29 août 2014

Belgique : l’euthanasie monte en flèche

Le nombre des euthanasies en Belgique a augmenté de 55 % en deux ans, et a même quasiment doublé entre 2012 et 2013.

Ce qui reste stable est la curieuse proportion de 20% du total pour les Wallons et 80% pour la Flandre.

28 août 2014

Un « gouvernement de clarté »

François Hollande avait demandé à Manuel Valls de « composer un gouvernement de clarté ».

Il a été exaucé.

La nomination d’Emmanuel Macron à l’Economie et de Najat Belkacem à l’Education (mais si : « nationale » !) donne en effet une image précise, quasiment typologique, du socialisme actuel (de l’UMPS).

A l’Economie, on met un employé de Rothschild, qui n’a jamais été élu mais était le conseiller économique du président de la République, celui qui lui disait comment faire pour ne pas se mettre mal avec Bruxelles : on ne nomme plus une personnalité politique à l’Economie, parce qu’on a totalement abandonné le domaine économique à Bruxelles et à l’euro-mondialisme (Macron participait bien sûr à la dernière réunion du groupe Bilderberg). Finies les gamineries démagogiques de Montebourg, on affiche franchement la véritable ligne.

Et l’on poursuit le combat idéologique de la culture de mort, contre la vie, contre la famille, contre l’humanité elle-même, de façon emblématique, en nommant Najat Belkacem à l’Education « nationale » : une militante forcenée du « droit » à l’avortement et de l’idéologie du genre. Vincent Peillon, avec sa vieillerie laïcarde et jauressoïde de religion républicaine antichrétienne, est enfoncé. Désormais on a, à la tête du corps enseignant de notre pays, une figure de proue de la déséducation, de la destruction de toute éducation, de toute possibilité même d’éducation.

On notera aussi que le nouveau ministre de la Culture, Fleur Pellerin, est exactement du même acabit : le domaine de la culture est confié à quelqu’un qui représente l’impossibilité radicale de toute culture.

Et pour bien souligner la chose, ce sont deux femmes (puisque l’idéologie du genre n’a pas encore déconstruit le féminisme), une Marocaine et une Asiatique : histoire de rappeler que la « diversité » est elle-même idéologique.

 

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19 août 2014

Victoire pro-vie en Argentine

La province de Buenos Aires avait annoncé la création d’équipes médicales mobiles chargées de pratiquer des avortements légaux mais rendus impossibles par l’objection de conscience de la plupart des médecins. Les réactions ont été telles que la mesure a été abandonnée. Bonne nouvelle connexe : le gouverneur et le ministre provincial de la santé jurent aujourd’hui, la main sur le cœur, qu’ils sont contre l’avortement…

A lire chez Jeanne Smits.

06 août 2014

Un nouveau lobby homosexuel dans les écoles

L’association Le Refuge, spécialisée dans l’aide aux jeunes homosexuels en rupture familiale (mais oui), a obtenu un agrément du ministère de l’Education nationale pour mener elle aussi ses « actions de sensibilisation » dans les écoles.

En fait ce lobby intervient déjà depuis 2010 dans des lycées du Languedoc-Roussillon, plus récemment en PACA et en région parisienne.

La GPA comme fournisseur de viande fraîche ?

On découvre que l’Australien qui a abandonné « son » enfant trisomique à la mère porteuse thaïlandaise avait été condamné à trois mois de prison pour agressions sexuelles sur mineures : des fillettes de moins de dix ans, puis à un an de prison pour violences sur mineure…

Les services de protection de l'enfance d'Australie occidentale font savoir qu’« une enquête est conduite afin de s'assurer de la sécurité et du bien-être » de la sœur jumelle du trisomique abandonné, aujourd'hui âgée de 7 mois…

Coup de chapeau à l’évêque d’Araucanie

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Un célèbre jésuite chilien invité à la télévision s’est répandu en discours hétérodoxes sur la famille et la vie. L’évêque de Villarica, en plein pays Mapuche (Araucanie), a réagi d’excellente façon. (Message à Jean Raspail : voilà un évêque qui mériterait d’être le grand aumônier du royaume de Patagonie.) C’est à lire chez Benoît et moi.

04 août 2014

Le bébé trisomique qui fait exploser le mythe de la GPA

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A lire, le commentaire (et les informations) de Jean-Marie Le Méné.

A noter que l’élan de générosité rend déjà la mère porteuse, qui devient la mère adoptive, bénéficiaire non plus de dix fois le prix de la GPA (10.000 €), mais 15 fois (et ce n’est pas fini).

01 août 2014

Najat Belkacem et le triple mensonge de l’IVG

Le Conseil constitutionnel a validé la suppression de la notion de « situation de détresse » pour avoir recours à l'avortement. Le Nouvel Observateur a demandé la réaction de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits de la femme. Naturellement, elle s’en félicite, et en profite pour réitérer le triple mensonge, la triple imposture du droit à l’avortement, dans une seule phrase :

« Je considère moi que pouvoir disposer librement de son corps est non seulement un droit mais est même le préalable à l'autonomie et à la liberté véritable des femmes. Ce texte permet de véritablement consacrer le droit à l'IVG. »

Non, Madame Belkacem. Comme on le sait encore dans votre (autre) pays, avec l’avortement la femme ne dispose pas de son corps mais du corps et de la vie d’un autre, d’un tout petit être humain sans défense.

Non, Madame Belkacem. Ce n’est pas une liberté véritable que de pouvoir légalement tuer un enfant, son propre enfant.

Non, Madame Belkacem. On n’a pas le droit d’utiliser le mot « consacrer » quand il s’agit d’un meurtre, et rien ne peut consacrer un droit qui n’existe que dans une législation illicite, car on n’a jamais le droit de tuer des innocents, et de camoufler le meurtre sous le sigle mensonger IVG. Comme s’il s’agissait de seulement interrompre un processus que l’on pourrait reprendre...

Tout à l’heure dans mon épicerie préférée j’entendais deux jeunes femmes qui se disaient l’une à l’autre qu’elles ne voulaient pas d’enfants. L’une parlait d’une de ses amies qui avait eu un enfant « par accident », et qui était tombée enceinte une nouvelle fois « par accident ». Eh bien « celui-là aussi elle l’a gardé ». Elle a gardé quoi ? sinon son enfant, et non pas une excroissance de son corps.

Mais ce qui m’a choqué était l’insouciance du propos. Cette amie pouvait garder ou ne pas garder son enfant. L’une ou l’autre possibilité était envisagée avec le même sourire. Elle pouvait le garder ou le jeter. C’est moralement équivalent.

Et l’on parle encore de civilisation…

L’Ouganda, un pas en arrière

La Cour constitutionnelle ougandaise a annulé la loi contre l’homosexualité qui avait été adoptée le 20 décembre, et qui renforçait la loi qui interdit déjà les relations homosexuelles sous peine de prison à vie. La nouvelle loi interdisait toute promotion de l’homosexualité, mais aussi rendait obligatoire la dénonciation de quiconque s'affiche homosexuel. Ce qui était, il faut bien le dire, aller un peu loin…

Ce pas en arrière n’est peut-être pas sans rapport avec le changement de position du président Museveni sur la contraception, et pourrait être le prélude à un alignement au moins partiel de l’Ouganda sur les normes internationales de la culture de mort (les pressions étant considérables, et pas seulement verbales).

31 juillet 2014

Les médecins canadiens contre l’euthanasie

Lu sur Gènétique, d’après Lifenews :

L'Association médicale canadienne (AMC), porte-parole national des médecins au Canada vient de rendre publique les résultats d'un sondage réalisé en ligne sur l'euthanasie, le suicide assisté et les soins de fin de vie. Il en résulte que 71,5% sont d'accord avec la position de l'AMC, opposée à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. 25,8% désapprouvent cette position, et 2,6% ne se prononcent pas. 

Les principales raisons avancées pour justifier leur opposition à toute légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté sont les suivantes:

- "légaliser l'aide médicale à mourir affecterait profondément la confiance que les patients ont dans les médecins et compromettrait la relation médecin-patient".

- "le rôle des médecins est de guérir, pas de mettre fin à la vie".

- "la légalisation est une 'pente glissante' et conduirait à un élargissement des conditions et des populations de patients pour qui la mort médicalement assistée peut être appliquée, particulièrement concernant les populations les plus vulnérables"

- "la légalisation de l'aide médicale à mourir pourrait être utilisée afin de faire des économies au sein du système de santé". 

Selon le rapport de l'AMC, si la société en arrivait un jour à une légalisation de l'euthanasie, les médecins devraient être exclus de toute procédure visant à réaliser un tel acte.

Bravo la Pennsylvanie

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Vendredi 18 juillet, la « Jérôme Lejeune Foundation » (américaine) a été invitée à Harrisburg, en Pennsylvanie, à l’invitation du gouverneur de l’Etat Tom Corbett, pour la promulgation de la loi d’éducation prénatale à la trisomie 21, dite « loi Chloé ».

Cette loi est exactement l’opposé de l’immonde réaction de notre CSA à un clip où l’on voit des enfants trisomiques rassurer une future mère.

Elle encourage la diffusion d’une image positive des enfants atteints de trisomie, en montrant qu’ils sont un don précieux pour les familles et la société.

Elle vise à faire en sorte que les femmes enceintes d’enfants atteints de trisomie 21 reçoivent des informations concernant les services et les aides qui pourraient leur être apportés.

La Fondation américaine Jérôme Lejeune a participé à l’élaboration de cette loi à la demande de Kurt Kondrich, dont la fille Chloé est trisomique, et qui en avait eu l’initiative après avoir vu une loi similaire adoptée dans le Kentucki.

Euthanasier les pauvres et les enfants

Le nouveau ministre de la Santé lituanien, Rimantė Šalaševičiūtė (qui était membre du parti communiste à l’ère soviétique), a déclaré que la Lituanie n'était pas un Etat-providence dans lequel les soins palliatifs pourraient être accessible à tous et que l'euthanasie pourrait être une option pour les personnes qui ne souhaitent pas tourmenter leurs proches en leur imposant le spectacle de leurs souffrances.

La ministre a également soulevé l'idée de l'euthanasie pour les enfants, soulignant que cette option a été approuvée par la Belgique. Celle-ci pourrait également être appropriée pour la Lituanie après débat public, a-t-elle dit.

Le Conseil européen a définitivement approuvé l’adhésion de la Lituanie à la zone euro le 1er janvier 2015.

Le cardinal qui ne sait pas

Le cardinal Hummes, « archevêque émérite de Sao Paulo et l’un des principaux conseillers du chef suprême de l’Eglise catholique », a donné une grande interview à Noticias. Extrait :

— Si Jésus vivait aujourd'hui, est-ce qu’il serait favorable au mariage gay ?

— Je ne sais pas. Je ne fais aucune hypothèse à ce sujet. C’est l’Eglise dans son ensemble qui doit répondre. Nous devons prendre soin de ne pas soulever de questions individuellement, car cela finit par créer plus de problèmes pour atteindre une conclusion valable. Je pense que nous devons le faire ensemble, écouter les gens, ceux qui sont concernés, les évêques. C’est l’Eglise qui doit indiquer les chemins, et il doit y avoir un chemin pour tous.

Précision 1. Le cardinal Hummes, franciscain, est l’homme qui était à côté de François après son élection sur le balcon.

Précision 2. J’ai un scoop : Jésus est vivant aujourd'hui. Et il condamne tous les faux mariages. Par exemple ici.

30 juillet 2014

Un immonde communiqué du CSA

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel ne supporte pas que soit passé à la télévision un spot de deux minutes et demie dans lequel on voit des enfants trisomiques rassurer une future mère enceinte d'un bébé atteint de la même maladie. Pour le CSA, rien ne doit perturber le massacre des enfants trisomiques. Surtout pas des images d’enfants heureux. Voici cet immonde communiqué :

Le Conseil a été saisi de plaintes à la suite de la diffusion, dans les écrans publicitaires de M6, Canal+ et D8 entre le 21 mars et le 21 avril 2014, d’un message de sensibilisation à la trisomie 21. Intitulé « Chère future maman », il était soutenu par les associations Coordown, Les amis d’Éléonore et la fondation Jérôme-Lejeune, fondation dont la vocation est notamment la lutte contre l’avortement.

Le Conseil considère que ce message ne relève pas de la publicité au sens de l’article 2 du décret du 27 mars 1992. Bien qu’ayant été diffusé à titre gracieux,il ne peut pas non plus être regardé comme un message d’intérêt général, au sens de l’article 14 de ce même décret, puisqu’en s’adressant à une future mère,sa finalité peut paraître ambiguë et ne pas susciter une adhésion spontanée et consensuelle. En conséquence, le Conseil considère qu’il ne pouvait être inséré au sein des écrans publicitaires.

S’inscrivant dans une démarche de lutte contre la stigmatisation des personnes handicapées, ce message aurait pu être valorisé, à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, par une diffusion mieux encadrée et contextualisée, par exemple au sein d’émissions.

Le Conseil est intervenu auprès des chaînes afin de leur demander, à l’avenir, de veiller aux modalités de diffusion des messages susceptibles de porter à controverse.

Il a répondu en ce sens aux plaignants.

18 juillet 2014

Bonnemaison : l’ordre des médecins reste ferme

Suite à son acquittement, le Dr Nicolas Bonnemaison a déposé auprès du Conseil d’Etat une requête de sursis à exécution de sa radiation par l’ordre des médecins. Le conseil national de l’ordre des médecins fait savoir qu’il transmet au Conseil d’Etat un mémoire présentant la position de l’ordre. Cette position est que la radiation du Dr Bonnemaison, effective depuis le 1er juillet, doit être exécutée.

17 juillet 2014

Le revirement d’un pro-euthanasie

L'universitaire néerlandais Theo Boer était partisan de l’euthanasie. Et il était partie prenante, comme membre d’une des commissions régionales de contrôle censées certifier la légalité des euthanasies pratiquées. Mais il a changé d’avis. Et il supplie les Anglais, qui vont légaliser à leur tour le « suicide assisté », de ne pas faire la même erreur. C’est à lire chez Jeanne Smits.

16 juillet 2014

Le gouvernement irlandais et les "Droits de l’homme"

Le ministre irlandais de la Justice, Frances Fitzgerald, a été interrogé « avec fermeté » devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, sur la loi sur l’avortement de 2012. Cette loi autorise l’avortement quand la vie de la mère est en danger. Mais pour le Conseil des droits de l’homme c’est insuffisant. La loi irlandaise « viole les droits de l’homme » parce qu’elle exclut le viol, l’anomalie fœtale, et les risques de santé.

En outre, le Conseil des droits de l’homme reproche à l’Irlande de faire supporter intégralement les dépenses de transport aux femmes qui vont avorter à l’étranger. Sic.

Un ministre de la Justice digne de ce nom aurait répliqué que l’Irlande n’a pas de leçons à recevoir d’un organisme dont bon nombre de membres violent les droits de l’homme en permanence, et que le droit à la vie du fœtus est le premier des droits de l’homme.

Mais Frances Fitzgerald a accepté les critiques, la tête basse, et a promis un référendum pour faire en sorte que son pays ne viole plus les droits de l’homme…

Frances Fitzgerald n'est pas seulement physiquement un clone d'Hillary Clinton...

A force de s'aplatir devant la pensée unique...

« Toutes les sexualités sont équivalentes et il doit y avoir l'égalité entre tous. »

C’est un propos de Jacques Toubon, qui devient aujourd'hui Défenseur des droits. Des droits de la zoophilie, de la nécrophilie, de la pédophilie, de la polygamie, de la polyandrie, et de toutes les combinaisons possibles. Puisque toutes les sexualités sont équivalentes et qu’il doit y avoir l’égalité entre tous.

15 juillet 2014

L’étrange appel contre la GPA

Jacques Delors et Lionel Jospin ont publié dans Libération « un appel pour demander à François Hollande de s'opposer publiquement à l’admission par le droit des contrats de mère porteuse ».

Avec notamment cet argument :

« Le contrat de mère porteuse est contraire au principe de respect de la personne, aussi bien celui de la femme, qui porte l’enfant commandé, que celui de l’enfant, commandé par une ou deux personnes, qui se développe dans le ventre de la «porteuse», puis est livré. Les êtres humains ne sont pas des choses. »

De nombreuses personnalités de gauche ont signé cet appel, dont Yvette Roudy, Marie-George Bufffet, Catherine Tasca, Nicole Notat, Bernard Poignant, José Bové, Catherine Dolto, Jacques Testart, René Frydman…

On aura remarqué qu’il y a là plusieurs militants acharnés de l’avortement. On remarquera aussi que les deux premières associations signataires sont les furies de la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) et du CNDF (Collectif national pour le droit des femmes).

Des gens qui ont donc tout à coup le souci du « respect de la personne, aussi bien celui de la femme que celui de l’enfant ».

Je n’arrive pas à comprendre comment ça se passe dans leur tête.

Le sida reste gravement homophobe

L’OMS préconise aux « hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes » de prendre des antiviraux comme « méthode supplémentaire de prévention ».

Cette recommandation fait suite au constat d'une «explosion de l'épidémie » pour ce « groupe à risques ».

Actuellement, les homosexuels ont 19 fois plus de risques d'être contaminés par le virus que le reste de la population. Prendre une pilule quotidienne combinant deux antirétroviraux, en plus de l'usage des préservatifs, pourrait diminuer les risques de 20 à 25 %, soit éviter« un million de nouvelles infections au sein de ce groupe en dix ans », selon l'OMS.

A Singapour on met au pilon les livres pour enfants faisant l’apologie de l’homosexualité

La direction des bibliothèques publiques de Singapour (National Library Board : NLB) a décidé des supprimer des rayons des livres pour enfants ceux qui prônent l’homosexualité.

Trois livres vont être mis au pilon : And Tango Makes Three (l’histoire des deux pingouins mâles élevant un petit), The White Swan Express: A Story About Adoption (avec notamment une paire de lesbiennes américaines adoptant un enfant chinois), Who's In My Family: All About Our Families (« où que vous habitiez, où que vous alliez, il y a toutes sortes de familles »…).

Face à la vive réaction de l’intellocratie locale, le ministre de l'Information, de la communication et des Arts, Yaacob Ibrahim, a expliqué :

« Tout d’abord, le retrait n’est pas fondé sur une seule plainte sans évaluation de son bien fondé. Le NLB suit un processus où ses agents examinent attentivement les réactions avant de prendre une décision.

« Deuxièmement, c’est une décision qui ne concerne que la section enfants des bibliothèques publiques. Le NLB ne décide pas des livres que les enfants peuvent ou ne peuvent pas lire. Cette décision reste aux parents, comme cela a toujours été. Les gens peuvent acheter ces titres à leurs enfants s’ils le souhaitent. En revanche, le NLB doit décider quels livres doivent être facilement disponibles aux enfants, qui sont parfois sans surveillance, dans la section enfants des bibliothèques publiques. Pour les sections adultes, les directives pour ce qui est approprié sont beaucoup plus larges, et un éventail beaucoup plus large de titres sont sur les étagères.

« Troisièmement, le NLB a été guidé dans sa décision par les normes communautaires. Les bibliothèques publiques sont au service de la communauté, et il est juste qu’elles prennent en considération les normes de la communauté. Les normes prédominantes, acceptées par une immense majorité des Singapouriens, veulent que l’on parle aux enfants des familles conventionnelles, mais pas de familles alternatives, non traditionnelles, ce que font les livres en question. Cette approche est partagée par tous les organismes publics en charge de l’éducation et de l’accompagnement des jeunes Singapouriens.

« Comme dans d’autres sociétés, il y a à Singapour, de la part de certains, de considérables efforts pour changer ces normes, et une réaction aussi forte de la part de ceux qui ne veulent pas voir de changement. Les sociétés ne sont jamais statiques, et changent au fil du temps. Mais l’approche du NLB est de refléter les normes sociales existantes, et non de les contester ou chercher à les changer. »

(Musulman, Yaacob Ibrahim est également ministre en charge des Affaires musulmanes. A Singapour il y a environ 40% de bouddhistes, 14% de chrétiens, 14% de musulmans, des hindous, des sikhs, des taoïstes… Et l’homosexualité est un délit.)

03 juillet 2014

Jeanne Smits est de retour

Sur son blog.

Elle fait le point sur l’euthanasie par privation de nourriture et de boisson, pudiquement appelée VSED : voluntary stop eating and drinking, autrement dit interruption volontaire (sic) de manger et de boire…

Ce qui m’étonne (comme Jeanne Smits, mais moi plus qu’elle) est de voir des spécialistes ou soi-disant tels ne pas faire de différence (ou guère) entre la mort de soif et la mort de faim. La différence est pourtant énorme. Si l’on arrête toute nourriture et toute boisson, on ne peut pas mourir de faim, parce qu’on est mort de soif très longtemps avant. Et quand on meurt de soif c’est dans d’atroces douleurs, alors que si l’on meurt de faim tout en s’hydratant on meurt lentement d’inanition (non sans éventuelles douleurs, mais pas comparables avec celles de la soif). On en a une illustration saisissante avec la mort de saint Maximilien Kolbe. Dans le "bunker de la mort", où l’on ne donnait rien aux condamnés, on n’entendait que les horribles hurlements des condamnés mourant de soif. Sauf quand ce fut le père Kolbe : les gardiens furent stupéfaits de constater qu’on n’entendait que des cantiques et des prières.

02 juillet 2014

Bonnemaison sera rejugé

Le parquet général fait appel de l’acquittement de Nicolas Bonnemaison. Quand même…

Les avocats de l’ancien médecin dénoncent un « acharnement judiciaire déraisonnable », ironisant ainsi de façon assez ignoble sur l’« acharnement thérapeutique déraisonnable » qu’on ne peut pas reprocher à leur client…

01 juillet 2014

La Cour suprême donne tort à Obama

La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison à deux chefs d’entreprise qui refusaient d’appliquer la disposition de l’ObamaCare obligeant les entreprises à prendre en charge une assurance santé couvrant les dépenses de contraception y compris abortive.

Par cinq voix contre quatre, la Cour suprême a décidé que c’était contraire à la liberté de religion garantie par le Premier Amendement, et par conséquent que « l'obligation faite aux plaignants de prendre en charge l'assurance santé de la contraception est illégal ».

Les plaignants étaient le propriétaire d’une chaîne de magasins employant plus de 13.000 salariés, et un fabricant de placards. Ils refusaient de payer pour quatre des vingt méthodes de contraception remboursées selon l’Obamacare, à savoir deux pilules du lendemain et deux stérilets.

Hélas ce ne sont pas des catholiques, mais des protestants, qui font ainsi un peu reculer la culture de mort.

On notera que Le Monde ose titrer : « La liberté religieuse contre les droits des femmes américaines ». Parce que c’est désormais un droit des femmes de se faire rembourser par le patron ses stérilets et ses pilules abortives…

Le diocèse de Madison s’oppose frontalement au laxisme papal

Le diocèse de Madison, dont l’évêque est Mgr Robert Morlino (qualifié de « très conservateur »), est sous le feu des médias de la pensée unique et des lobbies, depuis que le vicaire général, Mgr James Bartylla, a envoyé une note aux curés pour leur demander de ne pas baptiser automatiquement les enfants dont les « parents » sont homosexuels. Il y a, écrit-il, une « pléthore de difficultés, de défis, et d’éléments à considérer en lien avec ces unions contre-nature (y compris le scandale), quand il s’agit du baptême d’un enfant, et ces considérations concernent la théologie, le droit canonique, l’approche pastorale, l’adaptation liturgique, et l’enregistrement du sacrement ». En conséquence, chaque prêtre confronté à cette question doit consulter le vicaire général, car « chaque cas doit être évalué individuellement ».

Un porte-parole du diocèse a ensuite précisé que cela n’affectait pas le fait que l’Eglise soit ouverte à baptiser un enfant dont un parent ou un tuteur « est sincère dans la démarche de présenter un enfant au baptême » et manifeste « vraiment l’intention d’élever l’enfant dans la foi tout ce que cela signifie » : « Nous voulons que chacun reçoive ce très important sacrement, et nous traitons avec prudence de ce sujet sensible, pour le bien de l’enfant et l’intégrité de ce sacrement très saint. »

Ce discours (pleinement conforme au droit canonique) est en opposition frontale avec les propos de François. Il va être intéressant de voir la suite.

Mgr Morlino célébrant la messe de saint Pie V dimanche 29 juin:

 

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30 juin 2014

Delevoye n’avait pas le droit

Le tribunal administratif de Paris déclare que la pétition citoyenne sur le projet de loi Taubira était recevable. Le Conseil économique et social (CESE) a donc eu tort de la déclarer irrecevable. Il n’y avait d’ailleurs pas besoin d’être juriste pour constater que la décision de Jean-Paul Delevoye était arbitraire, ou plutôt qu’elle était le résultat d’un ordre du gouvernement faisant fi des règles légales.

Et alors ? Et alors rien, semble-t-il : le tribunal n’a pas retenu la demande d’enjoindre au CESE d’émettre un avis…

27 juin 2014

Me Jérôme Triomphe fait condamner l’Etat

Pour poursuites abusives, dans le procès d'un militant de La Manif Pour Tous venu narguer Christiane Taubira près d'un pénitencier à Condé-sur-Sarthe.

Petit miracle aux Etats-Unis

La Cour suprême des Etats-Unis a jugé invalide une loi du Massachusetts qui interdisait toute manifestation contre l’avortement à moins de 11 mètres de l’entrée d’un avortoir.

La Cour suprême a jugé à l'unanimité que cette loi « viole le Premier Amendement » à la Constitution sur la liberté d’expression.

Un évêque : Mgr Aillet (y a pas de hasard)

Vincent Lambert, Dr Bonnemaison : la réaction de Mgr Aillet

L’injection létale pourrait bien devenir légale. C’est ce que laisse entendre le message délivré par l’acquittement du docteur Nicolas Bonnemaison. 

Comment laisser passer un tel aveu de non-assistance à personne en danger ? Comment ne pas entendre la soif de mourir vivants et aimés ? Oui, il s’agit bien de cela : c’est notre société qui est en état pauci-relationnel et non les personnes comme Vincent Lambert qui attendent au contraire un sursaut d’amour.

Je m’adresse aux médecins, aux soignants, à tous ceux qui font partie de cette chaîne solidaire qui nous unit les uns aux autres, surtout au terme de notre existence. Soyez des témoins de la vie, évaluez avec prudence les limites de l’acharnement thérapeutique et procédez à la mise en place de justes soins palliatifs. La question de la mort ne se résout pas par la mort, mais par la vie !

Qu’as-tu fait de ton frère ? Telle est la question que nous pourrions entendre à notre tour au jour dernier…

Osons la solidarité ! Osons l’espérance ! Osons la compassion, la vraie, celle qui dit je t’aime en disant oui à la vie. 

+ Marc Aillet, 

évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, le 26 juin 2014.

Sinon il y a la « réflexion » filandreuse de Mgr Aupetit.

Et il y a le bon coup de gueule de Mgr Podvin, qui est le porte-parole de l’épiscopat mais qui n’est pas évêque.

25 juin 2014

Définition de l’euphémisme

C’est ce titre du Figaro :

Affaire Vincent Lambert : la grande discrétion des évêques de France

On peut ajouter:

Affaire Bonnemaison : la grande discrétion des évêques de France

(Il arrive même que l'euphémisme soit une complicité de meurtre.)