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Eglise

  • La calomnie vole bas

    Dans une interview à l’occasion de la parution de son dernier livre, le cardinal Óscar Rodríguez Maradiaga, grand ami de François et chef du « Conseil des cardinaux » (« C9 ») a déclaré :

    « Burke est un homme déçu, en cela qu’il voulait le pouvoir et qu’il l’a perdu. Il pensait qu’il était la plus grande autorité aux Etats-Unis… Il n’est pas le magistère… Le Saint-Père est le magistère, et il est celui qui enseigne toute l’Eglise. Cet autre ne dit que sa propre pensée, qui ne mérite pas d’autre commentaire. Ce sont les paroles d’un pauvre homme. »

    Et encore :

    « Ces courants de la droite catholique sont des gens qui cherchent le pouvoir et non la vérité, et la vérité est une… S’ils prétendent trouver une “hérésie” dans les paroles de François, ils font une grosse erreur, parce qu’ils pensent seulement comme des hommes et non comme le veut le Seigneur. Quel sens cela a-t-il de publier des écrits contre le pape, qui ne lui nuisent pas mais nuisent seulement aux gens ordinaires ? Qu’est-ce qu’a accompli cette droite fermée sur certains points ? Rien ! Les gens ordinaires sont avec le pape, c’est tout à fait clair. Je vois cela partout. Ceux qui sont orgueilleux, arrogants, qui croient avoir une intelligence supérieure… pauvres gens ! L’orgueil aussi est une forme de pauvreté… »

  • Bénédiction

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    Le nouveau président de Corée du Sud Moon Jae-in a pris officiellement possession de la « Maison Bleue », le palais présidentiel, le 13 mai. Et il a fait bénir les locaux, le jour même, par son curé, le Père Paolo Ryu Jong-Man.

    Au cours de la bénédiction solennelle, le curé, accompagné par des religieuses, a imposé les mains au Président et à son épouse, priant pour lui afin qu’il soit « sage comme le Roi Salomon ». Il lui a ensuite déclaré : « Avant de prendre toute décision concernant l’Etat, priez le Saint-Esprit. Il descendra sur vous et vous donnera Sa lumière et Sa force. »

    Et le 13 mai, c’était le jour de la fête de Notre-Dame de Fatima…

  • De pis en pis

    J’avais aperçu quelque part que le cardinal Francesco Coccopalmerio mettait en doute l’invalidité des « ordinations » anglicanes. Je n’étais pas allé voir de plus près, considérant que le borborygme d’un progressiste cacochyme, fût-il cardinal, ne méritait guère l’attention. J’avais tort. Car j’avais oublié que le personnage est tout de même président du Conseil pontifical pour les textes législatifs (nommé à ce poste, hélas, par Benoît XVI, qui l’a fait cardinal…). Et Jeanne Smits a eu raison de se reporter au texte.

    C’est un exemple de plus du relativisme absolu qui remplace désormais la doctrine :

    « Nous avons eu, et nous avons toujours une vision très rigide de la validité et de l’invalidité : ceci est valide, cela est invalide. On devrait pouvoir dire : “Ceci est valide dans un certain contexte, et cela est valide dans un autre contexte”. »

    Autrement dit les « ordinations » anglicanes sont « valides » dans un certain contexte. On est donc censé comprendre que dans ce contexte-là le pasteur anglican consacre le pain et le vin qui devient le Corps et le Sang du Christ.

    La seule conclusion possible, à moins d’être dément, est que la personne qui profère cette énormité ne croit plus ni au sacerdoce ni à la Présence réelle. Ce qui semble être le cas, puisque pour le cardinal Coccopalmerio ce ne sont pas des « éléments fondamentaux » qui justifient une division entre chrétiens.

    Et une fois de plus je me demande si nous faisons vraiment partie de la même Eglise.

  • Divergence

    Le 12 mai dernier, les archevêques syro-catholique et syro-orthodoxe de Mossoul et l’archevêque syro-orthodoxe de Bartellah ont signé un texte par lequel ils demandent la création d’une zone protégée réservée aux chrétiens dans la plaine de Ninive, à placer sous protection de l’ONU, et jouissant d’une autonomie administrative. Une revendication déjà formulée plusieurs fois par tel ou tel responsable chrétien depuis la prise de la plaine par l’Etat islamique.

    Dès le lendemain, l’Eglise chaldéenne a publié un communiqué pour souligner que cette prise de position ne reflète pas la position du patriarcat de Babylone des Chaldéens. Le communiqué renvoie à une déclaration récente du patriarche, S.B. Louis Raphaël I Sako, indiquant que la priorité est que les chrétiens puissent rentrer chez eux, et que l’urgence est donc de reconstruire les infrastructures. C’est seulement après la réinstallation des chrétiens qu’on pourra éventuellement envisager de demander la création de nouvelles unités administratives autonomes.

    En fait le patriarche chaldéen est depuis toujours opposé à un tel projet, qu’il appelait déjà le « piège » d’un « ghetto chrétien » quand il était archevêque de Kirkouk. L’Eglise chaldéenne considère qu’elle est l’Eglise d’Irak, de tout l’Irak, et de fait elle a des fidèles un peu partout dans le pays, même si ces dernières années la majorité a fui au Kurdistan ou à l’étranger (alors que les Eglises syro-catholique et syro-orthodoxe sont, en Irak, essentiellement présentes dans la plaine de Ninive).

  • Art

    Le Père Miguel Angel Machorro, qui finissait de célébrer la messe de 18.00 hier à la cathédrale de Mexico a été poignardé par un homme qui a été bloqué par les fidèles jusqu’à l’arrivée de la police. L’homme, d’abord déclaré français par les services de sécurité, a dit être un artiste nord-américain du nom de John Rock Schild, avant d’invoquer son droit au silence.

    Il a tenté d’égorger le prêtre mais celui-ci s’est dégagé, il a toutefois été gravement blessé au torse.

    Addendum

    En fait c'est un ingénieur mexicain de 28 ans, manifestement dérangé...

    Le prêtre est toujours hospitalisé, dans un état grave.

  • Logo…

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    Encore un logo informe, d’une absolue nullité. Miracle : il n’est pas blasphématoire, comme celui de François en Egypte. C’est celui des JMJ de 2019 à Panama. Il a été dessiné par une étudiante en architecture et choisi parmi 103 propositions par le Comité exécutif de la JMJ et le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie de la Curie romaine. Mgr José Domingo Ulloa Mendieta, archevêque de Panama, s’est déclaré enthousiasmé par le talent de cette jeune panaméenne en ce que le dessin « est parvenu à capturer le message que nous voulons envoyer aux jeunes du monde entier : la petitesse de notre pays mais la grandeur de notre cœur, ouvert à tous, sans exclure personne, (exprimé) par la main de la Vierge Marie, modèle de jeune courageuse, engagée et généreuse, qui a su dire oui à l’appel de Dieu ». Sic.

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    N.B. Pour ce qui est de la négation du message de Fatima par François, on se reportera aux articles traduits par Benoît et moi.

  • Pierre-Antoine Bozo

    Le nouvel évêque de Limoges sera Mgr Pierre-Antoine Bozo. En 2015 il était le recteur du séminaire de Caen. Il restera dans l’histoire comme le dernier recteur de ce séminaire fondé par saint Jean Eudes en personne, et supprimé en juin 2015.

    La bonne nouvelle est que Mgr Bozo n’aura pas à prendre la « douloureuse décision » de supprimer le séminaire de Limoges, puisqu’il y a longtemps qu’il n’existe plus, ni de participer à la fermeture d’un quelconque séminaire de la province ecclésiastique de Poitiers, puisqu’il n’y en a pas davantage en Charente-Poitou-Limousin qu’en Normandie…

  • Répugnant

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    « Je suis enchanté que vous et les frères et sœurs LGBTQ aient fait le projet de visiter notre belle cathédrale. Vous serez vraiment bienvenus. Votre tract est très bon. Faites-le circuler. »

    Telle est la réponse de Joseph Tobin, archevêque de Newark et cardinal par la grâce de François depuis l’an dernier, au lobby LGBT qui organise un pèlerinage dans sa cathédrale du Sacré-Cœur le 21 mai prochain.

    Le tract du « pèlerinage LGBT » indique qu’il y aura une messe. Elle sera célébrée par un prêtre qui prêche régulièrement des retraites LGBT, après un « mot de bienvenue » par le cardinal archevêque.

    Le tract commence ainsi : « Avec la bénédiction et les meilleurs vœux de Son Eminence Joseph Cardinal Tobin, C.Ss.R., archevêque de Newark, veuillez vous joindre aux membres de la communauté catholique LGBT et leurs familles à la messe qui sera célébrée par le Père Francis Gargani, C.Ss.R. à la chapelle de la basilique. »

    Le pèlerinage est organisé conjointement par la paroisse du Sacré-Cœur de South Plainfield (diocèse de Metuchen) et l’église du Précieux-Sang de Monmouth Beach (diocèse de Trenton).

    L’attitude du cardinal Tobin est naturellement chaleureusement applaudie par le P. James Martin, le militant LGBT que François vient de nommer consultant à la communication du Saint-Siège.

    Ayant été critiqué pour avoir promu sur sa page Facebook une rencontre pro LGBT de New Ways Ministry, Le P. Martin a répondu à ses contradicteurs qu’ils seront sans doute surpris d’être accueillis au paradis par des « hommes et femmes LGBT »…

    Il y a quand même des jours où je me demande si nous faisons partie de la même Eglise…

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  • Notre Dame de Fatima à Karaganda

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    Le diocèse de Karaganda, au Kazakhstan, célèbre de façon toute spéciale le centenaire des apparitions de Fatima, du 9 au 13 mai. Parce que la cathédrale, construite par Mgr Athanasius Schneider (aujourd’hui évêque auxiliaire d’Astana), consacrée en 2012, porte le nom de Notre-Dame de Fatima.

    Ces célébrations coïncident avec la rencontre des Eglises catholiques d’Asie centrale et de Russie qui a lieu chaque année après Pâques.

    L’icône de Notre-Dame de Fatima circule dans les paroisses et les foyers catholiques de ce grand diocèse (deux fois l’Italie) où il y a 2% de catholiques. Mais l’icône est également vénérée par des orthodoxes, et des musulmans. Ce jeudi un évêque orthodoxe fait une conférence sur la dévotion à Notre Dame de Fatima…

    Les célébrations culmineront samedi 13 mai avec la messe présidée par le cardinal Josef Cordes, envoyé spécial du pape, et le renouvellement de la consécration de la Russie et de l’Asie centrale à Notre Dame.

    L’icône de Notre Dame de Fatima, qui n’est pas un chef-d’œuvre mais est beaucoup plus regardable que la pitoyable statue que l’on voit cette année jusqu'à la nausée, a été conçue par un prêtre catholique latin de Saint-Pétersbourg, le P. Alexandre Burgos, et un iconographe russe orthodoxe dévot de Fatima, nommé Ivan. A chaque étape a été demandé l’aval de sœur Lucie.

    En raison de l’impossibilité de figurer un cœur de chair sur une icône, Marie a sur la poitrine un médaillon (entouré d’épines) sur lequel est écrit le mot « cœur ». Le chapelet est de la couleur du bois de la croix (prière et pénitence). Outre l’abréviation traditionnelle de « Mère de Dieu », l’icône a deux autres inscriptions : « Image de la très sainte Vierge de Fatima », et « En toi l’unité », référence à l’œcuménisme qui a présidé à l’élaboration de l’icône et qui se retrouve dans sa vénération en Russie. Et à l’œcuménisme du martyre, qui prend un sens tout particulier à Karaganda, puisque se trouvait là non seulement les « Allemands » de Russie déportés mais un grand goulag.

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  • Huit ans après

    Au bout de huit ans de procès, Mgr Mathew Vaniakizhakkel, évêque aujourd’hui émérite de Satna (Inde), deux prêtres, une religieuse et deux laïcs ont été acquittés par la cour d’appel du Madhya Pradesh. Ils étaient poursuivis pour « conversion forcée » d’une femme hindoue pendant son mariage. L’accusation était absurde, puisque la femme en question, qui se mariait à la cathédrale, était la fille de deux parents catholiques… Mais c’est l’accusation qui tue, et tout avait été mis en œuvre pour tenter de condamner l’évêque.

    L’accusation venait d’un… catholique, qui voulait se venger de son évêque…

    Il se trouve qu’entre-temps l’accusateur est tombé gravement malade, et que l’évêque a eu la grâce de pouvoir lui venir en aide matériellement. L’homme s’est réconcilié avec l’évêque, s’est confessé et a communié avant de mourir…