La villa où a séjourné Nicolas Sarkozy durant ses vacances américaines à Wolfeboro « a été louée par nos amis, les Cromback et les Agostinelli qui nous ont invités à y séjourner avec nos enfants », aurait déclaré le Président lui-même à des journalistes du Monde.
Agnès Cromback est la présidente du joaillier Tiffany-France, tandis que Mathilde Agostinelli, responsable de la communication de Prada-France, est une amie de Cécilia Sarkozy, et la belle-sœur du porte-parole adjoint de l’Elysée.
Le coût de la location de la villa sur les bords du lac Winnipesaukee a été estimé à 22.000 euros la semaine.
Le problème n’est pas que les Sarkozy aient des goûts de luxe. Le problème est que le président de la République se fait ainsi l’obligé de puissances commerciales et financières.
Le généreux Pierre Botton, et son gendre politicien Michel Noir, furent lourdement condamnés pour beaucoup, beaucoup moins que cela. On voit la dérive.
D’autre part on peut considérer qu’il n’est guère opportun qu’un président français nouvellement élu passe ses premières vacances à l’étranger, particulièrement aux Etats-Unis. Après les éloges dithyrambiques qu’il fait de ce pays, il semble montrer qu’il le préfère à la France. Et sans doute n’est-ce pas seulement une apparence.