23 novembre 2009

Les crucifix en Pologne

Lech Kaczynski, dans son discours lors de la fête de l'indépendance de la Pologne, le 11 novembre :

« L'Europe est face à une expérience, qu'est la mise en place du Traité de Lisbonne. L'interprétation du Traité qui convient à la Pologne est celle que l'Union Européenne est une communauté d'Etats indépendants. Personne en Pologne n'acceptera qu'il soit interdit de mettre au mur des écoles des crucifix. Il ne faut absolument pas compter là-dessus. Peut-être ailleurs oui, en Pologne non. »

14:07 Publié dans Ecole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pologne

10 novembre 2009

Les Polonais commencent à comprendre

Selon un sondage GKF Polonia publié par le grand quotidien Rzeczpospolita (La République), 73 % des Polonais craignent que leur pays soit en train de perdre sa souveraineté dans l'Union européenne.

20 octobre 2009

Le souvenir de Jerzy Popieluszko

2009-02-27_multikino_popieluszko.jpgLech Walesa a marqué hier le 25e anniversaire de l'assassinat du père Jerzy Popieluszko en assistant à la projection d'un nouveau film sur le prêtre martyr, au Festival du film de Rome.

En Pologne, le président Lech Kaczynski a accordé au vicaire de Saint-Stanislas Kostka la plus haute distinction polonaise : l'"Aigle blanc".

Le film, « Popieluszko », sous-titré « La liberté est en nous », réalisé par Rafal Wieczynski, est présenté hors compétition au Festival du film de Rome, dans le cadre d'une première projection en dehors de la Pologne.

Il y avait déjà eu « Le complot », d'Agnieska Holland, en 1988, un film honnête et émouvant mais qui était centré sur les dernières heures de la vie du prêtre et le procès de ses bourreaux.

Rafal Wieczynski, 41 ans, est inconnu en France (sinon pour sa participation comme acteur dans le rôle titre du film de Woijciech Has « Les tribulations de Balthasar Kober »). « Popieluszko » est son quatrième film. Le précédent était un documentaire sur... Jerzy Popielsuzko.

10 octobre 2009

Kaczynski a signé

Comme prévu, le président polonais Lech Kaczynski a signé samedi à Varsovie le traité de Lisbonne, en présence "Le changement de décision du peuple irlandais a fait que le traité a repris vie et qu'il n'y a plus d'obstacles pour le ratifier", a-t-il déclaré.

Il a ajouté :

"Aujourd'hui est une journée très importante pour l'histoire de la Pologne et de l'Union européenne."

Hélas oui. Et la présence inédite du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, du président du Parlement européen Jerzy Buzek, et du Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt montrait clairement la soumission de Varsovie aux maîtres de l'Europe.

08 octobre 2009

Lech Kaczynski travaille le dimanche ?

Le président polonais Lech Kaczynski signera dimanche le traité de Lisbonne pour sceller sa ratification par la Pologne, a indiqué sur une chaîne de télévision polonaise Aleksander Szczyglo, chef du bureau à la sécurité nationale près le chef d'Etat.

Ce sera "dimanche, probablement après son retour du Vatican, tôt dans la soirée".

Lech Kaczynski assistera en effet dimanche à la canonisation de Mgr Felinski (qui aura lieu en même temps que celle de Jeanne Jugan, du Père Damien, du P. Coll y Guitard et du Frère Baron.

Il est assez curieux qu'il se dépêche de signer le traité, un dimanche, en revenant de Rome...


Addendum

"Tout cela c'est de la spéculation médiatique. Si Szczyglo a vraiment dit ça, cela montre qu'il est mal informé. Selon ce que je sais, et j'en sais à ce sujet, cela n'arrivera pas dimanche", a déclaré Jaroslaw Kaczynski lors d'une conférence de presse.

Un autre collaborateur du président, Pawel Wypych, a déclaré à Reuters que, lui non plus, ne pensait pas que Lech Kaczynski signerait dimanche le traité.


Addendum 2

Il le signera samedi à midi, a annoncé le chef de l'administration présidentielle, Wladyslaw Stasiak. Et en grandes pompes. Toujours selon Wladyslaw Stasiak, il en fait une grande cérémonie, à laquelle il a invité le Premier ministre, les diplomates, le président de la Commission européenne, le président du Parlement européen, ainsi que le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.

Franchement, il n'y a pas de quoi être si fier

14 juillet 2009

Lech Kaczynski signera le jour même…

Le président polonais Lech Kaczynski a promis lundi qu'il signerait le traité de Lisbonne "le jour même" où sera annoncée la victoire du oui lors du nouveau référendum en Irlande. "Je l'ai répété maintes fois: la Pologne ne fera pas obstacle à son entrée en vigueur", a-t-il ajouté.

Il signera donc le 2 octobre. Si c'est le oui qui l'emporte...

30 juin 2009

Lech Kaczynski et le traité

Le président polonais Lech Kaczynski déclare qu'il ne signera la ratification du traité de Lisbonne que si l'Irlande et l'Allemagne le ratifient. En reportant sa signature, souligne-t-il, il « défend le droit du peuple irlandais à prendre une décision souveraine ».

18 mai 2009

La Commission européenne et la chute du communisme

La Commission européenne a produit un clip vidéo visant à célébrer le 20ème anniversaire de la chute du communisme en Europe, et l'a envoyé pour avis aux 27 pays membres.

La réponse de la Pologne est cinglante. Dans une lettre adressée à Margot Wallström, le représentant permanent de la Pologne auprès de l'Union européenne, Jan Tombinski, dénonce une série d'« omissions, de raccourcis, d'erreurs flagrantes et d'utilisation malheureuse de matériel vidéo », qui ont pour résultat de délivrer un « message injuste et non professionnel ».

L'élément le plus ahurissant est que le seul personnage polonais qui apparaisse dans le clip soit « le dernier dirigeant communiste » (Jaruzelski) et qu'on n'y voie aucune des « légendes mondialement connues du plus grand mouvement anticommuniste, y compris Jean-Paul II et son message universel de liberté et de réconciliation ».

L'élément le plus débile (et qui montre le professionnalisme de la très coûteuse commission de la propagande européenne) est que pour illustrer les manifestations de Solidarnosc (en 1980) on montre une manifestation de soutien à un journal fondé en 1993...

Jan Tombinski dénonce également le fait qu'on présente la chute du Mur comme un événement tombé du ciel, sans faire mention de ce qui y a conduit : « Berlin 53, Budapest 56, Prague 68, Gdansk 70 and 80 », et tout ce qui s'est passé en Europe centrale et orientale dans les années et les mois qui ont précédé cet événement : « C'est comme si on essayait de jouer l'Hymne à la Joie sur une seule corde : ça ne sonne tout simplement pas comme la vérité ».

18 février 2009

La Pologne reste en dehors de la zone euro

Face aux sirènes européistes qui se font entendre en Pologne, selon lesquelles le pays devrait d'urgence intégrer la zone euro pour résister à la crise, alors que le zloty a beaucoup baissé, le président de la banque centrale polonaise, Slawomir Skrzypek, a déclaré : "Nous n'y sommes pas préparés. Le cours du zloty n'est pas suffisamment stable pour pouvoir entrer dans le système ERM2. Il n'y a pas d'arguments économiques pour y entrer cette année. La thèse selon laquelle une entrée rapide dans le système ERM2 aiderait à stabiliser le cours du zloty est incompréhensible."

Le gouvernement de Donald Tusk avait fixé le cap de 2012 pour l'entrée de son pays dans la zone euro. Mai il a dit récemment que, en raison des bouleversements sur les marchés internationaux, ce cap pourrait être repoussé.

29 octobre 2008

Blabla polonais sur l’euro

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé hier que le gouvernement avait adopté une feuille de route pour l’adhésion de la Pologne à la zone euro « d’ici la fin de 2011 ». C’est-à-dire le 1er janvier 2012, mais il dit « fin 2011 » parce que le mois dernier il avait parlé d’une adhésion en 2011…

Il a présenté son calendrier au président Lech Kaczynski, et celui-ci a déclaré : « Je ne me passionne pas pour l'euro autant que le ministre des Finances Jacek Rostowski, mais je suis prêt à en discuter. »

Ce propos a surpris les observateurs, qui y voient une étonnante et subite conversion du président polonais, car celui-ci s’était toujours prononcé contre une adhésion rapide et après un référendum.

Et les mêmes observateurs soulignent que le président prend ainsi une position différente de celle de son jumeau, alors que jusqu’ici ils ont toujours été exactement sur la même ligne sur tous les sujets : la veille, Jaroslaw Kaczynski avait encore réclamé un référendum sur l’euro.

Mais il suffit d’écouter attentivement ce qu’a dit le président. « Je ne me passionne pas… mais on peut en discuter… » Il a ajouté : « Il est bon qu'une telle perspective existe et que nos partenaires le sachent. Cela stabilise notre situation. » Aujourd’hui. Demain, on verra… Pour le moment ça ne coûte rien de faire croire à nos partenaires qu’on va y aller, si c’est bon pour nous de le faire croire…

Pas besoin d’en dire plus. Lech Kaczynski sait très bien que l'entrée dans la zone euro exige une modification de la Constitution, votée à la majorité des trois cinquièmes…

Ou bien… un référendum…

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