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Culture de mort

  • La Cour de cassation viole le droit international

    L’idéologie homosexualiste est au-dessus des lois, y compris du droit international. Ainsi en a décidé la Cour de cassation, qui a validé le « mariage » d’un Marocain et d’un Français, alors qu’une convention franco-marocaine stipule qu'en cas de mariage chacun des deux membres du couple doit se conformer aux lois de son pays.

    L’argument de la Cour de cassation (institution qui déshonore la France une fois de plus) est que l'article 4 de la convention prévoit que la loi d'un des deux pays peut être écartée lorsqu'elle est « manifestement incompatible avec l'ordre public ».

    Autrement dit, la reconnaissance du seul mariage naturel par le Maroc est incompatible avec l’ordre public en France. Ce qu’on appelle ordre public est donc désormais, plus encore que jusqu’ici, le désordre institutionnalisé.

  • Le trans de François

    Diego Neria Lejárraga est un transsexuel espagnol de 48 ans, qui vit à Plasence, en Estrémadure. Fervent catholique, selon ses dires, il a écrit au pape, en novembre dernier, pour se plaindre de sa paroisse qui le rejetait.

    Le pape lui a téléphoné le 8 décembre, le jour de la fête de l’Immaculée Conception, pour prendre contact et lui dire qu’il le rappellerait pour lui donner un rendez-vous. Le 20 décembre, qui était autrefois le samedi des quatre temps de l’Avent, jour d’ordinations, il lui a de nouveau téléphoné, pour lui donner rendez-vous au Vatican le 24 janvier. Samedi dernier, donc, François a reçu le transsexuel, avec sa « fiancée ». On ne sait pas ce qu’ils se sont dits, mais François l’a embrassé, et désormais il se dit « en paix ».

    Naturellement, l’histoire fait le tour des sites et des lobbies LGBT.

    C’est évidemment une belle victoire de l’idéologie du genre.

    (Essayez donc, pour voir, d’écrire à François pour vous plaindre que dans votre paroisse tout est sous la coupe de gens qui bafouent le dogme et la liturgie, et que vous en avez été méchamment exclu parce que vous demandiez seulement qu’on respecte le catéchisme et le missel…)

  • “Direct Matin”, médaille d’or de la désinformation

    A propos de la Marche pour la Vie, Direct Matin a osé écrire (et c'est toujours sur le site au moment où je publie cette note) que « quelques centaines de militants "pro-vie" se sont retrouvés 25 janvier place Denfert-Rochereau à Paris », et cela sous le titre : « Les militants “pro-vie” défilent à Paris ». Les militants pro-vie sont donc quelques centaines en tout et pour tout.

    La médaille d’argent de la désinformation revient à tous les autres organes de la presse de la pensée unique, qui ont repris les chiffres des agences de presse : « plusieurs milliers de personnes ».

    Avec une très notable exception, celle de Libération, qui dans un article évidemment hostile a l’honnêteté d’écrire :

    Cette année, les organisateurs revendiquent 45 000 manifestants. Ils sont, de fait, sûrement plusieurs dizaines de milliers.

    On remarque d’autre part un peu partout : « Les organisateurs de la Marche disent avoir reçu le soutien du Pape François. » Et l’on souligne éventuellement cette prétention d’un point d’interrogation. Alors que la lettre du nonce apostolique a été publiée par les organisateurs de la Marche. C’est une autre désinformation, particulièrement indigne de la part des journalistes qui s’y sont livré.

  • Le mariage en Macédoine

    Le Parlement de Macédoine a voté hier par 72 voix contre 4 un amendement constitutionnel qui définit le mariage comme l’union entre un homme et une femme.

    En outre, l’amendement stipule que « les relations juridiques dans le mariage, la famille et les unions civiles doivent être réglementées par une loi adoptée par une majorité des deux tiers du total des membres de Parlement ».

    C’est la version édulcorée du projet d’amendement, qui interdisait carrément toute légalisation d’unions civiles ou partenariats enregistrés. Ce projet avait été condamné par un organe consultatif du Conseil de l’Europe. Mais la disposition votée revient au même, du moins pour les décennies à venir.

    L’intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT (qui, rappelons-le, est le plus important des intergroupes) a crié très fort et a enjoint à la Macédoine à respecter les « normes européennes » (sic), ce qui ne paraît impressionner personne en dans le pays, bien qu’il soit candidat à l’entrée dans l’UE…

  • Les cellules souches et la propagande

    Ces derniers jours on nous annoncé comme un événement historique sur le plan de la santé qu’une « première implantation mondiale de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines » avait été réalisée par le Professeur Philippe Menasché et son équipe du service de chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris. En octobre dernier. Et la patiente présente des signes d’amélioration. Ce qui est bien la preuve qu’il faut totalement libéraliser la recherche sur les cellules souches d’embryons humains, pour sauver les malades…

    En réalité, il ne s’agit que de la « phase 1 » de l’essai clinique, qui cherche à vérifier la sécurité et la tolérance de la thérapeutique. Il y a déjà eu des essais en « phase 1 » dans d’autres domaines, notamment les lésions de la moelle épinière : c’était la spécialité de la société américaine Geron, qui a fini par y renoncer.

    Le Pr Menasché dit lui-même qu’il est prématuré de dire si l’amélioration provient de la greffe de cellules ou du pontage. Il ajoute qu’il n’y a aucune preuve ni démonstration que ces cellules fabriquent du tissu cardiaque. On suppose que leur rôle viendrait de leur capacité à secréter des substances induisant une forme de réparation des tissus.

  • Irlande : la campagne démarre fort…

    Après le curé de Dublin qui dans son homélie demandait à ses ouailles de voter oui au prochain référendum sur le « mariage » homosexuel en leur apprenant qu’il était lui-même « gay », c’est le ministre irlandais de la Santé, Leo Varadkar (qui pourrait remplacer l’actuel Premier ministre comme chef du parti au pouvoir), qui a révélé, ou du moins confirmé, son homosexualité, sur la radio nationale RTE.

    C’était évidemment pour souligner qu'il ferait campagne en faveur du « mariage entre personnes du même sexe » pour le référendum de mai, expliquant qu'il voulait être « honnête avec les gens » : « Je veux que les gens sachent que je prendrai toutes mes décisions en fonction de ce que je crois être l'intérêt public » : l’intérêt public étant strictement celui du lobby, quitte à violer la loi naturelle et dénaturer le sens des mots. C’est bien ce qu’on avait compris aussi chez nous.

  • L’évêque d’Anvers distingué par un prix LGBT

    Le lobby LGBT d’Anvers Çavaria a décerné son « Campaign Award » 2015 à Mgr Johan Bonny, l’évêque d’Anvers, pour son action en faveur de la reconnaissance ecclésiastique des couples bi et homosexuels.

    Mais voilà notre Bonny gêné aux entournures. Il s’est fendu d’un long communiqué (signé par son porte-parole…) expliquant qu’il avait demandé à Çavaria que son nom soit retiré de la liste des nominés, parce qu’il « se veut berger pour tous les croyants du diocèse d’Anvers », et parce qu’il veut « préserver son indépendance », mais aussi, tenez-vous bien, parce qu’il « ne souhaitait pas recevoir de prix pour ce qui est de sa mission et de sa responsabilité ».

    Car sa mission et sa responsabilité d’évêque, c’est donc de dire le contraire de ce que dit l’Eglise.

    Et, bien entendu, il prétend que ses idées hétérodoxes « suivent une ligne historique du Concile Vatican II jusqu’à aujourd’hui », et que son action se situe « sur les pas du pape François »…

  • Acharnés

    Les fanatiques de la culture de mort cherchent une nouvelle fois à faire voter par le Parlement européen une résolution sur le droit à l’avortement. Alors que le rapport Estrela a été rejeté il y a un mois et qu’à la place a été votée une résolution qui rappelle que les questions des « droits sexuels et génésiques » relève des Etats membres, les députés  européens vont être saisis du rapport Tarabella, projet de résolution par laquelle le Parlement européen «  insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement ».

    Puisque les associations familiales catholiques se bougent, on peut les soutenir en signant leur pétition contre ce nouvel assaut de la culture de mort.

  • Le massacre

    L’INED publie une étude sur l’avortement en… 2011.

    On en retiendra essentiellement que 33% des Françaises ont déjà eu recours à l’avortement au moins une fois. Donc une Française sur trois a déjà tué au moins un enfant dans son ventre.

    Et vous croyez encore en l’avenir de cette civilisation, pardon, de cette barbarie ?

    « Une nation qui tue ses propres enfants est une nation sans avenir. » (Saint Jean-Paul II)

    « Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? » (Bienheureuse Mère Teresa, discours à Oslo, 10 décembre 1979)

    Ce rappel est sans doute spécialement opportun ces temps-ci…

    Or demain, c’est le 40e anniversaire de la loi Giscard-Chirac-Veil, et il n’y a aucun parti politique français (ayant des élus) qui demande son abrogation…

    Au contraire, il faut toujours faciliter davantage le massacre et y inciter toujours plus. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, se rendra dans un centre de planning dit par antiphrase familial, pour y présenter un « programme national d’action pour améliorer l’accès à l’IVG »…

    *

    On voit souvent citée la phrase de Jean-Paul II. J’ai cherché la référence. Elle n’est pas si facile à trouver. Notamment parce que les deux premières fois il l’a dite en polonais dans une allocution en italien traduite seulement en espagnol (sic), et la troisième fois dans une homélie en polonais non traduite en français. (Il y a peut-être d’autres références, - bon nombre sur internet sont fausses - mais je me suis arrêté là…)

    - Angelus du 1er septembre 1996 : traduction italienne de son propos en polonais : « Un popolo che uccide i propri figli è un popolo senza futuro. »

    Un peuple qui tue ses propres enfants est un peuple sans avenir.

    - Angelus du 20 ocotbre 1996 : « Naród, który zabija wlasne dzieci, jest narodem bez przyszłości. »

    Une nation qui tue ses propres enfants est une nation sans avenir.

    - Homélie au sanctuaire Saint-Joseph de kalisz, Pologne, le 4 juin 1997 : « Naród, który zabija własne dzieci, staje się narodem bez przyszłości. »

    Une nation qui tue ses propres enfants devient une nation sans avenir.

    Les trois fois le pape évoquait la loi de libéralisation de l’avortement votée par la Diète polonaise le 25 octobre 1996.

  • En Irlande, hélas…

    Dimanche dernier, en l’église Saint-Nicolas de Dublin, le curé de la paroisse, le P. Martin Dolan, a centré son homélie sur les droits des homosexuels, et sur la nécessité de voter oui au référendum qui sera organisé en mai prochain sur le « mariage » entre personnes de même sexe, ajoutant : « Je suis gay moi-même ».

    Et alors, selon les gazettes, toute la communauté s’est levée pour applaudir le prêtre.

  • Mgr Bonny en remet une couche

    L’évêque d’Anvers Mgr Johan Bonny « plaide samedi, dans De Morgen, pour une reconnaissance ecclésiastique des relations bi- et homosexuelles », écrit La Libre. Il déclare notamment :

    « Nous devons chercher au sein de l'Eglise une reconnaissance formelle de la relationnalité qui est également présente chez de nombreux couples bi- et homosexuels. Tout comme il existe dans la société une diversité de cadres juridiques pour les couples, il devrait également y avoir une diversité de formes de reconnaissance au sein de l'Eglise. »

    Mgr Bony avait déjà défrayé la chronique début septembre, un mois avant le synode, avec une lettre de 24 pages, traduite en cinq langues, où il se prononçait pour une évolution de l’approche, du vocabulaire et de la pratique de l’Eglise concernant les questions familiales et sexuelles, citant abondamment François et appelant à « oser aller du vécu à la doctrine ».

    Mgr Johan Bonny est donné comme le « très probable » successeur de Mgr Léonard (qui aura 75 ans le 6 mai prochain) comme archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique…

  • Stem Cell va pouvoir breveter…

    La Cour de Justice de l’Union européenne a jugé jeudi qu’il était permis de breveter des ovules « activés » par parthénogenèse et qui n’ont pas la capacité intrinsèque de se développer en être humain et ne sont donc pas des embryons humains…

    La Cour avait été saisie par la justice britannique qui dans un premier temps avait rejeté la demande de l’entreprise américaine qui s’intitule tranquillement Stem Cell  — ce qui veut dire : cellule souche (embryonnaire) : on achète, on charcute, on multiplie, on transforme, on vend… — qui voulait breveter ses recherches, car il est interdit dans l’UE de breveter les inventions basées sur l'utilisation ou la destruction d'embryons humains.

    La Cour de Justice a donc décidé que l’embryon issu d’un ovule humain pouvait ne pas être humain…

    Même en admettant le raisonnement, il reste que l’ovule est bien un élément du corps humain.

    « Pour la première fois, écrit Lucetta Scaraffia dans l’Osservatore romano, s’est ouverte la possibilité de breveter une partie du corps humain, comme s’il s’agissait d’un produit manufacturé, et dans le même temps a été mise une limite à la définition d’un embryon, produit humain protégé par les lois. »

    Toute la réflexion de Lucetta Scaraffia mérite d’être lue.

  • L’avortement au Mozambique

    Les seuls pays d’Afrique où l’avortement est légal étaient jusqu’ici le Cap Vert, l’Afrique du Sud et la Tunisie. Il faut désormais y ajouter le Mozambique, où la loi a été votée à l’unanimité le 28 novembre, et signée jeudi par le président Armando Guebuza, qui avait opposé son veto après un premier vote.

    Voir l’article de Jeanne Smits.

  • Le ministre et les homos

    C’était le 2 décembre, sur Mega TV. Le ministre grec de la Justice, Charalampos Athanasiou, répondait à une question sur la légalisation du « mariage » homosexuel en Grèce :

    « Je n’en discute pas, je ne le conçois pas. En outre, la Convention européenne des droits de l’homme l’interdit. Quand elle parle du mariage, elle parle de l’homme et de la femme. Nous sommes un pays qui respecte les traditions, qui respecte la nature humaine, et qui ne peut pas autoriser, au moins avec ce gouvernement et ce ministère, ce “mariage”. »

    Et comme on lui faisait remarquer que la majorité des pays européens ont adopté une telle loi, il a répondu : « C’est leur affaire… Notre pays a des structures. Nous devons regarder cela du point de vue religieux, du point de vue politique, du point de vue social. Aucune pression de quiconque n’empêchera le ministre de la Justice d’examiner la question avec calme et sang-froid. »

    La déclaration a aussitôt suscité un tollé dans le lobby homosexuel, et le ministre était sommé de présenter ses excuses.

    Le lendemain, sur une autre chaîne (Sky), le ministre a persisté et signé, soulignant qu’il s’opposait catégoriquement à la possibilité même de légiférer sur cette question : « J’ai été clair. C’est ma philosophie, c’est ce que je crois. C’est cette philosophie que je vais proposer au gouvernement, et le Parlement décidera. » Il a corrigé son propos de la veille sur la Convention européenne : « J’ai fait une erreur matérielle sur le mot utilisé : la Convention ne l’interdit pas, mais elle ne le prévoit pas. »

    Nouveau tollé du lobby homosexuel, parce que le ministre ne s’est pas excusé d’avoir osé dire que le « mariage » homosexuel est contre la nature humaine…

    *

    Au fait, c’est la première fois que je vois ce prénom de Charalampos, qui est transcrit de diverses façons (j’ai choisi celle du gouvernement grec…)  et qu’on devrait plutôt écrire Kharalampos (Ou Haralampos comme font les Anglais, en soulignant que c’est un H très aspiré.) Tout en sachant que le “p” se prononce “b” depuis au moins l’époque byzantine et sans doute déjà au temps du Christ (d’où l’orthographe Haralambos). Or je découvre que c’est le nom d'un saint très populaire en Grèce, un prêtre martyrisé à Magnésie en 202 à l’âge de 107 ans. Selon Wikipedia il y aurait un culte de saint Charalampe  en Picardie et en Belgique (Hainaut). Χαρά-λαμπος : grâce lumineuse. Le diminutif est “Babis”.

  • L’euthanasie, nouvelle étape

    Revoilà Jean Leonetti, en duo cette fois avec le socialiste Alain Claeys. Jean Leonetti avait pondu cette loi votée à l’unanimité qui prétendait que l’hydratation et l’alimentation étaient des « soins » qu’on pouvait arrêter : une forme d’euthanasie devenait légale.

    Rebelote avec les duettistes. Le rapport qu’ils ont remis à François Hollande fera l’objet d’une loi rendant légale une autre forme d’euthanasie, et même un « droit » à l’euthanasie : le droit à une « sédation profonde et continue » jusqu’à la mort. C’est la sédation profonde terminale, le meurtre en douceur (à ne pas confondre avec la sédation réversible en phase terminale).

    L’autre aspect de la future loi est de rendre obligatoire le respect de la « directive anticipée » par laquelle une personne en bonne santé déclare qu’on ne doit pas la réanimer. Il y aura un « modèle standardisé ». Si l’on voulait respecter la personne humaine et la vie, on devrait imprimer sur tous les formulaires la protestation de Philippe Pozzo di Borgo, qui inlassablement témoigne de son bonheur de ne pas avoir été débranché alors que, lorsqu’il était en pleine santé, il aurait signé une directive pour ne pas être réanimé.

  • La Marche pour la Vie 2015, c'est le 25 janvier

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    Voir aussi le texte de Cécile Edel sur Le Salon Beige.

    Et le site de la Marche pour la Vie.

  • L’Irlande du Nord dans le collimateur

    Sous l’influence des lobbies de la culture de mort, la Commission de droits de l’homme d’Irlande du Nord a décidé de poursuivre le gouvernement de la province devant la Haute Cour de Belfast, pour qu’il soit obligé de modifier la loi sur l’avortement.

    Car l’Irlande du Nord n’a pas adopté la loi britannique de 1967. En conséquence, l’avortement n’est possible que dans le cas où la vie de la femme est en danger réel si la grossesse se poursuit.

    La Commission des droits de l’homme exige que l’avortement soit également permis en cas de malformation du fœtus, d’inceste ou de viol.

    Or les responsables politiques font la sourde oreille aux réclamations de la commission, selon laquelle la loi actuelle « viole les droits de l’homme ».

    La Commission se fonde sur la Convention européenne des droits de l’homme : l’article 3 qui interdit les traitements dégradants et inhumains, l’article 8 qui sur le droit à la vie privée et l’article 14 contre les discriminations.

    Les principaux partis représentés au Parlement d’Ulster se sont toujours opposés à une modification de la loi, et il est à noter que protestants et catholiques, pro-GB et pro-Eire sont unis dans une même défense de la vie.

    On constate la même union ces jours-ci en ce qui concerne l’affaire de l’adoption par les paires homosexuelles. Des militants homosexuels avaient porté plainte parce qu’en Irlande du Nord, contrairement au reste du Royaume-Uni, les paires ne pouvaient pas adopter. La justice leur a donné raison (c’est une « discrimination »). Puis la Haute Cour a rejeté le recours du ministre de la Santé. De ce fait, les évêques catholiques viennent de décider « avec regret » de couper tous les liens avec la Family Care Society qu’ils avaient eux-mêmes créée et qui s’occupait de l’adoption. Or c’est un député protestant unioniste, Paul Givan, qui est monté le premier au créneau pour défendre l’Eglise catholique et annoncer qu’il allait déposer une proposition de loi instituant un droit à l’objection de conscience.

  • Un bon communiqué des évêques des Etats-Unis

    Les évêques des Etats-Unis ont vu que la lutte contre les discriminations envers les homosexuels en vient fatalement à interdire toute désapprobation du comportement homosexuel, donc à interdire aux catholiques d’être catholiques. Voici leur communiqué du 5 décembre, sur l’application d’un décret particulier, mais qui a une portée générale.

    Les règlements publiés le 3 décembre par le ministère du Travail mettent en application le décret présidentiel inacceptable que le président Obama a publié en juillet pour s’attaquer à ce que le gouvernement a décrit comme des discriminations selon « l’orientation sexuelle » et « l’identité de genre » dans l’emploi dans les entreprises fédérales. Nous étudierons attentivement les règlements, mais nous notons tout de suite ce qui suit. Notre Eglise enseigne que « toute marque de discrimination injuste » envers ceux qui éprouvent une attirance homosexuelle doit être évitée (CEC 2358), mais il apparaît à première lecture que ces règlements interdisent beaucoup plus qu’une discrimination injuste. En particulier, il appert qu’ils interdisent aussi la désapprobation religieuse et morale des employeurs quant au comportement homosexuel, ce qui crée une menace sérieuse pour la liberté de conscience et la liberté religieuse, parce que « en aucun cas » (CEC 2357) des catholiques ne peuvent approuver un tel comportement. De très nombreuses autres personnes, dans un large éventail de différentes confessions religieuses, partagent cette même conviction. En outre, les règlements mettent en avant la fausse idéologie de « l’identité de genre », qui ignore la réalité biologique et blesse les droits à la vie privée et le droit d’association tant des entrepreneurs que de leurs employés. En toute justice, le gouvernement ne doit pas exclure de contrats fédéraux des entrepreneurs simplement parce qu’ils ont des convictions religieuses ou morales, quand à la sexualité humaine et au comportement sexuel, qui diffèrent de l’opinion des actuelles autorités gouvernementales.

  • Quand François retourne à La Nacion

    C’est semble-t-il la troisième interview du pape dans le grand quotidien argentin.

    Le titre reproduit une phrase de François dans cette interview :

    « Dieu a mis en moi une bonne dose d’inconscience. »

    Sic. Ce qui, assurément, relativise tout le reste.

    Un moment il ne craint pas d’affirmer :

    « Voyez, j’ai écrit une encyclique, bien vrai, c’était un gros travail. »

    Un gros travail, assurément, de signer l’encyclique à l’évidence pensée et manifestement rédigée par son prédécesseur.

    Cette affirmation est une partie de sa réponse à cette question :

    « Est-ce que vous pensez que certains secteurs (de l’Eglise) sont désorientés, pourquoi disent-ils que le navire est sans gouvernail, particulièrement après le dernier synode extraordinaire ? »

    Et François répond d’abord : « Ces expressions me paraissent bizarres. Je n’ai pas connaissance que quiconque les utilise. » Alors qu’il sait parfaitement qu’elle est du cardinal Burke.

    Il lui arrive aussi de faire les questions et les réponses, comme ici à propos des évêques et cardinaux qui ne sont pas sur la ligne Kasper :

    « Vous pourriez me demander : “Est-ce qu’il y en a qui sont complètement obstinés et ne bougeront pas de leurs positions ?”. Oui, il y en a sûrement. Mais ce n’est pas mon problème. L’affaire est de prier le Saint-Esprit pour les convertir. »

    Car, comme le martèle François, c’est le Saint-Esprit qui agit au synode, et qui veut que l’Eglise aille de l’avant… dans la ligne Kasper.

    « Je n’ai pas peur parce que c’est la voie que Dieu nous demande de suivre. Plus encore, le pape en est le garant ultime, le pape est là pour s’occuper du processus. Nous devons aller de l’avant. »

    A propos du paragraphe du rapport d’étape du synode sur les homosexuels, il ose affirmer :

    « Le synode s’est occupé des familles et des personnes homosexuelles en relation avec leurs familles. Nous devons trouver un chemin pour aider ce père ou cette mère auprès  de leur fils ou fille. C’est cela qu’a fait le synode. C’est pourquoi quelqu’un (sic) a mentionné les facteurs positifs dans le premier projet. »

    Mais ce n’est pas vrai. Le rapport d’étape ne parlait pas du tout de l’homosexuel vis à vis de sa famille. Il parlait exclusivement des dons et qualités que les homosexuels ont à offrir à l’Eglise, de leur orientation sexuelle qui doit être « appréciée » par « nos communautés ». François confond avec l’intervention proprement scandaleuse d’un couple (le troisième dont il est question ici), qu’il a trouvé tellement bonne qu’il en a oublié le texte du rapport… (Addendum: il pense en fait au prochain synode.)

    Le blog de Jeanne Smits, NewsVA, La Nacion 1 (en), La Nacion 2 (en)

  • EU Women Caucus

    Le soir du 2 décembre dernier, Stefano Sannino, le représentant permanent de l’Italie auprès de l’Union européenne, recevait dans sa résidence privée de Bruxelles une brochette de femmes dans le but de lancer un nouveau lobby appelé « EU Women Caucus », quelque chose comme « l’assemblée des femmes de l’Union européenne ».

    Pourquoi l’Italie ? Parce que l’Italie veut laisser une trace de sa présidence de l’UE, qui se termine à la fin du mois et dont on n’a pas entendu parler…

    L’EU Women Caucus est la première organisation transversale interpartis et interinstitutions de toutes les institutions européennes pour la promotion des femmes dans des rôles dirigeants. Elle sera présente au Parlement européen, à la Commission européenne, mais aussi au Conseil de l’Europe et dans les représentations des Etats membres de l’UE.

    Son but est de « construire un réseau entre femmes en situation d’influence permettant de maintenir la recherche de femmes dirigeantes au même niveau qu’elle l’est dans les périodes électorales ».

    Et c’est urgent, car il n’y a que 9 femmes sur 28 à la Commission européenne, et le Parlement européen n’a augmenté son nombre de femmes que de 2% aux dernières élections. « A ce rythme-là, il faudra 50 ans pour arriver à l’équilibre de genre. »

    C’est ce qu’on peut lire dans un texte signé des six vice-présidents du EU Women Caucus. Désolé pour le masculin, mais de façon tout à fait étrange il se trouve que l’une des vice-présidentes est un homme. Et a priori il ne semble pas que ce communiste grec moustachu soit un transsexuel…

    L’homme donc est Dimitrios Papadimoulis, du parti grec d’extrême gauche SYRIZA. Il est là comme vice-président du Parlement européen. Ce qui pourrait vouloir dire qu’aucune des six femmes vice-présidentes n’aurait voulu co-présider le Caucus ?

    Les autres sont :

    - Iratxe Garcia Perez, socialiste, présidente de la commission du Parlement européen des droits de la femme et de l’égalité des genres ;

    - Helga Stevens, vice-présidente du groupe des conservateurs et réformistes ;

    - Sophie in t’Veld, vice-présidente du groupe libéral et vice-présidente de l’intergroupe pour les droits LGBT (le plus important intergroupe du Parlement européen) ;

    - Lara Comi, vice-présidente du groupe PPE ;

    - Maria Joao Rodrigues, vice-présidente du groupe socialiste.

    Tous ces co-présidents (encore une fois, c’est la grammaire française qui est affreusement machiste, je n’y peux rien) sont des députés du Parlement européen. Le texte est également signé par Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence (un commissaire à la concurrence qui est le chef de la gauche radicale danoise…), et par l’hôte italien Stefano Sannino, qui est donc censé représenter les représentations nationales. Reste qu’il n’y a personne du Conseil de l’Europe.

    Sur son site internet qui se réduit pour le moment à une simple page avec la « Déclaration de mission », on peut lire qu’une « première étape sera d’améliorer l’équilibre de genre au sein des institutions européennes ». Première étape ? Et la seconde, c’est d’en prendre le contrôle ? Et la troisième, de supprimer les hommes ?

    Il faudra bien un jour, mais ce jour n’arrivera pas de sitôt, qu’un responsable politique, de préférence une femme, dise haut et fort que le fondement du combat de ces idéologues sexistes est la haine de la famille. Car il est clair que ce qu’elles ne supportent pas, c’est que des femmes préfèrent s’occuper de leurs enfants que d’aller faire le guignol dans des hémicycles.

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    On peut voir que la réunion était en fait cornaquée par l’ineffable Viviane Reding, qui est toujours vice-présidente de la Commission, chargée (par antiphrase) de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté.

  • Sourire arc-en-ciel

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    Le 25 novembre, alors qu’il allait prononcer son discours au Parlement européen, François s’est fait remettre une écharpe arc-en-ciel par la Verte Ulrike Lunacek, auteur du célèbre rapport contre l’homophobie, elle-même lesbienne militante, co-présidente de l’intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT, et aujourd’hui, en outre, vice-présidente du Parlement européen (même s’il y a 14 vice-présidents, c’est un titre qui compte, surtout pour le lobbying LGBT). Le cadeau se fait sous le regard attendri de Martin Schulz, le président socialiste du Parlement européen, co-auteur du discours du pape si l’on en croit l’Osservatore Romano. François est ravi.

  • Belgique : un pas de plus dans la négation de la famille

    Jeanne Smits constate : « La parentalité est en passe de devenir purement sociale en Belgique, fondée sur la volonté et le désir et non sur les faits. » Comme le genre…

    A partir du 1er janvier prochain entrera en vigueur une loi qui invente le statut de « comaternité » automatique pour les paires de lesbiennes « mariées », grâce à la « présomption de maternité » pour celle qui n’est pas la mère biologique.

    C’est une sorte de singerie satanique inversée de la « présomption de paternité ». Celle-ci vise à protéger la famille en considérant a priori que l’enfant d’une femme mariée est aussi l’enfant du mari. Mais dans la présomption de maternité on est sûr que l’enfant n’est pas de celle qui prétend être sa mère et va l'être officiellement.

  • Téléthon : le grand silence

    Désormais le grand silence est de rigueur. Le grand silence de la hiérarchie de l’Eglise. La pensée unique recouvre presque tout le territoire ecclésiastique. On ne se bat pas contre le Téléthon. Parce que c’est très mal de critiquer le Téléthon. Le vivre ensemble c’est beaucoup plus important que la défense de la vie. Le vivre ensemble dans le mensonge c’est beaucoup plus important que de se battre pour la vérité.

    Selon la presse qui débusque les salopards de curés qui osent refuser que leur église serve à ramasser de l’argent pour charcuter des embryons, faire des recherches sur le clonage humain et diffuser la propagande mensongère du Téléthon, il y a cette année… DEUX curés qui ont dit non : Le P. Geoffroy Bohineust, curé doyen de Saint Vincent et Saint-Martin, dans le diocèse de Tours, et l’abbé Loïc Bellais, le jeune curé de Saint- Sauveur-de-Belle-Croix et Notre-Dame-du-Marillet, dans le diocèse de Luçon.

    A l’évêché de Tours, on se contente de dire que chaque curé fait ce qu’il veut en la matière.

    A l’évêché de Luçon, on dit la même chose, mais on renvoie au site du diocèse, qui met en garde sur le Téléthon sur sa page d’accueil et renvoie à un bon texte sur la question.

    Il semblerait que ce site soit le seul de son espèce. Je constate que ni le site de Fréjus-Toulon, ni celui de Bayonne, ni celui de Vannes n’évoque le Téléthon.

    Alors honneur aux deux curés qui s’en prennent plein la figure de la part des autorités civiles et médiatiques. Et honneur à l’unique évêque, Mgr Castet qui, discrètement, fait dire tout de même ce qu’il faut dire.

    Bravo aussi aux AFC, puisque désormais il faut dire bravo à ceux qui ne sont pas à plat ventre alors que dans une chrétienté on parlerait de service minimum.

  • Les Suisses et l’immigration

    Parmi les trois votations de dimanche en Suisse, il y avait l’initiative Ecopop. Les Suisses, nous dit-on, ont massivement refusé de limiter davantage l’immigration.

    En réalité ce n’était pas un référendum sur l’immigration, mais sur le contrôle de la population. Donc, aussi, par une limitation drastique de l’immigration, mais il s’agissait d’une initiative générale, impliquant que la Confédération se donne les moyens, pour raisons « écologiques », de limiter les naissances en Suisse, et consacre 10% au moins de son budget d’aide au tiers monde au financement de la planification familiale.

    Jeanne Smits avait regardé cela de très près.

  • « Mariage » : la Finlande aussi

    Les députés finlandais ont approuvé vendredi par 105 voix contre 92 une proposition de loi d'initiative populaire légalisant le « mariage » homosexuel.

    Le Parti des Finlandais avait fait campagne contre la réforme, au motif qu'un enfant doit avoir un père et une mère. « Cette question concerne l'avenir de nos enfants et de notre société tout entière, et de telles réformes ne devraient pas être faites sans une évaluation complète de leur impact », disait Mika Niikko.

    Sans aucun doute. Mais l’argument essentiel est tout simplement que le mariage est par nature et par définition l’union d’un homme et d’une femme, ouverte à la procréation. Et que le « mariage » homosexuel est donc contre-nature et un barbarisme en finnois comme en français.

  • Il n’en reste donc que 7

    Depuis hier après-midi je n’ai quasiment pas eu de connexion internet.

    Depuis lors, le seul fait vraiment marquant a été le vote à l’Assemblée nationale d’une résolution affirmant le « droit fondamental » de tuer les enfants avant leur naissance.

    Il y avait énormément d’absents, 426 sur 577. L’absentéisme ordinaire de députés qui ne voient pas pourquoi ils se déplaceraient pour voter une résolution qui pour eux ne fait qu’exprimer l’évidence.

    Car il est devenu évident que ce genre de meurtre est aujourd’hui un droit fondamental.

    Il n’y a eu que 7 députés à voter contre, et les 7 derniers députés à refuser la barbarie, à avoir le courage de le faire dans le contexte français actuel, méritent d’être nommément salués :

    - Jacques Bompard

    - Jean-Frédéric Poisson

    - Jean-Christophe Fromantin (qui est UDI et se fait incendier par son parti… qui il est vrai a comme première adhérente Simone Veil…)

    - Nicolas Duicq

    - Xavier Breton

    - Yannick Moreau

    - Olivier Marleix.

  • Les veillées pour la vie naissante

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    En 2010 Benoît XVI avait demandé que soient organisées dans tous les diocèses des veillées de prière pour la vie naissante, le soir du samedi précédant le premier dimanche de l’Avent.

    En 2010, beaucoup d’évêques et de prêtres avaient traîné les pieds, mais il y en avait eu tout de même plus de 500, surtout sur pression des familles catholiques.

    On peut y avoir un effet Benoît XVI de préparation à la Manif pour tous.

    Je ne sais si on peut voir un effet François au fait qu’il y en ait cette année (samedi prochain 29 novembre) à peine plus d’une centaine, et que les évêques qui y ont appelé se comptent sur les doigts d’une seule main…

    Un site y est dédié. La carte des veillées en France est ici.

  • Une grande honte française

    Le 26 novembre prochain sera votée une résolution réaffirmant le « droit fondamental » à l’avortement. La proposition, a souligné le Salon Beige, est signée par tous les chefs de groupes de l’Assemblée nationale.

    Gènéthique publie le texte de cette proposition.

    On constate que dans les attendus, les textes de la Convention des Nations Unies de 1979, de la Conférence du Caire de 1994 et de celle de Pékin de 1995 sont interprétés comme étant des justifications d’un droit à l’avortement, ce qui est tout simplement un mensonge. (A la conférence du Caire, l’avortement fut même explicitement exclu.)

    On constate surtout le terrible mensonge du « rappel » que « le droit universel des femmes à disposer librement de leurs corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et d’une société de progrès ».

    Oui, les femmes ont le droit de disposer, dans certaines limites, comme les hommes, de leurs corps. Mais elles n’ont pas le droit de disposer du corps des autres. Or le fœtus n’est pas leur corps, c’est le corps d’un autre être vivant, d’une autre personne humaine.

    C’est pourquoi l’avortement, qui n’est reconnu par aucun texte international, est et restera un meurtre.

    C’est pourquoi cette résolution sera une honte pour la France, et d’autant plus odieuse qu’elle aura été votée par une immense majorité (l’unanimité ?) de la représentation nationale.

    Eh bien non, ces gens-là ne me représentent pas.

  • Les dédommagements pour naissance

    Le ministère britannique de la santé, qui n’est pas du tout choqué par l’industrie de l’avortement dans le pays, trouve cependant « choquante » la pratique qui consiste à dédommager financièrement des parents parce qu’ils ont eu un enfant handicapé ou non désiré. Depuis 2003 quelque 164 plaintes ont été prises en compte, 83 rejetées.

    Sur les 104 procès terminés, 45 concernaient des enfants nés en bonne santé. Un pour « conseil en fertilité inapproprié », un pour « erreur de diagnostic de grossesse », deux pour « naissance non désirée », six pour « échec de l’IVG » (en anglais on dit « termination »…), huit pour « échec de la contraception », 24 pour « échec de la stérilisation »…

    En tout, ces procès ont donné lieu à 95 millions de livres (120 millions d’euros) de dédommagements.

    Et cela pose des questions éthiques, dit-on au ministère… Mais, même si c’est choquant, cela continuera, car les cas sont rares… Sic. Nul doute qu’ils vont se multiplier…

  • Référendum slovaque sur la famille

    La Cour constitutionnelle slovaque a avalisé le 30 octobre la demande de référendum sur le mariage émise par 400.000 citoyens. Normalement le gouvernement doit organiser un référendum s’il est demandé par 350.000 citoyens, mais le président de la République Andrej Kiska avait déféré le dossier à la Cour constitutionnelle, car il ne peut pas y avoir de référendum sur les droits fondamentaux, et il avait un doute…

    De fait, la Cour constitutionnelle a retiré l’une des quatre questions qui doivent être posées aux citoyens :

    « Etes-vous d’accord qu’aucune autre cohabitation de personnes que le mariage doit bénéficier d’une protection particulière, des droits et des devoirs que les normes législatives du 1er mars 2014 accordent seulement au mariage et aux époux ? »

    Bref, la Cour constitutionnelle refuse que les citoyens se prononcent sur un éventuel Pacs.

    Elle a avalisé les trois autres questions :

    « Etes-vous d’accord qu’aucune autre cohabitation entre personnes que le lien entre un homme et une femme ne peut être appelé mariage ? »

    « Etes-vous d’accord que les couples ou groupes (sic) de même sexe ne doivent pas être autorisés à adopter et élever des enfants ? »

    « Etes-vous d’accord que les écoles ne peuvent pas exiger que les enfants participent à une éducation relative au comportement sexuel ou à l’euthanasie si les parents ou les enfants eux-mêmes ne sont pas d’accord avec le contenu de cet enseignement ? »

    L’alliance d’associations qui a lancé le référendum dénonce la suppression de la quatrième question (sur la possibilité d'un pacs à la slovaque). Les lobbies LGBT dénoncent quant à eux un « répugnant référendum anti-gay »… et déplorent qu’aucun parti politique ne les soutienne…

    Le président Kiska a déclaré quant à lui qu’il voterait oui aux deux premières questions, mais que l’éducation sexuelle était « nécessaire » à l’école.

    Pour que le référendum ait force de loi, il faut qu'il y ait non seulement une majorité de oui, mais qu'il y ait 50% de participation, ce qui n'est pas gagné dans ce pays où l'abstention bat généralement des records.

    La question de la définition du mariage en tant que tel est en fait déjà réglée, depuis l’amendement constitutionnel voté début juin par 102 députés contre 18.