Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2658

  • Motu proprio : de bonnes nouvelles... des Etats-Unis

    Sur son blog Américatho, Daniel Hamiche donne d’intéressantes nouvelles à propos de la réception du Motu proprio de Benoît XVI sur la messe.

    Mgr Raymond Burke, archevêque de Saint Louis (Missouri), s’est dit prêt à travailler avec les prêtres des paroisses pour satisfaire de manière appropriée et généreuse les demandes de célébration régulière de la forme extraordinaire du rite de la messe. Il a annoncé des cours de formation liturgique, et a décidé que les séminaristes de l’archidiocèse recevront une formation adéquate.

    Deux paroisses de ce diocèse, qui ont le même curé, vont organiser la célébration de la messe traditionnelle chaque dimanche, en rotation, un mois dans une paroisse, un mois dans l’autre. Ce sont les paroissiens qui l’ont demandé, et le curé, qui a été ordonné en 1990, est ravi de la célébrer. Cette messe s’ajoutera aux messes dans la « forme ordinaire ». Il est à noter que la messe de Paul VI sera célébrée à 7h30 dans une paroisse et à 9h 30 dans l’autre, et que la messe de saint Pie V sera célébrée à 11h 30 dans les deux paroisses. On imagine que celle-ci aura le suffrage non seulement des traditionnalistes mais de ceux qui souhaitent se lever plus tard le dimanche... Et l’on risque de voir dans ces deux paroisses se concrétiser l’objection que je formulais dans mon commentaire du motu proprio : que devient l’expression de « forme extraordinaire » quand elle devient pour les gens la forme ordinaire de leur messe ?

    Le 15 août dernier, Mgr Salvatore Matano, évêque de Burlington (Vermont) a célébré dans toute sa pompe pontificale la messe de l’Assomption dans la « forme extraordinaire » dans l’église co-cathédrale Saint-Joseph, qui était pleine. Dans son homélie, il a déclaré : « Si c’est de cette manière qu’on peut remplir nos églises, alors je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour remplir nos églises. »

    Le 14 septembre, jour de l’entrée en vigueur des dispositions du Motu proprio, la messe quotidienne que diffuse la chaîne de télévision EWTN (fondée par la célèbre Mère Angelica) sera pour la première fois une messe de saint Pie V. Elle sera célébrée avec diacre et sous-diacre par des prêtres de la Fraternité Saint Pierre.

    Mgr Edward Slattery, évêque de Tulsa (Oklahoma), célébrera le 30 août la messe de clôture de la session de formation à la liturgie traditionnelle organisée par la Latin Mass Society à Oxford.

    Mgr Michael Schmitz, provincial pour les États-Unis de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, confie que depuis la publication du Motu proprio il a reçu des centaines d’appels de prêtres américains désireux de mieux connaître la liturgie traditionnelle et de s’y initier.

    L’abbé John Berg, supérieur de la Fraternité Saint-Pierre, signale qu’en coopération avec Una Voce, la FSSP a organisé ce printemps trois sessions de formation de prêtres à la messe traditionnelle. Chacune de ces sessions devait recevoir 15 prêtres : il en est venu trois fois plus. Une session supplémentaire a accueilli plus de 50 prêtres, et une autre, prévue en septembre est archi complète.

    Les ventes de missels traditionnels sont en forte hausse. À Fort Collins (Colorado) une librairie catholique a vendu 200 exemplaires du missel d’autel (155 $ l’unité) dans les deux semaines qui ont suivi la publication du Motu proprio (alors qu’il s’en vend ordinairement 20 à 35 par mois). La gérante de la librairie estime « qu’on en vendra plus de 700 d’ici à la fin de l’année. Dès lors que n’importe quel prêtre peut célébrer cette messe à tout moment, de nombreux prêtres et paroisses nous l’ont commandé. »

  • Saint Barthélémy

    Aujourd’hui, on prétend qu’on ne sait rien, absolument rien, de saint Barthélémy, hormis qu’il était un des douze apôtres, puisque c’est écrit dans l’Evangile. C’est pourtant parce qu’elle a été fondée par saint Barthélémy et saint Thaddée que l’Eglise arménienne se dit apostolique…

    Quand notre Eglise n’avait pas encore sombré dans le néant de la critique historique, voici ce qu’elle en disait :

    L'Apôtre Barthélémy était de Galilée. L'Inde citérieure lui étant échue dans le partage du monde entre les prédicateurs de l'Evangile, il s'y rendit, et annonça l'arrivée du Seigneur Jésus aux peuples qui l'habitaient, en se servant de l'Evangile de saint Matthieu. Nombreux furent dans cette contrée ceux qu'il amena à Jésus-Christ, mais grands aussi ses labeurs, et multipliées ses épreuves. Il vint de là dans la grande Arménie. Il y convertit à la foi chrétienne le roi Polymius avec son épouse, et douze villes. Mais cet événement porta contre lui jusqu'aux derniers excès l'envie des prêtres du pays. Astyages frère de Polymius, excité par eux contre l'Apôtre, fit écorcher vif et décapiter Barthélémy. Tel fut le cruel martyre dans lequel il rendit à Dieu son âme. Son corps, enseveli à Albanopolis, ville de la grande Arménie où il avait souffert, fut par la suite transporté dans l'île Lipari, puis à Bénévent, à Rome enfin où l'empereur Othon III le déposa dans l'île du Tibre, dans l'église dédiée à Dieu sous son nom. Sa fête s'y célèbre le huit des calendes de septembre, et amène pendant les huit jours qui suivent à cette basilique un grand concours de peuple.

  • Le Pen et les cent jours de Sarkozy

    Jean-Marie Le Pen a été interrogé par l’AFP sur les cent premiers jours de la présidence de Nicolas Sarkozy.

    « Il ne semble pas s’engager franchement dans les réformes qu’il avait promises », dit-il, mais il y a « deux changements fondamentaux, en direction de l’Amérique de Bush et en direction de l’Europe de Bruxelles ».

    La relance du traité européen est « la remise en route, par un biais parlementaire, d’une opération qui aurait dû être caduque » après le référendum.

    Le choix des Etats-Unis comme destination de vacances « impliquait évidemment une invitation du président » américain. « Tout cela me paraît marquer un retournement assez spectaculaire de la politique étrangère de la France.  Avec Sarkozy, la France rentre dans le rang. Elle rentre dans le camp atlantique. »

    « Pour le reste, on ne voit pas de rupture », a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy « se tourne dans la bonne direction, fait quelques pas et généralement s’arrête ».

    Soulignant « l’effondrement constant de notre balance commerciale, et notre très médiocre croissance », il reconnaît qu’on « ne peut pas exiger que tout soit mis en route au bout de trois mois : c’est plutôt à la fin de l’année qu’on fera un bilan ».

  • Bagdad toujours sans électricité

    Le ministre irakien de la production électrique a reçu les journalistes dans son bureau climatisé de la zone verte (le gigantesque bunker américain de Bagdad). Il leur a déclaré : « Nous ne pouvons couvrir que 20 à 40% des besoins de Bagdad, et il faudra encore trois ou quatre ans pour que le réseau soit opérationnel. »

    On ne peut pas dire que ce soit un scoop. Le courant électrique n’est disponible à Bagdad que pendant deux à quatre heures par jour, et encore pas dans tous les quartiers, et cela dure depuis l’invasion du pays, quand les Américains ont sciemment bombardé la centrale qui alimentait la capitale.

    Bien sûr, c’est la faute aux « insurgés », qui sabotent à tour de bras et empêchent ensuite les réparations. « Il y a deux semaines, six de nos ingénieurs ont été tués », dit-il. Cette semaine, il a tenté d’envoyer une équipe réparer une ligne à haute tension. « Nous avions des forces de la coalition, des unités irakiennes et même des hélicoptères pour les accompagner sur le site, mais ils ont refusé. »

    Voilà qui donne une idée de la situation concrète (qui s’améliore, comme disent sans cesse les Américains).

    Le ministre espère beaucoup de sa commande de 44 générateurs qui doivent arriver de Corée du sud. Mais il faudra cinq mois pour qu’ils arrivent. Ensuite il faudra les installer... et ensuite il faudra trouver du diesel, carburant devenu rare dans le pays (sic).

    Pendant ce temps-là, les habitants de Bagdad se débrouillent comme ils peuvent, avec pour les plus débrouillards et les plus riches des générateurs qui leur permettent de faire fonctionner pendant quelques heures un réfrigérateur ou un ventilateur, tandis que la température frôle souvent les 50 degrés...

  • Gordon Brown ne veut pas de référendum

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown réaffirme son opposition à un référendum sur le nouveau traité européen. « La façon la plus appropriée d’en discuter est un débat approfondi à la Chambre des Communes et à la Chambre des Lords, et je pense que le Parlement adoptera la loi. » Evidemment, si l’on passe par le Parlement, c’est parce qu’on est sûr que le texte sera adopté. Comme en France. Dès lors, pourquoi un « débat » ?

    L’argument de Gordon Brown est qu’il ne s’agit plus d’une constitution. C’est en effet pour que le texte soit plus facilement ratifié qu’on a enlevé le mot « constitution ».

    Mais selon un sondage paru au début de cette semaine, 82% des Britanniques (et 80% des électeurs du parti travailliste de Gordon Brown) souhaitent un référendum...

  • Al Azhar et l’islam de France

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le recteur de la faculté d’études islamiques de l’université Al Azhar du Caire a lancé une fatwa condamnant à mort un jeune Egyptien et sa femme, qui se sont convertis au christianisme et veulent simplement être reconnus comme chrétiens sur leurs papiers d’identité.

    En octobre 2005, suite à la visite de notre ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy et du recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur au cheikh de l’université Al Azhar, la presse indiquait que l’objet de la rencontre était un projet de coopération visant à former les imams français. Et M. Boubakeur, ès qualités de président du Conseil français du culte musulman, affirmait : « Al-Azhar offre le meilleur niveau d'enseignement et ce, depuis très longtemps. »

    Les Français sont en droit de savoir où en sont ces projets, et si la formation des imams de France comprend l’enseignement des fatwas condamnant à mort les musulmans qui se convertissent au christianisme.

  • Chine : un évêque arrêté

    La fondation Cardinal Kung fait savoir que Mgr Jia Zhiguo, évêque de Zhending (province du Hebei) a été arrêté. Agé de 73 ans, Mgr Zhigo a déjà passé vingt ans de sa vie en prison, et il a été interpellé une dizaine de fois depuis 2004. Il était sous surveillance policière renforcée depuis cinq jours. Deux personnes qui voulaient lui rendre visite ont été gardées à vue pendant huit heures.

    La fondation rappelle que le pape Benoît XVI, fin juin, a adressé une lettre ouverte aux catholiques chinois, dans laquelle il soulignait notamment que « l’Eglise demande à l'État de garantir aux citoyens catholiques le plein exercice de leur foi, dans le respect d'une authentique liberté religieuse ». Depuis, « le bureau des affaires religieuses a dit plusieurs fois à l’évêque Jia qu’il n’était pas autorisé à faire état de la lettre, mais nous ne savons pas si cela a un lien avec son arrestation ». (La lettre du pape n’a pas été publiée en Chine et les sites internet catholiques ont eu ordre de ne pas la publier).

    La fondation ajoute que quatre prêtres du Hebei ont été arrêtés en juillet pour avoir refusé de rejoindre l’Eglise officielle.

  • Sarkozy : tout, jusqu’à l’absurde

    Le président de la République a reçu « la famille » du petit Enis (à savoir son père et son grand-père, car comme ce sont des Turcs les femmes n’existent pas).

    Le président de la République est allé aux obsèques du marin pêcheur tué dans une collision.

    Le président de la République va recevoir l’élève d’origine angolaise « victime d’injures racistes » tenues par un professeur. Lequel vient d’être condamné à un mois de prison avec sursis et 1.500 euros de dommages et intérêts pour avoir dit « Voilà Bamboula ! », et : « Tu es noir, tu voles, non ? ». Ces propos sont plus stupides encore que racistes. On comprend que le jeune garçon en ait été blessé, mais de là à en faire une victime qui mérite une manifestation de compassion officielle du président de la République.. .

  • Non au terrorisme intellectuel, dit le préfet...

    A la suite de l’interpellation de 42 clandestins qui s’étaient installés dans des campements devant les hôpitaux de Lille, Valenciennes, Tourcoing et Roubaix, et des cris d’orfraie des lobbies contre cette nouvelle « rafle », le préfet du Nord a tenu une conférence de presse pour mettre les points sur les i.

    Il a rappelé que dans cette affaire des « sans-papiers » qui s’étaient installés d’abord dans le parc de la Bourse du travail de Lille et avaient été délogés le 1er août, un accord de « sortie de crise » avait été signé par six associations : établissement d’une liste de 150 noms dont les dossiers seront examinés « au cas par cas » ; délivrance, dès le dépôt de la liste, d’un document permettant aux « sans-papiers » de circuler librement le temps de l’examen des dossiers ; délivrance immédiate d’un document provisoire en attendant la carte de séjour pour les personnes qui seront régularisées. Mais l’accord avait été rejeté par le « Comité de soutien aux sans-papiers du Nord », ainsi que par la Ligue des droits de l’homme et le MRAP, et une partie des clandestins avait commencé une nouvelle opération, harcelant les urgences des hôpitaux.

    « Ceux qui se placent en dehors des accords et de la législation ont fait et feront l’objet d’un examen de situation, a déclaré le préfet. Si elle n’est pas conforme à la loi, ils seront reconduits à la frontière. Depuis 1996, c’est la 13e ou 14e grève de la faim de sans-papiers à Lille. Je veux dire non au chantage, non à la manipulation et non au terrorisme intellectuel. Pendant 11 ans, on a fait une équation tout à fait anormale : grève de la faim égale régularisation. L’équation va changer. Maintenant : grève de la faim égale reconduite à la frontière. »

    Et il a précisé : « Sur les 42 personnes interpellées mardi, 35 sont en situation irrégulière et vont faire l’objet d’une mise en rétention administrative avant d’être éventuellement reconduites à la frontière. Parmi eux il y a 26 Guinéens, 6 Algériens, 2 Marocains et 1 Sierra-Léonais. »

    Voilà de mêmes accents : le préfet du Nord parle comme... le président de la République. On notera toutefois le mot « éventuellement ». Ce n’est pas tout de faire de belles déclarations préfectorales, il y a aussi la justice...  Et dans de nombreux tribunaux règne le « terrorisme intellectuel » que dénonce le préfet...

  • Texas libre

    Mardi, l’Union européenne, par la voix de sa présidence portugaise, notant « avec un profond regret que l'exécution qui devrait avoir lieu prochainement dans l'État du Texas porterait à 400 le nombre d'exécutions depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976 », avait demandé « instamment à M. Rick Perry, gouverneur du Texas, de faire tout ce qui est en son pouvoir pour surseoir à toutes les exécutions à venir et d'envisager l'instauration d'un moratoire dans l'État du Texas » sur la peine de mort. Et elle avait saisi cette occasion pour « appeler une nouvelle fois à l'instauration par les autorités américaines, tant au niveau fédéral qu'à celui des États, d'un moratoire sur l'application de la peine de mort, en attendant son abolition légale ».

    Mercredi, sur le site internet du bureau du gouverneur du Texas, son porte-parole a publié un communiqué qui est une ferme fin de non-recevoir :

    « Il y a 230 ans, nos ancêtres ont mené une guerre pour se libérer du joug d’un monarque européen et gagner la liberté de l’autodétermination. Les Texans ont décidé il y a longtemps que la peine de mort était une punition appropriée pour les crimes les plus horribles commis contre nos concitoyens. Nous respectons nos amis en Europe, nous accueillons volontiers leurs investissements dans notre Etat et nous apprécions leur intérêt pour nos lois, mais les Texans se contentent de bien gouverner le Texas. »

    En bref : de quoi j’me mêle.

    Johnny Conner a été exécuté hier soir. Braquant une station service, il avait d’abord blessé un client qui entrait derrière lui, et alors que celui-ci s’enfuyait, il avait tué la propriétaire à bout portant.