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Europe

  • Zakharova

    Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères sur son compte Telegram :

    La Première ministre serbe, Ana Brnabic, a déclaré que le Parlement européen conseillait à la Serbie de reconnaître l'indépendance du Kosovo et d'imposer des sanctions à la Russie pour pouvoir adhérer à l'Union européenne, en ces termes : "Si vous n'êtes pas d'accord avec les sanctions contre la Russie en raison de la violation de l'intégrité territoriale [de l'Ukraine], nous vous suggérons de ne pas poursuivre votre parcours européen".

    C'est vraiment drôle. Que reste-t-il de l'Europe dans l'UE ? Juste une référence géographique au continent. L'Europe en tant que civilisation, c'est en Russie maintenant qu'elle est préservée. La tradition européenne a été détruite dans l'UE : les anciens postulats de la loi et du droit, les valeurs chrétiennes et les idéaux de l'humanisme ont été pervertis.

  • Orbán

    Propos de Viktor Orbán ce matin sur Radio Kossuth :

    « La politique de sanctions est un pas vers la guerre. Quiconque intervient ainsi dans un conflit prend position, et c’est un autre pas vers l’une des parties en guerre, en d’autres termes en direction de la guerre. Et si l’Europe se voit elle-même comme partie à la guerre, elle y sera entraînée. Il est clair que petit à petit nous glissons dans la guerre. Maintenant nous fournissons des armes destructrices, nous entraînons des soldats ukrainiens sur notre propre territoire, nous imposons des sanctions sur l'énergie. Nous devenons partie intégrante. On ne nous tire pas encore dessus, mais nous sommes très proches de devenir partie à la guerre. Ce que l’Europe est en train de faire est très dangereux. »

  • Nouvelle alliance…

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    Un protocole d’accord a été signé hier à Vienne par le chancelier autrichien Karl Nehammer, le président serbe Aleksandar Vučić et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

    Le protocole d’accord vise à renforcer la coopération entre les trois pays, pour lutter contre l’immigration clandestine, le terrorisme et le crime organisé, et séparer clairement l’asile et la migration.

    Les trois dirigeants ont ensuite tenu une conférence de presse commune. Karl Nehammer a souligné que le système d’asile de l’UE a échoué, que « l’asile à la carte » doit prendre fin et que le « tourisme de l’asile » doit être arrêté. Aleksandar Vučić a précisé que le texte prévoit le déploiement d’une présence policière plus forte le long de la frontière sud de la Serbie avec la Macédoine du Nord, et cela dès « avant la fin de l’année ». Il a ajouté que les trois pays espèrent envoyer un message fort à Bruxelles.

    Or la Serbie ne fait pas partie de l’UE. C’est ce qui est intéressant, au-delà du texte lui-même. Euractiv ajoute que « ni la Serbie ni la Hongrie ne sont trop populaires dans l’UE ces jours-ci, étant donné leur politique favorable à la Russie ».

    Or voici donc le chancelier autrichien qui s’affiche avec deux dirigeants honnis, dont l’un n’est pas même pas dans l’UE, et cela pour dénoncer la politique d’immigration de l’UE et prendre des mesures en marge de l’UE.

  • Maléfique

    Si la Banque centrale européenne doit augmenter ses taux d’intérêt, c’est en raison de la crise due à la combinaison d’un « très rapide rétablissement » après la pandémie et de « la crise de l’énergie causée par M. Poutine », a déclaré hier soir Christine Lagarde à la télévision irlandaise.

    Non contente d’asséner à son tour le mensonge obligé sur la crise, elle a ajouté que lorsque vous parlez avec Poutine tout à coup il a un « regard qui lance des éclairs, glacial, un aspect terrifiant » ; et (à propos de la guerre en Ukraine) qu’il est « malade » et que « quiconque se comporte de cette façon est forcément conduit par des forces maléfiques ».

    La bonne nouvelle, c’est que la présidente de la Banque centrale européenne croit au diable. Mais elle n’a pas encore vu où il est. On notera que la diabolisation de l’adversaire, de la façon la plus littérale, fait désormais partie des « valeurs européennes ».

  • Leur Europe

    Elon Musk a racheté Twitter (et a aussitôt viré ses quatre principaux dirigeants). Il a twitté : « L’oiseau est libre ».

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    Réponse du commissaire européen : « En Europe, l’oiseau volera selon nos règles européennes. »

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    Elon Musk sait parfaitement que l’UE ne fait pas partie du monde libre et que Twitter devra se conformer à la censure de Bruxelles (qui n’est pas « l’Europe »). La réaction de Thierry Breton est donc a priori totalement inutile. Elle a pour seul motif de rappeler aux citoyens distraits que la dictature de l’UE existe et de marteler qu’elle est vigilante.

    Le message se termine par le hashtag DSA : il se trouve qu’hier 27 octobre le « Digital Services Act » a été publié au Journal Officiel. Le DSA, c’est la loi de la dictature de l’UE qui détaille la censure qui sera appliquée à partir du 16 novembre sur internet. Tout manquement fera l’objet d’une amende, qui peut être colossale (jusqu’à 6% du chiffre d’affaires de la plateforme).

    Le commissaire Breton ne pouvait pas rater cette occasion de saluer cette grande avancée du bâillon européen.

  • Coup d’arrêt

    François-Xavier Bellamy a réussi à imposer l’interdiction du financement par les institutions européennes de campagnes qui pourraient « promouvoir le hijab ».

    Dans le collimateur, la fameuse campagne de 2021 « la beauté est dans la diversité comme la liberté est dans le hijab ». Mais c’était devenu quasiment permanent, et cela empirait, comme on l’a vu en juin dernier avec une fillette voilée illustrant les résultats d’un sondage sur les aides au développement.

    François-Xavier Bellamy avait proposé son amendement au budget de l’UE le 6 octobre, croyant l’emporter facilement en raison de l’actualité iranienne. Mais c’était un amendement oral, et il suffit de 40 députés qui s’y opposent pour qu’il soit rejeté. Or il s’était trouvé facilement plus de 40 députés de gauche complices des islamistes.

    Cette fois il a déposé un amendement écrit (avec une quarantaine de députés PPE). Et il a gagné. Mais seulement avec une majorité de 28 voix sur 645 votants. Le vote a montré que 280 députés européens sont favorables à la promotion du voile islamique par les institutions européennes. Plus de la moitié du groupe macroniste (dont le chef du parti Stéphane Séjourné) a voté contre.

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  • Cologne islamique

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    Suite à un accord négocié depuis un an entre la mairie de Cologne et la grande mosquée turque de la ville (4.500 m2, les minarets culminant à 55 mètres), l’adha a été retransmis hier pour la première fois par les hauts parleurs de la mosquée. Pendant cinq minutes :

    « Allah est le plus grand ! Je témoigne qu’il n’y a pas de Dieu en dehors d’Allah. Je témoigne que Mahomet est le messager d’Allah. À la prière ! En route pour le salut ! Allahou Akbar, Allahou Akbar ! »

    Ce sera désormais tous les vendredis.

  • Leur Europe

    L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a voté une résolution déclarant « le régime actuel de la Fédération de Russie terroriste » et appelant les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres à faire de même lors du prochain sommet. La résolution appelle aussi à « accélérer la création d’un tribunal international spécial » pour condamner les dirigeants russes responsables de « crimes de guerre et de crimes contre l’humanité », etc.

    L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a voté le placement de la Hongrie sous procédure de suivi renforcée en raison des « problèmes liés à l’état de droit » dans ce pays. L’un des principaux reproches du Conseil de l’Europe est surréaliste : c’est « l’utilisation généralisée » de lois « qui exigent des majorités des deux tiers », ce qui « restreint fortement le pluralisme politique ». Sic. Normalement on devrait donner acte au gouvernement hongrois de ne pas se contenter de faire voter les lois importantes à la majorité simple et d’aller jusqu’à demander les deux tiers des voix pour affirmer leur légitimité… Le démocratisme interdit qu’il y ait deux tiers de parlementaires de la majorité, quand cette majorité ne sacrifie pas à l’idéologie dominante.

  • Serbie

    En réaction au dernier rapport de la Commission européenne, publié mardi, sur l’élargissement de l’UE, où la Serbie est pressée de s’aligner sur la politique étrangère de l’Union et de renforcer son engagement en faveur des réformes, le ministre serbe de l’Intérieur Aleksandar Vulin a déclaré :

    « Nous ne reconnaîtrons pas le prétendu Kosovo, nous n’abandonnerons pas la Republika Srpska, et nous n’imposerons pas de sanctions à la Russie. Nous ne le ferons pas, tant que nous serons dirigés par le dernier dirigeant libre en Europe, le président de tous les Serbes, Aleksandar Vučić. »

    Lequel président de tous les Serbes a été plus mesuré, mais c’était lors d’une conférence de presse conjointe avec l’ambassadeur de l’UE, et le fond n’est guère différent :

    « Les pressions de l’UE sur la Serbie continueront à varier, une fois ce sera les sanctions contre la Russie, une autre fois ce sera le Kosovo… Notre tâche est d’être forts et engagés dans les réformes. Nous continuerons à travailler sur notre parcours vers l’UE, peut-être pourrons-nous changer quelque chose, peut-être pas... »

  • Italie

    Je n’ai pas parlé de la Suède, où « l’extrême droite » a obtenu 73 sièges et gouvernera en coalition avec le parti conservateur. Les « Démocrates de Suède », avec 20% des voix, sont devenus le deuxième parti. J’avoue que je n’ai pas suivi l’évolution de ce parti depuis ses débuts, quand l’un de ses dirigeants était venu me voir à National Hebdo. Surprise : le jeune homme parlait un français parfait et sans accent : sa mère était française. A l’époque, le parti (quasi inconnu) était très proche de celui de Jean-Marie Le Pen. J’ai vu ici ou là qu’il s’était quelque peu « recentré ». On verra bien. Quoi qu’il en soit il semble que son succès soit dû presque exclusivement au rejet (enfin) par les Suédois de la très active politique de grand remplacement menée jusqu’ici.

    C’est manifestement la même chose en Italie. Les cris hystériques contre l’arrivée du fascisme au pouvoir sont aussi stupides que le serait l’enthousiasme de voir enfin nos idées au pouvoir. On peut seulement s’amuser des cris d’orfraie des soi-disant démocrates, et attendre de voir ce qui va se passer, qui est plus imprévisible en Italie qu’ailleurs.

    Mais en dehors des questions d’immigration (ce qu’on ne saurait minimiser, assurément), on cherche désespérément ce qui nous ferait attendre quelque chose de Giorgia Meloni. Le site européiste Euractiv a publié un résumé du « programme de la coalition d’extrême droite » (sic : Berlusconi et « Nous les Modérés » compris...).

    Voici donc ce que promet le terrifiant retour de Mussolini sur le plan de la politique étrangère :

    Respect des engagements pris dans le cadre de l’Alliance atlantique.

    Soutien à l’Ukraine face à l’invasion russe et soutien à toute initiative diplomatique pour trouver une solution au conflit.

    Pleine adhésion au processus d’intégration européenne, avec la perspective d’une Union européenne plus politique et moins bureaucratique.

    Révision des règles du Pacte de stabilité et de la gouvernance économique.

    Défense et promotion des racines et identité historiques et culturelles judéo-chrétiennes de l’Europe.

    En effet on a entendu Giorgia Meloni assurer qu’il n’y avait pas d’aile anti-européenne dans son parti, qu’elle soutenait à fond l’Ukraine et les sanctions contre la Russie, etc. (Même Berslusconi est moins otanesque qu’elle.)

    Giorgia Meloni est contre l’avortement, mais cela n’apparaît en aucune façon dans le programme. Elle est pour la famille, mais ce qu’on voit dans le programme c’est la gratuité des crèches et une réduction de la TVA sur les produits pour la petite enfance…

    Assurément, elle a bénéficié à plein de son refus de participer au gouvernement pendant la soi-disant « pandémie » et la poursuite de l’immigration massive, et son petit parti est devenu le premier parti d’Italie, bondissant à 25,3%, quand la Ligue tombait à 9%.

    Le Figaro rappelle que « l'Italie a connu ces dernières années une succession de percées électorales auxquelles ont succédé autant de chutes vertigineuses ». Il rappelle aussi ce propos de Giorgia Meloni en juin dernier, qui ressemble tout de même à un cri du cœur :

    « Oui à la famille naturelle, non aux lobbies LGBT ! Oui à la culture de la vie, non à l'abîme de la mort ! Oui à l'universalité de la croix, non à la violence islamiste ! Oui à notre civilisation et non à ceux qui veulent la détruire ! »