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Eglise

  • A Tours

    Lu dans La Nouvelle République, ce propos de Salah Merabti, président de la communauté musulmane d’Indre-et-Loire :

    À Paris, j’ai rencontré le patron de Coca-Cola Algérie qui nous a offert la somme de 150.000 € pour la toiture. C’est exceptionnel. On a eu aussi des dons d’élus de la Métropole, de la communauté juive de Tours et du diocèse, pour la partie cultuelle de la mosquée. C’est réconfortant.

  • L'évêque de Little Rock

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    Il s’appelle Anthony Taylor. Il est évêque de Little Rock, dans l’Arkansas. Il fut le premier évêque catholique des Etats-Unis à supprimer toutes les messes publiques.

    Le 31 mars, le gouverneur de l’Arkansas a supprimé l’obligation du port du masque dans tout l’Etat. Alors l’évêque a pris les devants. Dans un mandement du 25 mars applicable à partir du 1er avril, il a édicté : « Les rassemblements du culte catholique ont leur propre dynamique et le port du masque restera donc obligatoire pour tous au moins jusqu'au 12 mai, date à laquelle nous réévaluerons cette exigence à la lumière de la situation alors en cours. »

    En outre, il ne peut y avoir de chorale que « si tous les membres sont vaccinés et portent de préférence un masque », le chant des fidèles devant quant à lui être « masqué et limité au minimum ».

    Les lecteurs et les prêtres peuvent ôter leur masque quand ils lisent, mais il est préférable qu’ils le gardent.

    Mais le mandement marque un assouplissement des règles. Ainsi sont désormais permises les processions d’entrée et de sortie (dûment masquées) et… l’usage des corbeilles pour la quête…

    Lorsqu’il avait interdit toutes les messes publiques, Mgr Taylor avait également interdit aux prêtres de conférer l’extrême onction : ils devaient garder une distance d’au moins un mètre.

    C’est bien sûr le même évêque qui, célébrant l’anniversaire de Roe contre Wade en janvier dernier, déclara que refuser la communion à une personnalité politique pro-avortement c’est être « à côté de la plaque » et que l’accueil des migrants et le racisme sont aussi des questions pro-vie…

  • CQFD

    « Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, annonce l’ouverture d’une procédure canonique à l’encontre du curé de la paroisse Sainte-Eugène-Sainte-Cécile, parce que, selon les informations portées à la connaissance du diocèse de Paris, il n’aurait pas fait respecter, au sein de son église, les mesures sanitaires en vigueur pour lutter contre la pandémie Covid-19, lors d’une célébration le samedi 3 avril. »

    Comme il n’y a plus jamais d’ouverture de procédure canonique concernant la foi catholique et que tout prêtre peut faire et enseigner n’importe quoi sans être inquiété, il est manifeste que les consignes de la dictature « sanitaire » sont, pour l’archevêque de Paris, infiniment plus sacrées que la foi catholique.

    Dont acte.

    • Inutile de souligner que l’archevêque de Paris est, évidemment, à la remorque de la justice laïque qui a ouvert une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui » (sic), parce qu’une veillée pascale se déroulait comme doit se dérouler une veillée pascale.

    • Et puisque l’arroseur risque toujours d’être arrosé, preuve est faite, également par vidéo, que Mgr Sipetit lui-même a été pris en flagrant délit, le même samedi saint, de ne pas avoir respecté les consignes de la dictature « sanitaire »…

     

    ADDENDUM.

    Il menace de "faire fermer l'église en y interdisant toute célébration".

    Oui, l'archevêque...

  • Le cardinal Sarah réagit

    Le cardinal Sarah, s’inscrivant explicitement à la suite des cardinaux Burke, Müller et Brandmüller, publie un long texte contre l’interdiction des messes non concélébrées à Saint-Pierre de Rome. On y relève par exemple ceci :

    « Le rôle principal – pour ne pas dire le seul – d’un autel, c’est en fait qu’on y offre le sacrifice eucharistique. La présence des reliques des saints sous les autels a une valeur biblique, théologique et spirituelle d’une telle portée qu’il n’est nul besoin d’y faire allusion. Avec la nouvelle réglementation, les autels de Saint-Pierre sont destinés à faire seulement office, sauf une fois par an, de tombes des saints, voire de simples œuvres d’art. Ces autels devraient en revanche vivre, et leur vie c’est la célébration quotidienne de la sainte Messe. »

    Le texte se termine ainsi :

    « Pour toutes les raisons exposées ici et pour bien d’autres raisons encore, avec un nombre immense de baptisés (dont beaucoup veulent pas ou ne peuvent pas manifester leur propre opinion), je supplie humblement le Saint-Père de décider du retrait des récentes normes décrétées par la Secrétairerie d’État, qui manquent autant de justice que d’amour, qui ne correspondent pas à la vérité ni au droit, qui ne contribuent pas à la dignité de la célébration, à la participation dévote à la Messe ni à la liberté des enfants de Dieu mais les mettent plutôt en péril. »

     C’est à lire chez Sandro Magister.

  • C'est fait

    Depuis ce matin la messe est interdite à Saint-Pierre de Rome si elle n’est pas concélébrée et « animée ».

    Ce qui est certain et qui était inédit, c’est qu’un pape qui interdit la messe c’est plus efficace que lorsque c’est un pouvoir civil. 

    Photos d’Edward Pentin ce matin, à l'heure où jusqu'ici il y avait des messes partout dans la basilique :

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    L’unique messe concélébrée par les zombies masqués :

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    Mais aussi la messe traditionnelle dans les catacombes par le prêtre "autorisé"…

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  • Le naufrage

    1880469028.jpgJoseph Bonnemain a été sacré évêque vendredi dernier par le cardinal Kurt Koch en la cathédrale de Coire.

    Il a donné la communion (?) à trois personnalités calvinistes : Rita Famos, présidente de l'Église réformée suisse (donc la plus haute autorité calviniste du pays), Michel Müller, président du Conseil de l'Église réformée de Zurich, et Mario Fehr, membre du gouvernement du canton de Zurich.

    Un sacrilège public accompli par un évêque sous les yeux et donc avec l’assentiment d’un cardinal (et implicitement au moins du pape qui a imposé Joseph Bonnemain à Coire.)

    Du moins si l’on considère que Joseph Bonnemain ait réellement consacré les hosties. Comme il montre ouvertement qu’il ne croit pas plus à la présence réelle que les personnes à qui il donne la "communion", on peut se demander si la consécration est valide.

    Tout était à l’avenant. L’invité vedette était Martin Kopp, le vicaire général viré par l’ancien évêque pour absence de loyauté (et soutenu par la frange la plus extrémiste). Martin Kopp était là avec trois immigrés clandestins ès qualités. Il y avait aussi une religieuse avec trois prostitués, là aussi ès qualités – deux femmes et un homme. On ne dit pas si la communauté LGBTQIA+ était représentée. Peut-être l’était-elle par l’évêque lui-même.

    La bulle pontificale n’a pas été lue par un dignitaire de la curie diocésaine mais par la responsable de l'aumônerie de l'hôpital de Zurich, qui l'a portée dans la nef, accompagnée de deux autres femmes, pour la montrer aux rares personnes qui se trouvaient là, selon la jauge exigée par le Seigneur Virus.

    A la fin, le nouvel évêque s’est mis à genoux pour demander la bénédiction de l’assistance. Bien sûr.

    On notait deux absences de taille : celle du… curé de la cathédrale, l’abbé Gion-Luzi Bühler, et de Mgr Martin Grichting, vicaire général du temps de Mgr Huonder, resté délégué épiscopal et modérateur de la curie diocésaine, nommé prélat honoraire par Benoît XVI en 2011. Deux méchants « conservateurs » qui vont devoir s’exiler…

    (C’est au Liechtenstein que les catholiques doivent mesurer aujourd’hui la chance qu’ils ont… Les habitants de la principauté dépendaient du diocèse de Coire jusqu’à ce que Jean-Paul II crée l’archidiocèse de Vaduz en 1997 pour exfiltrer Mgr Haas victime des progressistes de Zurich. Mgr Haas est un ami de la Fraternité Saint Pierre et impeccablement pro-vie.)

  • Comme ils sont

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    Etonnante photo de Núria Calduch et de François.

    Núria Calduch a été nommée secrétaire de la Commission pontificale biblique. Il paraît qu’elle est religieuse, de la congrégation des « Filles missionnaires de la Sainte Famille de Nazareth ». Et c’est sur le site de la congrégation qu’on voit cette photo, la seule qui illustre la nomination.

    La scène montre théoriquement le pape et sa protégée se congratuler. Mais ce que l’on voit, c’est que la dame ne regarde pas son bienfaiteur, elle regarde l’objectif : Wahou, trop bien, Ouep ouep ouep, regardez comme je suis la meilleure !

    Quant au pape il ne regarde pas non plus la dame, il regarde sa cour. Laquelle est en admiration béate devant lui, sans un regard pour la dame, avec l’air satisfait de ceux qui viennent de participer à un grand moment de féminisme mondainement et médiatiquement correct.

    Telle est notre Eglise.

  • Une parabole en image

    Je découvre via le Forum catholique l’histoire du séminaire Saint-Pierre de Cardross, en Ecosse.

    Destiné à accueillir une centaine de séminaristes, il fut construit pendant le concile Vatican II et achevé en 1966.

    Les évêques écossais avaient choisi le cabinet d’architectes à la mode, Gillespie, Kidd & Coia, qui s’inscrivait avec enthousiasme dans le sillage de Le Corbusier. C’était le cabinet élu par les évêques du Royaume-Uni comme étant à même d’illustrer concrètement le nouveau « mouvement liturgique ». De ce fait, rien qu’en Ecosse, il dessina dix églises entre 1956 et 1965. Leur chef-d’œuvre absolu étant le séminaire de Cardross, classé A par les services écossais, à savoir le degré le plus élevé de protection pour un bâtiment « d’intérêt architectural ou historique », désigné comme « la plus importante construction écossaise d’après-guerre » par le magazine d’architecture Prospect, et considéré par l’organisation internationale d’architecture Docomomo comme une « construction d’importance mondiale ».

    Mais il n’y eut jamais 100 séminaristes pour y vivre, le déclin des vocations ayant commencé dès la construction, puis il y eut différents problèmes dont d’importantes infiltrations d’eau, et le séminaire ferma en février 1980. Moins de 14 ans après son ouverture.

    Et le séminaire symbole de l’architecture moderne au service du renouveau du sacerdoce et de la liturgie devenait une ruine… moderne…

    Voici la chapelle en 1966, et aujourd’hui.

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    Le séminaire en 1966 :

    Le séminaire aujourd’hui :

  • Monseigneur Bricolage

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  • Dictature vaticane

    A partir du 22 mars, à Saint-Pierre de Rome, les messes individuelles seront interdites. Seules seront permises les messes concélébrées et animées (sic). Le « rite extraordinaire » (sic) est (donc) banni de Saint-Pierre. Toutefois les « prêtres autorisés » (?) pourront le célébrer dans la crypte, de façon que personne ne voie leurs honteuses simagrées.

    On remarque qu'à Saint-Pierre de Rome on ne veut plus savoir que Benoît XVI avait défini deux formes de l'unique rite romain dans un motu proprio qui pourtant a toujours force de loi.

    Et non, ce n’est pas un poisson d’avril en avance :

    Screenshot_2021-03-12 Rorate Caeli sur Twitter.png

    Ricanement diabolique: la note est datée du 12 mars, jour de la fête de saint Grégoire le Grand...

     

    Addendum

    Le cardinal Raymond Burke (ancien préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique) exprime sa « plus profonde préoccupation » quant aux nouvelles règles concernant les messes à Saint-Pierre de Rome, qui sont une « violation directe de la loi universelle de l’Eglise » (canon 902) et doivent être « immédiatement annulées ».