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Islam

  • Massacres sans fin au Congo

    Au moins 13 personnes ont été tuées par des jihadistes de l’ADF/NALU dans le territoire de Beni, au Nord Kivu, RDC, le 5 décembre. Trois hommes ont été tués à l'arme blanche sur l’axe Oicha -Maleki vers 4h du matin, juste devant les dispositifs de lavage des mains dans le cadre de la lutte contre Ebola. Les jihadistes ont coupé la tête d’une victime et les mains des autres. Et une Bible a été trempée dans leur sang.

    Vers 14h, à Mantumbi, 10 personnes ont été tuées.

    Le nombre des victimes dans le territoire de Beni s’élève désormais à 141 depuis le 30 octobre (sans compter les disparus).

  • Au Pakistan

    Akash Masih, un chrétien pakistanais de 20 ans, est tombé amoureux d’une musulmane de 19 ans à l’université. Ils se sont mariés le 28 août dernier, chacun gardant sa religion. Mais la famille de la jeune fille a porté plainte pour enlèvement. La police et des imams se sont rendus dans la maison de la famille du jeune homme : son grand frère, sa mère et deux oncles ont été torturés et emprisonnés. Le frère a été libéré sous caution le 31 octobre, la mère le 6 novembre.

    Pendant ce temps-là la police recherchait activement le couple, qui était en fuite. Elle a fini par le retrouver à Karachi (à plus de 1.000 km de Faisalabad où ils habitaient). Et ils ont été incarcérés le 18 novembre. A la fin du mois ils sont passés devant la justice, qui a constaté que la jeune fille s’était bien mariée de son plein gré, qu’elle était toujours musulmane, que le mariage était légal et qu’il n’y avait rien à leur reprocher.

    Mais depuis lors ils doivent vivre cachés, car la famille de la jeune femme ne désarme pas.

  • Au Pakistan

    Une de plus. C’est une horrible routine pakistanaise : Huma Younus, une chrétienne de 14 ans, a été kidnappée, « convertie » à l’islam et mariée à un musulman.

    Elle a été enlevée chez elle à Karachi le 10 octobre par trois hommes qui ont attendu que les parents soient sortis. Dans un premier temps la police a refusé d’enregistrer la plainte. Elle ne l’a fait que le 12.

    Quelques jours plus tard ils ont reçu les papiers officiels faisant état de la conversion de leur fille et de son mariage, le même jour, avec un certain Abdul Jabar. A Dera Gazi Khan, à… 850 km de Karachi.

    Les parents contestant ces papiers, une audience a eu lieu au tribunal le 11 novembre, mais la jeune fille n’est pas venue…

  • Au Burkina Faso

    Nouvelle tuerie jihadiste au Burkina Faso, au premier jour de la nouvelle année liturgique : 14 personnes, dont le pasteur et des enfants, ont été massacrés dans une église protestante à Hantoukoura, près du Niger, par une dizaine d’hommes lourdement armés. Il y a également de nombreux blessés.

  • Au Pakistan

    Gonilla Gill était la seule journaliste chrétienne du Pendjab pakistanais, nous apprend AsiaNews. Depuis 2012 elle travaillait au nouveau journal Roznama Dunya de Lahore, spécialisée dans la défense des minorités. En 2013 elle avait reçu un prix (et déjà en 2009). Elle vient de démissionner, ne supportant plus le harcèlement de ses collègues musulmans.

    En janvier 2015 elle s’est mariée à l’église avec un collègue musulman. Elle a aussitôt été l’objet de multiples pressions pour qu’elle se convertisse à l’islam, parce qu’une femme doit avoir la religion de son mari. Puis, comme on voyait qu’elle n’avait pas d’enfants, on lui a sans cesse répété qu’Allah l’avait rendue stérile parce qu’elle ne voulait pas devenir musulmane. Au bout de quatre ans, « Jésus nous a bénis avec la naissance d’un fils », appelé Abraham. Alors le harcèlement a repris de plus belle : l’enfant doit avoir la religion de son père. Or l’enfant a été baptisé. « Je me fiche de ce que les gens disent de moi, dit son mari (qui accompagne Gonilla à la messe), la seule chose qui importe est que je suis heureux avec ma femme et mon fils. »

    Mais le harcèlement, maintenant aussi contre son fils, est devenu trop pénible, et Gonilla a fini par démissionner. « Je suis triste, dit-elle, parce qu’ils nous disent qu’Abraham n’aura jamais un bon avenir au Pakistan à cause de notre religion. Je ne me sens pas en sécurité, ni respecté par la société. Le gouvernement devrait garantir la protection de familles comme la nôtre, afin que nous puissions vivre dans le respect et avec dignité. »

  • Un prêtre arménien tué

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    Le génocide arménien fait de nouvelles victimes, un siècle après : le P. Hovsep Petoyan, prêtre arménien catholique, et son père Abraham ont été tués dans une embuscade tendue par l’Etat islamique dans la province syrienne de Deir el-Zor, près de la frontière turque : un endroit qui était contrôlé par les forces kurdes avant l’offensive turque. Le diacre qui les accompagnait a été blessé. Ils se rendaient à Deir el-Zor pour voir les travaux de restauration de l’église.

    Ces arméniens habitaient Qamichli, une des villes créées par la France dans les années 1920 pour abriter les rescapés du génocide arménien, toujours peuplée en grande partie par des descendants du génocide arménien et assyrien.

    Dans le même temps, trois bombes explosaient à Qamichli, près de l’église chaldéenne et d’un marché. Il y a eu sept morts et au moins 70 blessés.

  • Fake news

    Titre d’une dépêche de l’AFP :

    Le fait religieux s'est affirmé en entreprise, une minorité de situations problématiques

    Il ne s’agit pas du « fait religieux », mais de l’islam. Un mot totalement absent de la longue dépêche de l’AFP, donc sans doute absent aussi du rapport de l’Institut Montaigne qu’elle résume.

    Mais on a tellement peur de faire des vagues – et de se faire traiter d’islamophobe alors que l’Institut Montaigne est très islamophile - qu’on cache la vérité sous une appellation scientifiquement irrecevable.

    La suite du titre est aussi la conséquence de cette attitude d’autruche paniquée envers l’islam. Il y a une minorité de situations problématiques parce que les dirigeants d’entreprises se couchent devant les revendications islamiques plutôt que de devoir affronter des accusations d’islamophobie, et des procès pour discrimination…

  • Au Pakistan

    Une soixantaine de musulmans ont détruit le mur et le portail de l’« église » catholique de Waqya Chak, dans le Pendjab. Sous les yeux de la police qui a laissé faire.

    Les 70 familles catholiques du lieu n’ont pas les moyens de construire une véritable église. Ils ont une cabane dans un terrain appartenant à l’un d’eux, où ils se rassemblent le dimanche et où un prêtre vient célébrer la messe pour les grandes fêtes.

    Mais ils ont édifié un mur et un portail, ce qui a déplu aux musulmans, qui ont donc détruit l’un et l’autre le 4 novembre.

    Le lendemain, la police a convoqué les musulmans et les chrétiens, a dit à ceux-ci que leur construction était illégale et qu’ils pourraient construire une église quand ils auraient la permission du « coordinateur du district ». Naturellement jusqu’ici personne n’avait fait cette observation. Les chrétiens vont donc tenter d’effectuer les démarches… Ils sont prêts à aller devant la justice s’il le faut… et aussi pour demander la condamnation des coupables.

  • Une hirondelle ?

    Amir Masih est un chrétien de la périphérie de Faisalabad, au Pakistan. Il est donc un citoyen de cinquième zone, en l’occurrence éboueur. Samedi dernier, il ramasse un sac qui contient des pages de la Bible et, semble-t-il, du Coran. Il se rend à une boutique tenue par un musulman pour lui demander ce qu’il en est et ce qu’il faut faire. Le boutiquier se met à hurler, ce qui attire d’autres musulmans, et l’on conduit le pauvre Amir Masih à la mosquée. Là, l’imam fait savoir par les haut-parleurs qu’on a arrêté un chrétien blasphémateur, et appelle les autres imams pour que le coupable soit puni et qu’on brûle les maisons des chrétiens. Panique chez les chrétiens qui se mettent à fuir leurs maisons.

    La police est appelée, et elle met Amir Masih en garde à vue. Celui-ci raconte ce qui s’est passé, et, miracle, la police le croit, enquête, et le met hors de cause. Et exige des imams qu’ils retirent leur plainte… Laquelle pouvait le faire condamner à mort. Pour calmer les imams la police a ouvert une plainte contre X.

    C’est semble-t-il une première au Pakistan.

  • Stratégie

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    Bien sûr. La femme voilée de noir qui était venue au conseil régional de Dijon, après avoir clamé « Ils ont détruit ma vie » (la photo prise précisément après l’intervention de Julien Odoul montre le degré de traumatisme), porte plainte.

    Deux plaintes. Une pour « violences commises en réunion par personnes dépositaires de l'autorité publique sur mineur et majeur à caractère racial ». Sic. Une autre pour « provocation publique à la haine raciale par des élus ». Re-sic.

    Derrière Fatima il y a bien sûr le célèbre « Collectif contre l’islamophobie en France ».

    Le pire est qu’il risque d’y avoir des juges pour donner suite à ce délire. Tant qu’on peut condamner les fachos…

    Pourtant, alors qu’on a toujours stigmatisé le Front national comme n’étant pas « républicain », c’est Fatima qui clame : « Aujourd’hui, j’ai une opinion négative de ce qu’on appelle la République. » La justice de la République va-t-elle donner raison à quelqu’un qui a une opinion négative de la République ?

    En tout cas, ces plaintes apportent la preuve que le foulard est bel et bien l’étendard de l’islam. C’est pourquoi le sien est noir : c’est l’étendard des islamistes, auquel il ne manque que le logo de l’Etat islamique.

    Cela dit, je suis toujours d’accord avec ce que disait Jean-Marie Le Pen : il ne faut pas interdire le voile, parce que ça permet de voir la progression de l’islamisation au lieu de vouloir la cacher. Par exemple à Dijon…