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Eglise

  • Evêques d’Argentine

    Suite au vote par les députés d’un projet de loi légalisant l’avortement, la commission exécutive de la conférence épiscopale d’Argentine a publié un texte qui est un invraisemblable salmigondis, au lieu de rappeler l’évidence du « crime abominable » (pour ceux qui l’auraient oublié, c’est une expression de Vatican II…) et de condamner clairement le vote. Ceux qui sont condamnés sont les militants pro-vie parce qu’ils ne sont pas assez dans le nécessaire dialogue, et le texte se termine par une évocation de la Sainte Vierge qui elle aussi, comme tant de femmes qui veulent avorter, « a connu l’incertitude d’une grossesse inattendue ». Sic.

    Lire l’analyse de Jeanne Smits.

  • Bonne santé de l’ordinariat anglais

    L’Ordinariat de Notre Dame de Walsingham (catholiques de liturgie anglicane) fait savoir que le 30 juin prochain Mgr Bernard Longley, archevêque de Birmingham, ordonnera huit nouveaux prêtres pour son service. La messe aura lieu à l’Oratoire de Birmingham, sanctuaire du bienheureux John Henry Newman patron de l’ordinariat.

  • En marge

    L’Institut irlandais Lumen Fidei organise une « Conférence des Familles catholiques » les 22 et 23 août prochains à Dublin, pendant la « Rencontre mondiale des familles » à laquelle participera le pape.

    Cette conférence a pour but de « promouvoir l’enseignement constant de l’Eglise catholique sur le mariage et la vie de la famille », à partir de l’encyclique Casti connubii de Pie XI, « qui avait été publiée après l’attaque de la Conférence de Lambeth [la « communion anglicane »] contre le mariage en 1930 », lorsqu’elle avait été la première confession chrétienne à permettre la contraception.

    Sont annoncés à cette conférence Mgr Athanasius Schneider, le cardinal Raymond Burke, le P. Thomas Weinandy (membre de la Commission théologique internationale), Robert Royal (président fondateur de l’Institut Foi et Raison), le Dr Gerard van den Aardweg (psychologue et psychanalyste, expert dans les questions d’homosexualité, de pédophilie, et des gays dans le clergé catholique), Stéphane Mercier (viré de l’université catholique de Louvain pour avoir questionné le droit à l’avortement et l’idéologie du genre), John Smeaton (directeur de l’Association britannique pour la protection de l’enfant à naître), John-Henry Westen (rédacteur en chef de LifeSiteNews).

    Austen Ivereigh, hagiographe de François, fait très opportunément remarquer sur Twitter :

    Il fut un temps où les marginaux, lors des grands événements catholiques, étaient les groupes LGBT, les partisans de l’ordination des femmes et de “l’Eglise des pauvres”, avec les évêques qui leur étaient acquis. Aujourd’hui, les marginaux sont les traditionalistes (dont des évêques) mettant en avant une encyclique de 1930 comme un chemin pour sortir de la “confusion”.

    Voilà où nous en sommes, en effet. Etant entendu qu’en l’occurrence Benoît XVI et Jean-Paul II sont en compagnie de Pie XI parmi les marginaux de l’Eglise.

  • A Ploërmel

    Screenshot-2018-6-19 Ploërmel Messe inaugurale pour la statue de Jean-Paul II - Les Infos du Pays Gallo.png

    Plusieurs centaines de personnes ont assisté samedi à Ploërmel à la bénédiction de la statue de Jean-Paul II par l’évêque de Vannes, Mgr Centène. L’action des bouffe-curés, qui a obligé à déplacer la statue de quelques dizaines de mètres, a ainsi permis une belle manifestation de chrétienté, avec la présence des autorités civiles, du clergé, d’une importante délégation polonaise dont l’ambassadeur en personne et une chorale. La statue est aussi visible qu’avant, mais elle est sur un terrain privé…

    Mgr Centène a déclaré :

    Dans la pensée de Jean-Paul II, la croix ne peut pas être dissociée de son combat pour l’homme, pour sa dignité, pour la grandeur de sa conscience.

    Il y a dans la vie de Jean-Paul II un épisode qui illustre bien ce lien indissociable entre la croix et la liberté : c’est l’histoire d’une ville de Pologne, Nowa Huta, près de Cracovie, qui fut construite dans les années 60 pour être une ville-modèle socialiste autonome. La population connut des représailles sanglantes pour avoir empêché la destruction de la croix qu’elle avait érigée malgré l’interdiction par le gouvernement communiste. La croix ne fut pas détruite, et Jean-Paul II, alors évêque de Cracovie, soutiendra les catholiques en venant fréquemment célébrer la messe au pied de la croix.

    Enlever la croix qui surmonte la statue de saint Jean-Paul II à Ploërmel ne serait pas seulement bafouer le droit de propriété artistique du sculpteur, ce ne serait pas seulement renoncer à notre propre histoire marquée du signe de la croix, ce ne serait pas seulement renier nos propres racines. Désolidariser le pape de la croix serait un contre-sens terrible sur Jean-Paul II, sur sa personne, sur sa pensée et sur son œuvre.

    Que la croix de Ploërmel, comme celle de Nowa Huta, marque pour nous le début d’une nouvelle évangélisation, et qu’elle galvanise notre courage pour bâtir avec le Christ, et à la suite de Jean-Paul II qui nous aide à montrer le chemin, la civilisation de l’amour.

    L’abbé Guégan, archiprêtre du pays de Ploërmel, a conclu :

    Merci à toutes les personnes et associations qui ont défendu la croix, signe de paix et non de discorde. Le plus important maintenant est d’en vivre au quotidien comme vous nous l’avez rappelé Monseigneur. Soyons fiers de notre Foi en Jésus-Christ, unique sauveur qui a donné sa vie pour chacun d’entre nous.

  • Le baptême à Coutances

    Le maire de Beuzeville-au-Plain, dans le diocèse de Coutances, voulait que son petit neveu soit baptisé dans l’église du village. Ce qui paraît normal à toute personne douée de raison, mais ne l’est plus du tout dans la nouvelle Eglise. Le curé de l’ensemble paroissial de Sainte-Mère-Eglise, dont fait partie Beuzeville-au-Plain, a refusé tout net. Il veut que le baptême soit célébré à Sainte-Mère-Eglise, qui n’est qu’à trois kilomètres.

    « Comme beaucoup de prêtres en charge d’ensembles paroissiaux étendus, je ne peux pas me déplacer, avec tout ce que cela implique aussi comme logistique, dans mes 25 communes », dit-il.

    Logistique pour le baptême ? C’est grotesque.

    Le curé ne peut pas se déplacer pour célébrer un sacrement à… 3 km ? Absurde.

    Il y a évidemment une autre raison. D’autant que déjà lors du décès de l’ancien maire, qui avait consciencieusement veillé à entretenir l’église, il n’avait pas été possible d’obtenir que les funérailles s’y déroulent.

    Le maire s’est plaint à l’évêché, et l’évêché a donné raison au curé. Au motif qu’il faut favoriser « l’unité de lieu des sacrements ». Et comme le précise le curé : « Comme le baptême symbolise l’entrée dans une communauté et qu’il engage aussi le sacrement de l’eucharistie, il est important de le célébrer à un endroit où il y a une communauté. »

    En effet, dans la nouvelle Eglise, le baptême est la célébration de l’entrée dans la communauté chrétienne, avec force prises de parole des parents, des parrains et marraines, dans un joyeux tohu bohu dominical de l’assemblée réunie.

    Or selon le Catéchisme romain, rappelé par le Catéchisme de l’Eglise catholique, « le Baptême est le sacrement de la régénération par l’eau et dans la parole. » Le Catéchisme ajoute : « Le saint Baptême est le fondement de toute la vie chrétienne le porche de la vie dans l’Esprit (vitæ spiritualis ianua) et la porte qui ouvre l’accès aux autres sacrements. Par le Baptême nous sommes libérés du péché et régénérés comme fils de Dieu, nous devenons membres du Christ et nous sommes incorporés à l’Église et faits participants à sa mission. »

    Le baptême nous lave du péché originel et nous fait enfants de Dieu. DONC aussi il nous incorpore à l’Eglise PARCE QUE l’Eglise est le corps du Christ.

    Je dois dire que même chez moi où le clergé est hyper-archéo-progressiste, ça ne se passe pas comme ça. Sans doute parce que chez moi il est progressiste-libéral alors qu’à Coutances il est progressiste-dictatorial. Il est vrai aussi que mon évêque n’aurait pas donné raison au curé…

    Le maire de Beuzeville-au-Plain menace de fermer l’église et de l’abandonner si le clergé campe sur ses positions, puisque l’église ne sert donc plus à rien et qu’il était inutile de dépenser l’argent des contribuables pour l’entretenir.

    Le diocèse tonne que le maire n’a pas le droit de faire cela : « Il outrepasse ses droits, et ne respecte pas la loi de 1905 entérinant la séparation de l’Église et de l’État. »

    Véridique. Ce sont les curés qui vont faire respecter la loi de persécution de l’Eglise…

  • Impressionnant

    J’apprends qu’il y a tous les ans une rencontre des évêques catholiques orientaux d’Europe. Cette année elle a eu lieu du 14 au 17 juin à Lungro, en Calabre, pour le centenaire de la fondation de l’éparchie italo-albanaise.

    Ci-dessous l’arrivée des quelque… 70 évêques à l’église Saint-Dimitri de San Demetrio Corone samedi après-midi. Un événement historique pour ce village albanais de l’éparchie (comme à Lungro, moins de 3.000 habitants, où la divine liturgie fut célébrée le dimanche à la cathédrale Saint-Nicolas):

    (Je ne comprends pas pourquoi on ne voit que la moitié de l'image. Il faut cliquer dessus pour voir l'autre moitié...)

    Et ici la divine liturgie :

     

  • Jusqu’à la lie

    En août prochain aura lieu à Dublin, capitale du seul pays au monde qui ait légalisé l’avortement par référendum, la 9e Rencontre mondiale des familles. « Amoris laetitia est le thème directeur des trois jours du congrès pastoral et de tous les sujets choisis ».

    Il y aura évidemment le pape, et quelque 200 orateurs. Dans le programme, deux seulement sont nommés : le cardinal Tagle, et… le Père James Martin, le célèbre militant LGBT du clergé américain (et consulteur de la salle de presse du Vatican par la grâce de François).

    Sur Twitter, le Père Martin se dit « ravi d’accepter l’invitation du Vatican et de l’archidiocèse de Dublin » à parler « sur le sujet : comment l’Eglise peut accueillir les familles qui ont des membres LGBT ». Cela « envoie un message puissant de la part du Vatican envers les catholiques LGBT, leurs parents et leurs familles : vous lui appartenez et vous êtes les bienvenus ». Mon allocution aura pour titre : “Faire bon accueil et montrer du respect dans nos paroisses aux gens LGBT+ et leurs familles”. »

    L’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, président de la Rencontre, a rappelé que le livre du P. James Martin a reçu l’approbation de trois cardinaux américains, dont le cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pout les laïcs, la famille et la vie.

  • Eglise invertie

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    Un « pèlerinage » pour les invertis, seuls ou en couple, et leurs familles et amis. Avec l’évêque.

    Pèlerinage avec la présence de Monseigneur Blaquart et l’intervention de Jean Michel Dunand, prieur de la communion Bethanie. Il se déroulera à Saint Jean de Braye une marche le long de la Loire, temps de réflexions, discussions sur le thème, pique nique dans le Parc des Longues Allées, puis intervention de Jean Michel Dunand et échanges avec Monseigneur Blaquart.

    Une célébration eucharistique à la chapelle Saint François conclura dans la prière cette journée de cheminement avec le Christ.

    C’est organisé par « Réflexion et partage (homosexualité et foi chrétienne) » qui milite ouvertement, sur le site même du diocèse, pour que l’Eglise reconnaisse enfin les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

    On remarquera l’immonde référence aux « pèlerins d’Emmaüs ». Dessin à l’appui. Comme si le Christ avait en quelque sorte béni leur union sur le chemin… Le chapitre 19 de la Genèse est pourtant clair sur le genre de bénédiction que ces gens-là peuvent attendre. Et l’évêque d’Orléans aura sa part.

  • Fête Dieu à Ostie…

    François est allé célébrer la Fête Dieu à la périphérie. A Ostie. Les masochistes, et aussi ceux qui veulent rester lucide sur ce qui se passe, liront le compte rendu d’un fidèle du lieu impliqué dans la vie paroissiale (donc pas du tout un « intégriste »). Extraits :

    Plus d'agenouilloirs, aucun moment propice à l'Adoration vraie et silencieuse, laquelle, le cas échéant, était déchirée par les guitares ! Pour la Communion, je me suis agenouillé en m'appuyant sur la barrière, le prêtre m'a fait signe de me lever avec un geste d'ironie, tout en continuant à gesticuler, et en tenant cette pauvre Hostie dans sa main. J'ai remercié Jésus aussi pour cette humiliation et pour avoir pu la recevoir dans ma bouche, au moins cela ne m'a pas été refusé.

    J'ai fait la procession.... il n'y avait ni cierges ni bougies, par contre nous avons eu la première "turibolaia" [femme thuriféraire] endossant une aube de prêtre, ouvrant la procession. (….) il y avait aussi celles qui administrent la Communion, toutes portant des aubes de prêtres - comme des prêtres? Les enfants en aube blanche, qui avaient reçu la première communion il y a quelques semaines seulement, étaient complètement absents, une absence qui s'est fortement ressentie.

    (…) il semble presque que s'agenouiller devant l'Eucharistie est devenu un affront envers le pape !

    Benoît et moi rappelle ce propos de Benoît XVI dans son homélie de la Fête Dieu de 2012:

    Je voudrais aussi souligner que le sacré a une fonction éducative et que sa disparition appauvrit inévitablement la culture, en particulier la formation des nouvelles générations. Si, par exemple, au nom d’une foi sécularisée qui n’aurait plus besoin des signes sacrés, on abolissait la procession du Corpus Domini dans la ville, le profil spirituel de Rome se trouverait « aplati » et notre conscience personnelle et communautaire s’en trouverait affaiblie.

    Il y a eu une procession de la Fête Dieu à Rome : celle de la Fraternité Saint Pierre

  • Radicalisée

    Lundi, la grande majorité des enseignants du collège Sainte-Marie de Meaux se sont mis en grève pendant une heure, pour protester contre la nomination (éventuelle, en fait) d’une nouvelle directrice, Virginie Maury, qui serait « proche de l’Opus Dei », et qui est actuellement responsable du lycée Gerson, à Paris, où elle s’est livrée à des agissements intolérables. Par exemple, en 2014, une intervention de l’association Vita, « fondée par Christine Boutin », sur la contraception, « avait choqué des jeunes filles de terminale ». Et, encore plus incroyable dans une école catholique, elle avait remis à l’honneur la messe et le catéchisme. Naturellement, on s’était plaint auprès du ministère, qui avait goulûment diligenté une enquête. Et plouf. Le ministère gauchard et laïcard n’avait rien trouvé de répréhensible dans les agissements de Mme Maury, qui avait été entièrement blanchie.

    Qu’à cela ne tienne, on sait qui elle est, il paraît même qu’elle est raciste, et l’on ne veut pas d’une telle directrice dans un honorable établissement de vivre ensemble :

    « C’est un collège ouvert où l’on accueille tous les publics. Il y a toujours eu un esprit d’ouverture. Ça a été la stupeur. Cette nomination nous semble très éloignée de nos valeurs. On craint une radicalisation », dit un enseignant.

    « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, dit le directeur diocésain. L’équipe enseignante a réagi de façon virulente et tout le monde est monté au créneau… Elle n’a pas été nommée. C’est une inquiétude sur une personne qui a postulé… »

    Virginie Maury a jeté l’éponge.