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Diktat est toujours un mot allemand

L’Allemagne prend désormais toutes les décisions européennes, et ne s’en cache même plus.

Hier, la Commission européenne devait pondre un rapport sur l’état des progrès de la Serbie dans sa marche vers l’Union européenne. Mais il n’y a pas eu de rapport. Parce que le torchon brûle toujours entre la Serbie et le « Kosovo », et que Catherine Ashton a décidé d’organiser (demain) une nouvelle réunion de la dernière chance entre le Premier ministre de Serbie Ivica Dacic et le chef de l’Etat mafieux du soi-disant Kosovo Hashim Thaci (eh oui, c’est toujours lui….).

Mais il y a eu hier une rencontre entre le « ministre des Affaires étrangères du Kosovo », Enver Hoxhaj (à part le “j” final, c’est le nom de l’atroce dictateur communiste des années 1945-85), et le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.

Et ce dernier a déclaré que la Serbie ne pourrait pas entamer des négociations d’adhésion à l’UE tant qu’il n’y aurait pas d’accord avec le Kosovo :

« Un accord pour commencer les négociations sur l’adhésion de la Serbie à l’UE, que la Serbie aimerait voir cet été, serait considérablement retardé si ce pays ne conclut pas un accord avec le Kosovo. »

Il a ajouté que si la Serbie reste en rade, l’UE pourra néanmoins commencer des discussions sur le pacte de pré-adhésion du Kosovo… « Quand un pays apporte des résultats, et qu’un autre ne le fait pas, celui qui prend des mesures, celui qui fait son devoir, ne doit pas être tenu pour responsable du manque de bonne volonté de l’autre. » Sic. Quand on sait que le Kosovo est une plate-forme de tous les trafics, humains, de drogue, d’armes, etc., c’est à hurler…

Le problème essentiel, pour l’UE, est l’enclave serbe qui se trouve sur le territoire du « Kosovo ». La Serbie a proposé que cette enclave puisse bénéficier d’un statut d’autonomie, et cela a été rejeté par les Etats-Unis, donc par l’Allemagne, donc par l’UE. La Serbie a alors proposé d’échanger cette enclave contre une vallée serbe à population albanaise, et cela a été rejeté par les Etats-Unis, donc par l’Allemagne, donc par l’UE.

Dans une interview publiée la semaine dernière par des médias allemands, le Premier ministre serbe Ivica Dacic déclarait : « L’Allemagne impose des conditions inutiles en plus de celles qui ont déjà été fixées… Il y a une idée fausse : que l’on peut résoudre tous les problèmes des Balkans en mettant constamment la pression sur la Serbie… »

Au fait, M. Westerwelle ne nous a pas expliqué comment il pouvait ouvrir des pré-négociations d’adhésion à l’UE avec un pays qui n’est pas reconnu par cinq membres de l’UE (Chypre, Grèce, Roumanie, Slovaquie, Espagne)… — qui le payent, ou vont le payer cher…

Commentaires

  • Il y a quelque chose qui se prépare de louche en ce moment du point de vue économique :

    Voilà que Bolkestein veut démanteler l’euro !

    http://www.contrepoints.org/2013/04/16/121660-appel-de-bolkestein-a-demanteler-leuro

    Et voilà que la BCE donne pouvoir à la France de battre monnaie ?

    http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2013/04/17/nouveau-la-bce-de-draghi-donne-pouvoir-la-france-de-battre-monnaie-230142

  • Cette affaire de la minorité serbe au Kosovo est navrante et serre le coeur. Elle me rappelle tristement les malheureuses imprécations contre les "serbolcheviques" d'un quotidien que j'aimais beaucoup mais qui s'est totalement planté par croatophilie pathologique.
    Je me console en cotisant à l'association "Solidatité Kosovo".
    Chacun sait que le Kosovo fut le berceau de la résistance serbe à l'oppression ottomane, dont les Albanais furent de redoutables complices.

  • Dans 30 ans,nous serons comme les Serbes du Kosovo si nous ne trouvons pas maintenant un chef de prière et de guerre.
    Demain,il sera trop tard.

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