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  • Klarsfeld… et Boutin

    Pour la quatrième fois, le président de l’UMP Nicolas Sarkozy fait appel à Arno Klarsfeld. Il lui confie cette fois « une mission d'analyse, de concertation et de proposition sur la mise en œuvre du droit à l'hébergement ».

    Dans sa lettre de mission, il rappelle qu’il a « pris l'engagement à Charleville-Mézières, le 18 décembre, de consacrer un véritable droit à l'hébergement, dans un délai de deux ans ». Il s’agit donc d’une opération de propagande du candidat Sarkozy.

    Il s’agit aussi de récompenser Christine Boutin pour son ralliement, et de montrer qu’on prend en compte ses idées, puisque Sarkozy demande explicitement à Arno Klarsfeld de travailler « en étroite liaison avec Christine Boutin », dont on connaît le combat pour le « droit au logement opposable ».

    Le sujet du jour étant l’hébergement des SDF, c’est aussi le sujet du jour de la campagne électorale. Dès qu’il fera moins froid, on passera à autre chose…

  • La mosquée d’Alfortville

    Une mosquée est en construction à Alfortville. La municipalité avait voté le financement d’un centre culturel algérien, mais il est bientôt apparu qu’il s’agissait d’abord d’une mosquée. Le plan ne laisse aucun doute, et le député-maire socialiste René Rouquet a fini par le reconnaître. Néanmoins il persiste et signe, comme le fait savoir Romain Vincent sur son blog (cité par Vox Galliae), alors même que deux référés sont en cours (et l’avocat de la mairie continue de prétendre qu’il s’agit d’un centre culturel). Si le député-maire d’Alfortville viole allègrement la loi de 1905 en faveur des musulmans, il la respecte à la lettre quand il s’agit des catholiques, constate Romain Vincent : les fidèles catholiques doivent supporter entièrement les frais de la reconstruction de l’église Saint-Pierre.

    C’est une nouvelle illustration du principe édicté par Jean Glavany : « Aujourd’hui être un bon laïque, c’est encourager la construction de mosquées en France ».

  • Polynésie : élection de Gaston le Petit

    Gaston Tong Sang, alias Gaston « Iti », le petit, pour tous les Tahitiens, en référence à son mentor Gaston Flosse, Gaston « Nui », le grand, a été élu président de la Polynésie française au second tour de scrutin. Au premier tour il lui a manqué semble-t-il les voix des quatre élus des Marquises et des Tuamotu, les « îliens », qui avaient été élus sur la liste de Gaston Flosse mais avaient ensuite rejoint l’indépendantiste Temaru, moyennant des postes importants dans le gouvernement et l’administration de ce dernier. Voyant que le vent tourne, ils ont rallié de nouveau le camp Flosse…

    Dès l’ouverture de la séance de l’assemblée, Oscar Temaru avait qualifié le vote de « mascarade », affirmant qu’il n’y avait « pas de démocratie dans un Etat sous tutelle ». C’est pourtant grâce à cette « mascarade » qu’il avait lui-même été élu… Puis il a qualifié l’élection de Gaston Tong Sang de « coup d’Etat » diligenté par l’UMP et Jacques Chirac, l’ami de Flosse… Et il a appelé à faire campagne pour Ségolène Royal, rappelant que c’est la gauche qui est à l'origine des accords de Matignon et de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, accords qui doivent mener à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie…

    Gaston Tong Sang a quant à lui rappelé l'attachement de la Polynésie à la République française. Pour l’heure, son élection marque la fin du « taui roa » (grand changement) voulu par Temaru en 2004.

  • Saint Jean

    « Ce qui fut à l’origine, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons examiné et que nos mains ont tâté du Verbe de Vie… et la Vie a été manifestée, et nous avons vu, et nous en témoignons, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et nous est apparue… ce que nous avons vu et avons entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous ayez société avec nous, et que notre société soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous vous écrivons cela pour que vous soyez dans la joie, et que votre joie soit en plénitude. »

    (Début de la première épître de saint Jean, en traduction littérale d’après la Vulgate. On y voit saint Jean toujours bouleversé par l’Incarnation, incapable de finir sa phrase, revenant sans cesse sur le témoignage qu’il veut rendre au Verbe fait chair : c’est une sorte d'émouvant brouillon du prologue de son évangile.)

  • Politique israélienne

    Samedi soir, Mahmoud Abbas et Ehud Olmert ont dîné ensemble et ont décidé de « relancer le processus de paix », annonçant diverses mesures. Aujourd’hui, le gouvernement israélien a décidé d’autoriser la construction d’une nouvelle colonie en Cisjordanie. Sur un site militaire qui vient d’être abandonné par l’armée…

    C’est la première autorisation officielle depuis… 1992.

  • « Pragmatisme »

    Christian Estrosi voit « beaucoup de pragmatisme » dans les récents ralliements de ministres et de parlementaires à la candidature présidentielle de Nicolas Sarkozy.

    Dans le langage politicien, la frontière entre pragmatisme et opportunisme est souvent ténue. On voit qu’ici elle s’est effacée.

    Estrosi a judicieusement donné comme exemple celui de Douste-Blazy : « Que Philippe Douste-Blazy, qui est le plus prudent d'entre nous s'engage, c'est plutôt bon signe. »

    Ici, prudent ne veut pas non plus dire prudent, mais qualifie celui qui voit d’où vient le vent et en tire les conséquences. Autrement dit, opportuniste.

    Grâce à Sarkozy, le mot opportuniste s’enrichit de deux synonymes. On n’en attendait pas moins de lui.

  • L’euro, de plus en plus « une mauvaise chose »

    Selon un sondage TNS Sofres à paraître dans Le Pèlerin, 52% des Français interrogés estiment que l'euro est « une mauvaise chose » pour la France, contre 45% en décembre 2003. De même, 51% jugent qu'il est mauvais pour la croissance économique (45% en 2003) et 53% qu'il est mauvais pour l'emploi (contre 50%). Interrogés sur l'effet de la monnaie unique sur eux « personnellement », 57% des Français le jugent également mauvais (contre 56%). L'euro a eu pour conséquence une aggravation de la hausse des prix, estiment par ailleurs 94% des sondés.

  • Les Américains ont doublé le nombre de leurs victimes du 11 septembre

    Trois soldats américains ont trouvé la mort ce matin à Bagdad, ce qui porte à 2.975 le nombre de militaires ou personnels assimilés morts en Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein, selon les statistiques du Pentagone.

    Au lendemain de Noël, le nombre de morts américains depuis l'invasion de l'Irak a donc dépassé le bilan symbolique des 2.973 morts des attentats du 11 septembre 2001.

    Les Américains ont doublé le nombre de leurs morts, sous prétexte de faire la guerre au terrorisme, dans un pays qui en était exempt et qui est devenu grâce à eux un sanctuaire du terrorisme islamiste, en même temps qu’une annexe de l’Iran. Et ils sont responsables de la mort de plusieurs centaines de milliers de civils irakiens.

    Ce même jour a été confirmée en appel la peine de mort contre Saddam Hussein, jugé coupable de « crime contre l’humanité » pour une répression ayant causé la mort de 148 chiites.

  • Saint Etienne

    Christum natum, qui beatum hodie coronavit Stephanum, venite adoremus.

    Le Christ qui est né, qui aujourd’hui a couronné le bienheureux Etienne, venez, adorons-le.

  • La joie de Noël

    medium_Nativite_de_Jesus-Christ_moyen.jpgQue voit-on au centre de l’icône byzantine de la Nativité ? On voit, dans un trou noir, un enfant étroitement emmailloté de bandelettes funéraires, déposé dans une tombe de pierre. Près de lui une femme allongée, l’air grave, triste, dont le regard est « tendre compassion » et « surprise douloureuse », pour reprendre les célèbres expressions de Bernanos. Elle ne regarde pas l’enfant. Elle regarde de l’autre côté, les autres personnages, le plus souvent Joseph, plus triste encore, abattu, profondément troublé.

    Cet aspect central de l’icône exprime le drame de la Nativité : la kénose du Verbe. Le Dieu éternel, éternellement glorieux, se fait homme, misérable comme tout homme, et comme le plus pauvre des plus pauvres. Il se fait homme pour mourir de façon ignominieuse, au fond de la nuit du monde. C’est ce que sait sa mère, qui l’a déjà enveloppé de bandelettes et mis au tombeau dans le trou noir. Et elle regarde Joseph, tenté par le diable qui lui dit qu’une naissance virginale est impossible. Joseph représentant l’humanité tentée par l’incrédulité, alors que le Sauveur est né pour nous sauver, pour se donner aux hommes en nourriture vivifiante. Une antienne de la liturgie byzantine dit que cette crèche, cette mangeoire, est ce que le désert a donné au Christ qui vient. Comme le désert a donné la manne aux Hébreux, il donne aujourd’hui aux hommes le corps du Fils de l’Homme pour qu’ils aient la vie divine. Mais ce corps devra passer par la mort pour donner la vie.

    C’est ce qu’avait remarquablement compris la grande Marie Noël (elle n’avait pas choisi ce pseudonyme par hasard), qui conclut ainsi un de ses chants de Noël :

    De chair, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas
    Pour rompre avec eux le pain du repas…
    Ta chair au printemps de moi façonnée,
    O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

    De mort, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas
    Pour sauver le monde… O douleur ! là-bas,
    Ta mort d’homme, un soir, noire, abandonnée,
    Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

    C’est ce drame même qui provoque la joie de Noël, visible dans le reste de l’icône. Car la naissance de Dieu sur terre est le signe efficace d’une recréation du monde. La joie du salut, la joie du Royaume manifesté. Mais elle passe par la Croix, qu’annonce la Nativité, comme le salut de chacun de nous passe par la mort de chacun de nous, inscrite en nous dès le jour de notre naissance.

    A Noël, le Christ montre le chemin qui transforme le tragique de l’existence humaine en joie divine.