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Islam

  • Au Bangladesh

    Le lundi de Pâques, le  prêtre qui célébrait la messe dans un village catholique de l’ethnie khasia au Bangladesh a entendu des grands cris. Les villageois étaient attaqués par une bande d’au moins 35 musulmans. Le prêtre a reçu de graves coups de couteau, et des menaces de mort. Les musulmans ont volé de l’argent, détruit des Bibles, des croix, des images pieuses, des instruments de musique, et aussi des habitations, et ils ont tué des oies et des poulets.

    Les assaillants agissaient sur ordre de Syed Ara Begum, un riche musulman, propriétaire d’une plantation de thé, qui veut faire partir les chrétiens pour agrandir son territoire (d’autant que les chrétiens produisent aussi du thé).

    L’affaire a été connue par Asianews grâce à l’appel lancé par Mgr Bejoy N. D'Cruze, l’évêque de Syleht : « C’est une communauté très pacifique, mais qui est souvent victime de la majorité Bengali. Nous voulons la justice et la sécurité pour nos prêtres et nos fidèles. Nous espérons que le gouvernement trouvera une solution pacifique et que notre peuple pourra vivre sans tensions. »

    Ces Khasia, originaires de l’Inde, se sont installés dans la région de Syleht il y a longtemps. Ils vivent et travaillent en toute légalité dans 108 villages répartis sur quatre paroisses catholiques.

  • Ils jettent les chrétiens à la mer

    La police italienne a arrêté 15 immigrés musulmans venus d’Afrique noire, dont le bateau pneumatique venant de Libye, contenant une centaine de personnes, avait accosté mercredi à Palerme.

    Ils sont inculpés d’homicide multiples aggravés « pour raison de haine religieuse » : ils sont soupçonnés d’avoir jeté à la mer 12 de leurs compagnons pour la seule raison qu’ils étaient chrétiens. Les témoignages et des photos confirment les faits.

    Voir le communiqué de Chrétienté Solidarité Persécutions.

  • Le Christ invisible

    Près de 250 tombes ont été profanées dans le cimetière de Castres. Des dizaines de crucifix ont été jetés à terre, une statue de la Sainte Vierge a été arrachée, « le symbole de la croix était spécialement visé », selon le maire.

    Le procureur adjoint déclare n’avoir vu « pour l’instant aucune connotation à caractère religieux ou racial ».

    Parce que lorsqu’il n’y a pas d’élément anti-musulman ou antisémite (or le carré juif a été épargné) ce n’est ni religieux ni racial. C’est du vandalisme sans connotation…

    Un exemple de plus que pour les autorités tout est permis contre les chrétiens et contre la religion chrétienne : les atteintes n’en sont pas, tout simplement. C’est pire que dans certains pays musulmans.

    Addendum

    Un suspect de 21 ans a été arrêté.

    "L'homme répète en boucle des prières musulmanes, il bave, son état a été déclaré incompatible avec une garde à vue", déclare le procureur adjoint.

    Il se confirme donc qu'il n'y a rien de religieux. Puisque c'est un fou. Pas d'amalgame.

  • La charia en Indonésie

    L’Indonésie, qui est le plus grand pays musulman du monde, et dont l’islam était qualifié de modéré jusqu’à ces dernières années, est en théorie un Etat laïque. Mais la charia ne cesse de progresser (elle est même officiellement appliquée dans l’Etat d’Aceh).

    Un nouvel indice de la progression de l’islamisme sur tout le territoire : à partir de demain 16 avril toute vente de boisson alcoolisée sera interdite dans les boutiques, les échoppes et les centres commerciaux, en application d’une loi votée le 16 janvier dernier (et qui n’a donc pas été mise au placard…).

    Comme les boissons alcoolisées traditionnelles et occidentales sont répandues, y compris chez les musulmans, on considère que le gouvernement va se priver de l’équivalent de 460 millions de dollars de rentrées. Ce qui devrait être compensé, selon les autorités, par une hausse de la taxe sur les boissons alcoolisées dans les bars, les restaurants et les hôtels, où leur consommation reste permise.

  • Dhimmitude plein pot

    Le Conseil de Paris a décidé hier de faire passer le loyer annuel des locaux occupés par le CFCM de 30.583,14 € à… 100 €. En outre, 90% de la dette du CFCM, 49.216  €, lui est remise gracieusement.

    La loi de 1905 est évidemment respectée, puisque, comme chacun sait, le Conseil français du culte musulman n’a rien à voir avec le culte musulman (pas d'amalgame, s'il vous plaît).

  • Alep martyre

    La guerre s’est intensifiée à Alep… à l’approche de la Pâque orthodoxe (12 avril). Dans la nuit du jeudi au vendredi saints et le vendredi saint, les quartiers chrétiens ont été bombardés comme jamais auparavant. Il y a eu au moins 20 morts, dont aussi deux catholiques salésiens de 21 et 17 ans et leur mère.

  • Tiens…

    Trois jeunes de 21 ans, poursuivis pour avoir déposé une tête de cochon devant une mosquée de Besançon, ont été relaxés le 10 avril.

    Pourtant le ministère public avait dénoncé « un acte délibéré visant à porter atteinte à l'intégrité psychique » des musulmans.

    L’avocat des jeunes gens a fait valoir qu’il n’y avait pas eu atteinte à l’intégrité psychique de quelque musulman que ce soit puisque personne n’avait vu la tête de porc avant la police qui l’a enlevée.

    Il me semble que cela ne devrait pas suffire à une relaxe, car il n’y a pas besoin de voir pour être « atteint ».

    Mais peut-être que les juges de Besançon veulent faire comprendre qu’ils ont autre chose à faire.

    Il faut dire aussi qu’il n’y avait aucune partie civile.

  • Au Pakistan

    Le 10 avril, un jeune chrétien de 14 ans, Nauman Masih, a croisé des musulmans qui allaient à la mosquée, et qu’il ne connaissait pas. Les musulmans l’ont arrêté et l’ont questionné. Apprenant qu’il était chrétien, ils l’ont frappé et arrosé d’essence et ont mis le feu.

    L’adolescent s’est jeté dans un tas de sable avant d’être secouru. Il est maintenant à l’hôpital de Lahore et souffre de graves brûlures sur tout le corps.

    Addendum 15 avril

    Le jeune homme est mort à l'hôpital de Lahore des suites de ses brûlures.

  • Les martyrs du Jeudi Saint

    Hier matin, les témoignages sur le massacre de Garissa au Kenya (au moins 148 morts et 80 blessés) étaient aussi abondants que disparates et contradictoires. Impossible de savoir quelle était la proportion des chrétiens tués. D’autant que les chababs ne font pas toujours la distinction (Allah reconnaîtra les siens…), et en outre les étudiants des universités « à l’occidentale » commettent de toute façon un grave péché. Selon certains témoins, d’ailleurs, les (quatre, ou cinq) chababs, entrés sur le campus vers 5h30 après avoir tué deux gardiens, avaient commencé par semer la terreur à la mosquée. Selon d’autres, ils avaient commencé à tirer sur les étudiants qui allaient à la chapelle… Ensuite ils auraient tiré sur tout ce qui bouge, puis auraient pris le contrôle des dortoirs et alors auraient fait le tri, parmi les étudiants qui n’avaient pas réussi à fuir, entre musulmans et chrétiens, laissant partir les premiers et tuant ou gardant les autres en otages. Il a fallu toute la journée et une partie de la soirée aux soldats kényans pour mettre un terme à l’horreur, les chababs se faisant alors exploser.

    Il apparaît finalement que la quasi totalité des morts, en dehors des deux gardiens, d’un policier et d’un soldat (dont on ne connaît pas la confession) étaient des chrétiens. Non pas fauchés par d’aveugles rafales de kalachnikov, mais froidement exécutés un par un. Un employé des ambulances Saint-Jean disait : « Ils ont tous la face contre terre, et ils ont été abattus d’une balle dans la nuque. »

    Une rescapée parlant de ses trois camarades tuées dit : « L’erreur qu’elles ont faite, c’est d’avoir dit : Jésus, sauve-nous, parce que c’est à cet instant qu’ils les ont abattues. »

    L’erreur ? Mais les chababs triaient d’abord en fonction des vêtements – et les chrétiennes n’étaient pas voilées. La terrible erreur aurait été de renier le Christ. En mourant dans la prière, comme les 21 coptes en Libye, elles ont été d’authentiques martyres. Les chababs ricanaient, en parlant de leur mort inéluctable : « Ça nous fera de belles vacances de Pâques. » Mais ce sont les chrétiens qu’ils ont massacrés qui sont allés participer directement au triomphe pascal.

  • Un certain président Muhammadu Buhari…

    Goodluck Jonathan n’a pas eu de chance cette fois-ci malgré son prénom : l’élection présidentielle du Nigeria a été remportée par son rival Muhammadu Buhari.

    On ne peut pas dire que ce soit une bonne nouvelle, même si l’homme assure avoir changé…

    Muhammadu Buhari est un homme du nord islamiste, né à Daura, à la frontière du Niger. Il est de l’ethnie Fulani, celle de ces « bergers » musulmans qui massacrent régulièrement les paysans chrétiens. En 2001 il avait souligné son « engagement total à la charia qui déferle sur tout le Nigeria ». En 2013 il demande au gouvernement d’arrêter de massacrer les gens de Boko Haram et déclare que ce qui est responsable des problèmes de sécurité du pays, c’est… « l’activité militante du Delta du Niger », autrement dit des ethnies chrétiennes du sud. Faut oser… Toutefois il avait plus récemment élevé la voix contre Boko Haram et avait même échappé à un attentat jihadiste.

    Le général Muhammadu Buhari a 72 ans. Dès 1966 il avait participé à un coup d’Etat militaire qui s’était notamment soldé par l’assassinat de la plupart des officiers Ibo (ethnie chrétienne du Delta). En 1976 il est ministre du Pétrole et, en même temps, directeur de la Nigerian National Petroleum Corporation. C’est alors que 2,8 millions de dollars ont disparu des comptes de la dite NNPC.

    En 1983 il est le commandant de la division blindée de Jos. Il fomente un coup d’Etat, prend le pouvoir et instaure une dictature.

    Mais en 1985 il est renversé par un autre coup d’Etat mené par un autre général.

    Il s’était présenté aux présidentielles de 2003, 2007 et 2011. Les trois fois il avait violemment contesté le résultat, alors qu’en 2003 il avait eu 32% des voix, et en 2007 moins de 19%. En 2011 il avait de nouveau frôlé les 32%, et il dira: « Si ce qui est arrivé en 2011 se produit à nouveau en 2015, par la grâce de Dieu, le chien et le babouin seront tous trempés de sang. »

    Ouf… (pour le moment).

  • En Syrie

    La ville d’Idlib, entre Alep et Lattaquié, non loin de la Turquie, a été prise le 28 mars par les jihadistes d’al-Nosra (Al-Qaida). Il y avait un bon millier de chrétiens dans la ville avant la guerre civile. La majeure partie d’entre eux avait fui. Plusieurs orthodoxes ont été arrêtés par al-Nosrah, dont le curé, selon les sources de Fides. Une contre-offensive de l’armée syrienne est en cours.

  • Boko Haram

    L’armée nigériane annonce avoir repris la ville de Gwoza et détruit le quartier général de Boko Haram.

    Gwoza était l’une des trois dernières zones contrôlées par Boko Haram au Nigeria.

    On notera ce curieux commentaire d’un prêtre, le P. Père Tor Alumuku, interrogé par Fides :

    « Selon certaines estimations, 80 à 90% des zones occupées par Boko Haram ont été libérées au cours de ces dernières semaines par l’armée nigériane, avec l’aide de celles du Tchad et du Niger. On a vu comment l’offensive militaire a été préparée au cours de ces derniers mois, grâce aux fournitures d’armes provenant d’Afrique du Sud, après que les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, aient refusé de vendre des armements au Nigeria. »

    D’autre part, si les troupes de Boko Haram ne sont plus ni au Nigeria, ni au Niger, ni au Tchad, où sont-elles ? Et où aura lieu la prochaine attaque ?

  • Boko Haram

    Les troupes du Niger et du Tchad ont repris la ville de Damasak, au Nigeria, qui était occupée par Boko Haram depuis des mois. Selon plusieurs témoins cités par les agences de presse, les jihadistes auraient pris avec eux quelque 500 enfants dans leur fuite.

    La semaine dernière on a trouvé plus de 70 corps en décomposition sous un pont près de cette ville.

  • Au Pakistan

    Nouvelle attaque d’une église catholique à Lahore. Hier à 14 h, deux hommes masqués en moto ont ouvert le feu contre les policiers en faction devant l’église Saint-Pierre.

    Il y a, attenant à cette église, une école. Les élèves ne s’y trouvaient pas. Mais il s’agit à l’évidence de terroriser les chrétiens.

  • Boko Haram

    Le chef d'état-major des forces armées du Nigeria annonce que les forces de Boko Haram ont été repoussées de la quasi-totalité du nord-est du pays.

    Les islamistes contrôlaient une vingtaine de districts, ils n’en contrôleraient plus que trois.

    En espérant que ce soit vrai…

    Mais… ils ont été repoussés où ?

  • Marocaine dans son rôle

    Elle « regrette et condamne » la décision du maire de Chalon-sur-Saône de supprimer les plats de substitution au porc. « C'est une façon d'interdire l'accès à la cantine beaucoup d'enfants », dit-elle. Et elle demande aux élus de veiller à ce que chaque enfant puisse « manger à sa faim ».

    On en pleurerait d’émotion.

    C’est la Marocaine Najat Belkacem qui s’engage ainsi pour les familles musulmanes. Najat Belkacem qui, par la grâce du roi du Maroc Commandeur des croyants est membre de son Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (avec les émoluments qui vont avec), quoique ministre de la République française.

  • La réaction de l’archevêque de Hassaké au propos de John Kerry

    De façon assez surprenante, il faut bien le dire, John Kerry a très clairement déclaré sur CBS que « bien sûr » il est disposé à négocier avec Bachar el-Assad « s'il est prêt à engager des négociations sérieuses sur la façon d'appliquer Genève I », et parce que « au final il faudra négocier ».

    Le propos a été rapidement démenti par le propre ministère de John Kerry… Ce n’est pas ce qu’il voulait dire…

    Il avait provoqué des remous un peu partout, notamment en France où les sinistres malfaisants qui nous gouvernent ont éructé quelques grossièretés et stupidités sur le sujet, que je ne reprends pas car c’est une honte pour la France.

    En revanche il est intéressant de connaître la réaction qui fut celle de Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique de Hassaké (un évêque qui sait, lui, de quoi il parle) transmise par l’agence Fides :

    « C’est une option qui aurait dû être prise depuis déjà longtemps, un choix obligé si l’on veut réellement chercher une issue à cette tragédie qui a commencé voici quatre ans. Une proposition concrète de négociation doit être faite rapidement. Dans le cas contraire, cela équivaudrait seulement à gagner du temps, croyant ainsi favoriser un affaiblissement ultérieur de l’armée syrienne qui, en réalité, gagne actuellement du terrain sur tous les fronts. Mais elles ne pourront débuter que si l’on évite de poser à l’interlocuteur des conditions préalables stupides et provocatrices. Dans ce sens, les rumeurs qui préfigurent des offensives militaires dans les zones de conflit autorisées à ne tenir aucun compte des frontières entre Etats souverains ne me tranquillisent pas du tout. Cela ne me semble pas une manière correcte de commencer. Ceux qui veulent le bien du peuple syrien et du peuple irakien ne peuvent continuer à profiter des crises pour poursuivre leurs propres intérêts géopolitiques. Il faut également en finir avec la pantomime visant à accréditer l’existence de fantomatiques “rebelles modérés”, parce qu’avec le temps qui passe, toutes les factions armées opposées à Assad se sont agrégées à l’idéologie jihadiste. ».

  • Au Nigeria

    Quand ce n’est pas Boko Haram ce sont les Peuls… Au moins 90 villageois d’ethnie Egba ont été tués hier matin par des centaines d’assaillants fulani (peuls), dans l’Etat de Bénoué, au centre du Nigeria.

    Il s’agit d’un épisode de ce que l’on appelle habituellement des « violences communautaires » entre les bergers nomades et les paysans sédentaires.

    Or les bergers sont musulmans et  les paysans sont chrétiens, et les attaques sont toujours dans le même sens.

  • 14 chrétiens tués à Lahore

    Les militants de Jamaat-ul-Ahrar ont attaqué deux églises de Lahore, une catholique et une protestante, hier matin au moment de la messe. Il y avait 800 personnes dans l’une, 1.100 dans l’autre. Les fidèles qui montaient la garde ont empêché les talibans d’entrer : les terroristes se sont fait exploser à l’entrée. Il y a eu 14 morts et 80 blessés.

    Il s’en est suivi une émeute de chrétiens, dans ce quartier où ils sont plus de 100.000. Selon des témoins, des femmes ont repéré deux assaillants et les ont lynchés.

    Les évêques, dénonçant ces atrocités, ont lancé un appel au calme, salué les martyrs, et critiqué les autorités trop défaillantes dans la protection des églises, surtout au moment du culte.

    (Le groupe taliban Jamaat-ul-Ahrar a revendiqué le double attentat. Ce groupe, qui avait quitté l’an dernier l’organisation des talibans pakistanais - Tehrik-i-Taliban Pakistan, TTP, affiliée à al-Qaïda -, avait fait allégeance à l’Etat islamique et avait mené plusieurs attaques suicides. Jeudi dernier il a annoncé son retour au TTP…)

    Addendum

    Le bilan est finalement de 17 morts, dont 13 chrétiens. Les quatre musulmans sont un officier de police, le propriétaire de la boutique en face de l’église protestante (qui a empêché le terroriste d’y entrer) et son fils, et un passant en voiture.

    Quant aux trois agents de sécurité qui devaient garder l’église catholique, ils regardaient un match de cricket dans un hôtel voisin…

  • Le courage de la famille Taseer

    Lundi dernier 9 mars, la Haute Cour d’Islamabad, à la surprise de beaucoup, a confirmé la peine de mort prononcée en première instance à l’encontre de Mumtaz Qadri, le garde du corps de Salman Taseer, qui l’avait assassiné le 4 janvier 2011 parce que le gouverneur du Pendjab critiquait les lois anti-blasphème et soutenait Asia Bibi qu’il avait visitée en prison. Or Mumtaz Qadri est un héros de l’islam pour de très nombreux islamistes pakistanais, et l’on pensait que les magistrats n’oseraient pas confirmer la condamnation à mort du héros.

    Du coup, les avocats de Mumtaz Qadri, après avoir annoncé qu’ils portaient l’affaire devant la Cour suprême, ont convoqué une conférence de presse où trois partis islamistes ont  proposé à la famille de Salman Taseer le « prix du sang » : une somme d’argent contre l’abandon des poursuites.

    Le fils aîné de Salman Taseer, Shaan, a aussitôt répondu publiquement, au nom de sa famille, qu’une telle offre ne peut être perçue que comme un affront à la mémoire de son père, et que si ces partis se disent prêts à un dialogue, ils doivent d’abord condamner la violence et les menaces, et le débat portera non sur le « prix du sang » mais sur les lois anti-blasphème…

    (Eglises d'Asie)

  • A Mossoul

    L’Etat islamique a dévasté la façade de l’église de l’antique monastère chaldéen Saint-Georges de Mossoul (dont les bâtiments ont été transformés en prison), parce que les briques et les ouvertures étaient disposées de manière à dessiner une grande croix.

  • Les filles enlevées au Pakistan

    Au moins 500 cas de jeunes filles appartenant aux minorités religieuses, chrétiennes et hindoues, enlevées par des musulmans et contraintes à un mariage islamique après une conversion forcée ont été enregistrés en un an et demi, selon un forum d’ONG pakistanaises des droits de l’homme et des minorités. Tout en ajoutant qu’il s’agit seulement de cas ayant fait l’objet de plaintes, mais que de nombreux cas ne font pas l’objet d’une plainte, par crainte de vengeance et de rétorsions.

    Les ONG demandent aux autorités d’entreprendre des actions concrètes, notamment de créer une une équipe spéciale de magistrats, d’agents de police et de fonctionnaires chargée de surveiller, de signaler et d’intervenir à temps.

    (Fides)

  • La friteuse islamophobe (de Noël)

    Le jour de Noël dernier, et les jours suivants, l’Europe entière, et même le monde, était traversé d’un mouvement d’indignation contre l’affreux attentat islamophobe qui avait frappé la Suède : un individu avait lancé un engin incendiaire dans la mosquée d’Eskilstuna, alors que 70 musulmans y étaient rassemblés. Il y avait eu cinq blessés.

    Mais la police n’a jamais retrouvé la personne qui, selon des anonymes, avait affirmé avoir vu quelqu’un lancer un engin incendiaire, ni quelque trace de l’engin.

    Il se confirme qu’il s’agissait d’un accident : l’incendie avait sans doute eu comme origine un feu de friteuse…

  • En Syrie

    Hier, le nonce apostolique à Damas annonçait que « les 52 familles » assyriennes enlevées par l’Etat islamique dans les villages de la vallée du Khabour avaient été libérées le 5 et le 6 mars, sans rançon, sauf 16 personnes, 8 chrétiens et 8 Kurdes.

    Plus tard dans la journée, le nonce faisait état de nouvelles informations selon lesquelles toutes les familles n’avaient pas été libérées, l’opération ayant été interrompue à cause d’une attaque, sans doute kurde, contre les jihadistes. « L’Etat islamique détient toujours de nombreuses familles, et en fait ils en ont pris encore d’autres dans trois villages. »

    La situation est confuse, et l’agence AINA fait état de combats importants dans le nord de la vallée du Khabour (impliquant toutes les parties, y compris l’aviation syrienne), qui pourraient être le prélude d’une offensive majeure de l’Etat islamique sur toute la région.

    Le nonce dit que les jihadistes se servent des chrétiens comme boucliers humains pour protéger leur retraite quand ils sont attaqués, mais que leur situation n’est pas comparable à celle des coptes en Libye, parce que les jihadistes, du moins les Syriens, les respectent, en raison de l’engagement des Eglises pour les pauvres et les jeunes. Mais ce n’est pas vrai des jihadistes tchétchènes, saoudiens ou qataris.

  • Al-Mourabitoun

    L’attentat de Bamako a été revendiqué par le groupe Al-Mourabitoun de Mokhtar Belmokhtar.

    Le chef est bien connu, son groupe l’est moins. Il s’agit en fait de la fusion en 2013 de l’organisation de Belmokhtar « les signataires par le sang » et du « Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest » (Mujao), qui venaient de monter des opérations communes, dont l’attaque du complexe gazier d'In Amenas en Algérie.

    Al-Mourabitoune, mot arabe qui désigne les troupes stationnées, en garnison (sens assez proche de al-Qaida), est le nom d’un mouvement créé au XIe siècle par des tribus berbères islamistes en Mauritanie, qui se rendit maître du Maroc, de l’ouest de l’Algérie et d’une partie de l’Espagne et du Portugal, empire dont l’apogée fut entre le milieu du XIe et le milieu du XIIe siècle : al-mourabitoun, c’est « Almoravides ».

    Or l’annonce de la constitution de al-Mourabitoun, comme la revendication de l’attentat, ont été faites via une agence mauritanienne. Ce n’est évidemment pas un hasard.

    Et le nom de al-Mourabitoun suffit à dire quelles sont les ambitions de Belmokhtar.

    Mais tout le monde met la tête dans le sable plutôt que de voir ce qui se passe.

    L’empire des Almoravides (al-mourabitoun) au XIIe siècle :

    Empire_almoravide.PNG

  • En Syrie

    Toutes les organisations de rebelles d’Alep ont rejeté la trêve humanitaire proposée par un envoyé de l’ONU avec l’accord du gouvernement syrien. Aucun chef rebelle ("modéré" ou non) n’a même accepté de recevoir l’envoyé.

    Réaction de Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep pour les catholiques de rite latin :

    « La netteté du refus confirme à sa manière le fait que nous tous avons sous les yeux depuis longtemps : la guerre se poursuivra tant que les puissances étrangères voudront l’alimenter. Américains et Turcs viennent de déclarer avoir un plan de soutien et d’entraînement des groupes rebelles pour les trois prochaines années. Ils ont donc déjà prévu que la guerre durera encore trois ans et la population, ici, continuera à souffrir et à mourir pendant encore trois ans… Avant les révoltes, les 900 Km de frontière de frontière avec la Turquie étaient gardés et si par hasard un berger passait la frontière pour récupérer une brebis lui ayant échappé, ils tiraient et le tuaient. Maintenant, des milliers de miliciens entre par là en Syrie avec des armes lourdes alors que les réfugiés qui, de Syrie, tentent d’aller de l’autre côté pour fuir les violences des jihadistes, sont refoulés. »

    Il ajoute :

    « Comme saint Paul, nous espérons contre toute espérance parce que nous savons par expérience que Notre Seigneur est grand et bon. Notre destin est entre Ses mains et non pas dans les manœuvres intéressées de l’un ou l’autre des puissances du monde, aussi grande qu’elle soit ».

  • L’islam enseigné à l’école laïque

    Le JDD fait écho à une étude du Haut Conseil à l’Intégration, sur les Elco : les enseignements de langue et culture d’origine, qui concernent aujourd’hui plus de 92.000 élèves, en progression de 16% sur les cinq dernières années. Il s’agit surtout de l’enseignement de l’arabe : plus de 57.000 élèves, suivi loin derrière par le turc : 16.500.

    La particularité de ces enseignements est qu’ils sont dispensés par des ressortissants étrangers, sous l’autorité de l’académie, mais payés par les ambassades.

    Extrait :

    « Susceptibles de renforcer les références communautaires, les Elco peuvent conduire au communautarisme. Certains interlocuteurs craignent même que les Elco deviennent des ‘catéchismes islamiques’ », écrivent les rapporteurs. Les auteurs se sont en effet étonnés du contenu du guide de l'enseignant édité en 2010 par le ministère de l'Éducation turc et en usage auprès de certains enseignants de langue et culture d'origine. "Ainsi le chapitre V de cet ouvrage intitulé "Foi, islam et morale" insiste sur l'importance de croire en Allah, un des principes de la foi, et sur la nécessaire acquisition par les élèves d'une bonne connaissance de la vie du prophète Mahomet dont l'importance doit être mise en valeur. » Assez loin de la laïcité, française ou turque.

    On remarquera la contradiction flagrante entre la mention de la « laïcité turque » et le fait que l’ouvrage islamiste dont on parle est édité par le gouvernement turc…

    C’est là qu’on voit à quel point nos journalistes (et nos politiciens, etc.) refusent de voir la réalité. Une étude dénonce un livre du gouvernement turc qui sous couvert d’apprendre la langue turque est un catéchisme islamique, et l’on commente que c’est assez loin de la laïcité turque…

    Ils n’accepteront donc jamais de considérer l’islam tel qu’il est. L’islam ne peut pas faire la distinction entre l’enseignement de la langue et l’enseignement de la religion. Pour un musulman il n’y a pas de langue laïque. Jusqu’à quand les journalistes vont-ils accepter et répercuter ce mensonge absurde d’un islam républicain ?

  • Quelques assyriens libérés

    L’Etat islamique a libéré 19 assyriens, 17 hommes et deux femmes, tous du village de Tel Goran.

    Selon certaines sources ces libérations auraient été décidées par un tribunal islamique en échange du paiement de la jizya.

    Selon l’agence AINA, entre 262 et 373 assyriens ont été enlevés.

    Les négociations se poursuivent, par l'intermédiaire de chefs tribaux sunnites…

    Revoilà le temps du rachat des captifs.

  • « Toute cette barbarie est sacrée »

    Ibrahim Issa met les pieds dans le plat. Ceux qui prétendent que les actes de barbarie de l’Etat islamique n’ont rien à voir avec l’islam sont des menteurs, souligne-t-il. Tout ce que font ces jihadistes est référencé dans le Coran, les hadiths, la charia. C’est une « barbarie sacré », « drapée dans la religion, immergée dans la religion ».

    Ibrahim Issa est un journaliste égyptien indépendant. Réellement indépendant. Il était un opposant à Moubarak et dès la chute du régime il a été l’un des trois créateurs de la chaîne de télévision Tahrir et l’un des deux créateurs du journal Tahrir (« Libération », comme la fameuse place de la « révolution »). Mais le même homme témoignant à un procès en appel de Moubarak a déclaré tranquillement que l’ancien président était un patriote et qu’il n’avait jamais demandé l’usage de la force contre les manifestants ou la coupure des lignes de téléphone et d’internet, mais seulement des mesures pour contenir le chaos. C’est qu’entre temps il y a eu l’épisode Frères musulmans…

    Ibrahim Issa s’exprime régulièrement, semble-t-il, à la télévision ONTV (qui fait partie de l’empire de Tarak Ben Ammar). C’est le 3 février dernier qu’il y dénonçait le mensonge du padamalgam. On doit la traduction française à Memri :

    Chaque fois que l’EI commet des actes de barbarie, tels que décapiter, égorger ou brûler vive une personne, comme ils l’ont fait aujourd’hui, différents cheikhs déclarent – lorsqu’ils prennent la peine de s’exprimer – que cela n’a rien à voir avec l’islam, que l’islam n’est pas en cause, etc. Pourtant lorsque les membres de l’EI massacrent, assassinent, violent, immolent et commettent tous ces crimes barbares, ils affirment se fonder sur la charia. Ils déclarent que leurs actes sont fondés sur un certain hadith, sur un chapitre du Coran, sur une affirmation d’Ibn Taymiyyah ou sur une source historique. Il faut dire la vérité : tout ce que dit l’EI est exact.

    Cela ne devrait surprendre personne, et personne ne devrait être choqué par ce que je vais dire. Toutes les preuves et les références que l’EI apporte pour justifier ses crimes, sa barbarie et sa violence horrifiante, criminelle et condamnable… Tous les preuves et les références qu’apporte l’EI, affirmant qu’elles peuvent être trouvées dans les livres d’histoire, de jurisprudence et de droit, s’y trouvent effectivement, et celui qui dira le contraire commet un mensonge.

    Lorsqu’ils tuent quelqu’un en le qualifiant d’infidèle, lorsqu’ils violent une femme, qu’ils tuent des prisonniers et qu’ils massacrent et décapitent des gens, ils disent que le Prophète Mohammed leur a ordonné ! Dans quel contexte ? Quelle interprétation ? C’est une tout autre histoire. Aucun des [cheikhs d’Al-Ahzar] qui prétendent être modérés et qui ont demandé au président Al-Sisi de modifier le discours religieux n’ont eu le courage – pas une once de courage – de reconnaître que ces choses se trouvent effectivement [dans les sources islamiques] et qu’elles sont [moralement] erronées. Lorsqu’on prétend qu’un certain Compagnon du Prophète a fait ceci ou cela, vous devez répondre qu’il était moralement dans l’erreur. J’aimerais bien voir un seul cheikh d’Al-Ahzar avoir le courage de reconnaître qu’Abou Bakr a brûlé vif un homme. C’est vrai. Il a brûlé Fuja’ah [Al-Sulami]. C’est un épisode historique bien connu.

    Abou Bakr était-il moralement dans l’erreur lorsqu’il a brûlé vif cet homme ? Personne n’ose le dire. Aussi nous sommes dans un cercle vicieux, et on peut s’attendre à de nouvelles barbaries, car toute cette barbarie est sacrée. Elle est sacrée. Cette barbarie se drape dans la religion. Elle est immergée dans la religion. Elle se fonde uniquement sur la religion. Votre mission [de chefs religieux] est d’affirmer que si cela fait partie de notre religion, alors c’est que l’interprétation est fausse. Ne dites pas que l’islam n’a rien à voir avec cela.

  • L’université catholique d’Erbil !

    Mgr Bashar Matti Warda, archevêque chaldéen d’Erbil (capitale du Kurdistan irakien), annonce le début imminent des activités de quatre facultés de l’université catholique de la ville, dont la première pierre a été posée en 2012, et lance un appel aux dons et aux compétences.

    Telle est l’étonnante vitalité de l’Eglise chaldéenne. C’est la guerre, l’Etat islamique est à quelques kilomètres,  Ankawa, la banlieue chrétienne d’Erbil où se trouve l’université, est submergée par les réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive, mais l’université ouvre coûte que coûte, parce que c’est un symbole de la permanence chrétienne, de l’excellence intellectuelle chrétienne, un signe que les jeunes ne doivent pas partir…