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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2811

  • Décentralisation et socialisme

    Le conseil régional d’Ile-de-France a voté mercredi une hausse de 80 millions d’euros de la taxe sur les produits pétroliers (TIPP). Car à partir de 2007 les conseils régionaux peuvent désormais « moduler » la part de la TIPP qui leur revient. La plupart des autres régions (presque toutes à exécutif socialiste) ont voté ou vont voter cette modulation, et jusqu’au plafond autorisé, soit 1,77 centime d’euro par litre de sans plomb et 1,15 centime pour le gazole. Soit grosso modo un euro de plus par plein, ce qui n’est pas du tout négligeable, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire (en tout cas pour ceux qui doivent utiliser leur voiture de façon relativement intensive).

    C’est un exemple concret, d’une part de la malfaisance de la régionalisation telle qu’elle a été hypocritement conçue (les charges des régions soi-disant compensées par des dotations de l’Etat), d’autre part de la malfaisance de la gestion socialiste, qui ne connaît que les hausses d’impôts (par exemple de 23 % dans le budget 2006 du conseil régional d’Ile-de-France).

    Rappelons que les socialistes qualifiaient encore la TIPP de « racket sur les automobilistes », juste avant l’élection de François Mitterrand, et que la première mesure du gouvernement socialiste fut d’augmenter cet impôt, donc d’aggraver le racket. Aujourd’hui, ils ont régionalisé le racket…

  • Le Pen chez Arlette (Chabot)

    Un Le Pen souriant et pétillant, face à un Bayrou coincé et à une Chabot morose. Ce fut un grand moment de télévision, hier soir sur France 2. Bayrou croyait pouvoir se présenter comme le grand donneur de leçon, celui qui dévoile au grand jour les turpitudes racistes et antirépublicaines de Le Pen. C’est lui qui a pris une leçon, et s’est retrouvé KO. Il avait pourtant bien préparé son coup, mais c’était raté. D’autant plus raté qu’il ne cachait pas son dépit face à un Le Pen serein et rayonnant. On aura appris au passage que ce Bayrou qui s’affirme patriote français mais rêve d’une Europe politique supprimant la souveraineté française est aussi un catholique qui place les droits de l’homme au-dessus des religions…

    Un moment d’anthologie, aussi, lorsque Jean-Marie Le Pen a raconté et expliqué le phénomène Ségolène Royal. Comment il en était venu, bien avant tout le monde, à penser qu’elle pourrait être la candidate du PS (et c’était un sketch irrésistible, à la Devos  : ce sera une femme, parce que c’est la mode, mais non, ce n’est pas Martine, c’est Ségolène, elle est énarque, elle a été ministre mais pas trop, elle est la compagne du premier secrétaire, son nom a une connotation subliminale…), comment elle a été mise en piste dans le Poitou par Raffarin qui voulait empêcher Le Pen d’arriver en PACA, et finissant, en poète de l’ironie, par constater que la libellule a pris son envol mais qu’elle a les ailes fragiles…

    La tête que faisait Arlette Chabot (qui s’est elle aussi cassée les dents sur Le Pen, malgré sa grande expérience) était en soi la preuve que l’émission était une formidable promotion de Jean-Marie Le Pen, qui a pu non seulement laminer François Bayrou, amuser les téléspectateurs, réduire à néant (une fois de plus…) quelques-unes des calomnies récurrentes, mais aussi dire l’essentiel de sa pensée politique, et présenter (sommairement mais efficacement) les axes de sa campagne présidentielle.

    Il y a des soirs où l’on ne regrette pas d’avoir regardé la télé…

  • Sainte Gertrude

    Sainte Gertrude, parfois appelée «  la Grande  » pour la distinguer de plusieurs homonymes, est morte le 17 novembre 1302 en son monastère de Helfta. C’est pourquoi, au calendrier monastique, c’est ce jour qu’elle est fêtée, par une fête « double de deuxième classe », comme dit le bréviaire traditionnel, c’est-à-dire à l’égal des apôtres. Dans le calendrier romain, sa fête avait été établie au 16 novembre parce que le 17 était déjà pris. Dans le nouveau calendrier, le 16 comme le 17 sont des jours ordinaires de semaine ordinaire, et sainte Gertrude a disparu comme tant d’autres saints qui seraient pourtant si nécessaires…

    Sainte Gertrude a été parfois nommée « le premier théologien du Sacré-Cœur ». Elle l’est assurément. Dans les deux sens du mot premier : sur le plan chronologique, et sur le plan de l’éminence. Et dans tous les sens du mot théologien, d’abord dans le sens oriental lié à la contemplation mystique.

    Sainte Gertrude a été la première mystique à avoir bénéficié de visions du Sacré-Cœur (étroitement liées, il n’est pas inutile de le souligner, à la liturgie). A un tel niveau spirituel et avec une telle abondance de symboles, une telle profusion d’images, une telle conscience de révéler le cœur de Dieu, le centre de la divinité, et de chanter le cœur à Cœur entre le centre de la personne humaine et le saint des saints de la Trinité , que la brave Marguerite-Marie Alacoque fait pâle figure à côté d’elle. Mais il devait revenir à sainte Marguerite-Marie de faire du culte du Sacré-Cœur, pour les temps de décadence, une très légitime et bienfaisante dévotion populaire, quand il s’agissait pour sainte Gertrude et ceux qui allaient s’abreuver discrètement, dans les cloîtres, à ses révélations, d’une voie privilégiée de contemplation.

    « Là, là, dans l’encensoir d’or de ton divin Cœur, dans lequel à ta gloire brûle sans fin le très doux parfum de l’amour éternel, là je jette moi aussi un tout petit grain, mon cœur, souhaitant et désirant que, malgré sa petitesse et son indignité, il reçoive le souffle de ton esprit et par lui une vie très puissante, afin qu’il entre dans l’unique brasier de ta louange; et que ces longs soupirs que je lance vers toi du fond des abîmes de la terre, à cause du long temps qu’il me faut attendre, soient pour toi une louange et une gloire éternelle. Amen. »

  • La loi antiraciste contestée. En Suisse

    Le parti de la « droite populiste » suisse UDC demande l’annulation de la loi soi-disant antiraciste (et anti-négationniste, etc.), ainsi que la dissolution de la Commission fédérale contre le racisme. « Une telle suppression pourrait réunir une majorité en l’état actuel », estime le président de l’UDC, Ueli Maurer, au regard du récent référendum sur l’immigration (68 % des voix pour une politique très restrictive, alors que toutes les autorités morales et médiatiques appelaient à voter non). L’intérêt du propos de Maurer est qu’il ne s’agit pas d’une protestation émanant d’une opposition marginale : l’homme fort de l’UDC, Christoph Blocher, est aujourd’hui ministre de la justice et de la police…

  • Le soi-disant « temps des fondations »

    Un coffret de trois DVD, destiné aux enfants, prétend raconter « Le temps des fondations » du judaïsme, du christianisme et de l’islam, par trois séries de films d’animations de marionnettes. La production est financée par le CFRT, le Comité français de radio-télévision, autrement dit l’émission théoriquement catholique Le Jour du Seigneur.

    Après les attentats du 11 septembre, dit le producteur, « nous nous sommes dit qu’il fallait donner des informations non seulement sur le récit mais aussi l’esprit des fondations des religions, pour montrer qu’au départ il n’y avait pas d’idée belliqueuse et que souvent il s’agissait même plutôt de gens exclus, comme les Hébreux en Egypte, les chrétiens martyrisés ou le prophète Mohammed chassé de Médine ».

    On voit tout de suite l’amalgame, et à quoi il sert. Cela est souligné par la présentation du DVD sur l’islam : « Le petit Ahmed vit à la Mecque, une cité de pèlerinage encore façonnée par le polythéisme ambiant. Alors que Mahomet reçoit sa première révélation et commence à transmettre la Parole de Dieu, les habitants le dénoncent et l’obligent à fuir vers Médine. Ahmed accompagné de son ami Cyrille, un jeune chrétien, décide de participer à la fuite de Mahomet vers Médine. Petit à petit, il découvre cette nouvelle religion. »

    L’idée est donc de présenter la naissance des « trois grandes religions monothéistes », ou des « trois religions du Livre ». Ces expressions sont fausses, car les musulmans ne considèrent pas le christianisme comme un monothéisme, et les chrétiens ne considèrent pas qu’ils ont une religion du Livre.

    En outre, l’absurdité (la perversité) du projet est évidente quand on voit que le judaïsme est illustré par la sortie d’Egypte et la marche dans le désert : il s’agit là d’épisodes qui appartiennent tout autant à l’histoire sainte des chrétiens qu’à celle des juifs. Le christianisme n’est pas la seconde religion monothéiste, mais l’accomplissement de la première.

    Les films ont été réalisés en République tchèque, sous le contrôle de trois « responsables religieux » : le grand rabbin de Prague, le chef du Centre islamique de Prague, et un pasteur protestant.

    On ne peut qu’être soulagé de voir qu’aucune autorité catholique ne s’est compromise dans ce projet fondamentalement antichrétien par son relativisme militant. Et d’autant plus consterné de voir qu’il est porté en France par les responsables de l’émission catholique de France 2, qui en font la publicité sur leur site.

  • L’Afghanistan de mal en pis

    Déclaration du général Maples, chef du renseignement militaire américain, sur la situation en Afghanistan, lors de son audition à la commission des forces armées du Sénat :

    « En dépit de lourdes pertes au combat en 2006, l’insurrection a renforcé ses capacités et son influence dans sa base, la communauté pachtoune. La violence cette année va probablement être deux fois plus élevée qu’en 2005, et en 2007 les insurgés vont sans doute poursuivre l’usage de techniques plus visibles, agressives et meurtrières dans leurs efforts pour saper la disposition de la communauté internationale à soutenir les opérations militaires de reconstruction en Afghanistan. »

    Rappelons que le régime taliban a été renversé par les Américains il y a… quatre ans et demi.

    Le même jour, le chef de la CIA a quant à lui dressé un tableau apocalyptique de la situation en Irak…

  • La marche verte

    Jean-Marie Le Pen était hier à Mazan, dans le Vaucluse, pour le lancement de la « marche verte », la caravane viticole dirigée par Jean-Claude Martinez, dont l’objectif est de faire connaître aux vignerons de toute la France les propositions du candidat à la présidentielle pour sauver ce secteur sacrifié par Bruxelles et l’OMC. Car le problème est mondial, mais la France a sa carte à jouer si elle s’en donne les moyens. Là non plus, le déclin n’est pas une fatalité.

    A noter d'autre part que Jean-Marie Le Pen participera à l'émission "A vous de juger" animée par Arlette Chabot, ce soir (20 h 50) sur France 2.

  • La directive Bolkestein

    Le Parlement européen a adopté hier, après trois ans de débats et de polémiques, la fameuse directive Bolkestein. Elle a été fortement amendée, mais elle demeure nuisible, comme l‘a expliqué Marine Le Pen au nom des députés européens du Front national, et dont voici le texte de l’intervention.

    Neuf mois après son adoption en 1ère lecture, le Parlement européen verrouille la directive services, dite Bolkestein, en approuvant sans amendements la position commune du Conseil. C'est une victoire de la social-démocratie ralliée à l'ultra-libéralisme économique.

    A l'exception des Services d'Intérêt généraux non marchands, rien n'échappe à la libéralisation des services ; même les services sociaux ne sont pas totalement exclus du rapport Gebhardt.

    Vous trompez nos peuples, mes chers collègues, cette directive ne fera pas disparaître le dumping social, fiscal et salarial. Des fournisseurs de services habiles et malhonnêtes continueront à jouer sur les législations nationales et à utiliser les points faibles de la directive en s'appuyant sur les directives sectorielles.

    Un exemple : plus de 100.000 travailleurs du bâtiment sont détachés en France pour des contrats ponctuels, la plupart non déclarés. Il existe un dumping social légal portant sur les charges ; en effet, le salarié détaché reste affilié au régime de sécurité sociale de son pays d'origine. En l'espèce, le droit du travail est bafoué légalement.

    Nous sommes, enfin, opposés au mécanisme évaluant les restrictions nationales à la prestation transfrontalière de services. C'est un contrôle inadmissible des Etats par la Commission et un surcroît de bureaucratie communautaire.

    Pour ces raisons, nous voterons contre le rapport Gebhardt.

  • Les parlementaires juifs

    Selon un article du journal israélien Haaretz, le nombre de parlementaires juifs dans le monde a atteint un nombre record après les nouvelles élections américaines.

    Le journal cite le Conseil international des parlementaires juifs. Selon cet organisme, le nombre de juifs au Sénat américain est passé de 11 à 13, et à la Chambre des représentants de 26 à 30.

    Cependant, les Etats-Unis sont à la troisième place quant au nombre de parlementaires juifs, derrière Israël et la Grande-Bretagne. Ce dernier pays, qui a une communauté juive vingt fois plus petite que celle des Etats-Unis, a 59 parlementaires juifs, dont 41 à la chambre des Lords (parmi lesquels sept barons héréditaires). Mais selon la principale ligue juive britannique, 46 lords sont juifs.

    En quatrième position viennent la France et l’Ukraine, avec 18 parlementaires juifs chacune, suivies par la Russie , le Brésil, le Canada et la Hongrie.

    Toujours selon le Conseil international des parlementaires juifs, il y a aujourd’hui, en dehors d’Israël, 246 parlementaires juifs dans le monde, contre 208 en 2005, soit une progression de 18 % en un an.

    Le directeur du bureau israélien du Congrès juif mondial, coordonateur de l’étude en Israël, note que la coopération s’est accrue ces dernières années entres les parlementaires juifs du monde.

    Mais comment définit-on le parlementaire juif ? Haaretz se contente de dire que ce n’est pas la définition de la Halakha qui est retenue (est juif celui dont la mère est juive). Les chiffres donnés sont donc aléatoires (comme on le voit avec l’exemple de la Grande-Bretagne).

  • National Hebdo N° 1165

    « La rupture, oui, la vraie ! » Le numéro de cette semaine de National Hebdo est, comme on s’en doute, largement consacré à la convention présidentielle du Bourget. D’abord au discours véritablement présidentiel de Jean-Marie Le Pen, que j’analyse dans mon éditorial et dont nous donnons des extraits, accompagnés de photographies. D’autres photographies de la fête accompagnent un reportage « dans les allées de la convention », où l’on rencontre notamment trois figures du Front national, Dominique Martin, Hubert Révolte, Stéphane Ravier. Tandis que Topoline fait la revue de presse de l’événement, et que Béatrice Pereire évoque la visite de Dieudonné (en pillant allègrement ce blog, ce qui n’est pas seulement permis mais recommandé).

    Au sommaire également, le procès Gollnisch, un portrait de Nicolas Hulot, une analyse de la « brève histoire de l’avenir » de Jacques Attali, les dessous sociaux de l’affaire Airbus, Sarkozy qui s’emmêle les pinceaux dans le droit de grève, etc.