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Europe

  • Calendrier norvégien

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    A partir de l’année prochaine, dix nouveaux prénoms vont intégrer le calendrier norvégien, géré par la maison d’édition Almanakkforlaget en collaboration avec les « chercheurs » de l’université d’Oslo.

    La liste des prénoms est modifiée tous les dix ans. Cette fois ont été ajoutés : Aisha, Hassan, Omar, Fatima, Ali, Mohammad, Samira, Ahmed, Amina, Yasmin.

    (Via Fdesouche)

  • Pas d’islam slovaque

    Le Parlement slovaque a adopté à une très large majorité une loi faisant passer de 20.000 à 50.000 le nombre de fidèles nécessaire pour qu’une religion soit reconnue par l’Etat.

    Selon le parti national slovaque (SNS), la loi a pour but d'empêcher les « Eglises satiriques » de s'enregistrer, citant notamment la « sainte Eglise du monstre en spaghetti volant » qui aurait des fidèles partout à travers le monde… Mais le président du mouvement a ajouté : « L'islamisation commence par un kebab, elle a déjà débuté à Bratislava. Nous devons prendre conscience de ce à quoi nous devrons faire face d'ici 10 ans.»

    Le SNS considère qu'il est de son devoir de faire en sorte « qu'aucune mosquée ne soit construite » dans le pays…

  • Sida sans surprise

    Le commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis a présenté une étude du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), réalisée dans les 28 pays de l’UE plus l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

    Il en ressort que « le VIH et le sida restent un problème grave en Europe » et que « le fait qu'une personne sur sept est atteinte par le VIH sans le savoir est particulièrement inquiétant ». Près de la moitié (47%) des cas dans ces pays sont diagnostiqués à un stade tardif de la contamination.

    Dans ces 31 pays, les rapports sexuels entre hommes est le premier mode de transmission (42% des diagnostics), et le seul qui progresse encore régulièrement.

    Le sida demeure tragiquement homophobe.

  • Schulz s’en va

    Martin Schulz a déclaré qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de président du Parlement européen mais qu’il allait participer à la politique allemande : il va se présenter comme tête de liste sociale-démocrate en Rhénanie du Nord Westphalie. Certains disent qu’il veut être chancelier à la place d’Angela Merkel, d’autres qu’il veut être le vice-chancelier d’Angela Merkel.

    C’est une grande surprise, car il se battait depuis des mois pour faire admettre sa volonté de rester à son poste pour un troisième mandat, alors qu’il avait promis de laisser la place à un membre du groupe PPE.

    On pourrait penser que le départ de Schulz remettrait peut-être en question ce scandaleux arrangement entre la droite et la gauche du Parlement européen, qui se partagent les postes sans aucune considération pour les électeurs.

    Mais, aussitôt après l’annonce de Martin Schulz, le président du groupe PPE, Manfred Weber, a exhorté les socialistes, les libéraux, et les verts, à se rallier à un candidat commun au siège de président du Parlement européen. La raison invoquée : sinon on « risque qu’un eurosceptique débarque pour prendre le job »…

    La vraie raison est bien sûr que tout doit continuer comme avant, dans le ronron d’un hémicycle coupé du monde mais tellement confortable…

  • Trump et Orban

    Donald Trump a téléphoné à Viktor Orban pour l’inviter à Washington.

    Orban a dit à Trump que cela faisait longtemps qu’il n’était pas allé aux Etats-Unis, parce qu’on l’y considérait comme un « mouton noir ». Trump « a ri et a dit que c’était la même chose pour lui »…

  • Geert Wilders

    Geert Wilders a mis en ligne sa défense devant le tribunal qui le juge pour « racisme » pour ses déclarations de mars 2014. Il a donc changé d’avis, puisqu’il avait dit qu’il ne paraîtrait pas à une parodie de justice. Mais il a transformé le tribunal en tribune politique.

    Je voulais juste jeter un œil, et je dois dire que, bluffé par le courage et le talent du personnage, je suis resté scotché…

    C’est ici, sous-titré en anglais (facile). On peut trouver la traduction anglaise du texte ici.

    Le verdict est attendu le 9 décembre.

  • L’autre nationalisme…

    Selon un sondage BMG pour le Herald (écossais), 57% des Ecossais sont favorables à ce que l’Ecosse soit en dehors de l’UE si cela implique le maintien de frontières ouvertes avec l’Angleterre.

    On notera que le Herald titre sur le résultat inverse : « Plus de deux Ecossais sur cinq accepteraient une frontière forte avec le reste du Royaume-Uni si cela implique de rester dans l’UE. »

    Mais deux sur cinq (43%) ça ne fait pas une majorité…

  • On va s’amuser

    Je crois qu’on n’a pas fini de s’amuser avec Donald Trump, qui va être un président véritablement hors normes.

    Il a twitté ceci :

    « Beaucoup de gens aimeraient voir Nigel Farage représenter la Grande-Bretagne en tant qu’ambassadeur aux Etats-Unis. Il ferait du bon boulot ! »

    Il se trouve que le fondateur du parti de l’indépendance britannique et chef de file de la campagne du Brexit a été la première personnalité politique à avoir été reçue par Donald Trump après son élection.

    Il y a une semaine, Nigel Farage avait lui-même évoqué la question : « Je ne pense pas que je serais un ambassadeur modèle, quels que soient mes talents ou mes défauts. »

    Mais ce matin il a réagi au tweet de Donald Trump en twittant à son tour : « Je connais plusieurs personnes de l’équipe Trump depuis des années, et je suis en bonne position pour aider, avec le soutien du président élu. »

    Alors que personne ne lui demandait quoi que ce soit (du moins pour le moment), le gouvernement britannique a cru nécessaire de répondre : « Il n’y a pas de poste vacant, nous avons déjà un excellent ambassadeur. » Mesquin, non ?

  • L’horreur du Brexit

    L’apocalypse continue.

    Facebook va construire un nouveau siège à Londres : « Le Royaume-Uni est l'un des meilleurs endroits pour une entreprise technologique et est une partie importante de l'histoire de Facebook. Nous sommes venus à Londres en 2007 avec une poignée de collaborateurs et d'ici la fin de l'année prochaine nous ouvrirons un nouveau siège et prévoyons d'employer 1.500 personnes au total. »

    La semaine dernière, Google a annoncé la construction d’un vaste bâtiment où travailleront quelque 3.000 salariés, un investissement d’un milliard de livres.

    En septembre, Apple avait annoncé la création de son nouveau QG londonien, avec 1.400 employés.

    Ces annonces des trois géants du numérique consacrent Londres comme capitale technologique, alors que le European Digital Forum constate dans une enquête qu'il s'agit de la meilleure ville d'Europe pour les start-up du numérique, soulignant que « malgré les craintes liées au Brexit, la ville attire encore de grands talents en provenance du monde entier ».

  • L’horreur du Brexit

    L’apocalypse continue.

    Mardi, l’office britannique des statistiques a annoncé que les prix ont augmenté de 0,9% en octobre, un peu moins qu’en septembre, alors qu’on s’attendait à une forte hausse (en raison de la baisse de la livre).

    Mercredi, l’office britannique des statistiques a annoncé que le chômage avait encore légèrement baissé en octobre, à 4,8% : niveau historiquement bas.

    Jeudi, l’office britannique des statistiques a annoncé que les ventes au détail ont augmenté de 1,9% en octobre, alors qu’on s’attendait à une hausse limitée à 0,5% à cause des incertitudes du Brexit.

  • Réaction ukrainienne

    Le parlement ukrainien a rejeté un projet de loi de ratification d’une convention du Conseil de l’Europe (de 2011) sur la protection des femmes, parce dans l’énumération devenue systématique des discriminations interdites figure « l’orientation sexuelle ». Et que cette reconnaissance de droits LGBT est « inacceptable pour la société ukrainienne et pour l’Eglise ukrainienne ».

    Le projet de loi est renvoyé en commission pour être retravaillé et soumis de nouveau au vote. Mais « l’orientation sexuelle » ne peut être effacée de la convention…

  • Deux défaites de l’UE

    Vendredi dernier 11 novembre, le site européiste EUobserver publiait un long texte intitulé « Comment revigorer la politique orientale de l’UE ». Signé par Andrei Galbur, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de l’intégration européenne de Moldavie. L’article était illustré d’une photo d’Andrei Galbur avec Federica Mogherini, la « Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ».

    Dans son texte, Andrei Galbur vantait les succès déjà atteints par la le « Partenariat oriental » de l’Union européenne, qui « s’approche de la maturité » et grâce auquel les partenaires est-européens de l’UE ne cessent de se rapprocher de l’UE, par des accords d’association, avant d’en faire partie intégrante…

    Patatras.

    Hier, il y avait l’élection présidentielle en Moldavie. C’est le socialiste Igor Dodon qui a été élu, contre la candidate européiste Maïa Sandu, diplômée de Harvard et ancienne employée de la Banque mondiale. Igor Dodon a fait campagne en prônant la dénonciation de l’accord d’association avec l’UE, et l’adhésion du pays à l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan. (Mais on a vu en Ukraine comment on pouvait arranger cela…)

    D’autre part, en Bulgarie, c’est aussi un socialiste qui a été élu président, Roumen Radev, ancien chef de l'armée de l'air, clairement pro-russe, très hostile aux sanctions contre la Russie, affirmant haut et fort que la Crimée est historiquement russe, mais sans intention de quitter l’UE (tant que ça rapporte, sans doute…).

    Dans les deux pays, où les gouvernements sont européistes, ces élections vont conduire à des élections législatives anticipées. Le Premier ministre bulgare a immédiatement démissionné.

  • “L’AfD perd son bouc émissaire favori : les Etats-Unis”

    Tel est le titre d’un article du Tagespiegel, que le site Euractiv a jugé bon de traduire en français.

    L’article va plus loin que le titre : il explique que l’AfD « a profité du TTIP et des sanctions contre la Russie pour faire des États-Unis son bouc émissaire et pour se développer rapidement ces dernières années », et que « si vous lui enlevez ça, le mouvement d’extrême droite n’aura plus grand-chose sur quoi frapper ».

    Sic. Il y avait longtemps que je n’avais pas lu un article aussi stupide. On sait que l’européisme rend idiot, mais à ce point-là…

    L’AfD, Alternativ für Deutschland, était au départ un mouvement anti-euro. Puis il est devenu, aussi, anti-islam et anti-immigration. Dire que l’élection de Trump va arrêter sa progression, ce n’est pas de la pensée magique, c’est du délire. C’est comme si un journal français expliquait que l’élection de Trump sonne la fin du Front national…

  • Minables

    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président du Conseil européen, Donald Tusk, dressés sur leurs petits ergots, ont envoyé à Donald Trump une lettre pour le féliciter de son élection et l’inviter à un sommet US-UE quand il le voudra.

    Ils précisent qu’il est plus important que jamais de renforcer les relations transatlantiques, et de coopérer dans les domaines du changement climatique, des migrations, du contre-terrorisme, et des menaces sur la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

    Les mots sont choisis à dessein comme autant de provocations. Aussi minables que ridicules.

    Il va être intéressant de voir si Donald Trump se contente de réagir par un haussement d’épaules ou s’il va fusiller les deux guignols qui se croient chefs de l’Europe.

  • Orban et Jobbik

    Il a manqué deux voix, au Parlement hongrois, pour inscrire dans la Constitution l’illégalité de la réinstallation en Hongrie de populations étrangères.

    Cet amendement, qui nécessite une majorité des deux tiers, était la suite du référendum du mois dernier. Référendum qui avait donné 98,3% de votants contre la relocalisation en Hongrie de « réfugiés », mais qui n’était pas contraignant parce qu’il avait mobilisé moins de 50% des inscrits.

    Viktor Orban avait besoin de voix du parti d’extrême droite Jobbik pour faire passer l’amendement. Jobbik en a profité pour faire du chantage : il voterait l’amendement si le gouvernement cesse d'accorder des permis de résidence aux riches extra-européens qui, pour 300.000€, peuvent ainsi être de plain pied dans l’espace Schengen. Viktor Orban a refusé. Jobbik s’est donc abstenu, non sans déployer une banderole incendiaire : « Le traître, c'est celui qui laisse entrer les terroristes contre de l'argent », faisant allusion à des ressortissants de pays du Golfe devenus « résidents » hongrois.

    C’est la première fois que Viktor Orban, qui a fait voter plus de 600 lois et six amendements constitutionnels, essuie un échec. En fait il aurait pu s’en passer, car cet amendement n’aurait rien changé en Hongrie sur le plan juridique. C’était juste un pied de nez à Bruxelles. Or c’est raté, et toute l’intelligentsia européiste le souligne à qui mieux mieux...

  • Le grain de sable néerlandais

    Le gouvernement des Pays-Bas cherche toujours le moyen de se sortir du problème créé par le référendum d’avril dernier, par lequel les Néerlandais ont rejeté le traité UE-Ukraine déjà célébré comme une étape historique de l’accession de l’Ukraine à l’UE et plus encore comme une claque au vilain Poutine.

    La solution qui se profile est que, comme d’habitude (et comme pour le CETA avec les trublions wallons), on va annexer au traité une déclaration (bien sûr « juridiquement contraignante »…) prenant en compte les doléances du peuple néerlandais : ce traité ne conduit pas automatiquement à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, il n’implique aucune dépense supplémentaire des Pays-Bas, et il n’oblige à aucune coopération militaire avec l’Ukraine.

    La Commission européenne est évidemment très favorable à cette solution (qui a déjà beaucoup servi, et encore ces jours-ci pour le CETA), mais le gouvernement de Mark Rutte risque fort de ne pas trouver de majorité parlementaires pour la ratifier…

    Et comme un malheur n’arrive jamais seul, voici que les opposants néerlandais au CETA annoncent qu’ils ont déjà recueilli 190.000 signatures pour l’organisation d’un référendum sur l’accord commercial de l’UE avec le Canada. Soit près des deux tiers de ce qui est nécessaire pour rendre le référendum obligatoire… Or on ne peut récolter de signatures qu’après la signature d’un accord international. Comme le CETA a été signé le 30 octobre, cela veut dire que les 190.000 signatures ont été récoltées en une semaine…

  • Savile Town, Yorkshire

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    La ville britannique la plus ethniquement et religieusement homogène est Savile Town, la banlieue de Dewsbury dans la boucle de la rivière Calder, à une vingtaine de kilomètres au sud de Leeds : selon le recensement de 2011, il n’y avait plus que 48 habitants, sur 4.033, à être des « Britanniques blancs ». La quasi totalité des autres sont d’origine indo-pakistanaise, et musulmans fondamentalistes. La mosquée est l’une des plus grandes d’Europe, elle est le quartier général du mouvement Tabligh en Europe, et elle est évidemment flanquée d’un tribunal de la charia et d’une madrasa. La plupart des hommes portent le long vêtement tabligh, les femmes sont voilées, même la marchande de glaces porte la burqa.

    Au recensement de 2001, plusieurs villes britanniques avaient déjà une majorité de la population indo-pakistano-islamique. Au recensement de 2011 se sont ajoutées Leicester et Luton. Et sans doute aujourd’hui Birmingham, puisque entre 2001 et 2011 la population « blanche » était passée de 65,6 à 53,1%.

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  • Il y a quand même des limites ?

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    Les médias et hérauts de la bien-pensance européiste étaient bouleversés ces derniers jours par les propos atrocement racistes, homophobes et misogynes de Günther Oettinger, commissaire européen à l’Economie numérique.

    Devant des patrons, ne sachant pas que quelqu’un le filmait, Oettinger a raconté sur le ton de la plaisanterie une récente réunion avec des responsables chinois : des « Schlitzohren und Schlitzaugen » - que l’on peut traduire par : « aussi roublards que bridés », littéralement : à l’oreille fendue et à l’œil fendu. « Neuf hommes, un parti, pas de démocratie. Pas de quotas pour les femmes et donc, logiquement, pas de femme. Ils sont tous en costume, la même veste bleu marine à une poche, ils ont tous les cheveux peignés de gauche à droite au cirage noir… »

    Et d’autre part il a ironisé sur le mariage homosexuel qu’une loi allait sûrement bientôt nous imposer aussi en Allemagne…

    Il paraît que dire cela c’est violemment homophobe.

    En Allemagne, la secrétaire générale du SPD a tonné que les « opinions racistes et homophobes » d’Oettinger le disqualifiaient, et le groupe socialiste du Parlement européen a dit de même, appelant Mme Merkel et M. Juncker à prendre leurs responsabilités, c’est-à-dire à faire démissionner Oettinger.

    Interrogé sur le sujet, Jean-Claude Juncker a déclaré que, tout aux négociations du CETA, il n’avait pas eu le temps de se pencher sur l’affaire. Quant au porte-parole de la Commission, harcelé par les journalistes, il a dit et répété que la Commission n’avait pas à s’excuser pour ce genre de propos. Et à la question de savoir si elle allait diligenter une enquête, il a répondu : « Il n’y pas de FBI à la Commission. »

    L ‘audition devant le Parlement européen de Günther Oettinger, nommé futur commissaire au Budget par Juncker le 28 octobre, risque cependant d’être agitée…

  • Ethique européenne

    Le comité d’éthique (sic) de l’UE s’est réuni pour statuer sur l’embauche de José Manuel Barroso par Goldman Sachs, et a conclu qu’il n’y avait rien à reprocher à l’ancien président de la Commission européenne.

    Le contraire m’eût étonné…

  • Une bonne nouvelle pour les Norvégiens

    La Commission européenne veut une interdiction totale de la pêche au bar atlantique. Sic. Actuellement elle est limitée à 570 tonnes par an, mais il faut réduire ce quota à zéro, selon la Commission, car le nombre des bars serait passé en dessous de son niveau de sûreté biologique.

    Les ministres de l’UE sont censés approuver en décembre cette interdiction de la pêche d’un des meilleurs poissons.

    S’ils le font, ce sera encore une bonne nouvelle pour les Norvégiens. Déjà, en raison des quotas, ils ont le monopole du cabillaud en Europe une bonne partie de l’année, et là ils auront le monopole du bar toute l’année…

  • Terrible Brexit

    A la surprise générale (puisque le Brexit est censé être une apocalypse anglaise) le constructeur japonais d’automobiles Nissan annonce qu’il va construire deux nouveaux modèles dans son usine de Sunderland.

    Theresa May a déclaré que cette « magnifique nouvelle » était un « vote de confiance » pour la Grande-Bretagne.

    *

    la croissance britannique a été de 0?5% au troisième trimestre. Le Trésor prévoyait une baisse de 0,1% à cause du choc du référendum.

  • Margrethe et les migrants

    Margrethe II est reine du Danemark depuis… 1972. Elle n’intervient pas dans les débats politiques, car ce n’est pas son rôle. Néanmoins elle a déjà montré qu’elle n’avait pas sa langue dans sa poche, et elle récidive, dans un livre rédigé avec le journaliste danois Thomas Larsen. Pour parler de l’immigration. Et pour en parler de façon responsable, en harmonie avec son peuple.

    Le gouvernement est exclusivement composé de membres du parti libéral du Premier ministre Rasmussen (34 sièges au Parlement), mais il doit s’appuyer notamment sur le parti du peuple danois (37 sièges) – le parti dit populiste qui a véritablement renversé la domination sociale-démocrate, pour avoir une majorité. C’est pourquoi les contrôles aux frontières ont été rétablis, une loi permet aux autorités de saisir les actifs des migrants pour payer leur séjour, et le pays n’a accueilli que moins de 15.000 « réfugiés ».

    « Ce n’est pas une loi de la nature que l’on devienne danois en vivant au Danemark, dit la reine. Cela n’arrive pas nécessairement. Nous pensions que ces choses-là se faisaient d’elles-mêmes. Que si vous marchez dans les rues, de Copenhague et buvez l’eau municipale et prenez le bus municipal, vous devenez vite un Danois. C’était tellement évident pour nous que nous pensions que c’était évident aussi pour ceux qui s’installent pour vivre ici. Ce ne l’était pas. »

    Il n’y a pas eu de problème avec les migrants d’Asie du Sud-Est, mais ceux qui viennent du Proche Orient « mettent longtemps à trouver leurs marques ».

    Elle admet que l’ampleur des nouvelles arrivées à travers l’Europe ces 18 derniers mots ont changé son opinion sur l’immigration qu’elle trouvait « géniale », comme tous les Danois, dans les années 60 quand elle était jeune.

    A propos des « valeurs culturelles » qu’apportent les nouveaux migrants elle dit : « Nous ne pouvons pas prétendre qu’elles vont s’estomper d’elles-mêmes. Elles ne le feront pas. Beaucoup d’entre nous pensaient que les gens qui viennent dans un lieu étranger sont une sorte de papier buvard qui absorbe tout ce qui est nouveau pour eux. Et la tâche devient plus difficile quand arrivent en même temps tant de gens avec des coutumes diverses et une religion particulière… »

    Et elle accuse les personnalités politiques de trahir les valeurs européennes au nom du politiquement correct :

    « Si vous ne pouvez pas formuler ce pour quoi vous vous battez, il est difficile de l’expliquer aux autres. Vous devez être convaincants et, chaque fois que c’est nécessaire, taper du poing sur la table et dire : “Hé, ça ne va pas !”. »

    Le ministre de la Culture, Bertel Haarder, a déclaré que la reine exprimait les préoccupations de nombreux Danois. Il a ajouté : « La reine a décrit précisément le cheminement par lequel sont passés beaucoup d’entre nous. Je me rappelle que je disais, au début de mon mandat comme ministre de l’Intégration, que le nombre de migrants et de réfugiés n’avait pas d’importance tant qu’ils trouvaient du travail. Cela sonnait bien, mais malheureusement ce n’est pas vrai. C’est le nombre le problème. »

  • Fuyons… en Hongrie

    Les Allemands sont de plus en plus nombreux à s’installer en Hongrie : un pays moins cher et... sans migrants.

    « Tous me parlent de leur crainte d’être envahis par les étrangers, c’est la raison principale de leur déménagement », dit le patron de la première agence immobilière hongroise.

  • Viktor Orban

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    La Hongrie célébrait hier le soixantième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956. « Les peuples qui aiment leur liberté doivent sauver Bruxelles de la soviétisation, de ces gens qui veulent nous expliquer comment nous devons vivre dans nos propres pays », a notamment déclaré Viktor Orban. Mais cette phrase qui circule partout ne doit pas masquer le reste de son discours. Voici une traduction du compte rendu officiel de ce discours sur le site du gouvernement hongrois.

    Dans son discours, le Premier ministre a dit que « c’est une vérité millénaire » qu’il doit y avoir « l’unité dans les choses importantes, la liberté dans les autres, et l’amour en toute chose ».

    M. Orban a appelé le 23 octobre un « jour de fierté ». « Le lumineux souvenir d’octobre 1956 nous appartient à tous ; c’est un patrimoine commun qui élève et purifie, même après 60 ans. » « Nous avons à remercier les héros de 1956 pour nous avoir donné quelque chose dont nous pouvions être fiers – même pendant les heures les plus sombres de l’histoire hongroise. »

    Dans son discours, le Premier ministre a souhaité une particulière bienvenue à l’invité d’honneur de la cérémonie, le président polonais Andrzej Duda, et a décrit l’amitié entre les peuples hongrois et polonais comme une « très ancienne amitié entre deux nations courageuses éprises de liberté ». En reconnaissance de ce fait, il a déclaré : « Dieu sauve la Pologne ! »

    « Les Hongrois n’ont jamais renoncé à la liberté », a-t-il dit, soulignant que à Budapest en octobre 1956 « le cours de l’histoire a été inversé » et que, « au lieu de la révolution communiste mondiale qui était prophétisée, une révolution contre le monde communiste a éclaté ». Il a ajouté que « nous avons envoyé un message à l’Occident » : que l’Union soviétique était vulnérable, et que dans ce monde les seules étoiles permanentes sont celles du sommet des clochers.

    Les Hongrois, a-t-il continué, ont survécu à l’occupation communiste et soviétique, et ils peuvent aujourd’hui se tenir « la tête haute, comme les fils et les filles, sûrs d’eux-mêmes, d’une Hongrie forte », ajoutant qu’ils ont renversé l’Etat du parti communiste, renvoyé les Russes chez eux, et débarrassé leur pays des « conséquences résiduelles de la dictature ».

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  • Fantasme européiste

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    « En Pologne, les femmes font vaciller les piliers du pouvoir »

    « Les Polonaises manifestent de nouveau ce dimanche et ce lundi. Elles pourraient réussir, là où l’opposition, la Commission européenne et autres contestations ont échoué, à redessiner la carte politique polonaise. »

    Sic.

  • Salaud d’Orban

    « Le plus grand quotidien de Hongrie a été fermé à l’improviste samedi (8 octobre), renforçant les craintes quant à la répression des médias critiques par le gouvernement. »

    Telle est l’« information » selon le site EUobserver, et telle qu’elle est répercutée partout.

    Le même site dit aussi, en légende d’une photo :

    « Les éditions imprimées et en ligne de Nepszabadsag ont été brutalement fermées samedi, suscitant des protestations et une fois encore l’inquiétude quant à la démocratie “illibérale” de Viktor Orban. »

    Bien entendu, la Commission européenne se dit « très préoccupée » de la liberté de la presse en Hongrie…

    En bref, même si on évite de le dire aussi clairement, mais c’est ce que tout le monde comprend ou croit comprendre : ce salaud d’Orban, l’immonde dictateur hongrois, a supprimé le quotidien d’opposition, qui était le plus grand quotidien du pays.

    Or tout cela est faux. Nepszabadsag (Liberté du peuple), qui était le journal du parti communiste et qui est aujourd’hui un journal de gauche libérale, fut en effet (forcément) le premier quotidien hongrois. Mais depuis lors il n’a cessé – forcément - de dégringoler, et ces dix dernières années il a perdu les trois quarts de son lectorat, malgré la reprise en mains par un groupe suisse qui a fusionné avec le groupe Axel Springer puis avec l’empire multicartes Vienna Capital Partners…

    Or le tirage du journal, qui était à sa grande époque de 300.000 exemplaires, est tombé à moins de 40.000, accumulant des pertes à hauteur de 18 millions d’euros.

    Bref, le gouvernement Orban n’y est pour rien.

    En outre, Nepszabadsag n’est plus le plus grand quotidien de Hongrie, puisque Metropol (du groupe Metro, gratuit) tire à 300.000 exemplaires et que deux autres quotidiens ont un tirage équivalent à celui du défunt.

    La vérité est que la gauche étant aujourd'hui inexistante en Hongrie, son journal l'est aussi.

  • Brexit

    Dans son discours de clôture du congrès du parti conservateur, hier, Theresa May s’est montrée ferme tant sur un Brexit « hard » que sur la lutte contre l’immigration. Et elle a lancé : « Si vous pensez être un citoyen du monde, vous êtes un citoyen de nulle part. »

    La veille, Amber Rudd, ministre de l'Intérieur, a dévoilé un plan qui vise à inciter les entreprises à publier une liste de leurs employés non-britanniques et à privilégier la main d'œuvre nationale (autrement dit à montrer du doigt ceux qui ne pratiquent pas la préférence nationale). « Ce n'est pas parce que je suggère que les étrangers prennent les emplois des britanniques que je suis raciste », a-t-elle affirmé.

    Au même moment, le ministre de la Santé, Jeremy Hunt, a expliqué comment il voulait rendre « autosuffisant en médecins britanniques » le système de santé public dont un quart des effectifs actuels est constitué d'étrangers.

  • Echec

    La proposition de loi interdisant tout avortement en Pologne a été rejetée par 352 députés. Seulement 58 ont voté pour.

    Ce vote suit l’avis de la commission parlementaire de la Justice et des droits de l’homme, qui venait de se prononcer contre le texte.

    Il est clair que, sous l’énorme pression internationale, particulièrement européenne (le Parlement européen venait de se saisir de la question alors même que ce n’est pas de son ressort), les députés polonais (à savoir le PiS) ont battu en retraite.

    Cela dit, les médias qui chantent la victoire du droit à l’avortement feraient bien de réviser leurs fiches.

    Selon la loi polonaise sur l’avortement, celui-ci n’est possible qu’en cas de viol et d’inceste, ou de malformation grave du fœtus, de risque pour a vie ou la santé de la mère. Il y a moins de 700 avortements par an.

    Et ce n’est que partie remise, car les jeunes Polonais sont de plus en plus opposés à l’avortement, et de moins en moins soumis à la dictature européenne.

  • L’Autriche soutient la Hongrie

    Le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz déclare dans une interview que le mécanisme de relocation des demandeurs d’asile est « mauvais », « complètement irréaliste », et que l’UE doit l’abandonner. Il exprime son soutien aux pays qui le rejette, comme la Hongrie, et avertit que c’est « dangereux que certains pays de l’UE veuillent donner l’impression qu’ils sont moralement supérieurs à d’autres Etats membres ».

  • Dommage

    Le peu de goût des citoyens d’Europe de l’Est pour le vote et le boycott de la gauche, donc aussi l’évidence du résultat, a fait que le référendum hongrois sur les migrants n’a pas atteint les 50% de participation, et qu’il n’est donc pas valide.

    La participation n’a même été que de 40%.

    Sans surprise, le non (aux quotas de « migrants ») a recueilli plus de 98% des suffrages.

    « Bruxelles ou Budapest, telle était la question. Et nous avons dit Budapest. Nous avons décidé que la question migratoire relevait de la juridiction de la Hongrie », a déclaré Viktor Orban, se disant fier que les Hongrois soient les premiers en Europe à avoir été appelés à se prononcer sur l'accueil des réfugiés pour combattre les décisions de « l'élite à Bruxelles ».

    Si la participation est décevante, c’est toutefois très relatif. Car le référendum sur l’entrée dans l’Union européenne n’avait pas non plus atteint les 50% : il y avait même eu 150.000 votants de moins, et, curieusement, les eurocrates n’avaient pas daubé sur « l’échec » du gouvernement hongrois…