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Islam

  • Au Pakistan

    La Federal Investigation Agency (sorte de synthèse pakistanaise du FBI et de la CIA) a été chargée de réunir des informations sur les personnes qui ont incité à la violence (y compris sur les réseaux sociaux) et causé des dommages aux bâtiments publics lors des manifestations consécutives à l’acquittement d’Asia Bibi.

    Le Premier ministre Imran Khan a exprimé sa colère et demandé l’arrestation de tous les vandales. Dès samedi, la police indiquait que 500 personnes étaient recherchées, dont le chef du TLP et son autre principal dirigeant (le Tehreek-e-Labaik Pakistan, qui est à l’origine des manifestations et qui avait obtenu vendredi matin l’accord par lequel était acceptées la demande de révision du procès d’Asia Bibi et la libération de tous les militants arrêtés au cours des manifestations…).

    Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Shehryar Afridi a demandé ce matin un rapport à la FIA, à l’Autorité nationale des bases de données et à l’Autorité des télécommunications sur l’identité des émeutiers, dont il a publié hier nombre de photos et vidéos.

    Il est difficile de se rendre compte s’il s’agit d’une gesticulation à usage à la fois interne et externe, ou d’une vraie tentative de reprise en mains après le désastreux accord de vendredi.

  • Horrible

    Le gouvernement pakistanais a cédé aux islamistes qui bloquaient depuis trois jours les principales villes du pays, et ici et là les communications téléphoniques, etc. Malgré son acquittement par la Cour suprême, Asia Bibi reste en prison.

    Dans un premier temps le Premier ministre Imran Khan avait condamné les manifestations et prévenu qu’il ne laisserait pas paralyser le pays. Puis la très puissante armée avait déclaré qu’elle était prête à intervenir. Puis l’armée a changé d’avis. Et le président aussi. Car en fait l’islamisme règne dans l’armée, et dans le gouvernement. Ainsi sont confirmées, hélas, les craintes que j’exprimais lors de l’arrivée au pouvoir d’Imran Khan.

    Ce matin a donc eu lieu une rencontre entre des représentants du gouvernement fédéral, du gouvernement du Pendjab, et du Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP) qui est à l’origine des manifestations. Et le TLP, qui n’a pourtant recueilli que 4,2% des voix aux dernières législatives, a obtenu ce qu’il voulait.

    Un accord en cinq points a été signé :

    1) Une demande de révision a été déposée dans l’affaire Asia Bibi : c’est un droit des demandeurs. Le gouvernement ne fera aucune objection à la demande de révision.

    2) Une procédure appropriée s’ensuivra immédiatement pour inclure le nom d'Asia Bibi dans la liste de contrôle de sortie (ECL).

    3) Une action judiciaire immédiate sera engagée concernant le martyre de tout individu lors de la campagne de protestation contre l'acquittement d'Asia Bibi.

    4) Toutes les personnes arrêtées le 30 octobre ou après la campagne de protestation contre l’acquittement d’Asia Bibi seront immédiatement libérées.

    5) Le TLP s'excuse auprès des personnes dont les sentiments ont été blessés lors des manifestations.

    Le point 3 est surréaliste : il n’y a eu aucun « martyr ». Le point 5 l’est encore davantage : voilà l’unique concession obtenue des fauteurs de troubles par le gouvernement. Le point 1 avalise donc la demande de révision, qui a été déposée hier, avant même la conclusion de l’accord, par l’avocat de Qari Salam, l’homme qui est à l’origine des poursuites contre Asia Bibi. Dans sa requête, Qari Salam n’oublie pas de demander qu’Asia Bibi soit inscrite sur la liste des personnes interdites de sortir du territoire (c’est le point 2 de l’accord).

    Ce matin, Qari Salam a demandé à la Cour suprême que la demande de révision soit rapidement examinée.

  • Asia Bibi enfin acquittée

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    Le président de la Cour suprême du Pakistan a lu ce matin le jugement par lequel Asia Bibi est acquittée. Près de 8 ans après sa condamnation à mort. Plus de 9 ans après son incarcération.

    Le texte du jugement fait 34 pages. Il commence par la chahada et se poursuit par une très longue louange d’Allah et de son Prophète, appuyée par des citations du Coran expliquées par les grands commentateurs, et l’on souligne à l’envi que blasphémer le Prophète est un crime effroyable unanimement condamné par tous les musulmans de la terre... Il faut attendre le bas de la page 9 pour qu’on en arrive à l’histoire des lois anti-blasphème, et il faut attendre le bas de la page 14 pour qu’on en arrive enfin au cas d’Asia Bibi. Mais le lecteur est récompensé de sa patience. Car on a alors 20 pages de démontage de l’accusation, d’une extrême précision, et d’une impartiale fermeté qui fait véritablement honneur aux magistrats. Ce qui est tout autant une implacable condamnation des jugements de première instance et d’appel. Le texte détaille notamment les incohérences et les contradictions des deux témoignages directs, soulignant qu’il n’y en a que deux alors qu’il y avait une dizaine de femmes sur place.

    Cela se termine par un hadith bien en situation (ce qui est pratique avec les milliers de paroles du Prophète c’est qu’il y en a toujours une qui est en situation pour appuyer n’importe quelle affirmation) : « Attention ! Quiconque est cruel et dur envers une minorité non musulmane, ou restreint leurs droits, ou leur impose plus que ce qu’ils peuvent supporter, ou leur enlève quoi que ce soit contre leur libre volonté, Moi (le prophète Mahomet) je me plaindrai contre cette personne au jour du jugement. »

    Puis vient le verdict :

    « Pour les motifs qui précèdent, cet appel est accueilli. Les jugements de la Haute Cour et du tribunal de première instance sont annulés. Par conséquent, la déclaration de culpabilité et aussi la sentence de mort prononcée contre l'appelante est annulée et elle est acquittée. Elle sera immédiatement libérée de prison, si elle n’est pas requise dans d’autres affaires pénales. »

    Le président de la Cour suprême s’appelle Mian Saqib Nisar. Les deux autres magistrats qui ont participé au jugement s’appellent Asif Saeed Khan Khosa and Mazhar Alam Khan Miankhel. Ils méritent qu’on cite leur nom. Ils savent qu’ils risquent leur vie. Les islamistes leur ont même promis les pires tortures avant de les tuer.

    Des manifestations ont immédiatement commencé dans plusieurs villes du Pendjab. Des quartiers de la capitale Islamabad est quasiment en état de siège. Les écoles chrétiennes ont demandé aux parents de venir chercher leurs enfants. Les mesures de sécurité ont été renforcées devant les églises.

    On ne sait pas encore dans quel pays se rendra Asia Bibi, qui ne peut évidemment pas rester vivre au Pakistan (et sa famille).

    On se souviendra du gouverneur du Pendjab Salman Taseer, assassiné par son propre garde du corps le 4 janvier 2011, et de Shahbaz Bhatti, ministre des minorités, assassiné en pleine rue le 2 mars suivant. Tous deux avaient pris position en faveur d’Asia Bibi.

    Voici les dernières photos que l’on a d’Asia Bibi. Elles datent du 20 novembre 2010, peu après sa condamnation à mort. (Addendum. Voir les commentaires. L'homme est Salman Taseer, les deux autres femmes sont sa femme et sa fille.)

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  • La chapelle des Riuniti

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    L’hôpital (public) Pape Jean XXIII de Bergame avait mis en vente la chapelle des anciens « hôpitaux réunis ». Chapelle qui avait été confiée aux orthodoxes roumains. A priori la chapelle devait être achetée par les orthodoxes. Mais c’était une vente aux enchères. Et les musulmans locaux ont surenchéri sur les orthodoxes et vont donc a priori pouvoir transformer la chapelle en mosquée.

    Dès qu’il a appris cela, le président du conseil régional de Lombardie (dont dépend l’hôpital), Attilio Fontana, de la Ligue, avec le soutien de Matteo Salvini, a décidé que le conseil régional allait faire jouer son droit de préemption, afin que la chapelle reste un lieu de culte chrétien. Une bataille juridique va sans doute s’en suivre, car les musulmans ne sont pas décidés à lâcher le morceau, et la question est de savoir si le conseil régional peut faire jouer un droit de préemption après la fin des enchères (qui furent quasiment secrètes).

    Naturellement toute la gauche lèche-babouches, dont le maire de Bergame, hurle à l’intolérance, à l’islamophobie, au fascisme, etc.

    On constate que du côté de l’évêché on est très embêté. Car on voudrait bien faire plaisir aux musulmans, mais sans fâcher nos frères orthodoxes… et l’on sait bien que l’opération serait très mal ressentie chez les catholiques de Bergame, puisque dans cette chapelle de l’hôpital ont été baptisés plus de 30.000 d’entre eux…

    (Il y a quelques années je suis passé à Bergame en revenant de Slovénie. J’ai été stupéfait de voir que dans les faubourgs et dans la ville basse il n’y avait que des noirs. Il fallait monter dans la vieille ville pour voir des blancs. Et ce qui m’a encore plus étonné est d’être interpellé dans la rue par une noire qui ne pouvait pas savoir que j’étais français et me demanda je ne sais plus quelle direction dans un français parfait…)

  • Fourriers de l’islam

    La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a fait savoir hier que l’islam est une religion spécialement protégée en Europe, au point qu’il est normal d’être condamné par la justice si on dit la vérité. La CEDH invente hypocritement un délit de blasphème unilatéral tel qu'il existe au Pakistan - sans les sanctions pakistanaises pour le moment.

    Une conférencière autrichienne avait été condamnée à une amende de 480€ en 2011 pour « dénigrement de doctrines religieuses », parce qu’elle avait rappelé lors de deux séminaires du FPÖ que Mahomet avait épousé une fille de six ans et que ce n’était pas autre chose que de la pédophilie.

    Ayant épuisé les recours en Autriche, cette femme s’était adressée à la CEDH. Laquelle vient donc de valider le jugement autrichien, qui, selon l’instance censée garantir les droits de l’homme, visait à préserver la paix religieuse et par conséquent ne viole pas la liberté d’expression…

    Un raisonnement qui permet donc de condamner toute critique de l’islam.

  • Exemple

    L’ancienne rappeuse Diam’s, qui avait défrayé la chronique par sa conversion tapageuse à l’islam voilé, s’est installée en Arabie saoudite, où elle est très heureuse.

    Exemple à suivre par toutes les musulmanes enfoulardées…

    S’il vous plaît. Dans ce pays-là personne ne vous fera de remarques désobligeantes, personne ne vous regardera de travers. Et vous pourrez même assez facilement devenir princesse… Faites comme Diam’s ! N’hésitez plus !

  • Parce que l’islam est islamophobe…

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    Le Parlement européen a installé devant ses locaux de Strasbourg et de Bruxelles une exposition de gigantesques panneaux destinés à inciter les citoyens à voter aux prochaines élections européennes. A voter pour les candidats européistes, cela va sans dire. Donc l’exposition vante la politique européiste qu’il convient de poursuivre.

    Mais il y a un panneau qui a choqué le député pakistanais anglais Sajjad Karim, qui est vice-président de l’intergroupe Antiracisme et Diversité. Il a déclaré en ouverture de la session plénière :

    « La semaine dernière, alors que nous lancions sur la plate-forme de l'intergroupe du Parlement européen contre le racisme, à Bruxelles, une “boîte à outils” conçue pour aider les États membres à éviter tout contenu islamophobe dans leurs messages, une énorme affiche islamophobe a été affichée devant le Parlement européen, parrainée officiellement par le Parlement et diffusant un message sur l'immigration. Monsieur le Président, cette affiche va de toutes les manières possibles à l'encontre de la “boîte à outils” que nous promouvons. Je demande et réclame qu'elle soit immédiatement supprimée. »

    Dans un premier temps, le président du Parlement, Antonio Tajani, ne voyant manifestement pas de quoi il s’agit, a répondu : « Nous allons prendre en compte vos commentaires et voir si nos règles ont bien été enfreintes. »

    Et il est allé voir. Et il a vu l’insoutenable horreur islamophobe : un groupe de « migrants » face au slogan : (« Cette fois je vote ») « Parce que nous devons travailler ensemble pour gérer la migration ».

    Or il y a au premier plan une femme voilée…

    Pour le Réseau européen contre le racisme, il est clair que le message assimile la « gestion de la migration » à la limitation de l’entrée des musulmans en Europe. La responsable du Réseau Julie Pascoet a déclaré qu'elle était « outrée » de voir le Parlement soutenir des « propos islamophobes ».

    Antonio Tajani s’est renseigné, et il a écrit une lettre d’excuses au député pakistanais anglais :

    « J'ai pris bonne note de vos préoccupations et en ai discuté avec la direction générale qui gère la communication institutionnelle du Parlement et qui était en particulier responsable de l'affiche. Les services du Parlement s’excusent pour toute offense commise et m’ont assuré que ce n’était pas délibéré. J'ai demandé que les affiches soient retirées à Bruxelles et à Strasbourg dès que possible. »

    Un porte-parole du Parlement a précisé :

    « L'idée derrière la campagne était simplement de représenter un groupe de migrants, en l'occurrence de Syrie, car c'est de là que venait la plupart d'entre eux, sur une affiche et disant que l'UE partage la question de comment la gérer, comment les répartir et comment traiter collectivement les différentes demandes d’asile. C'était l'intention derrière l'affiche. Mais il est évident qu’elle a été mal lue, mal interprétée ou mal comprise. »

    Bref, il ne faut pas mettre une musulmane sur une affiche qui évoque l’immigration musulmane, parce que c’est islamophobe. Et qu’alors « gérer l’immigration » veut dire arrêter l’immigration musulmane… ce qui est hélas tout à fait contraire à l’évidence.

    Au fait, personne ne remarque que cet Anglais si sourcilleux de la défense des migrants islamistes ne sera plus député dans la prochaine assemblée issue du vote auxquelles les affiches invitent à participer. Il n’aura donc aucun rôle dans la définition de la « gestion des migrants » dans l’UE dont son pays ne fera plus partie.

    Mais quand on pris l’habitude de marcher sur la tête on ne peut plus s’arrêter…

  • La fausse enluminure de la science musulmane

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    La fausse enluminure représentant des astronomes musulmans [en couverture d’un livre universitaire américain] est loin d’être un cas isolé. (…) Ces images contemporaines ne sont en fait pas des « reproductions », mais des « productions », voire des faux, faites pour séduire un public contemporain en prétendant représenter la science d’un passé islamique lointain.

    Depuis les boutiques touristiques d’Istanbul, ces travaux se sont aventurés très loin. Ils ont trouvé leur place dans des affiches de conférence, des sites Web éducatifs et les collections de musées et de bibliothèques.

    Le problème ne se limite pas aux touristes naïfs et aux universitaires parfois dupes : nombre de ceux qui étudient et enseignent l’histoire de la science islamique se sont engagés dans une sorte d’escroquerie similaire. Il existe aujourd’hui des musées entiers remplis d’objets réimaginés, façonnés au cours des 20 dernières années mais destinés à représenter les vénérables traditions scientifiques du monde islamique.

    Lire une partie du texte français ici.

    Le texte originel anglais ici, avec plusieurs autres fausses miniatures.

  • Asia Bibi

    Trois magistrats de la Cour suprême du Pakistan, dont le « juge en chef » Mian Saqib Nisar, se sont réunis ce matin pour une audience en « dernier appel » sur le cas d’Asia Bibi, plusieurs fois reportée pour diverses raisons.

    Hier, l’avocat de la mère de famille catholique qui est en prison depuis 9 ans, condamnée à mort depuis 8 ans, a affirmé qu’il était sûr à 100% qu’elle serait acquittée. Mais ce n’est pas la première fois qu’il fait ce genre de déclaration…

    Or après trois heures de délibéré, les magistrats ont « réservé leur jugement » et averti les médias qu’ils ne devaient pas commenter l’affaire avant d’avoir le texte.

    Naturellement l’avocat d’Asia Bibi s’est répandu dans la presse pour raconter que l’audience s’était très bien passée et que les affirmations des témoins de l’accusation avaient été réduites à néant.

    La famille d’Asia Bibi pense que le jugement sera rendu dans le courant de ce mois.

    Si elle est acquittée, elle et sa famille devront fuir le Pakistan. Si elle était condamnée elle serait à la fois la première personne, la première femme et la première chrétienne à être condamnée à mort selon les lois anti-blasphème. Mais elle a encore répété récemment qu’elle était prête à mourir pour le Christ et qu’elle ne se convertirait jamais à l’islam. Il lui resterait alors à demander la grâce présidentielle. Mais le nouveau président, Imran Khan, a ouvertement approuvé les lois anti-blasphème pendant sa campagne électorale, et, s’affichant musulman très pieux, il ne risquerait pas des émeutes en graciant une chrétienne…

  • Quand "Aleteia" se fout du monde

    Screenshot_2018-09-27 La religion, une réalité qui se banalise en entreprise.png

    Tel est le titre et l’illustration d’un article d’Aleteia. Un article qui parle longuement du « fait religieux » dans les entreprises mais ne cite aucune religion. A croire qu’il existe une nouvelle religion qui n’existe que dans les entreprises, et qui est tellement insaisissable qu’on ne peut pas la représenter…

    Une véritable perle de la dhimmitude volontaire.