17 avril 2014

Joseph Daul remporte le pompon !

Joseph Daul, député européen depuis 1999 et président du groupe PPE depuis 2007, ne se représente pas. Il a prononcé hier son dernier discours de député et de président. Et il remporté le prix du premier politicien (me semble-t-il) à annoncer l’apocalypse si l’on vote mal aux européennes.

Et il l’a fait magnifiquement :

« Je suis convaincu que si l'Europe succombe aux sirènes populistes et eurosceptiques, ce serait un retour vers le chaos et la guerre. »

Il va être difficile de faire mieux.

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15 avril 2014

Malte aussi

Le Parlement de Malte, pays théoriquement à 98% catholique, a voté hier (par 37 voix contre zéro, l’opposition s’est abstenue) la légalisation des unions entre personnes de même sexe, et l’adoption d’enfants par ces paires. Le Times of Malta croit utile de préciser que la loi  permet aux personnes transgenre d’officialiser une union avec une personne du genre de son choix…

Le mot de « mariage » a été évité, mais l’union votée est identique au mariage.

Dans le même temps, les lois anti-discriminations ont été étendues pour inclure l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

« Malte est maintenant plus libérale et plus européenne, et a donné l’égalité à tout son peuple », a déclaré le Premier ministre Joseph Muscat.

02 avril 2014

Ils préféreraient une Alliance nordique…

Selon un sondage TNS-Gallup commandé par l’Alliance pour une Europe des démocraties (parti européen dont les membres français sont Nicolas Dupont-Aignan et François-Xavier Villain), publié par le journal suédois Vasabladet, 49% des Suédois préféreraient une Alliance nordique (avec le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège) à l’UE. Seulement 28% préfèrent l’UE à une Alliance nordique.

Des sondages similaires réalisés en Finlande et au Danemark ont donné des résultats comparables.

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Les socialistes en campagne contre Bruxelles…

Après l’immense claque des municipales, les socialistes vont se retrouver confrontés aux européennes. Avec le gouvernement qui ne change pas et qui donc ne va rien changer, ils vont dans le mur. Que faire ? Eh bien, ils osent, et c’est à ça qu’on les reconnaît : eux qui sont des valets patentés des maîtres de l’Europe, voilà que tout à coup ils s’en prennent à l’Europe coupable de tous les maux.

Revoilà donc le célèbre discours (qui a tant servi, aussi à l’UMP) : tout ce qui va mal, c’est la faute à l’UE, votez pour nous et vous allez voir comment on va se battre contre ces salauds qui vous imposent l’austérité, le chômage, etc.

C’est si grotesquement télécommandé que l’agence Reuters (indépendante du pouvoir français) en a fait une longue dépêche, L'Europe bouc émissaire de retour dans le discours socialiste, où l’on trouvera les sorties des uns et des autres. Notamment Montebourg se glorifiant tout à coup d’avoir voté contre la Constitution européenne, en compagnie, souligne-t-il avec révérence, de Manuel Valls (il oublie Fabius)…

22 mars 2014

On a le droit de souhaiter davantage de Marocains

Geert Wilders est l’objet d’une gigantesque polémique, et la cible d’une multitude de plaintes judiciaires, pour avoir dit lors de la campagne des municipales qu’il voulait qu’il y ait « moins de Marocains » à La Haye. Surtout depuis la soirée électorale où il a demandé :

- Voulez-vous plus ou moins de Marocains dans votre ville et aux Pays-Bas ?

- Moins! Moins!

- Nous allons nous en charger.

Car on a seulement le droit de dire qu’on veut plus de Marocains.

Ou bien simplement on cherche à abattre Geert Wilders, dont le parti (anti-immigration mais aussi anti-UE) obtiendrait 30% des voix aux européennes selon les sondages (ce qui en fait le premier parti du pays).

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21 mars 2014

Comment interdire les partis européens non conformes

Au bout de 18 mois d’interminables discussions, les eurocrates ont mis au point de nouvelles règles pour les « partis politiques européens », notamment quant à la transparence de leur financement. Elles doivent encore être approuvées en plénière par le Parlement européen, pour être appliquées en 2017. Le point le plus ardu a été, nous dit-on, la question des sanctions contre les partis qui enfreindraient les « valeurs de l’UE », et leur dissolution. Car, déclare benoîtement le commissaire ad hoc, il ne faudrait pas qu’on ait l’air de dissoudre les partis eurosceptiques parce qu’ils sont eurosceptiques… Mais comment faire, puisque c’est évidemment de cela qu’il s’agit ?

Finalement, on s’est résolu à… rester au statu quo. On va dire bien solennellement que les partis politiques européens doivent respecter les valeurs de l’UE énumérées dans l’article 2 du traité européen :

« L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes. »

C’est une bonne décision eurosoviétique, car on se contente de rappeler ce qui paraît être un consensus, alors qu’il s’agit d’une suite de mots piégés : la combinaison de la « non-discrimination » et des « droits des minorités » (sans compter ce qu’implique aujourd’hui « l’égalité entre les femmes et les hommes ») permet de condamner tous les partis non conformes à la pensée unique.

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Grandiloquence de la gesticulation

Les dirigeants de l'UE et le « Premier ministre ukrainien » ont signé ce matin, lors d’une grandiose cérémonie, « le volet politique » de l’accord d’association avec l’Ukraine (soit 2% du texte).

C’est un « symbole », a dit Hollande, ne pouvant cacher que c'est une pure gesticulation politique antirusse.

Pourtant, l’accord complet existe depuis le mois de novembre. L’accord prêt à être signé. C’est le texte que Viktor Ianoukovitch avait refusé de signer, in extremis.

Alors, pourquoi ne pas avoir signé ce texte, qui est le seul véritable accord ?

On ne nous le précise pas, mais on nous annonce qu’il sera signé après la présidentielle ukrainienne.

La seule raison est donc que les dirigeants de l’UE savent parfaitement que le gouvernement ukrainien actuel n’est pas légitime.

Mais il ne faut pas le dire…

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17 mars 2014

Pour devenir européen, il suffit de passer par Sofia

On a beaucoup parlé du projet de Malte de vendre ses passeports 650.000€ pièce à qui le souhaitait. Finalement, devant les remontrances de Bruxelles, Malte a abandonné. Mais, dans la discrétion, cela se fait et se développe, en Bulgarie (parce que depuis le 1er janvier 2014 tout citoyen bulgare peut circuler et s’installer partout où il veut dans l’UE). Et pour beaucoup moins cher que dans le projet maltais. N’importe quel mafieux international, oligarque ou trafiquant de drogue ministre afghan ou titulaire d’un paquet de pétrodollars peut s’acheter la citoyenneté européenne pour beaucoup moins cher, sans même devoir justifier d’une quelconque présence sur le territoire bulgare, sinon entre deux avions pour y signer quelques papiers.

Avertis de l’absence de contrôles sérieux sur la délivrance des passeports bulgares, des journalistes du Telegraph ont enquêté, en se faisant passer pour les émissaires d’un homme d’affaires indien désireux d’obtenir la citoyenneté européenne. Ils ont ainsi demandé les conseils de deux entreprises. La plus importante est semble-t-il Arton Capital, qui a des bureaux à Sofia, Dubaï et Londres…

Arton Capital propose trois formules. Pour la première, le demandeur doit déposer 500.000 € dans une banque bulgare. Et la facture d’Arton sera de 60.000 €. Au bout de six mois, le demandeur reçoit un certificat de « résidence permanente » (à l’adresse à Sofia – virtuelle mais authentifiée par les autorités de l’immigration… – qu’Arton lui a fournie). Et au bout de cinq ans le demandeur devient citoyen bulgare, donc européen, et récupère ses 500.000 €.

Dans la deuxième formule, le demandeur emprunte 500.000 € à une banque bulgare, et paie 150.000 € d’intérêts d’avance (plus les 60.000 €). La citoyenneté bulgare est obtenue également en cinq ans. C’est la formule retenue par 85% des demandeurs.

Mais Arton a lancé à la fin de l’année dernière une nouvelle formule, plus simple, qui permet d’obtenir la citoyenneté bulgare en deux ans seulement pour la modique somme de 280.000 € tout compris.

L’autre cabinet est Tsvetkova Bebov & Partners. Là, les faux émissaires de l’Indien ont mis en avant un problème : l’homme d’affaires a déjà demandé la citoyenneté britannique, mais elle lui a été refusée à cause de ses condamnations pénales. On leur a répondu que ce n’était pas parce qu’il avait été refusé au Royaume Uni qu’il le serait automatiquement en Bulgarie… Car « l'une des conditions pour obtenir la citoyenneté bulgare est que l'individu n'ait pas été reconnu coupable d'un crime délibéré, sauf si l’individu a été réhabilité », ce qui selon la loi bulgare veut dire que cette personne « n’a pas été reconnue coupable d’un autre crime au bout d’un certain temps depuis sa condamnation »…

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Le parti du peuple danois fait jeu égal avec les autres

Deux sondages sur les intentions de vote, au Danemark, pour les élections européennes, montrent une percée significative du parti du peuple danois, parti « d’extrême droite », anti-UE, anti-immigration, etc.

Selon un sondage Gallup, il serait carrément en tête, avec 15% des voix, devant les deux partis institutionnels (libéraux et sociaux-démocrates) qui seraient à 13-14%.

Selon un sondage Epinion qui, contrairement au précédent, retire les 31% de citoyens qui se tâtent, les libéraux seraient à 25%, devant les sociaux-démocrates (au pouvoir) et le parti du peuple danois à égalité à 22%...

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12 mars 2014

L’UE renforce son dispositif dictatorial

José Manuel Barroso et l’inévitable Viviane Reding ont présenté hier un nouveau dispositif visant à renforcer la dictature européenne sous couvert de garantir… l’Etat de droit.

Au cas où vous l’auriez oublié, l’Etat de droit a été gravement mis en péril par exemple lorsque des personnalités « d’extrême droite » sont arrivées au gouvernement en Autriche, ou quand le gouvernement hongrois a fait voter des lois plébiscitées dans le pays mais qui ne plaisent pas à Bruxelles. Et ce genre de situation risque de se renouveler, et même de plus en plus, et de pire en pire, si l’on en croit l’effroyable montée des populismes…

Jusqu’ici on brandissait l’article 7 du traité européen, qui permet de suspendre un Etat de ses droits de vote au Conseil européen pour « risque de violation grave » de l’Etat de droit. Mais c’est une sanction « nucléaire » qui ne peut être prise qu’en tout dernier ressort, disent Barroso et Reding : il faut un arsenal plus progressif.

En réalité, ceux qui brandissaient l’article 7 en ont été pour leurs frais, non pas parce que c’était une sanction trop lourde, mais tout simplement parce que les critères n’étaient absolument pas remplis. Il n’y a aucune violation de l’Etat de droit quand des gens sont démocratiquement élus et nommés ministres parce qu’ils font partie de la majorité, de même qu’il n’y a aucune violation de l’Etat de droit quand un gouvernement légitime fait voter par un Parlement démocratiquement élu des lois qui suscitent l’adhésion du peuple…

Le nouveau dispositif consiste précisément à pouvoir calomnier les gouvernements qui ne plaisent pas à Bruxelles, et à leur mettre des bâtons dans les roues, au nom de la défense d’un Etat de droit qui n’est en aucune manière mis à mal.

Le dispositif sera en trois étapes :

Dans un premier temps, la Commission européenne rassemble des informations et examine s’il y a des indications claires « d'une menace systémique envers l'État de droit ». Si oui elle entame un « dialogue » (sic) avec l’Etat en question… en lui transmettant un « avis Etat de droit » qui constitue un avertissement.

Si le problème n’est pas résolu – si l’Etat en question n’a pas obtempéré à l’ordre de Bruxelles – la Commission lui adresse une « recommandation Etat de droit », rendue publique, assortie d’un ultimatum.

L’ultimatum expiré, si l’Etat visé reste intraitable, la Commission demande l’application de l’article 7.

Autrement dit, la Commission européenne met en place un système qui, contournant l’article 7, permet quand même de vouer à la vindicte publique un Etat qui n’a rien à se reprocher.

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Les jeunes sont si fragiles…

Le décret pris en octobre dernier par le ministère du Travail était passé inaperçu, autant que la directive européenne qui contraignait l’Etat français à prendre ce décret. Le voici :

« Il est interdit, en milieu professionnel, d’affecter les jeunes à des travaux temporaires en hauteur lorsque la prévention du risque de chute de hauteur n’est pas assurée par des mesures de protection collective. »

Ce sont les arboriculteurs de l’Ardèche qui ont ainsi découvert, médusés, qu’ils ne pouvaient plus employer les jeunes de 16 à 18 ans qui se faisaient de l’argent de poche en ramassant les fruits. Car le décret interdit aux jeunes, au nom de leur protection, de monter sur un escabeau – à moins, semble-t-il, qu’il soit équipé d’un filet…

Bref, les arboriculteurs sont pénalisés, les jeunes sont pénalisés, à cause d’une de ces innombrables directives aussi imbéciles que grotesques, qui ne servent qu’à engraisser ceux qui les pondent.

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10 mars 2014

Le PPE plus Big Brother européiste que jamais

Le PPE a tenu son congrès en Irlande les 6 et 7 mars. Il a mis au point son « manifeste » pour les élections européennes et a choisi son candidat pour le poste de président de la Commission européenne.

Les participants avaient le choix entre deux hyper-européistes : le Français Michel Barnier, vice-président du PPE depuis 2006, commissaire européen entre 1999 et 2004 et depuis 2010 (et ministre avant et entre temps), et Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg de 1995 à 2013, président de l’eurogroupe de 2005 à 2013. Celui-ci l’a emporté haut la main.

Quant au Manifeste, il semble qu’il ne soit toujours pas disponible, en tout cas je ne le trouve pas sur internet. Selon Bruno Waterfield, le programme du PPE est de transformer l’UE en « une authentique union politique ».

« L’Europe est en crise depuis plus de cinq ans, dirait le Manifeste. Beaucoup de gens, surtout les jeunes, ne prévoient pas un avenir positif. L’euroscepticisme est croissant. » Or, « unis, nous pouvons être sûrs que les jeunes verront l’avenir avec optimisme, espoir et confiance ». Sic. Mais, pour cela, s’il faut l’union politique, il faut aussi combattre l’euroscepticisme par une intense propagande qui doit commencer par les écoles, afin de laver le cerveau des jeunes dès la plus tendre enfance : il faut lutter contre « l’ignorance » (sic), et donner aux enfants une « éducation à l’Union européenne dans les écoles à travers l’Europe afin de préparer la nouvelle génération aux défis à venir et pour favoriser une approche européenne ».

Angela Merkel a apporté « tout son soutien » à ce projet, disait-on à Dublin, parce qu’elle croit que des leçons sur l’Europe « contribuent à une identité européenne commune et à la connaissance de l’histoire »…

Naturellement, Jean-Claude Juncker est sur la même longueur d’onde : « J’y suis totalement favorable. La connaissance de l’Europe doit être approfondie dans les programmes scolaires. Il y a une ignorance des fondamentaux et cela a été évident pendant la soi-disant crise de l’euro » (sic).

Bruno Waterfield rappelle opportunément que Jean-Claude Juncker avait été surpris à dire qu’il « devait mentir » comme président de l’eurozone et que les décisions importantes ne pouvaient prises dans « la pénombre de pièces secrètes ». Il avait ensuite assumé ces propos : « Je suis prêt à être insulté comme étant insuffisamment démocrate, mais je veux être sérieux ; et quand ça devient sérieux, vous devez mentir. »

Bruno Waterfield conclut son article par la réaction de Nigel Farage : « Le PPE veut faire entrer les enfants dans un schéma unique de pensée toutes tailles ; après avoir détruit les économies nationales et perdu le débat politique, la police de la pensée de l’UE veut maintenant prendre en main l’esprit de vos enfants. »

(Le PPE, en France, c’est l’UMP. On remarque l’exquise discrétion de Jean-François Copé sur le sujet. Il était pourtant à Dublin…)

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06 mars 2014

L’Ukraine et l’UE

L’Union soviétique européenne et la Russie s’arrachent l’Ukraine. A l’issue du sommet extraordinaire de ce jour à Bruxelles, L’UE annonce qu’elle va signer l’accord d’association avec l’Ukraine, celui qui avait été refusé par le gouvernement ukrainien en novembre. L’UE a miraculeusement trouvé 11 milliards d’euros à déverser dans les poches des mafias ukrainiennes, alors qu’elle n’avait promis la première fois que 610.000 euros…

Le parlement autonome de Crimée a voté à l’unanimité une demande de rattachement du territoire à la Fédération de Russie, et le gouvernement de Crimée a annoncé un référendum pour le 16 mars prochain. L’Union soviétique européenne juge cette décision « illégale ». Sic.

On notera le propos de Laurent Fabius :

«Si vous admettez le principe qu’une région, dans n’importe quel pays, en contradiction avec les règles constitutionnelles de ce pays, peut se rattacher à un autre pays, cela veut dire qu’il n’y a plus de paix internationale ni de frontières assurées.»

Qu’a donc fait le Kosovo ?

Mais il y en a qui ont le droit, et d’autres qui ne l’ont pas. Cherchez pourquoi.

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26 février 2014

Allemagne : fin du seuil des 3%

La Cour constitutionnelle allemande a jugé anticonstitutionnel le seuil des 3% des suffrages exprimés exigé pour obtenir un élu aux élections européennes.

En 2011, la Cour avait déjà jugé inconstitutionnel le seuil de 5%, qui avait donc été abaissé.

Désormais il n’y aura donc plus de seuil pour les européennes.

L’argument de la Cour est que la loi enfreignait deux principes de la Constitution allemande : l'égalité des citoyens devant le droit de vote et l'égalité des chances entre partis : « La voix de chaque électeur doit en principe avoir le même pouvoir. » Le seuil de 5% pour les élections au Bundestag est néanmoins justifié par la nécessité du « fonctionnement » du Parlement, autrement dit par la nécessité d’obtenir une majorité stable. Or cet impératif ne joue pas pour les élections au Parlement européen, où les députés allemands à eux seuls ne peuvent pas garantir ou empêcher une majorité.

La nouvelle règle va permettre à un certain nombre de partis d’avoir (au moins) un député européen. Si elle avait été appliquée en 2009, pas moins de neuf partis auraient eu un député, au détriment de la CDU et du SPD.

Le parti anti-euro Alternative est donc assuré d’être représenté ; de même que, vraisemblablement, les Republikaner, ce qui pourrait faciliter la constitution d’un groupe des droites nationales (il faut des représentants de sept pays).

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21 février 2014

« Nobody for président »

Le secrétaire général du groupe des Conservateurs et Réformistes européens au Parlement européen, Daniel Hannan, a tenu une conférence de presse hier pour annoncer le nom de son candidat au poste de président de la Commission européenne. Et ce fut pour annoncer… qu’il ne présenterait pas de candidat : « Nobody for président ».

La participation à ce processus, a expliqué Daniel Hannan, ne ferait que légitimer la vision fédéraliste du super-Etat européen, qui est peu ou prou celle de tous les candidats, dont les principaux sont interchangeables. Or « il n’existe aucune preuve d’une demande populaire d’attribution de postes plus pan-européens ».

Bien au contraire.

Daniel Hannan a produit un sondage réalisé par ComRes en Pologne, Espagne, Italie, Allemagne, France et Royaume-Uni. Il apparaît que 65% des citoyens de ces pays n’ont jamais entendu parler de Martin Schulz (le candidat socialiste, président du Parlement européen), 66% n’ont jamais entendu le nom de Jean-Claude Juncker, probable candidat du PPE, qui était encore le mois dernier président de l’eurogroupe et a été Premier ministre du Luxembourg pendant près de 20 ans, 84% n’ont jamais entendu parler de Guy Verhofstadt, le candidat libéral, Premier ministre de Belgique pendant dix ans avant de devenir président du groupe ALDE. Le sondage montre aussi que les gens trouvent que leur pays a déjà trop cédé de pouvoirs à l’UE (55% contre 25%), que l’UE n’est pas en phase avec eux (67% contre 19%), que l’UE va dans la mauvaise direction (60% contre 24%).

Le président du groupe, Martin Callanan, a déclaré que cette absence de « démos » européen signifiait que toute tentative de faire élire au suffrage universel européen le président de la Commission européenne serait illégitime : « Est-ce que vous croyez qu’un Danois, là-bas, va se dire : est-ce que je préfère Jean-Claude Juncker pour être président de la Commission européenne, ou Martin Schulz ? Nous vivons dans une bulle, ici à Bruxelles. Nous nous intéressons au sujet, nous le connaissons. Mais, vraiment, dans le monde au-dehors, il est difficile de croire que plus d’un micro-pourcentage de la population peut réellement baser son vote sur des considérations sérieuses concernant les candidats trans-européens… »

Non seulement le groupe ne présentera pas de candidat, mais en outre il ne publiera pas non plus de programme. Parce qu’il est une alliance de partis et que chacun a son propre programme. Le groupe (actuellement de 58 députés) a été constitué en 2009 par les conservateurs anglais et les tchèques de l’ODS qui ont quitté le PPE, et qui ont été rejoints par divers députés, notamment les Polonais du PiS.

Cela n’empêchera pas les députés du groupe de participer aux débats, et d’exiger de participer aux débats sur la présidence de la Commission, a souligné Martin Callanan.

D’autre part, le groupe Europe de la liberté et de la démocratie (35 députés), piloté par les anti-UE anglais de l’UKIP (Nigel Farage), ne présentera pas non plus de candidat.

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18 février 2014

Viviane Reding prédit une zone euro fédérale

L’ineffable et toujours vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding a prononcé hier un discours, hier, à Cambridge, dans lequel elle en a appelé aux Etats-Unis d’Europe, en commentant le discours de Churchill qui à Zurich en 1946 prévoyait la constitution des Etats-Unis d’Europe… sans l’Angleterre. « De mon point de vue personnel, a-t-elle dit, la zone euro devrait devenir les Etats-Unis d’Europe. Comme Winston Churchill, je crois que le Royaume Uni n’en fera pas partie, mais il devrait rester un allié proche de la zone euro fédérale, avec laquelle il continuera de partager un marché commun, une politique commerciale commune et, espérons-le, un programme commun de sécurité. »

Il va de soi que ce genre de prévision est évidemment contraire au traité européen. Une fois de plus on voit comment les eurocrates considèrent les traités qu’ils imposent aux peuples.

Mais si l’on peut vraiment envisager une « zone euro fédérale », c’est, dit-elle, parce que les pays de la zone ont fait un bond « extraordinaire » en termes d’intégration en raison de la crise économique. Citant les pouvoirs qu’a désormais la Commission d’analyser les budgets nationaux avant les parlements, et les projets d’union bancaire, elle a remarqué qu’« il y a quelques années personne n’aurait imaginé que les Etats membres puissent être prêts à céder une telle somme de souveraineté ».

De là à penser que la crise a été organisée par les eurocrates…

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17 février 2014

Dans le train-train de la dictature européenne

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, considère qu’il serait « extrêmement difficile, voire impossible », qu’une Ecosse indépendante puisse devenir membre de l’UE.

Questionné sur l’Ecosse par la BBC, il n’a pas voulu répondre sur l’Ecosse mais faire une remarque générale, ce qui est encore pire :

« Je crois qu’il sera extrêmement difficile, voire impossible, qu’un nouvel Etat membre, issu d’un de nos pays, obtienne l’agrément des autres. »

Or AUCUN Etat, à ce jour, n’a fait la moindre objection à la perspective d’une Ecosse indépendante rejoignant l’UE – considérant que c’est déjà une vexation suffisante qu’un Etat qui était une province de l’UE ait besoin d’accomplir toutes les démarches d’adhésion à l’UE.

Comme Barroso n’avait aucun argument à produire, il en a inventé un particulièrement absurde : l’Espagne n’a pas reconnu l’indépendance du Kosovo… (Appel du pied au gouvernement espagnol pour qu’il fasse peur aux Catalans…)

Bref, la Turquie peut faire partie de l’UE, mais pas l’Ecosse…

Le référendum aura lieu cet automne, le 16 septembre.

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11 février 2014

Leur arrogance

Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, participait hier à une conférence organisée par l’Union européenne, intitulée « Citizen’s dialogue » : Dialogue des citoyens. Sic. Ça ne s’invente pas. Elle en a profité pour affirmer que les citoyens anglais sont incapables de prendre une « décision éclairée » sur l’appartenance ou non de leur pays à l’UE, tant le débat britannique sur l’UE est « faussé ». Voici exactement ce qu’elle a dit :

« Vous êtes sur le point d’avoir (à prendre) peut-être une décision nationale ? Est-ce ce que les gens auxquels on demande de voter savent à propos de quoi ils vont voter ? Le fait est que, souvent, je vois présentée une vérité complètement déformée et alors comment voulez-vous que les gens prennent une décision éclairée ? Tout simplement ils ne le peuvent pas. »

Et encore :

« Il n’y aura pas de rapatriement de pouvoirs européens. Ce n’est pas notre problème, ce n’est pas nous qui sommes demandeurs. Vous êtes ou bien dedans ou bien dehors. »

A la BBC, elle a été encore plus tranchante sur le rapatriement de compétences : « Ce n’est pas possible. Vous les prenez toutes, ou vous les laissez toutes. »

Et enfin, pour montrer que le débat n’a pas de sens puisque de toute façon ce ne sont pas les Britanniques qui décident :

« Le Parlement le plus puissant en Europe est le Parlement européen : 70% des lois de ce pays sont co-décidées par le Parlement européen. »

Co-décidées ? En fait, son rôle est simplement de ratifier les décisions de la Commission européenne… Le Parlement européen n’a quasiment aucune autorité. C’est la Commission qui décide de tout. La Commission de Viviane Reding, qui méprise les députés européens autant que les citoyens.

(Telegraph, Mail)

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10 février 2014

Moscovici, européiste frénétique

Que faut-il faire face à la montée des partis eurosceptiques ? Il faut faire davantage d’Europe. On connaît le refrain. S’il y a des eurosceptiques ce n’est pas parce qu’il y a trop d’Europe mais parce qu’il n’y a pas assez d’Europe. Cet argumentaire ubuesque paraissait avoir du plomb dans l’aile, ces derniers temps. Mais Pierre Moscovici le reprend à son compte, dans une interview à l’agence Reuters, et en fait, pour la zone euro, une resucée flamboyante. La zone euro doit avoir un budget propre, un président permanent, etc. :

« La montée des partis eurosceptiques ne doit pas constituer un frein à l'intégration et la construction de la zone euro. La zone euro doit être plus intégrée, la zone euro doit être plus forte pour que l'adhésion des citoyens à ce qui est leur monnaie unique se renforce encore. C'est le moment d'accélérer... »

Accélérer la course à l’abîme, en se bouchant les oreilles pour ne pas entendre les peuples.

On remarquera que cette interview est publiée dans la catégorie "Business News".

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Il manque des milliers de médecins en Roumanie

La Roumanie est confrontée à une crise sanitaire, parce qu’il lui manque des milliers de médecins. Des médecins qui existent, mais qui sont ailleurs. Le président de l’ordre roumain des médecins, Vasile Astarastoe, déclare au Guardian que le nombre des médecins hospitaliers est tombé de 21.400 à 14.400 depuis 2011, quand ils ont eu le droit de s’installer partout dans l’Union européenne…

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07 février 2014

Une fois de plus, la Cour constitutionnelle allemande…

Chaque fois que l’on demande à la Cour constitutionnelle allemande si telle nouveauté de l’UE est conforme à la Constitution du pays, elle finit par bredouiller que ça paraît bien contraire à la Constitution (ce que tel ou tel juge constitutionnel a claironné dans la presse) mais que finalement, etc., on peut tolérer, mais ce sera la dernière fois, etc.

Cette fois-ci, la question était celle de la compatibilité du programme de rachat de dettes des Etats membres par la BCE avec le traité européen.

La Cour déclare qu'à son avis c'est contraire au traité, mais comme elle déclare aussi ne pouvoir s'occuper que des affaires intérieures allemandes, elle va demander à la Cour de justice européenne de trancher. Or chacun sait dans quel sens la Cour européenne va trancher… Ce qui permettra à l’Allemagne de dire le 18 mars qu’elle participe au Mécanisme européen de stabilité, et à sa Cour constitutionnelle de s’en laver les mains…

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Le spectaculaire rapport anti-UE de Gert Wilders

Gert Wilders avait demandé à un groupe britannique de consultants, Capital Economics, une étude sur l’impact économique qu’aurait la sortie des Pays-Bas de l’UE.

Le verdict est que l’économie néerlandaise… gagnerait entre 1.000 et 1.500 milliards d’euros à l’horizon 2035.

L’étude de 164 pages ajoute que l’appartenance des Pays-Bas à l’eurozone est un frein pour l’économie du pays et que sa sortie de l’UE permettrait aux entreprises d’économiser 20 milliards d’euros par an, et à l’Etat 240 milliards sur 20 ans.

Profiter de la situation pour réécrire les lois sur l’immigration réduirait la dépense publique de 7,5 milliards supplémentaires.

Le rapport ne néglige pas le fait que la sortie de l’UE produirait des turbulences et sans doute une dégradation de la note de crédit du pays, mais considère que ces coûts seraient « modestes et gérables ».

Gert Wilders s’est évidemment empressé de faire connaître cette étude, soulignant que la sortie des Pays-Bas de l’UE ferait gagner 10.000 € à chaque famille.

19:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

En Suisse aussi, l’argument apocalyptique

Dimanche a lieu en Suisse une votation visant à instaurer une limitation de l’immigration, par un système de quotas.

L’initiative émane de l’UDC, et naturellement elle est combattue par tout ce que la Suisse compte de dévots de la pensée  unique (y compris les évêques, comme d’habitude).

Les opposants ont trouvé un argument massue : si le oui l’emporte, ce sera une catastrophe sans précédent.

Je ne sais pas si l’argument a déjà servi en Suisse aussi souvent que chez nous, mais en tout cas il reprend du service.

Quelle catastrophe ? Eh bien, limiter l’immigration, c’est s’en prendre à la liberté de circulation. Or la liberté de circulation fait partie de l’accord Suisse-UE. Cet accord précise qu’il devient caduc dès qu’une des clauses est violée. Par conséquent, si le oui l’emporte, la Suisse sera exclue du marché unique. Ce qui provoquera une catastrophe économique…

Il semble que cet argument surréaliste porte, puisque les sondages donnent le oui nettement perdant, alors qu’une grande majorité de Suisses souhaite évidemment limiter l’immigration.

18:43 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

05 février 2014

Lampedusa etc. : 325 % de plus

En 2013, 42.925 migrants ont atteint l’Italie (essentiellement par Lampedusa, et la Sicile). C’est une hausse de 325% par rapport à 2012.

Et 2014 commence sur les chapeaux de roue : il y en a eu plus de 2.000 en janvier, contre 217 en janvier 2013: 10 fois plus...

01 février 2014

A propos du « rapport Lunacek »

Mardi prochain devrait être voté au Parlement européen le « rapport Lunacek », à savoir un projet de résolution demandant « une feuille de route de l’UE contre l’homophobie et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ».

Contrairement à ce que je lis ici et là, ce projet n’est pas « pire » que le « rapport Estrela » qui fut rejeté in extremis en décembre dernier. Loin de là.

Le « rapport Lunacek » (du nom de la lesbienne verte Ulrike Lunacek), qui est un des… 23 textes qui seront soumis au vote mardi, est une litanie rituelle du lobby LGBTI faisant pression pour obtenir toujours plus de « droits » et un privilège de protection, de considération, etc.

Le texte constate (dans l’exposé des motifs) que la France est un des cinq pays de l’UE au top de la reconnaissance des droits LGBTI, pour ce qui est de la lutte contre les discriminations.

Mais il faut aussi que l’UE s’engage sur le droit des LGBTI à avoir des enfants.

C’est là qu’on voit toute la différence entre le rapport Estrela et le rapport Lunacek (tous deux imbibés de l’idéologie du genre) : le premier demandait à l’UE de reconnaître le droit des femmes de tuer leurs enfants, le second demande à l’UE de reconnaître le droit aux LGBTI d’avoir des enfants…

Mais l’un et l’autre « droits » ne font pas partie des compétences de l’UE (du moins en l’état du traité).

30 janvier 2014

Malte a plié devant la toute-puissante Commission

Le gouvernement maltais, « soumis à une terrifiante pression », selon les termes d’un Maltais qui a participé aux discussions, a cédé aux menaces de la Commission européenne : pour pouvoir acheter un passeport maltais, il faudra pouvoir justifier d’une résidence de douze mois sur l’île.

Il convient de rappeler que dans un premier temps la Commission européenne avait déclaré qu’elle ne pouvait rien contre l’initiative de Malte car la délivrance des passeports relève de la souveraineté nationale des Etats membres.

Mais elle s’était bientôt ravisée, au point de constituer un dossier afin de faire condamner Malte par la Cour de Justice de l’UE.

Car il ne sera pas dit qu’il soit laissé quoi que ce soit aux souverainetés nationales…

16:59 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : malte

28 janvier 2014

François Hollande ne connaît pas la Constitution

Lors de sa conférence de presse commune avec son homologue turc Abdullah Gül, hier à Ankara, François Hollande a mollement répondu sur les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Le moment ne se prêtait certes pas à un propos enthousiaste, à quelques mois des élections européennes, alors que l’immense majorité des Français ne veut pas de la Turquie dans l’UE.

C’est pourtant lui qui a levé le veto sur le chapitre de la politique régionale. Mais pour les autres… Il y a ceux qui devraient être discutés, a-t-il dit de façon très peu diplomatique, « précisément ceux qui concernent les sujets qui en ce moment posent question à la Turquie – la séparation des pouvoirs, les droits fondamentaux, la force de la loi, la justice… » Et là il a osé dire qu’il n’y pouvait rien car c’était d’abord à Chypre de lever son propre veto…

Mais c’était un prétexte pour dire qu’il ne ferait rien. Et à l’intention des électeurs français il a ajouté qu’on ne sait pas quand le processus, qui « doit être continué, avec les  sujets plus difficiles, forcément plus difficiles », arrivera à son terme… Ce sera forcément dans longtemps, et de toute façon, « ce sera en France de toute manière soumis à référendum : donc inutile d’agiter quelque peur que ce soit, le peuple français de toute manière aura le dernier mot. »

François Hollande dit qu’il y aura « de toute façon » un référendum. Comme si cela allait de soi. Parce qu’il a le souvenir qu’on a ajouté dans la Constitution que toute nouvelle adhésion ferait l’objet d’un référendum.

Oui, cela, c’était en 2005. C’est Jacques Chirac qui a ajouté cela à la Constitution, pour rassurer les Français alors qu’il donnait une forte impulsion aux négociations Turquie-UE.

Mais en 2008 Nicolas Sarkozy a modifié à son tour cet article 88-5. Il a ajouté qu’au lieu du référendum on pouvait demander l’avis du Congrès…

Donc il n’y aura pas « de toute façon » un référendum. Et Hollande ne le sait pas. De toute façon il s’en moque car il ne sera plus président depuis longtemps…

27 janvier 2014

Le nouveau logo du Conseil européen

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Ce logo a coûté 60.000 €.

Ça fait près de 5.500  € chaque trait, ou morceau de trait gris.

C’est le nouveau logo du Conseil européen (des sommets des dirigeants européens à Bruxelles). La cage grise évoque le nouveau siège du Conseil, qui devrait être inauguré cette année, et qui aura coûté au moins 315 millions d’euros (et non moins de 240 comme prévu).

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13:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (5)

L’Alternative pour l’Allemagne décolle (dans un sondage)

Selon un sondage réalisé par l’institut Emnid et publié hier par Bild am Sonntag, 7% des citoyens allemands auraient l’intention de voter pour le parti eurosceptique et anti-euro Alternative pour l’Allemagne aux élections européennes.

Il faut obtenir 3% des voix pour avoir des députés en Allemagne, tant au Bundestag qu’au Parlement européen. Lors des dernières législatives, qui étaient sa première élection, Alternative pour l’Allemagne était restée en dessous des 3%.

13:01 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

24 janvier 2014

Ce qui s’appelle botter en touche

Andrej Babis, le milliardaire slovaque président du parti « Action des citoyens mécontents », pressenti pour devenir ministre des Finances de la République tchèque (il a créé la surprise aux élections d’octobre, obtenant 47 sièges au Parlement : c’est le deuxième groupe), a déclaré :

« Que notre pays adopte l’euro ne me pose certainement aucun problème, mais, bien sûr, sans prendre de responsabilité pour la Grèce ou l’Espagne. »

15:54 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)