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Europe

  • Immigrationnisme

    Selon une « étude » de la Fondation Bertelsmann (fanatiquement euromondialiste), l’Allemagne a besoin de 500.000 immigrants supplémentaires chaque année afin de pouvoir maintenir le niveau de l’emploi et la stabilité du système social à l’horizon 2050.

    En fait le solde des migrants était déjà de 470.000 l’an dernier, et 429.000 l’année précédente. Mais Bertelsmann souligne d’autre part qu’il ne faut plus compter sur les migrants venant d’autres pays d’Europe : « l’Allemagne doit se montrer plus attractive comme pays d’immigration pour les ressortissants de pays tiers ».

    Car après 2026 il faudra plus de 600.000 immigrants par an.

    L’idéologie immigrationniste s’installe dans les pays où l’on ne fait plus d’enfants, et où l’on tue ceux qui pourraient naître.

    Mais… chut, il ne faut pas parler de grand remplacement. Ni de politique de la vie.

  • Britanniques clandestins

    Les européistes britanniques sont en verve. Après Gordon Brown certifiant que la Grande-Bretagne deviendra la Corée du Nord si elle se sépare de l’UE, voici Dominic Grieve, l’ancien procureur général (nommé par Cameron qui a finalement dû s’en séparer) : si le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, « quelque 2 millions de citoyens britanniques travaillant dans les pays de l’UE deviendraient du jour au lendemain des immigrants illégaux ».

    Et c’est un grand juriste qui ose sortir un tel bobard.

    Il faut dire que c’est le même qui avait proposé que le ministère de l’Intérieur puisse détenir, sans charges, jusqu’à 90 jours, des personnes suspectées de terrorisme. Alors qu’il a été limogé parce qu’il ne supportait pas que les conservateurs envisagent de retirer le Royaume-Uni de la Convention européenne des droits de l’homme...

    Shadok sur Tamise…

  • Jean-Claude Juncker est un croyant

    Le président de la Commission européenne a déclaré sur Europe 1 :

    « Je crois aux promesses de Manuel Valls. »

    Authentique.

  • Européisme ordinaire

    Le même jour, hier

    - Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne : « Le temps est venu d’approfondir l’intégration européenne. Il n’y aura jamais d’Etats-Unis d’Europe, mais l’UE doit montrer à ses partenaires où est sa poste de commandement si elle veut être prise au sérieux. Nous devons approfondir l’union économique et monétaire pour une raison simple : notre union monétaire n’est pas optimale. Nous avons une banque centrale européenne. Mais nous n’avons pas de gouvernement européen. Donc nous devons avoir des règles qui remplacent le gouvernement européen que nous n’avons pas. »

    - Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne : « Nous avons atteint un tel degré d’intégration que nous ne pouvons pas seulement imaginer inverser le processus – nos économies sont trop imbriquées. (…) En somme, ma conclusion est qu’il doit y avoir un saut quantique dans la convergence institutionnelle. Nous devons passer d’un système de règles et de directives pour la politique économique nationale à un système de partage plus avancé de souveraineté avec les institutions communes. »

  • La Hongrie hongroise

    D__AS20150315043.jpgLes Hongrois fêtaient hier l’anniversaire de leur révolution de 1848, qui est une des trois fêtes nationales.

    Bien que 167 années aient passé, a dit Viktor Orban dans son discours, l’essentiel reste inchangé : le combat pour la souveraineté du pays est sans fin, et « nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes ». « Nous réussirons ensemble ou pas du tout », à la double lumière de la liberté et de l’indépendance nationale. « Ensemble ou pas du tout », c’est aussi la leçon de la révolution de 1848, et la liberté signifie que toutes les nations ont un droit inaliénable à suivre leur propre chemin.

    Il a ajouté que « le peuple de Kossuth et Petofi se contente de sourire si quiconque veut lui faire la leçon en matière de liberté et de démocratie ». La Hongrie fait partie de l’Europe et veut construire son avenir avec les autres nations européennes. « L’Europe aujourd’hui est pleine de questions, et la Hongrie est pleine de réponses. »

    Ce qui apparaît de façon spectaculaire sur les photos est qu’il n’y a pas le moindre drapeau européen…

  • L’Islande reste au large

    Le ministre islandais des Affaires étrangères, Gunnar Sveinsson, a écrit au commissaire européen à l’Elargissement Johannes Hahn et au ministre des Affaires étrangères de Lettonie Edgars Rinkevics (la Lettonie présidant actuellement le Conseil), pour leur rappeler que l’Islande a « complètement suspendu » les négociations d’adhésion à l’UE en 2013, et dès lors « dissout les structures de négociation » et n’avait plus participé à quelque activité que ce soit liée à l’ancien statut de candidat du pays.

    La nouvelle politique islandaise a été expliquée en juillet 2013 au président de la Commission et au président du Conseil. Et des précisions ont encore été données dans les mois qui ont suivi.

    Le gouvernement islandais désire une nouvelle fois « clarifier » les choses : il « n’a aucune intention de reprendre les pourparlers d’adhésion ». C’est donc bien « la ferme position du gouvernement que l’Islande ne soit pas vue comme un pays candidat à l’adhésion à l’UE, et il considère qu’il serait approprié que l’UE ajuste ses procédures de travail selon ces données ».

    On sent comme une légère irritation dans le ton… Manifestement il s’agit d’une réponse à des pressions pour que les négociations reprennent.

    Et la réponse est claire…

    Et sur son site internet, le gouvernement ajoute que « les intérêts de l’Islande sont mieux servis en dehors de l’Union européenne »…

  • Waterloo morne pièce

    Le Conseil européen, sur proposition de la Belgique, avait prévu de sortir une pièce de 2 euros commémorant la bataille de Waterloo, qui a eu lieu il y a 200 ans.

    Mais le gouvernement français a envoyé une lettre officielle au Conseil pour dénoncer cette initiative : « La bataille de Waterloo est un événement qui a une résonance particulière dans la conscience collective, allant au-delà de la simple évocation d'un conflit militaire. La circulation de pièces courantes portant une symbolique négative pour une fraction de la population européenne nous paraît préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de la zone euro s'efforcent de renforcer l'unité et la coopération autour de la monnaie unique. »

    L’affaire, tenue secrète par le gouvernement français, a été dévoilée par le Daily Telegraph, et authentifiée aujourd’hui par le gouvernement belge.

    Le journal anglais citait un certain nombre de réactions, dont celle du député conservateur sir Peter Luff : « Je serais ravi que la zone euro célèbre l’échec de la France de créer un super-Etat européen. Ils devraient vraiment reconnaître que c’est un événement important dans l’histoire de l’Europe et important pour la liberté et la démocratie – que j’aurais pensé que la République française aurait fêté, plutôt que cherché à empêcher. »

    Un autre député conservateur, Peter Bone, disait : « Il semblerait extraordinaire que ce remarquable 200e anniversaire de la bataille de Waterloo ne soit pas commémoré juste parce que cela blesserait les sentiments des Français. Les Français devraient grandir un peu et soutenir les Belges. »

    Mais les Belges, voyant qu’ils n’auraient pas la majorité en cas de vote, ont abandonné le projet…

  • L’idéologie du Parlement européen

    Le « rapport Tarabella » a été voté hier par 441 député européens contre 225 et 52 abstentions et est donc devenu une « résolution » du Parlement européen.

    Son titre : « Progrès accomplis en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans l’Union en 2013 » (sic).

    Rédigée par des idéologues fanatiques de la culture de mort, cette résolution sur l’égalité entre les sexes entendait venger l’affront fait au rapport Estrela en décembre dernier, et a donc un paragraphe sur le droit à l’avortement. C’est le 47e point (qui était le 45e dans le projet de rapport) :

    (Le Parlement européen) « insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leur santé et de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement; soutient par conséquent les mesures et actions visant à améliorer l'accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive et à mieux les informer de leurs droits et des services disponibles; invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures et des actions pour sensibiliser les hommes quant à leurs responsabilités sur les questions sexuelles et reproductives ».

    Cela dit, le Parlement européen peut insister autant qu’il voudra, il demeure que ces questions ne relèvent pas de l’Union européenne, et que s’il y avait un organisme de contrôle des textes ce paragraphe serait retoqué. On peut remarquer aussi que les idéologues sont tellement aveuglés qu’ils ne se rendent pas compte que la dernière phrase peut être utilisée contre l’avortement…

    Ce qui me frappe surtout dans cette résolution c’est le martèlement de l’idéologie qui nie toute différence entre les sexes.

    L’homme et la femme sont interchangeables. En dehors du fait que seule la femme peut avorter ou mettre au monde des enfants, il n’y a aucune spécificité de l’un ou de l’autre, sauf que les femmes continuent d’être discriminées et qu’il est impératif d’aboutir très vite à la parité dans tous les domaines. Et à ce que 75% des femmes aient un emploi. Dans ce très long pensum, il n’est pas question une seconde du choix que pourrait faire une femme d’être mère au foyer. Cela n’existe pas. Le seul choix de femme qu’elle ait est d’avorter ou d’accoucher. Mais après l’accouchement elle redevient un être humain indifférencié comme les autres. Après l’accouchement (et le congé parental, mais ce n’est plus un congé de maternité, il est destiné tout autant, voire davantage, aux pères), l’enfant est destiné à aller à la crèche.

    (Le texte de la résolution ne fait pas encore l’objet d’une publication à part. On le trouve dans le PDF qui donne tous les textes votés hier, vers la fin, comme l’indique le sommaire qui dit « page 220 » mais il n’y a pas de numérotation… En revanche la version word est numérotée, mais c’est page 221.)

  • Ce sera la Corée du Nord…

    Il n’y a pas que chez nous que les politiciens délirent quand ils défendent la construction européenne contre les méchants europhobes. En Angleterre aussi, la propagande frise la psychiatrie, et l’ancien Premier ministre Gordon Brown a sans doute battu un record. En effet, dans une tribune du Guardian, publiée la veille d’un dernier débat sur l’UE au Parlement avant les élections législatives, il n’hésite pas à écrire – à écrire, pas à lancer dans un meeting après un déjeuner trop arrosé – que si la Grande-Bretagne sort de l’UE elle deviendra comme la Corée du Nord. « Réellement » comme la Corée du Nord :

    « L’option Hong-Kong – “quitter l’Europe pour rejoindre le monde” - est réellement l’option nord-coréenne, dehors dans le froid avec peu d’amis, pas d’influence, peu de nouveau commerce et même moins d’investissements. »

    (J’avoue que je ne vois pas ce que Hong Kong vient faire là-dedans, les manifestants de Hong Kong réclamant la démocratie et non la séparation d’avec la Chine.)

    La photo ci-dessous est celle qui illustre l’article de Gordon Brown. Ce n’est pas une blague.

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  • Petit mensonge

    Un petit mensonge, mais qui n’est pas sans portée, et qui est révélateur de la passion partisane du site EUobserver, censé informer de façon factuelle sur l’actualité de l’Union européenne, mais qui est de plus en plus agressivement européiste et anti-russe.

    EUobserver (dont les articles sont payants depuis peu) fait savoir aujourd’hui (12h28) que « Des allégations de ventes d’armes à la Russie sont accueillies par le silence à Prague » : le journal polonais Rzeczpospolita affirme que deux fabricants tchèques ont exporté des armes en Russie tout au long de l’année dernière malgré l’embargo européen mis en place le 1er août, et ces allégations sont accueillies « par un étrange silence à Prague ».

    Or c’est faux.

    Le ministre tchèque des Affaires étrangères a aussitôt réagi à l’article, lundi 3 mars, par l’intermédiaire d’un porte-parole qui a publié un ferme démenti, amplement répercuté par la presse tchèque : en résumé, la République tchèque n’a délivré aucune licence d’exportation d’armes depuis l’embargo, qu’elle respecte.

    Ce n’est pas tout.

    Car de quelles armes parle-t-on ?

    De fusils de chasse.

    Mais, dit, le journal polonais, rien ne prouve que ces fusils de chasse ne puissent pas être livrés aux Ukrainiens pro-russes et servir contre l'armée ukrainienne…

    Pierre-Arnaud Lotton, le président du groupe du Conseil de l’UE pour les exportations d’armes conventionnelles, dit quant à lui – et le journal polonais a l’honnêteté de le citer – que ces fusils de chasse, si armes il y a, ont pu tout bonnement être commandés avant l’entrée en vigueur de l’embargo.

    EUobserver devrait écouter davantage ses maîtres bruxellois…

  • Chypre et les Russes

    Le président chypriote Nicos Anastasiades était mercredi à Moscou, pour rencontrer Vladimir Poutine. Les deux dirigeants ont signé des accords de coopération militaire, notamment sur l’entrée des navires russes dans les ports de Chypre.

    En fait cela ne fait qu’officialiser ce qui se passe déjà. Mais c’est une pierre de plus dans le jardin anti-russe de l’UE. Et cela rappellera peut-être à quelques europhiles et eurocrates que les navires chypriotes, simplement de commerce, n’ont pas le droit d’entrer dans les ports turcs…

  • Les Italiens et l’UE

    La Repubblica publie un sondage Demos faisant apparaître que 27,4% des Italiens ont confiance en l’Union européenne. Juste devant les Britanniques : 28%. Ensuite on monte à 40,5% chez les Espagnols, 42,1% chez les Polonais, 43% chez nous, et 53,4% chez les Allemands. (Les autres pays n’ont pas été sondés.)

    Dans son discours programme devant la Chambre, Matteo Renzi avait déclaré : « La tradition européenne et européiste représente la meilleure partie de l'Italie »…

  • Valls et les paysans

    Assener une contre-vérité avec autorité et conviction permet semble-t-il de la faire passer dans les médias comme une vérité première, du moins quand on s’appelle Manuel Valls :

    « Les agriculteurs savent aussi ce qu'ils doivent aux pouvoirs publics, particulièrement à l'Europe. Voter Front National, c'est détruire ce modèle européen qui a aussi soutenu l'agriculture française », a-t-il déclaré.

    S’il y a encore des paysans en France, ce n’est pas grâce à l’Europe, mais malgré « l’Europe ». Quiconque connaît un peu l’histoire de la construction européenne sait que la politique agricole commune avait pour objectif de supprimer les paysans, puisque les idéologues et technocrates de la construction européenne ne supportaient pas (et ne supportent toujours pas) qu’il y ait des petits paysans, des petits patrons pêcheurs, des petits artisans et commerçants, etc. : on ne peut pas faire de plans européens avec un tel grouillement. L’objectif était de produire davantage et de façon plus « rationnelle ». Comme les Soviétiques. Le plan Mansholt en 1968 vise à la constitution de grandes unités de production spécialisées, dans les régions les plus rentables, et à la suppression de la majorité des travailleurs de la terre. Par exemple tous les porcs, ou du moins la grande majorité, devaient être produits en Belgique. Et aussi en Hollande. Le beurre et le fromage devaient être produits en Hollande (le pays de Mansholt). Une fois la liste terminée, on se rendait compte qu’il ne restait rien pour la Bretagne, ni pour aucune autre région trop éloignée des centres européens…

    Ce fou furieux de Mansholt, devenu président de la Commission européenne, voyant sans doute la démence de ce qu’il faisait, se met alors à dire le contraire, jusqu’à prôner la croissance zéro avec ses nouveaux amis du Club de Rome (ceux qui affirmaient en 1968 que dans 30 ans il n’y aurait plus une goutte de pétrole), puis il disparaît de la circulation au bout de sept mois. Mais l’esprit, si l’on peut dire, du plan Mansholt, a continué à inspirer la PAC. Jusqu’à nos jours.

  • Giscard : les traités on s’en fout

    Dans une interview aux Echos, Valéry Giscard d’Estaing déclare (c’est dans le titre) : « La Grèce doit sortir de l’euro ». Parce que c’est la seule façon qu’elle s’en sorte. Il ajoute :

    « En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque etc. qui ne l’ont pas adopté. Mieux : cette sortie lui permettrait de préparer un éventuel retour, plus tard. Ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l’intérêt mutuel de chacun. C’est ce que j’appellerais une « friendly exit », une sortie dans un esprit amical. »

    Venant d’un politicien inculte ou d’un journaliste lambda, on passerait outre. Mais il s’agit de Valéry Giscard d’Estaing, partie prenante dans la construction européenne depuis des décennies, l’un des auteurs du traité de Maastricht instituant l’euro, puis architecte du projet de Constitution européenne devenu traité de Lisbonne.

    Lui donc sait de quoi il parle. Et il sait qu’il ment. Ou plutôt il sait qu’il raconte n’importe quoi mais que ça n’a pas d’importance.

    L’innovation du traité de Lisbonne fut l’introduction d’un article permettant à un Etat de sortir de l’UE. Jusque-là c’était impossible. Entrer dans l’UE était irréversible. Mais il n’est rien prévu pour sortir de l’euro, puisque l’UE de Maastricht est précisément fondée sur la monnaie unique. Entrer dans l’UE, c’est entrer dans l’euro (le plus vite possible pour ceux qui ne le pourraient pas tout de suite), et c’est irréversible – comme ne cessent de le dire les eurocrates. L’argument du Royaume Uni et de la Suède (et du Danemark) est hors sujet : ces Etats se sont exemptés de la monnaie unique AVANT de signer le traité, lequel stipule explicitement qu’ils en sont exemptés. Quant à la République tchèque, elle s’est engagée à adopter l’euro par son traité d’adhésion.

    Ce que veut dire Giscard, c’est que les traités, même ceux qu’il a conçus, ne sont que des chiffons de papier. De fait on a bien vu comme le traité de Lisbonne a été allègrement violé dès que la crise monétaire a obligé à prendre des mesures qui étaient explicitement interdites par le traité. Donc pour la Grèce on peut faire de même. Pas de problème. C’est le viol friendly des traités, par lesquels en réalité on ne s’engage à rien, car ce qui compte est la construction d’un Etat européen, par tous les moyens, même légaux.

    Et donc illégaux si c’est friendly. En fait ils ont déjà trouvé le truc. On fait semblant d'utiliser l’article 50, celui qui permet à un Etat de faire sécession. Certes, la Grèce ne voudra pas sortir de l’UE, et surtout on ne veut pas qu’elle en sorte. Mais on négocie un processus par étapes. Et la première étape est l’abandon de l’euro par la Grèce. Etape qui restera la seule…

  • La rencontre incorrecte

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    Vladimir Poutine s’est rendu à Budapest hier et a eu une longue conversation avec Viktor Orban. Une rencontre qui fait grincer des dents dans toute l’Union européenne, ce qui fait sourire ces deux provocateurs… (La photo est celle que Orban a publiée sur sa page Facebook.)

    La rencontre avait pour but de mettre au point le renouvellement du contrat de fourniture de gaz russe à la Hongrie.

    Viktor Orban a déclaré : « Nous aspirons à la coopération et à avoir de bons contacts (avec la Russie). Je suis personnellement certain que la coopération et les bonnes relations servent non seulement les intérêts de la Hongrie, mais de toute l’Europe. » Il a ajouté : « Bloquer la Russie hors de l’Europe n’est pas rationnel… Quiconque croit que l’Europe peut être compétitive, que l’économie européenne peut être compétitive, sans coopération économique avec la Russie, quiconque pense que la sécurité énergétique peut exister en Europe sans l’énergie qui vient de Russie, est un chasseur de fantômes. »

  • Un poids lourd… travailliste à l’Ukip

    Harriet Yeo, qui fut présidente du syndicat des salariés des transports, puis membre du parti travailliste, et présidente du Comité exécutif national du parti en 2012-2013, a décidé de rejoindre l’Ukip, parce qu’elle ne supporte plus les atermoiements des travaillistes sur un futur référendum sur l’UE. « Il est temps de décider si nous devons rester dans l’UE, dit-elle. Le seul parti dont j’ai confiance qu’il offre ce choix est l’Ukip. »

  • Bruxelles sort le 49-3

    Puisque le gouvernement n’a pas la majorité pour la loi Macron, il a recours au 49-3.

    Certes, François Hollande dans l’opposition avait eu des mots très durs contre le 49-3, ce « déni de démocratie » dont il voulait la suppression…

    Mais ce n’est pas François Hollande qui veut la loi Macron. Ce ne sont pas les socialistes qui veulent une loi libérale.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui a imposé Macron à Bercy.

    C’est Bruxelles, c’est l’euromondialisme, qui exige que cette loi passe.

    Et là où passe Bruxelles la démocratie trépasse.

  • AfD : un nouvel élu

    Le parti anti-euro AfD, qui est aussi anti-immigration et partie prenante des manifestations anti-islam, a obtenu un élu hier au parlement du Land de Hambourg.

    C’est la quatrième fois qu’un militant de l’Alternative für Deutschland est élu dans un parlement régional, et la première fois dans un Land de l’ouest.

  • Quand Merkel fait la leçon à Orban

    Angela Merkel était en visite hier à Budapest. Après trois heures de tête à tête avec Viktor Orban s’est tenue la conférence de presse commune, qui a été quelque peu tendue. Reprenant un mot utilisé l’été dernier par le Premier ministre hongrois, Angela Merkel a déclaré : « Honnêtement, je ne peux pas comprendre ce que veut dire “illibéral” quand on parle de démocratie ». Orban a répliqué : « Toutes les démocraties ne sont pas obligées d’être libérales. Ceux qui disent que la démocratie est nécessairement libérale tentent de mettre une école de pensée au-dessus des autres et nous ne pouvons pas admettre cela. »

    Mais Angela Merkel a continué à faire la leçon à Orban sur le… dialogue, sur le respect des opinions divergentes… « Il est très important dans une démocratie, notamment quand on a une large majorité, de reconnaître le rôle de l’opposition, de la société civile et des médias. »

    Elle en a remis une couche ensuite devant une centaine d’étudiants de l’université germanophone Andrassy (devant laquelle venait d’avoir lieu une manifestation anti-Orban), insistant lourdement sur la nécessité du pluralisme des médias, et de la liberté de la société civile (sauf quand elle manifeste contre l’islamisation en Allemagne ou quand elle critique l’Union européenne, semble-t-il…) « Dans une démocratie, l’opposition n’es pas un ennemi, la majorité doit protéger la minorité… »

    Après le départ d’Angela Merkel, Viktor Orban n’a pas voulu commenter ces critiques. Il a souligné la qualité des relations économiques entre les deux pays, grâce auxquelles le taux de chômage hongrois est au plus bas, car les entreprises allemandes ont créé 300.000 emplois dans le pays et les exportations hongroises vers l’Allemagne battent des records. « Tout ce que je peux dire à la chancelière est : merci à l’Allemagne… »

  • La mauvaise foi des eurocrates

    Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a annoncé mercredi que Vladimir Poutine se rendra à Budapest le 17 février prochain : « Nous aurons au programme des questions bilatérales et géopolitiques, y compris quant à la sécurité énergétique de l’Europe centrale. Les questions d’énergie sont devenues urgentes depuis l’abandon du pipeline South Stream. L’Ukraine sera aussi au programme. »

    Cette annonce a été très mal accueillie à Bruxelles. Déjà on ne supporte pas Orban, et on ne supporte pas Poutine, alors, les deux ensemble…

    Et les eurocrates de tonner que Viktor Orban, comme les autres dirigeants européens, a signé le texte de mars dernier, où les Etats membres s’engagent à « ne pas tenir de sommets bilatéraux réguliers pour le moment » avec la Russie.

    La mauvaise foi est patente, et les dirigeants hongrois ne se privent pas de faire remarquer qu’une unique « visite de travail » du président russe, ce ne sont pas des « sommets bilatéraux réguliers ». Et de préciser aux donneurs de leçons qui ont perdu la mémoire que Poutine fut invité à Vienne par le chancelier autrichien en juin, et qu’il a depuis lors rencontré au moins cinq autres dirigeants de pays membres, dont François Hollande, de façon spectaculaire, à l’aéroport de Moscou…

    Evidemment, ce que ne supportent pas les eurocrates ait qu’il y ait des contacts visiblement amicaux entre le diable Poutine et le méchant Orban, dont l’influence est de plus en plus importante en Europe centrale…

    Les diplomates hongrois se font un malin plaisir de préciser que la visite de Vladimir Poutine sera préparée par la visite d’Angela Merkel à Budapest le 2 février, et par une visite d’Orban à Varsovie… et à Kiev.

  • Le mariage en Macédoine

    Le Parlement de Macédoine a voté hier par 72 voix contre 4 un amendement constitutionnel qui définit le mariage comme l’union entre un homme et une femme.

    En outre, l’amendement stipule que « les relations juridiques dans le mariage, la famille et les unions civiles doivent être réglementées par une loi adoptée par une majorité des deux tiers du total des membres de Parlement ».

    C’est la version édulcorée du projet d’amendement, qui interdisait carrément toute légalisation d’unions civiles ou partenariats enregistrés. Ce projet avait été condamné par un organe consultatif du Conseil de l’Europe. Mais la disposition votée revient au même, du moins pour les décennies à venir.

    L’intergroupe du Parlement européen sur les droits LGBT (qui, rappelons-le, est le plus important des intergroupes) a crié très fort et a enjoint à la Macédoine de respecter les « normes européennes » (sic), ce qui ne paraît impressionner personne en dans le pays, bien qu’il soit candidat à l’entrée dans l’UE…

  • L’affaire du dahlia rouge…

    5884e686a933f6af25c5660ef020c39b.jpgC’est une terrible affaire qui secoue le Parlement européen... Le mois dernier, tous les députés européens ont trouvé dans leur casier un exemplaire d’un livre sulfureux, intitulé Red Dalia, traduction en anglais du livre d’une journaliste lituanienne controversée, comme on dit, Ruta Janutiene, paru en Lituanie en 2013.

    Le Dahlia rouge, c’est Dalia Grybauskaite, la présidente de la Lituanie (depuis 2009, réélue l’an dernier), qui auparavant était commissaire européen. Elle s’est fait remarquer ces derniers temps par son hystérie antirusse et son soutien absolu aux actuelles autorités ukrainiennes, allant jusqu’à qualifier la Russie d’« Etat terroriste » (formule assez peu diplomatique dans la bouche d’une présidente dont le rôle principal est de représenter la Lituanie sur la scène internationale). Il est donc logique que son ministre de la Défense, participant du même délire, publie un manuel expliquant à la population comment survivre à une invasion russe et comment y résister…

    Or voici que Ruta Janutiene reprend et étaye une ancienne rumeur selon laquelle Dalia Grybauskaite est la fille d’un membre du KGB de Staline et qu’elle devint elle-même à 27 ans une ardente militante du parti communistes d’URSS.

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    Le fait est que Dalia Grybauskaite est diplômée en économie de l’université de Leningrad et qu’elle revint à Vilnius pour être, à 27 ans, directrice de la division agriculture de l’école supérieure du parti communiste d’URSS. Elle passe rapidement au département de la politique économique, et en 1988 elle passe avec succès un doctorat devant l’Académie des sciences publiques de Moscou…

    En novembre dernier, après qu’elle eut qualifié la Russie d’Etat terroriste, un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères l’avait invitée à abandonner « ses complexes à propos de son passé soviétique »…

    Naturellement, la distribution de plus de 700 exemplaires de ce livre au Parlement européen a fait scandale. Un eurodéputé lituanien, Antanas Guoga, conjointement avec l’auteur du livre qui n’avait pas donné son accord pour la traduction, a demandé une enquête.

    Les caméras de vidéosurveillance ont parlé. Elles montrent quatre personnes en train de distribuer discrètement le livre, le 10 décembre. L’une d’elles est Kevin Ellul-Bonici, qui est un membre du secrétariat du groupe de Nigel Farage Europe de la liberté de la démocratie directe. Le groupe a évidemment nié toute implication. Les autres personnes de la vidéo sont un Russe et un Polonais né en Russie, la quatrième n’a pas été identifiée.

    Mais il se trouve en outre que la femme de Kevin Ellul-Bonici, Sharon, est une élue de Malte, et qu’elle est secrétaire générale du parti européen Alliance européenne pour la liberté (qui n’a plus de groupe), dont Marine Le Pen est vice-présidente. (Le siège social du parti est à Malte.)

    Le résultat de l’enquête devait demeurer secret, mais le contenu de la lettre de la direction de la sécurité a été aussitôt divulgué par Antanas Guoga, qui a dénoncé ceux qui veulent « ternir la réputation de la Lituanie ». Et Guoga d’accuser nommément l’ancien président lituanien Rolandas Paksas et l’eurodéputé lituanien Valentinas Mazuronis, qui fait partie du groupe de Farage, ces deux hommes étant des figures du parti lituanien Ordre et Justice. Et de souligner que la présence de Nigel Farage au congrès du parti Ordre et Justice quelques semaines avant n’était pas un hasard…

    En réponse, Rolandas Paksas a déclaré que Guoga avait « perdu l’esprit » et lui a demandé de « penser à sa famille et à ses enfants ». Antanas Guoga y a vu une menace sur sa famille et a demandé au chef du groupe libéral (auquel il appartient), Guy Verhofstadt, de contacter le président du Parlement Martin Schulz pour qu’il « garantisse la sécurité de M. Guoga ».

    De son côté, le groupe de Nigel Farage déclare qu’il va travailler avec les services de sécurité du Parlement pour « examiner ces allégations ». Quant à Paksas  et Mazuronis, ils demandent au groupe de Farage, et au président du Parlement, de découvrir qui a vraiment distribué le livre.

    Jusqu’ici, Martin Schulz a seulement fait dire par un porte-parole que c’était au groupe de Farage de faire le ménage chez lui.

  • Acharnés

    Les fanatiques de la culture de mort cherchent une nouvelle fois à faire voter par le Parlement européen une résolution sur le droit à l’avortement. Alors que le rapport Estrela a été rejeté il y a un mois et qu’à la place a été votée une résolution qui rappelle que les questions des « droits sexuels et génésiques » relève des Etats membres, les députés  européens vont être saisis du rapport Tarabella, projet de résolution par laquelle le Parlement européen «  insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement ».

    Puisque les associations familiales catholiques se bougent, on peut les soutenir en signant leur pétition contre ce nouvel assaut de la culture de mort.

  • La présidente « croate »

    Les médias disent tous que les conservateurs ont remporté la présidentielle croate, que c’est une conservatrice qui devient présidente…

    Conservateurs de quoi ? Pas de la Croatie historique, en tout cas. Kolinda Grabar-Kitarovic est tout simplement la personne qui a fait entrer la Croatie dans l’Union européenne. Elle est la représentante de Bruxelles, de l’OTAN, etc.

    Son parcours est éloquent : après avoir passé son enfance et son adolescence aux Etats-Unis, elle devient diplomate. En 2003 elle devient ministre de l’intégration européenne pour s’occuper de la demande d’adhésion de la Croatie à l’UE et pour mener les négociations, qui commencent en 2005 alors qu’elle a désormais le titre de ministre des Affaires étrangères. En 2008 elle est ambassadrice aux Etats-Unis, en 2011 secrétaire générale adjointe de l’OTAN…

  • Une télé UE russophone anti-Poutine ?

    Le ministre letton des Affaires étrangères Edgars Rinkevics a déclaré à BuzzFeed News que l’Union européenne réfléchissait à la création d’une chaîne de télévision en langue russe pour contrer la propagande de Poutine… Ce ne serait pas une chaîne de propagande européenne, martèle-t-il à plusieurs reprises, mais une « chaîne de télé européenne normale ». Normale mais financée par l’UE et pilotée par le staff de propagande (d’information officielle, pardon) de l’UE…

    La Lettonie préside actuellement le Conseil européen, et selon Edgars Rinkevics, 13 à 15 pays ont déjà exprimé leur soutien à ce projet.

    Mais le Premier ministre letton Laimdota Straujuma a ensuite déclaré à des journalistes qu’elle regardait fréquemment la télévision russe, qu’elle participait même à une émission de débat sur une chaîne locale, et qu’elle doutait qu’il y ait un accord des 28 pour la création d’une telle chaîne à destination de la Russie.

    Les Américains ont déjà lancé, en octobre, un programme russe financé par Voice of America et Radio Free Europe : une émission d’une demi-heure intitulée « Des faits, pas des mensonges » (sic). Mais la télévision lettone refuse de diffuser ce programme parce qu’il est « unilatéral et ressemble plus à une stratégie de communication qu’à une émission de service public ». On peut le voir sur Youtube, où le nombre de vues stagne autour de quelques centaines (celle du 27 octobre n’arrivant même pas à 200 !)…

  • L’Allemagne a réussi sa réunification

    Le taux de chômage est tombé en décembre à 6,5% en Allemagne, le taux le plus bas depuis la réunification.

    (On considère qu’il y a “plein emploi” quand le taux de chômage est inférieur à 5%. L’Allemagne n’en est donc pas loin. Malgré l’euro. Ou pour avoir fait de l’euro le nouveau Mark.)

  • L’Euro (vraiment la) zone

    Selon une étude de Ernst & Young citée par Die Welt, 3,8 millions d’emplois ont été perdus dans l’Eurozone entre 2007 et 2014, et seuls deux pays ont réduit leur taux de chômage pendant cette période : Malte et l’Allemagne.

  • Un délire bureaucratique de Bruxelles

    Depuis le 1er janvier, en application de la nouvelle Politique commune des pêches (PCP), les pêcheurs de l’UE ont interdiction de rejeter à la mer les poissons qu’ils ne pourront pas vendre (trop petits ou d’espèces non comestibles ou non commercialisables). Ils devront les stocker sur leur bateau et les décharger… on ne sait pas où.

    S’ils le font cela entraîne pour eux un surcoût et des pertes financières, et s’ils ne le font pas ils encourent évidemment des sanctions financières.

    A la télévision, j’ai vu un de ces innombrables lapins crétins de Bruxelles expliquer la bouche en cœur qu’il ne s’agissait pas d’une contrainte ni d’une menace mais d’une incitation : on incite ainsi les pêcheurs à prendre les bons poissons.

    Bien sûr. Parce que, comme chacun le sait, jusqu’ici, les pêcheurs s’ingéniaient et s’acharnaient à pêcher les mauvais poissons par plaisir sournois de les rejeter à la mer…

    Le palmarès des mesures délirantes de l’UE est très long, mais celle-ci s’inscrit dans le haut du tableau.

    Cela dit, aucun contrôle n’est prévu… On avait pensé à mettre des caméras sur les bateaux, mais ça a été abandonné…

  • Les Polonais ne veulent vraiment pas de l’euro

    Selon un nouveau sondage CBOS, 41% des Polonais sont fermement opposés, et 27% opposés à l’adoption de la monnaie unique européenne. Donc 68% contre l’euro.

    En 2002, le même institut de sondage trouvait 35% de Polonais fermement en faveur, et 29% en faveur, de l’adoption de la monnaie unique. Soit 64% pour l’euro.

    Le renversement est spectaculaire.

    Le gouvernement polonais est toujours officiellement pro-euro, mais pour son adoption aux calendes grecques. Car aucun chef politique sensé n’irait contre 68% de la population, et en outre il faut réunir les deux tiers du Parlement, ce qui est absolument impossible. Ou faire un référendum, dont le résultat est déjà connu.

    Le même sondage fait apparaître que 84% des Polonais souhaitent rester dans l’UE.

    Il semble qu’il n’y ait personne pour leur expliquer que le traité européen oblige tous les Etats membres à adopter la monnaie unique dès que leur économie le permet (sauf ceux qui s’en sont exclus avant sa mise en place).

    Et même à Bruxelles on est silencieux. Car la Pologne est un membre important de l’UE, qu'on évite de vexer, et elle n’est pas seule : c’est le même scénario chez ses voisins tchèques…

  • L’UKIP a créé son parti européen…

    L’Ukip annonce avoir créé un parti européen, l’Alliance pour la démocratie directe en Europe (ADDE).

    Pour créer un parti européen il faut rassembler des élus d’au moins un quart des pays de l’UE. Donc 7. C’est pourquoi le parti européen de Nigel ne compte que 21 membres de l’Ukip sur 27…

    L’intérêt du parti européen est qu’il bénéficie d’un financement substantiel de l’UE. L’ADDE devrait recevoir 1,25 million d’euros l’an prochain, et sa fondation, Initiative pour une démocratie directe en Europe, 730.000 euros.

    La création de ce parti fait des remous au sein de l’Ukip. Car en 2011 il y avait eu un référendum interne qui avait donné une large majorité de non à l’affiliation de l’Ukip à un parti européen.

    Mais, comme le dit Roger Helmer :

    « Si nous ne prenons pas l’argent, il ne retournera pas aux contribuables. Il ira simplement aux autres fondations, celles qui s’engagent à poursuivre l’intégration européenne… Nous pensons que s’il y a des ressources disponibles, nous voulons les obtenir. Nous le faisons afin de libérer un peu de cet argent qui, sinon, irait à des organisations intégrationnistes. »

    Certains prétendent qu’un parti politique européen doit prôner l’intégration et que tous les partis européens sont dans ce cas.

    Ce n’est pas vrai. Le parti européen doit respecter les libertés fondamentales, la démocratie, les droits de l’homme, l’Etat de droit, à savoir "les principes sur lesquels est fondée l'UE", mais pas l'UE elle-même. Il y a déjà, depuis 2012, un parti européen qui est constitué de partis farouchement opposés à l’intégration européenne, c’est l’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN), dont faisait partie le Front national jusqu’à l’année dernière, quand Marine Le Pen, imposant son diktat à Bruno Gollnisch et à son propre père, a décidé que ces gens-là n’étaient pas respectables et qu’il fallait créer un autre parti, qui n’a toujours pas vu le jour.