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Europe

  • Petit mensonge

    Un petit mensonge, mais qui n’est pas sans portée, et qui est révélateur de la passion partisane du site EUobserver, censé informer de façon factuelle sur l’actualité de l’Union européenne, mais qui est de plus en plus agressivement européiste et anti-russe.

    EUobserver (dont les articles sont payants depuis peu) fait savoir aujourd’hui (12h28) que « Des allégations de ventes d’armes à la Russie sont accueillies par le silence à Prague » : le journal polonais Rzeczpospolita affirme que deux fabricants tchèques ont exporté des armes en Russie tout au long de l’année dernière malgré l’embargo européen mis en place le 1er août, et ces allégations sont accueillies « par un étrange silence à Prague ».

    Or c’est faux.

    Le ministre tchèque des Affaires étrangères a aussitôt réagi à l’article, lundi 3 mars, par l’intermédiaire d’un porte-parole qui a publié un ferme démenti, amplement répercuté par la presse tchèque : en résumé, la République tchèque n’a délivré aucune licence d’exportation d’armes depuis l’embargo, qu’elle respecte.

    Ce n’est pas tout.

    Car de quelles armes parle-t-on ?

    De fusils de chasse.

    Mais, dit, le journal polonais, rien ne prouve que ces fusils de chasse ne puissent pas être livrés aux Ukrainiens pro-russes et servir contre l'armée ukrainienne…

    Pierre-Arnaud Lotton, le président du groupe du Conseil de l’UE pour les exportations d’armes conventionnelles, dit quant à lui – et le journal polonais a l’honnêteté de le citer – que ces fusils de chasse, si armes il y a, ont pu tout bonnement être commandés avant l’entrée en vigueur de l’embargo.

    EUobserver devrait écouter davantage ses maîtres bruxellois…

  • Chypre et les Russes

    Le président chypriote Nicos Anastasiades était mercredi à Moscou, pour rencontrer Vladimir Poutine. Les deux dirigeants ont signé des accords de coopération militaire, notamment sur l’entrée des navires russes dans les ports de Chypre.

    En fait cela ne fait qu’officialiser ce qui se passe déjà. Mais c’est une pierre de plus dans le jardin anti-russe de l’UE. Et cela rappellera peut-être à quelques europhiles et eurocrates que les navires chypriotes, simplement de commerce, n’ont pas le droit d’entrer dans les ports turcs…

  • Les Italiens et l’UE

    La Repubblica publie un sondage Demos faisant apparaître que 27,4% des Italiens ont confiance en l’Union européenne. Juste devant les Britanniques : 28%. Ensuite on monte à 40,5% chez les Espagnols, 42,1% chez les Polonais, 43% chez nous, et 53,4% chez les Allemands. (Les autres pays n’ont pas été sondés.)

    Dans son discours programme devant la Chambre, Matteo Renzi avait déclaré : « La tradition européenne et européiste représente la meilleure partie de l'Italie »…

  • Valls et les paysans

    Assener une contre-vérité avec autorité et conviction permet semble-t-il de la faire passer dans les médias comme une vérité première, du moins quand on s’appelle Manuel Valls :

    « Les agriculteurs savent aussi ce qu'ils doivent aux pouvoirs publics, particulièrement à l'Europe. Voter Front National, c'est détruire ce modèle européen qui a aussi soutenu l'agriculture française », a-t-il déclaré.

    S’il y a encore des paysans en France, ce n’est pas grâce à l’Europe, mais malgré « l’Europe ». Quiconque connaît un peu l’histoire de la construction européenne sait que la politique agricole commune avait pour objectif de supprimer les paysans, puisque les idéologues et technocrates de la construction européenne ne supportaient pas (et ne supportent toujours pas) qu’il y ait des petits paysans, des petits patrons pêcheurs, des petits artisans et commerçants, etc. : on ne peut pas faire de plans européens avec un tel grouillement. L’objectif était de produire davantage et de façon plus « rationnelle ». Comme les Soviétiques. Le plan Mansholt en 1968 vise à la constitution de grandes unités de production spécialisées, dans les régions les plus rentables, et à la suppression de la majorité des travailleurs de la terre. Par exemple tous les porcs, ou du moins la grande majorité, devaient être produits en Belgique. Et aussi en Hollande. Le beurre et le fromage devaient être produits en Hollande (le pays de Mansholt). Une fois la liste terminée, on se rendait compte qu’il ne restait rien pour la Bretagne, ni pour aucune autre région trop éloignée des centres européens…

    Ce fou furieux de Mansholt, devenu président de la Commission européenne, voyant sans doute la démence de ce qu’il faisait, se met alors à dire le contraire, jusqu’à prôner la croissance zéro avec ses nouveaux amis du Club de Rome (ceux qui affirmaient en 1968 que dans 30 ans il n’y aurait plus une goutte de pétrole), puis il disparaît de la circulation au bout de sept mois. Mais l’esprit, si l’on peut dire, du plan Mansholt, a continué à inspirer la PAC. Jusqu’à nos jours.

  • Giscard : les traités on s’en fout

    Dans une interview aux Echos, Valéry Giscard d’Estaing déclare (c’est dans le titre) : « La Grèce doit sortir de l’euro ». Parce que c’est la seule façon qu’elle s’en sorte. Il ajoute :

    « En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque etc. qui ne l’ont pas adopté. Mieux : cette sortie lui permettrait de préparer un éventuel retour, plus tard. Ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l’intérêt mutuel de chacun. C’est ce que j’appellerais une « friendly exit », une sortie dans un esprit amical. »

    Venant d’un politicien inculte ou d’un journaliste lambda, on passerait outre. Mais il s’agit de Valéry Giscard d’Estaing, partie prenante dans la construction européenne depuis des décennies, l’un des auteurs du traité de Maastricht instituant l’euro, puis architecte du projet de Constitution européenne devenu traité de Lisbonne.

    Lui donc sait de quoi il parle. Et il sait qu’il ment. Ou plutôt il sait qu’il raconte n’importe quoi mais que ça n’a pas d’importance.

    L’innovation du traité de Lisbonne fut l’introduction d’un article permettant à un Etat de sortir de l’UE. Jusque-là c’était impossible. Entrer dans l’UE était irréversible. Mais il n’est rien prévu pour sortir de l’euro, puisque l’UE de Maastricht est précisément fondée sur la monnaie unique. Entrer dans l’UE, c’est entrer dans l’euro (le plus vite possible pour ceux qui ne le pourraient pas tout de suite), et c’est irréversible – comme ne cessent de le dire les eurocrates. L’argument du Royaume Uni et de la Suède (et du Danemark) est hors sujet : ces Etats se sont exemptés de la monnaie unique AVANT de signer le traité, lequel stipule explicitement qu’ils en sont exemptés. Quant à la République tchèque, elle s’est engagée à adopter l’euro par son traité d’adhésion.

    Ce que veut dire Giscard, c’est que les traités, même ceux qu’il a conçus, ne sont que des chiffons de papier. De fait on a bien vu comme le traité de Lisbonne a été allègrement violé dès que la crise monétaire a obligé à prendre des mesures qui étaient explicitement interdites par le traité. Donc pour la Grèce on peut faire de même. Pas de problème. C’est le viol friendly des traités, par lesquels en réalité on ne s’engage à rien, car ce qui compte est la construction d’un Etat européen, par tous les moyens, même légaux.

    Et donc illégaux si c’est friendly. En fait ils ont déjà trouvé le truc. On fait semblant d'utiliser l’article 50, celui qui permet à un Etat de faire sécession. Certes, la Grèce ne voudra pas sortir de l’UE, et surtout on ne veut pas qu’elle en sorte. Mais on négocie un processus par étapes. Et la première étape est l’abandon de l’euro par la Grèce. Etape qui restera la seule…

  • La rencontre incorrecte

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    Vladimir Poutine s’est rendu à Budapest hier et a eu une longue conversation avec Viktor Orban. Une rencontre qui fait grincer des dents dans toute l’Union européenne, ce qui fait sourire ces deux provocateurs… (La photo est celle que Orban a publiée sur sa page Facebook.)

    La rencontre avait pour but de mettre au point le renouvellement du contrat de fourniture de gaz russe à la Hongrie.

    Viktor Orban a déclaré : « Nous aspirons à la coopération et à avoir de bons contacts (avec la Russie). Je suis personnellement certain que la coopération et les bonnes relations servent non seulement les intérêts de la Hongrie, mais de toute l’Europe. » Il a ajouté : « Bloquer la Russie hors de l’Europe n’est pas rationnel… Quiconque croit que l’Europe peut être compétitive, que l’économie européenne peut être compétitive, sans coopération économique avec la Russie, quiconque pense que la sécurité énergétique peut exister en Europe sans l’énergie qui vient de Russie, est un chasseur de fantômes. »

  • Un poids lourd… travailliste à l’Ukip

    Harriet Yeo, qui fut présidente du syndicat des salariés des transports, puis membre du parti travailliste, et présidente du Comité exécutif national du parti en 2012-2013, a décidé de rejoindre l’Ukip, parce qu’elle ne supporte plus les atermoiements des travaillistes sur un futur référendum sur l’UE. « Il est temps de décider si nous devons rester dans l’UE, dit-elle. Le seul parti dont j’ai confiance qu’il offre ce choix est l’Ukip. »

  • Bruxelles sort le 49-3

    Puisque le gouvernement n’a pas la majorité pour la loi Macron, il a recours au 49-3.

    Certes, François Hollande dans l’opposition avait eu des mots très durs contre le 49-3, ce « déni de démocratie » dont il voulait la suppression…

    Mais ce n’est pas François Hollande qui veut la loi Macron. Ce ne sont pas les socialistes qui veulent une loi libérale.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui a imposé Macron à Bercy.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui exige que cette loi passe.

    Et là où passe Bruxelles la démocratie trépasse.

  • AfD : un nouvel élu

    Le parti anti-euro AfD, qui est aussi anti-immigration et partie prenante des manifestations anti-islam, a obtenu un élu hier au parlement du Land de Hambourg.

    C’est la quatrième fois qu’un militant de l’Alternative für Deutschland est élu dans un parlement régional, et la première fois dans un Land de l’ouest.

  • Quand Merkel fait la leçon à Orban

    Angela Merkel était en visite hier à Budapest. Après trois heures de tête à tête avec Viktor Orban s’est tenue la conférence de presse commune, qui a été quelque peu tendue. Reprenant un mot utilisé l’été dernier par le Premier ministre hongrois, Angela Merkel a déclaré : « Honnêtement, je ne peux pas comprendre ce que veut dire “illibéral” quand on parle de démocratie ». Orban a répliqué : « Toutes les démocraties ne sont pas obligées d’être libérales. Ceux qui disent que la démocratie est nécessairement libérale tentent de mettre une école de pensée au-dessus des autres et nous ne pouvons pas admettre cela. »

    Mais Angela Merkel a continué à faire la leçon à Orban sur le… dialogue, sur le respect des opinions divergentes… « Il est très important dans une démocratie, notamment quand on a une large majorité, de reconnaître le rôle de l’opposition, de la société civile et des médias. »

    Elle en a remis une couche ensuite devant une centaine d’étudiants de l’université germanophone Andrassy (devant laquelle venait d’avoir lieu une manifestation anti-Orban), insistant lourdement sur la nécessité du pluralisme des médias, et de la liberté de la société civile (sauf quand elle manifeste contre l’islamisation en Allemagne ou quand elle critique l’Union européenne, semble-t-il…) « Dans une démocratie, l’opposition n’es pas un ennemi, la majorité doit protéger la minorité… »

    Après le départ d’Angela Merkel, Viktor Orban n’a pas voulu commenter ces critiques. Il a souligné la qualité des relations économiques entre les deux pays, grâce auxquelles le taux de chômage hongrois est au plus bas, car les entreprises allemandes ont créé 300.000 emplois dans le pays et les exportations hongroises vers l’Allemagne battent des records. « Tout ce que je peux dire à la chancelière est : merci à l’Allemagne… »

  • La mauvaise foi des eurocrates

    Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a annoncé mercredi que Vladimir Poutine se rendra à Budapest le 17 février prochain : « Nous aurons au programme des questions bilatérales et géopolitiques, y compris quant à la sécurité énergétique de l’Europe centrale. Les questions d’énergie sont devenues urgentes depuis l’abandon du pipeline South Stream. L’Ukraine sera aussi au programme. »

    Cette annonce a été très mal accueillie à Bruxelles. Déjà on ne supporte pas Orban, et on ne supporte pas Poutine, alors, les deux ensemble…

    Et les eurocrates de tonner que Viktor Orban, comme les autres dirigeants européens, a signé le texte de mars dernier, où les Etats membres s’engagent à « ne pas tenir de sommets bilatéraux réguliers pour le moment » avec la Russie.

    La mauvaise foi est patente, et les dirigeants hongrois ne se privent pas de faire remarquer qu’une unique « visite de travail » du président russe, ce ne sont pas des « sommets bilatéraux réguliers ». Et de préciser aux donneurs de leçons qui ont perdu la mémoire que Poutine fut invité à Vienne par le chancelier autrichien en juin, et qu’il a depuis lors rencontré au moins cinq autres dirigeants de pays membres, dont François Hollande, de façon spectaculaire, à l’aéroport de Moscou…

    Evidemment, ce que ne supportent pas les eurocrates ait qu’il y ait des contacts visiblement amicaux entre le diable Poutine et le méchant Orban, dont l’influence est de plus en plus importante en Europe centrale…

    Les diplomates hongrois se font un malin plaisir de préciser que la visite de Vladimir Poutine sera préparée par la visite d’Angela Merkel à Budapest le 2 février, et par une visite d’Orban à Varsovie… et à Kiev.

  • Le mariage en Macédoine

    Le Parlement de Macédoine a voté hier par 72 voix contre 4 un amendement constitutionnel qui définit le mariage comme l’union entre un homme et une femme.

    En outre, l’amendement stipule que « les relations juridiques dans le mariage, la famille et les unions civiles doivent être réglementées par une loi adoptée par une majorité des deux tiers du total des membres de Parlement ».

    C’est la version édulcorée du projet d’amendement, qui interdisait carrément toute légalisation d’unions civiles ou partenariats enregistrés. Ce projet avait été condamné par un organe consultatif du Conseil de l’Europe. Mais la disposition votée revient au même, du moins pour les décennies à venir.

    L’intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT (qui, rappelons-le, est le plus important des intergroupes) a crié très fort et a enjoint à la Macédoine de respecter les « normes européennes » (sic), ce qui ne paraît impressionner personne en dans le pays, bien qu’il soit candidat à l’entrée dans l’UE…

  • L’affaire du dahlia rouge…

    5884e686a933f6af25c5660ef020c39b.jpgC’est une terrible affaire qui secoue le Parlement européen... Le mois dernier, tous les députés européens ont trouvé dans leur casier un exemplaire d’un livre sulfureux, intitulé Red Dalia, traduction en anglais du livre d’une journaliste lituanienne controversée, comme on dit, Ruta Janutiene, paru en Lituanie en 2013.

    Le Dahlia rouge, c’est Dalia Grybauskaite, la présidente de la Lituanie (depuis 2009, réélue l’an dernier), qui auparavant était commissaire européen. Elle s’est fait remarquer ces derniers temps par son hystérie antirusse et son soutien absolu aux actuelles autorités ukrainiennes, allant jusqu’à qualifier la Russie d’« Etat terroriste » (formule assez peu diplomatique dans la bouche d’une présidente dont le rôle principal est de représenter la Lituanie sur la scène internationale). Il est donc logique que son ministre de la Défense, participant du même délire, publie un manuel expliquant à la population comment survivre à une invasion russe et comment y résister…

    Or voici que Ruta Janutiene reprend et étaye une ancienne rumeur selon laquelle Dalia Grybauskaite est la fille d’un membre du KGB de Staline et qu’elle devint elle-même à 27 ans une ardente militante du parti communistes d’URSS.

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    Le fait est que Dalia Grybauskaite est diplômée en économie de l’université de Leningrad et qu’elle revint à Vilnius pour être, à 27 ans, directrice de la division agriculture de l’école supérieure du parti communiste d’URSS. Elle passe rapidement au département de la politique économique, et en 1988 elle passe avec succès un doctorat devant l’Académie des sciences publiques de Moscou…

    En novembre dernier, après qu’elle eut qualifié la Russie d’Etat terroriste, un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères l’avait invitée à abandonner « ses complexes à propos de son passé soviétique »…

    Naturellement, la distribution de plus de 700 exemplaires de ce livre au Parlement européen a fait scandale. Un eurodéputé lituanien, Antanas Guoga, conjointement avec l’auteur du livre qui n’avait pas donné son accord pour la traduction, a demandé une enquête.

    Les caméras de vidéosurveillance ont parlé. Elles montrent quatre personnes en train de distribuer discrètement le livre, le 10 décembre. L’une d’elles est Kevin Ellul-Bonici, qui est un membre du secrétariat du groupe de Nigel Farage Europe de la liberté de la démocratie directe. Le groupe a évidemment nié toute implication. Les autres personnes de la vidéo sont un Russe et un Polonais né en Russie, la quatrième n’a pas été identifiée.

    Mais il se trouve en outre que la femme de Kevin Ellul-Bonici, Sharon, est une élue de Malte, et qu’elle est secrétaire générale du parti européen Alliance européenne pour la liberté (qui n’a plus de groupe), dont Marine Le Pen est vice-présidente. (Le siège social du parti est à Malte.)

    Le résultat de l’enquête devait demeurer secret, mais le contenu de la lettre de la direction de la sécurité a été aussitôt divulgué par Antanas Guoga, qui a dénoncé ceux qui veulent « ternir la réputation de la Lituanie ». Et Guoga d’accuser nommément l’ancien président lituanien Rolandas Paksas et l’eurodéputé lituanien Valentinas Mazuronis, qui fait partie du groupe de Farage, ces deux hommes étant des figures du parti lituanien Ordre et Justice. Et de souligner que la présence de Nigel Farage au congrès du parti Ordre et Justice quelques semaines avant n’était pas un hasard…

    En réponse, Rolandas Paksas a déclaré que Guoga avait « perdu l’esprit » et lui a demandé de « penser à sa famille et à ses enfants ». Antanas Guoga y a vu une menace sur sa famille et a demandé au chef du groupe libéral (auquel il appartient), Guy Verhofstadt, de contacter le président du Parlement Martin Schulz pour qu’il « garantisse la sécurité de M. Guoga ».

    De son côté, le groupe de Nigel Farage déclare qu’il va travailler avec les services de sécurité du Parlement pour « examiner ces allégations ». Quant à Paksas  et Mazuronis, ils demandent au groupe de Farage, et au président du Parlement, de découvrir qui a vraiment distribué le livre.

    Jusqu’ici, Martin Schulz a seulement fait dire par un porte-parole que c’était au groupe de Farage de faire le ménage chez lui.

  • Acharnés

    Les fanatiques de la culture de mort cherchent une nouvelle fois à faire voter par le Parlement européen une résolution sur le droit à l’avortement. Alors que le rapport Estrela a été rejeté il y a un mois et qu’à la place a été votée une résolution qui rappelle que les questions des « droits sexuels et génésiques » relève des Etats membres, les députés  européens vont être saisis du rapport Tarabella, projet de résolution par laquelle le Parlement européen «  insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement ».

    Puisque les associations familiales catholiques se bougent, on peut les soutenir en signant leur pétition contre ce nouvel assaut de la culture de mort.

  • La présidente « croate »

    Les médias disent tous que les conservateurs ont remporté la présidentielle croate, que c’est une conservatrice qui devient présidente…

    Conservateurs de quoi ? Pas de la Croatie historique, en tout cas. Kolinda Grabar-Kitarovic est tout simplement la personne qui a fait entrer la Croatie dans l’Union européenne. Elle est la représentante de Bruxelles, de l’OTAN, etc.

    Son parcours est éloquent : après avoir passé son enfance et son adolescence aux Etats-Unis, elle devient diplomate. En 2003 elle devient ministre de l’intégration européenne pour s’occuper de la demande d’adhésion de la Croatie à l’UE et pour mener les négociations, qui commencent en 2005 alors qu’elle a désormais le titre de ministre des Affaires étrangères. En 2008 elle est ambassadrice aux Etats-Unis, en 2011 secrétaire générale adjointe de l’OTAN…

  • Une télé UE russophone anti-Poutine ?

    Le ministre letton des Affaires étrangères Edgars Rinkevics a déclaré à BuzzFeed News que l’Union européenne réfléchissait à la création d’une chaîne de télévision en langue russe pour contrer la propagande de Poutine… Ce ne serait pas une chaîne de propagande européenne, martèle-t-il à plusieurs reprises, mais une « chaîne de télé européenne normale ». Normale mais financée par l’UE et pilotée par le staff de propagande (d’information officielle, pardon) de l’UE…

    La Lettonie préside actuellement le Conseil européen, et selon Edgars Rinkevics, 13 à 15 pays ont déjà exprimé leur soutien à ce projet.

    Mais le Premier ministre letton Laimdota Straujuma a ensuite déclaré à des journalistes qu’elle regardait fréquemment la télévision russe, qu’elle participait même à une émission de débat sur une chaîne locale, et qu’elle doutait qu’il y ait un accord des 28 pour la création d’une telle chaîne à destination de la Russie.

    Les Américains ont déjà lancé, en octobre, un programme russe financé par Voice of America et Radio Free Europe : une émission d’une demi-heure intitulée « Des faits, pas des mensonges » (sic). Mais la télévision lettone refuse de diffuser ce programme parce qu’il est « unilatéral et ressemble plus à une stratégie de communication qu’à une émission de service public ». On peut le voir sur Youtube, où le nombre de vues stagne autour de quelques centaines (celle du 27 octobre n’arrivant même pas à 200 !)…

  • L’Allemagne a réussi sa réunification

    Le taux de chômage est tombé en décembre à 6,5% en Allemagne, le taux le plus bas depuis la réunification.

    (On considère qu’il y a “plein emploi” quand le taux de chômage est inférieur à 5%. L’Allemagne n’en est donc pas loin. Malgré l’euro. Ou pour avoir fait de l’euro le nouveau Mark.)

  • L’Euro (vraiment la) zone

    Selon une étude de Ernst & Young citée par Die Welt, 3,8 millions d’emplois ont été perdus dans l’Eurozone entre 2007 et 2014, et seuls deux pays ont réduit leur taux de chômage pendant cette période : Malte et l’Allemagne.

  • Un délire bureaucratique de Bruxelles

    Depuis le 1er janvier, en application de la nouvelle Politique commune des pêches (PCP), les pêcheurs de l’UE ont interdiction de rejeter à la mer les poissons qu’ils ne pourront pas vendre (trop petits ou d’espèces non comestibles ou non commercialisables). Ils devront les stocker sur leur bateau et les décharger… on ne sait pas où.

    S’ils le font cela entraîne pour eux un surcoût et des pertes financières, et s’ils ne le font pas ils encourent évidemment des sanctions financières.

    A la télévision, j’ai vu un de ces innombrables lapins crétins de Bruxelles expliquer la bouche en cœur qu’il ne s’agissait pas d’une contrainte ni d’une menace mais d’une incitation : on incite ainsi les pêcheurs à prendre les bons poissons.

    Bien sûr. Parce que, comme chacun le sait, jusqu’ici, les pêcheurs s’ingéniaient et s’acharnaient à pêcher les mauvais poissons par plaisir sournois de les rejeter à la mer…

    Le palmarès des mesures délirantes de l’UE est très long, mais celle-ci s’inscrit dans le haut du tableau.

    Cela dit, aucun contrôle n’est prévu… On avait pensé à mettre des caméras sur les bateaux, mais ça a été abandonné…

  • Les Polonais ne veulent vraiment pas de l’euro

    Selon un nouveau sondage CBOS, 41% des Polonais sont fermement opposés, et 27% opposés à l’adoption de la monnaie unique européenne. Donc 68% contre l’euro.

    En 2002, le même institut de sondage trouvait 35% de Polonais fermement en faveur, et 29% en faveur, de l’adoption de la monnaie unique. Soit 64% pour l’euro.

    Le renversement est spectaculaire.

    Le gouvernement polonais est toujours officiellement pro-euro, mais pour son adoption aux calendes grecques. Car aucun chef politique sensé n’irait contre 68% de la population, et en outre il faut réunir les deux tiers du Parlement, ce qui est absolument impossible. Ou faire un référendum, dont le résultat est déjà connu.

    Le même sondage fait apparaître que 84% des Polonais souhaitent rester dans l’UE.

    Il semble qu’il n’y ait personne pour leur expliquer que le traité européen oblige tous les Etats membres à adopter la monnaie unique dès que leur économie le permet (sauf ceux qui s’en sont exclus avant sa mise en place).

    Et même à Bruxelles on est silencieux. Car la Pologne est un membre important de l’UE, qu'on évite de vexer, et elle n’est pas seule : c’est le même scénario chez ses voisins tchèques…

  • L’UKIP a créé son parti européen…

    L’Ukip annonce avoir créé un parti européen, l’Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE).

    Pour créer un parti européen il faut rassembler des élus d’au moins un quart des pays de l’UE. Donc 7. C’est pourquoi le parti européen de Nigel ne compte que 21 membres de l’Ukip sur 27…

    L’intérêt du parti européen est qu’il bénéficie d’un financement substantiel de l’UE. L’ADDE devrait recevoir 1,25 million d’euros l’an prochain, et sa fondation, Initiative pour une démocratie directe en Europe, 730.000 euros.

    La création de ce parti fait des remous au sein de l’Ukip. Car en 2011 il y avait eu un référendum interne qui avait donné une large majorité de non à l’affiliation de l’Ukip à un parti européen.

    Mais, comme le dit Roger Helmer :

    « Si nous ne prenons pas l’argent, il ne retournera pas aux contribuables. Il ira simplement aux autres fondations, celles qui s’engagent à poursuivre l’intégration européenne… Nous pensons que s’il y a des ressources disponibles, nous voulons les obtenir. Nous le faisons afin de libérer un peu de cet argent qui, sinon, irait à des organisations intégrationnistes. »

    Certains prétendent qu’un parti politique européen doit prôner l’intégration et que tous les partis européens sont dans ce cas.

    Ce n’est pas vrai. Le parti européen doit respecter les libertés fondamentales, la démocratie, les droits de l’homme, l’Etat de droit, à savoir "les principes sur lesquels est fondée l'UE", mais pas l'UE elle-même. Il y a déjà, depuis 2012, un parti européen qui est constitué de partis farouchement opposés à l’intégration européenne, c’est l’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), dont faisait partie le Front national jusqu’à l’année dernière, quand Marine Le Pen, imposant son diktat à Bruno Gollnisch et à son propre père, a décidé que ces gens-là n’étaient pas respectables et qu’il fallait créer un autre parti, qui n’a toujours pas vu le jour.

  • Démocratie européenne

    Selon un sondage réalisé par le parti UEDémocrates, 26% des Lituaniens sont favorables à l’euro ; 49% sont opposés à ce que leur pays adopte la monnaie unique.

    La Lituanie entrera dans la zone euro le 1er janvier prochain.

  • EU Women Caucus

    Le soir du 2 décembre dernier, Stefano Sannino, le représentant permanent de l’Italie auprès de l’Union européenne, recevait dans sa résidence privée de Bruxelles une brochette de femmes dans le but de lancer un nouveau lobby appelé « EU Women Caucus », quelque chose comme « l’assemblée des femmes de l’Union européenne ».

    Pourquoi l’Italie ? Parce que l’Italie veut laisser une trace de sa présidence de l’UE, qui se termine à la fin du mois et dont on n’a pas entendu parler…

    L’EU Women Caucus est la première organisation transversale interpartis et interinstitutions de toutes les institutions européennes pour la promotion des femmes dans des rôles dirigeants. Elle sera présente au Parlement européen, à la Commission européenne, mais aussi au Conseil de l’Europe et dans les représentations des Etats membres de l’UE.

    Son but est de « construire un réseau entre femmes en situation d’influence permettant de maintenir la recherche de femmes dirigeantes au même niveau qu’elle l’est dans les périodes électorales ».

    Et c’est urgent, car il n’y a que 9 femmes sur 28 à la Commission européenne, et le Parlement européen n’a augmenté son nombre de femmes que de 2% aux dernières élections. « A ce rythme-là, il faudra 50 ans pour arriver à l’équilibre de genre. »

    C’est ce qu’on peut lire dans un texte signé des six vice-présidents du EU Women Caucus. Désolé pour le masculin, mais de façon tout à fait étrange il se trouve que l’une des vice-présidentes est un homme. Et a priori il ne semble pas que ce communiste grec moustachu soit un transsexuel…

    L’homme donc est Dimitrios Papadimoulis, du parti grec d’extrême gauche SYRIZA. Il est là comme vice-président du Parlement européen. Ce qui pourrait vouloir dire qu’aucune des six femmes vice-présidentes n’aurait voulu co-présider le Caucus ?

    Les autres sont :

    - Iratxe Garcia Perez, socialiste, présidente de la commission du Parlement européen des droits de la femme et de l’égalité des genres ;

    - Helga Stevens, vice-présidente du groupe des conservateurs et réformistes ;

    - Sophie in t’Veld, vice-présidente du groupe libéral et vice-présidente de l’intergroupe pour les droits LGBT (le plus important intergroupe du Parlement européen) ;

    - Lara Comi, vice-présidente du groupe PPE ;

    - Maria Joao Rodrigues, vice-présidente du groupe socialiste.

    Tous ces co-présidents (encore une fois, c’est la grammaire française qui est affreusement machiste, je n’y peux rien) sont des députés du Parlement européen. Le texte est également signé par Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence (un commissaire à la concurrence qui est le chef de la gauche radicale danoise…), et par l’hôte italien Stefano Sannino, qui est donc censé représenter les représentations nationales. Reste qu’il n’y a personne du Conseil de l’Europe.

    Sur son site internet qui se réduit pour le moment à une simple page avec la « Déclaration de mission », on peut lire qu’une « première étape sera d’améliorer l’équilibre de genre au sein des institutions européennes ». Première étape ? Et la seconde, c’est d’en prendre le contrôle ? Et la troisième, de supprimer les hommes ?

    Il faudra bien un jour, mais ce jour n’arrivera pas de sitôt, qu’un responsable politique, de préférence une femme, dise haut et fort que le fondement du combat de ces idéologues sexistes est la haine de la famille. Car il est clair que ce qu’elles ne supportent pas, c’est que des femmes préfèrent s’occuper de leurs enfants que d’aller faire le guignol dans des hémicycles.

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    On peut voir que la réunion était en fait cornaquée par l’ineffable Viviane Reding, qui est toujours vice-présidente de la Commission, chargée (par antiphrase) de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté.

  • Union européenne : où ça, la crise ?

    Herman Van Rompuy a donc laissé son poste de potiche européenne au Polonais Tusk.

    Il ne part pas les mains vides. Pour le remercier de n’avoir rien fait (mais de façon fort aimable, paraît-il), comme premier président du Conseil européen par la grâce du traité de Lisbonne, il va recevoir 55% de ses indemnités pendant trois ans, ce qui fait 169.000 € multipliés par trois : 507.000 €. A quoi il faut ajouter une prime de départ de 26.500 €. En tout : 533.500 €. Et après, il recevra 65.700 € par an jusqu’à sa mort.

    L’Union européenne affirme que c’est normal, parce que Van Rompuy ne pourra plus travailler, afin d’éviter les conflits d’intérêt.

    C’est une explication grotesque. Van Rompuy a 67 ans, donc il n’a pas à chercher un nouveau travail. C’est justement pourquoi on lui donnera dans trois ans sa retraite annuelle de 65.700 €. Et de toute façon il lui suffisait de prendre sa retraite de député, ministre, vice-Premier ministre, Premier ministre, président de la Chambre des représentants en Belgique. Mais je suppose qu’il va aussi avoir tout ça…

    Pour José Manuel Barroso, l’ancien président de la Commission, c’est encore mieux, naturellement (mais lui il a dû travailler un peu) : il va recevoir un total de 611.440 € ces trois prochaines années, puis 128.580 € par an.

    Quant à la potiche des affaires extérieures, la baronne Ashton, elle aura 534.537 €. Comme elle n’a pas encore l’âge de la retraite, on ne sait pas encore ce qu’elle touchera le moment venu.

  • Van Rompuy remplacé par Tusk

    Donald Tusk est devenu aujourd’hui président du Conseil européen. Les médias européistes ne craignent pas de le désigner comme « président de l’Europe ». Mais si Van Rompuy avait été président de l’Europe, on s’en serait aperçu, me semble-t-il…

    Ce qui est apparemment paradoxal est que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE aient choisi le représentant d’un Etat qui n’a pas adopté la monnaie unique et qui est très manifestement en infraction par rapport au traité sous ce rapport. En outre, Donald Tusk est précisément le dernier dirigeant polonais en date qui a toujours renvoyé l’euro à plus tard, en tant que Premier ministre, depuis 2007.

    En réalité, la nomination de Donald Tusk est la conjonction de deux volontés : celle de David Cameron qui refusait les autres candidats comme trop fédéralistes, et celle des autres dirigeants qui en nommant le Polonais espèrent empêcher la sortie du Royaume Uni.

    C’est pourquoi à la fin d’un très long article du Financial Times qui présente Donald Tusk sous toutes les coutures, celui-ci déclare : « La Grande-Bretagne est un partenaire clé, un élément clé… J’apprécie les tentatives, les efforts de David Cameron, parce que je le crois quand il déclare qu’il est pro-européen… Si le Brexit arrive, ce ne sera pas seulement une affaire concernant l’Union européenne. Cela peut être, en définitive, la plus grande crise de notre civilisation occidentale dans son ensemble… Finalement, ce sera le choix de la Grande-Bretagne… Mais de tout mon cœur et mon esprit je veux apporter aide et coopération. »

  • Sir James Dyson pour la sortie de l’UE

    Alors qu’il annonçait une extension de son site de Malmesbury, avec 300 emplois à la clé, sir James Dyson, fondateur de l’entreprise qui porte son nom, et directeur aujourd’hui de son centre de recherche, a également déclaré qu’il voterait pour quitter l’UE, car « nous n’avons pas à être brutalisés par les Allemands ».

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    James Dyson est surtout connu comme l’inventeur de l’aspirateur sans sac et sans perte de puissance, mais il a inventé d’autres procédés, et n’arrête pas d’en inventer. Il y a déjà 14 ans, le Telegraph publiait une série de six cahiers intitulée L'Histoire des Grandes Inventions de James Dyson

  • L’Ukip a un deuxième député aux Communes

    Mark Reckless, qui était passé du parti conservateur à l’Ukip et avait donc abandonné son mandat de député (car c’est ce qui se fait dans une vraie démocratie), a été réélu sous l’étiquette Ukip, avec 42% des voix, contre 35% au candidat conservateur (malgré les cinq visites de David Cameron) et 17% au candidat travailliste qui était le député précédent… (Quant aux libéraux démocrates alliés de Cameron au gouvernement, ils sont passés de 16% à… 1%.)

    Si l’élection du premier député Ukip ex-conservateur à Clacton était attendue, et si elle fut expliquée par le fait que la circonscription était pauvre et peuplée de petits blancs sans dents vieillissants europhobes et xénophobes, il n’en était pas de même pour la circonscription de Rochester, et selon les politologues officiels l’Ukip ne devait pas pouvoir remporter ce siège. Du reste l’Ukip avait placé cette circonscription en 271e position sur sa liste des circonscriptions jugées gagnables aux élections générales de l’an prochain. « Si on a gagné à Rochester, on peut gagner partout ailleurs », dit Mark Reckless.

    Nigel Farage annonce deux nouvelles défections de députés conservateurs dans les prochains jours… David Cameron affirme que ce n’est pas vrai…

  • Le Royaume Uni face à l’eurozone

    Ce que Open Europe a retenu d’un texte de David Cameron publié dans le Guardian :

    « L’eurozone vacille au bord d’une possible troisième récession… En revanche, il y a une croissance de l’économie britannique… (avec) une hausse de l’emploi de 1,75 million sur quatre ans : davantage que dans tout le reste de l’UE. »

  • Omerta chez les eurocrates

    Des députés européens de la commission des affaires étrangères ont voulu demander des explications à propos de l’affaire de dirigeants d’Eulex Kosovo qui auraient succombé à la corruption (affaire très grave puisqu’il s’agit de magistrats faisant échapper des criminels à la justice).

    Le chef du service des affaires étrangères de l’UE pour les Balkans, Franco Gentilini, et le chef de ses missions civiles, Kenneth Deane, ont exigé que la réunion se déroule à huis clos.

    Or, malgré le secret, ils ont refusé de commenter les allégations de corruption. Sous le prétexte déjà invoqué par les eurocrates : on ne commente pas une affaire qui fait l’objet d’une enquête. (Ce qui est au moins à moitié faux, car il n’y a qu’une enquête sur une seule personne.)

  • Le Royaume Uni vers le « point de non-retour »

    Selon le Spiegel citant une source gouvernementale allemande, Angela Merkel a averti David Cameron, lors du dernier sommet européen, qu’elle ne chercherait plus à garder le Royaume Uni dans l’UE si Cameron continuait à vouloir imposer des quotas d’immigration intra-européenne et changer les règles concernant l’accès de ces migrants aux avantages sociaux des Etats de l’UE.

    La chancellerie et le ministère des Affaires étrangères « craignent » que « pour la première fois Cameron pousse son pays vers un point de non-retour » en termes d’appartenance à l’UE et qu’une sortie du Royaume Uni de l’UE soit dès lors possible.

    Ce matin, George Osborne, le chancelier de l’Echiquier (numéro 2 du gouvernement, ministre des Finances), a déclaré à la BBC : « Il n’a jamais été envisagé qu’il nous faille voir venir d’aussi grandes quantités de personnes, des gens qui viennent alors qu’on ne leur a pas proposé de travail, des gens qui viennent pour profiter de notre système d’avantages sociaux… Nous allons agir dans le calme et d’une façon rationnelle, mais le peuple britannique veut que l’on s’en occupe. »