18 juillet 2014

Embêter ces salauds d’Anglais à tout prix…

D’abord Martin Schulz a dit qu’il n’était pas question d’admettre comme commissaire européen l’homme présenté par le gouvernement britannique, Lord Hill, parce que c’est un « anti-européen ».

De bonnes âmes ont fait remarquer à Martin Schulz que le lord en question, à l’aune des critères britanniques, n’était pas anti-européen. En fait, ce récent lord est surtout opportuniste, et il est si fier d’être nommé à un poste européen qu’il s’est dit aussitôt impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

Mais voilà une nouvelle difficulté. Le lobby anti-lobbies dénommé Corporate Europe Observatory a découvert que Lord Hill avait été partie prenante d’organismes de lobbying auprès des institutions européennes. On sait que le lobbying est légal et se fait au grand jour à Bruxelles. Mais les chiens de garde (selon l’excellente expression anglaise) de la « transparence » rappellent qu’on ne peut pas occuper un poste de commissaire européen si on est impliqué dans le lobbying. En fait Lord Hill a revendu les parts qu’il avait dans les entreprises en question. Mais ça ne fait rien : « Avoir tardivement (sic) vendu ses parts ne suffit pas, les ex-lobbyistes ne doivent pas avoir de place dans la Commission de Juncker, qui s’est engagé à nettoyer le lobbying. »

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17 juillet 2014

Les grotesques de l’UE

Les dirigeants européens étaient réunis hier à Bruxelles pour nommer le « Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » et le président du Conseil européen. Mais ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord et se sont donnés rendez-vous fin août, où il pourrait se produire de nouvelles premières : des élections à la majorité qualifiée, comme cela vient de se produire pour le président de la Commission.

Le poste de haut représentant machin-bidule doit revenir à une femme de gauche, au nom des arcanes de la très particulière démocratie de l’UE. Or, ça tombe bien, l’Italie a ça en stock : sa nouvelle ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, qui en outre a l’avantage d’être plus regardable que la baronnette Ashton (laquelle avait l’avantage d’avoir commencé sa carrière dans un groupuscule financé par l’URSS). Mais les Baltes et les Polonais ne veulent pas de la Mogherini, parce qu’elle n’est pas assez… hostile à Poutine. La présidente de Lituanie a dit qu’il n’était pas question de nommer une personnalité « pro-Kremlin »… En deuxième choix il y avait la Bulgare Kristalina Georgieva. Ah oui mais non : elle est cataloguée à droite…

Pour ce qui est du président du Conseil européen, ce doit être une femme, a martelé François Hollande (comme pour le Haut représentant), et forcément de gauche, a ajouté… Angela Merkel. Fort bien, il y a Helle Thorning-Schmidt, Premier ministre danois, présidente du parti social-démocrate. Mais de nombreux dirigeants de droite commencent à trouver qu’on en fait un peu beaucoup pour la gauche et ont donc bloqué cette candidature…

Pour ce qui est de la composition de la Commission européenne, on est aussi dans l’impasse. La Commission dans son intégralité doit être auditionnée en septembre par le Parlement européen. Or non seulement Jean-Claude Juncker n’a toujours aucun commissaire, mais il en est encore à implorer les Etats membres de proposer plusieurs candidats, surtout des femmes, pour qu’il puisse obéir au diktat du Parlement européen (qui exige au moins 10 femmes sur 28).

Et ce n’est pas la seule exigence du Parlement européen. On sait que David Cameron a proposé Lord Hill. Mais Martin Schulz, du haut de son perchoir, a prévenu que les députés n’accepteraient pas un eurosceptique : « Je ne peux pas imaginer Hill, dont les vues – si tant est qu’il en ait – sont radicalement anti-européennes, obtenir une majorité au Parlement européen. » Cela dit, le même Schulz a déclaré le lendemain : « Des amis m’ont dit aujourd’hui que M. Hill est plutôt pro-européen à l’aune des critères britanniques. J’en suis très heureux. » Et il a ajouté que le lord avait donc de bonnes chances d’être confirmé lors des auditions…

Certes, pendant qu'ils disent n'importe quoi, ils ne font pas de bêtises...

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15 juillet 2014

Chez les Anglais

David Cameron a remanié son gouvernement. Le fait principal est que son ministre des Affaires étrangères, William Hague, devient président du groupe des députés conservateurs aux Communes, et qu’il est remplacé par le ministre de la Défense Philip Hammond. Ce qui est une surprise.

William Hague est connu comme « eurosceptique ». Mais son remplaçant ne l’est pas moins. L’an dernier, il avait déclaré que s’il n’y avait pas de réforme en profondeur de l’UE, et s’il y avait un référendum, il voterait pour la sortie de l’UE.

D’autre part, Jean-Claude Juncker avait dit à David Cameron que le Royaume Uni améliorerait ses chances d’obtenir un super-poste de commissaire européen s’il présentait une femme. Ce matin, David Cameron a annoncé qu’il nommait Lord Hill…

Jonathan Hill, baron d’Oareford (depuis 2010) est l’actuel président de la Chambre des lords, chancelier du duché de Lancastre, et président du groupe conservateur de la chambre des lords (et néanmoins inconnu du grand public).

Le mois dernier, il affirmait qu’il refuserait de devenir commissaire européen si on le lui demandait.

Aujourd’hui il se dit « passionné par l’énorme responsabilité d’avoir l’opportunité de jouer un rôle dans la réforme de l’UE » et impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

Pas très digne, quand même, pour un lord…

18:43 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

Non-information

Le Parlement européen a ratifié le choix de Jean-Claude Juncker comme président de la Commission européenne.

Ah si, une petite information quand même : les socialistes français se sont abstenus, alors que le gouvernement socialiste avait fait le choix de Juncker…

18:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

11 juillet 2014

Elles exigent

Les 9 femmes commissaires européens ont écrit comme un seul homme à Jean-Claude Juncker pour exiger qu’il y ait au moins 10 femmes dans la future Commission de 28 membres. Et elles sont bien aimables de ne pas exiger la parité parfaite 14-14, qui est pourtant une exigence idéologique du moment.

Le Parlement a déjà fait savoir qu’il voterait contre la Commission s’il n’y avait pas assez de femmes.

Cela devrait paraître absolument surréaliste, mais il se trouve que c’est le principal problème de Juncker. Le problème de l’Europe, c’est de contraindre les gouvernements des Etats membres à nommer une femme comme commissaire. Car ils nomment presque tous un homme.

Mais s’ils proposent tous une femme il n’y aura que des femmes. Juncker devra-t-il obliger certains pays à nommer une femme ? Mais n’est-ce pas une discrimination ?

Eh non, ce n’est pas facile d’être président de la Commission européenne. Même quand on ne l’est pas encore…

Addendum

Du coup Elisabeth Guigou reprend espoir...

12:27 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

10 juillet 2014

Juncker ne manque pas d’air

Au cours de son audition devant le groupe de Nigel Farage, Jean-Claude Juncker a montré non seulement qu’il avait compris les eurosceptiques, mais qu’en fait il était parfaitement d’accord avec eux :

« Je ne crois pas aux Etats-Unis d’Europe… Je ne suis pas fédéraliste au sens anglais du terme… Je ne suis pas quelqu’un qui veut renforcer le centre de façon stupide au détriment des Etats membres… Il n’existe pas de peuple européen… »

Etait-ce de l’humour ? Non, ce n’est pas son genre. C’était une façon de montrer tout son mépris.

16:38 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

09 juillet 2014

Petits arrangements entre amis européistes, suite sans fin

Jean-Claude Juncker, futur président de la Commission européenne, s’exprimant hier devant les députés européens du groupe socialiste, leur a promis que le poste de commissaire aux Affaires économiques et monétaires (le plus prestigieux) reviendrait à un socialiste – puisque les socialistes l’ont fait président.

Le poste pourrait revenir à Pierre Moscovici. Mais il y a aussi le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem sur les rangs. Dijsselbloem est l’actuel président de l’eurogroupe. Et une douzaine d’autres pays présentent un candidat, dont les deux tiers sont socialistes.

Martin Schulz, président socialiste du Parlement européen élu par les amis de Juncker, a dit à son ex-rival et théoriquement toujours opposant politique, en le tutoyant : « Tu n’es pas encore le président de la Commission européenne. Tu postules pour avoir le mandat de former cette Commission. Notre collègue a dit que tu étais l’homme du Conseil. A partir de maintenant tu es l’homme du Parlement. »

Cela dit, selon Die Welt, Juncker est « très inquiet » en voyant les noms des candidats commissaires qui lui sont proposés par les gouvernements des Etats membres. Car ce sont presque tous des hommes. Or le Parlement européen rejettera la Commission si elle ne compte pas assez de femmes…

15:42 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

08 juillet 2014

Les euromaniaques se serrent les coudes

La tradition selon laquelle les présidences et sous-présidences de commissions du Parlement européen sont distribuées en fonction de l’importance des groupes a été enterrée cette fois-ci, afin de ne pas permettre aux affreux europhobes de détenir de tels postes.

Ainsi devait revenir au groupe de Nigel Farage et Bepe Grillo la présidence de la commission des pétitions, ce qui allait de soi puisque le groupe est précisément intitulé Europe de la liberté et de la démocratie directe. Mais le PPE, les socialistes et les libéraux se sont unis pour rejeter la candidate de ce groupe et imposer une européiste libérale.

« Les groupes europhiles ont de nouveau démontré leur peur de la démocratie, leur haine des points de vue minoritaires, et leur clair rejet de la transparence », a déclaré Nigel Farage.

Il en a été de même pour les vice-présidences.

Bernd Lucke, qui devait devenir vice-président de la commission des affaires monétaires, a été rejeté. Et Beatrix Storch a été de même évincée de la vice-présidence de la commission des droits des femmes. Tous deux sont des élus du parti anti-euro allemand, dont Bernd Lucke est le président, et sont membres du groupe ECR des conservateurs britanniques.

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07 juillet 2014

Le Royaume Uni devant la France avant 2020

Selon une étude prospective des économistes du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), le Royaume Uni (s’il reste uni…) devrait devenir la deuxième puissance économique de l’Union européenne avant 2020, comblant ainsi le fossé entre la France et l’Allemagne.

Pourtant le Royaume Uni a le lourd handicap de ne pas être dans la zone euro…

15:38 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

04 juillet 2014

Amusant

Selon le Süddeutsche Zeitung, le groupe des Conservateurs et réformistes au Parlement européen (ECR, créé et dominé par les conservateurs britanniques), propose Bernd Lucke comme vice-président de la commission des affaires monétaires.

Bernd Lucke est le président du parti anti-euro Alternative pour l’Allemagne.

Le groupe ECR étant désormais le troisième groupe du Parlement, il doit normalement obtenir une vice-présidence de cette commission.

Mais le député Vert (allemand) de la commission, Sven Giegold, a immédiatement déclaré que le représentant d’un parti prônant la sortie de l’euro ne devait se présenter à un tel poste…

16:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

02 juillet 2014

Mouton noir

Le Parlement européen a élu hier ses 14 vice-présidents. Il y avait 15 candidats. Tous les candidats ont donc été élus sauf un. Le « cordon sanitaire » a fonctionné : tous les groupes ont au moins un vice-président (le PPE en a 6 !) sauf le groupe ELDD (Europe de la liberté et de la démocratie directe) de Farage et Grillo…

15:29 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

01 juillet 2014

Toujours Schulz

Comme prévu, le Parlement européen a « réélu » Martin Schulz comme président.

Président socialiste « réélu » par la droite et la gauche pour deux ans et demi, selon la très particulière conception qu’on se fait de la démocratie au Parlement européen.

On remarque toutefois que le PPE, le groupe socialiste et les libéraux comptent 479 députés, et que Schulz n’a obtenu que 409 voix. Parmi les manquants il y a manifestement un certain nombre de députés CDU/CSU qui n’étaient pas d’accord avec cet arrangement selon lequel on fait rempiler le socialiste Schulz parce qu’on a mis le PPE Junker à la présidence de la Commission…

C’est en effet la première fois que l’alternance des deux ans et demi au perchoir n’est pas respectée…

15:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

30 juin 2014

Dans la presse européenne…

Le rédacteur en chef économique du Frankfurter Allgemeine Sonntagzeitung, Lisa Nienhaus, écrit que Cameron « a fait exactement ce qu’il fallait faire. Il n’a pas seulement gagné le cœur des Britanniques, mais aussi des citoyens de nombreux autres pays qui s’inquiètent de ce qui va finalement rester de l’Union européenne : une entité bureaucratique qui offre une thérapie occupationnelle et des opportunités de discours d’adieux pour des politiciens vétérans. En ce sens, Cameron est le plus grand pro-européen de tous les chefs d’Etat et de gouvernement. (…) Ceux qui en Allemagne partagent ce point de vue – et ils sont nombreux – doivent soutenir le Royaume-Uni pour qu’il joue un plus grand rôle dans l’UE. Nous avons besoin de plus de Cameron, pas de moins. »

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel écrit quant à lui dans La Repubblica : « Si nous ne parvenons pas, dans les prochaines années, à moderniser l’Europe, à la rendre moins bureaucratique, à respecter les responsabilités nationales, régionales et municipales, une grande majorité de bourgeois britanniques, poussés par l’Ukip, voteront contre l’Europe. (…) La sortie du Royaume-Uni de l’UE serait le signal du début de la fin du projet européen. »

Dans le Sunday Times, l’éditorialiste Dominic Lawson considère que « si l’économie britannique continue de croître de façon constante et que la zone euro montre des signes de fragmentation nécessitant une intervention chirurgicale, alors Cameron aura besoin de davantage qu’un succès de négociations cosmétiques comme argument pour la poursuite d’une adhésion à un club dont les cotisations semblent plus onéreuses chaque année qui passe. »

(Via Open Europe)

18:12 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

27 juin 2014

Cameron et Orban : du nouveau dans l'UE

Jean-Claude Juncker a été élu sans surprise président de la Commission européenne par les 28. Puisque l’Italie s’y était ralliée, puis la Suède, puis les Pays-Bas…

Mais ce qui est nouveau est que pour la première fois dans l’histoire de la construction européenne il n’y a pas eu de consensus. Pour la première fois leur Europe n’a pas été unie. Pour la première fois il a fallu au vote.

Grâce à David Cameron, qui a tenu jusqu’au bout. Et grâce à Viktor Orban, qui l’a accompagné.

Depuis que les sceptiques s’étaient ralliés à Juncker, la presse ne cessait de parler de « l’humiliation » de Cameron s’il s’entêtait, puisqu’il allait « perdre », et même « perdre la face ».

Je ne vois vraiment pas du tout en quoi il serait humilié pour avoir tenu ce qui est sa ligne politique. Je lisais aussi quelque part ce matin que ce qui était quand même étrange était que Cameron allait être plus populaire en Angleterre après sa « défaite »… Mais il est évident que c’est pour lui, et pour l’Europe, une victoire politique d’avoir montré que, non, il n’y a pas de fatalité eurocratique. (Et en plus, sur le plan intérieur britannique, face à l’Ukip, il n’avait vraiment pas le choix…)

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24 juin 2014

Petits arrangements au sommet de l’UE : y a de l’eau dans le gaz

L’arrangement qui a finalement été conclu entre les principaux partis et les principaux pays de l’UE est que l’on met le PPE Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, et le socialiste Martin Schulz à la présidence du Parlement européen. Ainsi les deux principaux candidats à la présidence de la Commission ont-ils une présidence…

Mais il y a toujours des empêcheurs de tourner en rond dans le pot de confiture. Du coup le joli scénario a des ratés.

D’un côté, il y a évidemment les très méchants Anglais qui ne veulent catégoriquement pas de Juncker. Et qui menacent d’exiger un vote, ce qui n’a jamais existé. Adieu le merveilleux consensus qui présidait jusqu’ici… Et si Juncker est élu, Cameron menace d’organiser plus rapidement que prévu un référendum par lequel le Royaume Uni pourrait quitter l’UE… Ce qui provoque des remous. Il y a ceux qui disent : que les rosbifs s’en aillent, on n’en a rien à cirer ; et il y a ceux qui disent : si les Anglais s’en vont, c’est une catastrophe.

Et de l’autre côté il y a maintenant… la CDU ! Les députés allemands de la chancelière se rebiffent. Parce que jusqu’ici on alternait la présidence du Parlement, et qu’il n'y a donc pas de raison que Martin Schulz soit président deux demi-mandats de suite...

Combat de catch à suivre…

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Marine Le Pen et Geert Wilders en panne

Marine Le Pen et Geert Wilders n’ont pas réussi à constituer un groupe au Parlement européen. C’est le parti polonais Congrès de la nouvelle droite (4 élus) qui a fait coincer l’affaire. Ou du moins sa perception par les autres. Les raisons varient selon les sources. Selon certains c’est d’abord Geert Wilders qui ne voulait pas d’élus d’un parti « homophobe ». Selon d’autres Marine Le Pen ne voulait pas d’élus d’un parti dont le président voudrait enlever le droit de vote aux femmes. Selon le porte-parole du Congrès de la nouvelle droite, c’est parce que Geert Wilders ne supporte pas que le parti polonais soit contre le libéralisme économique…

Marine Le Pen et Geert Wilders disent que ce n'est que partie remise. Mais leurs alliés autrichiens (FPÖ) et italiens (Ligue du Nord) pourraient aller voir ailleurs...

16:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

23 juin 2014

Matteo Renzi est un eurofrénétique (bien sûr)

L’Italie exercera la présidence tournante du Conseil européen à partir du 1er juillet.

Matteo Renzi donne une interview au Telegraph, qui titre : « L’Italie fera pression pour aller vers les “Etats-Unis d’Europe” quand elle tiendra la présidence européenne ».

Et il déclare : « Pour l’avenir de mes enfants, je rêve, pense et travaille pour les Etats-Unis d’Europe. » Et il en appelle à de « courageux dirigeants » qui permettent d’atteindre ce but. (Cameron a dû apprécier…)

Dans une interview au Monde, le 30 mai dernier, Matteo Renzi avait dit en passant (après avoir cité le service civil et Erasmus) : « les Etats-Unis d’Europe qui restent mon horizon ».

Inutile d’ajouter que les européistes de tout poil sont émoustillés : Renzi est le seul dirigeant européen à oser parler encore d’Etats-Unis d’Europe.

16:23 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (5)

21 juin 2014

Ils ne se rendent même plus compte

François Hollande est très fier d’avoir réuni les chefs des gouvernements sociaux-démocrates de l’UE et d’annoncer à l’issue de la réunion qu’ils sont unanimes pour soutenir la candidature de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

Ainsi les gouvernements de gauche sont unanimes pour soutenir le candidat de droite.

Et c’est comme cela qu’ils vont réconcilier les citoyens avec la politique…

Ils sont tellement aveuglés par l’idéologie européiste qu’ils ne se rendent même plus compte de l’incongruité politique de leur décision.

Il y a toutefois une véritable information dans cette annonce : c’est que Matteo Renzi a donc finalement décidé de soutenir Juncker… ou plus exactement de le faire élire, puisque les voix italiennes seront décisives dans l’élection à la majorité qualifiée.

On aura remarqué d’autre part dans la conférence de presse de François Hollande la longue plainte hululante du président français, c’est-à-dire du sous-fifre européen de Paris, implorant les maîtres de l’Europe de bien vouloir, s’il vous plaît, j’ai pas de femme mais j’ai 60 millions d’enfants à nourrir, si c’était un effet de votre bonté et de votre générosité, si vous vouliez bien donner un peu de « souplesse » aux règles économiques que nous avons inscrites dans le traité s’ils vous plaît pas taper sur la tête merci…

19 juin 2014

Au Parlement européen

Finalement Nigel Farage a réussi à constituer un groupe (de justesse, et hétéroclite, donc a priori fragile), avec ses 24 députés de l’Ukip, les 17 Italiens de Beppe Grillo, les deux Démocrates de Suède, les deux Lituaniens du parti de l’ordre et de la justice, le député du parti tchèque des citoyens libres, et enfin la dissidente du Front national Joëlle Bergeron (pour qui j’ai voté !).

Aux dernières nouvelles, Marine Le Pen pourrait elle aussi constituer son groupe, avec le Parti pour la liberté de Geert Wilders, le Parti de la liberté autrichien (FPÖ), le Vlams Belang et la Ligue du Nord, auxquels s’ajouteraient les élus du KNP polonais et du VMRO bulgare.

Les quatre députés du parti flamand N-VA rejoignent le groupe ECR des conservateurs britanniques, qui comptent déjà dans leurs rangs les Vrais Finlandais, le parti du peuple danois, deux partis allemands, deux partis slovaques et les Indépendants grecs. Si cela se confirme, le groupe ECR, qui est au départ une dissidence anglaise eurosceptique du PPE, auquel les ténors du PPE et les doctes commentateurs ne donnaient aucun avenir, deviendra le troisième groupe du Parlement, avec 68 députés, un de plus que le groupe libéral eurofanatique ALDE… qui est d’autant plus vexé et en colère qu’avant–hier encore il croyait accueillir en son sein les Flamands…

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17 juin 2014

Groupes « europhobes » à la peine

Le député européen néerlandais du Parti politique réformé Bastiaan Belder a décidé de quitter le groupe Ukip pour rejoindre le groupe ECR des conservateurs britanniques.

De ce fait, il manque à Nigel Farage non plus deux, mais trois pays représentés dans son groupe. Et la constitution des groupes doit être terminée dans une semaine.

On n’entend pas dire non plus que Marine Le Pen ait réussi à constituer son groupe.

L’extrême dispersion des « europhobes » et « eurosceptiques » est une aberration politique. Entre ceux qui reprennent sans pudeur les antiennes de la diabolisation, ou ceux qui arguent d’une incompatibilité sur la politique économique et sociale, c’est à qui trouvera le pire argument pour ne pas constituer un groupe avec le voisin.

En dehors des imbéciles qui reprennent les insultes des médias de la pensée unique, on comprend bien qu’il s’agit d’une question d’égos, et que chacun veut être chef du groupe.

Le résultat est qu’il n’y aura pas de groupe, ce qui empêche tous ces stupides rivaux de bénéficier de tous les privilèges accordés aux groupes, et qui ne sont pas seulement une manne financière, même si ce n’est pas négligeable. Et surtout d’apparaître comme un groupe important du Parlement européen.

Il va de soi que l’argument qui paraît sérieux, de l’incompatibilité des doctrines économiques et sociales, par exemple entre l’Ukip et le FN, est le plus absurde de tous. Puisque les uns et les autres revendiquent la souveraineté nationale, ils n’ont rien d’autre à revendiquer à Strasbourg et à Bruxelles : chacun mènera ensuite la politique qu’il veut dans son propre pays. Un groupe anti-UE devrait regrouper simplement tous ceux qui sont contre l’UE, point final. Mais c’est trop simple, sans doute, et surtout il n’y aurait qu’un président…

Bref, ils sont tous plus minables les uns que les autres.

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16 juin 2014

Le président du peuple ?

Jean-Claude Juncker serait-il vraiment le président que veulent les peuples d’Europe ?

Open Europe répond de façon assez drôle avec ce tableau (cliquer pour agrandir).

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Pour ceux qui ne connaissent pas du tout l’anglais voici la traduction, de gauche à droite et de haut en bas :

9,7% de l’électorat européen a voté pour des partis de centre–droit qui soutiennent Juncker. 33,7% de l’électorat européen a voté pour des partis actuellement au pouvoir dans leurs pays. 1 Européen sur 10 a été conçu dans un lit Ikea.

7% des Allemands sont capables d’identifier Juncker comme la tête de liste des candidats de centre-droit. 80% des Allemands disent qu’ils savent qui est Edward Snowden. 10% des Allemands croient aux fantômes.

127.000 Italiens ont regardé le débat entre les candidats à la présidence de la Commission européenne. 6,5 millions d’Italiens avaient regardé en novembre 2012 le débat entre Bersani et Renzi (pour décider lequel serait le candidat de centre-gauche au poste de Premier ministre). 5,5 millions d’Italiens ont regardé la série télé "Un docteur dans la famille" au moment où avait lieu le débat des candidats à la présidence de la Commission européenne.

43% : participation à l’élection du Parlement européen. 68% : moyenne de la participation aux élections nationales dans l’Union européenne. 48% des Européens font de l’exercice physique au moins une fois par semaine.

91,8 millions d’Européens ont voté pour les candidats des principaux groupes paneuropéens. 226,3 millions d’Européens n’ont pas voté aux élections de 2014 du Parlement européen. On estime que 110,5 millions d’adultes dans l’Union européenne ont fumé du cannabis.

18:08 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

13 juin 2014

Au Parlement européen

Mardi, les chefs des principaux groupes du Parlement européen, en dehors de l’ECR (celui des conservateurs britanniques) ont dit à tour de rôle à Herman Van Rompuy que Jean-Claude Juncker devait être nommé président de la Commission européenne si l’on voulait éviter une « crise institutionnelle », car les députés européens mettront leur veto à tout autre candidat…

Le nouveau chef du groupe PPE, Manfred Weber, a déclaré que le choix de tout autre nom que Juncker par le Conseil serait contraire à la promesse faite aux votants que le chef de file du parti vainqueur des élections deviendrait le président de la Commission.

Sauf que c’était une promesse de pure propagande sans fondement dans le traité…

Le trublion italien Beppe Grillo, après avoir discuté avec Nigel Farage, et après avoir demandé d’intégrer le groupe des Verts, est revenu à Nigel Farage. Les 17 députés du Mouvement Cinq Etoiles vont donc rejoindre les 24 députés du l’Ukip avec lesquels ils n’ont pas grand chose à voir. Mais l’unique but de Nigel Farage est de conserver son groupe, ce qui n’est pas gagné car si les effectifs sont suffisants, il lui manque encore des représentants de deux pays (il en faut sept).

Les sept députés du parti allemand anti-euro (Alternative für Deutschland) ont quant à eux intégré le groupe ECR dominé par les conservateurs britanniques.

Lequel groupe a choisi comme candidat à la présidence du Parlement Sajjad Haider Karim, député musulman d’origine pakistanaise, qui avait fondé en 2005 un European Muslim Forum qui devait servir de « porte » pour l’accès des organisations musulmanes au Parlement européen. (Mais ça n’a jamais marché, et il n’en est plus question sur son site internet.)

Sajjad Haider Karim n’a aucune chance de devenir président du Parlement européen, puisque le poste est confisqué par le PPE et les socialistes qui se le partagent. Mais c’est une très symbolique première. Et qui vient d’un des groupes eurosceptiques…

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09 juin 2014

Pour Juncker, les carottes sont cuites

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a déclaré hier à Naples : « Le PPE veut pousser Juncker ? Très bien ! Mais qu’est-ce que Juncker a l’intention de faire les cinq prochaines années ? Quelqu’un qui veut poursuivre les politiques des cinq dernières années n’aura pas notre soutien. »

Sans les 29 voix dont dispose l’Italie, Jean-Claude Juncker ne peut pas se faire élire président de la Commission européenne. Car les opposants déclarés ont déjà 71 voix, et la minorité de blocage est de 92 voix.

 

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Un étrange mini-sommet se tient aujourd’hui et demain en Suède, à l’invitation du Premier ministre suédois Fredrick Reinfeldt. Avec David Cameron, Angela Merkel, Mark Rutte (le Premier ministre néerlandais). Cette rencontre est qualifiée par les commentateurs de « sommet anti-Juncker », alors que Angela Merkel ne fait pas partie des opposants déclarés à Juncker…

Ce que l’on doit surtout retenir, c’est que c’est la première fois dans l’histoire de la « construction européenne » que le choix du président de la Commission européenne ne fait pas l’objet d’un consensus entre tous les Etats membres. Il y a vraiment de l’eau dans le gaz européen, et c’est une bonne nouvelle.

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07 juin 2014

Matteo Renzi méprise le français

L’Italie prendra la présidence tournante de l’Union européenne le 1er juillet prochain.

Pour des raisons d’économie (sic), le site internet de la présidence sera seulement en italien et en anglais, alors que les trois langues de travail de l’UE sont le français, l’anglais et l’allemand.

Depuis qu’il y a des sites internet des présidences tournantes, c’est la première fois que le français est exclu.

« C'est un scandale. Lorsqu'on regarde la montée des eurosceptiques à laquelle on a assisté pendant les élections européennes, c'est presque de la provocation », réagit la Verte Michèle Ravasi. En effet…

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05 juin 2014

Beppe Grillo est vraiment un (triste) clown

Le « Mouvement cinq étoiles » du comique ou ex-comique italien dit inclassable mais classé à gauche Beppe Grillo a 17 députés européens.

Bepe Grillo a d’abord rencontré Nigel Farage, le président de l’Ukip, qui est aussi dans le Parlement sortant le président du groupe Europe de la liberté et de la démocratie. Des rumeurs contradictoires ont circulé : selon les sources, les deux hommes s’entendaient parfaitement, ou leurs positions étaient radicalement incompatibles…

La deuxième rumeur paraît plus proche de la vérité. Ce que paraît confirmer Bepe Grillo lui-même, puisqu’il a demandé officiellement, hier, que ses députés fassent partie du groupe des Verts. Rejet immédiat du secrétaire général du groupe, au motif que Grillo paraît toujours négocier avec Farage, et que les Verts n’ont rien en commun avec le parti de Farage.

Mais on jugera ici du prétendu euroscepticisme de Beppe Grillo et de son opposition à l’euro : il demande à faire partie du groupe des Verts, qui est avec celui des libéraux le groupe le plus fanatiquement européiste…

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04 juin 2014

Le Bavarois du PPE

Le député européen bavarois Manfred Weber, 41 ans, a été élu président du groupe PPE au Parlement européen. Il était évidemment le seul candidat, conformément à la conception de la démocratie qui règne dans les institutions européennes.

Le groupe PPE n’a plus que 221 députés contre 273 dans le Parlement précédent. Les plus nombreux sont de loin les Allemands (CDU-CSU) : 34, devant les Français (UMP) : 20.

D’autre part, Martin Schulz, ancien président du groupe socialiste, président sortant du Parlement, et chef de file européen des socialistes aux dernières élections, donc "candidat à la présidence de la Commission européenne", apporte son soutien à la candidature de Jean-Claude Juncker, qui était et est toujours le candidat du PPE.

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02 juin 2014

Juncker perd la main…

Le premier à avoir averti qu’il n’était pas question que Jean-Claude Juncker devienne président de la Commission européenne fut David Cameron. C’était dès mardi soir, lors du dîner des dirigeants de l’UE à Bruxelles. Au cours du dîner la Hongrie et la Suède ont également fait part de leur opposition. Ainsi qu’Angela Merkel.

Etonnant revirement d’Angela Merkel, vendredi : « Je conduis désormais toutes mes discussions avec l’idée que Jean-Claude Juncker deviendra le président de la Commission européenne. »

Est-ce pour embêter François Hollande ? Car voici que celui-ci fait des pieds et des mains pour que le président soit Pierre Moscovici, au motif qu’il faut l’aider après l’affreux résultat des européennes en France et donc donner un signal social en nommant un Français socialiste… Sic.

Dans le même temps, voici que le Premier ministre italien Matteo Renzi souligne que Juncker est « un » nom, mais n’est pas « le » nom.

Le président de la Commission est élu par le Conseil européen à la majorité qualifiée. Si le Royaume Uni, la Suède et la Hongrie votent contre Juncker, et si la France et l’Italie votent également contre ou s’abstiennent, Juncker ne sera pas président de la Commission.

On remarquera que plus personne ne répète le grand slogan de la campagne : élire les députés européens c’est en même temps élire le président de la Commission…

16:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

30 mai 2014

« What did you expect ? »

Vous vous attendiez à quoi ? C’est au slogan de cette publicité de Schweppes que je pense en lisant les réactions justement indignées au refus de la Commission européenne de prendre en compte la pétition « Un de nous ».

Et l’on aura remarqué avec quel mépris la Commission répond qu’elle ne tiendra pas compte de ce que pensent 2 millions d’Européens.

Ceux qui avaient le privilège de lire Daoudal Hebdo se souviennent peut-être que j’avais suivi de près la très longue, très laborieuse et néanmoins très rocambolesque et gaguesque fabrication des règles de la méchante farce intitulée « initiative citoyenne européenne ». J’avais montré alors comment la Commission européenne avait bordé l’affaire, multipliant les obstacles pour qu’il soit extrêmement difficile d’aller jusqu’au bout d’une telle « initiative », et qu’elle ne puisse pas être suivie d’effet si elle n’est pas dans la ligne de la pensée unique européenne. Ceci étant explicite dans les règles du machin, et c’est pourquoi un recours devant la Cour européenne de Justice est voué à l’échec : il ne faut pas prendre les dictateurs de l’UE pour des imbéciles.

What did you expect ?

28 mai 2014

C’est officiel : ils ont tous menti

Ils mentaient, et la preuve en a été donnée hier soir. Ils, c’est-à-dire tous ceux qui prétendaient que l’élection européenne permettait aux citoyens, pour la première fois, d’élire le président de la Commission européenne en même temps que les députés européens. Quelques chefs d’Etat et de gouvernement l’avaient proclamé, dont François Hollande (mais je me demande s'il n'a pas été le seul). Tous les politiciens européens qui s’étaient dit têtes de listes européennes (Juncker, Schulz, Verhofstadt, Bové, Tsipras) avaient fait campagne sur ce thème. La plupart des « spécialistes » de l’Europe dans les médias brodaient, ou plutôt matraquaient, sur le même thème.

Le PPE a, sans surprise, gagné les élections. Donc le chef de file du PPE, Jean-Claude Juncker, a été élu président de la Commission européenne.

Eh bien non. Parce que le traité dit que ce sont les chefs d’Etat et de gouvernement qui choisissent le président de la Commission européenne. Ils se sont réunis hier. Et ils ont pris la décision de demander à Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, de mener des discussions exploratoires afin de dresser une liste de noms de personnalités susceptibles d’occuper le poste de président de la Commission européenne. Sans même commenter la décision de la conférence des présidents de groupes au Parlement européen, de faire de Jean-Claude Juncker le candidat officiel du Parlement…

15:17 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

Les culs bénis de la pensée unique européiste

Je sais bien qu’en dehors des professionnels de l’information ou des questions européennes personne ne sait ce qu'est la COMECE, et que ceux qui le savent se moquent totalement de ce qu’elle peut dire. Néanmoins, de temps en temps, il n’est pas inutile d’aller voir où en sont ces évêques qui prétendent représenter l’Eglise au niveau de l’Union européenne. (Au fait, COMECE veut dire : Commission des épiscopats de la Communauté européenne : ils ne savent toujours pas que la Communauté européenne n’existe plus…) Eh bien voici les deux premiers paragraphes de la longue déclaration du cardinal Reinhard Marx, président de la COMECE, sur le résultat des élections européennes. En bref il y a les bons européistes et les méchants europhobes. Ouf, les bons européistes permettent que tout continue comme avant afin qu’on puisse continuer à faire la sieste. Mais attention, il y a des méchants qui veulent du mal à l’Europe et qui menacent la paix (sic), ce qui est inacceptable pour les chrétiens…

« A l’occasion des élections européennes, une grande majorité des citoyens ayant participé au scrutin, ont accordé leur suffrage à des candidats pro-européens. Cela permettra au Parlement de poursuivre son travail pour le bien de tous les européens avec des hommes et des femmes dévoués et compétents.

« Un sujet de préoccupation est la relativement forte augmentation des votes en faveur de partis qui rejettent le projet d'intégration européenne et qui ont même été en mesure de réunir la majorité des votes dans certains États membres tels que la France, le Danemark et le Royaume-Uni. Certains de ces partis ne sont pas seulement populistes mais nationalistes et xénophobes, une attitude qui est inacceptable pour les chrétiens et qui menace la coexistence pacifique des peuples. »

15:00 Publié dans Eglise, Europe | Lien permanent | Commentaires (3)