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tchèques

  • Vaclav Klaus s’en va…

    Le troisième président de la République tchèque, et le premier élu au suffrage universel, est Milos Zeman.

    Au premier tour, ce social-démocrate était arrivé juste devant le ministre des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, mais au second tour il a été élu avec près de 55% des voix.

    Le Premier ministre de centre droit Petr Necas a jugé cette élection logique, dans la mesure où Milos Zeman fait partie du trio de personnalités qui ont le plus compté, avec ses deux prédécesseurs Vaclav Havel et Vaclav Klaus, dans la « révolution de velours » et ses suites.

    Ce dernier s’était d’ailleurs prononcé en faveur de Milos Zeman, parce qu’il était resté en Tchécoslovaquie, persécuté par les communistes (après avoir été exclu du parti), tandis que l'aristocrate Karel Schwarzenberg vivait en Autriche.

    Mais c’en est fini des très toniques prises de position du président tchèque contre la dictature de l’UE. Le drapeau de l’UE va désormais flotter sur le palais présidentiel, et Zeman est favorable à ce que son pays adopte l’euro. Evidemment, José Manuel Barroso a aussitôt « chaleureusement » félicité le nouveau président.

    Adieu, monsieur Klaus, on vous aimait bien. Pour votre résistance à l’eurocratie, et aussi aux mensonges du changement climatique anthropique.

  • Revoilà les Tchèques…

    Lors du congrès de son parti l’ODS, le week-end dernier, le Premier ministre tchèque Peter Necas s’est prononcé pour un référendum sur l’accession de son pays à l’eurozone. Il n’a pas oublié qu’en adhérant à l’UE la République tchèque s’est engagée à adopter l’euro, mais les conditions ont changé, dit-il, et l’entrée dans le mécanisme européen de stabilisation doit être décidée par les citoyens tchèques. Jan Zahradil, député tchèque au Parlement européen et président du groupe des conservateurs et réformistes, a expliqué : « Nous devons permettre aux non-membres de la zone euro – comme mon pays la République tchèque - de décider de nouveau s’ils veulent entrer. Lorsque nous avons signé notre traité d’adhésion, c’était à une union monétaire, non à une union de transferts ou une union d’obligations d’Etats. C’est la raison principale pour laquelle le Premier ministre tchèque souhaite organiser un référendum sur ce sujet. »

    Et Petr Necas a déclaré à Bruxelles, après le dernier sommet, à propos d’un nouveau traité européen : « Au cas où il y aurait un changement dans la loi fondamentale, qui aurait pour résultat un transfert de pouvoirs d’institutions nationales à des institutions européennes, mon gouvernement serait dans l’obligation de le ratifier par référendum. »

    Ces déclarations irritent profondément à Bruxelles, car chacun sait que tout référendum sur l’UE en République tchèque se solderait par un NON.

  • Les Tchèques ont démenti les sondages

    Une fois de plus les sondages se sont plantés. Ils annonçaient (et tous les commentateurs avec eux), depuis longtemps, une victoire des sociaux-démocrates du CSSD, qui devanceraient nettement les libéraux de l'ODS. Et ces dernières semaines, c'était encore plus évident, puisque le CSSD multipliait les promesses démagogiques, alors que l'ODS promettait la rigueur.

    En fait, les deux grands partis accusent de lourdes pertes (qualifiées de « terrifiantes » par Vaclav Klaus, qui parle de « tremblement de terre politique »), bien qu'ils arrivent en tête dans l'ordre prévu : CSSD 22%, ODS 20%. L'ODS a été concurrencé par deux nouveaux partis, TOP 09 (16,7%) - scission de l'aile droite de l'ODS - et Affaires publiques (10,9%) - parti anti-corruption fondé par un journaliste-écrivain populaire. Le CSSD se retrouve isolé à un niveau très bas (les Verts sont éliminés, et il ne constituerait pas une coalition avec les communistes, 11,3%), tandis que l'ODS, allié aux deux autres partis de droite, a une confortable majorité de 118 députés sur 200.

    Les jeunes qui votaient pour la première fois ont voté à 29% pour TOP 09 (le plus à droite), 18% pour l'ODS, 15% pour Affaires publiques, 9% pour les sociaux-démocrates.

    Le président du CSSD, le président des chrétiens-démocrates (qui n'ont pas dépassé la barre des 5% permettant d'avoir des députés), la direction des Verts (idem), le président du parti des droits des citoyens (idem), et même le président de l'ODS de Prague, Pavel Bem, qualifiant de défaite les pertes de son parti dans la capitale, ont démissionné. Ce n'est pas en France qu'on verrait cela...

  • Transports tchèques

    Jaromir Dusek, le président de l'Union syndicale des services et des transports en République tchèque, n'a manifestement pas encore intégré les codes du politiquement correct.

    Dans un entretien publié samedi dans Lidove noviny, il déclare qu'il y a « une vingtaine d'homosexuels » au ministère des Transports, dont le ministre, et « une trentaine d'homosexuels » dans la direction de Ceske Drahy, la compagnie nationale des chemins de fer, et que « ces gens contrôlent de manière absolue Ceske Drahy ». Et d'ajouter : « Je peux vous dire que quand j'y suis j'ai peur de me baisser pour ramasser un stylo dans le couloir. »

    Naturellement, les propos « homophobes » du syndicaliste font scandale. Au point que le Premier ministre en personne, Jan Fischer, lui a demandé des excuses publiques...

  • Vaclav Klaus et la grippe

    Le président tchèque Vaclav Klaus a écrit au directeur du Service national de l'hygiène, Michael Vit, pour lui demander s'il y a une grippe porcine pandémique en République tchèque : « En tant que commandant suprême des forces armées, j'ai besoin de connaître votre position afin de pouvoir prendre des mesures en la matière, en coopération avec le gouvernement tchèque et le ministère de la Défense. »

    On notera goûtera l'ironie du propos, en complet et évidemment volontaire décalage avec tout ce que l'on entend depuis des mois...

    Pas plus tard qu'hier, Vaclav Klaus avait critiqué la décision du chef d'état-major Vlastimil Picek d'avoir obligé certaines catégories d'employés du ministère de la Défense à se faire vacciner sous peine de sanctions disciplinaires. Les soldats doivent pouvoir décider eux-mêmes s'ils veulent se faire vacciner ou non, avait dit le président, non sans mettre en doute la réalité de la pandémie.

    Le gouvernement tchèque avait décidé au début de l'épidémie que les personnes nécessaires au fonctionnement de l'Etat devaient se faire vacciner, ainsi que les personnes souffrant de maladies chroniques. Seulement 30 % d'entre elles ont suivi la consigne...

    Il y a eu jusqu'ici 2.381 cas de grippe porcine (on l'appelle toujours ainsi chez les Tchèques), dont 95 cas mortels, et l'on précise que la plupart des personnes décédées souffraient de graves maladies.

    Au fait, on n'a pas de nouvelles de la Pologne, où dès le début le gouvernement avait fait savoir qu'il n'achèterait pas de vaccins. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles...

  • Geert Wilders n’ira pas à Prague…

    Le sénateur Jiri Oberfalzer avait invité Geert Wilders à présenter son film Fitna au Sénat tchèque. La commission des médias du Sénat avait donné son accord. Mais le président du Sénat, Premysl Sobota, a exigé que la commission annule sa décision.

    « Le Sénat n'est pas le lieu approprié pour répandre les idées controversées de Wilders, a déclaré Sobota. Certains ont oublié que la démocratie et les paroles ont des limites. »

    La direction de l'ODS, le parti de Sobota... et d'Oberfalzer, avait condamné cette invitation.

    Petr Mach, président du Parti des citoyens libres (scission récente de l'ODS, par des amis de Vaclav Klaus) a déclaré que Geert Wilders était un homme politique important, qu'il était très proche de son parti sur le plan fiscal et social, et il a ajouté : « Heureusement, l'immigration musulmane n'est pas un problème en République tchèque, mais nous craignons que le traité de Lisbonne aboutisse à exporter la politique européenne d'immigration en République tchèque. »

     

    Addendum.

    Jiri Oberfalzer maintient son invitation, et trouvera un autre endroit.

  • Vaclav Klaus et le 17-Novembre

    Dans une interview au quotidien Lidove noviny, Vaclav Klaus déclare qu'il n'a pas voulu organiser de célébrations officielles du 17-Novembre, parce que c'est le peuple qui a fait la Révolution de velours en 1989, et qu'il souhaite que ce soit le peuple qui célèbre cet anniversaire.

    « C'est pourquoi, après de nombreuses consultations, nous avons décidé de ne pas de tenir de célébrations ostentatoires au Château de Prague. Il est très douteux de tenir au Château de Prague une réunion de personnes qui ne représentent pas l'Etat, ou, d'un autre côté, une réunion de hauts représentants de l'Etat dont beaucoup n'ont rien à voir avec le 17-Novembre selon mon opinion. »

    Dans un premier temps, poursuit-il, il avait envisagé une forme de célébration. « Mais lundi dernier, lors des célébrations de la chute du Mur de Berlin, je me suis félicité que nous n'ayons pas laissé faire quoi que ce soit de ce genre. L'idée que les quatre premiers discours célébrant la chute du communisme dans ce pays puissent être faits par Sarkozy, Medvedev, Gordon Brown et Hillary Clinton comme à Berlin... Heureusement que j'étais assis : je ne pouvais pas en croire mes yeux... »

    Parmi les hauts représentants dont il pense qu'ils n'ont rien à voir avec le 17-Novembre, Vaclav Klaus cite le président social-démocrate de la Chambre des députés, Miloslav Vlcek, ancien membre du parti communiste. Il ajoute : « Je me permets de dire que M. Vlcek a autant à voir avec cela que M. Sarkozy. »

  • L'euro en panne en République tchèque

    Le gouvernement tchèque devait s'exprimer le 1er novembre sur les perspectives d'adhésion du pays à la zone euro. Rien n'est venu. Hier, le gouverneur de la Banque nationale tchèque, Zdenek Tuma, a déclaré, lors d'un forum sur la question, que le gouvernement n'a pas voulu s'exprimer à cause de la crise économique et que ce sera au prochain gouvernement de le faire, au printemps prochain.

  • La dérogation tchèque

    Comme prévu, les 26 partenaires de la République tchèque ont accepté la demande d'exemption de la Chart des droits fondamentaux demandée par Vaclav Klaus. Le nom de la République tchèque sera ajouté à ceux du Royaume Uni et de la Pologne, qui avaient déjà obtenu cette dérogation.

    Il s'agit juridiquement d'un "protocole", qui devra être soumis à ratification des pays européens, probablement en étant accolé au traité d'adhésion du prochain pays à rejoindre l'UE, à savoir la Croatie. Lequel traité devient une auberge espagnole, d'autant que la Slovaquie et la Hongrie ont également obtenu une mention les concernant (toujours en rapport avec les décrets Benes, sans le dire) : il sera ajouté que la Charte concerne les Etats membres « seulement quand ils mettent en œuvre le droit de l'Union ».

    Le traité d'adhésion de la Croatie sera donc un traité croato-irlando-tchéco-slovaco-hongrois... Un authentique monstre juridique.

  • République tchèque : la Cour !

    La Cour constitutionnelle tient aujourd'hui son audience publique sur le recours présenté par 17 sénateurs contre le traité de Lisbonne.

    Le secrétaire général de la Cour a déclaré qu'il est impossible de dire si elle rendra son verdict aujourd'hui ou l'ajournera. Mais selon le Premier ministre et divers observateurs, vu l'épaisseur du dossier et la complexité de l'affaire, il est probable que le verdict sera ajourné.

    Les sénateurs contestent la compatibilité du traité européen (Rome, Maastricht, Lisbonne) avec l'article 1 de la Constitution : « La République tchèque est un État de droit souverain, unitaire et démocratique fondé sur le respect des droits et libertés de l'homme et du citoyen. » Et avec l'article 2 de la Charte des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui fait partie intégrante de l'ordre constitutionnel de la République tchèque : « L'État est fondé sur les valeurs démocratiques. »

    Les sénateurs demandent aussi à la Cour de déclarer que les garanties accordées à l'Irlande sont un accord international qui doit de ce fait être approuvé par une majorité constitutionnelle (trois cinquièmes) dans les deux chambres.

    L'audience sera retransmise sur écran géant à l'extérieur de la salle d'audience, car on attend beaucoup plus de monde qu'elle ne peut contenir.

    Hier, le ministre suédois des Affaires européennes, Cecilia Malmström, a déclaré que l'Union européenne veut une garantie du président Vaclav Klaus qu'il signera le traité de Lisbonne si la dérogation qu'il a demandée pour la République tchèque vis-à-vis de la Charte des droits fondamentaux est acceptée par les 27.

    Voilà une belle illustration des arguments des sénateurs : si Mme Malmström respectait la démocratie et l'état de droit, elle saurait que Vaclav Klaus ne peut s'engager à rien tant qu'il n'a pas le verdict de la Cour constitutionnelle.

     

    Addendum

    Après les auditions de ce matin et de cet après-midi, l'audience est suspendue jusqu'au 3 novembre, jour où la Cour devrait rendre son verdict, selon son président.

  • Vaclav Klaus écrit de nouveau à la Cour

    Le président tchèque Vaclav Klaus a envoyé à la Cour constitutionnelle un addendum à sa communication sur le traité de Lisbonne (la Cour, qui doit siéger le 27 octobre pour débattre du recours formulé par un groupe de sénateurs, avait demandé l'avis du président de la République, du Premier ministre, du président l'Assemblée nationale et du président du Sénat).

    Cet addendum fait suite à l'addendum envoyé par les sénateurs.

    Vaclav Klaus souligne que le traité de Lisbonne permet que certains pays membres de l'UE soient mis en minorité lors des votes sur les modifications ultérieures du traité européen (avec le traité de Lisbonne il n'y aura plus besoin de demander l'avis de qui que ce soit, puisqu'il est auto-réformable). Or, fait-il remarquer, un pays mis en minorité n'aura pas la possibilité de se défendre contre la norme juridique imposée à ce pays contre l'avis de ses institutions, ce qui est une grave atteinte à la souveraineté nationale.

    Ce qui complète son texte originel, dans lequel il demandait à la Cour d'indiquer si la République tchèque restera un Etat souverain après la ratification du traité de Lisbonne.

  • Hum…

    Le député européen autrichien Hannes Swoboda déclare que la demande tchèque d'une exemption de la Charte des droits fondamentaux est « inacceptable ».

    Le président du PPE Joseph Daul demande de « ne pas céder » à Vaclav Klaus, car, dit-il : « Nous savons tous que c'est seulement un prétexte, nous n'accepterons pas ces tactiques dilatoires. »

  • Le président de la CEDH donne raison à Vaclav Klaus

    Le président de la Cour européenne des droits de l'homme, Jean-Paul Costa, était hier à Prague. Il s'est entretenu avec le président Vaclav Klaus et avec le Premier ministre Jan Fischer et doit rencontrer aujourd'hui les juges de la Cour constitutionnelle.

    Il a dit que son entretien avec Vaclav Klaus était confidentiel, et qu'il avait porté sur la coopération entre la République tchèque et la CEDH. Il a déclaré qu'il ne voulait pas interférer dans la demande de Vaclav Klaus d'une exemption de la Charte des droits fondamentaux.

    Il a néanmoins fait remarquer que la Cour européenne des droits de l'homme avait rejeté une plainte de 90 Allemands des Sudètes après la confiscation de leurs biens en vertu des décrets Benes.

    Mais il a ajouté que la question reste celle de la Cour européenne de Justice de Luxembourg, qui pourrait avoir une autre position sur les demandes de restitution après la ratification du Traité de Lisbonne...

  • Vaclav Klaus déclare forfait ?

    Dans un entretien au quotidien Lidove noviny, Vaclav Klaus déclare :

    « Je ne considère pas que le traité de Lisbonne soit une bonne chose pour l'Europe, pour la liberté de l'Europe, ou pour la République tchèque. Cependant, au train où vont les choses, et il est allé si vite et si loin, il sera probablement impossible de l'arrêter ou de retourner en arrière, bien que beaucoup le veuillent. (...) Je ne peux pas attendre et je n'attendrai pas les élections en Grande-Bretagne, à moins qu'elles ne se tiennent dans les prochains jours ou semaines. »

    Il dit aussi : « Je n'ai jamais dit qu'il était nécessaire que ma note de bas de page soit ratifiée par l'ensemble des Etats membres, ce qui impliquerait que l'on recommence tout le processus de ratification de Lisbonne », et qu'il veut simplement un engagement « similaire à celui qui a été donné à l'Irlande ».

    Il contredit ainsi son conseiller politique Ladislav Jakl. Mais son chef de cabinet Jiri Weigl avait déclaré vendredi que Vaclav Klaus voulait une garantie du même type que celles qui ont été accordées à l'Irlande. Pourtant le président tchèque avait lui-même souligné l'inanité de ces « garanties ».

    Dans le même temps, le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a déclaré que si la République tchèque obtenait une exemption à la Charte des droits fondamentaux pour se couvrir vis-à-vis des décrets Benes, la Slovaquie demanderait à son tour la même exemption.

    Si vraiment Vaclav Klaus baisse les bras (mais les Slaves sont imprévisibles), on ne lui jettera pas la pierre. Il restera comme le seul chef d'Etat qui a bataillé contre le traité de Lisbonne, seul contre tous.

    Addendum

    Déclaration de Robert Fico dans une vidéo sur son site internet, à propos de l'exemption :

    « Nous n’avons que deux options. Ou bien nous opposerons notre veto au Conseil de l’UE ou bien nous insisterons pour qu’elle s’applique également à la Slovaquie. »

  • Sondages tchèques

    Selon un sondage STEM rendu public par la télévision tchèque, 60% des Tchèques considèrent que l'attitude de Vaclav Klaus sur le traité de Lisbonne affaiblit la position du pays dans l'UE. 33% pensent que les partis politiques devraient trouver le moyen de le contraindre à la démission s'il ne veut pas signer. 50% des Tchèques pensent que le traité est nécessaire pour le fonctionnement de l'UE, contre 35% qui pensent le contraire.

    Mais selon un sondage de l'agence Median publié par la presse, 65% des Tchèques soutiennent l'attitude de Vaclav Klaus, et 55% considèrent que son but est simplement la défense de l'intérêt national. 35% pensent que Vaclav Klaus cherche en fait un moyen pour ne jamais signer le traité. 75% sont convaincus que le président ne démissionnera pas s'il décide de ne pas le signer.

    La différence entre les deux sondages est que le second est focalisé sur l'affaire des décrets Benes. Ce qui semblerait montrer que Vaclav Klaus a visé juste, en tout cas pour ce qui est de son opinion publique.

  • Une hirondelle qui peut faire le printemps

    C'est une grande première. Le plus important quotidien slovaque, la Pravda (comme son nom l'indique c'est l'ancien journal du parti communiste, mais il a opéré un virage à 180 degrés en 1990) écrit que les objections de Vaclav Klaus au traité de Lisbonne sont « utiles ».

    C'est devenu une « mode » de s'en prendre à Vaclav Klaus, dit le journal, mais le fait est qu'il soulève un point important, et que ses réserves « sont bénéfiques non seulement pour la République tchèque, et pour la Slovaquie, mais pour toute l'Union européenne ».

    En vertu d'une résolution du parlement slovaque de 2007, explique la Pravda, toute tentative d'ouvrir les décrets et de réévaluer le régime d'après-guerre est inacceptable. Ceci, cependant, ne sera plus forcément vrai lorsque le traité de Lisbonne entrera en vigueur. Le problème ne réside pas seulement dans la Charte des droits fondamentaux, mais principalement dans la large extension des compétences de la Cour européenne de Justice, souligne le quotidien.Car celle-ci deviendra en fait la Cour constitutionnelle de l'UE, supérieure aux juridictions nationales. Et dans certains cas une association ou un simple citoyen, s'appuyant sur la Charte, pourra saisir la Cour de Justice et obtenir d'elle un jugement favorable contre les lois de son Etat.

    La Pravda rappelle que la Grande-Bretagne et la Pologne, pour des raisons différentes, ont vu le problème, et ont arraché une exemption de la Charte. Alors qu'en Slovaquie, les deux Premiers ministres successifs, au temps des négociations, « se sont contentés d'acquiescer docilement d'un hochement de tête », puis le Parlement « a hoché la tête à son tout avec enchantement », suivi par le président de la République.

    Maintenant, conclut le journal, les Slovaques n'ont pas d'autre choix que de croiser les doigts pour Klaus et le gouvernement tchèque, en espérant que les garanties additionnelles seront générales, et pas seulement taillées sur mesure pour les Tchèques...

  • Qu’a-t-il dit ?

    Le Times écrivait hier qu'il avait appris que « lors d'une promenade, dimanche », Vaclav Klaus avait « dit à des sympathisants qu'il ne signerait jamais » le traité de Lisbonne. Le journal précisait : « A quelqu'un qui lui demandait de ne pas mettre son nom sur le traité, il a répondu : Ne vous en faites pas, je ne le ferai pas. » (Don't worry, I won't.) Le journal ajoutait que cela pourrait permettre à David Cameron d'avoir le temps d'organiser un référendum en Grande-Bretagne.

    Le journal tchèque Pravo ayant contacté l'auteur de l'article, David Charter, pour avoir confirmation de cette information, celui-ci a expliqué qu'il avait appris par une source confidentielle que Vaclav Klaus avait dit cela dimanche pendant la course de chevaux de Pardubice.

    De fait, Vaclav Klaus était dimanche au steeple-chase de Pardubice. En compagnie notamment du président du Sénat, Premysl Sobotka (qui a fait voter par le Sénat la loi permettant la ratification du traité).

    Contacté à son tour, Premysl Sobotka a démenti le propos présidentiel. Selon lui, un passant a dit à Vaclav Klaus : « Ne le signez pas, monsieur le président. » Et celui-ci aurait répondu : « Dites-le au président du Sénat. »

    Quant au porte-parole de Vaclav Klaus, Radim Ochvat, il a répondu qu'il ne commentait pas l'article du Times...

  • Les 17 héros tchèques sortent une nouvelle carte

    Les 17 sénateurs qui ont déposé le 29 septembre un recours devant la Cour constitutionnelle tchèque contre le traité de Lisbonne vont y ajouter des points supplémentaires.

    « Ce sont des points qui concernent le traité de Rome ou l'amendement de Lisbonne au traité », a déclaré Jiri Oberfalzer, le chef de file de ces sénateurs. Un de ses collègues a précisé que leur teneur sera divulguée quand ils auront été soumis à la Cour.

    Petite explication de la phrase de Jiri Oberfalzer : il n'y a juridiquement qu'un seul traité européen, à savoir le traité de Rome, modifié par le traité de Maastricht, modifié par le traité d'Amsterdam, modifié par le traité de Nice, modifié par le traité de Lisbonne. D'où l'expression « amendement de Lisbonne au traité ». Si les sénateurs en viennent à poser des questions sur le traité de Rome lui-même, on n'est pas sorti de l'auberge. (Et on ne s'en plaindra pas...)

    Le secrétaire de la Cour constitutionnelle, Tomas Langasek, a déclaré que toute nouvelle démarche, quelle qu'elle soit, complique le travail de la Cour, qui n'a pas d'autre choix que de l'examiner, ce qui retardera d'autant l'examen du recours. Le début de cet examen était initialement prévu la semaine prochaine.

    Mais non, Vaclav Klaus n'est pas seul !

  • Le gouvernement tchèque "prêt à négocier"

    Le gouvernement tchèque s'est réuni pour examiner la demande de Vaclav Klaus. Le Premier ministre Jan Fscher a déclaré :

    « Après avoir minutieusement évalué tous les aspects nationaux et internationaux, le gouvernement déclare qu'il est prêt à négocier avec ses partenaires européens une solution possible à la situation présente. »

    Il ne suggère aucune « solution » précise mais juge qu'elle doit être trouvée au prochain Conseil, les 29 et 30 octobre, car le suivant, en décembre, serait trop tardif pour que le traité puisse être définitivement ratifié avant la fin de l'année, ce qui est toujours son objectif...

    Le principal conseiller politique de Vaclav Klaus, Ladislav Jakl, a déclaré à l’Irish Times qu'il n'était pas question d'accepter de pseudo garanties à l'irlandaise : « Le président ne se satisfera pas d’une quelconque déclaration, mais de garanties réelles pour tous les citoyens. Pour lui, cette condition est fondamentale, nécessaire, incontournable. »

  • La dictature européenne

    Lu sur le site de radio Prague :

    « Selon un article du journal britannique The Sunday Times, des diplomates européens, notamment allemands et français, réfléchissent à une façon de « dépasser l'obstacle Klaus », soit en destituant le président Klaus, soit en modifiant la constitution tchèque, pour retirer au président son droit de veto. »

    Sic. L'article est .

    Toutefois il leur faut des complices en République tchèque. Or, non seulement le gouvernement intérimaire de Jan Fscher n'a aucunement l'intention de destituer Klaus ou de modifier la Constitution, mais l'Associated Press note :

    « Dimanche, plusieurs influentes personnalités politiques tchèques ont laissé entendre que l'exigence de Vaclav Klaus sur la charte des droits fondamentaux n'était pas totalement illégitime. Des déclarations qui suggèrent que le gouvernement tchèque pourrait appuyer éventuellement la demande présidentielle et tenter d'obtenir gain de cause auprès de Bruxelles. »

    Le président du parti social-démocrate, notamment, qui n'est pas suspect de sympathie envers Vaclav Klaus dans quelque domaine que ce soit, a déclaré que le gouvernement n'avait pas d'autre choix que de négocier avec les autres pays de l'UE le moyen de satisfaire la demande du président.