Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe

  • En Finlande

    Le 28 avril, les députés finlandais ont discuté d’une sortie du pays de la zone euro. Ils y étaient obligés à cause de l’initiative citoyenne qui avait réuni plus de 50.000 signatures. Un « débat » qui n’en a pas été vraiment un, dans la mesure où aucun parti représenté au Parlement (pas même celui des Vrais Finlandais depuis qu’il joue dans la cour des grands…) ne remet en cause l’appartenance du pays à la zone euro.

    Toutefois on est obligé d’en parler, et l’initiative suit son cours, donc on va en reparler : la demande de référendum va maintenant être présentée à une commission parlementaire et devrait ensuite passer en séance plénière. Il n’y a aucune chance qu’elle soit votée, mais l’idée fait son chemin dans l’opinion, dans un pays proche de la Suède, du Danemark et de la Pologne qui rejettent l’euro, et de la Norvège qui ne veut pas de l’UE, et en plein débat du Brexit…

  • Dhimmi radical

    L’archevêque de Cologne, Rainer Woelki, nommé par François, est un opposant radicalisé à tous ceux qui mettent en garde contre l’islam. On se souvient comment il avait fermé sa cathédrale et éteint les lumières pour protester contre Pegida. Maintenant il s’en prend à l’AfD dont les dirigeants ont déclaré que l’islam n’était pas allemand ni compatible avec la Constitution et qu’il fallait interdire les minarets. L’archevêque déclare :

    « Quiconque dit oui aux clochers doit aussi dire oui aux minarets. »

    Se demandant « si on doit vraiment prendre l’AfD au sérieux, il affirme, sans l’ombre d’un argument :

    « La religion de l’islam est compatible avec la Constitution allemande tout comme le sont le judaïsme ou le christianisme. »

    Hier, l’AfD a adopté et publié son programme, à l’issue d’un congrès réunissant 2.000 délégués à Stuttgart. Il y est officialisé que pour le parti l’islam ne fait pas partie de l’Allemagne, qu’il faut interdire le voile intégral, le financement étranger des mosquées, et la construction de minarets, qui sont des « symboles du pouvoir islamique ». Ce qui fait beaucoup de bruit, mais tient en un peu plus de deux pages, sur 74.

    Le programme rejette « l’idéologie du multiculturalisme », et défend la famille traditionnelle.

    Un millier de gauchistes ont manifesté violemment contre le congrès. Quelque 400 d’entre eux ont été interpellés par la police.

    L’AfD, fondé en 2013 comme un parti anti-euro, est d’ores et déjà le troisième parti allemand.

  • Aux Pays-Bas

    Le petit parti socialiste, la formation de gauche (genre Mélenchon) qui avait fait campagne pour le non à l’accord UE-Ukraine, avait proposé le vote d’une motion demandant le retrait « aussi vite que possible » de cet accord par le gouvernement.

    Il est intéressant de constater que – suite au référendum - cette motion présentée par un parti ultra-minoritaire a recueilli 71 voix, contre 75 (il y a 150 députés). Elle a donc été repoussée à une faible majorité, alors que la loi de ratification de l’accord avait été votée par 119 députés contre 31.

  • Double langage

    Jean-Claude Juncker, hier, devant le Conseil de l’Europe :

    « Une des raisons pour lesquelles les citoyens européens s’éloignent du projet européen est due au fait que nous interférons dans trop de domaines de leur vie privée et dans trop de domaines dans lesquels les États membres sont mieux placés pour agir.  Nous avons eu tort de réglementer à outrance et de trop interférer dans la vie de nos citoyens. »

    Mais le même Juncker n’envisage pas une seconde de modifier le traité qui rend ces agissements inéluctables (quand il ne les exige pas explicitement), et il n’a rien à objecter aux projets obsessionnels d’un nouveau traité qui supprime totalement les souverainetés nationales sur le plan économique et social, comme vient encore de le proposer Macron.

  • Le 1050e anniversaire de la Pologne

    Ci-après ma traduction du discours d’Andrzej Duda, président de la République de Pologne, le 15 avril dernier, à l’occasion du 1050e anniversaire du baptême de Mieszko Ier, le premier souverain polonais. Discours prononcé lors d’une session extraordinaire du Parlement, tenue à Poznan, devant les parlementaires, le Premier ministre et le gouvernement, un légat apostolique, le nonce apostolique, le primat et les évêques, de nombreux prêtres, des représentants de Parlements étrangers, des ambassadeurs… Un discours qui montre qu’il y a encore une Europe catholique.

    n1305351569.jpg

    Le baptême de Mieszko Ier est l'événement le plus important de toute l'histoire de l'Etat polonais et de la nation polonaise. Je ne dis pas : ce fut, je dis : c’est, car la décision prise par notre premier souverain historique a prédéterminé tout l'avenir de notre pays. Notre héritage chrétien continue de façonner les destinées de la Pologne et de chacun d'entre nous, nous le peuple polonais, jusqu'à ce jour. C’est ce que Saint-Père Jean-Paul II avait en tête quand il a observé : « Sans le Christ, on ne peut pas comprendre l'histoire de la Pologne. »

    La tradition veut que le baptême du chef des Polanes eut lieu le samedi saint 14 avril 966. Et c’est alors, à ce moment-là, que la Pologne est née. Elle a émergé des eaux baptismales pour une nouvelle vie chrétienne. Elle est née pour le monde, sortant de l'ère préhistorique pour entrer dans l'arène de l'histoire européenne. Elle est également née pour elle-même : en tant que communauté nationale et politique, puisque l'adoption du rite latin du baptême a défini notre identité polonaise. Depuis lors nous avons commencé à penser et à parler de nous-mêmes en tant que « Nous, les Polonais ».

    Lire la suite

  • Orban à la manœuvre

    Viktor Orban va faire le tour des capitales européennes pour promouvoir son plan intitulé « Schengen 2.0 » qui est sa contre-proposition à ce que souhaite imposer Bruxelles.

    Il a présenté son plan vendredi dernier à Lisbonne, à une réunion de l’International démocrate centriste. « Il est inacceptable, a-t-il dit, que quelqu’un à Bruxelles décide que les pays européens doivent résoudre leurs problèmes démographiques et économiques grâce à l’immigration. Certains pays dans l’UE souhaitent peut-être résoudre leurs problèmes de cette manière, mais d’autres non. »

    Parmi ces autres, la Hongrie, qui préfère résoudre le problème par une politique économique et familiale adaptée.

    « En d’autres termes, l’UE ne peut pas créer un système dans lequel elle laisse entrer les migrants et imposer ensuite des quotas obligatoires de réinstallation pour chaque État membre. »

    C’est pourquoi il est important d’organiser un référendum sur le système de quotas, car « maintenant, nous avons la proposition de Bruxelles sur la table, et la pression est énorme. […] Si nous n’arrêtons pas Bruxelles avec un référendum, ils nous imposeront […] des masses de population, avec qui nous ne souhaitons pas cohabiter ».

    Un référendum évidemment dénoncé par la Commission européenne. Mais la Slovaquie a déjà engagé une action devant la Cour européenne de Justice contre la première répartition par quotas, la Pologne a rejeté ce plan, et le Premier ministre tchèque a déclaré hier que son pays porterait plainte s’il devait y avoir un système permanent, mais il pense que cela ne se fera pas car l’opposition sera trop importante.

  • Ça continue…

    Le Parlement polonais a définitivement adopté hier une loi qui vise à empêcher la spéculation foncière et l’achat de terres agricoles par les étrangers pendant cinq ans.

    Cette loi, qui entrera en application le 30 avril, prolonge les dispositions de la période de transition accordées à la Pologne quand elle a rejoint l’UE. Dispositions qui sont censées devenir caduques, et non pas être prorogées…

    Pour les européistes, il est clair qu’une fois de plus les Polonais refusent de respecter les règles européennes et qu’il va falloir sévir. Le site EUobserver a publié dès hier après-midi un grand article pour dénoncer la loi. Et le député PS Pierre-Yves le Borgn’ a saisi d’urgence le gouvernement français pour qu’il dénonce cette loi (au nom des "agriculteurs" français installés en Pologne et discriminés par les méchants Polonais).

  • Toujours la Pologne…

    Le Parlement européen a adopté, par 513 voix contre 142 et 30 abstentions, une résolution par laquelle les députés « estiment que les mesures prises par le gouvernement polonais et le Président de la République de Pologne ont conduit à la paralysie effective du Tribunal constitutionnel, ce qui constitue un danger pour la démocratie, les droits de l'homme et la primauté du droit », et « demandent instamment aux autorités polonaises de publier et de mettre en œuvre sans plus tarder les décisions du Tribunal constitutionnel en conformité avec les recommandations de la Commission de Venise du Conseil de l'Europe ».

    Si le gouvernement polonais n’obtempère pas, ils « demandent à la Commission européenne d'activer la deuxième étape de la procédure dans le "cadre pour faire face aux menaces systémiques à l'état de droit", lancée le 13 janvier ».

  • Radicalisé…

    Au Parlement européen, le groupe ECR (composé essentiellement des conservateurs britanniques et polonais) a exclu de ses rangs le député allemand de l’AfD Marcus Pretzell.

    Le mois dernier, le groupe avait demandé aux deux députés de l’AfD de démissionner, faute de quoi ils seraient exclus.

    Le 8 avril, Beatrix Von Storch a quitté le groupe ECR pour s’affilier au groupe ELDD (Ukip et Ligue du Nord).

    Le 12 (hier), le groupe ECR a adopté une motion d’exclusion de Marcus Pretzell.

    Cette exclusion est due à la « tendance » de l’AfD « à se radicaliser » ces derniers mois.

    Hier également, le Parlement de Saxe-Anhalt a tenu sa première réunion depuis les élections qui ont vu l'AfD devenir le deuxième parti du Land...

  • Leur mépris

    Le site européiste EUobserver publie aujourd’hui une « Opinion » de Ramses A. Wessel et Adam Lazowski, intitulée « La farce néerlandaise sur l’Ukraine : y a-t-il une issue ? ». L’article commence par en rajouter une couche : « La farce du vote néerlandais sur l’Ukraine pourrait devenir un drame géopolitique. Donc, quelles issues pour les Pays-Bas, l’UE, et l’Ukraine ? »

    Ramses A. Wessel et Adam Lazowski sont deux professeurs de droit européen, l’un aux Pays-Bas, l’autre à Londres. On mesure ici le mépris de ces pontes européens pour les peuples. Et la haine de ces gens qui n’ont que la démocratie à la bouche pour la vraie démocratie.

    Que des citoyens aient obtenu légalement un référendum est une farce. Que des citoyens aient démocratiquement voté de façon non conforme aux diktats européistes pourrait tourner au drame…

    Le pire est que ces gens-là, si satisfaits d’eux-mêmes dans leurs niches eurocratiques, ne se rendent même pas compte de leur ignominie.

  • Aux Pays-Bas

    On n’a toujours pas les résultats officiels du référendum d’hier (je vois sur Euractiv qu’ils ne seront publiés que mardi), mais il est acquis que les 30% de participation sont atteints et que plus de 60% des votants se sont prononcés contre l’accord UE-Ukraine.

    La Commission européenne a « pris note », dès ce matin, de ce rejet de l’accord, et le président Junker « est triste », a dit un porte-parole, ajoutant que c’est « une affaire de compétence nationale » (sic), donc c’est au gouvernement néerlandais de se débrouiller…

    Le Premier ministre Mark Rutte a reconnu que l’accord ne pouvait donc pas être ratifié et que le Parlement (qui avait voté la ratification à une large majorité) doit être de nouveau saisi du dossier…

    Si l’Europe avait un fonctionnement démocratique, la conséquence de ce référendum serait de reconnaître que l’accord a été appliqué de façon illégale puisque les 28 ne l’avaient pas ratifié. Personne ne le dira ainsi, mais il faudra tout de même trouver discrètement une solution. On va sans doute bidouiller un truc bancal disant que les Pays-Bas sont exemptés de telle ou telle partie de l’accord…

    De toute façon cet accord était essentiellement un coup politique contre la Russie, destiné à montrer que l’Ukraine se tournait bien vers Bruxelles et non plus vers Moscou.

    Ce qui importe est qu’une fois de plus, une des rares fois où un peuple a la parole, il s’est prononcé contre l’UE. Et qu’il s’agit d’une nation fondatrice de l’UE. Cela ne sera oublié ni chez les européistes ni chez les eurosceptiques. Surtout à quelques semaines du référendum britannique…

  • Le référendum hollandais

    Aujourd’hui se déroule aux Pays-Bas un référendum assez surréaliste, qui met la classe politicienne en transe alors qu’il n’aura aucun effet concret immédiat. Mais il peut avoir une portée beaucoup plus importante…

    Ce référendum issu d’une initiative populaire vise à demander aux citoyens s’ils sont pour ou contre l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE.

    Naturellement, aucun citoyen lambda ne sait ce qu’est cet accord, et le référendum est en fait pour ou contre l’UE (et l’UE qui s’acoquine avec un pays pas vraiment fréquentable – en outre le vote a lieu le lendemain de la révélation des liens de Porochenko avec les paradis fiscaux…).

    Or les sondages donnent une majorité de non. Toute la question est de savoir si les 30% de participation seront atteints pour que le résultat soit pris en compte.

    En fait la terreur de l’establishment européiste est double :

    1 – S’il y a une majorité de non, cela voudra dire que la majorité des Néerlandais est désormais contre l’UE. Un vrai cataclysme, dans un pays fondateur de la communauté européenne, membre du Bénélux qui en fut un noyau essentiel…

    2 – S’il y a une majorité de non et une participation supérieure à 30%, le gouvernement sera tenu de ne pas ratifier l’accord Ukraine-UE conclu en 2014. Les Pays-Bas sont le seul pays à ne pas l’avoir ratifié, à cause de ce référendum. Et si les Pays-Bas ne ratifient pas l’accord, que se passera-t-il ? Eh bien, rien. Parce que l’accord est déjà mis en application, depuis le 1er novembre 2014 pour son volet politique, depuis le 1er janvier 2016 pour son volet économique. Pour le mettre en échec, il faudrait que les 27 autres pays en décident ainsi. Ce qui est inenvisageable. Les Néerlandais vont ainsi découvrir qu’ils peuvent voter ce qu’ils veulent, ça n’a aucun effet…

    Sauf que le résultat sera un renforcement sans doute sans précédent de l’euroscepticisme aux Pays-Bas, avec les conséquences qu’on imagine… au Royaume Uni, où la campagne du Brexit bat son plein.

  • Le déni

    Plusieurs sites se sont fait l’écho de la censure dont a été victime François Hollande, sur le site de la Maison Blanche, le 31 mars. Invité par Obama à parler du terrorisme, il a dit que « la source du terrorisme islamiste, elle est en Syrie et elle est en Irak ». Alors que les propos étaient traduits, cette phrase-là ne l’a pas été. Parce qu’elle n’est pas conforme à l’idéologie officielle de la Maison Blanche : le terrorisme n’a aucun rapport avec l’islam, donc il n’y a pas de « terrorisme islamiste ». L’affaire a fait tant de bruit (dans les milieux conservateurs) que la vidéo a été modifiée et la phrase traduite, et l’on a invoqué un « problème technique ».

    Or voici que ce matin je vois sur Euractiv un article intitulé « L’UE peine à gérer la radicalisation ». Curieux de voir de quelle radicalisation il s’agit, je lis l’article. Or, arrivé au bout, je ne sais toujours pas de quoi il s’agit. Il semble qu’on parle d’une radicalisation absolue, en quelque sorte au-delà des opinions et des idéologies, quelque chose d’insaisissable, et l’on comprend alors en effet pourquoi on peine à la gérer…

    On apprend que « en 2014, l’UE a alloué 3,5 millions d’euros à la lutte contre la radicalisation et les départs de jeunes européens vers des zones de conflit, comme la Syrie ». Et que cette affaire de « combattants étrangers » (en Syrie) est un problème. Pas seulement pour la Syrie, apparemment, mais on ne sait pas pourquoi.

    L’article m’apprend aussi que la Commission européenne compte « allouer 5 millions d’euros supplémentaires au centre d’excellence du réseau européen de sensibilisation à la radicalisation (RSR) ». Notamment pour un projet intitulé Stresaviora II, qui a pour objectif de « renforcer la résistance contre la radicalisation violente ».

    Je n’avais jamais entendu parler du RSR. Alors je suis allé voir de plus près. J’ai découvert que ce « réseau européen de sensibilisation à la radicalisation » a été créé en 2011.

    Sa création fut annoncée par un long communiqué intitulé « La Commission européenne redouble d’efforts pour lutter contre l’extrémisme violent ». Non seulement on n’y trouve aucun mot ayant un rapport avec l’islam, mais on précise explicitement qu’il n’est « pas possible d'établir un lien entre le terrorisme et une confession ou des convictions politiques données ».

    En janvier 2014, la Commission européenne a pondu un document de 13 pages intitulé « Prévenir la radicalisation conduisant au terrorisme et à l’extrémisme violent: renforcer l'action de l’UE ». Dans ces 13 pages, de même, on cherchera en vain une quelconque allusion à l’islam, ou même au « jihadisme », ou même au fameux « Daech »…

    Si vous vous demandiez pourquoi l’Union européenne est tellement inefficace contre le terrorisme islamiste, vous avez la réponse. Tant qu’on s’obligera à ne pas appeler les choses par leur nom, on se condamne à subir les assauts de cette si étrange « radicalisation » sans visage…

  • Tout est bon…

    Même de tragiques attentats peuvent servir à la propagande européiste. François Hollande à l’ambassade de Belgique :

    « C'est l'Europe qui est visée, unis nous vaincrons le terrorisme. »

    C’est ce qu’on voit en effet : on s’unit en ressuscitant les frontières et les contrôles aux frontières… Principe même d’une union toujours plus étroite ?

  • Objection de conscience au diagnostic prénatal

    Un médecin espagnol a déposé le 11 mars « une requête visant à faire reconnaître la violation de sa liberté de conscience » à la Cour européenne des droits de l’homme. La CEDH va donc se prononcer pour la première fois sur « l’objection de conscience au diagnostic prénatal à but eugénique ».

    Ce médecin a « toujours refusé de participer à des avortements pour motif de conscience ». Cependant en 2008, « son chef de service l’a obligé à assurer quotidiennement la consultation de diagnostic prénatal ». Or ce diagnostic « constitue la première étape dans le processus qui conduit, si une maladie ou une malformation sont dépistées, à un avortement en raison du patrimoine génétique ou de l’état de santé de l’enfant ». Ce lien « entre le dépistage et l’avortement est établi à la fois dans loi et dans la pratique : 90% des fœtus atteints détectés étant avortés ».

    Le médecin requérant « a demandé à la justice espagnole de faire reconnaître son droit à l’objection de conscience, sans succès ». Il a déposé sa requête à la CEDH avec le soutien du Centre européen pour le Droit et la Justice de Gregor Puppinck.

    (ECLJ, via Gènéthique)

  • 15 millions de lettres

    2792AE8900000578-3038445-image-m-63_1429049717340.jpg

    Le milliardaire Peter Hargreaves, co-fondateur de l’entreprise de services financiers Hargreaves Lansdown, s’est officiellement affilié la semaine dernière à Leave.eu, la plus importante organisation à faire campagne pour le Brexit. Et ce n’était pas seulement pour donner son nom. Il vient d’envoyer à ses frais une lettre à quelque 15 millions de foyers britanniques pour inciter ses concitoyens à aller voter au référendum pour que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne.

    Peter Hargreaves commence par rappeler qu’en 1975 le Royaume-Uni est entré dans une zone de libre échange appelée le Marché Commun, mais que cela devient une union politique toujours plus étroite sans que nous ayons approuvé cette direction. « Cela nous enlève le droit de choisir notre avenir propre et la façon dont nous commerçons avec le reste du monde. »

    Puis il évoque le gaspillage d’argent auquel conduisent des lois et règlements inappropriés : « Nous payons cher cette intrusion dans notre liberté : 20 milliards chaque année. »

    Quant au risque de perte d’emplois, c’est un « argument fallacieux », et c’est « ridicule » : « Nous achetons plus à l’UE qu’elle ne nous achète. Ce serait un suicide financier pour eux s’ils imposaient des barrières douanières. »

    Ceux qui font une propagande alarmiste sont ceux qui bénéficient du système. « Beaucoup de soi-disant organisations indépendantes reçoivent de l’argent de Bruxelles. »

    « Je vous invite à écouter des gens réels et les entrepreneurs qui créent de la richesse, et non pas les dirigeants de grandes institutions dont la vie pépère sera perturbée par le changement. (…) Nos politiciens devraient défendre une vision équilibrée, mais c’est leur propre avenir politique qui semble être leur priorité. L’avenir du Royaume-Uni est en jeu, ce qui est infiniment plus important que les carrières politiques. »

    Depuis le 1er mars, dit-il, il donne sur twitter, chaque jour, une nouvelle raison de quitter l’UE. Il a défini 115 raisons, qui sont « la pointe émergée de l’iceberg », et il « défie quiconque de produire quelque chose d’approchant pour rester » dans l’UE.

    Au verso, il donne « juste dix raisons parmi les plus percutantes », et il invite son lecteur à rejoindre la campagne Leave.eu.

    LEAVE-EU_3598564b.jpg

    LEAVE-EU-PG2_3598568b.jpg

  • Orban : L’Europe n’est pas libre

    viktor-orban-nestandard2.jpg

    Voici une traduction d’un large extrait du discours de Viktor Orban, Premier ministre hongrois, lors de la fête nationale hongroise, le 15 mars dernier.

    Nous avons notre héritage, le peuple hongrois existe toujours, Buda est toujours debout, nous sommes qui nous étions, et nous serons qui nous sommes. Notre réputation se propage loin ; les gens intelligents et les peuples intelligents reconnaissent les Hongrois. Nous adhérons à la loi antique et nous mesurons nos actions selon les normes universelles. Nous enseignons à nos enfants que leur horizon doit être l'éternité.

    Que nous réussissions, que nous voyions finalement la construction d'une patrie libre, indépendante, digne et respectée dans le monde entier - celle qui a été brandie par nos ancêtres de 1848, et pour laquelle ils ont sacrifié leur vie - nous ne pouvons pas encore le savoir. En revanche, nous savons que la constellation européenne actuelle est instable, et que des temps difficiles sont à venir. Les temps dans lesquels nous vivons nous pressent avec cette question, qui est comme un sabre de hussard sur notre poitrine : « Allons-nous vivre dans l'esclavage ou la liberté ? » Le destin des Hongrois est entremêlé à celui des nations de l'Europe, et il est tellement devenu une partie de l'union qu’aujourd'hui pas un seul peuple - y compris le peuple hongrois – ne peut être libre si l'Europe est pas libre. Or aujourd'hui l'Europe est aussi fragile, faible et maladive qu’une fleur rongée par un ver invisible. Aujourd'hui, 168 ans après les grands combats de ses peuples pour la liberté, l'Europe - notre maison commune – n’est pas libre.

    Mesdames, Messieurs, l'Europe n’est pas libre, parce que la liberté commence quand on dit la vérité. En Europe aujourd'hui, il est interdit de dire la vérité. Une muselière est une muselière - même si elle est en soie.

    Lire la suite

  • L’axe Berlin-Ankara est passé

    Mercredi dernier, je titrais « L’axe Berlin-Ankara ne passe pas », en soulignant les oppositions au projet Merkel-Erdogan sur les « réfugiés ». Mais les Allemands et les Turcs ont quand même réussi à faire passer l’essentiel de leur accord (dont la teneur exacte n’a été que discrètement et tardivement publiée) dans la nuit de vendredi à samedi.

    J’avais signalé trois vetos. En fait celui de Viktor Orban était déjà sans objet dans le projet final d’accord, qui ne mentionnait pas de nouveaux quotas obligatoires de « réfugiés ».

    L’éventuel veto britannique concernait la suppression des visas pour les Turcs entrant dans l’espace Schengen. Finalement on se contentera… d’accélérer le processus de libéralisation, ce qui revient au même à court terme. Mais de toute façon le ministre qui avait évoqué ce veto vient de démissionner (pour des raisons de politique intérieure).

    Restait le veto chypriote. Mais comme d’habitude on a demandé à ce petit pays qui ne compte pas, humilié en permanence par la Turquie qui occupe un bon tiers de son territoire, de bien vouloir avaler une nouvelle couleuvre. On ne va pas « relancer le processus d’adhésion » de la Turquie, on va… ouvrir un nouveau chapitre…

    La disposition essentielle est donc la disposition « temporaire et extraordinaire » qui prévoit le renvoi vers la Turquie de tous les nouveaux migrants qui arriveront sur les îles grecques, à partir du dimanche 21 mars selon les termes de l’accord, en fait à partir du 4 avril, a dit ensuite Angela Merkel… Pour chaque Syrien renvoyé, les Européens s’engagent à « réinstaller » dans l’UE un autre Syrien depuis la Turquie. Jusqu’à concurrence de 72.000 personnes… (alors que plus d’un million de personnes sont déjà passées par la Turquie et la Grèce).

    Pour amadouer l’ONU et les organisations de défense des droits de l’homme, l’accord stipule que chaque demandeur d’asile qui arrivera sur les côtes grecques aura droit à un examen individualisé de sa requête et le droit de faire appel de la décision de renvoi… (Quelque 2.300 experts vont être envoyés en Grèce…)

    Pour la Turquie c’est un accord « historique ». Parce que, en attendant de voir s’il va changer quoi que ce soit, l’UE s’engage à accélérer le versement des 3 milliards d’euros déjà promis, et à ajouter 3 milliards d’euros d’ici la fin de 2018…

  • L’axe Berlin-Ankara ne passe pas…

    Le président du Conseil européen Donald Tusk était hier à Nicosie, et le président chypriote Nicos Anastasiades lui a dit carrément que son pays opposerait un veto à l’accord entre l’UE et la Turquie sur les « réfugiés » si cet accord comportait, comme le dit le pré-accord du 8 mars, une relance des négociations d’adhésion de la Turquie.

    Dans le même temps, le ministre britannique du Travail, Iain Duncan Smith (ouvertement partisan du Brexit) a demandé à David Cameron d’opposer le veto britannique parce que le pré-accord comprend la fin des visas pour les Turcs entrant dans l’espace Schengen et que cela est « dangereux ».

    Quant au Premier ministre hongrois Viktor Orban, il avait aussitôt brandi la menace de veto si l’accord sur l’échange de « réfugiés » (un réfugié syrien admis en Europe pour un réfugié syrien renvoyé de Grèce en Turquie) devait conduire à l’obligation d’accueillir des quotas de réfugiés.

    Bref, il y a veto ou risque de veto sur les trois aspects du texte… (En outre, selon les apôtres des droits de l’homme et de l’envahisseur, le texte serait contraire à la Charte des droits fondamentaux – interdiction des expulsions collectives - et à la Convention des Nations Unies sur les réfugiés – interdiction d’expulser tout réfugié sauf menace à l’ordre public.)

    Après Chypre, Donald Tusk est allé en Turquie. Il n’a pas caché qu’il serait difficile d’aboutir à un accord sur l’accord qui est censé être conclu lors du sommet de… vendredi prochain : « La proposition turque établie avec l’Allemagne demande encore à être rééquilibrée, afin qu’elle puisse être acceptée par les 28 États membres et les institutions européennes », a-t-il dit. On remarquera la formulation : « la proposition turque établie avec l’Allemagne ». Elle est précise et elle est juste. Ce qu’on nous a présenté comme un pré-accord UE-Turquie était une proposition turque acceptée et défendue par Angela Merkel. Ce qui provoqua d’ailleurs une bronca au sommet du 8 mars, et le rejet provisoire du texte…

  • Une menace pour l’OTAN…

    Le général Ben Hodges, commandant de l’armée américaine en Europe, déclare que si le Royaume Uni quitte l’UE ce sera une menace pour l’OTAN.

    Explication : « Tout ce qui porte atteinte à l’efficacité de l’Alliance a un impact sur nous, et donc si l’UE commence à se défaire cela ne peut qu’avoir un effet d’entraînement sur l’Alliance elle-même. »

    Cela dit, le général Hodges paraît être une véritable machine à débiter des âneries. Il dit aussi qu’il est « préoccupé » que l’UE puisse se défaire alors qu’elle doit « tenir tête à la Russie ». Car « l’agression russe » en Ukraine et l’intervention russe en Syrie ont menacé la sécurité européenne, et la Russie a instrumentalisé (pire que cela : « weaponised » : transformé en arme de guerre) la crise des migrants en obligeant des dizaines de milliers de personnes à fuir en Europe. Sic.

    Pain bénit pour le ministre britannique de la Défense Michael Fallon qui a bien entendu souligné aussitôt que le Royaume Uni prendrait un « gros risque » pour sa sécurité s’il quittait l’UE… (Poutine rêve aussi d’envahir l’Angleterre ?)

    L’ancien ministre de la Défense Liam Fox a quant à lui condamné cette « stratégie de la peur », faisant remarquer que la sécurité britannique repose sur l’OTAN et les services de renseignement britanniques, et que l’OTAN c’est les Etats-Unis dont le budget de la Défense est plus important que la somme des 11 plus importants budgets de défense suivants.

    Quant à John Bolton, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, il affirme le contraire du général Hodges (dans le même numéro du Telegraph) : « Les Etats-Unis ont un important intérêt de sécurité nationale à ce que les électeurs britanniques soutiennent le retrait de l’Union européenne. A rebours de la sagesse conventionnelle [il s’agit de celle qu’incarne Obama, « soutenant la construction d’un super-Etat européen »], une sortie de la Grande-Bretagne d’une UE qui patauge créerait immédiatement le potentiel pour une sécurité occidentale plus efficace »… L’article de John Bolton se termine ainsi : « Les Etats-Unis ont besoin d’alliés européens solides, parmi lesquels la Grande-Bretagne a été et doit rester le plus important. Nous aimons l’indépendance – vous devez retrouver la vôtre. Ça marche. »

  • L’AfD entre dans trois nouveaux parlements

    Comme on s’y attendait, les deux partis de la coalition droite-gauche allemande ont perdu des plumes ce dimanche dans les trois Länder où il y avait des élections, au profit de l’AfD qui se présentait pour la première fois.

    Le scrutin le plus spectaculaire est celui de Saxe-Anhalt, où l’AfD obtient 24,2% des voix et arrive deuxième derrière la CDU. Dans le Bade-Wurtemberg, l’AfD obtient 15,1%, et en Rhénanie-Palatinat 12,6%.

    L’AfD, Alternative pour l’Allemagne, a été créé comme un parti anti-euro. Aujourd’hui c’est contre l’immigration qu’il cartonne…

    (Les médias insistent sur la défaite d'Angela Merkel et de la CDU. Mais si la CDU perd en effet 12 points dans le Bade-Wurtemberg, elle ne perd que 3,4 points en Rhénanie-Palatinat et 2,7 en Saxe-Anhalt. Le SPD perd 10,9 points - la moitié de son score précédent - en Saxe-Anhalt, et 10,4 points dans le Bade-Wurtemberg, et améliore son score d'un demi-point en Rhénanie où il est en tête. Dans le Bade-Wurtemberg, les Verts sont passés devant la CDU en gagnant 6,1 points à 30,3%...)

  • La Finlande et l’euro

    L’« initiative citoyenne » finlandaise contre l’euro a bien recueilli plus de 50.000 signatures, comme l’annonçait en novembre le député européen Paavo Väyrynen qui l’avait lancée.

    Le Parlement a donc obligation de débattre de l’appartenance de la Finlande à la zone euro.

    En soi c’est assez surréaliste, dans la mesure où, 1 – les pays membres de l’UE sont obligés d’avoir l’euro (sauf s’ils s’en sont exclus avant Maastricht), 2 – l’initiative de Paavo Väyrynen n’est soutenue par aucun parti, pas même le parti des Vrais Finlandais qui est aujourd’hui membre de la coalition au pouvoir…

    Mais le fait est que l’initiative de Paavo Väyrynen fait débat dans l’opinion. Surtout au moment de la campagne britannique. Et le député européen souligne que selon le dernier sondage 31% des Finlandais sont contre l’euro, alors qu’ils n’étaient que 19% en 2011. C’est que la Finlande traverse une très mauvaise passe économique, et que les Finlandais voient de plus en plus avec envie comment leurs voisins suédois s’en sortent sans l’euro, sans parler des Norvégiens qui sont carrément en dehors de l’UE…

  • Encore un "désastre" du Brexit

    Dans la série le Brexit c’est l’apocalypse, qui fait fureur en ce moment outre-Manche chez les européistes même modérés, voici une perle : 150 universitaires, dont l’inévitable Stephen Hawking, affirment dans une lettre publiée par le Times que si le Royaume Uni quittait l’UE, cela entraînerait « une perte de liberté de mouvement des scientifiques entre le Royaume-Uni et l'Europe », ce qui serait « un désastre pour la science et les universités britanniques ».

    Qui peut être assez stupide pour croire qu’il y aurait une quelconque « perte de liberté de mouvement des scientifiques » ? A moins que le Brexit oblige à passer la Manche à la nage…

    En fait l’explication se trouve juste avant (mais ce n’est pas cité dans les résumés français) : « Aujourd’hui nous recrutons beaucoup de nos meilleurs chercheurs en Europe continentale, dont des jeunes qui ont obtenu une bourse de l’UE et ont choisi de venir ici… »

    Ce qu’ils appellent « perte de liberté de mouvement », c’est donc la perte éventuelle de quelques boursiers…

    Une version originale de « la bourse ou la vie »…

  • L’Islande et le Brexit

    Dans une interview au Daily Telegraph, le Premier ministre islandais Sigmundur Gunnlaugsson refuse de prendre parti dans le débat sur le Brexit, mais il remarque que le pouvoir du Royaume Uni est en constante diminution dans les prises de décision européennes, et il souligne goulûment à quel point les Islandais se félicitent d’être hors de la zone euro et d’avoir abandonné toute velléité d’entrer dans l’UE…

    « Quant il s’agit de questions importantes, dit-il, les décisions sont prises par deux pays, et de plus en plus par un seul [allusion notamment au tout récent pré-accord européen avec la Turquie en fait négocié et imposé par la seule Allemagne]. On fait venir les autres aux réunions pour approuver ce qui a été décidé, et si ce n’est pas dans l’après-midi c’est au milieu de la nuit. Il semble que ce soit devenu la norme à Bruxelles. »

    En 2008, l’économie islandaise fut spécialement sinistrée par la crise mondiale. Et en 2009 le pays faisait acte de candidature à l’UE, comme à une bouée de secours. (Les négociations furent gelées puis abandonnées en 2013 après la victoire de l’opposition.) Or, dit Sigmundur Gunnlaugsson, « ne pas faire partie de la zone euro « s’est montré indispensable à notre rapide rétablissement » : « Il ne fait aucun doute que si nous avions alors été membres de l’UE et de la zone euro, le pays aurait fait faillite et nous aurions été dans une situation ressemblant davantage aujourd’hui à celle de la Grèce qu’à celle de l’Islande ». Laquelle a connu depuis lors une croissance de 2,6% en moyenne, de 3,2% prévue en 2016, avec un chômage tout simplement absent (2% de demandeurs d’emploi…).

    Il n’est plus du tout question dans la classe politique islandaise d’une quelconque tentative de reprendre le processus d’adhésion à l’UE, d’autant qu’un sondage a montré que… 70% des Islandais sont bien contents d’être en dehors de l’UE.

  • Commission LGBT

    Pour la première fois, la Commission européenne va participer officiellement à une gay pride : celle d’Amsterdam, qui se caractérise par un défilé de bateaux aux couleurs homosexuelles. Il y aura donc un bateau financé par l’exécutif européen et portant fièrement le drapeau de l’UE…

  • L’AfD progresse

    Aux élections municipales de Hesse, le parti anti-euro AfD (Alternative pour l’Allemagne) a obtenu 13,2% des voix en moyenne (16,2% à Wiesbaden) et s’installe comme troisième parti derrière la CDU et le SPD (tous deux à 28%).

    Ces temps-ci, l’AfD s’était vigoureusement opposée à la politique d’Angela Merkel d’accueil massif de migrants musulmans.

  • Slovaquie

    Il paraît que « le vote en Slovaquie choque l’Europe et sa propre société ». C’est du moins ce qu’affirme EUobserver, écho du politiquement correct européiste.

    Car « pour la première fois l’extrême droite » entre au Parlement, avec 14 députés.

    Certes, en 2012 le parti Notre Slovaquie de Marian Kotleba n’avait obtenu que 1,58% des voix. Mais depuis lors il y a eu les régionales de 2013, où le parti a obtenu 21,3% dans la région de Banska-Bystrica et Marian Kotleba a été élu président de la région. Or le chef nationaliste s’est avéré un gestionnaire particulièrement efficace, diminuant la dette de la région de 5,7 millions d’euros sans emprunt supplémentaire. Le discours contre l’immigration et contre l’islam fait le reste…

    En revanche, le Premier ministre socialiste Robert Fico, bien qu’ayant adopté une ligne intransigeante sur les migrants et sur l’islam, s’est trouvé affaibli par la grogne sociale, et son parti social-démocrate n’a conservé que 49 députés sur les 83 qui lui donnaient la majorité absolue.

    Plusieurs autres partis sont représentés au Parlement, et Robert Fico n’a pas de coalition majoritaire facile en vue. Il voudra sans doute reconstituer l’alliance de 1994-1998 avec le parti national slovaque (qui lui avait valu d’être exclu du parti socialiste européen). Mais ce ne sera pas suffisant.

  • Indécente ingérence

    En une du Financial Times :

    La France envoie un fort avertissement sur le Brexit

    Sous-titre : « Macron menace de pousser les migrants vers l’Angleterre et attire les banquiers vers Paris. »

    Le long article lui-même est titré :

    Le ministre français de l’Economie envoie au Royaume Uni un double avertissement sur le Brexit

    Selon Macron, les relations bilatérales changeraient brusquement en cas de Brexit. Ainsi, dit-il, les accords du Touquet seraient sabordés et ne pourraient plus servir à retenir les migrants à Calais.

    On ne sait pas trop ce que fume Macron, mais il dit vraiment n’importe quoi, comme tous ceux qui pètent les plombs en ce moment face au référendum britannique. Avant les accords du Touquet (qui permettent aux agents français de faire des contrôles en Angleterre et aux agents anglais de faire des contrôles en France) il y avait Sangatte qui était comme l’actuelle Jungle. Dénoncer les accords du Touquet ne changerait rien, globalement, à la situation. En outre, il s’agit d’accords entre la France et le Royaume Uni, sans rapports avec l’Union européenne, donc avec le Brexit, d’autant que le Royaume Uni ne fait même pas partie de l’espace Schengen. Un Brexit n’aurait aucun impact, a priori, sur de tels accords bilatéraux.

    D’autre part, Macron, qui menace donc de relocaliser les migrants de Calais en Angleterre, veut « dérouler le tapis rouge » pour relocaliser les services financiers britanniques en France, parce qu’ils perdront le « passeport financier » qui leur permet d’opérer sur le continent. Parce que, bien sûr, tout le monde peut voir que les banques suisses ont fait faillite depuis la création de l’UE…

    Bref, c’est une indécente et grossière et stupide ingérence dans la vie politique d’un pays voisin. Et ce n’est que le début de la campagne…

  • L’Autrichien renâcle

    Dimanche, le chancelier autrichien, Werner Faymann (qui est aussi président du parti social-démocrate), accusait la Grèce de se comporter « comme une agence de voyages » au service des migrants. Hier, face à Donald Tusk qui venait le voir à Vienne, il a justifié la politique de quotas mise en place par son gouvernement : « L’Autriche n’est pas la salle d’attente de l’Allemagne. Nous avons toujours dit que nous étions contre une politique de laissez-passer. »

    Il a ajouté que la situation est « un chaos qui doit cesser » : « Je ne vais pas mentir au peuple en disant que nous pouvons continuer à donner l’asile à 2, 3 ou 400.000 personnes cette année. Nous ne pouvons pas le faire. » (Ce qui est une réponse à Angela Merkel : « Nous pouvons le faire. »)

    Au Kurier, il a déclaré que l’Allemagne devait « mettre en place un quota journalier, et amener ces réfugiés directement de Grèce, de Turquie ou de Jordanie. L’Autriche ne peut pas, et ne doit pas, devenir une plateforme de distribution. »

    Werner Faymann est chancelier depuis 2008. On ne l’avait jamais entendu parler autant…

  • Milos Zeman pour un référendum

    Le président tchèque Milos Zeman a déclaré à un site tchèque qu’il serait favorable à la tenue d’un référendum sur l’appartenance de son pays à l’UE : « Je suis du côté de ceux qui sont contre une sortie de l’UE, mais je suis aussi opposé à ceux qui veulent empêcher les citoyens de voter sur cette question. » Il s’oppose ainsi ouvertement à son Premier ministre, Bohuslav Sobotka, qui a récemment déclaré que si le Royaume Uni quitte l’UE il faut s’attendre à ce qu’un débat de même nature arrive en République tchèque, mais qu’il faudra éviter un référendum parce que la République tchèque ne doit pas sortir de l’UE.