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Culture de mort

  • Chez l’ami Morales

    En Bolivie, le ministre adjoint de l’Intérieur, Rodolfo Illanes, a été battu à mort par des mineurs en grève alors qu’il venait négocier avec eux.

    Il est rarissime qu’un ministre se fasse assassiner, même dans les pays en guerre civile ou tribale. Il faut que ce soit dans le pays d’Evo Morales, l’homme qui veut remplacer la religion catholique par celle de Mère Terre, champion de l’indigénisme marxiste et grand ami de François qui lui plusieurs fois manifesté son soutien, à Rome comme à La Paz, pour la mise en œuvre de son idéologie pagano-socialo-écolo…

  • L’Inde va mettre fin à l’industrie de la GPA

    Le gouvernement indien a présenté hier un projet de loi qui va réglementer la pratique des mères porteuses. Il est significatif que le projet de loi soit présenté par le ministre… des Affaires étrangères. L’Inde est devenue la destination privilégiée des couples et des homosexuels des pays riches qui veulent qu’une femme leur fabrique un enfant. Cela coûte trois fois moins cher en Inde.

    Malgré les bénéfices : 5 milliards de dollars par an générés par plus de 500 cliniques, le gouvernement indien a décidé de mettre fin à cette exploitation des femmes les plus pauvres.

    Quand la loi aura été votée, seuls les couples indiens mariés depuis au moins 5 ans pourront avoir recours à la gestation pour autrui, uniquement avec une femme faisant partie de la famille, et gratuitement.

  • Marie Stopes épinglée

    L’industriel de l’avortement Marie Stopes International a suspendu ses opérations dans ses avortoirs de Grande-Bretagne (grassement subventionnés), suite à des inspections suprises de la Commission de qualité des soins. La commission a conclu qu’on ne pouvait être certain que le personnel ait les compétences ou la formation requises pour administrer une sédation ou une anesthésie. Elle fait état également de « préoccupations immédiates quant à la question du consentement ».

    Le Service de Santé (sic) publique a donc envoyé les 250 femmes qui allaient se faire avorter chez Marie Stope dans d’autres avortoirs, en attendant que la situation soit clarifiée. « En tout temps, a déclaré le Pr Baker, inspecteur en chef adjoint de la commission, notre priorité est de veiller à ce que les patientes reçoivent des soins sûrs, de haute qualité et compatissants ». Sic.

    L’Association de protection de l’enfant à naître condamne cette réaction du Service de santé publique « aux pratiques d’avortements dangereuses et illégales dans les cliniques privées », l’accusant de « collusion immorale et illégale dans une activité criminelle ». L’association rappelle que la loi britannique n’autorise l’avortement que s’il y a un risque pour la santé de la mère, en bref si la poursuite de la grossesse est plus dangereuse que l’avortement. Or pour 98% des avortements les médecins certifient qu’il est nécessaire pour la santé mentale de la mère alors qu’il n’y a aucun risque : ces avortements sont donc illégaux.

  • Mike Pence

    Mike Pence, choisi par Donald Trump comme candidat à la vice-présidence, actuellement gouverneur de l’Indiana, a un score de 100% dans le classement du Comité national du droit à la vie, et un score de 0% dans le classement du Planning familial. Interrogé par Fox News sur une loi de l’Indiana qu’il a signée cette année, interdisant l’avortement pour cause d’anomalie génétique, de race ou de sexe, il a déclaré : « Eh bien je suis pro-vie, et je ne vais pas m’en excuser. » Et d’ajouter : « J’aimerais voir l’arrêt Roe contre Wade annulé et jeté à la poubelle de l’histoire, qui est sa place. »

    Tel est son discours habituel, qu’il poursuit invariablement au cours de la campagne : « Je crois au caractère sacré de la vie, et je tiens à ce principe, et je suis honoré de me tenir au côté de Donald Trump dans son fort engagement pour le droit à la vie. »

    Mike Pence est naturellement accusé d’être un dangereux misogyne qui veut « faire retourner le pays à l’âge de pierre »…

  • Prix d’architecture

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    L’avortoir appelé « Centre de santé Diane L. Max pour les services de planning familial » de New York (Queens) a obtenu un prix décerné par l’Institut américain des architectes (AIA) : l’un des sept « Prix nationaux de la conception des services de santé ».

    Les architectes décrivent cet avortoir comme un « établissement de santé reproductive exaltant, exprimant l’avenir de l’organisation, qui accueille les divers résidents de l’arrondissement, évoque le respect de la dignité du patient et du choix individuel de santé reproductive, et donne toute satisfaction aux patients, particulièrement aux jeunes de l’arrondissement ».

    On n’évoque pas le respect de l’enfant à naître, ni d’ailleurs le fait qu’on le tue.

    (Diane L. Max est la présidente du Planning familial de New York. Elle a été la coproductrice exécutive du film After Tiller, célébrant les quatre derniers « médecins » américains qui continuent de réaliser des avortements tardifs aux Etats-Unis après l’assassinat du Dr Tiller.)

  • Catholic relief…

    L’organisation Catholic Relief Services est le Secours catholique américain. Elle a été créée par les évêques et dépend toujours de la Conférence épiscopale. On savait déjà que, via ses partenariats, elle promeut la contraception. Et que l’un de ses vice-présidents s’est ostensiblement « marié » avec un homme. L’Institut Lépante, après avoir enquêté sur les dons des salariés de Catholic Relief Services aux organisations et personnalités politiques, conclut que 98% de ces dons vont à des organisations ou des personnalités qui sont ouvertement favorables à l’avortement.

  • Un arrêt irlandais

    La Haute Cour irlandaise, le 4 août, a décidé que l’enfant à naître avait constitutionnellement et légalement les mêmes droits que l’enfant né.

    L’affaire concernait un Nigérian que les autorités voulaient expulser. L’homme, qui demandait un statut de réfugié, faisait jouer tous les recours pour rester en Irlande, et il trouva finalement l’argument qu’une Irlandaise était enceinte de ses œuvres et que l’enfant à naître avait le droit d’avoir un père. La justice lui répondit que l’enfant n’étant pas né cet enfant avait seulement le droit de naître, selon les termes de la Constitution. Mais la Haute Cour fait observer que le mot « unborn » (non-né) désignant l’être protégé par la Constitution veut dire « unborn child », enfant à naître, donc enfant : il est dépositaire de tous les droits de l’enfant.

    Ce jugement, en lui-même, n’est pas de la plus haute importance (et l’on est tenté de voir surtout qu’il explique aux immigrés clandestins comment faire pour rester en Irlande…). Mais dans le contexte actuel il ne passe pas inaperçu. En effet, sous la pression internationale, le gouvernement irlandais cherche le moyen de libéraliser l’avortement, et il vient de constituer une « conférence citoyenne » pour examiner la question. Les défenseurs de la vie montent donc au créneau, et demandent de rejeter toute tentative de contester les droits constitutionnels de l’enfant à naître : pour commencer il faut abolir la loi de 2013 qui a ouvert une première brèche en permettant l’avortement en cas de « risque de suicide » de la mère.

  • Biden

    Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, a célébré un mariage pour la première fois le 1er août, ayant obtenu un certificat temporaire lui permettant de procéder à cette union. Et il a publié sur Twitter une photo de la cérémonie. On le voit ainsi procéder au « mariage » entre Brian Mosteller, assistant spécial du président Obama au bureau ovale, et Joseph Mahshie, coordinateur des voyages de Michelle Obama.

    Joe Biden est un « catholique pratiquant ».

  • Sodome est sauve…

    Le 24 juillet dernier, en l’église Saint-Bernardin-de-Sienne de Cracovie, au pied du Wawel, Mgr Nunzio Galantino célébrait une messe pour les responsables et les animateurs de la structure d’accueil des pèlerins italiens aux JMJ. Voici le début de cette homélie :

    La prière : canal invisible qui nous relie à Dieu, ce qui nous permet d’écouter, de demander pardon, de faire l’expérience de sa proximité et de sa paternité, de l’invoquer pour nous et pour les autres. C’est la prière qui nous parle du dialogue intense entre Dieu et Abraham, rapporté dans la première lecture, et c’est la prière qui est demandée à Jésus dans l’évangile. Une prière qui n’est pas une fuite des problèmes et des responsabilités, mais une expérience de vie, faite d’écoute et de réponse, par laquelle s’instaure avec Dieu une relation authentique qui pousse à être audacieux ; comme est audacieuse la prière d’intercession d’Abraham pour Sodome. Une ville sur laquelle personne n’aurait parié quoi que ce soit, sauf Abraham. Sa prière d'intercession et son audace sauvent Sodome. La ville est sauve parce qu'il y a des justes, même s'il y en a peu ; mais la ville est sauve surtout parce qu'il y a Abraham, homme de prière, qui ne se fait pas accusateur implacable, ne parle pas contre, mais parle pour. Abraham, homme de prière, ne dénonce pas les crimes, mais annonce la possibilité de quelque chose de nouveau. Abraham, homme de prière, annonce et nous invite à regarder les possibilités positives. Abraham, homme de prière, est un chercheur infatigable de signes d'espérance à présenter au Seigneur pour qu'il les valorise.

    La prière d’Abraham sauve Sodome. Sodome est sauve. Ainsi s’exprime Mgr Nunzio Galantino, secrétaire général de la conférence épiscopale italienne.

    Or tout le monde, en dehors de Mgr Galantino, sait que Dieu a détruit Sodome dans un déluge « de soufre et de feu ». La destruction de Sodome et Gomorrhe est un thème qui parcourt toute la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse, et même Jésus y fait allusion. C’est aussi un thème qui parcourt toute l’histoire de l’art.

    Mgr Galantino était un très obscur évêque d’un petit diocèse inconnu de Calabre quand François l’a promu secrétaire de la conférence épiscopale italienne. Depuis lors il s’est révélé un bon perroquet du pape.

    En mai 2014 il déclarait : « Mon souhait pour l’Eglise italienne est qu’elle soit capable d’écouter sans tabou les arguments en faveur des prêtres mariés (sic), de l’eucharistie pour les divorcés (re-sic), et de l’homosexualité (re-re-sic). »

    Les arguments en faveur de l’homosexualité… Ils impliquent, de fait, de réécrire la Bible. Notamment le passage sur Sodome. Les sodomites étant désormais en odeur de sainteté, Dieu n’a pas pu détruire Sodome. « Sodome est sauve. »

    Plus de deux semaines plus tard, l’homélie est toujours sur le site de Mgr Galantino, non corrigée. On aimerait savoir si c’est vraiment, désormais, ce qu’enseigne la conférence épiscopale italienne.

    *

    Puisque Abraham ne dénonce pas les crimes (comme un intégriste pharisien et pélagien) mais demande de regarder les possibilités positives (et le don de la miséricorde automatique), Sodome est sauve. L’argumentation est celle que François martèle en permanence. Jusqu’ici le pape n’a pas enseigné que Sodome était sauve (mais le « qui suis-je pour juger » y conduit…). Mais il a déjà évoqué le salut de Judas. En utilisant l’absurde explication d’un chapiteau de Vézelay inventée par l’hérétique Drewermann. Ce chapiteau ne peut pas montrer Judas, ni « le bon pasteur » qui a compassion de lui. Cela est établi. Mais François a récidivé, pendant les JMJ, répétant que sur un chapiteau de Vézelay on voit le bon pasteur qui « emmène » Judas « avec lui »…

  • Bonne nouvelle

    Toutes les charges contre David Daleiden et Sandra Merritt ont été abandonnées au Texas.

    Ces deux personnes étaient les auteurs des vidéos sur l’atroce commerce des tissus et membres de fœtus, voire même de fœtus entiers, auquel se livre le Planning familial.

    Ils étaient poursuivis notamment (par le Planning familial) pour usage de fausse identité. Et aussi pour trafic de tissus humains, le Planning familial ayant osé les accuser d’avoir voulu acheter des morceaux de foetus…

    Toutefois ce n’est pas complètement fini : l’Etat de Californie a ouvert une enquête à son tour, et le ministère fédéral de la Justice lui-même, sous la pression de députés pro-avortement, dit étudier la question…

  • Stupéfiant…

    Le Temps, journal suisse fleuron du politiquement correct et de l’idéologie dominante, publie un grand article pour s’offusquer de ce que dans la majorité des prisons suisses on ne pratique toujours pas « l’échange de seringues », alors qu’une ordonnance du Conseil fédéral, en vigueur depuis le 1er janvier, enjoint de remettre aux prisonniers du « matériel stérile » pour qu’ils ne transmettent pas de maladies…

    Curieusement, si cet article n’ignore pas que ce qu’on met dans ces seringues est « un produit pourtant interdit », il omet de nous signaler comment le dit produit arrive dans les seringues. Est-ce que les gardiens de prison sont des dealers patentés ? Est-ce que l’administration pénitentiaire fait officiellement du trafic de drogue ? Est-ce que les détenus payent plein pot, ou est-ce qu’ils ont des réductions, ou est-ce qu’on se shoote gratuitement en prison ?

    Je ne sais pas ce qu’il en est en France. Mais c’est totalement ubuesque que la même action puisse être punie de prison quand elle a lieu en dehors de la prison, et qu’elle soit légale quand elle a lieu en prison…

  • La dictature de la culture de mort

    Communiqué du conseil de l’ordre des pharmaciens mettant fin aux discussions sur une éventuelle clause de conscience :

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    On notera la révérence appuyée à la culture de mort. Au point qu’on se demande comment il a pu y avoir une discussion sur un projet de clause de conscience… Sans doute s’est-on aperçu au fil des discussions que le nombre de pharmaciens pro-vie était énorme et tout à fait contradictoire avec l’idéologie officielle, et qu’il était donc urgent de les faire taire.

    Et pourtant le projet de texte n’était qu’une clause de conscience très affaiblie et très relative :

    « Sans préjudice du droit des patients à l’accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine. Il doit alors informer le patient et tout mettre en œuvre pour s’assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien. Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique. »

    Marisol Touraine se disait « confiante », car « en tout état de cause, un changement du code de déontologie doit être validé par la ministre des Affaires sociales et de la Santé », et « celle-ci ne laisserait jamais place à une telle disposition ».

    C’est sans doute aussi pourquoi on a arrêté une discussion finalement vaine puisqu’elle se heurtait à la dictature de la culture de mort.

    Laurence Rossignol, ministre « des Familles », s’est « réjouie » de l’arrêt de la discussion, car elle « craint les organisations hostiles au droit des femmes à disposer de leur corps »…

    N.B. Quand on voit que le vice-président que propose Donald Trump est l'un des gouverneurs les plus pro-vie des Etats-Unis, on constate que l'océan entre nous est vraiment très large et profond...

  • Les anglicans du Canada

    L’« Eglise anglicane du Canada » a décidé lundi qu’elle pouvait bénir les « mariages » de personnes du même sexe.

    En fait, le vote du synode général (évêques, prêtres, laïcs) n’avait pas abouti à la majorité requise des deux tiers, mais des « prêtres » ont fait savoir que leur vote n’avait pas été pris en compte, et finalement on est arrivé aux deux tiers…

    La décision ne deviendra canonique qu’en 2019, après ratification par le prochain synode. Mais il y a déjà des bénédictions de « mariages » homosexuels, et plusieurs « évêques » avaient promis de les permettre, quelle que soit l’issue du vote…

    L’« Eglise anglicane du Canada » a perdu la moitié de ses fidèles en 50 ans (de 1,2 million à 600.000), alors que la population du Canada augmentait de 60%. Selon les projections elle devrait disparaître vers 2050.

  • L’Eglise de Sodome

    La Société américaine de théologie catholique est, assure son site, « la principale association de théologiens d’Amérique du Nord » et « la plus grande association de théologiens du monde ». Elle revendique 1.300 membres, tous plus bardés de diplômes les uns que les autres.

    Lors de sa session du mois dernier, elle a décerné son prix John Courtney Murray au Dr Orlando O. Espin, professeur de théologie systématique à l’université catholique de San Diego. Le prix Courtnay Murray couronne « une vie de réalisations théologiques distinguées ».

    L’association déclare : « Au cours de décennies de recherche, d’enseignement, et de dévouement à l’engagement collectif, ce théologien s’est confronté aux problèmes liés à l’héritage historique et contemporain de la colonisation, de l’esclavage, du racisme, et des préjugés envers les personnes LGBT. »

    Le Pr Orlando Espin est « marié » à Ricardo Gallego, membre du Centre communautaire LGBT de San Diego. Dans son allocution, il a remercié son « mari ».

    En 2012 il a dirigé un atelier sur le ministère LGBT dans la communauté latino, au cours du symposium national de « New Ways Ministry » (lobby homosexuel « catholique » condamné en 1999 et 2000 par la Congrégation pour la doctrine de la foi).

    Au cours de la session de juin de la Société américaine de théologie catholique, le séminaire vedette était intitulé « Les échecs de la justice sexuelle. Recommandations et réponses féministes catholiques ». Il y a eu une conférence sur la possibilité de rendre « davantage possible une justice sexuelle pour les femmes dans le cadre du mariage catholique », et d’aider « l’éthique sexuelle catholique à dépasser l’impasse idéologique entre les pro-choix et les pro-vie »…

  • Objection de conscience

    Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a approuvé mercredi, par 245 voix contre 182, une proposition de loi qui renforce le droit à l’objection de conscience contre l’avortement.

    En réaction à une décision de la Californie qui toutes les assurances d’Etat (Obamacare) souscrites couvrent les frais d’avortement, la proposition de loi réaffirme que « ceux qui fournissent des soins de santé et la couverture sanitaire doivent pouvoir continuer à le faire sans être forcés de coopérer à l’avortement ». Elle édicte d’autre part que les objecteurs de conscience victimes de discrimination n’auront plus besoin de porter plainte devant le ministère de la Santé, mais pourront engager directement une procédure civile près de chez eux.

    « Je pense que nous pouvons tous convenir que, dans ce pays, personne ne devrait être obligé de pratiquer un avortement », a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan.

    Mais pour Diana DeGette, député de Denver, « le Congrès doit cesser, une fois pour toutes, d’interférer dans les décisions que prennent les femmes pour leur santé ». Car comme chacun sait l’avortement est un soin de santé pour le corps qui leur appartient… et tout le monde doit payer pour cela.

    Le Cardinal Timothy Dolan, président de la conférence épiscopale, et Mgr William Lori, président du comité pour la liberté religieuse, ont déclaré :

    « Même ceux qui sont en désaccord sur la question de la vie devraient être en mesure de respecter les droits de la conscience de ceux qui souhaitent ne pas être impliqués dans le soutien de l’avortement. La grande majorité du personnel médical, et 85% des gynécologues en particulier, ne veulent pas être impliqués dans l'avortement. Que leurs motifs soient religieux ou non, leur objection de conscience est digne du plus grand respect et de la plus haute protection. »

    Et ils exhortent le Congrès à faire avancer ce « projet de loi vital ».

    Mais il n’aboutira pas sous Obama, car le président a déclaré que si le texte arrive au bout du processus parlementaire il opposera son veto : la culture de mort n’est pas négociable.

  • L’ignoble

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    Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, et donc soumise au devoir de réserve sur le plan politique, s'est livrée à une tirade contre Donald Trump sur CNN en le traitant d’« imposteur ».

    Le prochain président des Etats-Unis devra nommer un juge à la Cour suprême pour remplacer l’excellent juge catholique pro-vie Antonin Scalia récemment décédé. Et Donald Trump a dit qu’il fallait quelqu’un comme Scalia. Ruth Bader Ginsburg déclare au New York Times :

    Je me refuse à imaginer ce que l'on deviendrait - ce que ce pays deviendrait - si Donald Trump était président. Pour le pays, cela pourrait être l'affaire de quatre ans. Pour la Cour, cela pourrait... je ne veux même pas l'envisager.

    « Le juge Ginsburg de la Cour suprême nous a plongés dans l'embarras avec ses déclarations stupides à mon sujet. Elle a perdu la tête. Qu'elle démissionne ! », a réagi Donald Trump.

    Même chez les adversaires de Trump, la sortie de Ruth Bader Ginsburg ne passe pas. Car ce n’est pas ce qu’on attend d’un juge à la Cour suprême.

    Mais Ruth Bader Ginsburg n’est pas un juge. C’est une militante acharnée de l’avortement et des "droits" LGBT. Et à 83 ans elle continue son travail infernal au service de la culture de mort et de la subversion. Au point d’interférer dans la campagne électorale en violant la déontologie de l’institution suprême des Etats-Unis.

    Addendum

    Désavouée même par la gauche, Ruth Bader Ginsburg a publié cet après-midi un communiqué où elle déclare :

    A la réflexion, mes récentes remarques en réponse à des questions de la presse étaient malavisées, et je regrette de les avoir faites. Les juges doivent éviter de faire des commentaires sur les candidats aux postes de la fonction publique. A l’avenir je serai plus circonspecte.

    On remarque qu’elle ne regrette pas ce qu’elle a dit, mais de l’avoir dit. Malavisé, c’est « mal à propos et sans y prendre garde ». Elle ne retire donc rien de ses insultes, elle avoue seulement, face au tollé, que ce n’était pas son rôle de les dire. Quant à l’avenir, on n’espère pas franchement qu’elle en ait un, circonspect ou non, mais que Donald Trump soit élu et ait d’emblée deux juges à nommer à la Cour suprême.

  • Idéologie euthanasique

    Le Centre universitaire de santé McGill, au Québec, a été tancé par le ministre de la Santé (sic) car il s’est « doté d’une politique interne qui permet d’exempter son unité de soins palliatifs de l’application de la loi sur l’aide à mourir ». Un patient ayant fait une demande d’euthanasie a ainsi été transféré dans une autre unité. Le transfert d’une unité à l’autre n’est pas « illégal », mais « amoral » (sic) estiment les médecins pratiquant l’ « aide à mourir ». L’attention du gouvernement a été attirée sur ce centre car le nombre d’euthanasie déclaré était « étonnamment » plus bas que la moyenne. Ce qui est scandaleux. Le ministre de la Santé a donc conclu qu’il s’agissait d’une « obstruction à l’aide à mourir », et il a édicté une directive visant à ce que tout personnel soignant puisse contresigner un formulaire de demande d’aide à mourir, et non plus seulement les médecins…

    Le Centre hospitalier de l’université MaGill a continué à être la cible d’attaques des euthanasieurs, ainsi que l’Université de Montréal.

    La chercheuse Odile Marcotte souligne que « les médecins qui prodiguent des soins palliatifs dans ces institutions sont fidèles à la définition des soins palliatifs donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé, c'est-à-dire soulager les patients en fin de vie sans hâter ni retarder la mort ». En outre, les maisons de soins palliatifs « ont obtenu le droit de se soustraire à l’obligation d’offrir l’euthanasie ».

    Ainsi, pour Odile Marcotte, « les attaques des intimidateurs ne visent pas à faire respecter les droits des patients, mais à modifier la nature des soins palliatifs en utilisant des méthodes qu’ils n’utiliseraient pas contre d’autres groupes de médecins spécialistes ». Ils veulent « détruire toute opposition à leur idéologie », car « si ce n’était pas le cas, ils retrousseraient leurs manches et créeraient des cliniques offrant le ‘traitement médical’ auquel ils attachent tant d’importance ».

  • Vincent Lambert

    La cour d’appel de Reims confirme que le tuteur de Vincent Lambert sera bien son épouse, qui veut sa mort et qui vit en Belgique…

    Face à cette décision « délirante », qui empêche tout transfert de Vincent Lambert, les avocats de ses parents ont décidé de se pourvoir en cassation.

  • Grand remplacement

    Pour la première fois de son histoire, il y a eu en 2015 davantage de décès que de naissances dans l’Union européenne : 5,2 millions de morts pour 5,1 millions de naissances. Sans compter les millions d’avortements : si on comptait les assassinats d’enfants dans le ventre des mères cela ferait longtemps que l’Union européenne serait en déficit démographique chronique.

    Et comme par hasard c’est l’année où a déferlé sur l’Europe la grande vague des migrants musulmans déguisés en « réfugiés ». Qui a quand même permis à la population de l’UE de croître, nous dit-on benoîtement...

  • En Irlande

    Une proposition de loi visant à permettre l’avortement en cas de malformation grave du fœtus a été rejetée par 95 voix contre 45. Le Premier ministre avait rappelé que cette proposition était anticonstitutionnelle, comme l’avait signifié le procureur général. Néanmoins trois ministres avaient appelé à la voter…

    Puisque c’est la Constitution qu’il faut changer, eh bien, les députés vont avoir à examiner dans les trois prochains mois une proposition de loi demandant un référendum pour modifier le 8e amendement qui pose en principe un égal droit à la vie pour le fœtus et pour sa mère.

    L’avortement sera également le premier sujet abordé par « l’Assemblée des citoyens » que le gouvernement a promis de constituer avant la fin de l’année…

    Et l’on votera jusqu’à ce qu’il y ait une majorité pour la culture de mort, sous la pression constante des « grandes consciences » dévoyées du monde entier et des institutions internationales.

  • Le fichage des trisomiques

    Le gouvernement a créé un fichage national relatif au dépistage prénatal de la trisomie 21, à l’insu des femmes. Cette initiative doit être dénoncée car elle porte atteinte à la vie privée des femmes, à l’indépendance des médecins, et à la dignité des enfants trisomiques. Pour les protéger, la Fondation Jérôme Lejeune, soutenue par 20 parties, vient de déposer un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat.

    Lire la suite du communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune.

  • Fornication forcée pour mineurs

    Depuis le 1er juillet « les consultations médicales et les examens biologiques liées à la prescription de la contraception sont gratuites et anonymes pour les 15-17 ans », et « les actes relatifs à la pose, au changement ou au retrait de certains contraceptifs comme l’implant ». Le décret n° 2016-865 relatif à la participation de l’assuré pour les frais liés à la contraception des mineures d’au moins quinze ans est paru au Journal Officiel le 29 juin 2016. C’est donc désormais l’assurance maladie qui prendra ces frais en charge.

    Depuis 2013, « obtenir une contraception » était gratuit pour les mineures, mais « la loi n’était pas bien appliquée ». Un rapport de l’IGAS précise que « moins de 1% des contraceptifs ont été délivrés de façon anonyme à des mineures de 15 à 17 ans en 2014 », car « ni le pharmacien ni la jeune fille mineure ne connaissent cette possibilité ».

    Si l’on comprend bien, il sera bientôt obligatoire de forniquer à partir de 15 ans. Puisqu’il s’agit d’appliquer la loi sur les contraceptifs gratuits qui suppriment l’autorité parentale.

  • Baisodrome écoresponsable

    Les autorités brésiliennes annoncent qu’elles vont distribuer gratuitement quelque 9 millions de préservatifs au cours des Jeux olympiques. Dont 450.000 aux athlètes et à leurs équipes techniques. Sic.

    Ils sont produits par la société amazonienne Natex, qui se dit écoresponsable. C’est le latex du développement durable…

    Dans les distributeurs on trouvera aussi 100.000 préservatifs féminins, et 175.000 sachets de lubrifiant.

    Panem et circenses, et concubitum… On n’arrête pas le progrès de la décadence.

  • Au Mexique

    La Cour suprême mexicaine a rejeté mercredi une initiative visant à déclarer inconstitutionnels deux articles du code pénal criminalisant l'avortement.

    Les idéologues de la culture de mort ont perdu. Les pragmatiques, eux, ne demandent rien à la Cour suprême : en 2007, la ville de Mexico a voté une loi réformant le code pénal local afin de permettre l’avortement…

  • Parole d’avorteuse

    Ann Furedi est la directrice générale du « Service de conseils pour la grossesse », c’est-à-dire de la plus grande chaîne d’avortoirs privés de Grande-Bretagne. Dans une interview au Daily Mail, elle déclare que les femmes doivent pouvoir utiliser l’avortement comme moyen de contrôle des naissances, car il n’y a pas plus de risque à avorter qu’à prendre la pilule, et sur le plan moral il n’y a pas davantage de différence. De même qu’il n’y a pas de différence, sur le plan moral, entre décider d’avorter ou décider de se marier ou décider de divorcer.

    Elle ajoute :

    L’avortement c’est peut être tuer, mais c’est tuer un être qui n’a pas le sens de la vie ou de la mort, et qui n’a pas conscience d’être distinct des autres.

    Et Ann Furedi ne paraît pas avoir conscience de parler comme un médecin nazi, en légitimant par ce propos le meurtre de nombreux malades mentaux ou de grands blessés. Peut-être a-t-elle conscience en revanche que son propos justifie l’infanticide, et que c’est pour aller dans ce sens qu’elle parle ainsi. Son organisation pourrait alors s’appeler « Service de conseils pour la grossesse et la naissance ».

  • La Cour suprême continue…

    Au lendemain de sa décision concernant le Texas, la Cour suprême des Etats-Unis, continuant dans sa lancée meurtrière, a rejeté hier les appels du Wisconsin et du Mississippi contre des jugements invalidant des lois restreignant la possibilité d’avorter dans ces Etats. C’est hélas seulement logique : il s’agissait de lois qui obligeaient les avorteurs à avoir un « privilège d’admission » dans un hôpital, comme au Texas.

    Parmi les réactions je note celle de la sénatrice Tammy Baldwin du Wisconsin : la Cour suprême « réaffirme que les femmes du Wisconsin et du pays tout entier ont le droit constitutionnel de faire leurs propres choix en matière de santé ». Tuer son bébé c’est un choix de santé… Jusqu’à quand va-t-on appeler encore cela la civilisation ? (Ah, j’oubliais… Tammy Baldwin est la première sénatrice ouvertement homosexuelle…)

  • Quand un juge décide de la vie et de la mort des bébés

    La Cour suprême des Etats-Unis a jugé illégale la loi votée en 2013 au Texas qui oblige les avortoirs à respecter les mêmes normes que les cliniques chirurgicales, et oblige les avorteurs a être titulaires d’un « privilège d’admission » dans un hôpital proche.

    L’examen de cette loi par la Cour suprême, juste après la mort du juge pro-vie Antonin Scalia, avait fait apparaître qu’il y avait quatre juges (dont trois furies) pour l’invalidation, et trois juges qui considéraient que cette loi ne portait pas directement atteinte au « droit » à l’avortement. Restait un juge indécis, Anthony Kennedy, plutôt pro-vie mais pas toujours. Il s’est rangé du côté pro-mort.

    800px-Anthony_Kennedy_official_SCOTUS_portrait.jpgC’est donc ce juge, de son nom complet irlandais, hélas, Anthony McLeod Kennedy, qui se rend responsable de la suppression des freins à l’avortement au Texas.

    Hillary Clinton a immédiatement salué la décision de la Cour suprême, qui « est une victoire pour les femmes du Texas et à travers l’Amérique. L’avortement sûr doit être un droit – pas seulement sur le papier, mais dans la réalité. » Et le tweet est signé du H qui indique qu’il s’agit d’un tweet personnel et non d’un message rédigé par son équipe de campagne.

  • Dans le genre…

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    Steffen Königer est un élu AfD au parlement du Brandebourg. On discutait d’un projet de loi pour améliorer « l'acceptation de la diversité des genres et des sexes » et lutter « contre l'homophobie et la transphobie ». Afin de s’assurer qu’il échapperait à toute accusation de discrimination sur un sujet aussi sensible, il a tenu à saluer tous les « genres » avant de donner l’avis de son parti. Mais oui, même les Prussiens peuvent avoir le sens de l’humour. Voici la retranscription de son allocution, selon le sous-titrage de la vidéo que l’on peut voir ici.

    — Cher Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, chers homosexuels, chères lesbiennes, chers androgynes, chers bigenres, chères female-to-males, chers male-to-females, chers genres variables, chers genderqueers, chers intersexuels, chers genres neutres, chers asexuels, chers non-binaires, chers pangenders et pansexuels, chers trans masculins et hommes trans, chères trans féminines et femmes trans, chers transhumains, chers trans avec *, chères trans*féminines et femmes*trans, chers trans*masculins et hommes*trans, chères personnes transsexuelles, chères inter*féminines, chers inter*masculins,

    Le président : Pourriez-vous passer au vif du sujet ?

    — Désolé, monsieur le Président, je n’ai pas encore terminé mon introduction. Chers inter*hommes, chères inter*femmes, chers inter*humains, chers intergenres, chers intersexuels, chers dual genders, chers hermaphrodites, cher troisième genre bispirituel, cher quatrième genre, chères femmes XY, chers travestis, chers cross genders, chers zero genders, et, bien sûr, bienvenue à tous les autres genres, chère madame monsieur (au choix) Nonnemacher, chère madame monsieur (au choix) Baader, chère madame monsieur (au choix) Mus, le parti AfD rejette votre proposition. Merci.

  • Travaux pratiques pour étudiants : la dissection d’un cerveau de fœtus

    Un comité d’enquête sur la vie de l’enfant a été créé par la commission de la Chambre des représentants des Etats-Unis pour l’énergie et le commerce. Son rôle est de recueillir des informations sur les pratiques médicales et commerciales organisant la collecte et la vente de tissus de fœtus avortés. Il vient d’envoyer au procureur général du Nouveau-Mexique un dossier hallucinant, de près de 300 pages, sur un employé anonyme de l’université du Nouveau-Mexique qui s’est procuré plus de 39 fois par an depuis 2010 des morceaux de fœtus dans un avortoir d’Albuquerque. Le document manuscrit de 290 pages détaille les morceaux commandés au fil des mois : poumons, moelle, cœur, rétine, foie, reins, etc. Parfois on apprend que le fœtus a été tué parce qu’il avait un pied bot, ou une trisomie.

    Il y a aussi mention d’un foetus avorté à 30 semaines et demie, et conservé « intact ».

    Et il y a la mention précise d’une commande d’un cerveau intact de troisième trimestre de grossesse pour dissection au cours d’une session étudiante d’été. Le programme de l’université mentionnait bien, en effet, parmi les activités prévues, la « dissection de divers échantillons »…

    Mais il n’est pas certain qu’il y ait quoi que ce soit d’illégal dans toutes ces horreurs… Ce qui montre le degré de barbarie auquel on est descendu.

  • La charge de l’Académie de médecine contre le genre

    Note d’information de l’Académie nationale de médecine, juin 2016.

    Titre :

    Parité en santé : la recherche scientifique et la médecine ne peuvent plus ignorer les différences biologiques entre les sexes.

    Premier paragraphe :

    Les hommes et les femmes ne sont pas égaux devant la maladie et doivent donc être traités différemment. Plusieurs pays européens ont déjà adapté en conséquence leur recherche scientifique et leurs stratégies thérapeutiques, prenant ainsi au moins dix ans d'avance par rapport à la France, où sous prétexte de parité, on évite de reconnaître les différences entre les hommes et les femmes, au mépris des évidences scientifiques et de l'intérêt même de la santé des femmes... et des hommes.

    La primauté donnée au genre sur les réalités du sexe risque de créer une injustice de plus, dont il est du devoir des scientifiques et des médecins de prendre conscience pour alerter et agir.

    Comment peut-on accepter un tel discours sexiste ? Comment l’Académie de médecine peut-elle échapper à des poursuites pour discrimination ? Comment peut-elle échapper à l’opprobre politico-médiatique en s’inscrivant ainsi en faux contre l’idéologie obligatoire ?

    C’est vrai qu’il y a un petit paragraphe où l’on fait révérence devant l’idéologie en évoquant le « formatage socio-culturel » du genre et les « stéréotypes difficiles à éradiquer même s’ils sont erronés », mais il n’a aucune incidence sur le propos.

    En fait, comme on ne peut pas scientifiquement répliquer à l’Académie de médecine, on fait comme s’il ne s’était rien passé. Et on continue comme devant, au mépris de la santé…