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Culture de mort

  • Feu l’Irlande catholique

    On n’a pas encore les résultats, mais il est acquis que le oui est très largement majoritaire, dans le référendum sur le soi-disant « mariage » homosexuel en Irlande

    Dans un pays où la grande majorité des habitants se dit catholique et où 92% des écoles primaires dépendent de l’Eglise catholique…

    Cela montre bien l’incurie du clergé irlandais, puisque ces catholiques ne connaissent pas le catéchisme et n’ont même plus aucun réflexe de la loi naturelle.

    Il faut dire aussi que rares ont été les vrais opposants, par peur d’être traités d’homophobes par la dictature de l’idéologie dominante qui est la pensée unique dans les médias.

    Il est ainsi ahurissant de voir que la première personne à déclarer : « C'est une claire victoire pour le camp du oui », a été le fondateur et directeur de l’Institut Iona, considéré comme catholique conservateur, qui avait fait campagne pour le non et qui adresse ses « félicitations » aux vainqueurs. Comme s’il s’agissait d’un scrutin pour départager deux positions aussi respectables l’une que l’autre…

    Les grands responsables sont évidemment les évêques, et le clergé en général. Des prêtres, évidemment médiatisés, ont ouvertement pris position pour le oui, de nombreux évêques se sont tus, et si le primat d’Irlande, Mgr Eamon Martin, archevêque d’Armagh, a dit avec assurance et précision ce qu’il fallait dire, ce que dit l’Eglise véritable, sur le mariage et la famille, d’autres ont carrément refusé de prendre position. Ainsi l’archevêque de Dublin en personne, Mgr Diarmuid Martin, qui a dit à plusieurs reprises qu’à titre personnel il voterait non, mais que sa politique « n’était pas de dire aux autres comment voter ». Dans l’Irish Times, il a écrit qu’il avait sa propre opinion mais, ajoutait-il littéralement : « Je n’ai pas envie de bourrer mes opinions religieuses dans la gorge des autres ». Sic. Et il soulignait n’avoir aucun rapport avec quelque organisation que ce soit faisant campagne pour le non…

    L’évêque de Derry, participant à un débat alors qu’il n’est pas évêque en Rpublique d’Irlande, soulignait que les gens étaient libres de voter comme ils le veulent, l’important étant de se faire une opinion mûrement réfléchie sur la question, car la décision ne « devait pas être prise à la légère ». Ajoutant qu’il ne fallait surtout pas voter non pour de « mauvaises raisons »…

    Et bien entendu l’archevêque de Dublin se référait au pape : « Ma position est celle du pape François, qui, dans les débats autour du mariage homosexuel en Argentine, a dit qu’il était contre la légalisation du mariage des personnes de même sexe, mais qu’il était cohérent aussi de dire aux gens de ne juger personne. » [Le seul acte du cardinal Bergoglio avait été d'écrire une lettre aux... monastères - sic - de son diocèse.]

    De même, l’ancienne présidente Mary McAleese, qui se pose en catholique pratiquante, avait-elle appelé à voter oui en montrant en exemple de nombreux évêques irlandais qui ont fait preuve « d’ouverture vis à vis des homosexuels »… « Je sens la même ouverture chez le pape François. »

    Y aura-t-il un évêque, ou une quelconque personnalité catholique, pour réclamer désormais, et en urgence, la suppression du préambule de la Constitution ? Car, avec le « mariage » homosexuel dans cette Constitution, son préambule devient quasiment blasphématoire : « Au nom de la Très Sainte Trinité, de laquelle découle toute autorité et à laquelle toutes les actions des hommes et des États doivent se conformer, comme notre but suprême, Nous, peuple de l'Irlande, Reconnaissant humblement toutes nos obligations envers notre seigneur, Jésus Christ… »

    Y a-t-il eu au moins, pendant la campagne (que je n’ai pas suivie) quelqu’un pour souligner la très grave contradiction entre le préambule et l’amendement soumis au vote ? On peut en douter fortement. C’est là qu’on voit à quel point un peuple anciennement catholique a pu être anesthésié, chloroformé, abruti.

    Et il reste que c’est une grande honte pour l’Eglise que ce soit un pays nominalement catholique qui soit le premier au monde à instituer le soi-disant mariage homosexuel par référendum.

    Addendum

    Le oui a gagné avec 62,07% des voix, avec une participation de 60,5%.

    Une seule circonscription (rurale, bien sûr), celle qui regroupe le comté de Roscommon et le sud du comté de Leitrim (Carrick on Shannon), a voté non, à 51,4%.

    Je crois qu’une des raisons de la décadence, de l’apostasie, irlandaise, est le désastre liturgique que j’ai observé depuis longtemps dans ce pays. A comparer avec l’état de la Pologne, qui est bien meilleur malgré tout, et où la liturgie est restée très digne.

    La circonscription qui sauve l’honneur :

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  • Quand les évêques se prennent pour des francs-maçons…

    Selon Jean-Marie Guénois, du Figaro, aura lieu lundi à Rome, à l’université Grégorienne, une réunion quasi secrète organisée par les conférences épiscopales de France, d’Allemagne et de Suisse, qui ne figure sur aucun agenda, et dont la majorité des évêques n'est pas au courant, alors que les invitations, extrêmement sélectives (limitées à 50 personnes) portent le logo des trois conférences épiscopales. C’est une journée d’études… sur l’accueil des divorcés remariés et des personnes homosexuelles dans l’Église, avec trois théologiens hétérodoxes. Introduite par Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, conclue par le cardinal Reinhard Marx.

  • GPA : la Suisse résiste

    Le Tribunal fédéral, autorité judiciaire suprême en Suisse, a annulé un jugement qui avait reconnu le lien de filiation entre un enfant et ses « deux pères ». Le tribunal administratif suisse avait retranscrit sans sourciller le jugement californien qui faisait de cet enfant né par GPA l’enfant de deux pères sans mère.

    Le Tribunal fédéral a rappelé que la GPA est interdite par la Constitution de la Suisse, et que selon les lois suisses seul l’homme qui est le père biologique de l’enfant… est son père.

    En conséquence, il ordonne que soient inscrits comme père de l’enfant ce père biologique, et que soit également inscrite sa mère biologique, afin de préserver le droit de l’enfant d’exercer plus tard son droit à connaître ses ascendants.

  • Bompard propose

    Jacques Bompard a déposé le 20 mai une proposition de loi « visant à promouvoir des solutions alternatives à l’avortement ».

    Le seul article premier donne une idée de l’ensemble :

    Après la première phrase de l’article L. 2212-1 du code de la santé publique sont insérés sept alinéas ainsi rédigés :

    « Le médecin face à cette demande est dans l’obligation d’informer la mère de l’acte qu’elle demande. Il doit :

    « - avertir la femme enceinte des conséquences physiques la touchant dans son corps et sa féminité notamment les risques d’infertilité, de blessures utérines et de cancers et psychologiques qu’elle encourt suite à l’avortement qu’elle demande ;

    « - faire prendre conscience à la mère de la réalité de ce qu’elle porte lui faisant écouter le cœur de l’enfant ;

    « - établir en des termes simples et concrets la réalité de l’avortement : suppression d’un être.

    « Compte tenu des conséquences de l’avortement, physiques et psychologiques pour la mère et de la suppression de l’enfant, le médecin propose des solutions alternatives pour une considération digne de la mère et de l’enfant. Ces propositions sont les suivantes :

    « - possibilité pour la mère d’accoucher sous X ou de confier son enfant à des services de l’État,

    « - ou celle de garder l’enfant rassurant la mère sur les conditions matérielles auxquelles elle devra faire face par la présentation d’aides, droits et avantages, en tous genres qu’elle peut recevoir de l’État. »

    Il va de soi, hélas, que ce texte, non seulement ne peut pas être adopté, mais n’arrivera même pas en discussion dans l’hémicycle, mais c’est tout à l’honneur de Jacques Bompard (et de l'Assemblée, et finalement de la France) de l’avoir fait enregistrer.

  • Dictature

    Un boulanger catholique d’Irlande du Nord, Daniel McArthur, a été reconnu coupable de discrimination pour avoir refusé de confectionner un gâteau, commandé par un militant homosexuel, qui serait décoré des personnages de Sésame Street et du slogan « Soutenez le mariage gay ».

    « C'est une discrimination directe qui n'a aucune justification », violant tant la protection de l’orientation sexuelle que les opinions politiques et religieuses (sic), a déclaré le juge Isobel Brownlie.

    Daniel McArthur a été condamné à verser 500 livres (700 €) au militant homosexuel, et les frais de justice, qui sont nettement plus importants.

    Le député protestant unioniste Paul Givan (qui a l'oreille des évêques) a de nouveau appelé à l’adoption d’une clause de conscience comme il en existe selon lui dans deux Etats américains (Religious freedom restoration act, dans l’Indiana et l’Arkansas). « Il ne peut pas y avoir une hiérarchie des droits, souligne-t-il. Or aujourd’hui il y a clairement une hiérarchie établissant que les droits des homosexuels sont plus importants que le droit des gens à avoir une croyance religieuse. » Et le Sinn Fein a réitéré qu’il bloquerait une telle mesure…

  • 42 ans dans le coma ?

    Vous avez sans doute entendu parler de la mort d’une infirmière indienne qui a passé « 42 ans dans le coma ».

    Mais vous n’avez peut-être pas vu ces témoignages :

    - Elle était la pierre d’angle de notre vie d’infirmières. C’est auprès d’elle que nous cherchions l’inspiration, à travers son combat et à travers sa vie. Nous fêtions ses anniversaires, nous lui donnions du curry de poisson et de la purée de pulpe de mangue, qu’elle aimait bien.

    - Elle souriait et hochait la tête quand elle sentait la fragrance des fleurs. Aruna n’a jamais été une patiente pour nous, mais un membre de la famille, une sœur qui a enfin trouvé le repos.

    Eh bien non, elle n’était pas dans le coma. Et on avait essayé de la tuer, elle aussi, comme Vincent Lambert. Voir les explications chez Jeanne Smits.

  • Sine scriptura

    Samedi, l'assemblée de la soi-disant « Eglise d’Ecosse », secte calviniste dite « Eglise nationale » dont les effectifs sont en chute libre, a voté, par 309 voix contre 182, en faveur de la soi-disant ordination d’hommes et de femmes engagés dans une union civile avec une personne du même sexe.

    Comme les débats ont traîné, la motion a été adoptée alors que le Royaume-Uni avait légalisé le soi-disant « mariage » homosexuel. Donc il va falloir un nouveau vote, jeudi, pour ceux qui sont engagés dans le « mariage » homosexuel…

    De toute façon, il y a deux ans que l’ « Eglise d’Ecosse » s’est prononcée en faveur de l’« ordination » d’homosexuels.

    Chez nous, hier, l’ « Eglise protestante unie de France », qui regroupe depuis 2012 la principale secte calviniste (« Eglise réformée ») et la principale secte luthérienne (mais ils sont aujourd’hui tellement débordés par les divers « évangéliques » que même en se regroupant ils sont minoritaires) a voté hier la possibilité d'« offrir une bénédiction religieuse aux couples homosexuels qui le souhaitent ». Par 94 voix contre 3.

    Avant, le principe des protestants était « sola scriptura » : la sainte Ecriture est la seule norme de la foi.

    Mais tant le Nouveau Testament que l’Ancien condamnent explicitement et de la façon la plus vigoureuse les actes homosexuels.

    Aujourd’hui, chez les protestants, c’est « sine scriptura », et même « contra scripturam ».

  • Ce qui est « scandaleux » pour Obama

    Les députés américains ont adopté mercredi, par 242 voix contre 184, une proposition de loi fédérale interdisant l’avortement après… 20 semaines de grossesse. C’est la « Loi de protection de l’enfant non né et capable de douleur », similaire à celles qui ont  déjà été votées dans trois Etats mais sont aussitôt contestées.

    Avant le vote, le président Obama a fait savoir par un porte-parole que si cette loi était aussi votée par le Sénat (ce qui est hautement improbable), il opposerait son veto. « Il est scandaleux que les républicains aient imposé une discipline de vote sur une loi qui alourdirait le fardeau des survivantes de viols et d’abus sexuels », a-t-il dit. En effet, après des débats qui ont duré des mois, il a été décidé que les grossesses issues de viols étaient également concernées.

    Il y a eu tout de même quatre députés républicains pour voter contre, et… quatre députés démocrates pour voter en faveur du texte.

    Pour bien comprendre de quoi il s’agit, les représentants du peuple américain se demandent si l’on doit avoir le droit de continuer à se débarrasser des fœtus à partir de ce moment-là :

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    Et jusqu’à la naissance.

    Il n’y a que sept pays au monde qui poussent la barbarie jusque-là, selon les militants américains pro-vie. Et pour Obama il serait scandaleux que les Etats-Unis n’en fassent plus partie.

  • Les évêques suisses s’expriment

    Ils demandent de voter non le 14 juin prochain à un amendement constitutionnel visant à permettre le diagnostic préimplantatoire :

    Les Suisses s’exprimeront le 14 juin prochain sur une modification de la Constitution fédérale qui est destinée à ouvrir la porte au diagnostic préimplantatoire (DPI). Les évêques suisses refusent fermement cette modification de la Constitution.

    La situation de départ est tragique : c’est la souffrance d’un couple qui est susceptible de transmettre une maladie génétique grave. La méthode du DPI est présentée comme solution à ce problème. Or, cette méthode pose plusieurs problèmes graves : par le DPI on ne soigne pas une maladie, mais on l’évite en supprimant le porteur de la maladie, ce qui est injustifiable !

    En outre, le DPI nécessite la production volontaire d’embryons afin de faire une sélection, ce que l’on appelle de l’ « eugénisme libéral ».

    De plus, le DPI est une technique de sélection où l’on s’octroie le droit de décider qui mérite de vivre, et qui ne le mérite pas.

    La protection maximale de l’embryon humain qui doit être considéré comme une personne, est assurée au mieux par la Constitution fédérale actuelle qui précise que « ne peuvent être développés hors du corps de la femme jusqu’au stade d’embryon que le nombre d’ovules humains pouvant être immédiatement implantés » (Art. 119). Si cet article de la Constitution est modifié selon ce que propose le Parlement, la congélation d’embryons sera implicitement autorisée. Cette cryoconservation pose de graves problèmes éthiques, car il atteint directement la dignité humaine.

    Voter NON à la modification de la Constitution et donc au DPI qui suivra signifie donc attester que la dignité humaine de tout être humain doit être respectée et sauvegardée au maximum dans notre pays.

    C’est globalement un bon texte de circonstance (qui peut servir notamment contre le Téléthon), mais qui a néanmoins une phrase très malheureuse. Au lieu de dire que « la protection maximale de l’embryon humain (…) est assurée au mieux » par le texte actuel de la Constitution, ils devraient rappeler que ce texte est déjà gravement contraire à la loi naturelle en légitimant la fécondation in vitro. Car jusqu’à preuve du contraire François n’a pas encore modifié la doctrine explicitée par le cardinal Ratzinger sous Jean-Paul II.

  • La messe LGBT de Londres

    Le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a été hier le premier cardinal à « présider » la « messe LGBT » de Londres.

    Cette messe existe depuis 1999. En 2013 elle a été transférée de l’église de l’Assomption et Saint-Grégoire à l’église de l’Immaculée Conception. Et théoriquement intégrée à la liturgie paroissiale comme une messe ordinaire.

    Mais le lobby lui a conservé sa spécificité, d’autant que l’église de l’Immaculée Conception est devenue aussi le siège du « conseil pastoral des catholiques LGBT de Westminster ». Lequel a annoncé que « le cardinal Vincent Nichols présidera la messe accueillant les catholiques LGBT, leurs parents et leurs familles ».

    Les services de l’archevêché ont mollement démenti qu’il s’agisse d’un messe LGBT, en disant que ce n’était pas une messe pour les « homosexuels catholiques », mais que le cardinal Nichols allait « célébrer la messe habituelle de la paroisse, à laquelle seront présents les paroissiens (messe qui a aussi le souci pastoral des gens qui ont une attirance pour le même sexe) ». Sic.

  • Trop c’est trop

    Je ne voulais pas commenter le coup de fil de François à Emma Bonino pour qu’elle « tienne bon » (dans sa « lutte contre le cancer »), parce que c’est fastidieux et déprimant de suivre au jour le jour les obscénités du souverain pontife. Je ne vois pas d’autre mot en effet, quand il s’agit de cette propension à téléphoner aux plus pourris des pourris pour les réconforter… et les conforter dans leur pourriture et leur permettre de s’offrir un nouveau tour de piste : « Le pape m’a téléphoné. »

    Mais trop c’est trop. Non seulement le pape a téléphoné à Emma Bonino, mais j’apprends qu’il l’a invitée à « assister au Vatican à la rencontre du Pape avec des milliers d'enfants - organisé par la "Fabrique de la Paix" - afin d'"œuvrer avec lui à la réalisation d'un grand rêve : édifier un monde de paix, tolérance et accueil ».

    C’est lundi prochain, 11 mai, que Emma Bonino sera donc au Vatican, et montrée aux enfants comme une de ces personnalités qui œuvrent avec le pape pour un monde de paix et d’accueil.

    Vous l’entendez, le fou rire du diable ? Il s’en étrangle, il s’en étouffe, mais il n’en meurt pas. Il se demande ce qu’il va pouvoir inventer d’encore plus diabolique à inspirer à François.

    Quand j’ai découvert Emma Bonino, elle était commissaire européen à la Pêche. Et elle mettait en application de façon implacable la politique d’éradication de la pêche artisanale, sans la moindre considération des drames humains, avec un mépris glacial et pleinement assumé des pêcheurs et de leurs familles. Je ne savais pas alors qu’elle était en Italie le symbole même de la culture de mort et de toutes les subversions, militante acharnée du divorce, de la contraception, de l’avortement, de l’euthanasie, puis des droits LGBT, de l’idéologie du genre…

    Emma Bonino avait créé le CISA, centre d’information sur la stérilisation et l’avortement, qui militait pour le droit à l’avortement et pratiquait l’avortement en toute illégalité. En 1974, elle s’était vantée d’avoir pratiqué 10141 avortements clandestins, avec sa célèbre pompe à vélo :

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    « Les avortements sont effectués avec une pompe à vélo, un dilatateur en plastique et un pot dans lequel on fait le vide et où finit le contenu de l'utérus. J'utilise un bocal d'un kilo qui avait contenu de la confiture. Les femmes ne se soucient pas de ce que je n'utilise pas un récipient acheté dans un magasin de sanitaires, c'est l'occasion d'une bonne rigolade » : è un buon motivo per farsi quattro risate.

    Non seulement elle n’a jamais regretté cela, mais elle a continué dans la même voie, pour la pilule abortive, etc. Il n’y a semble-t-il que sur l’euthanasie qu’elle ait aujourd’hui quelques réticences, en ce qui la concerne personnellement.

  • Triste Japon

    Asianews publie une note envoyée par Mgr Tarcisio Isao Kikuchi, évêque de Niigata dans le nord du Japon. Celui-ci commente les dernières statistiques gouvernementales qui indiquent que le taux de population des moins de 15 ans a baissé pour la 41e année consécutive, tombant à 12,7%.

    Le Japon est une société vieillissante avec toujours moins d’enfants, constate l’évêque, mais cela est encore plus sensible dans les zones rurales. Non seulement les Japonais ne font plus d’enfants (comme en Chine, mais sans y être contraints…), mais les rares enfants s’en vont en ville dès qu’ils deviennent grands… des rapports officiels indiquent que vers l’an 2040 quelque 890 communes auront disparu, notamment dans le diocèse de Mgr Kikuchi, où 80% des communes seront mortes.

    Et cette situation sera désastreuse aussi pour l’Eglise catholique. Car les catholiques ne font pas davantage d’enfants que les autres, et dans les églises on voit désormais couramment des vieux faire les servants d’autel à la messe puisqu’il n’y a plus de jeunes. Les paroisses vont donc s’éteindre.

    De même il n’y a pas de vocations sacerdotales, car « il est naturel que les parents soient réticents à envoyer leur fils unique au séminaire »…

    En outre, « la majorité des mariages est entre catholiques et non-catholiques, et il est difficile pour la partie catholique d’engager le partenaire non catholique à suivre l’enseignement de l’Eglise ». Sous-entendu à propos de la morale sexuelle et familiale, sans doute, puisqu’il faut évidemment pratiquer la contraception et l’avortement pour ne pas avoir d’enfants. Ce qui ne paraît pas émouvoir l’évêque outre mesure. Au contraire, il ajoute : « Ce serait irresponsable (sic) pour l’Eglise catholique d’imposer une politique nataliste alors que beaucoup de familles souffrent de difficultés financières pour élever leurs enfants sans beaucoup de soutien du gouvernement et du grand public »…

  • Népal casher

    Les Israéliens ont, comme tout le monde, dépêché des avions au Népal pour récupérer leurs ressortissants. Mais la particularité des avions israéliens est qu’ils avaient pour mission d’évacuer en priorité… les (au moins) 25 bébés que venaient d’acheter des couples israéliens à des mères porteuses, et un certain nombre de mères porteuses elles-mêmes, qui n’ont pas encore accouché.

    « Avoir accepté de donner naissance à un enfant qui n'est pas le leur s'avère être pour ces Népalaises un billet pour une nouvelle vie », écrit le correspondant de la Stampa à Jérusalem. Alors que, non juives, elles seront évidemment renvoyées au Népal dès la naissance des enfants.

    Dans la Nuova Bussola, Luigi Santambrogio commente opportunément :

    Bienvenue dans «la nouvelle vie»: dans cette petite phrase, rhétorique et stupide, il y a toute l'arrogance et la violence de l'exploitation coloniale. Dites merci, malheureuses femmes du Népal, au tremblement de terre et à la société civilisée du marché des ovules et des ventres, si vous avez vu la chance inespérée de quitter vos huttes de boue malodorante et misérables et vous embarquer vers le futur.

    Les pauvres du Népal ne méritent pas que leur dignité soit ainsi fracassée: derrière le nouveau droit à la fécondation hétérologue, se cache seulement une nouvelle forme d'esclavage. Celles des femmes dans les pays de la faim et de la pauvreté et la transformation définitive de leurs enfants dans la catégorie des marchandises, avec ventres à louer et achat et vente de gamètes. Comment peut-on appeler «nouvelle vie» cette déportation des ventres maternels de femmes devenues précieuses et digne d'être sauvées uniquement parce qu'elles «produiront» sur ordre des enfants pour de riches couples de Tel-Aviv? Elles ressemblent à ces malheureux utilisés par les trafiquants de drogue colombiens pour transporter de la cocaïne dissimulée dans leurs intestins: les mères de Katmandou ont elles aussi obtenu une place sur les Hercules du gouvernement juste parce qu'elles avaient dans le ventre "quelque chose" qui ne lui appartenait plus: une vie acheté à des milliers kilomètres de distance et devenue un passeport pour fuir l'enfer de la poussière et des pierres. Pauvre Népal, et pauvres de nous.

  • « La cosiddetta teoria del “gender” »

    Hier on disait partout que lors de l’audience générale, dans les quelques mots qu’il a prononcés et qui n’ont décidément plus rien à voir avec une catéchèse, François avait dénoncé la « théorie du genre ».

    De fait, le site du Vatican authentifie la chose. Le pape a dénoncé « la cosiddetta teoria del “gender” », « la soi-disant théorie du gender ».

    Ce serait sympa que quelqu’un lui fasse remarquer discrètement que l’Eglise ne dénonce pas des « théories », qui n’ont que le statut provisoire de théories pouvant être contrées par d’autres théories, mais une idéologie qui tend à s’imposer comme la nouvelle vérité sur l’homme. Et que l’Eglise dénonce cette idéologie depuis 20 ans, et que dans le Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille publié il y a dix ans par le Conseil pontifical pour la famille on ne trouve pas l’expression « soi-disant théorie du gender », mais cinq fois l’expression « idéologie du genre » dans la seule introduction du seul premier article sur le sujet.

    Le pape ajoute que cette soi-disant théorie du gender serait un « pas en arrière ». Peut-être oui, s’il s’agit d’une théorie. Mais l’idéologie du genre est quant à elle, non pas un pas en arrière, mais une négation de l’être humain : l’ultime subversion. C’est tout autre chose.

  • Un nouveau progrès de la confusion

    Le Centre européen d'enseignement et de recherche en éthique (CEERE) de l'université de Strasbourg proposera, à la rentrée prochaine, dans le cadre du master « Ethique et sociétés », une spécialisation en « droit de l’animal » et en « éthique animale ».

    Ces aberrations sont donc proposées aux « personnes qui souhaitent suivre une spécialisation animale » (sic) au sein de ce master.Puisqu’on bafoue impunément les droits fondamentaux des humains (à commencer par le droit à la vie), on va inventer des droits des animaux…

  • L’avortement en Espagne

    Le gouvernement espagnol a décidé de faire voter un texte qui imposera aux mineures d’avoir l’autorisation de leurs parents pour avorter.

    L’association Droit de vivre demande aux parlementaires de ne pas voter « un texte qui avalise le maintien de la loi » socialiste de 2010, et qui « concrétise la trahison de la promesse de Rajoy ».

  • Holllande et Valls tiennent à leur provocation

    Au conseil des ministres du 5 janvier dernier, Laurent Stefanini, chef du protocole de la République, a été nommé ambassadeur de France près le Saint-Siège. Laurent Stefanini est certes un diplomate chevronné, mais aussi un homosexuel déclaré. Et c’est évidemment une provocation que de proposer au Vatican un ambassadeur homosexuel, même si François n’est pas homme à juger…

    A vrai dire, c’est Sarkozy qui avait commencé, en nommant un autre diplomate ouvertement homosexuel, Jean-Loup Kuhn-Delforge, à ce même poste. Sans doute pour embêter Benoît XVI. Mais c’est la France qui fut embêtée, et qui finit par céder après une vacance de 13 mois.

    Aujourd’hui, François ne juge certes pas Laurent Stefanini, mais la Curie ne veut pas d’un ambassadeur de France homosexuel. Donc, depuis le 5 janvier, c’est le silence absolu du côté du Vatican. Ce qui veut dire qu’on rejette, sans discussion possible, la nomination.

    Vendredi dernier, l’Elysée a fait savoir que l’on attendait toujours la réponse à la demande d’agrément… En attendant, depuis le 1er mars il n’y a plus d’ambassadeur de France près le Saint-Siège.

    Le pire dans cette histoire, ce n’est pas la grossièreté militante de la République laïque – on ne la connaît que trop -, c’est la scandaleuse intervention du cardinal André Vingt-Trois, qui a osé écrire à la Curie pour soutenir la nomination de Stefanini…

  • Quelquefois la CEF se réveille…

    La conférence épiscopale a publié un texte critique sur le projet de loi « santé », intitulé « Loi santé : la personne humaine risque d’être dégradée ».

    Les évêques dénoncent « la suppression du délai de réflexion avant une IVG » (on déplorera néanmoins le terme mensonger d’IVG au lieu d’avortement, et aussi la citation attribuée faussement à Simone Weil – il s’agit évidemment de l’autre) ; « l’autorisation du prélèvement d’organe » qui doit devenir tacite sauf refus exprimé (les évêques pourraient faire le lien avec la nouvelle loi d’euthanasie, mais il est vrai qu’ils ont oublié de la dénoncer) ; les « salles de shoot » ; et la « contraception d’urgence pour les mineurs », oubliant ici scandaleusement de rappeler qu’il s’agit d’avortement.

    Mais globalement on ne peut que se féliciter de l’existence de ce texte (en espérant qu’il ne s’agisse pas d’un poisson d’avril).

  • Immigrationnisme

    Selon une « étude » de la Fondation Bertelsmann (fanatiquement euromondialiste), l’Allemagne a besoin de 500.000 immigrants supplémentaires chaque année afin de pouvoir maintenir le niveau de l’emploi et la stabilité du système social à l’horizon 2050.

    En fait le solde des migrants était déjà de 470.000 l’an dernier, et 429.000 l’année précédente. Mais Bertelsmann souligne d’autre part qu’il ne faut plus compter sur les migrants venant d’autres pays d’Europe : « l’Allemagne doit se montrer plus attractive comme pays d’immigration pour les ressortissants de pays tiers ».

    Car après 2026 il faudra plus de 600.000 immigrants par an.

    L’idéologie immigrationniste s’installe dans les pays où l’on ne fait plus d’enfants, et où l’on tue ceux qui pourraient naître.

    Mais… chut, il ne faut pas parler de grand remplacement. Ni de politique de la vie.

  • L’avortement dans l’Ohio

    Les députés de l’Ohio ont adopté mercredi, à 55 voix contre 40, une proposition de loi prévoyant d’interdire l’avortement après six semaines de grossesse, c'est-à-dire à partir du moment où le battement de cœur du fœtus peut être détecté.

    Mais la proposition de loi devrait être rejetée par le Sénat.

  • Au Québec

    Le gouvernement du Québec veut restreindre le nombre d’avortements. Un projet de loi vise à imposer un quota maximum d’avortements par avorteur dans l’année, et l’avortement ne sera plus considéré comme « activité médicale prioritaire » (comptant pour le nombre d’actes obligatoires).

    Les médecins de la culture de mort sont vent debout contre le projet. Le gouvernement « mine sérieusement le droit des femmes à des soins globaux de santé reproductive au Québec », écrivent la directrice du Centre de santé des femmes, Anne-Marie Messier, et une trentaine de médecins et directrices d’avortoirs.

    Car il est désormais bien établi que les « soins de santé reproductive » consistent d’abord à tuer les enfants, c’est une question de « santé des femmes ».

    Comme le dit Anne-Marie Messier : « Il ne faut pas que le projet de loi 20 passe comme ça, c’est extrêmement dangereux ! Tout l’aspect de la santé reproductive des femmes et la garantie d’un accès rapide à un avortement, c’est fondamental pour le droit des femmes. C’est le critère numéro un de l’égalité entre les hommes et les femmes. »

    Le droit au meurtre au nom de la santé est fondamental, et il est « extrêmement dangereux » de le limiter. Dangereux pour qui ? Ni pour les femmes ni pour les enfants, pourtant. Et l’on ne voit pas en quoi ce serait le premier critère d’égalité entre les hommes et les femmes. La culture de mort rend fou.

  • Résistance italienne

    Gènéthique rend compte d’un reportage d’Arte, diffusé le 8 mars dernier, sur l’avortement en Italie. Rien de nouveau, mais ça fait toujours plaisir à entendre :

    La journaliste suivait le travail d’une gynécologue, Lisa Canitano, engagée dans l’association « Vita di Donna » (Vie de Femmes) qui pratique l’avortement dans un centre du Planning Familial. Elle tente de contrer la généralisation de l’objection de conscience en assurant une permanence téléphonique qui oriente les femmes souhaitant recourir à l’IVG, et par son exercice quotidien. (…)

    Aujourd’hui, les chiffres du ministère de la santé montrent qu’en moyenne, 70% des gynécologues sont objecteurs de conscience. Ce chiffre atteindrait 80 à 90% dans certaines régions. « 14 hôpitaux sur 30 ou 35 grosso modo ne font pas d’IVG », estime Lisa Canitano. Pour la présidente de l’association « Laiga » (l’Association libre des gynécologues favorables à l’avortement) : « On risque d’arriver à un stade où en Italie, il y a une loi écrite mais aucune citoyenne italienne ne pourra l’utiliser faute de personnel médical ». Le reportage mentionne par ailleurs que « la pilule du lendemain est difficile à trouver ». Lisa Canitano explique ces chiffres : « Les médecins qui se sont battus pour le droit à l’avortement à la fin des années 70 prennent leur retraite, et la relève ne semble  pas assurée ».

  • Le Pérou, c’est le Pérou

    Du moins pour la défense de la vie.

    Il y avait plus de 500.000 personnes samedi à la marche pour la vie de Lima.

    Pour dénoncer quelle atteinte à la vie dans ce pays ? Aucune.

    Pour réclamer quoi ? Rien.

    Juste pour rappeler haut et fort qu’ils défendent la vie, en accord avec la Constitution qui garantit le respect de la vie à partir de la conception…

    Et mercredi, jour de l’Annonciation, ils célébreront la journée de l’enfant à naître, ratifiée par la loi.

    (Via le Salon Beige)

  • Réponse équilibrée...

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    En page 5 de l’Osservatore Romano du 19 mars :

    La proposition de loi française sur la fin de vie

    Une réponse équilibrée

    Le "journal du pape" reprend donc tranquillement la position de Manuel Valls sur "l'équilibre du texte". Extrait:

    « Nous sommes bien loin d’une optique euthanasique, et les controverses qui ont été soulevées semblent donc décidément contre-productives et souvent superficielles. »  

    (Bizarre, le grand blanc au-dessus de cet article.)

    Tandis que l'Avvenire, le journal de l'épiscopat italien, titre clairement sur "l'euthanasie à la française".

  • Chronique des assassins

    Metronews traduit un article du Mirror qui montre très clairement, par un exemple comme il y en a des centaines d’autres, qu’il y a dans notre Parlement une très large majorité d’assassins. A savoir ces élus qui non seulement votent une mesure d’euthanasie, mais en outre rendent contraignante la « directive anticipée ».

    Il s’agit de l’histoire d’une femme de 39 ans qui est subitement atteinte d’une maladie nerveuse aussi rare que très grave. Elle est hospitalisée et plongée dans le coma, dans un état désespéré. On appelle son mari pour qu’il prenne la décision de la débrancher. Or sa femme lui avait clairement signifié que si un jour elle était dans cet état il ne faudrait pas la maintenir en vie. Mais le mari ne peut s’y résoudre. Dix jours après, elle se réveille, et aujourd’hui elle est parfaitement guérie. Et elle témoigne :

    « J’entendais tout, heureusement que John ne m’a pas écoutée, je l’en remercie. Comme la plupart des couples, nous en avions déjà parlé mais je suis très heureuse qu’il ne m’ait pas débranchée. »

    (Via le Salon Beige)

  • La dérive "presbytérienne"

    Hier soir, le district presbytérien de Palisades, dans le New Jersey, a dit oui à la reconnaissance du soi-disant « mariage » homosexuel par l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis. C’était le 86e oui, sur 171 districts (« presbyteries ») : la majorité était atteinte, et l’Eglise presbytérienne reconnaît donc officiellement la parodie de mariage.

    C’est l’an dernier que l’Assemblée générale de l’Eglise presbytérienne (calviniste, d’origine écossaise) avait décidé de modifier sa définition du mariage. Mais il fallait l’approbation d’une majorité des districts.

    Désormais, « le mariage implique un engagement unique entre deux personnes, traditionnellement un homme et une femme, pour s’aimer et se soutenir l’un l’autre jusqu’à la fin de leur vie ».

    Jusqu’à hier soir 41 districts avaient dit non à cette nouvelle définition.

    En 2010, l'adoption de l'« ordination » d'homosexuels non célibataires avait suscité le départ de 150 paroisses (sur environ 10.000).

     

  • La loi d’euthanasie adoptée

    Les députés ont voté la proposition de loi d’euthanasie Claeys-Leonetti, par 436 voix contre 34 (dont aucun député non inscrit).

  • L’euthanasie en marche

    L’Assemblée nationale a adopté hier soir l’article de la proposition de loi sur la « fin de vie » qui autorise la soi-disant « sédation profonde et continue » (et irréversible, mais ces hypocrites n’osent pas l’écrire). Les députés ont aussi adopté l’amendement qui rend contraignantes les « directives anticipées ». Si vous avez rédigée une et que finalement vous avez changé d’avis (cf. Philippe Pozzo di Borgo) mais que vous ne pouvez pas parler, tant pis pour vous…

    L’examen du texte a été terminé dans la nuit. Il sera solennellement voté le 17 mars. Car il faut solenniser ces choses-là.

    En attendant la suite. Puisque tant pour Marisol Touraine que pour Manuel Valls il s'agit d'une « étape »...

  • Un vrai scandale au Vatican

    Dimanche dernier 8 mars, on célébrait aussi au Vatican la Journée internationale des femmes. Laquelle est toujours subversive, dans la ligne de son origine soviétique, et comme on a pu le constater notamment à Rome.

    Ce fut une réunion de cinq heures dans les locaux de l’Académie pontificale des Sciences. Organisée par « Voices of faith » (Voix de la foi) créé pour l’occasion par Chantal Götz, de la fondation suisse Fidel Götz, pour qui c’est déjà « de facto un think thank » pour François, comme elle l’a dit au New York Times, qualifiant le meeting au Vatican de « victoire acquise de haute lutte », et précisant : « C’est d’autant plus symbolique que c’est à l’intérieur du Vatican. C’est un pas en avant. »

    On lit sur son site : « Voices of faith procure un endroit au cœur du Vatican où les femmes peuvent partager leur histoire pour renforcer la mission de l’Eglise. Dans l’esprit de François, le but est d’accompagner les pauvres, de soulager la souffrance humaine, de faire avancer la paix et d’étendre la miséricorde. »

    Il s’agit en fait d’une offensive du féminisme radical dans l’Eglise (pour l’avortement, le « mariage » homosexuel, le sacerdoce des femmes…).

    La réunion était ouverte par Lesley-Ann Knight, ancienne secrétaire générale de Caritas, qui avait été virée par Benoît XVI en raison de ses dérives. Elle était en trois parties. La première évoquait les questions de santé, d’éducation, d’esclavage, et la persécution de chrétiens. La troisième évoquait le combat contre la faim, et se terminait par la remise des premiers « prix des femmes semeuses de développement ».

    La deuxième partie quant à elle était une table ronde, intitulée « Nous avons un rêve », introduite et dirigée par Deborah Rose-Milavec, qui est à la tête du groupe américain « FutureChurch » militant pour la prêtrise des femmes.

    Il y avait notamment le Dr Astrid Lobo Gajiwala, biologiste indienne, consultante de l’épiscopat de l’Inde, auteur du projet de la conférence épiscopale sur « la politique de genre de l’Eglise catholique en Inde ». Elle « rêve d’une Eglise où il n’importe pas que vous soyez homme ou femme », « où Dieu est libéré des constructions masculines », où le langage est inclusif, et « où les femmes peuvent donner l’homélie ».

    Il y avait aussi et surtout Tina Beattie, professeur de « catholic studies » à l’université de Roehampton (Londres), qui milite pour le droit à l’avortement, considère que le « mariage » homosexuel est meilleur que le mariage parce qu’il ne peut pas impliquer de subordination de la femme (sic), et n’hésite pas à tomber dans le blasphème le plus obscène en affirmant que la messe est devenue « un acte de relation (homo)sexuelle ». Explication : « Le don kénotique du Christ est devenu implicitement associé à l’orgasme masculin… Le phallocentrisme de la théologie néo-orthodoxe risque de réduire la messe à une célébration orgasmique d’amour homosexuel d’où le corps féminin est exclu. » Sic.

    Il serait trop long de relever les absurdités qui parsèment les comptes rendus, mais on notera qu’un rêve de la consultante des évêques indiens a été illico réalisé : il y eut une messe concélébrée par l’archevêque de Dehli Mgr Anil Couto et le secrétaire du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, Mgr Brian Farrell. Et il y eut deux homélies, une de Mgr Couto, et une de Kerry Robinson, de FutureChurch, laquelle évidemment se vante d’être la première femme à avoir donné une homélie à l’intérieur des murs du Vatican (car l’homélie fait partie de la messe et ne peut pas être donnée par un laïc, comme le stipule le droit canonique). Et bien entendu Deborah Rose-Milavec s’est empressée de faire savoir sur Twitter que Mme Robinson avait donné « une merveilleuse homélie au Vatican »

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  • Une affaire qui marche

    L’association suisse Exit d’aide au suicide annonce avec satisfaction qu’elle a tué 20% de plus de personnes au cours de l’année écoulée en Suisse alémanique et italienne. Les chiffres de la Suisse romande (c’est une association distincte : Exit-ADMD) seront communiqués le mois prochain mais sont également en hausse. La publication anticipée paraît bien commandée par le souci de participer au débat parlementaire français…

    L’association avait à la fin de l'année dernière 81.015 adhérents, contre 67.602 en 2013.

    Il existe trois autres associations d’aide au suicide en Suisse, dont la plus importante est Dignitas, qui à la différence d’Exit tue aussi les étrangers : au prix fort.