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Islam

  • Au Pakistan

    Deux frères, Qaisar and Amoon Ayub, chrétiens, ont été condamnés à mort pour « blasphème ». Un juge adjoint est allé le leur signifier dans leur prison pour « raison de sécurité ».

    L’affaire remonte à 2010. Qaisar travaillait au service international d’un centre commercial de Lahore. Il y eut une discussion dans son bureau au cours de laquelle un homme insulta la sœur d’un autre. Et cela se retourna contre Qaisar, qui subit des menaces de mort. Lui et son frère ont fui un moment en Thaïlande, puis son revenus. Finalement ils se sont fait arrêter en novembre 2014, et ils ont été inculpés pour blasphème, parce qu’on a trouvé sur un site internet à leur nom des propos contre l’islam. C’est un site qui avait été abandonné par Qaisar en 2009 et repris par un « ami » musulman…

    La défense des deux frères est prise en charge par l’ONG CLAAS, qui souligne qu’à cause des menaces islamistes les tribunaux traînent puis condamnent et laissent la responsabilité aux cours d’appel, de sorte qu’il faut de nombreuses années pour acquitter les innocents. (A supposer que l’avocat fasse son travail en appel, ce qui ne fut pas le cas pour Asia Bibi.)

  • Aveugle est grand et Castaner est son prophète

    Le ministre de l’Intérieur, suite à la revendication par l’Etat islamique de la fusillade de Strasbourg :

    « Ce n'est pas la revendication totalement opportuniste de Daech qui change quoi que ce soit. Il y avait ici un homme qui a nourri en son sein le mal. »

    (Même pour évoquer l’Etat islamique, Castaner prend soin – comme ses collègues – de ne jamais employer le mot « islam ».)

  • Un tweet de Christophe Castaner

    « Je conclus ce soir à l'@imarabe le Congrès des musulmans de France du CFCM. Un moment important alors que nous avons à poursuivre ensemble vers un seul objectif : un Islam qui ait toute sa place en France, ancré dans les valeurs de la République. »

    Castaner tel qu’en lui-même, ignorant tout de l’islam, voulant donner toute sa place à une idéologie totalitaire qu’il imagine pouvant être ancrée dans les valeurs de la République, alors que le totalitarisme laïque de la République est le contraire du totalitarisme théocratique de l’islam…

  • Au Pakistan

    Le ministre de l’Information du Pakistan, Fawad Chaudhry, a déclaré hier que Khadim Hussain Rizvi, le chef de Tehreek-e-Labaik Pakistan, arrêté le 23 novembre, est accusé de terrorisme et d’émeute, ce qui est passible de prison à vie.

    Lors de l’acquittement d’Asia Bibi, Khadim Hussain Rizvi avait appelé à manifester, et le pays avait été bloqué par des manifestations violentes pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que le gouvernement accepte qu’il y ait une possibilité de révision du procès, et qu’Asia Bibi ne puisse pas sortir du Pakistan avant la décision de la Cour suprême.

    Le 3 novembre, le gouvernement avait affirmé que l’arrestation de Khadim Hussain Rizvi n’avait « rien à voir » avec ces manifestations. Mais hier le ministre a clairement fait le lien, et il a précisé que 2.899 personnes avaient été arrêtées dans le Pendjab, 139 dans le Sindh, 126 à Islamabad.

    Quant à Asia Bibi et sa famille, ils vivent cachés, sous la protection du gouvernement, obligés de changer souvent de lieu parce qu’une armée de mollahs est à leurs trousses…

  • Idlib islamique

    Dans la province d’Idlib, en Syrie, Hayaat Tahrir Al Sham (organisation de la libération du Levant), ex-al Nosrah, ex-al Qaïda, a décrété que « tous les biens chrétiens sont considérés comme des butins de guerre et, par conséquent, seront saisis ».

    Le patriarcat arménien catholique a confirmé que c’est en effet ce qui se passe, et ce qui se passait déjà. Les chrétiens (arméniens et orthodoxes) ont fui en 2012 pour échapper au massacre, après que plusieurs eurent été décapités comme « partisans du régime de Damas ».

    Il s’agit souvent de familles aisées, dont les belles maisons sont devenues celles des chefs jihadistes. Les squatteurs des autres maisons de chrétiens ont le choix entre quitter les lieux ou payer un loyer à l’organisation jihadiste.

    Hayaat Tahrir Al Sham contrôle 70% de la province d’Idlib. Le reste est sous le contrôle de divers groupes tous hostiles aux chrétiens : le parti islamique turc (sic), les Faucons de la forêt, les Apôtres de l’unité, les Gardiens de la religion, les Grands-Parents du Caucase (sic : des Tchétchènes et des Azerbaïdjanais), l’Armée de la Gloire, et la soi-disant Armée syrienne libre.

  • Chronique des collabos

    Et des « artistes » tarés.

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    Werner Puntigam et Klaus Hollinetz sont des « artistes » autrichiens qui réalisent des « installations sonores ». Ce qu’ils font est tellement intéressant que cette vidéo emblématique de leur « art », publiée il y a deux ans sur Youtube, a été vue... 96 fois.

    Cela n’empêche qu’on leur a donné l’ancienne chapelle Notre-Dame, au milieu de ce qui est aujourd’hui l’OK-Platz, à savoir la place de la « Maison de la Culture ouverte », pour diffuser une petite propagande islamique pendant l’Avent.

    Il s’agit très précisément de propagande islamique, et il s’agit très précisément de l’Avent.

    Car à partir du premier dimanche de l’Avent, ces deux « artistes » vont diffuser à partir de la chapelle anciennement catholique un enregistrement de divers « appels à la prière » effectués au Mozambique, en Algérie, à Istanbul et à Singapour, mélangés à des bruits urbains. Et cela au moment même du début de la prière du soir, dont on nous donne les horaires qui changent puisque c’est au coucher du soleil.

    L'« œuvre » s'appelle "ADHINA", c'est-à-dire appeler (à la prière musulmane).

    Ils disent qu’ils veulent faire prendre conscience que l’islam et le christianisme sont des religions de paix…

  • Le massacre d’Alindao

    Selon le rapport de l’ONU sur le massacre d’Alindao en Centrafrique, le 15 novembre dernier, 48 personnes ont été tuées, essentiellement des réfugiés du camp attenant à la cathédrale, dont des femmes et des enfants, ainsi que le vicaire général du diocèse, Mgr Blaise Mada, et le Père Célestin Ngoumbango, curé de Mingal. La cathédrale a été incendiée, ainsi que tous les bâtiments annexes. Le massacre a été perpétré par l’UPC (unité pour la paix en Centrafrique –sic), issue des milices islamistes de la Seleka, dirigée par le général peul Ali Darassa.

    Le personnel des ONG a été évacué. Mais l’évêque, Mgr Cyr-Nestor Yapaupa et trois prêtres ont voulu rester aux côtés de la population.

    Témoignage de Mgr Juan Jose Aguirre Muños, évêque de Bangassou, limitrophe de celui d’Alindao :

    Ne cessez pas de dénoncer le massacre des chrétiens. Demandez pourquoi il a eu lieu.

    L’événement qui a déclenché le massacre a été le meurtre d’un mercenaire nigérien de l’UPC quelques jours auparavant. Les membres de l’UPC sont des peuls provenant en majorité de pays voisins, tels que le Niger. L’UPC, née d’une scission de la Seleka, est installée à Alindao depuis 5 ans, et en particulier dans l’ouest de la ville. La mission catholique se trouve dans la partie est de la cité, où se trouve également le camp d’évacués pour les non-musulmans qui compte quelques 26.000 résidents.

    Les représailles ont été terribles. Les hommes d’Ali Darassa ont assailli, saccagé et incendié le camp d’évacués et tué des femmes et des enfants, livrant aux flammes la cathédrale où ont été tués les deux prêtres. Immédiatement après, les mercenaires de l’UPC ont laissé entrer dans l’est de la ville d’Alindao des groupes de jeunes musulmans provenant de la partie ouest qui ont saccagé l’évêché et incendié le presbytère et le Centre de la Caritas. J’ai vu des photographies. De ces structures, il ne reste que des murs calcinés.

    A peine l’attaque a-t-elle commencé que les Casques bleus mauritaniens de la MINUSCA se sont retirés dans leur base. Il faut tenir compte du fait que les règles d’engagement de certains contingents, comme ceux de Mauritanie, d’Egypte et du Pakistan, prévoient que les militaires en question s’engagent à ne répondre aux attaques armées que s’ils sont attaqués directement. Par suite, à Alindao, les Casques bleus ont été totalement inefficaces

    Nous ne pouvons pas nous limiter à dénoncer ces massacres. Il faut aller au fond de ce qui se passe actuellement en Centrafrique. Des groupes tels que l’UPC sont formés par des mercenaires étrangers qui, depuis cinq ans, occupent une partie de notre territoire. Ils sont payés par certains Etats du Golfe et guidés par certains Etats africains limitrophes. Ils entrent à partir du Tchad en traversant Birao, avec des armes vendues à l’Arabie Saoudite par les Etats-Unis. Ils veulent diviser la Centrafrique en alimentant la haine entre musulmans et non-musulmans. De cette manière, ils en profitent pour saccager les richesses centrafricaines : l’or, les diamants et le bétail. Cependant, certains pays étrangers et non africains veulent surtout utiliser la Centrafrique comme porte pour entrer en République démocratique du Congo et dans le reste du continent, en manipulant l’islam radical. C’est ce jeu qui se trouve derrière le massacre d’Alindao.

  • Chronique des collabos

    Une école de Terni en Italie supprime son spectacle de Noël (des tableaux vivants sur la naissance de Jésus interprétés par les enfants) parce que « il perturbe les diverses cultures religieuses présentes dans l’établissement ».

    Réaction de Valeria Alessandrini, conseillère municipale (de La Ligue) pour l’école :

    « J’espère que cette décision sera réétudiée, en prenant en considération le respect des valeurs chrétiennes qui font partie de notre histoire et de notre patrimoine culturel. Respecter ceux qui professent d’autres religions ne veut pas forcément dire renoncer à nos racines, au contraire. Ce n’est qu’en respectant ce que nous avons été, et donc ce que nous sommes, que nous ferons comprendre aux autres que si chacun est libre de professer sa propre foi, il est aussi tenu de respecter l’histoire et la culture du pays où il vit. »

    L’affaire est venue aux oreilles de Matteo Salvini qui a réagi à son tour :

    Noël approche et on voit à nouveau surgir des directrices d’école qui veulent interdire les spectacles aux enfants.
    Il n’y que moi qui trouve que c’est une véritable IDIOTIE ? Il ne s’agit pas de religion, mais d’histoire, de racines, de culture.
    Vive nos traditions, moi je ne cède pas!

    A diffuser!

  • Au Pakistan

    La Federal Investigation Agency (sorte de synthèse pakistanaise du FBI et de la CIA) a été chargée de réunir des informations sur les personnes qui ont incité à la violence (y compris sur les réseaux sociaux) et causé des dommages aux bâtiments publics lors des manifestations consécutives à l’acquittement d’Asia Bibi.

    Le Premier ministre Imran Khan a exprimé sa colère et demandé l’arrestation de tous les vandales. Dès samedi, la police indiquait que 500 personnes étaient recherchées, dont le chef du TLP et son autre principal dirigeant (le Tehreek-e-Labaik Pakistan, qui est à l’origine des manifestations et qui avait obtenu vendredi matin l’accord par lequel était acceptées la demande de révision du procès d’Asia Bibi et la libération de tous les militants arrêtés au cours des manifestations…).

    Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Shehryar Afridi a demandé ce matin un rapport à la FIA, à l’Autorité nationale des bases de données et à l’Autorité des télécommunications sur l’identité des émeutiers, dont il a publié hier nombre de photos et vidéos.

    Il est difficile de se rendre compte s’il s’agit d’une gesticulation à usage à la fois interne et externe, ou d’une vraie tentative de reprise en mains après le désastreux accord de vendredi.

  • Horrible

    Le gouvernement pakistanais a cédé aux islamistes qui bloquaient depuis trois jours les principales villes du pays, et ici et là les communications téléphoniques, etc. Malgré son acquittement par la Cour suprême, Asia Bibi reste en prison.

    Dans un premier temps le Premier ministre Imran Khan avait condamné les manifestations et prévenu qu’il ne laisserait pas paralyser le pays. Puis la très puissante armée avait déclaré qu’elle était prête à intervenir. Puis l’armée a changé d’avis. Et le président aussi. Car en fait l’islamisme règne dans l’armée, et dans le gouvernement. Ainsi sont confirmées, hélas, les craintes que j’exprimais lors de l’arrivée au pouvoir d’Imran Khan.

    Ce matin a donc eu lieu une rencontre entre des représentants du gouvernement fédéral, du gouvernement du Pendjab, et du Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP) qui est à l’origine des manifestations. Et le TLP, qui n’a pourtant recueilli que 4,2% des voix aux dernières législatives, a obtenu ce qu’il voulait.

    Un accord en cinq points a été signé :

    1) Une demande de révision a été déposée dans l’affaire Asia Bibi : c’est un droit des demandeurs. Le gouvernement ne fera aucune objection à la demande de révision.

    2) Une procédure appropriée s’ensuivra immédiatement pour inclure le nom d'Asia Bibi dans la liste de contrôle de sortie (ECL).

    3) Une action judiciaire immédiate sera engagée concernant le martyre de tout individu lors de la campagne de protestation contre l'acquittement d'Asia Bibi.

    4) Toutes les personnes arrêtées le 30 octobre ou après la campagne de protestation contre l’acquittement d’Asia Bibi seront immédiatement libérées.

    5) Le TLP s'excuse auprès des personnes dont les sentiments ont été blessés lors des manifestations.

    Le point 3 est surréaliste : il n’y a eu aucun « martyr ». Le point 5 l’est encore davantage : voilà l’unique concession obtenue des fauteurs de troubles par le gouvernement. Le point 1 avalise donc la demande de révision, qui a été déposée hier, avant même la conclusion de l’accord, par l’avocat de Qari Salam, l’homme qui est à l’origine des poursuites contre Asia Bibi. Dans sa requête, Qari Salam n’oublie pas de demander qu’Asia Bibi soit inscrite sur la liste des personnes interdites de sortir du territoire (c’est le point 2 de l’accord).

    Ce matin, Qari Salam a demandé à la Cour suprême que la demande de révision soit rapidement examinée.