18 mai 2013
La loi qui nie le mariage est publiée au Journal Officiel
Le président de la République François Hollande a signé la loi qui prétend instituer un « mariage » entre personnes de même sexe immédiatement après sa prétendue validation par le Conseil constitutionnel. Elle a donc été publiée dès aujourd’hui par le Journal Officiel.
A partir de ce jour, le Dictionnaire de l’Académie française est « homophobe » :
MARIAGE n. m. XIIe siècle. Dérivé de marier .
1. Union légitime d'un homme et d'une femme, formée par l'échange des consentements que recueille publiquement le représentant de l'autorité civile. Mariage civil. L'institution du mariage. Désigne aussi le sacrement qui lie un homme et une femme s'unissant par l'échange des consentements au cours d'une cérémonie religieuse. Mariage religieux.
Quant à moi je suis résolument « homophobe » avec l’Eglise catholique, dont le Catéchisme officiel enseigne :
2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés " (CDF, décl. " Persona humana " 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.
12:58 Publié dans Culture de mort, Hollande (François), Politique française, Religion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17 mai 2013
La fausse suppression des races…
L’Assemblée nationale a adopté hier la proposition de loi du Front de gauche qui supprime le mot « race » de la législation française : à savoir du Code pénal, du Code de procédure pénale, et des lois… antiracistes. Pour que la proposition de loi ne supprime pas ipso facto la législation dite antiraciste, un amendement a été adopté qui faire dire à la loi : « La République combat le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie. Elle ne reconnaît l'existence d'aucune prétendue race. » Sic.
Pour l’heure, la race reste dans la Constitution. Et surtout, cette loi est d’autant plus stupide que le mot race se trouve dans les lois et conventions européennes, qui, comme chacun le sait, priment la législation nationale…
13:43 Publié dans Antiracisme, Politique française | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
26 avril 2013
Jaurès et Buisson, le grand retour (de la religion républicaine)
Claude Bartolone, sans doute sous l’influence du grand prêtre Peillon :
« La République a besoin de rites. La démocratie, c'est une véritable religion, elle a besoin de rites pour être reconnue et acceptée. »
(Via le Salon Beige)
14:39 Publié dans Politique française, Religion | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24 avril 2013
C’est ça la politique…
Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi, qui a voté contre le projet de loi, serait néanmoins « ravi de célébrer le premier mariage gay ».
10:25 Publié dans Culture de mort, Politique française | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
22 avril 2013
Le peuple face à la dictature médiatique
Je n’avais jamais vu jusqu’ici une telle mobilisation médiatique contre le sentiment populaire. Il y avait eu de telles mobilisations, mais seulement contre le Front national, plus précisément contre Jean-Marie Le Pen. Et encore, pas à ce point. Pas à ce point de délire. Car je n’avais jamais vu jusqu’ici le monde médiatique, ses lobbies et ses égéries, abandonner à ce point l’usage de la raison pour se livrer à des attaques aussi grotesques que celles qui avaient cours dans les démocraties populaires. Les centaines de milliers de manifestants, pour la plupart apolitiques, sont couramment traités de nazis, leurs manifestations sont celles de « la pire homophobie », etc. Bien entendu ce sont des séditieux qui ne respectent ni la démocratie ni le Parlement ni la République, etc.
Toutes les déclarations successives du Gazeur en chef de la place Beauvau (il y en a plusieurs par jour) sont également des décalques des déclarations des dirigeants des démocraties populaires, notamment à la veille de la chute du Rideau de fer. En beaucoup plus absurdes. Parce que ceux-là défendaient un système qui s’écroulait, et que celui-ci se pose en porte-parole d’une poignée de sodomistes subversifs qui veulent dynamiter l’ordre naturel (lorsque la grande majorité des homosexuels veulent juste qu’on leur fiche la paix).
Et le mensonge fleurit de la façon la plus éhontée sous toutes ses formes, avec manipulation non seulement des chiffres mais des images.
Et hier on nous montrait les deux manifestations comme si elles étaient équivalentes, avec sur les photos le même nombre de manifestants, alors qu’il y avait 15 ou 20 fois plus de personnes contre le sabotage du mariage, et qu’il ne s’agissait que d’une manifestation parmi d’autres, une sorte de manifestation intermédiaire entre deux grandes manifestations et sur fond de « veilles » permanentes et de comités d’accueils de ministres… Alors que les partisans de la loi Taubira sont évidemment incapables de réunir plus de quelques milliers de personnes tous les trois mois, malgré leurs énormes et gigantesques soutiens, confirmant ainsi qu'ils sont ultra-minoritaires.
Ce que l’on voit clairement, c’est le peuple de France face au petit monde médiatique et à ses lobbies, face à une dictature agrippée de façon de plus en plus hystérique à ses leviers de commande politico-médiatiques et policiers.
Chaque fois que l’un des représentants de la dictature dénonce la terrifiante « homophobie » des Français qui osent manifester contre un projet de loi d’égalité, il montre qu’il vit dans un autre monde, qu’il est un membre de la nomenklatura coupée du peuple. Qu’il aille donc, seulement une fois, dans un bistrot de province à l’heure de l’apéro… Là il verra ce qu’est, non pas l’homophobie, mais le bon sens populaire.
Et c’est précisément à une insurrection du bon sens que l’on assiste. Le bon sens qui dit, qui a toujours dit depuis l’origine du monde, que le mariage c’est entre un homme et une femme pour avoir des enfants, et que c’est sacré parce que c’est le fondement même de la société, de toute société humaine.
On ne peut que souhaiter la poursuite, l’amplification, et la victoire de cette insurrection.
11:52 Publié dans Culture de mort, Gouvernement, Politique française | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
15 avril 2013
C’est donc bien l’UMP
qui a permis l’adoption de la loi de destruction du mariage au Sénat.
13:08 Publié dans Culture de mort, Politique française | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12 avril 2013
Ne pas se tromper de responsables
Au Sénat, si le vote a eu lieu à main levée (ce qui permet semble-t-il de masquer la très très courte majorité), c’est parce que personne n’a demandé un scrutin public.
C’est-à-dire que l’UMP n’a pas demandé un scrutin public…
(En outre, si certains sénateurs UMP n'avaient pas voté pour, le texte aurait peut-être été rejeté... surtout si les quelques sénateurs de gauche qui se disaient contre avaient voté contre...)
19:45 Publié dans Culture de mort, Politique française | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
La destruction du mariage : on accélère
Le Sénat a voté - à main levée - le projet de loi de destruction du mariage.
Le gouvernement a immédiatement décidé d’avancer le retour du texte à l’Assemblée : ce sera dès le 17 avril, mercredi prochain.
15:41 Publié dans Culture de mort, Gouvernement, Politique française | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
10 avril 2013
La destruction du mariage : c’est fait
Le Sénat a adopté hier soir par 179 voix contre 157 le premier article du projet de loi sur le « mariage » homosexuel. Cet article, qui prétend instituer un « mariage » entre personnes de même sexe, a été voté dans les mêmes termes qu’à l’Assemblée nationale. Il est donc définitivement adopté (sauf si l’ensemble de la loi était rejetée par le Sénat, ce qui est désormais impensable).
On remarque que cinq sénateurs UMP ont voté pour : Christian Cointat, Jacqueline Ferreyrol, François Grosdidier, Fabienne Keller, Alain Milon. Que deux se sont abstenus (Christophe-André Frassa, Yann Gaillard), et que Roger Karoutchi n'a pas pris part au vote.
On remarque aussi que Jean-Pierre Chevènement, qui avait clamé à plusieurs reprises son opposition résolue à ce texte, … n’a pas pris part au vote.
12:18 Publié dans Culture de mort, Gouvernement, Politique française | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
08 avril 2013
Dommage
Les Alsaciens avaient la possibilité, par référendum, de reconstituer une province française, tout en supprimant une partie de la bureaucratie politicienne, en fusionnant les deux conseils généraux avec le conseil régional. Ils ont boudé les urnes. Il fallait que le oui l’emporte dans les deux départements, il ne l’a emporté que dans le Bas-Rhin, et il fallait que la participation soit supérieure à 25% des inscrits, elle ne l’a pas été.
C’est donner une trop facile victoire aux jacobins, et c’était une opportunité qui ne se reproduira sans doute pas d’ici longtemps.
15:17 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
03 avril 2013
L’affaire Cahuzac ?
Je lis qu’il y a eu un « stupéfiant aveu » de Jérôme Cahuzac, dont les effets « dévastateurs » sont ceux d’une « bombe », d’un « séisme … On parle de « ravages », d’« ignominie », de « trahison »…
J’avoue ne pas comprendre. Ou trop bien comprendre à quel niveau d’hypocrisie en est arrivée la classe politico-médiatique.
Car enfin, un ministre qui ment, c’est la simple banalité quotidienne. Il suffit de regarder n’importe quel journal télévisé pour voir un ministre qui ment.
Un ministre qui reconnaît avoir menti, là, en effet, c’est nettement plus rare. Mais il n’y a pas non plus de quoi en faire tout un plat… Sauf… Ah oui… Sauf si faire de ce ministre un bouc émissaire bien chargé permettait par contraste de faire apparaître le reste de la classe politico-médiatique comme au-dessus de tout soupçon… Ah oui, ce n’est pas idiot…
12:11 Publié dans Gouvernement, Politique française | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27 mars 2013
Giscard confirme que pour les eurocrates les traités ne sont que des chiffons de papier
Dans une interview à l’édition polonaise de Newsweek, Valéry Giscard d’Estaing déclare que l’eurozone devrait cesser de s’élargir après l’entrée de la Pologne :
« Je pense que le processus d'acceptation de nouveaux pays dans l’eurozone doit être gelé. On ne peut pas se permettre une autre comédie comme celle que nous avons aujourd'hui avec Chypre, qui a été accepté dans la zone euro inutilement. Mais il y a une exception à cette règle et c’est la Pologne. Vous soutenez la poursuite de l'intégration européenne et vous avez une économie fondée sur des bases solides. »
« Au fil des décennies, la base de l'existence de l'UE a changé, nous sommes passés de la recherche de la paix à la recherche de la grandeur. L'objectif est clair : nous devons devenir l'un des trois principaux acteurs dans le monde, de sorte que dans 20 ans, les États-Unis, la Chine et l'UE contrôlent les trois devises mondiales les plus importantes : le dollar, le yuan et l'euro. »
« La Pologne est confrontée à un choix : soit rester dans l'Union apathique de 27 pays, ou rejoindre le noyau dur de l'UE.
Selon Giscard, l'Union à 27 est « fragile, instable et divisée ». Mais le club des 17 membres de l’eurozone est formé de pays qui « veulent une Europe forte et bien organisée, une Union budgétaire, fiscale et monétaire. »
Et le « noyau dur » devrait expulser les pays qui ne partagent pas cette vision :
« Si un pays ne veut pas d'approfondir l'intégration, il faut l’écarter. C'est pourquoi nous devons créer un mécanisme pour laisser les pays sortir de l'euro le plus rapidement possible. Mais il serait bon que les six pays fondateurs, plus l'Espagne, le Portugal et l'Autriche, restent à l’intérieur. Je ne dirai rien à propos des autres. »
« Le niveau de l'UE à 27 survivra aussi, mais ses compétences devraient être limitées à ses domaines d'origine : le commerce, la concurrence ou la pêche... Si dans 20 ans, nous sommes confrontés à la question de l'adhésion de l'Ukraine, que chacun puisse dire ce qu’il en pense. L'UE à 27 peut continuer de s’élargir. La zone euro, certainement pas. »
J’ai traduit (de la version anglaise) l’essentiel des propos de Giscard pour montrer jusqu’où peut aller un homme qui a participé à la rédaction du traité de Maastricht et qui fut l’un des principaux auteurs du projet de Constitution européenne, autrement dit du traité de Lisbonne, qui sur le plan économique et monétaire ne change rien au traité de Maastricht.
Le traité de Maastricht a institué une « Union économique et monétaire ». Et monétaire. Il y est indiqué que la monnaie de l’Union est l’euro. La monnaie de l’Union et donc de tous les pays de l’Union. En dehors du Royaume Uni et du Danemark qui ont obtenu une dérogation.
Il en résulte que tous les pays qui adhèrent à l’UE doivent ipso facto adopter l’euro. Cela ne paraît pas évident, parce qu’on accepte dans l’UE des pays qui ne répondent pas, qui ne répondent pas encore, aux critères qui permettent d’entrer dans l’eurozone. Mais tout pays qui entre dans l’UE est censé adopter l’euro le plus vite possible. A proprement parler, il n’y a pas d’eurozone : il y a l’UE, avec des pays qui n’ont pas encore l’euro (et des pays qui n’en veulent pas, comme la Suède qui est de ce point de vue hors la loi, puisqu’elle répond à tous les critères).
On voit que par ses propos Valéry Giscard d’Estaing bafoue le traité européen. Il parle comme si le traité n’existait pas, comme si c’était une charte évolutive dont chacun peut faire ce qu’il veut. Il invente une configuration de l’UE absolument contraire au traité. Et sans s’en expliquer.
En ce qui concerne la Pologne, il sait bien qu’une large majorité de Polonais ne veut pas de l’euro. Mais il prédit que lors des élections de 2015 la configuration aura changé parce que la crise de l’euro sera terminée (sic) : « J’ai le grand espoir que lorsque la crise se terminera enfin, l’opinion publique soutiendra l’adoption de l’euro. »
On remarquera enfin qu’en faisant de la Pologne le dernier pays à entrer dans l’eurozone parce que c’est le seul candidat qui soit au niveau, il insulte gravement par exemple les Tchèques, et plus encore les Lettons, qui remplissent tous les critères et dont le gouvernement vient de demander à entrer dans la zone euro…
15:02 Publié dans Europe, Politique française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Recherches sur l'embryon : l’Assemblée nationale, Mgr Vingt-Trois, et le Téléthon
L’Assemblée nationale va examiner demain une proposition de loi maçonnique (euh… des radicaux de gauche), soutenue par le gouvernement, visant à autoriser la recherche sur les embryons et les cellules souches.
Cette proposition de loi a déjà été votée au Sénat en décembre. Elle pourrait ne pas passer l’épreuve du Palais Bourbon, car plus de 300 amendements ont été déposés, et en théorie la proposition de loi ne bénéficie que d’une « niche » d’une journée.
Le cardinal André Vingt-Trois a clairement manifesté son opposition à un texte qui revient à dire que l’embryon « n’est rien et que c’est un matériau de laboratoire ». Il souligne aussi, excellemment : « C’est une erreur d’investissement puisque depuis un certain nombre d’années on nous annonce que les cellules embryonnaires vont être la source de traitement régénératif des maladies nerveuses, et à ce jour il n’y a même pas, dans ce domaine, de protocole d’essai, on est toujours dans la promesse que cela va venir incessamment sous peu mais cela n’arrive jamais ». Et il ajoute qu’on a « d’autres pistes de recherche beaucoup plus prometteuses qui ont été d’ailleurs couronnées par un prix Nobel ».
Et il va plus loin, en posant la question : « Qui a intérêt ? »
Et là il critique le Téléthon ; sans le dire, mais il s’agit évidemment du Téléthon, et du financement des recherches de Marc Peschanski :
« C’est-à-dire qui a intérêt à drainer les financements et les subventions à la recherche sur tel ou tel laboratoire plutôt que sur tel autre ? Et là-dessus on n’a aucune information claire ni transparente. Il faudra donc bien un jour que l’on sache pourquoi ce pouvoir économique des laboratoires pharmaceutiques ou des laboratoires de recherche reste obstinément dans l’ombre - quand il n’utilise pas les fonds de collecte publique qui sont recueillis avec des procédés de mobilisation affective considérable, mais dont finalement l’investissement n’est pas toujours absolument contrôlable. »
Et signez AUJOURD'HUI, si vous ne l'avez pas encore fait, la pétition de la Fondation Jérôme Lejeune "Vous trouvez ça normal ?".
Addendum Vendredi Saint 29 mars
L'examen du texte n'a pas pas pu être terminé dans la journée. La proposition de loi est donc caduque (tant qu'elle n'est pas reprise par un autre groupe ou par le gouvernement).
13:02 Publié dans Culture de mort, Eglise, Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 mars 2013
Luc Chatel, encore
Luc Chatel se prononce, dans une interview à Paris-Match, en faveur d'une fiscalisation des allocations familiales.
Normal, de la part de celui qui, ministre de l’Education, avait fait une priorité de la soi-disant « lutte contre l’homophobie », c’est-à-dire de la propagande homosexuelle, avec publicité pour les pires lobbies, et qui est un partisan fanatique de l’idéologie du genre…
Ce qui est pratique avec des hommes de droite comme ça, c’est qu’on n’a pas besoin de la gauche.
15:02 Publié dans Famille, Politique française | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27 février 2013
« Cher Jean-Marc... »
Hallucinant. Quand j’ai écrit que c’était le gouvernement qui avait imposé au CESE de rejeter la pétition sur le « mariage » homosexuel, j’étais encore en dessous de la vérité. La vérité, c’est que c’est le président du CESE, Jean-Paul Delevoye, qui, terrorisé par cette catastrophe inouïe de 700.000 citoyens qui faisaient appel à ses services, a demandé au Premier ministre ce qu’il devait faire !!!
Et il l’a fait par écrit !!! Par une lettre qui commence par « Monsieur le Premier ministre, cher Jean-Marc ».
Ancien sénateur RPR, ancien ministre UMP du gouvernement Raffarin, Delevoye donne du « cher Jean-Marc » au Premier ministre socialiste…
Lequel, puisqu’on l’interpelle, répond par ce principe, qu’il invente pour l’occasion, que lui seul peut saisir le CESE sur un projet de loi…
Tel est donc l’état de la République française.
16:47 Publié dans Gouvernement, Politique française | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23 février 2013
Mélenchon, en direct du XIXe siècle
Jean-Luc Mélenchon, critiquant Manuel Valls : « C’est le comité des forges qui parle ! »
Le problème est que la majorité des Français, voire la plupart des Français, ne savent plus du tout ce qu’était le comité des forges, autrement dit le syndicat des grandes entreprises de la sidérurgie au XIXe siècle, fondé par Schneider et Wendel, et dissous par… le gouvernement de Vichy en 1940.
Pour être entendu des Français de la rue, il faudra que Mélenchon sorte son nez des pamphlets du XIXe siècle et de la propagande du parti communiste d’avant-guerre…
15:50 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22 février 2013
Les menaces se précisent contre la liberté d’expression
Les sénateurs ont adopté le 7 février une proposition de loi (déjà adoptée à l’Assemblée) visant à fixer un seul délai de prescription (un an) pour tous les propos discriminatoires. Actuellement c’est un an pour les discriminations racistes et trois mois pour les discriminations « homophobes ». Or, comme le disait d’emblée Najat Vallaud-Belkacem, « c’est au moment où notre pays s’apprête enfin à accorder les mêmes droits à chacun, homosexuel ou hétérosexuel, au moment où notre République s’apprête enfin à reconnaître la même valeur à chacun, sans distinction fondée sur l’orientation sexuelle, que les manifestations de l’homophobie se multiplient ». Esther Benbassa, rapporteur* de la proposition de la loi, répétera aussitôt après : « L’inscription de ce texte à l’ordre du jour du Sénat intervient – cela ne vous aura pas échappé – dans un contexte particulier, celui du débat entourant l’examen du projet de loi relatif à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Ces dernières semaines, ce débat a frayé la voie à l’émergence d’un climat souvent ouvertement homophobe et à la multiplication de propos intolérables. » Sic. Cette proposition de loi est donc non seulement opportune, mais elle va « corriger » une « anomalie », en faisant de l’« homophobie » un racisme comme les autres, voire pire que les autres : à traquer en priorité.
Au cours du débat, des sénateurs sont allés plus loin, en faisant le vœu d’un flicage systématique d’internet, qui échapperait selon eux à la juste répression de tous les racismes. « Il est urgent aujourd’hui d’élaborer une loi sur la liberté d’Internet », a ainsi déclaré Esther Benbassa. Qui est précisément en train d’élaborer le projet. Elle a précisé à Mediapart : « Notre problématique sera : comment encadrer internet sans porter atteinte à la liberté d’expression ? » Sic. Comment faire un cercle carré ?
En tout cas, cela va se faire, à la façon des grands ancêtres manieurs de guillotine, si l’on en croit Najat Vallaud-Belkacem, qui disait au Sénat, au nom du gouvernement (français**) : « Nous aurons peut-être la main tremblante au moment de modifier la loi de 1881, mais sachez que cette main sera néanmoins ferme et déterminée. »
* Le Sénat dit bien : « rapporteur », et non « rapporteuse »…
** Najat Vallaud-Belkacem étant aussi de nationalité marocaine, il est toujours nécessaire de préciser au nom de quel pays elle s’exprime.
15:55 Publié dans Antiracisme, Gouvernement, Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19 février 2013
Boutin divague
Sur LCP ce matin, puis dans un communiqué, Christine Boutin explique qu’elle accepterait éventuellement, en ce temps de crise, une fiscalisation provisoire des allocations familiales, à condition que soit retiré le projet de loi de « mariage » homosexuel.
Comme le dit Christine Boutin, le « mariage » homosexuel est beaucoup plus grave que la fiscalisation des allocations familiales. Et même infiniment : ce n'est pas de même nature.
Mais on ne peut pas dissocier les deux affaires et jouer l’une contre l’autre, car elles sont parallèles.
Si nous sommes contre le « mariage » homosexuel, c’est tout simplement parce que le mariage est, par définition, entre un homme et une femme, et qu’il ne peut donc pas davantage y avoir mariage homosexuel que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.
C’est la même chose avec les allocations familiales : c’est le principe même des allocations familiales qu’elles ne soient pas fiscalisées ou délivrées sous conditions de ressources. C’est dans leur définition, au moment où elles ont été créées. Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d’un revenu. Il ne peut pas davantage y avoir allocations familiales fiscalisées que lever de soleil à l’ouest ou équateur au pôle nord.
On peut parfaitement envisager des aides aux familles qui soient fiscalisées, mais ce ne sont plus des « allocations familiales ». Il faut leur donner un autre nom. De même qu’une union légale (quoique toujours illégitime) entre personnes de même sexe ne peut pas être appelée « mariage ».
Car, même sous François Hollande, les mots ont encore un sens. Et il est regrettable que Christine Boutin l’oublie pour proposer un stupide marchandage.
15:42 Publié dans Famille, Politique française | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11 février 2013
Ils n’ont rien compris
François Fillon, Laurent Wauquiez, etc., avaient critiqué le trop fort engagement de l’UMP contre la loi de destruction du mariage, question « sociétale », au détriment des vrais problèmes, le chômage, la sécurité, etc.
Dès la fin des débats en première lecture, Jean-François Copé a dit exactement la même chose : il fallait bien s’opposer à ce caprice sociétal de la gauche, mais nous allons maintenant pouvoir passer aux vrais problèmes qui préoccupent les Français.
Donc l’affaire est classée, alors que c’était une première lecture. Cela montre bien (sans surprise) que l’UMP n’a pas pris du tout la mesure de ce qui est en jeu.
16:45 Publié dans Culture de mort, Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 février 2013
Mariton trahison
Hervé Mariton est un député UMP connu pour sa défense de la famille. Selon les médias il est « le chef de file des députés UMP qui mènent la guérilla parlementaire » contre le projet de loi de destruction du mariage.
Et voilà qu’aujourd’hui il a fait adopter par l’Assemblée – à l’unanimité - un de ses amendements. Un amendement qui corrige un article laissant penser que la loi pouvait s’appliquer différemment dans les territoires d’outre-mer : si cet amendement n’avait pas été adopté, la loi aurait été inconstitutionnelle.
C’est pourquoi Hervé Mariton a été salué par le président socialiste de la commission des lois, et par Christiane Taubira, et par de grands sourires sur les bancs socialistes.
Et Hervé Mariton est tout content de lui. Il a même déclaré qu’ainsi « la loi est cohérente avec l’organisation de nos institutions ».
Sic.
Alors que s’il n’avait rien fait la loi aurait été rejetée par le Conseil constitutionnel…
18:19 Publié dans Culture de mort, Famille, Politique française | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
06 février 2013
Représentation populaire
Ce n’est pas un tweet d’un député UMP qui a lancé l’affaire des députés socialistes qui jouent au Scrabble pendant les débats à l’Assemblée nationale. C’est le quotidien britannique Daily Mail, qui a publié avant-hier des photos qu’aucun journal français de la grosse presse n’aurait osé publier. On y voit les députés Thomas Thévenoud et Jérôme Guedj disputer une partie de Scrabble sur le joujou qu’ils ont eu à Noël.
Habituellement, les députés ne sont pas à l’Assemblée nationale. Mais quand ils se croient obligés d’y être, voilà ce qu’ils y font.
Et qu’on ne compte pas sur leur contrition. Ils en sont fiers. Thomas Thévenoud a déclaré : « Mon copain Jérôme m'a sorti un "branleur" en 8 lettres mais j'ai répondu par un "layette". J'étais en train de gagner de 102 points quand la connexion a rompu. Arriver à faire ça à 3 heures du matin, ça prouve que les cellules grises marchent encore. »
13:38 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05 février 2013
Elle est idiote ou elle le fait exprès ?
Nathalie Kosciusko-Morizet annonce qu’elle s’abstiendra sur la loi de destruction du mariage.
Elle explique qu’elle est favorable au mariage des paires, mais qu’elle ne veut absolument pas de la PMA et de la GPA.
Est-ce que quelqu’un pourrait expliquer à la sauterelle sans cervelle que la loi sur le « mariage » homosexuel implique forcément, que ça y soit indiqué ou non, immédiatement la PMA, et à (court) terme la GPA ?
(Oui, je sais: il est probable qu'elle s'en moque éperdument et qu'elle raconte cela pour apparaître "gay friendly modérée" dans le cadre des prochaines municipales à Paris.)
13:06 Publié dans Culture de mort, Politique française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Ils sont pitoyables
Les députés de l’opposition sont là pour s’opposer. Particulièrement quand il s’agit de lois contre nature. Mais une centaine de députés opposés à la loi de destruction du mariage n’étaient pas là, samedi, quand a eu lieu le vote de l’article 1.
Ce qui fait que cet article 1 qui institue l’impossible « mariage » homosexuel a été adopté par « 70% des députés » (présents) : une très large majorité, grâce à l’absence des opposants qui ne s’opposent pas.
L’assistant de Marion Le Pen-Maréchal a expliqué que :
- premièrement, la gauche étant majoritaire « il est donc vain de déposer un bulletin de vote qui n'aurait aucun effet sur le dénouement du débat parlementaire ». Sic. Il est donc vain de voter contre quoi que ce soit puisque de toute façon les socialistes sont majoritaires…
- deuxièmement il y avait des manifestations contre le projet de loi, et c’est « beaucoup plus utile » qu’un vote « au final purement symbolique ». Sic. Voter contre l’article qui institue le prétendu « mariage » homosexuel, c’est « purement symbolique ». Mais le rôle d’un député est de voter les lois, pas de manifester dans les rues d’Avignon le jour où l’on vote un article crucial à Paris.
12:59 Publié dans Culture de mort, Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04 février 2013
Les grotesques
Hier, l’UMP s’est désigné 12 nouveaux vice-présidents. Ce qui fait 20 en tout.
Et 11 nouveaux secrétaires généraux adjoint, ce qui fait 12 en tout.
Sans compter les délégués généraux et délégués généraux adjoints…
Tandis que d’autres qui n’ont pas (encore) de titre font néanmoins partie du très restreint « comité politique » de 34 membres…
15:40 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02 février 2013
L’opposition fantôme
Il n’y a eu que 97 députés à voter contre le premier article de la loi de destruction du mariage.
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La PMA pour tous, et la GPA aussi : c’est inéluctable
Le débat pour savoir si le « mariage pour tous » doit aller de pair avec la « PMA pour tous » est parfaitement vain, et l’on ne peut que remercier une fois de plus Grégor Puppinck de le souligner. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme est que les paires homosexuelles ne peuvent pas faire condamner un Etat pour discrimination tant que l’Etat en question ne reconnaît pas le « mariage » homosexuel. Si la loi reconnaît le « mariage » homosexuel, ces « mariés »-là doivent par le fait même avoir tous les droits des autres mariés. Dont le droit à la procréation médicalement assistée. Celle-ci est réservée, en France, aux couples mariés qui ne peuvent pas avoir d’enfants : ce sera très précisément le cas des couples « mariés » homosexuels. Si la loi permet le « mariage pour tous » mais pas « la PMA pour tous », la France se fera immanquablement condamner par la Cour européenne des droits de l’homme. Et il en sera de même, au moins à terme, en ce qui concerne la GPA (gestation pour autrui), car l’égalité des droits et le principe de non-discrimination impliquent que les paires mâles puissent avoir des enfants comme les paires femelles et comme toutes les autres couples mariés.
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01 février 2013
Le propos discriminatoire de Sandrine Mazetier
Dans une question écrite au ministre de l’Education, le député socialiste Sandrine Mazetier, vice-présidente de l’Assemblée nationale, demande que l’on ne parle plus d’écoles maternelles, parce que cela « laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes ». Elle propose de « remplacer ce nom genré (sic) par un nom neutre » (comme « première école » ou « école élémentaire ») qui « redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leur enfant ».
On remarque d’abord que l’idéologie du genre rend fou. Ce que l’on le savait déjà.
Mais on découvre avec stupéfaction qu’une personne si attentive aux questions du genre évoque la place qui revient au père… Comme si le père était autre chose que la mère. Car c’est la même Sandrine Mazetier qui va voter la destruction de la famille et le remplacement du père et de la mère par « parent 1 » et « parent 2 ». Et son propos est du reste violemment discriminatoire envers les paires homosexuelles. Quelle est donc la place qui revient au père dans une famille où les « parents » sont deux femmes ?
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29 janvier 2013
Bernard Antony se prononce pour un référendum
"Voilà pourquoi, même s’il est aberrant de devoir mettre aux voix une chose aussi naturelle que le mariage entre l’homme et la femme, la revendication d’un référendum, pour l’heure voie de recours démocratique contre la dernière monstruosité idéologique des temps modernes, s’impose."
18:43 Publié dans Culture de mort, Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Premiers dérapages » ?
Ce sont les « premiers dérapage du débat parlementaire », selon Le Monde, ce sont des amendements « ridicules » et « grotesques », selon le président du groupe socialiste.
Il s’agit des amendements à la loi sur la destruction du mariage proposés par Jacques Bompard.
Mais ceux dont s’offusquent les partisans de l’union sodomite n’ont rien de grotesque et ne sont en rien des dérapages. Au contraire, ils prennent au sérieux les exigences, toutes les exigences, du « mariage pour tous ». Si tout le monde doit pouvoir se marier, il faut réellement l’étendre à tous, « sans distinction de sexe, d'orientation sexuelle, d'origine, de nombre, d'âge ou de lien de parenté ». Sinon, c'est de la discrimination...
Il est quand même merveilleux de voir les pères la pudeur du Monde s’offusquer qu’un député veuille « légaliser les mariages polygames » ou « autoriser les mariages pour les mineurs ou entre, par exemple, une tante et son neveu ». Le « mariage pour tous », c’est bien cela, non ?
Et s’ils veulent des amendements sérieux, qu’ils examinent donc de plus près le N° 5071, par exemple, présenté conjointement par Jacques Bompard et Marion Maréchal-Le Pen :
ARTICLE PREMIER
Supprimer cet article.
EXPOSÉ SOMMAIRE
Cet article est le cœur du projet de loi en ce qu’il modifie le code civil afin d’ouvrir le mariage aux couples de même sexe.
Une loi ordinaire ne saurait ainsi dénaturer une institution dont le but est la transmission de la vie et la protection juridique du foyer et non la simple reconnaissance sociale d’un amour ou la volonté de donner des avantages fiscaux aux couples.
L’activisme militant de certains groupes de pression minoritaires ne saurait obliger le législateur, sous couvert d’une conception partisane de l’égalité, à faire droit à toutes leurs revendications.
À l’évidence, ce projet a pour vocation ou en tout cas pour conséquence de fragiliser l’institution du mariage et la déconnectant de sa finalité qui est la création d’une famille.
14:33 Publié dans Culture de mort, Politique française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18 janvier 2013
Mais non, monsieur Guaino, pas moi…
Il y en a, quand ils se trompent, qui veulent impliquer tout le monde dans leur erreur : si tout le monde s’est trompé, mon erreur devient celle des autres, donc je ne suis pas coupable…
Voici donc Henri Guaino qui ne craint pas de déclarer :
« Nous avons peut-être tous fait une erreur de jugement, en jugeant trop vite les printemps arabes qui ont déstabilisé effectivement. (…) La suite de l'histoire n'est pas aussi belle qu'on pouvait le penser à l'époque. Ce qui se passe en Tunisie, en Egypte, en Syrie contribue évidemment à alimenter les mouvements jihadistes, à alimenter le désordre, à déstructurer la lutte contre le terrorisme dans toute cette région. Oui, tout cela a ouvert grand la porte aux mouvements islamistes. »
Il est bien temps de s’en rendre compte, monsieur le conseiller spécial du président Sarkozy devenu député pour services rendus.
Mais nous n’avons pas tous fait cette erreur de jugement. Monsieur Guaino, vous êtes d’une arrogance idiote. Ce n’est pas parce que vous êtes en partie, vous personnellement, responsable de ce qui se passe aujourd’hui au Mali, qu’il faut y impliquer tout le monde…
17:13 Publié dans Gouvernement, Politique française | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

































































