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Culture de mort

  • Palliatifs ?

    Comme cela avait été annoncé, c’est bien Véronique Fournier qui a été nommée officiellement, le 15 avril, présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, créé au début de l’année.

    Véronique Fournier est connue comme militante de l’euthanasie.

  • Enfin viré

    Le directeur du bureau de presse de l’épiscopat américain, Tony Spence, qui était en poste depuis 2004, a été limogé à cause de ses messages sur twitter qui dénoncent en permanence les lois votées dans les Etats pour garantir la liberté d’expression (et de commerce, et de service) de ceux qui refusent de reconnaître le « mariage » homosexuel. Selon Tony Spence ce sont des lois « discriminatoires » et « stupides ». Il a également dénoncé une loi interdisant aux hommes soi-disant transgenre d’aller dans les toilettes des femmes, et défendu le « droit » des homosexuels à l’adoption.

    Dès 2007, Mgr Burke, alors archevêque de Saint-Louis, avait protesté contre la présentation par le bureau de presse du film « La boussole d’or » comme étant « entièrement en harmonie avec la doctrine catholique » alors que le livre dont le film est tiré est férocement anticatholique.

    En 2009, Mgr Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, déclarait que les évêques devaient revoir ce service et lui donner une nouvelle direction.

    Il aura fallu attendre 2016, et les provocations devenues permanentes de Tony Spence, pour qu’il soit enfin viré.

  • L’échec de la PMA

    Alors que tout ce qui concerne la procréation médicalement assistée, quand il s’agit de culture de mort et de propagande homosexuelle, fait l’objet d’une publicité obsessionnelle, c’est dans la plus intime discrétion que l’Agence de Biomédecine publie ses statistiques sur le sujet, avec un grand retard, et en espérant que personne ne les verra.

    Ainsi viennent de paraître les statistiques de 2013. On apprend que dans les « centres d’AMP » il y a eu cette année-là 58.035 ponctions d’ovocytes. Que 8,7 ovocytes sont obtenus par ponction, et 4,5 embryons en sont issus. De là, 1,7 embryon en moyenne est transféré. Au final, le « taux d’accouchement issus d’embryons frais » est de 19,7%, et le « taux d’accouchement issus d’embryons congelés » de 14,4%.

    Quant aux « laboratoires d’insémination », ils ont réalisés 50.324 inséminations artificielles en 2013, et le taux d’accouchement moyen est de 10,6%.

    Ce qui fait un taux d’échec respectif de 80,3%, 85,6%, 89,4%... A partir des embryons transplantés. Sans évoquer les embryons « éliminés » qui sont près de trois fois plus nombreux.

    En dehors même du massacre permanent que cela représente, Gènéthique pose la question : comment les autorités sanitaires peuvent-elles admettre une technique comportant un taux global aussi élevé d’insuccès et de pertes ?

  • En Norvège

    Le synode de l’« Eglise de Norvège » (qui n’est plus Eglise d’Etat depuis 2012) a décidé par 88 voix sur 115 de permettre le « mariage religieux » des homosexuels et de créer une liturgie ad hoc.

    La Norvège rejoint ainsi le Danemark et la Suède (où « l’évêque » de Stockholm est une femme « mariée » à une femme « prêtre »…).

    Ces « Eglises » sont devenues des coquilles vides, dont les rites n’ont qu’une signification sociale. On y croit ce qu’on veut, et le plus souvent on n’y croit plus en rien d’autre qu’au politiquement correct.

  • Saine réaction

    La légalisation sur tout le territoire des Etats-Unis du soi-disant mariage homosexuel continue de faire des vagues dans les Etats où l’on n’a jamais accepté cela et où on est décidé à ne jamais l’accepter.

    Ainsi les parlementaires du Mississippi viennent-ils de voter une loi qui ne passe pas inaperçue, intitulée « Protéger la liberté de conscience de la loi de discrimination du gouvernement ».

    La loi déclare d’emblée :

    Les croyances religieuses ou convictions morales protégées par la présente loi sont la croyance ou la conviction que

    A – le mariage est ou doit être reconnu comme l’union d’un homme et d’une femme.

    B – Les relations sexuelles sont réservées à un tel mariage.

    C – Les mots “homme” et “femme” se réfèrent au sexe biologique immuable d’un individu objectivement déterminé par l’anatomie et la génétique au moment de la naissance.

    Les articles suivants détaillent tout ce qui ne peut pas être puni (ce qui est dépénalisé) dans l’Etat du Mississippi nonobstant la législation fédérale : le fait de célébrer ou de ne pas célébrer tel ou tel mariage et de procurer ou de ne pas procurer tel ou tel service. Et puisqu’il s’agit d’exceptions à la législation fédérale, tout est précisé : il s’agit de la fourniture de fleurs, de pâtisseries, de vêtements, de photographies, de poèmes, de DJ, de limousines (et j’en passe, dont la location de salles évidemment), de logements, de services psychologiques ou sexologiques ou reproductifs, d’adoption…

    Naturellement les officiers d’état civil ne seront pas poursuivis s’ils refusent de délivrer les fameuses licences de mariage, mais il est précisé aussi que l’Etat ne prendra aucune mesure discriminatoire envers des agents qui usent de leur liberté de conscience, de parole et d’expression pour dire ce qu’ils pensent de ce qui est condamnable selon leurs croyances…

    Le texte est désormais sur le bureau du gouverneur, le républicain Phil Bryant, qui a seulement déclaré qu’il allait l’examiner comme il le fait avec tous les textes qui sont soumis à sa ratification.

    D’autres Etats sont en train de mettre en place de semblables législations. Le premier a été semble-t-il l’Indiana, il y a un an.

    Mais en Géorgie, le gouverneur Nathan Deal vient d’opposer son veto à une loi pourtant très limitée qui permettait uniquement aux ministres des cultes de ne pas célébrer de soi-disant mariages homosexuels et aux organisations religieuses de ne pas être obligées d’embaucher des homosexuels.

  • Et maintenant ?

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    L’association pro-vie belge Jongeren Info Life menait une campagne d’affiches dans les bus et les tramways d’Anvers. On y voyait une jeune femme, avec ces mots : « Je suis enceinte. Et maintenant ? » L’affiche donnait le numéro de téléphone et l’adresse internet de l’association.

    Suite à diverses plaintes, les affiches ont été retirées…

    Parce que Jongeren Info Life est accusée de désinformer la population en mettant trop l’accent sur les séquelles de l’avortement au lieu d’insister sur le soulagement des femmes après leur avortement. Sic.

  • Canada : l’avortement pour tous

    J’apprends qu’il y avait encore au Canada une toute petite portion du territoire, l’Ile-du-Prince-Edouard, qui échappait à l’autorisation de l’avortement sans limite. Dans cette micro-province de 140.000 habitants l’avortement était toujours interdit.

    Le gouvernement de l’île vient de décider de réviser la loi, décrétée anticonstitutionnelle par les instances fédérales. Un premier centre médical offrant des services publics d'IVG devrait donc ouvrir sur l'île d'ici la fin de l'année, a annoncé le Premier ministre de la province, Wade MacLauchlan.

    Le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a salué la décision du gouvernement de l'île : « Le droit des femmes de choisir est un droit fondamental dans notre pays. » De choisir quoi ? De tuer leur enfant. Pourquoi ne le dit-il pas ?

  • Scientifique

    L’autorité sanitaire américaine, la FDA, a « assoupli » ses recommandations concernant la pilule abortive.

    La dose recommandée de mifépristone est désormais de 200 mg, contre 600 mg auparavant. En conséquence, les effets secondaires ne justifient plus les visites médicales obligatoires…

    De plus le délai légal pour l’avortement médicamenteux est allongé de sept à dix semaines de grossesse.

    Le RU 486 a été autorisé en 2000 aux Etats Unis. Depuis, la notice n’avait pas été modifiée, mais n’était pas respectée par les médecins qui suivaient « les consensus scientifiques ». La FDA a déclaré que sa décision était fondée uniquement sur des arguments scientifiques.

    Parce que c’est un « argument scientifique » qui permet de donner trois semaines de plus pour tuer son bébé…

  • Objection de conscience au diagnostic prénatal

    Un médecin espagnol a déposé le 11 mars « une requête visant à faire reconnaître la violation de sa liberté de conscience » à la Cour européenne des droits de l’homme. La CEDH va donc se prononcer pour la première fois sur « l’objection de conscience au diagnostic prénatal à but eugénique ».

    Ce médecin a « toujours refusé de participer à des avortements pour motif de conscience ». Cependant en 2008, « son chef de service l’a obligé à assurer quotidiennement la consultation de diagnostic prénatal ». Or ce diagnostic « constitue la première étape dans le processus qui conduit, si une maladie ou une malformation sont dépistées, à un avortement en raison du patrimoine génétique ou de l’état de santé de l’enfant ». Ce lien « entre le dépistage et l’avortement est établi à la fois dans loi et dans la pratique : 90% des fœtus atteints détectés étant avortés ».

    Le médecin requérant « a demandé à la justice espagnole de faire reconnaître son droit à l’objection de conscience, sans succès ». Il a déposé sa requête à la CEDH avec le soutien du Centre européen pour le Droit et la Justice de Gregor Puppinck.

    (ECLJ, via Gènéthique)

  • De nouvelles salopes

    Quelque 130 médecins et biologistes, emmenés par René Frydman, revendiquent avoir aidé des paires homosexuels à avoir des enfants en toute illégalité, et réclament notamment l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

    Réaction de Jacques Testard :

    Les revendications exprimées largement dans ce manifeste reposent sur l'argument du « ça se fait ailleurs », qui est une dénégation des règles édictées ici, sans envisager que la précaution minoritaire puisse avoir un sens, pédagogique ou anthropologique.

    Le suivisme des demandes exprimées par les patients potentiels - demandes évidemment suggérées par des propositions médicales ici ou à l'étranger - montre la ruine de toute réflexion éthique. Chacune des quatre exigences formulées reflète ce manque à penser autrement qu'en se conformant à une course en avant.

  • Au Chili

    Les députés du Chili ont approuvé hier un projet de loi autorisant l’avortement en cas de viol, de malformation du fœtus et de risque pour la santé de la mère.

    Le processus avait été lancé il y a 14 mois par le gouvernement de Michelle Bachelet, qui s’était assuré le vote d’un certain nombre de députés chrétiens démocrates…

    « C’est un jour historique. Nous voyons la volonté politique de permettre aux femmes de prendre leurs propres décisions », s’est félicité Karol Cariola, député du parti communiste membre de la coalition gouvernementale.

  • L’avortement au Dakota du Sud

    Le gouverneur du Dakota du Sud, Dennis Daugaard, a signé hier une loi qui interdit l’avortement après la vingtième semaine. Cet Etat devient le 13e à prendre cette mesure. (Le motif est toujours identique : pour déroger au droit à l’avortement sans limite, on met en avant qu’il est désormais prouvé que le fœtus peut souffrir à partir de vingt semaines, qu’il est donc humain et doit être protégé.)

    Pour le Dr Fred Deutsch, président de l’association Droit à la Vie de l’Etat, « cette loi marque le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire du Dakota du Sud pour protéger l’enfant à naître ». Sans doute, mais il y a encore du boulot…

    Cette loi est la quatrième loi « pro-vie » adoptée par les parlementaires du Dakota au cours de la même session. Celle sur l’avortement a été adoptée à une majorité qui permettait éventuellement au gouverneur de mettre son veto, les trois autres ont été adoptées à une écrasante majorité :

    - Les femmes doivent être informées que leur avortement chimique peut être arrêté si c’est pris à temps.

    - Le ministère de la Santé doit rendre publics les rapports d’inspection des avortoirs.

    - La vente de tissus fœtaux est désormais un crime. (C’est une des nombreuses lois similaires déjà votées ou en passe de l’être, à travers les Etats-Unis, suite aux vidéos qui ont montré le trafic de tissus fœtaux, voire de fœtus entiers, auquel se livre le Planning familial. On remarquera qu'il est loisible de tuer les foetus - jusqu'à vingt semaines - mais que c'est un crime d'en vendre des morceaux...)

  • Des lois contre l’avortement

    Des lois restreignant les possibilités d’avortement ont été définitivement votées mercredi dans deux Etats américains : la Floride et l’Indiana.

    La loi votée en Floride supprime les subventions de l’Etat au Planning familial (200.000$ par an) pour les transférer à de vrais centres de santé. Et elle impose aux avorteurs les mêmes contraintes qui figurent dans la loi texane aujourd’hui pendante devant la Cour suprême et la loi de Louisiane que vient de suspendre la Cour suprême : les avorteurs doivent avoir un « privilège d’admission » dans un hôpital de l’Etat (ce qui est difficile à obtenir, surtout pour un médecin qui tue) et les avortoirs doivent observer les normes de sécurité les plus strictes des centres de chirurgie ambulatoire, avec de fréquentes inspections. Le texte est désormais sur le bureau du gouverneur, le républicain Rick Scott. Celui-ci a refusé de dire s’il la signerait. Un porte-parole a fait savoir qu’il l’examinerait…

    Dans l’Indiana, les législateurs ont adopté une loi plutôt bizarre qui interdit de demander un avortement pour la raison que le fœtus a un handicap (y compris la trisomie). A priori on se dit que c’est bien, mais comme l’avortement est libre jusqu’à vingt semaines cela veut dire que seuls les fœtus sains peuvent être tués… En pratique, une femme ne pourra demander un avortement que si elle peut prouver (?) que son « seul motif » n’est pas le sexe du fœtus, sa race ou son handicap… Suite aux vidéos sur le Planning familial, la loi comporte d’autre part des dispositions interdisant tout transfert de tissu fœtal et exigeant l’incinération. Le gouverneur, le républicain Mike Pence, « en tant que ferme soutien des droits des enfants à naître, considérera avec attention toute loi arrivant sur son bureau qui défend le caractère sacré de la vie », a déclaré un porte-parole.

  • Commission LGBT

    Pour la première fois, la Commission européenne va participer officiellement à une gay pride : celle d’Amsterdam, qui se caractérise par un défilé de bateaux aux couleurs homosexuelles. Il y aura donc un bateau financé par l’exécutif européen et portant fièrement le drapeau de l’UE…

  • Vincent Lambert

    Le juge de tutelle a nommé Rachel Lambert tuteur de Vincent Lambert. Rachel est la femme de Vincent, elle veut le faire mourir, et c’est elle qui est nommée pour le représenter à l’hôpital…

    Le procureur avait pourtant demandé que le tuteur soit une personne extérieure à la famille.

    Les parents de Vincent Lambert font appel de cette décision.

  • La Cour suprême et l’avortement

    Après les lois du Texas visant à restreindre l’avortement, la Cour suprême des Etats-Unis a examiné vendredi une loi de Louisiane, et a décidé de la suspendre. Seul le juge Clarence Thomas a manifesté son opposition.

    La loi en question oblige les médecins avorteurs à disposer d’un droit d’admission de leurs patientes dans un hôpital local. Ce qui conduirait dit-on à la fermeture de tous les avortoirs de l’Etat sauf un. La loi est suspendue jusqu’à ce que la Cour ait pris sa décision sur les lois texanes. (Une des lois du Texas est très proche de celle de Louisiane et a été suspendue en juin dernier. La Cour a suspendu la loi de Louisiane de façon « cohérente » avec cette décision-là.)

    Le procureur général de Louisiane Jeff Landry a déclaré qu’il était « en désaccord avec la décision non motivée de la Cour » et qu’il continuerait « à défendre les lois pro-vie et pro-femmes ».

    Les partisans de l’avortement crient victoire comme s’ils avaient déjà obtenu l’abolition de ces lois.

  • Pourquoi je devais avorter, dit la dame "prêtre"

    Pour son audition de l’autre jour concernant l’avortement au Texas, la Cour suprême des Etats-Unis avait retenu dix témoignages écrits de femmes expliquant pourquoi « un accès satisfaisant à l’avortement est essentiel pour que les femmes puissent participer à égalité dans la société ».

    Parmi ces témoignages, celui d’Anne Fowler, la « révérende Anne Fowler », particulièrement gratiné. En bref, si elle n’avait pas pu avorter, elle n’aurait pas pu devenir « prêtre épiscopalienne » et cela aurait été une grande perte pour l’humanité (notamment pour le Planning familial dont elle est aumônière pour faciliter l’avortement des femmes qui viennent la voir…).

    Voici une traduction de ce texte hallucinant (via LifeSite).

    Si la Révérende Anne Fowler n’avait pas eu accès à l’avortement quand elle devint accidentellement enceinte après être entrée à l’école de théologie, elle n’aurait jamais pu avoir son diplôme, ni devenir curé de paroisse, ni aider un nombre énorme de personnes avec qui elle a été en contact. Incapable de poursuivre sa vocation ou d’être la mère qu’elle voulait être pour la fille qu’elle avait déjà, elle aurait été brisée.

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  • L’avortement à la Cour suprême

    La Cour suprême des Etats-Unis s’est penchée hier sur les lois du Texas votées en 2013 qui, de fait, restreignent l’accès à l’avortement. Je pensais que l’affaire allait être rondement menée pour condamner le Texas au nom de l’arrêt Roe contre Wade qui interdit toute entrave à l’avortement avant viabilité du foetus (et le permet encore après), de même que la Cour a récemment imposé le « mariage » homosexuel à tous les Etats. D’autant que le juge le plus pro-vie, Antonin Scalia, vient de mourir, et qu’il n’y a donc que huit juges : quatre « libéraux », dont trois femmes acharnées à défendre le « droit à l’avortement », trois conservateurs pro-vie, et le « centriste » Anthony Kennedy dont on ne sait de quel côté il penchera. Les trois juges femmes se sont montrées très agressives dans l’audition des représentants du Texas. Le juge Samuel Alito, et dans une moindre mesure le juge en chef John Roberts, se sont attachés à faire admettre par les opposants texans que les lois votées en 2013 ne sont pas seules responsables de la fermeture des avortoirs, et surtout que la diminution du nombre des avortoirs ne fait pas peser une « charge excessive » sur les femmes texanes qui veulent avorter, puisque c’était littéralement l’objet du débat.

    Tout repose – ce qui est quand même ahurissant – sur ce que décidera Anthony Kennedy (qui est juge à la Cour suprême depuis 1988 et vote le plus souvent – mais pas toujours - avec les pro-vie). S’il décide qu’il est nécessaire de retourner au Texas pour obtenir davantage d’informations, l’affaire peut durer jusqu’à l’année prochaine. S’il décide de mêler sa voix aux libéraux, la Cour suprême pourrait condamner le Texas en juin prochain – et empêcher du même coup tout Etat de voter des lois similaires.

  • Euthanasie suisse

    L’association Exit Suisse alémanique a rendu publics ses chiffres pour l’année 2015 : les demandes d’aides au suicide « ont explosé » : 782 « cas » en 2015, soit « 30% de plus qu’en 2014 ». Exit Suisse romande devrait publier ses chiffres en avril, mais déjà « la tendance semble identique ».

    Le Code pénal suisse a été modifié en 2001 pour autoriser « l’assistance au suicide », « à condition que celle-ci ne soit pas motivée par un mobile égoïste ». Sic. Depuis, « le nombre de patients qui y ont recours ne cesse d’augmenter ».

  • L’avortement en chute libre aux Etats-Unis

    Bloomberg Business publie un article qui fait le point sur le secteur de l’avortement (en anglais « industry »…) aux Etats-Unis. Il en résulte que les avortoirs ne cessent de fermer, et à un rythme de plus en plus rapide. Depuis 2011, au moins 162 avortoirs ont fermé, dont 45 à cause de lois pro-vie des Etats, et seulement 21 ont ouvert (dont 15 du Planning familial).

    Sans surprise, c’est au Texas que la chute est la plus importante : au moins 30 avortoirs ont fermé, suite à la nouvelle loi qui impose des conditions drastiques (loi qui va sans doute être invalidée par la Cour suprême). Les deux Etats suivants sont l’Iowa (14 fermetures) et le Michigan (13 cliniques fermées sur… 14). Même en Californie, où une loi récente définit l’avortement comme un « soin de santé fondamental », une douzaine d’avortoirs ont fermé. Bref c’est devenu « l’entreprise la plus difficile à faire fonctionner » aux Etats-Unis.

    Selon Bloomberg Business, le processus devrait continuer au cours des prochaines années. Bref, n’investissez pas dans l’avortement. Même si les affaires s’en mêlent…

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  • Bienheureuse ignorance

    Le Sénat italien a adopté par 173 voix contre 71 une loi sur les « unions » entre personnes de même sexe.

    Heureusement que François « ne sait pas ce qui se passe au Parlement italien ». Sinon il aurait été attristé, et peut-être même en colère…

  • « Pro-life »

    Les évangéliques de Caroline du Sud auront bien mérité du combat pro-vie.

    A priori, les conservateurs évangéliques n’étaient pas favorables à Donald Trump, dont les positions sur la morale chrétienne sont pour le moins vagues et fluctuantes, alors qu’ils ont un candidat tout trouvé en la personne de Ted Cruz.

    A la surprise générale, samedi dernier, la Caroline du Sud, où les trois quarts des votants étaient des évangéliques, a voté en masse pour Trump.

    Hier soir celui-ci parlait à l’université chrétienne évangélique Régent de Virginia Beach. (Régent, parce que « un régent est quelqu’un qui représente le Christ notre Roi dans toutes les sphères de la vie où il peut être appelé à le servir ».)

    A la question des critères qui seraient les siens pour nommer un juge à la Cour suprême, Donald Trump a répondu :

    « Pro-vie. Nous voulons… D’abord cela. C’est d’abord cela. Quelqu’un de très conservateur, très très intelligent, je veux dire, comme le Juge Scalia, serait parfait… Il était un parfait représentant. »

    Or le juge Scalia, qui vient de mourir, qui était « très conservateur », et catholique pratiquant, était le symbole même du combat pro-vie à la Cour suprême. Impossible d’être plus pro-vie qu’Antonin Scalia.

    Parmi les autres sujets abordés au cours de cette soirée, l’immigration. Et, forcément, le propos du pape.

    « Mon équipe est venue pour me dire : M. Trump, le pape vient de faire une forte déclaration sur vous. Et j’ai dit : Bonne ou mauvaise ? Ils ont dit : Pas bonne… J’ai dit : Oh… c’est un désastre ! » Avalanche de rires dans la salle. Pat Robertson, le fondateur de l’université, dit alors à Trump : « Et vous vous rendez compte qu’il a un sacré gros mur tout autour du Vatican ? » Réponse de Trump : « Oh oui ! Et ce mur est haut comme du sol jusque-là ! »

  • Fière décadence

    Le Premier ministre canadien Justin Trudeau annonce sur Twitter qu’il a « très hâte » de participer à la gay pride de Toronto.

    Il y en a qui font remarquer :

    Mais le politiquement correct, c’est être à la fois pro-homo et pro-islam… Cela paraît contradictoire, mais être anti-chrétien et pro-musulman ne l’est pas…

  • 160 millions

    La Commission européenne a répondu aux questions que posait Marie-Christine Arnautu (en compagnie de Sylvie Goddyn, Mylène Troszczynski, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch). Il en ressort que l’exécutif européen a versé aux deux fédérations européenne et mondiale du planning familial, depuis 2005, quelque 160 millions d’euros. Pour faire une propagande européenne et mondiale pour l’avortement. Ce qui n’est pas du tout du ressort de la Commission européenne. Et l’est d’autant moins que plusieurs pays membres interdisent le meurtre des enfants dans le ventre des mères.

    On remarque dans la liste des subventions celles qui concerne « le besoin non satisfait : construire un dialogue plus effectif en Europe ». Sic. Deux fois 260.000 €.

    Mais il est plus important de « construire un élan pour la santé sexuelle et reproductive » : 2,5 millions d’euros.

    Et bien sûr à destination de la « jeunesse vulnérable » : 1,7 million d’euros.

    Et il est crucial que l’Union européenne finance à hauteur d’1,5 million d’euros un programme de « renforcement des objectifs 5a et 5b du millénaire pour le développement en Asie du Sud : créer des militants et un élan pour le progrès de la santé et des droits de la santé sexuelle et reproductive »… En français : imposer l’avortement à des pays qui n’en veulent pas.

  • Deux titres

    UCANews est, selon ses dires, « la source d’information indépendante catholique la plus fiable sur l’Asie ».

    Voici deux titres d’UCA News aujourd’hui :

    Les contraceptifs peuvent être un moindre mal pour stopper Zika, dit le pape.

    Les évêques philippins soutiennent le propos du pape François sur les contraceptifs

    Celui-ci a un sous-titre :

    Mais l’abstinence sexuelle pour éviter le virus Zika est préférable, dit un prélat.

    Il reste donc un évêque philippin qui connaisse encore vaguement la morale catholique, sans en tirer les conséquences. Mais personne à UCA News, où l’on ne se veut sans doute pas plus catholique que le pape (comme aux Philippines... et forcément partout ailleurs).

  • Les trains de la mort et l’avortement

    Mgr Juan Antonio Reig Pla, l’évêque d’Alcala de Henares, près de Madrid, était poursuivi pour avoir comparé l’avortement à la Shoah : il a été relaxé.

    C’était en 2014, quand les « féministes » de l’organisation « Les Camarades » avaient fait circuler un « train de la liberté », la liberté de tuer les bébés, au moment où la droite faisait mine de vouloir revenir sur la loi socialiste sur l’avortement. Mgr Rei Pla avait publié une tribune intitulée : Appeler les chose par leur nom : un vrai défi pour les catholiques. Et il donnait l’exemple en appelant le « train de la liberté » « le train de la mort, du plus infâme holocauste : la mise à mort directe et délibérée des enfants innocents à naître », soulignant que ce train était comme « les trains d’Auschwitz qui conduisaient à un camp de la mort ».

    Les « féministes » avaient porté plainte au motif que les propos de l’évêque constituaient « une grave injure et une humiliation publique, faite pour discréditer les femmes et les hommes qui, comme le stipule l'Organisation des Nations Unies, défendent les droits sexuels et reproductifs en tant que droits de l'homme ».

    Le jugement déclare : « Il est évident que l'évêque qui fait l'objet de la plainte, en conformité avec les principes de la doctrine sociale de l'Eglise catholique et dans l'exercice de la liberté d'expression et de religion, comprend, et indique ainsi que le droit exigé par certaines femmes est équivalent à la mise à mort directe et délibérée des enfants à naître. Selon son opinion, sa conviction ou sa croyance personnelle, le “Train de la Liberté” est similaire aux trains d’Auschwitz, or une telle estimation ou évaluation personnelle, même quand elle pourrait être gênante ou inquiétante, blessante, ou déplaisante... est protégée par la liberté d'expression. »

    Les Camarades font appel.

    En 2012 déjà cet évêque avait fait l’objet d’une plainte de la Confédération espagnole des associations LGBT pour avoir dit que les homosexuels « trouvent l’enfer » dans les boîtes de nuit qui facilitent leurs ébats. Il avait répondu à la polémique en publiant le témoignage d’un ancien pratiquant de la chose. De toute façon la plainte avait été rejetée au nom de la liberté d’expression.

  • Bravo Doritos !

    Une publicité de la marque de chips tortillas Doritos diffusée pendant le fameux Superbowl a mis en fureur le lobby de la culture de mort. D’autant qu’elle est très drôle et que ces gens-là sont des pisse-vinaigre.

    Plutôt que de la décrire, regardez-là, ça dure 30 secondes. Mais je suis sûr que vous voudrez la revoir. Je n’avais pas encore vu une pub pro-vie aussi marante. Or ce n’est pas une pub pro-vie, c’est pour des chips…

    Donc, la Ligue d’Action Nationale pour les Droits relatifs à l’Avortement (NARAL) est intervenue pour dénoncer cette publicité comme une « tactique anti-choix d’humanisation du fœtus ».

    Attention, là ce n’est pas de l’humour. Ces cinglés s’indignent qu’on voie un fœtus comme un être humain. Or on ne doit pas « humaniser » le fœtus : faire comme s’il était humain alors qu’il s’agit d’un amas de cellules qui pourrait peut-être ressembler à un bébé mais qui n’en est pas un puisqu’on a le droit de s’en débarrasser alors qu’on n’a pas le droit de tuer un bébé…

    C’est ce qu’a relevé Mgr Robert Barron, le très médiatique évêque auxiliaire de Los Angeles : « Selon la NARAL, l’enfant dans l’utérus ne doit pas être humanisé, de peur que le droit absolu d’assassiner cet enfant à n’importe quel stade de son développement prénatal ne soit nié. (…) S’il est stupide de dire que 2 et 2 pourraient faire 5, il est tout aussi stupide de dire que l’enfant dans l’utérus est tout sauf humain. »

  • Bataille pour la vie en Irlande du Nord

    Les membres de l’Assemblée d’Irlande du Nord doivent voter aujourd’hui des amendements à une loi sur la justice. L’amendement qui fait le plus débat est celui qui doit donner le droit d’avorter en cas de malformation grave du fœtus limitant l’espérance de vie du bébé.

    Les évêques catholiques, unis, ont publié un ferme communiqué commun, dénonçant un amendement qui « permettrait le meurtre direct et intentionnel, jusqu’au moment de la naissance, d’un enfant à naître dont les conditions de vie sont limitées ».

    Ils expliquent que cela « change radicalement la nature inhérente du droit à la vie, le faisant dépendre de la volonté d’une autre personne » : « avec le même diagnostic, certains enfants perdront leur droit à la vie et à des soins médicaux quand d’autres continueront à recevoir un traitement et des soins ».

    Cet amendement « ne peut en aucun cas se concilier avec un engagement en faveur du principe moral universel du droit à la vie sur lequel l’existence réelle et le bien-être d’une société sont fondés ». Il impliquerait que « les membres de l’Assemblée estiment pouvoir comparer la valeur d’une vie par rapport à une autre ». Les évêques appellent donc les députés à « défendre la dignité, l’humanité, et le droit à la vie des enfants à naître avec des conditions de vie limitées, et à assurer aux mères enceintes rencontrant de telles situations traumatisantes le meilleur accompagnement possible, et tout le soin qu’une société qui soutient la vie peut prodiguer ».

    Cet amendement a été en fait imposé par un récent jugement, dans un procès de la Commission des droits de l’homme d’Irlande du Nord contre le ministère de la Justice (dans le cadre de la pression permanente des lobbies internationaux de la culture de mort, et particulièrement d’Amnesty, pour la légalisation de l’avortement en Irlande du Nord). En décembre dernier, un juge a ainsi décidé que la législation de l’Irlande du Nord était en contradiction avec la Convention européenne des droits de l’homme et qu’il était nécessaire que la loi permette l’avortement en cas de viol et de grave malformation du fœtus. Le 25 janvier, le procureur général, John Larkin, a fait appel de ce jugement devant la Haute Cour. Mais le ministre de la Justice a ajouté l’amendement au projet de loi en cours.

    Hier, John Larkin a demandé au ministre de la Santé de créer un groupe de travail pour examiner la question.

    Et une fuite (manifestement voulue) a permis de connaître la lettre qu’il a envoyée à l’un des membres les plus connus de l’Assemblée, John Allister (président de la « Voix unioniste traditionnelle » et également député européen), disant que l’amendement ne lui paraissait pas compatible avec la convention des Nations Unies sur les droits des handicapés : « Prévoir une exception à la loi pénale pour anomalie fœtale potentiellement mortelle apporte aux enfants à naître diagnostiqués avec un tel handicap beaucoup moins de protection que ceux qui n’ont pas ce handicap ». Il souligne qu’en Espagne et en Autriche, le comité de l’ONU ad hoc a recommandé de supprimer toute distinction liée à l’avortement pour les fœtus handicapés. « Ces enfants qui sont condamnés à mort ou sont considérés comme indignes de vivre à cause de la nature de leur handicap » sont protégés par la convention de l’ONU autant que les autres, dit-il encore.

    Aux dernières nouvelles l’amendement, quoique présenté par le ministre de la Justice en personne, ne devrait pas trouver de majorité.

    Addendum

    L’Assemblée a rejeté le droit à l’avortement des fœtus gravement handicapés par 59 voix contre 40, et  la légalisation de l’avortement après viol ou inceste par 64 voix contre 30. Des détails chez Jeanne Smits.

  • En Slovaquie

    Selon ILGA (Association internationale des lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexes), qui est « très déçue et consternée » (pauvres choux…), « le gouvernement slovaque a abandonné son projet de plan national d’action pour l’égalité LGBTI, déclarant que ce serait un sujet pour le prochain gouvernement ».

    Le projet, dont la rédaction avait duré quatre ans, avait été publié en octobre dernier en vue de recueillir les remarques du public, et un « séminaire » avait été organisé en novembre.

    Mais voilà. Le mois prochain il y aura les élections. Et si les socialistes veulent préserver leurs chances d’être reconduits, ils ont tout intérêt à fourrer les revendications LGBTI tout au fond d’un tiroir…

    Encore qu’il n’y ait pas besoin de la moindre menace. C’est ce même gouvernement socialiste qui, en 2014, résistant à la pression européenne et internationale, a fait inscrire dans la Constitution que le mariage est « l’union d’un homme et d’une femme » (amendement voté par 102 des 150 députés)…

  • Le virus de l’avortement

    Toutes les occasions sont bonnes à prendre pour la culture de mort, et le virus Zika est une occasion toute particulière pour décupler la propagande en faveur de l’avortement. Du coup Women on waves reprend du service et cingle vers l’Amérique latine.

    Le prétexte est que le virus Zika pourrait provoquer des « microcéphalies », et les bébés atteints de cette maladie, qui ne marcheront pas et ne parleront pas, n’ont que peu de temps à vivre après une terrible déchéance. Sauf que la Brésilienne Ana Carolina Caceres était atteinte de microcéphalie et qu’elle est aujourd’hui journaliste après être passée par l’université. Et qu’elle se sent personnellement attaquée par la propagande actuelle qui se déchaîne dans son pays…