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François (pape)

  • Résistance à Paderborn

    L’archevêque de Paderborn, Hans-Josef Becker, est l’un de ceux qui viennent d’autoriser officiellement les prêtres à donner la communion aux conjoints protestants de fidèles catholiques.

    Un groupe de prêtres du diocèse, qui a constitué dès février l’association Communio veritatis pour lutter contre cette dérive, qualifie cette décision d’inacceptable.

    Ils rappellent que pour recevoir la sainte communion il faut être pleinement membre de l’Eglise catholique et être en état de grâce (Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique, 291). En outre Jean-Paul II, dans Ecclesia de Eucharistia, a souligné que quiconque nie une des vérités de foi sur l’eucharistie rend la communion illégitime. Or, rappellent ces prêtres, « cela fait partie de l’essence du protestantisme de ne pas partager la pleine foi catholique en la sainte Eucharistie ».

    En ce qui concerne le fameux canon 844 §4, le groupe reprend les explications du cardinal Brandmüller et souligne : « Aucun évêque diocésain ne peut déclarer que la situation dans un mariage mixte est une situation d'urgence grave qui rende possible l'intercommunion. » Car il s’agit de « situations extrêmes, comme la guerre, la déportation ou les catastrophes naturelles ».

    Ils soulignent encore que selon ce canon un chrétien non catholique peut recevoir une aide sacramentelle d’un prêtre catholique à condition qu’il ne puisse pas trouver de ministre de sa propre Eglise. Or en Allemagne il y a partout des églises protestantes. Mais cette précision du droit canonique montre que cette disposition vise uniquement les orthodoxes du Proche-Orient, comme l’indique clairement le paragraphe précédent (§3) : des chrétiens qui ont la même foi en l’eucharistie et qui se trouvent privés de prêtre du fait de circonstances spéciales (et comme cela ressort également de ce que disait Jean-Paul II dans le passage cité de Ecclesia de Eucharistia).

    Communio veritatis comptait au départ une dizaine de prêtres. Il s’est renforcé depuis, sans qu’on sache de combien. Ils sont menés par le Père Frank Unterhalt, de Brilon. Ce prêtre avait déjà fait parler de lui, l’an dernier, en invitant au centre paroissial un responsable de l’AfD, Malte Kaufmann, sur le thème « Une politique chrétienne est-elle possible ? ». Certains paroissiens s’étaient plaints auprès de l’archevêché, et le vicaire général avait répondu que les évêques avaient condamné plusieurs fois l’AfD et que les fidèles devaient manifester leur opposition. La conférence avait dû se dérouler sous la protection de la police (parce que bien sûr les antifas ne s’éteint pas fait prier pour intervenir). A noter que le curé doyen avait pris publiquement la défense du P. Unterhalt.

    Le canon 844 :

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  • Le renouveau de l’Eglise

    Le 26 juin, le pape a nommé président de l’Administration du patrimoine du siège apostolique Mgr Nunzio Galantino, en remplacement du cardinal Calcagno, qui a eu 75 ans au début de l’année.

    Quelques jours avant, François avait dit à un journaliste de Reuters : « Je cherche des candidats qui ont une attitude renouveau, une personne nouvelle, après tant d’années. Calcagno connaît bien le fonctionnement, mais peut-être faut-il renouveler la mentalité. »

    Citations de Galantino :

    Dans le passé, nous nous sommes concentrés exclusivement sur le non à l'avortement et à l'euthanasie. Il ne peut pas en être ainsi, au milieu, il y a l'existence qui se développe. Je ne m'identifie pas avec les visages sans expression de ceux qui récitent le chapelet à l'extérieur des cliniques qui pratiquent l'interruption de grossesse, mais avec ces jeunes qui sont opposés à cette pratique et luttent pour la qualité des personnes, pour leur droit à la santé, au travail.

    Aujourd'hui, accueillir les immigrés est une sorte de réparation, une réparation pour les dommages que nous avons accomplis pendant des années et pour les vols que nous avons commis.

    La Réforme fut, est, et sera à l’avenir un événement de l’Esprit… La Réforme commencée par Martin Luther il y a 500 ans fut un événement du Saint-Esprit… La Réforme correspond à la vérité exprimée dans la formule Ecclesia semper reformanda.

    Tel est le renouveau de l’Eglise selon François...

  • De plus en plus absurde

    Jusqu’ici le pape ne pouvait créer que six cardinaux-évêques, correspondant aux six évêchés « suburbicaires », les diocèses suffragants de Rome (il y en a 7 mais Ostie est à part). François a constaté que le nombre des cardinaux-diacres et cardinaux-prêtres a considérablement augmenté, mais que celui des cardinaux-évêques est resté le même (forcément). Il a donc jugé « nécessaire d’élargir la composition de l’ordre des évêques ». En conséquence de quoi, il a décidé de faire « cardinaux-évêques » les cardinaux Parolin, Sandri, Ouellet, et Filoni (le secrétaire d’Etat et trois chefs de dicastères).

    Quels diocèses peuvent donc bien être ceux de ces nouveaux « cardinaux-évêques » ? Aucun, puisqu’il aurait fallu que François crée quatre nouveaux diocèses suburbicaires… Ces cardinaux ont toujours pour titre leur paroisse romaine. Ils sont évêques paroissiaux…

  • Persécution ordinaire

    François a nommé Blase Cupich, le plus progressiste des évêques américains, archevêque de Chicago (et l'a donc fait cardinal). A Chicago il y a une superbe congrégation, les Chanoines réguliers de Saint Jean de Kenty, fondée par le P. Frank Phillips en 1998, qui célèbrent dans les deux formes du rite romain. Il était à prévoir que Cupich, l’âme damnée de François en Amérique, allait persécuter les Chanoines de saint Jean de Kenty, dont l’apostolat connaît un grand succès.

    Voilà qui est fait. Le fondateur a été viré. Sur la foi de fausses accusations. Et bien qu’il ait été blanchi à 100%, Cupich refuse de le réintégrer.

    Le 12 mars dernier, Mgr Cupich annonçait sa décision de « retirer ses facultés au Rd C. Frank Phillips CR, ce qui veut dire qu’il ne peut plus rester pasteur de Saint-Jean de Kenty ni supérieur des Chanoines réguliers ». Quatre jours plus tard il écrivait « à l’équipe, aux amis et paroissiens » de Saint-Jean de Kenty qu’il avait dû retirer ses facultés au Rd Frank Phillips après avoir « appris des allégations crédibles de conduite inappropriée impliquant des hommes adultes ».

    Le samedi de Pâques, Mgr Cupich rencontra les chanoines. Il leur expliqua que l’enquête diocésaine montrait que le P. Phillips était coupable, et leur demanda de ne pas témoigner en sa faveur devant la Commission d’examen indépendante.

    Le 26 mai, la dite commission conclut que le P. Phillips « n’a violé aucune loi pénale, civile ou canonique ».

    Mais Mgr Cupich refuse de rendre le P. Phillips aux chanoines et confirme au contraire que ses pouvoirs lui sont toujours retirés. Il n’a même pas le courage de le dire lui-même, bien sûr, il le fait dire par la Congrégation de la Résurrection dont dépendent les chanoines, par une lettre du 24 juin : nous acceptons cette décision et nous espérons que chacun comprendra et bla bla bla et continuera de se souvenir du P. Phillips dans ses prières… Le pharisaïsme se porte toujours aussi bien.

  • Il a encore menti

    Maintenant il prétend avoir appris l’existence des Dubia « par les journaux... une manière de faire les choses qui n'est, disons, pas très ecclésiale, mais nous faisons tous des erreurs ».

    Mensonge doublé d’une calomnie. Sauf si c’est Alzheimer, mais alors là il est urgent d’en tirer les conséquences.

  • Le blasphème qui plaît à François

    Fin mai avait lieu le Festival d’art contemporain d’Argentine à Buenos Aires. Parmi les artistes, Emiliano Paolini et Rita Marianela Perelli, qui avaient conçu un gâteau représentant le Christ mort.

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    Emiliano Paolini (à gauche) a invité le ministre de la Culture (à côté de lui), et le président du festival (le troisième) à manger le corps du Christ. Puis tout le monde s'y est mis.

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    Emiliano Paolini et Rita Marianela Perelli sont des professionnels du blasphème, détournant les crucifixions et les représentations de la Sainte Vierge. Par exemple, ils ont réalisé une statue de Notre Dame de Luján, la patronne de l’Argentine, avec une poupée Barbie. Et, comme on le voit, Barbie-Marie a beaucoup plu à François.

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    (Via le Forum catholique)

  • Fête Dieu à Ostie…

    François est allé célébrer la Fête Dieu à la périphérie. A Ostie. Les masochistes, et aussi ceux qui veulent rester lucide sur ce qui se passe, liront le compte rendu d’un fidèle du lieu impliqué dans la vie paroissiale (donc pas du tout un « intégriste »). Extraits :

    Plus d'agenouilloirs, aucun moment propice à l'Adoration vraie et silencieuse, laquelle, le cas échéant, était déchirée par les guitares ! Pour la Communion, je me suis agenouillé en m'appuyant sur la barrière, le prêtre m'a fait signe de me lever avec un geste d'ironie, tout en continuant à gesticuler, et en tenant cette pauvre Hostie dans sa main. J'ai remercié Jésus aussi pour cette humiliation et pour avoir pu la recevoir dans ma bouche, au moins cela ne m'a pas été refusé.

    J'ai fait la procession.... il n'y avait ni cierges ni bougies, par contre nous avons eu la première "turibolaia" [femme thuriféraire] endossant une aube de prêtre, ouvrant la procession. (….) il y avait aussi celles qui administrent la Communion, toutes portant des aubes de prêtres - comme des prêtres? Les enfants en aube blanche, qui avaient reçu la première communion il y a quelques semaines seulement, étaient complètement absents, une absence qui s'est fortement ressentie.

    (…) il semble presque que s'agenouiller devant l'Eucharistie est devenu un affront envers le pape !

    Benoît et moi rappelle ce propos de Benoît XVI dans son homélie de la Fête Dieu de 2012:

    Je voudrais aussi souligner que le sacré a une fonction éducative et que sa disparition appauvrit inévitablement la culture, en particulier la formation des nouvelles générations. Si, par exemple, au nom d’une foi sécularisée qui n’aurait plus besoin des signes sacrés, on abolissait la procession du Corpus Domini dans la ville, le profil spirituel de Rome se trouverait « aplati » et notre conscience personnelle et communautaire s’en trouverait affaiblie.

    Il y a eu une procession de la Fête Dieu à Rome : celle de la Fraternité Saint Pierre

  • Le blocage qui ne bloque rien

    Ce matin Vatican News publiait un bref article titré : « Communion du conjoint protestant: le Vatican invite l'épiscopat allemand à la prudence ». Il y était question, en termes vaporeux, d’une lettre envoyée par la Congrégation pour la doctrine de la foi aux évêques allemands sur la question de la communion des conjoints protestants.

    Cet article flou fait suite à celui de Sandro Magister qui, hier, a publié intégralement la lettre en question (datée du 25 mai), titrant quant à lui : « François bloque le document des évêques allemands en faveur de l’intercommunion ».

    Ce titre est littéralement exact, mais il ne dit pas tout.

    En effet, la lettre (explicitement cautionnée par le pape) interdit aux évêques allemands de publier leur texte sur la communion des conjoints protestants.

    Mais, dans la grande « tradition » de Vatican II, elle permet à chaque évêque de faire ce que permettait le document de la conférence des évêques…

    Il s’agit du fameux canon 844 §4 dont voici la traduction française :

    En cas de danger de mort ou si, au jugement de l'Évêque diocésain ou de la conférence des Évêques, une autre grave nécessité se fait pressante, les ministres catholiques peuvent administrer licitement ces mêmes sacrements aussi aux autres chrétiens qui n'ont pas la pleine communion avec l'Église catholique, lorsqu'ils ne peuvent pas avoir recours à un ministre de leur communauté et qu'ils le demandent de leur plein gré, pourvu qu'ils manifestent la foi catholique sur ces sacrements et qu'ils soient dûment disposés.

    Et voici ce que dit la lettre :

    Étant donné que dans certains secteurs de l’Église, il y a des questions ouvertes sur ce sujet, les dicastères compétents du Saint-Siège ont déjà été chargés de fournir une clarification convenable sur ces questions au niveau de l’Église universelle. Il semble en particulier opportun de laisser l’évêque diocésain juger de l’existence d’une « grave nécessité ».

    Bref, dans le document de la conférence épiscopale, la « grave nécessité » ne paraît pas si « pressante », mais après tout c’est à chaque évêque d’en juger.

    La dérive est toujours la même. Ici dans le texte même du code on passe du « danger de mort » à d’« autres graves nécessités », et finalement on laisse entendre que la simple envie de communier peut être une nécessité, au jugement de l’évêque.

    Cela fait penser à l’avortement en Irlande. Le référendum précédent, c’était pour savoir si l’on devait légaliser l’avortement pour les femmes qui menacent de se suicider. La réponse, on vient de l’avoir avec le référendum suivant : c’est l’avortement pour toutes.

    On rappellera d’ailleurs que ce fut la réaction du cardinal Marx au lendemain de la réunion à Rome. Le pape ayant demandé aux évêques allemands de trouver un consensus, et comme le consensus est impossible, le président de la conférence épiscopale avait dit que ce serait à chaque évêque de décider.

    C’est la doctrine à la carte, comme on le voit déjà avec la communion aux adultères civilement remariés. On se souvient de la réponse d’un certain Mgr Bergoglio à une femme qui se plaignait que son curé ne voulait pas lui donner la communion ; « Vous n’avez qu’à aller à la messe dans une autre paroisse. »

    En fait on sait que la communion est distribuée, depuis longtemps, tant aux « divorcés remariés » qu’aux conjoints protestants, dans de larges secteurs de l’Eglise. Par des prêtres qui ne savent manifestement plus de quoi il s’agit. Sous l’autorité d’évêques qui ne le savent plus non plus. Dans une infinie débauche de sacrilèges, à supposer du moins que les consécrations soient valides, et on en vient à espérer qu’elles ne le soient pas.

  • La situation dans l’Eglise

    François a inventé une fête de Marie Mère de l’Eglise qu’il a fixée au lundi après la Pentecôte. Ce lundi après la Pentecôte, au moment même où j’écris, le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le Culte divin, garant de la liturgie romaine, célèbre à Chartres la messe… du lundi de Pentecôte.

  • Paul VI et Mgr Romero

    Ils seront "canonisés" le 14 octobre.

    Le premier restera comme le pape qui a détruit la liturgie latine et a fait preuve d’une inhumaine cruauté envers ceux qui voulaient défendre la tradition liturgique.

    Le second est un « martyr de la foi » qui a été assassiné par des catholiques pour des raisons strictement politiques.

    Ça fait la paire.

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