Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2665

  • Tirez !

    L’organe qui conserve les archives de la Stasi a trouvé la preuve qu’un ordre officiel fut donné de tirer sans conditions sur les personnes, y compris les enfants, qui cherchaient à fuir le paradis communiste. Le texte est une note de service du 1er octobre 1973 destinée à l’unité spéciale de la Stasi qui formait des agents pour les introduire dans les troupes surveillant la frontière. « N’hésitez pas à faire usage de votre arme à feu, même en cas de violation des frontières par des femmes et des enfants, souvent utilisés par les traitres. » la même note demande aussi d’arrêter « ou liquider » les fugitifs.

    Les autorités est-allemandes ont toujours nié avoir donné de tels ordres, et le dernier président de RDA continue aujourd’hui de le nier malgré la découverte de la note, car, dit-il, cela aurait été contraire aux lois de RDA...

    Cela dit, ce n’est pas vraiment nouveau. Un historien avait déjà cité un tel document dans un livre, mais le porte-parole des archives reconnaît que personne n’y avait fait attention.

    Le directeur du Mémorial des victimes de la Stasi a appelé le parquet de Magdebourg à ouvrir une enquête pour incitation au meurtre ou à l’homicide.

  • Gollnisch opéré du cœur

    Jacques Vassieux l’ayant signalée sur son blog, l’information n’est donc plus confidentielle : Bruno Gollnisch a été hospitalisé pour subir un quadruple pontage coronarien (on m’avait dit un double pontage), qui s’est a priori déroulé de façon satisfaisante. Tous mes vœux de prompt rétablissement.

  • Eglise incendiée

    L’église Saint-Marc, à Marseille (12e), a été détruite par le feu. L’origine criminelle ne fait aucun doute, et la paroisse a décidé de porter plainte. La maison du gardien a elle-même été partiellement détruite, et 5000 m2 de végétation sont partis en fumée.

    C’est dans le « quartier populaire » (on sait ce que cela veut dire) de Bois-le-Maître.

    Cela s'est passé il y a environ trois semaines. Il y a eu un écho dans la presse locale, que personne n'a vu ni repris.

    On imagine ce que cela aurait été s'il s'était agi d'une mosquée.

    Sur le site du diocèse de Marseille, on lit ceci : « Eglise élevée en 1958, lors de la construction d’un grand ensemble. C’est une construction provisoire qui dure toujours... »

    Eh bien elle a cessé de durer...

  • Homos

    Un jeune homme de 25 ans, soupçonné d’avoir volontairement contaminé d’autres homosexuels par le virus du sida, a été mis en examen à Draguignan pour « administration de substances nuisibles ayant entraîné une infirmité permanente ». (On parle sans arrêt de réforme de la justice : on ne pourrait pas déjà commencer par rédiger un article du code pénal correspondant un peu mieux aux faits ?)

    L’affaire a été mise au jour à la suite de la plainte d’un de ses « partenaires », puis d’un deuxième, tous deux domiciliés dans le Var. Selon les premiers résultats de l’enquête, une dizaine de jeunes homosexuels auraient été contaminés dans la région depuis 2002, date à laquelle l’auteur présumé a pris connaissance de sa maladie.

    Celui-ci n’hésite pas à se défendre en mettant en avant son incapacité à admettre et à affronter la maladie, et explique son attitude par une « fuite en avant »...

  • Nicolas chez les Américains

    Nicolas Sarkozy et sa famille ont donc été invités à déjeuner dans la famille de George Bush. Du côté américain, il y avait George Bush père et sa femme, George Bush fils et sa femme, ainsi que leurs filles jumelles qu’on ne voit pourtant guère dans les réceptions. Les plus jeunes enfants de la famille avaient confectionné des pancartes de bienvenue. Du côté français, il y avait Nicolas Sarkozy, seul. Cécilia avait téléphoné peu avant (très peu avant) à Laura Bush pour dire qu’elle n’était pas bien, et ses enfants non plus. A son arrivée, Nicolas Sarkozy a déclaré que sa femme et deux de ses enfants souffraient d’une « angine blanche », et d’ajouter : « Le pire, c’est que c’est moi qui la lui ai passée. » On n’avait pas remarqué que le président de la République souffrît d’une angine blanche... On avait remarqué en revanche que Cécilia Sarkozy, déjà absente lors de la présidentielle, arrivée in extremis le soir du second tour, était partie précipitamment de la réunion du G8 en Allemagne, quittant impromptu les autres conjoints des grands de ce monde (dont Laura Bush...) sous prétexte que c’était l’anniversaire de sa fille...

    On pensait que George Bush allait offrir du homard à son homologue français, puisque c’est, dit-on, la spécialité locale. Mais non. La grande réconciliation franco-américaine s’est scellée autour de hamburgers et de hot-dogs... Et sans doute a-t-on bu du coca-cola...

    Ces Américains sont donc vraiment des sauvages.

    On imagine hélas que Sarkozy, si admiratif de l’american way of life, a été satisfait de son repas.

    Un mot aussi de la résidence de vacances du Président français. C’est à Wolfeboro. Les fondateurs de cette ville voulaient ainsi honorer le général anglais James Wolfe, qui défit les troupes françaises du marquis de Montcalm devant Québec et 1759, ce qui scella la fin du Canada français.

    Le symbole n’est pas des plus heureux...

  • Saint Hippolyte

    Hippolyte, après avoir enseveli le corps de saint Laurent, vint à sa maison, et en donnant la paix à ses esclaves et à ses servantes, il les communia tous du sacrement de l’autel que le prêtre Justin avait offert. Et quand on eut mis la table, avant qu'ils eussent touché aux mets, vinrent des soldats qui l’enlevèrent, et le menèrent au César. Quand Dèce le vit, il lui dit en souriant : « Est-ce que tu es devenu magicien aussi, toi, qui as enlevé le corps de Laurent. » Hippolyte lui répondit : « Je n'ai pas fait cela comme magicien, mais en qualité de chrétien. » Alors Dèce rempli de fureur commanda qu'on le dépouillât de l’habit qu'il portait en sa qualité de chrétien, et qu'on lui meurtrît la bouche à coups de pierres. Hippolyte lui dit : « Tu ne m’as pas dépouillé, mais tu m’as mieux vêtu. » Dèce lui répliqua : « Comment es-tu devenu fou au point de ne pas rougir de ta nudité ? Sacrifie donc maintenant et tu vivras au lieu de périr avec ton Laurent. » « Que ne mérité-je, reprit Hippolyte, de devenir l’imitateur du bienheureux Laurent dont tu as osé prononcer le nom de ta bouche impure ! » Alors Dèce le fit fouetter et déchirer avec des peignes de fer. Pendant ce temps-là, Hippolyte confessait à haute voix qu'il était chrétien ; et comme il se riait des tourments qu'on lui infligeait, Dèce le fit revêtir des habits de soldat qu'il portait auparavant, en l’exhortant à rentrer dans son amitié et à reprendre son ancienne profession de militaire. Et comme Hippolyte lui disait qu'il était le soldat de Jésus-Christ, Dèce outré de colère le livra au préfet Valérien avec ordre de se saisir de tous ses biens et de le faire périr dans les tourments les plus cruels. On découvrit aussi que tous ses gens étaient chrétiens ; alors on les amena devant Valérien. Comme on les contraignait de sacrifier, Concordia, nourrice d'Hippolyte, répondit pour tous les autres : « Nous aimons mieux mourir chastement avec le Seigneur notre Dieu que de vivre dans le désordre. » Valérien dit: « Cette race d'esclaves ne se corrige qu'avec les supplices. » Alors en présence d'Hippolyte rempli de joie, il ordonna qu'on la frappât avec des fouets garnis de plombs jusqu'à ce qu'elle rendît l’esprit : « Je vous rends grâces, , Seigneur, dit Hippolyte, de ce que vous avez envoyé ma nourrice la première dans l’assemblée des saints. » Ensuite Valérien fit mener Hippolyte avec les gens de sa maison hors de la porte de Tibur. Or, Hippolyte les raffermissait tous : « Mes frères, leur disait-il, ne craignez rien, parce que vous et moi, nous avons un seul Dieu. » Et Valérien ordonna de leur couper la tête à tous sous les yeux d'Hippolyte, et ensuite il le fit lier par les pieds au cou de chevaux indomptés afin qu'il fût traîné à travers les ronces et les épines, jusqu'au moment où il rendit l’âme. Le prêtre Justin put soustraire leurs corps et les ensevelir à côté de celui de saint Laurent.

    (Légende dorée)

  • 11e dimanche après la Pentecôte

    L’évangile de ce dimanche est d’une particulière densité. Notre attention est attirée par deux faits insolites : Jésus guérit un sourd-muet en lui mettant les doigts dans les oreilles et de la salive dans la bouche, alors qu’habituellement il guérit les malades par une brève parole ; l’évangéliste a gardé le mot araméen Ephpheta, et le traduit, alors que ce mot est très banal et pouvait être donné directement en grec comme toutes les autres paroles du Christ.

    Ce mode de guérison est unique chez les synoptiques. Il ne peut être rapproché que de la guérison d’un aveugle dans l’évangile de saint Jean, lorsque Jésus met de la boue sur ses yeux et lui demande d’aller se laver à la piscine de Siloë (l’« Envoyé »).

    Le Christ n’avait évidemment pas besoin de gestes pour guérir quelque malade que ce soit. Il s’agit d’un enseignement, et d’un enseignement rituel. Le miracle rapporté par saint Jean est le pendant du miracle raconté par saint Marc. Il montre à l’évidence qu’il s’agit (notamment) du baptême.

    Le « doigt de Dieu » est la puissance du Saint-Esprit (les Pères font remarquer que lorsque Jésus dit en saint Luc : « Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons... », il dit en saint Matthieu : « Si moi j'expulse les démons dans l'Esprit de Dieu... »), et la salive est en rapport avec le Verbe puisque sans salive on ne peut pas parler.

    La foi entre par les oreilles (fides ex auditu) et s’exprime par la bouche. Le baptême confère la foi : il ouvre les oreilles.

    C’est dans ce contexte que saint Marc garde le mot araméen Ephpheta. Il sait qu’il se passe là quelque chose d’exceptionnel, et que ce mot doit être gardé tel que l’a prononcé le Verbe.

    Tout naturellement, l’Eglise a inclus ce rite, et ce mot, dans la liturgie du baptême. C’est avec une étonnante « légèreté » (ce sont d’autres mots qui me viennent à l’esprit) que l’Ephpheta a été de facto supprimé du rite du baptême.

    (1) La piscine de Siloë, dont saint Jean est le seul à parler, a été découverte en décembre 2004. Une fois de plus, on a là un exemple de la précision topographique de l’évangile de saint Jean, qui contredit radicalement les billevesées de l’exégèse moderne sur un évangile qui serait seulement un discours théologique tardif.

    (2) L’Ephpheta existe toujours dans le rituel romain en latin. Mais les évêques, obéissant au magistère des experts, ont décidé (en France, en tout cas) qu’il s’agissait d’un ornement superflu.

  • Des élections en Pologne

    Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a annoncé que des élections législatives anticipées auraient lieu en automne, sans doute le 21 octobre.

    Il venait de mettre fin définitivement à la coalition en annonçant le limogeage, qui sera effectif lundi, du vice-Premier ministre et ministre de l'Education Roman Giertych et de l'autre ministre de la Ligue des familles polonaises.

    Les querelles de personnes risquent fort de mettre un terme à un gouvernement de droite catholique, au vu des sondages qui sont désastreux pour le PiS, alors que l’économie polonaise est florissante et que le chômage est en forte baisse…

  • Cécilia se fait porter pâle

    Comme on le prévoyait, Cécilia n’a pas accompagné Nicolas à Paris pour les obsèques du cardinal Lustiger.

    Comme on le prévoyait beaucoup moins, elle a également laissé Nicolas aller seul au déjeuner que George et Laura Bush offrait au couple présidentiel français.

    Cécilia a téléphoné à Laura Bush pour dire qu’elle ne se sentait pas très bien…

  • A propos des obsèques du cardinal Lustiger

    Conformément aux dernières volontés du cardinal Lustiger, le Kaddish des endeuillés a été récité sur le parvis de Notre-Dame avant la messe de ses funérailles.

    Il pensait ainsi souligner qu’il était toujours resté juif, conformément à son idée que le christianisme est le judaïsme des païens : il était un juif qui était devenu catholique pour greffer des païens sur l’arbre d’Israël.

    Mais l’interprétation obvie de la cérémonie n’était pas celle-là : on voyait que le cardinal Lustiger était juif sur le parvis de l’église, et qu’il était entré dans l’Eglise, laissant les juifs dehors sur le parvis.

    Et c’est manifestement l’interprétation qui en a été faite par les autorités juives. A la mort du cardinal Lustiger, toutes les institutions juives ont fait son éloge et ont lui ont rendu hommage, mais il n’y avait aucun représentant officiel du judaïsme à la messe des funérailles (seulement un rabbin libéral).

    Le contraste est saisissant. Et significatif.