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Eglise

  • Chronique de la dictature (religieuse)

    Parmi les sbires de François prompts à appliquer le diktat dit par antiphrase « Traditionis custodes » (on rappellera qu’il n’y a toujours que les deux premiers mots en latin, et pas de traduction française), mention spéciale pour l’évêque du Havre, Mgr Brunin.

    Le petit dictateur mitré permet que soit célébrée la messe selon les anciens livres dans une chapelle du Havre, seulement le dimanche matin. Tout baptême ou mariage est interdit, ainsi que la catéchèse…

  • 200.000 à Budapest derrière le Christ

    Le congrès eucharistique international de Budapest s'est terminé samedi dernier à une procession dans les rues de la capitale hongroise. On estime à 200.000 le nombre de personnes qui ont défilé derrière le Saint-Sacrement. Dans son homélie, le lendemain, François, après avoir souligné l'importance de l'adoration, a déclaré: "Ne nous résignons pas à une foi qui vit de rites et de répétitions"...

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    A partir de 3 minutes:

  • La lettre pour la messe

    La « Lettre des fidèles attachés à la messe traditionnelle aux catholiques du monde entier » fait désormais l’objet d’un site internet Stop Traditionis custodes sur lequel le texte est en six langues et peut être signé par qui le souhaite.

  • Le pape des [censuré]

    Pour les fidèles slovaques, l’élément important de la visite de François aura été la réhabilitation spectaculaire de Mgr Bezák, ancien archevêque de Trnava (et plus jeune évêque de Slovaquie). Destitué par Benoît XVI en 2012, Mgr Bezák concélébrait avec le pape ce matin à Šaštin.

    Lundi, François avait rencontré Bezák et sa famille, devant les photographes, histoire de bien souligner son soutien à cet évêque.

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    Selon le prêtre polonais Dariusz Oko, spécialiste du « lobby gay » dans l’Eglise et dénonciateur de ce qu’il appelle l’homo-hérésie, Robert Bezák était connu pour ses actives pratiques d’inverti. Non seulement à titre personnel, mais il organisait un réseau d’invertis à l’intérieur de l’Eglise. Lorsque Benoît XVI lui demanda de s’éclipser il refusa. Alors le pape dut le destituer.

    Mais en 2014 il écrivit à François, qui le reçut en 2015. (C’est en 2015 aussi que la seule visite acceptée par le pape à la nonciature de Washington fut celle d’un professeur inverti accompagné de son giton, et leurs éclats de rire furent complaisamment filmés et diffusés.)

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    Entre temps Robert Bezák alla enseigner la religion dans un collège protestant…

    Le 24 juin dernier, dans le cadre de la visite apostolique en Slovaquie, Robert Bezák et François concélébraient et dînaient ensemble au Vatican…

    N.B. La destitution de Mgr Bezák avait été une surprise, car ce qui était public était seulement l’audit lancé par cet évêque, qui avait conclu à des détournements de fonds dont son prédécesseur Mgr Sokol se serait rendu coupable au profit des communistes. C’est à la suite de cet audit qu’il fut destitué alors qu’on s’attendait à ce qu’il soit félicité.  En 2016 la justice slovaque a blanchi Mgr Sokol, que Bezák poursuivait de sa vindicte comme étant le principal responsable des « calomnies » sur sa vie privée…

  • Encore un

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    Le P. François Cui Qingqi a été ordonné évêque de Wuhan hier.

    Il avait été « élu démocratiquement » le 27 septembre 2020 par les instances de l’Eglise officielle, à savoir les deux courroies de transmission du parti communiste : la conférence des évêques et l’Association patriotique des catholiques chinois.

    Il était de facto l’administrateur du diocèse communiste de Wuhan depuis 2012, quand son prédécesseur fut écarté pour manque de loyauté envers le parti.

    Son principal consécrateur était un vice-président de l’Association patriotique, les deux autres étant un autre vice-président de l’Association patriotique et le vice-président de la « conférence des évêques ». Le décret de nomination a été lu par le secrétaire adjoint de la « conférence des évêques ».

    Interrogé sur le sujet, le directeur du bureau de presse du Saint-Siège a fait savoir que, conformément au fameux accord toujours secret, le P. Cui Qingqi avait été nommé par le pape « évêque de Hankou/Wuhan le 23 juin » dernier…

    On remarquera que selon l’Eglise catholique il existe un archidiocèse de Hankou, dont la cathédrale se trouve à Wuhan, qui a parmi ses diocèses suffragants ceux de Hanyang et de Wuchang. Et que pour les communistes chinois il y a un diocèse de Wuhan qui englobe les anciens diocèses de Hanyang et de Wuchang. C’est bien de ce diocèse-là, celui des communistes, dont est évêque Cui Qingqi, et Rome l’accepte tacitement, sans même modifier sa carte des diocèses…

    (Il n’y a plus d’archevêque catholique de Hankou depuis 1961, d’évêque de Wuchang depuis 1970, d’évêque de Hanyang depuis 2005.)

  • Lettre aux catholiques

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    Quel père, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? (Mt 7, 9)

    Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

    C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la décision du pape François d’abroger les principales dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007. Après des décennies de divisions et de querelles, ce Motu Proprio fut, pour tous les fidèles catholiques, une œuvre de paix et de réconciliation.

    Rome viole la parole donnée par le pape Benoît XVI, avec brutalité et intransigeance, bien loin de l’accueil fraternel tant vanté.

    La volonté affirmée du pape François, dans le Motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 est de voir disparaître la célébration de la messe de la Tradition de l’Eglise. Cette décision nous plonge dans la consternation. Comment comprendre cette rupture avec le Missel traditionnel, réalisation « vénérable et antique » de la « loi de la foi », qui a fécondé tant de peuples, tant de missionnaires et tant de saints ? Quel mal font les fidèles qui souhaitent, simplement, prier comme le firent leurs pères depuis des siècles ? Peut-on ignorer que la messe tridentine convertit de nombreuses âmes, qu’elle attire des assemblées jeunes et ferventes, qu’elle suscite de nombreuses vocations, qu’elle a fait surgir des séminaires, des communautés religieuses, des monastères, qu’elle est la colonne vertébrale de nombreuses écoles, œuvres de jeunesse, catéchismes, retraites spirituelles et pèlerinages ?

    Beaucoup d’entre vous, frères catholiques, prêtres, évêques, nous avez fait part de votre incompréhension et de votre profonde douleur : merci pour vos nombreux témoignages de soutien.

    Favoriser la paix de l’Église afin de construire l’unité dans la charité, mais aussi amener les catholiques à renouer avec leur propre héritage en faisant découvrir au plus grand nombre les richesses de la tradition liturgique, trésor de l’Église, tels étaient les buts poursuivis par Summorum Pontificum. Le pape émérite Benoît XVI voit son œuvre de réconciliation détruite de son vivant.

    Dans une époque imprégnée de matérialisme et déchirée par les divisions sociales et culturelles, la paix liturgique nous apparaît comme une nécessité absolue pour la foi et la vie spirituelle des catholiques dans un monde qui meurt de soif. La restriction drastique de l’autorisation de célébrer la Messe selon sa forme traditionnelle fera resurgir la méfiance, le doute et annonce le retour d’une querelle liturgique déchirante pour le peuple chrétien.

    Nous l’affirmons solennellement, devant Dieu et devant les hommes : nous ne laisserons personne priver les fidèles de ce trésor qui est d’abord celui de l’Église. Nous ne resterons pas inactifs devant l’étouffement spirituel des vocations que prépare le Motu proprio Traditionis Custodes. Nous ne priverons pas nos enfants de ce moyen privilégié de transmission de la foi qu’est la fidélité à la liturgie traditionnelle.

    Comme des fils à leur père, nous demandons au pape François de revenir sur sa décision, en abrogeant Traditionis Custodes et en rétablissant la pleine liberté de célébration de la messe tridentine, pour la gloire de Dieu et le bien des fidèles. Du pain plutôt que des pierres.

                              Le 8 septembre 2021, en la fête de la Nativité de la Très sainte Vierge Marie

    Premiers signataires

    Bernard Antony, Président de l' AGRIF
    Xavier Arnaud, Forum catholique
    Victor Aubert, Président d'Academia Christiana
    Moh-Christophe Bilek, Notre Dame de Kabylie
    François Billot de Lochner, Président Fondation de Service politique
    Benjamin Blanchard, Délégué général de SOS Chrétiens d'Orient
    Anne Brassié, Journaliste et écrivain
    Jacques Charles-Gaffiot, Historien d'art
    Thibaud Collin, Professeur agrégé de philosophie
    Laurent Dandrieu, Journaliste
    Yves Daoudal, Journaliste - Directeur de Blog
    Marie-Pauline Deswarte, Docteur en Droit
    Stéphane Deswarte, Docteur en Chimie
    Cyrille Dounot, Docteur en droit, licencié en droit
    canonique
    Alvino-Mario Fantini, The European Conservative
    Claude Goyard, Professeur des universités
    Max Guazzini, Avocat
    Michael Hageböck, Summorum Pontificum Freiburg
    Maike Hickson, Docteur en Littérature, écrivain
    Robert Hickson, Professeur, écrivain
    Michel De Jaeghere, Journaliste et essayiste
    Marek Jurek, Ancien pdt de la Diète de Pologne
    Peter Kwasnieswki Ecrivain
    Philippe Lauvaux, ULB Paris Assas
    Pierre de Lauzun, Haut fonctionnaire Ecrivain
    Massimo de Leonardis, President International Commission of
    Military History
    Anne le Pape, Journaliste
    Christian Marquant, Président de Paix Liturgique
    Michael Matt, The Remnant
    Roberto de Mattei, Ancien président du CNR (CNRS italien)
    Jean-Pierre Maugendre, Renaissance Catholique
    Philippe Maxence, Rédacteur en Chef de L'Homme Nouveau
    Charles de Meyer, Président de SOS Chrétiens d'Orient
    Paweł Milcarek, Christianitas
    Jean-Marie Molitor, Journaliste
    Martin Mosebach, Ecrivain
    Hugues Petit, Docteur en Droit
    Philippe Pichot-Bravard, Docteur en Droit
    Jean-Baptiste Pierchon, Docteur en Droit
    Hervé Rolland, Vice-Président de ND de Chrétienté
    Reynald Secher, Historien
    Jean Sévillia, Journaliste, Historien, Ecrivain
    Henri Sire, Ecrivain, compositeur, chercheur
    Jeanne Smits, Journaliste - Directrice de Blog
    Jean de Tauriers, Président de Notre Dame de Chrétienté
    Guillaume de Thieulloy, Editeur de presse
    Jérôme Triomphe, Avocat
    Philippe de Villiers, Ancien ministre, écrivain 

  • A Houston

    Le cardinal DiNardo, archevêque de Galveston-Houston, a pondu hier un décret de mise en application du motu proprio.

    — La messe selon le missel de 1962 (et tout autre sacrement) est désormais interdite, malgré le grand nombre de fidèles (sic), dans trois des églises où elle était célébrée. Mais dans deux d’entre elles on pourra célébrer une messe traditionnelle deux jours de semaine par mois. Sic.

    — Comme il y a une messe selon le missel de 1962 tous les dimanches (après-midi) depuis plus de 40 ans en l’église de l’Annonciation de Houston, ça pourra continuer en vertu de « cette longue coutume ».

    — La paroisse personnelle confiée à la Fraternité Saint-Pierre est désormais le seul lieu dans l’archidiocèse où l’on peut célébrer la messe et les autres sacrements sans limitation selon les anciens livres. C’est l’unique réserve d’Indiens tradis du 5e plus grand diocèse des Etats-Unis.

  • Chronique de la fin

    Rorate Caeli constate que, conformément au motu proprio intitulé par antiphrase Traditionis custodes, le séminaire américain de Rome interdit la célébration de la messe traditionnelle et supprime la formation à la messe traditionnelle qui y était organisée.

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  • Syro-malabar

    Le synode de l’Eglise syro-malabare a décidé d’uniformiser l’orientation des célébrations. Désormais la première partie sera célébrée face au peuple, et la deuxième partie « dans la direction où les fidèles regardent ».

    En fait cela avait déjà été décidé (à l’unanimité) en 1999, et avait été approuvé par la Congrégation des Eglises orientales. Mais il y avait une très forte contestation de la part des prêtres qui, imitant l’occident, considéraient que toute la liturgie doit être célébrée face au peuple. Pas moins de 466 prêtres du seul diocèse d’Ernakulam-Angamaly (qui est le siège de l’archevêque majeur, aujourd’hui le cardinal Alencherry) ont signé une lettre demandant au Vatican d’empêcher que soit imposée cette « vision uniforme de la liturgie ». L’idéologue du mouvement, le P. Paul Thelakat, n’hésite pas à déclarer que « la célébration eucharistique est un langage dialogique » et que « lorsque vous parlez vous ne tournez pas le dos aux gens ». Comme quoi il n’y a pas qu’en occident, hélas, qu’on ne sait même plus que le sacrifice eucharistique est offert à Dieu…

    Il serait bon que les cousins chaldéens des syro-malabars adoptent la même décision, car la célébration face au peuple y est devenue semble-t-il générale aussi. Mais on sait que l’actuel patriarche est très « occidentophile », et le synode chaldéen, qui vient lui aussi de se terminer, n’a rien trouvé de plus urgent que de retirer le nom de Babylone de son intitulé, au motif que « Babylone était la capitale de l'empire babylonien et n'a jamais été un siège épiscopal ou patriarcal » et qu’elle « est aujourd'hui une ville musulmane irakienne ». C’était pourtant une belle trouvaille que d’avoir fait de la capitale d’un empire païen dont il est tellement question dans la Bible, le siège d’un patriarcat. Siège fictif ? Sans doute, mais aucun des cinq patriarches d’Antioche ne réside à Antioche depuis très longtemps… Et le patriarche chaldéen n’a donc plus de siège du tout…

    Le P. Thelakat souligne que le pape parle toujours de la diversité dans l’unité, qui n’est pas l’uniformité. Sans doute n’a-t-il pas entendu parler du motu proprio Traditionis custodes. A ce propos, il paraît que les dirigeants des instituts sacerdotaux Ecclesia Dei (FSSP, ICRSP, Bon Pasteur) sont convoqués à Rome en septembre… On voit venir le temps où pour avoir une liturgie traditionnelle il faudra se faire grec-catholique. Pour ma part je connais… Tant que François n’aura pas supprimé les Eglises grecques-catholiques (on lui a prêté l’intention de commencer par la petite Eglise italo-albanaise).

  • Jean-Paul Ier et la messe

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    Hier c’était l’anniversaire de l’élection de Jean-Paul Ier, qui était patriarche de Venise. Le site New Liturgical Movement a opportunément reproduit le décret qu’il avait signé en février de la même année 1978.

    Le cardinal Luciani constate qu’en l’église Saint-Siméon le Petit, « malgré des avertissements répétés », la messe continue d’être célébrée « selon le rite qui n’est plus admis et avec toujours davantage de participation des fidèles ». En conséquence il décrète que « la célébration de la Messe “more antiquo” est interdite dans l’église Saint-Siméon le Petit comme sur tout le territoire du diocèse ».

    En 2006 le cardinal Scola a confié cette église (connue dans le monde entier parce qu’elle se trouve sur le Grand Canal) à la Fraternité Saint Pierre

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