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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2659

  • On a trouvé l’hôpital fermé

    Finalement il y a quand même quelqu’un à Lyon qui est au courant de l’hôpital fermé pour délinquants sexuels récidivistes dont Nicolas Sarkozy a promis l’ouverture pour 2009 : c’est le directeur de l’agence régionale Rhône-Alpes d’hospitalisation. Il a indiqué hier à l’AFP qu’il devrait s’agir en fait d’une unité au sein de l’hôpital psychiatrique du Vinatier à Bron, adossée à l’« unité hospitalière spécialement aménagée » (UHSA) en cours de construction. L’UHSA est destinée à accueillir des détenus nécessitant des soins psychiatriques. « Nous travaillons depuis deux jours sur l’adaptation du programme de l’UHSA afin d’y intégrer ce projet d’hôpital fermé », précise-t-il, montrant ainsi qu’il n’était pas non plus au courant avant l’annonce faite par Nicolas Sarkozy. Et la question n’est pas simple. Car il y aura ainsi « d’un côté des détenus surveillés par l’administration pénitentiaire, et de l’autre des malades sous un régime probablement proche de l’hospitalisation d’office, avec une surveillance hospitalière ».

    Reste à définir, ajoute-t-il, « le cadre légal de cette hospitalisation sous contrainte »...

  • Les commissions pour rien

    La chancellerie avait installé en décembre 2005 une commission de suivi de la récidive, sous la présidence du professeur de droit Jacques-Henri Robert. Celui-ci fait savoir que a commission a publié le mois dernier un rapport dans lequel elle souligne « l’abondance des dispositifs de traitement et de surveillance » figurant dans les lois de 2004, 2005 et août 2007, mais constate que le dispositif « n’est pas entièrement appliqué et ne l’a pas été au récidiviste par qui le scandale est arrivé ».

    Une nouvelle fois, on remarque donc qu’il faudrait appliquer les lois existantes avant d’en pondre de nouvelles.

    Jacques-Henri Robert remarque aussi que selon les « rares études » sur le sujet, le taux de re-condamnation des pédocriminels à des peines de réclusion criminelle dans les cinq ans suivant leur sortie de prison est de 11% : « La grande majorité de ces infractions graves est commise par des non-récidivistes qui avaient échappé aux soins destinés aux condamnés. »

    La commission, ajoute-t-il, avait « souligné le regrettable cloisonnement des observations conduites sur les condamnés et en conséquence leur mauvaise utilisation par les acteurs de l’œuvre de réinsertion ».  « L’affaire Evrard illustre ce dysfonctionnement, car le médecin de la prison de Caen qui avait prescrit du viagra ignorait la nature du crime qui l’avait conduit là. »

  • Sarkozy dans le texte

    La presse régionale rapportait hier divers propos tenus par Nicolas Sarkozy lors du déjeuner auquel il l‘avait invitée mardi. Extraits.

    « Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c’est moi. » « Je suis payé pour décider, je décide. »

    « Je veux mener une trentaine de réformes durant mon quinquennat. »

    « A ceux qui me reprocheront de ne pas avoir tenu ma promesse, je répondrai : adressez-vous au Conseil constitutionnel. »

    « Avec Dominique, on fera une excellente équipe. » (oui, il s’agit de Strauss-Kahn à la tête du FMI)

  • National Hebdo N° 1205

    « Pédophilie » : encore une loi de circonstance ! Mon éditorial est sur l’affaire Francis Evrard, dont Topoline évoque également certains aspects dans sa Semaine « où l’on se demande s’il ne faudra pas, un jour, jeter les gens en prison pour cause d’inconséquence et de bêtise ».

    Jean-Richard Sulzer, professeur à Paris-Dauphine, examine la crise boursière, et y voit « une très grave crise systémique ».

    Eric Paraso évoque Paul Bairoch, un professeur d’économie qui fut l’un des principaux conseillers du GATT, et qui a fini par dénoncer les mythes du libre-échange.

    Alexandre Martin explique comment on songe, dans les cénacles gouvernementaux, à transformer la sécurité sociale en impôt de solidarité (via la CRDS ), et se penche par ailleurs sur « les diverses teintes du travail au noir ».

    Béatrice Pereire revient sur l’imposture antiraciste, à travers Baudrillart, Finkielkraut et Dieudonné.

    Topoline n’a pas aimé le dernier Chabrol, « La fille coupée en deux », dont la gauche a fait la scie de l’été...

  • Afferte Domino

    Le psaume 28 est l’un des plus étonnants. En voici une traduction quasi littérale, laissant intact l’entrechoquement des images de la puissance divine typiques du style prophétique.

    Apportez au Seigneur, ô fils de Dieu, apportez au Seigneur les fils des béliers.

    Apportez au Seigneur gloire et honneur, apportez au Seigneur la gloire de son nom, adorez le Seigneur en son saint parvis.

    La voix du Seigneur sur les eaux : le Dieu de majesté a tonné, le Seigneur sur les grandes eaux.

    La voix du Seigneur dans sa force, la voix du Seigneur dans sa magnificence.

    La voix du Seigneur brisant les cèdres, et il brise, le Seigneur, les cèdres du Liban.

    Et il les mettra en pièces comme le veau du Liban, et le bien aimé est comme le fils des licornes.

    La voix du Seigneur fendant la flamme de feu, la voix du Seigneur secouant le désert, et le Seigneur ébranlera le désert de Cadès.

    La voix du Seigneur préparant les cerfs, et elle dévoilera les forêts. Et dans son temple tous diront sa gloire.

    Le Seigneur fait habiter dans le déluge, et il siègera, le Seigneur, roi pour l’éternité.

    Le Seigneur donnera la force à son peuple, le Seigneur bénira son peuple dans la paix.

  • Gollnisch va bien

    Jacques Vassieux nous apprend que Bruno Gollnisch est sorti de l’hôpital, qu’il est en convalescence dans sa maison de campagne et qu’il « reprend des forces à la vitesse grand V ». J’ai eu un autre témoignage corroborant le fait que Gollnisch va très bien, compte tenu de ce qu’il a subi (un quadruple pontage).

    Jacques Vassieux ajoute que Bruno Gollnisch remercie sincèrement tous les militants, adhérents et sympathisants, connus ou anonymes, qui se sont inquiétés pour lui et qui lui ont adressé des centaines de messages d'amitié et de soutien.

  • Une intéressante initiative de Vladimir Poutine

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    En présentant la candidature du Tchèque Josef Tosovsky à la présidence du FMI, Vladimir Poutine montre la réalité de la dictature européenne.

    Car on lui oppose que l’Union européenne, y compris la République tchèque, a choisi Dominique Strauss-Kahn. Mais pour quelle raison les pays de l’Union européenne devraient-ils être unanimes sur un tel sujet et avoir un candidat unique ? Ce n’est pas pour une raison monétaire, en tout cas, puisque tous les pays de l’UE n’ont pas la même monnaie, et que la République tchèque, par exemple, n’est pas dans la zone euro.

    D’autre part Vladimir Poutine se fait ainsi le porte-parole d’économies émergentes qui ne veulent plus du pacte tacite réservant les postes au FMI et à la Banque mondiale aux ressortissants des pays les plus riches de part et d’autre de l’Atlantique.

    Si l’on est favorable, autrement qu’en paroles, à un monde multipolaire, on ne peut qu’accueillir avec intérêt l’initiative du président russe.

    Maintenant la compétition est ouverte.

  • FMI : Poutine met son grain de sel (ou de sable)

    Le ministère russe des Finances a annoncé ce matin que la Russie a officiellement présenté hier la candidature du Tchèque Josef Tosovsky au poste de directeur du FMI, ajoutant que celui-ci « serait l’homme qu’il faut au bon moment ». Le ministre tchèque des Finances a fait savoir aussitôt que « M. Tosovsky n’est pas candidat de la République tchèque ». Car le candidat de la République tchèque est celui de toute l’Union européenne, à savoir Dominique Strauss-Kahn.
    Mais Josef Tosovsky a déclaré : « C’est un grand honneur pour moi d’être proposé pour le plus haut poste au Fonds monétaire international. »

    Il n’est pas exclu que Vladimir Poutine veuille ainsi gêner le gouvernement tchèque, alors qu’il vient de manifester sa vive opposition à l’installation d’un radar du « bouclier » américain sur le sol tchèque.

    Mais l’essentiel n’est pas là. Vladimir Poutine, comme le remarque un journal tchèque, « enfonce un coin » entre les pays de l’Union européenne. Ou plutôt, comme le souligne Jean-Marie Le Pen, il « montre la réalité de la dictature européenne » : l’unanimisme sur la candidature de Dominique Strauss-Kahn a été présenté comme allant de soi. Les candidatures sont libres, et il n’y a aucune raison que les 27 Etats membres aient un candidat commun et unique. Surtout quand ce candidat et aussi, ou d’abord, le candidat des Américains.

    Car le plus important dans cette affaire est que Vladimir Poutine déchire la « règle non écrite » selon laquelle la direction de la Banque mondiale échoit à un Américain et la direction du FMI à un ressortissant d’un pays d’Europe de l’Ouest. Le Président russe « se fait ainsi le porte-parole d’économies émergentes qui ne veulent plus du pacte tacite réservant les postes au FMI et à la Banque mondiale aux ressortissants des pays les plus riches de part et d’autre de l’Atlantique », souligne Jean-Marie Le Pen, qui ajoute : « Si l’on est favorable, autrement qu’en paroles, à un monde multipolaire, on ne peut qu’accueillir avec intérêt » cette intiative.

    Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine, insiste du reste sur cet aspect. « Dès que le processus de l'élection a été engagé, il est apparu clairement que la règle non écrite du candidat de l'Union européenne serait utilisée. C'est injuste envers les autres grands pays du monde, y compris des membres du G8. Le choix devrait être fait de façon professionnelle. La Russie a donné un nouvel élan à cette élection qui se fera à présent sur des bases de concurrence. »

    « J'ai eu des entretiens avec les pays dits BRIC, et la proposition consistant à avoir une véritable élection, avec des candidats concurrents, a reçu leur soutien », a-t-il encore déclaré.

    BRIC, c’est l’acronyme de Brésil, Russie, Inde et Chine.

    Mais Dominique Strauss-Kahn, qui est à Pékin, déclarait de son côté : « J’ai remercié le Premier ministre chinois du soutien vigoureux que la Chine a décidé d’apporter à ma candidature. » Tandis que Josef Todovski disait : « Je me réjouis que ma candidature ait reçu une réaction positive des ministres des Finances et des gouverneurs (de Banques centrales) de plusieurs pays, dans toutes les régions. »

    Et le ministère français des Affaires étrangères et européennes est monté au créneau en faisant savoir que Strauss-Kahn a « d'ores et déjà bénéficié d'un très grand nombre de soutiens à l'occasion de ses déplacements, notamment de la part de nombreux pays africains, et de tous les Etats membres de l'Union européenne, y compris la République tchèque ».

    Josef Todovski n’a guère de chance d’être choisi, dans la mesure où ce sont en fait les Etats-Unis qui décident. Or les Etats-Unis, et la grande finance internationale, ne souhaitent pas voir venir jouer dans leur pré carré des pays comme l’Inde ou la Chine, ou la Russie. Nul doute qu’ils feront valoir – et la presse a déjà commencé – que Josef Todovsky fut membre du parti communiste tchécoslovaque et a longtemps travaillé à la Banque centrale tchécoslovaque à l’époque communiste. Un rappel qui n’a pas de sens, lorsqu’on se souvient que Todovsky, gouverneur de la Banque centrale tchèque depuis la révolution de velours, fut choisi par Vaclav Havel comme Premier ministre intérimaire en décembre 1997. Il est depuis décembre 2000 le directeur de l’Institut pour la stabilité financière de la Banque des règlements internationaux (BRI) à Berne, et il est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’économie bancaire, ce qui n’est pas vraiment le cas de Dominique Strauss-Kahn.

    Quoi qu’il en soit, Vladimir Poutine a lancé un pavé dans la mare. Et il lance une sorte de défi à ceux qui disent vouloir un monde « multipolaire » mais s’enferment dans leurs prérogatives de riches héritiers de la guerre froide.

  • Espagne : non au cours d’éducation à la « citoyenneté »

    Fides, l’agence de presse de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, rapporte que la Confédération catholique nationale des pères de famille et pères d’élèves (Concapa) appelle à s’opposer aux cours d’« éducation à la citoyenneté » qui seront obligatoires à la rentrée prochaine. Elle distribue aux familles un formulaire par lequel ces familles élèvent l’objection de conscience pour que leurs enfants n’assistent pas à ces cours.

    En effet, la prétendue « éducation à la citoyenneté » comprend, comme on s’en doute, un enseignement sur les différentes réalités familiales, sur le dépassement des préjugés homophobes, sur le refus des discriminations en fonction de la préférence sexuelle, sur le « processus de socialisation du genre », etc.

    Luis Carbonel, président de la Concapa a affirmé que « s’opposer à cette matière est une obligation pour toute famille responsable. C’est une question de liberté, de défense du droit fondamental et supérieur à éduquer nos enfants selon nos principes ». « Le gouvernement utilise la matière pour usurper le rôle des parents et éduquer les consciences de nos enfants comme si c’étaient les leurs. » C’est pourquoi « de plus en plus de familles s’opposent à l’arrogance d’un gouvernement qui prétend coloniser l’âme de nos enfants, qui s’oppose au dialogue, qui cherche seulement à imposer son modèle de citoyen, insensible à la valeur de la liberté et de la dignité que mérite chaque personne ». La Concapa a demandé au Ministère de suspendre l’enseignement de cette matière et d’ouvrir un dialogue avec les représentants des parents pour s’accorder sur les contenus de la matière. Sinon « une autre grande manifestation pour exiger la liberté de l’enseignement sera inévitable » a-t-il affirmé.

    De son côté, Benigno Blanco, président du Forum espagnol de la famille, a envoyé une Lettre au Parlement européen, dans laquelle il explique qu’ « en Espagne il existe un conflit entre le gouvernement et les familles; non entre le gouvernement et l’Eglise, car cette dernière se limite seulement à appuyer les initiatives civiles engagées par les parents, pour défendre leur liberté ». En même temps Blanco affirme que les familles espagnoles ne s’opposent pas à cette matière, mais à certains contenus qui sont « incompatibles avec l’exercice dans la liberté des responsabilités formatives qui reviennent aux parents ».

  • Campagne antichrétienne en Inde

    Selon des tracts distribués dans le district de Chitradurga, dans le Karnataka, Etat du sud de l’Inde (capitale Bangalore, au nord du Kerala), les chrétiens « doivent abandonner immédiatement le territoire indien, ou revenir à la religion mère de l’hindouisme ». S’ils ne le font pas, ils devront « être tués par tous les bons Indiens, qui démontreront ainsi leur virilité et leur amour de la patrie ».

    L’information est donnée (en italien et en anglais) par AsiaNews, l’agence de l’Institut pontifical des Missions étrangères de Milan, et répercutée en français par Zenit.

    Ce tract a été distribué le 20 août à des milliers d’exemplaires, et il fait une liste des « crimes » des chrétiens : « Ils traitent tout le monde de la même manière ; éduquent les orphelins dans le but de les convertir ; organisent des soins de santé pour qui ne peuvent se les permettre ; permettent des mariages libres et des échanges commerciaux aussi entre ceux qui ne devraient pas se fréquenter ».

    Le texte est signé par Bajrang Dal et par l’Hindou Jagrutika Samiti, deux groupes extrémistes hindous qui se déchaînent depuis quelque temps contre l’activité sociale des chrétiens du Karnataka.

    Sajan K. George, président du conseil des chrétiens indiens, commente ce nouvel épisode : « La circulation de ces tracts est endémique, mais c’est seulement le dernier acte d’une campagne antichrétienne déjà en acte dans l’Etat depuis quelque temps. Il y a désormais des mois qu’en pleine liberté les nationalistes attaquent les rencontres de prière, battent sauvagement les pasteurs chrétiens et brûlent nos livres sacrés. Certes, ce dernier acte fait encore plus peur parce qu’il invite à nous tuer ». C’est justement pour cela que « tous nos frères indiens, les media, et le gouvernement doivent intervenir : notre communauté a peur, et les extrémistes sont capables de tout. Cette odieuse bataille doit s’arrêter le plus vite possible, déchaînée par la politique sous le faux prétexte de la religion ».