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Eglise

  • Cardinal Zen

    Extraits d’une interview du cardinal Joseph Zen à un magazine en ligne de Taïwan.

    François n’a que peu de respect pour ses prédécesseurs.  Il fait table rase de tout ce qui a été fait par Jean-Paul II et par le Pape Benoît.  Et naturellement, pour faire bonne contenance, on dit tout le temps : « En continuité avec… » mais c’est une insulte.  Une insulte.  Il n’y a pas de continuité.

    En 2010, Parolin et Dias se sont mis d’accord avec les Chinois sur un avant-projet.  Alors, tout le monde a commencé à s’exclamer : « Oh, maintenant un accord arrive, il arrive, il arrive ».  Et tout d’un coup, plus rien. Je n’ai pas de preuve, mais je crois que c’est le Pape Benoît qui a dit non.  Il ne pouvait pas signer cet accord.  Et je pense que l’accord actuel qui a été signé doit être exactement le même, celui que le Pape Benoît a refusé de signer.

    (…)

    Il y a trois choses.  Un accord secret, tellement secret qu’on ne peut rien dire.  On ne sait pas ce qu’il contient.  Ensuite la réhabilitation de sept évêques excommuniés.  C’est incroyable, tout bonnement incroyable.  Mais le dernier acte est encore plus incroyable : la mise à mort de l’Église clandestine.

    (…)

    Maintenant, ils ont achevé leur travail.  Le 28 juin, le Saint-Siège a publié un document – le Saint Siège ! Aucun document ne provient directement du Saint-Siège mais toujours d’un dicastère en particulier, avec les signatures.  Là, il n’y avait aucun dicastère mentionné et aucune signature…  Du Saint-Siège.  Incroyable.  Quelqu’un n’ose pas prendre ses responsabilités.

    (…)

    À présent, le dernier acte est tout bonnement incroyable. Le document [que le pouvoir communiste chinois demande aux prêtres de signer] dit : « Pour exercer votre ministère publiquement, vous devez vous enregistrer auprès du gouvernement. »  Et ensuite vous devez signer.  Signer quelque chose qui vous engage à soutenir l’Église indépendante.  […]  Ce document contient quelque chose contre notre orthodoxie mais ils sont encouragés à signer.  On ne se ment plus seulement à soi-même.  On ne ment plus seulement aux communistes.  C’est au monde entier qu’on ment.  On ment aux fidèles.  Signer ce document, ce n’est pas signer une simple déclaration.  Quand vous signez, vous acceptez de devenir un membre de cette église qui est sous domination du parti communiste.  C’est terrible, vraiment terrible.

    Récemment, j’ai appris que le Saint-Père, dans un vol de retour (je ne me souviens plus d’où) a déclaré : « Bien sûr, je ne voudrais pas assister à un schisme.  Mais je n’ai pas peur d’un schisme. »  Et moi je vais lui répondre : « Vous être en train d’encourager un schisme.  Vous êtes en train de légitimer les schismatiques en Chine. »  C’est incroyable.

  • Priorités

    « L’amour de la patrie doit être plus grand que l’amour de l’Eglise, et la loi du pays est au-dessus du droit canon. »

    Le propos est de Mgr Jean Fang Xingyao, « évêque de Liny », président de l’Association patriotique des catholiques chinois (l’Eglise officielle) et vice-président de la « conférence des évêques de Chine ».

    Mgr Fang Xingyao participait le 26 novembre à Pékin à une réunion de la « Conférence politique consultative du peuple chinois » (CPCPC) sur les religions, dont le but était de développer « un système idéologique religieux avec des caractéristiques chinoises conforme aux exigences de l’époque », conformément à la sinisation voulue par le président XI Jining.

    Son propos est cité dans un long compte rendu de la réunion, sur le site de la CPCPC, parmi ceux des représentants des autres religions reconnues, qui ont tous exalté le « patriotisme », à savoir l’alignement total (et obligatoire) sur la doctrine du parti et la pensée du président XI Jining.

    Cherchant à en savoir un peu plus sur cet « évêque », je suis tombé sur un texte du diocèse de Liège annonçant la visite, en juillet dernier, d’une délégation de « cinq évêques catholiques chinois » « présidée par Mgr John Fang Xingyao, évêque du diocèse de Lin yi (Shan dong), président de l’association des catholiques chinois, et par Mgr Joseph Shen Bin, évêque du diocèse de Hai men (Jiang su) et vice-président de la Conférence épiscopale de Chine, qui compte 98 évêques ». Il était précisé notamment que « les évêques célébreront la messe présidée par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, au sanctuaire de Cornillon ».

    Pas la moindre allusion au fait que ni l’Association patriotique ni la conférence des évêques ne sont reconnues par Rome, ni que Mgr Fang Xingyao n’est toujours pas reconnu comme évêque catholique par Rome. L’évêque de Liège a donc célébré la messe avec des schismatiques. Et sans le dire aux fidèles.

  • Puisque le pape a donné l’exemple

    Screenshot_2019-12-02 Inaugurata ad Albenga «Mater Matuta», la statua della storia dell’Agricoltura - La Stampa.png

    Screenshot_2019-12-02 Tutto pronto per l'inaugurazione di Mater Matuta, il monumento dedicato alla storia dell’agricoltura [...].png

    Samedi, le chanoine Ivo Raimondo, vicaire général du diocèse d’Albenga-Imperia, en Ialie, a béni une effigie de la déesse Mater Matuta, la déesse mère de l’aurore dans la mythologie romaine, réalisée par les élèves de deux classes de l'institut de scénographie de l'école d'art Giordano Bruno (sic).

    Nous sommes donc bel et bien revenus au temps où les prophètes d’Israël tempêtaient contre le culte des idoles. Et au temps où saint Paul mettait en garde les fidèles contre l’idolâtrie. Avec cette différence que ce sont aujourd’hui les autorités de l’Eglise qui se livrent à la bénédiction des simulacres.

    Et c’est un cadeau de plus aux sectes protestantes qui remplacent peu à peu l’Eglise catholique en de nombreux endroits (en Amazonie, par exemple…) en soulignant que les catholiques ne cachent même plus leur idolâtrie…

  • Il y a 50 ans (6) : l’Avent (3)

    Dans son livre sans équivalent « The collects of the Roman Missals » (muni du Nihil obstat et de l’Imprimatur), Lauren Pristas, professeur émérite de théologie à l’Université Caldwell (New-Jersey), analyse de façon très précise les différences entre les collectes des dimanches de l’Avent dans le missel traditionnel et dans le néo-missel. Voici l’essentiel de sa conclusion.

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  • Il y a 50 ans (5) : l’Avent (2)

    La nouvelle postcommunion du premier dimanche de l’Avent a été fabriquée à partir d’une collecte de l’Ascension (sic) et d’une secrète du mois de septembre du sacramentaire de Vérone. L’un des grands principes de la « restauration » (le troisième) était de respecter la fonction des oraisons : ici on a pris une collecte et une secrète pour faire une postcommunion

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  • Il y a 50 ans (4) : l’Avent (1)

    Pour détruire rationnellement la liturgie, la commission ad hoc devait être assistée de sous-commissions. Dont une sur le calendrier, et une sur les collectes (les oraisons de la messe). La première question que se posa la sous-commission du calendrier fut celle-ci : doit-on laisser l’Avent comme premier temps de l’année liturgique, ou doit-on en faire le denier temps ? Sic. Ce n’est pas une blague. Le prétexte était que l’Avent annonce aussi le retour du Christ… Finalement on décida de garder l’Avent au début de l’Année liturgique…

    Pendant ce temps, la sous-commission des collectes élaborait les grands principes qui allaient commander son dur travail :

    1. Ne pas répéter.
    2. Corriger les textes corrompus.
    3. Supprimer ce qui ne correspond pas à la vie de l’Eglise aujourd’hui, et les adapter aux besoins de la vie chrétienne de nos jours. (Cela deviendra ensuite : les rendre conformes aux « aspirations contemporaines » et adaptées à « la mentalité contemporaine ». Sic !)
    4. Respecter les genres littéraires et les fonctions liturgiques (collectes, offertoire, postcommunion).
    5. Toutes les oraisons sont adressées au Père.
    6. Créer de nouvelles oraisons par centonisation, des oraisons entièrement nouvelles ne sont pas exclues.

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  • Il y a 50 ans (3) : Le lectionnaire

    « C’est destiné, à long terme mais inévitablement, à changer la mentalité théologique et la spiritualité même du peuple catholique. » Dom Adrien Nocent, l’un des principaux auteurs de la nouvelle liturgie, et particulièrement du nouveau lectionnaire.

     

    Parmi ceux qui critiquent la nouvelle « liturgie », un certain nombre concèdent que le nouveau lectionnaire est une réussite, parce qu’il permet de faire connaître aux fidèles une beaucoup plus grande quantité de textes de la Sainte Ecriture : le nouveau missel est ainsi beaucoup plus riche que celui de la liturgie traditionnelle.

    C’est une grave erreur. La liturgie n’est pas un office de lectures, mais un sacrifice de louange. Multiplier les lectures dans la liturgie, c’est confondre la liturgie et la lectio divina. Deux choses qui ont toujours été soigneusement distinguées.

    Or le nouveau lectionnaire a une fonction quasi indépendante de l’offrande du sacrifice. D’où les expressions « liturgie de la parole » et « liturgie eucharistique » : deux liturgies mises bout à bout.

    Et pour multiplier les lectures on a inventé un système d’une complication inouïe. La plupart des fidèles ne connaissent que les lectures des dimanches, qui sont sur trois ans – ce qui affaiblit considérablement la notion d’année liturgique, une année qui doit recommencer toujours avec la même liturgie, donc les mêmes textes, comme la nature reprend le rythme immuable des saisons.

    Mais en semaine il y a deux cycles : la première lecture sur deux ans, l’évangile sur un an. Et pour la « liturgie des heures » il y a un cycle sur un an et, en complément, un cycle sur deux ans…

    Cet amoncellement et cette complication ne peuvent cacher que, s’il y a effectivement beaucoup plus de lectures que dans la liturgie traditionnelle, il manque un certain nombre de textes, et que ces absences sont très significatives de la nouvelle orientation qu’on veut donner. De même, de nombreux textes sont au choix en version complète ou en version abrégée, et naturellement tout le monde choisit la version abrégée, celle qui omet des versets gênants…

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  • Il y a 50 ans (2) : le bréviaire

    « Bien que la Liturgia Horarum soit, juridiquement parlant, l’Office autorisé de l’Eglise romaine, elle n’appartient pas à l’Office romain en ce qui concerne son contenu » Laszlo Dobszay, La liturgie Bugnini et la réforme de la réforme, livre dédié au cardinal Ratzinger avec son accord.

    La destruction de la liturgie impliquait la destruction non seulement de la messe, mais aussi de l’office divin.

    Plusieurs innovations venaient directement du texte du concile, hélas : la suppression de l’heure de prime, la « permission » de supprimer deux des trois petites heures, l’« adaptation » des matines afin qu’elles puissent être récitées « à n’importe quelle heure du jour », la répartition du psautier « sur un laps de temps plus long ». Bugnini et sa clique avaient glissé cela dans leur « schéma », et personne n’avait bronché… Au contraire, même, ce sont les pères conciliaires qui ajoutèrent, à propos des matines, qu’elles devaient comporter « un moins grand nombre de psaumes et des lectures plus étendues ».

    C’était la porte ouverte à une destruction de tout l’édifice. Comme disait Bugnini : « Un principe d’évolution progressive s’imposa immédiatement dans la mise en pratique du document conciliaire. »

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  • Il y a 50 ans (1) : la messe

    Il y a 50 ans fut commis le plus grave attentat de l’histoire contre l’Eglise catholique. Et cet attentat fut perpétré par un pape.

    Il y a 50 ans, le premier dimanche de l’Avent 1969, Paul VI mettait à la poubelle la liturgie latine multiséculaire, la liturgie immémoriale de l’Eglise de Rome, pour la remplacer par un ersatz concocté par des « experts ». Le but était de rendre la messe plus attrayante et plus accessible, et donc d’enrayer, et d’inverser, l’érosion de la pratique. Le résultat a été très brillant, comme on le sait : il y a aujourd’hui 1,8% des Français qui vont à la messe le dimanche.

    Il y a 50 ans, Paul VI imposait sa néo-« liturgie » de façon dictatoriale et tyrannique au nom de « l’obéissance au Concile », qui se déclinait en « obéissance aux évêques » chargés de veiller à ce que disparaisse la liturgie authentique de l’Eglise de Rome, au prix d’une implacable persécution de ceux qui oseraient résister.

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  • Martyrs

    Le pape a autorisé hier la publication de plusieurs décrets de la Congrégation pour les causes des saints.

    On y trouve notamment la reconnaissance du martyre

    — des serviteurs de Dieu Gaetano Giménez Martín et ses 15 compagnons, prêtres et laïcs, tués en haine de la foi durant la guerre civile en Espagne en 1936 ;

    — du serviteur de Dieu Jan Franciszek Macha, prêtre polonais, né en 1914 et tué en haine de la foi à Katowice, en Pologne, en 1942.