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  • Saint Armel

    Sa fête était le 16 août, jour de sa mort. Mais saint Pie X ayant fixé en ce jour la fête de saint Joachim, et comme le 17 c’était saint Hyacinthe, saint Armel fut transféré au 18 août (là où on le célèbre, comme dans le diocèse de Vannes où trois paroisses portent son nom : Ploërmel, Plouharnel, Saint-Armel).

    Abrégé de la vie et des miracles de saint Armel, prestre confesseur, natif de Bretagne, honoré et réclamé pour la guérison des gouttes, douleurs et paralysies, en la chapelle dédiée en son honneur en la paroisse de Beaumont-la-Ronce, en Touraine.

    STANCES

    Armel, du feu divin sentant brûler son cœur,
    A s'acquérir le ciel mit toute son étude ;
    Des assauts du démon Il fut toujours vainqueur,
    Grand ami du silence et de la solitude.
    Par une humilité qu'aime Jésus, qu'Il sert,
    Il quitte les grandeurs pour cacher au désert
    Le don qu'Il a de Dieu de faire des miracles.
    Mais comme le soleil nous donne un plus beau jour
    Quand il a dissipé ce qui lui fait obstacle,
    Le saint est appelé pour luire à la cour.

    Childebert, informé de l'excellente vie
    Que mène ce grand saint au désert des Bretons,
    Pour corriger sa cour, où le luxe et l'envie
    De la plupart des siens faisaient de vrais démons,
    Fit venir saint Armel, afin que son exemple,
    Purifiant sa cour, en fit un sacré temple
    Où les vices du temps fussent mis au tombeau.
    Mais ces hommes de sang, de chair et de carnage,
    Concertèrent entr'eux, pour contenter leur rage,
    Des moyens pour éteindre un si sacré flambeau.
    Mais Dieu, qui le réserve à sa plus grande gloire,
    Lui révèle la rage où sont ses ennemis,
    Pour ôter au démon cette grande victoire
    Que par la mort du saint il s'était bien promis.
    Il quitte avec plaisir les joies imaginaires
    Que la cour des grands rois donne aux âmes vulgaires,
    Et revient au désert pour y servir son Dieu.
    En Touraine Il choisit un bois inhabitable ;
    La retraite que prit cet homme inimitable,
    De Beaumont-la-Ronce est justement le lieu.

    Là son humilité lui fait celer au monde
    Les miracles dont Dieu lui donne le pouvoir :
    Mais ce trésor, caché dans sa grotte profonde,
    Ne peut l'être si bien qu'il ne le fasse voir.
    L'impotent, le goutteux et le paralytique
    Trouvent la guérison aussitôt qu'il applique
    Avec le nom de Dieu la main dessus leurs maux.
    Et c'est assez pour eux que son bras favorable
    S'étende sur un mal qui paroist incurable,
    Pour trouver au moment la fin de leurs travaux.

    Recevant trop d'honneur, il retourne en Bretagne;
    Mais plus il fuit la gloire, et plus Dieu la fait voir.
    Le peuple de la ville et celui de campagne
    Vient admirer en luy le céleste pouvoir.
    Des fleurs et des rameaux sont semez quand il passe ,
    Ce qu'il touche des pieds aussitôt se ramasse :
    Pour appliquer aux maux rien n'en est négligé :
    Qui peut toucher sa robe a gagné la victoire :
    Tout concourt à l'envi pour célébrer sa gloire ;
    Dont l'humble thaumaturge a le cœur affligé.

    Un horrible dragon détruisant la campagne,
    Pour secourir le peuple il expose ses jours :
    L'ardente charité qui partout l'accompagne,
    En ce pressant besoin leur offre son secours.
    Plus que n'avaient osé mil et mil gendarmes,
    Seul, son étole en main qu'il prend pour toutes armes,
    Rempli du sacré nom du monarque des cieux,
    Le lie par le col, le précipite en l'onde,
    Et par son zèle ardent il délivre le monde
    Des funestes efforts du monstre furieux.

    Le bon Dieu l'enrichit de grâces non pareilles,
    La Bretagne en dépost a son corps glorieux;
    Sa vie ne fut rien qu'un amas de merveilles ,
    Qui l'a fait héritier du royaume des cieux.
    Beaumont, cent fois heureux qu'il t'ait, par sa présence,
    Enrichi de ses dons, comme il fait sa naissance,
    Et que dans le saint lieu qu'Il voulut habiter
    Tout chrétien trouve en luy le secours favorable
    A la goutte, ce mal qui le rend misérable,
    Pourveu que d'un cœur net il le puisse invoquer.

    Armel qui fut orné de vertus singulières,
    Saint Confesseur du nom de Jésus tout-puissant,
    Présentez devant lui nos très humbles prières,
    Afin que votre nom nous allions bénissant.
    Faites que dans ces lieux au péché je renonce ;
    Que tout chrétien qui vient à Beaumont de la Ronce
    Visiter la chapelle où vous êtes honoré,
    S'en retourne dispos en chantant vos louanges ;
    Tandis que glorieux, parmi le chœur des anges,
    Vous voyiez ce Grand Dieu des chrétiens adoré.

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    Statue de l'église de Ploërmel

  • Slovénie

    Finalement c’est un européiste de gauche qui devient Premier ministre en Slovénie : Marjan Sarec, qui a laborieusement réussi à monter une coalition qui lui donne la majorité.

    Le candidat de la droite populiste, Janez Jansa, était arrivé en tête, mais il n’a pas réussi à trouver une majorité de gouvernement.

    Ce sera pour la prochaine fois ? Le voisin de la Hongrie, de l’Autriche et de l’Italie fait tache maintenant…

  • Un scandale parmi les scandales

    Alors qu’a éclaté le scandale du rapport de la justice de Pennsylvanie sur quelque 300 prêtres prédateurs sexuels (et tout ce qu’on peut imaginer autour, comme des prêtres élaborant des images pédopornographiques avec des images pieuses), ce qui implique de nombreux évêques – le cardinal Wuerl serait cité 200 fois dans le rapport, après le scandale McCarrick (le cardinal qui se faisait appeler “Tonton Ted” par ses amants et ses victimes) qui n’a certainement pas fini de faire des vagues en raison des nécessaires complicités au niveau épiscopal, on découvre que lors de la Rencontre mondiale des familles va se produire devant le pape et 75.000 fidèles un chanteur vedette irlandais qui s’était prononcé ouvertement pour le oui au « mariage » entre personnes de même sexe lors du référendum. Ce chanteur (de mélasse), Daniel O’Donnell, est réputé avoir vendu plus de 10 millions de disques. Il est évident que sa prise de position publique, répercutée par tous les médias, avait eu une influence sur les citoyens. Et il va se faire applaudir par le pape…

    Mais on sait aussi que l’invité vedette de la Rencontre est James Martin, un prêtre jésuite dont la principale occupation est de promouvoir les droits LGBT dans l’Eglise (et François l’a fait consultant au service communication du Saint-Siège).

    Tandis que nulle part dans les si nombreuses réunions de cette Rencontre des familles il n’est question de l’avortement…

    Mais qui suis-je pour juger ?

  • La Suède en dhimmitude

    Un cabinet suédois de traducteurs, Semantix, a été condamné à payer 40.000 couronnes, soit un peu moins de 4.000 €, à une jeune femme qui se plaignait de « discrimination ».

    Lors de son entretien d’embauche, Farah Alhajeh avait refusé de serrer la main du dirigeant qui la recevait. Lequel lui fit savoir que l’entretien était terminé avant de commencer, car on ne pouvait pas accepter une personne qui rejette la politesse élémentaire de serrer la main de ses collègues.

    Farah Alhajeh a porté plainte auprès du tribunal du travail, lequel lui a donné raison, au motif que le refus de serrer la main de quelqu'un du sexe opposé est une manifestation religieuse protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme…  Ainsi fait-on dire à la Convention européenne des droits de l'homme que la loi islamique prime nos us et coutumes. Et le tribunal justifie ouvertement la charia : « La politique de l'entreprise est particulièrement préjudiciable aux (...) musulmans, pour qui la poignée de main entre les femmes et les hommes qui ne sont pas étroitement liés est interdite. »

    L’entreprise aurait pu souligner qu’il y a là aussi une discrimination, si la poignée de mains n’est interdite qu’avec des personnes de l’autre sexe. Mais Farah Alhajeh (ou ceux qui sont derrière elle) avait prévu le coup. Comme elle le répète avec complaisance dans les médias, elle respecte aussi scrupuleusement la loi suédoise que la loi islamique : la loi suédoise interdisant la discrimination entre homme et femme, elle ne serre pas la main des femmes davantage que celle des hommes…

    Elle souligne aussi que l’important n’est pas qu’elle reçoive 4.000 € mais qu’elle ait « fait respecter ses droits ».

    En attendant la suite des droits islamiques à faire respecter par la laïque Suède…

    Alors même qu’en mars dernier un rapport de l'Agence de la protection civile (MSB) tirait la sonnette d’alarme à propos de la constitution et du développement inquiétant d'une « société parallèle » dans le pays, promue par des groupes musulmans, « de nature à menacer la cohésion de la communauté nationale ».

    farah-alhajeh-7r9o_cover.jpg

    Je vous ai bien eus... Passons à la suite...

  • Sinisation

    Tous les diocèses de l’Eglise officielle de Chine (dont le nom officiel est Association patriotique des catholiques chinois) doivent soumettre d’ici la fin du mois un plan quinquennal sur ce qu’ils compte faire pour accomplir la sinisation de l’Eglise sur tous les plans : architecture, décoration, liturgie, théologie, relecture de l’histoire, conformément aux consignes du grand président Xi Jinping.

    Contrairement à ce que vous pourriez croire, c’est très facile. Car l’Association patriotique a envoyé aux diocèses un document de 15 pages qu’il suffit de recopier.

    Cela commence naturellement par un acte de soumission au parti communiste, et l’adhésion au socialisme « selon les caractéristiques chinoises ».

    On remarque que dans ce texte on lit les mots “Jésus-Christ” une fois, “Parti communiste” 5 fois, “Association patriotique”… 15 fois.

  • Benoît XVI a encore frappé…

    Selon le rabbin Walter Homolka, recteur du collège Abraham Geiger de Potsdam, Benoît XVI encourage « un nouvel antisémitisme sur des bases chrétiennes » ; pour le Grand Rabbin de Vienne Arie Folger, il est « problématique » que le précédent pape insiste sur une approche christologique de l'Ancien Testament. Mais chez les « catholiques » aussi on s’insurge : Michael Bohnke, professeur de théologie systématique à l'Université de Wuppertal, déclare : « Après Auschwitz, je ne me serais jamais attendu à lire quelque chose de semblable de la part d'un théologien allemand. »

    Diantre. De quoi s’agit-il ? D’un article de Joseph Ratzinger-Benoît XVI paru dans le dernier numéro de Communio (en allemand). Dont on n’aurait peut-être jamais entendu parler sans la polémique qu’il suscite.

    Un article qui paraît fort intéressant par ce qu’en révèlent les deux journalistes italiens dont Benoît et moi donne la traduction.

    Joseph Ratzinger-Benoît XVI revient sur l’apparent changement de doctrine de l’Eglise vis à vis du judaïsme depuis Vatican II. Alors qu’auparavant on parlait volontiers de substitution de l’Ancienne Alliance par la Nouvelle Alliance, l’Eglise étant le Nouvel Israël qu’elle a donc remplacé, on insiste aujourd’hui sur le fait que les dons de Dieu sont sans repentance, ce qui implique que la Première Alliance est toujours valide et qu’il n’y a donc pas de « substitution ».

    Ce thème a donné lieu à d’interminables discussions, qui m’ont toujours paru sans objet réel, car si les conclusions ultimes que l’on tire des deux positions sont contradictoires, ces positions ne le sont pas dans leur essence. Mais j’étais bien incapable de dire pourquoi.

    Joseph Ratzinger-Benoît XVI donne la réponse : les dons de Dieu sont en effet sans repentance, donc quand il offre une Alliance c’est pour toujours, mais ce sont les hommes qui ne sont pas fidèles à l’Alliance et qui la rompent, comme on le voit souvent dans l’Ancien Testament. Jésus est venu rétablir l’Alliance : « Le rétablissement de l'Alliance du Sinaï dans la Nouvelle Alliance dans le Sang de Jésus - c'est-à-dire dans Son amour qui vainc la mort - confère à l'Alliance une forme nouvelle et à jamais valide. »

    « Donc, en fait, il n'y a pas vraiment de "substitution", mais un cheminement qui conduit enfin à une seule réalité, avec la nécessaire disparition du sacrifice des animaux [de l'Ancienne Alliance] qui est remplacé ("substitution") par l'Eucharistie. »

    « L'alliance du Sinaï était déjà dans son essence une promesse, une approche vers le définitif et le concluant. Après toutes les destructions, c'est l'amour de Dieu qui atteint même la mort de son Fils, et qui est par elle-même la Nouvelle Alliance. »

    On comprend que les juifs ne soient pas contents, puisqu’on leur avait fait croire que les chrétiens reconnaissaient la permanence de l’Alliance de Moïse en ce sens qu’ils n’avaient pas à reconnaître le Christ, mais de quel droit s’immiscent-ils dans un débat théologique catholique ? Ils devraient déjà nous expliquer comment ils peuvent se dire fidèles à l’Alliance alors qu’ils n’ont plus, depuis 2.000 ans, les sacrifices qui constituent une partie capitale et essentielle de la Torah…

  • Saint Hyacinthe (Jacek)

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    Le grand dictionnaire historique de Louis Moreri, 1725.

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    La chapelle Saint Hyacinthe (Jacek), avec le tombeau du saint, à l'église des dominicains de Cracovie.

  • Le pâtissier à l’attaque

    Jack Phillips, le désormais célèbre pâtissier de Denver dans le Colorado, auquel la Cour suprême a donné raison parce qu’il avait refusé de confectionner un gâteau de « mariage » pour des invertis, attaque l’Etat du Colorado pour violation de ses droits à la liberté d’expression et de culte.

    Le pâtissier réagit ainsi à une nouvelle provocation, qui date d’il y a déjà un an : une « femme transgenre » (à savoir un homme qui se fait passer pour une femme) avait commandé un gâteau rose dedans, bleu dehors (ça me paraît être à l’envers mais ça doit être exprès), pour son anniversaire et surtout le 7e anniversaire de sa « transition ».

    L’homme soi-disant femme, Autumn Scardina, est, comme par hasard, un avocat (qui se dit avocate). Il-elle a porté plainte auprès de la commission des droits civiques du Colorado. Laquelle a fini par décider que l’accusation de discrimination était fondée, et a appelé les deux parties à trouver un accord à l’amiable.

    Mais, fort de l’arrêt de la Cour suprême qui l’a innocenté, Jack Phillips porte plainte contre l’Etat du Colorado. Il explique :

    La Constitution est un rempart contre les responsables de l'Etat qui visent des personnes - et cherchent à détruire leur vie - en raison de l'hostilité antireligieuse du gouvernement. Depuis plus de six ans maintenant, le Colorado est en croisade pour écraser le plaignant Jack Phillips (...) parce que les responsables méprisent ce en quoi il croit et la manière dont il pratique sa foi.

    Le cabinet Scardina est fier d’avoir été classé parmi les 80 meilleurs avocats de la famille, et sa présentation sur Facebook commence ainsi : « Comme notre cabinet a été fondé par une équipe d’avocats formée d’un frère et d’une sœur, nous comprenons l’importance de la famille. C’est pourquoi nous avons bâti une entreprise dédiée à vous aider à protéger la vôtre. » Sic.

  • Reconquête N° 350

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  • Saint Joachim

    La fête de saint Joachim fut curieusement inscrite au calendrier (au 20 mars, lendemain de la fête de saint Joseph) par Jules II vers 1510, sans doute pour faire plaisir à un allié politico-militaire du moment qui portait ce nom, car Jules II (surnommé « Jules César II ») se préoccupait assez peu de religion et moins encore de liturgie. Elle fut supprimée en 1568 par saint Pie V, comme toutes les fêtes liées à des textes apocryphes (pour lutter contre le protestantisme il faisait la même chose…), puis rétablie en 1584 par Grégoire XIII. Grégoire XV la dota d’un office propre en 1623. En 1738 Clément XII la fixa au dimanche dans l’octave de l’Assomption. Saint Pie X l’assigna au 16 août.

    L’introït et le graduel de la messe ont été pris à la messe de la vigile de saint Laurent, qui insistent sur le fait que le saint a tout distribué aux pauvres (ce qui n’est pas le cas de saint Joachim, même s’il est connu pour ses aumônes). Les antiennes d’offertoire et de communion ont été prises de divers communs. Seul l’alléluia est propre, du moins quant à son texte. La mélodie a été reprise d’un ancien alléluia d’une messe de dédicace des église, avec le texte : « O quam metuendus est locus iste… »

    Le texte de l’alléluia est « O Joachim, sanctae conjux Annae… », ce qui ne colle pas avec la mélodie. On a donc modifié le texte dans le graduel, qui est devenu : « O Joachim sancte, conjux Annae ». Ainsi la mélodie insiste (11 notes) sur la sainteté de Joachim, et non sur celle d’Anne, ce qui en fait est logique en ce jour.

    Malheureusement je n’ai pas trouvé d’interprétation de ce bel alléluia sur internet. Il semble qu’il n’ait été enregistré que par les moines de Kergonan, dans un double CD de 2003 que je n’ai pas.

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    Alléluia, alléluia. O saint Joachim, époux d’Anne, père de la glorieuse Vierge, aidez ici-bas au salut de vos serviteurs ! Alléluia.

    (Le sens propre d’alma est "nourricière", mais dans le cas de Marie c’est devenu "sainte", "éminente", "glorieuse".)