remarquera cette atroce précision sur les « conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite »… du meurtre de Vincent Lambert, pour son bien…

    On est bien aise que ces conditions ne soient donc subitement plus remplies.

    En fait, le Dr Simon joue désormais les victimes. Faut oser… Les conditions de sérénité et de sécurité ne sont plus réunies parce que son service est menacé par des méchants, et Vincent Lambert doit lui-même être protégé (sic), car il est menacé « d’enlèvement ». Mais oui. Alors le Dr Simon a saisi le procureur de la République pour que soit désigné un représentant légal de Vincent Lambert afin que celui-ci bénéficie d’une « protection », et le service du CHU aussi…

    Comme quoi la mobilisation paye. Et le comité de soutien à Vincent Lambert a bien travaillé.

    Addendum

    Lamentable déclaration de Mgr Ponce-Pilate au nom des évêques de France:

    La Conférence des évêques de France a pris connaissance de la décision du Docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale concernant M. Vincent Lambert, et en prend acte.

    Cette décision manifeste l’extrême complexité de la situation et son caractère infiniment douloureux.

    La Conférence des évêques de France invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion.

    Les évêques encouragent les chrétiens à faire monter vers Dieu leur prière pour M. Vincent Lambert, sa famille, ainsi que pour ceux à qui il appartiendra de prendre des décisions.

    Mgr Olivier Ribadeau Dumas

    Secrétaire Général et Porte-parole de la Conférence des évêques de France

    Addendum 2

    Dans le roboratif communiqué des avocats de Vincent Lambert, qui est à lire intégralement ici:

    Le CHU renonce à la procédure collégiale et demande au Procureur qu’un tuteur soit nommé. Or le seul pouvoir concret du tuteur sera de décider du transfert de Vincent LAMBERT comme nous le réclamons depuis 2 ans.

  • La Pologne in vitro, c’est fait

    Le président polonais Bronislaw Komorowski a annoncé ce matin qu’il avait signé la loi sur la fécondation in vitro.

    Trois semaines avant l’entrée en fonction de son successeur Andrzej Duda, opposé, comme catholique cohérent avec sa foi, à cette loi dénoncée par les évêques.

  • Le mariage en Finlande

    En Finlande, la loi sur le « mariage » homosexuel a été votée l’an dernier, mais elle n’est pas encore entrée en vigueur. Depuis lors, l’Association pour le vrai mariage a collecté des signatures pour contester la loi. Et elle en a obtenu plus de 50.000, le seuil de 10% des électeurs inscrits, ce qui oblige le Parlement à réexaminer la question.

    Or, depuis le vote de la loi, le Parlement a été renouvelé, et il a désormais une majorité de droite, avec notamment les Vrais Finlandais…

  • Des évêques qui s’engagent

    autrement que pour les « migrants » et le « climat », cela vaut d’être salué :

    Dans quelques jours, une décision médicale risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert.

    Il n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.

    Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme « Tu ne tueras pas » ou « Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui ». Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble. Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate.

    C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable. Nous voudrions exprimer à tous ses membres notre compassion, en respectant leur souffrance.

    A l’issue des travaux menés sur la situation de Vincent Lambert par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte. Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de « conscience de l’Europe » qu’elle s’était donné en 2010.

    En union avec beaucoup d’autres, croyants ou non, nous lançons un appel aux autorités politiques, juridiques et médicales. Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société.

    Si sa mort doit survenir, nous prierons pour que tous puissent accueillir cet événement dans l’espérance. Mais aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?

    Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise
    Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers
    Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
    Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy
    Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne
    Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne
    Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon
    Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence
    Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars

  • Pour Vincent

    Suite aux entretiens de mercredi au CHU de Reims, les avocats des parents de Vincent Lambert, Jean Paillot et Jérôme Triomphe, annoncent qu’ils portent plainte auprès de l’Ordre des médecins contre le Dr Daniela Simon, et qu’ils vont déposer une plainte criminelle et délictuelle de 35 pages pour délaissement et tentative d’assassinat sur personne vulnérable, violence sur personne vulnérable, non-assistance à personne en danger, séquestration et atteinte arbitraire à la liberté individuelle, faux et usage de faux et faux témoignage, violation du secret médical.

    Il faut lire le communiqué des deux avocats, qui est une pièce importante dans l’affaire Vincent Lambert.

  • In vitro et très vite

    Le 10 juillet, le Sénat polonais a approuvé la nouvelle loi sur la fécondation in vitro, votée par la Diète le 25 juin.

    La Pologne était l’un des derniers pays d’Europe sans loi pour encadrer cette pratique, elle est aujourd’hui dotée d’une des lois les plus libérales en la matière.

    Les sénateurs n’ont apporté aucune modification à la version votée par les députés.

    La loi est donc prête à être signée par le président libéral Bronislaw Komorowski, avant que le président élu Andrzej Duda, hostile à cette loi, entre en fonction le 6 août…

  • Atroce

    La barbarie, aux Etats-Unis, va encore plus loin que je pouvais le croire. Life Site vient de diffuser une vidéo où l’on voit une directrice du Planning familial discuter tranquillement de la façon dont on doit découper les fœtus dans le ventre de leurs mères pour pouvoir avoir des morceaux en bon état afin qu’ils soient vendables. Le morceau se vend entre 30 et 100$. C’est le foie qui est le plus demandé, bien que « beaucoup veuillent des cœurs intacts en ce moment ». Elle reçoit des demandes pour des poumons, et aussi pour des « extrémités inférieures », et elle ne sait pas trop pourquoi, sans doute « pour les tissus musculaires ».

    Le seul problème est qu’il faut le faire de façon à qu’on ne dise pas « la clinique vend des tissus et se fait de l’argent avec cela ».

    Elle pratique elle-même des avortements à Los Angeles jusqu’à la 24e semaine. Elle explique qu’elle tient une petite réunion chaque matin pour déterminer quelles parties du corps sont demandées (les clients remplissent un formulaire) et quelles sont les « patientes » qui ce jour-là auront des bébés sur lesquels on pourra faire les prélèvements. Ainsi les avorteurs pourront adapter leurs gestes de façon à ne pas endommager les organes à vendre ce jour-là. « Pour cette raison, la plupart des fournisseurs – sic – se font guider par échographie, afin de déterminer où ils vont mettre les forceps. Ils se disent : “Je ne vais pas écraser cette partie, je vais écraser en dessous, et au-dessus, et je vais voir si je peux avoir ça intact.” Certains changent la façon dont le fœtus se présente, de sorte qu’il ne vienne pas par la tête, parce que vous ne pouvez pas obtenir la dilatation suffisante. Si vous le faites à partir de la présentation par le siège, par les jambes, alors vous pouvez finir par avoir le crâne intact. »

    La loi fédérale américaine interdit l’avortement par démembrement depuis George Bush, et la vente d’organes. Mais, dit Deborah Nucatola, « les lois sont sujettes à interprétation. Si je vous dis d’emblée que je n’ai pas l’intention de faire cela, ce qui arrive après n’a pas d’importance. »

    Il faut regarder cette vidéo, car on y voit Deborah Nucatola raconter cela comme elle raconterait ses vacances, sans l’ombre d’une hésitation, sans la moindre pudeur, entre une fourchetée de salade et une gorgée de vin… Il me semble que n’importe qui de normal ne peut que se demander comment c’est possible. Comment l’être humain peut en arriver à ce degré d’inconscience dans le mal.

    J’aimerais que ce soit un canular. Mais ce n’est pas le genre de Life Site.

  • La propagande homo de Radio Vatikan

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    Le 2 juillet dernier, la branche allemande de Radio Vatican (« La voix du Pape et de l’Eglise universelle ») a publié une photographie de lesbiennes en train de s’embrasser, pour illustrer un article expliquant que l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité est « en mouvement », comme on l’a vu notamment au dernier synode et dans le document de travail pour le prochain : il y a une évolution « significative, même si l’Eglise souligne qu’il demeure une différence entre le partenariat homosexuel et le mariage ». Sic.

    Ce texte est la recension d’un article publié dans la revue Die Furche (Le sillon, sic) par le Prof Dr Martin M. Lintner, religieux de l’Ordre des Servites de Marie, « théologien moraliste », président de l’Association européenne de théologie catholique. Eh oui. C’est lui, là :

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    En raison des protestations, la photo a été retirée… puis a été remise… puis a été définitivement retirée.

    Déjà, il y a un an, Radio Vatikan avait publié la photo de deux homosexuels. C’était un peu moins provoquant, quoique explicite, dans l’ombre du drapeau du lobby. C’était pour illustrer un article appuyant la position de Mgr Ackerman, évêque de Trêves, affirmant qu’on ne doit pas tenter de « guérir » les homosexuels, d’autant qu’on ne peut pas dire que l’homosexualité ne soit pas naturelle.

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    Radio Vatikan exprime non pas la voix de l’Eglise mais celle du (très gros) noyau dirigeant hétérodoxe de la conférence épiscopale allemande. Son directeur est le jésuite Bernd Hagenkord (à droite) :

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  • Clause de conscience

    La Cour constitutionnelle a décidé que les pharmaciens peuvent avoir une conscience.

    Mais c’est en Espagne.

    Un pharmacien de Séville avait été condamné en 2008 à 3 000€ d’amende pour avoir refusé de délivrer des pilules du lendemain et des préservatifs. Or la Cour reconnaît que les pharmaciens ne sont pas légalement tenus de vendre un produit qui va à l’encontre de leurs convictions. Surtout quand ils sont inscrits sur la liste officielle des objecteurs de conscience, ce qui était le cas…

    Le plus important est peut-être que cette décision reconnaît que la pilule du lendemain pose un problème de conscience du fait de son « potentiel caractère abortif ».

  • Dernières nouvelles du génocide

    Selon les chiffres de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques, il y a eu 229.000 avortements en France en 2013, davantage qu’en 2012 (219.100).

    Ce chiffre ne prend pas en compte, naturellement, les innombrables avortements par les abortifs pudiquement et diaboliquement appelés « pilule du lendemain » et « pilule du surlendemain » :

    « Les femmes ont davantage recours a la contraception d’urgence : depuis 2005, plus d’1 million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année ».

    Et comme nous le savons depuis toujours, le grand nombre d’avortements n’a rien à voir avec un manque de contraception :

    « Le nombre des IVG, y compris chez les plus jeunes, ne s’explique pas principalement  par un défaut de couverture contraceptive ».

  • L’euthanasie en Colombie

    Pour la première fois dans l’histoire de la Colombie et même de l’Amérique latine, un Colombien s’est prévalu d’une jurisprudence autorisant le suicide assisté dans son pays pour obtenir l’euthanasie.

    Son histoire a été fortement médiatisée, un fait qui laisse prévoir de nouvelles pressions pour généraliser ce « droit » à la mort choisie dans un pays naguère catholique.

    A lire chez Jeanne Smits.

  • Mgr Cupich et “l’égalité des droits”

    Le nouvel archevêque de Chicago, Mgr Blase Cupich (dont on sait qu’il a été nommé directement par François sans consultation des évêques américains ni de la congrégation romaine pour les évêques), n’a rien à redire à la décision de la Cour suprême imposant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis. Parce qu’il « respecte les exigences politiques d’égalité ».

    Excellent commentaire de Rorate Caeli, traduit par Benoît et moi.

  • La Cour suprême de la culture de mort

    La Cour suprême des Etats-Unis, par cinq voix contre quatre, a « suspendu » hier la loi du Texas qui restreint fortement les avortements.

    Cette loi avait été évidemment contestée en justice, au cours d’un long périple qui était allé… jusqu’à la Cour suprême. En novembre 2013, le juge Antonin Scalia de la Cour suprême avait rejeté la demande de surseoir à l’application de la loi, suite à l’arrêt de la cour d’appel qui annulait le jugement invalidant une bonne partie de la loi…

    La loi était revenue devant une cour d’appel, qui avait décidé que si l’objectif réel de la loi n’était pas en effet la « sécurité », mais de rendre plus difficile l’accès à l’avortement, cela n’était pas anticonstitutionnel.

    Mais ce n’était pas fini. Les avortoirs du Texas ont à leur tour saisi la Cour suprême, et celle-ci vient donc de décider de suspendre la loi, permettant ainsi aux avortoirs qui ne respectent pas la loi de continuer à tuer… jusqu’à ce qu’elle prenne la fameuse décision qu’elle doit prendre sur l’avortement en 2016, et qui n’ira certainement pas dans le bon sens…

  • La pourriture doit aller de l’avant

    Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, participant à un gala LGBT, a déclaré que tous les Etats membres de l’UE devraient légaliser le soi-disant mariage homosexuel. Et il ne l’a pas dit en son nom propre, mais au nom de la Commission :

    « La Commission doit aller de l’avant et faire en sorte que tous les Etats membre de l’UE acceptent sans réserve le mariage entre personnes du même sexe comme les autres mariages. »

    Il n’y a semble-t-il eu personne pour lui faire remarquer que ce n’est pas de la compétence de la Commission européenne.

  • En voilà un qu’on ne regrettera pas

    Certes, c’est ce que l’on se dit presque à chaque fois qu’un évêque français prend sa retraite. Mais cette fois on le pense encore plus fort.

    Il s’agit de Mgr Gilbert Louis, évêque de Châlons-en-Champagne (où il y avait 125 prêtres quand il est arrivé, il y en a 53 aujourd’hui).

    Mgr Gilbert Louis a été longtemps président de l’association « Arts, Cultures, Foi », organisme de la conférence épiscopale. A ce titre il avait signé la préface de l’ignoble livre blasphématoire de Mgr Rouet et Gilbert Brownstone L’Eglise et l’art d’avant-garde.

    A l’origine de ce livre il y avait eu « La chair et Dieu dans la création contemporaine », galerie d’œuvres de 12 (sic) artistes sélectionnés par « Arts, Cultures, Foi », dont Andres Serrano (l'auteur de Piss Christ).

    Mgr Gilbert Louis se dit lui-même « artiste », il dessine et il peint, sans avoir jamais appris le dessin ni la peinture. Et à vrai dire ses gribouillis ne sont pas pires que ceux des artistes qui ont appris...

  • La clause de conscience en danger

    Le « Comité des droits sociaux européens » a rendu son avis le 18 juin à propos de la réclamation de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe, qui se plaignait, en compagnie des organisations suédoises Provita et KLM (association des médecins et étudiants en médecine chrétiens), du fait qu’en Suède « le personnel médical ne bénéficie pas du droit à l’objection de conscience lors de situations critiques du point de vue de l’éthique telles qu’elles apparaissent notamment en début et en fin de vie ».

    Le Comité… « ne souhaite pas prendre position ».

    Il considère que le nombre d’avortements en Suède n’est pas si élevé qu’on puisse s’inquiéter de l’absence ou non d’un droit à l’objection de conscience (alors que la Suède a l’un des taux d’avortement les plus élevés).

    Le Comité a en fait suivi l’avis du gouvernement suédois, selon lequel la question est théorique car il n’y a aucun cas « où la liberté de conscience ait pu poser problème ». Ce qui est notoirement faux. Mais il ne faut pas contrarier les médecins suédois qui ont déclaré : « Les clauses de conscience sont une menace pour la liberté d’avorter. »

    D’autre part, concernant les avortements sélectifs selon le sexe et le sort des enfants nés à la suite d’avortements tardifs, le . Sur ce point le Comité déclare que « les Etats signataires disposent d’une grande marge d’appréciation pour dire quand commence une vie humaine, et que c’est dès lors à chaque Etat de déterminer, dans cette marge d’appréciation, les conditions dans lesquels le fœtus a droit à la santé... »

    Comme le fait remarquer le vice-président de KLM, « il est très surprenant que le Comité annonce que chaque Etat peut décider quand commence une vie »…

  • Vincent Lambert

    Les avocats des parents de Vincent Lambert ont saisi le 24 juin 2015 la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) d’une demande en révision de l’arrêt du 5 juin.

    1- Il y a dans cet arrêt une grosse erreur de droit.

    2 – Le gouvernement français vient de se contredire par la bouche de Marisol Touraine sur les « volontés » de Vincent Lambert.

    3 – Vincent Lambert déglutit et peut être nourri par la bouche : une preuve vidéo est jointe à la demande de révision.

    A lire sur Gènéthique.

  • Fin du mariage aux Etats-Unis

    Dans un arrêt qui était attendu depuis longtemps et dont on se doutait qu’il n’irait pas dans le bon sens, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé, par 5 voix contre 4, que la Constitution garantit le droit au mariage aux couples de même sexe.

    Le soi-disant mariage homosexuel devient donc légal sur tout le territoire des Etats-Unis.

    Et je suppose que toutes les constitutions locales qui avaient défini le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme sont ipso facto anticonstitutionnelles…

  • La Pologne hélas

    Les députés polonais viennent d’adopter, par 261 voix contre 176 et 6 abstentions, un projet de loi qui encadre la Fécondation In Vitro.

    Le Premier ministre Ewa Kopacz déclare que c’est un « succès pour la liberté de la Pologne » (?) et une chance de « donner du bonheur » aux couples (mariés ou non) qui pourront ainsi fabriquer des enfants.

    Les députés du PiS font valoir que la FIV viole le droit constitutionnel à la vie et traite les embryons comme un objet plutôt qu’un être vivant. Ils envisagent donc de contester la constitutionnalité de la loi.

    Le texte doit maintenant être voté par le Sénat, puis approuvé par le président de la République. Le nouveau président, Andrzej Duda, un catholique du PiS…

    La FIV était déjà plus ou moins permise, ou tolérée, en Pologne, dans des cliniques spécialisées.

  • Un tout petit pas dans l’Ohio

    Suivant l’exemple de la Caroline du Sud, du Wisconsin et de la Virginie occidentale, les sénateurs de l’Ohio ont adopté (par 23 voix contre 9) une loi interdisant l’avortement après 20 semaines de grossesse, avec une exception si la grossesse met en péril la vie de la mère.

    Quatorze Etats ont voté une loi similaire. Le parlement de l’Ohio avait adopté en mars une proposition de loi prévoyant d’interdire l’avortement après six semaines de grossesse, mais comme attendu, le sénat l’a rejetée. La législation actuelle autorise l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse.

  • La pression sur l’Irlande

    La pression sur l’Irlande, pour que l’avortement y soit légalisé, est constante. Maintenant, c’est un rapport du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies, qui (entre autres choses très diverses) exprime la préoccupation de l’ONU quant au fait qu’on ne puisse pas tuer librement les enfants à naître, et demande au gouvernement irlandais « de prendre toutes les mesures nécessaires » - référendum compris - pour réviser sa loi sur l’avortement.

  • Revoici « Women on waves »

    Il y avait longtemps que je n’avais pas entendu parler de ces furies de l’avortement, dont le bateau avortoir allait ou tentait d’aller sur les côtes des pays où l’avortement est interdit.

    Mais il ne s’agit pas du bateau. Les avortueuses délaissent les vagues pour les airs et se mettent au goût du jour : le 27 juin, elles feront décoller depuis Francfort un drone qui « acheminera des pilules abortives » en Pologne. Le drone doit se poser à Slubice, juste derrière la frontière.

    On suppose qu’il y aura de bonnes âmes pour aller réceptionner le colis avant les éventuelles militantes locales de l’avortement.