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  • Petite pause

    Je m’évade pour un temps de la blogosphère. Je serai de retour, si Dieu veut, le 8 janvier.

    J’espère que cette absence, forcément cruelle pour mes fidèles lecteurs, ne provoquera pas de dépressions. Pour conjurer de telles perspectives, je leur rappelle que la liturgie, elle, ne prend pas de vacances, puisque Dieu est toujours là, et bien là, incarné, près de nous, devant nous, en nous, dans la prière. Et le 6 janvier, c’est l’Epiphanie, la manifestation de Dieu aux païens que nous sommes. En pleine lumière de grâce.

    Je vous souhaite de marcher toujours davantage dans cette lumière au long de la nouvelle année qui vient.

  • Mangez du clone…

    La viande ou le lait provenant d'animaux clonés peut être consommé sans danger et ne nécessite pas d'étiquetage spécial, a décidé l'autorité américaine de réglementation des médicaments et de l'alimentation, la FDA.

    Il est significatif que la FDA, d’ordinaire si circonspecte, soit si prompte à se prononcer sur des aliments qui pour le moment, c’est le moins qu’on puisse dire, n’encombrent pas les circuits de distribution. C’est un encouragement non déguisé au clonage.

    Or chacun sait que les animaux clonés sont la plupart du temps très déficients. Nombreux sont ceux qui meurent avant la naissance, et la plupart de ceux qui naissent meurent prématurément, en raison de malformations diverses, et simplement parce que leurs cellules vieillissent plus vite.

    Hors considérations idéologiques, il est donc évident que de tels animaux ne doivent pas être mangés. Mais, précisément, c’est l’idéologie qui prime ici, au point de supprimer le sacro-saint principe de précaution qu’on nous impose par ailleurs. L’idéologie prométhéenne qui, ce n’est pas un hasard, nous donne un aperçu de sa puissance satanique (orgueil, mensonge, révolte de l'homme se faisant démiurge contre Dieu et la création) dans la semaine de Noël.

  • Le bébé médicament

    Une nouvelle étape de la chosification de l’homme est franchie avec la publication des décrets permettant la fabrication de bébés médicaments, autrement dit d’enfants auxquels on donnera naissance uniquement dans le but (théorique) de soigner un autre enfant.

    La procédure de double diagnostic préimplantatoire sur des cellules d'embryons conçus in vitro vise à permettre la « conception d'un enfant indemne de la maladie génétique recherchée et susceptible de soigner de façon décisive son aîné malade », par prélèvement de cellules sanguines ou de moelle osseuse, précise l'Agence de la biomédecine, chargée de délivrer les autorisations « au cas par cas ».

    En vigueur depuis plusieurs années, le diagnostic préimplantatoire (DPI) permet, au cas où l'enfant à venir a « une forte probabilité d'être atteint d'une maladie génétique d'une particulière gravité », que seuls les embryons indemnes de la maladie recherchée soient transférés dans l'utérus de la mère après fécondation in vitro (FIV). C’est ce qui est à l’origine de l’escroquerie des bébés « sauvés » grâce au Téléthon.

    Un décret d'application de la loi de bioéthique d'août 2004 aggrave la situation en ouvrant désormais la possibilité d'effectuer un second test sur les mêmes cellules pour choisir, parmi les embryons indemnes, ceux ou celui qui seraient des donneurs compatibles pour soigner l'aîné malade.

    Personne ne se demande ce que sera la psychologie d’un enfant qui a été conçu dans le seul et unique but de servir de pièces de rechange (non garanties) à son aîné, et qui est le rescapé d’un double tri embryonnaire.

    Un second décret précise les conditions dans lesquelles l'agence organise les activités d'assistance médicale à la procréation et l'autorisation de charcutage et de destruction des embryons humains issus d'une FIV et « ne faisant plus l'objet d'un projet parental ».

  • La cathédrale de Cordoue reste catholique

    L’évêque de Cordoue, Mgr Juan José Asenjo, a décidé de refuser d'ouvrir sa cathédrale aux musulmans. L'évêque andalou a ainsi réagi à une demande exprimée de longue date par la communauté musulmane espagnole, et récemment réitérée dans une lettre adressée au pape Benoît XVI, à savoir que la « Grande Mosquée de Cordoue » devienne un lieu de prière « œcuménique ».

    L'évêque souligne que cette situation « génèrerait la confusion parmi les fidèles » et qu'elle ne « contribuerait pas à une cohabitation pacifique entre les croyants ». Il précise que si l'édifice était en effet une mosquée omeyyade, qui a été convertie en cathédrale en 1236 pendant la Reconquête, cette mosquée avait elle-même été construite sur les ruines d'une basilique wisigothe.

    Et l’évêché a proclamé, pour clore l’interminable débat: « Nous, chrétiens de Cordoue, souhaitons vivre en paix avec les croyants d'autres religions, mais nous ne souhaitons pas être soumis à des pressions continues qui ne contribuent pas à la concorde. »

  • La mosquée de Montreuil

    Des mosquées en veux-tu en voilà… La première pierre de la mosquée de Montreuil (Seine-Saint-Denis) sera posée samedi. « Cela fait trois ans que nous attendons cela et nous sommes très heureux que cela coïncide avec la fête de l'Aïd el-Kébir car c'est tout un symbole », a expliqué à l'AFP Ahamadou Nimaga, président de la fédération des musulmans de Montreuil. Tout un symbole, en effet.

    La construction de la mosquée doit être financée par des dons privés,  plafonnés à 1.500 euros par personne. La mairie fait sienne la mauvaise blague habituelle selon laquelle ces dons ne peuvent pas provenir de l’étranger… Au moins n’est-elle pas financée par les contribuables.

  • MAM a « très envie »

    Grand émoi à l’UMP : Michèle Alliot-Marie déclare qu’elle n’est « pas candidate au soutien financier et logistique de l'UMP », donc elle n’est plus candidate à la candidature UMP, mais qu’elle pourrait bien se présenter en dehors du parti : « J’en ai très envie », souligne-t-elle.

    Sarkozy sera donc le seul candidat à la candidature de l’UMP, mais il pourrait bien trouver quand même MAM sur sa route (et aussi Nicolas Dupont-Aignan, qui réaffirme sa candidature face à un Sarkozy qui « ne pourra en aucun cas, avec son projet atlantiste, européiste et libéral, rassembler les gaullistes »).

    Rappelons que le 15 décembre, ce n’est pas si vieux, Michèle Alliot-Marie affirmait : « Face à une gauche avide de revanche, face à un Front national élevé, nous ne devons pas prendre le risque de la division devant les électeurs. Je dis clairement : je suis par principe pour une candidature unique. » Mais elle ajoutait que « la situation serait différente » si Le Pen n’obtenait pas ses 500 parrainages et que « nous devrions alors réfléchir à notre stratégie ».

    Cela voudrait-il dire que MAM est sûre que Le Pen n’aura pas ses signatures ?

    Il est plus probable que cela ne veuille rien dire, comme le laisse voir le coup du « principe » à géométrie variable…

    En tout cas, à l’UMP, c’est le spectre de Le Pen qui revient en force : c’est le seul argument des sarkozystes contre une candidature de Michèle Alliot-Marie…

  • Les Saints Innocents

    L’office de la fête des Saints Innocents est très particulier : en dehors du récit évangélique et d’une citation du psaume 78, il n’utilise que des versets de l’Apocalypse.

    Les enfants massacrés par Hérode sont les prémices des martyrs, et sont les plus purs des martyrs, puisqu’ils n’ont jamais péché personnellement (ils sont absolument « vierges »), et qu’ils ont confessé le Christ uniquement par le sang versé. Ils correspondent donc, plus que tous ceux qui suivront, à la description des martyrs qui accompagnent l’Agneau et règnent avec lui.

    Il résulte de cette insistance sur l’Apocalypse comme une abolition du temps.

    De même que Hérode a fait passer directement les Saints Innocents de leur naissance sur terre à leur naissance au ciel, par le truchement de la naissance du Fils de Dieu, de même la liturgie abolit le temps en nous faisant passer de la Nativité au Royaume, sans attendre les développements ultérieurs. Car la Nativité est la kénose du Verbe : en elle est déjà contenue la crucifixion et la résurrection. Entre les deux fêtes il n’y aura eu que la célébration de saint Etienne, le protomartyr, qui symbolise tous les témoins du Christ, tous les saints à venir, et la célébration de saint Jean qui proclame l’Incarnation : In principio erat Verbum… et Verbum caro factum est.

    Il en résulte aussi que les Saints Innocents représentent tous les chrétiens sauvés. Ils sont les plus purs exemples du salut : « Si vous ne devenez pas comme de petits enfants… »

  • Curieux propos attribués au cardinal Bertone

    La documentation catholique publie en janvier un entretien avec le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican.

    Interrogé sur « l'appui » qu’aurait manifesté le pape à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, selon le Premier ministre turc, Mgr Bertone rappelle que « le pape et le Saint-Siège n'ont pas de pouvoir particulier pour favoriser l'entrée de la Turquie en Europe ou y opposer un veto ». « Mais il semble bien, poursuit-il, que l'Europe sans la Turquie ne bénéficierait plus de ce pont entre l'Orient et l'Occident, que la Turquie a toujours été au cours de l'Histoire. La Turquie est depuis longtemps un partenaire de l'Europe. » Et de reprendre à son compte les arguments bien connus, et tant rebattus, des partisans de l’adhésion de la Turquie : « Aujourd'hui, la Turquie connaît un système de laïcité particulier et un régime qui tend vers plus de démocratie. Il est de l'intérêt de l'Europe de l'aider à être une véritable démocratie pour consolider toujours plus un système de valeurs… Laisser la Turquie hors de l'Europe risque en outre de favoriser le fondamentalisme islamiste à l'intérieur du pays. »

    Et il ajoute aussitôt ce très étrange propos : « L'intégration à l'Europe peut se réaliser par cercles concentriques avec un premier cercle des pays historiquement européens, actuellement réunis dans la zone euro, et un deuxième niveau pour ceux qui en sont plus éloignés. »

    Les pays historiquement européens actuellement réunis dans la zone euro ?

    Ainsi le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède, la Norvège, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Croatie, la Serbie… ne seraient pas des pays historiquement européens ? Et ils pourraient faire partie d’un deuxième cercle « plus éloigné » en compagnie de la Turquie ?

    On a du mal à croire que le secrétaire d’Etat soit l’auteur de tels propos.

  • « Le grand silence »

    Voici une belle analyse du film Le grand silence, due à la "mini-agence" RU (UNEC).

    Un film magnifique - cela existe encore ! - est sorti le 12 décembre sur les grands écrans, Le grand silence. Il s'agit de l'essai d'une visualisation de la vie des moines de la Grande Chartreuse dans les Alpes françaises. Le réalisateur allemand Philip Groening a pu obtenir l'autorisation de passer six mois dans l'enceinte de ce monastère fondé en 1084 par Saint Bruno, un noble venu de Cologne, basé sur une règle très stricte, celle des Chartreux. Deux heures de film sans commentaires ni aucun bruit ajoutés. Un prodige d'ombre et de lumière, de beauté naturelle et de grâce surnaturelle, du temps qui s'écoule et de l'éternité qui subsiste.D'abord la réponse des moines face à la demande du réalisateur fut "non", mais deux ans plus tard, il s'y prenait autrement: M. Groening passait une semaine de retraite à l'abbaye, et c'est là qu'il a trouvé le moyen d'obtenir cette autorisation unique de filmer ce qui est infilmable : la prière en silence des moines de la Grande Chartreuse. Les exigences des moines furent rigoureuses: pas de lumière artificielle, pas de musique additionnelle, pas de commentaires, pas d'équipe technique, le réalisateur devant être seul. Et il a fait un film sur le temps, ou plutôt sur l'éternité devenue visible, à l'aide de deux petites caméras manuelles: une Super 8 à gros grain, et une caméra vidéo haute définition. Il a filmé la vie de ces hommes en quête de Dieu, avançant solitaires à sa rencontre, but essentiel et final de toute âme humaine.

    On vit le quotidien d'un moine dans son « guichet » (sa cellule, en fait une petite maison) enveloppé de son vêtement blanc de prière, alternant entre prière (9 heures), travail (7 heures), et sommeil (8 heures), mais aussi les quelques bouts de vie communautaire : la promenade hebdomadaire dans le "désert" environnant, le seul repas communautaire pris en commun le dimanche, et surtout les offices liturgiques célébrés en communauté 4 fois par jour dans l'église de l'abbaye, y compris celui de minuit. Il paraît que les messes dans l'abbaye ne sont jamais concélébrées et que le latin est conservé. L'office ne comprend aucun texte moderne et ne garde que les textes traditionnels, donc les plus beaux et vénérables chants. Et ils osent chanter : « O bienheureuse solitude ! » Chaque moine doit couper lui-même le bois pour chauffer sa petite cabane. Le « grand silence » règne partout, à tout moment. Même à l'extérieur il n'y a pas de bruit, puisque la route se termine à 1 km de l'abbaye, à 1000 m de hauteur.

    Six mois de tournage, deux saisons d'images, neige et fleurs... Ensuite une année entière de montage du film, avec l'immense patience d'un réalisateur devenu presque ce qu'il filmait. Il a fini par s'écrier, après avoir fait ce film : « Le monde seul est impossible. Qu'il ait commencé de marcher est déjà inexplicable; qu'il continue de marcher est encore plus inexplicable ! » Et il devient presque prêcheur lui-même : « On peut comprendre qu'une telle vie est aussi possible dans le monde ordinaire. »

    Si vous trouvez ce film à l'affiche, allez le voir, c'est une véritable méditation !

    Il faut savoir que les Chartreux ont aujourd'hui 24 maisons (18 monastères de moines, et 6 couvents de moniales) sur 3 continents, regroupant environ 450 moines et moniales (34 moines à la Grande Chartreuse). Leur vie est entièrement contemplative. Les Chartreux ont renoncé à tout apostolat extérieur, à tout contact avec les médias, aux visites (sauf quelques rares contacts avec la famille proche), pour se concentrer dès ici-bas totalement sur Dieu, à l'école de la Sainte Vierge, en Le cherchant, en L'adorant et en s'abandonnant à Lui.

    Cela aussi, c'est une réalité de la nouvelle année 2007, un grand sujet de joie au milieu d'un monde qui semble avoir oublié Dieu ! Et méditons une grande petite chose: Dieu se trouve plutôt dans le silence que dans le bruit, même dans la liturgie.

    Si vous passez dans la région de Grenoble, montez un dimanche dans ce "désert" spirituel, la Grande Chartreuse, et écoutez cette musique silencieuse par excellence, l'ancien grégorien en latin chanté dans l'immense silence de Dieu.

    Après sa mort, le moine est déposé en ses habits sur une planche, sans cercueil, et rendu après le Requiem à la terre, une croix en bois anonyme signalant l'endroit. Seul le sigle de l'Ordre y figure: une croix entourée de 7 étoiles à 5 branches, avec l'inscription S.C.D.V.O. = Stat Crux dum volvitur orbis. La Croix demeure immobile tandis que le monde tourne. - (ru; cf. ru 28/2004, et FC 16.12.2006)

    ("RU", service de presse de l'UNEC, BP 70114, F-95210 Saint-Gratien, T/F +33-134120268, unec@wanadoo.fr, www.radio-silence.tv)

  • La préface du livre du pape

    On lira avec grand intérêt, sur le site que j’appelle dans mes liens ci-contre « un site perso sur Benoît XVI », une traduction de la préface du livre sur Jésus, de « Joseph Ratzinger-Benoît XVI », qui doit être publié au printemps. Le pape y explique sa méthode, et il s’agit d’une impressionnante et radicale démolition des exégèses modernes, y compris et explicitement dans leur contamination du concile Vatican II.

  • Klarsfeld… et Boutin

    Pour la quatrième fois, le président de l’UMP Nicolas Sarkozy fait appel à Arno Klarsfeld. Il lui confie cette fois « une mission d'analyse, de concertation et de proposition sur la mise en œuvre du droit à l'hébergement ».

    Dans sa lettre de mission, il rappelle qu’il a « pris l'engagement à Charleville-Mézières, le 18 décembre, de consacrer un véritable droit à l'hébergement, dans un délai de deux ans ». Il s’agit donc d’une opération de propagande du candidat Sarkozy.

    Il s’agit aussi de récompenser Christine Boutin pour son ralliement, et de montrer qu’on prend en compte ses idées, puisque Sarkozy demande explicitement à Arno Klarsfeld de travailler « en étroite liaison avec Christine Boutin », dont on connaît le combat pour le « droit au logement opposable ».

    Le sujet du jour étant l’hébergement des SDF, c’est aussi le sujet du jour de la campagne électorale. Dès qu’il fera moins froid, on passera à autre chose…

  • La mosquée d’Alfortville

    Une mosquée est en construction à Alfortville. La municipalité avait voté le financement d’un centre culturel algérien, mais il est bientôt apparu qu’il s’agissait d’abord d’une mosquée. Le plan ne laisse aucun doute, et le député-maire socialiste René Rouquet a fini par le reconnaître. Néanmoins il persiste et signe, comme le fait savoir Romain Vincent sur son blog (cité par Vox Galliae), alors même que deux référés sont en cours (et l’avocat de la mairie continue de prétendre qu’il s’agit d’un centre culturel). Si le député-maire d’Alfortville viole allègrement la loi de 1905 en faveur des musulmans, il la respecte à la lettre quand il s’agit des catholiques, constate Romain Vincent : les fidèles catholiques doivent supporter entièrement les frais de la reconstruction de l’église Saint-Pierre.

    C’est une nouvelle illustration du principe édicté par Jean Glavany : « Aujourd’hui être un bon laïque, c’est encourager la construction de mosquées en France ».

  • Polynésie : élection de Gaston le Petit

    Gaston Tong Sang, alias Gaston « Iti », le petit, pour tous les Tahitiens, en référence à son mentor Gaston Flosse, Gaston « Nui », le grand, a été élu président de la Polynésie française au second tour de scrutin. Au premier tour il lui a manqué semble-t-il les voix des quatre élus des Marquises et des Tuamotu, les « îliens », qui avaient été élus sur la liste de Gaston Flosse mais avaient ensuite rejoint l’indépendantiste Temaru, moyennant des postes importants dans le gouvernement et l’administration de ce dernier. Voyant que le vent tourne, ils ont rallié de nouveau le camp Flosse…

    Dès l’ouverture de la séance de l’assemblée, Oscar Temaru avait qualifié le vote de « mascarade », affirmant qu’il n’y avait « pas de démocratie dans un Etat sous tutelle ». C’est pourtant grâce à cette « mascarade » qu’il avait lui-même été élu… Puis il a qualifié l’élection de Gaston Tong Sang de « coup d’Etat » diligenté par l’UMP et Jacques Chirac, l’ami de Flosse… Et il a appelé à faire campagne pour Ségolène Royal, rappelant que c’est la gauche qui est à l'origine des accords de Matignon et de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, accords qui doivent mener à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie…

    Gaston Tong Sang a quant à lui rappelé l'attachement de la Polynésie à la République française. Pour l’heure, son élection marque la fin du « taui roa » (grand changement) voulu par Temaru en 2004.

  • Saint Jean

    « Ce qui fut à l’origine, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons examiné et que nos mains ont tâté du Verbe de Vie… et la Vie a été manifestée, et nous avons vu, et nous en témoignons, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et nous est apparue… ce que nous avons vu et avons entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez société avec nous, et que notre société soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous vous écrivons cela pour que vous soyez dans la joie, et que votre joie soit en plénitude. »

    (Début de la première épître de saint Jean, en traduction littérale d’après la Vulgate. On y voit saint Jean toujours bouleversé par l’Incarnation, incapable de finir sa phrase, revenant sans cesse sur le témoignage qu’il veut rendre au Verbe fait chair : c’est une sorte d'émouvant brouillon du prologue de son évangile.)

  • Politique israélienne

    Samedi soir, Mahmoud Abbas et Ehud Olmert ont dîné ensemble et ont décidé de « relancer le processus de paix », annonçant diverses mesures. Aujourd’hui, le gouvernement israélien a décidé d’autoriser la construction d’une nouvelle colonie en Cisjordanie. Sur un site militaire qui vient d’être abandonné par l’armée…

    C’est la première autorisation officielle depuis… 1992.

  • « Pragmatisme »

    Christian Estrosi voit « beaucoup de pragmatisme » dans les récents ralliements de ministres et de parlementaires à la candidature présidentielle de Nicolas Sarkozy.

    Dans le langage politicien, la frontière entre pragmatisme et opportunisme est souvent ténue. On voit qu’ici elle s’est effacée.

    Estrosi a judicieusement donné comme exemple celui de Douste-Blazy : « Que Philippe Douste-Blazy, qui est le plus prudent d'entre nous s'engage, c'est plutôt bon signe. »

    Ici, prudent ne veut pas non plus dire prudent, mais qualifie celui qui voit d’où vient le vent et en tire les conséquences. Autrement dit, opportuniste.

    Grâce à Sarkozy, le mot opportuniste s’enrichit de deux synonymes. On n’en attendait pas moins de lui.

  • L’euro, de plus en plus « une mauvaise chose »

    Selon un sondage TNS Sofres à paraître dans Le Pèlerin, 52% des Français interrogés estiment que l'euro est « une mauvaise chose » pour la France, contre 45% en décembre 2003. De même, 51% jugent qu'il est mauvais pour la croissance économique (45% en 2003) et 53% qu'il est mauvais pour l'emploi (contre 50%). Interrogés sur l'effet de la monnaie unique sur eux « personnellement », 57% des Français le jugent également mauvais (contre 56%). L'euro a eu pour conséquence une aggravation de la hausse des prix, estiment par ailleurs 94% des sondés.

  • Les Américains ont doublé le nombre de leurs victimes du 11 septembre

    Trois soldats américains ont trouvé la mort ce matin à Bagdad, ce qui porte à 2.975 le nombre de militaires ou personnels assimilés morts en Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein, selon les statistiques du Pentagone.

    Au lendemain de Noël, le nombre de morts américains depuis l'invasion de l'Irak a donc dépassé le bilan symbolique des 2.973 morts des attentats du 11 septembre 2001.

    Les Américains ont doublé le nombre de leurs morts, sous prétexte de faire la guerre au terrorisme, dans un pays qui en était exempt et qui est devenu grâce à eux un sanctuaire du terrorisme islamiste, en même temps qu’une annexe de l’Iran. Et ils sont responsables de la mort de plusieurs centaines de milliers de civils irakiens.

    Ce même jour a été confirmée en appel la peine de mort contre Saddam Hussein, jugé coupable de « crime contre l’humanité » pour une répression ayant causé la mort de 148 chiites.

  • Saint Etienne

    Christum natum, qui beatum hodie coronavit Stephanum, venite adoremus.

    Le Christ qui est né, qui aujourd’hui a couronné le bienheureux Etienne, venez, adorons-le.

  • La joie de Noël

    medium_Nativite_de_Jesus-Christ_moyen.jpgQue voit-on au centre de l’icône byzantine de la Nativité ? On voit, dans un trou noir, un enfant étroitement emmailloté de bandelettes funéraires, déposé dans une tombe de pierre. Près de lui une femme allongée, l’air grave, triste, dont le regard est « tendre compassion » et « surprise douloureuse », pour reprendre les célèbres expressions de Bernanos. Elle ne regarde pas l’enfant. Elle regarde de l’autre côté, les autres personnages, le plus souvent Joseph, plus triste encore, abattu, profondément troublé.

    Cet aspect central de l’icône exprime le drame de la Nativité : la kénose du Verbe. Le Dieu éternel, éternellement glorieux, se fait homme, misérable comme tout homme, et comme le plus pauvre des plus pauvres. Il se fait homme pour mourir de façon ignominieuse, au fond de la nuit du monde. C’est ce que sait sa mère, qui l’a déjà enveloppé de bandelettes et mis au tombeau dans le trou noir. Et elle regarde Joseph, tenté par le diable qui lui dit qu’une naissance virginale est impossible. Joseph représentant l’humanité tentée par l’incrédulité, alors que le Sauveur est né pour nous sauver, pour se donner aux hommes en nourriture vivifiante. Une antienne de la liturgie byzantine dit que cette crèche, cette mangeoire, est ce que le désert a donné au Christ qui vient. Comme le désert a donné la manne aux Hébreux, il donne aujourd’hui aux hommes le corps du Fils de l’Homme pour qu’ils aient la vie divine. Mais ce corps devra passer par la mort pour donner la vie.

    C’est ce qu’avait remarquablement compris la grande Marie Noël (elle n’avait pas choisi ce pseudonyme par hasard), qui conclut ainsi un de ses chants de Noël :

    De chair, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas
    Pour rompre avec eux le pain du repas…
    Ta chair au printemps de moi façonnée,
    O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

    De mort, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas
    Pour sauver le monde… O douleur ! là-bas,
    Ta mort d’homme, un soir, noire, abandonnée,
    Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

    C’est ce drame même qui provoque la joie de Noël, visible dans le reste de l’icône. Car la naissance de Dieu sur terre est le signe efficace d’une recréation du monde. La joie du salut, la joie du Royaume manifesté. Mais elle passe par la Croix, qu’annonce la Nativité, comme le salut de chacun de nous passe par la mort de chacun de nous, inscrite en nous dès le jour de notre naissance.

    A Noël, le Christ montre le chemin qui transforme le tragique de l’existence humaine en joie divine.

  • Hodie scietis

    Cette année, le quatrième dimanche de l’Avent est supplanté par la Vigile de Noël, avec son chant omniprésent dans la liturgie, annonçant triomphalement la fin de la longue attente :

    Hodie scietis quia veniet Dominus, et salvabit nos, et mane videbitis gloriam ejus.

    Aujourd’hui vous saurez que le Seigneur vient pour nous sauver, et demain matin vous verrez sa gloire.

    Mais ce « matin » aura lieu dès le milieu de la nuit, car c’est au milieu de la nuit que naît le Soleil de Justice. Il en sera de même pour le « matin de Pâques ». Le matin de Dieu naît dans la nuit du monde.

  • Villepin supprime le secret de l’instruction

    Le Monde avait déjà publié des extraits de l’audition de Dominique de Villepin. L’Est Répubicain en publie l’intégralité.

    Il n’y a donc plus de secret de l’instruction. Et il est vraisemblable que l’auteur d’une telle fuite soit le Premier ministre en personne, qui cherche ainsi à se disculper définitivement vis-à-vis de l’opinion publique.

    Personne ne semble voir la gravité d’un tel fait, totalement contraire aux règles les plus élémentaires de la justice.

  • L’immigration zapateriste

    David Fontey attire l’attention sur la récente décision du gouvernement Zapatero d’accueillir en Espagne 180.000 travailleurs en provenance de pays extra-européens, après avoir régularisé 750.000 clandestins. Il souligne que « nous devons être très attentifs à ce qui se passe de l'autre côté des Pyrénées : dans l'Europe sans frontières des accords de Schengen, cette mesure n'est pas sans conséquences pour la France ». Et il examine l’idéologie, le projet maçonnique, qui est en œuvre derrière l’immigrationnisme zapateriste. C’est à lire sur Vox Galliae.

  • Les musulmans ? Non, le laïcisme

    Judicieuse remarque du P. Cantalamessa, dans sa prédication d’hier devant le pape et la curie :

    « Nous avons un exemple, précisément ces jours-ci, de cette dérision culturelle des croyances religieuses ou au moins de la tentative de marginalisation de ces croyances, avec la campagne organisée dans différents pays et villes d’Europe contre les symboles religieux de Noël. On donne souvent comme prétexte la volonté de ne pas offenser les personnes d’autres religions qui vivent parmi nous, spécialement les musulmans. Mais il s’agit d’un prétexte, d’une excuse. En réalité, c’est un certain monde laïciste qui refuse ces symboles, ce ne sont pas les musulmans. Ceux-ci n’ont rien contre le Noël chrétien, qu’en réalité ils honorent même. Nous sommes arrivés à une situation absurde où de nombreux musulmans célèbrent la naissance de Jésus, veulent faire une crèche dans leur maison et vont même jusqu’à dire que « celui qui ne croit pas à la naissance miraculeuse de Jésus n’est pas musulman » et où certaines personnes, qui se disent chrétiennes veulent faire de Noël une fête hivernale uniquement peuplée de rennes et d’ours en peluche. »

    En toute vérité, on ne peut pas dire que les musulmans honorent le Noël chrétien, car ce Noël est la célébration de la naissance du Fils de Dieu, ce qui est un blasphème pour les musulmans. Mais ils n’ont rien contre la célébration de la naissance de celui qu’ils appellent Issa (et aussi le Christ), prophète exceptionnel, né miraculeusement d’une femme exceptionnelle. Et c’est en effet le laïcisme qui prend prétexte de la présence de musulmans pour éradiquer les traditions chrétiennes, alors même, comme on l’a vu notamment en Angleterre, que des organisations musulmanes protestent contre de telles initiatives.

  • L’Europe « semble vouloir prendre congé de l’histoire »

    Hier, le pape Benoît XVI a brossé le bilan de son année 2006 devant la curie. A propos de son voyage à Valence, il a évoqué le désastre d’une Europe qui « semble vouloir prendre congé de l’histoire », autrement dit le suicide de l’Europe, qui se déroule sous nos yeux, et en a examiné les causes. Voici ce passage, dans la traduction réalisée par l’agence Zenit :

    Devant ces familles et leurs enfants, devant ces familles dans lesquelles les générations se serrent la main et où l'avenir est présent, le problème de l'Europe, qui en apparence ne désire plus avoir d'enfants, est entré profondément en mon âme. Pour un étranger, cette Europe semble lasse, elle semble même vouloir prendre congé de l'histoire. Pourquoi les choses sont-elles ainsi ? Telle est la grande question. Les réponses sont sûrement très complexes. Avant de chercher ces réponses notre devoir est d'adresser un remerciement aux nombreux époux qui aujourd'hui aussi, en Europe, disent oui à l'enfant et acceptent les difficultés que cela comporte : les problèmes sociaux et financiers, ainsi que les préoccupations et les fatigues jour après jour ; le dévouement nécessaire pour ouvrir aux enfants le chemin vers l'avenir. En mentionnant ces difficultés, apparaissent peut-être également de manière claire les raisons pour lesquelles le risque d'avoir des enfants apparaît trop grand pour un grand nombre de personnes. L'enfant a besoin d'une attention pleine d’amour. Cela signifie : nous devons lui donner un peu de notre temps, du temps de notre vie. Mais cette « matière première » essentielle de la vie — le temps — semble précisément manquer toujours davantage. Le temps que nous avons à disposition suffit à peine pour notre propre vie ; comment pourrions-nous le céder, le donner à quelqu'un d'autre ? Avoir du temps et donner du temps — cela représente pour nous une manière très concrète d’apprendre à se donner soi-même, à se perdre pour se trouver. A ce problème s'ajoute le calcul difficile : de quelles normes sommes-nous débiteurs à l’égard de l’enfant pour qu'il suive le juste chemin et, en faisant cela, comment devons-nous, en faisant cela, respecter sa liberté ? Le problème est devenu particulièrement difficile également parce que nous ne sommes plus sûrs des normes à transmettre ; parce que nous ne savons plus quel est le juste usage de la liberté, quelle est la juste façon de vivre, ce qui constitue moralement un devoir et ce qui est en revanche inadmissible. L'esprit moderne a perdu l'orientation, et ce manque d'orientation nous empêche d'être pour les autres des indicateurs du juste chemin. La problématique va même encore plus loin. L'homme d'aujourd’hui est incertain à propos de l'avenir. Est-il admissible d'envoyer quelqu'un dans cet avenir incertain ? En définitive, est-ce une bonne chose d'être un homme ? Cette profonde insécurité sur l'homme lui-même — à côté de la volonté de posséder toute la vie pour soi — est peut être la raison la plus profonde pour laquelle le risque d'avoir un enfant apparaît à de nombreuses personnes comme un risque qui n'est pratiquement plus envisageable. De fait, nous ne pouvons transmettre la vie de manière responsable que si nous sommes en mesure de transmettre quelque chose de plus que la simple vie biologique, c'est-à-dire un sens qui tienne également dans les crises de l'histoire à venir et une certitude dans l'espérance qui soit plus forte que les nuages qui assombrissent l'avenir. Si nous ne réapprenons pas les fondements de la vie — si nous ne découvrons pas de manière nouvelle la certitude de la foi – nous aurons également toujours plus de mal à confier aux autres le don de la vie et la tâche d'un avenir inconnu. Le problème des décisions définitives est, enfin, lié à cela : l'homme peut-il se lier pour toujours ? Peut-il dire un oui pour toute la vie ? Oui, il le peut. Il a été créé pour cela. C'est précisément ainsi que se réalise la liberté de l'homme et ainsi que se crée aussi le domaine sacré du mariage qui s'élargit en devenant une famille et qui construit l'avenir.

  • O Emmanuel

    O Emmanuel, Rex et legifer noster, exspectatio gentium, et salvator earum, veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster.

    Ô Emmanuel, notre Roi et législateur, attente des nations et leur sauveur, viens nous sauver, Seigneur notre Dieu.

    Cette dernière antienne Ô de l'Avent fait référence à Isaïe (33, 22) : « Le Seigneur est notre juge, le Seigneur est notre législateur, le Seigneur est notre roi, c’est lui qui nous sauvera » ; et à la prophétie de Jacob, à la fin de la Genèse (49, 10) : « Le sceptre ne sera pas ôté de Juda, ni le bâton de commandement de sa cuisse, jusqu’à ce que vienne celui qui doit être envoyé, et celui-là sera l’attente des nations. »

  • Chouette : un nouveau logiciel pour les violences scolaires

    Au lendemain du drame de Meaux, on fait savoir « dans l’entourage » du ministre de l’Education nationale qu’un nouveau logiciel de recensement et traitement des données sur les violences scolaires sera présenté en janvier. Il remplacera le logiciel Signa devenu « caduc ». En fait il était peu utilisé par les chefs d’établissement, qui le boycottaient carrément depuis la rentrée après la publication dans la presse d’un triste hit-parade des établissements les plus violents, sans mise en relation avec le nombre d’élèves ni en fonction de la gravité des actes.

    « Ce nouveau logiciel doit être un outil de vigilance qui permette de réagir rapidement », nous dit-on, car il permettra au chef d’établissement de « se faire une idée assez précise et objective de l’évolution de la violence dans son établissement et d’alerter en temps réel ».

    Ce dont les chefs d’établissement ont un urgent besoin, c’est de statistiques qui leur apprennent ce qui se passe dans leur collège ou leur lycée !

    On se moque du monde. Mais les futures victimes de violence peuvent être rassurées : elles figureront dans de beaux tableaux réalisés par un superbe logiciel.

  • Les flogs

    Une dépêche AFP de New York signale que plusieurs entreprises américaines ont été épinglées pour avoir lancé de faux blogs (des « flogs ») qui sont des campagnes de publicité camouflées. La filiale de jeux de Sony a ainsi reconnu la semaine dernière avoir piloté un faux blog, intitulé « Tout ce que je veux pour Noël c’est une playstation », soi-disant tenu par Charlie, fan de hip hop, se répandant en considérations enthousiastes sur la console de jeux. En octobre, un magazine avait démasqué un autre flog. Un couple d’Américains moyens, Laura et Jim, racontait sur son blog toutes les étapes de son périple à travers les Etats-Unis. Ils se garaient souvent sur les parkings des magasins Wal-Mart, où ils rencontraient des employés qui étaient tous ravis de travailler dans une si belle entreprise. En fait « Laura et Jim » étaient payés par Wal-Mart.

    Le phénomène se développe d’autant plus que des sociétés se sont créées pour proposer aux blogueurs d’être payés pour vanter divers produits. La première du genre est PayPerPost.

    Au début du mois, la commission fédérale de la concurrence a publié un avis, rappelant que cacher le fait que les commentaires sont payés revient à tromper le consommateur, et soulignant que s’ils sont payés cela doit être clairement signalé sur le blog. La publication de cet avis est considérée comme une menace de poursuites judicaires. PayPerPost a « recommandé » cette semaine à ses blogueurs rémunérés d’indiquer leur statut de commentateurs payés. Ce qui ne semble guère suivi d’effet pour le moment.

    D’autre part, les entreprises se servent de tous les moyens de « buzz » : non seulement les blogs, mais les sites d’échange come YouTube ou les sites de « socialisation » comme MySpace, où elles créent des « profils » personnels et recrutent des « amis ».

    Il convient donc d’être vigilant quand un blog vante un produit. Je ne sais pas si une organisation du type PayPerPost existe en France, mais il est probable que des entreprises fabriquent de faux blogs. Je ne suis pas assez internaute pour aller plus loin, mais j’ai constaté un autre phénomène, plus difficile à cerner : dans les sites de discussion sur des marques, où des internautes critiquent tel ou tel produit, d’autres internautes, théoriquement des particuliers, répondent en vantant ce produit, mais en les examinant de près on finit par comprendre que ces messages émanent en fait du fabricant. Il est manifeste aussi que des forums anonymes sont ouverts par des marques dans ce but précis de connaître les critiques et d’y répondre, ce qui est une façon comme une autre, et gratuite, d’étendre son champ publicitaire.

  • Reconquête N° 233

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    Le numéro 233 de Reconquête est paru.

    On peut voir le sommaire et en lire quelques extraits sur le site de la revue, notamment l’éditorial de Bernard Antony , et l’excellent texte de David Fontey sur l’avortement.

  • Comment la gauche reprend les amendements du FN…

    Communiqué du groupe FN d’Ile-de-France

    Lors de la séance budgétaire d’Ile-de-France, et face à la situation dramatique vécue par un nombre grandissant de nos compatriotes qui, en raison de la politique déplorable de la droite et de la gauche, voient se créer de véritables bidonvilles au cœur même de nos grande villes, le groupe Front National a déposé deux amendements visant à améliorer la situation des sans-abris et la sécurisation des centres d’hébergement.

    Les partis de gauche (PS-PC-Verts), qui sont les premiers à mettre leur cœur en bandoulière et à venir se faire photographier aux côtés de ces nouveaux pauvres, ont refusé de voter ces amendements, au seul motif qu’ils émanaient du Front National.

    Ils ont, par l’intermédiaire d’un amendement de l’Exécutif, repris cette proposition à leur compte en appliquant une logique bassement électoraliste : « avoir du cœur c’est bien, avoir des voix c’est mieux » !

    Cette manœuvre scandaleuse n’a pas empêché le Front National, n’ayant à cœur, lui, que la défense des plus faibles, au-delà de toute considération partisane et électorale, de voter l’amendement de l’Exécutif socialiste.

    Cette méthode ne grandit pas les groupes de gauche, ni d’ailleurs l’UDF, qui s’en fait le soutien passif, de manière récurrente, depuis le début de la campagne présidentielle.