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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2809

  • Démocratie, tolérance, non-discrimination, etc.

    Une partie de la rédaction du quotidien lyonnais Le Progrès a observé mardi un arrêt de travail symbolique de deux heures pour protester contre la tenue le jour même d'un "Face aux lecteurs" avec Jean-Marie Le Pen (qui doit paraître en fin de semaine). Selon le SNJ, l'arrêt de travail a été observé par « plusieurs dizaines de personnes » au sein de la rédaction. « Quelques journalistes ont observé ce débrayage », a estimé pour sa part le directeur-adjoint de la rédaction.

    Dans un communiqué, la section SNJ du Progrès a dénoncé l’attitude de la direction, qui a « franchi la ligne jaune en invitant à sa table un parti qui n'a rien de fréquentable », ce qui porte « une grave atteinte » à l'image du quotidien.

    « En déroulant le tapis rouge à Le Pen, nous ne faisons pas honneur à notre tradition républicaine », a commenté le délégué.

    Il s’agit de sa tradition républicaine à lui. De type soviétique. Hélas très répandue, car il s’agit aussi de celle du président de la République.

  • Le Pape et Pierre Gemayel

    Condamnant l’attentat contre Pierre Gemayel, Benoît XVI a déclaré, lors de son audience du mercredi : « Face aux forces obscures qui cherchent à détruire le pays, j'invite tous les Libanais à ne pas se laisser vaincre par la haine mais au contraire à consolider l'unité nationale, la justice et la réconciliation et à travailler ensemble pour construire un univers de paix. J'invite les responsables des pays qui ont à cœur le sort de cette région à contribuer à une solution globale et négociée des différentes situations d'injustice qui la frappent depuis trop longtemps. »

  • Pierre Gemayel : communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Jean-Marie Le Pen, en son nom personnel et au nom du Front National, exprime son profond chagrin de la mort du jeune Ministre Pierre Gemayel tombé au service de sa patrie libanaise, et présente au Président Amine et à Madame Gemayel, ses affectueuses condoléances.

  • Sainte Cécile

    Sainte Cécile, comme son nom l’indique, faisait partie de la grande famille romaine des Cecilii. Ce qui explique en partie l’autorité qui émanait de sa personne, transfigurée par la grâce, et qui conduisit à la conversion de son mari, de son beau-frère, du chef des gardes (tous trois martyrisés avant elle) et de 400 autres personnes. Une autorité qui illumine également son échange avec le préfet qui devait la condamner à mort, tel que le rapportent les actes de son martyre. C’est un superbe exemple de fierté chrétienne et de fermeté dans la foi : — Quelle est ta condition ?
    — Je suis libre et noble.
    — C'est au sujet de la religion que je t'interroge.
    — Ton interrogation n'était pas exacte, puisqu'elle exigeait deux réponses.
    — D'où te vient tant de présomption en me répondant ?
    — D'une conscience pure et d'une conviction sincère.
    — Ignores-tu quel est mon pouvoir ?
    — Ta puissance est semblable à une outre remplie de vent ; qu'une aiguille la perce, tout ce qu'elle avait de roideur a disparu, et toute cette roideur qu'elle paraissait avoir, s'affaisse.
    — Tu as commencé par des injures et tu poursuis sur le même ton !
    — On ne dit pas d'injure à moins qu’on n'allègue des paroles fausses. Démontre que j'ai dit une injure, alors j'aurai avancé une fausseté : ou bien, avoue que tu te trompes, en me calomniant ; nous connaissons la sainteté du nom de Dieu, et nous ne pouvons pas le renier. Mieux vaut mourir pour être heureux que vivre pour être misérables.
    — Pourquoi parles-tu avec tant d'orgueil ?
    — Il n'y a pas d'orgueil, il y a fermeté.
    — Malheureuse, ignores-tu que le pouvoir de vie et de mort m’a été confié ?
    — Je prouve, et c'est un fait authentique, que tu viens de mentir : tu peux ôter la vie aux vivants, mais tu ne saurais la donner aux morts. Tu es un ministre de mort, mais non un ministre de vie.
    — Laisse là ton audace, et sacrifie aux dieux.
    — Je ne sais où tu as perdu l’usage de tes yeux : car les dieux dont tu parles, nous ne voyons en eux que des pierres. Palpe-les plutôt, et au toucher apprends ce que tu ne peux voir avec ta vue.

  • Chrétienté-Solidarité et Pierre Gemayel

    Bernard Antony et Richard Haddad, au nom de Chrétienté-Solidarité, adressent à Amine Gemayel et à toute la famille Gemayel, « une fois de plus frappée parce qu’elle défend l’indépendance et la liberté des chrétiens », l’expression de leur amitié et de leur sympathie. Et ils espèrent « que les assassins seront arrêtés et châtiés comme il convient ».

  • La Roumanie en route vers l’Union européenne…

    Le Conseil roumain anti-discrimination (CNCD) appelle le ministère de l'Education à « respecter le caractère laïque de l'Etat et l'autonomie des cultes, et assurer la liberté religieuse, de conscience et de convictions de tous les élèves ». Concrètement, il invite le ministère à demander aux directeurs d'écoles d'« afficher les symboles religieux uniquement pendant les cours de religion ou dans les espaces spécialement destinés à l'instruction religieuse ».

    Ces « recommandations » font suite à une plainte déposée par un professeur de philosophie, selon lequel la présence de symboles chrétiens dans les classes et les halls de l'école représente une « forme de discrimination envers les élèves agnostiques ou appartenant à une autre confession ». Cette plainte s'inscrit dans une campagne lancée par le lobby "Solidarité pour la liberté de conscience", qui dénonce les messes célébrées dans les écoles, notamment à l'occasion de la rentrée, ainsi que le « caractère quasi-obligatoire » du catéchisme dans le cursus scolaire.

    Bref, la Roumanie va intégrer l’Union européenne, et elle s’aligne d’emblée sur le pays le plus laïciste de l’Union : la France, se faisant ainsi en outre le « bon élève » de la lutte contre les discriminations, ce qui conduira les autorités européennes des « droits de l’homme » à réclamer que les crucifix soient enlevés de salles de classe en Italie, en Allemagne, en Irlande, en Pologne, etc.

    Ce même jour, Jacques Chirac a annoncé devant le Congrès des maires de France que l'Observatoire national de la laïcité, qu’il avait promis en décembre 2003, serait installé dans les prochaines semaines. La loi sur la laïcité à l'école publique de mars 2004 « a permis de pacifier les tensions qui traversaient l'école », a déclaré Chirac. Mais « nous devons rester vigilants », et faire appliquer ce principe républicain dans les hôpitaux et les services publics. En fait il s’agit ici de limiter l’influence de l’islam. Mais le fait de vouloir contenir l’islam en dehors de l’école, de l’hôpital et des services publics, est une façon de verrouiller la laïcité anticatholique encore plus strictement, tandis qu’on favorise l’islam partout ailleurs…

  • Croissance zéro confirmée

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    L’INSEE confirme que la croissance a été nulle au troisième trimestre.

    Les économistes soulignent que toutes les branches manufacturières ont vu leur activité reculer, que les investissements des entreprises se sont fortement ralenties, que les exportations ont diminué.

    Le ministre de l’Economie, impavide, maintient sa prévision de croissance  et annonce un « très bon quatrième trimestre ».

    En attendant le cadeau de Noël, on aimerait qu’il nous explique comment le chômage a pu diminuer en ce troisième trimestre, avec une croissance nulle et une activité en recul.

    La croissance zéro est une très mauvaise nouvelle, c’est aussi une preuve qu’on nous ment sur le chômage.

  • Famille martyre

    Pierre Gemayel, ministre libanais de l’Industrie, a été assassiné par balles alors qu’il était au volant de sa voiture dans le nord de Beyrouth. Cet assassinat a eu lieu peu avant que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunisse pour adopter le projet de création du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri.

    Saad Hariri, qui tenait une conférence de presse au moment de l'attentat, a déclaré, en désignant les Syriens : « Ils font ce qu'ils ont promis de faire, ils veulent assassiner tout homme libre au Liban. »

    Pierre Gemayel était l’un des deux fils de l’ancien président Amine Gemayel, donc un neveu de Bachir Gemayel (assassiné en 1982 peu après son élection à la Présidence), et il portait le nom de son grand-père, le fondateur du parti Kataëb (les « Phalanges ») réunifié après le retrait syrien l’an dernier, et dont « cheikh Amine » est le « président suprême à vie ».

    Rappelons que le premier enfant de Bachir Gemayel, Maya, avait été tuée en 1980, à l’âge de 18 mois, par une bombe qui visait son père.

    Je pense aujourd’hui au jeune fils de Bachir, Nadim, qui m’a vivement impressionné lorsque je l’ai rencontré au cours de l’université d’été de Chrétienté-Solidarité au Liban il y a deux ans. On dit qu’il est « tout le portrait de son père ». Il l’est en effet par la vigueur de sa foi chrétienne, par son intelligence brillante, par sa détermination intrépide, par son évident charisme, par une « aura » étonnante à son âge et qui en faisait déjà un chef parmi les étudiants regroupés autour de lui, qui l'appelaient déjà, alors qu'il n'avait que 22 ans,"cheikh Nadim".

    C’est donc à Nadim que je pense quand Saad Hariri dit : « Ils font ce qu'ils ont promis de faire, ils veulent assassiner tout homme libre au Liban. » Car s’il n’est pas encore entré dans la vie politique institutionnelle, il se montre plus « libre » (plus ferme dans ses convictions) que son oncle et ses cousins. Je suggère à mes lecteurs de prier pour lui.

  • Sarkozy, les régularisations et le FN

    Le propos qui suit est de Valérie Pécresse, porte-parole de l’UMP, lors de l’émission « A l'air libre » sur Europe 1. C’était le 4 octobre dernier. Le Salon Beige en avait remarqué l’incongruité, et Vox Galliae en avait diffusé l’enregistrement sans commentaires. Le blog immigration-démographie l’a récemment repris et commenté. Il n’est pas inutile d’y revenir, en soulignant que Valérie Pécresse, malgré le « moi » initial, dit explicitement exprimer la position de Nicolas Sarkozy.

    « Moi, je comprends les partisans de la régularisation massive qui  disent "il faut donner des papiers à tous ceux qui sont sur le territoire français", je les comprends. Il y a un certain nombre de pays voisins qui ont fait ça, je pense ; mais je partage l'analyse de Nicolas Sarkozy, la société française est trop fragile, on a un Front national qui est à 15%, on a des élections présidentielles qui sont dans trois mois, la société française est fragile, elle est xénophobe, on a un taux de chômage de masse qui ne nous permet pas, qui ne nous permet pas... Il y a une très forte tendance, il y a une très très forte tendance... Non mais, à 15% de vote Front national, on ne peut pas nier qu'il y a une fragilité de la société française. »

    Ainsi, le seul motif de ne pas régulariser tout de suite les clandestins, c’est la présence du Front national. On voudrait bien le faire, mais on ne le peut pas, parce qu’il y a le Front national à 15%. Il faut donc se taire sur la question et attendre que Sarkozy soit élu. Après on pourra régulariser tout le monde. En adoptant un tel point de vue, on conclut forcément que ce n’est pas l’immigration qui fragilise la société française, mais… le Front national.

    Au passage, on note l’aveu sur le « chômage de masse », à un tel niveau que toute régularisation des clandestins serait perçue comme une provocation par les salauds de pauvres qui votent Front national ou seraient alors tentés de le faire.

    Le blog immigration-démographie décrypte ainsi la dernière phrase : « Ces salauds du FN, ils nous empêchent d'exaucer tous les voeux de nos amis immigrationnistes du MEDEF. C'est quand même dingue qu'il y ait encore un parti qui relaie les aspirations du peuple. Il va vraiment falloir tout faire pour qu'il n'ait pas ses signatures. »

  • La Présentation de Marie

    La fête de la « Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie » est intitulée en Orient « Entrée au Temple de Notre Dame la très sainte Mère de Dieu ». C’est une fête orientale dont l’origine se perd dans la nuit des temps, et qui fait écho aux récits des évangiles apocryphes sur la jeunesse de Marie, « présentée » au Temple dès son plus jeune âge, et s’y préparant à accomplir sa mission. La date est semble-t-il celle de la dédicace d’une église de Jérusalem, le 21 novembre 543. Elle fut adoptée en Occident, plus précisément en Avignon, par le pape Grégoire XI (Pierre Roger de Beaufort) cédant aux suppliques de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem. C’était le 21 novembre 1372. Peu après, sur les conseils pressants de sainte Catherine de Sienne, le pape s’établira à Rome, mettant fin à la papauté d’Avignon. L’institution de cette fête n’est sans doute pas étrangère au fait que Grégoire XI voulait œuvrer au retour de l’union entre Rome et Constantinople.

    Kondakion du ménologe byzantin : « Le temple très pur du Sauveur, sa précieuse chambre nuptiale, demeurée vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, est conduite aujourd’hui dans la maison du Seigneur, apportant avec elle la grâce de l’Esprit divin. Les anges de Dieu lui chantent : Voici le tabernacle céleste. »