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Culture de mort

  • Trois parents

    En Ukraine, un enfant est né le 5 janvier dernier des suites d’une FIV à trois parents. Il s’agit de la deuxième naissance annoncée suite à de telles manipulations génétiques, après un petit garçon né au Mexique au mois d’avril 2016.

    La clinique Nadiya à Kiev a utilisé la technique, non pas même pour éviter une maladie mitochondriale, mais simplement pour contourner l’infertilité du couple. Une deuxième naissance est attendue début mars.

  • Une bonne idée

    Dans l’Etat de l’Iowa, les législateurs vont voter un texte qui permettra à une femme ayant avorté de poursuivre le médecin qui a effectué l’IVG, si elle éprouve, plus tard, à n'importe quel moment de sa vie, une détresse émotionnelle.

    « Ce que nous demandons », a expliqué le sénateur républicain Mark Chelgren à l’origine de la proposition de loi, « c'est que les personnes, les médecins et les cliniques qui s’enrichissent aux dépends des femmes qui avortent soient tenus responsables ». Cette loi veut protéger les femmes à un moment où elles sont « sous le plus grand stress qu'on puisse imaginer ».

    Panique dans les rangs de la culture de mort : il est bien évident qu’une telle loi sera puissamment dissuasive chez les médecins, et qu’elle aura vocation à s’exporter dans d’autres Etats…

    (L’Iowa vient de mettre fin au financement public du Planning familial.)

  • L’avortement au Etats-Unis

    L’Institut Guttmacher souligne que le taux d’avortement aux Etats-Unis est pour la première fois descendu en 2014 au-dessous de ce qu’il était en 1973, la première année de la légalisation. Ce taux est de 14,6 pour mille, contre 16,9 pour mille en 2011.

    En 2013, le nombre d’avortements était tombé en dessous du million, pour la première fois depuis 1975. En 2014, le nombre a encore baissé, passant de 958.700 à 926.000.

    La baisse est de 14% depuis 2011.

    L’institut Guttmacher tente de montrer que cette baisse n’a pas de rapports avec les nouvelles mesures législatives prises dans divers Etats. Mais la démonstration est doublement fausse. D’abord on ne peut pas déterminer immédiatement l’efficacité de ces mesures. Et surtout l’institut Guttmacher fait l’impasse sur les fermetures d’avortoirs qui ont eu lieu ces dernières années. Il est bien évident que lorsqu’il n’y a plus qu’un seul avortoir dans un Etat il y a beaucoup moins d’avortements. Or la fermeture des avortoirs est la conséquence des nouvelles mesures législatives.

    L’institut Guttmacher hulule que les dernières données sont publiées alors même que s’installent un nouveau gouvernement et un nouveau Congrès qui sont particulièrement hostiles… « à la santé et aux droits reproductifs »… « On s'attend à ce que le gouvernement fédéral mène des changements politiques de grande envergure qui auront un impact négatif sur la santé et les droits en matière de reproduction. Dans la vie quotidienne de nombreuses femmes, ces changements s’ajouteront à l'assaut de l'État contre l'accès à l'avortement et aux services de planification familiale qui est en cours depuis 2011. » Et cela pourrait conduire à un « retour en arrière majeur pour les droits et la santé des femmes américaines »…

  • Satanique

    Mardi dernier 10 janvier a eu lieu la bénédiction du nouvel avortoir du Planning familial américain à Washington par une « vingtaine de dirigeants religieux ».

    Non, ce n’est pas un canular. C’est raconté par le site DCist, qui donne un grand reportage et des photos, et par le Huffington Post, qui donne même une vidéo. J’ai vérifié tous les noms et tous les titres, et tout est, hélas, exact. Du reste la page Facebook du Planning familial de Washington renvoie à l’article du Huffington Post.

    « Dans presque tous les messages que j’adresse à notre personnel, je parle de notre travail sacré », dit Laura Meyers, présidente et directrice du Planning familial de Washington. « Cette bénédiction confirme le caractère sacré de notre travail. »

    D’où le sous-titre de l’article du Huffington Post (en rubrique « religion ») : « Parce que ceci est aussi un espace sacré ».

    A l’entrée il y avait la troupe de percussion féminine Batala. L’une d’elles a déclaré qu’elles avaient décidé de participer à cet événement « parce que beaucoup d’entre nous ont bénéficié du Planning familial ».

    Les « dirigeants religieux » se sont réunis au premier étage pour un « cercle de prière » mené par le rabbin Michael Nemath, directeur du « Centre d’action religieuse du judaïsme de réforme ». Puis chacun y est allé de son allocution et de son rite. On croit comprendre que parmi la vingtaine de « dirigeants religieux » il y avait des « pourvoyeurs d’avortement » (évidemment, si c’est sacré…), une « patiente du Planning familial »… Quant à Kendall Wilson-Flippin, qui a exécuté une « danse liturgique », c’est un prof de danse fitness…

    La cérémonie avait été organisée par la « Coalition religieuse pour le choix reproductif », nommément par les révérends Christine et Dennis Wiley de l’Eglise unie baptiste du Christ. Pour eux comme pour beaucoup d’intervenants, « c’est leur foi religieuse qui est précisément la raison pour laquelle ils sont solidaires du Planning familial ».

    Le rabbin Namath a souligné que selon la tradition juive, prendre des décisions saines à propos de son corps est une façon d’honorer Dieu. Et il a prié : « Dieu, que ton esprit repose sur ces soignants qui servent d’instruments de tes mains. » Sic.

    Daayiee Abdullah, le premier imam ouvertement homosexuel d’Amérique, se trouvait en Thaïlande mais a participé à la cérémonie via Skype.

    Deux prêtres hindous ont chanté un mantra qui donne « de bonnes vibrations » au bâtiment, puis ils ont aspergé d’« eau bénite » le rez-de-chaussée parce que « quand nous chantons des mantras les vibrations traversent l’eau », ce qui laisse l’énergie négative derrière…

    Pour clore la cérémonie, chacun a écrit sur une pierre ce dont il voulait se débarrasser, et a jeté la pierre dans une jarre d’eau, la remplaçant par une pierre où était inscrit un mot de bénédiction…

    Serina Floyd, directrice médicale du Planning familial, a déclaré : « Les patientes expriment leur honte, leur culpabilité ou leur crainte quant à la façon dont Dieu les percevra. Mais avorter ne vous rend pas antipathique aux yeux de Dieu. Maintenant, je peux dire aux patientes que c'est un espace béni. »

    Une consolation : les articles n'évoquent pas la présence d'un prêtre catholique...

  • Vincent Lambert : une plainte au pénal

    Les parents de Vincent Lambert ont porté plainte fin décembre contre le CHU de Reims pour « délaissement de personne hors d'état de se protéger ». C’est la première plainte au pénal dans cette affaire.

    On rappelle qu’une autre procédure judicaire, administrative, lancée par le neveu de Vincent Lambert, est en cours, pour contraindre le CHU à « l’arrêt des soins ». Deux procédures d’« arrêt des soins » ayant déjà été lancées puis arrêtées. Tandis que la femme de Vincent Lambert, qui veut l’« arrêt des soins », a été désignée tutrice de son mari.

    Il faut toujours rappeler que cette expression est mensongère. Vincent Lambert n’est l’objet d’aucun « soin » médical particulier. Ce que l’on appelle « arrêt des soins », c’est faire mourir de soif. Mais les tenants de la culture de mort n’ont même pas le courage d’appeler les choses par leur nom, et ils se défilent derrière des mensonges. Cela avait commencé avec le meurtre déguisé en « interruption volontaire de grossesse », comme si on pouvait ensuite reprendre la grossesse « interrompue »… Quant aux « soins » qui consistent simplement à donner à manger et à boire, cela vient de la loi Leonetti.

  • Non, le divorce n’est pas obligatoire

    Ce n’est qu’un rappel de la Cour européenne des droits de l’homme, mais il est important de le diffuser. Conformément à sa jurisprudence, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté la plainte d’un Polonais en soulignant que la Convention européenne des droits de l’homme n’impose pas la légalisation du divorce ni ne contient de droit au divorce.

  • Au Kentucky

    Le gouverneur du Kentucky, Matt Bevin, a signé hier deux lois qui limitent l'avortement dans son Etat. Les dispositions d’urgence entourant ces projets impliquent leur mise en œuvre immédiate.

    La première demande aux médecins d’effectuer une échographie avant un avortement, de montrer les images à la mère et de lui fournir l’enregistrement audio des battements de cœur fœtaux. (La mère a le droit de détourner son regard et de demander qu’on baisse le son…) Des mesures similaires ont déjà été prises dans 25 Etats.

    La seconde interdit les avortements au-delà de 20 semaines de grossesse, exception faite des grossesses à risque pour la santé de la mère. C’est semble-il le 16e Etat à adopter cette limitation.

    L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a immédiatement déposé plainte contre la première loi, au nom de… l’unique avortoir du Kentucky.

    La présidente du Planning familial américain a déclaré que l’interdiction de l’avortement après 20 semaines « n’est pas seulement honteuse, c’est dangereux pour les femmes »…

  • Euthanasie suisse

    Dans le canton du Tessin (Suisse italienne), le nombre de « suicides assistés » est passé de 12 en 2013 à 17 en 2014 et… 50 en 2015. Et déjà 51 en 2016 à la fin novembre.

    Selon le chef du Département de la santé et des affaires sociales suisses, cette augmentation est attribuable à l’activisme de l’association Liberty Life (sic), reconnue dans le canton, qui offre également ses « services » aux étrangers. Parmi les 50 personnes ayant eu recours au « suicide assisté » en 2015, 27 venaient de l’étranger, dont 24 d’Italie où l’euthanasie est interdite.

  • Le "droit" à l’euthanasie

    Le professeur Louis-André Richard, spécialiste des questions éthiques entourant les soins de fin de vie, revient sur la loi québécoise sur les soins en fin de vie un an après son entrée en vigueur. Cette loi est « bicéphale », souligne-t-il : elle entend promouvoir les soins palliatifs au Québec, tout en ouvrant « la voie à une nouvelle pratique : l’aide médicale à mourir ». Le terme choisi n’est pas anodin, il « fait passer ce nouvel acte pour un soin médical ». Mais « il n’en est rien puisque cet acte ne permet pas d’améliorer la santé d’un patient ». « On parle bien d’euthanasie », puisqu’il s’agit de « permettre à un tiers de poser un acte qui porte atteinte à la vie d’autrui ». En outre, insérer l’« aide médicale à mourir » dans une loi qui vise aussi à améliorer les soins palliatifs, c’est tenter de « faire croire que l’euthanasie est un soin palliatif, ce qui est faux ».

    Plus profondément, cette loi « brouille l’administration des soins palliatifs ». Faire de l’euthanasie un droit a verrouillé le débat : « un droit s’exige, s’exécute, mais ne se discute pas ». Un nouveau droit, « on cherche naturellement à s’en prévaloir ». Ici, « c’est l’euthanasie qui a été érigée en droit, pas l’accès aux soins palliatifs. C’est donc à l’euthanasie qu’il faudra impérativement garantir l’accès, avec tout ce que cela implique d’attraction et de rétention des ressources financières, humaines et matérielles, au détriment des soins palliatifs ».

  • Culture de mort

    Le gouvernement de Barack Obama a publié le 14 décembre un règlement (de 30 pages – il n’y a pas que chez nous que règne la bureaucratie) interdisant aux Etats de retenir les financements fédéraux du Planning familial.

    Le règlement avait été préparé par les démocrates pour être l’une des premières mesures de la présidente Hillary, mais puisque c’est Trump qui a été élu, Obama a publié le texte en catastrophe : il entrera en vigueur 30 jours après sa publication au Journal Officiel, à savoir le 18 janvier, deux jours avant l’investiture de Donald Trump…

    En fait le financement public des avortoirs est interdit, mais le Planning familial contourne la loi en proposant d’autres services. C’est donc ces autres services qui bénéficient de subventions. Et c’est en prenant prétexte de ces autres services que le gouvernement Obama interdit de ne pas donner les subventions aux avortoirs…

    Au Texas, où une loi supprime les fonds au Planning familial à partir du 21 janvier, le gang des avortoirs n’a pas attendu le nouveau règlement pour engager des poursuites judiciaires contre l'Etat, dès le 31 décembre…

    On apprend d’autre part que les dons au Planning familial ont fait un bond depuis l’élection présidentielle…

  • Hara Kiri

    Le nombre d’enfants nés au Japon cette année sera inférieur à un million, ce qui ne s’était jamais produit depuis que les statistiques existent (1899).

    Cela fait dix ans que le nombre des décès excède celui des naissances.

    Les catholiques ne font pas davantage d’enfants que les autres, et le clergé ne s’en émeut guère, ni pour l’avenir de l’Eglise dans le pays, ni pour l’avenir du pays lui-même.

  • L’attaque du lobby chrétien

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    Une fourgonnette en feu a foncé sur les locaux d’ACL (Australian Christian Lobby) à Canberra, et a explosé, soufflant les vitres et endommageant la façade des deux étages. Il n’y a pas eu de victimes.

    La fourgonnette était chargée de bouteilles de gaz, et l’ACL est connu pour son militantisme sans concession contre la culture de mort, l’idéologie du genre, le « mariage » des paires, les « droits » LGBT.

    Mais la police écarte un acte « politiquement, religieusement ou idéologiquement motivé ». Sic.

    Ce n’est pas l’avis du directeur d’ACL, Lyle Shelton, qui rappelle que son organisation est la cible de nombreuses attaques et menaces :

    Les attaques de cette année, et j'insiste sur le fait que je ne connaisse pas encore les motivations de l'attaque d'hier soir, sont assez troublantes, justement dans ce contexte de menaces que nous avons reçues. Nous les avons reçues quand nous parlions de protéger la définition du mariage ou encore après notre plaidoyer contre le programme des safe schools, (écoles qui protègent spécialement les LGBT). Ces sujets en particulier ont causé à mon équipe des menaces de mort, à plus d'une occasion. Quelque chose de cette nature, cet acte qui nous paraît tellement réfléchi est une attaque évidente contre les idées que nous avons défendues sur la place publique.

  • Le Texas ne veut plus payer le Planning familial

    Les services de santé du Texas ont officiellement notifié au Planning familial de l’Etat, mardi, qu’il ne faisait plus partie du programme Medicaid financé par les fonds publics. Le Planning familial recevait 3,1 millions de dollars par an.

    Il y a plus d'un an, les autorités avaient donné 30 jours au Planning familial pour qu’il s’explique au sujet des vidéos montrant ses agents vendre des tissus fœtaux, faute de quoi le financement public serait arrêté. Un an plus tard il ne s’était rien passé.

    Naturellement, les lobbies et médias de la culture de mort se lamentent de cette décision qui « frappe les patientes du Planning familial » et aura de terribles conséquences sur la santé des plus pauvres. Sic.

    Le Planning familial va porter plainte devant les tribunaux. La plainte est toute prête, puisque l’organisation l’avait déposée il y a un an alors que l’Etat n’avait pas encore pris de décision…

    Et le tueur de bébés en série a toutes les chances de gagner. Des tribunaux fédéraux ont déjà jugé, dans d’autres Etats, que le Planning familial ne pouvait pas être exclu légalement de Medicaid…

    D’autre part, toujours au Texas, un juge a suspendu jusqu’au 6 janvier la mesure, qui devait entrer en vigueur dans les prochains jours, faisant obligation aux femmes qui avortent d’organiser des funérailles pour le fœtus.

  • Euthanasie psychiatrique

    L'Association américaine de psychiatrie (AAP) s’en prend aux lois sur l'euthanasie en Belgique, aux Pays-Bas, et « partout ailleurs où l'on aide des patients psychiatriques qui ne sont pas en stade terminal à se suicider, ou qui sont littéralement tués à coup d'injections mortelles, souvent par leurs propres psychiatres traitants »

    C’est « immoral » pour un psychiatre, dit l’AAP, d'assister au « suicide », « la mise à disposition de moyens » et « l'administration de l'injection mortelle » sont « inadmissibles ».

    Naturellement, comme une Rossignol ou une Touraine, le ministre belge de la Santé, Maggie De Block, s’est insurgée contre cette ingérence américaine qui est une agression contre la démocratie : « Chacun a le droit d'avoir une opinion. Le parlement a mené un débat de fond sur la loi sur l'euthanasie. Et notre loi en est le résultat final. Je ne vois pas ce que les Américains viennent faire dans ce débat. »

    Le président de l'Union professionnelle belge des médecins spécialistes en psychiatrie, Geert Dom, n’est pas tout à fait de cet avis. Il dit qu’il ne faut pas sous-estimer « le regard qu'on porte à l'étranger sur nos lois très progressives à l'échelle internationale sur l'euthanasie ». Par conséquent, il dit prendre la déclaration de l’AAP au sérieux, surtout au vu de l'influence de cette association : « L'association professionnelle américaine publie le DSM (Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux), notre bible diagnostique. Cette position peut donc certainement susciter le débat et j'espère qu'on pourra le faire sans paniquer. »

    (Gènéthique)

  • Sinistre première

    Le Royaume-Uni est devenu aujourd'hui le premier pays à autoriser officiellement la conception de bébés à partir de l'ADN de trois parents (pour éviter la transmission d'une maladie héréditaire maternelle).

    « C'est une décision historique et je suis sûre que les patients prêts à bénéficier de cette technique seront ravis », a déclaré le chef des apprentis sorciers, à savoir la présidente de l'Autorité de régulation de l'assistance médicale à la procréation et à la recherche en embryologie, Sally Cheshire.

  • Vente de tissus fœtaux, suite… judiciaire

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    Le président de la commission de la Justice du Sénat américain, Chuck Grassley, annonce qu’il défère des filiales et sociétés du Planning familial, et la Fédération du Planning familial d’Amérique, au FBI et au ministère de la Justice, pour enquête en vue de poursuites, concernant les ventes de tissus fœtaux.

    « Je ne fais pas de renvois criminels à la légère, dit le sénateur de l’Iowa. Mais l’apparent mépris de la loi par ces entités a été alimenté par des décennies d’absence d’application de la loi par le ministère de la Justice. Et, à moins qu’il y ait un engagement renouvelé de tous les acteurs contre la commercialisation de parties de corps de fœtus avortés, le problème est susceptible de continuer. »

    La commission judiciaire du Sénat a examiné plus de 20.000 pages de documents fournis par les organisations liées à l’industrie des tissus fœtaux. « Bien que l'impulsion de l'enquête ait été la publication d'une série de vidéos du Center for Medical Progress concernant des transferts de tissus fœtaux, l'analyse de la commission repose strictement sur les documents obtenus des sociétés d'approvisionnement et du Planning familial », précise Chuck Grassley.

    Il en ressort que depuis 2010, trois sociétés : Advanced Bioscience Resources, StemExpress, et Novogenix Laboratories (Novogenix a depuis cessé ses activités), ont payé des filiales du Planning familial d'Amérique pour acquérir des fœtus avortés, puis ont vendu les tissus fœtaux à leurs clients respectifs à des prix nettement plus élevés que leur coût avéré. (La loi interdit de vendre des parties du corps humain, mais fait une exception pour les tissus issus d’avortements, à condition qu’il ne soit fait aucun bénéfice. Or le tarif va jusqu’à plusieurs milliers de dollars - voir dessin ci-dessus.)

    Donc le Planning familial a menti ouvertement en prétendant que ce que montraient les vidéos n’était pas vrai.

    Chuck Grassley précise que le Planning familial avait initialement mis en place une politique pour s’assurer que ses filiales se conformaient à la loi, mais les filiales ne l’on pas suivie. Quand le Planning familial s’en est aperçu, en 2011, il a… supprimé les règles qu’il avait édictées. Non seulement il n’a pas tenté de ramener ses filiales au respect de la loi, mais il a modifié ses procédures de surveillance afin que leurs pratiques puissent continuer sans entraves…

  • Des maires et le mariage

    Trente maires de France du Collectif pour l’enfance, qui ne veulent pas marier des personnes de même sexe, vont déposer vendredi un recours devant le comité des droits de l’homme de l’ONU.

    Cette procédure vise à « faire constater l'atteinte à la liberté de conscience des élus », quand la déclaration universelle des droits de l'Homme garantit ce droit pour tout individu, explique Me Claire de la Hougue.

    Une procédure, portée par 146 élus, est déjà en cours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

  • Dans l’Ohio

    Le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, a signé une loi interdisant l’avortement après 20 semaines de grossesse. Mais il a opposé son veto à une loi interdisant l’avortement après détection du battement du cœur du fœtus (autour de six semaines).

    Quatorze Etats ont déjà adopté la première de ces mesures, et les organisations pro-vie espèrent que l’année prochaine cela deviendra une loi fédérale.

    Quant à l’autre mesure, John Kasich s’y était déjà opposé, et il a rappelé pourquoi : elle est actuellement clairement contraire à la jurisprudence de la Cour suprême, et l’Etat de l’Ohio « devrait payer des centaines de milliers de dollars des contribuables pour couvrir les honoraires des avocats des militants pro-choix ».

    Réaction du vice-président du Fonds d’action du Planning familial : « Il croit peut-être qu’en mettant son veto à l’interdiction des six semaines – qui aurait quasiment interdit l’avortement sans presque aucune exception – il se montre modéré. Mais les femmes de l’Ohio ne sont pas dupes et rejettent ce programme extrême. »

  • L’entrave numérique vue d’Italie

    Le député italien Gian Luigi Gigli, professeur de neurologie et président du Mouvement pour la Vie, s’en prend de façon virulente, dans une tribune publiée par l’Avvenire, à la proposition de loi française sur le « délit d’entrave numérique » à l’avortement.

    Pour permettre aux Italiens de « comprendre la portée de cette loi liberticide qui met en cause les fondements mêmes de l'État libéral, et en particulier la liberté d’expression », il explique :

    Si une loi semblable passait en Italie, nous devrions fermer ‘SOS Vie’, la structure ouverte 24 sur 24, 365 jours par an, qui écoute les femmes en difficulté à travers un numéro vert et sur Internet ». Mais surtout, ajoute-t-il, « les 12 000 bébés nés grâce aux options proposées par le ‘Mouvement pour la Vie‘ ne seraient jamais nés ». Par ailleurs, « nous devrions aussi fermer les 350 autres ‘Centres d’Aide à la Vie’ qui travaillent sur le territoire national, puisque les encouragements incitant à garder le bébé pourraient être qualifiés de pression psychologique et moral.

    Gian Luigi Gigli constate ainsi qu’en France, « la voix de quiconque » ayant « une vision différente de celle de l’Etat » est « réduite au silence », ainsi que « celle de quiconque proposerait une alternative à l’avortement aux femmes enceintes en difficulté ». Il assure que cette proposition de loi crée « un précédent dangereux, et pour la liberté d’internet, et pour la liberté de conscience » : « Il est clair que les principes démocratiques sont réduits à la pensée unique d'un Etat totalitaire ».

    Enfin, Gian Luigi Gigli dénonce « l’humiliation » faite aux femmes : « En plus de la liberté démocratique, la liberté même des femmes qui comptent avorter est humiliée, puisque l’accès aux informations est la base d’un choix pleinement libre et éclairé. En effet, en vertu de la nouvelle proposition de loi, on souhaite interdire aux femmes désirant s’informer sur l’Ivg l'accès à toute information autre que celle compatible avec le relativisme moral de l'Etat laïque, imitant ainsi la désinformation de l’époque soviétique. »

    Et de conclure : « Si nous ne voulons pas que, tôt ou tard, cette graine prenne racine en Italie, il est temps que la protestation de ceux qui aiment la liberté se lève. »

    (Gènéthique)

  • La loi liberticide

    Le Sénat a voté hier la proposition de loi visant à supprimer les sites internet qui osent conseiller aux femmes de ne pas avorter. Mais le texte adopté par les sénateurs est très différent du texte adopté par les députés… même si ça revient au même.

    Pour s’y retrouver, voici l’article L2223-2 du code de la santé publique, à savoir celui qui a inventé le délit d’entrave à IVG, 1. tel qu’il est actuellement, 2. tel qu’il a été modifié par les députés, 3. tel qu’il a été modifié par les sénateurs.

    1.

    Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 :

    - soit en perturbant de quelque manière que ce soit l'accès aux établissements mentionnés à l'article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l'intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

    - soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans ces établissements, des femmes venues y subir ou s'informer sur une interruption volontaire de grossesse ou de l'entourage de ces dernières.

    2.

    Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse.

    - soit en perturbant de quelque manière que ce soit l'accès aux établissements mentionnés à l'article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l'intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

    - soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans ces établissements, des femmes venues y subir ou s'informer sur une interruption volontaire de grossesse ou de l'entourage de ces dernières.

    3.

    Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 :

    - soit en perturbant de quelque manière que ce soit l'accès aux établissements mentionnés à l'article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l'intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

    – soit en exerçant, par tout moyen, des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans les établissements mentionnés au même article L. 2212-2, des femmes venues y subir une interruption volontaire de grossesse ou de l’entourage de ces dernières. 

    Le délit tel qu’il existe actuellement concerne uniquement les personnes qui perturbent l’accès aux avortoirs ou exercent des pressions à l’intérieur des avortoirs.

    L’extension votée par l’Assemblée nationale concerne « tout moyen », donc y compris à l’extérieur de l’avortoir, et on précise : notamment l’information sur internet (mais cela concerne « tout moyen », donc aussi les journaux, les livres, la télévision, la radio, les conversations, le... catéchisme...).

    L’extension votée par le Sénat se contente de l’expression « tout moyen » qui en effet englobe internet, mais ne souligne pas la menace spécifique contre les sites pro-vie que le gouvernement veut abattre.

    Le texte va devoir être de nouveau examiné, toujours « en urgence », par les députés…