20 août 2014

Citoyenneté à vendre

Le gouvernement de Malte espérait que sa vente de passeports rapporterait 30 millions d’euros sur un an. Mais, en quelque six mois, plus de 200 demandes ont été faites et la plupart devraient être acceptées, ce qui correspond pour l’île à un gain de plus de 200 millions d’euros, puisque chaque passeport coûte plus d’un million d’euros au demandeur.

Pour acheter un passeport maltais, il faut

- investir au moins 650.000 € dans l’île (plus 25.000 € par femme et enfant mineur)

- acheter une propriété d’au moins 350.000 € ou louer une résidence pour 16.000  € pendant cinq ans (le gouvernement s’attendait à une grosse majorité de locations, or ce sont les achats qui dominent)

- verser 150.000 € à un « instrument financier » (en bref à l’Etat).

La majorité des demandes émane de Russes, mais une trentaine de nationalités sont représentées. L’acquisition d’un passeport maltais est ipso facto l’acquisition de la citoyenneté européenne, avec tout ce qui en découle en matière de droit de vote et de libre circulation.

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06 août 2014

Une leçon inattendue d’euroscepticisme

Hier soir avait lieu le premier débat télévisé en Ecosse entre un partisan de l’indépendance (le Premier ministre Alex Salmond) et un partisan du maintien dans le Royaume Uni (le député travailliste et ancien ministre britannique des Finances Alistair Darling). Le référendum aura lieu le 18 septembre.

Le Parti national écossais ayant finalement décidé que l’Ecosse indépendante n’adopterait pas l’euro, Alistair Darling a demandé à Salmond, sans obtenir de réponse, ce que serait son plan B si le reste du Royaume-Uni ne permettait pas à une Ecosse indépendante de conserver la livre. Car dans cette configuration l’Ecosse utiliserait la livre sans bénéficier de l’union britannique, ce qui serait désastreux pour l’Ecosse. Et de citer en exemple l’eurozone, pour montrer qu’une union monétaire sans union politique est une « stupidité sur échasses »…

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04 août 2014

Un nouveau rapport pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE

Le maire de Londres Boris Johnson avait demandé à son conseiller économique Gerard Lyons un rapport évaluant l’impact sur la City de divers scénarios d’évolution des relations entre le Royaume-Uni et l’UE.

Gerard Lyons a été chef économiste de trois grandes banques avant d’être appelé par le maire de Londres. Il a été plusieurs fois gratifié du titre de « meilleur prévisionniste » par le Times, notamment pour avoir dit que le Royaume Uni ne devait pas adopter l’euro parce que la zone euro connaîtrait rapidement une très grave crise.

La meilleure option pour Londres, selon le rapport de Gerard Lyons, est que le Royaume-Uni reste dans l’UE, à condition que l’UE soit profondément réformée selon les vœux du Royaume-Uni.

La seconde meilleure option, qui talonne la première, est de quitter l’UE, mais en mettant en place de nouvelles politiques commerciales spécifiques destinées à amortir les pertes d’emplois.

Le PIB de Londres est de 440 milliards d’euros (un cinquième du PIB du Royaume-Uni). En restant dans une UE substantiellement réformée selon les intérêts britanniques, ce PIB passerait à 800 milliards en 2034. En cas de sortie de l’UE, avec de nouvelles politiques commerciales, il passerait à 770 milliards. Une sortie de l’UE sans nouvelles politiques verrait le PIB stagner à 540 milliards à l’horizon 2034, avec un million de chômeurs (à Londres).

Comme il est évident que l’UE n’acceptera jamais les réformes demandées par le Royaume-Uni, puisqu’elles sont contraires au traité et visent à globalement revenir à la CEE (une communauté de libre échange), la solution préconisée par Gerard Lyons est donc la sortie de l’UE…

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31 juillet 2014

Mosco et le « french bashing »

François Hollande a officiellement désigné hier Pierre Moscovici comme le prochain commissaire européen français. Théoriquement comme commissaire chargé des questions économiques et monétaires, l’un des postes les plus prestigieux, qui donne rang de vice-président de la Commission. Mais cette nomination, annoncée depuis longtemps, suscite une levée de boucliers un peu partout, particulièrement en Allemagne.

Hier soir sur France 2, « Mosco » a fait semblant de croire que les Allemands et les autres en avaient contre la France. « Arrêtons le french bashing », a-t-il dit, d’abord pour répondre à la « tendance française » de l’auto-dénigrement, puis en tentant de montrer que la France n’est pas un « mauvais élève » mais a une économie performante, qu’elle est « un pays crédible, un pays sérieux, un pays qui fait des réformes »…

En réalité, si les Allemands, et d’autres, ne veulent pas de Moscovici, ce n’est pas parce qu’il est français, mais parce qu’il est le représentant de la politique économique désastreuse du gouvernement socialiste, et parce qu’il a été personnellement, comme ministre de l’Economie, le premier responsable de cette politique désastreuse, de la hausse des déficits, de la dette et du chômage, quémandant auprès de la Commission européenne toujours plus d’aménagements et de délais. Un ministre tellement calamiteux que Hollande a dû en changer…

C’est pourquoi la perspective de voir ce personnage commissaire à l’Economie a conduit les Allemands à l’appeler « Mosco-Witz » : Mosco, c’est une blague… (Le jeu de mots est d'autant plus facile que de fait si Moscovici avait été d'origine "russe" et non "roumaine" il s'appellerait Moscowitz.)

Il se dit d’autre part que le Parlement européen pourrait bien refuser d’entériner une Commission où Moscovici aurait le premier rôle économique…

Euthanasier les pauvres et les enfants

Le nouveau ministre de la Santé lituanien, Rimantė Šalaševičiūtė (qui était membre du parti communiste à l’ère soviétique), a déclaré que la Lituanie n'était pas un Etat-providence dans lequel les soins palliatifs pourraient être accessible à tous et que l'euthanasie pourrait être une option pour les personnes qui ne souhaitent pas tourmenter leurs proches en leur imposant le spectacle de leurs souffrances.

La ministre a également soulevé l'idée de l'euthanasie pour les enfants, soulignant que cette option a été approuvée par la Belgique. Celle-ci pourrait également être appropriée pour la Lituanie après débat public, a-t-elle dit.

Le Conseil européen a définitivement approuvé l’adhésion de la Lituanie à la zone euro le 1er janvier 2015.

30 juillet 2014

Fin comme Gribouille

Les sanctions européennes contre la Russie devraient coûter 40 milliards d’euros cette année, et 50 milliards l’an prochain.

A l’UE.

A la Russie, elles devraient coûter 23 milliards cette année et 75 milliards l’an prochain.

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Crimes du Kosovo : suite sans fin

Le procureur américain Clint Williamson, chef de l’équipe spéciale d’enquête d’Eulex sur les crimes commis au Kosovo, a rendu compte de son action mardi, à la fin de son mandat (il avait été nommé en 2011).

Il annonce que des personnes qui furent des chefs de l’UCK seront jugées et qu’il n’y aura qu’un seul acte d’accusation. Il ne précise pas si parmi ces personnes figure Hashim Thaçi, l’homme fort du Kosovo, mais il dit que ses conclusions sont « cohérentes » avec le rapport de Dick Marty, qui mettait ouvertement en cause Hashim Thaçi, y compris dans les affaires de trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes et albanais mis à mort.

L’équipe de Clint Williamson a mis en évidence diverses sortes de crimes (meurtres, enlèvements, disparitions forcées, détention illégale, violence sexuelle, violence politique…) mais a été confrontée à un particulier « climat d’intimidation » dans l’enquête sur les trafics d’organes, qui auraient été limités, affirme le procureur, à une dizaine de cas.

Quoi qu’il en soit cela ne figurera pas dans l’acte d’accusation. Sic. (Un procès avait déjà eu lieu, pour rien, en 2013.) Pour le reste, Clint Williamson remarque qu’il est sans précédent qu’un procureur soit nommé avec pleine autorité de mises en examen sans qu’il y ait de tribunal pour le procès...

En effet on ne sait ni où ni quand le tribunal pourrait être établi. En attendant, sans dire ouvertement que l'UE ne veut pas d'un procès, Clint Williamson retourne chez lui…

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18 juillet 2014

Embêter ces salauds d’Anglais à tout prix…

D’abord Martin Schulz a dit qu’il n’était pas question d’admettre comme commissaire européen l’homme présenté par le gouvernement britannique, Lord Hill, parce que c’est un « anti-européen ».

De bonnes âmes ont fait remarquer à Martin Schulz que le lord en question, à l’aune des critères britanniques, n’était pas anti-européen. En fait, ce récent lord est surtout opportuniste, et il est si fier d’être nommé à un poste européen qu’il s’est dit aussitôt impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

Mais voilà une nouvelle difficulté. Le lobby anti-lobbies dénommé Corporate Europe Observatory a découvert que Lord Hill avait été partie prenante d’organismes de lobbying auprès des institutions européennes. On sait que le lobbying est légal et se fait au grand jour à Bruxelles. Mais les chiens de garde (selon l’excellente expression anglaise) de la « transparence » rappellent qu’on ne peut pas occuper un poste de commissaire européen si on est impliqué dans le lobbying. En fait Lord Hill a revendu les parts qu’il avait dans les entreprises en question. Mais ça ne fait rien : « Avoir tardivement (sic) vendu ses parts ne suffit pas, les ex-lobbyistes ne doivent pas avoir de place dans la Commission de Juncker, qui s’est engagé à nettoyer le lobbying. »

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17 juillet 2014

Les grotesques de l’UE

Les dirigeants européens étaient réunis hier à Bruxelles pour nommer le « Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » et le président du Conseil européen. Mais ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord et se sont donnés rendez-vous fin août, où il pourrait se produire de nouvelles premières : des élections à la majorité qualifiée, comme cela vient de se produire pour le président de la Commission.

Le poste de haut représentant machin-bidule doit revenir à une femme de gauche, au nom des arcanes de la très particulière démocratie de l’UE. Or, ça tombe bien, l’Italie a ça en stock : sa nouvelle ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, qui en outre a l’avantage d’être plus regardable que la baronnette Ashton (laquelle avait l’avantage d’avoir commencé sa carrière dans un groupuscule financé par l’URSS). Mais les Baltes et les Polonais ne veulent pas de la Mogherini, parce qu’elle n’est pas assez… hostile à Poutine. La présidente de Lituanie a dit qu’il n’était pas question de nommer une personnalité « pro-Kremlin »… En deuxième choix il y avait la Bulgare Kristalina Georgieva. Ah oui mais non : elle est cataloguée à droite…

Pour ce qui est du président du Conseil européen, ce doit être une femme, a martelé François Hollande (comme pour le Haut représentant), et forcément de gauche, a ajouté… Angela Merkel. Fort bien, il y a Helle Thorning-Schmidt, Premier ministre danois, présidente du parti social-démocrate. Mais de nombreux dirigeants de droite commencent à trouver qu’on en fait un peu beaucoup pour la gauche et ont donc bloqué cette candidature…

Pour ce qui est de la composition de la Commission européenne, on est aussi dans l’impasse. La Commission dans son intégralité doit être auditionnée en septembre par le Parlement européen. Or non seulement Jean-Claude Juncker n’a toujours aucun commissaire, mais il en est encore à implorer les Etats membres de proposer plusieurs candidats, surtout des femmes, pour qu’il puisse obéir au diktat du Parlement européen (qui exige au moins 10 femmes sur 28).

Et ce n’est pas la seule exigence du Parlement européen. On sait que David Cameron a proposé Lord Hill. Mais Martin Schulz, du haut de son perchoir, a prévenu que les députés n’accepteraient pas un eurosceptique : « Je ne peux pas imaginer Hill, dont les vues – si tant est qu’il en ait – sont radicalement anti-européennes, obtenir une majorité au Parlement européen. » Cela dit, le même Schulz a déclaré le lendemain : « Des amis m’ont dit aujourd’hui que M. Hill est plutôt pro-européen à l’aune des critères britanniques. J’en suis très heureux. » Et il a ajouté que le lord avait donc de bonnes chances d’être confirmé lors des auditions…

Certes, pendant qu'ils disent n'importe quoi, ils ne font pas de bêtises...

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15 juillet 2014

Chez les Anglais

David Cameron a remanié son gouvernement. Le fait principal est que son ministre des Affaires étrangères, William Hague, devient président du groupe des députés conservateurs aux Communes, et qu’il est remplacé par le ministre de la Défense Philip Hammond. Ce qui est une surprise.

William Hague est connu comme « eurosceptique ». Mais son remplaçant ne l’est pas moins. L’an dernier, il avait déclaré que s’il n’y avait pas de réforme en profondeur de l’UE, et s’il y avait un référendum, il voterait pour la sortie de l’UE.

D’autre part, Jean-Claude Juncker avait dit à David Cameron que le Royaume Uni améliorerait ses chances d’obtenir un super-poste de commissaire européen s’il présentait une femme. Ce matin, David Cameron a annoncé qu’il nommait Lord Hill…

Jonathan Hill, baron d’Oareford (depuis 2010) est l’actuel président de la Chambre des lords, chancelier du duché de Lancastre, et président du groupe conservateur de la chambre des lords (et néanmoins inconnu du grand public).

Le mois dernier, il affirmait qu’il refuserait de devenir commissaire européen si on le lui demandait.

Aujourd’hui il se dit « passionné par l’énorme responsabilité d’avoir l’opportunité de jouer un rôle dans la réforme de l’UE » et impatient de travailler avec Jean-Claude Juncker.

Pas très digne, quand même, pour un lord…

18:43 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

Non-information

Le Parlement européen a ratifié le choix de Jean-Claude Juncker comme président de la Commission européenne.

Ah si, une petite information quand même : les socialistes français se sont abstenus, alors que le gouvernement socialiste avait fait le choix de Juncker…

18:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

11 juillet 2014

Elles exigent

Les 9 femmes commissaires européens ont écrit comme un seul homme à Jean-Claude Juncker pour exiger qu’il y ait au moins 10 femmes dans la future Commission de 28 membres. Et elles sont bien aimables de ne pas exiger la parité parfaite 14-14, qui est pourtant une exigence idéologique du moment.

Le Parlement a déjà fait savoir qu’il voterait contre la Commission s’il n’y avait pas assez de femmes.

Cela devrait paraître absolument surréaliste, mais il se trouve que c’est le principal problème de Juncker. Le problème de l’Europe, c’est de contraindre les gouvernements des Etats membres à nommer une femme comme commissaire. Car ils nomment presque tous un homme.

Mais s’ils proposent tous une femme il n’y aura que des femmes. Juncker devra-t-il obliger certains pays à nommer une femme ? Mais n’est-ce pas une discrimination ?

Eh non, ce n’est pas facile d’être président de la Commission européenne. Même quand on ne l’est pas encore…

Addendum

Du coup Elisabeth Guigou reprend espoir...

12:27 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

10 juillet 2014

Juncker ne manque pas d’air

Au cours de son audition devant le groupe de Nigel Farage, Jean-Claude Juncker a montré non seulement qu’il avait compris les eurosceptiques, mais qu’en fait il était parfaitement d’accord avec eux :

« Je ne crois pas aux Etats-Unis d’Europe… Je ne suis pas fédéraliste au sens anglais du terme… Je ne suis pas quelqu’un qui veut renforcer le centre de façon stupide au détriment des Etats membres… Il n’existe pas de peuple européen… »

Etait-ce de l’humour ? Non, ce n’est pas son genre. C’était une façon de montrer tout son mépris.

16:38 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

09 juillet 2014

Petits arrangements entre amis européistes, suite sans fin

Jean-Claude Juncker, futur président de la Commission européenne, s’exprimant hier devant les députés européens du groupe socialiste, leur a promis que le poste de commissaire aux Affaires économiques et monétaires (le plus prestigieux) reviendrait à un socialiste – puisque les socialistes l’ont fait président.

Le poste pourrait revenir à Pierre Moscovici. Mais il y a aussi le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem sur les rangs. Dijsselbloem est l’actuel président de l’eurogroupe. Et une douzaine d’autres pays présentent un candidat, dont les deux tiers sont socialistes.

Martin Schulz, président socialiste du Parlement européen élu par les amis de Juncker, a dit à son ex-rival et théoriquement toujours opposant politique, en le tutoyant : « Tu n’es pas encore le président de la Commission européenne. Tu postules pour avoir le mandat de former cette Commission. Notre collègue a dit que tu étais l’homme du Conseil. A partir de maintenant tu es l’homme du Parlement. »

Cela dit, selon Die Welt, Juncker est « très inquiet » en voyant les noms des candidats commissaires qui lui sont proposés par les gouvernements des Etats membres. Car ce sont presque tous des hommes. Or le Parlement européen rejettera la Commission si elle ne compte pas assez de femmes…

15:42 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

08 juillet 2014

Les euromaniaques se serrent les coudes

La tradition selon laquelle les présidences et sous-présidences de commissions du Parlement européen sont distribuées en fonction de l’importance des groupes a été enterrée cette fois-ci, afin de ne pas permettre aux affreux europhobes de détenir de tels postes.

Ainsi devait revenir au groupe de Nigel Farage et Bepe Grillo la présidence de la commission des pétitions, ce qui allait de soi puisque le groupe est précisément intitulé Europe de la liberté et de la démocratie directe. Mais le PPE, les socialistes et les libéraux se sont unis pour rejeter la candidate de ce groupe et imposer une européiste libérale.

« Les groupes europhiles ont de nouveau démontré leur peur de la démocratie, leur haine des points de vue minoritaires, et leur clair rejet de la transparence », a déclaré Nigel Farage.

Il en a été de même pour les vice-présidences.

Bernd Lucke, qui devait devenir vice-président de la commission des affaires monétaires, a été rejeté. Et Beatrix Storch a été de même évincée de la vice-présidence de la commission des droits des femmes. Tous deux sont des élus du parti anti-euro allemand, dont Bernd Lucke est le président, et sont membres du groupe ECR des conservateurs britanniques.

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07 juillet 2014

Le Royaume Uni devant la France avant 2020

Selon une étude prospective des économistes du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), le Royaume Uni (s’il reste uni…) devrait devenir la deuxième puissance économique de l’Union européenne avant 2020, comblant ainsi le fossé entre la France et l’Allemagne.

Pourtant le Royaume Uni a le lourd handicap de ne pas être dans la zone euro…

15:38 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)

04 juillet 2014

Amusant

Selon le Süddeutsche Zeitung, le groupe des Conservateurs et réformistes au Parlement européen (ECR, créé et dominé par les conservateurs britanniques), propose Bernd Lucke comme vice-président de la commission des affaires monétaires.

Bernd Lucke est le président du parti anti-euro Alternative pour l’Allemagne.

Le groupe ECR étant désormais le troisième groupe du Parlement, il doit normalement obtenir une vice-présidence de cette commission.

Mais le député Vert (allemand) de la commission, Sven Giegold, a immédiatement déclaré que le représentant d’un parti prônant la sortie de l’euro ne devait se présenter à un tel poste…

16:50 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

02 juillet 2014

Mouton noir

Le Parlement européen a élu hier ses 14 vice-présidents. Il y avait 15 candidats. Tous les candidats ont donc été élus sauf un. Le « cordon sanitaire » a fonctionné : tous les groupes ont au moins un vice-président (le PPE en a 6 !) sauf le groupe ELDD (Europe de la liberté et de la démocratie directe) de Farage et Grillo…

15:29 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

01 juillet 2014

Toujours Schulz

Comme prévu, le Parlement européen a « réélu » Martin Schulz comme président.

Président socialiste « réélu » par la droite et la gauche pour deux ans et demi, selon la très particulière conception qu’on se fait de la démocratie au Parlement européen.

On remarque toutefois que le PPE, le groupe socialiste et les libéraux comptent 479 députés, et que Schulz n’a obtenu que 409 voix. Parmi les manquants il y a manifestement un certain nombre de députés CDU/CSU qui n’étaient pas d’accord avec cet arrangement selon lequel on fait rempiler le socialiste Schulz parce qu’on a mis le PPE Junker à la présidence de la Commission…

C’est en effet la première fois que l’alternance des deux ans et demi au perchoir n’est pas respectée…

15:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1)

30 juin 2014

Dans la presse européenne…

Le rédacteur en chef économique du Frankfurter Allgemeine Sonntagzeitung, Lisa Nienhaus, écrit que Cameron « a fait exactement ce qu’il fallait faire. Il n’a pas seulement gagné le cœur des Britanniques, mais aussi des citoyens de nombreux autres pays qui s’inquiètent de ce qui va finalement rester de l’Union européenne : une entité bureaucratique qui offre une thérapie occupationnelle et des opportunités de discours d’adieux pour des politiciens vétérans. En ce sens, Cameron est le plus grand pro-européen de tous les chefs d’Etat et de gouvernement. (…) Ceux qui en Allemagne partagent ce point de vue – et ils sont nombreux – doivent soutenir le Royaume-Uni pour qu’il joue un plus grand rôle dans l’UE. Nous avons besoin de plus de Cameron, pas de moins. »

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel écrit quant à lui dans La Repubblica : « Si nous ne parvenons pas, dans les prochaines années, à moderniser l’Europe, à la rendre moins bureaucratique, à respecter les responsabilités nationales, régionales et municipales, une grande majorité de bourgeois britanniques, poussés par l’Ukip, voteront contre l’Europe. (…) La sortie du Royaume-Uni de l’UE serait le signal du début de la fin du projet européen. »

Dans le Sunday Times, l’éditorialiste Dominic Lawson considère que « si l’économie britannique continue de croître de façon constante et que la zone euro montre des signes de fragmentation nécessitant une intervention chirurgicale, alors Cameron aura besoin de davantage qu’un succès de négociations cosmétiques comme argument pour la poursuite d’une adhésion à un club dont les cotisations semblent plus onéreuses chaque année qui passe. »

(Via Open Europe)

18:12 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

27 juin 2014

Cameron et Orban : du nouveau dans l'UE

Jean-Claude Juncker a été élu sans surprise président de la Commission européenne par les 28. Puisque l’Italie s’y était ralliée, puis la Suède, puis les Pays-Bas…

Mais ce qui est nouveau est que pour la première fois dans l’histoire de la construction européenne il n’y a pas eu de consensus. Pour la première fois leur Europe n’a pas été unie. Pour la première fois il a fallu au vote.

Grâce à David Cameron, qui a tenu jusqu’au bout. Et grâce à Viktor Orban, qui l’a accompagné.

Depuis que les sceptiques s’étaient ralliés à Juncker, la presse ne cessait de parler de « l’humiliation » de Cameron s’il s’entêtait, puisqu’il allait « perdre », et même « perdre la face ».

Je ne vois vraiment pas du tout en quoi il serait humilié pour avoir tenu ce qui est sa ligne politique. Je lisais aussi quelque part ce matin que ce qui était quand même étrange était que Cameron allait être plus populaire en Angleterre après sa « défaite »… Mais il est évident que c’est pour lui, et pour l’Europe, une victoire politique d’avoir montré que, non, il n’y a pas de fatalité eurocratique. (Et en plus, sur le plan intérieur britannique, face à l’Ukip, il n’avait vraiment pas le choix…)

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24 juin 2014

Petits arrangements au sommet de l’UE : y a de l’eau dans le gaz

L’arrangement qui a finalement été conclu entre les principaux partis et les principaux pays de l’UE est que l’on met le PPE Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, et le socialiste Martin Schulz à la présidence du Parlement européen. Ainsi les deux principaux candidats à la présidence de la Commission ont-ils une présidence…

Mais il y a toujours des empêcheurs de tourner en rond dans le pot de confiture. Du coup le joli scénario a des ratés.

D’un côté, il y a évidemment les très méchants Anglais qui ne veulent catégoriquement pas de Juncker. Et qui menacent d’exiger un vote, ce qui n’a jamais existé. Adieu le merveilleux consensus qui présidait jusqu’ici… Et si Juncker est élu, Cameron menace d’organiser plus rapidement que prévu un référendum par lequel le Royaume Uni pourrait quitter l’UE… Ce qui provoque des remous. Il y a ceux qui disent : que les rosbifs s’en aillent, on n’en a rien à cirer ; et il y a ceux qui disent : si les Anglais s’en vont, c’est une catastrophe.

Et de l’autre côté il y a maintenant… la CDU ! Les députés allemands de la chancelière se rebiffent. Parce que jusqu’ici on alternait la présidence du Parlement, et qu’il n'y a donc pas de raison que Martin Schulz soit président deux demi-mandats de suite...

Combat de catch à suivre…

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Marine Le Pen et Geert Wilders en panne

Marine Le Pen et Geert Wilders n’ont pas réussi à constituer un groupe au Parlement européen. C’est le parti polonais Congrès de la nouvelle droite (4 élus) qui a fait coincer l’affaire. Ou du moins sa perception par les autres. Les raisons varient selon les sources. Selon certains c’est d’abord Geert Wilders qui ne voulait pas d’élus d’un parti « homophobe ». Selon d’autres Marine Le Pen ne voulait pas d’élus d’un parti dont le président voudrait enlever le droit de vote aux femmes. Selon le porte-parole du Congrès de la nouvelle droite, c’est parce que Geert Wilders ne supporte pas que le parti polonais soit contre le libéralisme économique…

Marine Le Pen et Geert Wilders disent que ce n'est que partie remise. Mais leurs alliés autrichiens (FPÖ) et italiens (Ligue du Nord) pourraient aller voir ailleurs...

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23 juin 2014

Matteo Renzi est un eurofrénétique (bien sûr)

L’Italie exercera la présidence tournante du Conseil européen à partir du 1er juillet.

Matteo Renzi donne une interview au Telegraph, qui titre : « L’Italie fera pression pour aller vers les “Etats-Unis d’Europe” quand elle tiendra la présidence européenne ».

Et il déclare : « Pour l’avenir de mes enfants, je rêve, pense et travaille pour les Etats-Unis d’Europe. » Et il en appelle à de « courageux dirigeants » qui permettent d’atteindre ce but. (Cameron a dû apprécier…)

Dans une interview au Monde, le 30 mai dernier, Matteo Renzi avait dit en passant (après avoir cité le service civil et Erasmus) : « les Etats-Unis d’Europe qui restent mon horizon ».

Inutile d’ajouter que les européistes de tout poil sont émoustillés : Renzi est le seul dirigeant européen à oser parler encore d’Etats-Unis d’Europe.

16:23 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (5)

21 juin 2014

Ils ne se rendent même plus compte

François Hollande est très fier d’avoir réuni les chefs des gouvernements sociaux-démocrates de l’UE et d’annoncer à l’issue de la réunion qu’ils sont unanimes pour soutenir la candidature de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

Ainsi les gouvernements de gauche sont unanimes pour soutenir le candidat de droite.

Et c’est comme cela qu’ils vont réconcilier les citoyens avec la politique…

Ils sont tellement aveuglés par l’idéologie européiste qu’ils ne se rendent même plus compte de l’incongruité politique de leur décision.

Il y a toutefois une véritable information dans cette annonce : c’est que Matteo Renzi a donc finalement décidé de soutenir Juncker… ou plus exactement de le faire élire, puisque les voix italiennes seront décisives dans l’élection à la majorité qualifiée.

On aura remarqué d’autre part dans la conférence de presse de François Hollande la longue plainte hululante du président français, c’est-à-dire du sous-fifre européen de Paris, implorant les maîtres de l’Europe de bien vouloir, s’il vous plaît, j’ai pas de femme mais j’ai 60 millions d’enfants à nourrir, si c’était un effet de votre bonté et de votre générosité, si vous vouliez bien donner un peu de « souplesse » aux règles économiques que nous avons inscrites dans le traité s’ils vous plaît pas taper sur la tête merci…

19 juin 2014

Au Parlement européen

Finalement Nigel Farage a réussi à constituer un groupe (de justesse, et hétéroclite, donc a priori fragile), avec ses 24 députés de l’Ukip, les 17 Italiens de Beppe Grillo, les deux Démocrates de Suède, les deux Lituaniens du parti de l’ordre et de la justice, le député du parti tchèque des citoyens libres, et enfin la dissidente du Front national Joëlle Bergeron (pour qui j’ai voté !).

Aux dernières nouvelles, Marine Le Pen pourrait elle aussi constituer son groupe, avec le Parti pour la liberté de Geert Wilders, le Parti de la liberté autrichien (FPÖ), le Vlams Belang et la Ligue du Nord, auxquels s’ajouteraient les élus du KNP polonais et du VMRO bulgare.

Les quatre députés du parti flamand N-VA rejoignent le groupe ECR des conservateurs britanniques, qui comptent déjà dans leurs rangs les Vrais Finlandais, le parti du peuple danois, deux partis allemands, deux partis slovaques et les Indépendants grecs. Si cela se confirme, le groupe ECR, qui est au départ une dissidence anglaise eurosceptique du PPE, auquel les ténors du PPE et les doctes commentateurs ne donnaient aucun avenir, deviendra le troisième groupe du Parlement, avec 68 députés, un de plus que le groupe libéral eurofanatique ALDE… qui est d’autant plus vexé et en colère qu’avant–hier encore il croyait accueillir en son sein les Flamands…

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17 juin 2014

Groupes « europhobes » à la peine

Le député européen néerlandais du Parti politique réformé Bastiaan Belder a décidé de quitter le groupe Ukip pour rejoindre le groupe ECR des conservateurs britanniques.

De ce fait, il manque à Nigel Farage non plus deux, mais trois pays représentés dans son groupe. Et la constitution des groupes doit être terminée dans une semaine.

On n’entend pas dire non plus que Marine Le Pen ait réussi à constituer son groupe.

L’extrême dispersion des « europhobes » et « eurosceptiques » est une aberration politique. Entre ceux qui reprennent sans pudeur les antiennes de la diabolisation, ou ceux qui arguent d’une incompatibilité sur la politique économique et sociale, c’est à qui trouvera le pire argument pour ne pas constituer un groupe avec le voisin.

En dehors des imbéciles qui reprennent les insultes des médias de la pensée unique, on comprend bien qu’il s’agit d’une question d’égos, et que chacun veut être chef du groupe.

Le résultat est qu’il n’y aura pas de groupe, ce qui empêche tous ces stupides rivaux de bénéficier de tous les privilèges accordés aux groupes, et qui ne sont pas seulement une manne financière, même si ce n’est pas négligeable. Et surtout d’apparaître comme un groupe important du Parlement européen.

Il va de soi que l’argument qui paraît sérieux, de l’incompatibilité des doctrines économiques et sociales, par exemple entre l’Ukip et le FN, est le plus absurde de tous. Puisque les uns et les autres revendiquent la souveraineté nationale, ils n’ont rien d’autre à revendiquer à Strasbourg et à Bruxelles : chacun mènera ensuite la politique qu’il veut dans son propre pays. Un groupe anti-UE devrait regrouper simplement tous ceux qui sont contre l’UE, point final. Mais c’est trop simple, sans doute, et surtout il n’y aurait qu’un président…

Bref, ils sont tous plus minables les uns que les autres.

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16 juin 2014

Le président du peuple ?

Jean-Claude Juncker serait-il vraiment le président que veulent les peuples d’Europe ?

Open Europe répond de façon assez drôle avec ce tableau (cliquer pour agrandir).

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Pour ceux qui ne connaissent pas du tout l’anglais voici la traduction, de gauche à droite et de haut en bas :

9,7% de l’électorat européen a voté pour des partis de centre–droit qui soutiennent Juncker. 33,7% de l’électorat européen a voté pour des partis actuellement au pouvoir dans leurs pays. 1 Européen sur 10 a été conçu dans un lit Ikea.

7% des Allemands sont capables d’identifier Juncker comme la tête de liste des candidats de centre-droit. 80% des Allemands disent qu’ils savent qui est Edward Snowden. 10% des Allemands croient aux fantômes.

127.000 Italiens ont regardé le débat entre les candidats à la présidence de la Commission européenne. 6,5 millions d’Italiens avaient regardé en novembre 2012 le débat entre Bersani et Renzi (pour décider lequel serait le candidat de centre-gauche au poste de Premier ministre). 5,5 millions d’Italiens ont regardé la série télé "Un docteur dans la famille" au moment où avait lieu le débat des candidats à la présidence de la Commission européenne.

43% : participation à l’élection du Parlement européen. 68% : moyenne de la participation aux élections nationales dans l’Union européenne. 48% des Européens font de l’exercice physique au moins une fois par semaine.

91,8 millions d’Européens ont voté pour les candidats des principaux groupes paneuropéens. 226,3 millions d’Européens n’ont pas voté aux élections de 2014 du Parlement européen. On estime que 110,5 millions d’adultes dans l’Union européenne ont fumé du cannabis.

18:08 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0)

13 juin 2014

Au Parlement européen

Mardi, les chefs des principaux groupes du Parlement européen, en dehors de l’ECR (celui des conservateurs britanniques) ont dit à tour de rôle à Herman Van Rompuy que Jean-Claude Juncker devait être nommé président de la Commission européenne si l’on voulait éviter une « crise institutionnelle », car les députés européens mettront leur veto à tout autre candidat…

Le nouveau chef du groupe PPE, Manfred Weber, a déclaré que le choix de tout autre nom que Juncker par le Conseil serait contraire à la promesse faite aux votants que le chef de file du parti vainqueur des élections deviendrait le président de la Commission.

Sauf que c’était une promesse de pure propagande sans fondement dans le traité…

Le trublion italien Beppe Grillo, après avoir discuté avec Nigel Farage, et après avoir demandé d’intégrer le groupe des Verts, est revenu à Nigel Farage. Les 17 députés du Mouvement Cinq Etoiles vont donc rejoindre les 24 députés du l’Ukip avec lesquels ils n’ont pas grand chose à voir. Mais l’unique but de Nigel Farage est de conserver son groupe, ce qui n’est pas gagné car si les effectifs sont suffisants, il lui manque encore des représentants de deux pays (il en faut sept).

Les sept députés du parti allemand anti-euro (Alternative für Deutschland) ont quant à eux intégré le groupe ECR dominé par les conservateurs britanniques.

Lequel groupe a choisi comme candidat à la présidence du Parlement Sajjad Haider Karim, député musulman d’origine pakistanaise, qui avait fondé en 2005 un European Muslim Forum qui devait servir de « porte » pour l’accès des organisations musulmanes au Parlement européen. (Mais ça n’a jamais marché, et il n’en est plus question sur son site internet.)

Sajjad Haider Karim n’a aucune chance de devenir président du Parlement européen, puisque le poste est confisqué par le PPE et les socialistes qui se le partagent. Mais c’est une très symbolique première. Et qui vient d’un des groupes eurosceptiques…

18:26 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2)

09 juin 2014

Pour Juncker, les carottes sont cuites

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a déclaré hier à Naples : « Le PPE veut pousser Juncker ? Très bien ! Mais qu’est-ce que Juncker a l’intention de faire les cinq prochaines années ? Quelqu’un qui veut poursuivre les politiques des cinq dernières années n’aura pas notre soutien. »

Sans les 29 voix dont dispose l’Italie, Jean-Claude Juncker ne peut pas se faire élire président de la Commission européenne. Car les opposants déclarés ont déjà 71 voix, et la minorité de blocage est de 92 voix.

 

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Un étrange mini-sommet se tient aujourd’hui et demain en Suède, à l’invitation du Premier ministre suédois Fredrick Reinfeldt. Avec David Cameron, Angela Merkel, Mark Rutte (le Premier ministre néerlandais). Cette rencontre est qualifiée par les commentateurs de « sommet anti-Juncker », alors que Angela Merkel ne fait pas partie des opposants déclarés à Juncker…

Ce que l’on doit surtout retenir, c’est que c’est la première fois dans l’histoire de la « construction européenne » que le choix du président de la Commission européenne ne fait pas l’objet d’un consensus entre tous les Etats membres. Il y a vraiment de l’eau dans le gaz européen, et c’est une bonne nouvelle.

16:34 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3)