Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Irlande

  • Il n’y a pas eu d’avortement légal en Irlande

    Contrairement à ce que claironnent les agences de presse et les médias qui les recopient, il n’y a pas eu en Irlande le premier avortement selon la loi qui permet « enfin » de tuer les enfants sous certaines conditions.

    Ce qui est présenté comme tel a toujours été légalement possible.

    Le ministère de la Santé l’a confirmé, précisant que la nouvelle loi n’était pas encore opérationnelle.

    Toutes les explications chez Jeanne Smits.

     

  • Irlande : la loi sur l’avortement promulguée

    Le président irlandais Michael Higgins a promulgué hier la loi qui autorise l’avortement si la poursuite de la grossesse fait courir à la femme un « risque réel et substantiel pour sa vie ».

    Cette loi est a priori anticonstitutionnelle. On constate que le gouvernement s’est bien gardé de la soumettre à la Cour suprême.

  • L’avortement en Irlande

    Les députés irlandais ont adopté la nuit dernière la loi qui autorise l’avortement si la vie de la mère est en danger, par 127 voix contre 31.

    Lucinda Creigthon, ministre des Affaires européennes, a voté contre, ce qui la contraint à l’exclusion du parti au pouvoir et donc à démissionner de son poste. « On ne peut pas faire de concession sur une question de vie ou de mort », a-t-elle déclaré.

  • L’avortement en Irlande

    La loi dite de "protection de la vie pendant la grossesse" a été adoptée hier en première lecture par 138 députés contre 24 et 3 abstentions.

    Mais le vote provoque des remous. 4 députés du Fine Gael, le parti au pouvoir, ont voté contre le texte. Ils ont été aussitôt exclus du parti. Un député du Sinn Fein a voté contre, ainsi que les deux tiers des députés du Fianna Fail, alors que le chef du parti votait pour.

    En seconde lecture, six autres députés du Fine Gael pourraient voter contre, dont le ministre des Affaires européennes.

    Il est à noter que la seule circonscription du pays dont les députés aient voté en majorité contre le texte est celle de Galway West (qui a 5 députés), où se trouve l’hôpital où est morte Savita Halappanavar (décès ultra-médiatisé qui est à l’origine du projet de loi).

  • Declan Ganley, le retour…

    Ceux qui suivent l’actualité européenne se souviennent sans doute de Declan Ganley, qui fut un acteur de premier plan lors de la campagne irlandaise contre le traité de Lisbonne, avec son mouvement Libertas dont il avait ensuite réussi à faire un officiel mais éphémère parti européen (avec notamment Philippe de Villiers et Paul-Marie Couteaux).

    Lors d’une réunion publique à Dublin, hier soir, Declan Ganley a proposé la création d’un nouveau mouvement, qui serait intitulé Alternative pour l’Irlande.

    Au sujet de l’Europe il a dit de nouveau que la Commission européenne avait trop de pouvoirs, et que l’UE était « trop grande, trop lourde, et structurellement antidémocratique », tout en se défendant, comme d’habitude, d’être « eurosceptique » puisqu’il est passionnément pour l’Europe…

    Il a abordé bien d’autres sujets, notamment économiques, mais ce qui nous intéresse est ce qu’il a dit sur le grand sujet du moment en Irlande : l’avortement.

    Declan Ganley s’est opposé de façon très claire et très ferme au Premier ministre Enda Kenny et à son parti le Fine Gael. Parce que Enda Kenny a affirmé que malgré l’opposition massive au projet de loi sur l’avortement il était absolument résolu à le faire voter par le Parlement, et parce que son parti le Fine Gael ne permettra pas la liberté de vote.

    Or, dit Declan Ganley, ce projet de loi, c’est « légaliser le fait de prendre une vie humaine innocente ». Les députés qui partagent ce point de vue ne doivent pas se laisser imposer leur vote par leurs partis. Ils ne doivent pas abandonner des principes aussi fondamentaux ; et il a ajouté qu’un parti politique qui ne fait pas confiance à ses députés au point de ne pas leur permettre d’avoir leur opinion n’est pas digne de soutien.

    Le propos de Declan Ganley, comme souvent, n’est pas toujours très clair. Mais il met les pieds dans le plat et c’est toujours bon à prendre.

  • Un beau rassemblement pro-vie à Dublin

    995272_506467206074355_1792660660_n.jpg

    Ils étaient 15 à 20.000 selon la police, au moins 40.000 selon les organisateurs, réunis à Dublin samedi pour protester contre le projet de légalisation de l’avortement en cas de menace de suicide de la mère. C’est la plus importante manifestation pro-vie qui ait eu lieu jusqu’ici en Irlande. (Rappelons qu’il y quatorze fois moins d’habitants en Irlande qu’en France.)

    264445_497461946974881_545667017_n.jpg

  • Les évêques d’Irlande réagissent

    La Conférence des évêques d'Irlande a vivement réagi au projet de loi sur l’avortement, en publiant hier un texte dont voici une traduction.

    Les évêques catholiques d'Irlande soulignent une fois encore l'importance qu’il y a à continuer de fournir un service de soins de santé en Irlande qui assure le plein respect du caractère sacré de la vie, tant de la mère que de son bébé à naître. Les évêques expriment leur appréciation du travail effectué quotidiennement dans cet esprit par les médecins, infirmières, sages-femmes et autres personnels de santé. Grâce à Cura, l'agence de l’Eglise pour les grossesses difficiles, une aide est disponible pour n'importe quelle femme confrontée à une grossesse non désirée.

    Les chapitres du projet de loi de « protection de la vie pendant la grossesse » publié mercredi par le gouvernement, une fois approuvés, rendra légitime le meurtre direct et intentionnel de l'enfant à naître en Irlande. Le projet de loi tel qu’il est exposé représente un changement dramatique et moralement inacceptable de la loi irlandaise, et il est inutile pour s’assurer que les femmes reçoivent le traitement vital dont elles ont besoin pendant la grossesse.

    L'Evangile de la vie est au cœur du message de Jésus ; la décision délibérée de priver de la vie un être humain innocent est toujours moralement condamnable. Nous soutenons le droit à la vie comme le fondement de tous les autres droits de l'homme. Nous encourageons une meilleure compréhension de l'inviolabilité du droit à la vie à la fois pour la mère et son enfant à naître, en toutes circonstances. En conséquence, en ce moment crucial, il est essentiel que tous ceux qui partagent ces croyances l’expliquent à leurs législateurs.

    Il semble également que le projet de loi impose aux hôpitaux catholiques l’obligation d’assurer des avortements. Ce serait totalement inacceptable et cela a de graves conséquences quant aux dispositions juridiques et constitutionnelles existantes qui respectent l'autonomie légitime et l’éthique des institutions confessionnelles. Cela soulèverait également de graves difficultés pour la conscience religieuse de nombreux citoyens.

    L'avortement, au sens de tuer directement l'enfant à naître, n'est jamais un remède aux idées suicidaires et par conséquent ne devrait jamais être cité comme une justification pour le meurtre direct d'un être humain innocent. C'est un moment tragique pour la société irlandaise si nous considérons la destruction délibérée d'une personne totalement innocente comme une réponse acceptable à la menace de mort évitable d'une autre personne.

    Nous invitons tous ceux qui chérissent la vie humaine à soutenir la Vigile pour la vie qui aura lieu à Knock demain. Nous encourageons tous ceux qui pourront assister à la veillée à le faire ou à se joindre à nous par la prière. Chéris la mère et le bébé ! Choisis la vie !

    [« Choisis la vie, nous les chérissons tous les deux ! » est le thème de la vigile qui a lieu aujourd’hui et qui était prévue de longue date au sanctuaire marial de Knock. Procession du Rosaire à partir de 13h, et messe à 15h, célébrée par le cardinal Sean Brady, archevêque d’Armagh et primat d’Irlande.]

  • Vers une loi sur l’avortement en Irlande

    Le gouvernement irlandais a fini par se mettre d’accord hier soir sur un projet de loi, dont le ministre de la Santé ne voulait pas, concernant l’avortement.

    Ce projet de loi, que les Irlandais appellent "the X case bill", vise essentiellement à mettre la loi irlandaise en conformité avec l'arrêt de la Cour suprême de 1992, sur le « X case », qui disait que l'on doit permettre l'avortement d'une femme qui menace de se suicider.

    Il définit trois cas. Lorsqu’il y a risque de mort immédiat pour la femme enceinte, un médecin doit donner l’autorisation d’avorter. Lorsqu’il y a urgence, en cas d’accident ou de maladie, pour sauver la vie de la femme enceinte, il faudra l’avis de deux médecins. Et en cas de risque de suicide de la femme enceinte, il faudra l’avis de trois médecins (un gynécologue et deux psychiatres).

    Ce projet de loi est la réponse du gouvernement irlandais à l'énorme pression internationale qui a suivi l'affaire Savita. On peut considérer qu'il s'agit d'un premier pas vers la légalisation de l'avortement. On peut aussi considérer que c'est une concession cosmétique qui verrouille la protection de la vie. Le Premier ministre martèle que cette loi de « protection de la vie pendant la grossesse » (c’est son intitulé officiel) ne changera rien à la situation actuelle.

  • Avortement en Irlande : les médecins disent non

    L’Association des médecins irlandais a rejeté trois motions visant à accepter une légalisation partielle de l’avortement.

    A lire sur le blog de Jeanne Smits.

  • Beaucoup d’enfants en Irlande

    En 2009, au plus fort de la crise, les naissances en Irlande avaient atteint le nombre record de 75.554. La tendance demeure, puisqu’il y en a eu 74.650 en 2011 (contre 65.000 par an au temps du « tigre celtique »).

    Une dépêche de l’agence Reuters explique pourquoi la crise engendre des enfants, ou renvoie les Irlandais à leurs fondamentaux.

    Mais on constate aussi que près d’un enfant sur quatre est d’origine étrangère. On ne nous dit pas si c’est un Polonais ou un Pakistanais…

     

  • Pas original…

    Dans la série bien connue : si vous votez non ce sera la catastrophe… Le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan, a averti que si les Irlandais votaient non au référendum sur le traité du pacte budgétaire, les deux prochains budgets seraient grevés d’une plus lourde austérité, étant entendu qu’un vote "non" contrecarrerait la croissance, couperait l’accès au fonds de sauvetage de la zone euro, et inciterait les investisseurs étrangers à fuir le pays…

  • Référendum en Irlande

    Le référendum sur le traité du pacte budgétaire européen aura lieu le 31 mai.

    L’Irlande est toujours le seul pays où le peuple ait le droit de donner son avis.

  • Il y aura un référendum en Irlande

    Les juristes qui ont participé à la rédaction du traité du pacte budgétaire avaient fait tout leur possible pour qu’il ne soit pas nécessaire d’organiser un référendum en Irlande. Mais c’était dans le cadre de l’Union européenne, quand ce traité était conçu comme un amendement au traité européen. A cause de la défection britannique (puis tchèque), le traité est devenu un traité international. Or un référendum est nécessaire pour ratifier un traité international…

    C’est pourquoi l’attorney général a décidé qu’il fallait un référendum, qui a été annoncé hier au Parlement, de façon d’ailleurs totalement impromptue, par le Premier ministre Enda Kenny.

    Malheureusement, le vote (sans doute négatif) des Irlandais n’aura pas de répercussion sur l’UE. Parce qu’il ne s’agit pas d’un traité de l’UE, et qu’il entrera en vigueur quand 12 pays l’auront ratifié.

  • Un autre menteur

    L’ancien Premier ministre irlandais explique qu’il ne faut pas organiser un référendum sur le traité du pacte budgétaire, parce que cela obligerait l’Irlande à quitter la zone euro.

    C’est d’autant plus faux que le traité n’est pas un traité européen mais un traité international, qui n’a donc juridiquement pas de lien avec la zone euro.

    Quand on parle de référendum, il n’y a pas que Sarkozy pour mentir. Mais ce n’est pas forcément une consolation.

    N.B. Michel Janva écrit dans une réponse à un commentaire du Salon Beige qu'il n'a trouvé le traité qu'en anglais. C'est un autre scandale de ce traité: il n'existe en effet toujours qu'en langue anglaise. Sans doute parce que c'est un traité international... Mais même à l'ONU les textes sont en français.

  • Nouvel affront du gouvernement irlandais à l’Eglise

    Le gouvernement irlandais a décidé de fermer son ambassade auprès du Saint-Siège, parce qu’il est obligé de faire des économies tous azimuts, et que les relations avec le Saint-Siège ne sont pas économiquement rentables…

    Malgré le laborieux contre-feu du P. Lombardi (« Ce qui est important, ce sont les rapports diplomatiques entre le Saint-Siège et les Etats, et pour ce qui est de l’Irlande, ils ne sont pas remis en question »), il est clair qu’il s’agit d’une nouvelle attaque du gouvernement irlandais contre l’Eglise, dans la ligne de la violente charge du Premier ministre en juillet dernier.

    J’imagine que cette décision doit provoquer une certaine émotion dans le pays…

    Sur le site de l’ambassade, on peut lire un historique de la villa Spada, siège de l’ambassade, qui « apparaît aujourd’hui comme un symbole de la longue et fructueuse relation de l’Irlande avec le Saint-Siège »…

  • Les mariages blancs en Irlande

    Selon le ministère irlandais de la Justice, 10 à 15% des mariages civils, en Irlande, sont désormais des mariages blancs, visant uniquement à contourner les lois sur l’immigration.

    Le nombre de personnes demandant un droit de résidence dans le pays fondé sur un mariage est passé de 1.207 à 2.129 entre 2006 et 2009, et il y en a eu 1.182 au cours des seuls six premiers mois de cette année.

    En tête des statistiques de ces six mois, les Pakistanais : 253, dont 95 ont “épousé” une… Lituanienne. La “femme”, qui vient souvent d’Europe de l’Est, est payée entre 3.000 et 5.000 euros. Les mariages se déroulent éventuellement en présence de deux interprètes, car les “époux” ne se comprennent pas et ne comprennent pas l’anglais… Et, comme on le voit chez nous, ce sont souvent les mêmes personnes qui assistent à plusieurs mariages.

    Le gouvernement irlandais avait tenté de restreindre la portée de la directive de 2004 (transposée en 2006), mais il a été condamné par la Cour de Justice européenne en 2008.

    Aujourd’hui, il cherche de nouveaux moyens de contrôle, mais, comme le dit un responsable régional des Greffes, « nous craignons de pouvoir être accusés de cibler certains groupes et nous avons conscience que nous pourrions être tenus responsables d’entraver le mariage »…

    Le même responsable se désole : « Quand on regarde notre propre Constitution, elle est là pour empêcher les atteintes au mariage, or il apparaît qu’il y a une atteinte effective au mariage. »

    Mais les directives européennes, antinationales, priment les Constitutions nationales. Il serait peut-être temps de s’en rendre compte…

    (Irish Times 1, 2)

  • Même une militante du oui…

    Le Pr Brigid Lafan, vice-présidente de l'Université de Dublin, qui fut l'une des grandes voix du lobby « l'Irlande pour l'Europe » qui mena la campagne pour le oui au référendum sur le traité de Lisbonne, a publié un livre sur la campagne, où elle met en garde contre tout nouveau référendum sur un futur traité européen. Elle écrit : « L'UE doit maintenant fonctionner avec les traités et les institutions qu'elle a déjà depuis au moins 15 ans, car aussi bien les systèmes intérieurs des Etats que les électorats de l'Europe ne supporteront pas que l'on change encore les traités. »

  • Quitter l’euro

    A propos de la crise économique qui secoue l'Irlande, David McWilliams écrit dans l'Irish Independant : « La solution évidente est de quitter l'euro, de réinstaurer notre propre monnaie, de lui permettre de dégringoler et de refléter le véritable état de compétitivité de notre économie en ruines, et de redémarrer. »

  • Les droits de l’homme selon l’ONU

    Attention. Ceci n’est pas un gag de mauvais goût. C’est hélas sérieux.

    Alors que la Grande-Bretagne se vautre dans une dhimmitude effrénée (voir ma rubrique islam), le Comité des droits de l’homme de l’ONU s’inquiète que « des attitudes publiques négatives à l’encontre des membres musulmans de la société » continuent d’être autorisées en Grande-Bretagne. Et il demande au gouvernement de prendre « des mesures énergiques pour éliminer ce phénomène et s’assurer que les auteurs de tels actes de discrimination sur la base de la religion soient correctement dissuadés et sanctionnés ».

    L’Irlande dans le collimateur : laïcité et avortement

    Pour faire bonne mesure, le même comité des droits de l’homme de l’ONU demande à l’Irlande d’ouvrir ses écoles (presque toutes catholiques) à un enseignement laïque, et au Parlement irlandais de « prendre des mesures pour aider les femmes à éviter des grossesses non voulues de sorte qu’elles n’aient pas à recourir à des avortements illégaux ou dangereux ».

    (Daily Telegraph, via Bivouac-ID pour la Grande-Bretagne)

  • En Irlande

    Comme prévu, le ministre irlandais des Finances et vice-Premier ministre Brian Cowen a été élu à la tête du Fianna Fail, et deviendra donc Premier ministre lors de la démission de Bertie Ahern le 6 mai.

    Certains observateurs pensent que Bertie Ahern démissionne afin de déconnecter le référendum de son « héritage » en matière de politique intérieure, et de garantir ainsi le succès du oui.

    Cela dit, le gouvernement de Brian Cowen devrait être le frère jumeau de celui de Bertie Ahern.

    Rappelons que Brian Cowen était ministre des Affaires étrangères lors du référendum de 2001 sur le traité de Nice. Si ce pouvait être un bon présage...