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Europe

  • Ouf…

    C’est finalement le candidat pastèque Alexander Van der Bellen qui remporte la présidentielle autrichienne, avec 50,3% des voix.

    Soulagement de tout l’établissement politico-médiatique européen : c’est le candidat antinational de la culture de mort qui a gagné… L’Autriche reste dans la norme du suicide européen.

  • L’apocalypse et le démenti

    Le Trésor britannique a pondu son dernier brûlot contre le Brexit, un « rapport » signé par un ancien vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre. Selon ce texte, la croissance baisserait de 3,6 points dans le meilleur des cas, mais peut-être bien de 6 points : une sévère ou très sévère récession pour un pays qui avait la plus forte croissance du G8 (2,9% en 2014, 2,3% en 2015). La valeur de la livre chuterait de 12%, les prix intérieurs de 10 à 18%, ce qui entraînerait une chute des salaires et une hausse du chômage (presque inexistant).

    « Ce document n’est pas une étude honnête, mais une vue profondément biaisée de l’avenir à laquelle personne ne peut croire », a réagi Iain Duncan Smith, personnalité du parti conservateur, naguère ministre du Travail (il a démissionné en mars dernier à cause de la suppression d’aides aux handicapés).

    Dans le même temps, le Guardian publie les résultats de l’enquête semestrielle FT-ICSA : 61% des chefs d’entreprises du FTSE 350 (les 350 entreprises les plus capitalisées) disaient en décembre dernier que leur entreprise bénéficiait du fait que le Royaume Uni soit dans l’UE, ils ne sont plus que 37%...

    On constate que le fossé se creuse entre les entreprises du FTSE 100 (les 100 plus grandes entreprises) et celles du FTSE 250 (les 250 suivantes) qui ensemble forment le FTSE 350. 55% des patrons du FTSE 100 jugent bénéfique d’être dans l’UE, mais seulement 24% des patrons du FTSE 250.

  • Tout ça pour ça

    On a beaucoup parlé, et pendant longtemps, du fameux accord entre l’UE et la Turquie, conclu le 18 mars dernier, aux termes duquel les nouveaux migrants en situation irrégulière venant de Turquie en Grèce seraient renvoyés en Turquie, et qu’en contrepartie pour chaque Syrien renvoyé en Turquie un autre Syrien serait réinstallé de Turquie vers l’UE (et l’UE donnerait beaucoup d’argent à la Turquie pour gérer le problème et supprimerait les visas pour les Turcs).

    Hier 18 mai, deux mois après la signature de l’accord, le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, a fait le point :

    Il y a eu exactement 177 Syriens réinstallés dans l’UE. Donc aussi 177 renvoyés de Grèce en Turquie.

    Quelle belle usine à gaz (mais si rentable pour la Turquie, qui encaisse les milliards d’aide de l’UE…).

  • "Extrême droite"…

    Norbert Hofer est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle autrichienne et se retrouve favori pour le second tour, dimanche, face au candidat Pastèque (les deux grands partis institutionnels ayant été laminés).

    Norbert Hofer, membre du FPÖ, est donc partout qualifié de candidat d’"extrême droite".

    Dans une interview publiée par Die Presse ce 17 mai, il déclare qu’il est opposé à ce que l’Autriche sorte de l’UE, qu’elle abandonne l’euro, ou l’espace Schengen. Et d’ailleurs il ne veut pas de référendum du tout sur l’UE. Et voici ses arguments :

    « L’Autriche s’est prononcée pour l’adhésion à l’UE. Nous avons adapté tout notre système à l’UE. Par conséquent je ne suis pas pour une sortie de l’UE. »

    Il était contre cette adhésion en 1995 parce qu’il voulait que le pays « garde sa liberté ». Mais maintenant il a pris bonne note du « résultat démocratique » (sic), et il n’y a donc aucune nécessité d’un référendum. Lequel pourrait toutefois être « un dernier recours » si l’UE se transformait en un Etat centralisé…

    Il dit qu’il veut une « Europe subsidiaire » où davantage de décisions seraient prises par les Etats membres et il dit : « Faut-il que la politique agricole soit décidée au niveau européen ? Je pense que les Etats membres peuvent le faire mieux. » Ou bien Norbert Hofer ne sait pas de quoi il parle, ou plutôt il se moque de ses électeurs. La PAC est la première politique européenne intégrée, d’un Etat centralisé, l’exemple même de la non-subsidiarité, gravée dans le marbre des traités, et pour changer cela il faut tout simplement changer d’Europe.

    Et sur l’euro il verrouille : « Une sortie de l’euro ne peut pas fonctionner si l’Autriche est seule à le faire. S’il y a un problème avec l’euro, nous pourrions seulement le faire en unisson avec l’Allemagne... »

    Quant au système Schengen c’est ce qu’il y a de mieux, mais quand il ne fonctionne pas il faut contrôler les frontières. En ce qui concerne les demandes d’asile, il est d’accord avec la politique sociale-démocrate : en accepter 37.500 cette année, mais pas plus. Mais il veut limiter l’immigration aux besoins économiques du pays.

    Où est l’extrême droite ?

    Ah oui, il ne dit pas non à un référendum contre les minarets…

  • Colonialisme

    François a déjà déclaré à plusieurs reprises que s’il y avait du terrorisme c’est à cause des fabricants d’armes. Dans son interview à La Croix, il élargit logiquement le propos :

    « S’il y a des guerres, c’est parce qu’il y a des fabricants d’armes. »

    Supprimons les fabricants d’armes, et il n’y aura plus de guerres, ni de terrorisme. Comme les guerres se font avec des avions, et les attentats du 11 septembre aussi, il faut également supprimer les avions. Et les bateaux aussi. D’autant que s’il y a des naufrages, c’est à cause des fabricants de bateaux. Il faut aussi supprimer les fabricants de couteaux, parce que le couteau est aussi une arme et que c’est avec des couteaux que les terroristes égorgent leurs victimes. Et il faut supprimer les fabricants de véhicules à moteur, car c’est à cause d’eux aussi qu’il y a des guerres, et c’est aussi à cause d’eux qu’il y a des accidents de la route.

    En fait il faut supprimer la quasi totalité de l’activité industrielle et artisanale, car la plupart des outils peuvent servir d’armes, et serviraient effectivement d’armes si l’on supprimait les fabricants d’armes.

    S’il y a du chômage, dit aussi François (qui a les solutions pour tous les problèmes, il suffit de demander), c’est parce qu’il n’y a pas assez d’investissements. Mais des investissements dans quoi, si l’on doit supprimer toutes les activités susceptibles de fournir des armes ?

    Mais, à côté des guignolades habituelles, il y a ce qui fait vraiment mal. Le propos sur les racines de l’Europe. Même à La Croix on avait été interloqué, semble-t-il, par le discours strictement laïque de François lors de sa réception du prix Charlemagne, et on lui a donc clairement demandé s’il ne fallait pas parler des racines chrétiennes de l’Europe.

    Eh bien non, il ne faut pas. Parce que les racines de l’Europe sont multiples, et que privilégier les racines chrétiennes (mais oui, elles existent quand même) de façon « triomphaliste ou vengeresse » (sic), c’est du « colonialisme ».

    Et le « colonialisme », c’est mal. Mais à part ça, qu’est-ce que ça veut dire ?

    Qu’est-ce que le colonialisme d’Européens en Europe ? Dans une Europe couverte d’églises, d’oratoires et de calvaires, dont toute l’histoire est chrétienne, et dont tous les musées regorgent d’œuvres chrétiennes ?

    Comment les Européens pourraient-ils être colonialistes en Europe ?

    A cause des « colonies » qui débarquent chez nous ? Parce que c’est être « colonialiste » d’affirmer notre identité chrétienne face aux envahisseurs musulmans ?

    Et c’est un pape qui dit cela ?

    Jusques à quand, Seigneur, devrons-nous souffrir cette malédiction ?

  • 300 chefs d’entreprise

    Le Telegraph a publié hier une lettre ouverte signée par plus de 300 chefs d’entreprise (306 exactement) en faveur du Brexit. Essentiellement de moyennes et petites entreprises. Voici une traduction du texte, où l’aspect économique ne gomme pas une fierté nationale de bon aloi.

    La Grande-Bretagne est la cinquième plus grande économie du monde et, selon les projections actuelles, elle devrait dépasser l'Allemagne pour devenir la locomotive de l'Europe. La Grande-Bretagne est le plus grand investisseur en Amérique, et notre ouverture et notre dynamisme font que nous attirons plus d'investissements étrangers que tout autre pays européen.

    Trois des dix meilleures universités du monde sont britanniques, nous parlons la langue internationale des affaires, notre système juridique est jugé digne de confiance autour du monde et nous avons une réputation inégalée pour l'innovation et la créativité.

    Ce sont quelques-unes des raisons pour lesquelles nous pensons que la Grande-Bretagne est de classe mondiale. Pourtant, nous pensons également que la compétitivité de la Grande-Bretagne est minée par notre appartenance à une Union européenne en train de couler.

    Année après année, l'UE achète moins en Grande-Bretagne parce que son économie est stagnante et que des millions de personnes sont au chômage. Selon Mervyn King, l'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre, l'euro "pourrait exploser". La paperasserie de Bruxelles étouffe les 5,4 millions d'entreprises de Grande-Bretagne, alors même que seule une petite minorité d’entre elles commerce réellement avec l'UE.

    Ce sont les entreprises - et non le gouvernement - qui génèrent de la richesse pour le Trésor et des emplois pour nos collectivités. En dehors de l'UE, les entreprises britanniques seront libres de croître plus rapidement, de développer de nouveaux marchés et de créer plus d'emplois. Il est temps de voter pour sortir de l’UE et reprendre les commandes.

  • Apocalypse

    Un titre de journal :

    FMI, Banque d'Angleterre, Trésor britannique : avalanche d'avertissements contre le « Brexit »

    En bref, toutes les institutions monétaires britanniques et internationales martèlent que si le Royaume Uni quittait l’Union européenne, ce serait une catastrophe économique pour les Britanniques.

    En effet, chacun a devant les yeux l’exemple épouvantable des deux pays qui ont refusé d’entrer dans l’UE : la Norvège et la Suisse - les deux pays les plus riches d’Europe.

  • Vieillerie vermoulue

    Le plafond du Musée européen de Schengen s’est effondré mardi dernier au moment de la fermeture.

    L’accident, nous dit-on, n’a pas fait de blessés « parmi les deux visiteurs ».

  • Le Parlement européen fait de la résistance

    Les députés européens ont décidé d’interrompre leurs travaux sur la fin des visas pour les Turcs. La décision remonte semble-t-il à mercredi dernier. Elle a été prise en toute discrétion par la conférence des présidents. Et les coordinateurs de la commission des libertés civile ne l’ont appris qu’en arrivant à Strasbourg lundi matin. La décision a été prise en fait par le président du Parlement Martin Schulz, qui a dit que le processus reprendrait quand les Turcs satisferaient aux 72 critères.

    Il y a cet après-midi en séance plénière un débat sur le sujet : « Vers 18h00, les députés échangeront leurs points de vue avec des représentants de la Commission et du Conseil sur les progrès de la Turquie vers la libéralisation des visas », dit le programme du PE. En fait on connaît donc déjà l’issue du débat.

    « La balle est maintenant dans le camp de la Commission », disait hier un député. Le Parlement européen saisit l’occasion pour montrer qu’il a le pouvoir de s’opposer à la Commission européenne et au Conseil européen. Et il le fait avec toute l’autorité que lui confère le fait d’agir au nom de la défense des droits de l’homme (en Turquie)…

    En agissant ainsi, le Parlement européen risque fort de faire capoter tout le fameux accord si laborieusement conclu entre l’UE et la Turquie sur la crise des « réfugiés ». Mais, lundi, la commission des libertés civile est arrivée à la conclusion qu’il ne s’agissait pas du tout d’un accord. Depuis le 19 avril la Commission européenne elle-même n’appelle plus le texte un « accord » mais une « déclaration », et le juriste de la commission des libertés civile a souligné que cette « déclaration » n’est « rien d’autre qu’un communiqué de presse »…

    Evidemment, Erdogan est très mécontent, et comme c’est manifestement rapé pour la fin des visas fin juin, il exige maintenant que ce soit pour octobre…

  • Donald Trump et le Brexit

    Interrogé sur la campagne britannique pour le référendum, Donald Trump a déclaré, sur Fox News :

    « Je pense que les migrants ont été une chose horrible pour l’Europe. Beaucoup ont été poussés par l’UE. Je dirais que les Britanniques seraient mieux hors de l’UE, personnellement, mais je ne fais pas une recommandation, c’est juste mon sentiment. Je connais très bien la Grande-Bretagne, je connais très bien ce pays, j’ai beaucoup d’investissements là-bas. Je dirais qu’ils seraient mieux en dehors. Mais je veux que ce soit eux qui prennent leur propre décision. »

    Ça aussi, c’est vraiment un ton nouveau…

  • Sinistre première

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    Il est inutile d’attendre les résultats définitifs pour savoir que les « Londoniens » (de Londres et surtout du Londonistan) ont élu maire Sadiq Khan.

    Il y a déjà eu des maires musulmans de très grandes villes (Manchester, Rotterdam, si je ne me trompe), mais c’est la première fois que le maire d’une capitale européenne est un musulman pratiquant (dont les deux parents sont pakistanais) – grâce à l’immigration invasion et à la défection suicidaire des Londoniens de souche qui ne votent plus.

    Or Londres est aussi la plus grande capitale d’Europe.

    L’histoire retiendra sans doute comme date symbolique dans le naufrage de l’Europe ce 5 mai 2016 où, le jour d’une des plus grandes fêtes chrétiennes, fut élu le premier maire musulman, s’affichant comme musulman pratiquant, de la plus grande capitale européenne.

  • Eurodictature (officiel)

    La Commission européenne a présenté une « première série de propositions législatives visant à réformer le système d’asile européen commun en créant un système plus équitable, plus efficace et plus durable pour l'attribution des demandes d'asile entre les États membres ».

    Le coup de l’amende de 250.000 € par « réfugié » n’était pas une invention du Financial Times. Il s’agit bel et bien de ce que demande la Commission, dans le cadre du « mécanisme d’équité » (sic), mais sans parler d’amende : il s’agit de « solidarité ». On se réfugie dans l’hypocrisie…

    Le « mécanisme d’équité » sera mis en œuvre « automatiquement » quand un pays subira un nombre de demandes d’asile « disproportionné », à savoir de 150% supérieur à son « nombre de référence » calculé selon la taille et la richesse du pays. Par ce mécanisme, tous les nouveaux candidats à l’asile seront réinstallés dans un autre pays. Ce pays « aura la possibilité de ne pas prendre part à la relocalisation », mais il devra alors « apporter une contribution de solidarité de 250.000 €, pour chaque candidat dont il aurait été responsable en vertu du mécanisme d’équité, à l’Etat qui relocalisera la personne à sa place ».

    Les ministres des Affaires étrangères du groupe de Visegrad, réunis à Prague, ont aussitôt dénoncé cette « proposition ». Le ministre tchèque a rappelé que son pays, et les trois autres du groupe de Visegrad, refusent les quotas obligatoires, ce dont la Commission ne tient donc aucun compte ; le ministre polonais, jouant l’incrédulité, s’est « demandé si c’est vraiment une proposition sérieuse » ; et le ministre hongrois a condamné cette proposition « inacceptable » qui « n’est qu’un chantage ».

    D’autre part, comme prévu également, la Commission européenne propose de lever l’obligation des visas pour les Turcs. Théoriquement sous condition que la Turquie réponde aux cinq critères qu’elle ne remplit toujours pas, mais sans attendre qu’elle les remplisse puisqu’on annonce déjà la suppression des visas pour fin juin...

  • Eurodictature

    La Commission européenne propose que les pays qui refuseront de prendre des « réfugiés », selon les règles qui entrent en vigueur demain mercredi, soient soumis à une amende. Selon le Financial Times, cette amende serait de 250.000 € par réfugié refusé. Sic.

    On sait que la Hongrie et la Slovaquie ont attaqué le plan de répartition par quotas devant la Cour européenne de Justice. A la Commission européenne, on fait savoir que le verdict de la Cour ne pourra pas affecter les décisions prises…

    En outre, ce mercredi, la Commission européenne devrait recommander la fin des visas pour les ressortissants turcs, alors même que la Turquie ne remplit pas les critères, selon la Commission elle-même.

  • En Finlande

    Le 28 avril, les députés finlandais ont discuté d’une sortie du pays de la zone euro. Ils y étaient obligés à cause de l’initiative citoyenne qui avait réuni plus de 50.000 signatures. Un « débat » qui n’en a pas été vraiment un, dans la mesure où aucun parti représenté au Parlement (pas même celui des Vrais Finlandais depuis qu’il joue dans la cour des grands…) ne remet en cause l’appartenance du pays à la zone euro.

    Toutefois on est obligé d’en parler, et l’initiative suit son cours, donc on va en reparler : la demande de référendum va maintenant être présentée à une commission parlementaire et devrait ensuite passer en séance plénière. Il n’y a aucune chance qu’elle soit votée, mais l’idée fait son chemin dans l’opinion, dans un pays proche de la Suède, du Danemark et de la Pologne qui rejettent l’euro, et de la Norvège qui ne veut pas de l’UE, et en plein débat du Brexit…

  • Dhimmi radical

    L’archevêque de Cologne, Rainer Woelki, nommé par François, est un opposant radicalisé à tous ceux qui mettent en garde contre l’islam. On se souvient comment il avait fermé sa cathédrale et éteint les lumières pour protester contre Pegida. Maintenant il s’en prend à l’AfD dont les dirigeants ont déclaré que l’islam n’était pas allemand ni compatible avec la Constitution et qu’il fallait interdire les minarets. L’archevêque déclare :

    « Quiconque dit oui aux clochers doit aussi dire oui aux minarets. »

    Se demandant « si on doit vraiment prendre l’AfD au sérieux, il affirme, sans l’ombre d’un argument :

    « La religion de l’islam est compatible avec la Constitution allemande tout comme le sont le judaïsme ou le christianisme. »

    Hier, l’AfD a adopté et publié son programme, à l’issue d’un congrès réunissant 2.000 délégués à Stuttgart. Il y est officialisé que pour le parti l’islam ne fait pas partie de l’Allemagne, qu’il faut interdire le voile intégral, le financement étranger des mosquées, et la construction de minarets, qui sont des « symboles du pouvoir islamique ». Ce qui fait beaucoup de bruit, mais tient en un peu plus de deux pages, sur 74.

    Le programme rejette « l’idéologie du multiculturalisme », et défend la famille traditionnelle.

    Un millier de gauchistes ont manifesté violemment contre le congrès. Quelque 400 d’entre eux ont été interpellés par la police.

    L’AfD, fondé en 2013 comme un parti anti-euro, est d’ores et déjà le troisième parti allemand.

  • Aux Pays-Bas

    Le petit parti socialiste, la formation de gauche (genre Mélenchon) qui avait fait campagne pour le non à l’accord UE-Ukraine, avait proposé le vote d’une motion demandant le retrait « aussi vite que possible » de cet accord par le gouvernement.

    Il est intéressant de constater que – suite au référendum - cette motion présentée par un parti ultra-minoritaire a recueilli 71 voix, contre 75 (il y a 150 députés). Elle a donc été repoussée à une faible majorité, alors que la loi de ratification de l’accord avait été votée par 119 députés contre 31.

  • Double langage

    Jean-Claude Juncker, hier, devant le Conseil de l’Europe :

    « Une des raisons pour lesquelles les citoyens européens s’éloignent du projet européen est due au fait que nous interférons dans trop de domaines de leur vie privée et dans trop de domaines dans lesquels les États membres sont mieux placés pour agir.  Nous avons eu tort de réglementer à outrance et de trop interférer dans la vie de nos citoyens. »

    Mais le même Juncker n’envisage pas une seconde de modifier le traité qui rend ces agissements inéluctables (quand il ne les exige pas explicitement), et il n’a rien à objecter aux projets obsessionnels d’un nouveau traité qui supprime totalement les souverainetés nationales sur le plan économique et social, comme vient encore de le proposer Macron.

  • Le 1050e anniversaire de la Pologne

    Ci-après ma traduction du discours d’Andrzej Duda, président de la République de Pologne, le 15 avril dernier, à l’occasion du 1050e anniversaire du baptême de Mieszko Ier, le premier souverain polonais. Discours prononcé lors d’une session extraordinaire du Parlement, tenue à Poznan, devant les parlementaires, le Premier ministre et le gouvernement, un légat apostolique, le nonce apostolique, le primat et les évêques, de nombreux prêtres, des représentants de Parlements étrangers, des ambassadeurs… Un discours qui montre qu’il y a encore une Europe catholique.

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    Le baptême de Mieszko Ier est l'événement le plus important de toute l'histoire de l'Etat polonais et de la nation polonaise. Je ne dis pas : ce fut, je dis : c’est, car la décision prise par notre premier souverain historique a prédéterminé tout l'avenir de notre pays. Notre héritage chrétien continue de façonner les destinées de la Pologne et de chacun d'entre nous, nous le peuple polonais, jusqu'à ce jour. C’est ce que Saint-Père Jean-Paul II avait en tête quand il a observé : « Sans le Christ, on ne peut pas comprendre l'histoire de la Pologne. »

    La tradition veut que le baptême du chef des Polanes eut lieu le samedi saint 14 avril 966. Et c’est alors, à ce moment-là, que la Pologne est née. Elle a émergé des eaux baptismales pour une nouvelle vie chrétienne. Elle est née pour le monde, sortant de l'ère préhistorique pour entrer dans l'arène de l'histoire européenne. Elle est également née pour elle-même : en tant que communauté nationale et politique, puisque l'adoption du rite latin du baptême a défini notre identité polonaise. Depuis lors nous avons commencé à penser et à parler de nous-mêmes en tant que « Nous, les Polonais ».

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  • Orban à la manœuvre

    Viktor Orban va faire le tour des capitales européennes pour promouvoir son plan intitulé « Schengen 2.0 » qui est sa contre-proposition à ce que souhaite imposer Bruxelles.

    Il a présenté son plan vendredi dernier à Lisbonne, à une réunion de l’International démocrate centriste. « Il est inacceptable, a-t-il dit, que quelqu’un à Bruxelles décide que les pays européens doivent résoudre leurs problèmes démographiques et économiques grâce à l’immigration. Certains pays dans l’UE souhaitent peut-être résoudre leurs problèmes de cette manière, mais d’autres non. »

    Parmi ces autres, la Hongrie, qui préfère résoudre le problème par une politique économique et familiale adaptée.

    « En d’autres termes, l’UE ne peut pas créer un système dans lequel elle laisse entrer les migrants et imposer ensuite des quotas obligatoires de réinstallation pour chaque État membre. »

    C’est pourquoi il est important d’organiser un référendum sur le système de quotas, car « maintenant, nous avons la proposition de Bruxelles sur la table, et la pression est énorme. […] Si nous n’arrêtons pas Bruxelles avec un référendum, ils nous imposeront […] des masses de population, avec qui nous ne souhaitons pas cohabiter ».

    Un référendum évidemment dénoncé par la Commission européenne. Mais la Slovaquie a déjà engagé une action devant la Cour européenne de Justice contre la première répartition par quotas, la Pologne a rejeté ce plan, et le Premier ministre tchèque a déclaré hier que son pays porterait plainte s’il devait y avoir un système permanent, mais il pense que cela ne se fera pas car l’opposition sera trop importante.

  • Ça continue…

    Le Parlement polonais a définitivement adopté hier une loi qui vise à empêcher la spéculation foncière et l’achat de terres agricoles par les étrangers pendant cinq ans.

    Cette loi, qui entrera en application le 30 avril, prolonge les dispositions de la période de transition accordées à la Pologne quand elle a rejoint l’UE. Dispositions qui sont censées devenir caduques, et non pas être prorogées…

    Pour les européistes, il est clair qu’une fois de plus les Polonais refusent de respecter les règles européennes et qu’il va falloir sévir. Le site EUobserver a publié dès hier après-midi un grand article pour dénoncer la loi. Et le député PS Pierre-Yves le Borgn’ a saisi d’urgence le gouvernement français pour qu’il dénonce cette loi (au nom des "agriculteurs" français installés en Pologne et discriminés par les méchants Polonais).

  • Toujours la Pologne…

    Le Parlement européen a adopté, par 513 voix contre 142 et 30 abstentions, une résolution par laquelle les députés « estiment que les mesures prises par le gouvernement polonais et le Président de la République de Pologne ont conduit à la paralysie effective du Tribunal constitutionnel, ce qui constitue un danger pour la démocratie, les droits de l'homme et la primauté du droit », et « demandent instamment aux autorités polonaises de publier et de mettre en œuvre sans plus tarder les décisions du Tribunal constitutionnel en conformité avec les recommandations de la Commission de Venise du Conseil de l'Europe ».

    Si le gouvernement polonais n’obtempère pas, ils « demandent à la Commission européenne d'activer la deuxième étape de la procédure dans le "cadre pour faire face aux menaces systémiques à l'état de droit", lancée le 13 janvier ».

  • Radicalisé…

    Au Parlement européen, le groupe ECR (composé essentiellement des conservateurs britanniques et polonais) a exclu de ses rangs le député allemand de l’AfD Marcus Pretzell.

    Le mois dernier, le groupe avait demandé aux deux députés de l’AfD de démissionner, faute de quoi ils seraient exclus.

    Le 8 avril, Beatrix Von Storch a quitté le groupe ECR pour s’affilier au groupe ELDD (Ukip et Ligue du Nord).

    Le 12 (hier), le groupe ECR a adopté une motion d’exclusion de Marcus Pretzell.

    Cette exclusion est due à la « tendance » de l’AfD « à se radicaliser » ces derniers mois.

    Hier également, le Parlement de Saxe-Anhalt a tenu sa première réunion depuis les élections qui ont vu l'AfD devenir le deuxième parti du Land...

  • Leur mépris

    Le site européiste EUobserver publie aujourd’hui une « Opinion » de Ramses A. Wessel et Adam Lazowski, intitulée « La farce néerlandaise sur l’Ukraine : y a-t-il une issue ? ». L’article commence par en rajouter une couche : « La farce du vote néerlandais sur l’Ukraine pourrait devenir un drame géopolitique. Donc, quelles issues pour les Pays-Bas, l’UE, et l’Ukraine ? »

    Ramses A. Wessel et Adam Lazowski sont deux professeurs de droit européen, l’un aux Pays-Bas, l’autre à Londres. On mesure ici le mépris de ces pontes européens pour les peuples. Et la haine de ces gens qui n’ont que la démocratie à la bouche pour la vraie démocratie.

    Que des citoyens aient obtenu légalement un référendum est une farce. Que des citoyens aient démocratiquement voté de façon non conforme aux diktats européistes pourrait tourner au drame…

    Le pire est que ces gens-là, si satisfaits d’eux-mêmes dans leurs niches eurocratiques, ne se rendent même pas compte de leur ignominie.

  • Aux Pays-Bas

    On n’a toujours pas les résultats officiels du référendum d’hier (je vois sur Euractiv qu’ils ne seront publiés que mardi), mais il est acquis que les 30% de participation sont atteints et que plus de 60% des votants se sont prononcés contre l’accord UE-Ukraine.

    La Commission européenne a « pris note », dès ce matin, de ce rejet de l’accord, et le président Junker « est triste », a dit un porte-parole, ajoutant que c’est « une affaire de compétence nationale » (sic), donc c’est au gouvernement néerlandais de se débrouiller…

    Le Premier ministre Mark Rutte a reconnu que l’accord ne pouvait donc pas être ratifié et que le Parlement (qui avait voté la ratification à une large majorité) doit être de nouveau saisi du dossier…

    Si l’Europe avait un fonctionnement démocratique, la conséquence de ce référendum serait de reconnaître que l’accord a été appliqué de façon illégale puisque les 28 ne l’avaient pas ratifié. Personne ne le dira ainsi, mais il faudra tout de même trouver discrètement une solution. On va sans doute bidouiller un truc bancal disant que les Pays-Bas sont exemptés de telle ou telle partie de l’accord…

    De toute façon cet accord était essentiellement un coup politique contre la Russie, destiné à montrer que l’Ukraine se tournait bien vers Bruxelles et non plus vers Moscou.

    Ce qui importe est qu’une fois de plus, une des rares fois où un peuple a la parole, il s’est prononcé contre l’UE. Et qu’il s’agit d’une nation fondatrice de l’UE. Cela ne sera oublié ni chez les européistes ni chez les eurosceptiques. Surtout à quelques semaines du référendum britannique…

  • Le référendum hollandais

    Aujourd’hui se déroule aux Pays-Bas un référendum assez surréaliste, qui met la classe politicienne en transe alors qu’il n’aura aucun effet concret immédiat. Mais il peut avoir une portée beaucoup plus importante…

    Ce référendum issu d’une initiative populaire vise à demander aux citoyens s’ils sont pour ou contre l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE.

    Naturellement, aucun citoyen lambda ne sait ce qu’est cet accord, et le référendum est en fait pour ou contre l’UE (et l’UE qui s’acoquine avec un pays pas vraiment fréquentable – en outre le vote a lieu le lendemain de la révélation des liens de Porochenko avec les paradis fiscaux…).

    Or les sondages donnent une majorité de non. Toute la question est de savoir si les 30% de participation seront atteints pour que le résultat soit pris en compte.

    En fait la terreur de l’establishment européiste est double :

    1 – S’il y a une majorité de non, cela voudra dire que la majorité des Néerlandais est désormais contre l’UE. Un vrai cataclysme, dans un pays fondateur de la communauté européenne, membre du Bénélux qui en fut un noyau essentiel…

    2 – S’il y a une majorité de non et une participation supérieure à 30%, le gouvernement sera tenu de ne pas ratifier l’accord Ukraine-UE conclu en 2014. Les Pays-Bas sont le seul pays à ne pas l’avoir ratifié, à cause de ce référendum. Et si les Pays-Bas ne ratifient pas l’accord, que se passera-t-il ? Eh bien, rien. Parce que l’accord est déjà mis en application, depuis le 1er novembre 2014 pour son volet politique, depuis le 1er janvier 2016 pour son volet économique. Pour le mettre en échec, il faudrait que les 27 autres pays en décident ainsi. Ce qui est inenvisageable. Les Néerlandais vont ainsi découvrir qu’ils peuvent voter ce qu’ils veulent, ça n’a aucun effet…

    Sauf que le résultat sera un renforcement sans doute sans précédent de l’euroscepticisme aux Pays-Bas, avec les conséquences qu’on imagine… au Royaume Uni, où la campagne du Brexit bat son plein.

  • Le déni

    Plusieurs sites se sont fait l’écho de la censure dont a été victime François Hollande, sur le site de la Maison Blanche, le 31 mars. Invité par Obama à parler du terrorisme, il a dit que « la source du terrorisme islamiste, elle est en Syrie et elle est en Irak ». Alors que les propos étaient traduits, cette phrase-là ne l’a pas été. Parce qu’elle n’est pas conforme à l’idéologie officielle de la Maison Blanche : le terrorisme n’a aucun rapport avec l’islam, donc il n’y a pas de « terrorisme islamiste ». L’affaire a fait tant de bruit (dans les milieux conservateurs) que la vidéo a été modifiée et la phrase traduite, et l’on a invoqué un « problème technique ».

    Or voici que ce matin je vois sur Euractiv un article intitulé « L’UE peine à gérer la radicalisation ». Curieux de voir de quelle radicalisation il s’agit, je lis l’article. Or, arrivé au bout, je ne sais toujours pas de quoi il s’agit. Il semble qu’on parle d’une radicalisation absolue, en quelque sorte au-delà des opinions et des idéologies, quelque chose d’insaisissable, et l’on comprend alors en effet pourquoi on peine à la gérer…

    On apprend que « en 2014, l’UE a alloué 3,5 millions d’euros à la lutte contre la radicalisation et les départs de jeunes européens vers des zones de conflit, comme la Syrie ». Et que cette affaire de « combattants étrangers » (en Syrie) est un problème. Pas seulement pour la Syrie, apparemment, mais on ne sait pas pourquoi.

    L’article m’apprend aussi que la Commission européenne compte « allouer 5 millions d’euros supplémentaires au centre d’excellence du réseau européen de sensibilisation à la radicalisation (RSR) ». Notamment pour un projet intitulé Stresaviora II, qui a pour objectif de « renforcer la résistance contre la radicalisation violente ».

    Je n’avais jamais entendu parler du RSR. Alors je suis allé voir de plus près. J’ai découvert que ce « réseau européen de sensibilisation à la radicalisation » a été créé en 2011.

    Sa création fut annoncée par un long communiqué intitulé « La Commission européenne redouble d’efforts pour lutter contre l’extrémisme violent ». Non seulement on n’y trouve aucun mot ayant un rapport avec l’islam, mais on précise explicitement qu’il n’est « pas possible d'établir un lien entre le terrorisme et une confession ou des convictions politiques données ».

    En janvier 2014, la Commission européenne a pondu un document de 13 pages intitulé « Prévenir la radicalisation conduisant au terrorisme et à l’extrémisme violent: renforcer l'action de l’UE ». Dans ces 13 pages, de même, on cherchera en vain une quelconque allusion à l’islam, ou même au « jihadisme », ou même au fameux « Daech »…

    Si vous vous demandiez pourquoi l’Union européenne est tellement inefficace contre le terrorisme islamiste, vous avez la réponse. Tant qu’on s’obligera à ne pas appeler les choses par leur nom, on se condamne à subir les assauts de cette si étrange « radicalisation » sans visage…

  • Tout est bon…

    Même de tragiques attentats peuvent servir à la propagande européiste. François Hollande à l’ambassade de Belgique :

    « C'est l'Europe qui est visée, unis nous vaincrons le terrorisme. »

    C’est ce qu’on voit en effet : on s’unit en ressuscitant les frontières et les contrôles aux frontières… Principe même d’une union toujours plus étroite ?

  • Objection de conscience au diagnostic prénatal

    Un médecin espagnol a déposé le 11 mars « une requête visant à faire reconnaître la violation de sa liberté de conscience » à la Cour européenne des droits de l’homme. La CEDH va donc se prononcer pour la première fois sur « l’objection de conscience au diagnostic prénatal à but eugénique ».

    Ce médecin a « toujours refusé de participer à des avortements pour motif de conscience ». Cependant en 2008, « son chef de service l’a obligé à assurer quotidiennement la consultation de diagnostic prénatal ». Or ce diagnostic « constitue la première étape dans le processus qui conduit, si une maladie ou une malformation sont dépistées, à un avortement en raison du patrimoine génétique ou de l’état de santé de l’enfant ». Ce lien « entre le dépistage et l’avortement est établi à la fois dans loi et dans la pratique : 90% des fœtus atteints détectés étant avortés ».

    Le médecin requérant « a demandé à la justice espagnole de faire reconnaître son droit à l’objection de conscience, sans succès ». Il a déposé sa requête à la CEDH avec le soutien du Centre européen pour le Droit et la Justice de Gregor Puppinck.

    (ECLJ, via Gènéthique)

  • 15 millions de lettres

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    Le milliardaire Peter Hargreaves, co-fondateur de l’entreprise de services financiers Hargreaves Lansdown, s’est officiellement affilié la semaine dernière à Leave.eu, la plus importante organisation à faire campagne pour le Brexit. Et ce n’était pas seulement pour donner son nom. Il vient d’envoyer à ses frais une lettre à quelque 15 millions de foyers britanniques pour inciter ses concitoyens à aller voter au référendum pour que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne.

    Peter Hargreaves commence par rappeler qu’en 1975 le Royaume-Uni est entré dans une zone de libre échange appelée le Marché Commun, mais que cela devient une union politique toujours plus étroite sans que nous ayons approuvé cette direction. « Cela nous enlève le droit de choisir notre avenir propre et la façon dont nous commerçons avec le reste du monde. »

    Puis il évoque le gaspillage d’argent auquel conduisent des lois et règlements inappropriés : « Nous payons cher cette intrusion dans notre liberté : 20 milliards chaque année. »

    Quant au risque de perte d’emplois, c’est un « argument fallacieux », et c’est « ridicule » : « Nous achetons plus à l’UE qu’elle ne nous achète. Ce serait un suicide financier pour eux s’ils imposaient des barrières douanières. »

    Ceux qui font une propagande alarmiste sont ceux qui bénéficient du système. « Beaucoup de soi-disant organisations indépendantes reçoivent de l’argent de Bruxelles. »

    « Je vous invite à écouter des gens réels et les entrepreneurs qui créent de la richesse, et non pas les dirigeants de grandes institutions dont la vie pépère sera perturbée par le changement. (…) Nos politiciens devraient défendre une vision équilibrée, mais c’est leur propre avenir politique qui semble être leur priorité. L’avenir du Royaume-Uni est en jeu, ce qui est infiniment plus important que les carrières politiques. »

    Depuis le 1er mars, dit-il, il donne sur twitter, chaque jour, une nouvelle raison de quitter l’UE. Il a défini 115 raisons, qui sont « la pointe émergée de l’iceberg », et il « défie quiconque de produire quelque chose d’approchant pour rester » dans l’UE.

    Au verso, il donne « juste dix raisons parmi les plus percutantes », et il invite son lecteur à rejoindre la campagne Leave.eu.

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  • Orban : L’Europe n’est pas libre

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    Voici une traduction d’un large extrait du discours de Viktor Orban, Premier ministre hongrois, lors de la fête nationale hongroise, le 15 mars dernier.

    Nous avons notre héritage, le peuple hongrois existe toujours, Buda est toujours debout, nous sommes qui nous étions, et nous serons qui nous sommes. Notre réputation se propage loin ; les gens intelligents et les peuples intelligents reconnaissent les Hongrois. Nous adhérons à la loi antique et nous mesurons nos actions selon les normes universelles. Nous enseignons à nos enfants que leur horizon doit être l'éternité.

    Que nous réussissions, que nous voyions finalement la construction d'une patrie libre, indépendante, digne et respectée dans le monde entier - celle qui a été brandie par nos ancêtres de 1848, et pour laquelle ils ont sacrifié leur vie - nous ne pouvons pas encore le savoir. En revanche, nous savons que la constellation européenne actuelle est instable, et que des temps difficiles sont à venir. Les temps dans lesquels nous vivons nous pressent avec cette question, qui est comme un sabre de hussard sur notre poitrine : « Allons-nous vivre dans l'esclavage ou la liberté ? » Le destin des Hongrois est entremêlé à celui des nations de l'Europe, et il est tellement devenu une partie de l'union qu’aujourd'hui pas un seul peuple - y compris le peuple hongrois – ne peut être libre si l'Europe est pas libre. Or aujourd'hui l'Europe est aussi fragile, faible et maladive qu’une fleur rongée par un ver invisible. Aujourd'hui, 168 ans après les grands combats de ses peuples pour la liberté, l'Europe - notre maison commune – n’est pas libre.

    Mesdames, Messieurs, l'Europe n’est pas libre, parce que la liberté commence quand on dit la vérité. En Europe aujourd'hui, il est interdit de dire la vérité. Une muselière est une muselière - même si elle est en soie.

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