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Culture de mort

  • Nés vivants et dépecés

    Les députés de Caroline du Nord ont voté lundi (65 contre 46) une proposition de loi sénatoriale imposant aux médecins et infirmières de soigner les bébés nés vivants après un avortement tardif, comme tout nouveau-né, sous peine de sanctions pénales. Les sénateurs ont voté le texte hier (28-19). Mais un porte-parole du gouverneur (démocrate) a laissé entendre que celui-ci ne la signerait pas : « Cette législation inutile criminaliserait les médecins pour une pratique qui n'existe tout simplement pas. » Sic.

    Deux textes similaires sont actuellement discutés par les parlementaires du Texas. Le texte sénatorial a été adopté la semaine dernière par 21 sénateurs contre 10, le texte des députés hier par 93 contre… 1 (et 50 abstentions).

    Contrairement à ce que prétend le porte-parole du gouverneur de Caroline du Nord, c’est une pratique qui existe, ou en tout cas qui existait lorsque le Center for Medical Progress avait diffusé des vidéos montrant que le Planning familial faisait commerce de membres et de tissus de bébés avortés, et dans certains cas prélevés sur des fœtus nés vivants. Le scandale avait conduit à la création de deux commissions d’enquête du Congrès des Etats-Unis, qui avaient confirmé les choses. Quelques poursuites judiciaires avaient été lancées, dont une contre un médecin spécialiste des « avortements tardifs » et soupçonné d’avoir tué des bébés nés vivants.

  • Euthanasie

    Aux Etats-Unis il n’y a hélas pas que les Etats qui grignotent peu à peu le « droit à l’avortement ». Il y a aussi ceux qui étendent peu à peu le « droit à l’euthanasie ». Le New Jersey est le huitième Etat à légaliser le « suicide assisté », depuis que le gouverneur Phil Murphy a signé, le 12 avril, la loi qui selon lui « donne la dignité aux patients en phase terminale de prendre leurs propres décisions pour leur fin de vie ». On leur montre ainsi « l’humanité, le respect et la compassion qu’ils méritent », ajoute-t-il. La loi est d'ailleurs appelée « Mercy killing » : tuer par miséricorde.

    On parle de « phase terminale », mais la loi n’impose pas que la souffrance soit insupportable, ni même que la maladie soit incurable...

    Diane Coleman, présidente de l’association « Not Dead Yet », souligne qu’« il n’y a rien dans la loi qui protège les patients des erreurs médicales, de la contrainte exercée par les familles ou les compagnies d’assurance de mourir prématurément, et rien qui puisse empêcher les abus, y compris la possibilité qu’un héritier ou un soignant administre le traitement ».

  • Dans l’Ohio, ça y est !

    Le nouveau gouverneur de l’Ohio, Mike DeWine, ancien procureur général de l’Etat, a signé jeudi la loi qui interdit l’avortement dès qu’est perceptible le battement de cœur du fœtus.

    Cette loi avait déjà été votée en décembre dernier (et dans une autre version en 2016), mais le gouverneur John Kasich avait opposé son veto au motif qu’elle serait jugée « anticonstitutionnelle ». Le Sénat s’était réuni aussitôt pour annuler le veto du gouverneur mais il aurait fallu 20 votes et il n’y en avait eu que… 19.

    Mais, comme promis, le projet est revenu, et ça n’a pas traîné. Il a été validé en commission parlementaire mardi, et voté mercredi par les députés (56 contre 40) et par le Sénat (19 contre 13).

    C’est le quatrième Etat à adopter cette législation depuis le début de l’année.

  • Barbarie

    Le « National Institute for Health and Care Excellence » de Grande-Bretagne, à savoir l’Institut national pour l’excellence de la santé et des soins, dont l’acronyme est NICE, donc bien, gentil, aimable, sympathique, charmant, élégant, etc., publie son projet de nouvelles directives concernant l’accès des femmes à l’avortement, élaboré conjointement avec le Collège royal des obstétriciens et gynécologues.

    Les femmes devront pouvoir avorter en moins d’une semaine, voir le médecin généraliste auparavant ne sera plus obligatoire, elles pourront donc aller directement à l’avortoir après consultation par téléphone, le suivi post-avortement sera supprimé.

    Il semble que même des pratiquants de la religion de la culture de mort trouvent que c’est pousser le bouchon un peu loin et que ce n’est « pas une amélioration des soins médicaux »…

    Le texte définitif sera publié en septembre.

  • Atroce

    La Cour constitutionnelle de Corée du Sud décide que l’interdiction de l’avortement est anticonstitutionnelle, et ordonne que la loi soit modifiée avant la fin de l’année.

    Concrètement, cela ne change rien, puisque l’avortement se pratique couramment dans les hôpitaux coréens et qu’une femme sur 5 dit ouvertement avoir avorté au moins une fois.

    Mais l’argumentation de la Cour constitutionnelle est atroce. Outre la révérence obligée à l’idéologie féministe (« l’interdiction de l’avortement limite le droit des femmes à accomplir leur propre destin et viole leur droit à la santé »), on lit :

    « Les embryons dépendent complètement pour leur survie et leur développement du corps de la mère, ce qui fait qu’on ne peut conclure qu’ils sont des êtres vivants séparés et indépendants ayant un droit à la vie. »

    La Cour constitutionnelle de Corée du Sud est donc aussi l’autorité scientifique suprême et le tribunal qui décide qui a droit à la vie.

    Mais quand c’est au service de la culture de mort ce totalitarisme est exemplairement démocratique.

    N.B. En janvier dernier, la croissance démographique de la Corée du Sud est tombée à 0,1%.

  • La sinistre farce du déni

    C’est désormais automatique. Les mères infanticides plaident le « déni de grossesse », et ça marche. Nouveau cas avec Karine, à Carcassonne, dont le bébé a été retrouvé dans son congélateur.

    Elle n’a jamais eu conscience d’être enceinte, elle ne se « rappelle pas avoir réellement accouché ». « « Pour moi, il n'était pas là. Il ne s'est rien passé. »

    D’ailleurs il est allé tout seul dans le congélateur. Tant il est vrai que les enfants font des bêtises de plus en plus jeunes.

     

    Addendum

    Elle a été condamnée à cinq ans de prison dont 37 mois avec sursis, et elle est donc… sortie libre, parce qu’elle a passé deux ans avec un bracelet électronique.

  • En Californie

    Comme on le sait, la Californie est en pointe dans toutes des décadences, déchéances et dérives diverses et variées. De ce fait on peut s’étonner de découvrir quelques points de résistance à la culture de mort.

    Un professeur de sociologie de l’Alabama, Cindy Cain, entendait dire que des gens avaient des difficultés à bénéficier de la loi en vigueur depuis juin 2016 qui permet aux médecins de les tuer (élégamment appelée « End of Life Option Act » : option fin de vie). Cindy Cain a entrepris une enquête pour en savoir davantage. « Nous avons été surpris par les résultats. Le nombre d'hôpitaux refusant était plus important que nous ne le pensions » : sur 270 hôpitaux interrogés, 164, soit 61%, interdisent aux médecins de rédiger des ordonnances de fin de vie, « et aux médecins affiliés d’aider les patients à les obtenir ».

  • Les fanatiques de la culture de mort

    Le premier rapport sur l’application de la loi sur l’euthanasie au Québec a été publié. Il en ressort qu’il y a eu 1632 « aides médicales à mourir » entre le 10 décembre 2015 et le 31 mars 2018, et 1704 « sédations profondes et continues jusqu’au décès ».

    Le nombre d’aides médicales à mourir est dix fois plus important que ce qui avait été envisagé lors de l’adoption de la loi. Mais pour le gouvernement c’est loin d’être suffisant. On déplore que 830 demandes d’euthanasie n’aient pas pu être satisfaites dans les temps (si je comprends bien ce sont des gens qui sont morts avant d’être tués).

    Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux, se scandalise de ces demandes non suivies d’effet, et surtout de demandes qui n’ont même pas été entendue : elle exige qu’il y ait un guichet d’enregistrement systématique des demandes dans chaque hôpital.

    Quant Véronique Hivon, député qui a travaillé sur la loi en 2014, elle se dit « très déçue » et trouve « inadmissible » que le personnel soignant puisse proposer aux patients de revenir sur leur décision. « Cela ne peut pas durer », ajoute-t-elle, scandalisée que 99% des médecins québécois soient des « rebelles » qui refusent de tuer leurs patients.

  • Conseil du désordre

    Le conseil national de l'Ordre des médecins se déshonore une nouvelle fois. Il a décidé de poursuivre devant ses propres instances les responsables du syndicat des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) qui avaient menacé d'une grève des avortements si le gouvernement continuait de ne pas vouloir les recevoir (menace purement verbale dont il fut précisé qu’il n’était pas question de la mettre en œuvre). Car le droit de tuer les enfants à naître est un "acquis majeur des femmes".

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  • Dans l’Indiana

    Le sénat de l’Indiana a adopté lundi par 38 voix contre 8 une proposition de loi qui étend l’objection de conscience aux infirmières, aux « assistants médecins » et aux pharmaciens, quel que soit leur rôle dans le processus d’avortement. Les députés avaient déjà adopté ce texte par 69 voix contre 25. Le gouverneur Eric Holcomb avait dit qu’il la signerait sans problème, comme il a déjà signé toutes les lois pro-vie qui arrivent sur son bureau.

    Et la prochaine est en route : le 21 février, les députés ont adopté une proposition de loi interdisant l’avortement par démembrement du fœtus. Elle a reçu le feu vert de la commission des lois du sénat le 28 mars.

    Addendum

    En fait elle a été adoptée par le Sénat le 2 avril (38 contre 10) après avoir été adoptée par les députés (71 contre 25).