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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2538

  • Le Ramadan chrétien

    Aux Pays-Bas, l’Eglise catholique présente le Carême comme « le Ramadan chrétien ».

    « Nous utilisons un mot musulman parce que le Ramadan est un concept mieux connu des jeunes que le Carême », explique l’initiateur de la campagne.

    Tout est dit.

     

    (Jeanne Smits précise en commentaire que les évêques ont désavoué cette campagne. Quand même...)

  • C’est ça, les Scouts d’Europe ?

    J’invite mes visiteurs à lire les trois commentaires, signés la Rochefoucauld , Keraod et F. de Duras, ajoutés ce matin à ma note sur les Scouts d’Europe.

    J’ose espérer qu’ils ne sont pas représentatifs.

    Sinon, les parents sauront où ne pas envoyer leurs enfants.

  • Une première de Sarkozy : la grève de la télévision

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Voici donc encore une nouveauté que l’on doit à Nicolas Sarkozy : une grève spécifique de l’audiovisuel public. Du jamais vu depuis la fin de l’ORTF en 1974.

    Cette grève confirme que la décision du président de la République de supprimer la publicité sur les chaînes de France Télévision a été totalement improvisée.

    Un mois plus tard, les services de l’Elysée sont toujours incapables de dire clairement aux syndicats comment le manque à gagner sera compensé, ou aux Français comment ils vont encore se faire plumer.

    Dans ce domaine comme dans les autres, la baguette magique de Nicolas Sarkozy ne fonctionne plus, et les talents du prestidigitateur ne font plus illusion.

  • Communisme réel

    Cuba demeure le vrai laboratoire du communisme, comme en témoigne l’affaire de la vidéo d’étudiants contestant le régime.

    Dans un premier temps a circulé une vidéo où l’on voyait quatre étudiants, dans un amphithéâtre de l’université des sciences informatiques, critiquer plusieurs aspects du régime cubain devant le président du Parlement Ricardo Alarcon. L’un d’eux demandait pourquoi les Cubains ne pouvaient pas voyager, et il précisait, ce qui paraissait malin, qu’il aimerait aller en Colombie sur les lieux où est mort le Che. (La réponse d’Alarcon était que si les 6 milliards d’humains voyageaient cela ferait une « cohue énorme »...). Il soulignait aussi que son père et son grand-père « ne savent toujours pas quand vont se réaliser les rêves promis quand ils étaient enfants ». Un autre se demandait d’où était « sorti le vote uni », à savoir le vote en bloc pour tous les candidats officiels, que personne ne connaît.

    Le plus prolixe, Eliecer Avila, précisait qu’il disait cela, non pour dénigrer le régime, mais au contraire pour qu’il y ait « plus de socialisme ».

    Cela pouvait passer pour une habileté... et une garantie de ne pas être inquiété.

    Cette vidéo a circulé sur internet, a fait l’objet d’une diffusion massive par les exilés cubains, et a été distribuée sous le manteau à Cuba.

    Mais le 11 février, l’agence officielle cubaine Gramma a diffusé une autre vidéo, qui recadre l’affaire. On y voit, toujours à l’université, les quatre mêmes étudiants, qui dénoncent la façon dont la première vidéo a été utilisée. « Je n’ai jamais éprouvé dans ma chair une manipulation aussi criminelle que celle-là », déclare l’un d’eux. Et Eliecer Avila : « Tout ce qui se dit est un mensonge total. Nos propos avaient pour objectif d’améliorer le socialisme et non de le détruire. » Quant à Rolando Perez, qui dans la première vidéo se demandait « quelle est la limite entre le bourrage de crâne et la persuasion », il affirme qu’ils n’ont  été « victimes d’aucune pression » pour apparaître sur la seconde vidéo, et que son but est de « lutter pour le processus révolutionnaire, quel qu’en soit le prix ».

    Raul Castro avait invité les Cubains à donner « librement » leur opinion sur les problèmes du pays, et des milliers de réunions ont été organisées sur les lieux de travail et les quartiers. C’est dans ce cadre qu’a été faite la première vidéo. Mais elle était évidemment « incorrecte ». La seconde a donc été réalisée pour souligner ce qui se trouvait pourtant dans la première, mais pas assez : l’allégeance pleine et entière au communisme cubain.

    Dimanche, le quotidien officiel Juventud Rebelde prévenait que les débats ne conduiraient pas « à ce que nous nous écorchions en public » et qu’il n’y aurait pas « les strip-teases politiques comme ceux des ex-socialistes européens ».

    L’affaire est close. Et Eliecer Avila a répondu aux rumeurs qui circulaient dans la presse américaine : « A aucun moment je n’ai été arrêté, ma famille est tout à fait tranquille, il n’y a aucun problème. »

  • Ô Mère de Dieu, source vivante...

    Troisième ode de l’Acathiste à la Mère de Dieu

    (Pour une raison mystérieuse, on ne dit jamais la deuxième ode, et le texte est introuvable...)

    Ô Mère de Dieu, source vivante et abondante, en ce jour de votre mémoire sacrée, fortifiez ceux qui vous célèbrent en une fête spirituelle, et rendez-les dignes de la couronne de gloire.

    Très sainte Mère de Dieu, sauvez-nous.

    Salut, vous qui, comme une terre sans labour, avez produit un épi divin. Salut, table vivante portant le pain de vie. Salut, Maîtresse, source inépuisable d’eau vive.

    Très sainte Mère de Dieu, sauvez-nous.

    Salut, ô jeune fille qui avez donné aux croyants un jeune homme sans tache. Salut, agnelle qui avez porté l’agneau de Dieu qui efface les péchés du monde. Salut, fervente victime expiatoire.

    Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit.

    Salut, aurore lumineuse, qui seule avez porté le Christ, soleil habitacle de la lumière. Salut, vous qui avez dissipé les ténèbres et anéanti complètement les obscurs démons.

    Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

    Salut, porte unique par où passa le Verbe seul. Salut, ô Maîtresse qui, par votre enfantement, avez brisé les verrous et les portes de l’enfer. Salut, entrée divine des sauvés, vous qui êtes digne de toute louange.

  • Le jugement de Dieu

    A lire sur le blog de Sandro Magister, la relation de deux réponses du pape Benoît XVI à des prêtres de Rome, lors de leur traditionnelle rencontre de début de carême. Il souligne notamment qu’un de ses « objectifs fondamentaux », en rédigeant son encyclique Spe Salvi, a été d’insister sur les fins dernières, sur l’importance du jugement de Dieu, y compris pour les affaires terrestres.

  • Berlusconi et l’avortement

    « Je pense que la reconnaissance du droit à la vie de sa conception à la mort naturelle pourrait être un principe de l’ONU, comme pour le moratoire sur la peine de mort adopté après un long et difficile débat. »

    Cette déclaration de Silvio Berlusconi au supplément culturel d’Il Giornale, au tout début de la campagne des législatives, ne passe pas inaperçue.

    Pour la gauche, Berlusconi ouvre immédiatement la chasse aux voix catholiques, et cherche à tranquilliser les évêques. Mais la sénatrice Paola Binetti, appartenant au parti du candidat en chef de la gauche Walter Veltroni... et aussi à l’Opus Dei (sic), se félicite du propos de Berlusconi : « Il a dit au monde catholique qu’il ne faut pas avoir peur de lui et que la vie ne subira pas d’agressions de la part de son parti. » Avec des partisans comme ça, Veltroni a du souci à se faire...

    On retiendra surtout que Berlusconi reprend explicitement l’idée lancée par le journaliste (agnostique) Giuliano Ferrara, soutenue par diverses personnalités ecclésiastiques au Vatican, en Italie et dans le monde, et quelques personnalités laïques. Berlusconi est le premier homme politique important à prendre position en faveur de ce moratoire.

  • Besancenot - Attali : même combat !

    Communiqué de Marine Le Pen

    Menant campagne électorale en Avignon, Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, vient d'appeler “la gauche à s’intéresser aux immigrés”, soutenant en particulier l’idée d’une "grande manifestation nationale" avec les "organisations antiracistes" "en faveur de l’immigration".

    Le faux-nez de la lutte anti-capitaliste rejoint ainsi Jacques Attali, qui propose de son côté de favoriser l’immigration, "facteur de richesses", pour "relancer la croissance". Ces deux zélotes de la mondialisation se retrouvent ainsi sur la même ligne pour livrer les travailleurs français à la concurrence déloyale d’une main d’œuvre étrangère qui tire les salaires vers le bas.

    En faisant croire aux Français, frappés quotidiennement par le chômage et les délocalisations, que l’immigration est une "chance pour la France", Olivier Besancenot et l’extrême gauche trahissent les travailleurs français, se faisant les meilleurs suppôts du capitalisme financier. La gauche socialiste et le Parti communiste ayant quant à eux commis la même trahison depuis de longues années déjà, le Front national reste bien le seul à défendre ces travailleurs français que le système oublie...

  • Vaudeville neuilléen

    L’UMP soutient la liste conduite par le divers-droite Fromantin qui se présentait contre la liste UMP de Martinon, et la cheville ouvrière de cette liste, Arnaud Teullé, chef local de l’UMP, mène une liste contre la liste soutenue par l’UMP.

    Telle est la conclusion du vaudeville neuilléen, ajoutant son petit piment d’absurdité aux hilarants actes précédents.

  • Un Irlandais rue dans les brancards

    Vincent Browne est l’un des plus célèbres journalistes irlandais (directeur du magazine Village, chroniqueur à l’Irish Times et au Sunday Business Post, titulaire d’une émission de radio quotidienne jusqu’à l’année dernière). De gauche, naturellement.

    Sa dernière chronique du Sunday Business Post est fort intéressante, et plus intéressante encore lorsqu’on sait l’influence du personnage.

    Il raconte qu’il est allé aux bureaux de la Commission européenne à Dublin, pour demander un exemplaire du traité de Lisbonne, sur lequel les Irlandais vont devoir se prononcer par référendum. A la réception, on lui a donné une photocopie du texte (seule forme sous laquelle il était disponible). Il découvre que l’article 1 dit ceci : « Le traité sur l'Union européenne est modifié conformément aux dispositions du présent article. » Et qu’en bas de la page est écrit : « Le troisième alinéa est remplacé par le texte suivant : L'Union est fondée sur le présent traité et sur le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (ci-après dénommés “les traités”). »

    Il demande alors s’il peut avoir un exemplaire du « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne », puisqu’il n’est manifestement pas possible de comprendre le traité de Lisbonne sans avoir le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Les personnes de l’accueil lui répondent qu’elles n’ont pas ce texte. Quelqu’un descend l’escalier, Vincent Browne lui expose son problème. Cette personne lui répond qu’il n’existe rien qui ressemble à un « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Elle pense que le conseil de l’Union européenne a décidé d’en publier une version en avril, mais elle n’en est pas sûre.

    Arrive une autre personne, qui lui explique que le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » est en réalité une compilation de tous les traités antérieurs. Elle ajoute qu’elle peut lui donner un résumé du traité de Lisbonne, ce qui suffit amplement à expliquer en quoi il consiste.

    Non, répond-il. Je voudrais me faire ma propre opinion sur le traité, et je voudrais le comprendre, mais comment le pourrais-je si je n’ai pas un exemplaire du traité qu’il est censé amender ?

    L’interlocuteur répond alors, comme le précédent, que le conseil des ministres de l’UE pourrait le publier en avril, mais que ce n’est pas certain.

    Vincent Browne réplique : comment peut-on voter pour ce traité si l’on ne peut pas savoir ce qu’il signifie ?

    Réponse : nos hommes politiques, démocratiquement élus, pourront dire aux citoyens ce que contient le traité, et sur cette base nous pourrons voter.

    Cela ne me satisfait pas, insiste Vincent Browne, car je veux me faire ma propre idée.

    Une autre personne lui dit alors que l’Institut des Affaires européennes a publié une version annotée du traité de Lisbonne, qui explique tout. Vincent Browne : « J’ai dit que je voulais me faire ma propre opinion, or l’Institut des Affaires européennes n’est qu’une pom-pom girl de l’Union européenne et ne peut pas m’offrir une analyse objective du traité. »

    Quelqu’un de la réception a une autre idée : pourquoi ne pas traverser la rue et aller au Journal officiel ?

    Vincent Browne traverse la rue, et demande au Journal Officiel s’ils ont le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ». Ils n’en ont jamais entendu parler. Ils regardent leur catalogue : rien. Ils consultent l’ordinateur : rien.

    Il lui reste donc à essayer de lire le traité de Lisbonne. Mais il est totalement incompréhensible de bout en bout si l’on n’a pas en regard le « traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » pour s’y référer à chaque article.

    Vincent Browne commente :

    « Considérez seulement l'arrogance effarante de nos élites qui veulent que nous nous rendions aux urnes comme des moutons et que nous votions oui à un traité qu’il est impossible de comprendre à partir de la documentation mise à notre disposition. Si un directeur de banque ou un agent immobilier vous demande de signer un formulaire, est-ce que vous n’insistez pas pour savoir ce que c’est avant de le signer ? »

    « Comment peut-on attendre de nous que nous approuvions un traité qui modifie notre Constitution, alors que nous ne pouvons pas comprendre de quoi il s’agit autrement qu’en croyant sur paroles ces arrogants artistes de la tromperie ? Je parierais mon premier dollar qu’aucun membre du gang suivant n’a la moindre notion de ce que dit le traité article par article, pour la bonne raison qu’il est littéralement incompréhensible » (suivent les noms des principaux ministres irlandais, et du président de l’Institut pour les affaires européennes).

    Conclusion : « La seule attitude responsable, sensée, raisonnable, intelligente, à adopter est de voter non à ce traité, au motif que nous ne savons pas, et que nous ne pouvons pas savoir, ce qu’il veut dire. »