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Ecole

  • Horrible

    Lu dans le bulletin « L’entente catholique de Bretagne » (1 rue Charles Le Goffic, 22000 Saint-Brieuc), à propos du nouveau nom du collège de Lamballe qui est en train d’être reconstruit :

    Alain Cadec, le président (LR) du Conseil départemental (…) propose le nom de Marie-Madeleine Dienesch (1914-1998), agrégée de lettres, résistante à Libération-Nord, puis députée de Loudéac-Lamballe de 1947 à 1981, et l’une des rares femmes secrétaires d’Etat avant 1974. Les laïcards contre-attaquent en arguant qu’elle défendait plus l’enseignement libre que l’enseignement public, puis ils trouvent a faute suprême : elle était hostile à la liberté de l’avortement, elle a même présidé l’association Laissez-les vivre ; c’est ce qu’affirmait une pétition qui recueille plusieurs centaines de signatures (en fait elle a présidé une fois une assemblée de l’association). Alain Cadec renonce donc à son idée, et déclare que le nouveau collège s’appellera « Simone Veil ». Chacun s’incline.

  • Radicalisée

    Lundi, la grande majorité des enseignants du collège Sainte-Marie de Meaux se sont mis en grève pendant une heure, pour protester contre la nomination (éventuelle, en fait) d’une nouvelle directrice, Virginie Maury, qui serait « proche de l’Opus Dei », et qui est actuellement responsable du lycée Gerson, à Paris, où elle s’est livrée à des agissements intolérables. Par exemple, en 2014, une intervention de l’association Vita, « fondée par Christine Boutin », sur la contraception, « avait choqué des jeunes filles de terminale ». Et, encore plus incroyable dans une école catholique, elle avait remis à l’honneur la messe et le catéchisme. Naturellement, on s’était plaint auprès du ministère, qui avait goulûment diligenté une enquête. Et plouf. Le ministère gauchard et laïcard n’avait rien trouvé de répréhensible dans les agissements de Mme Maury, qui avait été entièrement blanchie.

    Qu’à cela ne tienne, on sait qui elle est, il paraît même qu’elle est raciste, et l’on ne veut pas d’une telle directrice dans un honorable établissement de vivre ensemble :

    « C’est un collège ouvert où l’on accueille tous les publics. Il y a toujours eu un esprit d’ouverture. Ça a été la stupeur. Cette nomination nous semble très éloignée de nos valeurs. On craint une radicalisation », dit un enseignant.

    « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, dit le directeur diocésain. L’équipe enseignante a réagi de façon virulente et tout le monde est monté au créneau… Elle n’a pas été nommée. C’est une inquiétude sur une personne qui a postulé… »

    Virginie Maury a jeté l’éponge.

  • Joie halal aussi

    L’école s’appelle Notre Dame de toutes joies, à Nantes. Le tract de l’Apel pour la kermesse de fin d’année annonce que le dîner sera « aux couleurs de l’Amérique », et donc qu’on y proposera « le hot-dog chic, gourmand, copieux et branché ». Sic.

    On aura le choix entre la saucisse de veau artisanale ou la saucisse de bœuf halal.

    Cela s’impose en effet que dans une école catholique de l’ancienne capitale de la Bretagne on puisse respecter la charia, en donnant au passage quelques sous aux imams. Notre Dame de toutes joies apprend aussi la joie de la dhimmitude.

  • Chronique des cinglé·e·s

    Le 28 février dernier, Lake Ingle, étudiant à l’université d’Indiana en Pennsylvanie, a été renvoyé du cours de christianisme pour avoir dit que selon la biologie il n’y a que deux genres.

    Son professeur, Alison Downie, avait montré aux étudiants une causerie TED de 15 minutes où un ex-pasteur transgenre dénonçait le « mensplaining », le sexisme des hommes, les privilèges masculins, etc. Le professeur demanda aux étudiantes (aux seules filles, pas aux étudiant·e·s) de dire ce qu’elles en pensaient. Comme aucune d’entre elles ne prenait la parole, Lake Ingle la prit, pour dire que la position officielle des biologistes est qu’il n’y a que deux genres.

    Le professeur l’expulsa du cours et lui demanda de ne pas revenir. Puis elle saisit le prévôt, qui le 2 mars lui écrivit qu’il lui était interdit de participer au cours, « conformément à la politique concernant la perturbation des cours ». Ce qui allait l’empêcher de passer un examen en mai.

    Le professeur et l’étudiant furent auditionnés le 9 mars par le « Bureau de l’intégrité académique » (sic). Lequel devait rendre son verdict le 19.

    Mais le président de l’université a décidé, sans attendre l’avis du Bureau de l’intégrité académique, de mettre un terme à la procédure et de réintégrer Lake Ingle… Au motif que la Cour suprême a élevé la liberté d’expression à un très haut niveau et que personne ne peut la limiter à la légère…

  • Le nouveau racisme

    L’université Dalhousie, à Halifax, est l’une des plus importantes universités du Canada. Le poste de vice-proviseur aux affaires étudiantes va devenir vacant. Le proviseur Carolyn Watters a annoncé que le recrutement est restreint aux « personnes racialement visibles » et aux « aborigènes ».

    L’expression « racialement visible » est doublement amusante, car on croyait que les races n’existaient pas, et si elles existent il me semble que la blanche est tout aussi visible que la noire…

    Mais, comme on l’a compris, il s’agit d’augmenter la « diversité » dans les postes de direction. Ou plutôt, en l’occurrence, de ne pas revenir en arrière. Car l’actuelle titulaire, Arig al Shaibah, est très « racialement visible ».

    On remarque que ça ne fait que deux ans qu’Arig al Shaibah est vice-proviseur. Il semble que son départ ne soit pas sans rapport avec l’incident d’octobre dernier, quand elle a voulu punir une étudiante, et qu’elle a été désavouée.

    L’étudiante, Masuma Khan (non seulement très « racialement visible » mais portant en permanence un authentique hijab), vice-présidente du syndicat étudiant, avait été en pointe dans le vote de refus des étudiants de cette université de participer au 150e anniversaire du Canada, parce que fondé par des blancs colonialistes et racistes, bien sûr, alors même que Trudeau avait bien évidemment fait de cet anniversaire l’occasion d’une célébration de la diversité. Mais c’est justement la repentance de Trudeau qui avait excité la très voilée Masuma. Elle avait écrit sur sa page Facebook : « Que les blancs fragiles aillent se faire foutre. Vos larmes de blancs ne sont pas sacrées, cette terre l’est. »

    Arig al Shaibah (musulmane non voilée d’origine soudanaise semble-t-il) avait entamé une procédure disciplinaire contre Masuma Khan (musulmane voilée d’origine pakistanaise) pour utilisation de propos dégradants et intimidants. Evidemment il y eut une polémique (chez les blancs non racialement visibles, surtout), et Arig al Shaibah dut mettre immédiatement fin à la procédure à peine enclenchée, au nom de la liberté d’expression qui, dans ce sens-là, est sans limite.

  • Valeurs

    La plus prestigieuse université « catholique » des Etats-Unis, celle de Georgetown, Washington, tenue par les jésuites, va réserver un ensemble de logements à des étudiants cherchant à explorer le genre et la sexualité.

    L’université permet déjà aux étudiants de vivre selon leur identité de genre, mais à condition qu’ils se reconnaissent dans le genre masculin ou féminin. Ce qui exclut évidemment tous ceux qui ont un « genre non conforme ».

    Voilà une injustice réparée. Au nom des « valeurs catholiques et jésuites », l’université va permettre aux étudiants de « genre non conforme » de s’installer entre eux et d’explorer la question (en clair, l'université catholique organise des partouzes bisexuelles)...

  • Ecole catholique

    Le 30 décembre, une bande d’hindous nationalistes de la branche jeunes du parti au pouvoir en Inde (BJP) est entrée au Post Graduate College (premier cycle universitaire) Sainte-Marie de Vidisha (Madhya Pradesh), demandant à voir le directeur, le P. Shaju Devassy. Ils lui ont expliqué qu’ils venaient célébrer dans l’établissement la fête de Bharat Mata Aarti, la déesse mère. Devant le refus du principal, ils sont devenus furieux et ont déclaré qu’ils reviendraient célébrer cette fête, par la force si nécessaire.

    Réaction du principal : « Je suis ennuyé, parce que les militants hindous de droite disent qu’ils veulent faire un “pooja” dans notre institution catholique. Au collège nous ne célébrons pas de messe ni de prières, et nous ne permettrons pas qu’ils célèbrent une cérémonie sacrée hindoue. »

    Euh… Ça sert à quoi que l’institution soit catholique s’il n’y a ni messes ni prières ? Et s’il n’y a rien de catholique dans l’établissement qu’est-ce qui empêche des cérémonies hindoues ?

    Addendum

    Plus de 900 étudiants hindous ont tenté de pénétrer aujourd'hui dans le "collège" pour pratiquer leur rite. Ils ont été dispersés par la police qui était là en nombre.

  • En Sicile

    Jeudi dernier, le directeur d’une école maternelle de Palerme, qui était auparavant en Lombardie, a enlevé la statue de la Sainte Vierge et les images religieuses des couloirs, et a fait savoir par une circulaire aux enseignants qu’il était désormais interdit de dire une prière avant le goûter.

    La réaction n’a pas tardé : le lendemain, les enfants sont venus avec un chapelet autour du cou, tandis que les parents manifestaient devant l’école, avec l’appui de l’archevêque.

    Puis toute l’Italie s’est enflammée pour condamner et stigmatiser le directeur laïcard, qui n’a guère trouvé que les extrémistes genre « libres penseurs » locaux pour le soutenir.

    Le directeur a tenté de se défendre en invoquant un avis du procureur général d’Italie, annexé à une note du ministère de l’Education, en 2009, interdisant « la célébration d’actes de culte, de rites ou de célébrations religieuses à l’école pendant les heures de cours ».

    Mais il a été contredit par le gouvernement, par la voix du sous-secrétaire d’Etat à l’Education, Gabriele Toccafondi, qui a déclaré (sur… Radio Vatican) que le bon sens et la raison éviteraient de tels incidents, que cela ne blesse personne qu’il y ait des images sacrées, et que dans l’acte du directeur il y a « peu de liberté et beaucoup d’idéologie ». Il a rappelé la décision de la Cour européenne des droits de l’homme selon laquelle les crucifix dans les salles de classe en Italie ne portent pas atteinte à la liberté individuelle et à la liberté religieuse. Le ministre de l’Education en personne, Valeria Fedeli, a déclaré que le directeur avait interprété de façon inappropriée la circulaire de 2009, notamment en ne demandant pas l’avis des parents.

    L’affaire est devenue politique et c’est à qui sera le plus en pointe. Forza Italia dénonçait « un geste dicté par la volonté d’imposer le laïcisme et l’anticléricalisme. » La Ligue du Nord tempêtait que « interdire à des enfants de 3 à 6 ans de prier à l’école est une chose indigne » et retirer les photos du pape et les statues de la Vierge est « un acte ignoble ». Forza Nuova a aussitôt accroché une banderole : « Rends la Madone » sur le mur de l’école. Ce matin, Alessandro Pagano, député et représentant local de « Noi con Salvini » (équivalent de la Ligue du Nord dans le Sud), s’est rendu à l’école pour apporter une statue de la Sainte Vierge en remplacement de celle qui a été enlevée. Mais il n’a pas pu rencontrer le directeur, qui a… disparu. Il a déclaré : « Je suis ici en tant que représentant des institutions. Je n’apporte pas un symbole partisan mais seulement un symbole de paix, qui est la Vierge Marie. Je suis venu répondre calmement à un acte que je considère de prosélytisme qui ne respecte pas l’article 3 de la Constitution, qui défend la liberté de pensée et la liberté de professer une foi. Le directeur fuit ses responsabilités pendant que je suis ici pour défendre les mamans et les petits enfants croyants. »

  • Substitution

    Il y a deux ans, le tribunal administratif avait rejeté le référé islamique contre le maire de Chalon-sur-Saône qui avait décidé de supprimer les menus sans porc dans les cantines. Le jugement ne concernait que « l’urgence », pas le fond.

    Le tribunal administratif a rendu son jugement sur le fond ce matin. Il a suivi l’avis du rapporteur public qui, à l’audience de vendredi, avait lui-même suivi l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l'homme et celle du Défenseur des droits. Autrement dit il a renversé l’opinion commune et la jurisprudence, en annulant la décision de la ville de Chalon-sur-Saône et en donnant raison au lobby islamique.

    Jusqu’ici, tant le « défenseur des droits » que les tribunaux, jusqu’au Conseil d’Etat (qui avait donné raison à Jacques Bompard à Orange), avaient souligné qu’aucun texte de loi n’oblige les municipalités à aménager les repas en fonction des convictions religieuses (ce serait d’ailleurs contraire à la l’esprit de la loi de 1905) et une circulaire de 2011 précise que « le fait de prévoir des menus en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les usagers ni une obligation pour les collectivités ».

    Désormais tout cela a changé. La laïcité, c’est garantir le respect des coutumes islamiques à l’école de la République…

    Mais ce combat pour des repas de substitution au porc est déjà obsolète. Et la prochaine revendication ne va pas tarder : il faut que la viande soit halal. C’est d’ailleurs ce que disait le maire de Chalon en 2015 : « A Chalon, 40% des enfants ne mangent plus de viande parce que ce n’est pas halal. »

    Il était donc évident que l’action à propos du porc n’était qu’une première étape.

    Il paraît que c’est maintenant 50% des enfants qui étaient « discriminés » par la décision de la municipalité… Il est clair que si la majorité des enfants exigent de la viande halal, la municipalité devra s’incliner. Au nom de la démocratie. Et les autres enfants seront des dhimmis. Du moins tant qu’il y en aura d’autres. Un ancien principal de Marseille vient de publier un livre sur ce qui se passe dans les collèges et lycées de la ville. Il écrit que « le refus de manger de la viande qui n'était pas halal était devenu la norme en 2013, lorsque j'ai quitté le collège Izzo », et que si en 2000 la moitié des élèves respectaient le ramadan, « en 2013 nous étions à 90% ou 95% ».

    Ce n’est plus le menu qui est de substitution…

  • Délire sans fin

    Les bustes des professeurs Henry Maudsley et Frederick Mott, fondateurs de l’institut de psychiatrie du King’s College de Londres, vont être enlevés du hall d’entrée et remplacés par un « mur de la diversité ».

    Il se trouve en effet que sir Henry Maudsley et sir Frederick Mott sont deux hommes blancs, donc « intimidants pour les minorités ethniques », au point que leur présence obsédante dans le hall (conjointement avec quelques tableaux représentant également des mâles blancs, qui vont également être enlevés) crée un climat « aliénant » auquel il est urgent de mettre fin. Dixit le doyen, « Patrick Leman, MA, PhD, FBPsS ».

    Quand les psys deviennent fous…

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