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Laïcité

  • La crèche de Paray-le-Monial

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    La Ligue des droits de l’homme, qui n’a rien d’autre à faire que la chasse aux crèches de Noël, a perdu ses procès contre Béziers, Beaucaire et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais elle vient de gagner contre Paray-le-Monial. Le tribunal administratif de Dijon ordonne que la crèche soit enlevée des locaux de la mairie.

    Quand on voit les photos, on comprend que cette gigantesque crèche paraisse quelque peu provoquante…

    Selon le juge laïcard de Dijon la mairie de la ville du Sacré-Cœur ne peut donc pas abriter une mini-crèche de Noël, alors même que s’il en est une qui correspond à la décision du Conseil d’Etat c’est bien celle-là.

    En effet, le maire souligne qu’elle a une « valeur culturelle », parce qu’elle a été réalisée par des handicapés de Bethléem, et qu’il ne fait que « respecter une convention d'échanges culturels entre Paray-le-Monial et Bethléem, signée le 9 septembre 2003 sous couvert du Consulat général de France à Jérusalem et de Yasser Arafat ».

    Sans doute la LDH va-t-elle lui répondre que ce n’est pas un argument, vu que Yasser Arafat lui-même violait la laïcité en assistant ostensiblement à la messe de minuit à Bethléem chaque année…

    En bref, la LDH s’en prend d’un seul coup à la religion chrétienne, aux handicapés, aux Palestiniens, et aux échanges entre villes….

    Et pour cela elle recevra 1.000 € de la commune, a en outre décidé le juge bouffe-curé.

  • En Allemagne

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    La Cour constitutionnelle fédérale d’Allemagne a donné raison aux soi-disant « libres penseurs » qui contestent la loi bavaroise sur les « jours silencieux » impliquant l’interdiction de toute manifestation sonore (musicale, sportive…) ces jours-là, qui sont la Toussaint, la Vigile de Noël, et plus encore le Vendredi Saint.

    En 2007, la mairie de Munich avait interdit aux « libres penseurs » ce qui n’était en réalité qu’une provocation anti-chrétienne : une « fête païenne au lieu du supplice infernal », destinée à marquer Munich comme « zone sans religion ».

    L’affaire est arrivée jusqu’à la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, qui a publié un communiqué, le 30 novembre, donnant son arrêt du 27 octobre : la municipalité de Munich n’a pas respecté le principe fondamental de la liberté de réunion, et l'interdiction de faire du bruit pendant le Vendredi Saint ne peut pas avoir la priorité sur d'autres normes de droit. La Cour précise que la fête de 2007 devant se tenir dans un bâtiment fermé avec un nombre limité de participants, le trouble à l'ordre public et au silence que la loi impose de respecter le Vendredi Saint était minime. Par conséquent, le refus d’autorisation de la municipalité munichoise a été pris en violation des droits constitutionnels des membres de l'association de libres penseurs.

    La Bavière devra donc accepter des profanations du Vendredi Saint…

    On notera que la même Cour constitutionnelle a statué en mars dernier (contre trois Länder dont la Bavière) que les enseignantes ont le droit de porter le voile islamique… surtout dans les Länder (tous sauf Berlin) où les signes chrétiens sont autorisés, car les traditions chrétiennes ne doivent pas être privilégiées…

    (Merci à BF)

  • Laïcité française

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    Le tribunal administratif de Grenoble enjoint de nouveau la commune de Publier, en Haute-Savoie, de retirer une statue de la Sainte Vierge qui a été érigée sur le domaine public.

    La soi-disant « Libre Pensée » avait attaqué en 2012, et en janvier 2015 le tribunal avait enjoint la commune à retirer la statue.

    Comme il ne s’est rien passé, la soi-disant « Libre Pensée » est repartie à l’attaque. Et le tribunal administratif de Grenoble a réitéré son jugement de 2015, l’assortissant cette fois d’une astreinte : si la statue n’est pas enlevée dans un délai de trois mois, la commune paiera une amende de 100€ par jour.

    Il convient de souligner que le tribunal administratif se contente d’appliquer la loi de 1905, article 28 (le même qui interdit les crèches de Noël si elles ont un aspect religieux) :

    Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

    Car c’est cela, la « laïcité à la française », à savoir la « tolérance » et le « respect des religions » : il est interdit à "Note Dame du Léman" de "veiller sur ses enfants".

    Addendum

    La municipalité avait vendu la parcelle à une association pour que la statue ne soit plus sur le domaine public, mais cette délibération avait été annulée par le tribunal administratif. La laïcité, c'est aussi l'acharnement.

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  • Ramadan scolaire

    Novopress publie des documents de différentes écoles publiques indiquant que les parents d’enfants faisant le ramadan peuvent demander le remboursement des frais de cantine.

    Oui, à l’école dite laïque. Mais laïque a toujours voulu dire anticatholique. Pas contre les autres religions. Surtout quand le ministre s’appelle Belkacem.

    Donc dans les écoles on reconnaît désormais officiellement le ramadan, et l’on rembourse les frais de cantine.

    Et bien entendu les services de protection de l’enfance, si tatillons, si soupçonneux face au fait religieux, trouvent tout à fait normal que des enfants soient privés de nourriture et de boisson pendant les longues journées de juin… et qu’ils s’empiffrent toute la nuit de ce que l’on peut trouver de plus gras et de plus sucré…

    Imagine-t-on ce qui arriverait à des parents non musulmans s’ils faisaient subir ce régime à leurs enfants ?

    Le fait qu'il n’y ait même personne pour poser la question est un indice du degré de dhimmitude de notre pays.

  • Hommage à l’apostasie

    La Ville de Paris a débaptisé le square Saint-Ambroise (devant l’église du même nom) pour en faire le « jardin des moines de Tibhirine ». L’inauguration en a été faite ce matin par Anne Hidalgo en personne.

    Et cela avec l’aval chaleureux de la… paroisse Saint-Ambroise, où l’on ne se demande pas une seconde par quel miracle il peut y avoir un tel accord entre une paroisse catholique et une municipalité aussi anti-catholique.

    Mais c’est bien sûr qu’à la paroisse Saint-Ambroise on est tout autant philo-islamique qu’à la mairie de Paris et qu’à… Tibhirine, et donc qu’il convient de célébrer ensemble ces hommes qui « ont toujours promu la rencontre et la fraternité avec les musulmans », qui ont « incarné l’amitié, l’ouverture et le dialogue comme une réponse aux drames que vit aujourd’hui notre société »…

    Addendum

    Au vu des commentaires je crains que mes lecteurs n'aient pas pris la mesure de l'apostasie des moines de Tibhirine (d'où le titre de ma note). Par exemple, la plus grande salle du couvent avait été transformée en mosquée. Voir ma conférence sur le sujet. Si les moines ont été tués par des islamistes (puisqu'on n'en est toujours pas certain), ce n'est pas parce qu'ils étaient des moines (le Coran demande de les respecter), mais parce qu'ils diffusaient dans la population leur idéologie syncrétiste. (Il en est de même pour le monastère Saint Moïse qui a été entièrement détruit en Syrie après l'enlèvement de son prieur le P. Dall'Oglio, qui était allé encore plus loin que le P. de Chergé, en créant carrément une communauté islamo-chrétienne.)

  • Copé persécuteur

    Jean-François Copé promet, s’il est élu (mais heureusement il n’a aucune chance, mais malheureusement l’idée pourrait être reprise par un autre) d’édicter un « Code de la laïcité et des cultes ». Pour lutter contre le « communautarisme ».

    Et voici le deuxième point :

    1. Interdire le port de tenues ou signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse dans un établissement public à l’ensemble des agents mais aussi aux usagers.

    Interdiction aux prêtres en soutane et aux religieuses en habit d’aller demander une carte d’identité, un passeport, ou un quelconque service dans une mairie ou une préfecture. Ou d’aller visiter un malade dans un hôpital...

    Cela fleure bon la Terreur de 1793 et le laïcisme hystérique des années 1900.

  • La chasse à la Croix

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    Le sceau du comté de Los Angeles, adopté en 1957, montrait, au milieu de sa partie droite, le Hollywood Bowl avec deux étoiles symbolisant les industries du cinéma et de la télévision, avec une croix (dont on peut se demander ce qu’elle faisait là…). Il y eut des réactions contre la présence de cet emblème religieux, et en 2004, face aux meaces de plaintes, on modifia le sceau. La croix fut enlevée du Holywood Bowl, qui fut mis en haut à la place de puits de pétrole, et à l’ancienne place du Hollywood Bowl on mit un des principaux symboles historiques du comté, la Mission Saint-Gabriel l’Archange. Sans la croix. En 2014 on s’avisa qu’il était stupide et inexact de montrer la Mission Saint-Gabriel sans la croix qui se trouve sur le bâtiment. On ajouta donc la croix. Et il y eut des plaintes contre cette croix.

    Le 7 avril dernier, le juge Christine A. Snyder a décidé que cette petite croix violait le 1er amendement de la Constitution. Dans son jugement de 55 pages (sic), elle affirme que l’addition de la petite croix « comporte une aura de prestige, de notoriété et d’approbation » : « en distinguant la croix par son addition sur le sceau, le comté confère nécessairement son prestige et son approbation à la représentation d’une image confessionnelle d’une seule croyance ».

    Une fois de plus, le premier amendement, qui garantit la liberté religieuse, est utilisé à rebours des intentions des « pères fondateurs », contre le christianisme, et contre la vérité historique.

    La croix est de plus en plus la victime des assauts des laïcards et des dhimmis. On se souvient que les deux plus prestigieuses équipes de foot espagnoles ont ainsi retiré la croix de leur logo. En Angleterre, la croix de saint Georges a disparu de divers lieux. Chez nous, il y a plusieurs années que les « Mousquetaires de la distribution » ont supprimé la croix, puis le mousquetaire…

    Au fond, si la croix dérange à ce point, c’est quand même un hommage au christianisme.

  • Corse catholique

    Lu sur Corsica Patria nostra via le Forum catholique :

    Fête de la Madunuccia d'Aiacciu, San Ghjiseppu à Bastia, dimanche des Rameaux dans toute l'ile, trois jours durant, les Corses ont par milliers processionné dans les rues, se sont rassemblés sur les places et les parvis, autour de leur évêque, de leurs prêtres, de leurs confréries. Trois jours durant ils ont occupé l'espace public, leur espace, celui ou se rassemble la Communauté du Peuple, soudée autour d'une Foi et d'une Civilisation. Notables et personnalités politiques de toutes tendances ont tenu cette année encore à manifester leur proximité avec leurs concitoyens. Trois jours durant, le monde de la marchandise s'est éclipsé, les antagonismes se sont estompés, les barrières sociales se sont affaissées, le mur de l'Argent s'est lézardé et la communauté s'est retrouvée. Ces démonstrations de religiosité populaires marquèrent une fois de plus un ancrage sociétal et historique de la Corse s’exonérant du cadre colonial et étranger de la laïcité républicaine française : A Bastia, une délégation de l'Archiconfraternita del Santissimi Sacramento e Maria Santissima del Carmine in Trastevere, venue de Rome pour participer à la San Ghjisè symbolisa le lien spirituel et civilisationnel indéfectible unissant notre nation à la Ville Éternelle. A Aiacciu, le maire et ses adjoints renouvelèrent le serment  des Magnifiques Anciens, une tradition séculaire de dévotion à la Vierge abolie par l'ancienne majorité de gauche, et dont le rétablissement l'année dernière avait suscité l'indignation du Parti Communiste Français et des officines laïcardes.

    De telles manifestations "politiquement incorrectes" selon les normes parisiennes, tranquillement assumées et fièrement revendiquées, constituent l'un de ces mille signes implicites mais perceptibles, d'une émancipation collective, d'une séparation mentale d'avec les principes crépusculaires régissant la vie sociale hexagonale.

    En Corse, la Catholicité est chez elle, elle ne s'excuse pas d'exister, ne fait pas profil bas, ne laisse pas la place. Il en sera éternellement ainsi...

    Ce texte, signé A Squadra, est suivi du « Vœu des Magnifiques Anciens » d’Ajaccio, de « fêter et d'observer comme fête solennelle le jour du 18 mars chaque année de façon perpétuelle » (c’est le vœu à la Madonnuccia, Notre Dame de la Miséricorde, dont je donnais l’historique l’an dernier, déjà grâce à CM de la Rocca sur le Forum catholique) :

    Les Magnifiques Anciens et tout le peuple prient la Très Sainte Vierge Marie de bien vouloir se souvenir de cette promesse et d'intercéder auprès de Son Très Saint Fils pour que Sa Très Sainte Miséricorde pardonne les péchés de tout le peuple et de la ville et les libère de l'épidémie et de toute pestilence, qu'il les protège et les défende maintenant et pour toujours de ce fléau et de tout autre mal.

    Photos de la procession d’Ajaccio sur le Forum catholique.

  • 60% d’élèves musulmans…

    La municipalité de Morlaix a décidé d’arrêter les « repas de substitution » les jours où du porc est servi. C’est le contraire de ce qui se passe à Genève, et à Morlaix on ne cache pas qu’il s’agit de l’islam, même si on n’ose pas prononcer le mot : « Ces repas sont devenus un signe distinctif d'une appartenance communautaire. Ce qui n'a pas lieu d'être dans les écoles primaires publiques et laïques », déclare un adjoint.

    L’association des parents d’élèves de l’école Gambetta proteste énergiquement et a organisé une manifestation cet après-midi devant la mairie.

    A l’école Gambetta de Morlaix, il y a 60% d’élèves musulmans.

  • Etrange

    Le Conseil d’Etat a enjoint mardi le préfet du Var de se substituer au méchant maire de Fréjus, le FN David Rachline, pour autoriser l’ouverture de la mosquée de la ville.

    Le préfet a donc pris un arrêté autorisant l’ouverture de la mosquée, « à titre provisoire ».

    Mais, en novembre dernier, le procureur de la République de Draguignan a requis la démolition de la mosquée, et le jugement doit être rendu le 26 février.

    Comment le Conseil d’Etat de la République peut-il décider le contraire de ce que demande le procureur de la République dans une procédure en cours ?

    Il y a deux Républiques ? (la République musulmane du Conseil d’Etat et la République laïque de Draguignan ?)

  • Laïcards contre laïcards

    C’est la guerre entre deux factions laïcardes de gauche, et le Premier ministre en personne intervient. Je n’y comprenais rien hier en lisant les premiers récits, parce que je n’avais pas suivi le début de l’affaire. Un article de France Info raconte tout par le menu. J’y renvoie donc, car c’est difficile à résumer.

    Ce qui est assez curieux est que l’un des gardiens du dogme laïcard historique contre les falsificateurs philo-musulmans affreux communautaristes est Jean Glavany, alors que c’est le même Jean Glavany qui naguère affirmait : « Aujourd'hui, être un bon laïque, c'est encourager la construction de mosquées en France. »

    Il a changé d’avis ? Ou bien il y a aussi une taqiya laïque ? On s’y perd…

  • Dernières nouvelles de la République islamique de France

    Le ministre de l’Intérieur de la République islamique de France, Bernard Dhimmi Cazeneuve, s’est rendu aujourd’hui à la « salle de prière » musulmane qui avait été « saccagée » par des Corses après les émeutes arabes d’Ajaccio.

    Il a déclaré que « la République laïque continuera à protéger l’exercice de tous les cultes ».

    Rappelons qu’il s’agit d’une salle de prière clandestine, enregistrée comme siège social de l’Association marocaine, sportive et culturelle des musulmans de Corse. Autrement dit elle contrevient à plusieurs lois de la République, et d’abord à la loi de 1905.

    La République protège les lieux de culte clandestins, s'ils sont musulmans.

    Et il a osé en remettre une couche sur Twitter :

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    Ni dignes ni républicains, mais hors la loi. Et donc le ministre aussi. Mais il est vrai que c’est le ministre qui considère que « ce n’est pas un délit de prôner le jihad »…

  • Signalisation

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    Pays de culture occidentale et de tradition profondément chrétienne.

    Ceux qui n’ont pas l’intention de respecter la culture et la tradition locales sont invités à partir.

    La photographie du panneau à l'entrée de Pontoglio (Lombardie, 7.000 habitants), publiée sur la page Facebook de la commune, a aussitôt recueilli le soutien de milliers d’internautes. La page souligne que la culture dont on parle est « fondée sur le respect mutuel : de la femme à la musique, des arts aux costumes, des usagSEghezzi.jpges aux rites traditionnels ».

    Et le maire Alessandro Seghezzi (PDL-UDC) souligne : « Le respect des autres, pour nous, est la première forme véritable de civilisation et de liberté. »

    Les deux grandes fêtes de Pontoglio sont la saint Antoine, le 17 janvier, et le 15 août, l'Assomption. Et l'on n'a pas l'intention de changer...

  • Ploërmel : nouvel épisode du feuilleton Jean-Paul II

    La cour administrative d’appel de Nantes a annulé le jugement du tribunal administratif de Rennes qui avait ordonné que soit démontée la statue de Jean-Paul II à Ploërmel.

    A l’audience, le 24 novembre dernier, le rapporteur public avait préconisé l’annulation du jugement, au motif que si le monument est effectivement contraire à la loi de 1905, le tribunal avait fait une erreur de droit. La cour a donc repris les arguments du rapporteur. En bref, les soi-disant « libres penseurs » auraient dû demander l’abrogation de la délibération du conseil municipal au nom de la loi de 1905, et non pas invoquer la Constitution pour contester les décisions municipales refusant d’abroger la délibération.

    L’avocate des plaignants avait dit que si la cour suivait le rapporteur public ses clients contesteraient l’arrêt devant le Conseil d’Etat.

    L’affaire n’est donc pas close. D’autant que la cour a confirmé et souligné que le monument (en fait la croix qui surmonte l’arche au-dessus de la statue) contrevient à la loi de 1905.

    On n’entend plus parler de l’idée de la mairie de vendre à des particuliers la parcelle où se trouve le monument. Ce serait pourtant le moyen le plus simple, semble-t-il, pour en finir : le monument se trouvant dès lors sur un terrain privé et non dans l’espace public, il n’y aurait plus de contestation possible. Et je gage que la mairie trouverait beaucoup plus d’acheteurs qu’il n’en faut…

  • Pas très laïque, tout ça…

    Après l’annonce de la victoire des nationalistes aux régionales en Corse, la foule, devant la mairie de Bastia, entonne le Diu vi Salvi Regina. C’est à voir et à entendre ici (dommage que tous les Corses ne chantent pas juste…).

    Vive la Corse.

  • Conte de Noël (vrai)

    L’équivalent américain de la « Libre Pensée » menaçait de faire un procès contre la municipalité de Wadena, petite ville de 4.000 habitants dans le Minnesota, si elle laissait sa crèche de Noël installée comme chaque année dans le parc de la ville. Pour éviter un procès pour atteinte au premier amendement de la Constitution, le conseil municipal a décidé à l’unanimité (mais avec plus de honte que d’enthousiasme) d’enlever la crèche.

    Une habitante, Dani Sworski, a alors décidé d’installer une crèche dans son jardin, bien en vue depuis la rue, et a créé une page Facebook pour inciter les gens à faire comme elle.

    En quelques jours, des centaines de crèches de Noël ont été installées dans les jardins, sur les balcons, dans les vitrines des commerçants, et l’on en est à plus de mille…

    Bref, on ne voit plus que des crèches de Noël à Wadena, et les militants de l’athéisme obligatoire n’y peuvent rien, puisque ces crèches sont dans des lieux privés.

    Quant à la crèche du parc, elle a été vendue pour 25$ à l’Association pastorale, qui l’a installée… devant l’hôpital (privé, à but non lucratif) de la ville, en plein centre, sur l’une des deux rues principales (celle qui va au supermarché Walmart), où on la voit mieux qu’avant :

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    Vidéos ici et .

  • Novlangue laïque

    Les gazettes nous apprennent que selon un sondage réalisé à l’occasion du 110e anniversaire de la loi de 1905, 81% des Français jugent que la laïcité est en « danger ».

    Voilà donc comment on doit parler aujourd’hui pour respecter le « vivre ensemble » et surtout ne pas tomber sous le coup de l’accusation d’islamophobie. Et comment le CNAL antichrétien, qui a commandé le sondage, veut toujours présenter la question.

    Car il serait étonnant que 81% des Français aient peur des crèches de Noël…

    Pourtant, célébrer la loi de 1905 en disant que les Français voient la laïcité en danger, c’est leur faire dire que l’Eglise catholique met la laïcité en danger. Car la loi de 1905 était dirigée uniquement contre l’Eglise catholique.

    Or le « danger » est l’islam, bien évidemment, et ce n’est pas le concept abstrait de « laïcité » qui est en danger, disent les Français par ce sondage, c’est très concrètement leur mode de vie hérité de la civilisation chrétienne.

    Plus précisément, 43% (+3 points par rapport à 2005) justifient leur réponse en affirmant qu'« il y a de plus en plus de personnes qui portent des signes religieux ostensibles » (ce ne sont pas des crucifix, semble-t-il) et 34% (+13 points) « parce que certains veulent que l'Etat subventionne la construction de mosquées ». Nous y voilà. Et voici les 81% qu’on met en avant : 81% considèrent que ce serait une bonne chose « d'interdire le port de signes religieux ostensibles aux accompagnateurs bénévoles de sorties scolaires ». Euh… non, il ne s’agit pas non plus de crucifix. Mais il ne faut pas dire ce que c’est.

    Et 64% sont pour « proposer des menus diversifiés dans les cantines publiques, sans céder aux revendications communautaires ». Celles des communautés bouddhistes, peut-être...

  • Laïcité épiscopale

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    Le soviet suprême des évêques de France célèbre les 110 ans de la loi de 1905. Sic. Osant affirmer qu’il s’agit « d’une loi voulant favoriser l’exercice des libertés ». Sic. Et le titre est celui-ci : « Les évêques de France appellent à garder l’esprit originel de la loi ». (Sic.)

    L’esprit originel de la loi de 1905, c’est cela :

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  • Maçonnique

    L’Association des maires de France a produit un « Vade mecum » sur la laïcité, dont on n’a guère parlé que pour remarquer que l’AMF demandait l’interdiction des crèches de Noël dans les mairies. En fait il s’agit d’un document qui comporte plusieurs autres demandes, toutes d’un laïcisme de combat. Et qui a été inspiré ouvertement par le Grand Orient de France, représenté par son grand maître qui était convié à diriger le « débat ».... Certes on sait bien que les dirigeants de l’AMF sont FM – le nom de Baroin est emblématique -, mais il est curieux que le Grand Orient apparaisse ainsi au premier plan au lieu de rester l’inspirateur discret qu’il est habituellement, et que le « Vade mecum » soit à ce point une caricature du laïcisme maçonnique. Une nouvelle stratégie de la « religion de la République » ?

  • La laïcité s’emmêle les pinceaux…

    Je découvre par le Salon Beige que la cour administrative d’appel de Paris, dans une affaire de crèche de Noël, a émis une décision exactement inverse de celle de la cour administrative de Nantes.

    Il en avait été de même, dans l’autre sens, en première instance.

    Dans l’affaire de la crèche du conseil départemental de Vendée, le tribunal avait décidé qu’il s’agissait d’un signe religieux érigé dans l’espace public, donc contraire à la loi de 1905. Et dans l’affaire de la crèche de la mairie de Melun, le tribunal avait jugé que la crèche était une décoration traditionnelle qui ne contrevenait pas à la laïcité.

    En appel, la crèche de Vendée est devenue un simple élément de préparation de la fête familiale de Noël, et elle n’est donc pas un signe religieux. Et la crèche de Melun est devenue un emblème religieux interdit par la loi de 1905…