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François (pape)

  • La situation dans l’Eglise

    François a inventé une fête de Marie Mère de l’Eglise qu’il a fixée au lundi après la Pentecôte. Ce lundi après la Pentecôte, au moment même où j’écris, le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le Culte divin, garant de la liturgie romaine, célèbre à Chartres la messe… du lundi de Pentecôte.

  • Paul VI et Mgr Romero

    Ils seront "canonisés" le 14 octobre.

    Le premier restera comme le pape qui a détruit la liturgie latine et a fait preuve d’une inhumaine cruauté envers ceux qui voulaient défendre la tradition liturgique.

    Le second est un « martyr de la foi » qui a été assassiné par des catholiques pour des raisons strictement politiques.

    Ça fait la paire.

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  • Typique

    Après avoir vigoureusement nié tout scandale d’abus sexuel couvert par un évêque chilien et avoir traité de calomniateurs ceux qui osaient en parler, François a reconnu qu’il s’était trompé, et cela l’a mis tellement hors de lui qu’il vient de… virer TOUS les évêques chiliens…

  • L’attentat

    La déliquescence de l’Eglise catholique a atteint un tel degré que l’attentat de François contre sa constitution divine, le 3 mai, est passé presque inaperçu. Il n’y a gère eu que l’inattendu cardinal Eijk, honneur à lui, et le cardinal Müller, pour souligner l’horreur de la situation. Qui nous ramène en ces temps où il n’y avait que saint Hilaire et saint Athanase pour défendre la doctrine catholique.

    Le 3 mai, il y a eu une réunion au Vatican avec le cardinal Marx et le cardinal Woelki, autour de Mgr Luis Ladaria, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour résoudre le problème de la motion de la conférence des évêques allemands permettant de donner la communion aux conjoints protestants de fidèles catholiques. Or une conférence épiscopale n’a absolument pas le pouvoir d’adopter un texte de ce genre, et en outre celui-là est hérétique. La question était donc réglée d’avance.

    Mais, à l’issue de la réunion, la salle de presse du Saint-Siège a publié un communiqué disant que « le pape François apprécie l’engagement œcuménique des évêques allemands et leur demande de trouver, dans un esprit de communion ecclésiale, un résultat possiblement unanime ».

    Le pape est censé « confirmer ses frères dans la foi ». François refuse de le faire (y compris dans la foi en la vraie communion de l’Eglise), et leur demande de se débrouiller pour inventer la foi qu’ils veulent. A la seule condition qu’ils soient unanimes. Unanimes dans l’hérésie, si l’on suit la pente majoritaire.

    Car il ne s’agit pas d’une question disciplinaire de second ordre, il s’agit d’une question de foi. Et du cœur même de la foi : l’eucharistie.

    Pour n’importe quel enfant du catéchisme d’antan, il va de soi qu’un protestant ne peut pas communier à la messe catholique. On ne peut pas communier avec des gens avec qui on n’est pas en communion, ce n’est pas plus compliqué que cela. Si je fais partie d’un club de foot et que ma femme qui fait partie d’un club de natation décide de participer à un tournoi de foot au nom d'un même idéal sportif, on lui dira que ce n’est pas possible. A plus forte raison, tout de même, quand il s’agit de Dieu présent dans l’hostie.

    On n’avait pas assez fait attention à la volonté de François, affichée dès le début de son pontificat, de donner une autonomie, même doctrinale, aux conférences épiscopales, en contradiction patente et évidente avec la constitution divine de l’Eglise. Et on n’avait pas fait assez attention au fait qu’il avait aussitôt commencé à illustrer son projet, en citant abondamment dans ses textes magistériels des conférences épiscopales. Certes, les citations étaient anodines. Mais ce ne sont pas les citations qui importent, c’est le fait de citer des conférences épiscopales comme des autorités doctrinales au même titre que les documents antérieurs du magistère.

    Avec l’affaire de la communion aux « divorcés remariés », François a commencé à montrer de quoi il s’agit. Aux conférences épiscopales de décrypter le propos sibyllin du texte magistériel. Encore que là on sache ce que veut le pape. Et il le dira ouvertement en écrivant que l’interprétation la plus contraire à la doctrine catholique est la seule bonne, et en insérant cette lettre dans les actes du magistère. Toutefois, libre aux Untermenschen, comme dit la langue du cardinal Kasper, à savoir les nègres et les Polaks, de rejeter cette interprétation. Les demeurés ont le droit de rester demeurés, car les conférences épiscopales ont désormais une autonomie doctrinale.

    Mais cette fois on passe un nouveau palier. Le pape demande explicitement à une conférence épiscopale de trancher une question qui est tranchée depuis toujours parce qu’elle ne se pose pas. Donc il demande à une institution qui n’en a pas le pouvoir de prendre une décision, et une décision qui ne peut qu’être contraire à la doctrine catholique.

    Comme il y a tout de même, avec le cardinal Woelki, quelques évêques allemands qui renâclent, on attend la suite avec intérêt.

    N.B. Peut-être est-il bon de souligner le caractère proprement aberrant de la proposition allemande. Le conjoint protestant qui veut communier doit professer la foi catholique en l'eucharistie. Il doit donc manifester qu'il n'est pas en communion avec sa communauté protestante, puisqu'il n'a pas la même croyance en l'eucharistie, alors qu'il n'est pas en communion non plus avec l'Eglise catholique puisqu'il reste protestant, et cela pour... communier...

  • La vie est plus forte

    Le marathon judiciaire autour de la vie ou de la mort d’Alfie Evans a commencé en décembre 2016, sept mois après sa naissance. Il s’est théoriquement terminé le 20 avril dernier, quand la Cour suprême britannique a, pour la deuxième fois, donné tort aux parents de l’enfant et raison aux médecins qui voulaient le débrancher pour mettre un terme aux « souffrances » supposées de l’enfant (démenties par ses parents, les photos et les vidéos).

    Hier soir à 22h17 l’assistance respiratoire a été supprimée. Compte tenu de son état neurologique et général (y compris cardiaque et d’abord pulmonaire), l’enfant devait mourir en quelques minutes. Or il a commencé à respirer par lui-même. Six heures plus tard, il respirait toujours. Les médecins décidèrent alors de l’hydrater et de lui donner de l’oxygène.

    Et un juge de la Cour suprême doit revoir la question en ce moment même…

    Hier, Alfie Evans avait obtenu la nationalité italienne, parce que le pape avait fini par s’intéresser à son cas et avait demandé que l’enfant soit transféré à l’hôpital du Bambino Gesu. Mais les autorités britanniques avaient fait la sourde oreille et avaient procédé à l’euthanasie (ratée) de l’enfant sous haute protection policière à l’intérieur et à l’extérieur de l’hôpital.

    Sandro Magister rapporte la chronologie ecclésiastique de l’affaire, qui est tout simplement horrible pour notre Eglise.

    Le 20 février, le juge de la Cour suprême Anthony Hayden donne raison aux médecins qui veulent tuer Alfie, justifiant son jugement par le passage d’un message ambigu de François à Mgr Paglia, président de l’Académie pontificale « pour » la vie. (Comme par hasard "Justice Hayden" est l'auteur d'un livre intitulé "Les enfants et les familles de même sexe (sic): un guide juridique".)

    Le 9 mars, Mgr Paglia donne raison au juge Hayden, authentifiant donc l’interprétation euthanasique du message du pape.

    Le 4 avril, François évoque l’affaire dans un tweet qui est un modèle de jésuitisme : « J’espère sincèrement que tout le possible soit fait pour continuer à accompagner avec compassion le petit Alfie Evans… »

    Le 13 avril, l’archidiocèse de Liverpool se plaint que les parents d’Alfie et les autorités de l’hôpital n’arrivent pas à « se mettre d’accord sur un programme » pour arrêter la respiration de l’enfant. Il désapprouve les manifestations de soutien à Alfie autour de l’hôpital. Il fait part de l’engagement de l’évêque auxiliaire de Liverpool, Tom William, « aux côtés des médecins » sans rencontrer les parents du petit « qui ne sont pas catholiques ». Sic.

    Comme si le fait qu’ils soient ou non catholiques ait un rapport avec la doctrine de l’Eglise. Mais, en outre, le père de l’enfant… est catholique ! Le lendemain, il écrit l’archevêque, Malcom Patrick McMahon, pour lui… rappeler que lui-même… et son fils ! sont baptisés dans l’Eglise catholique, et pour lui demander de l’aide pour « faire sortir notre enfant de Grande-Bretagne afin qu’il soit soigné jusqu’à la fin naturelle de son existence terrestre ». Il n’y aura pas de réponse de l’archevêque. La cruauté ecclésiastique dans toute sa splendeur.

    Le 15 avril, François déclare lors du Regina Caeli, de façon moins ambiguë (grâce aux tout derniers mots) :

    « Je confie à vos prières les personnes, comme Vincent Lambert en France, comme le petit Alfie Evans en Angleterre et dans d’autres pays qui vivent, parfois depuis longtemps, dans un état de grave infirmité, médicalement assistés pour leurs besoins primaires. Il s’agit de situations délicates, très douloureuses et complexes.  Nous prions pour que chaque patient soit toujours respecté dans sa dignité et traité de manière adaptée à son état, avec l’accord des membres de la famille, des médecins et des autres professionnels de la santé, avec le plus grand respect pour la vie. »

    Le lendemain, 16 avril, la cour d’appel rejette le recours des parents, qui tentent aussitôt une dernière démarche auprès de la Cour suprême. Il y a à Liverpool une collaboratrice de La Nuova Bussola, qui contacte à Rome une personne pouvant organiser une entrevue avec le pape.

    Le 18 avril à 9h, le père d’Alfie rencontre François à Sainte-Marthe. A l’audience générale, le pape va appeler à prier pour Alfie et les personnes comme lui et il souligne que « le seul maître de la vie, de son commencement à sa fin naturelle, c’est Dieu, et qu’il est de notre devoir de tout faire pour protéger la vie ». Le même jour, le pape demande à la présidente de l’hôpital du Bambino Gesu de tout faire pour accueillir Alfie.

    Le même mercredi 18 avril, dans l’après-midi, la Conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles « rejette » les « critiques infondées » contre les décisions judiciaires et hospitalières britanniques, tout en prenant note de l’offre de l’hôpital romain, auquel il revient de se débrouiller.

    Le 20 avril, la Cour suprême confirme qu’il faut tuer Alfie « dans son propre meilleur intérêt ». Ses parents tentent un ultime recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, aussitôt balayé.

    Le 23 avril, l’enfant est débranché. Le 24 il est vivant.

    Voici Alfie branché, juste débranché, et plusieurs heures après…

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    Addendum 17h45

    Un avion médicalisé est prêt pour emporter Alfie à Rome.

    Le juge qui statue est toujours Anthony Hayden...

     

    19h

    Selon le Sun, le juge demanderait à l'hôpital si l'enfant peut être envoyé chez ses parents. Un médecin aurait dit que ce n'est pas possible à cause des défenseurs d'Alfie qui permettent pas un accès sûr à l'hôpital...

     

    25 avril

    Le juge a décidé hier soir que l'enfant devait rester à l'hôpital. Les parents font appel. Une cour d'appel de trois juges doit se réunir à 14h.

  • Anselm Grün et François

    Lu chez Sandro Magister :

    Le 15 février dernier, au cours d’une discussion à huis clos avec les prêtres de Rome comme il le fait chaque année au début du Carême, le pape François leur a recommandé de lire un livre de Grün – dont il est lui-même un lecteur assidu – en le décrivant comme « moderne » et « proche de nous ».

    Or il se fait que Grün est celui qui, dans une interview au « Augsburger Allgemeine » du 30 mars dernier, jour du Vendredi Saint, a déclaré qu’« il n’y avait aucune raison théologique qui s’opposait à l’abolition du célibat du clergé ou aux femmes prêtres, aux femmes évêques ou à une papesse ». C’est un « processus historique » qui « a besoin de temps » a-t-il ajouté, et « la prochaine étape doit à présent être l’ordination de femmes diaconesses ».

    Anselm Grün est un « moine thérapeute » qui, entre autres aberrations, justifie les relations contre nature.

  • Rebelote

    L’opération des synodes sur la « famille » a déjà recommencé. Dans le cadre de la préparation du soi-disant synode sur le jeunes, le document contenant les réflexions « issues de la rencontre de plus de trois cents jeunes représentants du monde entier » et avec « la participation de 15 mille jeunes connectés online à travers des groupes Facebook » a été remis au pape.

    Comme par hasard, c’est un tissu de slogans et de jingles de François

  • Le double jeu

    François a fait les gros titres avant Pâques avec ce que les journalistes ont pris pour une révélation : l’enfer n’existe pas.

    Comme on le sait, c’est ce que Scalfari fait dire au pape. Ce que ne disent pas les gazettes, c’est que c’est la quatrième fois que Scalfari fait dire cela au pape. C’est un martèlement qui annule le pitoyable faux démenti de la salle de presse du Vatican.

    Car c’est à la suite d’un nouvel entretien entre Scalfari et François que le propos a été publié. François sait que trois fois déjà Scalfari lui a fait dire que l’enfer n’existe pas. Il aurait pu éviter une quatrième fois en demandant formellement à Scalfari de ne pas aborder ce sujet. Il ne l’a pas fait. Au contraire il l’a encore évoqué, puisque le démenti ne le dément pas.

    Il semble donc désormais que François a publiquement parlé trois fois de l’enfer (essentiellement pour faire peur aux mafieux), et qu’il a laissé quatre fois Scalfari en parler pour nier l’enfer. A vrai dire ce qui me scandalise le plus n’est pas de nier l’enfer (après tout on peut nier nombre de représentations de l’enfer), mais de prétendre que des âmes pourraient disparaître, ce qui est une impossibilité absolue.

    Naturellement ce n’est ni François ni Scalfari qui a inventé cette absurdité, le cardinal Martini l’exposait déjà dans les mêmes termes :

    « Mon espoir que Dieu nous accueillera tous, qu'Il sera miséricordieux, est devenu de plus en plus fort... Par contre, c'est naturel, je ne peux pas imaginer comment Hitler ou un meurtrier qui a abusé d'enfants peuvent être auprès de Dieu. Je peux penser plus facilement que de telles personnes sont simplement annihilées. »

    Pour d’autres informations et commentaires, voir Benoît et moi.

    *

    Les propos de François selon Scalfari :

    21 septembre 2014 :

    « Le pape estime que, si l'âme d'une personne se referme sur elle-même et cesse de s'intéresser aux autres, cette âme ne libère plus aucune force et meurt. Elle meurt avant que meure le corps, comme âme, elle cesse d'exister. La doctrine traditionnelle enseignait que l'âme est immortelle. Si elle meurt dans le péché, elle en rendra compte après la mort du corps. Mais pour François, il n'en est évidemment pas ainsi. Il n'y a pas d'enfer, ni de purgatoire. »

    15 mars 2015 :

    « Si l'égoïsme devient excessif et étouffe l'amour pour les autres, il obscurcit l'étincelle divine qui est en lui, et s'auto-condamne. Qu'advient-il à cette âme éteinte? Sera-t-elle punie ? Et comment ? La réponse de François est nette et claire : il n'y a pas de punition, mais l'annulation de cette âme. Toutes les autres participent à la béatitude de vivre dans la présence du Père. Les âmes annulées ne prennent pas part à ce banquet, avec la mort du corps, leur parcours prend fin... »

    29 octobre 2017 :

    « Le pape François a aboli les lieux où devraient aller les âmes après la mort : Enfer, Purgatoire, Paradis. Pape François, je le répète, a aboli les lieux de l’éternelle résidence des âmes dans l’Au-delà. La thèse qu’il soutient est que les âmes dominées par le mal et qui ne se repentent pas cessent d’exister tandis que celles qui se sont rachetées du mal seront élevées à la béatitude en contemplant Dieu. C’est la thèse de François. »

    29 mars 2018 :

    « L’enfer n’existe pas, ce qui existe c’est la disparition des âmes pécheresses. Celles qui se repentent obtiennent le pardon de Dieu et prennent leur place parmi celles qui le contemplent, mais celles qui ne se repentent pas, et qui donc ne peuvent pas être pardonnées, disparaissent. »

  • Routine

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    Le pape s’est prosterné devant deux musulmans (et un bouddhiste) à qui il a lavé les pieds, soulignant lourdement que c’était un travail d’esclave*…

     

    * Ce qui en plus n'est pas vrai, comme le montre ce que dit Jésus au pharisien Simon (Luc 7, 44) : "Et s'étant tourné vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; mais elle a arrosé mes pieds de larmes et les a essuyés avec ses cheveux."

  • Affaire Viganò

    Quelques fort intéressants compléments d’information chez Sandro Magister. Notamment sur Hünermann et le pape.