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Antiracisme

  • Racisme ordinaire

    L’Université d’Oxford (Angleterre) met en œuvre un programme intitulé Black Academic Futures, qui proposera jusqu’à 10 bourses d’étude à des étudiants noirs.

    Si j’étais pakistanais je crierais à la discrimination…

  • Couleur tabac, c’est raciste…

    Marks and Spencer a présenté ses excuses pour avoir mis sur ses catalogues un soutien-gorge brun dont le nom était « Tabac ».

    Une jeune femme noire avait été « choquée » par cette publicité, parce que le mot « tabac » a des « connotations négatives » (fumer tue…) : appeler un soutien-gorge marron « Tabac » c’est donc du « racisme caché ».

    La jeune femme avait demandé à la marque de retirer ce nom. Mais il ne se passait rien. Alors, deux mois plus tard, elle a contacté un journal, le Mirror, et Marks and Spencer s’est enfin exécuté, pour éviter le scandale. Trop tard.

    Car la jeune personne trouve nombre d’oreilles complaisantes pour compatir à son chagrin et partager sa colère. Elle raconte qu’elle a vu cette publicité deux semaines après la mort de George Floyd « et c’était particulièrement cruel à voir à ce moment-là ». Et c’est le mouvement Black Lives Matter qui lui a donné le courage de se manifester…

    On suppose que les parfums Tabac vont devoir se saborder. Et que les teinturiers vont devoir censurer leurs nuanciers qui ont très officiellement quatre teintes « tabac ».

    En bref, le délire est sans fin.

  • Un vrai raciste

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    A propos de Humza Yousaf, le ministre de la Justice d’Ecosse, j’avais oublié de signaler que si sa première réaction à l’attaque terroriste au couteau à Glasgow avait été de mettre en garde contre toute « spéculation », sa deuxième réaction avait été de condamner la « haine de l’extrême droite »…

    Mais il y a pire. Devant le parlement écossais, il a déclaré que la mort de George Floyd « nous oblige à nous regarder dans un miroir » et que c’est le moment où nous devons tous commencer à nous sentir mal à l’aise ». Il a alors dressé la liste de tous les responsables avec qui il doit traiter quotidiennement, dans tous les domaines, ponctuant chaque nom et chaque fonction de « blanc ».

    Il a conclu : « Nous devons accepter la réalité et les preuves qui nous sont présentées, à savoir que l’Ecosse a un problème de racisme structurel. »

    Humza Yousaf est de mère kényane et de père pakistanais. Il ne lui vient pas à l’esprit d’imaginer ce que provoquerait la même énumération en sens contraire d’un ministre blanc du Kénya ou du Pakistan.

    Evidemment, puisque c’est impossible…

    Humza Yousaf est aussi un de ceux qui martèlent (c'est un mantra du moment) qu'il ne suffit pas de dire qu'on n'est pas raciste, mais qu'il faut être anti-raciste : l'illustration parfaite de ce que l'antiracisme est un racisme en sens contraire.

  • Le délire

    Les organisateurs de la cérémonie des Oscars déclarent qu’ils vont mettre sur pied un panel chargé de développer des directives en matière de diversité et d’inclusion que les réalisateurs de films devront respecter pour permettre à leur œuvre d’être éligible pour une nomination.

    Les nouvelles normes seront mises en vigueur pour la sélection de 2022.

    Autrement dit, si un réalisateur veut présenter un film de samouraïs, il devra y inclure un noir et une lesbienne. Au minimum.

  • "Blackface"

    La dénonciation du « blackface » est devenue permanente. Non seulement pour les déguisements festifs, mais aussi pour les spectacles. Le dernier exemple en date est la danseuse noire Misty Copeland, du prestigieux American Ballet Theater de New York. Elle a publié sur les réseaux sociaux la photo de deux jeunes ballerines russes grimées en noires pour le ballet La Bayadère au Bolchoï. « Cela fait vraiment mal de savoir que beaucoup de grandes troupes de ballet refusent d'embaucher des danseurs de couleur mais préfèrent opter pour le maquillage en Noir », écrit-elle. Je comprends bien que c'est une question très sensible dans le monde du ballet. Mais si personne n'interpelle les gens, ou ne les met pas à l'aise, rien ne changera. »

    Pour ce qui est de la Russie, l’affaire en restera là, comme on s’en doute. Le directeur du Bolchoï a juste rappelé que le spectacle avait déjà été ainsi donné des milliers de fois dans le monde, et à l’AFP qui insistait il a fait savoir : « Nous ne commentons pas ces déclarations absurdes. »

    Mais la vraie question qui se pose, et qu’on ne pose jamais à ces racistes (car il faut être raciste pour exiger que les rôles de noirs au théâtre soient joués par des noirs), est celle-ci : si on réserve les rôles de noirs à des noirs (ce qui dans le spectacle est en effet une pure absurdité), est-ce que les noirs s’engagent à ne jamais jouer des rôles de blancs ? Autrement dit à rester au chômage la plus grande partie de leur vie, voire toute leur vie selon leur art ?

    Fallait-il donc faire un scandale quand Barbara Hendricks, pour prendre un exemple que j’ai vécu, chantait (fort bien) le rôle de Mélisande dans l’opéra de Debussy ? Mélisande n’est pas seulement blanche, elle a une très longue chevelure blonde…

    Mais il ne me semble pas que même aujourd’hui les activistes noirs dénoncent les prises de rôle de personnages spécifiquement blancs par des noirs. Ce qui est le cas, très certainement, de Misty Copeland…

  • A-plat-ventrisme

    Des étudiants de l’Ecole de management (EM) de Lyon publient chaque année un guide à tonalité humoristique comme son nom l’indique : « Le petit Paumé ». Sa 51e édition vient de sortir, et elle fait scandale. Un énorme scandale, qui remue toute la classe politico-médiatique et associative lyonnaise. A cause d’une phrase effroyablement raciste, en ouverture d’un texte informatif sur une auberge de jeunes :

    "Alors que je fuis une bande de rebeus place Guillotière, je m'engouffre, un peu par hasard à ho36. Bonne pioche ! Des jeunes blancs travaillent sur leurs ordis, tout en sirotant un bon café latte. Je vais pouvoir me fondre dans la masse."

    Le directeur de l'EM Lyon, Tawhid Chtioui, participe de la réprobation générale. Indiquant qu'il "oscille entre indignation, colère et grande tristesse", il annonce avoir "demandé que se tienne, très rapidement, un conseil de discipline en présence des rédacteurs des articles, du rédacteur en chef et du président du Petit Paumé, afin qu'ils répondent de la banalisation ouverte de propos discriminants dans ce guide, en total non-respect des valeurs de l'école".

    Les deux principaux responsables de cet écrit atroce ont pris conscience de leur crime, et ils se répandent en excuses, tentant de faire comprendre que « cette critique ne reflète en aucun cas une réalité ou une pensée mais des clichés généralistes qui sont loin de notre vision où le vivre-ensemble est une réalité »…

    Parce que la réalité est donc qu’il n’y a pas de « bandes de rebeus » dans le quartier de la Guillotière et encore moins de bandes de rebeus qu’on préfère fuir. C’est tout à fait par hasard si des malveillants comparent le quartier à Molenbeek… La Guillotière se caractérise par le vivre-ensemble. Et si vous dites le contraire c’est que vous êtes raciste. Au fond, c’est simple d’être du bon côté : il suffit de dire le contraire de la vérité (et de se laisser agresser sans rien dire le cas échéant).

  • Ils étaient neuf

    L’université de Caroline du Nord à Charlotte avait organisé le 10 septembre une « conférence sur le privilège blanc ». Sujet crucial du moment, comme chacun sait, mobilisant tout le ban et l’arrière ban des militants contre la discrimination et tutti quanti.

    L’université de Charlotte, c’est 30.000 étudiants. Mais il y avait en tout en pour tout neuf étudiants. 9. Dont deux étaient là seulement pour rendre compte de l’événement dans des journaux étudiants. Deux autres étaient venus parce qu’un professeur leur avait offert des points supplémentaires s’ils y allaient. Les cinq autres étaient des étudiants de droite, venus par curiosité voir de plus près ce qu’était cette curieuse idéologie.

    La réunion était animée par deux « référents diversité » du campus qui outre le « privilège blanc » ont abordé la « masculinité toxique » et l’égalité LGBTQ… Ils ont notamment expliqué que si la « discrimination raciale » peut viser n’importe qui, le « racisme » proprement dit provient intrinsèquement et uniquement des Blancs en raison même de leur « blancheur ».

    « Cette définition me donnait l’impression que j’avais tort juste en étant moi-même et en acceptant le corps avec lequel je suis née », a réagi l’une des étudiantes. C'est bien de quoi il s'agit.

  • Echec aux lobbies

    La Cour de cassation a rejeté hier le pourvoi des lobbies dits antiracistes après la relaxe du maire de Béziers Robert Ménard, poursuivi pour «provocation à la haine et la discrimination».

    Pas moins de 7 associations (dont la Licra, le Mrap, la Ligue des droits de l'Homme, SOS racisme) l’avaient poursuivi pour un tweet : « #rentréedesclasses: la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d'anciennes photos de classe», et pour avoir déclaré sur LCI : « Dans une classe de centre-ville de chez moi, 91% d'enfants musulmans. Évidemment que c'est un problème. »

    En première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Robert Ménard à 2000 euros d'amende. La cour d'appel de Paris avait ensuite infirmé ce jugement en faisant valoir que la jurisprudence exige désormais que les propos incriminés contiennent «une exhortation éventuellement implicite» à la haine ou à la discrimination pour que le délit de «provocation» soit constitué, ce qui n’était pas le cas.

    La Cour de cassation donne raison à la cour d’appel, soulignant qu’aucun des deux passages incriminés ne contenait «un appel ou une exhortation, même implicitement formulés, à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes déterminées».

  • Nick Conrad condamné grâce à l’Agrif

    Le rappeur qui appelle à pendre les blancs et à les tuer tous a été condamné à 5.000 € d’amende… avec sursis, et à verser 1.000 € aux parties civiles, à savoir l’Agrif et la Licra

    « Cette dernière avait raccroché son wagon à l’Agrif qui, par ailleurs, a sauvé la procédure alors que le Parquet allait laisser prescrire ! », souligne l’Agrif.

    Nick Conrad est très mécontent du verdict et fait appel.

    N.B. On peut lire le compte rendu de l'audience ici.

  • Une première

    Screenshot_2019-02-25 Graduate turned down by police because he isn’t disabled, gay or black.pngMatthew Furlong, 25 ans, voulait intégrer la police du Cheshire. Lors de l’entretien on lui a dit qu’il « n’aurait pas pu faire mieux », qu’il était « rafraîchissant de rencontrer quelqu’un d’aussi bien préparé », et qu’il était un candidat « exceptionnel ».

    Et pourtant il n’a pas été embauché.

    Son père Liam, policier, a porté plainte.

    Un tribunal de Liverpool vient de conclure que Matthew Furlong a été victime de discrimination à raison de son orientation sexuelle, de sa race et de son sexe.

    Il a une sexualité normale, il est blanc et il est de sexe (et même de genre) masculin. (Et il n'est pas handicapé, ce qui est encore un autre handicap.)

    Son avocate a souligné qu’il s’agissait de la première condamnation dans une affaire de discrimination positive au Royaume-Uni. Et que si Matthew Furlong n’avait pas été un candidat qualifié d’« exceptionnel » personne n’aurait soupçonné le problème.

    Le problème est que la politique de « discrimination positive » (n’embaucher que des invertis, des noirs et des femmes) reste intacte dans la police du Cheshire… Et que des faits de ce type sont désormais courants un peu partout, sans que cela émeuve qui que ce soit.

    Peut-être que le jugement fera toutefois réfléchir quelques personnes de bonne foi et de bon sens…