04 décembre 2009

L’islamisation taquine les Gaulois, dit le curé

Extraits d'un article du Monde.

"Quand on est prêtre en banlieue on ne peut pas faire fi de l'islam", témoigne Régis Charre, qui vit seul dans l'imposante cure de Vaulx-Village. Cet ancien dessinateur industriel "gère" quatre églises, qui réunissent 2 % de la population, dans un environnement marqué par une forte pratique de l'islam. Comme tous les prêtres et imams militants du dialogue interreligieux, il défend l'intérêt de ces échanges pour la qualité du "vivre ensemble" et l'approfondissement de la foi de chacun. "En s'expliquant les uns aux autres comment on se rapproche de Dieu on s'enrichit", témoigne en écho Faouzi Hamdi, le responsable musulman de Vaulx-en-Velin. (...)

"Pendant le ramadan, je participe à la rupture du jeûne avec une dizaine de paroissiens", se félicite le prêtre de Vaulx-en-Velin. "Pour Noël, le responsable musulman nous a souhaité bonne fête à l'église ; il a été applaudi", témoigne aussi Jacques Purpan, prêtre à Saint-Fons. Convaincu de l'importance de "connaître l'autre", il a fait visiter la mosquée aux élèves du lycée privé... et attend que ceux de l'école coranique viennent voir l'église... "On se rejoint aussi autour du soutien aux sans-papiers", ajoute Régis Charre. En revanche, pour l'action sociale et caritative, la coopération est inexistante.

Si les relations entre responsables catholiques et musulmans sont de l'avis général "bonnes et basées sur la confiance", chacun est bien conscient des réticences qui, des deux côtés, freinent la rencontre entre croyants. "La concentration de Maghrébins dans les quartiers populaires ne facilite pas les échanges avec les cathos lambda", juge le père Charre. Ces derniers ne voient pas d'un bon oeil les mariages mixtes dans lesquels l'islam s'impose, surtout à la naissance des enfants.

"Dans les milieux populaires, on constate une difficile cohabitation", reconnaît le prêtre de Saint-Fons. "Que l'on ne puisse plus acheter de saucisson dans les boucheries du quartier, ça a le don de "taquiner" les Gaulois", raconte l'ancien prêtre-ouvrier.

"Il est vrai aussi que les fidèles musulmans ne sont pas des militants du dialogue interreligieux", reconnaît Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon. "L'islam manque encore de cadres pour l'organiser", explique M. Gaci, qui juge que "nombre de musulmans, convaincus de détenir la vérité, ne voient pas l'intérêt de dialoguer".

03 décembre 2009

L’Eglise qui est à Strasbourg

Lu sur Pro Liturgia :

Avec l'aval de l'Archevêque de Strasbourg, les religieuses du Couvent Saint-Marc de Gueberschwihr se sont "débarrassées" de leur ancien Aumônier jugé trop fidèle aux enseignements du Magistère. Le nouvel aumônier a annoncé dès son arrivée au couvent qu'il ne respecterait pas la liturgie: désormais les messes sont improvisées et le chant grégorien est interdit.

Mgr Joseph Doré, ancien Archevêque de Strasbourg, a donné une série de conférences sur le thème : "des prêtres pour aujourd'hui". Il a notamment déclaré : "En tant qu'évêque et théologien, j'affirme la nécessité de poser la question du mariage des ministres ordonnés; et qu'une fois cette question posée et réglée, il faudra même se demander quelle place a la femme face à l'accès au ministère consacré."

Nous apprenons de plusieurs sources différentes qu'à l'occasion d'une messe célébrée à Bergheim pour un prêtre décédé, Mgr Vincent Jordy, Evêque auxiliaire de Strasbourg, aurait donné la Communion à un pasteur protestant qui assistait à la célébration. On nous précise par ailleurs que Mgr Grallet, Archevêque de ce même diocèse, aurait lui aussi donné la communion à un pasteur invité à une réunion du Conseil du Presbyterium.

L’Eglise aux Etats-Unis

Le nombre des prêtres, religieux et religieuses a baissé de 65 % en quarante ans.

75% des hommes et plus de 90% des femmes ont plus de 60 ans.

1% a moins de 40 ans.

(Americatho)

Chine : le trouble jeu du cardinal Bertone

Un très intéressant article de Sandro Magister. A lire en pensant à nos martyrs qui ont refusé la constitution civile du clergé.

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02 décembre 2009

Des « évêques » « catholiques »…

Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul, sur l'année sacerdotale :

« L'adjectif "sacerdotal" ne vaut pas seulement pour les prêtres. Il s'applique d'abord au peuple de Dieu parce qu'il est le Corps du Christ, unique médiateur entre Dieu et les hommes. Ensuite à chaque baptisé associé par le baptême au sacerdoce du Christ. Quant au sacerdoce exercé par les prêtres, il est au service de celui des baptisés afin que le peuple de Dieu vive du Christ et annonce l'Évangile. L'année sacerdotale concerne donc l'ensemble des baptisés. [...] C'est dans cet esprit que nous ouvrons la nouvelle année pastorale avec une session consacrée à la diversité des ministères dans l'Église et que nous poursuivrons notre recherche sur la place des prêtres au service des communautés chrétiennes."

Mgr Maurice de Germiny, évêque de Blois, sur la votation suisse :

« Comme croyant, je suis blessé par la votation helvétique refusant toute construction de nouveaux minarets. Je partage la tristesse que cette nouvelle ne peut que provoquer chez les musulmans du Loir-et-Cher.
Le 11 décembre prochain, à l'occasion de la pose de la première pierre du Centre cultuel et culturel musulman de Blois, j'aurai l'occasion de manifester l'importance du dialogue entre le Christianisme et l'Islam, quelque soit la religion dominante.
En ce temps de l'Avent, la question de Jésus prend un singulier relief «Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?» (Lc 18, 8) Cette affaire de minarets ne relève pas seulement d'opinion politique, de sensibilité culturelle... C'est la foi et la liberté religieuse qui sont en jeu. »

(Trouvé sur Perepiscopus)a

Une réponse pakistanaise à Mme Asma Jahangir

Le Dr Nazir S. Bhatti, président du Congrès chrétien du Pakistan (CCP), a exprimé sa surprise suite à la déclaration de Mme Asma Jahangir, rapporteur spécial de l'ONU pour la liberté de religion, sur la votation interdisant la construction de minarets en Suisse. Il rappelle qu'au Pakistan (le pays d'Asma Jahangir), des directives gouvernementales strictes interdisent la construction de nouvelles églises dans un rayon de 200 mètres d'une mosquée existante, et l'utilisation de haut-parleurs.

Il ajoute : « Les processions du Christ Roi et d'autres rituels extérieurs sont interdits dans les lieux publics depuis des décennies, et aucun musulman défenseur des droits humains n'a élevé la voix pour dénoncer les actions du gouvernement qui portent atteinte au véritable esprit de liberté religieuse au Pakistan. En revanche, leurs protestations au nom des droits de l'homme contre le vote suisse pour l'interdiction des minarets montrent qu'il y a deux poids et deux mesures. »

Et encore : « Les défenseurs des droits de l'homme à travers le monde devraient élever la voix et faire pression sur l'Arabie saoudite et d'autres pays islamiques du Moyen-Orient afin de permettre la construction de cathédrales et de garantir la liberté religieuse des minorités chrétiennes. »

On apprend d'autre part que les célébrations prévues pour marquer le 175e anniversaire de la fondation des Filles de la Croix et l'année jubilaire de leur congrégation ont dû être annulées en raison des menaces de talibans et du climat d'insécurité qui règne au Pakistan.

(via Bivouac-ID et Zenit)

30 novembre 2009

Je les ai baptisés

Extrait d'une interview du cardinal Jorge Maria Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, dans "30 Jours" :

Il y a quelque temps, j'ai moi-même baptisé les sept enfants d'une femme seule, une pauvre veuve qui fait des ménages. Elle les a eus de deux hommes différents. Je l'avais rencontrée à la fête de Saint Gaétan. Elle m'avait dit : mon père, je suis en état de péché mortel, j'ai sept enfants et je ne les ai jamais fait baptiser, je n'ai pas d'argent pour les parrains et pour la fête... On s'est revus et, après une brève catéchèse, je les ai baptisés à la chapelle de l'archevêché. Cette femme m'a dit : mon père, je ne peux pas y croire, vous me rendez importante. Je lui ai répondu : mais madame, je n'y suis pour rien, c'est Jésus qui vous rend importante".

28 novembre 2009

Mgr Albert Rouet

Il y a longtemps qu'on connaît Mgr Albert Rouet, archevêque, hélas, de Poitiers. Mais il réussit toujours à nous choquer par ses propos anti-catholiques (ou simplement aberrants).

Le blog Perepiscopus vient d'en livrer deux rafales, dont voici quelques extraits :

"Il y a 10.000 laïcs engagés. Où est le manque [de prêrres] ? Quel est le manque ?"

"Vingt siècles de christianisme ont fabriqué un peuple d'impuissants. C'est tragique. Mais, c'est tragique ! Un homme ou une femme peut diriger une ferme, présider une association, être maire d'une commune, être responsable d'une entreprise. Et dans l'Eglise, c'est un mineur !"

"Si vous vous voulez mettre la ville de Niort à feu et à sang, faites une procession à Niort, la ville des assurances et des mutuelles, à tous les coups, vous allez réanimer la libre-pensée, la franc-maçonnerie et tous les opposants."

"S'il y a eu des révoltes contre les propriétés ecclésiastiques, c'est que l'Église était la dernière de toutes les réalités sociales à avoir conservé le servage. Lorsqu'en 1848 Victor Schoelcher a réussi à faire supprimer l'esclavage, on ne peut pas dire que les cathos étaient aux premières lignes. Sur la condition féminine aujourd'hui, et aussi bien que sur l'engagement écologique, on n'a pas été les premiers à prendre la course."

27 novembre 2009

Les évêques polonais condamnent le verdict de la CEDH sur les crucifix

Réunis hier à Czestochowa en Conférence épiscopale, les évêques polonais "ont protesté contre le verdict de la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg concernant le symbole de la croix", selon le communiqué qu'ils ont publié.

Le crucifix "n'est pas seulement un signe sacré pour chaque chrétien, mais aussi un élément important de l'identité culturelle européenne, présent dans les symboles nationaux de beaucoup de pays et organisations", ajoutent-ils.

Par ailleurs, le député européen Tadeusz Cymanski a déclaré que lui et ses collègues du PiS préparaient un projet de résolution "pour défendre la croix". Les conservateurs britanniques, qui font partie du même groupe parlementaire (Réformistes et conservateurs européens), "y sont favorables" si bien que le projet pourrait être soumis aux débats du Parlement européen avant Noël, affirme-t-il.

23 novembre 2009

La première béatification en Israël

Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, entouré de plusieurs évêques catholiques des Eglises de Terre sainte et de milliers de fidèles, a présidé hier à Nazareth à la béatification de sœur Marie-Alphonsine Danil Ghattas, fondatrice de la congrégation palestinienne des Dominicaines du Rosaire.

Le pape Benoît XVI a évoqué l'événement lors de l'Angélus :

« La cérémonie de béatification de sœur Marie-Alphonsine Danil Ghattas a lieu aujourd'hui à Nazareth. Elle est née à Jérusalem en 1843 dans une famille chrétienne, qui comprenait dix-neuf enfants. Elle découvrit très tôt sa vocation à la vie religieuse pour laquelle elle se passionna, en dépit des difficultés initiales venues de sa famille. Elle a eu le mérite de fonder une congrégation formée seulement de femmes du lieu, avec pour but l'enseignement religieux, pour vaincre l'analphabétisme et élever la situation des femmes de cette époque sur la terre où Jésus lui-même en a exalté la dignité. Le point central de la spiritualité de cette nouvelle bienheureuse est son intense dévotion à la Vierge Marie, modèle lumineux de vie entièrement consacrée à Dieu : le saint rosaire était sa prière continuelle, son ancre du salut, sa source de grâces. La béatification de cette figure de femme si significative est un réconfort spécial pour la communauté catholique de Terre Sainte, et une invitation à se confier toujours, avec une ferme espérance, à la Providence divine, et à la protection maternelle de Marie. »

Pour en savoir plus, voir Zenit.

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