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François (pape)

  • Une bonne nouvelle

    Ce Jeudi Saint, à cause du coronavirus, François ne se mettra pas à genoux devant des athées ou des musulmanes pour leur laver les pieds.

  • Mère Terre tape du pied…

    François nous aura tout fait… Dans une interview filmée, François répond à un journaliste espagnol qui lui demande si le coronavirus est une réaction de la nature qui fait rendre des comptes à l’homme :

    « Les incendies… les tremblements de terre… C’est la nature qui tape du pied, afin que nous prenions soin de la nature… »

    On connaît la nouvelle religion de Laudato si, dont les dogmes sont répétés sans cesse (et un résumé de la doctrine pontificale a paru sous le titre « Notre mère la Terre »).

    En l’occurrence il semble que François ait entendu Leonardo Boff, qui fut l’un des principaux idéologues de la théologie de la libération avant d’être réduit à l’état laïc et de devenir l’un des principaux prophètes de Gaïa. Leonardo Boff (81 ans) a récemment publié un article sur « les origines du coronavirus ». Il y écrit :

    « Ce n'est pas sans raison que James Lovelock, qui a formulé la théorie de la Terre comme un superorganisme vivant et autorégulé, Gaia, a écrit un livre Gaia's Revenge (Intrínseca, 2006). Je crois que les maladies actuelles telles que la dengue, le chikungunya, le virus zika, le SRAS, le virus Ebola, la rougeole, le coronavirus actuel et la dégradation généralisée des relations humaines, marquées par de profondes inégalités / injustices sociales et un manque de solidarité minimale, sont des représailles de Gaia pour les délits que nous lui infligeons sans cesse. Ce n'est pas sans raison que le virus a éclaté là où il y a le plus de pollution. Je ne dirai pas, comme J. Lovelock, que c'est la "revanche de Gaia" parce que, étant la Grande Mère, elle ne se venge pas, mais elle nous donne de graves signes de sa maladie (typhons, fonte des calottes polaires, sécheresses et inondations, etc.) et, enfin, parce que nous n'apprenons pas la leçon, elle fait des représailles contre nous comme les maladies mentionnées. C'est une réaction à une action humaine violente. »

  • Et le pape...

    Remarquable commentaire de l'interview de François dans la Repubblica, par Paolo Gulisano, traduit chez Benoît et moi.

  • Pro Ecclesiis Orientalibus (ou contra)

    A ceux qui s’intéressent aux Eglises catholiques orientales, je conseille le très intéressant article de Sandro Magister « Depuis l’Orient, non pas la lumière mais les ténèbres. Étranges remplacements dans la Curie romaine ».

    En bref, François a viré Mgr Cyril Vasil de son poste de secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales catholiques, qui est authentiquement un évêque oriental, pour le remplacer par Mgr Giorgio Demetrio Gallaro, évêque de la petite Eglise italo-alabanaise, latin d’origine, et qui, disait Sandro Magister à l’époque, avait été nommé par François en 2016 pour latiniser cette Eglise de rite grec avant de la supprimer.

    Mgr Vasil, coupable d’avoir été critique de la dérive des synodes sur la famille, a été renvoyé chez lui en Slovaquie avec le titre d’administrateur apostolique de l’éparchie de Košice. Parce que l’évêque, Mgr Milan Chautur, est accusé par une femme de l’avoir touchée il y a 30 ans.

    François a également nommé un nouveau sous-secrétaire : un… Italien, l’abbé Flavio Pace, du diocèse de Milan, qui n’a strictement aucune compétence en la matière.

    Cela dit, parmi les accusations de latinisation de l’Eglise italo-albanaise, Sandro Magister dit que Mgr Gallaro a interrompu la lignée des curés albanais de la Martorana à Palerme. De fait le curé actuel a un nom italien, mais je peux témoigner que sa divine liturgie est dans la plus pure tradition byzantine grecque, et que sous et devant les mosaïques du roi Roger c’est une inoubliable merveille.

  • Ça ne s’arrange pas

    Dans la liste des décrets de la congrégation pour les causes des saints publiée ce jour, on note la reconnaissance du « martyre du serviteur de Dieu Rutilio Grande Garcia, prêtre de la Compagnie de Jésus et de deux compagnons laïcs, tués au Salvador en haine de la Foi, le 12 mars 1977 ».

    Le P. Grande avait été le cérémoniaire lors de l’ordination épiscopale de « saint » Oscar Romero, dont il devint un ami. Comme « saint » Romero, il faisait des « sermons » politiques. A la différence de « saint » Romero, il était ouvertement marxiste, prêchait la théologie de la libération et créait des « communautés de base ».

    Comme « saint » Romero, et d’autres désormais sur la voie de la canonisation, il n’a certainement pas été assassiné « en haine de la Foi ».

  • Amis-amis

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    Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Rapports avec les Etats de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège, et le Vice-premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères de la République populaire chinoise, Wang Yi, se sont rencontrés à Munich le 14 février dans le cadre de la Conférence sur la Sécurité de Munich.

    C’est la première rencontre officielle à ce niveau entre un représentant du Saint-Siège et un membre du gouvernement de la Chine communiste.

    « Au cours du colloque, qui s’est déroulé dans un climat cordial – indique un communiqué du Bureau de Presse du Saint-Siège– ont été évoqués les contacts entre les deux parties, qui se sont développés positivement au fil du temps ». En particulier, « a été mis en évidence l’importance de l’Accord provisoire sur la nomination des Evêques signé le 22 septembre 2018, renouvelant également la volonté de poursuivre le dialogue institutionnel au niveau bilatéral afin de favoriser la vie de l’Eglise catholique et le bien du Peuple chinois ». Sic.

  • Non-événement

    Je ne lirai pas davantage le dernier document pontifical que je n’ai lu les précédents de François. Je ne sais qui le premier a utilisé la définition à la mode du mot « liquide » pour qualifier le « magistère » de François, mais c’était une bonne trouvaille. Cela va de pair avec le fait que ce pape « initie des processus » et considère (de ce fait) que « le temps est supérieur à l’espace ». Tout texte qu’il signe n’est donc, au mieux, qu’une étape dans un développement. Autrement dit il ne sert à rien de l’étudier comme s’il s’agissait de définitions dogmatiques.

    De ce que j’ai lu des commentaires (chez Benoît et moi, chez Jeanne Smits, sur le Forum catholique), on est prié de considérer que le culte de Pachamama n’a rien d’idolâtrique et doit être poursuivi (et tous les cultes du même genre développés), qu’il est urgent de terminer de détruire la liturgie latine au nom de l’inculturation amazonienne, et que le non-dit de subversion doctrinale qui figurait dans une note de bas de page d’Amoris Laetitia (authentifié ensuite par le pape) figure cette fois dans le quatrième paragraphe, à propos du document final du synode. Dans son Exhortation, François ne parle pas d’ordination d’hommes mariés et de diaconesses, mais dès le début il dit qu’il faut appliquer le texte de conclusion du synode, qui, lui, demandait explicitement des prêtres mariés et des diaconesses…

  • A la trappe…

    Ubu François a encore frappé, de toute la force de sa miséricorde. Cette fois, c’est Mgr Gänswein qui passe à la trappe. Coupable de crime de lèse-majesté pour avoir laissé paraître le livre de Benoît XVI et du cardinal Sarah sur le sacerdoce.

    Cela dit, on ne sait pas de quel côté est la plus grande hypocrisie.

    On se souvient que Mgr Gänswein avait affirmé que Benoît XVI, dont il est le secrétaire particulier, « n’avait approuvé aucun projet pour un livre à double signature, ni n’avait vu et autorisé la couverture ». Pas de bol, le cardinal Sarah publiait dans la foulée deux lettres de Benoît XVI qui disaient le contraire. Et on apprenait ensuite que c’était Mgr Gänswein qui avait donné à l’éditeur le bon à tirer du livre et de la couverture.

    Le site du Tagespost a annoncé tout à l’heure que le pape avait « suspendu le préfet de la Maison pontificale pour une durée indéterminée ».

    Le Tagespost disait avoir reçu cette confirmation du Vatican : « Le secrétaire particulier du pape émérite reste en fonction en tant que chef de la préfecture responsable de la procédure des audiences publiques du pape mais a été libéré de ses fonctions afin de pouvoir consacrer plus de temps à Benoît XVI. »

    Le titre du Tagepost était : « Le pape François suspend (beurlaubt) l’archevêque Gänswein. » Répercutant l’information, The Tablet a titré : Le pape congédie – renvoie, relève de ses fonctions (« dismisses ») Gänswein de son haut poste ».

    L’Associated Press a cherché à en savoir davantage. L’agence constate que la dernière fois qu’on a vu Mgr Gänswein à une audience publique de François, c’était le 15 janvier (le lendemain du pataquès sur le livre). Et à une audience privée, le 20 janvier. Depuis, il a disparu. Le Bureau de presse du Vatican nie qu’il ait été officiellement suspendu… Son absence est due « à une redistribution ordinaire des différents engagements et devoirs du préfet de la Maison pontificale ». Et de rappeler que Gänswein est aussi secrétaire personnel du pape émérite.

    Commentaire de l’Associated Press : cette déclaration suggère que le Saint-Siège cherche à trouver une façon élégante de justifier le renvoi officieux de Gänswein en disant qu’il consacre plus de temps à Benoît.

    Ah bon. Je ne vois pas ce qu’il y a d’élégant dans ces mensonges en cascade.

  • A Rome…

    Le 31 janvier dernier, à sa messe de Sainte-Marthe, François s’en prenait à ces chrétiens qui vont à la messe le dimanche mais ont perdu conscience du péché. Il faudrait que le Seigneur leur envoie un prophète, disait-il, qui leur donne une petite claque quand ils se laissent glisser dans cette atmosphère où tout semble permis.

    Puis il a longuement reçu le président argentin, divorcé, et sa copine du moment. Durant le très cordial entretien il n’a pas été question de l’avortement, alors que sa légalisation va être lancée en Argentine le mois prochain.

    Avant la rencontre, le président argentin et sa copine avaient assisté à une messe célébrée par Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie pontificale des sciences et de l’Académie pontificale des sciences sociales. Le président et sa copine ont communié.

    Tous les détails de ce scandale chez Jeanne Smits.

    P.S. Et pour que le tableau soit complet, le fils du président argentin est un militant LGBT...

  • La Chine de François

    La persécution se poursuit contre Mgr Vincent Guo Xijin, l’évêque de Mindong dont François a fait l’auxiliaire de l’évêque officiel rétabli dans la communion de l’Eglise par la magie de l’accord secret entre le Vatican et le gouvernement communiste.

    Hier, sa maison diocésaine a été fermée par les autorités. Elle a été construite il y a dix ans avec tous les permis requis, mais les autorités ont décidé qu’elle ne respectait pas la réglementation sur les incendies, et ont inscrit ce motif sur un panneau devant l’entrée. L’eau et l’électricité avaient été coupées la veille, pour accélérer le processus.

    Mgr Vincent Guo Xijin se retrouve donc à la rue.

    C’est la dernière pression en date sur cet héroïque évêque qui continue de refuser son inscription à l’Eglise officielle et qui ne bénéficie évidemment d’aucun soutien de Rome.