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Europe

  • L’UE à l’envers

    Se félicitant de l’apparente mise sur la touche des Spitzenkandidats pour le poste de président de la Commission européenne, le Premier ministre tchèque Andrej Babiš déclare :

    « Il est vital pour la République tchèque et le V4 que le prochain président de la Commission européenne n’intervienne pas et ne commente pas la politique. Au lieu de cela, la personne devrait se contenter de mettre en œuvre les conclusions du Conseil européen. »

    Ce n’est pas la première fois que je vois un dirigeant du Groupe de Visegrád tenir ce genre de propos. Le problème est que c’est complètement erroné, et qu’il serait urgent que nos amis de l’Est comprennent et disent ce qu’il en est réellement au lieu de continuer à fantasmer.

    La Commission européenne est, selon le traité de l’UE, l’exécutif de l’UE. Ce n’est pas le Conseil qui est l’exécutif, c’est la Commission. C’est donc le président de la Commission qui est le patron, et il l’est d’autant plus que dans l’UE, contrairement à ce qui se passe dans les Etats, il n’y a pas de pouvoir législatif susceptible de contrebalancer le pouvoir exécutif. En fait c’est la Commission qui a aussi le véritable pouvoir législatif : telle est précisément la dictature de l’UE.

    Bien sûr qu’une Union européenne digne de ce nom aurait comme exécutif le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement (décidant à l’unanimité), avec une Commission qui mettrait en œuvre ce qui a été décidé. Mais cela, c’est le contraire de ce qui se trouve dans le traité. Pour modifier l’UE dans le bon sens, il importe d’abord de le dire (peut-être d’abord de le savoir ?).

  • Ça continue

    Le lobby LGBT a très mal réagi à l’annonce que le groupe Rèniou Iourop du Parlement européen allait être présidé par le Roumain Dacian Ciolos, en raison du naufrage de la Loiseau.

    Parce que si Dacian Ciolos n’a été que brièvement Premier ministre de Roumanie, il s’est fait deux fois remarquer comme peu disposé à accepter la dictature LGBT.

    En octobre 2016, alors qu’on lui demandait son avis sur un propos du président de la République appelant à une plus grande « tolérance » envers les « minorités », il avait dit qu’il plaidait quant à lui « pour la tolérance à l’égard de la famille », que la Constitution elle-même reconnaît l’importance de la famille, et que l’idée de famille ne devrait donc pas « être systématiquement contredite par l’idée de tolérance ».

    Le même mois, le ministère de la Justice avait élaboré un projet de loi sur la légalisation des « unions civiles ». Le Premier ministre avait refusé de le signer…

    Même si en 2018 il avait appelé au boycott du référendum visant à inscrire dans la Constitution que le mariage est entre un homme et une femme, avoir comme président du groupe libéral, avec l’aval de Macron, un tel homme, ça fait tache pour les militants en marche… (Sauf s’il se déclare tout à coup partisan du « mariage » des invertis, ce qui n’est pas impossible.)

  • Excellent Orbán

    — Veuillez expliquer ce que vous entendez par l’expression « État illibéral » ?

    Le fait est que lorsque les libéraux perdent une élection en Pologne ou en Hongrie, ils disent immédiatement que s’en est fait de la démocratie. Dans certains États membres, les libéraux semblent penser qu’un démocrate ne peut être qu’un démocrate libéral, ce qui est en soi une contradiction.

    Nous sommes Chrétiens démocrates et nous différons des libéraux en trois points : le premier est la conviction que la famille est fondamentale, et que la famille est basée sur un homme et une femme. Nous croyons que cela doit être protégé, ce que les libéraux contestent. Deuxièmement, quoique la vie culturelle de chaque pays soit diverse, une Leitkultur, une culture dominante, est présente partout. Nous respectons les autres cultures, mais la nôtre a un rôle prééminent pour nous, et notre responsabilité est de la préserver. Les libéraux refusent ce concept. Le troisième point est que les démocrates libéraux sont partout pro-immigration tandis que nous sommes contre l’immigration. Donc, qu’on le veille ou non, les Chrétiens démocrates sont illibéraux par définition.

    Visegradpost (via le Salon Beige)

  • Et voilà…

    Macron avait l’intention de faire au Parlement européen ce qu’il avait fait au Parlement français, et il avait donc envoyé des émissaires un peu partout pour constituer une grande coalition de partis qui allait former le plus grand groupe. L’opération a complètement raté, comme on le savait avant les élections, puisqu’il n’avait réussi à rallier aucun parti. Les élus de Macron sont donc simplement des membres du groupe libéral qui reste le troisième groupe du Parlement européen. Toutefois, comme la délégation française devenait la plus importante, la présidence du groupe devait revenir à un Français. A Nathalie Loiseau. Mais ce volatile est tellement suicidaire qu’elle a dit ouvertement tout le mal qu’elle pensait des principales personnalités… de son groupe.

    Alors c’est le Roumain Dacian Ciolos, ancien commissaire européen, ancien éphémère Premier ministre de son pays, qui a été élu ce matin président du groupe qui n’est plus, par diktat de Macron, « Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe », mais Rèniou Iourop.

    On se console, paraît-il, en rappelant que Dacian Ciolos, marié à une Bretonne, est francophile et parfaitement francophone.

    Ah bon.

    Screenshot_2019-06-19 Parlement européen le Roumain Dacian Ciolos élu à la tête du groupe où siège LREM.png

  • Rèniou Iourop

    Les nouvelles ne sont pas bonnes pour le groupe libéral du Parlement européen que Macron a voulu renommer Rèniou Iourop. Et c’est de sa faute. Il a fait vertement savoir aux libéraux espagnols (Ciudadanos) que leur collaboration serait remise en cause s’ils acceptaient chez eux l’alliance avec « l’extrême droite » de Vox, qui vient de permettre à la droite de retrouver la municipalité de Madrid.

    En fait Ciudadanos ne s’allie pas avec Vox, mais avec le PP auquel Vox apporte son soutien… Ce qui de fait revient au même.

    La réaction de Vox ne s’est pas fait attendre. Son président Santiago Abascal a lancé le premier tweet incendiaire :

    « Monsieur Emmanuel Macron doit apprendre à ne pas mettre son nez dans la politique espagnole. Il devrait s'occuper qu'on n'incendie pas plus d'églises, de garantir la paix les samedis en France, et de redonner à ses compatriotes leur identité nationale noyée dans une France islamisée. »

    Deux autres ont suivi immédiatement :

    Et si vous avez un tel intérêt pour les affaires européennes, vous feriez mieux de demander et obéir au parti qui a remporté les dernières élections au Parlement européen et qui a montré que la France tournait le dos à un président mondialiste et ennemi de la souveraineté des nations.

    En dépit de toutes ces interventions, VOX participera à toutes les municipalités où son vote est décisif pour arracher les mairies à la gauche. Nos électeurs auront voix dans toutes ces institutions. C’est seulement les Espagnols qui votent pour qui nous donnent des ordres.

    Et encore :

    L’ingérence de M. Macron est aussi honteuse que le silence du gouvernement espagnol et du reste des partis.

    L'Espagne doit prendre des mesures contre cette ingérence intolérable dans notre souveraineté. Il est inouï qu'un président français s'immisce dans les affaires intérieures de l'Espagne. Et c’est triste que Ciudadanos, qui prétend défendre l'Espagne, admette les ordres de l’étranger.

    L’engagement de Macron de traiter l’Espagne comme une province française n’est possible que grâce à la soumission de certains dirigeants espagnols. Je regrette que seul VOX soit engagé à défendre la dignité nationale face à une intrusion qui humilie, avant tout, ceux qui se taisent.

    Et les députés :

    Le groupe parlementaire de VOX exhorte l'exécutif à mettre fin à l'ingérence de Macron afin qu'aucun parti ne puisse agir en Espagne sous les ordres de puissances étrangères.

  • Au Parlement européen

    Le groupe « Europe des nations et des libertés » passe de 36 à 73 membres (dont les 22 du RN – 23 après le Brexit - et les 28 de la Ligue). Il va changer de nom pour devenir « Identité et démocratie ». Sa réunion constitutive se tiendra le 2 juillet.

    Macron voulait faire à l’échelon européen ce qu’il a fait en France : constituer une majorité marginalisant les partis traditionnels. Il a complètement raté son coup. Ses 21 députés sont seulement membres du groupe ALDE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe), qui reste le troisième groupe. Il a seulement réussi à imposer le changement de nom du groupe, parce qu’il voulait à tout prix supprimer le mot « libéral ». Il voulait aussi que le groupe s’appelle « Renaissance », comme la liste Loiseau. Mais les autres n’ont pas voulu que le groupe apparaisse comme le groupe de Macron… Un compromis a été trouvé : le groupe s’appellera « Renew Europe » : ce qui se prononce « rèniou iourop »…

    Nathalie Loiseau s’est distinguée en disant tout le mal qu’elle pense des principales personnalités de ce qui est maintenant son groupe : Guy Verhofstadt, le chef du groupe jusqu’ici, est un « vieux de la vieille qui a des frustrations rentrées depuis 15 ans », la vice-présidente Sophie in’t Veld « a perdu toutes les batailles qu’elle a menées », Jean Arthuis est un « homme aigri ». Quant au Spitzkandidat Manfred Weber c’est un « ectoplasme ».

    Naturellement Nathalie Loiseau a formellement démenti avoir tenu de tels propos. Réaction de Jean Arthuis : « Je reconnais l’intelligence politique de Nathalie Loiseau et la sincérité de ses démentis. Entrée prometteuse au Parlement européen. »

    A l’instant où j’écris j’apprends que Nathalie Loiseau renonce à briguer la présidence du groupe rèniouiourop.

  • Réponse hongroise

    Dans le cadre de la campagne permanente de l’européisme contre le diable hongrois, EUobserver avait publié le 6 juin un article apocalyptique sur l’emprise de Viktor Orban sur les médias, qui soulignait non seulement que la situation en Hongrie était horrible, où le pouvoir politique et les oligarques ont le contrôle absolu des médias, mais que cette situation est en train de se répandre en Europe…

    L’article était de Harlan Mandel, de « Media Development Investment Fund », de… New York.

    Le gouvernement hongrois n’a pas laissé passer cette attaque, et a exigé de EUobserver un droit de réponse, qui vient d’être publié. Il est de Zoltan Kovacs, secrétaire d’Etat à la Communication internationale. En voici une traduction.

    Monsieur le rédacteur en chef,

    Selon l'“opinion” publiée par EUobserver le 6 juin, le gouvernement Orban déploie des efforts concertés pour s’emparer des médias.

    Harlan Mandel affirme que « la capture des médias » est « un processus qui permet aux gouvernements et aux intérêts d’affaires de s'entendre pour contrôler et manipuler le flux d'information ».

    « Le foyer spirituel » de ce phénomène est bien sûr la Hongrie, mais il étend ses « tentacules dans de nouveaux territoires », avertit Mandel.

    Il brosse une image dramatique, mais il laisse de côté des détails assez importants que je voudrais faire connaître à vos lecteurs.

    Le cauchemar de « capture des médias » de Mandel est révélé dans un rapport publié par le Media Development Investment Fund, une organisation basée à New York dont il est le PDG. MDIF a reçu au moins 16,5 millions de dollars de George Soros.

    Les anciens administrateurs du fonds et plusieurs des membres de son conseil d'administration au fil des ans sont issus des cercles de l'Open Society financée par Soros. Le MDIF est né du financement de Soros et fait vraiment partie du monde de Soros.

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  • Ridicule

    Toute la presse européiste et les sites européistes se félicitent bruyamment (en recopiant l’AFP) que « le Parti du Brexit échoue à entrer au Parlement britannique ».

    Comme s’il y avait eu des élections générales et que pas un candidat du parti qui a remporté les européennes n’avait été élu.

    En fait il s’agit d’une élection partielle dans une seule circonscription, une circonscription traditionnellement travailliste où le député travailliste sortant a été réélu…

    La véritable information est que le parti du Brexit, qui se présentait pour la première fois à une législative, est arrivé deux points derrière le député sortant…

  • Fin de la crise au Conseil de l’Europe

    Logiquement, la Russie devait être exclue du Conseil de l’Europe ce mois-ci. Mais l’Assemblée parlementaire a adopté lundi un texte qui demande au contraire que la Russie reprenne toute sa place dans les instances, et même qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire.

    Le clash datait de l’annexion de la Crimée par la Russie. En avril 2014, les 18 délégués russes de l'APCE étaient privés de leur droit de vote. En juin 2017, comme rien ne changeait, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait annoncé que son pays ne contribuerait plus au budget. Selon les règles, deux ans plus tard la Russie devait être exclue.

    Mais déjà le 17 mai dernier le Comité des ministres du Conseil de l'Europe avait déclaré, au grand dam du gouvernement ukrainien : « L'ensemble des Etats membres devraient avoir le droit de participer sur un pied d'égalité au Comité des ministres et à l'Assemblée parlementaire. »

    Dans la résolution adoptée lundi, l’Assemblée « appelle à l’intensification du dialogue entre tous les acteurs concernés afin de préserver la mission paneuropéenne du Conseil de l’Europe et d’éviter une situation dans laquelle le plus grand Etat membre serait invité à, ou choisirait de quitter l’organisation » et elle invite la Russie et la Bosnie-Herzégovine (elle aussi frappée) de « présenter leurs pouvoirs» lors de la prochaine session de l'organisation (le 24 juin). L’APCE ajoute dans un communiqué: « La commission propose également de compléter son règlement pour préciser qu’en cas de contestation ou de réexamen des pouvoirs, les membres ne peuvent être privés du droit de vote, du droit de parole, ni du droit d’être représenté à l’Assemblée et dans ses organes, et que l’exercice de ces droits ne peut être suspendu. »

    Cela peut clairement être vu comme une victoire de la Russie et une défaite de l’Ukraine. C’est en tout cas ainsi que le voit le gouvernement ukrainien, qui se plaint amèrement de ce vote.

  • “Change UK” : le naufrage

    En février dernier, 11 députés du parti conservateur et du parti travailliste ont créé un nouveau parti, “Change UK”, résolument européiste, pour le maintien du Royaume dans l’UE grâce à un nouveau référendum.

    Mais “Change UK” n’a obtenu que 3,5% des voix, et aucun député européen.

    6 des 11 députés viennent de quitter le navire en perdition. « Ce n'est pas le moment de partir mais plutôt de se retrousser les manches », réagit Anne Soubry, qui à la tête de ses troupes (les 4 qui restent avec elle) entend redresser la situation… et obtenir un nouveau référendum.