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Europe

  • Kaczynski se rebiffe

    En juin dernier, la Commission européenne a exigé que le gouvernement polonais retire une requête déposée auprès de la Cour constitutionnelle polonaise afin de déterminer si c’est la Constitution du pays ou le traité de l'UE qui prime.

    Jaroslaw Kaczynski, président du PiS et vice-Premier ministre du gouvernement polonais, déclare dans une lettre ouverte qui a été lue lors d’une conférence organisée par le journal Gazeta Polska :

    « Il s'agit d'une demande incroyable qui sape les fondements de notre souveraineté, de notre ordre constitutionnel, du droit au succès de la République de Pologne. » Cette demande, ajoute-t-il, s'inscrit dans le cadre de la « lutte de l'opposition pour renverser le gouvernement démocratiquement élu » et constitue un « outil pour imposer un nouvel ordre révolutionnaire en Europe ».

    Il y a quelques jours, le commissaire européen Paolo Gentiloni a tranquillement déclaré que la contestation juridique de la Pologne était la raison pour laquelle les 57 milliards d'euros de fonds de relance de l'UE destinés à Varsovie avaient été bloqués. Ce qui est évidemment totalement illégal, puisque le débat de fond très opportunément lancé par la Pologne n’a strictement rien à voir avec le plan de relance.

    L’audience de la Cour constitutionnelle, initialement prévue en juillet, a été renvoyée à ce mercredi 22 septembre.

    (On rappellera que depuis l’arrêt Costa de 1964 la Commission européenne ne cesse de répéter que le droit européen prime le droit national, même constitutionnel, et que cela a été admis par tous les Etats jusqu’ici, et même avalisé par notre Conseil constitutionnel.)

  • Forcing LGBT

    Le Parlement européen « insiste sur la nécessité, pour l’Union, d’adopter une approche commune pour la reconnaissance des mariages et partenariats homosexuels », « rappelle que le droit de l’Union a primauté sur tout droit national, y compris sur les dispositions constitutionnelles, et que, dès lors, les États membres ne sauraient invoquer une interdiction constitutionnelle du mariage homosexuel ou une protection constitutionnelle de “la morale” ou des “politiques publiques” pour faire entrave au droit fondamental à la libre circulation des personnes au sein de l’Union et bafouer les droits des familles arc-en-ciel qui s’installent sur leur territoire », « invite la Commission à présenter une proposition législative exigeant de tous les États membres qu’ils reconnaissent, aux fins du droit national, les adultes mentionnés sur un acte de naissance délivré dans un autre État membre comme les parents légaux de l’enfant, quel que soit leur sexe en droit ou leur état civil, et exigeant de tous les États membres qu’ils reconnaissent, aux fins du droit national, les mariages ou partenariats enregistrés contractés dans un autre État membre ». Etc.

    Naturellement, cette nouvelle résolution du Parlement européen est d’abord un acte de propagande LGBTIQ (sic), et une nouvelle occasion de condamner la Hongrie et la Pologne, et la Roumanie au passage, et de demander à la Commission européen d’agir contre ces pays coupables de « violation grave des valeurs sur lesquelles l’Union est fondée ».

    Ce qui est grave est qu’une fois de plus on voit que la décadence invertie est en force au Parlement européen : la résolution a été adoptée par 387 voix contre 161 et 123 abstentions.

  • En Italie

    Selon les derniers sondages, Fratelli d’Italia (qui n’est pas du tout dans la ligne de Fratelli tutti…) de Giorgia Meloni confirme qu’il a doublé (de peu) la Ligue de Matteo Salvini.  Alors que le rejeton des partis post-fascistes était nettement derrière la Ligue, il est passé (légèrement) devant depuis que Salvini a accepté de faire partie du gouvernement.

    Ce qui est intéressant est que les deux partis sont à 21 et 20,6%, et qu’avec leur allié autrefois prépondérant Forza Italia de Berlusconi, qui est à 7%, ils auraient la majorité absolue des députés en cas d’élection conforme à ces sondages.

    Ce qui ferait du gouvernement italien un allié des actuels gouvernements de Pologne, de Hongrie et de Slovénie… On note que Georgia Meloni, qui a déjà rencontré Morawiecki et Orban, était invitée la semaine dernière au forum stratégique de Bled, organisé par la présidence slovène de l’UE.

  • Routine anti-polak

    • La Commission européenne a envoyé une lettre à cinq régions de Pologne pour leur demander instamment de retirer leurs « déclarations anti-LGBT ». Elles ont jusqu’au 15 septembre pour répondre. Ça n’attend pas, ces choses-là…

    • La Commission européenne demande à la Cour de Justice de l’UE d’ordonner des sanctions financières (une astreinte journalière !) contre la Pologne, dans le cadre de la procédure en cours contre les réformes de la Justice dans ce pays. Le 14 juillet la Cour avait ordonné au gouvernement polonais d’arrêter immédiatement les activités de la chambre disciplinaire de la Cour suprême. Or il y a aujourd’hui une enquête de la chambre disciplinaire contre un juge… qui a appliqué l’ordonnance du 14 juillet. Il y a un mois, Jaroslaw Kaczynski avait indiqué qu’il ne reconnaissait pas le jugement de la CJUE mais qu’ils allaient supprimer la chambre disciplinaire dans sa forme actuelle et que l’objet du litige allait donc disparaître. Mais depuis lors aucune précision n’a été donnée sur la suite…

    Qu’on me pardonne d’être très peu au fait des bons usages « démocratiques », mais chaque fois que j’entends parler de ce principe absolu de l’indépendance de la Justice je pense à ça :

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  • Carnet vert

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    Samedi a eu lieu à Sarajevo le mariage de Jasmina Izetbegović avec Ćamil Humačkić. Jasmina est la fille de Bakir Izetbegović, fils de l’ancien président islamiste Alija Izetbegović, membre de la présidence collégiale de Bosnie de 2010 à 2018, président du plus important parti bosniaque.

    Le « mariage charia », comme on dit tranquillement en serbo-croate, s’est déroulé à la mosquée Gazi Husrev-bey, construite sous le règne de Soliman le Magnifique.

    Sur la photo on voit à gauche, parmi les imams et devant le micro, l’actuel sultan, Recep Tayyip Erdoğan, venu parrainer la jeune fille, et qui fut ensuite son témoin à la mairie, avant de poursuivre sa nouvelle tournée dans les Balkans…

  • Vaudeville

    Nous voici au paroxysme de l’action, au climax, à l’acmé : le Parlement européen menace de porter plainte devant la Cour de Justice de l’UE contre la… Commission européenne…

    Acte 1. En décembre dernier, sur pression des parlementaires européens dont l’obsession est de faire condamner la Pologne et la Hongrie, un règlement a été mis en place, conditionnant plus ou moins, sous certaines conditions, l’octroi des fonds européens à « l’état de droit ». L’occasion était la définition du gigantesque plan de relance après le choc de la « pandémie » (à savoir des mesures de destruction économique sous couvert de lutte contre le virus). Dès janvier, non pas les députés les plus excités, mais la majorité du Parlement européen, a commencé à faire pression, pour une application immédiate de la mesure. Mais la Commission européenne faisait la sourde oreille.

    Acte 2. En juin, exaspéré par le silence de la Commission, le Parlement européen a voté une résolution condamnant cette inaction. A la suite de quoi le président du Parlement Davis Sassoli a envoyé une lettre à Ursule, le 23 juin, la sommant de mettre en œuvre le mécanisme de punition de la Pologne et de la Hongrie. La Commission avait deux mois pour répondre.

    Acte 3. Après un silence absolu de deux mois, Ursule a répondu le 23 août qu’il n’était pas question pour le moment de mettre en œuvre la procédure définie dans le règlement de décembre. Le porte-parole de la Commission Balázs Ujvári (un… Hongrois !) a confirmé que l'exécutif n'avait pas l'intention de prendre cette mesure « de dernier recours » pour le moment, « tant que nous ne serons pas sûrs que c'est le bon instrument à utiliser ». D’ailleurs pour le moment la Commission sollicite l’avis des Etats membres sur les lignes directrices qui faciliteront la mise en œuvre pratique du règlement…

    Acte 4. Les députés les plus excités sont hors d’eux. La pétroleuse Sophie in ’t Veld a écrit : « J’ai vu beaucoup d'inepties légalistes dans ma vie, mais ceci est la provocation la plus brutale. Les juristes de la Commission peuvent se congratuler, ils sont à côté de la plaque : ce n'est pas une insulte au Parlement. C'est une insulte aux citoyens européens. » La « libérale » Katalin Cseh déclare : « Toute tergiversation motivée par des raisons politiques est contraire au droit européen. Il est temps d'aller devant la Cour. »

    « Le Parlement européen a deux mois pour déposer le dossier devant la Cour de Justice européenne, et c'est exactement ce que nous allons faire », affirme le Vert Daniel Freund. Dès que ce sera approuvé par la commission des affaires juridiques du Parlement.

    La Commission va-t-elle se coucher ? Le Parlement va-t-il reculer ? Le suspense est à son comble…

  • Ils sont encore huit

    Euractiv titre sur le fait que « l’ambassade de Pologne n’a pas signé la lettre de soutien à la marche des fiertés de Budapest » et explique :

    « L’absence de signature de la Pologne reflète les événements du mois dernier, lorsque le Premier ministre Mateusz Morawiecki a été presque seul à défendre Viktor Orban lors d’un conseil européen. »

    "Presque seul"… En fait ce sont sept pays de l’UE qui n’ont pas signé, et qui ont donc ainsi manifesté courageusement leur soutien au gouvernement hongrois.

    La liste est évidemment sans surprise : ce sont les pays qui sont de l’autre côté, du bon côté cette fois, du nouveau mur de la honte édifié par ceux qui font régner leur dictature idéologique (ce n’est pas moi qui l’ai trouvé, mais je ne sais plus qui c’est : Orban lui-même ?) : Bulgarie, Croatie, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Tchéquie. Il est très regrettable que les pays Baltes soient du mauvais côté.

    Cela dit, si en effet 30 pays ont manifesté leur soutien aux manifestants LGBTQI+ de Budapest, et donc leur hostilité au gouvernement hongrois, ce ne sont que 30 pays, dont 20 de l’UE. (Les seuls qui ne soient pas du continent européen sont les Etats-Unis du Bidon, le Canada, l’Australie, La Nouvelle-Zélande, l’Argentine, le Chili, et Israël.)

  • Orban contrattaque

    Viktor Orbán annonce qu’il va organiser un référendum sur la loi de protection des mineurs qui interdit notamment toute propagande LGBT auprès des enfants, et qui fait l’objet d’une « procédure d’infraction » de la part de la Commission européenne. Il a déclaré dans une vidéo :

    « Ces dernières semaines, Bruxelles a clairement attaqué la Hongrie au sujet de sa loi sur la protection de l’enfance. Les lois hongroises ne permettent pas la propagande sexuelle dans les jardins d’enfants, les écoles, à la télévision et dans les publicités. L’avenir de nos enfants est en jeu, nous ne pouvons donc pas céder du terrain sur cette question. »

    Le référendum, a-t-il précisé, comportera cinq questions :

    — Êtes-vous favorable à la tenue d’activités présentant des orientations sexuelles à des enfants mineurs dans un établissement d’enseignement public sans le consentement des parents ?

    — Êtes-vous favorable à la promotion du changement de sexe pour les enfants mineurs ?

    — Êtes-vous favorable à la possibilité de changement de sexe pour les enfants mineurs ?

    — Êtes-vous favorable à la présentation aux mineurs, sans restriction, de contenus à caractère sexuel susceptibles d’affecter leur développement ?

    — Êtes-vous favorable à la présentation aux mineurs, sans restriction, de contenus illustrant le changement de sexe ?

    Il a ajouté :

    « Je vous demande de dire “non” à toutes ces questions, comme nous avons dit “non” il y a cinq ans lorsque Bruxelles voulait forcer les immigrants vers la Hongrie : un référendum et la volonté commune du peuple ont arrêté Bruxelles. Nous avons réussi une fois, et ensemble nous réussirons encore. »

    Viktor Orbán est assuré d’avoir une réponse sans équivoque à ce référendum, qui sera une claque de plus à la dictature LGBT européenne.

  • L’autre dictature

    Pendant que la dictature soi-disant sanitaire se renforce, l’autre dicature, celle des idéologies de la culture de mort, ne chôme pas.

    La Commission européenne nous informe qu’elle a lancé ce jour des « procédures d’infraction » contre la Hongrie, concernant la loi de protection des mineurs qui interdit la propagande LGBT auprès des mineurs, et contre la Pologne parce que certaines collectivités locales ont proclamé leur territoire « zone sans LGBT ».

    Les deux gouvernements ont deux mois pour répondre.

    Je ne vois pas ce qu’ils peuvent répondre en dehors de « Allez vous faire foutre », puisqu’il n’y a là absolument rien qui contrevienne aux traités européens.

    L'objectif de la tyrannie bruxelloise est de mettre aux pas tous ceux qui veulent encore respecter un tant soit peu la loi morale naturelle. Le résultat sera qu'au contraire ces pays quitteront l'UE. Et feront bien.

    La véritable information importante est qu'hier le Tribunal constitutionnel polonais a statué que les décisions de la Cour européenne à l’encontre des réformes judiciaires polonaises ne sont « pas conformes » à la Constitution polonaise. En bref, la Constitution polonaise prime le droit européen. Ce qui est un crime anti-UE, car le dogme est que le droit européen prime le droit national y compris constitutionnel (c'est en quoi il n'y a plus de souverainetés nationales). La Commission européenne, rappelant le dogme, s'est immédiatement déclarée "très préoccupée", et Donald Tusk a accusé le PiS de "quitter l'UE"...

    Il s'agit en effet de ce qui pourrait être le premier acte du "Polexit". (Encore que le dogme de la primauté juridique de l'UE ne figure pas dans les traités.)

  • 1.000 plaintes…

    La Cour européenne des droits de l’homme informe qu’elle a été saisie de plus de 1.000 plaintes de femmes polonaises contre la dernière modification de la loi sur l’avortement dans leur pays (en bref l’avortement eugénique est désormais interdit).

    Les requérantes fondent leur demande sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme : droit au respect de la vie privée et familiale. Sic : elles se plaignent « d’être des victimes potentielles d’une violation de leurs droits du fait que, si elles étaient enceintes, elles seraient obligées de mener la grossesse à son terme » et de mettre au monde un bébé handicapé (dans la plupart des cas il s’agit de trisomiques).

    Et pour faire bonne mesure, toute honte bue, elles n’hésitent pas à invoquer l’article 3 qui interdit les « traitements inhumains et dégradants », en raison de « la détresse causée en raison de la perspective d’être contraintes de donner naissance à un enfant malade ou mort ». Sic. Alors que c’est si simple de le tuer avant.

    La CEDH, sortant manifestement de ses attributions, a sélectionné 12 de ces plaintes, et en a informé le gouvernement polonais, qui a deux mois pour « présenter ses observations ».

    Je suppose que la réponse sera : Allez vous faire foutre (en langage plus poli sans doute, mais ce serait mieux de le dire ainsi).