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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2539

  • Amandine Tatin et Ronan Cariou devant la justice

    Communiqué de l’AGRIF

    L’AGRIF a reçu communication par Monsieur le juge d’instruction Philippeau du Tribunal de Grande Instance de Lorient de sa décision de renvoi devant le Tribunal correctionnel d’Amandine Tatin et de Ronan Cariou, auteurs, selon le juge, de très graves actes de haine antireligieuse à motivation sataniste et néo-nazie.

    Arrêtés en février 2006 et incarcérés jusqu’au mois d’Août de cette même année, ils sont notamment coupables de l’incendie désastreux de la vénérable chapelle romane de Saint-Guen à Saint-Tugdual dans le Morbihan ; de multiples profanations d’églises et de violations de dizaines de sépultures ; pire encore d’atteintes à l’intégrité des cadavres de M. Gilles Poilane au cimetière de Vertou (Loire-Atlantique) et de M. Marcel Theze à Rennes.

    Antérieurement Amandine Tatin avait perpétré en Février 2005 des dégradations diverses avec vol d’un crâne et d’ornements religieux dans les cimetières chrétiens et juifs de Saint-Etienne des Remiremont dans les Vosges.

    [Cela veut dire que l’AGRIF est agréée comme partie civile.]

  • Au moins c’est clair

    La longue crise à la tête du quotidien Le Monde, ouverte en décembre avec la démission du directoire, s’est terminée hier. Les actionnaires externes du groupe ont contraint Jean-Michel Dumay à démissionner de ses fonctions de président de la société des rédacteurs et vice-président du conseil de surveillance, et les actionnaires internes ont contraint son frère ennemi Alain Minc à démissionner de son poste de président du conseil de surveillance.

    Les actionnaires ont remplacé Alain Minc par Louis Schweitzer, et Jean-Michel Dumay par David Guiraud, ancien directeur général des Echos.

    Ainsi, Louis Schweitzer, le président de la Halde , devient président du conseil de surveillance du Monde.

    L’homme qui est à la tête de l’organe de la police de la pensée chargé de traquer les discriminations visibles et invisibles, directes ou indirectes, réelles ou supposées, et d’en élargir sans cesse le champ judiciaire, est donc préposé à la surveillance du Monde...

    Bien sûr, il s’agit de la surveillance de la gestion du journal. Mais la gestion d’un journal politique n’est pas sans rapport avec sa ligne éditoriale, surtout quand le président du conseil de surveillance est le patron d’un des principaux organes de la police de la pensée.

    Voilà la garantie, s’il en était besoin, que Le Monde sera encore plus politiquement correct qu’il ne l’était, si c’est possible.

    Rappelons que ce politiquement correct ne consiste pas seulement à interdire toute opinion qui n’entre pas dans le moule de la pensée unique. C’est une idéologie de subversion de toutes les valeurs (religieuses, nationales, familiales, sociales), et du langage lui-même, y compris des mots dont le sens était jusqu’ici le plus évident. Ainsi, par exemple, la Halde a-t-elle apporté son soutien à une lesbienne qui voulait obtenir un congé paternité...

  • J’ouvrirai la bouche...

    Première Ode de l’Acathiste à la Mère de Dieu

    J’ouvrirai la bouche, et elle sera remplie de l’Esprit, et prononcerai des discours en l’honneur de la Reine Mère  ; on me verra la célébrer avec éclat, et, joyeux, je chanterai ses merveilles.

    Voyant en vous le livre vivant du Christ, scellé par l’Esprit, le Grand Archange, ô Pure, vous parla ainsi :

    Salut, réceptacle de la joie par laquelle a disparu la malédiction de notre première mère.

    Très Sainte Mère de Dieu, sauvez-nous.

    Salut, Vierge épouse de Dieu, relèvement d’Adam et mort de l’enfer. Salut, tout immaculée, palais du Roi unique. Salut, trône de feu du Tout-Puissant.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit.

    Salut, vous qui, seule, avez produit la rose inflétrissable. Salut, vous qui avez produit le parfum du seul Roi. Salut, délivrance du monde, vous qui n’avez pas connu le mariage.

    Maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

    Salut, trésor de pureté, vous qui nous avez relevés de notre chute. Salut, Reine, lys odoriférant qui embaumez les fidèles, encens de bonne odeur et parfum de grand prix.

  • « Blogueur conservateur » ?

    Voilà que, à mon grand étonnement, j’ai été cité sur le site de France 24. C’était vendredi dernier, dans la rubrique France, dans un article signé Thomas Hubert sur l’affaire du SMS de Sarkozy à Cécilia. Et ce n’était pas pour dénoncer les immondes propos d’un horrible fasciste, mais pour éclairer la question...

    Afin de me citer comme quelqu’un de fréquentable, l’auteur de l’article parle du « blogueur conservateur Yves Daoudal ».

    C’est bien la première fois qu’on me traite de conservateur.

    Je comprends bien que Thomas Hubert devait trouver un qualificatif qui donne une indication de mon orientation, et qu’il ne pouvait pas me définir comme « lepéniste » ou quelque chose dans le genre sans encourir l’immédiate accusation de faire le jeu  de l’extrême droite...

    Mais c’est l’occasion de signaler que j’ai une véritable allergie à ce mot de « conservateur ». C’est au point que je ne vais que très rarement sur le blog intitulé « un blog conservateur parmi tant d’autres », malgré ses évidentes qualités. Uniquement à cause du nom.

    C’est que je ne me sens pas du tout conservateur. Pour une raison précise, c’est que je ne vois pas du tout ce qu’il y aurait à conserver, en France, tant sur le plan politique que sur le plan religieux. Tout est à refaire.

    Je ne veux conserver ni notre classe politique, ni nos évêques. Ni l’idéologie qui nous gouverne, ni la liturgie de nos églises.

    Pour aller d’emblée au fond des choses, le mot conservateur est l’antithèse du Saint Esprit. Le Saint Esprit souffle où il veut, il est jaillissement de vie. On ne conserve pas cette vie, on la reçoit à chaque instant, toujours nouvelle. On ne conserve pas les sacrements. On les confère. Chaque messe est une nouvelle actualisation de la Rédemption. L ’Eglise ne met rien en conserve (la sainte réserve n’est pas une conserve). Elle nous relie à l’éternité, et chacun de ces liens est toujours nouveau, parce que lorsque l’éternité touche le temps de la terre elle apparaît forcément et toujours comme absolument nouvelle.

    Je pourrais dire en forme de boutade que je préfère les produits frais. Ce n’est pas tout à fait une boutade.

  • Pas de commentaire

    Que disait David Martinon quand on lui posait des questions embarrassantes ?

    – Pas de commentaires.

    Que dit Nicolas Sarkozy (exilé en Guyane) quand on lui demande ce qu’il pense de l’affaire Martinon ?

    – Pas de commentaire.

    Sic.

    C’est la dernière facétie en date de cet hilarant impromptu de Neuilly, qui n’a pas fini de nous faire rire. Merci Sarko (père et fils).

    Pour ajouter à l’extrême confusion de la situation (malgré le retrait de Martinon), le Nouveau Centre de Neuilly se dit « tout à fait horrifié des méthodes qui ont amené trois personnes à contrer la candidature de David Martinon » : « Ceci est à l’opposé des valeurs d’humanisme et de loyauté auxquelles nous sommes attachés et remet en cause notre soutien à la liste UMP »

    Ouarf, ouarf, ouarf.

  • Plan banlieue : Sarkozy à bout de souffle

    Communiqué de Marine Le Pen

    Annoncé par Nicolas Sarkozy, voilà donc le énième plan pour les banlieues, qui, pour la énième fois, est censé régler le chômage des "jeunes" issus de l’immigration, changer la vie des "quartiers" et mettre fin aux "incivilités" et à l’insécurité...

    Depuis 1982 et la création de la "Délégation à l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté", les pouvoirs de "gauche" comme de "droite" ont injecté, en pure perte, des dizaines de milliards d’euros dans la "politique de la ville". En 2006, l’Etat avait déjà investi 4 milliards d’euros dans les banlieues. Pour quels résultats ?

    Les beaux discours ne doivent pas masquer la réalité aux Français. Tant que le système persistera dans cette folle politique de submersion migratoire qui accentue la crise sociale et obère la cohésion nationale, tous les plans pour les banlieues  ne serviront qu’à une chose : dilapider l’argent des contribuables.

  • Traité de Lisbonne : une Constitution à l’insu du peuple

    Communiqué de Bruno Gollnisch

    Contrairement à ce qu’a déclaré le chef de l’Etat, le Traité européen de Lisbonne n’est pas distinct de la Constitution rejetée en 2005 par les peuples français et néerlandais.

    Tous les dirigeants européens le disent en effet, par franchise, ou par cynisme :  de la chancelière allemande Angela Merkel (« Let us keep the substance, and change the wording ») à l’ancien Président du Conseil italien Giorgio d’Amato, du ministre des Affaires étrangères néerlandais Karel de Gucht au Premier Ministre luxembourgeois Junker,  et même Valéry Giscard d’Estaing, le père de la Constitution européenne de 2005 rejetée par le peuple : le traité de Lisbonne n’est ni “mini”, ni “simplifié”. C’est la Constitution européenne bis !

    Avec des institutions anti-démocratiques : un Président non élu qui n’aura de comptes à rendre à personne ; la Commission de Bruxelles,  gouvernement eurocratique d’où même, fait inouï, la France pourrait être complètement absente ;

    avec un Quasi-Ministre des Affaires Etrangères et de la défense,  inféodé aux Etats-Unis et à l’OTAN, qui pourrait nous entraîner dans des guerres qui ne sont pas les nôtres ;

    avec des décisions désormais supérieures à notre droit national et même à notre Constitution, prises à la majorité dans presque tous les domaines, sans plus aucune garantie pour nos intérêts vitaux ;

    la France ne sera plus qu’une collectivité locale asservie, morcelée, écartelée en Euro-Régions ou en Euro-Länder, que préfigure déjà le découpage de son territoire aux dernières élections européennes de 2004.

     Ce n’est pas le retour de la France en Europe ; c’est la fin (provisoire ?) de quinze siècles d’indépendance de la plus ancienne nation du monde après la Chine. C ’est imposer sous une autre forme aux Français  exactement le texte même qu’ils ont rejeté.

  • Une honteuse tentative de diversion

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Face au flop retentissant de son plan banlieue et au grotesque vaudeville de Neuilly, le président de la République a tenté hier soir de détourner l’attention en se prévalant du « succès » que serait son « traité simplifié ».

    Mais en alignant une fois de plus les contre-vérités sur ce traité, qui n’est ni mini, ni simplifié, ni de lui, puisqu’il est la copie conforme de la Constitution européenne, Nicolas Sarkozy a seulement souligné qu’il a trompé les Français.

    Le plus grave demeure qu’il a trahi la France, avec la complicité d’une représentation nationale qui a illégitimement disposé de la souveraineté de la nation.

    « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. »

  • L’Acathiste à la Mère de Dieu

    Le 11 février est la fête de l’apparition de la Sainte Vierge à Lourdes, qui n’est qu’une mémoire cette année en raison du carême. Le 11 février est la date de la première apparition, et cette année c’est le 150e anniversaire. Depuis le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, l’Eglise fête cette année jubilaire, et le pape viendra à Lourdes sans doute à l’automne.

    Pendant le carême, l’Eglise byzantine célèbre une autre apparition de la Mère de Dieu. La nuit du 7 août 626.

    Byzance était assiégée par les Perses. L’empereur était parti chercher d’éventuels renforts. Ce jour-là les Perses décident d’attaquer. Le patriarche Sergius fait monter sur les remparts l’armée et le peuple. Tous se mettent à chanter des strophes de louanges à la Mère de Dieu. L’ennemi se met en mouvement. Mais voici qu’apparaît dans le ciel une femme d’une sublime beauté, qui lève la main, et cette main levée fait fuir l’ennemi dans le plus grand désordre.

    Au matin, le peuple reprend l’hymne qu’il chantait sur les remparts. Le patriarche déclare la Vierge « invincible chef d’armée » et reine de la ville, et ordonne de célébrer la mémoire de ce jour chaque 5e vendredi de carême.

    Chaque 5e vendredi de carême sont donc chantées les 24 strophes de l’hymne acathiste à la Mère de Dieu, précédées des 9 odes ajoutées par la suite. Acathiste veut dire simplement qu’on ne s’asseoit pas pendant tout le temps de l’office (par opposition aux cathismes qui se chantent assis), parce que les habitants de Byzance avaient chanté l’hymne debout sur les remparts.

    Les quatre vendredis précédents, on chante l’acathiste par morceaux : 6 strophes chaque fois, précédées des 9 odes.

    Il s’agit d’un incomparable joyau de la liturgie byzantine. Pour le faire découvrir à ceux qui ne le connaîtraient pas, et pour célébrer Marie en cette année particulière, je vais donner chaque jour un petit morceau de cet hymne. Je souligne que je donne la traduction utilisée dans l’Eglise melkite grecque-catholique, qui n’est pas polluée par l’air du temps.

    Pour commencer, voici le chant final des odes. Il s’agit du chant de libération de Byzance. C’est le kondakion qui est chanté dans la Divine Liturgie les dimanches de carême, et le jour de l’Annonciation (sur une musique d’une impressionnante solennité) :

    Invincible chef d’armée,
    A vous les accents de victoire !
    Libérée du danger,
    Votre ville, ô Mère de Dieu,
    Vous offre des hymnes de reconnaissance.
    Vous dont la puissance est irrésistible,
    De tout péril délivrez-moi,
    Pour que je puisse vous acclamer :
    Salut à vous, Epouse sans époux !

  • Premier dimanche de Carême

    « Frères, nous vous exhortons à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu. Car il dit: Au temps favorable Je t'ai exaucé, et au jour du salut Je t'ai secouru. Voici maintenant le temps favorable; voici maintenant le jour du salut. »

    Tel est le début de l’épître du premier dimanche de Carême. Il y a ici un mot clef de l’Ecriture, et l’explication de ce mot, par Isaïe, par saint Paul, et par son insertion dans la liturgie en ce jour.

    C’est le mot grec kairos, traduit par temps dans l’épître. Ce mot veut dire moment opportun, opportunité, occasion, et aussi temps présent. C’est le moment qui est actuellement favorable pour faire ceci ou cela. Dans l’antiquité on pouvait consulter les haruspices ou autres oracles pour savoir quand était ce moment favorable : ce sont les dieux qui me disaient quand était ce moment favorable, dans la succession du temps.

    Kairos devient ainsi un des trois mots grecs désignant le temps. Il y a aion, qui est l’éternité, chronos, le temps qui passe (celui qu’on mesure avec un chronomètre), et kairos, qui est en quelque sorte le pont entre les deux. Ce que l’on appelle « l’instant de grâce », par exemple, quand on se trouve en communion avec la beauté d’une œuvre d’art. Il s’agit bien de cela. Il s’agit de cet instant où la grâce nous pénètre, où l’éternité se fait présente. Par un de ces éclairs sur l’au-delà, pour reprendre le titre de la dernière grande œuvre de Messiaen.

    Les traductions disent généralement : le temps favorable. Or kairos veut déjà dire temps favorable. Il y a une redondance, pour souligner dans quel sens est employé le mot. Dans la citation d’Isaïe, le mot qui suit kairos est dekto, ce qui signifie acceptable, que l’on admet bien. Mais dans son commentaire, saint Paul utilise un autre mot, qui insiste encore davantage sur le sens de kairos : evprosdektos : que l’on reçoit favorablement, que l’on accepte avec empressement.

    Ce temps que nous devons accepter avec enthousiasme, que nous devons vivre pleinement, c’est maintenant, car c’est maintenant le temps du salut, c’est l’aujourd’hui de Dieu, l’éclair de l’éternité qui éblouit et fait exploser le temps-chronos ; c’est aujourd’hui le « kairos » qui nous relie dès maintenant à l’éternité, en ce premier dimanche d’un carême qui doit être tout entier un kairos car il va nous conduire à la Résurrection, qui est la plus stupéfiante manifestation de la rencontre entre l’éternité et le chronos : le kairos qui se fait corps glorieux, et eucharistie.