17 avril 2014

Pas mal…

Je n’ai pas l’habitude de reproduire des textes des hiérarques socialistes (ni d’ailleurs d’autres partis). Mais le billet de Claude Bartolone sur Dominique Voynet est tellement bien troussé que je ne résiste pas au plaisir de vous le faire partager. (Qu’il soit écrit par Bartolone ou par un nègre, auquel cas : bravo le nègre.)

*

Dominique Voynet a été nommée aujourd’hui, en conseil des ministres, Inspectrice générale des affaires sociales.

Étrange décision.

Triste itinéraire d’une enfant gâtée de la République.

Elue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l’être, Madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du « système », restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d’en profiter goulûment.

Au mieux, cette nomination apparait comme le « golden parachute » d’une élue en mal d’électeurs. Au pire, elle procède d’un accord politique lui ayant permis de s’exfiltrer de Montreuil après avoir laissé cette ville en ruines et la gauche divisée comme jamais.

En toute hypothèse, cette nomination est un regrettable accroc à la République irréprochable que nos compatriotes appellent de leurs vœux.

*

(Petite précision: le salaire d'un inspecteur général des affaires sociales se situe entre 85.000 et 100.000 € par an. Pour un travail qui, éventuellement, peut occuper deux jours par semaine.)

16 avril 2014

Les obsèques du « gaulliste de gauche »

Philippe Dechartre, mort le 7 avril à 95 ans, fut la principale figure du « gaullisme social » et du « gaullisme de gauche ». Il fut trois fois secrétaire d’Etat, entre 1968 et 1972, et il était le doyen du Conseil économique et social quand il l’a quitté, en… 2010. Il était président d’honneur de l’Etoile civique (ancien mérite civique), grande croix de la Légion d’honneur, grand croix de l’ordre national du mérite, commandeur des palmes académiques.

Une cérémonie a eu lieu hier aux Invalides en son honneur. Entre autres personnalités, il y avait pas moins de quatre anciens grands maîtres du Grand Orient de France.

Philippe Dechartre avait été initié dans une loge du Grand Orient en 1946, il fut le cofondateur d’une autre loge du Grand Orient, et il était en même temps membre d’une loge de la Grande Loge de France…

Le gouvernement était représenté par le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, qui n’est pas (du moins officiellement) franc-maçon. « La qualité de son discours, dit le blog franc-maçon de L'Express, a été salué par des dignitaires, car il a rappelé le parcours de Dechartre dans la Résistance et surtout son attachement aux valeurs de la Franc-maçonnerie. »

02 avril 2014

Les socialistes en campagne contre Bruxelles…

Après l’immense claque des municipales, les socialistes vont se retrouver confrontés aux européennes. Avec le gouvernement qui ne change pas et qui donc ne va rien changer, ils vont dans le mur. Que faire ? Eh bien, ils osent, et c’est à ça qu’on les reconnaît : eux qui sont des valets patentés des maîtres de l’Europe, voilà que tout à coup ils s’en prennent à l’Europe coupable de tous les maux.

Revoilà donc le célèbre discours (qui a tant servi, aussi à l’UMP) : tout ce qui va mal, c’est la faute à l’UE, votez pour nous et vous allez voir comment on va se battre contre ces salauds qui vous imposent l’austérité, le chômage, etc.

C’est si grotesquement télécommandé que l’agence Reuters (indépendante du pouvoir français) en a fait une longue dépêche, L'Europe bouc émissaire de retour dans le discours socialiste, où l’on trouvera les sorties des uns et des autres. Notamment Montebourg se glorifiant tout à coup d’avoir voté contre la Constitution européenne, en compagnie, souligne-t-il avec révérence, de Manuel Valls (il oublie Fabius)…

01 avril 2014

Valls halal et casher

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"Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël." (Phrase prononcée le 17 juin 2011, jour où il se déclare candidat à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle...)

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"Je souhaite une évolution de la loi de séparation de 1905 pour qu’un peu d’argent public aille à la construction de mosquées."

Valls frénétique

valls.jpgManuel Valls dévoré d’ambition croit être arrivé à l’avant dernière marche de ce que certains appellent encore le pouvoir suprême, qui ne l’est plus depuis longtemps. Il a toutes les chances de se griller. Car c’est sur lui que va retomber l’inévitable poursuite et regain d’impopularité.

Nicolas Sarkozy était lui aussi dévoré d’ambition. Mais il avait eu l’intelligence de ne pas passer par la case Matignon…

26 mars 2014

Ce n’est pas la peine de mort qui pose problème

Le secrétaire général du parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine Xi Jinping est reçu en France avec tous les honneurs. Et ce matin je voyais les salariés des laboratoires Mérieux l’applaudir chaleureusement…

Car il y a les dictateurs honnis et les dictateurs encensés.

Puisque le premier responsable du communisme chinois vient en France pour que la France fasse des affaires avec la Chine, il n’est pas question, de toute façon il n’est jamais question, de dire quoi que ce soit qui fâche notre ami du laogai. Donc on ne parle pas des « droits de l’homme », comme disent benoîtement les gazettes.

Quand même, on pourrait lui parler de la peine de mort, ronchonne-t-on çà et là, notamment dans la presse de gauche – et le Nouvel Observateur en fait un titre.

Comme si le problème était celui de la peine de mort…

En Chine il n’y a aucune liberté religieuse, aucune liberté politique, aucune liberté sociale, aucune liberté familiale (enfant unique, avortements et stérilisations forcés). Les journalistes de gauche pourraient au moins dénoncer l’absence de liberté de la presse, et les syndicalistes dénoncer l’interdiction des syndicats. Comme chacun sait, il n’y a pas de syndicats libres en Chine parce que les ouvriers sont au pouvoir (ils sont tous affiliés au syndicat qui dépend du parti). Et comme règne en Chine, d’autre part, un capitalisme sauvage, les ouvriers sont exploités comme nulle part ailleurs sur la planète. Notamment ceux que l’on fait venir des campagnes pour construire les mégalopoles, et qui sont quasiment des esclaves, entassés dans des cages. Mais le savent-ils, nos journaleux, que pour circuler en Chine les Chinois doivent avoir un passeport, et que le passeport octroyé aux ouvriers venus des campagnes ne leur donne pas le droit d’aller dans les boutiques de la ville où on les fait venir pour travailler ?

Qu’on soit pour ou contre la peine de mort, ce n’est pas le premier problème des Chinois, loin de là. Mais les journalistes de gauche (pardon pour le pléonasme) gardent toujours une sympathie pour un régime de gauche, aussi totalitaire qu’il soit, surtout quand dans leur jeunesse ils ont été maoïstes…

25 mars 2014

Les Verts à la rescousse du maire bolchevique

A Villejuif, les listes UMP, UDI, divers gauche et EELV  avaient réussi à s’unir pour faire tomber le maire communiste, Claudine Codillot, héritière et continuatrice du stalinisme municipal (stade Gagarine, cité Maurice Thorez, crèche Aubrac, médiathèque Elsa Triolet, structure multi-accueil Nelson Mandela..).

Mais la direction d’EELV-les Verts a dénoncé l’accord, mis son groupe local sous tutelle (c’est celui d’Alain Lipietz…), et apporté son soutien, et le logo du parti, à la candidate communiste...

 

Addendum

Et à Billy-Montigny, dans le Pas-de-Calais, le candidat UMP se rallie au maire communiste sortant pour contrecarrer le Front national.

 

22 mars 2014

Une liste 100% turque

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Contrairement à la liste turque « Union de la diversité » de Villefranche-sur-Saône qui a un Français de souche et quelques noms arabes, la liste turque de Bischwiller est 100% turque ; mais elle ne se dit pas de la « diversité ». Elle veut seulement un « nouvel élan »…

(via FDesouche)

21 mars 2014

Contrordre : pas besoin de carte d’identité

Un décret a été publié hier au Journal Officiel, qui annule la disposition du décret du 18 octobre 2013 pris en application de la loi du 17 mai 2013 : finalement, les votants ne seront pas obligés de justifier de leur identité dans les communes de moins de 1.000 habitants.

Décision prise en catastrophe afin d’éviter une plus grande abstention, et parce que les maires avaient crié très fort, le président de l’association des maires des petites communes ayant même affirmé qu’il n’appliquerait pas la loi.

D’autant que les candidats aux municipales dans les petites communes ont un autre sujet de mécontentement : l’obligation pour toute liste d’avoir une couleur politique. Ce qui est tout simplement aberrant pour ces communes.

On sait que si la liste ne donne pas sa couleur politique, la préfecture lui en attribue une d’office. C’est officiellement pour mieux cerner politiquement les résultats – mais ce qui est aberrant au départ reste aberrant à l’arrivée…

Ce qui n’est pas aberrant, toutefois, est que les préfectures sont aux ordres du ministère de l’Intérieur… Il ne m’étonnerait pas qu’il y ait une inflation de listes « divers gauche » dans les communes de moins de 1.000 habitants…

Beurk : Juppé à fond LGBT…

Alain Juppé s’engage auprès du lobby LGBT pour que tous les supports de communication de Bordeaux relaient les campagnes LGBT, pour que la ville subventionne un centre LGBT, multiplie les partenariats (notamment avec la « maison des adolescents »….), à donner une place aux LGBT dans les cérémonies de commémoration de la déportation, à les faire parler devant le conseil municipal des enfants et le conseil des jeunes, à soutenir la marche des fiertés, la semaine des sexualités, un festival cinématographique gay, etc.

Officiel : les Femen ne sont pas une secte…

Suite aux témoignages de deux anciennes Femen décrivant de façon très claire leur ancien groupe comme une secte, Georges Fenech avait saisi la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Après examen du dossier, la Miviludes conclut que les Femen ne sont pas une secte.

Circulez, il n’y a rien à voir.

Pourtant le premier critère de la Miviludes et l’emprise mentale, et c’est précisément de quoi parlaient les anciennes adeptes.

Mais il n’y a évidemment rien d’étonnant à ce que la Miviludes prenne cette décision : il s’agit d’un organisme « interministériel », donc aux ordres du gouvernement socialiste, et son président est Serge Blisko, à qui les socialistes ont donné ce poste parce qu’aux dernières législatives ils ont donné sa circonscription aux Verts…

15 mars 2014

La diversité à Villefranche-sur-Saône

Voici la liste « Union démocratique de la Diversité », l’une des cinq listes qui se présentent aux municipales de Villefranche-sur-Saône, capitale du Beaujolais :

1 M. OZ Yusuf

2 Mme FARAH Jamilla

3 M. LAZREG Benheni

4 Mme GÜVERÇIN Gülay

5 M. HECHAICHI Nasser

6 Mme CALIS Imran

7 M. DEMIRCI Emre

8 Mme BAS Hayriye

9 M. MEYSONNET Frédéric

10 Mme BOUDOUH Louisa

11 M. YAPICI Selcuk

12 Mme BAKAR Sumeyra

13 M. SOUILAH Nordine

14 Mme ALBAYRAK Nazmiye

15 M. OMEZZINE Mouez

16 Mme HECHAICHI Zeyneb

17 M. BOYUKKORBUZ Adilenes

18 Mme OZ Ayse

19 M. ACHOURI Abdellah

20 Mme CHOUDAR Khedidja

21 M. GULEL Mehmet

22 Mme REZGUI EP OMEZZINE Maissa

23 M. OZ Mehmet

24 Mme JABER Najette

25 M. DASSI Fathi

26 Mme PINAR Sema

27 M. OYMAK Ibrahim

28 Mme KARABULUT Seyma

29 M. AKCA Bilal

30 Mme OZ Nazli

31 M. KARACA Ahmet

32 Mme GUNERHAN Hulya

33 M. DEMIRCI Ibrahim

34 Mme YAPICI Hacer

35 M. ERDOGAN Abdoulah

36 Mme CHERIFI Khedidja

37 M. ARDICLIK Mukahil

38 Mme YILMAZ Betul Sultan

39 M. ARDICLIK Ali-Osman

A première vue, on se demande où est la diversité dans cette liste de candidats turcs, et même s’il ne s’agit pas d’un canular, ou d’une liste pour des élections en Turquie.

Mais il s’agit bien de la liste n° 4 des élections municipales à Villefranche-sur-Saône.

Et la diversité y est, si l’on cherche bien : il y a manifestement 1 Français de souche sur les 37 candidats. Et il doit bien y avoir aussi deux ou trois Maghrébins, car il y a quelques noms spécifiquement arabes (mais il y a aussi des Arabes en Turquie…).

Au fait, tous ces gens-là sont français. Et ils nous expliquent ce qu’est pour eux la diversité…

(Ils sont français mais ont une connaissance encore un peu sommaire de notre langue, comme en témoigne l’objet déclaré de l’association : « Concourir a l'expression du suffrage universel et au débat politique, dans la plus pure tradition de république française ; udd promeut des valeurs républicaines, et justice sociale ; udd travaille pour des projets qui respecte la diversité, la démocratie, égalité et le développement durable, compte tenu de cet objet, udd constitue un groupement politique au sens des articles l52-8 et l522 du code électorale ; udd se conforme à la législation en vigueur concernant le financement de la vie politique. »)

(Via FDesouche)

12 mars 2014

Une autre nouveauté électorale ubuesque

Dans le cadre de l’extension tous azimuts de la loi de l’emmerdement maximum, le mode de scrutin des communes de 1.000 à 3.500 habitants a été aligné sur celui des plus grandes communes. De ce fait, non seulement les listes doivent être complètes et rigoureusement paritaires (un homme une femme), mais en outre chaque liste doit confesser à la préfecture sa « nuance politique ». Or la grande majorité des listes, dans ces communes, sont apolitiques, ou fabriquées de bric et de broc avec des gens de gauche comme de droite, ou surtout sans opinion précise, qui veulent bien se dévouer pour la commune, ou du moins figurer sur une liste.

Et donc la majorité de ces listes ne déclarent pas leur « nuance politique ». Mais comme c’est obligatoire, c’est la préfecture qui, dans ce cas, attribue aux listes une « nuance politique », en se fondant sur divers « indices », c’est-à-dire de façon parfaitement arbitraire.

Cette classification est censée « permettre une meilleure connaissance et compréhension des équilibres politiques nationaux » et « apporter un éclairage aux citoyens sur l'offre politique qui a lieu à un moment donné de notre histoire ». On sait déjà que le résultat sera dépourvu de toute fiabilité.

05 mars 2014

La « justice » française

Le « scandale » Buisson n’est pas dans ce que « révèlent » les enregistrements, contrairement à ce que vont répétant tous ces hypocrites qui jouent les vierges effarouchées. Les propos tenus (dont certains font plaisir à entendre) ne sont que des propos privés comme en tiennent tous les responsables en privé. Il n’est pas sans intérêt de noter que la personnalité la plus en pointe dans la dénonciation de ces enregistrements est Christiane Taubira, qui se dit « atterrée », parle d’« atteinte à la morale publique », de « déloyauté », d’atteinte aux « institutions ».

Mais c’est elle qui est responsable, en tant que ministre de la Justice, de ces atteintes et de cette déloyauté.

Car le scandale n’est pas dans ce qui est dit, le scandale réside dans le fait que ces enregistrements ont été saisis par la justice dans le cadre des perquisitions dans l’affaire des sondages de l’Elysée. C'est du moins ce qu'affirme Henri Guaino, qui est bien placé pour le savoir.

Par conséquent ces « révélations » viennent de l’institution judiciaire.

C’est ce qu’on appelle paraît-il le secret de l’instruction.

26 février 2014

L’Institut du Pays Libre et les municipales

Logo+Institut+Pays+Libre.jpgPour les élections municipales, l’Institut du Pays Libre, organe de réflexion et d’orientation de la   résistance nationale et chrétienne, invite tous les Français qui refusent la politique d’idéologie génocidaire de la gauche à voter et faire voter partout pour assurer sa défaite.

L’Institut du Pays Libre les convie à faire élire partout dans les bourgs et les villages les candidats qui ne sont pas de gauche connus pour leur honnête dévouement au bien commun. Dans les villes, il faut voter et faire voter pour les listes des candidats les plus proches des valeurs de la droite de conviction, appliquée à la gestion municipale, ce que doit clairement manifester leurs programmes.

- Ils doivent ainsi signifier leur refus de subventions aux associations de quadrillage idéologique gauchiste ou islamiste du territoire.

- Ils ont à manifester leur volonté d’une action culturelle authentique à rebours des œuvres et spectacles de décréation et de déni d’humanité de la néo-barbarie nihiliste contemporaine.

- Il faut qu’ils s’engagent à apporter toute l’aide possible aux initiatives de défense de la vie, de la famille et des libertés de l’éducation.

- Les économies faites par ailleurs, on attend d’eux de fermes engagements d’action pour la sécurité de tous.

L’Institut du Pays Libre invite donc à voter partout où ils s’en présentent pour les candidats du Front National ou de droite nationale explicitement défenseurs des valeurs de la culture de vie, si évidemment ils donnent toutes les garanties non seulement d’honnêteté mais aussi d’intelligence et de créativité politique.

Au premier tour, on votera pour les plus proches de nos exigences.

Au second tour, faute de mieux, pour faire échec à la nomenklature du régime, quelquefois mais sans illusion pour les candidats du « moindre mal ».

19 février 2014

Le genre va percuter la parité…

Les Verts sont obligés de revoir leur liste pour les municipales de Toulouse, à cause de la loi sur la parité qui exige la stricte alternance homme-femme. En effet, à la 31e place figure Florence Bertocchio, entre deux femmes : ce qui fait trois femmes de suite. En réalité, Florence Bertocchio est François Bertocchio, qui était déjà candidat aux dernières élections régionales (2010). A l’époque il se disait déjà « Florence » mais ce n’était pas officiel. Maintenant c’est officiel et il ne peut plus s’appeler François…

Comme le dit le Salon Beige, la loi sur la parité se révèle transphobe. De fait la loi sur la parité va se heurter à l’idéologie du genre. Cette loi est en réalité une violation flagrante de la liberté de genre : alterner un homme et une femme, c’est une sacralisation politico-électorale du sexe biologique qui est typiquement un stéréotype de genre, de ceux-là même dont on ne cesse de nous dire qu’il faut les déconstruire.

07 février 2014

L’amendement sur ce qui n’existe pas

Au troisième jour de l’examen de la réforme de la formation professionnelle, l’Assemblée nationale a adopté – SANS DÉBAT - un amendement contre les « stéréotypes de genre ».

Le texte prévoyait que « le service public de l'orientation tout au long de la vie » doit concourir « à la mixité professionnelle ». Il dit désormais qu’il « concourt à la mixité professionnelle en luttant contre les stéréotypes de genre ».

C’est terrible comme les rumeurs ont la peau dure. Au point qu’on vote à l’Assemblée – SANS DÉBAT – des amendements sur ce qui n’existe pas.

01 février 2014

Une éloquente première de Valls

Pour la première fois dans l’histoire de la République, jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur a tenu à présenter ses vœux, officiellement, aux obédiences maçonniques, au ministère.

Manuel Valls a exhorté les francs-maçons à se battre contre l’extrême droite, particulièrement Dieudonné, et a dénoncé avec force les attaques indignes des factieux du Jour de colère.

Il a également souligné le rôle positif de la franc-maçonnerie dans la constitution de la République française.

22 janvier 2014

Le droit à l’avortement et l’interdiction d’y être opposé

L’Assemblée nationale (à savoir une centaine de députés, quand même) a voté sans surprise à une très large majorité la suppression de la notion de « détresse » de la femme qui veut avorter. Il s’agit désormais seulement de la femme qui « souhaite » tuer son bébé.

Quelque 19 députés (18 UMP et Jacques Bompard) avaient proposé un amendement disant qu’en conséquence l’avortement n’est plus remboursé.

Ils étaient donc 19 à avoir signé ce texte. Ils ont été… 7 à le voter. Voici les noms des 7 derniers députés qui défendent encore la vie en France : Jacques Bompard, Nicolas Dhuicq, Philippe Gosselin, Marc Le Fur, Yannick Moreau, Jean-Frédéric Poisson, Claudine Schmid.

Au moment du vote sur cet amendement, il y avait 14 députés UMP en séance (sic), dont les 6 qui l’ont voté (six autres ont voté contre, deux se sont abstenus).

Les députés ont également voté l’aggravation du délit d’entrave à IVG. Désormais est puni de deux ans de prison et 30.000 € d’amende non seulement « le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher » un avortement, mais aussi le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher « de s’informer » sur l’avortement. Ce qui permet de poursuivre notamment les sites internet de défense de la vie s’ils ne mettent pas sur le même plan le « choix » de l’avortement et le choix de la vie.

07 janvier 2014

La République contre Fontgombault

Le préfet de l’Indre avait demandé à la municipalité de Fongombault de retirer sa délibération contre le soi-disant « mariage » homosexuel. La municipalité n’a pas répondu. Le préfet a donc saisi le tribunal administratif de Limoges pour que soit annulée cette délibération « anticonstitutionnelle ».

Eh oui, elle osait parler d’une « loi naturelle supérieure aux lois humaines ».

En attendant que le tribunal administratif nous rappelle que pour la République il n’existe pas de « loi naturelle supérieure aux lois humaines », on remerciera une fois encore les élus de Fontgombault d’avoir osé le proclamer.

23 décembre 2013

Jean-Vincent Placé et le fric

Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé devait 18.000 euros de contraventions. L’affaire ayant été révélée, il a dit que c’était inexcusable, mais « c’était une période où j’avais beaucoup de problèmes personnels, où j’étais négligent ».

Comme le souligne Novopress, la « négligence » ne tient pas debout. Quand on a une telle somme de PV, on a reçu une multitude de rappels et la visite de nombreux huissiers. D’ailleurs je ne comprends même pas comment on peut arriver à une telle somme sans être saisi. Sauf peut-être quand on est un élu de la ripoublique…

On remarque aussi que cet élu est prêt à payer ses 18.000 € rubis sur l’ongle, comme si c’était une dette de 3,50 € à sa boulangerie…

Mais sans doute que pour cet homme-là (comme tant d’autres vedettes de la politique et des médias), 18.000 euros cela ne représente rien.

Ce que laisse entendre l’autre affaire Placé. Lorsqu’il était président de l’organisme de formation des élus EELV, il avait donné 75.000 € des fonds (alloués à l’organisme par l’Etat) pour contribuer à acheter le siège du parti. Ce qui est illégal. Interrogé, Jean-Vincent Placé ne se souvient pas de cela. Et si on lui dit que 75.000 € est une somme difficile à oublier, il répond : « C’est peut-être des sommes importantes pour vous. » Et l’on entend dans le ton de sa voix : « Salauds de pauvres… » (même si en l'occurrence ce n'est pas à une pauvre qu'il parle).

11 décembre 2013

Le noyau dirigeant de l’épiscopat s’engage…

Le conseil permanent de la conférence des évêques de France a commis son pensum pour les élections municipales.

Prenant leur courage à deux mains, à la fin du texte, les dix évêques du noyau dirigeant, dans un sursaut véritablement héroïque et historique, « condamnent les discours populistes répandant la suspicion contre toute représentation politique », et qui engendrent « la peur puis la violence » par le « rejet de l’autre ».

Ce que Le Figaro traduit naturellement ainsi :

« Les évêques de France s'engagent contre l'extrême droite »

Il fallait le faire. Ils l’ont fait. Bravo. Espérons qu’ils n’oublieront pas de nous donner leurs consignes pour les élections européennes, avec un couplet européiste renforcé vu les menaces « populistes » plus graves encore que pour les municipales…

05 décembre 2013

L’Assemblée nationale se vide pour la loi de finances…

Christian Eckert, député socialiste, commençait ainsi, hier, un texte sur son blog :

« La présence des députés en séance fait toujours parler. C'est normal. Les gens qui nous observent sont choqués de voir des hémicycles vides, des votes acquis avec des nombres ridicules de votants... »

C’était en fait pour dénoncer… Valérie Pécresse, qui selon lui utilise « la technique de Lourdes : faire des apparitions ». L’image est quelque peu désagréable, pour ne pas dire déplacée et même choquante, surtout qu’il y revient aussi lourdement que possible. Mais on ne saurait combattre la tradition laïcarde de la gauche…

On apprend ainsi que mardi les téléspectateurs ont pu voir (comme d'habitude) l’hémicycle plein, pour la séance des questions au gouvernement, et qu’ensuite ce fut le désert, alors qu’il s’agissait de commencer à débattre du projet de loi de finances rectificative.

Après la présentation du texte par les deux ministres (de l’Economie et du Budget), son rapporteur (Christian Eckert), et le président de la commission des Finances, il y eut un débat sur une motion de rejet préalable et une motion de renvoi en commission, déposées par l’UMP.

Il y avait alors encore quelques députés UMP, pour défendre ces motions. Et aussi quelques députés PS, mais moins nombreux, puisque Christian Eckert précise : « Tout cela s'achève vers 20h15 sans encombre, les SMS prévenant les troupes du moment du vote, pour s'assurer d'être majoritaire. »

En effet il est déjà arrivé qu’il y ait quelque chose comme 15 socialistes et 18 UMP en séance, et qu’un texte de l’opposition soit donc voté, ce qui fait tache…

Mais, une fois les motions rejetées, alors que va commencer l’examen du projet de loi… il n’y a plus personne. Il n’y a plus « aucun député de droite ». Juste « quelques députés socialistes »… Et c’est alors que Valérie Pécresse (ancien ministre du Budget) fait une « apparition », juste le temps d’une intervention à la tribune.

Et Christian Eckert commente :

« L'image des parlementaires se dégrade... Le populisme se répand... A nous de veiller à notre comportement. »

Si j’étais méchant j’ajouterais : le problème est que quand on est rapporteur d’un projet de loi on est bien obligé d’être là, contrairement aux copains…

30 novembre 2013

Un « débat » à « l’Assemblée nationale » ?

Les médias ont beaucoup parlé de la proposition de loi sur la prostitution. Elle a été votée hier à l’Assemblée nationale, à l’issue d’un débat dont on nous dit et redit à longueur de dépêches et d’articles qu’il fut finalement « consensuel ».

Voici une image du « débat » de la « représentation nationale », au plus fort de la discussion :

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Le pire est que cet absentéisme n'est pas réservé à cette proposition de loi. C'est le lot habituel des discussions à l'Assemblée nationale. Sauf quand il y a les caméras de télévision...

 

09 novembre 2013

Tout est dit en trois titres

Le mouvement dit des Bonnets rouges est bien un mouvement populaire, comme le montre l’hostilité affichée des médias de la pensée unique :

Libération :

Faut-il porter un bonnet rouge pour échapper à la justice ?

(C’est ce journal qui milite toujours, depuis sa création, pour l’impunité des manifestants. A condition qu’ils aient une estampille gaucharde.)

L’Express :

"Bonnets rouges": les Français sévères face à la poursuite du mouvement

20 minutes :

«Bonnets rouges»: Les Français leur demandent de cesser leur mouvement

(C’est un simple sondage selon lequel 57% des personnes interrogées souhaitent que le mouvement se termine, contre 40% qui le soutiennent. Les 57% sont devenus « les Français »…)

11 octobre 2013

Au moins comme ça c’est clair

Jean-François Copé, président de l’UMP, a assuré hier soir sur France 2 : « Je n’ai jamais eu d’opposition d’aucune sorte à l’idée du mariage homosexuel. »

26 août 2013

Marie-Claude Bompard : la cohérence

Maire de Bollène, Marie-Claude Bompard refuse de célébrer le « mariage » de deux lesbiennes. Elle les a reçues pour leur expliquer qu’elle n’avait rien contre les homosexuels et qu’elle respectait les personnes mais que le mariage est entre un homme et une femme.

Contrairement à son mari le député-maire d’Orange, qui fait célébrer ces parodies de mariage par un adjoint, Marie-Claude Bompard refuse cette solution. Ce qui est logique. L’adjoint ou le conseiller qui procède à un mariage le fait par délégation du maire. C’est donc le maire qui en est « l’auteur », même s’il n’est pas là. Marie-Claude Bompard demande donc au préfet de désigner lui-même l’élu qui présidera à la mascarade.

Affaire à suivre, bien sûr.


N.B. A noter la parution, le mois dernier, d'une bande dessinée intitulée "Si Bollène nous était contée", par le directeur de la communication de la commune, Jean Vallier, et le dessinateur Frank Marest. Avec cinq pages sur les bienheureuses carmélites martyres d'Orange, qui s'étaient réfugiées à Bollène.

14 août 2013

Ça c’est envoyé !

La lettre de Robert Albarèdes à la sénatrice Laurence Rossignol qui, victime d’un vol à un distributeur de billets, a déclaré : « Le premier problème de l’insécurité, c’est la lâcheté collective. »

A lire sur Boulevard Voltaire.

09 août 2013

Comme ça en passant…

C’est le 5 août que Le Monde a dévoilé un rapport du Haut Conseil à l’intégration proposant d’interdire les signes religieux (en clair le voile islamique) à l’université. Ce qui a suscité aussitôt une polémique.

Manuel Valls parle tous les jours aux micros des radios et télévisions.

Mais c’est seulement aujourd’hui 9 août qu’il a évoqué la proposition du Haut Conseil. Pour dire qu’elle est « digne d’intérêt ». Alors que plusieurs ténors socialistes s'étaient déjà exprimés en sens contraire.

Un sondage venait d’être publié indiquant que 78% des Français sont pour l’interdiction du voile à l’université.

Mais ce n’est sûrement qu’une coïncidence.

06 août 2013

La liberté d’expression est en train de mourir pour de bon

En réaction à l’immonde agression d’Act Up contre la fondation Jérôme Lejeune, un « militant anti-mariage homo très engagé et actif sur les réseaux sociaux » (selon la presse), Stéphane Journot, twittait ceci :

« Ce qui est cool avec Act-Up, c'est qu'ils portent déjà le triangle rose, ça va faciliter les choses ». Illustration à l’appui, avec une photo où l’on voit les militants d’Act Up dans leurs œuvres, effectivement vêtus de leur fameux tee-shirt à triangle rose.

Un tweet qualifié d’« apologie de la déportation pour motif d'homosexualité » par le porte-parole de l'Inter-LGBT, soulignant que c’était pénalement répréhensible.

Stéphane Journot étant paraît-il connu aussi comme militant UMP, son parti a engagé une procédure d’exclusion. Laquelle a toutes les chances d’aboutir, vu que Stéphane Journot… n’est plus membre de l’UMP. L’essentiel étant pour le parti de montrer qu’il se conforme strictement à la dictature de la pensée unique.

Act Up déverse du faux sang devant les locaux de la fondation Jérôme Lejeune et colle des affiches insultantes pour une institution dont les buts ne sont qu’admirables, et cela n’émeut personne. Il est normal de s’en prendre à elle, puisque sa communication est assurée par la présidente de l'association Manif pour tous, Ludovine de la Rochère : c’est donc une institution « homophobe »…

L’agression de la fondation Jérôme Lejeune est normale, mais si un militant de la vie a le culot de protester par un simple tweet ironique, c’est le branle-bas de combat contre le nazi qui fait l’apologie de la déportation…

Le même jour, Eduardo Rihan Cypel a annoncé mardi qu’il portait plainte contre Bruno Gollnisch qui l’avait traité de Français « de fraîche date »…

Eh bien, cela, ce n’est plus, du tout, la France.