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François (pape)

  • C’est parti !

    Mgr Rigoberto Corredor, évêque de Pereira, en Colombie, vient de suspendre a divinis un prêtre de son diocèse parce que celui-ci a critiqué publiquement et en privé « l’enseignement du Saint-Père François, notamment en ce qui concerne le mariage et l’eucharistie ». En bref, le Père Luis Carlos Uribe Medina a dit qu’il n’était pas d’accord avec la « nouvelle doctrine » selon laquelle des adultères pourraient communier…

    Quiconque lit un peu l’anglais peut constater ce délire épiscopal (mais qui risque fort de faire des émules) sur Rorate Caeli.

  • Un appel urgent

    Considérant que l’admission des divorcés qu'on dit « remariés » aux sacrements de la pénitence et de l’eucharistie sans exiger d’eux l’obligation de vivre dans la continence, constitue un danger pour la foi et pour le salut des âmes, et constitue en outre une offense à la sainte volonté de Dieu ; en outre, prenant en considération le fait que cette pratique pastorale ne peut jamais être l'expression de la miséricorde, de la « via caritatis » ou du sens maternel de l’église à l’égard des âmes pécheresses, nous lançons avec une sollicitude pastorale profonde cet appel urgent à la prière afin que Pape François révoque, clairement et sans équivoque, les directives pastorales mentionnées, déjà adoptées par certaines Eglises particulières. Un tel acte de la part du Chef visible de l’Eglise serait un réconfort pour les pasteurs et pour les fidèles de l’Eglise, selon le mandat que le Christ, le pasteur suprême des âmes, à donner à l’apôtre Pierre, et à travers lui à tous ses successeurs : « Affermis tes frères ! » (Luc 22, 32).

    Le nouveau texte de Mgr Athanasius Schneider, qui vaut la peine d’être lu en entier en raison de la clarté et de la solidité de son argumentation, a comme particularité d’être cosigné par son ancien archevêque de Karaganda et par son actuel archevêque d’Astana, ce qui montre que les yeux commencent à s’ouvrir et que les langues commencent à se délier…

  • Apostasie

    362d52fcf51dc85bb135f34e8f080d56_3.jpgLe 30 décembre a paru le premier supplément argentin de l’Osservatore Romano.

    Comme annoncé, cette édition est dirigée par un protestant ami du pape, Marcelo Figueroa.

    Selon la novlangue pontificale, c’est « courageux » et « cohérent ».

    Bien entendu, comme le directeur hérétique n’est pas sectaire, les colonnes du journal seront ouvertes à toutes les religions et non-religions.

    A commencer naturellement par le rabbin Skorka, qui formait avec Figueroa et Bergoglio le trio d’une émission télévisée sur la Bible…

  • Clash

    Communiqué du Grand Magistère de l’Ordre souverain de Malte : « Le remplacement de l’ancien Grand Chancelier est un acte de l’administration gouvernementale interne de l’Ordre souverain de Malte et, par conséquent, relève uniquement de sa compétence. »

    La nomination d’une commission de cinq membres pour enquêter « est le résultat d’un malentendu du Secrétariat d’État du Saint-Siège ».

    « Le Grand Maître a clarifié respectueusement la situation hier soir en envoyant une lettre au Pontife suprême, expliquant les raisons pour lesquelles les suggestions faites par le Secrétariat d’État n’étaient pas acceptables. »

    Bref, circulez, très Saint-Père, il n’y a rien à voir, votre commission est illégitime et illégale au regard du droit international.

    C’est ce qu’avait souligné Roberto de Mattei : l’Ordre de Malte est souverain et internationalement reconnu comme tel. Le pape n’a pas le droit d’intervenir dans les affaires intérieures de l’Ordre : l’Etat du Vatican n’a pas à se mêler des affaires de l’Ordre souverain. Il n’a de droit de regard que sur le plan spirituel. Et c’est le cardinal « Patron » qui représente le pape : le cardinal Burke…

  • A l’Ordre de Malte

    François a nommé une commission de cinq membres chargée de l’informer rapidement sur les « faits » survenus à l’Ordre de Malte.

    Selon La Croix, le grand chancelier Albrecht von Boeselager a été « brutalement démis » de ses fonctions par le grand maître Fra'Matthew Festing parce qu’il serait un « catholique libéral », alors qu’il « jouit d’une excellente réputation »…

    Face à la campagne montée contre lui, le grand maître Fra'Matthew Festing a mis les choses au point dans un texte publié sur le site de l’Ordre.

    Il évoque « de graves problèmes ayant eu lieu pendant le mandat de Boeselager en tant que Grand Hospitalier de l’Ordre de Malte » et « l’occultation consécutive de ces problèmes au Grand Magistère, comme démontré dans un rapport commandité par le Grand Maître l’an dernier ».

    Il a donc convoqué une réunion où se trouvait également le Grand Commandeur Fra’ Ludwig Hoffmann von Rumerstein et le « Cardinal Raymond Leo Burke, représentant du Saint Père auprès de l’Ordre de Malte », et il lui a été demandé de démissionner. Refus de l’intéressé. « Le Grand Maître, en présence du Grand Commandeur et du Cardinal Patronus [le cardinal Burke], n’a eu d’autre choix que de lui ordonner de démissionner, en vertu de la promesse d’obédience. Boeselager a de nouveau refusé. Ainsi, le Grand Commandeur, avec l’appui du Grand Maître, du Souverain Conseil et de la plupart des membres de l’Ordre à travers le monde, a lancé une procédure disciplinaire par laquelle l’appartenance d’un membre à l’Ordre, et ainsi toutes ses charges à l’intérieur de l’Ordre, peuvent être suspendues. »

    Le grand maître ajoute que pour tout membre de l’Ordre, refuser un ordre du Grand Maître est « déshonorant », et que « pour un membre en Obédience, refuser un ordre trahit un manque de respect pour la spiritualité et les lois de l’Ordre, pour son supérieur religieux et souverain, et pour le représentant du Saint Père auprès de l’Ordre qui a soutenu le Grand Maître dans sa décision » : le cardinal Raymond Leo Burke…

    Je n’en sais pas plus et je peux me tromper mais je suis enclin à formuler une hypothèse qui pourrait se résumer ainsi : le pape nomme une commission pour désavouer le grand maître de l’Ordre de Malte qui a viré un gentil moderniste sous l’influence du démoniaque intégriste cardinal Burke (1), et donc pour exclure le cardinal même du placard où il l’avait remisé.

    (1) « Démoniaque » fait référence à ce passage du discours de François aux cardinaux :

    Dans ce parcours, il est normal, et même salutaire, de rencontrer des difficultés qui, dans le cas de la réforme, pourraient se présenter sous diverses typologies de résistances : les résistances ouvertes qui naissent souvent de la bonne volonté et du dialogue sincère ; les résistances cachées qui naissent des cœurs effrayés ou pétrifiés qui s’alimentent des paroles vides du “gattopardisme spirituel”de celui qui en paroles se dit prêt au changement, mais veut que tout reste comme avant ; il y a aussi les résistances malveillantes, qui germent dans des esprits déformés et apparaissent quand le démon inspire des intentions mauvaises (souvent “déguisées en agneaux”). Ce dernier type de résistances se cache derrière les paroles de justification, et souvent accusatoires, en se réfugiant dans les traditions, dans les apparences, dans la formalité, dans le connu, ou bien dans le vouloir de tout porter sur le personnel, sans distinguer entre l’acte, l’acteur et l’action.

    Addendum

    Roberto de Mattei explique, dans un article traduit par Benoît et moi :

    Après la sortie au grand jour du fait que von Boeselager, pendant la période où il était le Grand Hospitalier de l'Ordre, avait abusé de son pouvoir, promouvant la distribution de dizaines de milliers de préservatifs et de contraceptifs, y compris abortifs (comme l'indiquent les rapports relatifs au programme des Nations Unies contre le VIH en Birmanie), le Grand Maître Matthew Festing est intervenu pour mettre fin au scandale et a demandé à Boeselager de démissionner, faisant appel au vœu d'obéissance qu'il avait prêté. Le Grand Chancelier, fort de son amitié avec le secrétaire d'Etat Pietro Parolin et de la récente nomination de son frère Georg dans le conseil d'administration de l'IOR, a rejeté la demande avec arrogance, revendiquant son comportement de catholique «libéral». La création par la Secrétairerie d'Etat d'un groupe d'enquête de cinq membres, tous plus ou moins liés à Boeselager, constitue un cas grave d'ingérence dans l'administration de l'Ordre.

    D’autant que la personne qui doit juger de ce qui se passe pour le Saint-Siège est le… cardinal Burke, qui est le représentant du pape...

  • Quand le disciple dépasse le maître

    Certains évêques se taisent à propos de l’idéologie développée par Georges Bergoglio. Certains font les perroquets, parfois de façon très intempestive afin que le pape entende à quel point ils sont… serviles. Mais il en est qui ont tellement assimilé la leçon qu’ils en viennent à dépasser le maître. Et c’est tout de même une grande fierté pour nous de constater que l’un de ceux-là est français. Il s’appelle Jean-Louis Balsa, il est évêque de Viviers. S’inspirant bien entendu d’Evangelii Gaudium, il écrit ceci dans son message de Noël :

    Chaque fois qu’un être humain se bat pour que la planète ne consume pas ses ressources, mais les convertisse en les recyclant durablement, c’est Dieu qui naît.

    J’en suis béat d’admiration. Plutôt que faire naître Dieu dans une étable (où il y avait deux animaux qui gaspillaient du foin et dont l’un polluait grave avec ses flatulences), Mgr Balsa le fait naître dans toutes les déchetteries. C’est un progrès fondamental.

    (On doit cependant constater que Mgr Balsa parle encore de Dieu, et de Dieu fait homme, ce qui n'est pas le cas de tous les messages épiscopaux de Noël.)

  • Le cardinal Burke et la "correction"

    Dans une interview à Lifesitenews, le cardinal Burke parle de la « correction formelle du pape François » qu’il avait évoquée au cas où le pape refuserait de répondre aux dubia des quatre cardinaux (ce qui ne fait plus aucun doute) :

    Les dubia doivent recevoir une réponse parce qu'ils concernent les fondements mêmes de la vie morale et de l'enseignement constant de l'Église à l'égard du bien et du mal, à l’égard de diverses réalités sacrées comme le mariage et la sainte communion, etc. Quelle forme prendrait-elle ? C’est très simple; Ce serait direct, tout comme les dubia, sauf que dans ce cas il n'y aurait plus de questions, mais la confrontation des déclarations confuses d'Amoris Laetitia avec ce qui a été l'enseignement et la pratique constante de l'Église, et corrigeant ainsi Amoris Laetitia. C'est une ancienne institution dans l'Église, la correction du pape. Cela n'a pas eu lieu au cours des derniers siècles, mais il y a des exemples, et cela se fait dans le respect absolu de l’office du Successeur de saint Pierre ; en fait, la correction du pape est un moyen de sauvegarder cet office et son exercice. Quand aura-t-elle lieu ? Maintenant, bien sûr, nous sommes dans les derniers jours de l’année, jours de puissante grâce, avant la solennité de la Nativité de Notre Seigneur, et puis nous avons l'Octave de la Solennité et les célébrations du début de la nouvelle année - tout le mystère de la naissance de Notre Seigneur et son Épiphanie - donc elle aurait probablement lieu quelque temps après cela.

    A propos de l’atmosphère de peur qui règne au Vatican selon plusieurs observateurs, le cardinal répond :

    Je ne peux pas parler pour les autres à propos d'une possible atmosphère de peur, tout ce que je peux dire, c'est que, pour ce qui me concerne, je connais mon devoir d'évêque et surtout de cardinal, qui est d’être l'un des principaux conseillers du Saint-Père dans son office de préservation et de promotion de la grande tradition de la foi ; une telle peur, une telle intimidation, telle qu'elle peut exister de temps en temps, je ne peux tout simplement pas la prendre en compte à l'égard de ce que je dois faire. Je dois écouter ce que ma conscience me dit au sujet des vérités objectives de notre foi et de la meilleure façon de les défendre et de les promouvoir. Si une telle atmosphère existe, certainement cela pourrait générer le silence chez certains. On pense par exemple au cas de saint John Fisher en Angleterre à l'époque du roi Henri VIII, quand il était le seul évêque à soutenir la vérité de la foi, à défendre le Christ et sa sainte Église. Certains évidemment essayaient de le décourager de le faire, en soulignant qu'il était le seul. Et il répondit à juste titre que même s'il était le seul, la seule chose qui pouvait être importante était qu’il s’exprime au nom du Christ et accomplisse son devoir d'évêque. Saint Paul dit au début de la Lettre aux Galates que même si un ange du ciel arrivait en annonçant quelque chose de différent de ce qui est enseigné dans l'Église, qu'il soit anathème, en d'autres termes, que le faux enseignement soit condamné.

  • Prochaine étape : la "communion" des protestants

    Le cardinal Kasper a été le grand inspirateur du laborieux processus qui a conduit à légitimer la communion des adultères. Maintenant que c’est fait, le cardinal Kasper passe à l’étape suivante : permettre aux protestants de "communier" dans les églises catholiques. Toujours au cas par cas et en usant de discernement, selon le refrain à la mode. Car il n’est pas question de toucher à la doctrine, comme dit aussi le refrain. (On pense d’ailleurs à canoniser l’inventeur de la naphtaline.)

    Donc le cardinal Kasper, le 10 décembre dernier, s’est exprimé dans les colonnes de l’Avvenire au sujet des « progrès » à venir dans le domaine de l’« intercommunion ». « J’espère que la prochaine déclaration ouvrira la voie à la communion eucharistique partagée dans des cas particuliers », dit-il.

    Or, ce qui est vraiment providentiel, c’est que le document existe déjà : « Personnellement, j’espère que nous pourrons utiliser un texte non officiel, préparé par une commission de la conférence des évêques américains sur ce sujet. »

    L’idée est tout simplement d’appliquer le principe édicté pour les divorcés vivant en concubinage. Ce seront des « exceptions » (au début) :il s’agit d’admettre les luthériens à la communion catholique (même s’ils n’y croient pas, qu’importe le sacrilège) quand le conjoint est catholique :

    « La prochaine déclaration ouvrira le partage eucharistique dans des situations particulières, spécialement dans les mariages et familles mixtes et dans des pays comme l’Allemagne ou les Etats-Unis où ce problème pastoral est extrêmement urgent. »

    On se souvient que, de fait, François a préparé le terrain dès novembre 2015. Sans oublier que des protestants finlandais qui venaient d'être reçus par le pape ont "communié" à Saint-Pierre de Rome en janvier 2016 (le prêtre fut ensuite mollement désavoué).

  • Non, Jean-Baptiste n’a pas douté

    Certes, il est beaucoup moins grave d’affirmer que saint Jean-Baptiste a douté de Jésus, que de laisser entendre que la Mère de Dieu doutait de son Fils. Toutefois ce n’est ni digne ni cohérent. Lorsque saint Jean-Baptiste en prison envoie des disciples à Jésus, c’est pour que les disciples comprennent de visu que Jésus est vraiment le Messie que Jean annonçait, malgré ce qu’on leur raconte (par exemple : si ses disciples ne jeûnent pas, alors que nous jeûnons, c’est qu’il ne doit pas être le Messie.)

    Voici ce qu’en disent saint Jérôme, saint Jean Chrysostome, saint Hilaire, et l’ample mise en scène oratoire qu’en fait Bossuet. J’ai la faiblesse de croire qu’ils ont autant d’autorité en la matière (euphémisme) que l’ancien archevêque de Buenos Aires.

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  • "Mon admiration"

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    C’est pourquoi je souhaite vous exprimer mon admiration et ma gratitude…

    Voilà ce qu’écrit François à Anne Hidalgo, maire de Paris, dans une lettre personnelle datée du 13 décembre.

    Bien entendu il s’agit une fois de plus des « réfugiés », donc ici de l’« action avisée » et de la « persévérance » d’Anne Hidalgo dans sa politique immigrationniste antichrétienne.

    Les derniers mots de la missive papale ne sont pas passés inaperçus :

    Je vous prie de bien vouloir prier pour moi ou de penser à moi en bien et de m’envoyer une « onde positive ».

    Ainsi s’exprime le chef de l’Eglise catholique, successeur de saint Pierre.

    Il a été très content de recevoir la réponse d’Anne Hidalgo :

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  • Quand ça les arrange…

    France Info raconte qu’un prêtre a envoyé aux députés socialistes un courriel leur indiquant que s’ils votent la proposition de loi étendant le délit d’entrave à IVG « ils prennent de grands risques pour leur salut éternel ».

    France Info a retrouvé le prêtre, qui a confirmé être l’auteur du message, puis a contacté la conférence des évêques pour avoir son avis. Réponse :

    « Chaque prêtre a le droit d’écrire ce qu’il veut, il n’y a pas de lien hiérarchique, la Conférence ces évêques n’est pas au-dessus des prêtres mais à leur service. Par ailleurs, nous avons déjà dit ce que nous pensions de la proposition de loi, maintenant nous laissons faire le travail. »

    Tiens donc. Voilà ce qu’on répond quand on cherche à se défiler. On reconnaît tout à coup que les conférences épiscopales n’ont pas d’autorité propre.

    C’est une grande première… D’habitude, les bureaux de la conférence épiscopale, à commencer par son « conseil permanent », font croire qu’ils délivrent des avis qui ont valeur magistérielle – engageant l’autorité de tous les évêques français.

    Ainsi donc voici que subrepticement on se met à parler comme le cardinal Ratzinger qui affirmait dans l’Entretien sur la foi : « Les conférences épiscopales n’ont aucun fondement théologique, elles n’appartiennent pas à la structure de l’Eglise telle que l’a voulue le Christ, qui ne peut être éliminée, elles ont seulement une fonction pratique. »

    Ah… mais c’est François qui ne va pas être content ! Lui qui multiplie les citations de textes de conférences épiscopales pour montrer qu’elles ont une autorité doctrinale et construisent « l’Eglise synodale »...

  • Le “changement de paradigme”

    Le site Benoît et moi a traduit un important article (important quant au fond, pas quant à la longueur qui est très raisonnable compte tenu du sujet) sur la signification exacte de l’expression « changement de paradigme », refrain du pape parce que c’est un refrain du cardinal Kasper.

    Phrase clef : « Amoris laetitia ne change pas un iota de la doctrine de l'Église; mais elle change tout. » Le « discernement » remplace la doctrine, et ce nouveau « discernement » (outil de la nouvelle « miséricorde ») est dans le domaine moral ce qu’est le « libre examen » des protestants pour la Sainte Ecriture.

    Voilà où nous en sommes.

  • Responsable ?

    Pour qu’on ne m’accuse pas de sortir une phrase de son contexte, voici l’intégralité des propos du pape sur le sida, tenus ce jour à la fin de l’audience hebdomadaire :

    Demain 1er décembre revient la Journée mondiale contre le sida parrainée par les Nations Unies. Des millions de personnes vivent avec cette maladie et seulement la moitié d’entre elles ont accès aux thérapies salvatrices. Je vous invite à prier pour elles et pour leurs proches et à promouvoir la solidarité, parce que même les plus pauvres peuvent bénéficier d’un diagnostic et de soins appropriés. Enfin, je demande à tous d’adopter un comportement responsable pour prévenir la propagation de cette maladie.

    La question est évidemment : quel est ce comportement responsable ?

    Le pape n’en dit rien. Pas un mot.

    Il y a deux possibilités pour la phrase qui aurait dû suivre.

    1. Un comportement responsable, il est de mon devoir de le rappeler même si cela n’est plus dans l’air du temps, c’est la chasteté, ou la fidélité dans le mariage. Ce comportement réduit à zéro le risque de contamination.

    2. Un comportement responsable, et tout le monde comprend que je m’adresse d’abord à mes amis gays, c’est d’utiliser le préservatif, et de continuer de s’éclater, gays et non gays. Mais comme le pape ne peut pas le dire ouvertement, j’en reste là. Tout le monde a compris, non ?

    Si la première possibilité était la bonne, le pape l’aurait dit…

  • François et Bernard Häring

    François (non, pas Hollande, ni Fillon, l’autre) s’est livré à un éloge appuyé du "théologien moral" Bernard Häring, connu pour son opposition résolue à Humanae vitae.

    Où l’on retrouve une fois encore, et jusqu’à plus soif, la condamnation du « blanc et noir », de « ce qui est légal », de la « rigidité », et l’inflation du « discernement » à toutes les sauces.

    Avec en prime une inversion du sens de la « casuistique », ce qui paraît surprenant chez un jésuite mais est en fait très significatif.

    C’est à lire sur le blog de Jeanne Smits.

  • Deux titres

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    Deux titres, côte à côte, sur Asianews, informant sur deux événements du même jour :

    Le pape reçoit le président vietnamien, soulignant les bonnes relations et un « esprit partagé de dialogue ».

    Le Parlement vietnamien approuve une loi sur les religions limitant la liberté de culte.

  • La justice italienne désavoue le pape

    Après un an d’enquête, la justice italienne classe sans suite les charges contre le P. Stefanio Manelli, le fondateur des Franciscains de l’Immaculée, 83 ans, que François avait destitué, parce qu’il prenait pour argent comptant les calomnies répandues contre lui. Et en même temps le pape détruisait cet ordre trop florissant et trop traditionnel.

    Le commissaire Volpi, que le pape avait chargé de détruire l’ordre et de persécuter le P. Manelli, est mort, après un dernier mensonge. Il répond aujourd’hui de ses actes. François, le pape qui répète sans cesse que les ragots sont meurtriers, en répondra aussi tôt ou tard. Tout comme son âme damnée et son bras armé dans cette histoire, le cardinal Joao Braz de Aviz, préfet de la Congrégation des religieux, qui affirmait que les calomnies étaient des vérités et qu’heureusement qu’il était là, avec le pape, pour mettre fin aux « terribles » pratiques du Père.

    Quant au P. Manelli, vilipendé, coupé de ses flls et de ses filles, réduit à la solitude, ayant vu détruite son œuvre magnifique, il a sans doute ainsi accédé à un haut degré de sainteté, comme quelques autres fondateurs qui furent dans le même cas.

    Car le diable porte pierre.

  • Du mur et des cardinaux

    Les évêques américains ont tenu leur assemblée générale du 14 au 17 novembre.

    François leur a envoyé un message, pour leur dire d’abattre les murs et de construire des ponts. On connaît le refrain. Mais là c’était quelques jours après l’élection de Donald Trump, dont François avait dit qu’il n’était pas chrétien s’il voulait construire un mur…

    Les évêques ont élu à la présidence et à la vice-présidence de leur conférence nationale deux évêques « conservateurs ». Demain, François va faire cardinaux trois évêques américains « progressistes »…

  • Toujours plus loin…

    Le pape a nommé un nouveau nonce au Mexique. Avec pour mission de faire taire les évêques dans le débat sur le « mariage » entre personnes du même sexe.

    Le pire est que c’est la doctrine catholique, ou plutôt la loi naturelle, qui devient une « idéologie » :

    « Plutôt que de s’affronter, faire des proclamations ou des manifestations, les Mexicains doive s’asseoir la table et se parler. Il ne faut pas parler de ces thèmes à travers les yeux d’une idéologie mais du point de vue de la réalité concrète. »

  • Le cardinal Burke et François

    Dans une interview du cardinal Burke au Natonal Catholic Register :

    — Que se passe-t-il si le Saint-Père ne répond pas à votre acte de justice et de charité et n’apporte pas la clarification de l’enseignement de l’Eglise que vous espérez obtenir ?

    — Alors nous devrons faire face à cette situation. Il y a, dans la Tradition de l'Eglise, la pratique de la correction du Souverain Pontife. C'est clairement quelque chose de très rare. Mais s'il n'y a pas de réponse à ces questions, alors je dirais que nous devrons poser un acte formel de correction d’une grave erreur.

    Addendum

    Traduction complète de l'entretien chez Benoît et moi.

  • François aux abonnés absents

    Quatre cardinaux, Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Carlo Caffarra et Joachim Meisner, ont posé cinq questions au pape sur Amoris Laetitia. Le pape ne leur a pas répondu. Ils rendent l’affaire publique.

    Plutôt que de répondre à ses cardinaux sur un sujet crucial, François préfère tenir de nouveaux propos aberrants à son ami Scalfari.