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Europe

  • 15 pages !

    La Commission européenne a pondu un document de 15 pages bien tassées intitulé « Rester à l’abri de la COVID-19 pendant l’hiver ».

    La Commission sait qu’elle n’a aucun pouvoir d’imposer des mesures, mais elle assène des « recommandations » qui sont comme des ordres. Non seulement aux Etats membres, mais même aux « voisins » ! « Les pays voisins de l’Union (…) sont également invités à aligner les mesures qu’ils prennent sur les mesures proposées ici. » Ach ! Je ne veux voir qu’une seule tête !

    Les mesures proposées sont sans surprise les mesures les plus liberticides prises par les Etats jusqu’ici.

    Donc pour la messe de Noël on reprend les « conseils » des « autorités sanitaires » espagnoles et on en fait un dogme (en évitant soigneusement de parler de messe, évidemment) :

    « En cas de cérémonies [des fois qu’il y aurait des cérémonies à Noël, allez savoir…], envisager d’éviter les assistances nombreuses ou de recourir à la diffusion en ligne, en télévision ou en radio, d’attribuer des places spécifiques où les membres d’une même famille (les «bulles domestiques») peuvent s’asseoir ensemble, et d’interdire le chant choral. »

    Interdire de chanter la liturgie de la Nativité, interdire de chanter les chants de Noël… Et regarder sur internet la messe basse de minuit…

    Il y a quand même des réactions, y compris au sein des institutions européennes. Antonio Tajani, président de la Commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen, a fermement demandé à Ursule de revoir sa copie.

    Enfin, la Commission européenne reprend en pleurnichant sa recommandation mort-née d’une « coordination » des Etats Membres sur l’interdiction des sports d’hiver…

    On notera aussi le point 6 : « Lutter contre la lassitude associée à la pandémie ». Une bonne initiative serait de ne pas pondre de textes de ce genre.

    Et le document se termine, bien sûr, par un hymne aux vaccins.

  • Pologne et Hongrie

    Les Premiers ministres hongrois Viktor Orbán et polonais Mateusz Morawiecki se sont rencontrés hier à Bruxelles et ont signé une « proposition commune » pour sortir de l’impasse budgétaire.

    On en trouvera le texte ici. En anglais. On se souvient avec nostalgie du temps pas si ancien où un tel texte aurait été forcément en français…

    La proposition est celle d’un « processus à deux volets ». D’une part, mettre en œuvre l’accord de juillet tel qu’il a été signé par tous les Etats membres, avant que soit ajoutée la clause de conditionnalité. D’autre part, discuter au Conseil européen de l'opportunité d'établir un lien entre l'état de droit et les intérêts financiers de l'Union. Si l’on décide d’établir ce lien, alors il faudra convoquer une conférence intergouvernementale pour négocier la modification nécessaire du traité européen.

    Le texte se termine ainsi : « Nous avons décidé d'aligner nos positions sur ces questions. Ni la Pologne, ni la Hongrie n'acceptera une proposition jugée inacceptable par l'autre. »

    On remarquera que la Pologne et la Hongrie donnent ici une véritable leçon d’état de droit : respect de ce qui a été signé, et des traités.

    Naturellement, les « sources diplomatiques européennes » laissent entendre anonymement que la proposition est irrecevable et que la Pologne et la Hongrie s’enfoncent encore davantage dans leur isolement…

  • Routine pourrie

    Le Parlement européen a adopté hier à une horrible majorité (455 voix pour, 145 contre et 71 abstentions) sa nouvelle résolution contre la Pologne. Le principal prétexte (mais c’est l’occasion de revenir sur tout le reste) est cette fois la décision du Tribunal constitutionnel de juger anticonstitutionnelle la dépénalisation de l’avortement en cas de malformation, essentiellement pour trisomie, en bref l’avortement eugénique.

    Le Parlement européen « condamne vivement l’arrêt du Tribunal constitutionnel et le recul de la santé – sic - et des droits des femmes en matière de sexualité et de procréation en Pologne ».

    Tel est le début du premier paragraphe. Il y en a 24 autres. Ils sont ici.

    La résolution condamne aussi le Tribunal constitutionnel polonais pour avoir pris sa décision en pleine pandémie, et « témoigne son soutien et sa solidarité à l’égard de milliers de citoyens polonais, en particulier les femmes et les personnes LGBTI+ polonaises, qui, malgré les risques sanitaires, sont descendues dans la rue pour protester contre de graves atteintes à leurs libertés et à leurs droits fondamentaux »…

    Au passage, le Parlement européen « invite instamment la Commission à agir avec détermination sur la conditionnalité récemment convenue pour le futur cadre financier pluriannuel pour la période 2021-2027 »… car il est urgent de punir ce pays qui viole en permanence l’état de droit…

  • Renfort

    Alors que c’est un gigantesque haro sur la Pologne et la Hongrie, coupables de « chantage » et de « prise d’otage », et de crime de lèse-majesté envers l’Empire, le Premier ministre slovène, Janez Janša, apporte tranquillement son soutien aux deux pays. Pas au détour d’une conversation informelle, mais par une lettre au président du Conseil européen :

    « Seule une instance judiciaire indépendante peut dire ce qu'est l'État de droit, pas une majorité politique. »

    Autrement dit, l’introduction du critère de l’état de droit (non défini) dans un texte budgétaire est illégitime. La seule solution est donc de supprimer ce critère du texte, où il ne figurait pas intialement :

    « Le dilemme devant nous est très simple. Respecter l'accord de juillet est une approche responsable pour l'avenir de l'UE. Ne pas le respecter ne le serait pas. »

  • Et toc !

    Ils l’avaient dit, ils l’ont fait : les ambassadeurs de Hongrie et de Pologne ont mis leur veto au projet de budget de l’UE pour sept ans. Parce qu’on ne mélange pas les questions budgétaires avec des questions d’état de droit, si peu que ce soit.

    Les eurocrates n’y croyaient pas, ces imbéciles. Ils sont dans une rage noire. C’est « irresponsable », a tonné Manfred Weber.

    « Si le blocage persiste, il y aura des conséquences politiques pour la Hongrie et la Pologne, même si on ne peut pas les expulser de l'UE », a dit un courageux anonyme.

    « Nous avons déjà perdu beaucoup de temps, face à la deuxième vague de la pandémie et aux graves dégâts économiques engendrés », a dit Michael Clauss, l’ambassadeur allemand qui était si fier de l’« accord historique » qu’il avait annoncé le 5 novembre sans avoir consulté la Pologne et la Hongrie. « Il est crucial que le paquet tout entier soit adopté rapidement, sinon l'UE sera confrontée à une grave crise. »

    La faute à qui, sinon aux idéologues des fausses valeurs…

  • Ils ne lâchent rien

    Le 5 novembre était annoncé à grands coups de trompe que le Parlement européen et les 27 venaient de conclure un accord « historique » : un projet de budget septennal incluant la clause que les pays qui ne respectent pas « l’état de droit » pourraient perdre l’accès aux fonds européens.

    Les 27, c’était l’ambassadeur allemand, censé représenter tout le monde. Y compris la Pologne et la Hongrie, qui ne peuvent pas accepter une telle menace. Protestation immédiate de la Hongrie.

    A y voir de plus près, l’accord prévoit en fait que les fonds peuvent être réduits ou suspendus en cas de violations de l’état de droit, mais seulement si celles-ci « affectent de manière suffisamment directe la bonne gestion du budget de l’UE ou les intérêts financiers de l’Union »…

    Il ne restait donc quasiment rien des grandes annonces de la Commission et du Parlement.

    Mais la Hongrie et la Pologne ont décidé de ne rien accepter du tout. Viktor Orbán a écrit à Bruxelles : « Bien que la Hongrie soit engagée en faveur de la coopération, à la vue des derniers développements, elle ne peut pas fournir l’unanimité requise pour le paquet adopté en juillet. » Et le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki vient d’envoyer une lettre indiquant qu’il opposerait son veto au budget septennal de l’UE si l’octroi des fonds européens est subordonné au respect des principes de l’État de droit, de quelque manière que ce soit.

  • Chut…

    La Commission européenne est sur le point de signer un… quatrième contrat pour des centaines de millions de doses de vaccin anti-Covid.

    EUobserver, site européiste et non complotiste, note que ces contrats comportent des clauses secrètes, notamment quant à l’endroit où sera produit le vaccin, et quant à son prix…

  • La dictature euro-LGBT

    La Commission européenne a présenté un plan de lutte contre les discriminations et la haine à l'encontre des personnes LGBT+ et de renforcement des droits des couples soi-disant homoparentaux.

    Il y a des progrès dans les Etats membres, dit la commissaire kapo Jourova (« beaucoup ont reconnu légalement les couples de même sexe », c’est le progrès de la décadence et de la perte des repères naturels) mais il y a aussi « des tendances inquiétantes » (en Pologne et en Hongrie, évidemment ; car il est inquiétant de respecter l’ordre naturel).

    Or donc, la Commission européenne veut que soient inscrits dans le traité européen les crimes et délits LGBT, qui sont des crimes et délits tout à fait à part des autres, les seuls dignes d’être inscrits dans le traité. En fait donc les seuls vrais crimes et délits dont on doive vraiment s’occuper… Ça paraît peut-être un peu bizarre, mais c’est parce que « tous les Etats membres ne s'attaquent pas au problème de la haine croissante contre les personnes LGBT dans leur code pénal ». Donc si on le met dans le traité, les Etats membres seront obligés de les punir…

    Or donc, la Commission européenne, qui se fout de la famille normale, qui considère l’avortement comme un droit fondamental, va proposer une reconnaissance mutuelle entre Etats membres des droits parentaux des couples de même sexe… Parce que « ce n’est pas acceptable », dit la commissaire kapo Jourova, « que votre enfant arrête d'être votre enfant quand vous traversez la frontière ». Même si ce n’est votre enfant que dans vos fantasmes et une législation aberrante…

    Bien sûr, tout ça, c’est du baratin, de la propagande : la Commission n’est pas toute-puissante, il faut l’unanimité des 27 pour modifier le traité et, par définition, pour une reconnaissance mutuelle entre Etats membres.

    Mais c’est une occasion, parmi toutes les autres, obsessionnelles, de faire avancer dans les têtes le programme idéologique LGBT.

  • Leur Europe

    A en croire l’AFP, « le Parlement européen et les Vingt-Sept ont conclu “un accord historique” pour conditionner l'obtention de fonds de l'UE au respect par les gouvernements des principes de l'État de droit ». (Ce qu’ils osent appeler l’état de droit, qui prétend interdire par exemple aux Polonais de réformer leur système judiciaire datant du communisme, ou aux Hongrois de rejeter la propagande de Soros.)

    « Selon l'accord provisoire trouvé entre les négociateurs du Parlement européen et les États, les pays de l'Union qui ne respectent pas l'État de droit (indépendance de la justice, liberté de la presse...) pourraient perdre l'accès aux fonds européens. »

    En réalité il s’agit d’un accord entre le Parlement européen et l’ambassadeur allemand Michael Clauss, censé représenter les 27 parce que l’Allemagne occupe la présidence tournante de l’UE.

    L’accord historique doit maintenant être adopté par les 27 gouvernements…

    Judit Varga, ministre hongroise de la Justice, a aussitôt réagi sur Twitter : « Le Parlement européen fait de nouveau partie du problème et non de la solution. S’il ne peut pas aider dans la lutte contre la Covid et le redémarrage de l’économie de l’UE, au moins il devrait arrêter son chantage politique et idéologique sur des Etats membres. »

     

    Addendum

    Selon EUobserver, "l’accord final prévoit que les fonds européens pourront certes être suspendus ou réduits en cas de violations de l’État de droit, mais seulement si celles-ci affectent de manière suffisamment directe la bonne gestion du budget de l’UE ou les intérêts financiers de l’Union". S'il en est ainsi il ne reste quasiment rien des exigences de la Commission et du Parlement.

  • Routine

    La Commission européenne a annoncé hier qu’elle avait ouvert une procédure d'infraction contre la Hongrie pour « application incorrecte de la législation de l'UE en matière d'asile ». On en est pour l’heure à la « mise en demeure ». Le gouvernement hongrois a deux mois pour répondre. A défaut d’une réponse il y aura un « avis motivé » de la Commission, et si la Hongrie ne se couche pas ce sera la saisine de la Cour de justice de l’UE.

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    La Commission européenne a donné hier deux mois à la Pologne pour se conformer à sa demande d'abroger une loi qui « nuit à l'indépendance de la justice » La loi, de décembre dernier, empêche les juges polonais de renvoyer certaines questions à la Cour de Justice de l'UE à Luxembourg pour avis.

    Le même jour, la Commission a menacé la Pologne de poursuites judiciaires si elle ne se conformait pas à une décision de justice de l'UE de supprimer une chambre disciplinaire judiciaire qui ne lui plaît pas.

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    Les chiens aboient, la caravane passe.