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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2364

  • 28e et dernier dimanche après la Pentecôte

    L’évangile de ce jour est celui de la fin du monde. C’est-à-dire de la fin du temps. Car ce dimanche clôt le cycle de l’année liturgique.

    La liturgie nous a fait vivre l’histoire du salut : l’attente du Seigneur, sa naissance, sa vie terrestre, son Sacrifice et sa Résurrection, son Ascension, et l’envoi du Saint-Esprit, à la Pentecôte, qui est le début de l’Eglise et des temps de la rédemption. Les dimanches après la Pentecôte, qui se succèdent de semaine en semaine (chacune d’entre elles étant elle-même un cycle du salut), symbolisent le temps de l’histoire des hommes depuis la fondation de l’Eglise jusqu’à la fin du temps, jusqu’au « retour » du Seigneur.

    Dans l’épître, saint Paul nous demande de rendre grâce au Père qui nous a arrachés à la puissance des ténèbres et nous a (déjà) transférés dans le royaume de son Fils.

  • Le mot de l'année

    « Elle place le respect de la vie humaine au-dessus de tout. »

    Philippe Douste-Blazy à propos de Simone Veil.

    (merci au Salon Beige)

  • Le bon sens est discriminatoire

    Dans le cadre de la réforme du système scolaire italien, Silvio Berlusconi a retenu le projet de la Ligue du Nord : les élèves étrangers passeraient un examen de connaissance de l’italien ; en cas d’échec, ils intégreraient une classe séparée, jusqu’à ce qu’ils maîtrisent la langue. La Ligue souhaite aussi imposer un maximum de 30% d’enfants étrangers par classe.

    L’opposition crie à la discrimination, et s’insurge contre le fait que les victimes de la discrimination soient des enfants.

    La Ligue du Nord répond qu’au contraire cela permettra une meilleure intégration des étrangers.

    Plus de 500 000 enfants étrangers fréquentent les écoles italiennes. En 5 ans, ce chiffre a plus que doublé.

    (Polically Incorrect, via François Desouche)

  • Nouvelles tchèques

    En attendant l’avis de la Cour constitutionnelle sur le traité de Lisbonne (mardi prochain, peut-être), les nouvelles tchèques ne sont pas très bonnes.

    Il se confirme que le maire de Prague, Pavel Bém, opposant résolu au traité, n’a quasiment aucune chance de remplacer Mirek Topolanek au poste de président de l’ODS le 5 décembre prochain. La plupart des sections du parti soutiennent Topolanek. Bém n’est guère soutenu que par les sections de la capitale (et le président Klaus). En outre, désigner Bérn fragiliserait le gouvernement de Topolanek alors que l’opposition social-démocrate ne cesse de gagner des points.

    Or Topolanek dit clairement, désormais, qu’il est favorable à l'adoption du traité de Lisbonne. Il a expliqué dans le quotidien Mlada fronta Dnes que, selon lui, la République tchèque n’a que deux possibilités : soit adopter le Traité de Lisbonne soit redevenir un vassal de Moscou. Il ajoute : « En dépit de tous les problèmes qui y sont liés – j’ai d’ailleurs été auparavant assez critique au sujet du Traité, ainsi qu’au sujet de la Constitution européenne – je pense qu’il est plus avantageux pour nous de pouvoir influencer activement les choses que de rester passivement à la périphérie. »

    Pour l’heure, comme le souligne Radio Prague après le vote du parlement suédois, la République tchèque est le seul pays de l’UE où le processus de ratification du traité… n’a pas commencé.

  • Sainte Cécile

    Le langage des Anges pourrait seul célébrer dignement vos grandeurs, ô Epouse du Christ ! et nous n'avons pour vous louer que les accents incomplets et timides de l'homme mortel et pécheur. O Reine qui assistez à la droite du Roi. des siècles, revêtue de cette robe tout éclatante d'or qu'a chantée le Psalmiste, inclinez sur nous un regard favorable, et daignez accepter cette offrande de nos louanges que nous déposons sur le dernier degré de votre trône sublime.

    Nous osons y joindre une prière pour la sainte Eglise dont vous fûtes l'humble fille, avant d'en devenir l'espérance et l'appui. Dans cette nuit profonde du siècle présent, l'Epoux tarde à paraître. Au sein de ce solennel et mystérieux silence, il permet à la Vierge de se laisser aller au sommeil jusqu'à ce que le cri de son avènement se fasse entendre. Nous honorons votre repos sur la pourpre de vos victoires, ô Cécile! mais nous savons que vous ne nous oubliez pas; car l'Epouse dit dans le sacré Cantique : « Je dors, mais mon cœur veille. »

    L'heure approche où l'Epoux va paraître, appelant tous les siens sous l'étendard de sa Croix. Bientôt le cri va retentir : « Voici l'Epoux, marchez au-devant de lui. » O Cécile ! vous direz alors aux chrétiens, comme à cette troupe fidèle qui se pressait autour de vous à l'heure de la lutte : « Soldats du Christ, rejetez les œuvres de ténèbres, et revêtez les armes de la lumière. »

    L'Eglise qui chaque jour prononce votre nom avec amour et confiance dans l'Action du plus sacré de ses Mystères, attend fermement votre secours, ô Cécile ! elle sait qu'il ne lui fera point défaut. Préparez sa victoire, en élevant les cœurs chrétiens vers les seules réalités que trop souvent ils oublient, pour courir à la poursuite de ces vaines apparences dont vous sûtes déprendre le cœur de Tiburce. Le jour où le sentiment de l'éternité de nos destinées dominera de nouveau la pensée des hommes, le salut et la paix des peuples seront assurés.

    Soyez à jamais, ô Cécile ! les délices de l'Epoux. Aspirez éternellement le divin parfum de ses roses et de ses lis; enivrez-vous sans fin de l'harmonie suprême dont il est la source. Du sein de vos splendeurs vous veillerez sur nous, et quand notre dernière heure sera venue, nous vous en supplions par les mérites de votre héroïque trépas, assistez-nous sur notre couche funèbre; recevez notre âme dans vos bras, et portez-la jusque dans cet immortel séjour où il nous sera donné de comprendre, en voyant la félicité qui vous entoure, le prix de la Virginité, de l'Apostolat et du Martyre.

    (Dom Guéranger, Histoire de sainte Cécile (1849), conclusion.)
    [Sainte Cécile sur mon blog : le dialogue avec le préfet ; l’exhumation de son corps en 1699.]

  • La Yugo

    La dernière Yugo vient de sortir des chaînes de Zastava (racheté par Fiat). Cette voiture (?), équivalent yougoslave de la Trabant d’Allemagne de l’Est, était à l’origine de quelques bons mots :

    Comment appelle-t-on une Yugo au sommet d'une colline? Un miracle.

    Comment peut-on doubler la valeur d'une Yugo? En faisant le plein.

    Comment appelle-t-on les amortisseurs d'une Yugo? Les passagers.

    Pourquoi y a-t-il un système de dégivrage sur la vitre arrière de la Yugo? Pour tenir les mains au chaud pendant qu'on la pousse...

  • Des députés contre le travail du dimanche

    La presse a publié aujourd’hui l’appel de Marc Le Fur, vice-président de l’Assemblée nationale et député des Côtes d’Armor, intitulé « Touche pas à mon dimanche ». Ils étaient 48 signataires. Ils sont désormais 55, outre Marc Le Fur (UMP et Nouveau Centre).

    Jean-François Copé, président du groupe UMP, avait affirmé qu’il était parvenu à un « accord extrêmement large » au sein du groupe UMP en faveur de la proposition de loi d’extension du travail du dimanche…

    L’appel a reçu le soutien de la CFTC et de la CGPME.

  • Europeana en panne

    La bibliothèque européenne en ligne Europeana, censée concurrencer la bibiliothèque en ligne de Google, ouvrait son site hier. Dès la fin de matinée, il ne fonctionnait plus.

    Les responsables ont expliqué que le site était submergé de visiteurs. Ils avaient prévu 5 millions de visiteurs à l’heure, il y en avait le double. Ils annonçaient alors qu’ils allaient passer de trois à six serveurs et que la situation serait rétablie dans l’après-midi. Que nenni. Selon les responsables, il y avait alors 20 millions de personnes qui tentaient de se connecter (dont moi)…

    Finalement, le site a été fermé. Un message en anglais indique : « Nous serons de retour vers la mi-décembre »…

  • Schizophrénie ?

    A propos de cet homme qui, sortant de l’hôpital psychiatrique de Grenoble, a poignardé un passant le 12 novembre, le procureur déclare que « l'agresseur souffre de schizophrénie, il a invoqué des voix qui l'auraient poussé à tuer ce passant ».

    Selon son avocate, « il a dit que depuis vingt ans, il a une voix dans la tête qui lui demande de tuer quelqu’un. Il voulait faire plaisir à cette voix qu’il aime et qu’il appelle Satan. Il lui a obéi. Il n’a même pas regardé sa victime. (..) Il a planté son couteau. Il fallait qu’il tue ».

    De la schizophrénie ? Voir l’excellent commentaire du Salon Beige.

  • Commentaires sur le veto du président Vasquez

    Fabiola Morali, vice-présidente du Congrès péruvien, considère que le veto apporté par le président (de gauche) de l’Uruguay à la loi sur l’avortement dans son pays est « une véritable leçon pour l’Amérique Latine » : « En faisant usage de cette faculté que la constitution lui concède, Vasquez s’est imposé face à l’énorme pression de son parti qui avait unanimement approuvé la motion. » D’autant, ajoute-t-elle, que « quelques mois avant la fin de son mandat et sans appui pour une candidature à sa réélection, des secteurs pro avortement ont pensé que Vasquez aurait été plus sensible à la pression et aurait cédé facilement ».

    Mgr Pablo Galimberti, évêque de Salto, a salué en ces termes la décision du président Vasquez : « Quand la vie humaine est dévaluée, manipulée et monnayée la réaffirmation du droit inné de naître est prophétique. Et que les raisons soient biologique, scientifique et philosophique, c’est quelque chose d’admirable en ces temps de confusion. »

    Addendum

    Comme prévu, le Congrès uruguayen (députés et sénateurs) réuni après le veto du président, a été loin de trouver les 60% de parlementaires qui auraient fait passer la loi malgré ce veto.