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  • Petite pause

    Je m’évade pour un temps de la blogosphère. Je serai de retour, si Dieu veut, le 8 janvier.

    J’espère que cette absence, forcément cruelle pour mes fidèles lecteurs, ne provoquera pas de dépressions. Pour conjurer de telles perspectives, je leur rappelle que la liturgie, elle, ne prend pas de vacances, puisque Dieu est toujours là, et bien là, incarné, près de nous, devant nous, en nous, dans la prière. Et le 6 janvier, c’est l’Epiphanie, la manifestation de Dieu aux païens que nous sommes. En pleine lumière de grâce.

    Je vous souhaite de marcher toujours davantage dans cette lumière au long de la nouvelle année qui vient.

  • Mangez du clone…

    La viande ou le lait provenant d'animaux clonés peut être consommé sans danger et ne nécessite pas d'étiquetage spécial, a décidé l'autorité américaine de réglementation des médicaments et de l'alimentation, la FDA.

    Il est significatif que la FDA, d’ordinaire si circonspecte, soit si prompte à se prononcer sur des aliments qui pour le moment, c’est le moins qu’on puisse dire, n’encombrent pas les circuits de distribution. C’est un encouragement non déguisé au clonage.

    Or chacun sait que les animaux clonés sont la plupart du temps très déficients. Nombreux sont ceux qui meurent avant la naissance, et la plupart de ceux qui naissent meurent prématurément, en raison de malformations diverses, et simplement parce que leurs cellules vieillissent plus vite.

    Hors considérations idéologiques, il est donc évident que de tels animaux ne doivent pas être mangés. Mais, précisément, c’est l’idéologie qui prime ici, au point de supprimer le sacro-saint principe de précaution qu’on nous impose par ailleurs. L’idéologie prométhéenne qui, ce n’est pas un hasard, nous donne un aperçu de sa puissance satanique (orgueil, mensonge, révolte de l'homme se faisant démiurge contre Dieu et la création) dans la semaine de Noël.

  • Le bébé médicament

    Une nouvelle étape de la chosification de l’homme est franchie avec la publication des décrets permettant la fabrication de bébés médicaments, autrement dit d’enfants auxquels on donnera naissance uniquement dans le but (théorique) de soigner un autre enfant.

    La procédure de double diagnostic préimplantatoire sur des cellules d'embryons conçus in vitro vise à permettre la « conception d'un enfant indemne de la maladie génétique recherchée et susceptible de soigner de façon décisive son aîné malade », par prélèvement de cellules sanguines ou de moelle osseuse, précise l'Agence de la biomédecine, chargée de délivrer les autorisations « au cas par cas ».

    En vigueur depuis plusieurs années, le diagnostic préimplantatoire (DPI) permet, au cas où l'enfant à venir a « une forte probabilité d'être atteint d'une maladie génétique d'une particulière gravité », que seuls les embryons indemnes de la maladie recherchée soient transférés dans l'utérus de la mère après fécondation in vitro (FIV). C’est ce qui est à l’origine de l’escroquerie des bébés « sauvés » grâce au Téléthon.

    Un décret d'application de la loi de bioéthique d'août 2004 aggrave la situation en ouvrant désormais la possibilité d'effectuer un second test sur les mêmes cellules pour choisir, parmi les embryons indemnes, ceux ou celui qui seraient des donneurs compatibles pour soigner l'aîné malade.

    Personne ne se demande ce que sera la psychologie d’un enfant qui a été conçu dans le seul et unique but de servir de pièces de rechange (non garanties) à son aîné, et qui est le rescapé d’un double tri embryonnaire.

    Un second décret précise les conditions dans lesquelles l'agence organise les activités d'assistance médicale à la procréation et l'autorisation de charcutage et de destruction des embryons humains issus d'une FIV et « ne faisant plus l'objet d'un projet parental ».

  • La cathédrale de Cordoue reste catholique

    L’évêque de Cordoue, Mgr Juan José Asenjo, a décidé de refuser d'ouvrir sa cathédrale aux musulmans. L'évêque andalou a ainsi réagi à une demande exprimée de longue date par la communauté musulmane espagnole, et récemment réitérée dans une lettre adressée au pape Benoît XVI, à savoir que la « Grande Mosquée de Cordoue » devienne un lieu de prière « œcuménique ».

    L'évêque souligne que cette situation « génèrerait la confusion parmi les fidèles » et qu'elle ne « contribuerait pas à une cohabitation pacifique entre les croyants ». Il précise que si l'édifice était en effet une mosquée omeyyade, qui a été convertie en cathédrale en 1236 pendant la Reconquête, cette mosquée avait elle-même été construite sur les ruines d'une basilique wisigothe.

    Et l’évêché a proclamé, pour clore l’interminable débat: « Nous, chrétiens de Cordoue, souhaitons vivre en paix avec les croyants d'autres religions, mais nous ne souhaitons pas être soumis à des pressions continues qui ne contribuent pas à la concorde. »

  • La mosquée de Montreuil

    Des mosquées en veux-tu en voilà… La première pierre de la mosquée de Montreuil (Seine-Saint-Denis) sera posée samedi. « Cela fait trois ans que nous attendons cela et nous sommes très heureux que cela coïncide avec la fête de l'Aïd el-Kébir car c'est tout un symbole », a expliqué à l'AFP Ahamadou Nimaga, président de la fédération des musulmans de Montreuil. Tout un symbole, en effet.

    La construction de la mosquée doit être financée par des dons privés,  plafonnés à 1.500 euros par personne. La mairie fait sienne la mauvaise blague habituelle selon laquelle ces dons ne peuvent pas provenir de l’étranger… Au moins n’est-elle pas financée par les contribuables.

  • MAM a « très envie »

    Grand émoi à l’UMP : Michèle Alliot-Marie déclare qu’elle n’est « pas candidate au soutien financier et logistique de l'UMP », donc elle n’est plus candidate à la candidature UMP, mais qu’elle pourrait bien se présenter en dehors du parti : « J’en ai très envie », souligne-t-elle.

    Sarkozy sera donc le seul candidat à la candidature de l’UMP, mais il pourrait bien trouver quand même MAM sur sa route (et aussi Nicolas Dupont-Aignan, qui réaffirme sa candidature face à un Sarkozy qui « ne pourra en aucun cas, avec son projet atlantiste, européiste et libéral, rassembler les gaullistes »).

    Rappelons que le 15 décembre, ce n’est pas si vieux, Michèle Alliot-Marie affirmait : « Face à une gauche avide de revanche, face à un Front national élevé, nous ne devons pas prendre le risque de la division devant les électeurs. Je dis clairement : je suis par principe pour une candidature unique. » Mais elle ajoutait que « la situation serait différente » si Le Pen n’obtenait pas ses 500 parrainages et que « nous devrions alors réfléchir à notre stratégie ».

    Cela voudrait-il dire que MAM est sûre que Le Pen n’aura pas ses signatures ?

    Il est plus probable que cela ne veuille rien dire, comme le laisse voir le coup du « principe » à géométrie variable…

    En tout cas, à l’UMP, c’est le spectre de Le Pen qui revient en force : c’est le seul argument des sarkozystes contre une candidature de Michèle Alliot-Marie…

  • Les Saints Innocents

    L’office de la fête des Saints Innocents est très particulier : en dehors du récit évangélique et d’une citation du psaume 78, il n’utilise que des versets de l’Apocalypse.

    Les enfants massacrés par Hérode sont les prémices des martyrs, et sont les plus purs des martyrs, puisqu’ils n’ont jamais péché personnellement (ils sont absolument « vierges »), et qu’ils ont confessé le Christ uniquement par le sang versé. Ils correspondent donc, plus que tous ceux qui suivront, à la description des martyrs qui accompagnent l’Agneau et règnent avec lui.

    Il résulte de cette insistance sur l’Apocalypse comme une abolition du temps.

    De même que Hérode a fait passer directement les Saints Innocents de leur naissance sur terre à leur naissance au ciel, par le truchement de la naissance du Fils de Dieu, de même la liturgie abolit le temps en nous faisant passer de la Nativité au Royaume, sans attendre les développements ultérieurs. Car la Nativité est la kénose du Verbe : en elle est déjà contenue la crucifixion et la résurrection. Entre les deux fêtes il n’y aura eu que la célébration de saint Etienne, le protomartyr, qui symbolise tous les témoins du Christ, tous les saints à venir, et la célébration de saint Jean qui proclame l’Incarnation : In principio erat Verbum… et Verbum caro factum est.

    Il en résulte aussi que les Saints Innocents représentent tous les chrétiens sauvés. Ils sont les plus purs exemples du salut : « Si vous ne devenez pas comme de petits enfants… »

  • Curieux propos attribués au cardinal Bertone

    La documentation catholique publie en janvier un entretien avec le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican.

    Interrogé sur « l'appui » qu’aurait manifesté le pape à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, selon le Premier ministre turc, Mgr Bertone rappelle que « le pape et le Saint-Siège n'ont pas de pouvoir particulier pour favoriser l'entrée de la Turquie en Europe ou y opposer un veto ». « Mais il semble bien, poursuit-il, que l'Europe sans la Turquie ne bénéficierait plus de ce pont entre l'Orient et l'Occident, que la Turquie a toujours été au cours de l'Histoire. La Turquie est depuis longtemps un partenaire de l'Europe. » Et de reprendre à son compte les arguments bien connus, et tant rebattus, des partisans de l’adhésion de la Turquie : « Aujourd'hui, la Turquie connaît un système de laïcité particulier et un régime qui tend vers plus de démocratie. Il est de l'intérêt de l'Europe de l'aider à être une véritable démocratie pour consolider toujours plus un système de valeurs… Laisser la Turquie hors de l'Europe risque en outre de favoriser le fondamentalisme islamiste à l'intérieur du pays. »

    Et il ajoute aussitôt ce très étrange propos : « L'intégration à l'Europe peut se réaliser par cercles concentriques avec un premier cercle des pays historiquement européens, actuellement réunis dans la zone euro, et un deuxième niveau pour ceux qui en sont plus éloignés. »

    Les pays historiquement européens actuellement réunis dans la zone euro ?

    Ainsi le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède, la Norvège, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Croatie, la Serbie… ne seraient pas des pays historiquement européens ? Et ils pourraient faire partie d’un deuxième cercle « plus éloigné » en compagnie de la Turquie ?

    On a du mal à croire que le secrétaire d’Etat soit l’auteur de tels propos.

  • « Le grand silence »

    Voici une belle analyse du film Le grand silence, due à la "mini-agence" RU (UNEC).

    Un film magnifique - cela existe encore ! - est sorti le 12 décembre sur les grands écrans, Le grand silence. Il s'agit de l'essai d'une visualisation de la vie des moines de la Grande Chartreuse dans les Alpes françaises. Le réalisateur allemand Philip Groening a pu obtenir l'autorisation de passer six mois dans l'enceinte de ce monastère fondé en 1084 par Saint Bruno, un noble venu de Cologne, basé sur une règle très stricte, celle des Chartreux. Deux heures de film sans commentaires ni aucun bruit ajoutés. Un prodige d'ombre et de lumière, de beauté naturelle et de grâce surnaturelle, du temps qui s'écoule et de l'éternité qui subsiste.D'abord la réponse des moines face à la demande du réalisateur fut "non", mais deux ans plus tard, il s'y prenait autrement: M. Groening passait une semaine de retraite à l'abbaye, et c'est là qu'il a trouvé le moyen d'obtenir cette autorisation unique de filmer ce qui est infilmable : la prière en silence des moines de la Grande Chartreuse. Les exigences des moines furent rigoureuses: pas de lumière artificielle, pas de musique additionnelle, pas de commentaires, pas d'équipe technique, le réalisateur devant être seul. Et il a fait un film sur le temps, ou plutôt sur l'éternité devenue visible, à l'aide de deux petites caméras manuelles: une Super 8 à gros grain, et une caméra vidéo haute définition. Il a filmé la vie de ces hommes en quête de Dieu, avançant solitaires à sa rencontre, but essentiel et final de toute âme humaine.

    On vit le quotidien d'un moine dans son « guichet » (sa cellule, en fait une petite maison) enveloppé de son vêtement blanc de prière, alternant entre prière (9 heures), travail (7 heures), et sommeil (8 heures), mais aussi les quelques bouts de vie communautaire : la promenade hebdomadaire dans le "désert" environnant, le seul repas communautaire pris en commun le dimanche, et surtout les offices liturgiques célébrés en communauté 4 fois par jour dans l'église de l'abbaye, y compris celui de minuit. Il paraît que les messes dans l'abbaye ne sont jamais concélébrées et que le latin est conservé. L'office ne comprend aucun texte moderne et ne garde que les textes traditionnels, donc les plus beaux et vénérables chants. Et ils osent chanter : « O bienheureuse solitude ! » Chaque moine doit couper lui-même le bois pour chauffer sa petite cabane. Le « grand silence » règne partout, à tout moment. Même à l'extérieur il n'y a pas de bruit, puisque la route se termine à 1 km de l'abbaye, à 1000 m de hauteur.

    Six mois de tournage, deux saisons d'images, neige et fleurs... Ensuite une année entière de montage du film, avec l'immense patience d'un réalisateur devenu presque ce qu'il filmait. Il a fini par s'écrier, après avoir fait ce film : « Le monde seul est impossible. Qu'il ait commencé de marcher est déjà inexplicable; qu'il continue de marcher est encore plus inexplicable ! » Et il devient presque prêcheur lui-même : « On peut comprendre qu'une telle vie est aussi possible dans le monde ordinaire. »

    Si vous trouvez ce film à l'affiche, allez le voir, c'est une véritable méditation !

    Il faut savoir que les Chartreux ont aujourd'hui 24 maisons (18 monastères de moines, et 6 couvents de moniales) sur 3 continents, regroupant environ 450 moines et moniales (34 moines à la Grande Chartreuse). Leur vie est entièrement contemplative. Les Chartreux ont renoncé à tout apostolat extérieur, à tout contact avec les médias, aux visites (sauf quelques rares contacts avec la famille proche), pour se concentrer dès ici-bas totalement sur Dieu, à l'école de la Sainte Vierge, en Le cherchant, en L'adorant et en s'abandonnant à Lui.

    Cela aussi, c'est une réalité de la nouvelle année 2007, un grand sujet de joie au milieu d'un monde qui semble avoir oublié Dieu ! Et méditons une grande petite chose: Dieu se trouve plutôt dans le silence que dans le bruit, même dans la liturgie.

    Si vous passez dans la région de Grenoble, montez un dimanche dans ce "désert" spirituel, la Grande Chartreuse, et écoutez cette musique silencieuse par excellence, l'ancien grégorien en latin chanté dans l'immense silence de Dieu.

    Après sa mort, le moine est déposé en ses habits sur une planche, sans cercueil, et rendu après le Requiem à la terre, une croix en bois anonyme signalant l'endroit. Seul le sigle de l'Ordre y figure: une croix entourée de 7 étoiles à 5 branches, avec l'inscription S.C.D.V.O. = Stat Crux dum volvitur orbis. La Croix demeure immobile tandis que le monde tourne. - (ru; cf. ru 28/2004, et FC 16.12.2006)

    ("RU", service de presse de l'UNEC, BP 70114, F-95210 Saint-Gratien, T/F +33-134120268, unec@wanadoo.fr, www.radio-silence.tv)

  • La préface du livre du pape

    On lira avec grand intérêt, sur le site que j’appelle dans mes liens ci-contre « un site perso sur Benoît XVI », une traduction de la préface du livre sur Jésus, de « Joseph Ratzinger-Benoît XVI », qui doit être publié au printemps. Le pape y explique sa méthode, et il s’agit d’une impressionnante et radicale démolition des exégèses modernes, y compris et explicitement dans leur contamination du concile Vatican II.