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François (pape)

  • Paul Ehrlich au Vatican

    L’Académie pontificale des sciences et l’Académie pontificale des sciences sociales organise au Vatican, du 27 février au 1er mars, un colloque intitulé « L’extinction biologique ». Sic. Parmi les invités, Paul Ehrlich, l’homme du concept de surpopulation de la planète et de son remède : la contraception et l’avortement.

    « On nous aurait dit cela il y a deux ou trois ans, personne n’y aurait cru, tous auraient ri », écrit Anne Dolhein qui apporte des renseignements précis sur le personnage.

    Lifesitenews nous donne une citation du dernier livre de Paul Ehrlich, Hope on earth, a conversation :

    Ainsi, vous avez des « craignant Dieu » qui tentent de maintenir leurs positions rigides, en particulier en essayant de contrôler la vie des femmes. Je considère que leur opposition rigide à quelque chose de si fondamental, si essentiel pour l'avenir de la vie sur Terre, que le contrôle de la reproduction, est aussi contraire à l’éthique que toute offense majeure à l'environnement, ou tout acte terroriste.

    Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?

  • Sans blague…

    L’information selon Asianews quand il s’agit de François.

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    Parfaite harmonie entre le Saint-Siège et l’Ordre de Malte, loyauté et fidélité au Pape François...

  • François à Fatima

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    Ceci est le logo officiel du voyage de François à Fatima, les 12 et 13 mai prochains (le blanc de chaque côté fait partie du logo).

    Le recteur du sanctuaire de Fatima, coordinateur général de la visite du pape, « a souligné que ce logo voulait symboliser la simplicité du style et la clarté qui caractérisent le Pape François ». Sans rire...

    Cela dit, le symbolisme du chapelet à 60 grains m’échappe. (Il y a bien un chapelet de saint Joseph à 60 grains, mais pas 60 grains identiques.)

    Mais il n’y a évidemment aucun symbolisme. On s’inspire seulement du rosaire pour faire un cœur comme les fans devant leur idole…

  • François dans le texte

    Dans une interview au Corriere della serra daté d'hier, réalisée par l’inévitable Antonio Spadaro, François dit que les nouveaux instituts religieux l’inquiètent. Surtout ceux qui ont beaucoup de vocations... et qui font faillite. Sic. Surtout ceux qui sont « restaurationnistes » (sic) et apportent « la rigidité ». Surtout ceux qui sont « pélagiens » et qui « retournent à l’ascétisme », jusqu’au moment où éclate un scandale. Et ceux qui sont « triomphalistes » alors que le Saint-Esprit ne fait pas de bruit…

    On notera la nouvelle calomnie contre les Franciscains de l’Immaculée, malgré les décisions de justice, et l’affirmation qu’ils auraient fait « faillite », quand leur institut a été détruit par le pape.

    Une belle tranche de François, tel qu’en lui-même. Voici une traduction :

    Bien sûr, c’est vrai qu’il y a un déclin parmi ceux qui choisissent la vie religieuse en Occident. C’est certainement lié au problème démographique. Mais c’est vrai aussi que parfois la vocation pastorale ne répond pas aux attentes des jeunes. Le prochain Synode nous donnera des idées. Le déclin de la vie religieuse en Occident m'inquiète.

    Mais je m'inquiète aussi d'une autre chose : l'apparition de nouveaux instituts religieux qui soulèvent certaines inquiétudes. Je ne dis pas qu'il ne devrait pas y avoir de nouveaux instituts religieux ! Absolument pas. Mais parfois, je me demande ce qui se passe aujourd'hui. Certains d'entre eux semblent représenter une nouvelle approche, exprimer une grande force apostolique, attirant beaucoup de monde, mais seulement... pour faire faillite. Parfois, il apparaît même qu'ils ont dissimulé des scandales... Puis il ya de petites fondations nouvelles qui sont vraiment bonnes et travaillent sérieusement. Je vois que derrière ces bonnes fondations il y a parfois des groupes d'évêques qui les accompagnent et assurent leur croissance. Mais il en est d'autres qui ne proviennent pas d'un charisme du Saint-Esprit, mais d'un charisme humain, d'une personne charismatique qui attire par ses charmes humains. Certains sont, je dirais, « restaurationnistes » : ils semblent offrir de la sécurité, mais au lieu de cela ils donnent seulement la rigidité. Quand on me dit qu'il y a une Congrégation qui attire tant de vocations, je dois avouer que je m'inquiète. L'Esprit ne suit pas la logique du succès humain : il fonctionne d'une autre manière. Mais, me dit-on, il y a tant de jeunes prêts à tout, qui prient beaucoup, qui sont vraiment fidèles. Et je me dis: « Merveilleux: nous verrons si c'est le Seigneur ! ».

    D'autres sont des Pélagiens: ils veulent retourner à l'ascétisme, faire pénitence. Ils ressemblent à des soldats prêts à tout pour la défense de la foi et de la morale... et puis un scandale émerge impliquant le fondateur... Nous savons tout cela, non ? Jésus a un style différent. Le Saint-Esprit fit du bruit le jour de la Pentecôte : c'était le commencement. Mais habituellement, l'Esprit ne fait pas beaucoup de bruit, il porte la croix. Le Saint-Esprit n'est pas triomphaliste. Le style de Dieu est la croix qui est portée jusqu'à ce que le Seigneur dise : « assez ». Le triomphalisme ne va pas bien avec une vie de prière.

    Donc, ne mettez pas d'espoir dans la floraison soudaine et massive de ces instituts. Recherchez plutôt le chemin humble de Jésus, celui du témoignage évangélique.

  • Mystérieux

    Le pape a « accepté la démission » de Mgr Maroun Lahham de son poste de vicaire patriarcal du patriarcat latin de Jérusalem pour la Jordanie.

    Cela a été annoncé par le Vatican, et aussitôt après par le patriarcat, sans le moindre commentaire.

    Mgr Maroun Lahham a 68 ans. Il avait été nommé évêque de Tunis par Benoît XVI, qui avait érigé peu après le siège de Tunis au rang d’archevêché. Puis Mgr Lahham avait été rappelé en Jordanie (son pays natal) pour devenir vicaire patriarcal. Il était clair alors qu’il allait prendre la succession du patriarche Fouad Twal. Mais, lors de la démission de Mgr Twal pour limite d’âge, François a nommé… un administrateur apostolique chargé de préparer l’élection d’un nouveau patriarche. Lequel est un prêtre italien, Pierbattista Pizzaballa, qu’on s’est empressé de faire évêque. Ce qui a provoqué les réactions de ceux qui s’étaient habitués à ce que Rome nomme des prêtres autochtones à la tête du patriarcat.

    Fallait-il se débarrasser de Mgr Lahham pour faire « élire » le candidat de François (à savoir Pizza-ballot) ?

  • Ordination de femmes

    Il est très dommage qu’aucun texte de Sandro Magister ne soit désormais traduit en français. Hier, il attirait l’attention sur un article de la Civilta Cattolica, revue dirigée par Antonio Spadaro, grand ami du pape, et dont tous les articles sont validés par le Saint-Siège avant publication.

    Or la Civilta Cattolica vient de publier un texte, signé Giancarlo Pani (un jésuite, forcément), qui explique que le développement de la place des femmes dans la société rend incompréhensibles les raisons qui justifiaient leur « exclusion » du sacerdoce. Et ce jésuite de reprendre le grand refrain de François sur l’Esprit qui guide l’Eglise et suggère de nouvelles perspectives…

  • Prions pour les musulmans (pas pour les chrétiens)

    A la fin de son audience ce metin, le pape a dit :

    « Et en parlant des migrants chassés, exploités, je voudrais prier avec vous, aujourd’hui, particulièrement pour nos frères et sœurs Rohingya qui sont chassés de Birmanie et qui fuient d’un lieu à un autre parce que personne ne veut d’eux. Ce sont de bonnes personnes, des gens pacifiques. Ils ne sont pas chrétiens, ils sont bons, ils sont nos frères et nos sœurs ! Et cela fait des années qu’ils souffrent. Ils sont torturés, tués, seulement parce qu’ils maintiennent leurs traditions, leur foi musulmane. Prions pour eux. je vous invite à prier pour eux notre Père qui est au Ciel, tous ensemble, pour nos frères et sœurs Rohingya : Notre Père… »

    Il l’avait déjà fait en 2015.

    Il n’a jamais parlé des chrétiens persécutés en Birmanie. Il n’a jamais évoqué les massacres de Karen ni la guerre menée actuellement par l’armée birmane contre les Kachin. Il n’a pas parlé de la destruction d’une église catholique en décembre dernier, ni de l’arrestation de chrétiens qui ont simplement osé protester.

  • New York Times

    Je ne vais pas perdre mon temps à traduire le très long article du New York Times intitulé Steve Bannon porte le combat sur un autre centre d’influence : le Vatican. Mais j'en conseille la lecture à ceux qui connaissent un peu l’anglais: c’est instructif.

    Le point de départ, ou plutôt le prétexte, est une information très mineure : un bref entretien en 2014 au Vatican entre Steve Bannon (patron de Breitbart News) venu pour la canonisation de Jean-Paul II, et le cardinal Raymond Burke (préfet du Tribunal suprême et comme lui américain). Cette rencontre prend aujourd’hui toute sa signification : c’est l’alliance entre l’effroyable équipe Trump (Steve Bannon est le « Haut conseiller et chef de la stratégie » de la Maison Blanche) et la non moins effroyable clique traditionaliste dont le chef est le cardinal Burke qui ose critiquer ouvertement l’excellent pape François. L’article est un long dégueulis contre tous les méchants à la solde de « l’extrême droite » qui triomphe à Washington et menace la papauté à Rome… Néanmoins à la fin on se rassure, du moins en ce qui concerne l’Eglise : Spadaro, Cupich et Braz de Aviz (un trio soigneusement choisi) sont invités à expliquer au lecteur du New York Times que « Mr. Burke » et ses affidés ne représentent rien et que François continue d’aller résolument de l’avant pour transformer l’Eglise…

  • Ordre de Malte

    François a nommé Mgr Giovanni Angelo Becciu, substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d’État (« numéro 3 du Vatican »), délégué pontifical, avec pleins pouvoirs, en vue du Chapitre extraordinaire qui devra élire le nouveau Grand Maître de l’Ordre de Malte après le limogeage de Matthew Festing.

    Dans une lettre rendue publique samedi, François précise la mission de Mgr Becciu. Il étudiera, avec le « lieutenant intérimaire », un aggiornamento de la Charte constitutionnelle de l’Ordre, et il prendra soin « en particulier de tout ce qui concerne le renouvellement spirituel et moral de l’Ordre » (ce qui est la mission du cardinal Burke…).

    D’autre part, Riccardo Caccioli a fait remarquer que si François a fait annuler toutes les décisions prises par le Grand Maître et le Souverain Conseil depuis le 6 décembre, cela a pour effet, non seulement d’invalider la destitution de Boeselager, mais aussi la nomination d’une commission d’enquête interne « voulue par le Grand Maître pour enquêter sur l’héritage mystérieux de 120 millions déposés en Suisse »…

  • Acharnement (suite sans fin)

    Le Vatican a annoncé le 2 février la « renonciation » de Mgr Ramon C. Argüelles, archevêque de Lipa, aux Philippines, et son remplacement immédiat. Or Mgr Argüelles, 72 ans, n’avait pas envoyé de lettre de démission ni laissé entendre qu’il allait prendre sa retraite.

    Il s’agit clairement d’un limogeage, par François. Un de plus. En cause : sans surprise, le fait que Mgr Argüelles avait montré sa sympathie pour les Franciscains de l’Immaculée et en avait accueillis plusieurs dans son diocèse pour leur permettre de poursuivre leur apostolat.

    Comme François a toujours besoin d’un prétexte, le prétexte ici est sans doute que Mgr Argüelles a reconnu en 2015 les apparitions de « Marie médiatrice » à Lipa en 1948, alors qu’une enquête avait conclu à la non-surnaturalité du phénomène en 1951. Et la Congrégation pour la doctrine de la foi a réitéré le jugement de 1951, dans un décret que Mgr Argüelles a rendu public, pour s’y soumettre.

    En janvier 2015, François priait devant la statue de l’apparition de Lipa…

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  • "Interruption de grossesse" ?!!!

    Propos de François hier après l’Angélus, à l’occasion de la Journée de la Vie en Italie :

    Faisons avancer la culture de la vie en réponse à la logique du déchet et au déclin démographique. Soyons proches et ensemble prions pour les enfants qui sont en danger d’interruption de grossesse, ainsi que pour les personnes qui sont en fin de la vie – toute vie est sacrée! – afin que personne ne soit laissé seul et que l’amour défende le sens de la vie.

    La culture de la vie, c’est seulement une réponse à la "culture du déchet" et au "déclin démographique" ? Dans une société sans déclin démographique, on peut avoir une culture de mort ? Peut-être bien, puisqu’ensuite François parle d’enfants qui sont « en danger d’interruption de grossesse ». François utilise et reprend à son compte le langage mensonger de la culture de mort. Où alors il faut qu’il nous explique comment on reprend une grossesse qui a été interrompue…

    Petit rappel, saint Jean-Paul II dans Evangelium vitae (58) :

    L'acceptation de l'avortement dans les mentalités, dans les mœurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent d'une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d'appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s'abuser soi-même. A ce propos, le reproche du Prophète retentit de manière catégorique: « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres » (Is 5, 20). Précisément dans le cas de l'avortement, on observe le développement d'une terminologie ambiguë, comme celle d'« interruption de grossesse », qui tend à en cacher la véritable nature et à en atténuer la gravité dans l'opinion publique. Ce phénomène linguistique est sans doute lui-même le symptôme d'un malaise éprouvé par les consciences. Mais aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses: l'avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance.

  • Lèse-majesté

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    Les autorités de Rome ont fait couvrir les affiches qui critiquent le pape d’une autre affiche indiquant : « Affichage abusif ».

    Les Italiens sont stupéfaits de la rapidité avec laquelle les autorités ont réagi.

    Mais on remarquera que sur cette photo les affiches « Affichage abusif » ne recouvrent pas le texte…

    Photo trouvée dans ce réjouissant article Crime contre la pensée, traduit par Benoît et moi, relatant les réactions horrifiées des thuriféraires de François.

  • Acharnement

    Alors que la justice a donné tort aux persécuteurs des Franciscains de l’Immaculée, et condamné le commissaire Volpi qui avait dû reconnaître qu’il avait menti, le pape poursuit l’odieuse persécution.

    Il a mis sous tutelle la branche féminine pour empêcher que le recours présenté au tribunal suprême de la Signature Apostolique n'obtienne une issue favorable.

    Et la grande trouille est que le chapitre des Franciscains qui doit se réunir n’élise des responsables fidèles au Père Manelli. Celui-ci a reçu ce document de la Congrégation pour les Religieux approuvé par le pape :

    Le P. Stefano Manelli est prié de donner un communiqué dans lequel il déclare qu'il acceptera et observera toutes les dispositions du Saint-Siège et qu'il exhortera les Frères Franciscains de l'Immaculée et les Sœurs Franciscaines de l'Immaculée à adopter la même attitude.

    Le Père Manelli ne pourra faire aucune autre déclaration dans les médias ni paraître en public.

    Il ne pourra participer à aucune initiative ou rencontre ni en personne ni via les réseaux sociaux.

    Le P. Manelli est prié de mettre dans les 15 jours de la remise du présent décret le patrimoine économique géré par les associations civiles et toute autre somme à sa disposition à la disposition des seuls instituts.

    Il est interdit au P. Manelli et au P. G. Pellettieri d'avoir la moindre relation avec les Frères de l'Immaculée à l'exception de ceux des communautés où ils résideront avec la permission de ce Dicastère. Ils éviteront tout contact avec les Sœurs Franciscaines de l'Immaculée.

    Dans les rues de Rome sont apparues ces affiches :

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    Oh François, tu as envoyé des commissaires dans des Congrégations, destitué des prêtres, décapité l'Ordre de Malte et les Franciscains de l'Immaculée, ignoré des cardinaux... Mais où est ta miséricorde ?

  • Après la tuerie de Québec

    « Le pape a souligné l’importance, dans ces moments, de rester tous unis dans la prière, chrétiens et musulmans », souligne le communiqué du Vatican.

    Quelle prière ?

  • Feu l’Ordre de Malte

    Le « Souverain » Conseil de l’Ordre de Malte s’est réuni aujourd’hui et, comme on s’y attendait, a capitulé face au pape. Il « accepte » la « démission » du Grand Maître, et la nomination d’un « Délégué » du pape.

    Le Grand Commandeur remplace le Grand Maître comme « lieutenant intérimaire », et, puisque par diktat pontifical toutes les décisions de l’« Ordre Souverain » depuis le 6 décembre sont nulles et non avenues, le distributeur de préservatifs Boeselager (dont le frère vient d’être nommé par le pape à la banque du Vatican) est rétabli dans ses fonctions de Grand Chancelier.

    Hier le pape a envoyé aux membres du « Souverain » Conseil une lettre dans laquelle il reprend à son compte ce qui figure dans la lettre du cardinal Parolin, soulignant notamment la nomination prochaine d’un « Délégué Spécial » « dans la perspective du Chapitre extraordinaire et pour commencer une étude de certains aspects de la Charte constitutionnelle »…

    Le lieutenant intérimaire s’occupera des relations avec les Etats, le délégué « s’occupera du renouveau spirituel de l’Ordre »… Il est question deux fois de l’« étroite coopération » entre les deux hommes « pour le bien de l’Ordre ». Et deux fois aussi le pape dit que la spécificité de l’Ordre, qui est d’être un institut religieux laïc et un sujet de droit international, doit être un soutien pour un service plus efficace selon son charisme propre, « tuitio fidei et obsequium pauperum », donc que l’indépendance ne peut pas être invoquée en soi, elle n’a d’autre fonction que le service…

  • La petite martyre d’Amoris laetitia

    La bienheureuse Laura Vicuña est morte pour que sa mère qui vivait en concubinage… trouve un curé qui lui donne la communion ? Non, pour que sa mère respecte la sainteté du mariage.

    Anne Dolhein raconte ici cette touchante histoire.

  • François invente le coup d’Etat rétroactif

    Non seulement François a viré le Grand Maître de l’Ordre de Malte, ce qu’il n’a évidemment pas le droit de faire, non seulement il nomme un délégué pour diriger l’Ordre, ce qu’il a encore moins le droit de faire, mais en outre il décrète que toutes les mesures prises par le Grand Maître et par le Conseil depuis le 6 décembre sont nulles et non avenues… (Ce qui rétablit ipso facto le distributeur de préservatifs dans ses fonctions de Grand Chancelier.)

    Voici la lettre absolument ahurissante du cardinal Parolin.

    Ce qui me réjouit toujours est cette mielleuse hypocrisie ecclésiastique par laquelle on bénit et on assure de ses prières les gens qu’on assassine…

    Ce qui apparaît clairement dans cette lettre est également que François veut détruire l’Ordre de Malte comme il a détruit les Franciscains de l’Immaculée.

    Le Grand Conseil se réunit demain. Pour avaliser le coup d’Etat. A moins qu’il se rebiffe ? On peut toujours rêver…

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    Membres éminents du Souverain Conseil,

    Je tiens à vous informer que le 24 janvier 2017 S.A.E Fra’ Matthew Festing, Grand Maître de l’Ordre, a remis sa démission entre les mains de Sa Sainteté le Pape François, qui l’a acceptée.

    Comme le prévoit la Consititution de l’Ordre à l’art. 17 &1, le Grand Commandeur assumera la responsabilité de la gouvernance par intérim. Conformément à l’art. 143 du Code de l’Ordre, il informera les Chefs d’Etat avec lesquels l’Ordre entretient des relations diplomatiques, et les diverses organisations appartenant à l’Ordre.

    Pour aides l’Ordre dans le processus de renouveau qui apparaît nécessaire, le Saint-Père nommera un Délégué personnel avec des pouvoirs qu’il définira dans l’acte de nomination.

    Le Grand Commandeur, dans son rôle de Lieutenant par intérim, exercera les pouvoirs prévus à l’art. 144 du Statut de l’Ordre jusqu’à la nomination du Délégué pontifical.

    Le Saint-Père, sur la base des preuves découlant des informations qu’il a recueillies, a déterminé que toutes les mesures prises par le Grand Maître après le 6 décembre 2016 sont nulles et non avenues. Il en va de même pour celles du Souverain Conseil, comme l’élection du Grand Chancelier par intérim.

    Le Saint-Père, reconnaissant les grands mérites de l’Ordre dans la réalisation de nombreuses œuvres pour la défense de la foi et le service des pauvres et des malades, exprime sa sollicitude pastorale pour l’Ordre et espère la collaboration de tous en ce moment important pour l’avenir.

    Le Saint-Père bénit tous les membres, les volontaires et les bienfaiteurs de l’Ordre et les soutient par ses prières.

    Pietro Cardinal Parolin
    Secrétaire d’Etat

    (On notera que le cardinal omet de précéder sa signature d’une petite croix…) Addendum. Selon un commentaire, seuls les cardinaux ordinaires d'un diocèse pourraient orner leur signature de cette petite croix. Si l'en est ainsi, c'est un discret témoignage que ces épiscopats "titulaires" sont une absurdité ecclésiologique.

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  • Sur l’Ordre de Malte

    Riccardo Cascioli :

    Le Bureau de presse du Saint-Siège a également annoncé la nomination prochaine d'un délégué pontifical appelé à gouverner l'Ordre (confié dans l'intervalle au Grand Commandeur). En d'autres termes, l'Ordre de Malte est considéré comme «contrôlé» (commissariato) par le Saint-Siège.

    Il s'agit d'une décision sans précédent qui a provoqué une grande confusion et ne manquera pas d'avoir des répercussions internationales: l'Ordre de Malte est en effet un Etat souverain, un Etat sans territoire, qui a aussi accrédité un ambassadeur auprès du Saint-Siège. Comme l'a noté l'hebdomadaire britannique The Catholic Herald la décision du pape équivaut à une annexion pure et simple, une violation flagrante du droit international qui, en fin de compte, menace même l'indépendance du Saint-Siège. Avec un précédent de ce genre, comment pourrait-on en effet légitimement défendre le Saint-Siège, si par exemple, un jour «le gouvernement italien choisissait de voir l'indépendance de la Cité du Vatican comme une formalité anachronique»?

    Roberto de Mattei :

    Le pape savait qu'il n'avait aucun titre juridique pour intervenir dans les affaires intérieures d'un ordre souverain, et encore moins pour exiger la démission de son Grand Maître. Il savait aussi que le même Grand Maître ne pouvait pas résister à la pression morale d'une demande de démission, même illégitime.

    En agissant ainsi, le pape Bergoglio a exercé un acte d'empire ouvertement contraire à l'esprit de dialogue qui a été le leitmotiv de l'année de miséricorde. Mais, ce qui est plus grave, l'intervention est advenue pour «punir» le courant qui dans l'Ordre est plus fidèle au Magistère immuable de l'Eglise et soutenir au contraire l'aile laïque, qui voudrait transformer les Chevaliers de Malte en une ONG humanitaire, distributrice «pour le bien», de préservatifs et de produits abortifs. La prochaine victime désignée apparaît être le Cardinal patron Raymond Leo Burke, qui a la double faute d'avoir défendu l'orthodoxie catholique au sein de l'Ordre et d'être l'un des quatre cardinaux qui ont critiqué les erreurs théologiques et morales de l'Exhortation bergoglienne Amoris laetitia .

    Lors de sa rencontre avec le Grand Maître, François lui a annoncé son intention de «réformer» l'Ordre, c'est-à-dire la volonté de dénaturer son caractère religieux, même si c'est précisément au nom de l'autorité papale, qu'il veut commencer son émancipation des normes religieuses et morales. Il s'agit d'un projet de destruction de l'Ordre, qui naturellement ne pourra se produire que grâce à la reddition des Chevaliers, lesquels semblent malheureusement avoir perdu l'esprit militant qui les distingua sur les champs des croisades et dans les eaux de Rhodes, Chypre et Lépante. Mais ce faisant, le pape Bergoglio a perdu beaucoup de sa crédibilité, aux yeux non seulement des Chevaliers, mais d'un nombre croissant de fidèles, qui relèvent la contradiction entre sa façon de parler, engageante et mielleuse, et d'agir, intolérante et menaçante.

  • La nouvelle victime de François

    François a destitué le grand maître de l’Ordre de Malte Matthew Festing (ce qui est un putsch contre l'Ordre souverain). Un porte-parole des chevaliers a déclaré, sans autre précision : « Le pape lui a demandé sa renonciation. Il a accepté. »

    Ainsi se termine le bras de fer entre le grand maître qui avait viré le grand chancelier Boeselager coupable de distribuer des préservatifs, et François qui avait pris fait et cause pour le grand chancelier au point de nommer une commission d’enquête composée majoritairement de proches du coupable.

    La dépêche de l’agence Reuters se conclut ainsi : « Le pape François a dit qu’il voulait que l’Eglise de 1,2 milliard de membres évite les “guerres culturelles” sur l’enseignement moral et montre de la miséricorde envers ceux qui ne peuvent pas vivre selon toutes ses règles, spécialement les pauvres. »

    On attend avec intérêt les commentaires, notamment celui du cardinal Burke.

  • Bras de fer

    Le 10 janvier, l’Ordre de Malte a rappelé qu’il ne coopérerait pas avec la commission nommée par le Vatican pour enquêter sur le limogeage du grand chancelier de l’ordre, en raison de la « non-pertinence juridique de ce groupe et de ses conclusions relatives à la structure juridique de l’Ordre de Malte ». L’Ordre de Malte est souverain et toute enquête du Vatican est une ingérence illégitime.

    Le 17 janvier, le Vatican a « réaffirmé sa confiance envers les cinq membres de la commission » et a « rejeté, sur la base de la documentation en sa possession, toute tentative de discréditer les membres de ce groupe et leur travail ».

    Rappelons que quatre des cinq membres de cette commission sont des membres de l’Ordre de Malte et que trois d’entre eux sont des amis de l’ex-grand chancelier. Lequel a été viré pour avoir distribué des préservatifs à grande échelle.

    C'est une pure folie de la part de François de s'attaquer ainsi à l'Ordre de Malte. C'est non seulement juridiquement illégitime, mais en l'occurrence c'est moralement injustifiable. Et si c'est pour faire tomber le cardinal Burke ça devient proprement ridicule.

    Les anglophones trouveront des précisions ici.