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Liturgie

  • Vox clara ecce intonat

    L’hymne des laudes au temps de l’Avent, avec la traduction de Lemaître de Sacy. On verrait volontiers une influence janséniste dans la troisième strophe («  lamentables » rimant avec « coupables »), mais les « entrailles d’amour » de la quatrième strophe outrepassent le texte latin dans l’autre sens…

    Vox clara ecce íntonat,
    obscúra quæque íncrepat:
    pellántur éminus sómnia;
    ab æthre Christus prómicat.

    Une éclatante voix résonne à notre oreille.
    Un vif rayon frappe nos yeux.
    Quittons l'ombre et la nuit. Que tout homme s'éveille.
    Jésus descend des cieux.

    Mens jam resúrgat tórpida
    quæ sorde exstat sáucia;
    sidus refúlget jam novum,
    ut tollat omne nóxium.

    Qu'enfin l'âme abattue en sa langueur funeste
    Espère après tant de travaux ;
    Un nouvel astre brille et sa flamme céleste
    Doit guérir tous nos maux.

    E sursum Agnus míttitur
    laxáre gratis débitum;
    omnes pro indulgéntia
    vocem demus cum lácrimis.

    L'Agneau vient faire un don pour sauver les coupables
    Que nul homme n'a mérité.
    Allons, fondant en pleurs par nos cris lamentables
    Implorer sa bonté.

    Secúndo ut cum fúlserit
    mundúmque horror cínxerit,
    non pro reátu púniat,
    sed nos pius tunc prótegat.

    Afin qu’étant armé des traits de sa colère
    Au grand et redoutable jour,
    Oubliant qu’il est Juge, il nous montre en vrai Père
    Des entrailles d’amour.

    Summo Parénti glória
    Natóque sit victória,
    et Flámini laus débita
    per sæculórum sæcula.
    Amen.

    Gloire au Père éternel, au Fils notre espérance,
    A l’Esprit notre heureuse paix ;
    Qu’ils règnent en ce jour qui jamais ne commence
    Et ne finit jamais.

    Par les Bénédictines de Marie, Reine des apôtres :
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  • Sainte Lucie

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    Voici les répons propres des matines de sainte Lucie, avec la traduction du « Breviarium benedictinum », donc a priori de Lemaître de Sacy.

    Le premier répons chante ce que dit sainte Agathe à sainte Lucie, un jour que celle-ci était allée en pèlerinage avec sa mère sur la tombe de la martyre de Catane. Lucie avait demandé à Agathe de guérir sa mère. Agathe lui répond que c’est sa foi à elle, Lucie, qui va guérir sa mère, et c’est ce qui se produit. C’est alors que Lucie demanda à sa mère de lui permettre de rester vierge et de distribuer sa dot aux pauvres.

    ℟. Lúcia virgo, quid a me petis quod ipsa póteris præstare continuo matri tuæ? nam et fides tua illi subvenit, et ecce salváta est:
    * Quia jucúndum Deo in tua virginitate habitáculum præparásti.
    ℣. Sicut per me cívitas Catanensium sublimátur a Christo, ita per te Syracusana cívitas decorábitur.
    ℟. Quia jucúndum Deo in tua virginitate habitáculum præparasti.

    Luce vierge de Jésus-Christ, que demandez-vous de moi pour votre mère ? Car elle a reçu de votre foi le secours dont elle avait besoin, et elle est présentement guérie.
    Parce que par votre virginité vous avez préparé en vous pour le Seigneur une demeure qui lui est agréable.
    Comme la ville de Catane est élevée en honneur par Jésus-Christ à cause de moi, vous serez la gloire et l’ornement de Syracuse.
    Parce que par votre virginité vous avez préparé en vous pour le Seigneur une demeure qui lui est agréable.

    Sainte Lucie sur son bûcher (le verset est tiré du psaume 108) :

    ℟. Rogávi Dóminum meum Jesum Christum, ut ignis iste non dominétur mei:
    * Et impetrávi a Dómino inducias martyrii mei.
    ℣. Pro eo ut me diligerent, detrahébant mihi: ego autem orábam.
    ℟. Et impetrávi a Dómino inducias martyrii mei.

    J’ai prié mon Seigneur Jésus-Christ que ce feu ne puisse agir sur moi,
    Et j’ai obtenu du Seigneur que mon martyre soit différé de quelque temps.
    Au lieu de m’aimer, ils m’outrageront par leurs paroles ; et moi j’ai prié,
    Et j’ai obtenu du Seigneur que mon martyre soit différé de quelque temps.

    Le verset de ce répons vient du psaume 45:

    ℟. Gráta facta est a Dómino in certamine, quia apud Deum et apud hómines glorificáta est: in conspéctu principis loquebátur sapiéntiam:
    * Et Dóminus ómnium diléxit eam.
    ℣. Adjuvábit eam Deus vultu suo: Deus in médio ejus, non commovébitur.
    ℟. Et Dóminus ómnium diléxit eam.

    Le Seigneur l’a comblé de grâces dans le combat, elle a été glorifiée devant Dieu et devant les hommes. Elle a parlé sagement devant les princes ;
    Et le Seigneur de toutes choses l’a aimée.
    Dieu l’aidera de ses regards favorables ; elle ne sera point ébranlée, Dieu est au milieu d’elle,

    Et le Seigneur de toutes choses l’a aimée.

    La lettrine de Lucia virgo est de l'antiphonaire de Saint-Maur des Fossés, XIIe siècle.

  • Rorate Caeli

    Voici le Rorate Caeli par le chœur du séminaire de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre aux Etats-Unis. (Avec de belles images de... messes Rorate.)

    Et une interprétation surprenante, accompagnée à l’orgue et dramatisée à l’extrême (c’est quasiment de l’opéra), par les… moines de Cîteaux, vers 1946.
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    Le texte (c'est un tissu de citations d'Isaïe), et la traduction de dom Guéranger.

    Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum. (bis)

    Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

    Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. Ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuæ et gloriæ tuæ, ubi laudaverunt te patres nostri.

    Ne vous irritez plus, Seigneur, ne vous souvenez plus désormais de notre iniquité. Voilà que la cité du Saint est devenue déserte, Sion est dans la solitude, Jérusalem est désolée, cette maison consacrée à votre culte et à votre gloire, où nos pères ont chanté vos louanges.

    Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

    Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostræ quasi ventus abstulerunt nos. Abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostræ.

    Nous avons péché, et nous sommes devenus comme le lépreux ; et nous sommes tous tombés comme la feuille ; et comme un vent impétueux, nos iniquités nous ont enlevés et dispersés. Vous avez caché votre face à nos regards, et vous nous avez brisés par la main de notre iniquité.

    Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

    Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terræ, de petra deserti ad montem filiæ Sion, ut auferat ipse jugum captivitatis nostræ.

    Voyez, Seigneur, l'affliction de votre peuple, et envoyez Celui que vous devez envoyer. Faites sortir l'Agneau qui doit dominer sur la terre; qu'il s'élance de la pierre du désert sur la montagne de la fille de Sion, afin qu'il enlève lui-même le joug de notre captivité.

    Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

    Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua ; quare mœrore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

    Console-toi, console-toi, ô mon peuple ! bientôt viendra ton salut: pourquoi te consumes-tu dans la tristesse? Pourquoi la douleur s'est-elle emparée de toi ? Je te sauverai, ne crains point : car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d'Israël, ton Rédempteur.

    Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

  • Saint Damase

    Lettre de saint Damase à saint Jérôme, datée de 384, peu avant la mort du pape. Saint Jérôme vient de terminer la révision de la version latine des Evangiles. (Il n’a pas encore commencé la traduction de l’Ancien Testament.)

    Damase à son fils très aimé Jérôme.

    Tu dors, et voici longtemps que tu lis plutôt que tu n'écris. Les petits problèmes que je t'adresse vont te réveiller ; ainsi en ai-je décidé. Non pour t'interdire le devoir de la lecture - car c'est la nourriture quotidienne qui alimente et engraisse l'oraison -, mais pour que ta lecture porte ses fruits, si tu te mets à écrire.

    Il ne saurait y avoir, je crois, de sujet de conversation plus honorable pour nos entretiens que de causer entre nous des Écritures ; je veux dire : moi faisant les demandes et toi les réponses.

    Il n'est, à mon avis, rien de plus agréable ici-bas qu'une telle méthode de vie, car cette nourriture de l'âme surpasse en douceur toutes les gâteries. Combien douces à mon palais tes paroles, dit le prophète, plus douces que le miel à mes lèvres ! [Ps 118, 103]. Si, en effet, nous autres hommes différons des bêtes en ce que nous possédons la faculté du langage, de quelle louange n'est-il pas digne celui qui surpasse tous les autres, précisément en ce qui fonde la supériorité des hommes sur les animaux ?

    Au travail donc...

    (Traduction J. Labourt, dans Jérôme, Lettres, 35, Paris, t. II, Les Belles Lettres, 1953. Trouvé sur Wikipedia.)

  • 2e dimanche de l’Avent

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    Allelúia, allelúia. Lætátus sum in his, quæ dicta sunt mihi : in domum Dómini íbimus. Allelúia.

    Par des maîtres de chœur sous la direction du chanoine Jeanneteau, en 1984 (et deux fois ! mais on ne s’en lasse pas…):
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     Le commentaire de dom Baron:

    LE TEXTE

    Je me suis réjoui des choses qui m’ont été dites, Dans la maison du Seigneur nous irons. Ps. CXXI, 1

    Le Psaume CXXI était un de ceux que les Juifs chantaient en allant à Jérusalem pour la fête de Pâques et sur lequel ils disaient leur joie de voir le Temple.

    L’interprétation liturgique en est facile. La maison du Seigneur peut s’entendre ou de Jérusalem, ou de l’Eglise, ou du Ciel, selon que l’on choisit l’un ou l’autre des sens de l’Avent. Le troisième semble le mieux adapté parce qu’il permet de relier étroitement l’Alleluia au Graduel, à l’Epitre et à l’Introït. Dans l’Introït, le prophète annonce que le Seigneur va venir ; à l’Epître, saint Paul le présente comme le roi des nations ; au Graduel, le psalmiste le voit dans la splendeur qui lui vient de ses élus rassemblés autour de lui ; à l’Alleluia, l’Eglise se réjouit de tout ce qui vient de être dit et fixe sa joie et son désir sur la maison du Père où elle va.

    LA MELODIE

    Une joie délicate, dans la première incise de l’Alleluia ; profonde et empreinte de gravité dans la seconde, avec une ardeur de désir s’épanouissant sur le pressus du sommet.
    Même expression dans le Verset. Il débute dans un beau mouvement d’allégresse qui va vers quæ dicta sunt, où il s’épanouit avec ampleur, à juste titre d’ailleurs ; car c’est bien de ce qui a été dit qu’est venue la joie.

    La deuxième phrase est plus contemplative. L’âme est prise par l’idée de la maison de Dieu : le Temple, le Ciel, l’intimité de la présence divine. Elle se complaît sur ces deux mots et chante la béatitude qu’ils évoquent, en de beaux rythmes souples, paisibles, et où passe l’ardeur discrète de son désir.

    Fort habilement, l’auteur a amené sur Domini le motif de la dernière incise de l’Alleluia monté d’un ton. Il le fait s’achever sur la cadence du IVe mode, donnant ainsi à la mélodie quelque chose d’inachevé, d’illimité, qui prolonge le désir ; lequel d’ailleurs se pénètre, à nouveau, de joie active sur ibimus, le mot de la montée vers la Maison.

    L'introït, ici. L'offertoire, .

  • La messe à Lorient

    La chapelle Saint-Christophe de Lorient existait avant la fondation de la ville de Lorient. Laquelle a été quasi entièrement détruite en 1943. L’un des rares bâtiments à être resté debout fut cette chapelle, dont il ne subsistait toutefois que les murs, car elle avait brûlé. Elle a été remarquablement restaurée, et elle est maintenant, à l’intérieur, bien plus belle qu’avant (voir photos ci-dessous). J’apprends par Ar Gedour que depuis un an les prêtres de la communauté Saint-Jean y célèbrent la messe traditionnelle. Seulement une fois par mois. Mais c’est déjà ça…

    « Si l’assistance est encore modeste, elle est en revanche très jeune avec beaucoup de familles et d’enfants », dit Ar Gedour. Il serait bon d’envoyer des renforts… et d’arriver à ce qu’il y ait enfin une messe traditionnelle tous les dimanches à Lorient. (Très égoïstement c’est surtout que ça m’arrangerait qu’il y ait moins de gens de la région de Lorient à squatter mon lieu de culte à moi…)

    La prochaine messe c’est demain à 10h 30. Pour la suite du programme voir Ar Gedour.

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  • Conditor alme siderum

    L’hymne des vêpres au temps de l’Avent, traduction Lemaître de Sacy (ou plutôt adaptation en poésie française, mais c'était bien dans les Heures de Port Royal et dans divers bréviaires).

    Cónditor alme síderum,
    ætérna lux credéntium,
    Christe, redémptor ómnium,
    exáudi preces súpplicum.

    Toi qui formas au ciel ces lampes éternelles
    Qui parent la nuit de leurs feux,
    Jésus, divin sauveur, clair flambeau des fidèles,
    Entends nos humbles vœux.

    Qui cóndolens intéritu
    mortis períre sǽculum,
    salvásti mundum lánguidum,
    donans reis remédium.

    Voyant avec douleur la mortelle nature
    Esclave du roi des enfers
    Tu descends pour guérir sa profonde blessure,
    Et rompre tous ses fers.

    Vergénte mundi véspere,
    uti sponsus de thálamo,
    egréssus honestíssima
    Vírginis Matris cláusula.

    Dans le déclin des temps sur le couchant du monde
    Tu sors comme un nouvel époux
    De ce lit nuptial d'une vierge féconde
    Où tu te joins à nous.

    Cujus forti poténtiæ
    genu curvántur ómnia;
    cæléstia, terréstria
    nutu faténtur súbdita.

    Ce qu'en son vaste rond tout l'univers enserre
    Te révère comme son roi
    Et, du haut des cieux jusqu'au fond de la terre
    Tout fléchit devant toi.

    Te deprecámur, hágie,
    ventúre judex sǽculi,
    consérva nos in témpore
    hostis a telo pérfidi.

    Ô grand juge, ô soutien qui dans ton jour terrible
    Doit paraître au milieu des feux,
    Viens combattre dans nous par ton bras invincible
    Cet ange ténébreux.

    Laus, honor, virtus, glória
    Deo Patri, et Fílio,
    Sancto simul Paráclito,
    in sæculórum sǽcula. Amen.

    Gloire au Père éternel, au Fils, notre espérance,
    À l'Esprit, notre heureuse paix.
    Qu'ils règnent en ce jour qui jamais ne commence
    Et ne finit jamais.

    Par les moines de l'abbaye Saint-Benoît du Lac (Québec):
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  • Immaculée Conception

    Le 8 décembre 2013, Jacques Perrière mettait en commentaire de ma note :

    Magnifique antienne du Magnificat dans le bréviaire romain (Liber Usualis) : Hodie egressa est virga.
    Montée progressive des 3 "hodie" : tierce mineure, quarte, quinte.
    Deux jolies phrases mélodiques sur "contritum est ab ea" et l'alleluia final en quarte.

    Voici cette antienne

    Hodie egressa est virga de radice Jesse: Hodie sine ulla peccati labe concepta est Maria: hodie contritum est ab ea caput serpentis antiqui. Alleluia. 

    Aujourd’hui un rameau est sorti du tronc de Jessé : aujourd’hui Marie a été conçue sans aucune tache de péché : aujourd’hui a été brisée par elle la tête de l’ancien serpent. Alléluia.

    - dans deux belles interprétations du Studio de Giovanni Vanini, enregistrées dans le superbe monastère de Clairvaux à Milan ;

    - dans l’interprétation de la schola du séminaire des moines paulins à Cracovie, qui est « moderne », pouvant paraître quelque peu désinvolte, surtout pour des moines, et supprimant systématiquement les notes allongées, ce qui ne me paraît pas légitime ;

    - dans l’interprétation de la chapelle du palais impérial de Vienne, sur une partition qui est comme simplifiée (néanmoins remarquable), ce qui fait penser qu’il doit s’agir d’un de ces grands livres de lutrin du XIXe siècle.


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  • Saint Ambroise

    Dom Guéranger constate ce paradoxe que la liturgie byzantine est d’une particulière richesse d’expression concernant le père et évêque latin et romain qu’est saint Ambroise, et que la liturgie ambrosienne est d’une grande pauvreté sur son auteur. Il en extrait néanmoins les deux répons suivants. Le second est, comme on le voit tout de suite, une composition ecclésiastique. Le premier a comme verset un verset du psaume 88. Le répons est une forme rare d’Isaïe 66,2, qu’on trouve une fois chez saint Ambroise, et autrement dans l’orbite des moines de Lérins (notamment dans la règle dite de saint Macaire). C’est sans doute une traduction d’un texte grec, mais ce n’est pas celui de la Septante.

    ℟. Super quem requiescam, dicit Dominus, nisi super humilem et mansuetum, * Trementem verba mea ? ℣. Inveni David servum meum, oleo sancto meo unxi eum. * Trementem verba mea.

    Sur qui me reposerai-je, dit le Seigneur ? ce sera sur l’homme humble et doux, celui qui tremble à ma parole. J’ai trouvé David, mon serviteur; je l’ai oint de mon huile sainte, celui qui tremble à ma parole.

    ℟. Directus est vir inclytus, ut Arium destrueret : splendor Ecclesiae, claritas Vatum ; * Infulas dum gerit saeculi, acquisivit Paradisi. ℣. Dictum enim fuerat proficiscenti: Vade, age non ut Judex, sed ut Episcopus. * Infulas dum gerit saeculi, acquisivit Paradisi.

    Cet homme illustre a été suscité pour détruire Arius : il est la splendeur de l’Église, l’éclat du Pontificat; pendant qu’il ceint la mitre de la terre, il obtient celle du Paradis. On lui avait dit, lorsqu’il partait pour Milan : Va, agis non en Juge, mais en Évêque. Pendant qu’il ceint la mitre de la terre, il obtient celle du Paradis.

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    Saint Ambroise, mosaïque de la basilique Saint-Ambroise de Milan (chapelle de saint Victor au ciel d'or), Ve siècle.

  • Saint Nicolas

    Tropaire de l’office byzantin, par le P. Nicodème Kabarnos.

    Κανόνα πίστεως καὶ εἰκόνα πραότητος, ἐγκρατείας διδάσκαλον, ἀνέδειξέ σε τῇ ποίμνῃ σου, ἡ τῶν πραγμάτων ἀλήθεια· διὰ τοῦτο ἐκτήσω τῇ ταπεινώσει τὰ ὑψηλά, τῇ πτωχείᾳ τὰ πλούσια. Πάτερ Ἱεράρχα Νικόλαε, πρέσβευε Χριστῷ τῷ Θεῷ, σωθῆναι τὰς ψυχὰς ἡμῶν.

    Règle de la foi et image de la douceur, maître de tempérance, t’a manifesté à ton troupeau la vérité de tes œuvres. C’est pourquoi tu as acquis par l’humilité les choses sublimes, par la pauvreté les richesses. Père hiérarque Nicolas, prie le Christ Dieu pour qu’il sauve nos âmes.

    (Traduction littérale pour suivre le mouvement du grec. Pour comprendre tout de suite la première phrase il faut la prendre à l’envers : la vérité de tes œuvres t’a manifesté à ton troupeau - tes brebis - comme la règle de la foi…)