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Pologne

  • La Pologne et l’euro

    Dans une interview à un journal de son pays, le Premier ministre polonais Donald Tusk explique que si la Pologne n’est pas près d’adopter l’euro, c’est parce qu’il faut modifier la Constitution, qui stipule que seule la Banque centrale polonaise peut battre monnaie sur le territoire. Or pour modifier la Constitution il faut une majorité des deux tiers, ce que l’on ne peut pas trouver actuellement, et qu’on ne trouvera pas non plus, ajoute-t-il, dans le Parlement qui sera élu dans un an et demi… Ce qui manifestement ne le chagrine pas le moins du monde.

    Il y a peu, le président de la Banque centrale polonaise reconnaissait que la Pologne « n’est pas pressée » d’adopter l’euro, et ajoutait que cela ne l’empêcherait pas de faire partie du « premier cercle » de l’UE…

  • Mystère polonais

    Dans une interview au Handelsblatt, le président de la Banque centrale polonaise, Marek Belka, dit que la Pologne « n’est pas pressée » d’adopter l’euro. Ce qu’on avait cru comprendre en effet. Mais il ajoute que l’objectif de la Pologne est de « faire partie du premier cercle » de l’Union européenne, et aussi que la Pologne est « contre une Europe à deux vitesses ».

    Les Polonais ne sont pas toujours faciles à suivre… On ne voit pas comment il peut y avoir une seule vitesse s’il y a plusieurs cercles. Et surtout il est fort curieux de prétendre faire partie du noyau dur de l’UE sans avoir la monnaie unique.

    A moins que les Polonais aient réellement l’intention de montrer qu’on peut être au cœur de la politique communautaire sans avoir la monnaie unique ? Voilà qui pourrait être, pour le moins, décapant…

  • Les marches pour la vie en Pologne

    On a dénombré hier 107 marches pour la vie en Pologne. Il y en avait eu 50 l’an dernier. Cette année le thème était la défense de la famille. A Varsovie, plusieurs dizaines de Français, avec le plein soutien des organisateurs et des dizaines de milliers d'autres participants, manifestaient contre la loi Taubira.

  • Pologne : vers un référendum

    Jusqu’ici, le Premier ministre polonais Donald Tusk refusait l’idée d’un référendum sur l’adoption de l’euro, au motif que l’on ne peut pas demander au peuple de se prononcer sur ce qui est obligatoire. De fait, le traité européen oblige tout pays qui répond aux critères à adopter l’euro. Le problème est que le gouvernement n’a pas la majorité des deux tiers qui lui permette de modifier la Constitution (celle-ci stipulant que la monnaie nationale est le zloty). Il lui faut les voix du PiS, lequel réclame un référendum…

    Hier, Donald Tusk a fini par accepter l’idée d’un référendum en échange de la promesse du PiS qu’il vote la modification de la Constitution…

    Lequel référendum serait donc tout autant contre la modification de la Constitution que contre l’euro…

    Quoi qu’il en soit il ne se passera sans doute rien avant les élections de 2015.

  • La Pologne et l’euro

    Le gouvernement polonais s’est réuni hier sous la présidence du président de la République Bronislaw Komorowski pour examiner les perspectives d’adhésion du pays à l’euro.

    A la suite de cette réunion, Bronislaw Komorowski a annoncé qu’il n’y aurait pas de décision avant les élections de 2015.

    Selon le dernier sondage, 60% des Polonais sont hostiles à la monnaie unique.

  • Pologne : la pression homosexualiste

    En juillet dernier, les députés polonais avaient rejeté tout débat sur quatre propositions de loi instituant une sorte de pacs. Les libéraux au pouvoir avaient dit que ces projets étaient mal ficelés, et annoncé qu’ils prépareraient leur propre proposition.

    Celle-ci a été débattue hier, conjointement avec deux autres projets. Ces deux-là ont été très largement rejetés, celui du pouvoir par une majorité de 17 voix seulement.

    On notera que le ministre de la Justice avait jugé d’emblée les trois projets contraires à la Constitution.

    Les homosexualistes n’en resteront pas là…

  • Pologne : une page se tourne

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    Ce n’est pas sans émotion que j’apprends la mort, hier, du cardinal Jozef Glemp, primat de Pologne de 1981 à 2009. Comme le dit très bien Wikipedia : « Son rôle dans le renversement du régime communiste de Pologne au cours des années 1980 a été de premier plan. Ce très proche ami de Jean-Paul II a guidé avec prudence, mais aussi avec une grande intelligence, la population catholique polonaise, de même qu'il a grandement facilité les actions de Solidarnosc. » Sous le communisme, on pouvait le trouver parfois timoré, mais sa marge de manœuvre était étroite : il devait tenir la ligne de crête, sans complaisance et sans compromission, permettant à l’Eglise de vivre dans les moins mauvaises conditions. En privé il demandait à l’abbé Popieluszko d’être moins virulent parce qu’il risquait de provoquer des représailles contre l’Eglise, mais publiquement il ne le désavoua jamais. D’autre part il se montra très ferme, face au déchaînement mondial des lobbies juifs, et à ses confrères Decourtray, Lustiger et Danneels, pour le maintien du carmel d’Auschwitz. Et c’est Jean-Paul II qui finit par céder.

    D’autre part, on apprend la mort de Mgr Jean Vilnet, ancien évêque de Lille, président de la conférence des évêques de France de 1981 à 1987. Un sinistre parangon de la dérive post-conciliaire… Espérons que ce soit aussi, mais d’une autre façon, une page qui se tourne…

  • Le crucifix du Parlement

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    Le tribunal administratif de Varsovie a rejeté la demande des élus du mouvement anticlérical Palikot de faire enlever le crucifix de l’hémicycle du Parlement polonais.

    Selon eux, les croix placées dans des lieux publics violent la Constitution et la liberté de conscience et de religion, et cette croix influencerait les décisions prises au Parlement.

    Le tribunal a répondu que le symbole religieux n’est « pas une atteinte aux droits personnels » et ne peut pas être « source de préjudice ».

  • La Pologne et l’euro

    « Selon les calculs de la chancellerie du président, le 1er janvier 2016 est une date réaliste pour une accession de la Pologne à la zone euro », a déclaré sur une radio polonaise Roman Kuzniar, l’un des conseillers du président.

    Le Premier ministre Donald Tusk avait déclaré hier que la Pologne devrait se prononcer dans les mois à venir.

    Mais si la Pologne a été le seul pays de l’UE à échapper à la récession, c’est notamment parce qu’elle a gardé sa monnaie, qu’elle a laissé chuter, ce qui a relancé ses exportations. Et cela, les Polonais l’ont constaté, et ils ne sont donc pas prêts du tout à renoncer à leur monnaie nationale. Dans les sondages, à peine 30% des Polonais sont favorables à l’euro… Et pour modifier la Constitution, il faudrait l’accord d’une bonne partie de l’opposition. Or le grand parti de l’opposition est le parti de droite, le PiS, qui n'est pas vraiment fanatique de l’euro…

  • La réconciliation entre catholiques polonais et orthodoxes russes. Et la laïcité

    Le patriarche orthodoxe de Moscou s’est rendu en Pologne du 16 au 19 août. La visite, historique, a culminé dans la signature, par le patriarche et par le primat de Pologne Mgr Jozef Michalik, d’un appel à la réconciliation. Quand on sait à quel point le contentieux est lourd et ancien entre la Pologne catholique et la Russie orthodoxe, le document signé en grande pompe au château royal de Varsovie ne peut lui aussi être qualifié que d’historique (c’est pourquoi il a été aussitôt salué par le pape comme un « événement important, qui suscite de l’espérance pour l’avenir »).

    Les deux prélats demandent donc à leurs fidèles de prier pour « obtenir le pardon pour les torts, les injustices et tous les maux infligés réciproquement », pour avancer vers une « réconciliation pleine et entière ».

    Mais il y a autre chose de très réjouissant dans cet appel, et qui nous concerne plus directement : c’est la condamnation du laïcisme, qui fait suite tout naturellement au rappel du communisme qui avait imposé l’athéisme…

    «  Des principes moraux fondamentaux basés sur les Dix Commandements sont remis en question sous prétexte de sauvegarder le principe de laïcité ou la protection de la liberté. Nous sommes confrontés à la promotion de l’avortement, de l’euthanasie et des relations homosexuelles, ces dernières étant constamment présentées comme une forme de mariage ; un mode de vie consumériste est encouragé, les valeurs traditionnelles sont rejetées, tandis que les symboles religieux sont retirés des lieux publics. Très souvent nous rencontrons des signes d’hostilité envers le Christ, son Évangile et sa Croix ; on essaie d’exclure l’Église de la vie publique. Une laïcité mal comprise prend la forme d’un fondamentalisme et elle est, en réalité, une forme d’athéisme. »

    Puis on enfonce le clou : « Nous croyons que non seulement le terrorisme et les conflits armés, mais aussi l'avortement et l'euthanasie sont des péchés graves contre la vie et une honte pour la civilisation contemporaine. » Et après avoir souligné la valeur de la famille comme « fondement sain et solide de toute société », le patriarche et l'archevêque de conclure confient le « rapprochement de nos Eglises et la réconciliation de nos peuples » à la mère de Dieu.