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Eglise

  • Amis-amis

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    Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Rapports avec les Etats de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège, et le Vice-premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères de la République populaire chinoise, Wang Yi, se sont rencontrés à Munich le 14 février dans le cadre de la Conférence sur la Sécurité de Munich.

    C’est la première rencontre officielle à ce niveau entre un représentant du Saint-Siège et un membre du gouvernement de la Chine communiste.

    « Au cours du colloque, qui s’est déroulé dans un climat cordial – indique un communiqué du Bureau de Presse du Saint-Siège– ont été évoqués les contacts entre les deux parties, qui se sont développés positivement au fil du temps ». En particulier, « a été mis en évidence l’importance de l’Accord provisoire sur la nomination des Evêques signé le 22 septembre 2018, renouvelant également la volonté de poursuivre le dialogue institutionnel au niveau bilatéral afin de favoriser la vie de l’Eglise catholique et le bien du Peuple chinois ». Sic.

  • L’Eglise de François

    Le cardinal Burke avait été invité par un groupe de fidèles à Ostuni, la « ville blanche », dans les Pouilles. Il devait célébrer samedi une messe traditionnelle à la cathédrale. Mais le curé, évidemment avec l’aval de l’archevêque de Brindisi Mgr Caliandro ou à son instigation, a fait savoir que cette messe devait être « privée », strictement réservée aux organisateurs. Le cardinal Burke a répondu que dans ces conditions il ne viendrait pas. La presse locale, informée par le clergé progressiste qui tient les rênes du diocèse (Mgr Caliandro est lui-même un opposant fanatique à la messe traditionnelle), a tiré à boulets rouges sur le « cardinal conservateur » qui est « contre le pape » et qui en outre veut célébrer la « messe en latin ».

    Ce lundi est organisée en l’église Saint-Louis de Gonzague d’Ostuni une réunion publique avec l’archevêque de Brindisi-Ostuni et une délégation vaudoise, pour parler d’immigration…

  • Non-événement

    Je ne lirai pas davantage le dernier document pontifical que je n’ai lu les précédents de François. Je ne sais qui le premier a utilisé la définition à la mode du mot « liquide » pour qualifier le « magistère » de François, mais c’était une bonne trouvaille. Cela va de pair avec le fait que ce pape « initie des processus » et considère (de ce fait) que « le temps est supérieur à l’espace ». Tout texte qu’il signe n’est donc, au mieux, qu’une étape dans un développement. Autrement dit il ne sert à rien de l’étudier comme s’il s’agissait de définitions dogmatiques.

    De ce que j’ai lu des commentaires (chez Benoît et moi, chez Jeanne Smits, sur le Forum catholique), on est prié de considérer que le culte de Pachamama n’a rien d’idolâtrique et doit être poursuivi (et tous les cultes du même genre développés), qu’il est urgent de terminer de détruire la liturgie latine au nom de l’inculturation amazonienne, et que le non-dit de subversion doctrinale qui figurait dans une note de bas de page d’Amoris Laetitia (authentifié ensuite par le pape) figure cette fois dans le quatrième paragraphe, à propos du document final du synode. Dans son Exhortation, François ne parle pas d’ordination d’hommes mariés et de diaconesses, mais dès le début il dit qu’il faut appliquer le texte de conclusion du synode, qui, lui, demandait explicitement des prêtres mariés et des diaconesses…

  • Pitoyable

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    Sur la photo, ce n’est pas l’animateur du camping, c’est le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille et préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. C’est en tant que chef de ce dicastère qu’il s’adresse aux participants de la 7e conférence des Philippines pour la nouvelle évangélisation.

    Et il pourrait être le prochain pape…

    Mais oui, il a une croix pectorale…

  • Le "saint de Toulouse"

    Parmi les décrets de la Congrégation pour les causes des saints publiés hier, on note la reconnaissance des vertus héroïques du capucin Marie-Antoine de Lavaur (1825-1907).

    Il rencontra sainte Bernadette avant la dernière apparition et se lia d’amitié avec le curé Peyramale. Il fut le premier organisateur de pèlerinages à Lourdes, où il prêchait et confessait jusqu’à l’épuisement. C’est lui aussi qui inventa la procession aux flambeaux, qu’il avait déjà instituée à Rocamadour. Puis il se retira au couvent de Toulouse qu’il avait fondé, où il se retrouva seul (avec un frère) après l’expulsion des religieux en 1901. On l’appelait « le saint de Toulouse ».

    *

    On remarque aussi que le premier décret est la reconnaissance du martyre de Benet de Santa Coloma de Grameret et ses deux compagnons capucins « tués en haine de la foi en Espagne » en 1936, et que le deuxième décret est la reconnaissance du martyre de José Maria Gran Cirera et deux compagnons prêtres et sept laïcs, « tués en haine de la foi au Guatemala » en 190 et 1981.

    Est-ce que cela va devenir systématique de mener en parallèle la canonisation de martyrs du communisme et de martyrs (???) de régimes militaires latino-américains ? (Ceux-ci, comme d’autres avant eux, ont été victimes d’une répression effectivement sanglante mais qui n’avait rien à voir avec la foi.) Chacune de ces canonisations-là sont une victoire de la soi-disant théologie de la libération.

  • "Une grande tristesse"

    Le diocèse épiscopalien de Virginie du Sud devait organiser la « consécration » d’une femme « évêque » le 1er février prochain en l’église catholique Saint-Bède de Williamsburg. Le diocèse catholique de Richmond avait donné son autorisation, et, face à la protestation de nombreux fidèles, l’évêque, Mgr Barry Knestout, a publié une lettre le 15 janvier pour soutenir le projet, au nom de l’œcuménisme de Vatican II etc.

    Mais, face à cette protestation des catholiques (une pétition a recueilli plus de 3.200 signatures), ce sont les épiscopaliens qui ont jeté l’éponge, indiquant qu’ils iraient ailleurs, sensibles à la « consternation » et au « désarroi » de leurs frères chrétiens.

    Vendredi dernier, l’évêque déclarait : « C’est avec une grande tristesse que j’ai reçu une lettre de l’évêque-élue (sic) Susan Hayes indiquant que, en raison de la controverse sur la proposition d’utiliser l’église catholique Saint-Bède pour sa consécration (sic) comme Evêque (sic) pour le Diocèse Episcopal de Virginie du Sud, elle a décidé de trouver un autre endroit pour la cérémonie. »

    L’évêque est donc triste de devoir renoncer à un scandale, à une parodie de sacrement par des protestants dans une église catholique…

    Comme dit Michael Hichborn (Institut Lépante), « on dirait que les épiscopaliens ont davantage le souci des fidèles catholiques que leur propre évêque ».

  • Mgr Vigano sort du maquis…

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    Mgr Carlo Maria Viganò participait aujourd'hui au rassemblement d’Acies ordinata à Munich pour protester contre le « chemin synodal » des évêques allemands. C’est la première fois qu’il apparaît en public depuis plus d’un an, quand il avait jugé plus prudent de se cacher après avoir lâché sa (première) bombe…

    Il y avait là Roberto de Mattei, John-Henry Westen, Jeanne Smits…

  • Du cardinal Sarah

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  • La Chine de François

    La persécution se poursuit contre Mgr Vincent Guo Xijin, l’évêque de Mindong dont François a fait l’auxiliaire de l’évêque officiel rétabli dans la communion de l’Eglise par la magie de l’accord secret entre le Vatican et le gouvernement communiste.

    Hier, sa maison diocésaine a été fermée par les autorités. Elle a été construite il y a dix ans avec tous les permis requis, mais les autorités ont décidé qu’elle ne respectait pas la réglementation sur les incendies, et ont inscrit ce motif sur un panneau devant l’entrée. L’eau et l’électricité avaient été coupées la veille, pour accélérer le processus.

    Mgr Vincent Guo Xijin se retrouve donc à la rue.

    C’est la dernière pression en date sur cet héroïque évêque qui continue de refuser son inscription à l’Eglise officielle et qui ne bénéficie évidemment d’aucun soutien de Rome.

  • Nécessaire

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    Ce petit livre, qui est effectivement de Benoît XVI et du cardinal Sarah, vaut d’abord pour le lumineux texte du pape émérite. Texte qui lui fut demandé par le cardinal. Et, comme ce texte était d’une importance capitale, et que le cardinal voulait donner la plus large diffusion à ce qui ne dépassait pas la longueur d’un grand article de revue, il paraît clair que le cardinal a décidé d’écrire quelques compléments sur le même sujet, afin d’en faire un livre.

    Benoît XVI plonge d’emblée à la racine de la question : « Au fondement de la situation grave dans laquelle se trouve aujourd’hui le sacerdoce, on trouve un défaut méthodologique dans la réception de l’Ecriture comme parole de Dieu. » Ici est mis en cause radicalement le dogme exégétique contemporain qui refuse de voir que l’Ancien Testament annonce en figures le Nouveau, et considère l’interprétation allégorique comme une sorte de fantaisie intellectuelle dépourvue de fondement, alors qu’elle est « l’expression d’un passage historique qui correspond à la logique interne du texte ». L’exégèse (d’origine protestante) qui rejetait toute interprétation « pneumatique » du sacerdoce de l’Ancienne Alliance pour comprendre le sacerdoce de la Nouvelle Alliance était tellement forte, dit Benoît XVI, que le concile Vatican II s’est abstenu de traiter la question (y compris dans le décret sur les prêtres), alors qu’il était devenu urgent de traiter de la différence entre les « ministères » et le « sacerdoce ». Ici Benoît XVI fait une première confidence, avouant que lui-même à cette époque a fait une conférence sur le thème du prêtre comme l’homme qui médite la parole et non comme artisan du culte.

    Il fera plus loin une autre confidence, à propos des deux versets du psaume 15 qui, « avant le concile Vatican II, étaient utilisés durant la cérémonie de tonsure qui marquait l’entrée dans le clergé » : « Le Seigneur est ma part d’héritage et mon calice, ma vie est entre tes mains. La part qui me revient fait mes délices, j’ai même le plus bel héritage. » Il dit qu’il se rappelle qu’il avait longuement médité ces deux versets la veille de sa tonsure et qu’il avait « brusquement compris » ce que le Seigneur attendait de lui : « il voulait disposer entièrement de ma vie et, en même temps, il se confiait entièrement à moi. » Dieu veut disposer entièrement du prêtre, qui ne peut donc pas avoir de famille. C’est ce que Benoît XVI souligne par le commentaire d’un texte du Deutéronome, avant de commenter un passage de la « prière sacerdotale » du Christ dans l’évangile de saint Jean, qu’il avait particulièrement médité la veille de son ordination sacerdotale.

    Ce texte bref, où l’on retrouve toute la rigueur et vigueur intellectuelle de Joseph Ratzinger, est aussi un texte émouvant où le vieux pape se souvient du jeune clerc.

    Le texte du cardinal Sarah est intitulé : Aimer jusqu’au bout. Regard ecclésiologique et pastoral sur le célibat sacerdotal. C’est très exactement de quoi il s’agit.

    Le regard ecclésiologique, c’est essentiellement l’union sponsale du prêtre avec l’Eglise, union qui ne permet pas, en toute rigueur, une autre union sponsale. Les prêtres mariés des Eglises orientales sont une anomalie, une tolérance qui ne rend pas compte intégralement de ce qu’est le sacerdoce. Le cardinal Sarah cite à plusieurs reprises Paul VI, Jean-Paul II… et Benoît XVI. Les principaux arguments de la nécessité du célibat sont ici repris, de façon claire, et avec ces accents de ferveur qui caractérisent Robert Sarah.

    Le regard pastoral, c’est celui d’un pasteur qui est né dans un milieu qui s’ouvrait à la foi grâce à des missionnaires. On sait que le cardinal Sarah aime revenir sur ce sujet, et la question amazonienne lui permet d’y revenir, comme expert, en quelque sorte, puisqu’il a vécu cette situation de communautés reculées manquant de prêtres. Il montre à quel point ce serait une erreur d’ordonner prêtre un homme marié d’une communauté qui n’est pas affermie dans la foi.

    La « conclusion des deux auteurs » est un vibrant cri d’amour de l’Eglise, qui se termine par : « Malheur à qui se taira. “Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile !”. »

    Ce n’est ici qu’un aperçu de ce livre qui, pour être bref, est singulièrement dense.