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Eglise

  • En Inde

    alencherry.jpgLe synode syro-malabar demande aux paroisses de continuer la pratique traditionnelle du jeudi saint, qui est de laver les pieds de 12 hommes ou garçons. Le cardinal George Alencherry, archevêque majeur de l’Eglise syro-malabare (photo), a publié et envoyé une circulaire en ce sens aux prêtres, religieux et responsables laïcs de son diocèse d’Ernakulam, et d’autres évêques ont fait de même.

    Dans l’Eglise syro-malankar, on fait savoir qu’il n’y aura pas de circulaire de ce genre, car la tradition est que seuls les évêques pratiquent ce rite, que c’est seulement avec des hommes, et que les fidèles connaissent la tradition.

    Selon le cardinal Alencherry, la Congrégation pour les Eglises orientales aurait précisé que la modification du rite inventée puis imposée par François ne concerne que l’Eglise latine.

    Le chef de l’Eglise syro-malabare précise que pour les Eglises d’Orient (mais c’était le cas pour l’Eglise latine avant François, dont il se démarque ainsi ouvertement) ce rite du jeudi saint est un signe du sacrifice rédempteur du Christ sur la croix : le lavement des pieds n’est pas seulement un symbole d’humilité et d’égalité, mais un moyen de faire atteindre le mystère rédempteur à toute la race humaine. Il rappelle que le Christ a lavé les pieds de ses seuls 12 apôtres et leur a commandé de faire de même en sa mémoire.

  • Autodestruction

    Le nouvel évêque de Ciudad del Este, au Paraguay, vient de supprimer la « Communauté sacerdotale Saint-Jean », et donc le séminaire qu’elle animait. Décision prise au terme d’« un processus de discernement qui a duré deux ans »… Le temps de discerner que ce séminaire était décidément trop catholique et que sa maison de Buenos Aires faisait tache…

    Quant au séminaire diocésain, qui avant que Mgr Liveres soit viré par le pape avait dans les 250 séminaristes (70% des séminaristes du Paraguay), il a été « normalisé » : il est devenu une annexe du « séminaire national » et a perdu les trois quarts de ses effectifs.

    Ça c’était avant :

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  • Dans l’ordinariat de la Chaire de Saint Pierre

    Par décret du souverain pontife, la florissante paroisse Notre-Dame de l’Expiation, dans l’archidiocèse de San Antonio (Texas), et son école réputée, ont été transférées, hier mardi, du diocèse à l’Ordinariat de la Chaire de Saint-Pierre.

    Il y a deux mois, l’archevêque de San Antonio, Mgr Gustavo García-Siller, avait viré le prêtre à qui l’on doit le succès de la paroisse, le P. Christopher Phillips – pardon, lui avait demandé de « prendre un temps de réflexion et de prière » sur un « sujet de préoccupation spécifique », à savoir « l’identité de la paroisse, non pas unique, mais séparée des autres paroisses de l’archidiocèse ». Je ne veux voir qu’une tête…

    Cette ancienne paroisse épiscopalienne (anglicane) était devenue catholique sous le régime de la « Disposition pastorale » voulue par Jean-Paul II, qui permettait aux épiscopaliens devenus catholiques de conserver leur liturgie – et c’est le pasteur épiscopalien de la paroisse, Christopher Phillips, qui devint le prêtre de la paroisse.

    Or il se trouve qu’en dehors de l’unique messe de saint Pie V tolérée seulement le dimanche à San Antonio, la messe « anglicane » de Notre-Dame de l’Expiation était de loin la plus « traditionnelle » du diocèse, et l’enseignement du prêtre, comme de l’école, le plus catholique. Son succès était donc comme un camouflet à l’archevêque.

    Mais c’est l’archevêque qui prend un camouflet… de la part du pape dont il est un chaud partisan…

    Je ne sais ce qu’il y a là-dessous, mais le résultat est que le P. Phillips a aussitôt repris ses fonctions, salué par de nombreux fidèles dès que la nouvelle a été connue, hier :

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  • Sandro Magister

    Très bonne nouvelle : les articles que publie Sandro Magister sur son blog Settimo Cielo sont désormais traduits en français sur le blog Diakonos.be. Et comme c’est Sandro Magister lui-même qui en informe ses lecteurs, on peut faire confiance au traducteur.

  • Le dominicain des cordeliers

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    A l’église Notre-Dame des Cordeliers de Laval, il y a la messe traditionnelle depuis 2007. Instituée par l’évêque d’alors, Mgr Maillard, juste avant qu’il devienne archevêque de Bourges. Son successeur Mgr Scherrer confia cet apostolat à l’Institut du Christ Roi. Depuis octobre 2014, il est passé aux dominicains de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier de Chémeré-le-Roi qui s’occupent déjà de l’abbaye de La Roë, avec la collaboration du Père Augustin Pic de Rennes. Le Père Pic est aujourd’hui le desservant principal de l’église des Cordeliers, et il a relancé la page Facebook de cette communauté, depuis le 15 janvier, quand Mgr Scherrer est venu célébrer une grand messe solennelle pontificale.

    On découvre que la messe est également célébrée plusieurs fois par semaine, et qu’il y a d’autres éléments de vie paroissiale : catéchisme, chapelets, chemin de croix, répétitions de la chorale…

    La page Facebook permet de découvrir (ou pour les paroissiens de retrouver) le sermon du Père Pic. Concis, profond, clair. Celui d’hier est en ligne. A partir du commandement de saint Paul « Soyez les imitateurs de Dieu », il souligne d’abord que cela se trouve déjà dans Platon, en relation avec l’image de Dieu et la ressemblance de Dieu, puis il montre que seul le christianisme (et d’abord le Christ) peut réaliser ce que demande l’apôtre : « L’essentiel de sa leçon est que tout homme est à l’image de Dieu, que cette image doit se refaire et s’achever dans une ressemblance parfaite à Dieu et que le moyen d’y parvenir est précisément l’imitation. » Avec cette précision : « L’imitation n’a rien à voir avec un mimétisme, purement extérieur, mais a tout d’une loi interne, qui est loi de restauration et de croissance, qui est loi d’amour... »

  • Saint Patrick en Russie

    Asianews annonce que l’Eglise orthodoxe russe vient d’inclure saint Patrick dans son ménologe (équivalent du martyrologe romain). La fête de saint Patrick c’est le 17 mars, mais chez les orthodoxes russes ce sera le 30, pour cause de défaut de leur calendrier (qu’ils n’ont semble-t-il toujours pas l’intention d’amender).

    En fait, ce sont 16 saints de l’Eglise latine que le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe russe a décidé d’introduire dans son ménologe. Et l’on constate que la plupart sont des saints français (ou morts en France, ou en Gaule…). En voici la liste telle qu’elle est donnée par le patriarcat (avec les dates dans les deux calendriers) :

    • hiéromartyr Pothin, évêque de Lyon et ses compagnons martyrisés avec lui (2/15 juin ; +177)
    • martyre Blandine et martyr Pontique de Lyon (2/15 juin ; +177)
    • martyr Épipode de Lyon (22 avril / 5 mai ; +vers 177)
    • martyr Alexandre de Lyon (24 avril / 7 mai, +vers 177)
    • hiéromartyr Saturnin, premier évêque de Toulouse (29 novembre / 12 décembre, +IIIème s.)
    • martyr Victor de Marseille (21 juillet / 3 août ; +vers 290)
    • martyr Alban des îles britanniques (22 juin / 5 juillet, +IIIème – début IVè s.)
    • saint Honorat, évêque d’Arles (16 / 29 janvier, +429)
    • saint Germain, évêque d’Auxerre (31 juillet / 13 août, + 448)
    • saint Vincent de Lérins (24 mai / 6 juin ; +avant 450)
    • saint Patrick, illuminateur de l’Irlande (17/30 mars ; +après 460)
    • saint Loup, évêque de Troyes (29 juillet / 11 août ; +479)
    • sainte Geneviève de Paris (3/16 janvier ; +512)
    • saint Germain, évêque de Paris (28 mai / 10 juin ; +576)
    • saint Procope, higoumène de Sazava (Bohême ; 16/29 septembre ; +1053)

  • En Argentine

    Le 8 mars, pour la Journée de la femme, un groupe de furies avait lancé divers objets contre la cathédrale de Buenos Aires et tenté de mettre le feu au portail. Le 10 mars était représentée devant la cathédrale de Tucuman « une parodie sacrilège ayant pour protagoniste la Très Sainte Vierge Marie », comme dit l’agence Fides. Ce même 10 mars, il y a eu une tentative d’incendie à la cathédrale de La Plata, et deux personnes masquées ont tenté de mettre le feu à l’église Saint-Jean-Baptiste de Quilmes juste après la messe du soir.

    Il y a en Argentine, en automne, une « Rencontre nationale des femmes » qui est de plus en plus imposante : elle réunit désormais plusieurs dizaines de milliers de femmes en « lutte » pour leurs « droits », pour la révolution et contre l’Eglise. Chaque année le défilé donne lieu à des provocations et des attaques contre des églises (voir ici en 2013). Il semble que le 8 mars devienne une succursale…

  • Shéhérazade au Vatican

    J’avais vu le 8 mars sur le site du Vatican, au matin de la « Journée internationale de la femme », que venait d’être annoncée, la veille, la création par le Conseil pontifical pour la Culture d’un « conseil consultatif 100% féminin ». Je n’avais lu que le titre, et je n’avais pas l’intention d’en parler, considérant que ce genre de révérence mondaine à l’idéologie dominante ne méritait qu’un haussement d’épaules.

    Mais il y a un détail qui mérite d’être relevé : parmi ces femmes il y a une « théologienne musulmane » (sic), Shahrazad Houshmand.

    En cherchant un peu, on apprend que cette Shéhérazade (perse comme il se doit) est diplômée de théologie islamique de l’université de Téhéran et de théologie fondamentale chrétienne à la Faculté théologique pontificale de l’Italie méridionale. Et qu’elle enseigne les « études islamiques » à l’Université pontificale grégorienne.

    On apprend aussi que la Shéhérazade du cardinal Ravasi est une spécialiste de « christologie coranique ». Sic.

    Et sans doute aussi de mahométisme chrétien, non ?

  • Une tradition, qu’il disait…

    En 2009, l’invitation faite à Barack Obama par l’université Notre-Dame (Indiana) de prononcer une allocution lors de la remise des prix avait fait scandale. Une pétition avait recueilli 367.000 signatures pour demander à la direction de l’université de ne pas inviter le président du mariage des invertis et de l’avortement. Le président de l’université, le Père John Jenkins, avait répondu que c’était une tradition d’inviter le président des Etats-Unis, et que cela devait donc se faire. Et cela se fit.

    Aujourd’hui, le président en exercice est Donald Trump. Donc cette année c’est Donald Trump qui va venir prononcer l’allocution.

    Euh… Non. Ce sera Mike Pence, le vice-président. Le P. Jenkins l’annonce ainsi : « Il est naturel que, pour le 175e anniversaire de notre fondation sur le sol de l’Indiana, Notre-Dame donne la parole à un fils qui en est natif, qui a servi notre Etat et qui sert maintenant la nation avec un calme sérieux, une conviction morale et un dévouement au bien commun caractéristiques des vrais hommes d’Etat ».

    On comprend bien entendu que Donald Trump est le contraire de tout cela, et c’est bien ce que pense la direction de l’université. C’est pourquoi ce qui était en 2009 la tradition de cette université catholique, quand il s’agissait d’inviter un président œuvrant activement contre la morale naturelle, ne l’est plus quand il s’agit d’inviter le président qui s’engage à défendre la loi naturelle.

    Il est vrai que l’université Notre-Dame, entre temps, avait invité Ruth Ginsburg (de la Cour suprême), et surtout honoré de la Laetare Medal (la plus prestigieuse décoration catholique américaine) le vice-président Joe Biden : tous deux militants de la culture de mort.

    Il est vrai aussi qu’il y a officiellement un groupe homosexuel à l’université (« un grand pas en avant », avait dit le P. Jenkins) mais que la direction a refusé la constitution d’un groupe favorable au mariage chrétien, que la participation du groupe des invertis à la Marche nationale pour l’égalité (le droit au mariage sodomite) en octobre 2009 avait été financée par l’université, qu’un éminent professeur a dû retirer son soutien à un site créé par d’anciens étudiants s’inquiétant de la dérive de l’université…

    Ainsi va la plus prestigieuse université catholique des Etats-Unis, dirigée par les pères de Sainte-Croix…

  • Réconciliation melkite

    Extraits du communiqué du saint synode de l’Eglise melkite catholique, tels que publiés par L’Orient Le Jour :

    « Le Saint-Synode des grecs-catholiques s'est réuni au siège patriarcal de Raboué (21-23 février) en présence de la majorité de ses membres, ainsi qu'en présence des nonces apostoliques de Syrie et du Liban, Mario Zenari et Gabriele Caccia. »

    « Le Saint-Synode a jugé regrettables les difficultés insurmontables apparues dernièrement. Le dialogue engagé entre les présents a débouché sur des résultats positifs. Certains des évêques qui s'étaient absentés des synodes précédents ou qui avaient diffusé des communiqués déplacés à travers les médias ont admis qu'ils se sont conduits d'une manière inconvenante. Ils ont donc exprimé publiquement leurs regrets.

    « Des évêques ont noté certaines erreurs de gestion, probablement involontaires, dans l'administration des biens de l'Église grecque-catholique.

    « Rendons grâce au Sauveur dont l'Esprit de réconciliation fraternelle (...) a prévalu sur l'incompréhension qui a marqué l'étape précédente. C'est ainsi que des choix importants pour le bien de l'Église melkite ont été rendus possibles. La prochaine réunion du synode annuel a été fixée aux 19-24 juin 2017.

    « Les membres d'un synode permanent chargé d'assister le patriarche dans les prises de décision relatives à la bonne marche des affaires de l'Église ont été élus. »