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Liturgie

  • Saint Lin

    Aujourd’hui dans le calendrier traditionnel c’est la fête de saint Lin, premier successeur de Pierre, et la commémoraison de sainte Thècle.

    Les démolisseurs de la liturgie ont enlevé saint Lin, mais n’ont pas osé le supprimer du martyrologe. Ils n’ont pas eu la même pudeur pour sainte Thècle, qui selon eux n’a jamais existé, alors que la liturgie byzantine l’appelle « Protomartyre et Egale-aux-Apôtres », et que son tombeau à Maaloula est appelé le « mausolée sacré ».

    Dans le calendrier byzantin, la fête de sainte Thècle est le 24 septembre, demain. Car aujourd’hui c’est la fête de la conception de saint Jean-Baptiste. Une fête qui figurait… au 24 septembre dans les martyrologes latins. On n’a guère d’écho que ce fût une fête ou même une mémoire liturgique, mais l’inscription au martyrologe est bien attestée par Usuard (un moine de Saint-Germain des Prés au IXe siècle), dont le martyrologe fut en usage pendant tout le moyen âge. Il fut imprimé pour la première fois en 1475. La conception de saint Jean Baptiste figure encore dans l’édition de 1578. Cinq ans après, Grégoire XIII publiait le martyrologe qui complétait la liste des livres de la liturgie romaine selon le concile de Trente. Dans ce martyrologe la conception de saint Jean Baptiste avait disparu, mais était apparue la Conception de la Sainte Vierge…

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    Le couvent Sainte-Thècle, édifié autour du tombeau de la martyre à Maaloula (photo SOS Chrétiens d'Orient):

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    • Sur saint Lin, voir le texte de saint Irénée.

  • Mercredi des quatre temps de septembre

    Je sais, frères très chers, que la plupart d’entre vous sont fidèles aux pratiques de la foi chrétienne. Point n’est besoin de vous y engager par nos exhortations. Tout ce que la tradition a établi et que l’usage a confirmé, votre érudition ne l’ignore pas, votre miséricorde ne le néglige pas. Pourtant le ministère sacerdotal doit déployer la même sollicitude à l’égard de tous les fils de l’Église. Aussi recommandons-nous à tous sans distinction une pratique qui doit être salutaire aux commençants comme aux instruits que nous embrassons d’un même amour ; avec une foi allègre, célébrons, par la mortification de l’esprit et du corps, le jeûne auquel nous oblige le retour du septième mois.

    L’observation du jeûne, en effet, a été fixée aux quatre saisons ; ainsi, par le retour périodique du cycle de toute l’année nous réalisons que nous avons sans cesse besoin de purification ; sans cesse nous devons tâcher, au milieu des vicissitudes de cette vie, d’effacer par le jeûne et les œuvres de bienfaisance le péché contracté par la fragilité de la chair et la souillure des convoitises. Souffrons donc un petit peu de la faim, frères bien-aimés ; retranchons de notre ordinaire un petit quelque chose qui puisse soulager les pauvres.

    Que la conscience généreuse goûte le fruit de ses largesses ; si tu donnes avec joie, tu recevras toi-même de quoi te combler de joie. L’amour du prochain est amour de Dieu puisque Dieu a voulu concentrer la plénitude de la Loi et des Prophètes dans cette unité d’une double charité. Personne ne peut en douter désormais : c’est à Dieu même qu’il offre ce qui est donné à un homme. Le Seigneur et Sauveur l’a dit, parlant des pauvres à nourrir et à soulager : « Ce que vous avez fait à l’un d’eux, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Jeûnons donc mercredi et vendredi, et samedi, célébrons les vigiles auprès du bienheureux apôtre Pierre. Ses mérites et ses prières, nous le croyons, nous aideront à rendre notre jeûne et notre dévotion agréables au Dieu de miséricorde.

    Saint Léon le Grand, sermon 94, neuvième sermon De jejunio septimi mensis, lecture du deuxième nocturne des matines du troisième dimanche de septembre dans le bréviaire bénédictin (et dans le bréviaire romain avant 1960).

  • Chronique de la dictature (religieuse)

    Parmi les sbires de François prompts à appliquer le diktat dit par antiphrase « Traditionis custodes » (on rappellera qu’il n’y a toujours que les deux premiers mots en latin, et pas de traduction française), mention spéciale pour l’évêque du Havre, Mgr Brunin.

    Le petit dictateur mitré permet que soit célébrée la messe selon les anciens livres dans une chapelle du Havre, seulement le dimanche matin. Tout baptême ou mariage est interdit, ainsi que la catéchèse…

  • Saint Matthieu

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    Evangéliaire d'Egbert, archevêque de Trèves, vers 980 (Codex Egberti).

    Vient ensuite la mystérieuse vocation du publicain. Il lui ordonne de le suivre non du pas de son corps, mais du mouvement de l'âme. Ainsi cet homme, qui jusque-là tirait avec avidité son profit des marchandises, avec dureté des fatigues et périls des marins, sur un mot d'appel, a quitté ses biens, lui qui volait le bien d'autrui ; et, quittant ce banc infâme, il a marché à la suite du Seigneur de toute l'ardeur de son âme.

    Bien plus, il déploie l'appareil d'un grand festin : car celui qui reçoit le Christ en sa demeure intérieure est rassasié des immenses délices de joies surabondantes. Oui, le Seigneur entre volontiers et repose dans l'amour de celui qui a cru.

    Mais voici se rallumer la malveillance des incroyants, et l'image de leur châtiment à venir est d'avance figurée. Tandis que les fidèles festoieront et reposeront dans le royaume des cieux, l'incrédulité jeûnera et sera torturée.

    En même temps apparaît la différence qu'il y a entre les disciples de la Loi et de la grâce : ceux qui suivent la Loi subiront dans leur âme à jeun une faim éternelle ; ceux qui ont reçu le Verbe dans l'intime de l'âme, renouvelés par l'abondance de la nourriture et de la fontaine éternelle, ne sauraient avoir faim et soif.

    C'est pourquoi ceux dont l'âme était à jeun murmuraient : « Pourquoi, disaient-ils, mange-t-il et boit-II avec les publicains et les pécheurs ? » Cela, c'est la parole du serpent ; aussi bien, est-ce la première parole que le serpent proféra, quand il dit à Eve : « Pourquoi donc Dieu a-t-il dit : Ne mangez pas de tout arbre ? » Ils répandent donc le venin de leur père, quand ils disent : « Pourquoi donc mange-t-il et boit-II avec les publicains et les pécheurs ? » Du moment que le Seigneur mange avec les publicains, II ne nous interdit pas de prendre un repas même avec des Gentils : II dit : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin, mais ceux qui vont mal. »

    Saint Ambroise, sur l’évangile de saint Luc. Ce texte était la lecture des matines de la vigile de saint Matthieu, supprimée par Pie XII.

  • Saint Eustache

    On ne sait pas quand il est devenu « Eustache » en Occident, mais il s’agit bien du même saint martyr fêté le même jour dans la liturgie byzantine et qui s’appelle Eustathe. Il a la même femme Théopiste et les mêmes enfants Agapios (Agapit dans le martyrologe romain) et Théopistos, martyrs en même temps que lui.

    Saint Eustathe est le patron de l’île de Thira (Santorin pour les touristes). Voici le doxastikon des vêpres de saint Eustathe, en l’église Saint-Eustathe de Thira, par son protopsalte Nicolas Varvarigos.

    Ὁ δεύτερος Ἰὼβ Εὐστάθιος, τὸν βίον τοὺς ἄθλους καὶ τοὺς στεφάνους, εἰς προτροπὴν ἀρετῶν, ἑαυτὸν ἡμῖν προέθηκε, καὶ στήλην καρτερίας, ὑπερβὰς ἀληθῶς τόν, Ἰώβ, τῇ ἀρετῇ, σὺν τῇ συζύγῳ καὶ τοῖς τέκνοις, ὁ πιστὸς ἐν βίῳ, καὶ ἀκράδαντος ἐν πειρασμοῖς, καὶ ἐν ἀθλήσει νικηφόρος, ὃν προσάξωμεν εἰς πρεσβείαν Χριστῷ, τοῦ δωρηθῆναι ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν φωτισμόν, καὶ ἱλασμὸν τῶν πλημμελημάτων.

    Eustathe, cet autre Job, se présente devant nous, avec sa vie, ses combats et ses couronnes, pour nous inciter à la vertu, lui qui a réellement surpassé en vertu la colonne de patience qu’était Job, avec son épouse et ses enfants, il fut fidèle dans sa vie, inébranlable dans les épreuves, vainqueur dans les combats. C'est lui que nous présentons au Christ comme intercesseur, pour que soit donné à nos âmes l'illumination et la rémission de nos péchés.

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    La fête de saint Eustathe le 20 septembre 2015 à l’église Saint-Eustathe :

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  • 17e dimanche après la Pentecôte

    Allelúia Allelúia. ℣. Dómine, exáudi oratiónem meam, et clamor meus ad te pervéniat. Allelúia.

    Seigneur, écoutez ma prière et que mes cris parviennent jusqu’à vous. Alléluia.

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    La formule initiale de cet alléluia (l’incipit) est le moteur mélodique de ce qui suit, comme l’incipit du ton solennel du Magnificat qui entraîne la psalmodie. On le reprend sur « Domine », avec un développement différent mais étroitement apparenté à celui de l’Alléluia, et en mettant en valeur « exaudi », le mot important de la prière. Puis on le reprend encore, légèrement modifié, sur « et clamor », avec un développement qui ne correspond qu’à la moitié du précédent (et se termine comme lui par mi-ré sur la dominante), parce que tout de suite revient le « moteur », qui est exactement l’Alléluia avec son jubilus, sur les mots « ad te veniat ».

  • Saint Joseph de Cupertino

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    Extrait de "Le lotissement du ciel", de Blaise Cendrars. Le chapitre est intitulé "Le nouveau patron de l'aviation".

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    Extrait de "Blaise Cendrars vous parle..."

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  • Impression des stigmates de saint François

    Parmi les premières représentations.

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    Le "maître de la Croix", 1250.

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    Dietisalvi di Speme, 1270.

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    Dietisalvi di Speme, 1270.

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    Guido di Graziano, fin XIIIe.

     

  • Saints Corneille et Cyprien

    Dernière partie du texte de saint Cyprien sur l’oraison dominicale.

    Quant à l’heure de la prière, nous voyons que les trois enfants captifs à Babylone observaient l’heure de tierce, de sexte et de none, pour figurer sans doute la Trinité divine qui devait se manifester plus tard. De la première heure ou de prime jusqu’à tierce nous trouvons trois heures ; nous trouvons le même nombre de tierce à sexte et de sexte à none : la Trinité se manifeste donc par trois espaces réguliers, composés chacun de trois heures. Déjà depuis longtemps les serviteurs du vrai Dieu, éclairés par l’Esprit-Saint, avaient déterminé ces heures pour les consacrer à la prière, et les événements ont montré que cette conduite des justes avait quelque chose de mystérieux et de sacré. Car c’est à l’heure de tierce que le Saint-Esprit descendit sur les apôtres pour accomplir la promesse divine. C’est à l’heure de sexte que Pierre, priant sur le toit de sa maison et doutant encore s’il devait accorder aux idolâtres le sacrement de la régénération, entendit la voix de Dieu qui lui ordonnait d’admettre tous les hommes à la grâce du salut. C’est à l’heure de sexte que le Seigneur, crucifié pour nous, lava jusqu’à l’heure de none nos péchés avec son sang, et remporta cette victoire qui fut pour nous la rédemption et la vie.

    Mais pour nous, mes frères bien-aimés, les mystères de la loi nouvelle nous font une obligation de prier plus souvent. Nous devons prier le matin, pour célébrer, par cet hommage, la résurrection du Seigneur. C’est ce que l’Esprit nous enseigne dans les psaumes : Mon roi et mon Dieu, je vous adresserai ma prière et dès le matin vous entendrez ma voix. Dès le matin je me tiendrai en votre présence et je vous contemplerai (Psal. V). Le Seigneur nous dit encore par la bouche d’un de ses prophètes : Dès le point du jour ils veilleront devant moi en disant : Allons et convertissons-nous au Seigneur notre Dieu (Os. VII).

    Au coucher du soleil et à la fin du jour, nous devons encore remplir le devoir de la prière. Le Christ est le véritable soleil et la véritable lumière. Lorsqu’au déclin du jour, nous demandons que la lumière brille de nouveau sur nous, nous implorons la venue du Christ qui nous donnera la grâce de l’éternelle clarté. Or, que le Christ soit désigné par le jour, c’est ce que l’Esprit-Saint nous apprend dans les psaumes. La pierre que les ouvriers ont repoussée est devenue pierre angulaire de l’édifice. C’est le Seigneur qui a fait cette pierre et elle est admirable à nos yeux. C’est le jour que le Seigneur a fait ; marchons et réjouissons-nous à sa lumière (Os. VII).

    Le Christ est de même désigné par le soleil comme nous l’atteste Malachie : Pour vous qui craignez le nom du Seigneur, le soleil de justice se lèvera sur vous et ses rayons apporteront le salut (Malach. IV). Si l’Écriture nous représente le Christ comme le véritable soleil et le véritable jour, il n’y a pas d’heure où les chrétiens ne doivent l’adorer. Nous donc qui jouissons de la lumière de la nouvelle alliance, passons tout le jour en prière, et, quand les lois de la nature nous ramènent la nuit, que les ténèbres ne nous inspirent aucun effroi, car nous sommes fils de la lumière et le jour brille toujours pour nous. Celui qui porte la lumière dans son cœur peut-il être dans les ténèbres ? Celui qui trouve dans le Christ et le jour et le soleil peut-il regretter l’absence d’un astre matériel ? Donc, encore une fois, puisque la lumière du Christ brille toujours sur nous, n’interrompons pas notre prière, même pendant la nuit. Ainsi Anne, la veuve de Phanuel, priant et veillant sans relâche, mérita de voir le Christ, comme le rapporte l’Évangile : Elle ne s’éloignait pas du temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière (Luc, II).

    Les gentils qui n’ont pas encore été éclairés ou les juifs déserteurs de la lumière, qui sont restés dans les ténèbres, peuvent ignorer ces vérités. Pour nous, mes frères bien-aimés, qui sommes toujours dans la lumière du Seigneur et qui nous rappelons la dignité où nous élève la grâce divine, ne mettons aucune différence entre le jour et la nuit. Sachons que nous marchons toujours à la lumière, et ne nous laissons pas arrêter par les ténèbres que nous avons quittées. Dans la nuit, ne suspendons pas nos prières, acquittons-nous-en avec le même soin. Rendus par la grâce de Dieu et par notre seconde naissance à la vie spirituelle, commençons sur la terre la vie du ciel. Là, sans craindre la nuit, nous posséderons le jour véritable ; veillons donc ici-bas comme si nous étions toujours dans la lumière. Au ciel nous prierons toujours, toujours nous rendrons à Dieu des actions de grâces ; agissons de même sur la terre, et que nos prières et nos actions de grâces ne cessent jamais.

  • La lettre pour la messe

    La « Lettre des fidèles attachés à la messe traditionnelle aux catholiques du monde entier » fait désormais l’objet d’un site internet Stop Traditionis custodes sur lequel le texte est en six langues et peut être signé par qui le souhaite.