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Europe

  • Les Polonais ne veulent vraiment pas de l’euro

    Selon un nouveau sondage CBOS, 41% des Polonais sont fermement opposés, et 27% opposés à l’adoption de la monnaie unique européenne. Donc 68% contre l’euro.

    En 2002, le même institut de sondage trouvait 35% de Polonais fermement en faveur, et 29% en faveur, de l’adoption de la monnaie unique. Soit 64% pour l’euro.

    Le renversement est spectaculaire.

    Le gouvernement polonais est toujours officiellement pro-euro, mais pour son adoption aux calendes grecques. Car aucun chef politique sensé n’irait contre 68% de la population, et en outre il faut réunir les deux tiers du Parlement, ce qui est absolument impossible. Ou faire un référendum, dont le résultat est déjà connu.

    Le même sondage fait apparaître que 84% des Polonais souhaitent rester dans l’UE.

    Il semble qu’il n’y ait personne pour leur expliquer que le traité européen oblige tous les Etats membres à adopter la monnaie unique dès que leur économie le permet (sauf ceux qui s’en sont exclus avant sa mise en place).

    Et même à Bruxelles on est silencieux. Car la Pologne est un membre important de l’UE, qu'on évite de vexer, et elle n’est pas seule : c’est le même scénario chez ses voisins tchèques…

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  • L’UKIP a créé son parti européen…

    L’Ukip annonce avoir créé un parti européen, l’Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE).

    Pour créer un parti européen il faut rassembler des élus d’au moins un quart des pays de l’UE. Donc 7. C’est pourquoi le parti européen de Nigel ne compte que 21 membres de l’Ukip sur 27…

    L’intérêt du parti européen est qu’il bénéficie d’un financement substantiel de l’UE. L’ADDE devrait recevoir 1,25 million d’euros l’an prochain, et sa fondation, Initiative pour une démocratie directe en Europe, 730.000 euros.

    La création de ce parti fait des remous au sein de l’Ukip. Car en 2011 il y avait eu un référendum interne qui avait donné une large majorité de non à l’affiliation de l’Ukip à un parti européen.

    Mais, comme le dit Roger Helmer :

    « Si nous ne prenons pas l’argent, il ne retournera pas aux contribuables. Il ira simplement aux autres fondations, celles qui s’engagent à poursuivre l’intégration européenne… Nous pensons que s’il y a des ressources disponibles, nous voulons les obtenir. Nous le faisons afin de libérer un peu de cet argent qui, sinon, irait à des organisations intégrationnistes. »

    Certains prétendent qu’un parti politique européen doit prôner l’intégration et que tous les partis européens sont dans ce cas.

    Ce n’est pas vrai. Le parti européen doit respecter les libertés fondamentales, la démocratie, les droits de l’homme, l’Etat de droit, à savoir "les principes sur lesquels est fondée l'UE", mais pas l'UE elle-même. Il y a déjà, depuis 2012, un parti européen qui est constitué de partis farouchement opposés à l’intégration européenne, c’est l’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), dont faisait partie le Front national jusqu’à l’année dernière, quand Marine Le Pen, imposant son diktat à Bruno Gollnisch et à son propre père, a décidé que ces gens-là n’étaient pas respectables et qu’il fallait créer un autre parti, qui n’a toujours pas vu le jour.

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  • Démocratie européenne

    Selon un sondage réalisé par le parti UEDémocrates, 26% des Lituaniens sont favorables à l’euro ; 49% sont opposés à ce que leur pays adopte la monnaie unique.

    La Lituanie entrera dans la zone euro le 1er janvier prochain.

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  • EU Women Caucus

    Le soir du 2 décembre dernier, Stefano Sannino, le représentant permanent de l’Italie auprès de l’Union européenne, recevait dans sa résidence privée de Bruxelles une brochette de femmes dans le but de lancer un nouveau lobby appelé « EU Women Caucus », quelque chose comme « l’assemblée des femmes de l’Union européenne ».

    Pourquoi l’Italie ? Parce que l’Italie veut laisser une trace de sa présidence de l’UE, qui se termine à la fin du mois et dont on n’a pas entendu parler…

    L’EU Women Caucus est la première organisation transversale interpartis et interinstitutions de toutes les institutions européennes pour la promotion des femmes dans des rôles dirigeants. Elle sera présente au Parlement européen, à la Commission européenne, mais aussi au Conseil de l’Europe et dans les représentations des Etats membres de l’UE.

    Son but est de « construire un réseau entre femmes en situation d’influence permettant de maintenir la recherche de femmes dirigeantes au même niveau qu’elle l’est dans les périodes électorales ».

    Et c’est urgent, car il n’y a que 9 femmes sur 28 à la Commission européenne, et le Parlement européen n’a augmenté son nombre de femmes que de 2% aux dernières élections. « A ce rythme-là, il faudra 50 ans pour arriver à l’équilibre de genre. »

    C’est ce qu’on peut lire dans un texte signé des six vice-présidents du EU Women Caucus. Désolé pour le masculin, mais de façon tout à fait étrange il se trouve que l’une des vice-présidentes est un homme. Et a priori il ne semble pas que ce communiste grec moustachu soit un transsexuel…

    L’homme donc est Dimitrios Papadimoulis, du parti grec d’extrême gauche SYRIZA. Il est là comme vice-président du Parlement européen. Ce qui pourrait vouloir dire qu’aucune des six femmes vice-présidentes n’aurait voulu co-présider le Caucus ?

    Les autres sont :

    - Iratxe Garcia Perez, socialiste, présidente de la commission du Parlement européen des droits de la femme et de l’égalité des genres ;

    - Helga Stevens, vice-présidente du groupe des conservateurs et réformistes ;

    - Sophie in t’Veld, vice-présidente du groupe libéral et vice-présidente de l’intergroupe pour les droits LGBT (le plus important intergroupe du Parlement européen) ;

    - Lara Comi, vice-présidente du groupe PPE ;

    - Maria Joao Rodrigues, vice-présidente du groupe socialiste.

    Tous ces co-présidents (encore une fois, c’est la grammaire française qui est affreusement machiste, je n’y peux rien) sont des députés du Parlement européen. Le texte est également signé par Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence (un commissaire à la concurrence qui est le chef de la gauche radicale danoise…), et par l’hôte italien Stefano Sannino, qui est donc censé représenter les représentations nationales. Reste qu’il n’y a personne du Conseil de l’Europe.

    Sur son site internet qui se réduit pour le moment à une simple page avec la « Déclaration de mission », on peut lire qu’une « première étape sera d’améliorer l’équilibre de genre au sein des institutions européennes ». Première étape ? Et la seconde, c’est d’en prendre le contrôle ? Et la troisième, de supprimer les hommes ?

    Il faudra bien un jour, mais ce jour n’arrivera pas de sitôt, qu’un responsable politique, de préférence une femme, dise haut et fort que le fondement du combat de ces idéologues sexistes est la haine de la famille. Car il est clair que ce qu’elles ne supportent pas, c’est que des femmes préfèrent s’occuper de leurs enfants que d’aller faire le guignol dans des hémicycles.

    Viviane.jpg

    On peut voir que la réunion était en fait cornaquée par l’ineffable Viviane Reding, qui est toujours vice-présidente de la Commission, chargée (par antiphrase) de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté.

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  • Union européenne : où ça, la crise ?

    Herman Van Rompuy a donc laissé son poste de potiche européenne au Polonais Tusk.

    Il ne part pas les mains vides. Pour le remercier de n’avoir rien fait (mais de façon fort aimable, paraît-il), comme premier président du Conseil européen par la grâce du traité de Lisbonne, il va recevoir 55% de ses indemnités pendant trois ans, ce qui fait 169.000 € multipliés par trois : 507.000 €. A quoi il faut ajouter une prime de départ de 26.500 €. En tout : 533.500 €. Et après, il recevra 65.700 € par an jusqu’à sa mort.

    L’Union européenne affirme que c’est normal, parce que Van Rompuy ne pourra plus travailler, afin d’éviter les conflits d’intérêt.

    C’est une explication grotesque. Van Rompuy a 67 ans, donc il n’a pas à chercher un nouveau travail. C’est justement pourquoi on lui donnera dans trois ans sa retraite annuelle de 65.700 €. Et de toute façon il lui suffisait de prendre sa retraite de député, ministre, vice-Premier ministre, Premier ministre, président de la Chambre des représentants en Belgique. Mais je suppose qu’il va aussi avoir tout ça…

    Pour José Manuel Barroso, l’ancien président de la Commission, c’est encore mieux, naturellement (mais lui il a dû travailler un peu) : il va recevoir un total de 611.440 € ces trois prochaines années, puis 128.580 € par an.

    Quant à la potiche des affaires extérieures, la baronne Ashton, elle aura 534.537 €. Comme elle n’a pas encore l’âge de la retraite, on ne sait pas encore ce qu’elle touchera le moment venu.

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  • Van Rompuy remplacé par Tusk

    Donald Tusk est devenu aujourd’hui président du Conseil européen. Les médias européistes ne craignent pas de le désigner comme « président de l’Europe ». Mais si Van Rompuy avait été président de l’Europe, on s’en serait aperçu, me semble-t-il…

    Ce qui est apparemment paradoxal est que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE aient choisi le représentant d’un Etat qui n’a pas adopté la monnaie unique et qui est très manifestement en infraction par rapport au traité sous ce rapport. En outre, Donald Tusk est précisément le dernier dirigeant polonais en date qui a toujours renvoyé l’euro à plus tard, en tant que Premier ministre, depuis 2007.

    En réalité, la nomination de Donald Tusk est la conjonction de deux volontés : celle de David Cameron qui refusait les autres candidats comme trop fédéralistes, et celle des autres dirigeants qui en nommant le Polonais espèrent empêcher la sortie du Royaume Uni.

    C’est pourquoi à la fin d’un très long article du Financial Times qui présente Donald Tusk sous toutes les coutures, celui-ci déclare : « La Grande-Bretagne est un partenaire clé, un élément clé… J’apprécie les tentatives, les efforts de David Cameron, parce que je le crois quand il déclare qu’il est pro-européen… Si le Brexit arrive, ce ne sera pas seulement une affaire concernant l’Union européenne. Cela peut être, en définitive, la plus grande crise de notre civilisation occidentale dans son ensemble… Finalement, ce sera le choix de la Grande-Bretagne… Mais de tout mon cœur et mon esprit je veux apporter aide et coopération. »

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  • Sir James Dyson pour la sortie de l’UE

    Alors qu’il annonçait une extension de son site de Malmesbury, avec 300 emplois à la clé, sir James Dyson, fondateur de l’entreprise qui porte son nom, et directeur aujourd’hui de son centre de recherche, a également déclaré qu’il voterait pour quitter l’UE, car « nous n’avons pas à être brutalisés par les Allemands ».

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    James Dyson est surtout connu comme l’inventeur de l’aspirateur sans sac et sans perte de puissance, mais il a inventé d’autres procédés, et n’arrête pas d’en inventer. Il y a déjà 14 ans, le Telegraph publiait une série de six cahiers intitulée L'Histoire des Grandes Inventions de James Dyson

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  • L’Ukip a un deuxième député aux Communes

    Mark Reckless, qui était passé du parti conservateur à l’Ukip et avait donc abandonné son mandat de député (car c’est ce qui se fait dans une vraie démocratie), a été réélu sous l’étiquette Ukip, avec 42% des voix, contre 35% au candidat conservateur (malgré les cinq visites de David Cameron) et 17% au candidat travailliste qui était le député précédent… (Quant aux libéraux démocrates alliés de Cameron au gouvernement, ils sont passés de 16% à… 1%.)

    Si l’élection du premier député Ukip ex-conservateur à Clacton était attendue, et si elle fut expliquée par le fait que la circonscription était pauvre et peuplée de petits blancs sans dents vieillissants europhobes et xénophobes, il n’en était pas de même pour la circonscription de Rochester, et selon les politologues officiels l’Ukip ne devait pas pouvoir remporter ce siège. Du reste l’Ukip avait placé cette circonscription en 271e position sur sa liste des circonscriptions jugées gagnables aux élections générales de l’an prochain. « Si on a gagné à Rochester, on peut gagner partout ailleurs », dit Mark Reckless.

    Nigel Farage annonce deux nouvelles défections de députés conservateurs dans les prochains jours… David Cameron affirme que ce n’est pas vrai…

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  • Le Royaume Uni face à l’eurozone

    Ce que Open Europe a retenu d’un texte de David Cameron publié dans le Guardian :

    « L’eurozone vacille au bord d’une possible troisième récession… En revanche, il y a une croissance de l’économie britannique… (avec) une hausse de l’emploi de 1,75 million sur quatre ans : davantage que dans tout le reste de l’UE. »

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  • Omerta chez les eurocrates

    Des députés européens de la commission des affaires étrangères ont voulu demander des explications à propos de l’affaire de dirigeants d’Eulex Kosovo qui auraient succombé à la corruption (affaire très grave puisqu’il s’agit de magistrats faisant échapper des criminels à la justice).

    Le chef du service des affaires étrangères de l’UE pour les Balkans, Franco Gentilini, et le chef de ses missions civiles, Kenneth Deane, ont exigé que la réunion se déroule à huis clos.

    Or, malgré le secret, ils ont refusé de commenter les allégations de corruption. Sous le prétexte déjà invoqué par les eurocrates : on ne commente pas une affaire qui fait l’objet d’une enquête. (Ce qui est au moins à moitié faux, car il n’y a qu’une enquête sur une seule personne.)

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  • Le Royaume Uni vers le « point de non-retour »

    Selon le Spiegel citant une source gouvernementale allemande, Angela Merkel a averti David Cameron, lors du dernier sommet européen, qu’elle ne chercherait plus à garder le Royaume Uni dans l’UE si Cameron continuait à vouloir imposer des quotas d’immigration intra-européenne et changer les règles concernant l’accès de ces migrants aux avantages sociaux des Etats de l’UE.

    La chancellerie et le ministère des Affaires étrangères « craignent » que « pour la première fois Cameron pousse son pays vers un point de non-retour » en termes d’appartenance à l’UE et qu’une sortie du Royaume Uni de l’UE soit dès lors possible.

    Ce matin, George Osborne, le chancelier de l’Echiquier (numéro 2 du gouvernement, ministre des Finances), a déclaré à la BBC : « Il n’a jamais été envisagé qu’il nous faille voir venir d’aussi grandes quantités de personnes, des gens qui viennent alors qu’on ne leur a pas proposé de travail, des gens qui viennent pour profiter de notre système d’avantages sociaux… Nous allons agir dans le calme et d’une façon rationnelle, mais le peuple britannique veut que l’on s’en occupe. »

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  • La (nouvelle) bombe de corruption européenne au Kosovo

    Maria Bamieh était procureur spécial de la mission européenne de justice Eulex Kosovo. Elle a été « suspendue » pour avoir dénoncé de graves affaires de corruption impliquant de hauts responsables d’Eulex. On lira ici la traduction de l’article du journal kosovar Koha Ditore.

    Maria Bamieh dit que sa vie est aujourd’hui en danger mais que rien ne l’empêchera de parler.

    L’affaire est assez sérieuse pour que la direction d’Eulex se mobilise et lance des contre-feux. Le chef d’Eulex en personne, Gabriele Meucci, déclare à des journalistes à Pristina que les gens de son équipe cherchent à « faire du Kosovo un endroit meilleur pour son peuple et ses enfants, et qu’ils méritent de faire leur travail et de retourner à la maison le soir en famille sans être soupçonnés de corruption ». Il rappelle que le principe en matière de corruption est la tolérance zéro et que 100 enquêtes internes sont menées chaque année. A Bruxelles, un porte-parole de l’UE a déclaré que Eulex « ne laisse aucune pierre non retournée » dans sa chasse aux corrompus, et qu’il y a une enquête depuis 2013 sur les allégations dont parlent les médias…

    Le problème est que le journal kosovar a des fichiers d’Eulex indiquant que des suspects avaient des contacts non appropriés avec des responsables d’Eulex, et des lettres de Maria Bamieh accusant nommément le chef des procureurs d’Eulex et l’ancien président de l’assemblée des juges d’Eulex d’avoir abandonné des charges pour de l’argent (350.000€ pour le juge)…

    Maria Bamieh a été suspendue de ses fonctions après que les journalistes de Koha Ditore ont contacté Eulex pour avoir une explication sur les fichiers… Or ce n’est pas elle qui est à la source des fuites. Mais c’est elle qui est menacée de mort. Et au Kosovo ce ne sont pas des menaces en l’air…

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  • Le président du Parlement hongrois évoque une sortie de l’UE…

    Le président du Parlement hongrois, Laszlo Köver (co-fondateur et membre de la direction de Fidesz), a déclaré vendredi que si Bruxelles voulait dire à un pays comment il doit être gouverné, alors elle ressemblerait à Moscou avant le changement de régime. Et si telle est la direction que devait prendre l’UE, alors la Hongrie devrait envisager de la quitter. Mais ce n’est qu’un scénario de cauchemar, a-t-il ajouté, disant qu’il doutait qu’on en arrive à ce point.

    Cette déclaration n’est pas passée inaperçue… Le parti de gauche E-PM a demandé à Viktor Orban de recadrer Köver, dont les propos sont contraires aux intérêts nationaux, et a signifié au Premier ministre qu’il était temps qu’il décide si l’avenir du pays est du côté de Bruxelles ou du côté de Moscou. Et le parti libéral a qualifié le propos de « grave erreur », alors que six personnalités hongroises sont interdites de visa aux Etats-Unis. Cela dit, le parti libéral, c’est 5 députés, et E-PM, 1 député.

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  • Chronique des grotesques

    Après avoir affirmé à plusieurs reprises que la Commission européenne n’avait aucune autorité sur les budgets nationaux, que la France faisait le budget qu’elle voulait et qu’il n’était pas question de le modifier, même après la lettre envoyée par la Commission, une lettre d’ailleurs parfaitement « banale »… le gouvernement a écrit à la Commission pour lui faire part des modifications apportées au budget afin qu’il corresponde d’un peu moins loin aux critères de l’UE…

    Confirmation du rôle de sous-fifre de Moscovici : la lettre est envoyée à Jyrki Katainen.

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  • L’Ukip vise les 100 sièges

    Le grand donateur de l’Ukip Paul Sykes a déclaré au Sunday Times qu’il donnera au moins 1,5 million de livres au parti pour la campagne des législatives de mai 2015. L’Ukip a l’intention de présenter des candidats partout, et de mener une campagne particulièrement active dans 100 circonscriptions, avec l’objectif d’obtenir beaucoup plus que les 30 à 40 députés déjà prévus.

    Pour le moment, sur le plan national, un sondage donne les conservateurs et les travaillistes au coude à coude à 33%, l’Ukip à 18%, les libéraux à 6%. Un autre sondage donne 31% aux conservateurs comme aux travaillistes, 25% à l’Ukip, 8% aux libéraux.

    Les principales chaînes britanniques ont décidé de prendre acte (mais pas complètement…) de la modification du paysage. Elles organiseront un premier débat entre Cameron et Milliband (conservateurs et travaillistes), un deuxième débat élargi à Nick Clegg (libéraux), comme en 2010, et un troisième à quatre, élargi à Nigel Farage (lequel est le dirigeant qui est aujourd’hui le plus populaire). David Cameron a donné son accord tout en remarquant qu’il ne comprenait pas pourquoi on invitait le dirigeant d’un parti qui n’a qu’un seul député…

    Selon un sondage Opinium/Observer, 31% des électeurs britanniques seraient prêts à voter Ukip s’ils pensent que le candidat de ce parti peut l’emporter dans leur circonscription (mais 49% disent non).

    Dans trois semaines aura lieu l’élection partielle de Rochester and Strood, où le député conservateur a démissionné parce qu’il est passé à l’Ukip. S’il est élu, ce sera le deuxième en deux mois, et les conservateurs craignent un grand mouvement de défections de la part de députés qui considéreront qu’ils seront plus facilement réélus sous les couleurs de l’Ukip que sous celles des conservateurs…

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  • Rêvons un peu

    Lu chez Jean Quatremer :

    « Ma commission sera celle de la dernière chance », a solennellement prévenu Jean-Claude Juncker, le président élu de l’exécutif communautaire. (…) « à l’heure où les citoyens perdent la foi dans nos institutions, où les extrémistes de gauche et de droite nous mettent l’épée dans les reins et où nos concurrents prennent des libertés à notre endroit, il est temps de donner un souffle nouveau au projet européen », « de remettre l’Europe en marche ». Pour Juncker, « soit nous réussissons à rapprocher les citoyens de l’Europe », notamment en lui obtenant un « triple A social », soit c’est la fin du projet européen.

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  • Chypre en colère

    Le gouvernement chypriote a décidé de bloquer toute avancée dans l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, en raison de la violation de sa zone économique exclusive par un bateau turc. Le Conseil national a pris en tout huit mesures de rétorsion, dont ce veto, et une plainte qui sera déposée devant les institutions européennes.

    Le ton monte de plus en plus entre Chypre et la Turquie, cette dernière multipliant les études et les provocations pour s’approprier d'éventuels gisements de gaz naturel au large de Chypre.

    Le bateau en question, un navire sismique escorté par un navire de guerre et deux bateaux de soutien logistique, et qui doit selon les Turcs mener des études sismiques pour l’exploration du gaz naturel jusqu’au 30 décembre, s’appelle… Barbaros.

    barbaros.jpg

    Un gisement de gaz naturel a déjà été découvert dans le bloc 12. les Turcs revendiquent une partie du domaine de recherche: la zone en vert. Mais le navire barbaresque et sa suite ont pénétré dans le bloc 3.

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  • Les Polonais contre l’euro

    Selon un sondage GfK, 38% des Polonais sont tout à fait contre l’adoption de la monnaie unique par leur pays, 38% sont plutôt contre, 15% sont plutôt pour, et 3% tout à fait favorables. Ce qui fait 76% contre 18%.

    L’institut de sondage souligne que ce rapport se retrouve dans toutes les couches et classes de la population, l’hostilité à l’euro variant entre 70 et 80% dans la plupart des catégories.

    La Pologne est théoriquement obligée d’adopter l’euro, comme tous les (nouveaux) membres de l’UE. Mais aucun gouvernement n’a vraiment voulu aller dans ce sens jusqu’ici, et aucun gouvernement n’aurait eu non plus les deux tiers des parlementaires pour la nécessaire modification de la Constitution (où il est stipulé que la monnaie nationale est le zloty).

    Le président de la République, Bronislaw Komorowski, favorable à la monnaie unique, a déclaré lundi que la Pologne déciderait de la voie de l’accession à l’euro… après les élections de 2015.

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  • La Commission européenne : c’est fait

    Après avoir fait son cinéma pendant quelques semaines, le Parlement européen a approuvé la composition de la Commission européenne voulue par Jean-Claude Juncker en validant à grande vitesse la candidature de Violeta Bulc, la Slovène qui remplace Alenka Bratusek, celle-ci ayant été la seule candidate virée par les députés, non sans raison il faut bien le dire.

    L’intéressée n’en revenait pas elle-même. Elle s’était préparée pour son audition, mais elle ne s’attendait pas à des questions aussi faciles… Or dans un autre contexte, la candidature de Violeta Bulc ne serait sans doute pas passée aussi facilement. Cette personne, totalement inconnue, n’existe en politique que depuis un tout petit mois, et son principal titre de gloire est d’avoir suivi un stage new age aux Etats-Unis où l’on apprend notamment à marcher sur les charbons ardents.

    Alenka Bratusek devait être vice-présidente chargée de l’union de l’énergie. Finalement le poste est confié au Slovaque Maros Sefcovic, et Violeta Bulc sera commissaire aux transports. C’est bien aussi, les transports... sur les charbons ardents… Et elle a dit aussi qu’elle connaissait les transports aériens et notamment un chouette petit aéroport en Ecosse : c’est celui où elle se pose pour aller suivre des cours de chamane…

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  • Nigel Farage a déjà reconstitué son groupe

    Il n’aura fallu que quelques jours pour que Nigel Farage reconstitue son groupe ELDD (Europe des libertés et de la démocratie directe) au Parlement européen. Le fameux groupe « europhobe » dont la disparition était fêtée bruyamment par les médias la semaine dernière (ils sont beaucoup plus discrets aujourd’hui).

    C’est un député polonais du KNP (parti d’« extrême droite », évidemment), Robert Iwaszkiewicz, qui a rejoint Nigel Farage, donnant de nouveau au groupe les 7 nationalités nécessaires.

    On peut se demander pourquoi un seul député KNP a rejoint le groupe de Farage, alors qu’ils sont trois. Selon la rumeur, il s’agirait d’un arrangement entre l’Ukip et le KNP afin de permettre également au KNP de constituer un groupe (avec le FN) : un des 24 députés britanniques de l’Ukip rejoindrait le nouveau groupe.

    Un porte-parole d’ELDD a démenti cette rumeur, affirmant qu’il n’y avait aucune contrepartie. Nigel Farage, quant à lui, a répondu au journaliste qui a réussi à le joindre : « Ça ne m’intéresse pas, mon pote, je suis dans le Yorkshire. »

    Mais selon le quotidien polonais Rzeczpospolita l’eurodéputé KNP Michal Marusik a dit : « Nous sommes en train de former notre propre groupe, donc si Farage veut garder le sien, alors il a assez de gens pour nous aider. » Et un porte-praole de KNP à Varsovie a déclaré à EUobserver : « Nous sommes ouverts à une coopération avec tous les mouvements eurosceptiques. »

    Je dois dire que ce serait un superbe pied de nez aux eurocrates s’il pouvait y avoir plusieurs groupes anti-UE avec dans chaque groupe des membres des mêmes partis politiques, ramassant double ou triple subvention et temps de parole…

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  • Deux soutiens de poids pour l’AfD

    Heinrich Weiss, PDG de SMS-Group (construction de machines, 9.000 salariés), retire son soutien à la CDU pour l’apporter au parti anti-euro et anti-imigration AfD (Alternative für Deutschland), qui ne cesse de monter dans les sondages, et dans les élections. Quant à Hans Wall, fondateur de Wall AG, qui me paraît être l’équivalent allemand de Decaux, il a carrément rejoint le parti, en disant qu’en ce qui concerne la politique européenne, « l’Allemagne devrait voir la Grande-Bretagne comme un exemple à suivre ».

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  • Eclipse du groupe de Nigel Farage

    Le groupe constitué et dirigé par Nigel Farage au Parlement européen a été dissous, suite à la défection de la Lettone Iveta Grigule. Il faut des élus de sept pays, et il n’y en a plus que six.

    Le groupe était fort de 48 élus, dont 24 de l’Ukip et 17 du mouvement de Bepe Grillo, mais il était vulnérable par les individualités qui permettaient d’arriver juste à sept pays. (Quoique a priori il fût d’abord vulnérable à cause de son hétérogénéité…)

    Comme c’est désormais bien établi dans les médias, tous les articles parlant de cela désignent le groupe de Nigel Farage comme « europhobe » (sans préciser si c’est une maladie ou un délit).

    L’Express se distingue en disant que le groupe « s’effondre ». Quand on passe de 48 à 47 membres, ce n’est pas vraiment un effondrement… D’autant que l’Ukip est en phase ascendante au Royaume-Uni.

    Il ne serait donc pas étonnant que le groupe puisse être reconstitué très vite.

    Mais il est regrettable qu’il n’y ait pas un groupe réunissant tous les malades de l’Europe…

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  • Quand Valls se rebiffe

    « Le projet de budget de la France est assez loin de l'objectif, à la fois en terme de déficit et de mesures effectives, concernant le déficit structurel et le nombre et la qualité des réformes qui doivent être réalisées… On leur a donné deux ans et la question est : comment ont-ils utilisé ce temps ? Pour être tout à fait franc, je crois qu'ils ne l’ont pas utilisé. »

    Le propos est de Jeroen Dijsselbloem, ministre des Finances des Pays-Bas et actuel président de l’Eurogroupe.

    Michel Sapin a répondu :

    « Monsieur Dijsselbloem n'est pas l'Europe. Monsieur Dijsselbloem ne représente pas l'Europe. »

    Et Manuel Valls :

    « Il faut respecter la France, c'est un grand pays. Je n'accepte pas de leçons de bonne gestion. Je demande à chacun beaucoup de sang-froid, beaucoup de respect, surtout de la part de partenaires européens. »

    Mais Jeroen Dijsselbloem, qui « représente l’Europe » dans la mesure où il est le président du club des pays qui ont la monnaie unique, ne fait que dire tout haut ce que les experts de la Commission européenne disent tout bas – pas si bas que cela, d’ailleurs.

    On remarque que pour défendre leur gestion désastreuse nos politiques jouent sur le sentiment de l’honneur national bafoué, alors que lorsqu’il faut faire accepter de nouvelles pertes de souveraineté ils expliquent qu’il faut dépasser le cadre national. Ainsi quand on met davantage encore la France sous la coupe de Bruxelles (notamment en permettant à l’exécutif européen de contrôler les budgets nationaux), on nous explique que l’union fait la force et que la France est un trop petit pays pour jouer seule dans la compétition mondiale, mais quand ce même exécutif européen menace de nous sanctionner avec les sanctions que nous lui avons octroyées, tout à coup la France devient un grand pays auquel on ne fait pas la leçon… C’est pitoyable.

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  • Une certaine Violeta Bulc…

    Le gouvernement slovène a désigné Violeta Bulc (prononcer "boults") comme commissaire européen, en remplacement d’Alenka Bratusek qui s’est fait rejeter par le Parlement européen.

    Et il a accompagné cette nomination d’une déclaration écrite : « Le Premier ministre espère que les groupes politiques du Parlement européen respecteront l’ordre juridique de l’UE et les principes de base de la démocratie pour ce qui concerne la sélection des candidats commissaires. »

    Cette ferme mise au point fait suite au conseil pressant émanant du Parlement européen, et particulièrement du groupe socialiste, pour que le gouvernement slovène choisisse le député européen Tanja Fajon. Ce qui a été considéré par le gouvernement slovène comme une intolérable ingérence dans les affaires intérieures.

    Violeta Bulc est toute nouvelle dans la politique slovène : depuis qu’elle est subitement devenue, il y a moins d’un mois, « ministre sans portefeuille responsable du développement, des projets stratégiques et de la cohésion »…

    A vrai dire le Premier ministre, Miro Cerar, est dans le même cas, puisque ce juriste a fondé son parti – le « parti de Miro Cerar », sic – un mois et demi avant les élections du 13 juillet dernier, qu’il a remportées, devenant ainsi Premier ministre d’un gouvernement de « centre gauche » qu’il a présenté le 18 septembre dernier.

    Violeta Bulc, sur le site de son entreprise Vibacom, présente celle-ci comme « experte en stratégies équilibrées de développement durable, de croissance organique et écosystèmes d’innovation », et explique quant à elle qu’elle « croit en la puissance des réseaux, en la personne holistique, en l’énergie positive ».

    Pour quelqu’un qui est censé devenir vice-présidente de la Commission européenne chargée de l’Union de l’énergie, il est certes remarquable qu’elle soit experte en « énergie positive »…

    D’autant qu’elle est diplômée de Sundoor Californie. Dans les stages de Sundoor, on apprend à marcher sur le feu et à briser les flèches sur sa poitrine, et bien sûr on découvre la puissance de l’énergie spirituelle et la connection avec le divin. Sundoor est « l’école de l’éducation transpersonnelle ». L’un des principaux enseignants de Sundoor est Nuptul Rinpoche, qui est « une réincarnation reconnue ».

    Violeta Bulc se dit également diplômée de l’Académie chamanique d’Ecosse. Je n’ai pas trouvé sur internet d’Académie chamanique d’Ecosse, mais une bonne douzaine de sites écossais proposant des cours de chamanisme…

    La Slovénie nous avait déjà donné le spectacle de son Premier ministre puis Président Janez Drnovsek, ancien apparatchik communiste devenu adepte du new age, végétalien, auteur de plusieurs livres expliquant comment ouvrir et élever sa conscience, dont Les pensées de la vie et de la conscience, qui fut la meilleure vente en Slovénie après Da Vinci Code, et qu’on voyait se promener dans la montagne en vêtements indiens, sortant de sa hutte vêtu de feuilles, ou jouer de la flûte avec une couronne de laurier…

    Quand on sait que la Slovénie est un des pays les plus catholiques d’Europe, cela donne la mesure de la perte des repères dans notre monde.

    Mais il faut reconnaître que si Violeta Bulc devient vraiment commissaire à l’union de l’énergie, ce sera un super gag.

    Je voulais dire : l’Europe sera tout entière magnifiquement éclairée d’énergie positive et spirituelle.

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  • Un premier député Ukip aux Communes

    Comme prévu, Douglas Carswell, qui avait démissionné du parti conservateur et de son poste de député pour rejoindre l’Ukip, a été réélu dans sa circonscription de Clacton, et devient donc le premier député Ukip de la Chambre des communes.

    Mais ce qui n’était pas prévu est son score : 60% des suffrages. Le deuxième étant le candidat conservateur, avec… 25%.

    On note aussi que dans l’autre élection partielle d’hier, à Heywood & Middleton, fief travailliste près de Manchester, le candidat de l’Ukip a obtenu 38,7% des voix et que le travailliste ne l’a emporté que de peu, avec 40,1%.

    Les politologues de la pensée unique tentent de se rassurer en disant que Clacton est un cas spécial, une circonscription « très blanche, très âgée, très ouvrière » (sic*, comme l’électeur FN qui est un petit blanc inculte, on sait cela depuis des décennies maintenant), et qu’aux élections générales, vu le système britannique, il n’y aura guère qu’une dizaine de candidats Ukip élus… Sauf que d’ici là il suffit d’une très légère accélération du mouvement pour que le presque 39% qu’on a vu à Heywood & Middleton devienne un bon 40%. Par exemple. L’Ukip a été le premier parti aux européennes, cela finira par se traduire d’une façon ou d’une autre sur la scène nationale.

    * Il est significatif aussi que désormais toutes les agences de presse, donc tous les journaux de la pensée unique, désignent l'Ukip comme un parti "europhobe" (et non plus "eurosceptique"): c'est une déclaration de guerre, car "europhobe", c'est comme "homophobe" ou "islamophobe", c'est très mal...

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  • Commissaires européens : un de chute

    Finalement, quatre des cinq candidats commissaires (dont Moscovici) tangents ont été repêchés en session de rattrapage. Mais la Slovène Alenka Bratusek n’a pas eu cette chance. Elle est irrémédiablement exclue, les députés européens ayant considéré qu’elle n’avait pas les compétences requises pour être vice-présidente de la Commission, chargée de l’Union énergétique.

    Alenka Bratusek est l’ancien Premier ministre de Slovénie. Elle a dû démissionner après avoir été mise en minorité par son propre parti en raison d’une affaire de corruption pour laquelle elle est mise en examen, et juste avant de démissionner elle s’était auto-nommée futur commissaire européen… (C'était une première, mais ça n'a donc pas marché.)

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  • Valls et Sapin jouent sur les mots

    C’est d’abord le ministre des Finances Michel Sapin qui a affirmé :

    « La Commission ne peut pas rejeter les budgets nationaux, le budget français. Le seul endroit où l'on rejette, adopte ou censure des budgets ce sont les parlements nationaux. »

    Et Manuel Valls a embrayé :

    « Il n'y a qu'un seul Parlement (...) qui a en charge d'approuver ou non le budget de la France (...) c'est le Parlement français. (…) De toute façon la Commission européenne ne peut pas (...) rejeter (le budget), elle peut faire des remarques, c'est tout à fait son droit. »

    Depuis l’année dernière, les Etats membres doivent impérativement présenter leur projet de budget à la Commission avant le 15 octobre. La Commission donne son avis avant le 30 novembre. (Ce devrait être le 15 novembre cette année.) La Commission peut demander à un Etat membre de revoir son budget et de lui présenter un budget révisé. De fait il ne s’agit pas à proprement parler d’un rejet, au sens d’un veto. Mais si l’Etat membre refuse de modifier le budget que la Commission juge mauvais, et qu’il se révèle effectivement mauvais dans ses conséquences, la Commission est alors en droit d’infliger à l’Etat en question une sanction financière allant de 0,2% à 0,5% du PIB - soit pour la France entre 4 et 10 milliards d'euros.

    Alors, Valls et Sapin, on continue ?

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  • Premier veto : le Hongrois, bien sûr

    La commission de la Culture et de l'éducation du Parlement européen a voté par 14 voix contre 12 contre la désignation de Tibor Navracsics comme commissaire chargé de l'Education, la culture, la jeunesse et la citoyenneté.

    Il pourra être commissaire à autre chose, en tout cas il faudra impérativement lui enlever le portefeuille de la « citoyenneté ».

    Pourquoi ?

    Pour la seule et unique raison qu’il a été deux fois ministre (de la Justice, puis des Affaires étrangères) du gouvernement de Viktor Orban. Donc c’est, grosso modo, un nazi. On est bien obligé de prendre un sbire d'Orban, mais il faut faire remarquer qu'on n'est pas content...

    En bon politicard prêt à toutes les bassesses, Tibor Navracsics (qui était encore ministre il y a trois mois) a pris ses distances avec Viktor Orban, soulignant qu’il n’appartenait plus au gouvernement hongrois (ben oui, évidemment, on ne peut pas être ministre et commissaire européen…) et regrettant « que ce gouvernement n'ait pas accordé une importance suffisante à cet aspect important » qu’est « la liberté de la presse et la pluralité des médias »…

    Mais si les députés sont sectaires, il ne faut pas trop les prendre pour des imbéciles…

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  • « Même pour quelqu’un comme moi »

    Pas moins de cinq candidats commissaires européens doivent passer un examen de rattrapage devant le Parlement européen. Parmi eux Pierre Moscovici, évidemment, et aussi l’Anglais, Lord Hill. Le Financial Times cite Sharon Bowles disant que si le Parlement européen rejette Lord Hill, « alors vous pouvez dire adieu au Royaume Uni dans l’UE… S’ils font cela, il sera difficile, même pour quelqu’un comme moi, de défendre l’Europe. »

    Sharon Bowles est l’ancienne présidente de la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen. Elle est député du parti libéral britannique et fait partie du groupe libéral. Bref, il n’y a pas plus européiste (version anglaise, du moins)…

    (Sur ce triste Lord Hill, voir 1, 2, 3)

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  • La honte qui vient

    Le Wall Street Journal et diverses sources européennes citées par les agences de presse affirment que le budget 2015 de la France sera rejeté par la Commission européenne d’ici la fin du mois.

    Le gouvernement dément ces « rumeurs », mais elles ne viennent pas de sources fantaisistes.

    Si la Commission rejette le budget de la France, ce sera la première fois qu’elle mettra en œuvre la prérogative qui lui a été donnée par tous les Etats de l’UE en matière de contrôle des budgets nationaux.

    Non seulement la France abandonne sa souveraineté, mais elle serait le premier pays à se faire taper sur les doigts par l’autorité supranationale…

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