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Culture de mort

  • La Slovénie (ex-)catholique aussi…

    Le Parlement slovène a adopté hier, par 51 voix contre 28 et 5 abstentions, une proposition de loi qui définit le mariage comme l’union de deux personnes (ce qui permet ipso facto aux homosexuels non seulement de se « marier », mais d’adopter des enfants).

    La proposition de loi émanait du parti le plus à gauche, qui a 6 députés, et elle a été soutenue par le parti centriste du Premier ministre et par les sociaux-démocrates.

    En 2012 il y avait eu un référendum sur le sujet : la dénaturation du mariage avait été rejetée par 55% des votants. Mais la participation avait été trop faible pour que le référendum soit contraignant.

  • Chronique des cinglés

    En Angleterre, une femme voudrait faire siens les ovocytes de sa fille, décédée il y a quatre ans, dans le cadre d’un « projet de grossesse » impliquant une FIV et un donneur de sperme. Selon elle, sa fille avait accepté que ses ovocytes soient utilisés si elle ne survivait pas au cancer dont elle était atteinte.

    Mais voilà : bien que ce soit en Angleterre, où l’on en est à légiférer sur les bébés à trois parents, aucune clinique n’a accepté de réaliser ce que le Dr Mohammed Taranissi, vedette britannique de la FIV, décrit comme une « première mondiale ». Et l’autorité ad hoc a refusé l’exportation des ovocytes à New York où une clinique est disposée à mettre en œuvre le « projet de grossesse » pour la modeste somme de 83.000 €.

    C’est la troisième fois que cette femme voit sa demande d’exportation rejetée ; elle envisage désormais d’en appeler à la Cour suprême…

  • La dictature homosexualiste en Irlande du Nord

    L’Irlande du Nord résiste encore sur l’avortement, mais elle baisse pavillon devant le lobby homosexualiste.

    En décembre dernier, la Haute Cour de Belfast, rejetant un recours du ministre de la Santé, avait donné raison à une paire d’homosexuels qui se plaignaient de ne pas pouvoir adopter des enfants. Pour la justice, c’est une « discrimination ».

    La conséquence fut que les évêques catholiques décidèrent « avec regret » de couper leurs liens avec la Family Care Society qu’ils avaient eux-mêmes créée et qui s’occupait de l’adoption.

    Un député protestant unioniste, Paul Givan, était monté le premier au créneau pour défendre l’Eglise catholique et annoncer qu’il allait déposer une proposition de loi instituant un droit à l’objection de conscience.

    Paul Givan a en effet élaboré cette proposition de loi (amendant la « loi sur l’égalité ») et l’a rendue publique le mois dernier. Citant les condamnations d’une propriétaire de Bed and Breakfast qui avait refusé un couple homosexuel, et d’un pâtissier qui avait refusé de confectionner un gâteau de « mariage », Paul Givan souligne que la loi contre les discriminations doit être « équilibrée », entre le droit à ne pas être discriminé et le droit des croyants au respect de leur conscience. Et donc qu’il doit être permis à un prestataire de services de refuser « une situation qui approuve, promeut ou facilite une relation homosexuelle en violation de son identité religieuse ». « Par exemple, une agence catholique d’adoption doit pouvoir refuser de placer un enfant chez un couple homosexuel, un imprimeur musulman doit pouvoir refuser d’imprimer un livre promouvant des relations homosexuelles, et un photographe évangélique ne doit pas avoir à choisir entre prendre des photographies d’une cérémonie de partenariat civil et perdre ses moyens d’existence. Mais un épicier évangélique ne peut pas refuser de vendre une pomme à un homosexuel, ou un imprimeur musulman ne peut pas refuser d’imprimer une brochure publicitaire pour des tables de café faites par une fabricante lesbienne. »

    Cela paraît être simplement le bon sens. Une délégation catholique, conduite par l’évêque de Down et Connor, Mgr Noel Treanor, a rencontré le parti unioniste au Parlement, et ils sont une fois de plus tombés d’accord. (Faut-il rappeler que ce sont des ennemis historiques ?)

    Mais le lobby homosexualiste a aussitôt monté une campagne mondiale contre le projet, pilotée par All Out Action, basé à New York, qui a lancé une pétition recueillant plus de 100.000 signatures les deux premiers jours contre ce qui est carrément décrit comme une « loi anti-homosexuels », sous le titre : « Les homosexuels ne sont pas admis en Irlande du Nord ? » Sic.

    Hélas, la proposition de Paul Givan ne passera pas. Car le système législatif d’Irlande du Nord permet de faire tomber une proposition de loi si 30 députés signent une « petition of concern » (pétition d’inquiétude, de préoccupation). Or le Sinn Fein a déclaré qu’il voterait cette pétition. Et à lui seul le Sinn Fein a 28 députés…

    Les nationalistes irlandais sont devenus des moutons de la pensée unique…

  • Les Lords aussi…

    La Chambre des Lords a approuvé hier la technique de fécondation in vitro (Fiv) qui permet de faire naître des bébés dont l'ADN provient de son père, de sa mère et d’une donneuse, afin de lutter contre la transmission de maladies génétiques de la mère à l'enfant. La Grande-Bretagne se déshonore ainsi de devenir le premier pays à légaliser la technique des « bébés à trois parents ».

    Ils sont tous fous.

  • Le cœur de la démocratie

    Au début du mois, le département d’Etat américain avait annoncé la nomination d’un « envoyé spécial pour les droits humains des personnes LGBT » dont le champ d’action serait toute la planète. Précisant que ce serait un fonctionnaire ouvertement homosexuel.

    Hier, John Kerry a annoncé que le titulaire du poste sera Randy Berry, qui a été consul des Etats-Unis dans divers pays.

    Le communiqué de John Kerry commence ainsi : « Je ne pourrais pas être plus fier que d’annoncer que Randy Berry sera le premier Envoyé Spécial jamais nommé pour les Droits Humains des Personnes LGBT » (on notera les capitales…).

    Le troisième paragraphe commence ainsi : « Défendre et promouvoir les droits humains des personnes LGBT est au centre de notre engagement pour faire avancer les droits de l’homme globalement – c’est le cœur et la conscience de notre diplomatie. »

    Sic.

  • Le juge de Tarbes

    L’humanité n’est pas la justice. Et la justice sait être inhumaine quand il s’agit de défendre ce qui fonde le « droit à l’avortement ».

    Il y a un an, le tribunal correctionnel de Tarbes avait condamné un automobiliste à trois ans de prison avec sursis pour « homicide involontaire sur fœtus » : l’automobiliste, ivre, avait percuté une femme enceinte.

    C’est exactement l’affaire de Metz. L’accident avait eu lieu en 1995. En première instance, le tribunal de Metz avait condamné l’automobiliste pour « homicide involontaire ». La cour d’appel avait infirmé ce jugement, et la cour de cassation, dans un arrêt de 2001 qui désormais fait jurisprudence, avait donné raison à la cour d’appel, considérant que l’article 221-6 du code pénal qui définit l’homicide involontaire « par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence » ne peut pas s’appliquer à un fœtus puisque celui-ci n’est pas une personne et que cette section du code pénal traite des « atteintes à la personne humaine ».

    Il va de soi que le fœtus ne peut pas être une personne humaine pour la justice française, car les avortements seraient autant d’homicides… volontaires, cette fois. Plus de 200.000 par an.

    A l’époque j’avais relevé cette contradiction que même des magistrats, dans leurs plaidoiries, parlaient de la « mère »…

    C’est l’argument qu’a cru pouvoir utiliser la présidente du tribunal de Tarbes, Elisabeth Gadoulet, ayant entendu la « mère » inconsolable d’avoir perdu « son enfant », et l’avocate appuyer en ce sens. « Le prévenu lui-même a reconnu avoir tué un enfant. La famille a besoin de cette condamnation», dira Mme Gadoulet.

    Pourtant elle ne pouvait pas ignorer la jurisprudence de Metz, qui avait fait grand bruit.

    Donc, le parquet a fait appel du jugement, et la cour d’appel de Pau, le 5 février dernier, a infirmé le jugement de Tarbes. Et ce ne sera pas la peine d’aller en cassation. La culture de mort sait se défendre.

  • Irlande : le mariage mis aux voix

    Le référendum irlandais sur le soi-disant « mariage » homosexuel aura lieu le 22 mai, a annoncé le gouvernement. Les citoyens devront dire oui ou non à ceci : « Le mariage peut être contracté selon la loi par deux personnes sans distinction de sexe. »

    Le Premier ministre Enda Kenny a déclaré que l’objet de ce référendum est le respect et la sensibilité…

  • Le lobby aux premières loges

    Sur la photo ci-dessus, prise hier sur la place Saint-Pierre de Rome, on voit Sœur Jeannine Gramick et Francis DeBernardo. Jeannine Gramick fut la cofondatrice du lobby homosexuel « catholique » américain New Ways Ministry, avec le Père Robert Nugent. Francis DeBernardo est l’actuel « directeur exécutif » de New Ways Ministry. Et tous deux ont une bonne raison d’être très contents : ils viennent d’assister, avec des membres de leur groupe, à l’audience du pape, au premier rang, sur les sièges réservés aux hôtes de marque.

    C’est une victoire historique du lobby LGBT. Jamais auparavant de tels personnages n’auraient été invités, non seulement au premier rang, mais même au dernier, et leur demande aurait été immédiatement et fermement rejetée. Francis DeBernardo a d’ailleurs dit à l’Associated Press qu’il avait déjà demandé deux fois des sièges à l’audience papale et que les deux fois la demande avait été rejetée.

    Jeannine Gramick et son compère Robert Nugent (qui était toujours en clergyman et col romain, et qui est mort il y a un an) avaient fondé New Ways Ministry en 1977, dans le diocèse de Washington. Dès 1984, l’archevêque de Washington leur avait demandé, en vain, de revenir à la doctrine catholique, et leur avait interdit toute activité dans son diocèse. Il fut suivi par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée qui leur ordonna de cesser toute activité avec New Ways Ministry. Mais ils continuèrent. En 1992 ils publièrent un livre intitulé Qui suis-je pour juger… euh, non, mais c’est pareil : Bâtir des ponts : la réalité gay et lesbienne et l’Eglise catholique. Puis en 1995 Voix d’espérance : un recueil d’écrits catholiques positifs sur les questions gay et lesbiennes. C’est l’année où la Congrégation pour les instituts de vie consacrée transmit le dossier à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Comme tous les efforts réalisés pour les ramener à la raison furent vains, la congrégation publia en 1999 une Notification expliquant le problème et faisant savoir que ces deux personnages étaient interdits de toute œuvre pastorale auprès des homosexuels et inéligibles à tout poste dans leurs instituts respectifs.

    Mais aujourd’hui ils sont reçus à l’audience du pape comme des VIP de la foi catholique…

    On lira ci-après une traduction de la fin de la Notification signée par le cardinal Ratzinger :

    Lire la suite

  • L’euthanasie en marche

    La proposition de loi d'Alain Claeys et Jean Leonetti « sur la fin de vie » a été adoptée la nuit dernière en commission.

    Un amendement socialiste permet la « sédation profonde et continue » à domicile.

    Un autre amendement socialiste ajoute au texte que le médecin traitant devra informer ses patients de la possibilité et des conditions de rédaction de directives anticipées…

    Le texte sera examiné dans l'hémicycle les 10 et 11 mars : l'affaire sera bouclée en deux jours...

  • Kenya : la preuve

    Oui, l’OMS et l’UNICEF mettent subrepticement dans des vaccins une substance qui en fait des contraceptifs (pour qu’il y ait moins de petits noirs, et la liberté des femmes on s’en tape quand elles sont du tiers monde).

    Non, les médecins catholiques du Kenya et leurs évêques ne fantasmaient pas, contrairement à ce qu’on a voulu faire croire.

    Les médecins avaient déjà effectué des tests dont les résultats étaient probants.

    De nouveaux tests ont été réalisés, par une commission scientifique, sous l’égide conjointe, cette fois, des médecins et du ministère de la Santé. Les premiers résultats étaient mitigés. Le résultat final explique pourquoi : ce ne sont pas tous les vaccins contre le tétanos qui contiennent de la Béta-HCG, mais 30% d’entre eux.

    « Il est immoral que l’OMS et l’UNICEF sponsorisent et financent une campagne inhumaine comme celle-ci dans notre pays » réagissent les évêques, qui demandent à ce que ces organismes s’excusent auprès « des enfants et des femmes du Kenya », dont la confiance a été trahie.

  • Petit pas…

    Les députés de Virginie-Occidentale ont voté mercredi, par 87 voix contre 12, une proposition de loi interdisant l’avortement après la 20e semaine…

    Le débat a tourné autour de la question de savoir si oui ou non un fœtus ressent la douleur à 20 semaines, car c’est la raison invoquée par la proposition de loi : « Pain-Capable Unborn Child Protection Act ». Et l’Association médicale américaine et le Congrès des obstétriciens et gynécologues affirment que le fœtus de 20 semaines ne peut pas ressentir de douleur et qu’on peut donc le tuer sans problème.

    Le texte doit passer au Sénat de l’Etat, où il sera également adopté, mais le gouverneur a déjà opposé son veto à une loi similaire… pas plus tard que l’an dernier. Au motif qu’une telle loi est restrictive pour la relation entre le médecin et sa patiente et qu’elle est donc anticonstitutionnelle…

    Lorsque le gouverneur aura opposé son veto il faudra revoter, et alors la loi passera… et elle sera sans aucun doute contestée au niveau fédéral par les militants de la culture de mort. Car il faut pouvoir continuer à tuer les enfants à naître, sans restriction, coûte que coûte…

    Le même jour, une loi similaire a été votée par les députés de Caroline du Sud, par 80 voix contre 27. Une telle loi a déjà été votée dans l’Oregon, mais rejetée en Virginie.

  • A l’Académie française…

    Xavier Darcos, qui était déjà secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales (sic) et politiques, a été reçu aujourd’hui à l’Académie française.

    Rappelons seulement que cet homme-là est celui qui dès 2008, ministre de ce que l’on ose encore appeler l’Education nationale, lança dans les lycées la chasse aux « homophobes », avec appel à la délation, et une campagne d’affichage « systématique » du lobby homosexualiste « Ligne Azur ». Campagne renforcée l'année suivante.

    Xavier Darcos fut suivi par ses successeurs, notamment Vincent Peillon qui fit une circulaire pour demander aux recteurs de relayer la propagande de la Ligne Azur. Mais, le 15 octobre dernier, le Conseil d’Etat a annulé cette circulaire » pour « non respect de la neutralité du service public de l’éducation nationale ». C’est d’abord Xavier Darcos qui n’avait pas respecté la neutralité du service public.

  • L’Irlande reste encore l’Irlande, malgré tout

    Les députés irlandais ont rejeté, par 104 voix contre 20, une proposition de loi visant à autoriser l’avortement en cas d’anomalie du fœtus.

    La proposition de loi émanait d’une élue du parti socialiste (deux députés), Clare Daly, militante connue de la culture de mort. Le Premier ministre avait prévenu que de l’avis du ministre de la Justice la proposition était anticonstitutionnelle et ne pouvait être adoptée que par référendum.

    Le parti travailliste, membre de la coalition au pouvoir, avait donné la consigne de vote contre. Anne Ferris, qui est vice-présidente de la commission du Parlement pour la justice, la défense et l’égalité, a néanmoins voté pour, car elle devait « suivre sa conscience »… Elle va être exclue du parti.

  • Le référendum slovaque

    Comme on pouvait hélas s’y attendre, le référendum slovaque sur la famille n’a pas atteint les 50% de participation nécessaires à sa validité. Loin de là : il n’y a eu que 21,3% de votants.

    La principale raison de cet échec est qu’entre le moment où a été lancé le long processus du référendum et le jour où il a été organisé, le Parlement slovaque avait, par 102 députés contre 18, adopté l’amendement constitutionnel qui spécifie que le mariage est entre un homme et une femme. Cela rendait obsolète la première et la plus importante des trois questions du référendum.

    Or les Slovaques battent généralement le record d’abstention, et un seul référendum jusqu’ici a obtenu une participation 50%.

    Enfin, tous les partisans d’une évolution de la loi sur le soi-disant mariage homosexuel etc. avaient demandé de boycotter le scrutin, afin que la participation n’atteigne pas les 50% (d’où le taux de oui supérieur à 90% pour les trois questions). C’est regrettable, car s’ils avaient voté on aurait pu avoir une idée du rapport de forces entre les militants des deux bords… mais c’est sans aucun doute ce que voulait précisément éviter le groupusculaire lobby LGBT slovaque.

  • Le Canada va « aider à mourir »

    Aboutissement d’une procédure lancée par le lobby de l’euthanasie, la Cour suprême du Canada a décidé hier que l'article du Code criminel qui interdit à un médecin d'aider quelqu'un à s'enlever la vie dans certaines circonstances viole la Charte canadienne des droits et libertés. Les Canadiens pourront donc demander une « aide médicale » à mourir.

    L’Etat fédéral et les provinces ont un an pour adapter leur législation.

    Le Collège des médecins et des chirurgiens de la Saskatchewan (province du centre du pays) rappelle à ses membres que l'aide médicale à mourir demeure un acte criminel jusqu'à ce que la déclaration d'invalidité entre en vigueur. Histoire de souligner l’incongruité d’un crime qui devient légal sur décision de neuf juges.

    La marque satanique se voit particulièrement dans le dernier paragraphe du jugement, car la Cour suprême condamne… le Canada, et le procureur général de Colombie Britannique qui défendait… la loi :

    « Le Canada est condamné à des dépens spéciaux sur la base de l’indemnisation intégrale devant toutes les cours. La procureure générale de la Colombie‑Britannique doit assumer la responsabilité de 10 pour cent des dépens du procès sur la base de l’indemnisation intégrale, et elle est condamnée aux dépens associés à sa participation devant les cours d’appel sur la base partie‑partie. »

  • José Bové contre l’enfant à trois ADN

    A l’initiative du chrétien démocrate slovaque Miroslav Mikolasik, 45 députés européens de divers partis ont envoyé une lettre ouverte au ministre britannique de la Santé pour exprimer leur « inquiétude » sur la fécondation in vitro à trois parents. Ils soulignent que cette technique entraînerait une modification génétique héréditaire dont l’issue est inconnue, et qu’un « processus biologique si extrême soulève une foule de sérieuses questions » notamment sur le plan éthique, juridique et social. Ils demandent donc aux députés britanniques de retirer leur soutien à ce projet qui porterait « un coup sévère à la dignité humaine et à notre commune responsabilité envers le bien être des enfants et de nos sociétés ».

    Ils ajoutent que ce projet est contraire à une directive européenne qui interdit explicitement ce genre de technique.

    Parmi les 45 députés il y a José Bové, qui une fois encore montre qu’il peut aussi être un adepte de l’écologie humaine. Il écrit sur son propre site :

    Les nouvelles méthodes de Procréation Médicalement Assistée (PMA), la Gestation pour Autrui (GPA) et maintenant la manipulation des embryons ouvrent des possibilités dont les répercussions ne sont même pas évaluables.

    Le transfert dans un embryon d’une mitochondrie d’une tierce personne franchit une nouvelle barrière. Pour la première fois un être humain serait génétiquement manipulé ce qui aura un impact sur toute sa descendance. Certains généticiens n’ont pas compris que les connaissances qu’ils considèrent comme des certitudes absolues seront invalidées rapidement par leurs propres élèves. La science n’est que vérité éphémère.

    L’autre question fondamentale que nous devons nous poser est de savoir si nos sociétés sont obligées d’accepter tout ce qui est considéré comme réalisable par certains techniciens de laboratoire.

    Devrons-nous par exemple accepter le clonage des hommes parce que nous pouvons cloner des animaux ? Devons-nous entrer les yeux fermés dans le futur transhumaniste que nous concoctent certains dirigeants de Google et d’autres firmes ? Je dis non. Nos sociétés ne doivent pas se soumettre aux diktats des apprentis sorciers.

  • Frankenstein

    Les députés britanniques ont voté hier, par 382 voix contre 128, l’autorisation de la conception de bébé à partir de trois ADN différents. Soi-disant pour éviter la transmission de maladies dégénératives dues à un dysfonctionnement mitochondrial.

  • L’euthanasie pour dépression

    Un jour d’avril 2012, Tom Mortier a appris que sa mère avait été euthanasiée, pour « dépression non soignable ». Après avoir saisi en vain l’ordre des médecins et la justice belges, il se tourne vers la Cour européenne des droits de l’homme. Voir le blog de Jeanne Smits.

  • La Cour de cassation viole le droit international

    L’idéologie homosexualiste est au-dessus des lois, y compris du droit international. Ainsi en a décidé la Cour de cassation, qui a validé le « mariage » d’un Marocain et d’un Français, alors qu’une convention franco-marocaine stipule qu'en cas de mariage chacun des deux membres du couple doit se conformer aux lois de son pays.

    L’argument de la Cour de cassation (institution qui déshonore la France une fois de plus) est que l'article 4 de la convention prévoit que la loi d'un des deux pays peut être écartée lorsqu'elle est « manifestement incompatible avec l'ordre public ».

    Autrement dit, la reconnaissance du seul mariage naturel par le Maroc est incompatible avec l’ordre public en France. Ce qu’on appelle ordre public est donc désormais, plus encore que jusqu’ici, le désordre institutionnalisé.

  • Le trans de François

    Diego Neria Lejárraga est un transsexuel espagnol de 48 ans, qui vit à Plasence, en Estrémadure. Fervent catholique, selon ses dires, il a écrit au pape, en novembre dernier, pour se plaindre de sa paroisse qui le rejetait.

    Le pape lui a téléphoné le 8 décembre, le jour de la fête de l’Immaculée Conception, pour prendre contact et lui dire qu’il le rappellerait pour lui donner un rendez-vous. Le 20 décembre, qui était autrefois le samedi des quatre temps de l’Avent, jour d’ordinations, il lui a de nouveau téléphoné, pour lui donner rendez-vous au Vatican le 24 janvier. Samedi dernier, donc, François a reçu le transsexuel, avec sa « fiancée ». On ne sait pas ce qu’ils se sont dits, mais François l’a embrassé, et désormais il se dit « en paix ».

    Naturellement, l’histoire fait le tour des sites et des lobbies LGBT.

    C’est évidemment une belle victoire de l’idéologie du genre.

    (Essayez donc, pour voir, d’écrire à François pour vous plaindre que dans votre paroisse tout est sous la coupe de gens qui bafouent le dogme et la liturgie, et que vous en avez été méchamment exclu parce que vous demandiez seulement qu’on respecte le catéchisme et le missel…)

  • “Direct Matin”, médaille d’or de la désinformation

    A propos de la Marche pour la Vie, Direct Matin a osé écrire (et c'est toujours sur le site au moment où je publie cette note) que « quelques centaines de militants "pro-vie" se sont retrouvés 25 janvier place Denfert-Rochereau à Paris », et cela sous le titre : « Les militants “pro-vie” défilent à Paris ». Les militants pro-vie sont donc quelques centaines en tout et pour tout.

    La médaille d’argent de la désinformation revient à tous les autres organes de la presse de la pensée unique, qui ont repris les chiffres des agences de presse : « plusieurs milliers de personnes ».

    Avec une très notable exception, celle de Libération, qui dans un article évidemment hostile a l’honnêteté d’écrire :

    Cette année, les organisateurs revendiquent 45 000 manifestants. Ils sont, de fait, sûrement plusieurs dizaines de milliers.

    On remarque d’autre part un peu partout : « Les organisateurs de la Marche disent avoir reçu le soutien du Pape François. » Et l’on souligne éventuellement cette prétention d’un point d’interrogation. Alors que la lettre du nonce apostolique a été publiée par les organisateurs de la Marche. C’est une autre désinformation, particulièrement indigne de la part des journalistes qui s’y sont livré.

  • Le mariage en Macédoine

    Le Parlement de Macédoine a voté hier par 72 voix contre 4 un amendement constitutionnel qui définit le mariage comme l’union entre un homme et une femme.

    En outre, l’amendement stipule que « les relations juridiques dans le mariage, la famille et les unions civiles doivent être réglementées par une loi adoptée par une majorité des deux tiers du total des membres de Parlement ».

    C’est la version édulcorée du projet d’amendement, qui interdisait carrément toute légalisation d’unions civiles ou partenariats enregistrés. Ce projet avait été condamné par un organe consultatif du Conseil de l’Europe. Mais la disposition votée revient au même, du moins pour les décennies à venir.

    L’intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT (qui, rappelons-le, est le plus important des intergroupes) a crié très fort et a enjoint à la Macédoine de respecter les « normes européennes » (sic), ce qui ne paraît impressionner personne en dans le pays, bien qu’il soit candidat à l’entrée dans l’UE…

  • Les cellules souches et la propagande

    Ces derniers jours on nous annoncé comme un événement historique sur le plan de la santé qu’une « première implantation mondiale de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines » avait été réalisée par le Professeur Philippe Menasché et son équipe du service de chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris. En octobre dernier. Et la patiente présente des signes d’amélioration. Ce qui est bien la preuve qu’il faut totalement libéraliser la recherche sur les cellules souches d’embryons humains, pour sauver les malades…

    En réalité, il ne s’agit que de la « phase 1 » de l’essai clinique, qui cherche à vérifier la sécurité et la tolérance de la thérapeutique. Il y a déjà eu des essais en « phase 1 » dans d’autres domaines, notamment les lésions de la moelle épinière : c’était la spécialité de la société américaine Geron, qui a fini par y renoncer.

    Le Pr Menasché dit lui-même qu’il est prématuré de dire si l’amélioration provient de la greffe de cellules ou du pontage. Il ajoute qu’il n’y a aucune preuve ni démonstration que ces cellules fabriquent du tissu cardiaque. On suppose que leur rôle viendrait de leur capacité à secréter des substances induisant une forme de réparation des tissus.

  • Irlande : la campagne démarre fort…

    Après le curé de Dublin qui dans son homélie demandait à ses ouailles de voter oui au prochain référendum sur le « mariage » homosexuel en leur apprenant qu’il était lui-même « gay », c’est le ministre irlandais de la Santé, Leo Varadkar (qui pourrait remplacer l’actuel Premier ministre comme chef du parti au pouvoir), qui a révélé, ou du moins confirmé, son homosexualité, sur la radio nationale RTE.

    C’était évidemment pour souligner qu'il ferait campagne en faveur du « mariage entre personnes du même sexe » pour le référendum de mai, expliquant qu'il voulait être « honnête avec les gens » : « Je veux que les gens sachent que je prendrai toutes mes décisions en fonction de ce que je crois être l'intérêt public » : l’intérêt public étant strictement celui du lobby, quitte à violer la loi naturelle et dénaturer le sens des mots. C’est bien ce qu’on avait compris aussi chez nous.

  • L’évêque d’Anvers distingué par un prix LGBT

    Le lobby LGBT d’Anvers Çavaria a décerné son « Campaign Award » 2015 à Mgr Johan Bonny, l’évêque d’Anvers, pour son action en faveur de la reconnaissance ecclésiastique des couples bi et homosexuels.

    Mais voilà notre Bonny gêné aux entournures. Il s’est fendu d’un long communiqué (signé par son porte-parole…) expliquant qu’il avait demandé à Çavaria que son nom soit retiré de la liste des nominés, parce qu’il « se veut berger pour tous les croyants du diocèse d’Anvers », et parce qu’il veut « préserver son indépendance », mais aussi, tenez-vous bien, parce qu’il « ne souhaitait pas recevoir de prix pour ce qui est de sa mission et de sa responsabilité ».

    Car sa mission et sa responsabilité d’évêque, c’est donc de dire le contraire de ce que dit l’Eglise.

    Et, bien entendu, il prétend que ses idées hétérodoxes « suivent une ligne historique du Concile Vatican II jusqu’à aujourd’hui », et que son action se situe « sur les pas du pape François »…

  • Acharnés

    Les fanatiques de la culture de mort cherchent une nouvelle fois à faire voter par le Parlement européen une résolution sur le droit à l’avortement. Alors que le rapport Estrela a été rejeté il y a un mois et qu’à la place a été votée une résolution qui rappelle que les questions des « droits sexuels et génésiques » relève des Etats membres, les députés  européens vont être saisis du rapport Tarabella, projet de résolution par laquelle le Parlement européen «  insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement ».

    Puisque les associations familiales catholiques se bougent, on peut les soutenir en signant leur pétition contre ce nouvel assaut de la culture de mort.

  • Le massacre

    L’INED publie une étude sur l’avortement en… 2011.

    On en retiendra essentiellement que 33% des Françaises ont déjà eu recours à l’avortement au moins une fois. Donc une Française sur trois a déjà tué au moins un enfant dans son ventre.

    Et vous croyez encore en l’avenir de cette civilisation, pardon, de cette barbarie ?

    « Une nation qui tue ses propres enfants est une nation sans avenir. » (Saint Jean-Paul II)

    « Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? » (Bienheureuse Mère Teresa, discours à Oslo, 10 décembre 1979)

    Ce rappel est sans doute spécialement opportun ces temps-ci…

    Or demain, c’est le 40e anniversaire de la loi Giscard-Chirac-Veil, et il n’y a aucun parti politique français (ayant des élus) qui demande son abrogation…

    Au contraire, il faut toujours faciliter davantage le massacre et y inciter toujours plus. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, se rendra dans un centre de planning dit par antiphrase familial, pour y présenter un « programme national d’action pour améliorer l’accès à l’IVG »…

    *

    On voit souvent citée la phrase de Jean-Paul II. J’ai cherché la référence. Elle n’est pas si facile à trouver. Notamment parce que les deux premières fois il l’a dite en polonais dans une allocution en italien traduite seulement en espagnol (sic), et la troisième fois dans une homélie en polonais non traduite en français. (Il y a peut-être d’autres références, - bon nombre sur internet sont fausses - mais je me suis arrêté là…)

    - Angelus du 1er septembre 1996 : traduction italienne de son propos en polonais : « Un popolo che uccide i propri figli è un popolo senza futuro. »

    Un peuple qui tue ses propres enfants est un peuple sans avenir.

    - Angelus du 20 ocotbre 1996 : « Naród, który zabija wlasne dzieci, jest narodem bez przyszłości. »

    Une nation qui tue ses propres enfants est une nation sans avenir.

    - Homélie au sanctuaire Saint-Joseph de kalisz, Pologne, le 4 juin 1997 : « Naród, który zabija własne dzieci, staje się narodem bez przyszłości. »

    Une nation qui tue ses propres enfants devient une nation sans avenir.

    Les trois fois le pape évoquait la loi de libéralisation de l’avortement votée par la Diète polonaise le 25 octobre 1996.

  • En Irlande, hélas…

    Dimanche dernier, en l’église Saint-Nicolas de Dublin, le curé de la paroisse, le P. Martin Dolan, a centré son homélie sur les droits des homosexuels, et sur la nécessité de voter oui au référendum qui sera organisé en mai prochain sur le « mariage » entre personnes de même sexe, ajoutant : « Je suis gay moi-même ».

    Et alors, selon les gazettes, toute la communauté s’est levée pour applaudir le prêtre.

  • Mgr Bonny en remet une couche

    L’évêque d’Anvers Mgr Johan Bonny « plaide samedi, dans De Morgen, pour une reconnaissance ecclésiastique des relations bi- et homosexuelles », écrit La Libre. Il déclare notamment :

    « Nous devons chercher au sein de l'Eglise une reconnaissance formelle de la relationnalité qui est également présente chez de nombreux couples bi- et homosexuels. Tout comme il existe dans la société une diversité de cadres juridiques pour les couples, il devrait également y avoir une diversité de formes de reconnaissance au sein de l'Eglise. »

    Mgr Bony avait déjà défrayé la chronique début septembre, un mois avant le synode, avec une lettre de 24 pages, traduite en cinq langues, où il se prononçait pour une évolution de l’approche, du vocabulaire et de la pratique de l’Eglise concernant les questions familiales et sexuelles, citant abondamment François et appelant à « oser aller du vécu à la doctrine ».

    Mgr Johan Bonny est donné comme le « très probable » successeur de Mgr Léonard (qui aura 75 ans le 6 mai prochain) comme archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique…

  • Stem Cell va pouvoir breveter…

    La Cour de Justice de l’Union européenne a jugé jeudi qu’il était permis de breveter des ovules « activés » par parthénogenèse et qui n’ont pas la capacité intrinsèque de se développer en être humain et ne sont donc pas des embryons humains…

    La Cour avait été saisie par la justice britannique qui dans un premier temps avait rejeté la demande de l’entreprise américaine qui s’intitule tranquillement Stem Cell  — ce qui veut dire : cellule souche (embryonnaire) : on achète, on charcute, on multiplie, on transforme, on vend… — qui voulait breveter ses recherches, car il est interdit dans l’UE de breveter les inventions basées sur l'utilisation ou la destruction d'embryons humains.

    La Cour de Justice a donc décidé que l’embryon issu d’un ovule humain pouvait ne pas être humain…

    Même en admettant le raisonnement, il reste que l’ovule est bien un élément du corps humain.

    « Pour la première fois, écrit Lucetta Scaraffia dans l’Osservatore romano, s’est ouverte la possibilité de breveter une partie du corps humain, comme s’il s’agissait d’un produit manufacturé, et dans le même temps a été mise une limite à la définition d’un embryon, produit humain protégé par les lois. »

    Toute la réflexion de Lucetta Scaraffia mérite d’être lue.