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Europe

  • Macron et son drapeau

    Comme il l’avait annoncé, Emmanuel Macron a officiellement reconnu le drapeau européen, en marge du sommet européen à Bruxelles.

    Concrètement, il a signé la déclaration 52 annexée au Traité de Lisbonne sur les « symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union ».

    La France devient ainsi le 17e pays à signer cette déclaration. Par un diktat du prince qui ne reconnaît pas le vote populaire.

    Si les symboles de l’Union avaient été relégués dans une déclaration annexe, c’est parce que les citoyens français avaient rejeté par référendum la Constitution européenne, qui proclamait ces symboles antinationaux dans son article IV-1.

    Les citoyens ont dit non. Macron dit : Je m’en tape.

    C’est la nouvelle démocratie. Enfin, pas si nouvelle que ça. Mais là c’est d’une évidence brutale.

    Et tout ça pour quoi ?

    Pour rien.

    Macron voulait répondre à Mélenchon qui ne veut pas voir le drapeau européen à l’Assemblée nationale.

    Mais que la déclaration soit signée ou pas ne change strictement rien à la situation. Les déclarations annexées aux traités n’ont (comme leur nom l’indique) aucune valeur juridique contraignante. En outre il n’existe aucun texte sur la présence de drapeaux dans l’hémicycle. La présence du drapeau européen est due à une décision du bureau de l’Assemblée en 2008 (sous la présidence de Bernard Accoyer). Le drapeau tricolore avait été installé l’année précédente par Jean-Louis Debré.

  • Islande

    Selon le dernier sondage Gallup, 59,8% des islandais ne veulent pas que leur pays s’intègre à l’Union européenne.

  • Après le bâton, la carotte

    Au Parlement européen, la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) a adopté ce matin par 43 voix contre 16 une proposition de réforme des règles d’acceuil des demandeurs d’asile qui prévoit un « mécanisme permanent et automatique » de répartition de tous les « réfugiés » qui arrivent, instaurant des quotas non seulement obligatoires mais permanents.

    Le 27 septembre, le système des quotas obligatoires a pris fin (sans que le pays de Visegrad l’appliquent), et le même jour la Commission européenne a proposé un nouveau programme reposant sur le volontariat…

    Hier, dans une interview à l’agence… polonaise PAP, le président du Conseil européen Donald Tusk déclarait que les quotas obligatoires de migrants n’ont pas d’avenir : « Je ne vois pas d’avenir particulier pour ce projet, mais il est important de trouver une entente qui ne sépare pas la Pologne et les autres pays du groupe de Visegrad du reste de l’Europe. »

    Hier soir, Jean-Claude Juncker avait invité à dîner les Premiers ministres des pays du groupe de Visegrad, avant le sommet qui a commencé aujourd’hui.

  • Fumées toxiques

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    Le sommet de l’UE de demain et vendredi ne se tiendra pas dans le nouveau bâtiment Europa mais dans l’ancien bâtiment, parce que pour la deuxième fois en une semaine des fumées toxiques ont été détectées et les employés ont été évacués…

    Mais c’est au Conseil européen, où qu’il se tienne, que naissent et se répandent des fumées toxiques, bien plus toxiques que celles du bâtiment Europa.

    Les fumées toxiques du sommet, voilà encore un joli symbole de l’UE.

    Europa, le nouveau bâtiment soviétoïde du Conseil européen, aussi bancal que m'as-tu-vu, a été inauguré en décembre 2016. Il a coûté 320 millions d’euros.

  • Białowieża à Luxembourg

    La Cour européenne de Justice, qui a interdit en juillet l’abattage d’arbres dans la forêt polonaise de Białowieża, a entendu hier le ministre polonais de l’Environnement, Jan Szyszko. Après avoir dénoncé le parti-pris du président de la Cour lors de l’audience précédente, Jan Szyszko avait obtenu que se tienne une audience supplémentaire. Et il n’y est pas allé par quatre chemins, accusant la Commission européenne de « propager des mensonges » et de « manipuler les faits » à partir de photos truquées par les militants soi-disant écologistes.

    La Cour, semble-t-il ébranlée par ses arguments, a décidé que l’affaire serait portée devant l’assemblée plénière des juges de la CJUE, y compris son président et vice-président, avant la fin de l’année. Une telle session impliquant les 15 juges de l’institution est rare, et n’est convoquée que dans des cas d’une grande importance, nous dit-on. Mais l’affaire des arbres de Białowieża n’est pas du tout d’une grande importance. C’est seulement l’illustration de la persécution acharnée de la Pologne par les instances de l’UE.

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    Oui, il y a une attaque à grande échelle de scolytes sur les épicéas de Białowieża.

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    Non, la forêt de Białowieża n’est pas partout une « forêt primaire » qui interdirait l’intervention de l’homme.

  • Tchéquie

    Les élections législatives tchèques auront lieu vendredi prochain 20 octobre. Le site européiste EUobserver a publié un grand article sur le sujet, pour déplorer qu’aucun parti politique tchèque ne soit favorable à ce que le pays adopte l’euro, ce à quoi il s’est théoriquement engagé puisque tout pays qui entre dans l’UE (depuis le traité de Maastricht) doit adopter la monnaie de l’UE.

    Tous les grands partis ont néanmoins dans leur programme l’adhésion à l’euro, mais pour plus tard… Quand on aura comblé le fossé entre les salaires tchèques et les salaires allemands, selon les sociaux-démocrates. Seulement si des réformes drastiques de l’euro sont entreprises, selon ANO (« Action des citoyens mécontents »), parti fondé en 2011 par le millionnaire Andrej Babiš, qui est en tête des sondages. Quelles réformes ? Ah ça on n’en a pas encore discuté…

    Or c’est le fondateur d’ANO (le sigle veut dire oui en tchèque) qui a les plus grandes chances de devenir Premier ministre, alors que, député européen, il siège dans le groupe libéral qui est européiste… « Nous ne voulons pas de l’euro ici. Tout le monde sait qu’il est en faillite. Je ne veux pas d’un autre sujet d’ingérence pour Bruxelles », dit-il.

    Quant au grand parti de droite ODS, dont les élus européens sont dans le groupe eurosceptique ECR, il se demande si la Tchéquie ne devrait pas négocier une exemption de l’euro pour prévenir des menaces qui risquent fort d’arriver…

    Selon le dernier sondage, 72% des Tchèques sont contre l’euro.

    EUobserver se délecte du fait que Babiš a été mis en examen pour une fraude qu’il aurait commise il y a dix ans, et que cela entache sa campagne. Mais Babiš ou pas ça ne change pas grand chose à la situation quant à l’euro, et EUobserver doit déplorer aussi qu’il y a en Tchéquie un consensus encore plus fort que celui contre l’euro : c’est contre les plans de relocalisation des « migrants ». Les Tchèques, tous partis confondus, ne veulent aucun « réfugié »…

  • Autriche

    Selon les dernières estimations, le parti populaire de Sebastian Kurz (ÖVP) a remporté les législatives autrichiennes avec 31,6%. Contrairement à ce qu’il espérait, le FPÖ n’a semble-t-il pas réussi à prendre la deuxième place aux sociaux-démocrates (26 et 26,9%). Mais il devrait passer de 38 à 50 députés, et devenir le partenaire de l’ÖVP au gouvernement. Comme cela avait déjà été le cas entre 2000 et 2007. Ce qui avait provoqué un séisme chez les eurocrates, et même des sanctions contre ce pays qui osait mettre « l’extrême droite » au gouvernement. Il n’est pas certain que cela se reproduise, car aujourd’hui la politique prônée par les partis de droite en Autriche est aussi celle que prônent les pays du groupe de Visegrad, et il y a déjà assez de difficultés avec ces pays, que l’Autriche pourrait rejoindre… La victoire de l’ÖVP a d’ailleurs été chaudement saluée chez les voisins tchèques et hongrois…

    Pour l'anecdote, on remarquera aussi que les Verts, qui ont perdu entre 8 et 9 points, devraient se retrouver en dessous de 4% et donc ne plus avoir de députés, alors que c'est un des leurs qui a récemment été élu président du pays...

  • Le parquet européen

    Ce 12 octobre restera le jour où 20 Etats membres de l’UE auront abandonné leur souveraineté judiciaire. C’est un nouveau pan de la souveraineté qui s’écroule, et pas le moindre. Mais c’est évidemment dans la logique de la reconnaissance de la primauté du droit de l’UE sur le droit national.

    Les ministres de la Justice ont en effet entériné ce matin la création d’un parquet européen.

    La possibilité de créer ce parquet européen avait été inscrite à l’article 69 du traité de Lisbonne, devenu article 86 du traité sur le fonctionnement de l’UE. En 2013 une loi en ce sens avait été présentée, mais en raison de l’opposition de plusieurs Etats membres il avait fallu avoir recours à la procédure de la coopération renforcée. La décision avait été prise le 3 avril dernier. Le 5 octobre, le Parlement européen a donné son aval.

    Les pays qui ont décidé de ne pas y participer sont le Danemark, qui au traité de Maastricht s’est exempté d’à peu près toutes les politiques européennes, le Royaume Uni et l’Irlande qui se sont exemptés de la politique commune de sécurité et de justice au traité d’Amsterdam, évidemment la Hongrie et la Pologne, mais aussi la Suède, les Pays-Bas et Malte.

    A priori, le parquet européen vise à « combattre les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union », comme dit le traité. C’est-à-dire les fraudes liées au budget européen (aux subventions). Mais le président du Parlement européen a qualifié le vote du 5 octobre de première étape vers un parquet européen aux pouvoirs étendus, et tant Jean-Claude Juncker qu’Emmanuel Macron ont déjà dit haut et fort qu’il faudrait élargir sa mission.

    La rédaction de l’article du traité est typique de l’idéologie européiste. Cet article commence par affirmer qu’on peut créer, « à l’unanimité », un parquet européen dont la seule mission sera de « combattre les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union ». Puis on ajoute que s’il n’y a pas l’unanimité on pourra quand même le créer par une « coopération renforcée ». Puis on ajoute in fine, au §4, que l’on pourra modifier le §1 « afin d’étendre les attributions du parquet européen à la lutte contre la criminalité grave ayant une dimension transfrontière »…

    Toutefois, les derniers mots du paragraphe soulignent que pour ce faire le Conseil européen doit statuer à l’unanimité… Comment vont-ils faire pour contourner cette exigence ?

  • Le suicide européen

    Dans un article d’Euractiv sur les disparités économiques qui s’accroissent entre régions européennes malgré 40 ans d’efforts pour les gommer, on lit ceci :

    En 2015, pour la première fois, l’évolution démographique naturelle dans l’UE était négative, c’est-à-dire que le nombre de décès a dépassé le nombre de naissance. Un phénomène qui accentue l’impact des migrations au sein de l’UE et depuis l’extérieur.

    Et en ce qui concerne le sujet propre de l’article :

    La réduction des disparités économiques entre régions est un objectif de l’UE depuis les années 1970 et est devenue essentielle après l’adhésion de dix anciens États communistes, en 2004 et 2007.

    Dix ans après, la  priorité a changé. L’évaluation de la Commission indique en effet que si les régions de l’est connaissent, pour la plupart, une croissance plus saine, ce n’est pas le cas des régions du sud. Le PIB par habitant a en effet augmenté dans toutes les régions de l’est de l’Europe entre 2008 et 2015, alors qu’il a chuté dans presque toutes les régions du sud de l’union.

  • Un député hongrois en appelle au rosaire

    András Aradszki, député à l'Assemblée hongroise et membre du groupe Fidesz-Union civique hongroise, le parti au pouvoir, a ouvertement qualifié hier George Soros de suppôt de Satan, en raison des activités des organisations qu’il finance :

    « La plus grande et ultime attaque de Satan contre l’Eglise est une attaque contre la famille. Nous voyons cela dans l’avortement, l’euthanasie, le mariage homosexuel et la théorie du genre. »

    George Soros s’attaque en outre à la « grande famille européenne ». Il veut « diluer l’Europe chrétienne » en faisant venir des millions de migrants.

    Or, « combattre le plan de Satan/Soros est notre devoir chrétien. Oui, je parle d'une attaque de Satan. D'un bout à l'autre, ils nient ce qu'ils ont prévu de faire, même quand cela devient évident. Ils disent nerveusement : il n'y a pas de quotas, il n'y a pas d'implantation obligatoire, le plan de George Soros n'existe pas... »

    Comment le combattre?

    « Le rosaire est l'arme la plus efficace contre le mal et elle peut changer le cours de l'histoire. C'est ce dont George Soros va faire l'expérience », a-t-il expliqué.

    Non sans appeler ses concitoyens à participer à la « Consultation nationale sur le plan Soros ».

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