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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2667

  • La croix des fusillés

    Une croix de 12,5 mètres de haut et 7,6 mètres de large a été érigée hier à la mémoire des victimes du stalinisme à Boutovo, dans la banlieue de Moscou, où avaient été exécutées et enterrées, à partir du 8 août 1937, plus de 20.000 prisonniers politiques. La cérémonie a été marquée par un office religieux orthodoxe, et des offices ont été également célébrés dans les églises et les monastères de Moscou, à la mémoire des fusillés.

    La croix a été fabriquée par les moines du monastère de l’archipel des Solovki, où avait été installé le premier camp du Goulag. Transportée par bateau, elle est passée par plusieurs autres sites du goulag, puis a fait le tour de Moscou en voiture avant d’arriver à Boutovo.

  • Esclavage

    Le parlement mauritanien a adopté une loi criminalisant... l’esclavage.

    Alors qu’on nous bassine de repentances sur l’esclavage autrefois pratiqué par des Européens, et que la France s’est récemment distinguée comme le seul pays du monde à reconnaître l’esclavage comme un crime contre l’humanité, la Mauritanie en est à tenter de lutter contre l’esclavage bien réel et actuel qui sévit dans ce pays. Mais la loi française concerne la France qui a aboli l’esclavage il y a très longtemps, pas la Mauritanie où il se pratique toujours...

    L’esclavage a été officiellement aboli dans la République islamique de Mauritanie en 1981 (il avait déjà été aboli par décret colonial français en 1905). Mais la pratique reste répandue (y compris les ventes et achats d’esclaves), et rappelle tout un pan de l’histoire de l’esclavage dans lequel les Européens n’ont aucune part : l’esclavage des Noirs par les Arabes. La Mauritanie est le point de passage entre l’Afrique noire et le Maghreb. Dans la Mauritanie actuelle, les esclaves sont des « Maures noirs », au service des « Maures blancs »...

  • Une étonnante demande de non-lieu

    Le parquet de Paris a requis le non-lieu dans l’affaire de détournements de fonds présumés au profit de la FNSEA. Une décision pour le moins étrange, concernant des faits qui avaient été relevés et détaillés par la Cour des comptes...

    Il faut remonter à janvier 1999. Dans son rapport annuel, la Cour des comptes dénonce des « dysfonctionnements », entre 1992 et 1997, dans la gestion du produit de la taxe parafiscale prélevée dans le secteur céréalier. Le produit de cette taxe, destiné à la solidarité avec les paysans ou à la recherche, se retrouvait en fait dans les caisses de la FNSEA après avoir transité par la société financière Unigrains et l’Institut technique des céréales et fourrages. Ces deux organismes, soulignait la Cour des comptes, avaient par exemple accordé en 1997 une subvention de plus d’un million d’euros à la Confédération nationale de l’élevage, satellite de la FNSEA , notamment pour financer... sa cotisation à la FNSEA.

    Dans l’immédiat, il n’y eut aucune réaction judiciaire à ces révélations. Comme le parquet ne bougeait pas, l’Organisation des producteurs de grains porta plainte contre X avec constitution de partie civile, en octobre 1999, pour « abus de confiance, abus de biens sociaux et complicité et recel ». Une enquête fut ouverte en février 2000, qui a été bouclée en avril 2005. Et plus de deux ans plus tard, le parquet requiert le non-lieu pour les huit personnes poursuivies dans le dossier, dont Luc Guyau, Joseph Daul, Georges Dutruc-Rosset, Henri de Benoist, qui étaient respectivement à l’époque président de la FNSEA , président de la Fédération national bovine (également président RPR des députés PPE au Parlement européen....), directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, PDG d’Unigrains.

    Le parquet a suivi l’argumentation des avocats de la défense, à savoir que pour commettre un abus de biens sociaux il faut être propriétaire des fonds, ce qui n’était pas le cas d’Unigrains.

    D’autre part, en ce qui concerne le rôle et la responsabilité des ministres de l’Agriculture, le juge d’instruction avait demandé en 2005 la saisine de la Cour de Justice de la République. Le parquet n’y a donné aucune suite...

    L’avocat des plaignants constate que le parquet est dans sa logique : il n’avait pas voulu ouvrir une information judiciaire, il a enterré la demande de saisine de la CJR , et il demande le non-lieu. « Mais c’est le juge qui tranchera », ajoute-t-il. Quand ? On n’en sait rien. C’est en effet désormais au juge d’instruction de se prononcer sur le renvoi ou non des personnes mises en examen, et sur une éventuelle saisine de la CJR , mais il n’a aucune contrainte de calendrier...

  • Erdogan à la manœuvre

    L’AKP a choisi une « personnalité modérée » comme candidat au poste de président du Parlement turc. Il s’agit de Koksal Toptan, ancien ministre de l’Education et de la Cuture , et ancien président de la commission de la Justice au Parlement. Certains vont même jusqu’à en faire un « laïque », sous prétexte que sa femme ne porte pas le voile.

    Le parti d’Erdogan étant largement majoritaire, l’élection de Koksal Toptan, ce jeudi semble-t-il, ne fait aucun doute.

    Quant à nous, nous nous souviendrons que Koksal Toptan est l’homme qui, lorsqu’il était président de la commission de la Justice , avait fait mettre à l’ordre du jour du Parlement, en octobre 2006, une proposition de loi visant à punir les négateurs du « génocide » commis par la France en Algérie, en réplique du vote par le Parlement français de la loi reconnaissant le génocide arménien. Il l’avait annoncé urbi et orbi la veille de l’ouverture des débats à l’Assemblée nationale.

    En réalité, il s’agissait d’une gesticulation : le jour même du vote de l’Assemblée nationale, le Parlement turc discuta en effet de la proposition de loi, conjointement avec une autre, visant à punir quiconque reconnaîtrait un génocide arménien. En fait, les deux propositions furent renvoyées en sous-commission où elles furent enterrées (d’autant qu’il n’y a pas besoin d’une nouvelle loi pour poursuivre ceux qui osent évoquer le génocide arménien). Mais on voit là dans quelles dispositions est, vis-à-vis de la France, le nouveau président du Parlement turc, qui bien entendu veut que son pays adhère à l’Union européenne...

    Le choix d’un homme réputé moins islamiste que son prédécesseur Bulent Arinc fait partie du jeu délicat de Erdogan qui, ayant largement gagné les élections, cherche à éviter le bras de fer avec le camp laïque, autrement dit un coup d’Etat militaire.

    Ainsi, selon la presse turque, il aurait demandé à Abdullah Gül, dont il avait fait le candidat de l’AKP à la présidence de la République, d’abandonner ce projet, au profit d’une personnalité là aussi plus « modérée ». L’élection à la présidence de la République (par le Parlement) doit avoir lieu à la fin du mois.

     

    Addendum 15 h 30: Koksal Toptan a été élu dès le premier tour à une très large majorité, bénéficiant non seulement des voix de l'AKP mais de celles d'une bonne partie de l'opposition (450 voix sur 535 présents, sur 550 députés).

  • National Hebdo N° 1203

    « Le souk franco-libyen : On nous roule dans la farine » Dans mon édito, je reprends chronologiquement les déclarations gouvernementales, ce qui suffit à montrer à quel point on nous a raconté n’importe quoi sur les tractations autour des infirmières libyennes et des contrats entre la France et la Libye.

    Alexandre Martin évoque aussi cette question (la centrale nucléaire, qui concerne Siemens, les missiles... EADS), dans le cadre des relations entre la France et l’Allemagne, où l’on voit que nos voisins commencent à être sérieusement exaspérés par Sarkozy.

    Michel Limier brosse le portrait d’Etienne Mougeotte, l’homme (entre autres) de la « téléréalité » à TF1, qui devient le patron du Figaro Magazine...

    Dans la page de la vie du Front, on lira une interview de Patrick Binder, tête de file du Front national en Alsace, sur ses procès (gagnés), sur ses projets, etc.

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque le jazzman Mezz Mezzrow.

    Et Topoline a trouvé « Ratatouille »... régalatoire.

  • Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

    « Dès à présent, j’accepte avec joie la mort que Dieu m’a destinée, dans une parfaite soumission à sa très sainte volonté. Je prie le Seigneur qu’il accepte, pour sa gloire et glorification, et ma vie et ma mort pour toutes les intentions de l’Eglise, pour l’expiation de l’incroyance du peuple juif, et qu’ainsi le Seigneur soit accueilli chez les siens, et que son royaume advienne en toute gloire, pour le salut de l’Allemagne et la paix sur la terre. »

    (Edith Stein, Testament, 9 juin 1939)

  • Les coptes mettent l’islam à l’épreuve

    Une ONG égyptienne, le Centre Al-Kalima (la parole) pour les droits de l'homme s'est retirée de la défense d'un jeune musulman qui veut obtenir de l'Etat égyptien la reconnaissance de sa conversion au christianisme.

    Al Kalima avait déposé une plainte, au nom de Mohammed Ahmed Higazi, 25 ans, réclamant que celui-ci, qui affirme s’être converti à l’âge de 16 ans, soit reconnu comme chrétien copte dans ses papiers d'identité.

    Le directeur du Centre al-Kalima, Mamdouh Nakhla, justifie son retrait de l'affaire en affirmant ne pas vouloir casser les liens familiaux du jeune homme et faute d'un certificat de l'Eglise certifiant sa conversion. Mais un autre responsable de ce centre, Roumani Gad el-Rabb, a affirmé à l'AFP que l'ONG avait « reçu des menaces par téléphone avertissant ses membres qu'ils seront liquidés s'ils ne retiraient pas la plainte ». Quant à « Mohammed Ahmed » Higazi, il a reçu des menaces de mort sur son téléphone portable. Il a qualifié de « farce » l'annonce du retrait de l'ONG, se déclarant aussi très déçu de l'absence de soutien d'autres ONG égyptiennes dans une affaire qu'il considère un « test de la liberté de religion ».

    C’est bien ce que comprennent les médias, qui évoquent largement l’affaire. Dans le cadre du réveil copte, l’Egypte est confrontée à d’autres affaires de ce genre. Début septembre, la justice égyptienne doit examiner l'appel de douze coptes « convertis à l'islam » qui veulent redevenir officiellement chrétiens. En avril, leur demande a été rejetée. Mais la Cour suprême a demandé que la mention « chrétien » soit de nouveau portée sur leurs cartes d’identité, appelant toutefois à ce qu’une loi interdise de « jouer » avec la religion.

    Selon la charia, l’« apostasie » est punie de mort. Mais en Egypte, ce n’est pas officiellement un crime : on punit les coupables pour outrage à la religion, ou subversion. Le 24 juillet dernier, le grand mufti d’Egypte (qui est de fait l’adjoint du ministre de la Justice pour les affaires religieuses) a fait sensation en déclarant clairement qu’un musulman pouvait choisir une autre religion. « L'acte d'abandonner sa religion est un péché punissable par Dieu le jour du Jugement dernier. Dans le cas où quelqu'un rejette simplement sa foi, aucun châtiment n'est prévu en ce bas monde », a-t-il ajouté, tout en mettant en garde contre des conversions qui saperaient les fondements de la société…

  • « Interdisez le Coran ! »

    Le député néerlandais Geert Wilders, chef du parti pour la liberté qu’il a fondé en 2004 après avoir claqué la porte du parti libéral, et qui a obtenu 9 députés aux dernières élections, demande dans une lettre ouverte à ses collègues, publiée par le quotidien de Volkskrant, d’interdire le Coran : « Interdisons ce maudit livre comme on l'a fait pour Mein Kampf. Envoyons aux islamistes un signal montrant que le Coran ne peut jamais servir dans notre pays de prétexte ou d'inspiration à la violence. » Il cite Oriana Fallaci : « Les fils d’Allah y puisent le mal qu’ils nous font et qu’ils se font », et il souligne que plusieurs sourates « appellent les musulmans à soumettre, poursuivre, tuer les juifs, les chrétiens et les non-croyants, à violer les femmes et à imposer un Etat musulman ». Il ajoute : « J’en ai marre de l’islam aux Pays-Bas : plus de nouveaux immigrants musulmans. J’en ai marre des prières à Allah et Mahomet aux Pays-Bas : plus de nouvelles mosquées. J’en ai marre du Coran aux Pays-Bas : interdisez ce livre fasciste. »

    Geert Wilders a envoyé cette lettre après l’agression d’un conseiller municipal de Voorburg, Ehsan Jami, qui a fondé un comité de soutien aux apostats musulmans. Mais il mène un combat permanent contre le « tsunami de l’islamisation ». Il a récemment demandé l’interdiction du port du burqa dans les lieux publics, avec peines de prison à la clef. En février dernier, il avait provoqué une réaction aussi officielle qu’indignée de l’Arabie saoudite, en invitant les musulmans qui veulent rester aux Pays-Bas à « déchirer la moitié du Coran et à la jeter », ajoutant que si Mahomet vivait aux Pays-Bas il proposerait « de le chasser comme extrémiste ». A l’Arabie saoudite qui exigeait qu’il retire ses propos il avait répondu : « Sont-ils devenus complètement fous ? Il est scandaleux qu'un pays qui ne pratique pas la liberté d'expression me donne des leçons. Ils doivent apprendre que lorsqu'on est député ici, on peut dire ce qu'on veut. »

    On ne peut qu’apprécier le courage de Geert Wilders. Toutefois, comme tant d’autres pourfendeurs de l’islam, il serait plus crédible s’il approfondissait sa connaissance du sujet. Les musulmans ne font pas de prière à Mahomet. Quant au viol, il est « seulement » autorisé sur les captives et les esclaves. Enfin et surtout, il est idiot de qualifier le Coran de livre « fasciste ».

    Reste qu’aucun député chez nous n’a encore eu le cran de demander l’interdiction du Coran, alors que si ce livre paraissait aujourd’hui, il serait évidemment interdit pour de multiples motifs (provocation à la haine, incitation à la violence, discriminations diverses et variées) qui le feraient également condamner par la Cour européenne des droits de l’homme, etc.

  • Avortement automatique

    Un hôpital public de Harlow, en Angleterre, a accepté de donner 27.500 livres à une femme pour avoir avorté son bébé contre sa volonté et avoir ignoré ses tentatives de retirer son consentement.

    Teresa Cooper, 40 ans, mère de trois enfants, venait d’être contaminée par une bactérie E. Coli et avait peur que cela entraîne des dommages sur son enfant. N’obtenant pas de réponses claires, elle signa le formulaire pour se faire avorter. Mais dans les deux jours qui la séparaient de cet acte, elle vit une vidéo pro-vie qui lui fit prendre conscience de la gravité de ce qu’elle allait faire.

    Le jour de l’avortement, elle posa de nouvelles questions, mais on ne lui répondit pas, et elle était en pleurs quand on la conduisit dans la salle d’opération.

    L’hôpital a reconnu que l’équipe n’avait pas permis à Teresa Cooper d’obtenir des conseils appropriés, et avait procédé à l’avortement sans s’assurer de son consentement en dépit de son évident état de détresse.

    « C’était comme si elle était sur un tapis roulant qu’il est impossible d’arrêter », a commenté son avocat.

  • Un petit peu de vérité

    Le déficit commercial de la France s’est de nouveau aggravé au premier semestre 2007, atteignant 15,046 milliards d’euros, contre 12,917 milliards pour la même période de 2006.

    Jusqu’ici, les ministres en charge du commerce extérieur trouvaient toujours une explication qui dédouanait l’action du gouvernement. C’était toujours la faute de ceci et de cela, d’une conjoncture sur laquelle on n’avait pas prise.

    Par exemple, l’euro trop fort, et la hausse des cours du pétrole.

    Hervé Novelli les évoque aussi, mais à propos de l’euro il ajoute qu’« à l’évidence dans la zone euro cela n’est pas la seule variable explicative », et à propos du pétrole il ajoute : « Cela n’explique pas tout : l’Allemagne aussi subit l’augmentation », et elle est le premier exportateur mondial, tandis que la France perd des parts de marché.

    Et d’évoquer « des considérations structurelles, qui sont au cœur de notre économie et qui nous empêchent de donner toute notre mesure ».

    Une petite lueur de vérité dans un discours ministériel sur de mauvais chiffres, cela méritait d’être souligné.