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Culture de mort

  • L’euthanasie en Australie

    Les sénateurs de l’Etat de Victoria ont adopté par 22 voix contre 18 la proposition de loi sur l’euthanasie déjà votée par les députés.

    L’Association médicale mondiale avait demandé aux sénateurs de rejeter ce texte.

    Les sénateurs ont introduit des amendements : ils ont limité à six mois restants à vivre, au lieu d’un an, le délai requis pour prétendre à une euthanasie. Pour les députés, les médecins sont tellement savants qu’ils peuvent déterminer que quelqu’un a un an à vivre. Mais pour les sénateurs, les médecins sont encore bien plus savants, puisqu’ils peuvent certifier qu’une personne n’en a plus que pour six mois…

    Le texte va donc revenir devant les députés.

  • Ils sont de plus en plus ignobles

    Mais on ne voit pas pourquoi ils s’en priveraient, puisqu’ils ont le pouvoir, et la bénédiction de tous, y compris de ce qui ose encore s’appeler Eglise catholique.

    Le lobby LGBTI du Lot-et-Garonne s’intitule « Ecce homo ». Sic. Par un jeu de mots répugnant, les invertis de ce département blasphèment la Passion du Christ, sans que cela trouble qui que soit, apparemment.

    Ce lobby, qui dit exister depuis 21 ans, a organisé sa première manifestation à Agen le 17 mai dernier. Un « collectif » s’est alors formé pour organiser un vrai « Festival des fiertés » en 2018.

    Avant la « Marche des fiertés » des sexualités déviantes, le 3 juin, il y aura une exposition « La Transidentité », à partir du 17 mai, à la… chapelle du Martrou.

    Le 17 mai : « Vernissage de l’exposition “La Transidentité” à la Chapelle du Martrou.

    Du 17 mai au 3 juin : Exposition “La Transidentité” / débats-conférences à la Chapelle du Martrou.

    1er juin : lecture de textes et débats à la Chapelle du Martrou.

    Dans le programme du « festival », il y a donc trois fois la mention « chapelle du Martrou », comme lieu principal de la fête des invertis.

    Sur le site de la paroisse Sainte-Foy d’Agen, il y a une page sur la chapelle du Martrou (on y voit les peintures restaurées et le maître autel), avec l’agenda des activités de ce « lieu ouvert à la vie culturelle de la ville ». Un lieu culturel « appréciable et très apprécié, où se déroulent, tout au long de l’année, des concerts, des conférences, des expositions, des spectacles de danse ». Qui permet « d’avoir une relation très suivie et très fructueuse avec tous les autres organes culturels de la ville », et « de contribuer ainsi la vie culturelle locale en y apportant un caractère particulier dû à son histoire et sa sacralité ».

    Sic. Sa sacralité.

    Et pour de plus amples renseignements, il faut s’adresser à la… paroisse Sainte-Foy : 05 53 66 37 27.

    (Je prierai les tradis férus de juridisme de m’épargner la réflexion : c’est pas grave puisque la chapelle est désacralisée, comme je l’ai vu ailleurs dans un autre contexte.)

    Merci à Osem.

  • Pourriture

    Le diocèse de Rodez (que dirige le sinistre évêque Fonlupt) envoie les enfants des classes de 4e des collèges « catholiques » à un « spectacle-débat » de propagande de l’idéologie du genre.

    Lorsque Riposte catholique a lancé l’alerte, le 13 novembre, des parents d’élèves se sont inquiétés. Au point que les spectacles ont été annulés. A la grande fureur du lobby LGBTQI+ etc., qui a joué de ses accointances médiatiques… et a eu gain de cause auprès des lopettes de l’évêché. Les responsables de l’enseignement soi-disant catholique ont assisté à une représentation, et ils ont trouvé que c’était très bien. Donc les enfants devront subir le lavage de cerveau.

    La pièce « X, Y et moi ? » était au programme du « Festival des fiertés 2017 » de Toulouse, autour de la gay pride locale. Dans le livret du festival on pouvait lire que c’était « un spectacle qui déconstruit les genres et fait vaciller les certitudes ».

    Difficile d’être plus explicite…

    Le « spectacle » ayant été également au programme de la « saison culturelle » de la MJC de Rodez (et de là dans les écoles du département), on lit dans le programme qu’il s’agit de montrer qu’être homme ou femme ne doit pas correspondre à une « normativité » mais au « choix d’endosser tel ou tel, comme un rôle ».

    Eh bien, pour la soi-disant « direction diocésaine de l’enseignement catholique Aveyron et Lot », la représentation est « de qualité et invite à réfléchir sur l’égalité et la complémentarité hommes/femmes » et le débat « permet de s’éclairer mutuellement et participe au discernement ».

    Aux dernières nouvelles, le « directeur diocésain de l’enseignement catholique Aveyron Lot », Claude Bauquis, n’aurait pas encore discerné s’il est un homme ou une femme (à cause de son prénom qui n’est pas "genré", bien sûr). En attendant, on lui conseillera, s’il ne veut pas définitivement passer pour un réactionnaire fasciste, d’écrire comme les auteurs de la pièce en écriture inclusive et de signer : « direct·eur·rice »…

  • Dans l’Ohio

    Le Sénat de l’Ohio a adopté mercredi, par 20 voix contre 12, une loi qui criminalise l’avortement si le fœtus est porteur de trisomie 21. Cette loi, qui qualifie cet avortement de crime au quatrième degré, peut conduire à des sanctions pénales et le retrait du permis d’exercer la médecine en Ohio pour le praticien reconnu coupable.

    La proposition de loi avait déjà été adoptée par les députés. Il ne manque plus que la signature du gouverneur… pour qu’elle se fasse contester devant la justice fédérale…

  • Euthanasie

    Le Conseil économique social et environnemental (CESE) a déclaré hier s’être saisi du sujet de la fin de vie.

    Sur ce sujet, le CESE se déclare « à l’écoute des préoccupations de la société » qui lui parviennent par le biais de pétitions citoyennes. Parmi « plusieurs pétitions d’ampleur significative », le CESE a retenu celle intitulée « Battons-nous pour obtenir une loi sur l’aide active à mourir », et signée par un peu plus de 200 000 personnes.

    C’est le même CESE qui avait mis à la poubelle une pétition qui avait recueilli 700.000 signatures pour qu’il examine la licéité du soi-disant « mariage pour tous ». Là il n’était pas du tout « à l’écoute des préoccupations de la société »…

    Mais quand il s’agit d’aller dans le sens de la culture de mort, on tient compte d’une pétition qui a recueilli plus de trois fois moins de signatures.

    Car il s’agit clairement d’aller vers plus d’euthanasie.

    La saisine « pourrait » comporter, dans un premier temps, un « état des lieux ». Ensuite, le Conseil « pourrait » préconiser l’ouverture à l’aide médicale à mourir…

  • Mauvaise nouvelle pour François

    Les évêques américains ont élu à la tête de leur Commission pour les activités pro-vie Mgr Joseph Naumann, archevêque de Kansas-City.

    Mgr Joseph Naumann est connu pour son engagement sans faille pour la vie et contre la culture de mort.

    Donc a priori ce n’est pas une nouvelle.

    Sauf que dans les temps que nous vivons ça devient digne d’intérêt qu’un pro-vie soit à la tête d’une organisation épiscopale pour la vie. (Il suffit de voir ce qui se passe au Vatican, avec Mgr Paglia, pour le comprendre.)

    Et surtout c’est, de toute façon, une surprise. Car le favori était Mgr Cupich, archevêque de Chicago, nommé par François, fait cardinal par François, nommé par François à la Congrégation qui choisit les évêques, et proche de François. Celui qui dit comme François que le chômage et la faim c’est aussi affreux que l’avortement. Celui qui qualifie d’« évangélisateur de premier plan » le P. James Martin, chantre des relations LGBT.

    Le Wall Street Journal résume : « La conférence des évêques catholiques américains a choisi mardi un archevêque conservateur pour un poste clef, donnant un signe de résistance à la vision du pape François pour l’Eglise parmi la hiérarchie catholique aux Etats-Unis. Mgr Joseph Naumann, archevêque de Kansas-City, a été élu président de la Commission pour les activités pro-vie. Par un vote de 96 contre 82, il a battu le cardinal Blase Cupich, de Chicago, qui est vu comme un libéral dans l’Eglise et un proche du pape. »

    Le National Catholic (sic) Reporter titre quant à lui que les évêques ont « brisé la tradition », qui veut que les commissions importantes soient présidées par un cardinal, et celle-ci a toujours été présidée par un cardinal : donc c’est Cupich qui devait être élu.

    On rendra hommage à ces progressistes qui tiennent tant au respect de la tradition… Mais pas à leur grossièreté, quand ils écrivent après avoir donné le score : « Sans vouloir trop insister là-dessus, cela revient à dire que les évêques ont fait un doigt d’honneur au pape François. »

    Les Prêtres pour la Vie ont aussitôt salué cette élection. « Nous le connaissons depuis près de 25 ans, dit le P. Frank Pavone, depuis qu’il était directeur de la commission diocésaine pour la vie de Saint-Louis. ll a toujours encouragé nos efforts. »

    En mai dernier, Mgr Naumann avait fait sensation et montré son « conservatisme » en demandant que l’archidiocèse de Kansas-City coupe les ponts avec les « Girl Scouts USA » en raison de leurs liens avec le Planning familial. « Il est essentiel que nos programmes pour la jeunesse et nos paroisses affirment des vertus et des valeurs cohérentes avec notre foi catholique », avait-il dit.

    Life Site cite une excellente question qu’avait posée Mgr Naumann à propos du sénateur Tim Kaine qui se dit à titre personnel contre l’avortement mais vote pour toutes les lois favorisant l’avortement : « Pourquoi le sénateur Kaine est-il personnellement opposé à l’avortement s’il ne croit pas que cela consiste à prendre une vie innocente ? »

  • Evêques intersexes

    La Cour constitutionnelle allemande exige que le Parlement légalise un troisième sexe sur les registres des naissances, à côté de « masculin » ou « féminin ».

    Depuis 2013 il était possible de laisser vide la mention du sexe, afin que l’enfant puisse ensuite choisir… En 2016, la Cour fédérale avait rejeté la demande d’une personne de sexe féminin qui voulait être enregistrée comme « intersexuelle » (je suppose qu’on doit écrire intersexuel·le). Ce·tte person·ne s’était tourné·e vers la Cour constitutionnelle, qui lui donne donc raison et intime l’ordre au Parlement de voter une loi en ce sens avant fin 2018.

    La Conférence épiscopale allemande a qualifié cette décision de « compréhensible ». Son porte-parole Matthias Kopp a déclaré : « Si une personne ne peut pas être clairement classée dans la classification binaire en tant que femme ou homme, elle ne doit pas être contrainte par des règles légales ou sociales, à s’associer, contrairement à ses propres sentiments, à un genre qui ne lui convient pas. »

    On remarquera que le porte-parole de la conférence des évêques d’Allemagne utilise explicitement le vocabulaire et l’idéologie LGBTQI+ (etc.) : la « classification binaire » des sexes, qu’il est urgent de dépasser, le « sentiment » d’être associé à un « genre qui ne convient pas »…

    Ce qui ne convient plus du tout, c'est le salaire mirobolant qui est versé à des gens qui se disent évêques catholiques et qui ne ne sont que des serpillères de la pensée unique.

  • Les bons conseils de l’archevêque de Berlin

    Sur le site internet de l’archevêché de Berlin est apparue une page intitulée « Conseils pratiques pour l’utilisation de méthodes dans le travail pédagogique sexuel avec les groupes de jeunes » (sic).

    Naturellement, il est nécessaire d’éliminer les « tabous », les « préjugés », les « stéréotypes », y compris sur l’homosexualité ou la masturbation, tout en cherchant à résoudre la « tension » entre ces comportements, qui relèvent de l’identité de la personne, et la (lamentable) doctrine « officielle » de l’Eglise.

    Les Conseils pratiques répondent à la question : « Quand est-il normal d’avoir des relations sexuelles ? »

    Et la réponse n’est pas simple…

    L’archevêché aborde donc toute une série de scénarios.

    Ainsi le scénario 2 est celui d’un homme de 22 ans qui veut coucher avec une fille de 15 ans. Est-ce possible ? Réponse de l’archevêché catholique de Berlin : « En principe les personnes majeures peuvent coucher avec des mineurs, à condition qu’il s’agisse d’un acte sexuel consenti. Cela devient difficile, cependant, si l’acte sexuel est contraint. »

    Scénario 5. « Laura, 15 ans, aimerait coucher avec son petit ami et envisage divers contraceptifs. » Mais elle a peur que ses parents le découvrent. L’archidiocèse catholique de Berlin déclare que, puisque Laura a moins de 16 ans, son médecin peut informer ses parents qu’elle veut des contraceptifs oraux. Cependant, Laura peut « essayer de convaincre le médecin qu’elle est assez mature pour prendre la décision ».

    L’archidiocèse catholique de Berlin ajoute que « pour les moins de 14 ans il sera difficile d’obtenir une ordonnance pour des contraceptifs car les rapports sexuels pour les moins de 14 ans sont interdits par la loi ». Qu’à cela ne tienne, cependant, dit l’archidiocèse catholique de Berlin en s’adressant directement au gamin ou à la gamine : « « Les adolescents peuvent acheter des contraceptifs en vente libre comme les préservatifs et les diaphragmes dans n’importe quelle pharmacie. Si tu es gêné de les demander dans une pharmacie, tu peux les acheter de façon anonyme au supermarché. »

    Scénario 6. Milena a une « grossesse non désirée ». Après quelques considérations, l’archevêché catholique de Berlin déclare : « Dans un contexte de grossesse conflictuelle, on peut donner des conseils à Milena sur la possibilité d’un avortement ». « Même les filles de moins de 18 ans ont l’opportunité en principe de pouvoir interrompre leur grossesse sans sanction au cours des douze premières semaines. » « Lors de la consultation, le père de l’enfant à naître ou même ses parents [les parents de Milena] peuvent être présents si elle le souhaite. Quoi que Milena décide, elle doit obtenir un conseil et le droit à un soutien psychologique. »

    D’autres scénarios évoquent des relations lesbiennes (avec une mineure) ou un garçon qui veut consulter sur une maladie vénérienne sans que ses parents le sachent. Chaque fois ils sont dans le cadre des « droits » des mineurs.

    Il y a eu une protestation de catholiques sur le scénario 6. Seulement celui-là. Parce que, quand même, on y voit un archidiocèse catholique faire ouvertement l’apologie de l’avortement.

    Alors l’archevêché catholique de Berlin a consenti à ajouter un paragraphe au scénario 6, disant qu’il est « difficile » d’enseigner ce que dit la loi en étant « complètement détaché des questions morales », et que le « contexte ecclésiastique » « offre le thème de la “protection de la vie” ». Sic.

    Voilà qui « clarifie », a dit l’archevêque, Mgr Heiner Koch, le fait que les valeurs chrétiennes doivent être enseignées en même temps que les « conseils ». Et l’on a même ajouté, figurez-vous, pour faire plaisir aux rigides pharisiens pélagiens racornis dans leur doctrine d’un autre âge, qu’on ne doit pas faire pression sur les jeunes filles pour qu’elles avortent.

    Fabuleux…

    (Il est clair que cette page du site de l’archidiocèse a été rédigée par des détraqués sexuels pédophiles, et que s’il y avait une justice en Allemagne ils seraient poursuivis, d’autant qu’ils donnent ouvertement des conseils illégaux.)

  • Euthanasie

    Dans certains pays qui interdisent l’euthanasie ou le suicide assisté, la pratique d’arrêt d’alimentation et d’hydratation est considérée comme « éthiquement et légalement accessible ». Mais Ralf J Jox, de l’université de Munich, explique dans un article de BMC Medicine que l’arrêt d’alimentation et d’hydratation comporte non seulement l’intention de provoquer la mort, mais la provoque effectivement. Aussi, un médecin qui la pratique ou l’encourage se fait « instrument de la mort de ses patients », car la mort ne se produirait pas sans eux. Par conséquent, la position largement répandue y compris au sein des sociétés de soins palliatifs de désapprouver le suicide assisté, mais d’approuver l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation est « incohérente ».

    Donc la loi Leonetti a légalisé le « suicide assisté ». Donc l’euthanasie. C’est une évidence, mais quand on fait semblant de nier les évidences, il est bon parfois de les souligner.

  • Euthanasie

    « La maladie d'Alzheimer ne donne pas une autorisation à tuer » sa femme, avait déclaré le procureur. On ne peut pas voir dans cet acte un « suicide altruiste ». « Certains veulent peut-être défendre une cause, mais ce n’est pas la réalité de ce dossier. » L'accusé n'a pas tué pour soulager sa femme, il n'y a « pas de justification au crime ».

    Donc cet homme qui avait étouffé sa femme avec un traversin va être condamné. Lourdement, croit-on comprendre.

    Il est condamné à… cinq ans de prison. Avec sursis…

    Ce n’est pas un suicide altruiste, mais quand même un peu.

    Ce n’est pas un jugement justifiant l’euthanasie, mais quand même un peu… Un peu beaucoup.