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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2657

  • Saint Louis

    Extrait du sermon de Bourdaloue pour la fête de saint Louis roi de France

    Je sais que saint Louis, au milieu de ses glorieux succès, a eu des disgrâces et des adversités à essuyer, puisqu'il fut fait prisonnier dans le premier de ses voyages, et qu'il mourut dans le second. Mais c'est justement dans ses adversités et ses disgrâces qu'il me paraît encore plus  grand  et  plus supérieur à lui-même. Car je ne m'étonne pas que, malgré les prodiges de sa valeur, un prince aussi généreux que lui soit tombé, dans la chaleur du combat, entre les mains de ses ennemis : c'a été le  sort des plus grands  capitaines.  Mais qu'ayant été pris dans le combat, il eût soutenu sa captivité aussi dignement et aussi héroïquement qu'il la soutint; mais que dans sa prison, ces infidèles mêmes l'aient honoré jusqu'à vouloir se soumettre à lui, et jusqu'à vouloir le choisir pour leur souverain; mais qu'en recouvrant sa liberté, il ait recouvré en même temps toute sa puissance, comme nous l'apprenons de son histoire; mais qu'avant de quitter la Terre-Sainte il ait rétabli et mis en état de défense toutes les places qu'il y avait conquises; mais qu'au lit même de la mort, il ait obligé le roi de Tunis à acheter la paix à des conditions aussi glorieuses pour la France qu'elles lui étaient avantageuses et utiles, c'est ce qui pourrait vous surprendre aussi bien que moi, si je n'ajoutais que ce furent là les merveilleux effets de la piété de saint Louis et de son éminente vertu : car, ce que je vous prie de bien remarquer, si les Sarrasins délibérèrent, tout prisonnier qu'il était, d'en faire leur roi, ce ne fut, dit Joinville, que parce qu'en traitant avec lui, ils ne purent se défendre d'avoir pour lui une vénération secrète ; que parce qu'en l'observant de près, il leur parut un homme divin ; que parce qu'ils se sentirent touchés, ou, pour mieux dire, charmés de la sainteté de sa vie. Voulez-vous encore bien connaître quelle impression son édifiante et magnanime sainteté fit dans les esprits et dans les cœurs de ces barbares? écoutez-le parler dans les conférences qu'il eut avec eux : il est en leur puissance, et il s'explique devant eux avec autant de liberté que s'il était leur maître. Ils le tiennent captif, et c'est lui qui leur fait la loi; ils lui demandent sa rançon, et il leur répond qu'il n'y a point de rançon pour les rois; qu'il ne refuse pas de payer celle de ses soldats, mais que sa personne sacrée ne doit être mise à nul prix. Le sultan est frappé de cette grandeur d'âme, et en passe par où il veut. Avant que de l'élargir, on demande qu'il s'oblige, par un serment solennel, à renoncer à sa religion, s'il manque à sa parole ; et il déclare qu'un roi chrétien ne connaît point d'autre serment que sa parole même, et qu'il ne sait ce que c'est que de mettre sa religion en compromis, sous quelque condition que ce puisse être. Sur cela sa parole seule est acceptée. On lui rapporte, avec effroi, que les propres sujets du sultan viennent de l'assassiner, et que dans une pareille conjoncture tout est à craindre pour lui ; mais il demeure ferme et intrépide. Celui des conjurés qui a fait le coup, lui demande une récompense pour l'avoir délivré de son ennemi ; mais Louis, imitant la piété de David, et sans se mettre en peine du danger où il s'expose, reproche à ce parricide sa perfidie. Or, il n'y avait que la sainteté qui pût le soutenir de la sorte, et lui inspirer ces sentiments d'une droiture et d'une générosité toute royale. D'autres auraient au moins dissimulé : mais lui, jusque dans ses fers, il est libre; et l'esprit de Dieu, qui le possède, l'élève au-dessus de toutes les considérations et de tous les ménagements humains.

  • L’Afghanistan

    Les médecins de l’Institut médical français pour l’enfant de Kaboul lancent « un appel pressant à la communauté internationale pour ne pas abandonner les médecins afghans et surtout la population ».

    « Nous craignons de devoir nous arrêter, dit le Dr Cheysson. En septembre, nous n’avons pas d’anesthésiste pendant dix jours. »

    Car, face à l’insécurité, les candidats se font de plus en plus rares. Et l’équipe médicale ne quitte plus l’enceinte de l’hôpital...

    Cela ne se passe pas dans une bourgade soumise à des raids de talibans ou dans une région de combats, mais dans la capitale théoriquement sécurisée...

    Il y aura bientôt six ans que les Américains sont allés rétablir là-bas un ordre démocratique.

  • Légèreté de l’un, ou alibi de l’autre ?

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Un nouveau dispositif de crédit d’impôt pour les acquéreurs d’une résidence principale a été adopté en conseil des ministres, après la censure du dispositif initial par le Conseil constitutionnel.

    C’est avec une certaine légèreté que Mme Lagarde annonce triomphalement la nouvelle mesure.

    Car les raisons de la censure par le Conseil constitutionnel ne sont en aucune manière supprimées : la « rupture d’égalité entre contribuables » demeure entre ceux qui sont déjà propriétaires (depuis le 6 mai) et ceux qui vont emprunter pour le devenir ; et l’on se garde d’affirmer que le coût de la nouvelle mesure soit sensiblement inférieur à celui de la première, que le Conseil constitutionnel avait considéré comme « hors de proportion avec l’effet incitatif attendu ».

    D’autre part, on ne nous parle plus des emprunts souscrits avant le 6 mai, alors que le président de la République avait insisté sur cet aspect de son projet.

    Devant cette comédie en trois actes (en attendant la suite), on ne peut pas exclure que le Conseil constitutionnel ne soit chargé de fournir un alibi à ceux qui ne veulent pas tenir leurs promesses...

  • La Chine verrouille les blogs

    Les hébergeurs de blogs chinois et étrangers (Yahoo, MSN...) ont signé un « code de conduite » par lequel ils s’engagent à respecter les lois chinoises, à ne pas diffuser de messages « illégaux et erronés », et à « protéger les intérêts de l’Etat  et du public chinois ».

    Le communiqué officiel souligne : « Afin de promouvoir un environnement médiatique favorable pour le 17e congrès du parti communiste chinois, la Société Internet de Chine a décidé de standardiser les services pour blogs. »

    Cela a le mérite d’être clair. C’est la normalisation communiste. Et Yahoo, MSN, etc., s’engagent à se faire de vigilants auxiliaires de l’oppression.

    Mieux encore, le code de conduite « encourage » les hébergeurs à identifier les blogueurs.

    Autrement dit à se faire eux-mêmes délateurs. Mais ça va avec...

  • Les Verts ne seront plus bordéliques...

    Les « journées d’été des Verts » se sont ouvertes hier à Quimper. Elles doivent être l’occasion de définir un processus de réforme du parti.

    « On était bordélique et on va changer », a promis Denis Beaupin.

    On attend de voir pour voir...

    En attendant il n’y en a pas deux qui soient d’accord sur la réforme à mettre en œuvre...

  • Besancenot veut révolutionner le trotskisme

    Le Parisien titre : « Besancenot veut supprimer la LCR  ». Et dans l’entretien, il affirme que «  la LCR n’a plus vocation à exister ».

    Qu’on ne se réjouisse pas trop vite. En fait il veut « rassembler tous les anticapitalistes et tous les partisans d’un changement de société dans une nouvelle formation », dont le « congrès constitutif pourrait intervenir l’an prochain ».

    Et il n’est pas question de supprimer la LCR tant que cet objectif ne sera pas atteint, précise-t-il à l’AFP. « L’idée est un dépassement de la LCR.  » « Les échéances municipales seront une étape importante pour élargir nos horizons et après ces élections, on voudrait aboutir à la constitution de ce nouveau parti. »

    Alors on ne pourra plus dire que deux trotskistes ça fait un parti, et trois trotskistes une scission ?

    Mais on a vu comment les anticapitalistes se sont « rassemblés » pour la présidentielle, la France étant le seul pays au monde à avoir trois candidats trotskistes, un communiste, un altermondialiste soutenu par des trotskistes...

  • Le professeur « raciste » veut rencontrer Sarkozy

    Le professeur d’Epinal condamné en première instance pour « racisme » envers un élève demande une audience au président Sarkozy, a annoncé son avocat. « On est en plein procès, le président reçoit une des parties du procès, or le débat judiciaire n’est pas définitif : mon client a dix jours pour interjeter appel. » La décision de Nicolas Sarkozy de recevoir l’élève est donc « juridiquement choquante et anormale, de nature à déséquilibrer le débat judiciaire ». C’est une « violation du pouvoir judiciaire ».

  • Fanny Ardant ? Bah, elle ne sait pas ce qu’elle dit...

    Fanny Ardant a déclaré dans un magazine italien qu’elle a « toujours considéré le phénomène des Brigades rouges comme passionnant et captivant », et le fondateur du groupe terroriste, Renato Curcio, comme un « héros ».

    Ces propos ont évidemment provoqué des remous en Italie. Certains ont exigé des excuses et souhaité qu’elle ne vienne pas au festival de Venise.

    Mais le maire de Venise lui « pardonne ». Car, dit-il : « Il faut pardonner à ceux qui ne savent pas ce qu’ils disent ou ce qu’ils font. Curcio savait ce qu’il disait et faisait et je ne lui pardonne pas. Ardant ne le savait pas... Elle a parlé d’un personnage et d’une époque qu’elle ignore. »

    Un « pardon » beaucoup plus sévère que les protestations qu’on a entendues jusque là. A la place de Fanny Ardant, je serais très vexée. Mais elle n’a que ce qu’elle mérite.

    Voilà en tout cas, une fois de plus, un exemple de l’inconscience de nos vedettes, tellement de gauche qu’elles voient comme un adorable romantisme le sanglant terrorisme communiste des Brigades rouges, et comme des héros les inspirateurs des assassins « politiques ».

     

    Addendum. Non seulement elle n’a pas été vexée par les propos du maire de Venise, mais elle a trouvé que c’était un argument malin pour s’en sortir. Interviewée sur une télévision italienne par un journaliste dont le père a été assassiné par les Brigades rouges, elle a demandé pardon et a ajouté qu’elle n’avait « pas compris que tant de familles avaient souffert ».

    Petit problème : quand on connaît le nom de Renato Curcio, on sait ce qu’ont été les Brigades rouges…
     

  • Intérêts d’emprunts : le bricolage

    Le nouveau dispositif de déduction des intérêts d’emprunts immobiliers a été adopté en conseil des ministres.

    « Nous doublons la mise », s’est exclamée Christine Lagarde, confirmant ainsi ce qu’avait annoncé Nicolas Sarkozy à la presse régionale : « Je transforme un ennui en opportunité : les déductions d’intérêts seront plus importantes pour les nouveaux propriétaires. »

    Le crédit d’impôt sera donc de 40% la première année (et ensuite de 20% les quatre années suivantes comme dans le précédent dispositif censuré par le Conseil constitutionnel).

    Le dispositif sera applicable à toutes les acquisitions signées à partir du 6 mai. Christine Lagarde reconnaît que la nouvelle mesure comporte une part de rétroactivité, mais qu’elle est néanmoins « compatible avec les décisions du Conseil constitutionnel ».

    Rappelons que le Conseil constitutionnel n’avait pas censuré la rétroactivité, mais le fait que pour les prêts déjà accordés le contribuable est déjà, par définition, propriétaire de son habitation, et qu’il  « s’agit alors d’un soutien au pouvoir d’achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires de leur habitation principale », ce qui constitue une « rupture d’égalité entre contribuables ».

    C’est toujours le cas avec le nouveau dispositif, même si cela concerne moins de propriétaires, ce qui n’entre pas en ligne de compte.

    En outre, le Conseil constitutionnel avait jugé que le coût de la mesure, 7,7 milliards d’euros, est « hors de proportion avec l’effet incitatif attendu ». Quel est le coût de la nouvelle mesure ? Mme Lagarde considère qu’il est « très difficile » de le comparer avec le coût de la mesure initiale...

    Et pour ceux qui avaient souscrit avant le 6 mai ? On n’en parle plus... Mais Sarkozy a déjà évoqué la question avec la presse régionale : « A ceux qui me reprocheront de n’avoir pas tenu ma promesse, je répondrai : adressez-vous au Conseil constitutionnel. » Moi je suis bon. Eux ils sont méchants.

  • Crise belge

    Après cinq semaines de vains efforts pour amener les Flamands et les Wallons à s’entendre sur une nouvelle répartition des pouvoirs entre l’Etat fédéral et les trois régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles), Yves Leterme a abandonné la partie et a demandé au roi de le décharger de sa mission. Albert II est revenu précipitamment de vacances et a accepté la démission du « formateur ».

    Yves Leterme, qui a conduit son parti, le parti chrétien-démocrate flamand, à la victoire aux dernières législatives, avait été chargé de préparer la constitution d’un gouvernement dont il serait logiquement le chef.

    Il tentait de mettre sur pied une coalition baptisée « l’orange bleue », rassemblant démocrates-chrétiens et libéraux flamands et francophones. Mais les francophones refusent absolument les exigences flamandes en matière de réforme de l’Etat (à savoir une plus grande autonomie des régions).

    Le politologue Jean Faniel constate que s’il y a déjà eu des négociations très difficiles en Belgique, on ne voit pas cette fois quel consensus peut émerger permettant aux uns et aux autres d’avancer sans perdre la face. Néanmoins, ajoute-t-il, « beaucoup de choses peuvent encore être tentées » avant de parler d’une scission de la Belgique , même si ce scénario n’est désormais « pas à exclure »...