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Islam

  • Pakistan : 106 inculpations pour le meurtre de deux chrétiens

    Un tribunal antiterroriste a inculpé 106 personnes de l’atroce assassinat d’un couple chrétien, Shahzad et Shama Masih, lynché et brûlé vif après avoir été accusés de blasphème en novembre dernier dans la ville de Kot Radha Kishan, au Pendjab. Il y aurait encore 32 autres suspects en liberté.

    Selon la reconstruction basée sur des témoignages acquis par le tribunal, trois chefs religieux des mosquées locales, et le patron de la briqueterie, sont accusés d’avoir incité une foule d’environ 400 musulmans à lyncher les deux conjoints, après avoir retrouvé des pages du Coran brûlées dans les environs de leur habitation. La foule aurait demandé à Masih et à son épouse de se convertir à l’islam ou d’affronter les conséquences d’une action de blasphème. Les deux jeunes ont refusé et ont été enfermés et séquestrés pendant une nuit avant d’être traînés nus sur une route nouvellement empierrée, et jetés au feu.

    Quel que soit le résultat de ce procès, qui est une première au Pakistan, ce sont donc de vrais martyrs.

  • La mosquée préfectorale

    Conformément à ce que le préfet lui avait demandé, la communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines (Camy) a autorisé la vente de l’ancienne trésorerie de Mantes-la-Ville à une association musulmane, en passant par dessus l’autorité du maire FN.

    Le maire, Cyril Nauth, souligne que « c'est inacceptable », et envisage d’user de son droit de préemption, ou d’attaquer le permis de construire : il y aura des problèmes de circulation et de stationnement, sans parler d'éventuels « troubles à l'ordre public ».

  • Un prêtre enlevé en Syrie

     

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    Deux hommes armés sont arrivés en moto au monastère de saint Julien l’Ancien (Mar Elian el Cheikh) à Qaryatayn, une oasis dans le désert, à 60 km de Homs et à une centaine de km de Palmyre. Ils ont contraint le Père Mourad, prêtre syro-catholique, âme du renouveau chrétien de la ville, à prendre sa propre voiture et, sous la menace des armes, lui ont imposé de se diriger vers une destination inconnue. L’enlèvement a été confirmé hier par l’archidiocèse syro-catholique de Homs. Un diacre aurait été également enlevé mais cela n’est pas confirmé.

    La ville de Qaryatayn a été plusieurs fois prise par des jihadistes et bombardée par l’armée syrienne. Le P. Mourad, en compagnie d’un avocat sunnite, a joué le rôle de médiateur afin de garantir que le centre urbain de 35.000 habitants soit épargné pendant de longues périodes par les affrontements armés, et le monastère a accueilli des centaines de réfugiés.

    Selon le journal suisse Le Temps, le P. Mourad avait envoyé, la veille, ce message : « Les extrémistes de Daech s’approchent de notre ville. A Palmyre, ils ont tué beaucoup de gens en coupant leur tête. Priez pour nous, SVP. »

  • Comme en URSS

    Le maire UMP de Venelles (Bouches-du-Rhône), a déclaré sur Twitter, jeudi, jour de l’Ascension :

    « il faut interdire le culte musulman en France. »

    Puis il a interpellé Nicolas Sarkozy pour lui demander de prendre la même position.

    A l’UMP, on a aussitôt commenté que Robert Chardon était très malade et n’était donc pas tout à fait responsable de ses propos gravement islamophobes.

    Mais il les a calmement réitérés à des journalistes, précisant que c’est son cancer qui lui a ouvert les yeux. « Je supprime la loi de 1905 et proclame que la République favorise la pratique de la foi chrétienne », a-t-il ajouté.

    Alors l’UMP a lancé une procédure d’exclusion contre lui.

    Dès le lendemain, c’est-à-dire hier vendredi, Robert Chardon a été hospitalisé d’office. Cette demande d’hospitalisation a été formulée par « un tiers compte tenu de l’incohérence de ses propos ».

    Car seul un fou peut demander qu’on interdise la religion du jihad "d’amour de paix et de tolérance©". Nous en sommes là.

  • Dans la vallée du Khabour

    Selon les sources de Fides, la coalition dirigée par les Etats-Unis a intensifié ces quatre derniers jours ses opérations aériennes sur la rive occidentale du Khabour (près de Hassaké en Syrie), et plusieurs villages assyriens auraient pu être repris à l'Etat islamique.

    Mais on n’a aucune nouvelle fiable des quelque 230 assyriens pris en otages en février.

  • Le préfet qui veut imposer une mosquée

    La République est laïque, ce qui veut dire, depuis la définition de 1905, qu’elle est anticatholique. La laïcité, cela peut donc conduire à favoriser la construction de mosquées, comme l'avait confirmé Jean Glavany, et comme on le voit d’ailleurs partout en France. Dans les Yvelines, on passe à la vitesse supérieure. Jusqu’ici ce sont les maires qui subventionnaient les mosquées. A Mantes-la-Ville, c’est le préfet, le représentant de l’Etat, qui veut imposer la mosquée, contre l’avis de la municipalité, et des citoyens qui ont élu cette municipalité notamment parce qu’elle promettait qu’il n’y aurait pas de mosquée.

    A Mantes-la-Ville, en 2013, une convention avait été signée, selon laquelle la Communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines (CAMY) devait vendre les locaux de l’ancienne trésorerie municipale à la ville de Mantes-la-Ville, qui devait ensuite les céder à une association musulmane.

    La nouvelle municipalité FN a gelé le processus.

    Pour contourner le problème, le préfet, dans un courrier à la CAMY, a invité les élus à « envisager la possibilité d’une vente directe à l’association ».

    Bref, le préfet décide d’imposer une mosquée à Mantes-la-Ville, en passant par dessus les prérogatives de la municipalité, et contre l’avis de la population.

    Ce préfet s’appelle Erard Corbin de Mangoux, ma chère.

    Je ne sais pas si ses ancêtres ont fait les croisades, auquel cas ils doivent se retourner dans leur tombe, mais avant d’être préfet il était directeur de la DGSE (par la grâce de son ami Sarkozy), et c’est sous sa responsabilité que Mohammed Mehra aurait pu pénétrer en Israël, en septembre 2010, avec pour contrepartie de livrer des renseignements aux services français (juste avant d'aller se former chez les talibans en Afghanistan, toujours en liaison avec la DGSE).

  • En Egypte

    On apprend que l’armée égyptienne est discrètement intervenue en Libye spécifiquement pour libérer 27 chrétiens éthiopiens faits prisonniers par des jihadistes.

    Ces Ethiopiens ont été ramenés au Caire, le 7 mai, et le président Sissi les a accueillis en personne à l’aéroport.

    Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a téléphoné au chef de l’Etat égyptien, pour lui exprimer sa reconnaissance.

    D’autre part, hier soir, à la télévision, le président Sissi a réitéré sa demande d’une révision de l’islam. Il a déclaré que les efforts faits jusqu’à présent pour « renouveler le discours religieux » en Egypte et ainsi « tarir les sources » de l’extrémisme et du terrorisme « ne sont pas encore suffisants ». Et il a de nouveau sollicité l’Université islamique al-Azhar et les autres institutions religieuses nationales afin qu’elles montrent plus d’engagement dans ce domaine, ce qui pourrait avoir un fort impact en Egypte et dans d’autres pays de la région.

  • TJ Joseph : des agresseurs condamnés

    Plusieurs bourreaux de TJ Joseph, le professeur qui avait eu la main tranchée par des islamistes au Kerala (Inde) en 2010, ont été condamnés vendredi dernier à Ernakulam.

    Dix d’entre eux ont été condamnés à 8 ans de prison, trois autres à deux ans. Et aussi à verser à TJ Joseph 800.000 roupies (11.000 €) de dommages. Le procureur, qui avait demandé a prison à vie,  a déclaré que ce jugement n’était pas satisfaisant et qu’il allait faire appel.

    Le plus important est que le principal suspect est toujours en fuite.

    Le dimanche 4 juillet 2010, des militants du « Front populaire de l’Inde » avaient attaqué TJ Joseph, professeur au collège Newman de Thodupuzha, alors qu’il revenait de l’église, et lui avaient tranché la main droite, au motif qu’il s’était rendu coupable de blasphème envers le Prophète.

    L’affaire remontait au mois de mars précédent. Ce professeur avait donné à ses élèves un exercice de malayalam consistant à rétablir la ponctuation dans un texte. Le texte était d’un auteur du Kerala. Il racontait l’histoire d’un poissonnier nommé Mohammad qui ne cesse de s’appauvrir alors qu’il travaille de plus en plus, et qui devenait fou de désespoir et interpellait Allah. Le blasphème était que le poissonnier s’appelait Mohammad…

    Il y eut alors des manifestations organisées par les islamistes du « Front populaire de l’Inde », le professeur fut interpellé, inculpé, et suspendu d’enseignement.

    Le 4 juillet, il y eut donc l’agression. En septembre, il était licencié du collège, sans solde et sans pension. Mais l’université Mahatma Gandhi, dont dépend le collège, révoquait la décision et le rétablissait à son poste.

    Le 15 novembre 2013, il était acquitté par la cour d’appel du Kerala.

  • Supprimer les églises en Algérie

    De l’agence Fides :

    Il faut fermer toutes les églises chrétiennes se trouvant sur le territoire algérien et les transformer en mosquées là où cela est possible. Telle est la proposition lancée par le responsable algérien salafiste Abdel Fattah Zarawi, Président du Front libre salafiste d’Algérie, qui la fait passer comme une réaction légitime aux épisodes d’islamophobie qui, à son avis, déferlent dans de nombreux pays d’Europe, à commencer par la France. C’est ce qu’indiquent des sources algériennes consultées par l’Agence Fides. Dans le cadre de cette campagne contre les églises, immédiatement reprise par les réseaux sociaux et les blogs liés aux groupes salafistes, les basiliques d’Algérie – telle que Notre-Dame d’Afrique à Alger et celle de Saint Augustin à Annaba – sont qualifiées de résidus de l’époque coloniale dont le pays doit être libéré.

  • Le soi-disant "art" bobo au service de l’islam

    Il y a un « artiste » qui s’appelle Christoph Büchel, spécialisé dans la reconstitution de poubelles et de débarras. Il est islando-suisse, parce que la double nationalité c’est intéressant.

    Christoph Büchel représente l’Islande à la biennale de Venise. Pour changer des décharges publiques qu’il affectionne, il a inventé une autre « installation » : faire d’une église (désaffectée) de Venise une mosquée. Et de l’appeler « La Mosquée », en anglais bien sûr : « The Mosque ».

    Donc il a mis en tapis en direction de La Mecque et a recouvert les murs de panneaux avec des versets du Coran. Sur l’autel le crucifix a été remplacé par un mirhab. Pour entrer les hommes doivent se déchausser et les femmes se voiler. L’imam de Venise viendra y faire la prière vendredi prochain… Et les musulmans rêvent de voir l’église Notre-Dame de la Miséricorde devenir une mosquée permanente : la première mosquée de Venise…

  • Béziers

    Toute la polémique contre Robert Ménard sur le soi-disant « fichage » paraît totalement artificielle et incongrue. Elle l’est, de fait. Mais elle a une raison d’être, qui apparaît très clairement dès que l’on détourne un peu l’attention du tintamarre. Il s’agit en fait d’empêcher les Français de considérer que dans 20 ans Béziers sera donc une ville musulmane, et de réfléchir au fait que plusieurs autres villes de France (comme déjà Roubaix et une partie de Marseille) seront alors musulmanes, avec tout ce que cela implique…

  • La charia à Aceh

    L’application de la charia vient de faire un pas de plus dans la province indonésienne d’Aceh. Désormais les classes mixtes sont interdites à tous les niveaux de l’enseignement (pour l’heure la non-mixité est seulement « fortement recommandée » dans les universités), il est interdit à des personnes de sexe différent d’être en même temps sur un deux roues sauf si elles sont mariées, il est interdit aux commerçant de mettre en vitrine des mannequins ou tout décor qui évoque le monde animal (sic).

    Depuis un an sont interdits l’alcool et les vêtements près du corps, et le voile est obligatoire pour les femmes. La charia est appliquée à tout le monde, y compris les non-musulmans et les touristes.

    D’autres provinces indonésiennes, comme Bekazi et Bogor, commencent à être influencées par cette application progressive de la charia. Laquelle est théoriquement illégale selon la Constitution indonésienne…

  • 5800 migrants en deux jours

    En tout, ce sont quelque 5.800 migrants clandestins qui ont été sauvés en Méditerranée ce week-end, essentiellement par les garde-côtes italiens, quelques-uns par la marine française.

    Autrefois, les garde-côtes avaient pour mission de protéger les côtes des invasions.

    Aujourd’hui ils vont chercher les envahisseurs pour leur faire gagner les côtes…

  • L’islam modéré

    Le Salon Beige a résumé des réponses à des questions posées sur le forum de la Grande Mosquée de Lyon. Soulignons d’emblée que la Grande Mosquée de Lyon est un symbole de l’islam modéré, de l’islam républicain patin-couffin, et que son recteur le très médiatique Kamel Kabtane est un grand ami du cardinal Barbarin.

    - Est-il haram [interdit] de faire des courses pour quelqu’un qui mange du porc ?

    Réponse : c’est interdit.

    Il me paraît intéressant de donner l’explication complète, par un musulman modéré :

    Il n'est pas permis d'aider quelqu'un à commettre un péché, à perpétuer le prohiber. Allah dit: [5:2] La table servie (Al-Maidah) :  "Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition !"

    Même si cette personne est mécréante il faut savoir qu'elle est aussi concernée par les pratiques comportementales (secondaires). Aussi la consommation de la viande de porc leur est-il interdit comme pour  les musulmans. Allah le sait mieux.

    Prophète Mohammed (Prière et Bénédiction d'Allah sur lui) a dit: «Allah a maudit dix personnes qui traitent avec l'alcool. Celui qui le distille, celui pour qui il est distillé, celui qui le boit, celui qui le transporte, celui chez qui il est transporté, celui qui le sert, celui qui le vend, celui qui profite de l'argent obtenu par sa vente, celui qui l'achète pour lui-même et celui qui l'achète pour quelqu'un d'autre». (Sounan Ibn-Majah)

    Ce hadith concerne le vin mais concerne aussi toutes les choses du même ordre qui sont interdites.

    - Un musulman peut-il manger avec un non-musulman ?

    Réponse : manger avec un non musulman n’est pas interdit quand cela se justifie par un intérêt légal ou par le besoin.

    (Il est intéressant de voir l’expression « intérêt légal », qui est omniprésente : il n’y a pas de morale en islam, seulement ce qui est permis, halal, et ce qui est interdit, haram, et seul Allah sait pourquoi ceci est halal ou haram. En l’occurrence, l’intérêt légal est de convertir le convive à l’islam.)

    - Peut-on assister au baptême du bébé d'une amie chrétienne ?

     Réponse : un musulman ne peut fréquenter une église que sous la contrainte.

    - Je suis convertie. Je voulais savoir si c'était haram d'avoir la Bible chez soi ?

    Réponse : il est conseillé de brûler la Bible et d'offrir une copie de la traduction du Coran à la personne qui a offert la bible.

    En voici davantage sur la réponse :

    Il est illicite pour le frère qui a posé la question de lire l’exemplaire de la Bible que lui a offert son ami et nous lui enjoignons de le brûler pour préserver les Noms d’Allah qui s’y trouvent et pour se mettre à l’abri de sa lecture.

    Le Compagnon Omar ibn Al Khattab, qu’Allah soit satisfait de lui, a ordonné de faire ainsi pour les livres romains que les musulmans ont trouvé lors de la conquête d’Alexandrie et il a ajouté : « Notre Livre (le Coran) nous suffit. »

    Il s’agit ici d’une justification (par l’intervenant qui donne les réponses les plus étayées) de la destruction de la célèbre Bibliothèque d’Alexandrie par les hordes musulmanes d’Omar ibn Al Khattab en 642… Donc de toute bibliothèque non strictement islamique. Sans aucune réaction d’un modérateur ou de l’administrateur.

    Ce forum est le forum officiel du site de la Grande Mosquée de Lyon. C'est "un forum pour l'ensemble de la communauté musulmane": "apprentissage de l'Islam dans le respect! Solidarité et Fraternité de la Oumma! Paix et Amour entre les peuples!".

    Sic.

  • L’Eglise et l’islam au Bénin

    L’agence Fides a profité de la visite ad limina des évêques du Bénin pour poser des questions à Mgr Pascal N’Koue, archevêque de Parakou et secrétaire général de la conférence épiscopale (et très bienveillant envers la liturgie traditionnelle). Extrait :

    L’Eglise au Bénin est pleine de vitalité, comme le démontre le grand nombre de baptisés. Nombreux sont ceux qui frappent à la porte de l’Eglise catholique pour y entrer. Nos salles de catéchisme sont pleines. Nous rendons grâce au Seigneur pour la vitalité de nos jeunes. Nous le remercions également pour les écoles catholiques qui continuent à s’ouvrir. Nous savons que différents cadres du Bénin se sont formés dans les écoles catholiques. Nous remercions le Seigneur pour l’unité ecclésiale. Il n’existe pas de différences entre le nord et le sud, comme cela a lieu dans d’autres pays. Nous sommes 10 évêques, 2 au nord et 8 au sud, mais nous n’avons pas de problèmes entre nous.

    Nous disposons en outre de nombreuses vocations. Le problème est de former un clergé qui soit à la hauteur des défis auxquels nous sommes confrontés. Parmi ceux-ci se trouve le relativisme éthique et spirituel. Il y a aussi l’infiltration d’un islam qui n’est plus l’islam traditionnel africain qui fait qu’au sein de la même famille peuvent coexister tranquillement des musulmans et des non musulmans. Ceci devient désormais plus difficile parce qu’il existe des groupes arabisés qui viennent de l’étranger, bien financés, qui, sous le couvert d’ONG et sous le prétexte d’aider les plus pauvres, commencent à introduire des discours toujours plus violents à l’encontre des chrétiens. Il s’agit d’un phénomène encore limité mais nous devons demeurer vigilants pour porter la flamme de l’amour, de la fraternité et de l’entente réciproque.

  • Hassaké assiégée

    Témoignage de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique de Hassaké (de l’agence Fides, aujourd’hui) :

    Nous vivons actuellement un moment terrible. Pendant deux jours, les miliciens du Daesh ont attaqué Hassaké à partir de trois directions. Ils ont été repoussés par l’armée et les milices kurdes. Mais nous demeurons isolés, comme une île entourée par les djihadistes de toutes parts.

    Cette nuit nous avons appris que l’armée a bombardé la ville d’al-Shaddadi, place forte du Daesh sise à 60 km de Hassaké. On nous dit que les muezzin des mosquées demandaient aux gens d’aller donner leur sang pour sauver les nombreux blessés et, selon les informations en notre possession, il est presque certain que les 232 chrétiens assyriens que les jihadistes ont pris en otage lorsqu’ils ont attaqué les villages de la vallée du Khabour se trouvent retenus à al-Shaddadi.

  • Au Bangladesh

    Le lundi de Pâques, le  prêtre qui célébrait la messe dans un village catholique de l’ethnie khasia au Bangladesh a entendu des grands cris. Les villageois étaient attaqués par une bande d’au moins 35 musulmans. Le prêtre a reçu de graves coups de couteau, et des menaces de mort. Les musulmans ont volé de l’argent, détruit des Bibles, des croix, des images pieuses, des instruments de musique, et aussi des habitations, et ils ont tué des oies et des poulets.

    Les assaillants agissaient sur ordre de Syed Ara Begum, un riche musulman, propriétaire d’une plantation de thé, qui veut faire partir les chrétiens pour agrandir son territoire (d’autant que les chrétiens produisent aussi du thé).

    L’affaire a été connue par Asianews grâce à l’appel lancé par Mgr Bejoy N. D'Cruze, l’évêque de Syleht : « C’est une communauté très pacifique, mais qui est souvent victime de la majorité Bengali. Nous voulons la justice et la sécurité pour nos prêtres et nos fidèles. Nous espérons que le gouvernement trouvera une solution pacifique et que notre peuple pourra vivre sans tensions. »

    Ces Khasia, originaires de l’Inde, se sont installés dans la région de Syleht il y a longtemps. Ils vivent et travaillent en toute légalité dans 108 villages répartis sur quatre paroisses catholiques.

  • Ils jettent les chrétiens à la mer

    La police italienne a arrêté 15 immigrés musulmans venus d’Afrique noire, dont le bateau pneumatique venant de Libye, contenant une centaine de personnes, avait accosté mercredi à Palerme.

    Ils sont inculpés d’homicide multiples aggravés « pour raison de haine religieuse » : ils sont soupçonnés d’avoir jeté à la mer 12 de leurs compagnons pour la seule raison qu’ils étaient chrétiens. Les témoignages et des photos confirment les faits.

    Voir le communiqué de Chrétienté Solidarité Persécutions.

  • Le Christ invisible

    Près de 250 tombes ont été profanées dans le cimetière de Castres. Des dizaines de crucifix ont été jetés à terre, une statue de la Sainte Vierge a été arrachée, « le symbole de la croix était spécialement visé », selon le maire.

    Le procureur adjoint déclare n’avoir vu « pour l’instant aucune connotation à caractère religieux ou racial ».

    Parce que lorsqu’il n’y a pas d’élément anti-musulman ou antisémite (or le carré juif a été épargné) ce n’est ni religieux ni racial. C’est du vandalisme sans connotation…

    Un exemple de plus que pour les autorités tout est permis contre les chrétiens et contre la religion chrétienne : les atteintes n’en sont pas, tout simplement. C’est pire que dans certains pays musulmans.

    Addendum

    Un suspect de 21 ans a été arrêté.

    "L'homme répète en boucle des prières musulmanes, il bave, son état a été déclaré incompatible avec une garde à vue", déclare le procureur adjoint.

    Il se confirme donc qu'il n'y a rien de religieux. Puisque c'est un fou. Pas d'amalgame.

  • La charia en Indonésie

    L’Indonésie, qui est le plus grand pays musulman du monde, et dont l’islam était qualifié de modéré jusqu’à ces dernières années, est en théorie un Etat laïque. Mais la charia ne cesse de progresser (elle est même officiellement appliquée dans l’Etat d’Aceh).

    Un nouvel indice de la progression de l’islamisme sur tout le territoire : à partir de demain 16 avril toute vente de boisson alcoolisée sera interdite dans les boutiques, les échoppes et les centres commerciaux, en application d’une loi votée le 16 janvier dernier (et qui n’a donc pas été mise au placard…).

    Comme les boissons alcoolisées traditionnelles et occidentales sont répandues, y compris chez les musulmans, on considère que le gouvernement va se priver de l’équivalent de 460 millions de dollars de rentrées. Ce qui devrait être compensé, selon les autorités, par une hausse de la taxe sur les boissons alcoolisées dans les bars, les restaurants et les hôtels, où leur consommation reste permise.

  • Dhimmitude plein pot

    Le Conseil de Paris a décidé hier de faire passer le loyer annuel des locaux occupés par le CFCM de 30.583,14 € à… 100 €. En outre, 90% de la dette du CFCM, 49.216  €, lui est remise gracieusement.

    La loi de 1905 est évidemment respectée, puisque, comme chacun sait, le Conseil français du culte musulman n’a rien à voir avec le culte musulman (pas d'amalgame, s'il vous plaît).

  • Alep martyre

    La guerre s’est intensifiée à Alep… à l’approche de la Pâque orthodoxe (12 avril). Dans la nuit du jeudi au vendredi saints et le vendredi saint, les quartiers chrétiens ont été bombardés comme jamais auparavant. Il y a eu au moins 20 morts, dont aussi deux catholiques salésiens de 21 et 17 ans et leur mère.

  • Tiens…

    Trois jeunes de 21 ans, poursuivis pour avoir déposé une tête de cochon devant une mosquée de Besançon, ont été relaxés le 10 avril.

    Pourtant le ministère public avait dénoncé « un acte délibéré visant à porter atteinte à l'intégrité psychique » des musulmans.

    L’avocat des jeunes gens a fait valoir qu’il n’y avait pas eu atteinte à l’intégrité psychique de quelque musulman que ce soit puisque personne n’avait vu la tête de porc avant la police qui l’a enlevée.

    Il me semble que cela ne devrait pas suffire à une relaxe, car il n’y a pas besoin de voir pour être « atteint ».

    Mais peut-être que les juges de Besançon veulent faire comprendre qu’ils ont autre chose à faire.

    Il faut dire aussi qu’il n’y avait aucune partie civile.

  • Au Pakistan

    Le 10 avril, un jeune chrétien de 14 ans, Nauman Masih, a croisé des musulmans qui allaient à la mosquée, et qu’il ne connaissait pas. Les musulmans l’ont arrêté et l’ont questionné. Apprenant qu’il était chrétien, ils l’ont frappé et arrosé d’essence et ont mis le feu.

    L’adolescent s’est jeté dans un tas de sable avant d’être secouru. Il est maintenant à l’hôpital de Lahore et souffre de graves brûlures sur tout le corps.

    Addendum 15 avril

    Le jeune homme est mort à l'hôpital de Lahore des suites de ses brûlures.

  • Les martyrs du Jeudi Saint

    Hier matin, les témoignages sur le massacre de Garissa au Kenya (au moins 148 morts et 80 blessés) étaient aussi abondants que disparates et contradictoires. Impossible de savoir quelle était la proportion des chrétiens tués. D’autant que les chababs ne font pas toujours la distinction (Allah reconnaîtra les siens…), et en outre les étudiants des universités « à l’occidentale » commettent de toute façon un grave péché. Selon certains témoins, d’ailleurs, les (quatre, ou cinq) chababs, entrés sur le campus vers 5h30 après avoir tué deux gardiens, avaient commencé par semer la terreur à la mosquée. Selon d’autres, ils avaient commencé à tirer sur les étudiants qui allaient à la chapelle… Ensuite ils auraient tiré sur tout ce qui bouge, puis auraient pris le contrôle des dortoirs et alors auraient fait le tri, parmi les étudiants qui n’avaient pas réussi à fuir, entre musulmans et chrétiens, laissant partir les premiers et tuant ou gardant les autres en otages. Il a fallu toute la journée et une partie de la soirée aux soldats kényans pour mettre un terme à l’horreur, les chababs se faisant alors exploser.

    Il apparaît finalement que la quasi totalité des morts, en dehors des deux gardiens, d’un policier et d’un soldat (dont on ne connaît pas la confession) étaient des chrétiens. Non pas fauchés par d’aveugles rafales de kalachnikov, mais froidement exécutés un par un. Un employé des ambulances Saint-Jean disait : « Ils ont tous la face contre terre, et ils ont été abattus d’une balle dans la nuque. »

    Une rescapée parlant de ses trois camarades tuées dit : « L’erreur qu’elles ont faite, c’est d’avoir dit : Jésus, sauve-nous, parce que c’est à cet instant qu’ils les ont abattues. »

    L’erreur ? Mais les chababs triaient d’abord en fonction des vêtements – et les chrétiennes n’étaient pas voilées. La terrible erreur aurait été de renier le Christ. En mourant dans la prière, comme les 21 coptes en Libye, elles ont été d’authentiques martyres. Les chababs ricanaient, en parlant de leur mort inéluctable : « Ça nous fera de belles vacances de Pâques. » Mais ce sont les chrétiens qu’ils ont massacrés qui sont allés participer directement au triomphe pascal.

  • Un certain président Muhammadu Buhari…

    Goodluck Jonathan n’a pas eu de chance cette fois-ci malgré son prénom : l’élection présidentielle du Nigeria a été remportée par son rival Muhammadu Buhari.

    On ne peut pas dire que ce soit une bonne nouvelle, même si l’homme assure avoir changé…

    Muhammadu Buhari est un homme du nord islamiste, né à Daura, à la frontière du Niger. Il est de l’ethnie Fulani, celle de ces « bergers » musulmans qui massacrent régulièrement les paysans chrétiens. En 2001 il avait souligné son « engagement total à la charia qui déferle sur tout le Nigeria ». En 2013 il demande au gouvernement d’arrêter de massacrer les gens de Boko Haram et déclare que ce qui est responsable des problèmes de sécurité du pays, c’est… « l’activité militante du Delta du Niger », autrement dit des ethnies chrétiennes du sud. Faut oser… Toutefois il avait plus récemment élevé la voix contre Boko Haram et avait même échappé à un attentat jihadiste.

    Le général Muhammadu Buhari a 72 ans. Dès 1966 il avait participé à un coup d’Etat militaire qui s’était notamment soldé par l’assassinat de la plupart des officiers Ibo (ethnie chrétienne du Delta). En 1976 il est ministre du Pétrole et, en même temps, directeur de la Nigerian National Petroleum Corporation. C’est alors que 2,8 millions de dollars ont disparu des comptes de la dite NNPC.

    En 1983 il est le commandant de la division blindée de Jos. Il fomente un coup d’Etat, prend le pouvoir et instaure une dictature.

    Mais en 1985 il est renversé par un autre coup d’Etat mené par un autre général.

    Il s’était présenté aux présidentielles de 2003, 2007 et 2011. Les trois fois il avait violemment contesté le résultat, alors qu’en 2003 il avait eu 32% des voix, et en 2007 moins de 19%. En 2011 il avait de nouveau frôlé les 32%, et il dira: « Si ce qui est arrivé en 2011 se produit à nouveau en 2015, par la grâce de Dieu, le chien et le babouin seront tous trempés de sang. »

    Ouf… (pour le moment).

  • En Syrie

    La ville d’Idlib, entre Alep et Lattaquié, non loin de la Turquie, a été prise le 28 mars par les jihadistes d’al-Nosra (Al-Qaida). Il y avait un bon millier de chrétiens dans la ville avant la guerre civile. La majeure partie d’entre eux avait fui. Plusieurs orthodoxes ont été arrêtés par al-Nosrah, dont le curé, selon les sources de Fides. Une contre-offensive de l’armée syrienne est en cours.

  • Boko Haram

    L’armée nigériane annonce avoir repris la ville de Gwoza et détruit le quartier général de Boko Haram.

    Gwoza était l’une des trois dernières zones contrôlées par Boko Haram au Nigeria.

    On notera ce curieux commentaire d’un prêtre, le P. Père Tor Alumuku, interrogé par Fides :

    « Selon certaines estimations, 80 à 90% des zones occupées par Boko Haram ont été libérées au cours de ces dernières semaines par l’armée nigériane, avec l’aide de celles du Tchad et du Niger. On a vu comment l’offensive militaire a été préparée au cours de ces derniers mois, grâce aux fournitures d’armes provenant d’Afrique du Sud, après que les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, aient refusé de vendre des armements au Nigeria. »

    D’autre part, si les troupes de Boko Haram ne sont plus ni au Nigeria, ni au Niger, ni au Tchad, où sont-elles ? Et où aura lieu la prochaine attaque ?

  • Boko Haram

    Les troupes du Niger et du Tchad ont repris la ville de Damasak, au Nigeria, qui était occupée par Boko Haram depuis des mois. Selon plusieurs témoins cités par les agences de presse, les jihadistes auraient pris avec eux quelque 500 enfants dans leur fuite.

    La semaine dernière on a trouvé plus de 70 corps en décomposition sous un pont près de cette ville.

  • Au Pakistan

    Nouvelle attaque d’une église catholique à Lahore. Hier à 14 h, deux hommes masqués en moto ont ouvert le feu contre les policiers en faction devant l’église Saint-Pierre.

    Il y a, attenant à cette église, une école. Les élèves ne s’y trouvaient pas. Mais il s’agit à l’évidence de terroriser les chrétiens.