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Europe

  • La mosquée géante de Bucarest

    Le gouvernement roumain a fait état d’un « accord », aboutissement de 11 ans de négociations, avec le gouvernement turc.

    Le gouvernement roumain a mis à disposition un terrain de 11.000 m2, d’une valeur de 3,9 millions d’euros, pour la construction de ce qui sera la plus grande mosquée jamais construite dans une capitale européenne.

    En contrepartie, la Roumanie construira une église orthodoxe en Turquie.

    Euh… Finalement, non, a avoué le Premier ministre roumain le 15 juillet. Parce que… « la législation turque ne l’autorise pas ».

    En effet, précise le site Aujourd’hui la Turquie, "la Turquie interdit la construction d’églises sur son territoire depuis 1923, date de la naissance de la République et de sa laïcisation".

    Car la laïcisation consiste à construire des mosquées dans les pays chrétiens. Sans contrepartie. C’est assurément ce qu’on appelle un bon accord en droit musulman.

    Il y a eu une manifestation lundi à Bucarest contre ce projet de mosquée géante, à laquelle participaient même des musulmans qui ne veulent pas être solidaires de cette provocation.

  • Alliance pour le progrès…

    Bernd Lucke, cofondateur d’AfD, supplanté lors du dernier congrès par Frauke Petry, annonce qu’il va fonder un nouveau parti qui reprendra l’orientation originelle, libérale et seulement anti-euro, de l’AfD des débuts, avant la dérive populiste, anti-immigration et anti-islam.

    Son nom : Alliance pour le progrès et le renouveau…

    Triste.

  • Chronique des barjots

    La commission Environnement du Parlement européen a introduit hier dans un document qui doit être voté par les députés en octobre prochain, des amendements qui ont conduit l’auteur du rapport à voter… contre son propre rapport, qui devenait dément.

    Il s’agit de la révision de la directive sur la qualité de l’air. La Commission européenne fixait des objectifs à atteindre par les Etats d’ici 2030. Les khmers verts du PE ont décidé que les objectifs devraient être atteints en 2025. Et ils ont chargé la barque. A la liste des polluants à éradiquer ou à limiter fortement, ils ont ajouté le mercure, l’ammoniac et… le méthane. Et le méthane plutôt deux fois qu’une, car c’est non seulement un polluant (?) mais aussi un « gaz à effet de serre ».

    Autrement dit, les vaches qui ruminent sont responsables d’une bonne partie des « 400.000 morts prématurées » par an dues à la pollution de l’air en Europe…

    C’est l’aboutissement d’une longue campagne de cinglés qui donnait par exemple ce titre d’un article de Sciences et Avenir en 2013 : « Les vaches françaises émettent autant de gaz en un an que 15 millions de voitures. »

    Ils ne savent même pas que les prairies des vaches bouffent le fameux gaz carbonique subitement devenu méchant, et que la majeure partie du méthane émis par les vaches est compensée par ce stockage du CO2.

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  • Tout ça pour ça

    Après des semaines de bluff des deux côtés, l’UE-FMI et la Grèce ont fait match nul.

    D’un côté le bluff était la menace d’une sortie de la Grèce de la zone euro (interdite par le traité). De l’autre le bluff était… la même menace (mais Tsipras savait qu’il s’agissait de sortir de l’UE et il ne le voulait pas).

    Bref match nul, tout le monde a perdu.

    Et on remet ça pour trois ans…

    (20% de l’aide viendra de notre poche. Mais quand on est généreux et solidaire, on ne compte pas.)

  • AfD : Lucke s’en va

    L’ancien chef d’Alternativ für Deutschland (AfD), Bernd Lucke, battu lors du congrès du parti anti-euro, annonce qu’il quitte le mouvement dont il est un des principaux fondateurs.

    A cause, dit-il, de sa nouvelle orientation « islamophobe et xénophobe ».

  • Petits rappels

    Les quatre principaux responsables de l’entrée de la Grèce dans la zone euro (1er janvier 2001) furent Jacques Chirac, président de la République française, Lionel Jospin, Premier ministre français, Antonio Guterres, Premier ministre portugais, Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois. Avec comme complices tous les membres de la Commission européenne, au premier chef son président Romano Prodi, et les responsables de la Banque centrale européenne.

    On notera que Jean-Claude Juncker est l’homme qui, toute honte bue, et droit dans ses bottes, prétend aujourd’hui dicter ses conditions à la Grèce comme président de la Commission européenne (même si c’est Christine Lagarde qui tire visiblement les ficelles).

    Le traité européen dit en son article 3 :

    L'Union établit une union économique et monétaire dont la monnaie est l'euro.

    Ce qui implique que tout Etat membre a forcément comme monnaie la monnaie de l’Union, qui est l’euro, ou doit avoir comme objectif de l’avoir au plus vite, sauf dérogation obtenue avant le traité de Maastricht. Cet article exclut qu’un pays de la zone euro n’ait plus l’euro tout en continuant à faire partie de l’UE, car alors il n’aurait plus de monnaie, puisque la monnaie de l’Union est l’euro.

    En revanche le traité de Lisbonne a introduit une clause permettant aux Etats membres de quitter l’UE (ce qui était auparavant interdit), c’est l’article 50 :

    1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union.

    2. L'État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l'Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l'Union.

  • La Pologne et l’euro

    Le ministre polonais des Finances, Mateusz Szczurek, a déclaré à la radio polonaise : « Assurément, la crise grecque, et aussi la stagnation continue (de l’eurozone) sont une leçon pour la Pologne, et une nouvelle information pour ceux qui veulent une entrée rapide (de la Pologne) dans l’Eurozone sans changements de celle-ci. »

    Mateusz Szczurek, ministre d’un gouvernement libéral, est donc plutôt européiste. Mais la campagne des législatives est lancée, et il n’est pas question de laisser le PiS, qui a le vent en poupe depuis la présidentielle, seul sur le front du refus de l’euro, d’autant que selon les sondages plus de 70% des Polonais sont contre l’euro.

    Il y a quelques jours, Beata Szydlo, déjà désignée par le PiS comme futur Premier ministre, disait : « Mon gouvernement (...) ne va certainement pas travailler sur l'introduction de l'euro en Pologne. »

    Et Krzysztof Szczerski, le conseiller du président élu Andrzej Duda pour la politique étrangère, vient de déclarer que l’introduction de l’euro ne pourra être décidée que par référendum : « La décision de cesser de frapper sa propre monnaie doit incomber à la nation. Cela signifie, pour être réaliste, qu'il est inutile de parler de l'introduction de l'euro en Pologne sous le mandat du président Duda. » Puisqu’il n’organisera pas ce référendum dont on connaît le résultat…

  • L’AfD a un nouveau chef

    Au congrès du parti anti-euro Alternativ für Deutschland (AfD), qui s’est tenu samedi à Essen, le fondateur Bernd Lucke a subi une défaite : c’est sa rivale Frauke Petry a été élue comme « porte-parole ». (Plus précisément comme première porte-parole. Elle était déjà l’une des trois porte-parole, et l’enjeu du congrès était qu’il n’y ait qu’un véritable dirigeant – Bernd Lucke pensait que ce serait lui... Il y a donc aujourd’hui une première porte-parole, un second porte-parole qui est Jörg Meuthen, et trois porte-parole adjoints.)

    C’est la fin d’une longue et très dure polémique interne entre l’aile bourgeoise et "présentable" incarnée par Bernd Lucke, qui tenait à une ligne simplement anti-euro avec l’appui de quelques milieux d’affaire, et une aile plus populiste, anti-immigration et anti-islam.

    Frauke Petry, présidente de l’AfD en Saxe et chef de file des élus AfD au Parlement de Saxe depuis leur succès de l’an dernier, est une femme de pasteur, docteur en chimie, mère de quatre enfants, qui milite contre l’avortement et pour la famille, contre l’immigration sauvage, et pour des référendums locaux avant la construction d’une mosquée.

    Un sondage interne pendant le congrès a montré que « l’immigration incontrôlée » était la première préoccupation des militants, devant la « crise de l’euro ». Selon les partisans de la ligne Petry, c’est ce positionnement qui a permis les récents succès électoraux de l’AfD.

  • Les Grecs

    Quels que soient les tenants et les aboutissants, les sous-entendus et la suite des opérations, je ne peux pas bouder mon plaisir devant le résultat du référendum grec.

    Il me suffit en fait de voir à quel point les européistes sont mécontents (litote) pour que je sois content. C’est un plaisir simple…

    Et surtout il est plaisant de voir quelle claque retentissante leur a réservée le peuple grec.

    Ils disaient que les Grecs diraient oui, ils avaient même fabriqué des sondages qui le disaient, parce que de tout façon les Grecs n’avaient pas le choix. Et l’on se félicitait déjà (à gauche comme à droite) de l’inéluctable défaite de Tsipras et donc de sa démission…

    Or le score est sans appel et dément tous les sondages : 61,3% de non. Avec une participation de 62,5% - il fallait 40% pour que le référendum soit contraignant.

    Maintenant les européistes sont terrifiés. Ils vont tout faire pour rattraper la Grèce (ce dont Tsipras va profiter au maximum). Parce qu’ils savent qu’ils ont menti (et ils continuent à le faire) en martelant quotidiennement la menace de la « sortie de la zone euro ». Aucun pays ne peut sortir de la zone euro. La seule éventualité que permette le traité européen est la sortie de l’UE. Et ils ne veulent absolument pas qu’un pays quel qu’il soit quitte l’Union européenne. Car ce serait le début de la fin, au moment où les Britanniques en sont tentés, et où les mouvements « populistes » ne cessent de progresser un peu partout.

  • La « sortie de la zone euro » ?

    Tout le monde, y compris les gens de la Banque centrale européenne, évoquent désormais une sortie de la Grèce de la zone euro.

    C’est le grand sujet de conversation du moment, sur la scène européenne.

    Mais je n’ai vu encore personne, y compris à la BCE, qui m’explique comment un Etat peut sortir de la zone euro — vu que c’est exclu par le traité européen.

    En bref, j’aimerais qu’on m’explique comment on envisage de violer le traité européen.

    Mais bien sûr personne ne l’explique, parce qu’on envisage en fait, comme on l’a déjà fait, de s’asseoir sur le traité qui n’est qu’un chiffon de papier. Ni vu ni connu.

    Ni vu ni connu ? Pas sûr. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a oublié d’être idiot. Ou ignare :

    Nous prenons conseil et examinerons certainement l'éventualité d'une injonction devant la Cour de justice de l'Union européenne. Les traités européens ne prévoient pas de sortie de l'euro et nous ne l'acceptons pas. Notre appartenance n'est pas négociable.

  • La pourriture doit aller de l’avant

    Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, participant à un gala LGBT, a déclaré que tous les Etats membres de l’UE devraient légaliser le soi-disant mariage homosexuel. Et il ne l’a pas dit en son nom propre, mais au nom de la Commission :

    « La Commission doit aller de l’avant et faire en sorte que tous les Etats membre de l’UE acceptent sans réserve le mariage entre personnes du même sexe comme les autres mariages. »

    Il n’y a semble-t-il eu personne pour lui faire remarquer que ce n’est pas de la compétence de la Commission européenne.

  • Au Danemark

    Alors que son parti libéral n’a obtenu que 19,5% des voix (34 sièges sur 179) et a été battu à droite par le parti du peuple danois, le nouveau Premier ministre Lars Lokke Rasmussen a constitué un gouvernement composé exclusivement de membres de son parti…

    Son programme de gouvernement comprend un référendum avant la fin de l’année sur la suppression de l’exemption des politiques européennes en matière de collaboration judiciaire (l’une des quatre exemptions danoises qui font que le Danemark n’est membre de l’UE que de façon théorique).

    Une sorte de bras d’honneur au parti du peuple danois. Jusqu’à ce que le peuple danois fasse un bras d’honneur à ce gouvernement ultra-minoritaire en votant non à son référendum…

  • Fin des quotas de “demandeurs d’asile”

    Sans surprise, le diktat de répartition des « demandeurs d’asile » par quotas entre les différents pays de l’UE a été rejeté. Les militants européistes tentaient de faire croire que les pays qui le rejetaient n’étaient pas assez importants ni assez nombreux pour constituer une minorité de blocage (compte tenu du fait que le Royaume-Uni n’a pas de droit de vote sur cette question). « La commission impose son idée d’une répartition obligatoire du traitement des demandes », titrait Jean Quatremer le 2 juin. Mais il est apparu qu’il n’était pas possible de faire passer le texte (il est probable que la France ait fait savoir discrètement qu’elle voterait contre).

    C’était acquis dès avant le sommet, puisque le dernier état du projet (qui avait banni depuis longtemps le mot de quota) ne comportait plus le mot « obligatoire ».

    Bref, les dirigeants des Etats de l’UE se sont mis d’accord sur le principe d’un mécanisme de répartition de 40.000 demandeurs d’asile échoués en Grèce et en Italie et de 20.000 réfugiés, mécanisme dont on dit qu’il est basé sur le volontariat… mais le mot « volontaire » lui-même n’y figure pas…

    Autant dire qu’il n’y a plus rien. Ce qui a d’ailleurs mis en colère le Premier ministre italien.

    On constate en revanche que Donald Tusk, actuel président du Conseil européen, a dit fermement que « les migrants qui n’ont aucun droit à entrer dans l’UE doivent être renvoyés ». « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, nous nous sommes mis d’accord pour accélérer les accords de réadmission avec les pays tiers. »

    Les pays membres se sont également mis d’accord pour mettre en quarantaine les personnes qui débarquent en Italie, en Grèce ou à Malte, dans des structures qui permettent leur identification et la prise de leurs empreintes digitales. Un prochain sommet à Malte permettra de préciser tout cela.

    Enfin, l’agence Frontex a donné raison à Viktor Orban en faisant savoir que la plus grosse augmentation du flux de migrants, et de loin, est celle de la « route des Balkans ». Plus de 50.000 sont passés par là entre janvier et mai, ce qui représente une augmentation de 880%. Donald Tusk a commenté : « Depuis le début de l’année, un tiers des demandeurs d’asile ont été enregistrés en Hongrie, soit davantage qu’en Italie. »

    Et tout à coup la Commission est muette…

  • Après la Hongrie, la Bavière…

    A peine la Hongrie venait-elle de faire marche arrière après avoir lancé un spectaculaire ballon d’essai, que la Bavière lui emboîte le pas, d’une autre façon, en annonçant qu’elle va réintroduire des contrôles à sa frontière avec l’Autriche.

    Or il est contraire aux accords de Schengen, dont au traité européen, de rétablir des contrôles durables aux frontières. Seuls sont acceptés des contrôles ponctuels pour une raison précise. Mais, justement, la Bavière avait pu établir un contrôle de ce type pour protéger le G7 qui se réunissait chez elle le 7 juin dernier. Et à cette occasion la police a constaté près de 6.000 infractions aux droits de séjour, et des dizaines de criminels, parmi lesquels des trafiquants de drogues et de personnes humaines, ont été arrêtés. Argument décisif pour le ministre-président de Bavière, Joachimm Hermann, pour rétablir les contrôles de façon permanente… et demander aux autres Länder d’en faire autant…

  • La Hongrie réagit

    Le gouvernement hongrois a « brisé un tabou »,  c’est-à-dire a commis un crime de lèse-majesté européenne, hier, en décidant de suspendre l’application du règlement dit « Dublin III ».

    Ce règlement stipule que les migrants doivent faire leur demande d'asile dans le premier pays d'entrée lorsqu'ils arrivent sur le territoire de l'Union européenne, et que s'ils se rendent dans un autre pays de l'Union, ils doivent être renvoyés dans le premier pays d'arrivée.

    Or « le système hongrois d'asile est saturé, le plus saturé de tous les pays membres de l'UE affectés par l'immigration illégale », a déclaré un porte-parole du gouvernement de Viktor Orban. La Hongrie n'acceptera donc plus le retour de migrants arrivés sur son sol puis arrêtés dans un autre pays membre.

    L'Union européenne a immédiatement réagi à cette annonce en demandant « une clarification immédiate » à Budapest. D’autant qu’au sommet de demain et après-demain la Commission va tenter d’imposer ses quotas de demandeurs d’asile…

    Et l’Autriche a violemment protesté, puisque c’est sur son sol qu’arrivent beaucoup des « migrants » devenus demandeurs d’asile en Hongrie.

    Le mur que la Hongrie entend construire sur la frontière serbe devrait tarir le flux en grande partie, mais il est tout autant la cible des critiques de l’UE…

    Rien ne doit gêner l’invasion.

    Addendum

    La Hongrie renonce à suspendre Dublin III. Du moins si l'on en croit le ministre des Affaires étrangères qui a "informé son homologue autrichien que la Hongrie n'allait suspendre aucune règle de l'Union européenne".

  • Le Royaume-Uni et l’UE

    Dans une lettre ouverte à David Cameron, le directeur général de la Chambre de commerce britannique, John Longworth, écrit :

    Nous avons besoin de clauses d’exemption en béton pour nous assurer de ne pas entrer comme des somnambules dans une « union toujours plus étroite ». Dans une Europe dans laquelle les décisions sont prises par et pour la zone euro – un club dont nous ne serons jamais membre – la Grande-Bretagne doit avoir des garanties absolues pour protéger notre économie et nos autres intérêts à l’intérieur de l’UE.

    Les autres priorités, ajoute-t-il, doivent être de parvenir à un marché « significativement » libre des services, une plus grand protection contre les règlements de l’UE, et une approche « claire et équilibrée » de l’immigration. Et il avertit que les entreprises « seront profondément préoccupées si les questions qui sont centrales pour la prospérité du pays sont négligées ou compromises à la table de négociations ».

  • L’européisme à marche forcée

    Il ne se passe pas de semaine qu’une personnalité européenne fasse pression pour qu’on accélère l’intégration de la zone euro, pour que celle-ci se dote d’institutions économiques uniques. Quand ce n’est pas le président de la Commission Jean-Claude Juncker, dont c’est un des thèmes essentiels, c’est Sylvie Goulard qui insiste (Sylvie Goulard est depuis longtemps la cheville ouvrière du « Mouvement européen » qui avait été créé par la CIA pour fabriquer des Etats-Unis d’Europe), c’est Emmanuel Macron et son homologue allemand qui signent une tribune commune en ce sens, etc. Et voici maintenant un « rapport » intitulé « Compléter l’union économique et monétaire de l’Europe », signé par les « cinq présidents » : Commission européenne, Conseil européen, Eurogroupe, Parlement européen, Banque centrale européenne, qui souligne la nécessité d’une union toujours plus étroite et fixe comme objectifs la création d’un Trésor européen unique, puis d’un ministère des Finances unique.

    On remarque que le « rapport » (qui à ma connaissance n’existe qu’en anglais...) parle de l’union économique et monétaire « de l’Europe », comme si seuls faisaient vraiment partie de l’Europe les Etats de l’eurozone…

    Cette agitation, en dehors de la constante de la propagande européiste, vise aujourd’hui d’une part à conjurer le mauvais sort de la crise grecque, et d’autre part à préparer la façon dont on pourrait satisfaire le Royaume-Uni en séparant clairement la vraie Europe, celle de l’euro, d’une Europe périphérique, celle qui n’a pas l’euro. Ce qui est contraire au traité. Mais cela on sait depuis toujours que tout le monde s’en moque.

  • Au Danemark

    Le parti libéral a fait échouer hier le projet de gouvernement majoritaire des quatre partis de droite, parce qu’il refuse tout compromis avec le Parti du peuple danois sur l’Union européenne et le contrôle des frontières.

  • Viktor Orban

    Viktor Orban participe avec de nombreux autres dirigeants au 10e Forum international sur la sécurité (GlobSec) qui se tient depuis hier et jusqu’à demain à Bratislava.

    Il a notamment déclaré que seuls des dirigeants forts, et non des institutions, comme on nous l’a fait croire ces dernières décennies, pouvaient créer de la stabilité en Europe.

    Et il a défendu son projet d’une clôture sur la frontière avec la Serbie, qui protégera non seulement la Hongrie mais aussi l’Europe contre un afflux de migrants. « Si la question est compliquée, choisis la solution la plus simple », a-t-il expliqué, soulignant que la Hongrie considère que c’est une obligation de l’Etat de défendre ses frontières, qu’elle ne demande l’aide de personne, et que les hauts cris des uns et des autres ne changeront rien : les préparatifs sont commencés, le budget sera défini mercredi prochain.

    Après avoir rencontré François Hollande, il a dit qu’il était d’accord avec le président français sur le fait qu’il faut distinguer les migrants économiques et les réfugiés. Dans les années 90, la Hongrie a accueilli des réfugiés des guerres des Balkans, sans distinction d’origine ethnique ou nationale. « Il y a un savoir-faire en Hongrie pour différencier un réfugié qui veut sauver sa vie et un migrant économique. Le phénomène auquel font face maintenant l’Europe et la Hongrie est essentiellement un problème d’immigration économique. » Or il y a eu davantage de migrants à arriver en Hongrie cette année que dans tout autre pays d’Europe, dit Orban, « et nous aimerions que l’Europe soit claire quant à l’ampleur du problème ».

    D’autre part, juste avant le Forum GlobSec s’est réuni à Bratislava le groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie). Les quatre pays se sont mis d’accord (sans surprise) contre les propositions de la Commission européenne d’instaurer des quotas de demandeurs d’asile par pays. Au lieu de cela, disent-ils, l’UE ferait mieux de chercher à améliorer l’état de la Libye et de l’Irak, en tablant sur une réinstallation volontaire.

  • L’euro carré

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    La Lettonie va émettre une pièce de 5 euros qui a la particularité d’être carrée, pour commémorer le 500e anniversaire du château de Riga, qui est carré, et qui est devenu le siège de la présidence de la République.

    On constate qu’au verso figure, à côté de l’effigie de Walter de Plettenberg, général de l’ordre Teutonique en Livonie, une représentation de la Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus, enveloppée de soleil, sur un croissant de lune.

    La Commission européenne et les habituels inquisiteurs de la sacro-sainte laïcité seraient-ils distraits, ou auraient-ils abandonné le combat depuis l’affaire slovaque ?

    (Fin 2012, les autorités européennes avaient rejeté le projet slovaque d’une pièce commémorative de 2 euros célébrant le 1150e anniversaire de l’arrivée dans le pays des saints Cyrille et Méthode : il n’était pas question d’une pièce avec une croix et des auréoles. Dans un premier temps, la Banque centrale slovaque avait supprimé les auréoles de son projet - mais pas la grande croix d’Anjou… qui est l’élément principal des armoiries de la République slovaque… Puis, voyant l’émotion causée en Slovaquie et dans ce qui reste d’Europe chrétienne par cette infamie, la Banque centrale slovaque avait tranquillement, discrètement, frappé les pièces selon le dessin originel. Et les autorités européennes étaient restées coites…)

  • Bronca italienne

    Le ministre italien de l'intérieur Angelino Alfano, lors d’une conférence de presse commune avec le commissaire européen aux migrations Dimitris Avramopoulos, a fustigé le refus des régions italiennes du nord de ne plus accepter de « migrants ». C’est « une attitude de haine insupportable envers le sud » du pays, a-t-il dit, soulignant que le gouvernement demandait une « égale répartition des migrants sur le sol italien, comme nous demandons une égale répartition des migrants en Europe ».

    Alors que le nombre de « migrants » ayant débarqué sur les côtes italiennes a dépassé les 50.000 depuis le début de l’année, les régions du nord ont en effet déclaré que la coupe était pleine.

    Roberto Maroni, le gouverneur de la Lombardie, a affirmé qu'il allait écrire aux maires et préfets de sa région pour leur demander de ne plus accueillir d'immigrants illégaux, dont la répartition est décidée par Rome, menaçant dans le cas contraire de leur réduire les fonds alloués par la région. Giovanni Toti, le président nouvellement élu de Ligurie, l'a soutenu en affirmant notamment: « Nous ne recevrons plus de migrants, et la Lombardie, la Vénétie et le Val d'Aoste feront de même. »

    Le président de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, s'est dit de son côté dit « prêt à occuper la préfecture » de Milan si celle-ci décide de réquisitionner des lieux pour l'accueil des « migrants ».

  • Ça coince

    Les ministres français et allemand de l’Intérieur ont pris une position commune sur la « proposition » de la Commission européenne concernant les quotas de demandeurs d’asile qui ne sont pas de quotas mais une répartition autoritaire…

    Il résulte du long communiqué commun que la France et l’Allemagne rejettent la proposition en l’état, et – pour résumer – exigent (ou font semblant d’exiger) que pour accepter la fameuse « clef » de répartition il faudrait d’abord que l’UE s’engage à prendre les moyens de rapatrier tous les migrants clandestins qui n’ont manifestement pas droit à la protection du droit d’asile…

  • Non grata

    Le gouvernement russe a publié une liste de 89 ressortissants européens désormais interdits d’entrée sur le territoire russe. Dont quatre Français : Bernard-Henri Levy, Daniel Cohn-Bendit (qui vient tout juste d’obtenir la nationalité française…), Bruno Le Roux (président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale), et l’inconnu Henri Malosse, président du Comité économique et social européen.

    Ne boudons pas notre plaisir. Encore accru par le fait que BHL a été de nouveau entarté samedi (même si c’est pour une mauvaise raison).

    La réaction de l’Union européenne est pathétique : c’est une mesure « totalement arbitraire et injustifiée ». Parce que la liste noire des 150 noms dressés par l’UE serait raisonnée et justifiée ? Ou bien parce que les Russes n’ont pas le doit de faire la même chose que nous ?

  • Angela Merkel tout miel

    Suite à son entretien avec David Cameron, Angela Merkel a déclaré qu’on pourrait aller jusqu’à modifier le traité s’il le fallait pour garder le Royaume-Uni dans l’UE. Ça ne va pas plaire à tout le monde…

    « Là où il y a une volonté, il y a un chemin », a-t-elle dit, sachant manifestement qu’elle reprenait là un vieux proverbe anglais (et non une citation de Lénine, comme on dit souvent chez nous).

    Elle a exprimé « l'espoir évident de voir la Grande-Bretagne rester dans l'Union européenne» et son plein accord pour coopérer avec Cameron dans le processus qu’il souhaite. Au point même d’envisager une modification du traité, à condition que des propositions concrètes l’exigent :

    « Cela vaut la peine de parler du contenu, du fond. Nous devons aussi parler de ce qui doit être changé. Est-il nécessaire de modifier le traité, peut-il être modifié via un processus auxiliaire ? Mais, bien sûr, si nous sommes convaincus sur le contenu, sur le fond, alors nous n’allons pas dire  Eh bien, changer le traité, c’est totalement impossible. »

    Elle a également exprimé la volonté d'accorder au Royaume-Uni l’exemption du principe d’une « Union toujours plus étroite ». L’expression se trouve dans le Traité de Rome, mais Angela Merkel a déclaré qu'elle ne reflète pas la réalité contemporaine. « Une Europe à deux vitesses est de fait notre réalité d'aujourd'hui... Nous avons déjà des vitesses différentes et je n’ai absolument aucun problème pour qu’il y ait à l’avenir ce principe de vitesses différentes. »

  • Coïncidence…

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    L’Union européenne avait organisé un concours pour la pièce de deux euros commémorative du 30e anniversaire du drapeau de l’UE.

    C’est le dessin d’un graveur de la Banque centrale grecque, George Stamatopoulos, qui a (pour la deuxième fois) remporté le concours.

    Le dessin, dit-il, « représente douze étoiles qui se transforment en figures humaines embrassant la naissance d’une nouvelle Europe ».

    Ce même jeudi on apprenait que dans une interview à paraître aujourd’hui dans le FAZ, Christine Lagarde, directrice du FMI, admettait que c’était une « possibilité » que la Grèce sorte de l’eurozone…

  • Constitution

    Selon un sondage Ifop pour Le Figaro, si les Français étaient appelés à voter sur la Constitution européenne, ils voteraient non à 62% - sept points de plus qu’il y a exactement dix ans.

    Mais personne ne leur a toujours dit qu’ils vivent depuis dix ans sous le régime de la Constitution européenne : le texte du traité de Lisbonne est rigoureusement le même, en dehors du mot de « Constitution » et des symboles qui assimilaient l’UE à un Etat (mais qui existent de toute façon).

  • Vrais Finlandais

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    Timo Soini, le président du parti des Vrais Finlandais (« nationalisme, populisme, conservatisme, euroscepticisme », comme le définit Wikipedia) a été nommé ministre des Affaires étrangères et… européennes du nouveau gouvernement finlandais que mène le vainqueur des élections, le très européiste Juha Sipilä. Il y côtoie le nouveau ministre européiste des Finances, Alexander Stubb, qui était Premier ministre depuis un an, et dont le parti est arrivé troisième juste derrière les Vrais Finlandais.

  • Le référendum annoncé

    Lors de son discours du trône, aujourd’hui, la reine Elisabeth II a officiellement annoncé qu’un référendum sera organisé avant la fin 2017 sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne : « Mon gouvernement va renégocier les relations du Royaume-Uni avec l’Union européenne et rechercher une réforme de l’Union européenne qui bénéficie à tous les Etats membres. Parallèlement à cela, une législation sera introduite afin de prévoir un référendum sur l’appartenance ou non à l’Union européenne avant la fin de 2017. »

    Les détails du texte seront officiellement présentés aux députés dès demain, puis discutés à la chambre des Communes.

    Et David Cameron a commencé sa tournée des responsables européens pour leur soumettre la réforme qu’il veut. Il a notamment reçu lundi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, il doit dîner demain à l'Élysée et rencontrer vendredi Angela Merkel à Berlin.

  • L’européisme en action

    Le Monde a « dévoilé » hier un document franco-allemand où les deux gouvernements proposent à la Commission européenne de passer à la vitesse supérieure en matière d’intégration économique de la zone euro.

    Cette présentation est fallacieuse. Il s’agit simplement d’une réponse franco-allemande à la demande de la Commission, en février dernier, d’aller de l’avant en matière d’intégration de la zone euro.

    Les propositions qui sont faites se situent dans le cadre du traité actuel, mais n’écartent pas des « étapes supplémentaires » qui nécessiteront une modification du traité.

    Une modification dans le sens exactement inverse que ceux que demande David Cameron, lequel commence précisément son travail d’approche ces jours-ci.

    Or selon la France il est exclu de modifier le traité pour aller dans le sens que veulent les Anglais.

    Les propositions franco-allemandes s’inscrivent dans le processus permanent de grignotage des souverainetés nationales pour aller vers un Etat européen. Lequel sera l’Etat dont la monnaie est l’euro. Il y a peu, Libération publiait une grande interview de Sylvie Goulard, déclarant que « la zone euro doit évoluer vers un Etat de droit ». Le grand public ignore toujours qui est Sylvie Goulard. Elle est depuis très longtemps la cheville ouvrière du Mouvement européen, dont la fondation fut financée par la CIA pour détruire les souverainetés des nations européennes.

    Le Royaume-Uni (et il y a aussi la Suède, le Danemark, la Pologne, la République tchèque…) acceptera-t-elle de se voir marginaliser par rapport à la zone euro sans rien obtenir en contrepartie ? C’est peu probable.

    Rappelons tout de même que le Royaume-Uni, sans l’euro, n’a plus de chômage et a eu l’an dernier la plus forte croissance du G7.

  • Double langage

    Contrairement à ce que je pensais, la Commission européenne n’a pas mis à la poubelle son projet de quotas de répartition des « demandeurs d’asile ». Au contraire, elle est bien décidée à l’imposer.

    Pour cela elle a besoin de la France. Car si les opposants sont nombreux : Royaume-Uni, Danemark, Espagne, Pologne, Hongrie, République tchèque, ils ne peuvent pas constituer une minorité de blocage, car le Royaume-Uni et le Danemark, ainsi que l’Irlande, se sont exemptés de ces politiques et n’ont ni droit de vote…ni quotas. Avec la France il y avait une minorité de blocage. Or, coup sur coup, Bernard Cazeneuve, Manuel Valls, et François Hollande, ont déclaré qu’il n’était pas question d’accepter un système de quotas.

    Mais voici qu’une porte-parole de la Commission européenne affirme : « La France soutient notre proposition…Nous avons parlé avec le gouvernement français mardi, après les déclarations de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve, et il nous a répété qu’il était d’accord avec notre mécanisme contraignant de relocalisation des demandeurs d’asile afin de répartir l’effort entre les 28 États membres… C’est manifestement le mot “quota” qui pose problème alors même qu’il ne figure pas dans nos propositions. »

    Bref, pour ne pas contrarier la toute-puissante Commission, et pour ne pas avoir l’air de mettre un frein à l’invasion, le gouvernement français retourne sa veste, et l’on nous expliquera que le projet retenu, finalement (grâce à la France, sans aucun doute), ne parle pas de quotas. Mais de répartition contraignante…