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François (pape)

  • Dans l’ordinariat de la Chaire de Saint Pierre

    Par décret du souverain pontife, la florissante paroisse Notre-Dame de l’Expiation, dans l’archidiocèse de San Antonio (Texas), et son école réputée, ont été transférées, hier mardi, du diocèse à l’Ordinariat de la Chaire de Saint-Pierre.

    Il y a deux mois, l’archevêque de San Antonio, Mgr Gustavo García-Siller, avait viré le prêtre à qui l’on doit le succès de la paroisse, le P. Christopher Phillips – pardon, lui avait demandé de « prendre un temps de réflexion et de prière » sur un « sujet de préoccupation spécifique », à savoir « l’identité de la paroisse, non pas unique, mais séparée des autres paroisses de l’archidiocèse ». Je ne veux voir qu’une tête…

    Cette ancienne paroisse épiscopalienne (anglicane) était devenue catholique sous le régime de la « Disposition pastorale » voulue par Jean-Paul II, qui permettait aux épiscopaliens devenus catholiques de conserver leur liturgie – et c’est le pasteur épiscopalien de la paroisse, Christopher Phillips, qui devint le prêtre de la paroisse.

    Or il se trouve qu’en dehors de l’unique messe de saint Pie V tolérée seulement le dimanche à San Antonio, la messe « anglicane » de Notre-Dame de l’Expiation était de loin la plus « traditionnelle » du diocèse, et l’enseignement du prêtre, comme de l’école, le plus catholique. Son succès était donc comme un camouflet à l’archevêque.

    Mais c’est l’archevêque qui prend un camouflet… de la part du pape dont il est un chaud partisan…

    Je ne sais ce qu’il y a là-dessous, mais le résultat est que le P. Phillips a aussitôt repris ses fonctions, salué par de nombreux fidèles dès que la nouvelle a été connue, hier :

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  • Paul Ehrlich au Vatican

    L’Académie pontificale des sciences et l’Académie pontificale des sciences sociales organise au Vatican, du 27 février au 1er mars, un colloque intitulé « L’extinction biologique ». Sic. Parmi les invités, Paul Ehrlich, l’homme du concept de surpopulation de la planète et de son remède : la contraception et l’avortement.

    « On nous aurait dit cela il y a deux ou trois ans, personne n’y aurait cru, tous auraient ri », écrit Anne Dolhein qui apporte des renseignements précis sur le personnage.

    Lifesitenews nous donne une citation du dernier livre de Paul Ehrlich, Hope on earth, a conversation :

    Ainsi, vous avez des « craignant Dieu » qui tentent de maintenir leurs positions rigides, en particulier en essayant de contrôler la vie des femmes. Je considère que leur opposition rigide à quelque chose de si fondamental, si essentiel pour l'avenir de la vie sur Terre, que le contrôle de la reproduction, est aussi contraire à l’éthique que toute offense majeure à l'environnement, ou tout acte terroriste.

    Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?

  • Sans blague…

    L’information selon Asianews quand il s’agit de François.

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    Parfaite harmonie entre le Saint-Siège et l’Ordre de Malte, loyauté et fidélité au Pape François...

  • François à Fatima

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    Ceci est le logo officiel du voyage de François à Fatima, les 12 et 13 mai prochains (le blanc de chaque côté fait partie du logo).

    Le recteur du sanctuaire de Fatima, coordinateur général de la visite du pape, « a souligné que ce logo voulait symboliser la simplicité du style et la clarté qui caractérisent le Pape François ». Sans rire...

    Cela dit, le symbolisme du chapelet à 60 grains m’échappe. (Il y a bien un chapelet de saint Joseph à 60 grains, mais pas 60 grains identiques.)

    Mais il n’y a évidemment aucun symbolisme. On s’inspire seulement du rosaire pour faire un cœur comme les fans devant leur idole…

  • François dans le texte

    Dans une interview au Corriere della serra daté d'hier, réalisée par l’inévitable Antonio Spadaro, François dit que les nouveaux instituts religieux l’inquiètent. Surtout ceux qui ont beaucoup de vocations... et qui font faillite. Sic. Surtout ceux qui sont « restaurationnistes » (sic) et apportent « la rigidité ». Surtout ceux qui sont « pélagiens » et qui « retournent à l’ascétisme », jusqu’au moment où éclate un scandale. Et ceux qui sont « triomphalistes » alors que le Saint-Esprit ne fait pas de bruit…

    On notera la nouvelle calomnie contre les Franciscains de l’Immaculée, malgré les décisions de justice, et l’affirmation qu’ils auraient fait « faillite », quand leur institut a été détruit par le pape.

    Une belle tranche de François, tel qu’en lui-même. Voici une traduction :

    Bien sûr, c’est vrai qu’il y a un déclin parmi ceux qui choisissent la vie religieuse en Occident. C’est certainement lié au problème démographique. Mais c’est vrai aussi que parfois la vocation pastorale ne répond pas aux attentes des jeunes. Le prochain Synode nous donnera des idées. Le déclin de la vie religieuse en Occident m'inquiète.

    Mais je m'inquiète aussi d'une autre chose : l'apparition de nouveaux instituts religieux qui soulèvent certaines inquiétudes. Je ne dis pas qu'il ne devrait pas y avoir de nouveaux instituts religieux ! Absolument pas. Mais parfois, je me demande ce qui se passe aujourd'hui. Certains d'entre eux semblent représenter une nouvelle approche, exprimer une grande force apostolique, attirant beaucoup de monde, mais seulement... pour faire faillite. Parfois, il apparaît même qu'ils ont dissimulé des scandales... Puis il ya de petites fondations nouvelles qui sont vraiment bonnes et travaillent sérieusement. Je vois que derrière ces bonnes fondations il y a parfois des groupes d'évêques qui les accompagnent et assurent leur croissance. Mais il en est d'autres qui ne proviennent pas d'un charisme du Saint-Esprit, mais d'un charisme humain, d'une personne charismatique qui attire par ses charmes humains. Certains sont, je dirais, « restaurationnistes » : ils semblent offrir de la sécurité, mais au lieu de cela ils donnent seulement la rigidité. Quand on me dit qu'il y a une Congrégation qui attire tant de vocations, je dois avouer que je m'inquiète. L'Esprit ne suit pas la logique du succès humain : il fonctionne d'une autre manière. Mais, me dit-on, il y a tant de jeunes prêts à tout, qui prient beaucoup, qui sont vraiment fidèles. Et je me dis: « Merveilleux: nous verrons si c'est le Seigneur ! ».

    D'autres sont des Pélagiens: ils veulent retourner à l'ascétisme, faire pénitence. Ils ressemblent à des soldats prêts à tout pour la défense de la foi et de la morale... et puis un scandale émerge impliquant le fondateur... Nous savons tout cela, non ? Jésus a un style différent. Le Saint-Esprit fit du bruit le jour de la Pentecôte : c'était le commencement. Mais habituellement, l'Esprit ne fait pas beaucoup de bruit, il porte la croix. Le Saint-Esprit n'est pas triomphaliste. Le style de Dieu est la croix qui est portée jusqu'à ce que le Seigneur dise : « assez ». Le triomphalisme ne va pas bien avec une vie de prière.

    Donc, ne mettez pas d'espoir dans la floraison soudaine et massive de ces instituts. Recherchez plutôt le chemin humble de Jésus, celui du témoignage évangélique.

  • Mystérieux

    Le pape a « accepté la démission » de Mgr Maroun Lahham de son poste de vicaire patriarcal du patriarcat latin de Jérusalem pour la Jordanie.

    Cela a été annoncé par le Vatican, et aussitôt après par le patriarcat, sans le moindre commentaire.

    Mgr Maroun Lahham a 68 ans. Il avait été nommé évêque de Tunis par Benoît XVI, qui avait érigé peu après le siège de Tunis au rang d’archevêché. Puis Mgr Lahham avait été rappelé en Jordanie (son pays natal) pour devenir vicaire patriarcal. Il était clair alors qu’il allait prendre la succession du patriarche Fouad Twal. Mais, lors de la démission de Mgr Twal pour limite d’âge, François a nommé… un administrateur apostolique chargé de préparer l’élection d’un nouveau patriarche. Lequel est un prêtre italien, Pierbattista Pizzaballa, qu’on s’est empressé de faire évêque. Ce qui a provoqué les réactions de ceux qui s’étaient habitués à ce que Rome nomme des prêtres autochtones à la tête du patriarcat.

    Fallait-il se débarrasser de Mgr Lahham pour faire « élire » le candidat de François (à savoir Pizza-ballot) ?

  • Ordination de femmes

    Il est très dommage qu’aucun texte de Sandro Magister ne soit désormais traduit en français. Hier, il attirait l’attention sur un article de la Civilta Cattolica, revue dirigée par Antonio Spadaro, grand ami du pape, et dont tous les articles sont validés par le Saint-Siège avant publication.

    Or la Civilta Cattolica vient de publier un texte, signé Giancarlo Pani (un jésuite, forcément), qui explique que le développement de la place des femmes dans la société rend incompréhensibles les raisons qui justifiaient leur « exclusion » du sacerdoce. Et ce jésuite de reprendre le grand refrain de François sur l’Esprit qui guide l’Eglise et suggère de nouvelles perspectives…

  • Prions pour les musulmans (pas pour les chrétiens)

    A la fin de son audience ce metin, le pape a dit :

    « Et en parlant des migrants chassés, exploités, je voudrais prier avec vous, aujourd’hui, particulièrement pour nos frères et sœurs Rohingya qui sont chassés de Birmanie et qui fuient d’un lieu à un autre parce que personne ne veut d’eux. Ce sont de bonnes personnes, des gens pacifiques. Ils ne sont pas chrétiens, ils sont bons, ils sont nos frères et nos sœurs ! Et cela fait des années qu’ils souffrent. Ils sont torturés, tués, seulement parce qu’ils maintiennent leurs traditions, leur foi musulmane. Prions pour eux. je vous invite à prier pour eux notre Père qui est au Ciel, tous ensemble, pour nos frères et sœurs Rohingya : Notre Père… »

    Il l’avait déjà fait en 2015.

    Il n’a jamais parlé des chrétiens persécutés en Birmanie. Il n’a jamais évoqué les massacres de Karen ni la guerre menée actuellement par l’armée birmane contre les Kachin. Il n’a pas parlé de la destruction d’une église catholique en décembre dernier, ni de l’arrestation de chrétiens qui ont simplement osé protester.

  • New York Times

    Je ne vais pas perdre mon temps à traduire le très long article du New York Times intitulé Steve Bannon porte le combat sur un autre centre d’influence : le Vatican. Mais j'en conseille la lecture à ceux qui connaissent un peu l’anglais: c’est instructif.

    Le point de départ, ou plutôt le prétexte, est une information très mineure : un bref entretien en 2014 au Vatican entre Steve Bannon (patron de Breitbart News) venu pour la canonisation de Jean-Paul II, et le cardinal Raymond Burke (préfet du Tribunal suprême et comme lui américain). Cette rencontre prend aujourd’hui toute sa signification : c’est l’alliance entre l’effroyable équipe Trump (Steve Bannon est le « Haut conseiller et chef de la stratégie » de la Maison Blanche) et la non moins effroyable clique traditionaliste dont le chef est le cardinal Burke qui ose critiquer ouvertement l’excellent pape François. L’article est un long dégueulis contre tous les méchants à la solde de « l’extrême droite » qui triomphe à Washington et menace la papauté à Rome… Néanmoins à la fin on se rassure, du moins en ce qui concerne l’Eglise : Spadaro, Cupich et Braz de Aviz (un trio soigneusement choisi) sont invités à expliquer au lecteur du New York Times que « Mr. Burke » et ses affidés ne représentent rien et que François continue d’aller résolument de l’avant pour transformer l’Eglise…

  • Ordre de Malte

    François a nommé Mgr Giovanni Angelo Becciu, substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d’État (« numéro 3 du Vatican »), délégué pontifical, avec pleins pouvoirs, en vue du Chapitre extraordinaire qui devra élire le nouveau Grand Maître de l’Ordre de Malte après le limogeage de Matthew Festing.

    Dans une lettre rendue publique samedi, François précise la mission de Mgr Becciu. Il étudiera, avec le « lieutenant intérimaire », un aggiornamento de la Charte constitutionnelle de l’Ordre, et il prendra soin « en particulier de tout ce qui concerne le renouvellement spirituel et moral de l’Ordre » (ce qui est la mission du cardinal Burke…).

    D’autre part, Riccardo Caccioli a fait remarquer que si François a fait annuler toutes les décisions prises par le Grand Maître et le Souverain Conseil depuis le 6 décembre, cela a pour effet, non seulement d’invalider la destitution de Boeselager, mais aussi la nomination d’une commission d’enquête interne « voulue par le Grand Maître pour enquêter sur l’héritage mystérieux de 120 millions déposés en Suisse »…