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François (pape)

  • Le Christ n’était qu’un homme

    C’est ce que dit François en privé, selon Scalfari qui l’écrit dans la Repubblica, et le cite entre guillemets.

    Au lieu de crier très fort que c’est faux et que le pape croit fermement et enseigne que le Christ est Dieu, la salle de presse bredouille comme d’habitude que Scalfari ne reproduit pas exactement les propos du Saint-Père.

    Quant au Saint-Père, comme d’habitude, il ne dit rien, lui qui est si loquace avec les journalistes.

    C’est à lire chez Benoît et moi : les articles de Riccardo Cascioli, Aldo Maria Valli, Steve Skojek.

  • L’Eglise chamanique romaine

    Hier au Vatican:

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    On avait déjà vu le cardinal Ravasi participer à un rituel de Pachamama :

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    On avait déjà vu les évêques du Chili participer à un rituel de Pachamama :

    Screenshot_2019-10-05 A shaman visits Francis at the Vatican and works her sorcery during a private audience.png

    Et même le nonce apostolique :

    Screenshot_2019-10-05 A shaman visits Francis at the Vatican and works her sorcery during a private audience(1).png

    On avait déjà vu une femme de Amaicha del Valle (en Argentine, où se trouve le musée de Pachamama et où se déroule chaque année la fête nationale de Pachamama), accomplir un rite chamanique sur le pape :

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    Mais on n’avait encore jamais vu le rituel païen syncrétiste de Pachamama au Vatican, sous le regard attendri du pape, et cela pour célébrer la fête de saint François auquel on consacre le synode sur l’Amazonie :

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  • Récompense

    François a nommé Mgr Mario Grech co-secrétaire général du Synode des évêques (successeur désigné du cardinal Baldisseri, 79 ans), et à ce titre membre de plein droit du synode sur l’Amazonie.

    Mgr Grech était « président de la conférence épiscopale maltaise » (deux diocèses…) lors du synode sur la famille, auquel il avait donc participé. La « conférence épiscopale maltaise » avait été la première à donner la bonne interprétation d’Amoris Laetitia : on peut donner la communion aux divorcés soi-disant remariés. Et elle avait reçu les félicitations du pape, transmises par le cardinal Baldisseri.

    On ne doute pas que Mgr Grech, sans aucune doute bientôt cardinal, sera à la hauteur du cardinal Baldisseri pour ce qui est de la magouille et du mensonge dans la conduite des synodes.

  • Le pape LGBT

    Une image vaut mille mots, disait paraît-il Confucius :

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    Le grand militant LGBT jésuite James Martin a été reçu lundi par le pape. Sous cette photo qu’il publie sur Twitter, le P. Martin écrit :

    L’un des moments les plus importants de ma vie. Je me suis senti encouragé, consolé et motivé par le Saint-Père aujourd’hui. Et ce temps qu’il a passé avec moi, au milieu d’une journée très occupée et d’une vie très occupée, paraît être un signe clair de son profond souci pastoral pour les Catholiques LGBT et les personnes LGBT du monde entier.

    Auparavant il avait twitté :

    Chers amis, aujourd’hui, le pape François m’a reçu pour une audience privée de 30 minutes au Palais apostolique, où j’ai partagé avec lui les joies et les espoirs, ainsi que les tristesses et les angoisses des catholiques LGBT et des personnes LGBT du monde entier. J'étais très reconnaissant de rencontrer ce merveilleux pasteur.

    On remarquera le détournement de la première phrase de Gaudium et Spes…

    Hier il a notamment ajouté cette salve de quatre tweets :

    Chers amis, Je suis heureux d’annoncer, avec leur permission, que j’ai rencontré le cardinal Giuseppe Versaldi, préfet de la Congrégation pour l’éducation, et le P Friedrich Bechina, sous-secrétaire, pour un dialogue sur le document de la Congrégation "Homme et femme il les créa"...

    Au cours de notre entretien, j'ai lu à haute voix les lettres d'une sœur qui s'occupe des personnes transgenres, d'une famille avec enfants LGBT [sic !] et d'une personne transgenre. Encore une fois, avec leur permission, je peux dire qu'ils ont parlé du contexte et du but de leur document, ...

    qui était axé sur les écoles catholiques. Son Eminence a exprimé sa tristesse si certains ont pensé que la Congrégation accusait des gens d'être idéologiquement déformés, ils souhaitent partager leurs préoccupations pour les personnes transgenres et poursuivre le dialogue afin de réfléchir à leurs expériences.

    Comme je l'ai dit, ils m'ont donné la permission de partager ceci avec vous, mais le reste de la réunion restera confidentiel. J'étais heureux d'apporter la voix des LGBT à cette réunion chaleureuse et très reconnaissant pour leur ouverture au dialogue.

  • Petit à petit…

    François a promulgué un motu proprio intitulé Aperuit illis, par lequel il instaure un « dimanche de la parole de Dieu », qui sera le 3e dimanche du « temps ordinaire », l’an prochain le 26 janvier.

    Les évêques pourront en profiter pour « célébrer le rite du lectorat ». Autrement dit ordonner des lecteurs. La soi-disant réforme liturgique avait supprimé les ordres mineurs, dont le lectorat. Puis Paul VI avait rétabli un ministère du lectorat. En 2008, le synode sur la Parole de Dieu avait demandé l’ouverture du lectorat aux femmes. Benoît XVI ne l’avait pas accepté.

    François ne demande pas ouvertement aux évêques d’ordonner des lecteurs femmes, mais de proposer un ministère « similaire »... qui pourra être confié à des femmes…

  • La saint Migrants

    Ce matin en ouvrant le site du Vatican je tombe sur ces titres :

    Migrants: le Pape dénonce les cœurs anesthésiés face à la misère d’innocents

    Angélus: l’accueil du migrant est un défi évangélique

    Le Pape inaugure un monument aux migrants place saint Pierre

    Journée des migrants: un appel du Pape à se libérer des exclusions

    L’obsession était donc à son comble samedi parce que c’était la « journée mondiale du migrant et du réfugié ». La 105e, paraît-il. Mais oui. En cherchant un peu, on découvre que cette journée était célébrée (?) chaque 2e dimanche après l’Epiphanie jusqu’en… 2019. Et qu’à partir de 2019 c’est le 2e dimanche de septembre. Donc c’était samedi 28 septembre… Par exception. Ah bon.

    Ce fut donc l’occasion de déposer un énorme étron place Saint-Pierre. Avec cette différence que l’étron naturel est biodégradable, alors que celui-ci est un vrai bronze…

    La gigantesque sculpture « en hommage aux migrants », réalisme socialiste pas mort (mais en version misérabiliste) est l’œuvre du Soviétique Timothy Schmalz, euh non, c’est un Canadien, déjà auteur du célèbre Jésus SDF dormant sur un banc, béni par François en 2013. Par pudeur on ne nous dit pas combien coûte cette œuvre sur laquelle l’artiste a travaillé pendant un an…

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    La « journée mondiale du migrant et du réfugié » mise d’office ce samedi, cela permettait de zapper la vraie journée du jour, à savoir la « journée internationale pour le droit à l'avortement ». Et sur le site du Vatican, toujours, il y avait aussi ce titre à propos du chef de gouvernement qui a imposé le droit à l’avortement en France :

    Jacques Chirac, un homme politique attentif à la souffrance humaine

    Sic.

    Addendum

    Mickaël me fait remarquer que la Journée du migrant et du réfugié ce n'était pas samedi mais dimanche. Outre que je suis congénitalement fâché avec les chiffres, j'avais inconsciemment jugé impossible que le pape puisse faire passer la défense des immigrés clandestins avant la fête de saint Michel au point de l'occulter totalement... Totalement ? Mais non ! L'étron a deux ailes...

    Eric me fait remarquer que de toute façon il n'y a pas de célébration de saint Michel dans leur nouvelle "liturgie" quand c'est un dimanche. Donc pas de saint Michel cette année...

  • "Fraternité humaine"

    Le « Haut Comité de la Fraternité humaine », constitué dans le but de mettre en œuvre le fameux « Document sur la Fraternité humaine » signé par François et al-Tayeb à Abou Dhabi le 4 février dernier, s’est réuni pour la première fois à la Maison Sainte-Marthe le 11 septembre dernier (date anniversaire des célèbres attentats). Il s’agissait de préparer la première réunion publique, le 20 septembre à la Bibliothèque de New York. Il y avait là les 7 membres du Haut Comité : le très bientôt cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, président du Haut Comité, Mgr Yoannis Lahzi Gaid, secrétaire personnel de François, le Pr Dr Mohamed Husin Abdelaziz Hassan, président de l’Université al-Azhar, Le juge Mohamed Mahmoud Abdel Salam, ancien conseiller de l’imam d’al-Azhar, Son Excellence Mohamed Khalifa Al Mubarak, président de l’Autorité culturelle et touristique d’Abou Dhabi (et de diverses sociétés d’immobilier et d’investissements touristiques), Yasser Saeed Abdulla Hareb Almuhairi, « écrivain et journaliste », et Sultan Faisal Al Khalifa Alremeithi, secrétaire général des… Frères musulmans.

    Les grincheux remarqueront que ça fait cinq musulmans pour deux catholiques. Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut voir les choses : il y a deux représentants du Vatican, deux représentants de l’université al-Azhar, deux représentants d’Abou Dhabi (dont il se trouve qu’ils sont forcément musulmans mais c’est pas de leur faute). Quant au chef des Frères musulmans, je ne sais pas trop. Sans doute parce qu’il faut une autorité religieuse… Et puisque le document dit que l’islam a été voulu par Dieu, c’est normal.

    Bref, le 20 septembre on allait annoncer le premier grand projet du Haut Comité : la construction d’une « Maison de la Famille Abrahamique », sur « l'Île du Bonheur » à Abou Dhabi (là où il y a déjà le Louvre et Guggenheim). La dite Maison étant en fait constituée d’une église, d’une mosquée et d’une synagogue, sur une même fondation, autour d’un jardin (le paradis des trois religions). Mais on s’est aperçu in extremis qu’il n’y avait aucun israélite dans le Haut Comité. Alors on est allé chercher le rabbin Bruce Lustig, de la congrégation hébraïque de Washington, et on l’a agrégé au Haut Comité qui comprend donc désormais huit membres.

    Voici le projet de « Maison de la Famille Abrahamique ». On ne reconnaît que la mosquée, à gauche… (Il est possible que celle de droite fasse allusion à l'étoile de David. Auquel cas seule l'église serait totalement anonyme.)

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  • Vive le voile islamique

    L’institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar (celle où notre Sibeth a eu son brevet) avait exclu 22 élèves qui refusaient d’enlever leur voile islamique, alors que le règlement intérieur interdit ce couvre-chef.

    Les 22 élèves ont été réintégrées hier, sur ordre de François.

    Heureusement qu’il y a le pape pour garantir la propagande islamique dans les écoles catholiques.

    Pour sauver la face, on dit que les filles ne portent plus un « voile islamique », mais un « foulard scolaire »…

    Ben oui, l’hypocrisie jésuite en prime.

    (Via Le Forum catholique)

  • Un pacte de François

    Le 12 septembre, jour de la fête du Très Saint Nom de Marie, anniversaire de la bataille de Vienne qui sauva l’Europe de l’islam, François n’a fait aucune référence à cette fête, mais il a publié un message et une vidéo sur le lancement d’un « pacte éducatif mondial » :

    Chers amis, dans l’encyclique Laudato si’ j’ai invité tout le monde à collaborer pour sauvegarder notre maison commune. Pour comprendre à quel point est urgent le défi que nous avons devant nous, nous devons mettre l’accent sur l’éducation qui ouvre l’esprit et les cœurs à une compréhension plus large et plus profonde de la réalité. Il faut un pacte éducatif mondial qui nous éduque à la solidarité universelle, à un nouvel humanisme.

    Ainsi commence le message vidéo par lequel le pape annonce « l’événement mondial » qui aura lieu au Vatican le 14 mai 2020.

    En dehors de l’expression « dialogue entre les religions », il n’y a strictement rien de religieux dans cet appel. Strictement aucune perspective spirituelle. Le pacte éducatif que veut créer François est laïque, agnostique. Il faudrait peut-être lui dire que nous avons déjà eu Jules Ferry… Ah oui, mais il s’agit de l’étendre au niveau mondial. De « former un nouvel humanisme » au niveau mondial par une « éducation » sans religion.

    C’est purement et simplement de la propagande maçonnique.

    Dans la dernière phrase du texte écrit du message, il est question de prendre l’engagement de « cultiver ensemble le rêve d’un humanisme solidaire, répondant aux attentes de l’homme et au dessein de Dieu ».

    C’est la seule fois qu’il est question de « Dieu ». Mais quel est donc ce « Dieu » dont le « dessein » serait de nous voir « cultiver le rêve d’un humanisme solidaire » se traduisant par une éducation dépourvue de toute référence… à Dieu ?

  • François et le schisme

    Lu ici :

    Le pape François s’est attardé sur l’histoire des schismes, nombreux dans l’histoire du christianisme et du catholicisme. De ce survol, il a tiré une conclusion : « Les schismatiques, systématiquement, se coupent du peuple, de la foi du peuple. » Selon lui, « le chemin du schisme n’est pas chrétien ». Mais, a-t-il répété sans se lasser : « Moi, je n’ai pas peur des schismes. » Cependant, il dit « prier pour qu’il n’y en ait pas », par sollicitude pour la santé spirituelle de ceux qui seraient tentés d’en provoquer un. « Je prie pour qu’il n’y ait pas de schisme, mais je n’ai pas peur », a-t-il résumé.

    Pour faire bonne mesure, François s’en est pris au contenu des critiques qui lui sont faites par ces cercles conservateurs. Il leur a reproché d’avoir une « idéologie ascétique » consistant à donner « le primat d’une morale ascétique sur la morale du peuple de Dieu ». Comme souvent, il les a qualifiés de « rigides ». « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, nous avons tellement d’écoles de rigidité dans l’Eglise, qui ne sont pas des schismes mais qui sont des chemins chrétiens de type schismatique. Et, à la fin, ils finiront mal. »

    Et là :

    A la question directe de savoir s’il a peur d’un schisme, il a répondu: « Dans l’Eglise, il y a eu beaucoup de schismes ». Le pontife mentionne ce qui s’est passé avec les vieux-catholiques (« aujourd’hui, ils ordonnent des femmes mais à l’époque ils étaient rigides ») après Vatican I, et « la séparation post-conciliaire la plus connue, celle de Lefèbvre » après Vatican II. « Je n’ai pas peur des schismes, dit-il, je prie pour qu’il n’y en ait pas, parce que la santé spirituelle de beaucoup de personnes est en jeu », invoquant le dialogue et aussi « la correction s’il y a une erreur », pour éviter le « chemin du schisme » qui « n’est pas chrétien ».

    Selon lui, ce qui sauve de cette possibilité qui existe toujours dans l’Église, c’est « le peuple de Dieu » qui « ajuste et aide », alors que « le schisme est toujours une séparation élitiste provoquée par une idéologie détachée de la doctrine ». « Une idéologie – a-t-il observé – peut-être juste, mais qui entre dans la doctrine et la détache ». C’est pourquoi il a dit de prier pour éviter cette éventualité, mais de ne pas la craindre parce que « c’est le résultat de Vatican II, et non de tel ou tel Pape ».

    Addendum

    Lire l'excellent et très argumenté article des "Chroniques du pape François".