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Politique française

  • Leur « culture »

    Arnaud Montebourg s’est engagé s’il est élu à augmenter de 500 millions d’euros par an le budget de la culture, pour « lutter contre les déserts culturels », et il veut créer une « agence nationale de l'éducation artistique et culturelle », sous l'autorité des ministères de la Culture et de l'Education nationale.

    Impossible de savoir de quoi parle Montebourg quand il évoque la culture. Mais ce n’est pas gênant : il suffit de voir qui est à ses côtés dans cette annonce : sa concubine Aurélie Filippetti, qui fut brièvement ministre de la Culture, mais assez longtemps pour nommer directeur du « centre dramatique national » de Montpellier Rodrigo Garcia, l’auteur de l’ignoble et blasphématoire Golgota Picnic.

    Il suffit de se reporter à ce que disait Aurélie Filippetti en 2013, par exemple ici, pour voir que le discours de Montebourg est celui de sa compagne.

    De même, si dans cette grande interview on retrouve ce qu’annonce aujourd’hui Montebourg, on n’y trouve rien qui nous indique ce qu’est la culture pour ces gens-là. C’est un discours purement technocratique. Un exemple parmi tant d’autres : « Sur une politique comme l’éducation artistique et culturelle, l’enjeu est la capacité à articuler de façon transversale l’action au sein des DRAC dans le cadre d’une stratégie territoriale. »

  • Le Marocain

    Il y avait déjà trois Marocaines qui avaient un maroquin dans le gouvernement socialiste de la France. Depuis samedi il y a un Marocain, qui n’a pas de maroquin, mais qui est depuis samedi dernier le porte-parole du parti socialiste. Français. Mais bien sûr Karim Bouamrane est français. Aussi.

  • La comédie parlementaire

    Ce fut le titre d’une grande chronique hebdomadaire du très regretté Georges-Paul Wagner dans Présent. C’est le titre qui m’est venu à l’esprit en lisant l’extrait d’un article du Point cité par le Salon Beige à propos du vote final du budget 2017 à l’Assemblée nationale.

    C’était vendredi soir, et si l’on comprend bien il y avait très peu de députés en séance. Pour le vote final du budget de la nation…

    Tout à coup arrivent 11 députés de l’opposition. S’ils votent, le budget est rejeté. Mais ils ne sont pas là pour voter contre le budget. Ils viennent seulement, à la demande de Valérie Pécresse, pour voter contre un amendement qui priverait la région de la recette d’une taxe.

    L’amendement rejeté, le ministre du Budget, paniqué, demande à Valérie Pécresse : « Vous allez partir maintenant ? ». Et les 11 s’en vont. Et le budget est voté.

    Ainsi va la démocratie. J’ai une idée pour faire des économies : il devrait y avoir trois députés, deux de la majorité et un de l’opposition. Ça éviterait aux ministres d’avoir des sueurs froides, et ça éviterait surtout cette honte de voir les lois votées par moins de 10% des députés parce que l’opposition complice ne s’oppose pas.

  • Des maires et le mariage

    Trente maires de France du Collectif pour l’enfance, qui ne veulent pas marier des personnes de même sexe, vont déposer vendredi un recours devant le comité des droits de l’homme de l’ONU.

    Cette procédure vise à « faire constater l'atteinte à la liberté de conscience des élus », quand la déclaration universelle des droits de l'Homme garantit ce droit pour tout individu, explique Me Claire de la Hougue.

    Une procédure, portée par 146 élus, est déjà en cours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

  • L’entrave numérique vue d’Italie

    Le député italien Gian Luigi Gigli, professeur de neurologie et président du Mouvement pour la Vie, s’en prend de façon virulente, dans une tribune publiée par l’Avvenire, à la proposition de loi française sur le « délit d’entrave numérique » à l’avortement.

    Pour permettre aux Italiens de « comprendre la portée de cette loi liberticide qui met en cause les fondements mêmes de l'État libéral, et en particulier la liberté d’expression », il explique :

    Si une loi semblable passait en Italie, nous devrions fermer ‘SOS Vie’, la structure ouverte 24 sur 24, 365 jours par an, qui écoute les femmes en difficulté à travers un numéro vert et sur Internet ». Mais surtout, ajoute-t-il, « les 12 000 bébés nés grâce aux options proposées par le ‘Mouvement pour la Vie‘ ne seraient jamais nés ». Par ailleurs, « nous devrions aussi fermer les 350 autres ‘Centres d’Aide à la Vie’ qui travaillent sur le territoire national, puisque les encouragements incitant à garder le bébé pourraient être qualifiés de pression psychologique et moral.

    Gian Luigi Gigli constate ainsi qu’en France, « la voix de quiconque » ayant « une vision différente de celle de l’Etat » est « réduite au silence », ainsi que « celle de quiconque proposerait une alternative à l’avortement aux femmes enceintes en difficulté ». Il assure que cette proposition de loi crée « un précédent dangereux, et pour la liberté d’internet, et pour la liberté de conscience » : « Il est clair que les principes démocratiques sont réduits à la pensée unique d'un Etat totalitaire ».

    Enfin, Gian Luigi Gigli dénonce « l’humiliation » faite aux femmes : « En plus de la liberté démocratique, la liberté même des femmes qui comptent avorter est humiliée, puisque l’accès aux informations est la base d’un choix pleinement libre et éclairé. En effet, en vertu de la nouvelle proposition de loi, on souhaite interdire aux femmes désirant s’informer sur l’Ivg l'accès à toute information autre que celle compatible avec le relativisme moral de l'Etat laïque, imitant ainsi la désinformation de l’époque soviétique. »

    Et de conclure : « Si nous ne voulons pas que, tôt ou tard, cette graine prenne racine en Italie, il est temps que la protestation de ceux qui aiment la liberté se lève. »

    (Gènéthique)

  • Dhimmitude

    La Fondation de l’islam de France a tenu son premier conseil d’administration, à l’Assemblée nationale (sic, mais c'est normal pour la religion d'Etat), autour de son président Jean-Pierre Chevènement.

    Parmi les « membres qualifiés », l’inévitable et omniprésent Kamel Kabtane, la caution libérale Tahar Ben Jelloun, le président du CFCM (membre de droit).

    Parmi les membres fondateurs, la SNCF, Aéroports de Paris, la SNI (« premier bailleur de France »).

    Le million d’euros donné par Serge Dassault à la Fondation des œuvres de l’islam a été transféré à la nouvelle Fondation, vu que la première n’a jamais fonctionné. C’est ce qu’on souhaite à la nouvelle.

  • La loi liberticide

    Le Sénat a voté hier la proposition de loi visant à supprimer les sites internet qui osent conseiller aux femmes de ne pas avorter. Mais le texte adopté par les sénateurs est très différent du texte adopté par les députés… même si ça revient au même.

    Pour s’y retrouver, voici l’article L2223-2 du code de la santé publique, à savoir celui qui a inventé le délit d’entrave à IVG, 1. tel qu’il est actuellement, 2. tel qu’il a été modifié par les députés, 3. tel qu’il a été modifié par les sénateurs.

    1.

    Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 :

    - soit en perturbant de quelque manière que ce soit l'accès aux établissements mentionnés à l'article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l'intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

    - soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans ces établissements, des femmes venues y subir ou s'informer sur une interruption volontaire de grossesse ou de l'entourage de ces dernières.

    2.

    Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 par tout moyen, y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse.

    - soit en perturbant de quelque manière que ce soit l'accès aux établissements mentionnés à l'article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l'intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

    - soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d'intimidation à l'encontre des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans ces établissements, des femmes venues y subir ou s'informer sur une interruption volontaire de grossesse ou de l'entourage de ces dernières.

    3.

    Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur une interruption de grossesse ou les actes préalables prévus par les articles L. 2212-3 à L. 2212-8 :

    - soit en perturbant de quelque manière que ce soit l'accès aux établissements mentionnés à l'article L. 2212-2, la libre circulation des personnes à l'intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux ;

    – soit en exerçant, par tout moyen, des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux travaillant dans les établissements mentionnés au même article L. 2212-2, des femmes venues y subir une interruption volontaire de grossesse ou de l’entourage de ces dernières. 

    Le délit tel qu’il existe actuellement concerne uniquement les personnes qui perturbent l’accès aux avortoirs ou exercent des pressions à l’intérieur des avortoirs.

    L’extension votée par l’Assemblée nationale concerne « tout moyen », donc y compris à l’extérieur de l’avortoir, et on précise : notamment l’information sur internet (mais cela concerne « tout moyen », donc aussi les journaux, les livres, la télévision, la radio, les conversations, le... catéchisme...).

    L’extension votée par le Sénat se contente de l’expression « tout moyen » qui en effet englobe internet, mais ne souligne pas la menace spécifique contre les sites pro-vie que le gouvernement veut abattre.

    Le texte va devoir être de nouveau examiné, toujours « en urgence », par les députés…

  • Maintenant on sait

    Jean-François Daraud a annoncé qu’il sera candidat du FN aux prochaines élections législatives dans la circonscription de Carcassonne.

    Le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France a aussitôt entamé la procédure visant à exclure le frère Daraud.

    Au moins les électeurs sauront que le candidat FN est (lui aussi) franc-maçon.

  • Encore un jour noir

    Le délit d’entrave numérique à l’avortement, permettant de supprimer les sites internet qui ne célèbrent pas le droit fondamental de tuer les enfants avant la naissance, a été adopté en première lecture, sans surprise, dans un hémicycle quasiment vide, à main levée.

    Il s’agit d’une « extension » du délit d’entrave à avortement, qui figurera donc dans le même article du code de santé publique, le même alinéa, celui où il est précisé que ce délit est passible de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende…

    L’amendement visant à supprimer l’article unique de la loi a été rejeté par 35 voix contre 15. Car il y a encore 15 députés (sur 577 : 2,6%) qui osent se dresser contre la dictature de la culture de mort…

    On remarquera aussi que « la rapporteure » (sic), Catherine Coutelle, a pu se payer le luxe de rappeler :

    En décembre 1994, le président de la Conférence des Évêques, Mgr Duval, désapprouvait les commandos anti-IVG. En 1993, l’Assemblée nationale avait adopté, dans un relatif consensus, la loi Neiertz, instaurant le délit d’entrave à l’IVG. Le 21 décembre de la même année, le tribunal correctionnel de Bordeaux prononçait des peines d’emprisonnement contre les membres d’un commando anti-IVG.

    Désormais on pourra mettre en prison ceux qui mettent sur internet un témoignage de femme ayant mal vécu son « IVG ». Car, a souligné « la rapporteure », c’est la même entrave que de s’enchaîner à la porte d’un avortoir, et c’est donc la même sanction.

    On remarquera enfin que le texte prend soin de préciser :

    « par tout moyen de communication au public, y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne »

    Donc tous les médias sont concernés, même si dans un premier temps on va s’en prendre aux sites internet.

  • Macron géographe

    Dans le livre signé par Emmanuel Macron, on apprend que Villeurbanne est dans la région lilloise.

    Voilà ce que c’est de publier un livre sans même lire ce que les nègres – choisis pour leur infaillible compétence technocratique - ont écrit…

  • Singerie laïque

    L'Assemblée nationale a adopté hier en première lecture une proposition de loi sur l’organisation de « funérailles républicaines », comme il y a déjà les baptêmes républicains et le… mariage civil.

    En fait la loi prévoit déjà la possibilité de ces funérailles, mais les communes n’étaient pas obligées de les organiser, et en conséquence beaucoup de familles étaient « contraintes d'accepter des obsèques religieuses », comme dit le rapporteur du texte Hervé Féron.

    Comme quoi même les laïcistes athées ont besoin de rites, et même spécifiquement d’un rite pour la mort…

    *

    A propos d’Hervé Féron. Il est député socialiste de Meurthe-et-Moselle. Adversaire de l’identité chrétienne de la France, il est en revanche un ardent défenseur de l’identité… sahraoui. Il a même réalisé un documentaire sur le Sahara occidental, “Un mur dans le désert”, pour « montrer que la culture et la transmission de la culture et des traditions peuvent permettre de préserver une identité et que c’est là un outil de résistance. Car conserver son identité permet aussi de continuer à revendiquer une appartenance à un territoire ». Un documentaire (diffusé 12 fois par la Chaîne parlementaire) où il ne craint pas de prétendre que la culture sahraouie remonte aux peintures rupestres d’il y a 4000 ans…

    Puis il a tiré un livre de ce film, édité par l’association Kaïros de Nancy (qui a notamment publié les deux tomes de “La Maçonnerie en Lorraine”, ouvrage exaltant le « combat pour la République » et ses principes aujourd’hui menacés…) Les bénéfices de la vente du livre sont versés au Croissant Rouge sahraoui…

  • A vos ordres (on n’est pas des martyrs)

    Acte 1

    Valérie Boyer, porte-parole de François Fillon, apparaît sur France 2 avec une croix autour du cou.

    Acte 2

    Caroline Fourest, et quelques autres fanatiques laïcards (qui n’ont rien contre le voile islamique) s’indignent de cette atteinte à la laïcité.

    Acte 3

    A la sortie du plateau, Valérie Boyer explique qu’elle n’enlève jamais cette croix, même quand elle se baigne ou pour dormir.

    Acte 4

    Le même jour, Valérie Boyer est sur BFM TV. Sans sa croix qu’elle n’enlève jamais… ou bien cachée… comme on a déjà vu des cardinaux et même un pape le faire...

    Ici et .

  • Ali Juppé

    Le concurrent (très) malheureux de François Fillon avait vigoureusement protesté contre le surnom d’Ali Juppé dont les méchants l’avaient affublé.

    Mais le fait est que dans les Yvelines Juppé n’arrive en tête que dans des communes à forte densité islamique : Mantes-La-Jolie, Les Mureaux, Trappes, Poissy…

    Et qu’il est aussi en tête en Seine-Saint-Denis (le département où le premier prénom donné aux garçons est Mohammed)…

    D’autre part, il semble que de nombreux électeurs de gauche soient allés voter pour Juppé.

    Si on retire les musulmans et la gauche, il ne reste vraiment plus beaucoup de voix « de droite et du centre » pour Juppé, alors que les médias en avaient fait le grand candidat…

  • Radicalisée

    Le parti radical de gauche a investi sa présidente Sylvia Pinel (ministre des gouvernements socialistes de 2012 au début de cette année) comme candidate à la présidentielle.

    Une nouvelle claque au PS et à sa « primaire de la gauche »…

  • Duettistes

    François Fillon, diabolicum :

    « J'ai voté tous les textes qui voulaient améliorer l'accès pour les femmes à l'IVG, y compris le dernier qui était proposé par la gauche. Faire planer un doute, c'est inqualifiable. »

    Alain Juppé, ridiculum :

    « Je voudrais aussi me réjouir, moi qui suis catholique, de l'évolution de l'église catholique sur ce point, du Pape François qui invite les prêtres à pardonner ce qui était encore il y a peu impardonnable. Vous voyez que l’Église progresse. »

  • A vomir

    Propos du catholique François Fillon :

    « Jamais je n'aurais pu penser que mon ami Alain Juppé tombe aussi bas. Ça fait 30 ans que je suis parlementaire. Est-ce qu'une seule fois j'ai pris une position contre l'avortement ? Une seule fois ? Est-ce que vous avez vu une seule fois dans un programme de François Fillon des propos concernant le retour sur la loi Veil ? Jamais ! Voilà ! Alors, que la campagne reprenne sa dignité, et qu’on cesse des polémiques qui sont inqualifiables, qui, franchement, abaissent le niveau. »

    Il déclarait de même le 27 octobre sur France 2 :

    « Jamais personne, et certainement pas moi, ne reviendra sur l'avortement. Je n'ai pas à m'expliquer sur mes convictions religieuses. Je suis capable de faire une différence entre ces convictions et l'intérêt général. Je considère que l'intérêt général, ce n'est pas de rouvrir ce débat. »

    Car l’intérêt général implique le droit de tuer les bébés, même si le catholique Fillon pense que l’avortement ce n’est pas vraiment très bien. Et c’est inqualifiable, c’est abaisser le niveau, de suggérer que François Fillon puisse être opposé au massacre des fœtus. D’autant que le prophète Fillon sait que personne jamais ne s’y opposera.

    Si l’on pouvait trouver quelque chose d’amusant dans cette sinistre et sanglante mascarade, c’est la métamorphose du bourgeois catho. Naguère il était contre l’avortement et le disait haut et fort, mais il faisait avorter sa fille en douce, à l’étranger, si elle « tombait enceinte » hors mariage. Aujourd’hui il est pour le droit à l’avortement, haut et fort, mais il accueillerait peut-être l’enfant de sa fille « tombée enceinte » hors mariage… Naguère il sauvait des vies, sauf celle de sa chair, aujourd’hui il applaudit à la condamnation à mort de millions de petits d’hommes, mais il en sauve un (peut-être, éventuellement).

    Quand je vois la vidéo d’aujourd’hui j’ai une réaction de frayeur, car c’est le diable qui s’exprime, comme on le voit fugitivement sur l’expression de Fillon habituellement inexpressif.

    Le problème, monsieur Fillon, c’est que le bon Dieu, il a aussi les vidéos. Et que ce qui comptera ce n’est pas ce que vous pensiez, mais ce que vous faisiez.

    Quant à moi je vais sans doute voter Trump aux deux tours. Donald Trump, lui, n’est pas catholique, et il ne fait pas semblant de mener une vie de bourgeois catho. Mais il dit et répète, ouvertement, sans fard, qu’il est contre l’avortement, et il va le montrer.

  • Planète showbiz

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    Une soixantaine de « personnalités » ont signé un texte publié dans le Journal du Dimanche pour dire « Stop au Hollande bashing ». Ces gens-là dénoncent le « dénigrement permanent » dont est victime le président de « notre » République, qui incarne « parfaitement » la « stature d’homme d’Etat », et bien entendu dans leur palmarès de la si louable action présidentielle ils n’oublient ni « le mariage pour tous » ni « le remboursement complet de l’IVG et de la contraception ».

    Ce sont sans doute les plus connues de ces « personnalités » qui figurent sur le montage photographique du site du JDD. Je sais que je ne suis pas vraiment branché, mais je ne peux mettre un nom que sur quatre des huit photos. Quant aux autres…

    Quoi qu’il en soit, c’est un catalogue de gens qui vivent sur une autre planète…

  • Glups

    J’avoue que je ne comprends pas du tout comment François Fillon a pu arriver en tête de façon aussi spectaculaire.

    Il me fait toujours penser à ce que disait Nigel Farage à Herman Van Rompuy : « Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d'une serpillière humide et l'apparence d'un petit employé de banque. »

    Personne ne se souvient de ce qu’a pu faire François Fillon comme Premier ministre, puisqu’il n’était en réalité qu’un « collaborateur » du président Sarkozy, selon la formule de celui-ci, et pas même son premier collaborateur, qui était Claude Guéant.

    François Fillon, dont Sarkozy fit annuler un passage à la télévision parce que « il n’y en a qu’un qui parle », avait donc pour fonction d’inaugurer les chrysanthèmes. Et c’est assurément ce dont on se souvient.

    Par exemple l’inauguration de la grande mosquée d’Argenteuil. Car c’était la première fois qu’un Premier ministre de la Ve République inaugurait un lieu de culte. Non seulement un lieu de culte musulman, mais extrémiste, comme le montre la photo officielle de Matignon montrant Fillon tout sourire devant une fillette entièrement voilée, alors que l’islamisme « normal » exige qu’une femme soit voilée à partir de la puberté.

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    Par exemple aussi la gerbe de fleurs au mausolée de Ho Chi Minh, avant un discours exaltant le communisme vietnamien qui s’est ouvert au marché… (C’était quatre jours après les célébrations du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin…)

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    La droite la plus bête du monde a-t-elle voté Fillon en croyant voter Trump contre le candidat de la pensée unique Juppé ? Ou bien est-ce la gauche qui a voté en masse pour humilier Sarkozy ? Dans ce cas la gauche ne va sans doute pas voter au second tour de la primaire…

    Quoi qu’il en soit, il y a donc des chances que Fillon soit le prochain président.

    Au fond ce sera peut-être moins énervant à voir que si c’était Sarkozy. Encore que…

    Mais on peut se consoler un peu en voyant que le site EUobserver définit Fillon comme un « conservateur pro-russe » - ce qui sur ce site est tout le contraire d’un éloge…

  • Macron : deux questions

    La déclaration de candidature d’Emmanuel Macron est semble-t-il un événement planétaire, puisque les chaînes d’information continue ne parlent que de ça aujourd’hui (et donc n’informent plus, si tant est qu’elles le fassent d’habitude).

    Mais, alors qu’on parle uniquement de Macron, je ne vois personne se poser deux questions que je me pose, et encore moins y répondre.

    1 - Il a inauguré son QG de campagne, dans le 15e arrondissement de Paris, des locaux « trois fois plus grands » que ceux qu’il avait à la Défense. Macron n’ayant pas derrière lui l’appareil d’un parti, qui paye ?

    Je ne conteste à personne le droit de donner de l’argent à Emmanuel Macron, mais ce pourrait être intéressant de savoir qui paye ces locaux – et ceux qui y travaillent.

    2 – Est-on sûr qu’il aura ses 500 signatures au point qu’il est inutile d’en parler ?

    Ce qui est sûr est qu’il n’aura que très peu de signatures socialistes, puisque les élus sont tout sauf courageux et qu’il suffira à l’appareil du PS de signaler aux distraits que bien entendu ils n’auront plus l’investiture s’ils signent pour Macron…

    A priori on se dit que Macron pourra compter sur de nombreuses signatures « de droite » puisque sa candidature rend encore plus inéluctable l’absence d’un candidat de gauche au second tour, et donc l’élection du candidat « de droite ».

    Sauf si… sauf si Macron prend un positionnement tellement « centriste » qu’il puisse faire sérieusement de l’ombre au candidat « de droite » qui sera centriste.

    La question ne se pose-t-elle vraiment pas ?

  • Eh oui, soumises…

    Les activistes qui se disent « Ni putes ni soumises » ont bien été obligées de se soumettre à l’ordre d’expulsion de leurs locaux parisiens.

    Lesquels avaient été inaugurés en 2006 par le président de la République en personne, Jacques Chirac.

    Mais elles n’ont jamais payé le loyer… Normal : leur patronne, la socialiste Fadela Amara, devenait ministre de Sarkozy l’année suivante. Quand t’es ministre tu ne payes pas, non ?

    Mais le tribunal d’instance a froidement constaté qu’il y avait un impayé de 140.000 euros et que ça suffisait comme ça…

    Grandeur et décadence des lobbies de la République…