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Eglise

  • Communion…

    On a déjà vu à plusieurs reprises que Amoris laetitia permet aux évêques de dire tout et le contraire de tout sur la « famille », à savoir les familles, divorcées, recomposées, de même sexe, etc.

    Surtout le contraire de la doctrine catholique, conformément à ce que veut François.

    Ces jours-ci on a une illustration saisissante de la contradiction interne qu’inflige François à l’Eglise, avec d’un côté un document des évêques d’Irlande, de l’autre côté un document des évêques de Pologne. Les deux pays qui étaient considérés naguère comme les deux pays les plus catholiques d’Europe. L’un ne l’est plus, l’autre l’est toujours.

    Les évêques d’Irlande font ouvertement la promotion de l’union homosexuelle, affirment que l’amour de Dieu entoure toutes les unions, et ne prononcent jamais le mot « péché ».

    Côté polonais, il suffira de citer cette phrase à propos des divorcés « remariés » :

    « Demeurer dans le péché d’adultère les empêche de recevoir l’absolution et de recevoir la Sainte Communion. »

    Deux petites remarques :

    — Malgré ses deux synodes, François n’avait pas réussi à imposer la reconnaissance des unions homosexuelles. Mais qu’importe. On fait comme si. Les évêques d’Irlande soulignent qu’il y a eu un référendum et que beaucoup de monde a voté, donc le « mariage de même sexe » est un acquis démocratique dont l’Eglise doit tenir compte ; et aux Etats-Unis il y a ouvertement des messes LGBT avec assentiment explicite de l’évêque.

    — C’est sur une question où l’accès à la communion eucharistique est en cause que François casse la communion dans l’Eglise. Et la cassure est chaque jour plus évidente. Le mot grec est schisme.

  • Pitoyable

    A l’occasion du 25e anniversaire de l’inscription de la cathédrale de Bourges au patrimoine de l'UNESCO a eu lieu un récital d’orgue constitué de transcriptions de chansons de Jacques Brel. Et sans doute pour ne pas choquer les non-catholiques l’autel était caché par un écran.

    Les chansons de Jacques Brel, quelle que soit leur qualité, n’ont pas leur place à l’église. Mais en outre il est absurde de les interpréter sans les paroles.

    Cela a été un « grand moment de la vie de la cathédrale », a dit l’archevêque, Mgr Maillard…

    Le même Mgr Maillard a été interrogé par le journal local. Pour lui, l’inscription à l’UNESCO est une « reconnaissance de ce monument d’une manière officielle, qui classe notre cathédrale dans les grands monuments officiels »… Quand on lui demande quelle est la fonction de la cathédrale, il répond que « c’est un lieu où le diocèse se rassemble dans les grands événements de l’histoire de l’Eglise et de la société ». Et aussi que « l’été, pour les concerts d’orgue, la cathédrale est presque remplie chaque dimanche ».

    Il faut croire qu’elle n’est donc pas remplie pour la messe. Mais Mgr Maillard ne parle pas de la messe. Il ne dit même pas que la cathédrale est l’église mère des églises du diocèse, qu’elle est le lieu où se trouve la cathèdre de l’évêque, la chaire d’où il enseigne avec son autorité apostolique.

    Sans doute a-t-il trop peur de blesser le vivre ensemble…

  • Ambassade

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    Le Sénat américain a confirmé la nomination de Callista Gingrich comme ambassadeur des Etats-Unis près le Saint-Siège, par 70 voix contre 23. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas un bon score pour une nomination d’ambassadeur. Certains (démocrates) n’acceptent pas que Trump fasse ambassadeur quelqu’un qui n’a jamais eu de mission diplomatique.

    En réalité, Callista Gingrich (51 ans) est surtout la femme de Newt Gingrich (74 ans), ancien président de la Chambre des représentants (et avant cela artisan de la reconquête républicaine sous Clinton), dirigeant républicain de premier plan, soutien (tardif) de Donald Trump aux dernières élections.

    Retour d’ascenseur, donc. Mais on notera que cette confirmation a eu lieu le 16 octobre, jour de l’anniversaire de l’élection de Jean-Paul II. Or Callista Gingrich, directrice, conjointement avec son mari, de la société de production cinématographique Gingrich Productions, a produit un important documentaire sur la première visite de Jean-Paul II dans son pays.

    Certains lui reprochent d’avoir eu une liaison de six ans avec Newt Gingrich avant de se marier avec lui (qui était marié avec sa deuxième femme…). Mais c’est sous son influence qu’il s’est converti au catholicisme en 2009.

    Callista Gingrich, qui était son assistante parlementaire, faisait partie du chœur de la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée Conception à Washington. Et Gingrich y allait pour l’accompagner et l’entendre. Cela a « créé un environnement où peu à peu j’ai réfléchi et évolué sur la question de la foi », dit-il. Ajoutant que la visite de Benoît XVI en 2008 a été pour lui le « moment de la confirmation ». Lors des vêpres célébrées par le pape à la basilique, alors que Callista chantait, il s’est dit : « Voilà à quoi j’appartiens. »

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  • Consécration de l’Afghanistan…

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    Vendredi 13 octobre, jour du 100e anniversaire de la dernière apparition de Fatima, l’Afghanistan a été consacré au Cœur immaculé de Marie, à Kaboul, par le P. Giovanni Scalese.

    Il y a une seule église catholique en Afghanistan, c’est la chapelle de l’ambassade d’Italie.

    Le P. Scalese est le « supérieur » de la « mission sui juris » d’Afghanistan, érigée en 2002 (il est supérieur de lui-même et de quelques religieuses).

    Il s’agit bien du même Père Scalese dont les billets sur son blog ne sont pas tendres pour François, c’est le moins qu’on puisse dire (voir les nombreuses traductions sur Benoît et moi).

    C’est sans doute pourquoi François l’a envoyé en Afghanistan, dans une chapelle invisible d'un pays où il n'y a aucun catholique autochtone.

    Mais il réussit quand même à faire parler de lui…

    La consécration de l'Afghanistan « cœur de l'Asie martyre » au Cœur immaculé de Marie a eu lieu à 18h locales après le rosaire et la messe. Il y avait là notamment l’aumônier catholique de la base de l’OTAN (un dominicain tchèque) et quelques militaires, le premier conseiller de l’ambassade d’Italie, les sœurs de la mission, et quelques fidèles venus des ambassades et autres institutions internationales.

  • Amoris Laetitia vue par un psychiatre

    Voici une traduction des principaux passages d’un article de Rick Fitzgibbons, psychiatre, directeur de l’Institut de thérapie conjugale de Philadelphie, sur le problème crucial que pose Amoris Laetitia et le fait que ce texte devienne la charte du nouvel Institut pontifical.

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  • Dallas : ils sont plus de 1000 à la messe traditionnelle

    La paroisse de la Fraternité Saint-Pierre à Dallas, Mater Dei, a lancé une campagne pour récolter des fonds afin de construire une église. Depuis 1991 (c’était le premier apostolat de la FSSP en Amérique du Nord), la communauté a déjà déménagé deux fois en raison de sa croissance, mais sa troisième chapelle est encore trop petite. Malgré les désormais quatre messes chaque dimanche, célébrées par le curé et ses trois vicaires. Quatre messes qui totalisent en moyenne 1.100 fidèles. Une cinquième messe est prévue…

    La Fraternité Saint-Pierre a l’intention de construire une église de 900 places assises, pour un coût de 4,5 millions de dollars. L’objectif est de récolter la moitié de cette somme, car la politique du diocèse est de lancer les travaux quand il a la moitié des fonds nécessaires.

  • A Fatima

    Vendredi, pour la clôture du centenaire des apparitions de Fatima, sera donné en la basilique un concert, par le chœur et l’orchestre Gulbenkian de Lisbonne, sous la direction de Joana Carneiro.

    Au programme, notamment, la création de The sun danced (le soleil a dansé) de James MacMillan, qui est le plus grand compositeur de sa génération, et authentiquement catholique.

    Il décrit ainsi cette œuvre (qui dure 15 minutes) :

    « La première de The sun danced aura lieu à la basilique de Fatima exactement 100 ans après le miracle du soleil. Les événements miraculeux ont rendu célèbre dans le monde entier cette petite ville portugaise anonyme, et ont donné lieu à un incroyable phénomène spirituel qui se poursuit. Les textes sont pris des apparitions de l’Ange et de la Vierge ainsi que de propos avérés de personnes de la foule présente au Miracle du soleil. L’œuvre est écrite en trois langues – latin, anglais et portugais – et comprend également des textes d’hymnes associées à Fatima – Sanctissimae Trinitatis et Ave Theotokos. »

  • L’Eglise syro-malabare s’agrandit

    Le pape a érigé deux nouvelles éparchies syro-malabares (en Inde), avec nomination de leur premier évêque :

    — l’éparchie de Hosur, avec comme premier évêque Sebastian (Jobby) Pozholiparampil, qui était jusqu’ici vicaire patriarcal de l’éparchie de Irinjalakuda. L’éparchie de Hosur est le nord de l’Etat du Tamil Nadu. Il y a quelque 50.000 fidèles syro-malabars à Chennai, et 15.000 à Chingleput, Dharmapuri, Vellore et Pondichéry. La cathédrale est la toute récente église Saint-Antoine de Noothenchery.

    — l’éparchie de Shamshabad, avec comme premier évêque Mgr Raphael Thattil, jusqu’ici évêque auxiliaire de Trichur. L’éparchie de Shamshabad couvre… tout le territoire de l’Inde en dehors des éparchies déjà constituées. Le siège de Shamshabad se trouve à 50 km de Hyderabad, dans l’Etat de Telangana, où vivent 500 familles syro-malabares. En attendant la construction de la cathédrale, l’église Saint-Alphonse de Kukatpally sera la pro-cathédrale.

  • Dans le New York Times

    FSSP%2C+Nigeria.jpgQuand on sait ce qu’est le New York Times, et qu’on voit dans son supplément dominical une page intitulée « Pourquoi les Nigérians aiment la messe en latin », on craint le pire. C’est pourtant le meilleur qui attend le lecteur. Car l’article est écrit par Matthew Schmitz, l’un des rédacteurs en chef du magazine First Things, catalogué comme « catholique conservateur ».

    Et cet article commence ainsi :

    Au mois d’août, sous un grand ciel bleu et devant 2.500 fidèles, Mgr Gregory Ochiagha a effectué la première ordination latine traditionnelle depuis que la liturgie vernaculaire a été introduite après Vatican II. A la fin de la messe, l’évêque de 86 ans s’est presque évanoui. « Je suis si heureux, je suis si heureux », chuchotait-il alors qu’on le conduisait vers une chaise.

    Il s’agissait de l’ordination de Charles Ike, pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre à Umuaka au Nigeria.

    On lit aussi dans cet article une intéressante réflexion d’un paroissien d’Umuaka :

    Il évoque les parallèles entre la messe latine et les traditions de sa tribu Igbo, et considère qu’il est erroné de prétendre que la messe vernaculaire peut être plus facilement « inculturée ». « L’idée de l’inculturation n’était pas indigène », me dit-il. « Elle a été introduite. Comme toutes les modes occidentales, tout le monde l’a rapidement acceptée. »

    (Via Rorate Caeli)

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  • Et de cinq

    Le 1er décembre, la chapellenie Notre-Dame des Armées, à Versailles, sera érigée en paroisse personnelle dédiée à la forme extraordinaire du rite romain par Mgr Eric Aumonier.

    C’est l’actuel chapelain, l’abbé Renaud de la Motte, qui deviendra le premier curé.

    C’est la cinquième paroisse personnelle en France après Saint-François de Paule à Toulon, Saint-Eloi à Bordeaux, La Croix Glorieuse à Strasbourg, et les Saints Apôtres à Blois.