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Europe

  • Pologne : un ultimatum de la Commission européenne

    La Commission européenne a franchi un nouveau pas aujourd’hui dans son escalade contre la Pologne. Elle a officiellement envoyé au gouvernement polonais ses « recommandations » (en français on dit mise en demeure, ou ultimatum) « sur l’Etat de droit ». La Pologne a trois mois pour « prendre les mesures appropriées pour faire face aux menaces systémiques contre l’Etat de droit ».

    C’est toujours l’affaire du Tribunal constitutionnel qui est au centre du débat. Et les « recommandations » de la Commission ne sont rien d’autre qu’une ingérence (une de plus) dans le processus législatif polonais : les oligarques bruxellois entendent dicter à des représentants du peuple, démocratiquement élus, ce qu’ils doivent faire…

    Sur injonction de Bruxelles, les Polonais ont déjà retiré du projet de loi la règle selon laquelle les décisions du Tribunal constitutionnel devraient être prises à une majorité des deux tiers. Pour la Commission c’est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas suffisant…

    Le ministre polonais des Affaires étrangères a réagi en disant que les demandes de Bruxelles étaient prématurées : « La loi sur le Tribunal constitutionnel, qui entre dans la dernière phase du processus législatif, va introduire diverses solutions systémiques qui sont entièrement dans la ligne des normes européennes de fonctionnement des tribunaux constitutionnels »…

    Au contraire, pour Frans Timmermans, qui est le premier vice-président de la Commission, en charge de la persécution de la Pologne, « de nouvelles dispositions problématiques ont été introduites dans le processus législatif sur le fonctionnement du tribunal, soulevant des inquiétudes sur l'efficacité de la révision constitutionnelle »…

    Addendum

    En revanche, la Commission européenne a décidé de ne pas infliger d'amendes à l'Espagne et au Portugal pour dérapage budgétaire, ce qui aurait été (aussi) une première.

  • La langue de bois se délite

    Maintenant qu’il est certain que le Royaume Uni va quitter l’UE, le discours commence à changer. L’un des pionniers (pour le moment encore héroïque) est le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramenga, s’exprimant dans le Wall Street Journal :

    « Il est très difficile de prévoir si elle [la City] gagnera à ne plus être à l'intérieur de l'UE... Mais je ne l’exclus pas. Nous, les Européens, les 27 autres, ne devons pas sous-estimer le Royaume-Uni. Il existe des incertitudes, mais le résultat final pourrait quand même être bon. »

    Et il ne cache pas que c’est une question d’intérêt :

    « Notre message est que nous voulons aider... Nous ne voulons pas que le plus grand centre financier du monde tourne le dos au centre financier de Luxembourg… »

  • Le vrai danger

    Titre de EUobserver :

    MEPs fear further 'Putinisation' of Turkey

    Les députés européens craignent que la “poutinisation” de la Turquie s'aggrave.

    Car Poutine c’est aujourd’hui l’étalon du mal…

    On peut se demander dans quel monde vivent ces députés européens. Mais depuis quelque temps je reçois les courriels publicitaires de Newsweek et je constate que le danger Poutine est une véritable obsession. Combien d’attentats leur faudra-il encore ?

  • La nouvelle salve

    Les nouvelles affiches officielles de la campagne pour le référendum hongrois. Sur le thème : « Le saviez-vous ? » (Tudta)

    Le saviez-vous ? Depuis le début de la crise migratoire, plus de 300 personnes sont mortes dans des attaques terroristes en Europe.

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    Le saviez-vous ? L’an dernier, un million et demi de migrants clandestins sont arrivés en Europe.

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    Le saviez-vous ? Bruxelles veut envoyer en Hongrie un nombre de migrants illégaux équivalent à la taille d’une ville.

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    Le saviez-vous ? Depuis le début de la crise migratoire, le harcèlement contre les femmes en Europe a considérablement augmenté.

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    Le saviez-vous ? L’attentat de Paris a été commis par des migrants.

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    Le saviez-vous ? Rien qu’en Libye près d’un million de migrants veulent venir en Europe.

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    Selon un sondage Pew Research, 76% des Hongrois pensent que les réfugiés accroissent le risque de terrorisme dans leur pays (46% des Français), et 82% des Hongrois pensent que les réfugiés sont un fardeau (53% des Français).

  • Police belgottomane

    Le soir du 15 juillet, des centaines de Turcs se sont massés devant l’ambassade de Turquie à Bruxelles, pour défendre le gouvernement Erdogan menacé par un coup d’Etat militaire. Comme partout, à l’appel des imams, qui sont tous, faut-il le rappeler, des fonctionnaires de l’Etat turc.

    Il y avait là quelques véhicules de la police belge, qui assistait tranquillement à cette manifestation islamiste illégale. Et voici qu’un imam s’installa tranquillement sur le siège passager d’un de ces véhicules, et se servit du micro et de la sonorisation de la police pour psalmodier le Coran, puis pour se lancer dans un prêche enflammé, ponctué par les « Amen » de la foule. Cela dure quatre minutes, puis la foule scande des « Ya Allah… Allahou Akbar » pendant cinq minutes, sur la vidéo qui a été mise en ligne par les Turcs sur Facebook.

    Un bel exemple du vivre ensemble, je trouve.

  • Ce qui les occupe

    Et ce qui les effraie au plus haut point, mais non, ce n’est pas le terrorisme islamique, c’est que la Turquie puisse rétablir la peine de mort…

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    Et Angela Merkel en personne est montée au créneau...

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  • Oui, c’est le Brexit

    Le nouveau Premier ministre britannique Theresa May a nommé comme ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, le plus flamboyant militant du Brexit du parti conservateur, et comme ministre du Brexit David Davis, l’un des autres principaux propagandistes du Brexit.

    Contrairement à ce que certains craignaient, la volonté du peuple britannique sera donc respectée.

  • Des menaces bienvenues

    Le 7 juillet, la Commission européenne a « constaté » que l’Espagne et le Portugal n’ont pas respecté leurs engagements en matière de déficits publics.

    Le 12 juillet, les ministres des Finances de l’UE ont « constaté », à leur tour, qu’il en était bien ainsi.

    Ce qui ouvre la voie à des sanctions contre ces deux pays, selon les règles aberrantes posées en principe dans le traité de Maastricht et définies par le Pacte de stabilité de 1997 : quand un pays va mal, on lui inflige une sévère amende, pouvant aller jusqu’à 0,2% du PIB (soit plus de 2 milliards d’euros pour l’Espagne).

    C’est la première fois que la procédure va aussi loin (alors que plusieurs pays n’ont jamais respecté les règles de Maastricht, au premier chef la France, mais les « grands » pays ont un traitement de faveur…).

    L’Espagne et le Portugal ont dix jours pour tenter de se justifier.

    La Commission européenne a vingt jours pour définir les sanctions (qui seront ensuite adoptées automatiquement - sans débat– par les ministres des Finances).

    L’affaire arrive en plein Brexit et même chez les eurocrates les plus bornés on se rend compte que le moment n’est pas très bon… sauf à vouloir accélérer la décomposition de l’UE. Alors certains seraient d’avis que les sanctions soient « égales à zéro »…

    Quoi que décide la Commission, de toute façon, les peuples peuvent constater que si leur économie va mal il y a les méchants nains de Bruxelles pour menacer de leur mettre la tête sous l’eau…

  • A propos de Barroso

    Tout le monde ou presque critique l’embauche de Barroso par Goldman Sachs. Comme s’il y avait, si je comprends bien, une contradiction entre les valeurs qu’il défendait en tant que président de la Commission européenne, et celles de la grande finance internationale. Celui qui va le plus loin dans ce sens, c’est, sans surprise, le Quatremer de Libération. Mais quand même il fait fort : « Barroso chez Goldman Sachs, un bras d’honneur à l’Europe. » Sic. Comme si Barroso n’avait pas toujours fait un bras d’honneur à l’Europe, en étant président de l’organisme chargé de détruire l’Europe véritable.

    La réaction la plus grotesquement cynique est cependant celle d’un certain Matthias Fekl, dont je n’avais jamais entendu parler mais qui est paraît-il secrétaire d’Etat au Commerce (oui, dans le gouvernement français, ce qui ne l’empêche pas d’avoir aussi, ou plutôt d’abord, la nationalité allemande…) : « Desservir les citoyens, se servir chez Goldman Sachs : Barroso, représentant indécent d’une vieille Europe que notre génération va changer. » Ben voyons… Ce sont les jeunes socialistes libéraux européistes qui vont changer la vieille UE socialiste libérale européiste…

    Ce qui est seulement amusant est de voir l’ancien président de la Commission européenne trouver un petit boulot à Londres au lendemain du Brexit… Mais comme pour l’élite mondialiste tout cela n’a aucune importance, il ne s’en est peut-être même pas rendu compte…

  • Une 23e occupation pour Barroso !

     

    Depuis qu’il n’est plus président de la Commission européenne, José Manuel Barroso avait réussi à accumuler pas moins de 22 fonctions différentes (oui, en même temps). Et voici la 23: il devient président non-exécutif de Goldman Sachs International et conseiller de Goldman Sachs à Londres.

  • Grand remplacement

    Pour la première fois de son histoire, il y a eu en 2015 davantage de décès que de naissances dans l’Union européenne : 5,2 millions de morts pour 5,1 millions de naissances. Sans compter les millions d’avortements : si on comptait les assassinats d’enfants dans le ventre des mères cela ferait longtemps que l’Union européenne serait en déficit démographique chronique.

    Et comme par hasard c’est l’année où a déferlé sur l’Europe la grande vague des migrants musulmans déguisés en « réfugiés ». Qui a quand même permis à la population de l’UE de croître, nous dit-on benoîtement...

  • Chypre contre les sanctions

    Le Parlement de Chypre a voté une résolution demandant au gouvernement de commencer à travailler, dans le cadre du Conseil européen, à la levée des sanctions contre la Russie. 33 vois pour, 17 abstentions, aucun vote contre.

    Le 1er juillet, l’UE a une nouvelle fois prolongé ces sanctions pour six mois.

    Le 5 juillet, le conseil régional de Lombardie, première région d’Italie, a adopté une résolution appelant Bruxelles à lever les sanctions contre la Russie et reconnaître le droit à l’autodétermination de la Crimée.

  • C’est parti !

    A peine la date du référendum hongrois était-elle annoncée que le gouvernement a lancé une campagne d’affiches. On pourrait se demander si c’est bien nécessaire, alors que le résultat est connu d’avance, de gaspiller ainsi de l’argent, mais il faut bien avouer que c’est réconfortant de voir un pays où s’affiche partout ce slogan :

    « Envoyons un message à Bruxelles, pour que ce soit clair pour eux aussi. »

    « Les Hongrois ont le droit exclusif de décider avec qui ils veulent vivre et cela est aussi une question de souveraineté : Bruxelles et les institutions de Bruxelles ne peuvent pas décider à leur place », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto.

    « La Hongrie n’a transféré aucune sorte de sphère de compétence à Bruxelles sur laquelle on se baserait pour rendre possible une réinstallation obligatoire », a déclaré le ministre de la Justice Laszlo Trocsanyi.

    Le mot hongrois traduit par « réinstallation » (resettlement sur le site du gouvernement en anglais) a généralement le sens d’« introduction », plus précisément de l’introduction (nuisible) d’une espèce exotique dans un écosystème. C’est le mot qui figure sur l’affiche, dans le rectangle au-dessus du slogan : « Référendum 2016. Non à l’introduction obligatoire », et l’on comprend en fait : « Non à une colonisation obligatoire ».

    Le ministre de la Justice a souligné que le référendum est conforme à la Constitution hongroise, et que « il y a eu et il y aura des référendums dans d’autres pays en relation avec des questions concernant l’Union européenne »…

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  • Au Danemark

    Conformément à la nouvelle législation qui exige que les candidats à la citoyenneté danoise aient une réelle volonté d’intégration, a été élaboré un test, auquel ont été soumis les candidats, pour la première fois, le mois dernier. Il faut 80% de bonnes réponses aux 40 questions posées sur le Danemark. (Ce test vient après celui qui vérifie que l’immigré possède la langue danoise. Il remplace le test précédent qui comportait 23 questions plus faciles. Le nouveau test a été approuvé par le parti du peuple danois, qui soutient le gouvernement actuel.)

    Résultat : seulement 31,2% des immigrés ont réussi le test. 68,8% ont donc échoué. « Trop d’entre eux ne l’ont pas correctement préparé », a déclaré Inger Stoiberg, ministre de l’Intégration, ajoutant qu’il n’était pas question de le modifier.

  • Boomerang

    Le CEPII, centre d’études qui dépend de Matignon, a publié une étude sur l’impact des sanctions prises contre la Russie. La conclusion est que les pays occidentaux ont souffert de leurs propres mesures, alors que l’embargo russe avait très peu d’effet. On voit sur le graphique que les marchandises échappant à l’embargo, en bleu, sont bien plus affectées que les autres. On voit aussi que c’est l’Allemagne qui souffre le plus, et de très loin, des sanctions infligées à la Russie.

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    La raison de ce phénomène réside dans « l'incertitude et la désorganisation des systèmes de paiements internationaux », résume en français Russia Today.

    L’étude française, réalisée pour le Premier ministre français, est quant à elle en anglais.

  • Bonne question

    Viktor Orban avait annoncé un référendum sur la relocalisation des « réfugiés ». Ce sera le 2 octobre, annonce le président Janos Ader. Et la question sera :

    Voulez-vous que l'Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l'approbation du Parlement hongrois ?

    Voilà qui met le doigt sur la violation des souverainetés nationales par l’UE, et qui est une déclaration de guerre aux instances communautaires.

    La Commission européenne rappelle que le programme a été décidé lors « d'un processus de décision sur lequel se sont accordés tous les Etats membres », et que ce plan est juridiquement contraignant.

    Tous les Etats, c’est faux. Une fois de plus, la Commission ment. Le plan a été rejeté par la Slovaquie, la Roumanie, la Hongrie et la Tchéquie (et la Finlande s’est abstenue).

    En effet, il est juridiquement contraignant. Mais la Hongrie et la Slovaquie ont porté plainte devant la Cour de Justice de l’UE. Et le référendum, dont le résultat est connu d’avance, est lui aussi juridiquement contraignant pour le gouvernement hongrois…

    On attend la suite avec intérêt…

  • Brexit catastrophe

    Le Footsie a atteint cet après-midi son plus haut niveau depuis dix mois.

  • Grands démocrates

    On se demande jusqu’où ira l’hystérie des européistes frappés par le Brexit.

    L’un des sommets est cet éditorial du Nouvel Observateur titré :

    En finir avec le référendum, tyrannie de la majorité.

    Il est devenu banal de voir les grands démocrates demander l’interdiction du référendum, parce que ce sont les ploucs et les salauds de pauvres qui font la majorité contre les élites qui leur montrent pourtant le bon chemin. Mais aller jusqu’à dénoncer la « tyrannie de la majorité », c’est savoureux.

    Les européistes suisses sont sans doute les plus frénétiques, et on les comprend, car le Brexit rend encore plus impossible leur déjà impossible adhésion à l’UE. Les titres du quotidien Le Temps suffisent à donner le climat :

    Les baby boomers crucifient l’avenir des jeunes Britanniques

    Le Brexit et la «dictature des vieux».

    Et dans un autre article on prend connaissance de cette très démocratique idée de Jacqueline Fehr, conseiller d’Etat socialiste de Zurich et conseiller national (ce n’est pas une hurluberlue) : donner deux voix au 18-40 ans, une voix et demie (sic) aux 40-65 ans, et une voix aux plus de 65 ans. Sic.

    Elle propose aux jeunes de se mobiliser sur cette idée, de lancer une initiative populaire…

    Mais elle reconnaît que ça pose des problèmes. Alors on pourrait abaisser le droit de vote à 16 ans, et ouvrir le droit de vote aux étrangers…

  • Présidence Slovaque

    Ce 1er juillet commence la présidence slovaque du Conseil européen.

    La première particularité est que ce pays a catégoriquement rejeté le plan théoriquement contraignant de relocalisation des « réfugiés », disant qu’il n’y avait pas de musulmans dans le pays et qu’il n’y en aurait pas. Le Premier ministre (socialiste) Robert Fico le disait encore fin mai : « Je ne veux pas que se constitue en Slovaquie une communauté musulmane. (…) Nous ne voulons par changer les traditions de notre pays, qui est bâti sur la tradition cyrillo-méthodienne. »

    La deuxième particularité est que les dirigeants slovaques disent ouvertement qu’après le Brexit la seule solution est de modifier les équilibres européens en redonnant des compétences aux Etats-nations et en limitant celles de Bruxelles.

    La troisième particularité est que la Slovaquie est opposée aux sanctions contre Moscou, qui sont, dit le ministre des Affaires étrangères, commandées par l’idéologie et ne tiennent pas compte des faits, et entend bien faire changer les choses – alors que c’est justement aujourd’hui que les sanctions ont été de nouveau prolongées de six mois.

  • Coïncidence

    Nenad Krstic, professeur à l’université de Novi Sad, co-fondateur d’Alternative pour la Serbie :

    On savait bien que cette Europe fédérale allait s’écrouler un jour ou l’autre, d’ailleurs comme la Yougoslavie fédérale. Le hasard (ou le Bon Dieu) a voulu que l’effondrement de l’UE commence exactement 25 ans après l’effondrement de la Yougoslavie fédérale. En effet, le 25 juin 1991, les Républiques de Croatie et de Slovénie proclamaient leur indépendance…

  • En Autriche

    Coup de tonnerre en Autriche : la Cour constitutionnelle a donné raison à « l’extrême droite », et invalidé le scrutin présidentiel en raison des irrégularités dans le dépouillement.

    Il va donc y avoir un nouveau second tour. Une nouvelle chance de voir le candidat du FPÖ, Norbert Hofer, devenir président de l’Autriche… Un cauchemar infernal pour les européistes.

  • Ça n’a pas été long…

    L'indice FTSE-100 ("footsie") de la Bourse de Londres est revenu aujourd’hui au niveau où il était avant le référendum, et l’a même dépassé.

  • Les fadas

    Comme chacun le sait, le Brexit est le fait des bouseux archaïques et des salauds de pauvres, de toute la vieillerie inculte et moisie d’outre-Manche.

    Matteo Renzi a trouvé une idée géniale pour que les jeunes Britanniques instruits et modernes ne pâtissent pas des tares de leurs aînés : leur donner la citoyenneté européenne…

    « Si un étudiant britannique décide de passer deux, trois, quatre ans dans une université européenne, nous sommes en train d'étudier s'il serait possible de lui donner un passeport européen », dit-il, en faisant croire que son idée est partagée par les autres dirigeants de la gauche européenne, et même par Angela Merkel et François Hollande, puisqu’il dit en avoir parlé avec eux lors de leur rencontre à Berlin ; et la presse aux ordres conclut servilement que « les dirigeants de l’UE » envisagent de faire ce que préconise Renzi.

    Sauf que c’est une absurdité.

    C’est une absurdité en soi, de donner la citoyenneté de l’UE à un jeune sous prétexte qu’il fait ses études dans une université de l’UE.

    En outre cela impliquerait, selon les règles de la non-discrimination, qu’on donne la citoyenneté européenne non aux seuls Britanniques, mais à tous les étudiants venus du monde entier faire leurs études dans l’UE. Et même chez les eurofanatiques il n’y aura personne pour accepter cela.

  • Aux Pays-Bas

    Une motion de Geert Wilders, demandant au gouvernement de « tout mettre en œuvre pour organiser au plus tôt un référendum sur l’appartenance des Pays-Bas à l’UE » a été rejetée lundi soir par 124 voix contre 14. Ce qui n’est pas étonnant. L’information est que la motion existe et a été discutée.

    Dans le même temps, on apprend qu’une pétition réclamant ce même référendum a recueilli 56.710 signatures et a été remise au Parlement.

    Pour l’heure le gouvernement des Pays-Bas est aux prises avec le problème posé par le dernier référendum en date : celui sur l’accord UE-Ukraine. Alors que l’élite néerlandaise est fanatiquement européiste, le peuple néerlandais, contre toute attente, s’est servi de ce référendum a priori technique pour montrer son euroscepticisme. C’était le 6 avril, et la question n’est toujours pas réglée. Le gouvernement et l’UE se trouvent devant un problème insoluble. Car l’accord (en réalité un coup politique contre Poutine) qui était passé partout (y compris évidemment au Parlement néerlandais) comme une lettre à la poste, est entré en application avant même que tout le monde l’ait ratifié… Le Premier ministre Mark Rutte a déclaré hier : « Ou bien nous modifions le texte, ou bien nous trouvons une solution qui n’implique pas de modifier le texte. » En attendant, les Pays-Bas ne peuvent pas ratifier l’accord. Lequel est depuis longtemps mis en application, de façon parfaitement illégale, comme c’est de plus en plus souvent le cas dans cette UE où le droit ne sert plus qu’à légitimer les attaques contre les méchants eurosceptiques…

  • Et vlan pour Juncker

    Propos de Witold Waszczykowski, ministre polonais des Affaires étrangères :

    D'ordinaire, en politique, en cas d'échec d'un projet politique, et ici, le projet politique est de préserver l'unité européenne, on doit changer les règles du jeu ou donner à d'autres personnalités politiques la possibilité d'améliorer ce projet…

    Nous nous demandons si la direction de la Commission européenne, qui voici quelques mois appelait les dirigeants politiques à cesser d'écouter leur électorat (1), a le droit de rester en fonction… A notre avis, elle ne l'a pas. De nouvelles personnalités politiques, de nouveaux commissaires doivent se charger de cette tâche, et avant toute chose, nous devons accorder de nouvelles prérogatives au Conseil européen, parce qu’il est composé de représentants politiques qui ont un mandat démocratique (2).

    (1) Jean-Claude Juncker, en mai dernier, dénonçant les dirigeants qui écoutent leur électorat au lieu de développer un sentiment commun européen.

    (2) Contrairement à la Commission européenne. (Mais dans le traité c’est bien la Commission qui est l’exécutif européen, pas le Conseil.)

  • Airbus et l’UE

    Puisque les européistes continuent leur bobard à propos d’Airbus, continuons à le dénoncer.

    Sans cesse ils disent aux eurosceptiques : vous parlez toujours de ce qui va mal, jamais de ce qui va bien, des grandes réussites de l’UE, par exemple Airbus.

    Mais Airbus n’a rien à voir avec l’UE. Comme quasiment tout ce qui va bien en Europe.

    Si l’on en voulait une nouvelle preuve, on l’aurait avec la réponse de Tom Enders, président exécutif d’Airbus, à propos de l’impact du Brexit sur le groupe, vu que c’est à Filton, Angleterre, que l’on planche notamment sur la structure des ailes, et que c’est à Broughton, Pays de Galles, qu’on assemble les ailes…

    « Le Royaume-Uni reste dans la famille tant qu'il reste compétitif. Nos collègues britanniques sont un partenaire indispensable et intégral d'Airbus. »

    Rien à voir avec le fait que ce pays soit ou non membre de l’UE. Airbus UK reste Airbus UK, dans Airbus Group. Rien ne change et il n’y a rien à changer.

  • Fuite en avant

    Les européistes rivalisent d’idées pour répondre au Brexit en allant dans le sens inverse de ce que demandent les peuples. Même l’ineffable Macron y va de sa proposition d’un « traité refondateur » pour « une plus grande intégration du cœur de l’Europe ». D’une UE repliée sur les plus importants pays… Et voici Daniel Cohn-Bendit, proposant qu’aux élections européennes il y ait, outre les élections nationales, l’élection d’une quarantaine de députés sur des listes « transeuropéennes ». « C'est-à-dire que vous auriez une deuxième voie où vous votez pour les socialistes européens, les verts européens, les fascistes européens, les je-ne-sais-quoi européens. » Et les têtes de listes seraient les candidats à la présidence de la Commission européenne… Sauf que ce que Cohn-Bendit appelle les « fascistes », ce sont des patriotes qui n’ont aucune intention de concourir pour la présidence de la Commission.

    Norbert Hofer vient de déclarer quant à lui que si l’Union européenne prend dans les mois à venir des initiatives pour une plus grande intégration, l’Autriche organisera un référendum pour sortir de l’UE. Auxit, ou Öxit ? Quoi qu’il en soit la menace de Norbert Hofer n’est pas une plaisanterie. Le candidat du FPÖ à la présidentielle autrichienne, qui a obtenu que la Cour constitutionnelle examine les conditions d’une élection où il a perdu de 31.000 voix alors que de nombreuses irrégularités ont été commises, se souvient que l’an dernier une pétition a déjà obligé le Parlement à discuter de la question. Et le dernier sondage donne 53% d’Autrichiens favorables à l’UE. En 2014 ils étaient 75%...

    Addendum

    Norbert Hofer fait sans doute allusion au texte commun de Jean-Marc Ayrault et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, dont on parle beaucoup aujourd’hui mais qui est daté du 24 juin sur le site du ministère allemand des Affaires étrangères. Dans ce document en... anglais, les deux ministres en appellent, comme l’a résumé la télévision polonaise, à la constitution d’un super Etat européen.

  • Tout et le contraire

    Gunther Krichbaum, président CDU de la commission des Affaires européennes du Bundestag, déclare que l’UE va toujours compter 28 pays car l’Ecosse va voter son indépendance, et « Il faudra répondre rapidement à une demande d'adhésion d'un pays ami de l'UE ».

    Ce sont les mêmes politiciens de la CDU (etc.) qui, lors du référendum de 2014, expliquaient que l’Ecosse ne devait surtout pas accéder à l’indépendance si elle voulait continuer à faire partie de l’UE, car si elle devenait indépendante ce serait un nouvel Etat qui devrait faire acte de candidature et que c’est un processus extrêmement long, à supposer déjà que tous les autres Etats-membres soient d’accord pour sa candidature…

  • La divergence et l’impasse

    Jaroslaw Kaczynski, président du PiS, le parti au pouvoir en Pologne, a tenu une conférence de presse sur le Brexit. Pour déplorer le vote britannique, mais aussi pour affirmer que la réponse au Brexit doit être une réforme de l’UE qui serait une nouvelle offre aux Britanniques, à travers un nouveau traité.

    « Nous avons besoin d’un nouveau traité européen, nous avons besoin d’une réaction positive, au lieu de nous obstiner dans la même direction en continuant dans le même chemin qui a conduit à la crise. »

    Il faut clarifier la prise de décision, qui ne doit plus être « arbitraire », il faut redéfinir le concept de subsidiarité, il faut augmenter le nombre des domaines où la décision doit être prise à l’unanimité… Car l’UE est toujours composée d’Etats nations…

    Le Premier ministre Beata Szydlo a souligné que la Pologne est en train d’élaborer des propositions sur ce qui doit changer : « Le but de la Pologne est de construire une UE forte, unie, de nations souveraines ».

    Ce discours est exactement à l’opposé de celui que l’on entend en France. Tous les dirigeants demandent, éventuellement avec l’appui d’un nouveau traité, qu’on renforce l’UE, qu’on réponde au Royaume Uni par plus d’Europe, et particulièrement qu’on s’occupe de construire une zone euro unifiée, entre les pays qui veulent continuer l’intégration. C’est-à-dire entre dirigeants qui veulent continuer dans la voie de la désastreuse utopie, contre les peuples.

    La divergence est donc en train se creuser entre ces deux groupes de pays. Et elle conduit à une impasse.

    Car nos dirigeants sont dans la légitimité des traités. Le traité de Maastricht impose une « citoyenneté européenne » supérieure à celle des nations, une monnaie unique à TOUS les Etats de l’UE, et une marche forcée vers toujours plus d’intégration. Et quand ils veulent un nouveau traité c’est pour le souligner encore davantage.

    Je me demande si Jaroslaw Kaczynski se rend compte à quel point il va contre le traité européen quand il dit qu’il est contre une tentative de la Pologne de rejoindre l’eurozone pour combattre le Brexit, parce que adopter l’euro conduirait à appauvrir les gens si le pays entrait avec un zloty faible, et briserait les exportations s’il entrait avec un zloty fort…

    On va forcément vers un clash majeur.

  • Ils osent tout…

    Nicolas Sarkozy demande un nouveau traité européen, parce qu’il faut une « refondation profonde ».

    C’est Nicolas Sarkozy qui a signé et qui a fait adopter le traité de Lisbonne, en nous expliquant que c’était une merveille. Et aujourd’hui il faut le mettre au panier, alors qu’il n’est même pas encore complètement entré en vigueur (la règle de la double majorité ne sera obligatoire qu’après mars 2017).

    « La lucidité commande de dire que ce sentiment de rejet est partagé par beaucoup de Français et beaucoup d'autres Européens. Ce qu'a dit le peuple britannique, d'autres peuples en Europe peuvent le dire. Nous ne pouvons, nous ne devons l'ignorer », dit Sarkozy.

    Et alors ? Eh bien alors le nouveau traité « montrera aux peuples de notre continent que l'Europe est décidée à reprendre son destin en main ». L’Europe. L’ectoplasme dictatorial européen. Pas la France.

    De même, François Hollande a dit qu’il fallait écouter ce qu’on dit les Britanniques, et qu’en conséquence il faut… davantage d’Europe, davantage « d’harmonisation fiscale et sociale », un « renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique ».

    La dernière expression, en forme de pied de nez, est la preuve, non seulement qu’il se fiche des citoyens, mais qu’il leur crache à la gueule. Comme Sarkozy.