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Europe

  • Ça n’a pas été long…

    L'indice FTSE-100 ("footsie") de la Bourse de Londres est revenu aujourd’hui au niveau où il était avant le référendum, et l’a même dépassé.

  • Les fadas

    Comme chacun le sait, le Brexit est le fait des bouseux archaïques et des salauds de pauvres, de toute la vieillerie inculte et moisie d’outre-Manche.

    Matteo Renzi a trouvé une idée géniale pour que les jeunes Britanniques instruits et modernes ne pâtissent pas des tares de leurs aînés : leur donner la citoyenneté européenne…

    « Si un étudiant britannique décide de passer deux, trois, quatre ans dans une université européenne, nous sommes en train d'étudier s'il serait possible de lui donner un passeport européen », dit-il, en faisant croire que son idée est partagée par les autres dirigeants de la gauche européenne, et même par Angela Merkel et François Hollande, puisqu’il dit en avoir parlé avec eux lors de leur rencontre à Berlin ; et la presse aux ordres conclut servilement que « les dirigeants de l’UE » envisagent de faire ce que préconise Renzi.

    Sauf que c’est une absurdité.

    C’est une absurdité en soi, de donner la citoyenneté de l’UE à un jeune sous prétexte qu’il fait ses études dans une université de l’UE.

    En outre cela impliquerait, selon les règles de la non-discrimination, qu’on donne la citoyenneté européenne non aux seuls Britanniques, mais à tous les étudiants venus du monde entier faire leurs études dans l’UE. Et même chez les eurofanatiques il n’y aura personne pour accepter cela.

  • Aux Pays-Bas

    Une motion de Geert Wilders, demandant au gouvernement de « tout mettre en œuvre pour organiser au plus tôt un référendum sur l’appartenance des Pays-Bas à l’UE » a été rejetée lundi soir par 124 voix contre 14. Ce qui n’est pas étonnant. L’information est que la motion existe et a été discutée.

    Dans le même temps, on apprend qu’une pétition réclamant ce même référendum a recueilli 56.710 signatures et a été remise au Parlement.

    Pour l’heure le gouvernement des Pays-Bas est aux prises avec le problème posé par le dernier référendum en date : celui sur l’accord UE-Ukraine. Alors que l’élite néerlandaise est fanatiquement européiste, le peuple néerlandais, contre toute attente, s’est servi de ce référendum a priori technique pour montrer son euroscepticisme. C’était le 6 avril, et la question n’est toujours pas réglée. Le gouvernement et l’UE se trouvent devant un problème insoluble. Car l’accord (en réalité un coup politique contre Poutine) qui était passé partout (y compris évidemment au Parlement néerlandais) comme une lettre à la poste, est entré en application avant même que tout le monde l’ait ratifié… Le Premier ministre Mark Rutte a déclaré hier : « Ou bien nous modifions le texte, ou bien nous trouvons une solution qui n’implique pas de modifier le texte. » En attendant, les Pays-Bas ne peuvent pas ratifier l’accord. Lequel est depuis longtemps mis en application, de façon parfaitement illégale, comme c’est de plus en plus souvent le cas dans cette UE où le droit ne sert plus qu’à légitimer les attaques contre les méchants eurosceptiques…

  • Et vlan pour Juncker

    Propos de Witold Waszczykowski, ministre polonais des Affaires étrangères :

    D'ordinaire, en politique, en cas d'échec d'un projet politique, et ici, le projet politique est de préserver l'unité européenne, on doit changer les règles du jeu ou donner à d'autres personnalités politiques la possibilité d'améliorer ce projet…

    Nous nous demandons si la direction de la Commission européenne, qui voici quelques mois appelait les dirigeants politiques à cesser d'écouter leur électorat (1), a le droit de rester en fonction… A notre avis, elle ne l'a pas. De nouvelles personnalités politiques, de nouveaux commissaires doivent se charger de cette tâche, et avant toute chose, nous devons accorder de nouvelles prérogatives au Conseil européen, parce qu’il est composé de représentants politiques qui ont un mandat démocratique (2).

    (1) Jean-Claude Juncker, en mai dernier, dénonçant les dirigeants qui écoutent leur électorat au lieu de développer un sentiment commun européen.

    (2) Contrairement à la Commission européenne. (Mais dans le traité c’est bien la Commission qui est l’exécutif européen, pas le Conseil.)

  • Airbus et l’UE

    Puisque les européistes continuent leur bobard à propos d’Airbus, continuons à le dénoncer.

    Sans cesse ils disent aux eurosceptiques : vous parlez toujours de ce qui va mal, jamais de ce qui va bien, des grandes réussites de l’UE, par exemple Airbus.

    Mais Airbus n’a rien à voir avec l’UE. Comme quasiment tout ce qui va bien en Europe.

    Si l’on en voulait une nouvelle preuve, on l’aurait avec la réponse de Tom Enders, président exécutif d’Airbus, à propos de l’impact du Brexit sur le groupe, vu que c’est à Filton, Angleterre, que l’on planche notamment sur la structure des ailes, et que c’est à Broughton, Pays de Galles, qu’on assemble les ailes…

    « Le Royaume-Uni reste dans la famille tant qu'il reste compétitif. Nos collègues britanniques sont un partenaire indispensable et intégral d'Airbus. »

    Rien à voir avec le fait que ce pays soit ou non membre de l’UE. Airbus UK reste Airbus UK, dans Airbus Group. Rien ne change et il n’y a rien à changer.

  • Fuite en avant

    Les européistes rivalisent d’idées pour répondre au Brexit en allant dans le sens inverse de ce que demandent les peuples. Même l’ineffable Macron y va de sa proposition d’un « traité refondateur » pour « une plus grande intégration du cœur de l’Europe ». D’une UE repliée sur les plus importants pays… Et voici Daniel Cohn-Bendit, proposant qu’aux élections européennes il y ait, outre les élections nationales, l’élection d’une quarantaine de députés sur des listes « transeuropéennes ». « C'est-à-dire que vous auriez une deuxième voie où vous votez pour les socialistes européens, les verts européens, les fascistes européens, les je-ne-sais-quoi européens. » Et les têtes de listes seraient les candidats à la présidence de la Commission européenne… Sauf que ce que Cohn-Bendit appelle les « fascistes », ce sont des patriotes qui n’ont aucune intention de concourir pour la présidence de la Commission.

    Norbert Hofer vient de déclarer quant à lui que si l’Union européenne prend dans les mois à venir des initiatives pour une plus grande intégration, l’Autriche organisera un référendum pour sortir de l’UE. Auxit, ou Öxit ? Quoi qu’il en soit la menace de Norbert Hofer n’est pas une plaisanterie. Le candidat du FPÖ à la présidentielle autrichienne, qui a obtenu que la Cour constitutionnelle examine les conditions d’une élection où il a perdu de 31.000 voix alors que de nombreuses irrégularités ont été commises, se souvient que l’an dernier une pétition a déjà obligé le Parlement à discuter de la question. Et le dernier sondage donne 53% d’Autrichiens favorables à l’UE. En 2014 ils étaient 75%...

    Addendum

    Norbert Hofer fait sans doute allusion au texte commun de Jean-Marc Ayrault et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, dont on parle beaucoup aujourd’hui mais qui est daté du 24 juin sur le site du ministère allemand des Affaires étrangères. Dans ce document en... anglais, les deux ministres en appellent, comme l’a résumé la télévision polonaise, à la constitution d’un super Etat européen.

  • Tout et le contraire

    Gunther Krichbaum, président CDU de la commission des Affaires européennes du Bundestag, déclare que l’UE va toujours compter 28 pays car l’Ecosse va voter son indépendance, et « Il faudra répondre rapidement à une demande d'adhésion d'un pays ami de l'UE ».

    Ce sont les mêmes politiciens de la CDU (etc.) qui, lors du référendum de 2014, expliquaient que l’Ecosse ne devait surtout pas accéder à l’indépendance si elle voulait continuer à faire partie de l’UE, car si elle devenait indépendante ce serait un nouvel Etat qui devrait faire acte de candidature et que c’est un processus extrêmement long, à supposer déjà que tous les autres Etats-membres soient d’accord pour sa candidature…

  • La divergence et l’impasse

    Jaroslaw Kaczynski, président du PiS, le parti au pouvoir en Pologne, a tenu une conférence de presse sur le Brexit. Pour déplorer le vote britannique, mais aussi pour affirmer que la réponse au Brexit doit être une réforme de l’UE qui serait une nouvelle offre aux Britanniques, à travers un nouveau traité.

    « Nous avons besoin d’un nouveau traité européen, nous avons besoin d’une réaction positive, au lieu de nous obstiner dans la même direction en continuant dans le même chemin qui a conduit à la crise. »

    Il faut clarifier la prise de décision, qui ne doit plus être « arbitraire », il faut redéfinir le concept de subsidiarité, il faut augmenter le nombre des domaines où la décision doit être prise à l’unanimité… Car l’UE est toujours composée d’Etats nations…

    Le Premier ministre Beata Szydlo a souligné que la Pologne est en train d’élaborer des propositions sur ce qui doit changer : « Le but de la Pologne est de construire une UE forte, unie, de nations souveraines ».

    Ce discours est exactement à l’opposé de celui que l’on entend en France. Tous les dirigeants demandent, éventuellement avec l’appui d’un nouveau traité, qu’on renforce l’UE, qu’on réponde au Royaume Uni par plus d’Europe, et particulièrement qu’on s’occupe de construire une zone euro unifiée, entre les pays qui veulent continuer l’intégration. C’est-à-dire entre dirigeants qui veulent continuer dans la voie de la désastreuse utopie, contre les peuples.

    La divergence est donc en train se creuser entre ces deux groupes de pays. Et elle conduit à une impasse.

    Car nos dirigeants sont dans la légitimité des traités. Le traité de Maastricht impose une « citoyenneté européenne » supérieure à celle des nations, une monnaie unique à TOUS les Etats de l’UE, et une marche forcée vers toujours plus d’intégration. Et quand ils veulent un nouveau traité c’est pour le souligner encore davantage.

    Je me demande si Jaroslaw Kaczynski se rend compte à quel point il va contre le traité européen quand il dit qu’il est contre une tentative de la Pologne de rejoindre l’eurozone pour combattre le Brexit, parce que adopter l’euro conduirait à appauvrir les gens si le pays entrait avec un zloty faible, et briserait les exportations s’il entrait avec un zloty fort…

    On va forcément vers un clash majeur.

  • Ils osent tout…

    Nicolas Sarkozy demande un nouveau traité européen, parce qu’il faut une « refondation profonde ».

    C’est Nicolas Sarkozy qui a signé et qui a fait adopter le traité de Lisbonne, en nous expliquant que c’était une merveille. Et aujourd’hui il faut le mettre au panier, alors qu’il n’est même pas encore complètement entré en vigueur (la règle de la double majorité ne sera obligatoire qu’après mars 2017).

    « La lucidité commande de dire que ce sentiment de rejet est partagé par beaucoup de Français et beaucoup d'autres Européens. Ce qu'a dit le peuple britannique, d'autres peuples en Europe peuvent le dire. Nous ne pouvons, nous ne devons l'ignorer », dit Sarkozy.

    Et alors ? Eh bien alors le nouveau traité « montrera aux peuples de notre continent que l'Europe est décidée à reprendre son destin en main ». L’Europe. L’ectoplasme dictatorial européen. Pas la France.

    De même, François Hollande a dit qu’il fallait écouter ce qu’on dit les Britanniques, et qu’en conséquence il faut… davantage d’Europe, davantage « d’harmonisation fiscale et sociale », un « renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique ».

    La dernière expression, en forme de pied de nez, est la preuve, non seulement qu’il se fiche des citoyens, mais qu’il leur crache à la gueule. Comme Sarkozy.

  • Fantastic !

    Que pensez-vous du Brexit ? « Je pense que ça va être génial. Je pense que c’est fantastique : les Britanniques reprennent le contrôle de leur pays. » Telle a été la réponse de Donald Trump sortant d’un hélicoptère pour inaugurer son golf international en Ecosse.

    Donc près de 52% des votants ont dit non à l’UE, et la participation a été de 72%.

    J’avoue que je n’y croyais plus, et je n’ai pas honte, puisque même Nigel Farage n’y croyait plus non plus.

    Les fabricants du monstre européen avaient inséré dans le traité de Lisbonne un article 50 sur la possibilité de quitter l’UE, parce qu’on leur avait dit que ce n’était pas démocratique qu’on soit obligé de rester dans l’UE, mais ils étaient absolument persuadés que personne n’envisagerait jamais de recourir à cet article…

    Il est amusant de voir toutes ces personnalités qui continuent d’annoncer l’apocalypse comme si la campagne continuait… Et les bourses chutent, mais c’est totalement artificiel. Les chefs d’entreprises interrogés par Les Echos ne sont nullement inquiets, et le PDG d’EDF affirme que le Brexit n’aura aucun impact sur la stratégie de l’entreprise ou de sa filiale britannique : « Notre stratégie d'entreprise n'est pas liée à l'appartenance politique de la Grande-Bretagne à l'Union européenne, donc nous n'avons pas de raison de changer cette politique. »

    Le vote britannique est évidemment un choc majeur dans l’histoire de la « construction » européenne. On peut dire qu’une nouvelle page s’ouvre. Pour la première fois, alors qu’elle ne cessait de s’agrandir, l’UE rétrécit, et en perdant un de ses trois plus grands pays. Et comme bien évidemment le Royaume-Uni ne va pas sombrer mais va continuer à prospérer (comme la Suisse ou la Norvège), les pressions « populistes » vont être de plus en plus fortes pour que de semblables référendums aient lieu ailleurs. D’abord sans doute aux Pays-Bas, où le parti de Geert Wilders est aujourd’hui en tête des sondages, et au Danemark, qui n’est que nominalement membre de l’UE, puis en Finlande, puis… en France.

  • Il n’a pas honte...

    On sait que Jean Quatremer est un extrémiste de l’européisme, et que ces gens-là sont prêts à tout. Mais je ne pensais pas que ce « tout » impliquait qu’ils étaient même prêts à se déshonorer. C’est pourtant le cas. Jean Quatremer ose publier le dessin ci-dessous (qui est laid, en plus), et commenter qu’il « résume parfaitement (sic) l’état du débat britannique ».

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    Cela a été défini depuis longtemps comme la « reductio ad Hitilerum », qui vise précisément à éviter le débat en diabolisant l’adversaire. Et ici c’est à un premier degré caricatural.

  • On continue…

    Il y a eu hier à Luxembourg une réunion des ministres des finances de la zone euro, sous la direction du « président de l’Eurogroupe », Jeroen Dijsselbloem.

    A l’issue de la réunion, Dijsselbloem a déclaré :

    Nous avons discuté de ce que nous devons faire, indépendamment du Brexit, dans la zone euro. Il y a une détermination et un engagement très forts pour prendre de nouvelles mesures et aller de l’avant. Dans le climat politique actuel, ce ne seront pas des étapes spectaculaires, historiques, mais ce seront des avancées inévitables, indubitables. Nous allons porter le projet plus loin, nous allons approfondir notre coopération, la rendre plus forte pour donner aux gens ce qu’ils attendent de nous, à savoir essentiellement la sécurité en termes économiques ou autres.

    Ce qui est stupéfiant est de voir ce personnage, ayant mis ses œillères renforcées pour ne pas voir ce qui se passe, foncer tête baissée dans son ornière idéologique, et prétendre in fine que c’est cela que les gens attendent…

  • Divine surprise…

    Jo Cox, député travailliste, connue pour son militantisme immigrationniste et européiste, a été assassinée hier.

    Ce matin, la Bourse de Londres était en nette hausse, et le cours de la livre également en hausse face au dollar.

    Parce que les milieux financiers pensent que cet assassinat, à une semaine du référendum, va stopper la progression des partisans de la sortie de l’UE et renverser la tendance…

  • Qu’ils continuent comme ça…

    Les ministres allemand et français des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault, se sont rencontrés hier près de Berlin pour parler du Brexit.

    « Si les Britanniques décident de quitter l’UE, a dit Steinmeier, nous ne pouvons pas continuer le jour d’après à 20 moins un [comme s’il ne s’était rien passé]. Ce serait un choc pour l’UE, et nous aurions à prendre garde qu’un processus d’intégration de plusieurs décennies ne finisse en désintégration. »

    Les deux hommes voulaient montrer l’unité franco-allemande sur le sujet et faire passer le message qu’en cas de Brexit l’UE ne s’arrêterait pas d’avancer.

    « L’Europe ne peut être statique, a dit Ayrault. Nous voulons, et c’est notre responsabilité [aux Français et aux Allemands] de donner à l’Europe un nouveau dynamisme. » (Oui, c’est Ayrault qui dit cela…)

    Quoi que le Royaume-Uni décide, « nous prendrons conjointement la responsabilité d’assurer que l’UE continue et puisse fonctionner », a ajouté Steinmeyer.

    Bref, une fois de plus, la France et l’Allemagne (l’Allemagne avec son petit chien français) montrent qu’elles décident pour tout le monde, et que la survie de l’UE dépend de ce que décideront ces deux pays.

    L’Allemagne et la France ne perdent pas une occasion de montrer aux pays de l’Est, notamment, qu’il sont quantité négligeable et qu’on ne leur demande pas leur avis.

    Cela tombe très bien. Les quatre du Groupe de Visegrad ont pris position contre le Brexit, la semaine dernière, ce que l’on comprend parfaitement : ils perdraient un allié de très grand poids dans les tentatives de desserrer l’étau de Bruxelles. Mais si l’Allemagne continue son discours de pays décideur pour toute l’UE, aussi ouvertement et avec une telle morgue, les pays du Groupe de Visegrad (qui savent aussi ce qu’ils ont gagné en rejoignant l’UE) finiront par comprendre que ce sont les Britanniques qui avaient raison…

  • Turquie : un nouveau chapitre

    Les ambassadeurs des Etats membres de l’UE ont décidé d'ouvrir un nouveau chapitre des négociations d’adhésion de la Turquie. C’est le chapitre 33, sur les affaires budgétaires. Cela avait été annoncé en mars dernier : cette ouverture, avant la fin juin, faisait partie de l’accord conclu entre l’UE et la Turquie sur les « migrants ».

  • Le Brexit et la civilisation occidentale

    Dans une interview publiée par le quotidien allemand Bild, le président du Conseil européen Donald Tusk ose dire que le Brexit serait le début de la destruction de la « civilisation occidentale » :

    Pourquoi est-ce si dangereux ? [...] En tant qu’historien, je crains qu’un Brexit puisse marquer non seulement le début de la destruction de l’UE mais aussi de la civilisation occidentale.

    Un Brexit, poursuit-il, « encouragera » toutes les forces radicales anti-UE d'Europe, mais aussi « les ennemis extérieurs qui boiront le champagne ». Il s'est néanmoins dit « convaincu que l'UE va survivre, même si le prix sera élevé ».

    Un porte-parole de la Commission européenne a cru bon de souligner que ce n’était pas une opinion personnelle de Donald Tusk mais celle des institutions européennes, comme par exemple l’avait exprimé Jean-Claude Juncker le 12 mai à Berlin.

    Nous n’en doutons pas. Cependant, le 12 mai à Berlin, Juncker s’était contenté de répondre « oui » quand on lui avait demandé si un Brexit serait « une catastrophe ».

    Que les Anglais fassent comme les Norvégiens, les Suisses et les Islandais, ce serait donc le début de la fin de la civilisation occidentale. Mais l’arrivée de hordes de musulmans dans l’UE, avec l’approbation de M. Tusk, ça c’est bon pour la civilisation occidentale…

  • Brexit

    La une du Sun de ce jour. Jeu de mots sur Believe et Leave : croire en la Grande-Bretagne et quitter l'UE. Le Sun est le quotidien britannique à plus fort tirage (3,2 millions d'exemplaires) et le quotidien en anglais le plus vendu dans le monde.

    Le dernier sondage donne le Brexit gagnant, et désormais aussi la moyenne des sondages.

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  • Revoilà James Dyson

    Sir James Dyson, connu pour ses aspirateurs sans sac, a depuis longtemps pris fait et cause pour le Brexit. On se souvient notamment de sa déclaration de novembre 2014. A quelques jours du référendum, il en remet une couche, dans une interview au Telegraph :

    Je ne parle pas seulement du point de vue de l’entrepreneur. Je parle du point de vue de la souveraineté. Nous créerons plus de richesses et d'emplois en étant en dehors de l'UE qu'en étant à l'intérieur, et nous serons maîtres de notre destin. Et la maîtrise est, je pense, la chose la plus importante dans la vie comme dans les affaires. La dernière chose que je voudrais faire serait de me mettre dans les mains de quelqu’un. Pas seulement des autres pays, mais des bureaucrates de Bruxelles.

    Quand le camp du maintien nous dit que personne ne commercera avec nous si nous quittons l'UE, désolé mais c’est une foutaise absolue. Notre balance commerciale avec l’Europe est actuellement de 9 milliards £ par mois et cela monte. Si la tendance continue, ça fera 100 milliards par an. Si, comme le laisse entendre David Cameron, ils nous imposent des tarifs douaniers de 10%, nous ferons la même chose en retour. Nous achetons davantage en Europe que l’Europe n’achète chez nous, donc nous ferions un bénéfice net, et sur la base de ces chiffres cela nous rapporterait 10 milliards £ par an. Si l’on ajoute notre contribution nette à l’UE, cela nous ferait gagner autour de 18,5 milliards de livres chaque année si nous quittons l’UE.

  • L’UE au Danemark

    Le dernier sondage Epinion réalisé pour la chaine de télévision nationale danoise DR News montre que de plus en plus de Danois souhaitent un référendum sur l’appartenance du pays à l’UE.

    En février, 37% souhaitaient un référendum du type britannique. Aujourd’hui ils sont 42%.

    En novembre de l’an dernier, ils étaient 56% à dire qu’ils voteraient en faveur du maintien dans l’UE s’il y avait un référendum. Aujourd’hui ils sont 44%. Tandis qu’ils étaient 31% à dire qu’ils voteraient pour sortir de l’UE ; aujourd’hui ils sont 42%.

    Autrement dit la tendance est en train de s’inverser. Et la classe politicienne danoise tremble de peur devant le référendum britannique. Si le Royaume–Uni vote le Brexit, la pression sera considérable pour qu’il y ait un référendum sur le « DK-exit ».

  • Sourire slovaque

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    Le logo de la (première) présidence slovaque du Conseil européen (deuxième semestre 2016) a été dessiné par un jeune artiste féru de typographie, Jakub Dusicka. Sans être génial, il nous change de tant de logos aussi absurdes que prétentieux, et aussi laids qu’idéologiques.

    A première vue on voit une « émoticône » souriante entre « SK » (Slovaquie) et EU2016. Plus amusant est le fait que, sur le site de la présidence, le personnage fait un clin d’œil quand on clique dessus.

    Mais surtout, cette émoticône fait partie d’un ensemble de neuf, qui illustrent toute une gamme d’émotions, et elles sont toutes formées de signes diacritiques de l’alphabet slovaque.

    Jakub Dusicka aimerait que la présidence slovaque de l’UE utilise les uns et les autres selon les circonstances…

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  • Bruxelles donne son “avis”

    La Commission européenne a émis hier un « avis », dans le cadre de sa procédure concernant « l’état de droit en Pologne ».

    J’ai perdu mon temps à lire le bavardage bruxellois, car il n’y a strictement rien de nouveau. La dictature européenne répète (pour sa plus grande honte) qu’elle reproche au gouvernement polonais et au Parlement polonais d’avoir adopté des lois en respectant les règles de la démocratie et selon le programme proposé aux citoyens.

    En bref les Polonais n’auraient pas le droit de modifier selon les règles de la majorité qualifiée le fonctionnement du Tribunal Constitutionnel, ils n’auraient pas le droit non plus de s’opposer à la magouille du gouvernement précédent concernant la nomination in extremis de juges constitutionnels qui pourraient mettre des bâtons dans les roues de la nouvelle majorité. Et en outre, comme ils sont soupçonnés d’attentats permanents contre l’état de droit, ils sont censés présenter à Bruxelles toutes les lois qu’ils adoptent, or ils ne le font pas… Surtout la loi sur les médias, qu’ils ne communiquent pas malgré les multiples demandes. (Ben oui, la connexion informatique avec la Pologne est impossible depuis Bruxelles, on ne peut pas accéder au site du gouvernement et du Parlement polonais, et quand bien même on le pourrait, ces sournois-là mettent tout en polonais…)

    Donc voici un « avis ». Qui fait toujours partie de la première étape de la procédure de condamnation à mort selon l’article 7 (dont on nous répète une fois de plus qu’elle est utilisée pour la première fois : il faut vraiment être très très méchant, c’est donc la preuve que les Polonais sont très très méchants).

    Si les Polonais continuent de faire la mauvaise tête, on devra passer à la deuxième étape, qui sera une « recommandation » de la Commission. Avant de passer à la troisième étape, celle de l’article 7 proprement dit, où les Etats membres de l’UE « constatent » l’existence d’une « violation grave et persistante de l’état de droit » et où l’on prend des sanctions contre l’Etat voyou…

    Interrogé sur l’affaire, le ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski a déclaré qu’il n’avait pas lu l’avis : « Il est arrivé hier, je l’ai transmis au Premier ministre et au Président. J’aurai peut-être l’occasion de le lire dans les prochains jours. »

    Le Premier ministre Beata Szydlo a envoyé hier soir un courriel aux militants du PiS, où il n’y avait aucune allusion à cet avis : c’était pour se féliciter de l’accord sur le salaire minimum.

    La porte-parole du groupe parlementaire PiS s’est contentée de réaffirmer que la ligne du parti est que la Commission européenne n’a pas d’autorité pour se mêler des affaires souveraines de la Pologne.

    Si les Polonais sont si tranquilles, c’est qu’ils savent parfaitement que les menaces de la Commission ne sont que des gesticulations à destination des puissances politico-médiatiques dominantes. Pour prendre une décision selon l’article 7, il faut l’unanimité des autres Etats membres. Or Viktor Orban a dit très clairement que la Hongrie ne voterait pas contre la Pologne…

  • Tusk démission !

    Un député européen socialiste hongrois, Istvan Ujhelyi (pas tout à fait lambda puisque vice-président de la commission des transports et du tourisme), demande la démission du président du Conseil européen Donald Tusk. Parce que celui-ci a dit, dans son discours devant le PPE, qu’il était fier d’appartenir au même parti que le Premier ministre hongrois Viktor Orban. « Un dirigeant responsable qui veut voir le projet européen prévaloir ne peut tout simplement pas être fier d’être dans le même parti qu’un despote illibéral », a-t-il déclaré.

  • Compétitifs

    Selon le classement 2016 de l’institut IMD, l’économie la plus compétitive en Europe (et même du monde, derrière Hong Kong qui n’est pas un Etat) est celle de la Suisse. La Suisse qui ne fait pas partie de l’UE. Et dans l’UE, l’économie la plus compétitive est celle de la Suède. Qui n’a pas l’euro.

    La Suède est talonnée par le Danemark (qui n’a pas l’euro), l’Irlande, les Pays-Bas et la Norvège (qui ne fait pas partie de l’UE).

    Sur les 61 économies classées, la France maintient sa... 32e place, entre l’Estonie et la Pologne. (Pour se consoler on peut se dire que l’Espagne et l’Italie et le Portugal viennent encore après ; quant à la Grèce elle passe de la 50e à la 56e place.)

  • Donald Tusk et l’utopie

    Président du Conseil européen, Donald Tusk n’en demeure pas moins polonais. On l’a déjà vu lors du bras de fer (qui se poursuit) entre les institutions européennes et la Pologne, on vient de le voir encore par son discours, hier, à l’occasion du 40e anniversaire de Parti populaire européen (PPE) à Luxembourg. Il a carrément demandé qu’on en finisse avec l’utopie européiste…

    Une intégration européenne toujours plus poussée n’est pas la réponse aux crises actuelles de l’Europe, a-t-il souligné (contredisant ainsi tranquillement le traité de l’UE…). Les hommes politiques européens « font face à la réalité avec toutes sortes d’idées utopiques : l’utopie d’une Europe sans Etats-Nations, l’utopie d’une Europe sans conflits d’intérêts ni conflits d’ambitions, l’utopie d’une Europe imposant ses propres valeurs au monde extérieur, l’utopie d’une union euro-asiatique… »

    Ceux qui prônent une union plus étroite et plus rapide, a-t-il poursuivi, ne comprennent pas ce que disent les gens. « Obsédés par l’idée d’une intégration instantanée et totale, nous n’avons pas remarqué que les gens ordinaires, les citoyens de l’Europe, ne partagent pas notre euro-enthousiasme. Désabusés par les grandes visions de l’avenir, ils exigent que nous faisions face aux réalités actuelles mieux que nous ne l’avons fait jusqu’à présent. »

    Faisant allusion au Brexit, il a ajouté : « Le spectre d’une rupture hante l’Europe, et la vision d’une fédération ne me paraît pas être la meilleure réponse. »

    Puis il a appelé le PPE à faire une synthèse des valeurs portées par les uns et par les autres (mais sans dire comment), pour échapper à la menace populiste : « Soit nous allons comprendre que le point de vue d’Angela et celui de Viktor sont compatibles, et que, ensemble, ils peuvent fournir une réponse complète, soit les gens iront chercher d’autres recettes, brutales et radicales, pour résoudre la crise. »

  • Provoc ukrainienne

    Le président ukrainien Petro Porochenko a nommé le 27 mai Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN de 2009 à 2014, et depuis lors employé de Goldman Sachs, son conseiller personnel.

    En 2014 Porochenko était déjà allé chercher une Américaine du Département d’Etat comme ministre des Finances, un Lituanien (dirigeant pour l’Ukraine du fonds d’investissement international East Capital) comme ministre de l’Economie, un Géorgien (ancien ministre de la Santé de Géorgie) comme ministre de la Santé. Ils ne sont plus dans le nouveau gouvernement, mais plus récemment il a nommé carrément l’ancien Premier ministre de Géorgie Mikheil Saakachvili comme gouverneur de la région d’Odessa… Il prend désormais comme conseiller particulier un ancien Premier ministre danois et secrétaire général de l’OTAN, celui qui a condamné avec la plus grande vigueur l’annexion de la Crimée par la Russie, menaçant de façon un peu inconsidérée qu’il n’excluait pas le « recours à la force » pour arracher la Crimée au « tyran » russe…

    A Moscou, on se marre… « C’est une bouffonnerie, destinée à garder l’Ukraine au centre de l’attention de ses partenaires occidentaux », dit le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma ; et le vice-président de la commission de la Défense remarque que Porochenko ne fait donc vraiment pas confiance à ses compatriotes…

    Il est vrai que Porochenko a bien besoin d’un conseiller. Mais peut-être plutôt d’une armée d’avocats. Président d’un des pays les plus corrompus de la planète, il est mouillé jusqu’au cou dans l’affaire des Panama Papers, il est l’objet d’une commission d’enquête parlementaire et a perdu le soutien de ses deux alliés. L’Ukraine est une fois de plus en plein chaos politique, comme on le voit régulièrement par les empoignades au Parlement.

    En dehors de la minable provocation antirusse, que va faire Rasmussen dans cette galère ? Ramasser du fric tant qu’il est encore temps, au risque de perdre ce qui lui reste d’honneur ? Ou est-il tout simplement le nouvel agent américain au sommet de l’Etat ukrainien ? Mais à quoi bon ?

  • A double tranchant

    L’anniversaire de la bataille de Verdun était seulement l’occasion pour Angela Merkel et François Hollande de faire de la propagande européiste, piétinant la mémoire des combattants avec le plus complet mépris (d’où ces propos insupportables de notre président et l’ignoble mise en scène avec les jeunes courant dans le cimetière et singeant la mort).

    Le message était clairement qu’aujourd’hui aussi l’Europe est en danger à cause des populistes et de l’extrême droite et de la menace du Brexit, et que face à cela il faut une Union européenne toujours plus étroite et toujours plus intégrée.

    Toutefois le propos est à double tranchant. Car, ce que les autres pays ont vu, c’est une fois de plus les dirigeants allemand et français qui se posent en maîtres de l’Europe et en donneurs de leçons, comme si l’Union européenne était un empire franco-allemand (en fait un empire allemand qui fait croire aux Français qu’ils sont aussi aux commandes).

    Or le spectacle d’hier, vu ainsi, ne peut que provoquer le contraire de ce qu’on en attend : une défiance encore plus grande vis à vis de cette Europe-là. Ce qui est une bonne chose…

  • Actualité de l’empire ottoman

    Une gigantesque parade a marqué hier à Istanbul le… 563e anniversaire de la prise de Constantinople. Ce n’était pas un centenaire, mais un anniversaire lambda, pourtant célébré devant un million de personnes transportées gratuitement par autocars et par ferries, devant la plus grande scénographie du monde, nous dit-on, retransmise en six langues, retraçant la prise de Constantinople par Mehmet II « le Conquérant » le 29 mai 1453. Avec les acrobaties de l’armée de l’air, un feu d’artifice, etc., et bien entendu un discours d’Erdogan. Le même jour avait lieu la « fête de la Jeunesse et de la Conquête » à la Corne d’Or, avec divers concours sportifs.

    Difficile de marquer plus clairement et de façon plus spectaculaire que la Turquie reste la Turquie, la puissance ottomane conquérante, qui a vaincu l’empire chrétien et peut toujours vaincre l’Europe des croisés…

     

    La veille a eu lieu devant Sainte-Sophie une « prière » conduite par un imam de La Mecque, c’est-à-dire une manifestation de plusieurs milliers de musulmans demandant que la basilique redevienne une mosquée. « La demande de prier à la mosquée Sainte-Sophie (sic) est faite au nom de centaines de milliers de nos frères », disait le président de la Jeunesse anatolienne. Une pétition circule. Ses auteurs espèrent réunir plusieurs millions de signatures.

  • Une perle

    « Le Brexit pourrait provoquer la séparation d’un couple sur dix à Londres. »

    L’avertissement est de Sian Berry, membre de l’Assemblée du Grand Londres.

    Parce que dans un couple sur dix un des conjoints est d’un autre pays de l’UE. Et que bien entendu en cas de Brexit ces conjoints seraient illico renvoyés dans leur pays… Ou bien ils se disputeraient à mort avec leur conjoint britannique…

    De même, comme le souligne Open Europe, Elvis pourrait ne pas être mort mais fabricant de fromage dans le Somerset.

  • L’islam n’a pas sa place…

    Extrait de la première interview, depuis sa réélection, de Robert Fico, Premier ministre de Slovaquie :

    « Cela peut paraître étrange mais, je suis désolé, l’islam n’a pas sa place en Slovaquie. Peut-être parce que nous sommes un pays qui renaît en quelque sorte. Si quelqu’un vient me dire que la Slovaquie veut être multiculturelle, que tout le monde va faire ici ce qu’il veut, qu’il y aura des traditions variées, et que la Slovaquie va changer, il est contre l’essence même de ce pays. Je pense qu’il est du devoir des hommes politiques de parler de ces choses très clairement et ouvertement. Je ne veux pas que se constitue en Slovaquie une communauté musulmane. Je ne veux pas qu’il y ait des dizaines de milliers de musulmans qui se mettent à promouvoir leur affaire. J’en ai parlé plusieurs fois avec le Premier ministre maltais, qui m’a dit que le problème n’est pas qu’ils viennent, mais qu’ils changent le caractère du pays. Et nous ne voulons par changer les traditions de notre pays, qui est bâti sur la tradition cyrillo-méthodienne, sur quelque chose qui est là depuis des siècles.

    La Slovaquie assurera la présidence de l’UE de juillet à décembre…

  • Ouf…

    C’est finalement le candidat pastèque Alexander Van der Bellen qui remporte la présidentielle autrichienne, avec 50,3% des voix.

    Soulagement de tout l’établissement politico-médiatique européen : c’est le candidat antinational de la culture de mort qui a gagné… L’Autriche reste dans la norme du suicide européen.