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Eglise

  • Toujours Mgr Strickland

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    L’ineffable James Martin SJ (consultant de François) a publié ce tweet hier matin :

    « Que cela vous plaise ou non, et que vous souteniez ou non le mariage entre personnes de même sexe, le ministre Pete est légalement marié à Chasten Buttigieg. Une méditation sur la rage, l'amour, les médias sociaux, l'homophobie, le respect, la tolérance et Jésus. »

    Pete Buttigieg (qui a commencé sa carrière chez McKinsey), avait été la coqueluche démocrate lors de la préparation des dernières élections présidentielles. C’était le jeune candidat brillant LGBT qui remportait tous les suffrages. Sauf qu’il s’est gaufré et qu’il a été obligé de soutenir Jobidon. Lequel Jobidon l’a nommé ministre des Transports. Pete Buttigieg s’est en effet « marié », non seulement « légalement », mais « à l’église » (épiscopalienne) avec Chasten Glezman (et ils ont deux enfants…).

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    Réaction de la Ligue catholique :

    « C’est vrai que Pete Buttigieg est légalement marié, mais c’est une fiction légale. »

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    Mgr Joseph Strickland a commenté :

    « Le mariage est entre un homme et une femme, qui s’engagent pour la vie et sont ouverts aux enfants. Les tentatives de redéfinition du mariage ne changent rien à cette réalité. Si un élément de la définition ci-dessus est modifié, alors il n’existe pas de mariage, quels que soient les mots utilisés. Vivre une fiction est malsain. »

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    D’autre part, énervé par le succès de la Marche nationale pour la Vie à Washington alors qu’on attendait un reflux puisque la Cour suprême a annulé l’arrêt Roe contre Wade, Jobidon a twitté :

    « Aujourd’hui ç’aurait dû être le 50e anniversaire de Roe contre Wade. Au lieu de cela, les républicains MAGA [Make America great again] mènent une guerre contre le droit des femmes à prendre leurs propres décisions en matière de santé. Mais ce combat n'est pas terminé. »

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    Réponse de Mgr Strickland :

    « Quoi qu'il prétende, le président Biden renie agressivement sa foi catholique et nie la valeur de la vie d'un enfant à naître. Assassiner vicieusement des enfants innocents ne relève pas de la santé et l'avortement dévaste les femmes. Nous devons prendre soin des deux. »

  • Un diocèse face au genre

    Le diocèse de Des Moines, dans l’Iowa, a publié une directive concernant l’idéologie du genre applicable dans les paroisses, les 17 écoles catholiques et les 4 hôpitaux catholiques du diocèse.

    En bref il est interdit au personnel et aux institutions d’utiliser des pronoms autres que ceux liés au sexe réel, les vestiaires et les toilettes doivent être séparés en fonction du sexe biologique. Et il est interdit d’administrer des bloqueurs de puberté dans les institutions catholiques.

    Le document rappelle la doctrine catholique en la matière, et l’attitude catholique face aux vraies ou fausses « dystrophies de genre » : « Toute réponse qui ratifie et renforce la déconnexion perçue entre le sexe biologique et l’affiliation de genre n’est pas une véritable compassion. »

    Pour en savoir plus c’est ici.

    Naturellement le lobby LGBT hurle et dénie à l’Eglise catholique d’agir selon la doctrine catholique.

    « Il est étonnant de penser que des règles de bon sens comme celles-ci soient considérées comme rares et courageuses de nos jours, mais c’est ainsi », a commenté Rod Dreher. De fait les dispositions prises par ce diocèse ne devraient même pas être spécifiées, tant ce sont des évidences. Mais la polémique semble montrer que ce n’est pas une évidence pour tous les diocèses...

    La question est que les écoles et les hôpitaux bénéficient de fonds publics. Si ces financements sont retirés, ce sera une preuve de la guerre menée par la clique de Jobidon contre le christianisme, comme le souligne l’avocat Leo James Terrell : « C’est une guerre contre la religion… L’activisme woke a infiltré l’école publique et leurs prochaines cibles sont les institutions religieuses. Ils essaient de créer la peur. »

  • L’Eglise qui ne sert à rien

    Mgr Éric de Moulins-Beaufort et Mgr Laurent Ulrich ont présenté leurs vœux aux représentants du gouvernement, du Parlement, des cultes et organismes publics.

    Le discours est du plus banal pipotron laïque, autour de « l’amitié sociale ciment de la fraternité républicaine ».

    Non seulement cette Eglise ne sert à rien, mais c’est un repoussoir pour ceux qui seraient tentés de venir y chercher autre chose que l’idéologie de la pensée unique.

  • De Charybde…

    Pour ceux qui peuvent encore regarder la descente aux enfers de l’Eglise de Rome, il y a la séquence François et les séminaristes espagnols.

  • ✝︎ George Pell ✝︎

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    Il y a quelques jours, lors d’une interview.

    Le cardinal George Pell est mort d’un arrêt cardiaque après une opération de la hanche. Il avait 81 ans.

    LifeSite publie un long article retraçant sa vie et donnant plusieurs hommages sur Twitter. Avec en sous-titre : « Pell est vu par beaucoup de catholiques comme un prélat héroïque qui a été confronté à une incessante persécution de la part de fonctionnaires corrompus du Vatican ».

    On se souvient comment il avait été également victime d’une persécution dans son pays, deux fois condamné à cause d’infames calomnies, passant plus d’un an en prison avant d’être acquitté.

    Benoît et moi rappelle aussi qu’il était climatosceptique militant et que cela n’arrangeait pas ses affaires.

    Enfin il était bienveillant envers la liturgie traditionnelle et il devait même célébrer la messe de clôture du pèlerinage de Chartres cette année.

    Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

    C'est bien, bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître.

  • "Cela a brisé le cœur du pape Benoît"

    Mgr Georg Gänswein a donné une longue interview à la Fondation Tagespost pour le journalisme catholique (créée par Benoît XVI en 2019) dont un extrait a été particulièrement remarqué : celui où on lui demande comment Benoît XVI a accueilli le motu proprio Traditionis custodes. Mgr Gänswein était depuis toujours le secrétaire personnel de Benoît XVI, mais il est également l’actuel préfet de la Maison pontificale. Son propos apparaît donc courageux, voire suicidaire…

    « Il en a été durement touché. Je crois que cela a brisé le cœur du pape Benoît de lire le nouveau motu proprio, parce que son intention avait été d’aider ceux qui voulaient simplement trouver un foyer dans l’ancienne messe pour trouver la paix intérieure, trouver la paix liturgique, afin de les écarter de Lefebvre. Et si vous pensez comment pendant tant de siècles l’ancienne messe a été la source de vie spirituelle et a nourri tant de gens, y compris beaucoup de saints, il est impossible d’imaginer qu’elle n’a plus rien à offrir. Et n’oublions pas que beaucoup de jeunes qui sont nés longtemps après Vatican II et qui n’ont pas compris toute cette émotion autour du concile, ces jeunes, connaissant la nouvelle messe, ont cependant trouvé un foyer spirituel, un trésor spirituel dans l’ancienne messe. Enlever ce trésor aux gens… eh bien, je peux dire que je ne suis pas à l’aise avec cela. »

  • Interdit diocésain

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    Le curé de Saint-Roch à Paris a distribué cette feuille hier à ses paroissiens. Elle les informe que le curé est l’objet d’une « réprimande » officielle de l’archevêché pour avoir célébré une messe pour le repos de l’âme de Charles Maurras le 16 novembre dernier, ce qui est un « scandale », et qu’en cas de « récidive » il sera « passible d’un précepte pénal ».

    Dans leur nouvelle Eglise il y a donc des morts pour lesquels on ne doit pas célébrer de messe. Le Christ n’est donc pas venu pour tous les hommes, il y en a qui n’ont pas droit à la miséricorde que le Saint Sacrifice répand sur les âmes.

    On note que la lettre émane explicitement de l’« Ordinaire », mais qu’elle n’est même pas signée d’un évêque, alors qu’il y en a trois à Paris. On note aussi, et c’est garanti par le « Chancelier » qui signe juste en dessous, qu’elle est datée du 10 décembre 2011…

    Ainsi va leur Eglise…

  • Mon Benoît XVI

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    C’est d’abord et avant tout le motu proprio Summorum Pontificum, qui proclama que la messe traditionnelle n’avait jamais été interdite et que donc tout prêtre pouvait la célébrer. Motu Proprio hélas annulé par l’infame Bergoglio. Je regrette seulement que Benoît XVI n’ait jamais célébré cette messe publiquement, ce qui aurait eu un grand poids. (Je parle du pape Benoît XVI, et non du cardinal Ratzinger, qui célébra en public, notamment la messe de Pâques de 1990 au séminaire de la FSSP à Wigratzbad - photo.) Mais sans doute cela aurait-il été considéré comme un acte de guerre par les progressistes, qui se sont cependant débarrassés de lui un peu plus tard. Et l’on ne sait pas si l’on saura un jour ce qu’il y eut précisément sous cette « renonciation » manifestement pas libre ni même valide.

    Benoît XVI, c’est aussi les encycliques Deus Caritas est et Spe Salvi, le discours des Bernardins, un grand nombre de catéchèses du mercredi, et aussi les ordinariats pour les anglicans voulant rejoindre l’unité catholique.

    Benoît XVI, c’était Joseph Ratzinger, une des plus hautes figures intellectuelles et spirituelles de l’Eglise de son temps, sans doute la plus haute. Il avait quelque chose d’un père de l’Eglise, comme on le voit par exemple dans sa trilogie sur Jésus de Nazareth, et sa dénonciation des délires de la critique historique.

    Et Joseph Ratzinger, ce fut le grand préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. L’homme qui sous la protection de Jean-Paul II condamna vertement en France même la (destruction de la) catéchèse française, mit le doigt sur les dérives de l’Eglise dans l’Entretien sur la foi et les dérives de la liturgie dans L’esprit de la liturgie, dénonça la soi-disant théologie de la libération et publia les documents fondamentaux (les dernières digues ?) Donum vitae et Dominus Jesus, et participa aux encycliques du pape régnant, notamment Veritatis splendor.

    Pianiste et mélomane, il a montré à plusieurs reprises qu’il aurait pu être un grand critique musical.

    Joseph Ratzinger avait un penchant bénédictin, d’où le nom de pape qu’il avait choisi, et il était un ami du Barroux. C’est ainsi que je le vois aujourd’hui, avec dom Gérard (dont il avait revêtu la chasuble à sa messe des Invalides en 2008), plus accessible au paradis qu’il ne pouvait l’être au Vatican.

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    • Les deux seules réactions qui évoquent la défense des valeurs traditionnelles chrétiennes :

    Vladimir Poutine : « Benoît XVI était une personnalité religieuse et d'Etat éminente, un défenseur convaincu des valeurs traditionnelles chrétiennes. Je garderai pour toujours des souvenirs radieux de lui. »

    Patriarche Cyrille : « L’autorité incontestable de Benoît XVI en tant que théologien éminent lui a permis d'apporter une contribution significative au développement de la coopération interchrétienne, au témoignage du Christ face à un monde sécularisé et à la défense des valeurs morales traditionnelles. »

    (Vu sur RT France, média interdit dans l'UE au nom des valeurs européennes.)

  • La dernière de François

    Le Père Frank Pavone a été « réduit à l’état laïc » par François. L’affaire fait un bruit considérable aux Etats-Unis, parce que le P. Pavone, directeur national des Prêtres pour la Vie et président du Conseil religieux national pro-vie, est la personnalité catholique la plus connue dans le pays en ce qui concerne la défense de la vie. Norma McCorvey, la « Jane Roe » de l’arrêt de la Cour suprême imposant le droit à l’avortement, l'a appelé « le catalyseur qui m’a fait entrer dans l’Eglise catholique ».

    Le P. Pavone a appris sa destitution par une agence de presse qui lui demandait sa réaction…

    Elle a été annoncée aux évêques américains par une lettre du nonce apostolique indiquant que le prêtre était coupable de « communications blasphématoires sur les réseaux sociaux » et « désobéissance persistante aux instructions légitimes de son évêque diocésain ». Dans un autre courrier, le nonce précise que la décision concernant « monsieur Pavone » n’est pas susceptible d’appel.

    Pour ce qui concerne les communications blasphématoires, au pluriel, c’est une unique vidéo, qu’on peut certes juger choquante, mais qui était précisément faite pour provoquer un choc, à la manière des shows américains. C’était lors de l’élection présidentielle de 2016. Il y a donc six ans. Le P. Pavone avait mis un fœtus sur une table ornée comme un autel et il avait dit :

    « Septième jour de la neuvaine pour l’élection. Aujourd'hui je vous montre un enfant tué par avortement, il nous a été confié par un médecin afin qu'il soit inhumé. Nous avons célébré les funérailles de ce bébé... qui repose dans une chapelle mémorielle, mais aujourd'hui je vous le montre parce que par cette élection nous devons décider si, oui ou non, nous permettrons que continuent les meurtres d'enfants en Amérique ou non. Hillary Clinton et la plateforme démocrate disent oui, laissons les meurtres d’enfants continuer (et vous payez pour cela) ; Donald Trump et la plateforme républicaine disent non, l'enfant doit être protégé. »

    Quant à la désobéissance, de fait le P. Pavone a désobéi à son évêque en faisant campagne pour Donald Trump en 2016 et en 2020. Mais s’il fallait réduire à l’état laïc tous les prêtres et évêques (et pape) qui ont fait campagne contre Trump et pour Jobidon, et aussi, bien sûr, ceux qui blasphèment en permanence en célébrant des messes LGBT, ce serait une dépopulation…

    Mgr Joseph Strickland, évêque de Tyler au Texas (nommé par François) a réagi :

    « Le blasphème est que ce saint prêtre est "canceled” alors qu'un président malfaisant promeut la négation de la vérité et le meurtre de l'enfant à naître à chaque occasion, que des responsables du Vatican promeuvent l'immoralité et la négation du dépôt de la foi et que des prêtres promeuvent la confusion du genre et dévastent des vies. »

  • Scandale Paglia : le retour

    Le site The Pillar revient en détail sur l’affaire du détournement de fonds par le très LGBT Mgr Paglia, aujourd’hui président de l’Académie pontificale pour la vie et grand-chancelier de l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille.

    On sait que Mgr Paglia avait reçu plus d’un million d’euros du Vatican pour des projets caritatifs, et qu’une grande partie de cet argent avait servi à la rénovation du siège du Conseil pontifical pour la famille que présidait alors Mgr Paglia (2012-2016), et à la rénovation de l’appartement personnel de Mgr Paglia pour environ 500.000 euros.

    Lorsque l’affaire est arrivée sur le bureau de l’auditeur général, Libero Milone, qui devait faire un rapport pour le pape, Mgr Paglia a affirmé qu’il avait déjà remplacé l’argent détourné. De fait, mais il semble qu’il l’avait remplacé par de l’argent prélevé sur d’autres dons…

    Libero Milone a alors été chassé de son poste par le cardinal Becciu, alors substitut à la Secrétairie d’Etat, le menaçant de poursuites judiciaires pour « espionnage » des affaires financières de hauts responsables de la curie. Lequel Becciu, dépouillé de ses droits et prérogatives de cardinal, est aujourd’hui poursuivi devant la justice du Saint-Siège pour corruption.

    Libero Milone a tenu une conférence de presse le 8 novembre dernier. Il a rappelé qu’il avait été contraint de quitter son poste parce qu’il avait découvert des faits de corruption parmi plusieurs hauts responsables du Vatican et qu’il avait des documents faisant état de cas de détournement de fonds, d’utilisation abusive de fonds, de blanchiment d’argent et d’autres irrégularités financières.

    En ce qui concerne l’affaire Paglia, il a précisé que les paiements pour les travaux demandés avaient été approuvés par l'administration du patrimoine du siège apostolique (APSA) mais que dans certains cas, les montants soumis à l’approbation étaient nettement plus élevés, parfois le double, du montant effectivement payé à l’entrepreneur, car Paglia avait apparemment négocié des tarifs réduits après l’approbation des dépenses.

    Mais c’est le fait que ce Paglia soit à la tête des institutions pour la vie et la famille qui reste le principal scandale. Ses affaires financières ne sont qu’une conséquence annexe de son absence de sens moral.