29 septembre 2014

La très européenne gay pride de Belgrade

Quelques centaines d’homosexuels et autres militants du lobby ont défilé hier à Belgrade, sous la protection de milliers de gendarmes et de policiers anti-émeute, appuyés par des blindés et des hélicoptères.

 Le ministre de la Cul(ture), le maire de Belgrade, et le… négociateur en chef pour l'adhésion à l'UE faisaient partie du cortège, avec le… chef de la délégation de l'UE à Belgrade, Michael Davenport.

Le Premier ministre Aleksandar Vucic avait toutefois déclaré qu’il avait « mieux à faire »…

« C’est une étape importante dans l’histoire moderne de la Serbie démocratique », a déclaré Stefan Fule, le commissaire européen à l’Elargissement, qui a ajouté que ce défilé marquait « une amélioration substantielle de l’exercice effectif des droits LGBTI ».

25 septembre 2014

La « Ligne Azur » enfin sur la sellette

Le rapporteur public du Conseil d’Etat considère que certains aspects de la « Ligne Azur » sont « pour le moins critiquables », en contradiction avec « les principes de neutralité de l'école et de liberté de conscience ». Il cite aussi une brochure intitulée Tomber la culotte, qui était téléchargeable sur le site, qui « fait l'éloge du sado-masochisme, du libertinage (...) dans des termes que nous ne saurions reprendre dans cette enceinte ». En conséquence, « on ne peut que s'étonner de la légèreté du ministre de conseiller à des enfants » de consulter ce site. Bref, si le Conseil d’Etat suit les conclusions du rapporteur, il pourrait annuler la circulaire de Vincent Peillon qui faisait la promotion de la Ligne Azur.

Ma première réaction est de constater l’hallucinante incompétence de la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC), qui a demandé au Conseil d’Etat d’annuler la circulaire ministérielle du 4 janvier 2013 parce que celle-ci demandait aux recteurs de lutter contre l'homophobie et, pour ce faire, de « relayer avec la plus grande énergie la campagne de communication relative à la Ligne Azur ».

La formulation même de la circulaire montre que la campagne en question existait déjà. On voit ici que les AFC découvraient subitement la Ligne Azur en 2013…

On n’ose pas imaginer que les AFC n’aient pas crié avant parce qu’elles ne voulaient pas mettre en cause le gouvernement Sarkozy porté par les bons bourgeois cathos… On supposera seulement qu’elles n’ont pas bougé parce que ceux qui dénonçaient l’intrusion de la Ligne Azur dans les écoles étaient d’affreux extrémistes… Comme on le sait on ne peut pas paraître d’accord avec ces gens-là. Il faut attendre quelques années pour reprendre, trop tard, ce qu’ils disaient quand il était encore temps d’agir.

Par exemple, pardon de me citer, mais je vais au plus facile, la première fois que j’ai dénoncé la Ligne Azur et ses relais ministériels, c’était le 27 juin 2008, veille de la gay pride parisienne dont le slogan était «Pour une école sans aucune discrimination», c’est-à-dire pour une propagande homosexuelle obligatoire à l’école. Je rapportais les propos du ministre Xavier Darcos :

« Pour la première fois, la lutte contre l'homophobie sera explicitement mentionnée dans la circulaire de rentrée 2008 afin que tous les personnels se sentent concernés. De plus, le numéro de la Ligne Azur, qui vient en aide aux jeunes homosexuels, sera systématiquement affiché dans tous les lycées et la brochure Homophobie savoir et réagir sera également mise à la disposition des élèves. »

Promesse tenue. La circulaire de rentrée 2008 soulignait la nécessité de la « lutte contre l’homophobie ». Mais c’est la circulaire de rentrée 2009 qui en fera une véritable et explicite priorité, ajoutant que la campagne commencée dès la fin de l’année scolaire en cours « sera complétée par le dispositif d'écoute téléphonique “Ligne Azur” ». Les AFC n’y virent que du bleu…

En mars 2010, le nouveau ministre Luc Chatel lance « une nouvelle campagne d’information sur la Ligne Azur dans tous les lycées et collèges ». Nouveauté : les collèges. Jusqu’ici c’était réservé aux lycées. Les AFC regardent ailleurs…

En 2011, la « lutte contre l’homophobie » (la propagande homosexuelle à l’école) est plus que jamais une priorité, et le ministère de Luc Chatel annonce qu’il « s’associe de nouveau » à la « campagne de promotion du dispositif Ligne Azur », qui passe notamment par la distribution d’un « kit de communication du dispositif Ligne Azur comprenant affiches et cartes adressé aux collèges et aux lycées ».

A partir de ce moment-là, il y a des affiches de la Ligne Azur dans tous les lycées et collèges, et il n’y a que les AFC pour l’ignorer. Elles vont attendre que Vincent Peillon, à son tour, relance la campagne, dans les mêmes termes, pour réagir. Pourquoi ? Parce que c’est un méchant socialiste ? Ou bien parce qu’on vient de se rendre compte que les affreux extrémistes avaient raison ? Ou bien parce qu’il a vraiment fallu la mobilisation de la Manif pour tous pour que des gens théoriquement spécialisés dans les questions d’enseignement prennent conscience de ce que les ministres martelaient depuis 5 ans ?

Je n’arrive pas à y croire…

Le Conseil d’éthique allemand professe la discrimination sexuelle et l’homophobie !

Le Conseil d’éthique allemand, par 14 voix contre 9, estime qu’il faut dépénaliser les relations sexuelles entre frères et sœurs, car « la loi pénale n’est pas le moyen adapté de protéger un tabou social » ni « d’imposer des standards ou des barrières morales ». Et il argumente que le risque de sanctions contraint les couples concernés « au secret et à la négation de leur amour », ce qui est contraire au droit à « l’autodétermination sexuelle ».

Il s’agit explicitement de « l’inceste entre frère et sœur ».

Le Conseil d’éthique allemand paraît ainsi imposer l’inceste hétérosexuel, ce qui est une insupportable discrimination envers les incestes homosexuels, et une évidente manifestation d’homophobie.

Il est également insupportable de limiter l’inceste à deux personnes, alors que par nature la famille permet de multiples combinaisons incestueuses selon le droit à « l’autodétermination sexuelle ».

24 septembre 2014

Andorre, l’avortement et son co-prince évêque

Le Parlement andorran débat d’un texte légalisant l’avortement, qui devrait être voté l’an prochain. Ce qui plaira beaucoup au co-prince français, mais pas du tout au co-prince espagnol, qui est l’archevêque d’Urgell. Et celui-ci, Mgr Joan Enric Vives, a fait savoir qu’il « abdiquera » plutôt que de signer une telle loi.

Ce sera une situation inédite pour la principauté. Et pour l’Eglise.

L’avortement en Espagne

Comme on le voyait se profiler, mais comme je n’arrivais pas à le croire, le gouvernement espagnol a officiellement retiré son avant-projet de loi « sur la protection de l'enfant conçus et les droits de la femme enceinte ».

La trahison de cette promesse était « la décision la plus sensée » à prendre, dit le parti populaire…

Le ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardón, qui était responsable du texte, a démissionné, « avec humilité ». Et il a eu aussi l’honnêteté de démissionner de son siège de député et de ses fonctions dans le parti. Ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça…

18 septembre 2014

Médecins du Monde lance un appel au meurtre (« sûr et légal »)

Médecins du Monde lance un appel signé par quelque 420 médecins et personnels de santé du monde entier (sic, ça ne fait pas beaucoup par pays…), demandant « un accès universel à la contraception et à l'avortement sûr et légal », « pour que chaque femme, chaque jeune fille ait le droit d'avoir ou non des enfants, sans risquer sa propre vie »…

Ils osent se référer à la conférence du Caire de 1994, dont le 20e anniversaire sera célébré à l'assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre, qualifiant cette conférence de « tournant décisif dans la reconnaissance des droits sexuels et reproductifs ». Or précisément cette conférence avait exclu l’avortement des « droits sexuels et reproductifs ».

Et ils se prennent en plus pour des héros, en faisant référence aux médecins qui s’étaient accusés de pratiquer des avortements et qui risquaient, eux, la prison :

« Nous, médecins, comme nos 330 confrères français en 1973, voulons partout dans le monde que la contraception soit à la portée de tous et que l'avortement soit libre, la décision appartenant entièrement à la femme. »

Libre de tuer les bébés quand on veut, où l’on veut.

 

Un forum exaltant la famille nombreuse…

Les 10 et 11 septembre s’est tenu à Moscou un « Forum des familles nombreuses et de l’avenir de l’humanité », qui a réuni plus de 1.000 personnes dont des représentants des divers Etats de la Fédération de Russie et de 45 pays. La réunion était organisée par le Centre de la gloire nationale de Russie et la Fondation Saint-André, avec le soutien de l’association caritative Saint Basile et la commission patriarcale pour la famille, la protection de la maternité et l’enfance.

A la séance d’ouverture il y avait le patriarche Cyrille, le métropolite Hilarion, l’archiprêtre Chaplin (chef du département synodal des relations avec l’Etat), l’archiprêtre Smirnov, président de la commission patriarcale pour la famille, Elena Mizoulina, présidente de la commission de la Douma pour la famille, la femme et les enfants (connue pour être l’auteur de diverses lois de protection de la famille dont celle qui interdit la propagande homosexuelle), Vladimir Yakounine, président du Centre de la gloire nationale de Russie et de la Fondation Saint–André, sa femme Natalia Yakounina, vice-présidente de la Fondation Saint-André et organisatrice du Forum, Talgat Tajuddin, le grand mufti de Russie, Berel Lazar, le grand rabbin de Russie…

La séance plénière d’ouverture s’est tenue au Kremlin. Oleg Morozov chef de l'administration présidentielle pour les affaires intérieures, a lu un message de Vladimir Poutine. Il y eut aussi un message de la présidente du Conseil de la Fédération, du président de la Douma, du métropolite de Kiev (de l’Eglise orthodoxe russe), et de Svetlana Medvedeva, présidente de la Fondation Initiatives socio-culturelles et femme du Premier ministre.

Parmi les orateurs il y eut Konstantin Malofeev, président de la Fondation Saint-Basile, milliardaire qui met sa fortune au service de la famille et des enfants (c’est aussi avec lui que Philippe de Villers va créer des « Puy du Fou » russes à Yalta et à Moscou.) Il y eut aussi le vice-secrétaire d’Etat hongrois aux affaires sociales, qui représentait le gouvernement de Viktor Orban, le conseiller spécial du vice-Premier ministre des Philippines, qui est aussi membre du bureau de la fédération internationale Droit à la vie, une Nigériane directrice de la Fondation pour l’héritage culturel africain. Il y avait même un orateur français : Aymeric Chauprade.

Et la séance plénière de clôture eut lieu à la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou.

Tous les intervenants ont fait d’une façon ou d’une autre, chacun selon sa musique personnelle, l’apologie non seulement de la vie et de la famille, mais de la famille nombreuse.

Et cela paraît vraiment surréaliste, si l’on imagine une réunion de ce type à Paris… Il y a aujourd’hui clairement deux mondes. Et nous ne sommes pas dans le bon…

N.B. Elena Mizoulina figure sur la première liste noire des personnes interdites de visa et dont les avoirs sont gelés, tant américaine, publiée le 17 mars, qu’européenne, (recopiée et) publiée le 21 mars. Le président Obama en personne donne la raison officielle, ubuesque : « Mizoulina est sanctionnée en raison de son statut de député de la Douma. » Sic. Pour ne pas donner une raison aussi absurde, l’UE a épluché les propos d’Elena Mizoulina et a découvert qu’elle est « à l’origine de propositions législatives récentes en Russie qui auraient permis à des régions d’autres pays de rejoindre la Russie sans l’accord préalable de leurs autorités centrales ». On appréciera le « qui auraient permis », car de fait il n’y a rien eu de tel. Mais il faut bien trouver un prétexte pour se venger de celle qui est une grosse épine dans le pied du lobby mondial LGBT.

Il faut que ce soit les musulmans qui leur bottent le cul…

L’université catholique de Sanata Dharma, à Yogyakarta, Java, Indonésie, avait programmé un « séminaire » sur les « autres » orientations sexuelles, intitulé « LGBTI : Nous sommes différents, nous sommes uniques et nous sommes Un ». L’orientation du « séminaire » était quant à elle manifestement univoque, et à la limite du blasphème. Car « nous sommes un », pour un catholique, renvoie forcément à l’évangile de saint Jean : « Moi et le Père nous sommes un. (…) Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés, afin qu'ils soient un comme nous. »

Le « Forum de la société islamique » a fait savoir que ses membres s’infiltreraient dans le séminaire pour faire arrêter une discussion qui « déshonorerait l’islam ». Après une réunion avec la police, les organisateurs ont déprogrammé le séminaire.

Le chef de la branche locale du « Forum de la société islamique » a salué cette annulation. « Les pratiques sexuelles déviantes, a-t-il dit, sont contagieuses, et si nous n’arrêtons pas le virus, il est certain qu’un jour les gays et les lesbiennes réclameront l’égalité des droits et demanderont la reconnaissance du mariage entre personnes du même sexe. »

Il est ahurissant que des chrétiens, qui sont 3% en Indonésie, provoquent ainsi les musulmans, en programmant un séminaire faisant la promotion de pratiques condamnées par l’Eglise. Dans une université qui se prétend catholique.

Les seules réactions catholiques dont je dispose dans une langue que je comprenne sont celle du recteur de l’université, Johanes Eka Priyatma, qui avait dit qu’il annulerait le séminaire « s’il est susceptible de blesser les sentiments de certains groupes » (sans imaginer une seconde que cela blesse d’abord la foi catholique), et de l’agence Asianews qui dénonce l’« intolérance » des musulmans…

17 septembre 2014

L’Eglise a toujours…

Le cardinal Raymundo Damasceno Assis, archevêque d’Aparecida, actuel président de la conférence des évêques du Brésil, est l’un des trois présidents délégués du synode sur la famille. Il déclare au plus grand quotidien brésilien, Folha de São Paulo, à propos de la légalisation des unions homosexuelles :

« C’est une décision de la Cour suprême. Bien sûr, pour l’Eglise cela ne peut pas être assimilé au mariage. Mais, en ce qui concerne le respect pour l’union stable entre ces gens-là, il ne fait aucun doute que l’Eglise a toujours essayé de se comporter de cette façon. »

L’Eglise a toujours essayé de respecter l’union stable entre deux personnes de même sexe… Le cardinal Raymundo Damasceno Assis a donc changé le catéchisme (et censuré la Sainte Ecriture au passage).

16 septembre 2014

Disparition de la gaieté

Je n’ai jamais employé le mot « gay » pour parler des adeptes de la sodomie, d’autant que je ne vois pas en quoi ce serait gai, certaines de leurs modalités de rencontre étant même particulièrement sinistres.

Mais je me suis rendu compte en même temps que je ne pouvais plus employer l’adjectif « gai », sans que le mot soit immédiatement pollué par un détournement sémantique irrépressible.

Je trouve sur le blog de Jeanne Smits une illustration de ce constat. J’aimerais la trouver amusante mais je n’y arrive pas. Car c’est la confirmation que le mot « gai » ne peut désormais qu’être rayé du dictionnaire.

Il s’agit d’un exercice de CM1.

Dans le texte suivant, mettre les mots soulignés au féminin :

Nous mourions d’envie de voir notre nouveau maître. Notre instituteur était gai et gentil.

Et cela donne :

Nous mourions d’envie de voir notre nouvelle maitrésse. Notre institutriste était lesbiene et gentille.

Les enfants sont de plus en plus nuls en orthographe, mais ils ont assimilé que « gai » veut dire « homosexuel » et rien d’autre. Ils ne savent rien, mais ils savent quand même que l’homosexuel féminin est une lesbienne (à coup sûr c’est un grand progrès de la civilisation, car je ne le savais pas au CM1, ni très longtemps après.)

On remarquera toutefois cette chose extraordinaire que l’enfant, inconsciemment, écrit que la maîtresse lesbienne est une institu-triste

Car ce n’est vraiment pas gai.

15 septembre 2014

L’Eglise de Sodome et Gomorrhe (et de la dhimmitude)

En Argentine, conformément à ce qui avait été annoncé, a été célébré, vendredi dernier, le baptême du « premier enfant conçu naturellement par un couple transsexuel » : son père est sa mère et sa mère est son père. « Nous sommes fiers d’ouvrir un chemin grâce auquel l’Eglise écrira un nouveau chapitre en baptisant la première fille de deux parents transsexuels », avaient dit les parents à la presse.

*

Samedi, toujours en Argentine, un militant transsexuel, « Luisa Lucia Paz », et son « mari » ont reçu une bénédiction dans l’église du Saint-Esprit de Santiago del Estero. La paroisse avait annoncé un mariage, mais l’évêque a refusé. Alors le curé a fait une bénédiction… qui ressemblait à s’y méprendre à un mariage.

*

En Irlande, l’évêque de Galway, Mgr Martin Drennan, a appris que la Société de saint Vincent de Paul avait donné 45.000 € au lobby LGBT local. Il a fait part de son mécontentement, rappelant que la pratique homosexuelle est moralement mauvaise, et qu’il y avait un problème de jugement moral de la part de la Société de saint Vincent de Paul. Et d’ajouter que ce don blessait les pauvres de Galway, d’autant que les donateurs demandent à l’évêché s’ils doivent continuer de donner de l’argent s’il doit être ainsi dépensé.

Un conseiller municipal de Galway a appelé l’évêque à démissionner et à présenter ses excuses à la communauté homosexuelle.

Un habitant de la ville a envoyé un courriel à l’évêque, lui disant que ses propos étaient « profondément offensants, pas charitables et pas chrétiens », et rappelant bien sûr le propos de François sur le sujet. Il a reçu en retour un message disant : « Mes humbles excuses pour le tort causé. Je me suis gravement trompé. »

*

On rappellera que le cardinal Dolan, archevêque de New York, invité d’honneur du prochain défilé de la Saint-Patrick, a jugé « sage » la décision de ne plus interdire les lobbies LGBT.

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Pendant que des évêques sont à plat ventre devant le lobby LGBT, d’autres (ou les mêmes) font leurs courbettes devant l’islam. Un cap a été franchi avec le cardinal McCarrick, ancien évêque de Washington, qui a commencé un discours devant des musulmans en disant : « Au nom de Dieu le très clément, le miséricordieux », puis a assimilé « l’enseignement social catholique fondé sur la personne humaine » et celui de l’islam : « quand vous étudiez le saint Coran, quand vous étudiez l’islam, fondamentalement, c’est ce que Mahomet le prophète - la paix soit sur lui – enseignait ». Puis il a débité le baratin convenu sur le fait que nous étions tous contre la violence, contre la guerre, et bla-bla-bla, non sans oser souligner que « la vérité de l’affaire est que dans ces terribles massacres de l’Etat islamique, la plupart des victimes sont des musulmans, la plupart d’entre elles ne sont pas des chrétiens ». Et d’ajouter : « « Beaucoup de chrétiens, à l’évidence, ont souffert, donc je suis ici pour dire que nous sommes avec nos frères et sœurs de la communauté musulmane. » Sic.

11 septembre 2014

La honte du PPE

Le chanteur travesti et blasphémateur « Conchita Wurst » se produira sur l’esplanade du Parlement européen le 8 octobre, à l’invitation de cinq eurodéputés, dont la vice-présidente verte Ulrike Lunacek, qui est co-présidente de l’intergroupe LGBT du Parlement (lequel est, rappelons-le, le plus important intergroupe). Parmi les autres invitants, trois sont vice-présidents de l’intergroupe LGBT : Sirpa Pietikäinen, Sophie in’t Veld, Dennis de Jong, le cinquième étant le militant homosexuel Daniele Viotti (qui curieusement paraît ne pas faire partie de l’intergroupe – mais peut-être que le site n’est pas à jour, ou peut-être parce qu’il ne veut pas se retrouver avec des gouines, comme mes voisines de naguère qui se proclamaient telles et n’allaient pas à la gay pride parce que c’est « un truc de pédés »…).

Bref, sans surprise, Thomas Neuwirth, dit Conchita Wurst, vient chanter pour le très influent lobby LGBT du Parlement européen.

L’affaire est bien entendu soutenue par les groupes dont sont issus les invitants, et qui ont leur logo sur l’affiche, à savoir tous les groupes de gauche ainsi que les libéraux, et aussi, donc, le PPE, le groupe qu’on dit « démocrate chrétien », qui est celui de Sirpa Pietikäinen.

Si vous voulez vraiment savoir à quoi ressemble l’égérie LGBT du PPE, voilà :

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(Pour qu’il n’y ait pas de méprise : la honte du PPE, ce n’est pas Sirpa Pietikäinen, c’est que des dizaines et des dizaines de députés qui se disent chrétiens avalisent cela.)

05 septembre 2014

Ce qui est « invraisemblable », selon le juge

La cour d'appel fédérale de Chicago juge à l'unanimité que l'interdiction des « mariages » homosexuels en vigueur dans l'Indiana et dans le Wisconsin enfreint le droit garanti par la Constitution à une égalité de protection des citoyens devant la loi. (Une fois encore, il ne s’agit pas d’interdiction de quoi que ce soit, mais de la reconnaissance que le mariage est entre un homme et une femme.)

L’un des trois juges, Richard Posner, mérite de passer à la postérité pour son commentaire :

« C'est totalement invraisemblable. Des couples hétérosexuels se saoulent et la femme tombe enceinte, ce qui aboutit à des enfants non désirés: on les récompense en les autorisant à se marier. Les couples homosexuels n'ont pas d'enfants non désirés: on les récompense en leur interdisant le droit de se marier. Allez comprendre. »

Quel niveau, chez les magistrats fédéraux…

Ce jugement est identique à celui d’autres cours fédérales. La Cour suprême devra prendre une décision lors de sa prochaine session, qui débute en octobre.

Décadence

Pour la première fois, les lobbies homosexuels vont pouvoir défiler à New York pour la Saint-Patrick.

L’année dernière, le maire avait condamné cette « exclusion » pratiquée par les organisateurs, et surtout Guinness et Heineken avaient refusé de sponsoriser la parade…

Donc pour avoir les sous on fait parader des gens dont les pratiques sexuelles et le comportement sont contraires à tout ce que représente saint Patrick.

Bien entendu, le très « gay friendly » cardinal Dolan, archevêque de New York, dit n’avoir « aucun problème avec cette décision », qui est « sage » (sic). Le cardinal Dolan sera cette année le « grand marshal » qui conduit la parade dans la 5e Avenue…

On constate en revanche que Boston résiste. Les organisateurs rappellent qu’en 1995 la Cour suprême leur a donné raison, disant qu’ils avaient le droit d’exclure des participants dont ils rejettent le « message ».

01 septembre 2014

Le baptême de l'idéologie du genre

Le 12 septembre prochain sera baptisé à l’église Notre-Dame d’Aranzazu, à Victoria, en Argentine, l’enfant d’un homme qui est légalement (et visuellement) une femme et d’une femme qui est légalement (et plus ou moins visuellement) un homme. (La loi qui stipule que chacun se choisit l’identité sexuelle qui lui agrée selon son « vécu intérieur » a été adoptée en 2012 sans opposition.)

Ces deux personnes, Karen Bruselario, l’épouse, qui est un homme, et Alexis Taborda, le mari, qui est une femme, s’étaient mariées civilement le 29 novembre 2013, alors que celle qui apparaît comme un homme était enceinte de huit mois. Les images du « premier homme enceint » avaient fait le tour du monde. Ils ont demandé au pape François l’autorisation de se marier à l’église, mais ils n’ont pas encore reçu de réponse.

L’enfant, prénommé Génesis Angelina, qui semble être provisoirement une fille, sera baptisé par le P. Raul Benedetti, qui est un ami de la « famille », en l’église Notre-Dame d’Aranzazu, à Victoria, dont il était le curé avant de devenir curé de la cathédrale de Gualeguaychu.

« Ils forment un couple stable et ils se sont promis fidélité, amour et respect, et c’est très important, dit le prêtre. Le baptême ne se refuse pas et on n’y met pas de conditions. C’est quelque chose de normal, on ne pense pas à qui les élève. »

L’enfant aura deux marraines, la belle-sœur de « Karen » et la sœur d’« Alexis ». Et deux « parrains » : une amie transsexuelle du couple, qui n’a pas changé d’identité mais se présente comme un homme, et un ami qui est légalement une femme.

On attend évidemment une grosse couverture médiatique pour ce premier baptême d’un enfant d’un couple transsexuel, « symbole des nouvelles familles », béni par le personnel actuel de l’Eglise catholique. Ce sera une nouvelle page de cette reconnaissance, après le baptême ultra-médiatisé de Umma-Azul, fille de lesbiennes, en la cathédrale de Cordoba, en avril dernier. Une deuxième victoire LGBT dans l'année.

L’évêque de Gualeguaychu est depuis 2006 Mgr Jorge Eduardo Lozano. Prêtre de Buenos Aires, il a été consacré évêque par Mgr Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos-Aires, et a été son évêque auxiliaire de 2000 à 2006.

29 août 2014

Belgique : l’euthanasie monte en flèche

Le nombre des euthanasies en Belgique a augmenté de 55 % en deux ans, et a même quasiment doublé entre 2012 et 2013.

Ce qui reste stable est la curieuse proportion de 20% du total pour les Wallons et 80% pour la Flandre.

28 août 2014

Un « gouvernement de clarté »

François Hollande avait demandé à Manuel Valls de « composer un gouvernement de clarté ».

Il a été exaucé.

La nomination d’Emmanuel Macron à l’Economie et de Najat Belkacem à l’Education (mais si : « nationale » !) donne en effet une image précise, quasiment typologique, du socialisme actuel (de l’UMPS).

A l’Economie, on met un employé de Rothschild, qui n’a jamais été élu mais était le conseiller économique du président de la République, celui qui lui disait comment faire pour ne pas se mettre mal avec Bruxelles : on ne nomme plus une personnalité politique à l’Economie, parce qu’on a totalement abandonné le domaine économique à Bruxelles et à l’euro-mondialisme (Macron participait bien sûr à la dernière réunion du groupe Bilderberg). Finies les gamineries démagogiques de Montebourg, on affiche franchement la véritable ligne.

Et l’on poursuit le combat idéologique de la culture de mort, contre la vie, contre la famille, contre l’humanité elle-même, de façon emblématique, en nommant Najat Belkacem à l’Education « nationale » : une militante forcenée du « droit » à l’avortement et de l’idéologie du genre. Vincent Peillon, avec sa vieillerie laïcarde et jauressoïde de religion républicaine antichrétienne, est enfoncé. Désormais on a, à la tête du corps enseignant de notre pays, une figure de proue de la déséducation, de la destruction de toute éducation, de toute possibilité même d’éducation.

On notera aussi que le nouveau ministre de la Culture, Fleur Pellerin, est exactement du même acabit : le domaine de la culture est confié à quelqu’un qui représente l’impossibilité radicale de toute culture.

Et pour bien souligner la chose, ce sont deux femmes (puisque l’idéologie du genre n’a pas encore déconstruit le féminisme), une Marocaine et une Asiatique : histoire de rappeler que la « diversité » est elle-même idéologique.

 

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19 août 2014

Victoire pro-vie en Argentine

La province de Buenos Aires avait annoncé la création d’équipes médicales mobiles chargées de pratiquer des avortements légaux mais rendus impossibles par l’objection de conscience de la plupart des médecins. Les réactions ont été telles que la mesure a été abandonnée. Bonne nouvelle connexe : le gouverneur et le ministre provincial de la santé jurent aujourd’hui, la main sur le cœur, qu’ils sont contre l’avortement…

A lire chez Jeanne Smits.

06 août 2014

Un nouveau lobby homosexuel dans les écoles

L’association Le Refuge, spécialisée dans l’aide aux jeunes homosexuels en rupture familiale (mais oui), a obtenu un agrément du ministère de l’Education nationale pour mener elle aussi ses « actions de sensibilisation » dans les écoles.

En fait ce lobby intervient déjà depuis 2010 dans des lycées du Languedoc-Roussillon, plus récemment en PACA et en région parisienne.

La GPA comme fournisseur de viande fraîche ?

On découvre que l’Australien qui a abandonné « son » enfant trisomique à la mère porteuse thaïlandaise avait été condamné à trois mois de prison pour agressions sexuelles sur mineures : des fillettes de moins de dix ans, puis à un an de prison pour violences sur mineure…

Les services de protection de l'enfance d'Australie occidentale font savoir qu’« une enquête est conduite afin de s'assurer de la sécurité et du bien-être » de la sœur jumelle du trisomique abandonné, aujourd'hui âgée de 7 mois…

Coup de chapeau à l’évêque d’Araucanie

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Un célèbre jésuite chilien invité à la télévision s’est répandu en discours hétérodoxes sur la famille et la vie. L’évêque de Villarica, en plein pays Mapuche (Araucanie), a réagi d’excellente façon. (Message à Jean Raspail : voilà un évêque qui mériterait d’être le grand aumônier du royaume de Patagonie.) C’est à lire chez Benoît et moi.

04 août 2014

Le bébé trisomique qui fait exploser le mythe de la GPA

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A lire, le commentaire (et les informations) de Jean-Marie Le Méné.

A noter que l’élan de générosité rend déjà la mère porteuse, qui devient la mère adoptive, bénéficiaire non plus de dix fois le prix de la GPA (10.000 €), mais 15 fois (et ce n’est pas fini).

01 août 2014

Najat Belkacem et le triple mensonge de l’IVG

Le Conseil constitutionnel a validé la suppression de la notion de « situation de détresse » pour avoir recours à l'avortement. Le Nouvel Observateur a demandé la réaction de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits de la femme. Naturellement, elle s’en félicite, et en profite pour réitérer le triple mensonge, la triple imposture du droit à l’avortement, dans une seule phrase :

« Je considère moi que pouvoir disposer librement de son corps est non seulement un droit mais est même le préalable à l'autonomie et à la liberté véritable des femmes. Ce texte permet de véritablement consacrer le droit à l'IVG. »

Non, Madame Belkacem. Comme on le sait encore dans votre (autre) pays, avec l’avortement la femme ne dispose pas de son corps mais du corps et de la vie d’un autre, d’un tout petit être humain sans défense.

Non, Madame Belkacem. Ce n’est pas une liberté véritable que de pouvoir légalement tuer un enfant, son propre enfant.

Non, Madame Belkacem. On n’a pas le droit d’utiliser le mot « consacrer » quand il s’agit d’un meurtre, et rien ne peut consacrer un droit qui n’existe que dans une législation illicite, car on n’a jamais le droit de tuer des innocents, et de camoufler le meurtre sous le sigle mensonger IVG. Comme s’il s’agissait de seulement interrompre un processus que l’on pourrait reprendre...

Tout à l’heure dans mon épicerie préférée j’entendais deux jeunes femmes qui se disaient l’une à l’autre qu’elles ne voulaient pas d’enfants. L’une parlait d’une de ses amies qui avait eu un enfant « par accident », et qui était tombée enceinte une nouvelle fois « par accident ». Eh bien « celui-là aussi elle l’a gardé ». Elle a gardé quoi ? sinon son enfant, et non pas une excroissance de son corps.

Mais ce qui m’a choqué était l’insouciance du propos. Cette amie pouvait garder ou ne pas garder son enfant. L’une ou l’autre possibilité était envisagée avec le même sourire. Elle pouvait le garder ou le jeter. C’est moralement équivalent.

Et l’on parle encore de civilisation…

L’Ouganda, un pas en arrière

La Cour constitutionnelle ougandaise a annulé la loi contre l’homosexualité qui avait été adoptée le 20 décembre, et qui renforçait la loi qui interdit déjà les relations homosexuelles sous peine de prison à vie. La nouvelle loi interdisait toute promotion de l’homosexualité, mais aussi rendait obligatoire la dénonciation de quiconque s'affiche homosexuel. Ce qui était, il faut bien le dire, aller un peu loin…

Ce pas en arrière n’est peut-être pas sans rapport avec le changement de position du président Museveni sur la contraception, et pourrait être le prélude à un alignement au moins partiel de l’Ouganda sur les normes internationales de la culture de mort (les pressions étant considérables, et pas seulement verbales).

31 juillet 2014

Les médecins canadiens contre l’euthanasie

Lu sur Gènétique, d’après Lifenews :

L'Association médicale canadienne (AMC), porte-parole national des médecins au Canada vient de rendre publique les résultats d'un sondage réalisé en ligne sur l'euthanasie, le suicide assisté et les soins de fin de vie. Il en résulte que 71,5% sont d'accord avec la position de l'AMC, opposée à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. 25,8% désapprouvent cette position, et 2,6% ne se prononcent pas. 

Les principales raisons avancées pour justifier leur opposition à toute légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté sont les suivantes:

- "légaliser l'aide médicale à mourir affecterait profondément la confiance que les patients ont dans les médecins et compromettrait la relation médecin-patient".

- "le rôle des médecins est de guérir, pas de mettre fin à la vie".

- "la légalisation est une 'pente glissante' et conduirait à un élargissement des conditions et des populations de patients pour qui la mort médicalement assistée peut être appliquée, particulièrement concernant les populations les plus vulnérables"

- "la légalisation de l'aide médicale à mourir pourrait être utilisée afin de faire des économies au sein du système de santé". 

Selon le rapport de l'AMC, si la société en arrivait un jour à une légalisation de l'euthanasie, les médecins devraient être exclus de toute procédure visant à réaliser un tel acte.

Bravo la Pennsylvanie

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Vendredi 18 juillet, la « Jérôme Lejeune Foundation » (américaine) a été invitée à Harrisburg, en Pennsylvanie, à l’invitation du gouverneur de l’Etat Tom Corbett, pour la promulgation de la loi d’éducation prénatale à la trisomie 21, dite « loi Chloé ».

Cette loi est exactement l’opposé de l’immonde réaction de notre CSA à un clip où l’on voit des enfants trisomiques rassurer une future mère.

Elle encourage la diffusion d’une image positive des enfants atteints de trisomie, en montrant qu’ils sont un don précieux pour les familles et la société.

Elle vise à faire en sorte que les femmes enceintes d’enfants atteints de trisomie 21 reçoivent des informations concernant les services et les aides qui pourraient leur être apportés.

La Fondation américaine Jérôme Lejeune a participé à l’élaboration de cette loi à la demande de Kurt Kondrich, dont la fille Chloé est trisomique, et qui en avait eu l’initiative après avoir vu une loi similaire adoptée dans le Kentucki.

Euthanasier les pauvres et les enfants

Le nouveau ministre de la Santé lituanien, Rimantė Šalaševičiūtė (qui était membre du parti communiste à l’ère soviétique), a déclaré que la Lituanie n'était pas un Etat-providence dans lequel les soins palliatifs pourraient être accessible à tous et que l'euthanasie pourrait être une option pour les personnes qui ne souhaitent pas tourmenter leurs proches en leur imposant le spectacle de leurs souffrances.

La ministre a également soulevé l'idée de l'euthanasie pour les enfants, soulignant que cette option a été approuvée par la Belgique. Celle-ci pourrait également être appropriée pour la Lituanie après débat public, a-t-elle dit.

Le Conseil européen a définitivement approuvé l’adhésion de la Lituanie à la zone euro le 1er janvier 2015.

Le cardinal qui ne sait pas

Le cardinal Hummes, « archevêque émérite de Sao Paulo et l’un des principaux conseillers du chef suprême de l’Eglise catholique », a donné une grande interview à Noticias. Extrait :

— Si Jésus vivait aujourd'hui, est-ce qu’il serait favorable au mariage gay ?

— Je ne sais pas. Je ne fais aucune hypothèse à ce sujet. C’est l’Eglise dans son ensemble qui doit répondre. Nous devons prendre soin de ne pas soulever de questions individuellement, car cela finit par créer plus de problèmes pour atteindre une conclusion valable. Je pense que nous devons le faire ensemble, écouter les gens, ceux qui sont concernés, les évêques. C’est l’Eglise qui doit indiquer les chemins, et il doit y avoir un chemin pour tous.

Précision 1. Le cardinal Hummes, franciscain, est l’homme qui était à côté de François après son élection sur le balcon.

Précision 2. J’ai un scoop : Jésus est vivant aujourd'hui. Et il condamne tous les faux mariages. Par exemple ici.

30 juillet 2014

Un immonde communiqué du CSA

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel ne supporte pas que soit passé à la télévision un spot de deux minutes et demie dans lequel on voit des enfants trisomiques rassurer une future mère enceinte d'un bébé atteint de la même maladie. Pour le CSA, rien ne doit perturber le massacre des enfants trisomiques. Surtout pas des images d’enfants heureux. Voici cet immonde communiqué :

Le Conseil a été saisi de plaintes à la suite de la diffusion, dans les écrans publicitaires de M6, Canal+ et D8 entre le 21 mars et le 21 avril 2014, d’un message de sensibilisation à la trisomie 21. Intitulé « Chère future maman », il était soutenu par les associations Coordown, Les amis d’Éléonore et la fondation Jérôme-Lejeune, fondation dont la vocation est notamment la lutte contre l’avortement.

Le Conseil considère que ce message ne relève pas de la publicité au sens de l’article 2 du décret du 27 mars 1992. Bien qu’ayant été diffusé à titre gracieux,il ne peut pas non plus être regardé comme un message d’intérêt général, au sens de l’article 14 de ce même décret, puisqu’en s’adressant à une future mère,sa finalité peut paraître ambiguë et ne pas susciter une adhésion spontanée et consensuelle. En conséquence, le Conseil considère qu’il ne pouvait être inséré au sein des écrans publicitaires.

S’inscrivant dans une démarche de lutte contre la stigmatisation des personnes handicapées, ce message aurait pu être valorisé, à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, par une diffusion mieux encadrée et contextualisée, par exemple au sein d’émissions.

Le Conseil est intervenu auprès des chaînes afin de leur demander, à l’avenir, de veiller aux modalités de diffusion des messages susceptibles de porter à controverse.

Il a répondu en ce sens aux plaignants.

18 juillet 2014

Bonnemaison : l’ordre des médecins reste ferme

Suite à son acquittement, le Dr Nicolas Bonnemaison a déposé auprès du Conseil d’Etat une requête de sursis à exécution de sa radiation par l’ordre des médecins. Le conseil national de l’ordre des médecins fait savoir qu’il transmet au Conseil d’Etat un mémoire présentant la position de l’ordre. Cette position est que la radiation du Dr Bonnemaison, effective depuis le 1er juillet, doit être exécutée.