Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe

  • Trop affreux…

    5bee9ccc09fac2b8628b4567.png

    En Roumanie, le vice-président (social-démocrate) de la chambre des députés Florin Iordache, ancien ministre de la Justice, a défendu la réforme de la Justice mise en œuvre par le gouvernement. Et il a répondu aux critiques de Bruxelles :

    « Nous continuerons malgré l’opposition de la Commission européenne. Nous voulons être indépendants, nous voulons prendre les décisions conformément à notre Constitution et non pas à cause des pressions exercées par d’autres milieux. »

    Et il a redescendu les marches en faisant un double doigt d’honneur.

    Dans les milieux européistes on est tellement choqué par ce « geste obscène » que EUobserver a flouté les mains de Florin Iordache… C’est vrai que pour un eurocrate un tel geste est quasiment blasphématoire.

  • L’UE c’est ça

    eudssr-flagge.png

    Le gouvernement estonien n’a pas pu se mettre d’accord sur le pacte mondial sur les migrations que l’ONU veut imposer à tous les pays de la planète. Parce que le parti Pro Patria, qui est celui du ministre de la Justice, s’y oppose.

    L’Estonie est ainsi le septième Etat de l’UE qui ne signera pas le pacte (avec l’Autriche, la Hongrie, la Tchéquie, la Croatie, la Bulgarie, la Pologne, et ce n’est sans doute pas fini : il n’est même pas sûr que la Belgique le signe).

    Mais à Bruxelles on s’en moque. La porte-parole de Federica Mogherini a déclaré :

    « Les représentants des États réfractaires ne signeront pas le pacte, mais celui-ci sera adopté de toute façon, par consensus ou grâce à un vote. »

    On aimerait quand même savoir ce qu’est une adoption par consensus quand il y a des opposants… Mais on n’est pas à cela près dans le monde de Big Brother.

  • Brexit

    Cinq ministres, dont celui du Brexit et son secrétaire d'Etat, ont démissionné après la publication du projet d’accord conclu hier entre le gouvernement britannique et l’UE sur le Brexit.

    Celui qui est le plus explicite (après un très rapide tour d’horizon) est Shailesh Vara, l’ex-ministre pour l’Irlande du Nord.

    Le texte (de 585 pages…), dit-il , nous laisse « à mi-chemin, sans date limite pour déterminer quand nous serons enfin une nation souveraine. Cet accord ne permet pas au Royaume-Uni d'être un pays souverain, indépendant ». Parce qu’il prévoit en dernier recours le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE et un alignement réglementaire plus poussé pour l'Irlande du Nord (pour éviter une frontière dure avec la République d’Irlande), si aucun accord définitif n’est conclu à l'issue de la période de transition : « Nous serons bloqués indéfiniment dans un arrangement douanier, liés par des règles déterminées par l'UE au sujet desquelles nous n'aurons pas notre mot à dire. Pire, nous ne serons pas libres de quitter cet arrangement douanier unilatéralement si nous le souhaitons. »

    Shailesh Vara est né en Ouganda de parents indiens… Comme quoi ce ne sont pas toujours les « de souche » qui sont les plus sourcilleux quant à l’indépendance nationale…

  • En Autriche

    Le sénat a validé le 8 novembre la loi la loi votée par les députés autrichiens le 24 octobre, qui dispose qu’à partir du 1er janvier prochain les allocations familiales des salariés étrangers dont les enfants sont restés dans leur pays seront calculées en fonction du niveau de vie dans ce pays. Ce qui est logique. Mais c’est une première. Et surtout c’est contraire au droit de l’Union européenne…

  • Deux tristes nouvelles

    Pour les européistes de EUobserver :

    - En Italie, Matteo Salvini a obtenu un vote de confiance de 163 voix contre 59 au Sénat sur le décret qui va permettre aux autorités italiennes d’expulser les demandeurs d’asile condamnés en justice.

    - La police hongroise a classé sans suite l’enquête ouverte sur une éventuelle utilisation frauduleuse d’aides de l’UE par la famille de Viktor Orban.

  • "Une vraie armée européenne"

    Excellente réponse de Philippe Migault à Emmanuel Macron sur la nouvelle incantation à la formation d’une armée européenne :

    En chute libre dans les sondages, conscient de son impopularité, qu’il affecte d’assumer avec l’air résolu d’un Churchill n’ayant rien d’autre à offrir que du sang, de la sueur et des larmes, le président de la République fait feu de tout bois pour reprendre la main vis-à-vis de son opinion publique. Avec les éternelles grosses ficelles du mauvais communiquant politique. Celle du président chef de guerre, qu’il a réendossé hier en prônant la constitution d’«une vraie armée européenne», étant sans doute la plus mauvaise qu’il puisse endosser. (…) Totalement ignorant du monde des armées, dénué de toute culture stratégique, il n’a aucune appétence pour le sujet, ne s’intéressant à ce dernier qu’à des fins strictement politiciennes. Ses déclarations d’hier en attestent.

    Explication.

  • Encore un trans

    Euractiv nous présente

    Volt, le mouvement transnational qui rêve de conquérir l’Europe

    C’est un très long article qui fait la promotion du mouvement en question. Il s’agit d’un de jeunes (?) Européens qui répètent tous les poncifs du vieil européisme et de l’idéologie dominante comme avec un pipotron.

    Je le signale parce que Euractiv nous le présente comme un mouvement d’avenir qui va s’imposer et qui entend avoir son groupe au Parlement européen après les prochaines élections. (Pour le moment Volt a participé à une élection, à Bruxelles, obtenant 1,5% des voix.)

    Or il y a quelque temps Euractiv avait déjà présenté un mouvement « citoyen » de ce genre, qui allait donner une impulsion vitale à l’UE… et qui est déjà oublié…

  • L’UE ? Non, merci !

    Voilà bientôt un an que Katrín Jakobsdóttir est Premier ministre d’Islande. Le seul chef de gouvernement au monde qui soit Vert, et en plus explicitement de gauche, et en plus une femme, la deuxième femme à gouverner l’Islande, souligne-t-on, comme si ça avait une importance. On se félicitera néanmoins que celle-ci ne soit pas la première femme Premier ministre ouvertement lesbienne. Elle est mariée à un homme et ils ont trois enfants. Politiquement la situation est originale. Aux dernières législatives, le parti de l’indépendance (droite) était de nouveau arrivé en tête, mais perdait 5 sièges. Le président demanda à Katrín Jakobsdóttir de former une coalition de gauche, puisque c’était ce qui paraissait le plus logique. Mais la chose fut finalement impossible et Katrín Jakobsdóttir forma une coalition avec deux partis de droite : le parti de l’indépendance et le parti du progrès…

    Donc, à l’approche du premier anniversaire de cet attelage apparemment contre-nature mais qui fonctionne pour le mieux, EUobserver est allé voir si par hasard la lointaine Islande n’aurait pas l’intention de changer d’avis sur l’UE et de rejoindre enfin le paradis des vrais Européens.

    La réponse est brève : c’est non. « Je ne pense pas qu’il y ait une quelconque raison pour que nous adhérions », dit Katrín Jakobsdóttir. Cela c’est la position officielle, claire, nette et sans bavure, à quoi s’ajoute le constat… que la majorité des Islandais ne veulent pas de l’UE, comme les sondages le montrent avec obstination.

    « Personnellement, ajoute Katrín Jakobsdóttir, je suis critique envers la politique économique de l’UE – la création d’une eurozone sans politique fiscale centralisée. La Banque centrale européenne est devenue vraiment puissante sans être très démocratique. La politique économique de l’UE est vraiment loin des peuples de l’eurozone et a créé des divisions qui n’étaient pas nécessaires. »

    S’il ne tenait qu’à elle, ajoute-t-elle, l’Islande quitterait l’OTAN. Qui utilise actuellement l’Islande comme base arrière, avec cinq frégates, un navire d’assaut amphibie et 7.000 soldats américains, dans le cadre de la gigantesque opération de défense de la Norvège contre un « agresseur fictif »… sur la frontière russe. Mais son parti est le seul qui soit pour sortir de l’OTAN.

  • Minable

    Le Parlement européen, qui tient vraiment à être ridicule, a décerné son prix Sakharov au « cinéaste » Oleg Sentsov (le stakhanoviste de la grève de la faim, aujourd’hui en retraite).

    Le prix Sakharov récompense « une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l'Homme dans le monde ».

    On ne sait vraiment pas (et on ne nous dit pas) où est la « contribution exceptionnelle », ni même ordinaire, de Sentsov à la lutte pour les droits de l’homme quels qu’ils soient.

    Quant au « cinéaste » Oleg Sentsov, 42 ans, il a pondu UN film que personne n’a vu, et il a abandonné la réalisation de son deuxième film pour participer à la révolution Soros en Ukraine avant de se faire arrêter pour terrorisme par les Russes.

    Il est clair que ce prix n’est rien d’autre qu’une insulte (minable) envers la Russie.

    Peut-être vous demanderez-vous combien de députés européens ont voté pour cette triste farce.

    La réponse est : aucun.

    Démocratie oblige, le lauréat du prix Sakharov est choisi par le président du Parlement et les présidents des groupes politiques. Donc par 9 personnes.

  • Socialistes

    Syed Kamall est chef de la délégation du parti conservateur britannique au Parlement européen, et président du groupe CRE. En réponse à un propos sur les « extrémistes de droite » dans un débat sur le Brexit, il a fait un rapprochement entre les socialistes et les nazis. Ce qui a suscité un tollé, nous dit-on, et le vice-président de la Commission Frans Timmermans l’a traité d’idiot. Et Syed Kamall s’est excusé.

    Il semble que plus personne ne se souvienne que nazi est la contraction de national-socialiste

    (Une autre remarque au passage : Syed Kamall, chef des représentants britanniques de droite au Parlement européen, est un musulman pratiquant.)