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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2664

  • Dhimmitude égyptienne

    Mohamed Ahmed Higazi, le jeune Egyptien qui demande à être reconnu comme chrétien sur ses papiers d’identité, vit désormais dans la clandestinité. « Je reçois des menaces de mort sur mon téléphone portable, chaque fois que je change de numéro, des fanatiques l’obtiennent et m’appellent en menaçant de me liquider », a-t-il confié à l’AFP. Et d’ajouter ce propos que devraient méditer les naïfs : « Le danger ne vient pas seulement des extrémistes, un citoyen ordinaire pourrait me tuer de son propre chef, convaincu d’avoir ainsi servi l’islam. »

    Intéressant propos, également, de son beau-père, qui va intenter un procès pour que sa fille Zeinab, également convertie (elle se fait appeler Catherine) divorce d’avec l’apostat : « Je veux que les juges la fasse divorcer et qu’elle retourne chez moi, même morte. »

    Un quotidien a publié un sondage où les oulémas se déclarent unanimes sur « la nécessité de tuer l’apostat ».

    C’est en quelque sorte une réponse au mufti de la république, qui affirmait le mois dernier qu’un musulman pouvait choisir une autre religion.

    Interrogé sur ce problème, cheikh Tantaoui, l’imam d’Al Azhar, a déclaré que « l’islam peut se passer de ceux qui optent pour l’apostasie », mais a refusé de dire si la mort était le châtiment adéquat.

    Mohamed Higazi n’a pas le soutien de l’Eglise copte. « Il n’existe aucun lien entre l’Eglise et l’affaire Higazi », qui n’est « qu’un coup médiatique », affirme le P. Morcos, un proche du pape Chenouda III. Le même P. Morcos révèle que l’Eglise a fait pression pour que le premier avocat d’Higazi jette l’éponge...

    Il est arrivé que la hiérarchie copte se montre plus courageuse. En l’occurrence, cette attitude montre que la situation est très mauvaise et que l’Eglise copte doit jouer profil bas, très bas.

    Le P. Morcos ajoute : « L’Eglise ne se livre pas au prosélytisme. »  L’explication est là. Le prosélytisme lui est strictement interdit, et soutenir Higazi serait un casus belli aux conséquences imprévisibles.

    Telle est la situation de nos frères coptes.

    Tel est l’islam, « modéré », en Egypte.

  • Turquie : Gül sera président

    On apprenait hier que les instances dirigeantes de l’AKP ont décidé que le candidat du parti à la présidence de la République sera Abdullah Gül. Celui-ci a confirmé aujourd’hui qu’il serait candidat.

    Ce n’est pas une surprise dans la mesure où l’un des grands slogans de l’AKP, lors de la campagne des législatives, était « Gül président ». Mais ces derniers jours la presse turque disait que Erdogan avait demandé à Gül de se retirer et de laisser la place à une personnalité plus « laïque ». Le choix du nouveau président du Parlement paraissait aller dans ce sens. Et le 30 juillet, le chef d’état major de l’armée avait rappelé sa volonté que le prochain président soit loyal aux valeurs républicaines et à la laïcité...

    « Le voile est sur le point d’accéder au palais présidentiel », s’indigne le journal d’opposition laïque Cumhriyet.

    Abdullah Gül est en effet assuré d’être élu par le Parlement, car l’AKP y détient 341 sièges. Soit il trouvera d’autres soutiens et sera élu au premier ou au second tour (il faut 367 voix), soit il sera élu au troisième tour où il suffit de la majorité simple.

    Et pour la première fois dans l’histoire de la république turque, il y aura en effet une femme voilée auprès du président.

  • La croissance en panne

    Le PIB n’a progressé que de 0,3% au deuxième trimestre, ce qui est inférieur de moitié à ce que prévoyaient l’INSEE et la Banque de France.

    L’acquis de croissance s’établit ainsi à 1,3%, beaucoup plus faible que prévu, et rend improbable que la croissance puisse être comprise entre 2,25 et 2,5% sur l’ensemble de l’année.

    Fin juin, l’INSEE tablait encore sur une croissance annuelle de 2,1% (légèrement inférieure à celle de 2006), mais c’était avec 0,6% au premier trimestre.

    La situation est donc très mauvaise. Mais le ministère de l’Economie relativise, en disant que si le résultat est inférieur aux prévisions c’est à cause des élections (sic). Ce qui est idiot, et en plus laisse entendre que l’INSEE n’avait même pas vu qu’il y aurait des élections...

    Le ministre du Budget Eric Woerth affirme que ce mauvais résultat « ne remet pas en cause nos prévisions de croissance » et ne pèsera pas sur le déficit budgétaire...

    Il y a quelques jours, le ministre du commerce extérieur Hervé Novelli avait eu un discours qui tranchait un peu avec cette langue de bois. Pour l’instant il reste seul...

  • L’ignoble exploitation d’un accident

    Un garçon tchétchène a été grièvement blessé en tombant du 4e étage de son immeuble, à Amiens, en suivant son père qui voulait échapper par les balcons à la police venue l’interpeller. Alors que les policiers n’étaient même pas entrés dans l’appartement, ce sont eux, et le gouvernement, qui sont mis en accusation. Le groupuscule RESF s’est emparé de l’affaire, et les partis de gauche orchestrent une nouvelle campagne contre les arrestations et expulsions de clandestins, avec la complicité active des médias audiovisuels.

    Le mot de « rafle » est de nouveau utilisé, et le parti communiste s’est particulièrement distingué en « exigeant » que « cessent les rafles qui plongent dans la terreur des familles entières ».

    On s’étonne que les organisations représentatives de la communauté juive ne s’élèvent pas contre de tels propos.

  • La nouvelle tactique des clandestins

    Le feuilleton des « sans-papiers » de l’été 2007 se déroule à Lille. Le 1er août, la police interpellait quelque 120 clandestins qui avaient installé des tentes et entrepris une grève de la faim dans le parc de la Bourse du Travail. La plupart d’entre eux ont été remis en liberté par le juge des libertés et de la détention tandis que d’autres juges statuaient sur leur « reconduite à la frontière », pour rien, puisqu’ils sont dans la nature...

    Mais les partis de gauche et les groupuscules qui les manipulent n’entendent pas en rester là. Ils ont inventé une nouvelle tactique pour continuer le feuilleton : le harcèlement des hôpitaux. Le 11 août, on comptait pas moins de 400 « visites » dans les six jours précédents. Les clandestins vont et viennent entre les services d’urgence des hôpitaux, exigent d’être soignés alors qu’ils ne souffrent d’aucune pathologie, campent dans les services... Le responsable des urgences au CHR de Lille, le Dr. Patrick Goldstein, a déclaré au Figaro : « Chaque établissement de la métropole reçoit entre six et dix personnes par jour, qui parfois nous sollicitent plusieurs fois dans la même journée. » Il évoque « une prise d’otages, une stratégie dans laquelle on utilise l’hôpital pour faire pression sur les pouvoirs publics ». Et la préfecture dénonce un « mouvement orchestré »...

    Le « collectif des sans-papiers 59 », dénonce quant à lui « des pratiques hospitalières indignes » et déclare sans rire que « des bilans réguliers sont nécessaires pour les grévistes de la faim parce que leur situation reste critique » (sic).

    La situation est telle que la Fédération hospitalière de France a demandé « avec fermeté que les critiques et les actions en cours cessent immédiatement afin que soit préservée la qualité de l’accueil dans les services d’urgence de la région ».

    Le PS, le PC et les Verts se mobilisent pour les clandestins. Ils ont tenu hier une conférence de presse commune pour dénoncer une situation qui n’est « pas digne de la République », et accuser le préfet du Nord d’avoir « choisi (sic) d’être le bras armé du ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale »... Lequel préfet doit les recevoir aujourd’hui...

    Ce qui n’est pas digne de la République, c’est de soutenir l’illégalité.

  • Silence, des églises brûlent !

    Communiqué de Yann Baly, délégué régional Provence-Alpes-Côte d’Azur de l’AGRIF

    La délégation AGRIF de Provence Alpes Côtes d’Azur vient d’apprendre qu’il y a trois semaines un incendie criminel a visé la chapelle Saint Marc dans le 12e arrondissement de Marseille. Après vérification auprès des autorités paroissiales, la chapelle, située au cœur de la cité Bois Lemaître, a été entièrement détruite. L’intention criminelle étant avérée, le curé de la paroisse a déposé plainte contre X pour incendie volontaire. Déjà engagée dans une affaire similaire à Marseille, l’AGRIF a décidé de se porter de nouveau partie-civile.

    L’AGRIF s’insurge contre ce nouvel incendie d’un lieu de culte catholique dans la cité phocéenne et demande aux autorités policière et judiciaire de tout mettre en œuvre pour retrouver et condamner les coupables. Elle dénonce également le silence, pas seulement médiatique, qui entoure cet incendie. C’est une nouvelle étape dans les attaques contre les chrétiens : désormais, il semble qu’il ne faille plus en parler.

    L’AGRIF reste vigilante.

  • Saint Maximilien Kolbe

    Le 17 février 1941, le Père Maximilien Kolbe est arrêté par les Allemands et conduit en prison à Varsovie. Le 28 mai, il est transféré à Auschwitz dans un convoi de 320 autres prisonniers.

    Les prêtres, « êtres inutiles et parasites de la société », étaient affectés aux travaux les plus durs. L’évidente sainteté du P. Kolbe excitait les gardiens à multiplier les cruautés les plus sadiques à son égard. Et lui ne perdait jamais une occasion de réconforter ses compagnons, de prêcher. Il réussit même à dire deux fois la messe et à donner la communion à une trentaine de prisonniers.

    Un jour qu’on ne peut déterminer avec certitude, entre le 30 juillet et le 2 août, le commandant du camp désigne dix otages en représailles de l’évasion d’un prisonnier. L’un des dix, tout proche du P. Maximilien, évoque ses enfants qu’il ne reverra plus. Le religieux ose sortir du rang et se plante devant le commandant. — Qui es-tu ? lui demande–t-il. — Je suis un prêtre catholique, et je veux prendre la place de cet homme. Le commandant ricane et accepte. Les dix sont conduits au bloc de la mort, où l’on ne meurt pas « de faim et de soif », contrairement à ce qu’on lit trop souvent, mais de soif, et la précision est importante. Car on peut survivre longtemps sans manger, et l’on meurt lentement d’inanition, alors qu’on ne survit que quelques jours sans boire, et l’on meurt dans d’atroces souffrances.

    Ce bloc de la mort, le sous-sol du bloc 11, est pour cette raison un lieu où l’on n’entend que cris et gémissements. Le P. Maximilien va en faire un lieu où l’on n’entend que prières et cantiques, à la stupéfaction des gardiens, dont l’un témoignera : « J’avais l’impression d’être à l’église. » Le 14 août, il ne reste que quatre survivants, dont le P. Maximilien. Ils sont achevés d’une piqûre de phénol. C’est la veille de l’Assomption de l’Immaculée, dont le P. Kolbe a scruté le mystère toute sa vie.

  • Marseille, quel pays ?

     

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    Au cours du match OM-Rennes, samedi dernier à Marseille. Les supporters forment le logo de l’OM, surmonté du drapeau national...

  • Pologne : le gouvernement minoritaire

    Comme prévu, le Premier ministre polonais a limogé les ministres de la Ligue des familles polonaises et les ministres d’Autodéfense, et les a remplacés par des ministres issus du PiS. Le gouvernement devient donc minoritaire à l’Assemblée nationale, avant les élections prévues pour le 21 octobre. Pour cela il faut que l’Assemblée s’autodissolve. Or il faut une majorité des deux tiers, qui ne peut être atteinte que si certains députés de gauche sont d’accord. En fait, les sociaux-démocrates sont d’accord, mais réclament en préalable une commission d’enquête sur les opérations secrètes du bureau anti-corruption, accusé d’avoir monté un traquenard contre Andrzej Lepper.

    Jaroslaw Kaczynski a déclaré que les nouveaux ministres doivent « contribuer à ce que le gouvernement puisse continuer à travailler après les élections ». Le pari est pour le moins risqué, ou plutôt perdu d’avance, si l’on considère les sondages. Toutefois il ne faut pas oublier qu’avant les dernières élections les sondages étaient également mauvais pour le PiS. Mais depuis, il a été au pouvoir...

  • Le cerveau de Bush s’en va...

    Karl Rove annonce qu’il démissionnera le 31 août de son poste de conseiller politique de George Bush, pour « raisons familiales ». Karl Rove était l’éminence grise, et bien davantage, le « cerveau » de George Bush, depuis 1980. Toujours dans l’ombre, il a joué un rôle de premier plan dans l’élection et la réélection de George Bush, et dans toutes les décisions de la Maison Blanche. Il avait notamment orchestré, huit mois avant l’invasion de l’Irak, la campagne officielle de propagande contre Saddam Hussein.

    « Beaucoup de gens pensaient que M. Rove risquait de partir, mais ce qui me frappe c’est la date du 31 août qui fait qu’il ne sera pas présent en septembre alors que le président devra faire face à l’un des combats les plus rudes de sa présidence face au Congrès concernant la stratégie en Irak et le budget », commente l’éditorialiste conservateur du Weekly Standard.