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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1593

  • De ore prudentis procedit mel

    ℟. De ore prudéntis procédit mel, allelúia: dulcédo mellis est sub língua eius, allelúia:
    * Favus distíllans lábia eius, allelúia, allelúia.
    . Sapiéntia requiéscit in corde eius, et prudéntia in sermóne oris illíus.
    ℟. Favus distíllans lábia eius, allelúia, allelúia.

    De la bouche du sage découle le miel, alléluia : la douceur du miel est sous sa langue, alléluia : Un rayon de miel distille de ses lèvres, alléluia, alléluia. La sagesse repose dans son cœur, et la prudence est dans les paroles de sa bouche. Un rayon de miel distille de ses lèvres, alléluia, alléluia.

    Répons des matines, inspiré du Cantique des cantiques 4, 11 et des Proverbes 14, 33.

  • Le mariage détruit en Nouvelle-Zélande

    La Nouvelle-Zélande est devenue aujourd’hui le 13e pays au monde, le premier du Pacifique, à légaliser le « mariage » homosexuel. Le projet de loi du gouvernement de droite, défendu au Parlement par une élue homosexuelle de gauche, a été adopté en troisième lecture à l’Assemblée nationale par 77 voix contre 44.

    (Qu'on ne dise pas qu'il s'agit d'un mouvement mondial inéluctable. L'Australie voisine, tout aussi moralement pourrie, a dit non en septembre dernier.)

  • Le retour de Bolkestein… contre l’euro !

    Frits Bolkestein est le premier ancien commissaire européen, et jusqu’ici thuriféraire du traité de Maastricht qui institua l’union monétaire… à demander la fin de l'euro…

    Il déclaré à l’Algemeen Dagblad :

    « Les Pays-Bas doivent sortir de l’euro dès que possible… L’union monétaire a été un échec total. L’euro est devenu un somnifère qui a rendu l’Europe somnolente et incapable d’aborder le problème de la compétitivité… Laissons tomber l’euro et concentrons-nous sur le marché unique… Nous n’avons pas besoin de l’euro pour cela. »

    Mais il en appelle à une nouvelle union monétaire, entre pays économiquement forts, dont la monnaie sera appelée le… mark, car elle viendra de la Banque centrale allemande.

    Il va de soi que la France ne fera pas partie de cette nouvelle union, car ce pays est « pratiquement en faillite » et « mal dirigé ».

    (Merci à “Carlos”)

  • Diktat est toujours un mot allemand

    L’Allemagne prend désormais toutes les décisions européennes, et ne s’en cache même plus.

    Hier, la Commission européenne devait pondre un rapport sur l’état des progrès de la Serbie dans sa marche vers l’Union européenne. Mais il n’y a pas eu de rapport. Parce que le torchon brûle toujours entre la Serbie et le « Kosovo », et que Catherine Ashton a décidé d’organiser (demain) une nouvelle réunion de la dernière chance entre le Premier ministre de Serbie Ivica Dacic et le chef de l’Etat mafieux du soi-disant Kosovo Hashim Thaci (eh oui, c’est toujours lui….).

    Mais il y a eu hier une rencontre entre le « ministre des Affaires étrangères du Kosovo », Enver Hoxhaj (à part le “j” final, c’est le nom de l’atroce dictateur communiste des années 1945-85), et le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.

    Et ce dernier a déclaré que la Serbie ne pourrait pas entamer des négociations d’adhésion à l’UE tant qu’il n’y aurait pas d’accord avec le Kosovo :

    « Un accord pour commencer les négociations sur l’adhésion de la Serbie à l’UE, que la Serbie aimerait voir cet été, serait considérablement retardé si ce pays ne conclut pas un accord avec le Kosovo. »

    Il a ajouté que si la Serbie reste en rade, l’UE pourra néanmoins commencer des discussions sur le pacte de pré-adhésion du Kosovo… « Quand un pays apporte des résultats, et qu’un autre ne le fait pas, celui qui prend des mesures, celui qui fait son devoir, ne doit pas être tenu pour responsable du manque de bonne volonté de l’autre. » Sic. Quand on sait que le Kosovo est une plate-forme de tous les trafics, humains, de drogue, d’armes, etc., c’est à hurler…

    Le problème essentiel, pour l’UE, est l’enclave serbe qui se trouve sur le territoire du « Kosovo ». La Serbie a proposé que cette enclave puisse bénéficier d’un statut d’autonomie, et cela a été rejeté par les Etats-Unis, donc par l’Allemagne, donc par l’UE. La Serbie a alors proposé d’échanger cette enclave contre une vallée serbe à population albanaise, et cela a été rejeté par les Etats-Unis, donc par l’Allemagne, donc par l’UE.

    Dans une interview publiée la semaine dernière par des médias allemands, le Premier ministre serbe Ivica Dacic déclarait : « L’Allemagne impose des conditions inutiles en plus de celles qui ont déjà été fixées… Il y a une idée fausse : que l’on peut résoudre tous les problèmes des Balkans en mettant constamment la pression sur la Serbie… »

    Au fait, M. Westerwelle ne nous a pas expliqué comment il pouvait ouvrir des pré-négociations d’adhésion à l’UE avec un pays qui n’est pas reconnu par cinq membres de l’UE (Chypre, Grèce, Roumanie, Slovaquie, Espagne)… — qui le payent, ou vont le payer cher…

  • Mgr Pontier président de la CEF

    La Conférence des évêques de France, réunie à Paris pour son Assemblée plénière de printemps, a élu comme nouveau président Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille.

    J’avais parlé une fois de Mgr Pontier dans Daoudal Hebdo (N° 17, janvier 2009). Voici l’article :

    Lire la suite

  • Saint Anicet

    Anicet, fils de Yohanna, naquit vers la fin du premier siècle, sous le règne de l’empereur romain Domitien, probablement en 90, dans la ville de Homs. (…)

    Le Pape Pie Ier, n'arrivant pas à arrêter la propagation des hérésies dans Rome, fit appel à Justin de Naplouse, puis à Anicet pour les combattre et défendre l'Eglise. (…)

    A la mort du pape Pie Ier, en l'an 157 c'est Anicet qui lui succède sur le trône de saint Pierre.

    En 161, Marc-Aurèle succéda à l'empereur Antonin le Pieux qui était plus tolérant vis à vis des chrétiens. Mais Marc-Aurèle, cet empereur philosophe, ne tarda pas à rallumer la persécution la plus sournoise contre les chrétiens de l'Empire. En 165, après avoir adressé son livre Dialogue avec Tryphon à l'empereur-philosophe, Justin est sommé de sacrifier aux idoles, c'est-à-dire de faire soumission au pouvoir temporel dominant (comme c'est le cas aujourd'hui en Islam - aslim t'aslam). Il refuse : il est décapité (idem dans la loi islamique). Durant ces années troubles, saint Polycarpe vint à Rome pour rencontrer le pape Anicet afin de définir des règles communes entre les églises d'Orient et celles d'Occident. Face aux succès croissant du christianisme dans l'empire romain, Marc-Aurèle va confirmer les lois juridiques posées par ses prédécesseurs, et proclamait une fois de plus le christianisme illicite, quelle que soit l’innocence de ceux qui le professent. Le pape Anicet fut arrêté et exécuté en 167. Son corps fut enterré sur la voie Appienne, dans le cimetière de Calliste. Les reliques de saint Anicet furent exhumées en 1604, pour reposer dans une très belle chapelle dédiée au saint, dans le palais du duc d'Altemps. Le chef de saint Anicet fut donné au duc de Bavière. Il existe aussi une relique de saint Anicet à Saint-Vulfran d'Abbeville.

    (Orient chrétien)

  • Manuel Valls réinvente les "brigands"

    Ce matin, sur RTL, Manuel Valls a dénoncé les manifestations contre la destruction du mariage en ces termes :

    « Des groupuscules tentent par des actions violentes de déstabiliser la République. »

    Sic.

    « Groupuscule », ce n’est pas très joli, comme terme, surtout quand ça désigne des millions de personnes.

    Il fut un temps (mais c’était deux siècles avant que M. Valls devienne français) où l’on appelait les gens qui s’opposaient à la destruction de l’ordre naturel et religieux des « brigands ». Il suffisait d’exhiber un chapelet ou une statue de la Sainte Vierge pour être un « brigand » qui tentait de « déstabiliser la République ». Comme aujourd’hui il suffit d’avoir un tee-shirt représentant un papa, une maman et des enfants.

    Ces « brigands » étaient des « fanatiques ». Ils étaient condamnés pour « fanatisme ». Car c’est le « fanatisme » qui risquait de « déstabiliser la République ».

    Et Voltaire, ancêtre idéologique de Manuel Valls, avait expliqué pourquoi il fallait punir le fanatisme :

    « Pour qu’un gouvernement ne soit pas en droit de punir les erreurs des hommes, il est nécessaire que ces erreurs ne soient pas des crimes ; elles ne sont des crimes que quand elles troublent la société : elles troublent cette société, dès qu’elles inspirent le fanatisme ; il faut donc que les hommes commencent par n’être pas fanatiques pour mériter la tolérance. » (Traité sur la tolérance, ch. 18)

    CQFD.

  • Une « classe moyenne de la sainteté » ?

    « Il y a les saints de tous les jours, les saints “cachés”, une sorte de “classe moyenne de la sainteté”, comme le disait un auteur français, cette “classe moyenne de la sainteté” dont nous pouvons tous faire partie. » (Homélie du pape François, Saint Paul hors les murs, dimanche 14 avril)

    Un auteur français ?

    Qui ça ?

    Eh bien non. Aucun auteur français n’a hasardé une telle expression. Et c’est heureux. Car il serait contraire à l’Evangile, à l’enseignement des pères de l’Eglise, et à toute la tradition catholique (y compris tout particulièrement l’appel universel à la sainteté de Vatican II), d’imaginer une « classe moyenne de la sainteté ». Le premier pas vers la canonisation est le décret d’héroïcité des vertus. Il n’y a pas de classe moyenne des héros. Et le « saint de tous les jours », qui ne sera pas canonisé, met tout autant en pratique l’héroïcité des vertus. Il n’y a pas de sainteté sans héroïcité des vertus. Il n’y a donc pas de « classe moyenne de la sainteté ».

    Ce qu’un « auteur français » avait aventureusement avancé, c’est l’expression « classe moyenne du salut ». Il s’agit de Joseph Malègue, auteur aujourd’hui oublié d’un roman-fleuve qui fut encensé par la critique… et par… Paul VI, et qui eut un succès considérable dans l’entre-deux-guerres, Augustin ou le Maître est là. A sa mort, Joseph Malègue laissait un autre roman-fleuve inachevé : Pierres noires. Les classes moyennes du salut. En trois parties. La deuxième est inachevée, et c’est surtout dans la troisième, inexistante, qu’il devait préciser ce qu’il entendait par « classes moyennes du salut ».

    Le peu que l’on en devine est que c’était plutôt (et logiquement) péjoratif, donc à rebours de ce que le pape appelle les « classes moyennes de la sainteté ». Joseph Malègue oppose les « classes moyennes du salut » (la bourgeoisie pratiquante engluée dans sa classe sociale et ses intérêts) au monde des saints, même s’il devait in fine, selon ses notes, relier les deux…

    Ces deux mondes sont esquissés dans ce bref extrait de la deuxième partie (trouvé ici) qui nous montre un prêtre approuver un mariage de convenance : « C’était très bien, d’un “bien” humain, d’un bien séculier, d’un bien de convenance, de rang, d’assise familiale, sociale et mondaine. Le prêtre le plus doux et pour lui-même le plus mortifié, jeûnant tout son carême à soixante-quinze ans, dont on n’avait su au juste toutes les austérités, qui devait mourir l’année suivante, à la fin de toute sa tâche, d’une douce mort épuisée, se plaçait à la hauteur moyenne de ses paroissiens avec une simplicité spontanée, afin de voir comme eux leurs intérêts et leurs calculs au proche niveau où ils étaient visibles, avec la netteté rationnelle et permise dont ils avaient besoin, dans les colonnes du doit et de l’avoir. »

    Voilà ce que sont les paroissiens des « classes moyennes du salut ». Il n’y a pas vraiment de quoi les montrer en exemple…


    Corrigendum

    Selon "Sentire cum Ecclesia" (voir ci-dessous), l'expression "classes moyennes de la sainteté" a été utilisée par Joseph Malègue (au pluriel, c'est pourquoi Google ne me donnait pas de référence). Dont acte. Il y a donc eu un écrivain français pour parler de "classes moyennes de la sainteté" et un pape pour le répéter. Cela ne change rien à mon commentaire.

  • Saint Patern

    Le premier évêque de Vannes fut saint Patern, dont c’est la fête aujourd’hui selon le calendrier du diocèse. Saint Patern fut nommé évêque de Vannes au concile de la province de Tours qui se réunit à Vannes en 465. Arthur de la Borderie a écrit un petit livre sur saint Patern, sa légende et son histoire, qu’on peut trouver dans la Bibliothèque numérique de l’université Rennes 2 (en ligne et en PDF), et dont voici la conclusion.

    Il y a eu, aux Ve et VIe siècles, dans la Gaule et dans l'île de Bretagne, trois saints évêques du nom de Patern : saint Patern de Vannes — saint Patern d'Avranches — saint Patern ou Padarn du pays de Galles.

    Le premier est, par son épiscopat, fort antérieur aux deux autres, et ne peut d'aucune façon leur être identifié.

    La Vita S. Paterni, publiée dans les Cambro-British Saints, l'a confondu avec le Padarn gallois ; le cartulaire de Quimperléet le bréviaire de Léon, avec le Patern d'Avranches.

    Tout cela doit être écarté.

    La vita S. Paterni, écrite au XIe siècle, s'applique presque tout entière au saint Padarn gallois ; elle contient pourtant des traditions relatives à saint Patern de Vannes, portées au IXe siècle dans la Grande-Bretagne par les Bretons d'Armorique fuyant l'invasion normande, et parmi lesquelles une seule mérite considération : celle qui concerne les rapports de saint Patern avec le roi Caradauc.

    Nous la retrouvons aussi, celle-là, dans un document de la fin du XIIe siècle ou des premières années du XIIIe — la Descriptio reliquiarum — qui représente mieux que toute autre les souvenirs conservés par l'Église de Vannes concernant son fondateur et premier pasteur.

    Malheureusement ces souvenirs sont brefs. Ils permettent néanmoins de préciser un côté intéressant et très caractéristique du rôle de saint Patern.

    Armoricain ou au moins Gaulois de naissance, placé à Vannes en 465 pour gouverner, protéger, christianiser les Armoricains, il se trouva successivement en rapport avec des étrangers de race diverse qui venaient s'implanter en Armorique : d'abord les émigrés bretons, puis les Franks. — Il amena les émigrés bretons à reconnaître son autorité spirituelle, et en retour, par son intervention, il sut persuader aux indigènes de se fondre pacifiquement avec les Bretons en une même nation, sous un même chef, dans toute la partie du pays de Vannes située à l'ouest de cette ville. — Dans l'autre partie de son diocèse restée galloromaine, c'est lui aussi qui, vingt ans plus tard, sut ménager l'accord pacifique conclu entre sa cité et les Franks de Clovis.

    Ainsi dégagée des confusions, des erreurs, des fables dont on l'a maladroitement obscurcie, la figure de saint Patern brille encore, grande et imposante, dans la glorieuse auréole légitimement due au zèle du premier apôtre, au génie du pacificateur, conciliateur et arbitre des races diverses qui se disputaient alors la cité vannetaise et son large territoire.

  • Un jihadiste français tué en Syrie

    Raphaël Gendron, un Français de 38 ans proche des milieux islamistes belges, a été tué dimanche alors qu'il combattait dans les rangs d'une brigade islamiste en Syrie.

    Avant de se rendre en Syrie il dirigeait le site internet du Centre islamique belge Assabyle (CIB), et il avait été condamné en 2009 à une amende pour incitation à la haine raciale pour une vidéo diffusée sur ce site.