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Europe

  • Désinformation

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    Le site théoriquement d’information sur l’Union européenne EUobserver, qui est évidemment européiste, fait aussi campagne en permanence pour les « droits » LGBT ou pour le « droit » à l’avortement. Aujourd’hui il titre : Les Irlandais et les Polonais manifestent pour l’avortement.

    Irish people veut dire « le peuple irlandais ». Cela se traduit par : « Les Irlandais ».

    C’est évidemment faux. Tant pour les Irlandais que pour les Polonais. La grande majorité des gens sont pro-vie dans ces deux pays.

    Comme d’ailleurs en témoigne de façon spectaculaire la photo choisie, montrant une récente manifestation des Irlandais à Dublin…

    Mais il s’agit d’appuyer la campagne internationale qui vise à obliger l’Irlande à modifier sa législation, et à appuyer les maigres troupes de ceux qui protestent contre la proposition de loi polonaise visant à interdire tout avortement.

    C’est encore plus faux si l’on considère la particulière violence du titre. Il est difficile de trouver en Irlande comme en Pologne, et même en France, des gens qui sont tout à trac « pour l’avortement », et non « pour la liberté d’avorter » ou « pour le droit à l’avortement ».

    Je n’ai pas lu l’article parce qu’il est payant et que je ne vais certainement pas payer pour lire cette propagande (certifiée « européenne »).

    Je soulignerai seulement la légende de la photo :

    La législation actuelle sur l’avortement (en Irlande) « a quelque chose d’un Etat fasciste », dit un militant.

    On remarque aussi comment on essaye de faire passer la propagande dans un pays pro-vie : les manifestants se disent « pro-choix, pro-enfant, pro-famille »…

  • Neelie Kroes

    Révélation des « Bahamas Leaks » (qui prennent le relais des « Panama Papers ») : Neelie Kroes, pendant tout le temps où elle était commissaire européen à la concurrence, de 2004 à 2009 (avant de devenir vice-présidente de la Commission) était directrice dans une société offshore dénommée Mint Holdings.

    Or c’est évidemment interdit. A cause des conflits d’intérêt. Et comme par hasard Mint s’occupait d’énergie et Neelie Kroes bataillait pour la libéralisation de ce secteur. De façon intraitable : on l’appelait Steely Neelie, dure comme de l’acier.

    Je ne sais pas pourquoi, mais ça ne me surprend pas du tout…

    Le site européiste EUobserver signale que la Commission européenne a ouvert une enquête et que Neelie Kroes pourrait se voir privée de sa retraite de commissaire.

    Pour un peu on verserait une larme. Mais que les âmes sensibles se reprennent. Neelie Kroes ne sera pas à la rue. Elle siège aujourd’hui dans les instances dirigeantes d’Uber (dont elle prenait la défense avec fougue quand elle était commissaire) et de la banque Merryl Lynch… Elle est aussi un agent de propagande du gouvernement des Pays-Bas auprès des start-up…

  • Effet pervers

    La chose est parfaitement logique, mais on n’y pense pas forcément. L’ONG ONE y a pensé, puisque c’est son domaine, et en a fait un rapport : nombre de pays utilisent de plus en plus leur aide au développement pour financer l’accueil des « réfugiés ».

    Autrement dit on fait de plus en plus le contraire de ce qu’il faut faire. L’argent qu’on utilise pour assister les immigrants est l’argent qui devrait servir à développer leur pays d’origine pour qu'ils puissent vivre dignement chez eux.

    L’afflux massif de soi-disant réfugiés, dont on ne cesse de nous dire que c’est une bénédiction pour nos pays, coûte évidemment, en réalité, très cher. Et les pays occidentaux, notamment ceux de l’Union européenne, ne sont pas franchement florissants. Ils n’ont donc pas d’argent de côté pour entretenir les hordes de migrants imprévus. Mais, puisque ce sont des migrants, eh bien on n’a qu’à puiser dans la caisse réservée à l’aide au développement des pays d’où ils viennent...

    L’ONG ne paraît pas se poser la question, mais pourtant il me semble qu’elle devrait se poser : en dehors de l’aspect moral et économique, quelle est la légalité de ces ponctions, dans un budget qui a été voté par les parlements pour aider au développement de pays du tiers monde, et qui est utilisé pour un tout autre motif ?

    Le plus ignominieux étant qu’on aggrave la situation de pays qu’on avait promis d’aider, et que ce faisant on va aggraver encore l’immigration…

    Mais cela semble voulu : « Ce n’est pas un phénomène qu’il faut entraver, au contraire… C’est une chance incroyable pour ceux qui quittent leur pays et pour ceux qui les accueillent… » (Federica Mogherini, Haute représentante pour la politique étrangère de l'UE).

  • La Pologne pour cible (suite sans fin)

    La Commission européenne a annoncé qu’elle avait lancé une enquête approfondie, le 1er septembre, sur une taxe polonaise sur le commerce de détail, et a intimé l’ordre au gouvernement polonais de surseoir au prélèvement de cette taxe jusqu’à la fin de l’enquête.

    Selon la Commission, puisque cette taxe progressive pèse plus lourdement sur les grands supermarchés que sur les petits commerces, il s’agit d’une aide déguisée aux petits commerçants. Sic.

    Ryszard Czarnecki, qui est l’un des vice-présidents du Parlement européen, dénonce une procédure « purement politique » contre la Pologne.

    La Commission répond que ce n’est pas vrai du tout. La preuve : elle a lancé une enquête analogue contre la Hongrie. Sic.

    En réalité la Commission sait très bien que la taxe n’a pas pour but d’aider les petits commerçants (on ne voit pas comment une nouvelle taxe peut aider celui qui la subit), mais qu’il s’agit d’une des sources de financement de la politique familiale du gouvernement polonais. C’est cela qu’il faut casser…

  • Slovaques

    En marge du sommet de Bratislava, Robert Fico, Premier ministre dont Bratislava est la capitale, mais qui assume aussi la présidence tournante de l’UE ce semestre, et qui est un des quatre partenaires du groupe de Visegrad, a déclaré à l’agence Reuters qui l’interrogeait sur les violations de l’accord de Minsk par la Russie :

    « Quand on parle d'exécution des accords de Minsk, il est évident qu'ils sont violés par les deux parties. Et si on dresse le bilan sur le respect de la part de l'Ukraine, celle-ci s'en rapproche même moins que la Russie. Ce n'est pas vrai que l'Ukraine est le bon et la Russie le méchant. »

    Robert Fico se bat depuis longtemps pour la levée des sanctions contre la Russie, ce dont il faut se souvenir quand on évoque la russophobie des pays de l’Est. Il précise que les sanctions ont été inefficaces et nuisibles aux intérêts économiques de la Slovaquie et de l'Union européenne, qu’elles n'ont pas abouti à changer les prises de position de la Russie et font un seul heureux: les Etats-Unis.

  • Bratislava

    Le sommet de l’UE à Bratislava, vendredi dernier, s’est déroulé à huis-clos, loin des journalistes, qui n’ont pu que recueillir les propos de la langue de bois des propos officiels lors des conférences de presse qui se sont tenues ensuite. (C’est pourquoi personne n’en parle. On tient un sommet capital pour l’après-Brexit, et on n’en sait rien, car manifestement il n’y a rien à en dire : ils sont dans le coltard.)

    On a à peine remarqué la conférence conjointe d’Angela Merkel et François Hollande, qui une fois de plus montrait l’UE sous la coupe de l’Allemagne et de la France. En fait Matteo Renzi devait y participer aussi, mais il a refusé, et il l’a dit haut et fort, ce qui est l’unique événement du sommet.

    « Je ne peux pas prendre part à la conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande et le président français, parce que je ne partage pas leurs évaluations », a expliqué le Premier ministre italien. « S’ils sont satisfaits des résultats, je suis heureux pour eux. »

    « Je ne sais pas à quoi Angela Merkel se réfère quand elle parle de "l'esprit de Bratislava" » a-t-il dit au Corriere della Sera., « Si les choses continuent ainsi, au lieu de l’esprit de Bratislava, nous parlerons du fantôme de l’Europe. » Ce sommet de Bratislava n’était rien d'autre qu’une « agréable croisière sur le Danube », alors qu'on espérait « recevoir des réponses à la crise causée par le Brexit ».

  • A Berlin

    Les élections dans la ville-Land de Berlin se soldent par un recul de 6,7 points du SPD (qui reste le premier parti avec 21,6% des voix), un recul de 5,7 points de la CDU qui fait son plus mauvais score historique dans la capitale (17,6%). Ensuite viennent les Verts et La Gauche (15,6 % et 15,2 %), et l’AfD : 14,2%

    Le score de l’AfD est cette fois légèrement inférieur à ce que disaient les sondages, mais comme le souligne le chef du parti à Berlin, il est passé de 0 à un score à deux chiffres… Non seulement il va siéger dans les conseils, mais il va avoir des maires adjoints. Dans cette ville « qui, plus que tout autre en Allemagne, symbolise l’ouverture au monde, le multiculturalisme et la tolérance », comme gémit Le Monde.

  • XIXe siècle

    Fin d’un article sur Martin Schulz à Bratislava :

    Étant donné la situation, il ne se considère ni optimiste, ni pessimiste quant aux rapprochements entre différentes factions européennes. Il a cependant clairement indiqué être opposé au transfert de pouvoir de Bruxelles vers les capitales. Cela relèverait du 19e siècle, et ce n’est pas avec des vieilles solutions comme cela que nous relèverons les défis du 21e siècle.

    Mais puisque la dictature européenne refuse tout transfert de compétence, le Royaume Uni a choisi de tout retransférer chez lui. C’est un retour au moyen âge ?

  • Mauvais gag

    Selon un sondage réalisé pour l’International Rescue Committe dans 12 pays européens, ce sont les Irlandais qui ont le plus de sympathie pour les « réfugiés » syriens arrivant dans leur pays : 87% d’entre eux ont un peu, plutôt ou beaucoup de sympathie.

    Mais 99,9% des Irlandais n’ont jamais vu un « réfugié » syrien ni les problèmes qui vont avec : leur pays en accueille très exactement 331…

    Dans l’ensemble, selon le sondage, 75% des Européens ont de la sympathie pour les réfugiés qui arrivent dans leur pays. Ce qui, à proprement parler, ne veut rien dire : on peut avoir beaucoup de sympathie pour quelqu’un dont on ne souhaite pas du tout la présence chez soi.

    Après l’Irlande viennent l’Espagne et l’Allemagne. La France est en dixième position. Sans surprise, la Slovaquie prend la dernière place.

    N.B. – L’International Rescue Committee est une organisation humanitaire évidemment mondialiste. Elle est aujourd’hui dirigée par David Miliband, qui a trouvé là un fromage après avoir perdu… contre son frère Ed la bataille pour la direction du parti travailliste au Royaume Uni en 2010. L’International Rescue Committee attache une grande importance au Planning familial, qui doit faire partie de tous les plans d’aide. On trouve un beau gros mensonge dans sa présentation : « Nous ne connaissons pas d’endroit – quel que soit le contexte culturel, religieux ou humanitaire – où la planification familiale ne soit pas possible ou désirée. La réalité est que des femmes de toute confession utilisent la planification familiale, et beaucoup avec le soutien de leurs dirigeants religieux. Par exemple, l’IRC travaille avec des communautés catholiques en République démocratique du Congo qui soutiennent la planification familiale, ainsi qu’avec des chefs religieux du Pakistan qui adoptent la contraception à cause, et non en dépit, de leurs croyances islamiques. »

  • Terrible Brexit

    Le taux de chômage est tombé à 4,9% au Royaume Uni en juillet. (En dessous de 5% on considère qu’il y a plein emploi. Le Danemark est à 4,2% depuis trois mois mais s’inquiète désormais d’une pénurie de main d’œuvre.)

    Le taux d’emploi entre mai et juillet s’établit à 74,5%, le plus élevé depuis que les statistiques actuelles existent (1971).

  • Nouvel aveu

    La Cour des comptes européenne dévoile dans un rapport qu’elle était opposée, en 2006, à l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’UE, parce que ces pays n’étaient pas prêts. On avait déjà eu un aveu de ce genre pour l’entrée de la Grèce dans la zone euro, et même l’aveu qu’on avait fermé les yeux sur les comptes grecs si évidemment falsifiés.

    Le rapport de la CCE sur la Bulgarie et la Roumanie de juillet 2006 indique clairement que les deux pays avaient besoin de plus de temps pour se préparer à l’accession, afin que l’argent européen y soit investi de manière adéquate, assure Istvan Szabolcs Fazakas, auteur du « méta-audit » sur la manière dont l’aide de pré-adhésion était dépensée dans les pays candidats.

    En tant que président de la commission du contrôle budgétaire, il avait alors consulté Olli Rehn, commissaire à l’élargissement de l’époque, qui lui avait répondu : « Désolé, c’est trop tard, mes mains sont liées, la décision politique de l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’UE le 1er janvier [2007] a été prise par les États membres, sur les recommandations de la Commission ». Le commissaire avait remercié Istvan Szabolcs Fazakas et estimé qu’il avait peut-être raison, mais que son rôle était de s’assurer que l’accession à l’UE ait bien lieu le 1er janvier, comme prévu…

    Le même scénario s’est ensuite reproduit lors de l’accession de la Croatie à l’UE en 2013…

  • Hystérique

    Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, s’est livré hier à une attaque hystérique contre le gouvernement hongrois. De la part du chef de la « diplomatie » d’un Etat membre de l’UE, c’était proprement insensé. A tel point que son homologue allemand a jugé bon, aujourd’hui, de prendre clairement ses distances…

    Dans une interview à Die Welt, Jean Asselborn a déclaré, visant nommément le gouvernement de Viktor Orban :

    « Celui qui construit des barrières contre les réfugiés de guerre ou qui viole la liberté de la presse et l’indépendance du pouvoir judiciaire devrait être exclu temporairement ou définitivement si nécessaire de l’UE. »

    Et d’ajouter que les autorités hongroises traitent les réfugiés « comme des animaux sauvages », et qu’elles sont d’ailleurs « proches de donner l’ordre d’ouvrir le feu » contre eux.

    La Hongrie de Viktor Orban « viole massivement les valeurs fondamentales de l’Union européenne ». L’UE ne « peut tolérer un tel comportement », et donc exclure la Hongrie est « la seule façon de préserver la cohésion et les valeurs européennes ». Et donc il demande qu’on change les règles et qu’il suffise de la majorité pour exclure un Etat de l’UE.

    Il est tellement à côté de ses pompes qu’il oublie qu’il n’y a dans le traité européen aucune clause qui permette d’exclure un Etat. La seule clause qui existe est celle qui permet de suspendre temporairement le droit de vote d’un Etat au Conseil européen, sur décision unanime des autres Etats…

    La réaction hongroise n’a pas traîné. Le ministre hongrois des Affaires étangères, Péter Szijjártó, a déclaré que Jean Asselborn « s’est depuis longtemps exclu lui-même des personnalités politiques qu’on peut prendre au sérieux ». Car « par le passé Jean Aselborn a déjà montré qu’il était intellectuellement médiocre, sermonneur pompeux et frustré, un nihiliste classique qui travaille sans relâche à détruire la sécurité et la culture de l’Europe, alors que la Hongrie a toujours défendu l’Europe – comme elle le fait maintenant. » Le 2 octobre, a-t-il rappelé, les Hongrois exprimeront leur opinion sur les quotas d’immigration illégale de Bruxelles. « Les Hongrois ont le droit de faire entendre leur voix, ils ont le droit de décider avec qui ils veulent vivre et avec qui ils ne veulent pas vivre. Aucun bureaucrate de Bruxelles, ni le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, ne peut les priver de ce droit. »

    Pendant ce temps, Viktor Orban prononçait l’allocution d’ouverture de la session parlementaire d’automne. Notamment pour souligner que le but du référendum est de protéger la Hongrie et que la Hongrie doit être fière d’être le seul Etat européen où le peuple ait l’opportunité de donner son opinion en la matière. Bruxelles s’enfonce dans le brouillard d’un vain espoir que les choses vont revenir d’elles-mêmes à la normale, car quelques millions de migrants musulmans ne sont rien dans une Europe de 440 millions d’habitants. « Ils ont tort. Cet espoir n’est rien d’autre qu’un vœu pieux, un mirage, une naïve auto-illusion. Les choses ne vont pas revenir d’elles-mêmes à la normale, elles vont empirer. »

    C’est pourquoi Viktor Orban affirme qu’il va se dresser - y compris au sommet de l'UE à Bratislava - contre cette politique d'immigration « naïve et dangereuse », au lieu de laquelle il proposera une politique réaliste, rationnelle, de légitime défense, qui fasse montre de force. Car la politique de Bruxelles va conduire à la catastrophe civilisationnelle, lentement mais inexorablement : « Nous risquons de perdre nos valeurs européennes, notre identité, par degrés, comme la grenouille vivante se laisser cuire lentement jusqu’à la mort dans une d'eau bouillante. » Il y aura de plus en plus de musulmans, et l'Europe sera transformé au point qu’on ne la reconnaîtra plus, et « si nous sommes incapables de changer les choses maintenant, nous pouvons prédire avec une exactitude mathématique à quoi ressembleront les grandes villes d'Europe dans deux ou trois décennies. » « Ce que nous avons vu de la migration de masse jusqu'à présent n'a été que l'échauffement initial; le match n'a pas encore commencé. »

    D’autre part il a souligné que ce sont les Etats-nations qui sont les fondements de l’UE, et non les institutions de Bruxelles. La proposition de la Hongrie au sommet de Bratislava sera que « nous devons revenir à l'idée d'une Europe des nations ».

    (Voir aussi ce que L’Express britannique a retenu du discours.)

  • L’opinion de Tim Martin

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    L’entreprise Wetherspoon, l’une des principales chaînes de pubs britanniques (qui a obtenu pour la 13e année consécutive le prix de la meilleure entreprise pour ses 35.000 salariés), a publié hier un communiqué de presse sur ses (bons) résultats préliminaires de 2016. A priori rien d’intéressant pour quiconque n’est pas lié à cette entreprise. Mais ce qui est insolite, c’est le commentaire qu’en fait le patron, Tim Martin. Car l’essentiel de son texte, et donc du communiqué, est consacré au… Brexit.

    Certes, on sait que Tim Martin fut l’un des très rares grands patrons britanniques à se prononcer pour le Brexit, et cela jusque sous les chopes de bière dans ses pubs Wetherspoon, avec des sous-bocks incitant fortement à voter pour le départ de l’UE. On ne s’attendait pas toutefois à le voir évoquer ce sujet, et ce seul sujet, à l’occasion d’un banal communiqué sur des résultats provisoires. Mais Tim Martin ne parle pas pour ne rien dire. Voici une traduction de son propos, qui illustre le pragmatisme britannique face à l’idéologie européiste.

    Lire la suite

  • Ils choisissent des ennemis

    L’européiste forcené Guy Verhofstadt a été nommé représentant du Parlement européen pour les négociations du Brexit.

    C’est « insultant », a aussitôt réagi Nigel Farage : « Je ne connais aucun homme plus insultant envers les Britanniques, notre position dans le monde ou même notre conception d’un État démocratique… Il est le grand prêtre du temple européen du fédéralisme… Ils n’auraient pas pu choisir un être humain plus fermé à ce nous essayons de faire. »

    C’est le Royaume-Uni qui avait fait obstacle à la nomination de Verhofstadt comme président de la Commission européenne…

    Farage ajoute : « Je suis convaincu qu’avec Guy Verhofstadt, la sortie de l’UE sera bien plus rapide que ce que je pensais initialement. » Ce qui n’est sans doute pas une mauvaise chose.

    Nigel Farage souligne aussi que Verhofstadt n’a pas été désigné par les députés européens, mais par la conférence des présidents de groupes : « Le fait que le président et quelques hommes enfermés dans la pièce du fond puissent décider de tout et imposer leur choix aux représentants élus démocratiquement n’est pas convenable. Si le Parlement estime que Guy Verhofstadt est la bonne personne pour le représenter dans les négociations, soit, mais ces magouilles faites dans l’ombre sont irrespectueuses envers les 747 autres eurodéputés et leurs électeurs. »

    La Commission européenne a déjà choisi, quant à elle, Michel Barnier comme négociateur. Michel Barnier est le plus frénétiquement européiste des politiciens français, et il avait été surnommé « le fléau de la City » quand il était commissaire aux services financiers…

  • Orban s’engage

    Le gouvernement hongrois vient de créer un sous-secrétariat d’Etat aux chrétiens persécutés. Il est sous l’autorité du ministre des « capacités humaines », Zoltan Balog. (Il y a très peu de ministres dans le gouvernement hongrois, qui là aussi donne l’exemple. Le grand ministère des « capacités humaines » englobe la culture, la science, l’université, le social, la santé, les Eglises et les minorités.) Le sous-secrétariat est confié à Tamas Török, qui travaillait jusqu’ici à l’ambassade de Hongrie à Rome. Il aura un budget de 930 millions de forints, soit 3 millions d’euros.

    La décision a été prise par Viktor Orban et Zoltan Balog lors de leur visite à Rome il y a quelques jours. Les deux hommes ont rencontré le pape au Vatican, mais aussi le patriarche syriaque catholique S.B. Ignace Youssef III, le patriarche maronite S.B. Bechara Boutros Rai, l’archevêque grec-melkite catholique d’Alep Mgr Jean-Clément Jeanbart, le patriarche syro-orthodoxe S.B Ignace Ephrem II, l’évêque copte de Vienne Mgr Gabriel, à la réunion annuelle du « Réseau international catholique de législateurs » (ICLN, créé en 2010 à Vienne sous le patronage du cardinal Schönborn), particulièrement consacrée cette année à la persécution des chrétiens au Proche Orient. (Viktor Orban et Zoltan Balog, tous deux calvinistes, sont les deux seuls non-catholiques régulièrement invités à cette réunion de quatre jours qui se tient à huis clos.)

    Edouard de Habsbourg, l’ambassadeur de Hongrie auprès du Saint-Siège, a déclaré que la création de ce département ministériel est la suite logique de l’action du gouvernement hongrois en faveur des chrétiens persécutés, par exemple en leur facilitant l’obtention de visas. Mais, ajoute-t-il, la philosophie du gouvernement hongrois est que la meilleure façon de donner une chance à ces chrétiens est de les aider à rester chez eux. C’est pourquoi par exemple le gouvernement hongrois a déjà participé à la construction d’une école à Erbil, où s’entassent les réfugiés de la plaine de Ninive.

  • L’AfD en pointe

    Evénement en Allemagne : pour la première fois, le parti « populiste » AfD arrive devant la CDU. Sur le plan arithmétique, c’est presque négligeable : il s’agit du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, petit Land de l’est coincé entre la Baltique et la frontière polonaise, dont les électeurs représentent 2% des citoyens allemands. Mais politiquement c’est un séisme. Car c’est le Land natal d’Angela Merkel, et elle y était allée faire campagne personnellement. Et c’est un terrible coin dans le bipartisme allemand que vient d’enfoncer l’AfD, parti créé il y a seulement trois ans, au départ seulement anti-euro, aujourd’hui anti-immigration et anti-islam.

    L’AfD a donc récolté près de 21% des voix, derrière le SPD (30%), tandis que la CDU n’en obtient que 19%.

    Ce qui inquiète encore davantage en Allemagne est que l’AfD, qu’on aimerait qualifier d’extrême droite, prend des voix partout (le SPD a perdu 5 points).

    Prochaine étape : Berlin, le 18 septembre. Il serait curieux que l’AfD puisse faire un score particulièrement important dans la grande ville cosmopolite et décadente. Certains l’annoncent pourtant déjà.

    En un an, sur le plan national, l'AfD est passé de 4 à 14% des intentions de vote. Et dans un an ce sont les législatives fédérales…

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    Les deux principaux dirigeants de l’AfD, Alexander Gauland and Beatrix von Storch (à gauche), avec la tête de liste AfD de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Leif-Erik Holm.

  • Merkel nach Osten

    Angela Merkel fait la tournée des popotes, pour tenter de gommer l’image d’une Allemagne qui impose ses vues à l’Union européenne. Elle veut montrer qu’elle sait écouter aussi. Après avoir imposé, bien sûr. Hier elle était à Prague, accueillie par une manifestation de Tchèques très hostiles à sa politique d’accueil et de répartition des « réfugiés ».

    « Nous ne pouvons pas soutenir un système qui prévoit des quotas obligatoires pour répartir les réfugiés », lui a dit clairement le Premier ministre Bohuslav Sobotka.

    Le ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski n’a pas attendu l’arrivée d’Angela Merkel à Varsovie (aujourd’hui) pour dénoncer la politique étrangère « égoïste » de l’Allemagne : « Tout le monde en Europe ne peut pas se permettre une politique comme celle que propose l’Allemagne. De nombreux pays, dont la Pologne, ont des capacités et des possibilités très limitées. »

    Quant au ministre autrichien de la Défense, Hans Peter Doskozil, il a carrément qualifié d’« irresponsable »la politique allemande du « We can do it » (nous pouvons le faire…), ajoutant : « Ce n’est pas une politique si l’Europe souffre en enfouissant sa tête dans le sable. »

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  • Suicide

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    Le troisième tour de la présidentielle autrichienne approche. Alors qu’il est à la traîne dans les sondages face au candidat « d’extrême droite » Norbert Hofer, le candidat « indépendant » (sic) Alexander van der Bellen vient de sortir une campagne d’affiches reprenant exactement le slogan des anti-Brexit : « Plus forts ensemble – Non à l’Oexit ».

    C’est pour être sûr de perdre quelques points supplémentaires ?

  • Une ambition pour l’UE

    Les dirigeants des « trois grands » de l’UE, Angela Merkel, François Hollande et Matteo Renzi, sont réunis aujourd’hui en Italie pour préparer le sommet de Bratislava, en septembre, qui se tiendra sans le Royaume Uni pour évoquer les conséquences du Brexit.

    Selon un diplomate interrogé par l’agence Reuters, « le but doit être avant tout de préserver le statu quo et d’empêcher que se poursuive la désintégration de l’UE des 27 ».

    Voilà une magnifique ambition, qui va à coup sûr réconcilier les peuples avec l’UE…

  • Kaczynski : c’est amusant…

    Réponse de Jaroslaw Kaczynski, le président du PiS, le parti au pouvoir en Pologne, quand on lui a demandé s’il prenait au sérieux l’ultimatum de la Commission européenne sur l’Etat de droit et le Tribunal constitutionnel :

    Je trouve ça amusant, car cette critique n’a rien à voir avec l’état actuel de notre pays. Cette procédure est complètement en dehors de la juridiction des traités de l'UE. Elle a pour seul objectif de procurer un divertissement à la Commission et à ses fonctionnaires. Même les conseillers juridiques du Conseil européen pensent que cette procédure va au-delà des traités. Mais nous restons en dialogue avec la Commission. Au fait, notre partenaire dans ce dialogue est le commissaire Timmermans, des Pays-Bas… un pays qui n’a même pas de tribunal constitutionnel ! C’est absurde...

  • Pologne : un ultimatum de la Commission européenne

    La Commission européenne a franchi un nouveau pas aujourd’hui dans son escalade contre la Pologne. Elle a officiellement envoyé au gouvernement polonais ses « recommandations » (en français on dit mise en demeure, ou ultimatum) « sur l’Etat de droit ». La Pologne a trois mois pour « prendre les mesures appropriées pour faire face aux menaces systémiques contre l’Etat de droit ».

    C’est toujours l’affaire du Tribunal constitutionnel qui est au centre du débat. Et les « recommandations » de la Commission ne sont rien d’autre qu’une ingérence (une de plus) dans le processus législatif polonais : les oligarques bruxellois entendent dicter à des représentants du peuple, démocratiquement élus, ce qu’ils doivent faire…

    Sur injonction de Bruxelles, les Polonais ont déjà retiré du projet de loi la règle selon laquelle les décisions du Tribunal constitutionnel devraient être prises à une majorité des deux tiers. Pour la Commission c’est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas suffisant…

    Le ministre polonais des Affaires étrangères a réagi en disant que les demandes de Bruxelles étaient prématurées : « La loi sur le Tribunal constitutionnel, qui entre dans la dernière phase du processus législatif, va introduire diverses solutions systémiques qui sont entièrement dans la ligne des normes européennes de fonctionnement des tribunaux constitutionnels »…

    Au contraire, pour Frans Timmermans, qui est le premier vice-président de la Commission, en charge de la persécution de la Pologne, « de nouvelles dispositions problématiques ont été introduites dans le processus législatif sur le fonctionnement du tribunal, soulevant des inquiétudes sur l'efficacité de la révision constitutionnelle »…

    Addendum

    En revanche, la Commission européenne a décidé de ne pas infliger d'amendes à l'Espagne et au Portugal pour dérapage budgétaire, ce qui aurait été (aussi) une première.

  • La langue de bois se délite

    Maintenant qu’il est certain que le Royaume Uni va quitter l’UE, le discours commence à changer. L’un des pionniers (pour le moment encore héroïque) est le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramenga, s’exprimant dans le Wall Street Journal :

    « Il est très difficile de prévoir si elle [la City] gagnera à ne plus être à l'intérieur de l'UE... Mais je ne l’exclus pas. Nous, les Européens, les 27 autres, ne devons pas sous-estimer le Royaume-Uni. Il existe des incertitudes, mais le résultat final pourrait quand même être bon. »

    Et il ne cache pas que c’est une question d’intérêt :

    « Notre message est que nous voulons aider... Nous ne voulons pas que le plus grand centre financier du monde tourne le dos au centre financier de Luxembourg… »

  • Le vrai danger

    Titre de EUobserver :

    MEPs fear further 'Putinisation' of Turkey

    Les députés européens craignent que la “poutinisation” de la Turquie s'aggrave.

    Car Poutine c’est aujourd’hui l’étalon du mal…

    On peut se demander dans quel monde vivent ces députés européens. Mais depuis quelque temps je reçois les courriels publicitaires de Newsweek et je constate que le danger Poutine est une véritable obsession. Combien d’attentats leur faudra-il encore ?

  • La nouvelle salve

    Les nouvelles affiches officielles de la campagne pour le référendum hongrois. Sur le thème : « Le saviez-vous ? » (Tudta)

    Le saviez-vous ? Depuis le début de la crise migratoire, plus de 300 personnes sont mortes dans des attaques terroristes en Europe.

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    Le saviez-vous ? L’an dernier, un million et demi de migrants clandestins sont arrivés en Europe.

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    Le saviez-vous ? Bruxelles veut envoyer en Hongrie un nombre de migrants illégaux équivalent à la taille d’une ville.

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    Le saviez-vous ? Depuis le début de la crise migratoire, le harcèlement contre les femmes en Europe a considérablement augmenté.

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    Le saviez-vous ? L’attentat de Paris a été commis par des migrants.

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    Le saviez-vous ? Rien qu’en Libye près d’un million de migrants veulent venir en Europe.

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    Selon un sondage Pew Research, 76% des Hongrois pensent que les réfugiés accroissent le risque de terrorisme dans leur pays (46% des Français), et 82% des Hongrois pensent que les réfugiés sont un fardeau (53% des Français).

  • Police belgottomane

    Le soir du 15 juillet, des centaines de Turcs se sont massés devant l’ambassade de Turquie à Bruxelles, pour défendre le gouvernement Erdogan menacé par un coup d’Etat militaire. Comme partout, à l’appel des imams, qui sont tous, faut-il le rappeler, des fonctionnaires de l’Etat turc.

    Il y avait là quelques véhicules de la police belge, qui assistait tranquillement à cette manifestation islamiste illégale. Et voici qu’un imam s’installa tranquillement sur le siège passager d’un de ces véhicules, et se servit du micro et de la sonorisation de la police pour psalmodier le Coran, puis pour se lancer dans un prêche enflammé, ponctué par les « Amen » de la foule. Cela dure quatre minutes, puis la foule scande des « Ya Allah… Allahou Akbar » pendant cinq minutes, sur la vidéo qui a été mise en ligne par les Turcs sur Facebook.

    Un bel exemple du vivre ensemble, je trouve.

  • Ce qui les occupe

    Et ce qui les effraie au plus haut point, mais non, ce n’est pas le terrorisme islamique, c’est que la Turquie puisse rétablir la peine de mort…

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    Et Angela Merkel en personne est montée au créneau...

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  • Oui, c’est le Brexit

    Le nouveau Premier ministre britannique Theresa May a nommé comme ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, le plus flamboyant militant du Brexit du parti conservateur, et comme ministre du Brexit David Davis, l’un des autres principaux propagandistes du Brexit.

    Contrairement à ce que certains craignaient, la volonté du peuple britannique sera donc respectée.

  • Des menaces bienvenues

    Le 7 juillet, la Commission européenne a « constaté » que l’Espagne et le Portugal n’ont pas respecté leurs engagements en matière de déficits publics.

    Le 12 juillet, les ministres des Finances de l’UE ont « constaté », à leur tour, qu’il en était bien ainsi.

    Ce qui ouvre la voie à des sanctions contre ces deux pays, selon les règles aberrantes posées en principe dans le traité de Maastricht et définies par le Pacte de stabilité de 1997 : quand un pays va mal, on lui inflige une sévère amende, pouvant aller jusqu’à 0,2% du PIB (soit plus de 2 milliards d’euros pour l’Espagne).

    C’est la première fois que la procédure va aussi loin (alors que plusieurs pays n’ont jamais respecté les règles de Maastricht, au premier chef la France, mais les « grands » pays ont un traitement de faveur…).

    L’Espagne et le Portugal ont dix jours pour tenter de se justifier.

    La Commission européenne a vingt jours pour définir les sanctions (qui seront ensuite adoptées automatiquement - sans débat– par les ministres des Finances).

    L’affaire arrive en plein Brexit et même chez les eurocrates les plus bornés on se rend compte que le moment n’est pas très bon… sauf à vouloir accélérer la décomposition de l’UE. Alors certains seraient d’avis que les sanctions soient « égales à zéro »…

    Quoi que décide la Commission, de toute façon, les peuples peuvent constater que si leur économie va mal il y a les méchants nains de Bruxelles pour menacer de leur mettre la tête sous l’eau…

  • A propos de Barroso

    Tout le monde ou presque critique l’embauche de Barroso par Goldman Sachs. Comme s’il y avait, si je comprends bien, une contradiction entre les valeurs qu’il défendait en tant que président de la Commission européenne, et celles de la grande finance internationale. Celui qui va le plus loin dans ce sens, c’est, sans surprise, le Quatremer de Libération. Mais quand même il fait fort : « Barroso chez Goldman Sachs, un bras d’honneur à l’Europe. » Sic. Comme si Barroso n’avait pas toujours fait un bras d’honneur à l’Europe, en étant président de l’organisme chargé de détruire l’Europe véritable.

    La réaction la plus grotesquement cynique est cependant celle d’un certain Matthias Fekl, dont je n’avais jamais entendu parler mais qui est paraît-il secrétaire d’Etat au Commerce (oui, dans le gouvernement français, ce qui ne l’empêche pas d’avoir aussi, ou plutôt d’abord, la nationalité allemande…) : « Desservir les citoyens, se servir chez Goldman Sachs : Barroso, représentant indécent d’une vieille Europe que notre génération va changer. » Ben voyons… Ce sont les jeunes socialistes libéraux européistes qui vont changer la vieille UE socialiste libérale européiste…

    Ce qui est seulement amusant est de voir l’ancien président de la Commission européenne trouver un petit boulot à Londres au lendemain du Brexit… Mais comme pour l’élite mondialiste tout cela n’a aucune importance, il ne s’en est peut-être même pas rendu compte…

  • Une 23e occupation pour Barroso !

     

    Depuis qu’il n’est plus président de la Commission européenne, José Manuel Barroso avait réussi à accumuler pas moins de 22 fonctions différentes (oui, en même temps). Et voici la 23: il devient président non-exécutif de Goldman Sachs International et conseiller de Goldman Sachs à Londres.