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François (pape)

  • François sans isme

    François à la presse italienne :

    Le souverainisme est une attitude d'isolement. Je suis préoccupé parce qu'on entend des discours qui ressemblent à ceux d'Hitler en 1934 (...) "Nous d'abord. Nous...nous": ce sont des pensées qui font peur (...) La souveraineté doit être défendue, mais les rapports avec d'autres pays, avec la Communauté européenne, doivent également être défendus. Le souverainisme est une exagération qui finit toujours mal : elle mène à la guerre (...) Les populismes nous mènent aux souverainismes : ce suffixe en "isme" ne fait jamais du bien.

    C’est pourquoi il se débarrasse du christianisme.

    Addendum

    Le site Rorate Caeli fait remarquer que dans cette interview on ne trouve pas les mots Dieu, Christ, Jésus, Créateur, Sainte Vierge, Marie...

  • Une première ?

    Ayant eu déjà beaucoup de mal à trouver des informations sur ce qui arrive à la fraternité sacerdotale Familia Christi de Ferrare (eh non, cher Louis-M., je ne vais pas, en plus, me colleter la collecte des liens vers tous les sites visités), je n’ai pas cherché à en savoir plus sur ses liens avec la Commission Ecclesia Dei, d’autant que je voyais sur son site une photo d’une messe face au peuple. Toutefois, après de nouvelles recherches, il semble, sans que j’en trouve la preuve, que cette Fraternité soit une communauté Ecclesia Dei.

    Si tel est le cas, c’est une première : c’est la première fois qu’une communauté Ecclesia Dei est de facto détruite, depuis la destruction de la commission par François. Et il se vérifie hélas ce que j’annonçais :

    En réalité, ces communautés ne seront plus protégées par la commission, le reste est cynique bavardage. Leur existence dépend désormais de la volonté ou du caprice du pape, qui peut les détruire comme il a déjà détruit plusieurs communautés d’esprit traditionnel qui n’étaient pas protégées par la commission Ecclesia Dei.

  • Et hop !

    François vient d’ajouter un nouveau trophée à son tableau de chasse des communautés trop catholiques : la Fraternité sacerdotale Familia Christi.

    Cette fraternité avait été érigée le 4 juin 2014 en association publique cléricale par le très excellent archevêque de Ferrare (ancien évêque de Saint-Marin) Mgr Luigi Negri, puis le 8 septembre 2016 en société de vie apostolique cléricale, avec l’approbation de la Commission Ecclesia Dei. Mgr Negri lui confiait la paroisse Santa Maria in Vado (Sainte Marie du Gué), dans le centre historique de Ferrare, une église construite à la fin du XVe siècle sur le site d’une chapelle du Xe où eut lieu un miracle eucharistique le 28 mars 1171 : du sang jaillit de l’hostie consacrée jusque sur la voûte, laquelle a été conservée dans l’église actuelle.

    Mgr Negri a eu 75 ans à la fin de cette même année 2016. Dès le 15 février 2017 François lui donnait un successeur conforme à sa vision de la destruction de l’Eglise. Et à Ferrare l’urgence était de détruire la Fraternité Familia Christi. D’autant que, horreur supplémentaire, le pape avait découvert que plusieurs novices des Franciscains de l’Immaculée, au moment où leur communauté commençait d’être persécutée, avaient frappé à la porte.

    En décembre 2018, le supérieur de la Fraternité fut limogé et un commissaire fut nommé pour diriger la Fraternité et décider de son avenir : Mgr Daniele Liboni, un jésuite fait évêque auxiliaire de Rome par François en décembre 2017.

    Le commissaire a commencé par leur interdire la célébration de la messe traditionnelle en public et les a exilés dans un monastère isolé.

    Ce 30 juin 2019, il a rendu son verdict : tous les postulants et novices doivent quitter la fraternité, qui n’est plus autorisée à en recevoir.

    Le décret ne donne aucune raison à cette mise à mort programmée.

  • Et vlan !

    Conclusiuon de l’analyse de l’Instrumentum laboris du synode sur l’Amazonie par le cardinal Brandmüller :

    L’Instrumentum Laboris charge le synode des évêques et en définitive le Pape d’une grave violation du Depositum fidei, avec pour conséquence une autodestruction de l’Église ou bien la transformation du Corpus Christi mysticum en une ONG civile avec un mandat écologico-socialo-psychologique.

    (…)

    l faut donc à présent affirmer avec force que l’Instrumentum Laboris contredit l’enseignement impérieux de l’Eglise sur des points essentiels et qu’il doit donc être considéré comme hérétique.  Dans la mesure où le fait de la révélation divine y est remis en question, ou mal comprise, il faut en plus également parler d’apostasie.

    Le texte est à lire intégralement, d’autant qu’il est très concis et va à l’essentiel.

  • Chine : les dix commandements

    Lu sur Asianews, agence de presse de l’Institut pontifical pour les missions étrangères :

    Un document publié par les autorités du Fujian exige des prêtres de paroisse et du personnel religieux qu’ils interdisent aux mineurs l'église et l'éducation, qu’ils refusent les relations avec les catholiques étrangers, qu’ils freinent tout élan d'évangélisation. Dans le même temps, le "Global Times" célèbre l'exposition des musées du Vatican et des conférences sur "le pape François" et "l'amitié" entre la Chine et le Vatican. Pour Pékin, les accords avec le Saint-Siège vont de pair avec l’étouffement de l’Église.

    Et Asianews publie une traduction en anglais du document du Fujian, dont voici une traduction française.

    Lettre d'engagement des responsables des lieux de culte et des personnes consacrées

    Selon le "Règlement pour les affaires religieuses" et autres lois connexes, la "Liste des responsabilités assumées par les responsables du Comité administratif des lieux de culte et des personnes consacrées" et la "Liste négative des chefs du Comité administratif des lieux religieux personnes consacrées",

    En tant que dirigeant (personnes consacrées) de ........., je m'engage à:

    1. aimer la patrie et aimer la religion, étudier et suivre consciemment la politique du Parti et les lois et règlements de l'État, mener sciemment des activités conformément aux lois et règlements, interdire l'entrée de mineurs à l'église.

    2. Au nom de l'indépendance, de l'autonomie et de l'autogestion, boycotter consciemment les interventions des étrangers; ne pas contacter de puissances étrangères, ne pas accueillir des étrangers, ne pas accepter de délégation de communautés ou d'institutions religieuses étrangères, ne pas accepter d'entretiens, de formation ou d'invitations à des conférences à l'étranger, ne pas enfreindre les réglementations nationales en acceptant des dons nationaux et internationaux.

    3. ne pas commercialiser ou distribuer des imprimés religieux sans numéro de série.

    4. Accepter consciemment l'inspection et le contrôle des supérieurs et publier sciemment des comptes rendus mensuels.

    5. insister sur la sinisation, pour pratiquer consciemment les valeurs fondamentales du socialisme; respecter les cultures et les traditions locales, promouvoir les cultures et les traditions nationales, ne pas diffuser les idéologies qui soutiennent l'extrémisme, ne pas financer des activités extrémistes.

    6. ne pas organiser de cours de formation pour mineurs, ne pas mener d'activités religieuses en ligne, promouvoir les vocations ou publier des contenus enfreignant les lois.

    7. ne pas intervenir dans l'administration des affaires locales ou politiques, ne pas intervenir dans la vie privée et personnelle de la population.

    8. En l'absence de permis, les communautés telles que les groupes pastoraux, les chorales et les orchestres ne peuvent organiser d'événements publics ni, sous prétexte de rendre visite aux malades, évangéliser dans des lieux publics tels que les hôpitaux.

    9. ne pas poser des affiches et des enseignes à l'extérieur et sur les toits à des fins évangéliques.

    10. ne pas installer de haut-parleurs exterieurs, et ceux à l'intérieur ne doivent pas déranger les habitants ; en cas de violation, accepter volontairement les sanctions du Bureau des affaires religieuses.

    En fait il n’y a rien de vraiment nouveau dans ces dix commandements, qui reprennent les consignes des dernières lois religieuses. Mais le martellement de ces consignes, en permanence et à tout propos, montre la volonté effective de persécution des chrétiens. Tandis que les médias officiels chantent les bonnes relations entre Pékin et le Vatican. « Pour la première fois », a souligné le Global Times, a eu lieu à l’Université de Pékin une conférence sur « le pape François et sa vision », par le jésuite Benoît Vermander, et « pour la première fois » a eu lieu à l’Académie des sciences de Pékin une conférence le thème : « Grandir en amitié – une perspective des relations sino-vaticanes », par… Antonio Spadaro, autre jésuite, directeur de La Civiltà Cattolica, un très proche de François.

  • Les bons sauvages

    Quelques autres aperçus de l’ahurissant Instrumentum laboris du synode sur l’Amazonie, ici et .

  • Mgr Vincent Guo Xijin ne dit pas comme François…

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    On se souvient que Mgr Vincent Guo Xijin, évêque clandestin de Mindong, avait accepté par obéissance au pape – et héroïque humilité - de laisser la place à l’évêque de l’Eglise officielle communiste (soudain relevé de son excommunication) et de devenir son auxiliaire. Les deux évêques avaient ainsi concélébré le jeudi saint, ce qui permet à François de chanter que tout va pour le mieux en Chine.

    Pour être reconnu par le pouvoir communiste, Mgr Guo Xijin devait signer un texte par lequel il s’engageait à obéir à l’évêque en titre, à se soumettre aux lois du pays, et à adhérer aux principes d’« indépendance » de l’Eglise officielle.

    On croyait que c’est ce qu’il avait fait. Mais aujourd’hui que les autorités exigent de tous les prêtres clandestins du diocèse de signer un tel document à la suite leur évêque, en soulignant que celui-ci est devenu membre de l’Eglise officielle, Mgr Guo Xijin fait savoir qu’il n’a pas signé un tel texte. Il a signé un texte par lequel il s’engage à obéir à l’évêque et aux lois du pays, mais pas à reconnaître les principes d’indépendance de l’Eglise officielle, car ils sont « inconciliables avec la foi catholique » (Benoît XVI).

    On comprend pourquoi les autorités ont refusé de publier le texte signé par Mgr Guo Xijin…

    Mgr Guo Xijin va plus loin : il a envoyé aux autorités une lettre, par laquelle il retire sa demande de reconnaissance comme évêque auxiliaire de Mindong, et il explique :

    « Le gouvernement a déjà décidé de persécuter les prêtres qui refusent de signer la demande [d'adhésion à l'Eglise officielle]. Si je ne peux pas les protéger, cela ne vaut pas la peine d'être reconnu comme évêque auxiliaire. Je suis prêt à faire face à la persécution avec d'autres prêtres. »

    Honneur à ce vrai confesseur de la foi.

    François, pourquoi tu tousses ?

  • Toujours pire

    L’instrumentum laboris du synode amazonien est un texte new age panthéiste qui ne cherche même pas à apparaître chrétien.

    Il va devenir difficile de faire pire.

    Mais aussi de continuer à se dire fidèle de l’Eglise de Rome. (Voir aussi ce texte sur les séminaires.)

  • Taquin

    François avait dit qu’il ne lisait jamais les blogs et sites qui le critiquent, « par hygiène mentale ».

    Jeudi il a réuni les nonces et a prononcé un discours dans lequel il leur a rappelé qu’ils devaient une obéissance totale au pape et qu’il était intolérable qu’ils puissent avoir un blog ou rejoindre des groupes qui Lui sont hostiles. Lui, le pape, avec une majuscule.

    Le propos, qui faisait allusion à l’affaire Vigano, visait précisément Mgr Thomas Edward Gullickson, le nonce en Suisse.

    Dans ce discours, François a lu la « litanie de l’humilité », du cardinal Merry del Val, secrétaire d’Etat de saint Pie X, « un de vos collègues ».

    Et quelle est la référence de ce texte ?

    Le site Corrispondenza Romana. Autrement dit Roberto de Mattei. L’un des plus célèbres critiques de François…

    Manifestement le nègre s’est bien amusé…

  • La messe interdite

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    Le grand maître de ce qui se dit encore l’Ordre de Malte vient d’interdire la messe traditionnelle :

    « J’ai donc décidé, en tant que garant suprême de la cohésion et de la communion de l’Ordre de saint Jean de Jérusalem dont la Providence m’a fait Grand Maître [euh… non, c’est pas la Providence, c’est l’évêque actuel de Rome] que désormais toutes les cérémonies liturgiques dans notre Ordre doivent être accomplies selon le rite ordinaire de l’Eglise (rite de Paul VI) et non le rite extraordinaire (rite Tridentin). Cette décision s’applique à toutes les célébrations liturgiques officielles, comme les investitures, les messes de nos pèlerinages, les messes commémoratives, aussi bien que les fêtes et solennités de notre ordre. »

    Le rejeton de la famille Dalla Torre del Tempio di Sanguinetto, devenu valet de François, ose se référer au paragraphe 3 de Summorum Pontificum pour imposer son arbitraire (celui de son maître). S’il avait seulement lu une fois le texte, il saurait que Benoît XVI ne parle pas du « rite ordinaire » ni du « rite extraordinaire » ni du « rite de Paul VI » ni du « rite Tridentin », mais de deux formes de l’unique rite romain. Précisément en vue de garantir la cohésion et la communion…

    Rappel

    L'Ordre de Malte avant le coup d'Etat de François (23 juin 2016):

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    L'Ordre de Malte après le coup d'Etat de François (23 juin 2017) :

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