15 septembre 2014

La percée des Démocrates suédois

Les législatives en Suède ont été remportées par les sociaux démocrates, mais avec 31,2% des voix ils n’ont en réalité qu’un demi-point de plus qu’en 2002, quand ils avaient qualifié leur score de « désastre »…

Les Modérés au pouvoir ont dégringolé de 30,1 à 23,2%.

Les Démocrates suédois, qualifiés d’extrême droite alors qu’ils sont seulement patriotes (au Parlement européen ils sont avec l’Ukip) créent la surprise en passant de 5,7 à 12,9% des voix, ce qui leur donne 48 sièges de députés. Ce qui surtout empêche toute majorité, puisque naturellement personne ne veut parler avec eux…

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13 septembre 2014

Curieux report de l’accord UE-Ukraine

Côté face, l’UE a mis en œuvre, hier, une nouvelle série de sanctions horrifiques contre la Russie (qui ne resteront pas sans réponse).

Côté pile, le même jour, à l’issue d’une réunion UE-Ukraine-Russie, l’UE a décidé de reporter à la fin 2015 le fameux et « historique » accord d’association qui devait s’appliquer au 1er novembre prochain… et qui sera quand même signé mardi, pour ne pas désespérer la place Maïdan. (C’est le rejet de cet accord par Ianoukovitch qui avait miraculeusement déclenché les manifestations, et c’est le volet « politique », symbolique, de cet accord, qui avait été signé dès le 21 mars.)

Le matin même, le président ukrainien Porochenko, flanqué de Barroso, rappelait que l’accord serait appliqué à partir du 1er novembre…

Le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, qui présidait la réunion tripartite au nom de l’UE, n’a pas donné le vrai motif de ce report inopiné et impromptu. Il a seulement bredouillé qu’il fallait répondre à certaines préoccupations russes, et l’on a cru comprendre aussi que l’état de l’économie ukrainienne est tellement désastreux que ce n’est pas vraiment le moment…

Mais on notera l’argument, le seul argument, surréaliste, exprimé publiquement par Karel de Gucht : ce report permettra à l’Ukraine d’éviter des sanctions russes (à savoir des hausses – parfaitement légitimes - de droits de douane) pendant 15 mois…

Il est bien évident qu’on nous cache quelque chose d’important. Qui a été mis dans la balance par les Russes.

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11 septembre 2014

La honte du PPE

Le chanteur travesti et blasphémateur « Conchita Wurst » se produira sur l’esplanade du Parlement européen le 8 octobre, à l’invitation de cinq eurodéputés, dont la vice-présidente verte Ulrike Lunacek, qui est co-présidente de l’intergroupe LGBT du Parlement (lequel est, rappelons-le, le plus important intergroupe). Parmi les autres invitants, trois sont vice-présidents de l’intergroupe LGBT : Sirpa Pietikäinen, Sophie in’t Veld, Dennis de Jong, le cinquième étant le militant homosexuel Daniele Viotti (qui curieusement paraît ne pas faire partie de l’intergroupe – mais peut-être que le site n’est pas à jour, ou peut-être parce qu’il ne veut pas se retrouver avec des gouines, comme mes voisines de naguère qui se proclamaient telles et n’allaient pas à la gay pride parce que c’est « un truc de pédés »…).

Bref, sans surprise, Thomas Neuwirth, dit Conchita Wurst, vient chanter pour le très influent lobby LGBT du Parlement européen.

L’affaire est bien entendu soutenue par les groupes dont sont issus les invitants, et qui ont leur logo sur l’affiche, à savoir tous les groupes de gauche ainsi que les libéraux, et aussi, donc, le PPE, le groupe qu’on dit « démocrate chrétien », qui est celui de Sirpa Pietikäinen.

Si vous voulez vraiment savoir à quoi ressemble l’égérie LGBT du PPE, voilà :

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(Pour qu’il n’y ait pas de méprise : la honte du PPE, ce n’est pas Sirpa Pietikäinen, c’est que des dizaines et des dizaines de députés qui se disent chrétiens avalisent cela.)

10 septembre 2014

La Hongrie met au jour d’étranges manigances

La police hongroise a investi et perquisitionné lundi les locaux de deux ONG, Okotars et Demnet, d’origine norvégienne, soupçonnées de « détournement de fonds » et d’« activités financières non autorisées ». Cela s’inscrit dans le cadre d’un mouvement de vérification des activités de 58 ONG opérant en Hongrie et que le gouvernement soupçonne de servir de relais de financement étranger des opposants.

Naturellement, la Norvège juge « inacceptables » les perquisitions, qu’elle qualifie de « harcèlement » d’organisations civiles.

Les ONG mises en cause sont censées distribuer des subventions de Norway Grants (« Subventions de Norvège », dépendant du ministère norvégien des Affaires étrangères) dans les pays les moins développés de l’UE. Dans le cadre d’un accord entre l’UE, la Norvège, le Lichtenstein et l’Islande…

Bref, ces pays qui ne veulent pas faire partie de l’UE distribuent généreusement, par pure philanthropie, de l’argent aux pays les plus pauvres de l’UE…

Ah oui, les financements vont, « entre autres », à des organismes de défense des « droits civiques » et de la « transparence »… Par exemple, en Hongrie, à Transparency International (une ONG d'origine allemande spécialisée dans la lutte contre la corruption des institutions gouvernementales), à l’Union hongroise des libertés civiles (qui est ouvertement un lobby anti-gouvernemental et de culture de mort), et à un « portail de journalisme d’investigation », atlatszo.hu, qui se présente en réalité comme « la première ONG hongroise de surveillance ».

Cet été, Viktor Orban avait déclaré que des ONG recevaient des financements de l’étranger et qu’elles étaient des agents de puissances étrangères : « Nous n’avons pas affaire à des membres de la société civile, avait-il dit, mais à des militants politiques payés qui cherchent à aider des intérêts étrangers ici. »

Dans le même temps, le ministre norvégien des Affaires étrangères avait appelé l’UE à agir et s’était dit « perplexe et déçu que la réponse de l’UE fasse largement défaut ».

Or le chef de cabinet de Viktor Orban, Janos Lazar, a déclaré hier que la Hongrie, qui n’a rien à se reprocher, allait précisément demander à Bruxelles de régler le différend : « Nous devons probablement nous tourner vers la Commission européenne et lui demander de le résoudre. »

 

Addendum

 

Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré : « Nous ne pouvons pas prendre quelque position que ce soit en ce qui concerne ce cas spécifique. » Parce qu’il s’agit d’organisations financées par un Etat qui ne fait pas partie de l’UE…

 

 

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La nouvelle Commission européenne

Jean-Claude Juncker a annoncé et expliqué la composition de la nouvelle Commission européenne.

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La différence essentielle avec les organigrammes précédents est que la vice-présidence n’est plus un poste honorifique mais un poste de direction : chaque vice-président est désormais le chef de plusieurs commissaires.

Cette modification est due au fait qu’il y a de plus en plus de commissaires (puisqu’il en faut un par pays et que l’UE ne cesse de s’élargir) et qu’il faut ordonner un peu l’organigramme autour de quelques pôles. Il y a donc désormais – ce qui n’est évidemment pas prévu dans le traité – mais qui se préoccupe du traité ? - sept super-commissaires et vingt commissaires placés sous l’autorité d’un super-commissaire.

Il y a fort à parier que cette modification est due en partie aussi à la « nécessité » de faire de Pierre Moscovici le commissaire aux Affaires économiques. On disait que l’Allemagne n’accepterait la méchante blague Mosco (Mosco-Witz) que si on lui adjoignait un « faucon budgétaire » issu de l’Europe du Nord qui le marquerait à la culotte. Lequel serait Jyrki Katainen.

L’Allemagne a obtenu mieux que cela. Il s’agit en effet de Jyrki Katainen, mais il n’est pas le commissaire politique adjoint à Moscovici pour l’empêcher de déraper, il est carrément le chef de Moscovici. Le vrai commissaire, c’est Katainen, vice-président de la Commission, chargé de l’emploi, de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité, et qui a sous ses ordres pas moins de huit commissaires, dont Moscovici…

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(La bonne nouvelle, si l’on peut dire, pour Moscovici et pour les Français, est que ce sera donc le Finlandais qui fera condamner la France par la Cour de Justice de l’UE quand la Commission aura décidé que les déficits français ne sont plus supportables et que la France a trop failli à ses promesses…)

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09 septembre 2014

La « bad bank » BCE

Jürgen Starck, économiste en chef de la Banque centrale européenne de 2006 à sa démission en 2011, écrit dans le Handelsblatt que la BCE est sur la voie de devenir une « bad bank » européenne en raison des « énormes risques » qu’elle prend en matière de politique monétaire. Il ajoute que la réorganisation stratégique en cours à la BCE est contraire au traité de Maastricht et ne répond à aucune légitimité démocratique.

Les propos de Jürgen Stark sont repris et commentés dans des journaux allemands, anglais, irlandais, italiens, espagnols, grecs… Il n’y a pas un seul journal français à les citer, si l’on en croit Google actualités.

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08 septembre 2014

Un délire de l’UE : la lavande « produit chimique mortel »

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L’affaire a commencé au printemps 2013 (comme on le voit sur cet article qui disait tout dès le 25 avril de cette année-là), mais elle m’avait échappé. Elle a rebondi fin août dans divers médias, et voici, ironie de la toile, que c’est par un article du journal britannique Independant, cité dans la revue de presse d’Open Europe, que je découvre la menace qui vise la lavande… Et je découvre par la même occasion que je n’ai jamais employé le mot lavande dans les 15.000 notes de ce blog… (Ah ces Bretons...)

Donc, les bureaucrates totalitaires de l’UE, qui ne savent pas ce qu’est une plante, ni la nature en général, et ne connaissent que les « molécules », ont décidé qu’il fallait souligner la présence de « linalol » dans la lavande, ce qui fait de l’essence de lavande un produit potentiellement « mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires »…

Voici donc l’étiquette qui devrait être bientôt obligatoire sur tous les flacons d’essence de lavande (oui, en plus, ça tue les poissons et les arbres, comme on le voit sur le troisième logo).

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Et bien sûr c’est aux producteurs de lavande de procéder périodiquement à l’analyse de leur produit pour vérifier le taux de linalol, une analyse qui leur coûtera entre 100.000 et 300.000 €, juste pour être conforme aux normes de Bruxelles…

Je constate que la pétition qui avait été mise en ligne et qui avait recueilli plus de 15.000 signatures trouve ces jours-ci une nouvelle jeunesse. Il est bon de la signer, même si le texte commence très mal : « Nous, citoyens du monde… »

Mais il explique aussi « pourquoi c’est important » :

« La lavande et les autres plantes à parfum aromatiques et médicinales ainsi que leurs extraits, sont d’un usage ancestral et appartiennent à notre patrimoine commun. Leurs bienfaits sont validés par des millénaires d’expérience.

« Or, elles sont aujourd’hui considérées dans les réglementations européennes au même titre que les produits chimiques conçus et fabriqués par l’homme et sont soumises de ce fait à des contraintes qui rendent dans la pratique la poursuite de leur utilisation impossible.

« Les seuls bénéficiaires de cette situation sont les industries chimiques qui auront le champ libre pour substituer des produits chimiques de synthèse à ces produits naturels, au détriment du consommateur, avec des conséquences sur la santé et au prix de la destruction de territoires agricoles et ruraux. »

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05 septembre 2014

La Commission européenne a ses femmes…

Alors que Jean-Claude Juncker a commencé mardi d’auditionner les candidats commissaires, la Belgique a proposé hier son candidat. C’était forcément une candidate : la Belgique ayant attendu le dernier moment, il n’était plus question de nommer Didier Reynders, puisque c’est un homme et qu’on manque cruellement de femmes. Donc, au lieu de nommer une personnalité de premier plan (Reynders, ministre des Affaires étrangères et du commerce extérieur dans le gouvernement démissionnaire, a été ministre des Finances de 1999 à 2011 dans six gouvernements différents…), on doit se rabattre sur une femme lambda qui siège discrètement au Parlement européen depuis 1991 et a été l’éphémère présidente de son parti qu’elle mena à la défaite…

Et, au dernier moment, après la Belgique, la Roumanie, le couteau sous la gorge, a finalement présenté une femme également, Corina Cretu, dont le seul titre de gloire est semble-t-il d’avoir été un temps la maîtresse de Colin Powell. La Roumanie voulait que Dacian Ciolos demeure commissaire à l’Agriculture, mais il a fallu abandonner devant les exigences de la « parité » qu’on impose aux pays qui n’ont pas les moyens de répliquer…

Bref, il y aura 9 femmes à la Commission, sur 27, ce qui n’est pas vraiment la parité mais était le minimum acceptable par le Parlement européen…

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02 septembre 2014

La nouvelle Commission européenne en chantier

Le président de la future Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit commencer aujourd’hui l’audition des candidats commissaires. Sachant que la parité est outrageusement lésée, et qu’on n’a toujours pas le commissaire proposé par la Belgique… qui n’a plus de gouvernement depuis plus de trois mois. Ce qui est sûr est que ce sera UNE Belge, de même que le Danemark, lui aussi retardataire, a été obligé de présenter (le 31 août) une femme…

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01 septembre 2014

Les Norvégiens ne veulent toujours pas de l’UE

En Norvège, les sondages se suivent et se ressemblent : selon le dernier en date, 70,5% des Norvégiens s’opposent à l’entrée de leur pays dans l’UE, alors que 17,8% y seraient favorables.

Parmi les sympathisants du parti le plus pro-UE, Hoyre (conservateur), 60% sont contre l’adhésion à l’UE…

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L’Union soviétique européenne

Selon le Spiegel, l’Allemagne serait prête à abandonner son veto à la nomination de Pierre Moscovici comme commissaire aux Affaires économiques et monétaires, à condition qu’on lui adjoigne un « faucon budgétaire » issu de l’Europe du Nord qui le marque à la culotte : ce qu’on appelait un commissaire politique en URSS.

Le faucon en question serait Jyrki Katainen, actuel commissaire intérimaire en charge des Affaires économiques et monétaires.

Dans le même temps, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble et l’ancien porte-parole de la CDU pour les Affaires étrangères Karl Lamers demandent, par un article publié dans le Financial Times, qu’il y ait un commissaire européen au Budget qui ait droit de veto sur les budgets nationaux...

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Non-information

Comme prévu, le Premier ministre polonais Donald Tusk succède à Herman Van Rompuy comme président du Conseil européen, et Federica Mogherini, ministre italien des Affaires étrangères, remplace Catherine Ashton comme Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Van Rompuy et Ashton ont largement fait la preuve, s’il en était besoin, que ces deux postes ne servent à rien.

On notera l’incongruité de voir le dirigeant d’un pays hors de la zone euro présider le Conseil de l’UE dont la monnaie est l’euro, et aussi le conseil de l’eurozone. Mais cela montre seulement que tout cela n’a aucune importance.

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30 août 2014

La balle dans le pied

Dans une lettre ouverte au président de la République, les interprofessions de la viande et des fruits et légumes demandent des « mesures exceptionnelles » pour les aider à faire face au boycott lancé par la Russie en représailles des sanctions de l’UE.

« Les pertes estimées à ce jour pour nos filières françaises sont à court terme de plusieurs dizaines de millions d'euros et plusieurs centaines de millions d'euros sur le moyen terme », écrivent-elles, et« ces pertes vont conduire à des réductions d'activités fortes, voire des cessations d'activités d'entreprises avec leur cortège de suppression d'emplois. »

Bruxelles a déjà annoncé une aide de 125 millions d'euros pour le secteur maraîcher et de près de 33 millions pour les pêches et les nectarines, et en annoncé une troisième pour le stockage de produits laitiers. Mais il n’y a pas encore eu d’aide française spécifique.

Dans le même temps on apprend que le boycott commence à faire sentir ses effets en Russie, où les produits alimentaires européens commencent à se faire rares.

La différence entre les deux situations est que, si l’UE « se tire une balle dans le pied » avec ses « mesures insensées », selon l’heureuse formule de Viktor Orban, les éventuelles privations en Russie ne feront que conforter le sentiment national russe et le soutien à Poutine, qui dépasse déjà les 80%. En outre la Russie pourra largement s’approvisionner ailleurs, ce qui sera à moyen terme une vraie catastrophe pour nous.

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29 août 2014

Un député conservateur rejoint l’Ukip

Douglas Carswell, député de Clacton, quitte le parti conservateur pour rejoindre l’Ukip, parce qu’il ne croit plus à la promesse de David Cameron de renégocier les liens entre le Royaume-Uni et l'UE s'il remporte le scrutin de l'an prochain.

Ce n’est pas une nouvelle d’une importance capitale, même si elle montre que l’Ukip séduit de plus en plus dans les rangs conservateurs.

Mais ce qui est notable est que Douglas Carswell démissionne aussi de son mandat de député. Les médias en parlent comme si cela allait de soi, parce que c’est sans doute le cas en Angleterre, mais vu de France ce respect de la démocratie est parfaitement insolite. Chez nous, un élu qui change de parti se cramponne à ses mandats…

Il y aura donc une élection partielle à Clacton. A laquelle se présentera Douglas Carswell, pour l’Ukip. Et selon les observateurs il sera sans doute réélu. Auquel cas il deviendra le premier député Ukip aux Communes. Car le parti de Farage est arrivé en tête aux européennes mais n’a encore aucun député au Parlement national. Quoi qu’il en soit cette élection partielle relancera le débat sur le « Brexit », et donnera un avant-goût de la campagne pour les élections de l’an prochain…

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28 août 2014

Le pactole

Ils s’appellent Martine Reicherts, Jacek Dominik, Ferdinando Nelli Feroci et Jyrki Katainen. Vous ne les connaissez pas et vous n’en entendrez sans doute jamais parler (sauf peut-être du dernier). Ce sont les commissaires européens par intérim, qui remplacent les commissaires devenus députés européens jusqu’à la mise en place de la prochaine Commission (dont devrait faire partie Jyrki Katainen). Le Spiegel attire l’attention sur le fait que pour quatre mois de « travail » (dont juillet-août), chacun d’entre eux va gagner… plus de 500.000 €. Et même nettement plus (non comprises les indemnités de retraite de… 860.000 €).

Le décompte se fait ainsi :

Traitement mensuel de base : entre 20.832 et 23.147 euros.

Donc pendant quatre mois. A quoi s’ajoute l’équivalent de deux mois, d’entrée de jeu, pour frais d’installation, et, à la fin, d’un mois en plus, pour frais divers, soit en tout 62.000 €.

A quoi s’ajoute une indemnité de résidence de 100.000 €.

A quoi s’ajoute une indemnité de 40% du traitement de base payée pendant trois ans quand ils auront quitté la Commission, soit près de 300.000 €.

A quoi s’ajoute un droit à la retraite de plus de 43.000 € par an qui leur seront versés pendant 20 ans lorsqu’ils auront 65 ans.

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20 août 2014

Citoyenneté à vendre

Le gouvernement de Malte espérait que sa vente de passeports rapporterait 30 millions d’euros sur un an. Mais, en quelque six mois, plus de 200 demandes ont été faites et la plupart devraient être acceptées, ce qui correspond pour l’île à un gain de plus de 200 millions d’euros, puisque chaque passeport coûte plus d’un million d’euros au demandeur.

Pour acheter un passeport maltais, il faut

- investir au moins 650.000 € dans l’île (plus 25.000 € par femme et enfant mineur)

- acheter une propriété d’au moins 350.000 € ou louer une résidence pour 16.000  € pendant cinq ans (le gouvernement s’attendait à une grosse majorité de locations, or ce sont les achats qui dominent)

- verser 150.000 € à un « instrument financier » (en bref à l’Etat).

La majorité des demandes émane de Russes, mais une trentaine de nationalités sont représentées. L’acquisition d’un passeport maltais est ipso facto l’acquisition de la citoyenneté européenne, avec tout ce qui en découle en matière de droit de vote et de libre circulation.

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06 août 2014

Une leçon inattendue d’euroscepticisme

Hier soir avait lieu le premier débat télévisé en Ecosse entre un partisan de l’indépendance (le Premier ministre Alex Salmond) et un partisan du maintien dans le Royaume Uni (le député travailliste et ancien ministre britannique des Finances Alistair Darling). Le référendum aura lieu le 18 septembre.

Le Parti national écossais ayant finalement décidé que l’Ecosse indépendante n’adopterait pas l’euro, Alistair Darling a demandé à Salmond, sans obtenir de réponse, ce que serait son plan B si le reste du Royaume-Uni ne permettait pas à une Ecosse indépendante de conserver la livre. Car dans cette configuration l’Ecosse utiliserait la livre sans bénéficier de l’union britannique, ce qui serait désastreux pour l’Ecosse. Et de citer en exemple l’eurozone, pour montrer qu’une union monétaire sans union politique est une « stupidité sur échasses »…

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04 août 2014

Un nouveau rapport pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE

Le maire de Londres Boris Johnson avait demandé à son conseiller économique Gerard Lyons un rapport évaluant l’impact sur la City de divers scénarios d’évolution des relations entre le Royaume-Uni et l’UE.

Gerard Lyons a été chef économiste de trois grandes banques avant d’être appelé par le maire de Londres. Il a été plusieurs fois gratifié du titre de « meilleur prévisionniste » par le Times, notamment pour avoir dit que le Royaume Uni ne devait pas adopter l’euro parce que la zone euro connaîtrait rapidement une très grave crise.

La meilleure option pour Londres, selon le rapport de Gerard Lyons, est que le Royaume-Uni reste dans l’UE, à condition que l’UE soit profondément réformée selon les vœux du Royaume-Uni.

La seconde meilleure option, qui talonne la première, est de quitter l’UE, mais en mettant en place de nouvelles politiques commerciales spécifiques destinées à amortir les pertes d’emplois.

Le PIB de Londres est de 440 milliards d’euros (un cinquième du PIB du Royaume-Uni). En restant dans une UE substantiellement réformée selon les intérêts britanniques, ce PIB passerait à 800 milliards en 2034. En cas de sortie de l’UE, avec de nouvelles politiques commerciales, il passerait à 770 milliards. Une sortie de l’UE sans nouvelles politiques verrait le PIB stagner à 540 milliards à l’horizon 2034, avec un million de chômeurs (à Londres).

Comme il est évident que l’UE n’acceptera jamais les réformes demandées par le Royaume-Uni, puisqu’elles sont contraires au traité et visent à globalement revenir à la CEE (une communauté de libre échange), la solution préconisée par Gerard Lyons est donc la sortie de l’UE…

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31 juillet 2014

Mosco et le « french bashing »

François Hollande a officiellement désigné hier Pierre Moscovici comme le prochain commissaire européen français. Théoriquement comme commissaire chargé des questions économiques et monétaires, l’un des postes les plus prestigieux, qui donne rang de vice-président de la Commission. Mais cette nomination, annoncée depuis longtemps, suscite une levée de boucliers un peu partout, particulièrement en Allemagne.

Hier soir sur France 2, « Mosco » a fait semblant de croire que les Allemands et les autres en avaient contre la France. « Arrêtons le french bashing », a-t-il dit, d’abord pour répondre à la « tendance française » de l’auto-dénigrement, puis en tentant de montrer que la France n’est pas un « mauvais élève » mais a une économie performante, qu’elle est « un pays crédible, un pays sérieux, un pays qui fait des réformes »…

En réalité, si les Allemands, et d’autres, ne veulent pas de Moscovici, ce n’est pas parce qu’il est français, mais parce qu’il est le représentant de la politique économique désastreuse du gouvernement socialiste, et parce qu’il a été personnellement, comme ministre de l’Economie, le premier responsable de cette politique désastreuse, de la hausse des déficits, de la dette et du chômage, quémandant auprès de la Commission européenne toujours plus d’aménagements et de délais. Un ministre tellement calamiteux que Hollande a dû en changer…

C’est pourquoi la perspective de voir ce personnage commissaire à l’Economie a conduit les Allemands à l’appeler « Mosco-Witz » : Mosco, c’est une blague… (Le jeu de mots est d'autant plus facile que de fait si Moscovici avait été d'origine "russe" et non "roumaine" il s'appellerait Moscowitz.)

Il se dit d’autre part que le Parlement européen pourrait bien refuser d’entériner une Commission où Moscovici aurait le premier rôle économique…

Euthanasier les pauvres et les enfants

Le nouveau ministre de la Santé lituanien, Rimantė Šalaševičiūtė (qui était membre du parti communiste à l’ère soviétique), a déclaré que la Lituanie n'était pas un Etat-providence dans lequel les soins palliatifs pourraient être accessible à tous et que l'euthanasie pourrait être une option pour les personnes qui ne souhaitent pas tourmenter leurs proches en leur imposant le spectacle de leurs souffrances.

La ministre a également soulevé l'idée de l'euthanasie pour les enfants, soulignant que cette option a été approuvée par la Belgique. Celle-ci pourrait également être appropriée pour la Lituanie après débat public, a-t-elle dit.

Le Conseil européen a définitivement approuvé l’adhésion de la Lituanie à la zone euro le 1er janvier 2015.

30 juillet 2014

Fin comme Gribouille

Les sanctions européennes contre la Russie devraient coûter 40 milliards d’euros cette année, et 50 milliards l’an prochain.

A l’UE.

A la Russie, elles devraient coûter 23 milliards cette année et 75 milliards l’an prochain.

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Crimes du Kosovo : suite sans fin

Le procureur américain Clint Williamson, chef de l’équipe spéciale d’enquête d’Eulex sur les crimes commis au Kosovo, a rendu compte de son action mardi, à la fin de son mandat (il avait été nommé en 2011).

Il annonce que des personnes qui furent des chefs de l’UCK seront jugées et qu’il n’y aura qu’un seul acte d’accusation. Il ne précise pas si parmi ces personnes figure Hashim Thaçi, l’homme fort du Kosovo, mais il dit que ses conclusions sont « cohérentes » avec le rapport de Dick Marty, qui mettait ouvertement en cause Hashim Thaçi, y compris dans les affaires de trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes et albanais mis à mort.

L’équipe de Clint Williamson a mis en évidence diverses sortes de crimes (meurtres, enlèvements, disparitions forcées, détention illégale, violence sexuelle, violence politique…) mais a été confrontée à un particulier « climat d’intimidation » dans l’enquête sur les trafics d’organes, qui auraient été limités, affirme le procureur, à une dizaine de cas.

Quoi qu’il en soit cela ne figurera pas dans l’acte d’accusation. Sic. (Un procès avait déjà eu lieu, pour rien, en 2013.) Pour le reste, Clint Williamson remarque qu’il est sans précédent qu’un procureur soit nommé avec pleine autorité de mises en examen sans qu’il y ait de tribunal pour le procès...

En effet on ne sait ni où ni quand le tribunal pourrait être établi. En attendant, sans dire ouvertement que l'UE ne veut pas d'un procès, Clint Williamson retourne chez lui…

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18 juillet 2014

Embêter ces salauds d’Anglais à tout prix…

D’abord Martin Schulz a dit qu’il n’était pas question d’admettre comme commissaire européen l’homme présenté par le gouvernement britannique, Lord Hill, parce que c’est un « anti-européen ».

De bonnes âmes ont fait remarquer à Martin Schulz que le lord en question, à l’aune des critères britanniques, n’était pas anti-européen. En fait, ce récent lord est surtout opportuniste, et il est si fier d’être nommé à un poste européen qu’il s’est dit aussitôt impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

Mais voilà une nouvelle difficulté. Le lobby anti-lobbies dénommé Corporate Europe Observatory a découvert que Lord Hill avait été partie prenante d’organismes de lobbying auprès des institutions européennes. On sait que le lobbying est légal et se fait au grand jour à Bruxelles. Mais les chiens de garde (selon l’excellente expression anglaise) de la « transparence » rappellent qu’on ne peut pas occuper un poste de commissaire européen si on est impliqué dans le lobbying. En fait Lord Hill a revendu les parts qu’il avait dans les entreprises en question. Mais ça ne fait rien : « Avoir tardivement (sic) vendu ses parts ne suffit pas, les ex-lobbyistes ne doivent pas avoir de place dans la Commission de Juncker, qui s’est engagé à nettoyer le lobbying. »

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17 juillet 2014

Les grotesques de l’UE

Les dirigeants européens étaient réunis hier à Bruxelles pour nommer le « Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » et le président du Conseil européen. Mais ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord et se sont donnés rendez-vous fin août, où il pourrait se produire de nouvelles premières : des élections à la majorité qualifiée, comme cela vient de se produire pour le président de la Commission.

Le poste de haut représentant machin-bidule doit revenir à une femme de gauche, au nom des arcanes de la très particulière démocratie de l’UE. Or, ça tombe bien, l’Italie a ça en stock : sa nouvelle ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, qui en outre a l’avantage d’être plus regardable que la baronnette Ashton (laquelle avait l’avantage d’avoir commencé sa carrière dans un groupuscule financé par l’URSS). Mais les Baltes et les Polonais ne veulent pas de la Mogherini, parce qu’elle n’est pas assez… hostile à Poutine. La présidente de Lituanie a dit qu’il n’était pas question de nommer une personnalité « pro-Kremlin »… En deuxième choix il y avait la Bulgare Kristalina Georgieva. Ah oui mais non : elle est cataloguée à droite…

Pour ce qui est du président du Conseil européen, ce doit être une femme, a martelé François Hollande (comme pour le Haut représentant), et forcément de gauche, a ajouté… Angela Merkel. Fort bien, il y a Helle Thorning-Schmidt, Premier ministre danois, présidente du parti social-démocrate. Mais de nombreux dirigeants de droite commencent à trouver qu’on en fait un peu beaucoup pour la gauche et ont donc bloqué cette candidature…

Pour ce qui est de la composition de la Commission européenne, on est aussi dans l’impasse. La Commission dans son intégralité doit être auditionnée en septembre par le Parlement européen. Or non seulement Jean-Claude Juncker n’a toujours aucun commissaire, mais il en est encore à implorer les Etats membres de proposer plusieurs candidats, surtout des femmes, pour qu’il puisse obéir au diktat du Parlement européen (qui exige au moins 10 femmes sur 28).

Et ce n’est pas la seule exigence du Parlement européen. On sait que David Cameron a proposé Lord Hill. Mais Martin Schulz, du haut de son perchoir, a prévenu que les députés n’accepteraient pas un eurosceptique : « Je ne peux pas imaginer Hill, dont les vues – si tant est qu’il en ait – sont radicalement anti-européennes, obtenir une majorité au Parlement européen. » Cela dit, le même Schulz a déclaré le lendemain : « Des amis m’ont dit aujourd’hui que M. Hill est plutôt pro-européen à l’aune des critères britanniques. J’en suis très heureux. » Et il a ajouté que le lord avait donc de bonnes chances d’être confirmé lors des auditions…

Certes, pendant qu'ils disent n'importe quoi, ils ne font pas de bêtises...

15:52 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

15 juillet 2014

Chez les Anglais

David Cameron a remanié son gouvernement. Le fait principal est que son ministre des Affaires étrangères, William Hague, devient président du groupe des députés conservateurs aux Communes, et qu’il est remplacé par le ministre de la Défense Philip Hammond. Ce qui est une surprise.

William Hague est connu comme « eurosceptique ». Mais son remplaçant ne l’est pas moins. L’an dernier, il avait déclaré que s’il n’y avait pas de réforme en profondeur de l’UE, et s’il y avait un référendum, il voterait pour la sortie de l’UE.

D’autre part, Jean-Claude Juncker avait dit à David Cameron que le Royaume Uni améliorerait ses chances d’obtenir un super-poste de commissaire européen s’il présentait une femme. Ce matin, David Cameron a annoncé qu’il nommait Lord Hill…

Jonathan Hill, baron d’Oareford (depuis 2010) est l’actuel président de la Chambre des lords, chancelier du duché de Lancastre, et président du groupe conservateur de la chambre des lords (et néanmoins inconnu du grand public).

Le mois dernier, il affirmait qu’il refuserait de devenir commissaire européen si on le lui demandait.

Aujourd’hui il se dit « passionné par l’énorme responsabilité d’avoir l’opportunité de jouer un rôle dans la réforme de l’UE » et impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

Pas très digne, quand même, pour un lord…

18:43 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

Non-information

Le Parlement européen a ratifié le choix de Jean-Claude Juncker comme président de la Commission européenne.

Ah si, une petite information quand même : les socialistes français se sont abstenus, alors que le gouvernement socialiste avait fait le choix de Juncker…

18:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

11 juillet 2014

Elles exigent

Les 9 femmes commissaires européens ont écrit comme un seul homme à Jean-Claude Juncker pour exiger qu’il y ait au moins 10 femmes dans la future Commission de 28 membres. Et elles sont bien aimables de ne pas exiger la parité parfaite 14-14, qui est pourtant une exigence idéologique du moment.

Le Parlement a déjà fait savoir qu’il voterait contre la Commission s’il n’y avait pas assez de femmes.

Cela devrait paraître absolument surréaliste, mais il se trouve que c’est le principal problème de Juncker. Le problème de l’Europe, c’est de contraindre les gouvernements des Etats membres à nommer une femme comme commissaire. Car ils nomment presque tous un homme.

Mais s’ils proposent tous une femme il n’y aura que des femmes. Juncker devra-t-il obliger certains pays à nommer une femme ? Mais n’est-ce pas une discrimination ?

Eh non, ce n’est pas facile d’être président de la Commission européenne. Même quand on ne l’est pas encore…

Addendum

Du coup Elisabeth Guigou reprend espoir...

12:27 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

10 juillet 2014

Juncker ne manque pas d’air

Au cours de son audition devant le groupe de Nigel Farage, Jean-Claude Juncker a montré non seulement qu’il avait compris les eurosceptiques, mais qu’en fait il était parfaitement d’accord avec eux :

« Je ne crois pas aux Etats-Unis d’Europe… Je ne suis pas fédéraliste au sens anglais du terme… Je ne suis pas quelqu’un qui veut renforcer le centre de façon stupide au détriment des Etats membres… Il n’existe pas de peuple européen… »

Etait-ce de l’humour ? Non, ce n’est pas son genre. C’était une façon de montrer tout son mépris.

16:38 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

09 juillet 2014

Petits arrangements entre amis européistes, suite sans fin

Jean-Claude Juncker, futur président de la Commission européenne, s’exprimant hier devant les députés européens du groupe socialiste, leur a promis que le poste de commissaire aux Affaires économiques et monétaires (le plus prestigieux) reviendrait à un socialiste – puisque les socialistes l’ont fait président.

Le poste pourrait revenir à Pierre Moscovici. Mais il y a aussi le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem sur les rangs. Dijsselbloem est l’actuel président de l’eurogroupe. Et une douzaine d’autres pays présentent un candidat, dont les deux tiers sont socialistes.

Martin Schulz, président socialiste du Parlement européen élu par les amis de Juncker, a dit à son ex-rival et théoriquement toujours opposant politique, en le tutoyant : « Tu n’es pas encore le président de la Commission européenne. Tu postules pour avoir le mandat de former cette Commission. Notre collègue a dit que tu étais l’homme du Conseil. A partir de maintenant tu es l’homme du Parlement. »

Cela dit, selon Die Welt, Juncker est « très inquiet » en voyant les noms des candidats commissaires qui lui sont proposés par les gouvernements des Etats membres. Car ce sont presque tous des hommes. Or le Parlement européen rejettera la Commission si elle ne compte pas assez de femmes…

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08 juillet 2014

Les euromaniaques se serrent les coudes

La tradition selon laquelle les présidences et sous-présidences de commissions du Parlement européen sont distribuées en fonction de l’importance des groupes a été enterrée cette fois-ci, afin de ne pas permettre aux affreux europhobes de détenir de tels postes.

Ainsi devait revenir au groupe de Nigel Farage et Bepe Grillo la présidence de la commission des pétitions, ce qui allait de soi puisque le groupe est précisément intitulé Europe de la liberté et de la démocratie directe. Mais le PPE, les socialistes et les libéraux se sont unis pour rejeter la candidate de ce groupe et imposer une européiste libérale.

« Les groupes europhiles ont de nouveau démontré leur peur de la démocratie, leur haine des points de vue minoritaires, et leur clair rejet de la transparence », a déclaré Nigel Farage.

Il en a été de même pour les vice-présidences.

Bernd Lucke, qui devait devenir vice-président de la commission des affaires monétaires, a été rejeté. Et Beatrix Storch a été de même évincée de la vice-présidence de la commission des droits des femmes. Tous deux sont des élus du parti anti-euro allemand, dont Bernd Lucke est le président, et sont membres du groupe ECR des conservateurs britanniques.

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