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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1589

  • Mgr Vincenzo “la Gaffe” Paglia ?

    Mgr Paglia, postulateur de la cause de Mgr Romero, déclare qu’après en avoir parlé au pape la cause est enfin « débloquée ». Mais voici que le co-postulateur de la cause Mgr Delgado (l’homme qui avait rapporté que Mgr Bergoglio lui avait dit que s’il devenait pape la première chose qu’il ferait serait de béatifier Romero…) fait savoir qu’il serait très inopportun de procéder dans l’immédiat à cette béatification, parce qu’elle serait instrumentalisée dans la perspective des élections au Salvador…

    Paolo Rodari écrit que des évêques italiens ont demandé au pape de trouver une solution pour les divorcés remariés, et que François, recevant en audience Mgr Paglia, président du Conseil pontifical pour la Famille (à la même audience que celle dont il est question ci-dessus) lui a demandé de préparer un texte sur la question. Réplique immédiate du Conseil pontifical pour la Famille : la doctrine de l’Eglise sur la question est bien connue et il n’y a aucun texte en préparation. Il paraît que ce très ferme communiqué est de la plume du secrétaire du Conseil pontifical, Mgr Jean Laffitte.

    Sur l’épisode précédent, voir ici (et les suites 1, 2, 3, 4).

    Le problème est que ces gaffes sont autant de ballons d’essai, que Mgr Paglia se sent à l’évidence fondé à lancer…

  • Qu’est-ce qu’on se marre…

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    La photo, c’est Patti Smith avec François, le 10 avril place Saint-Pierre. Patti Smith, c’était « la marraine du mouvement punk », dans les années 70. Symbole de toutes les transgressions. Entre 1980 et 1995 elle avait disparu. Puis elle est revenue en force, toujours fidèle à elle-même, si l’on peut dire. A la dernière fête de l’Humanité, elle scandait le nom des Pussy Riot. Mercredi soir, elle donnait un concert dans la cathédrale de Bourges, qui se termina par une "standing ovation" sur son immortel chef-d’œuvre « Pissing in a river »…

    (Benoît et moi)

  • Saints Clet et Marcellin, papes et martyrs

    Priez pour nous, saints Pontifes, et jetez un regard paternel sur l’Église de la terre qui fut si agitée en vos temps, et qui est si loin de jouir du calme en ceux où nous vivons. Le culte des idoles a reparu, et si elles ne sont pas aujourd’hui de pierre ou de métal, la violence de ceux qui les adorent n’est pas moindre que celle dont étaient animés les païens des premiers siècles. Les dieux et les déesses devant lesquels on veut voir le monde entier se prosterner, on les appelle Liberté, Progrès, Civilisation moderne. Pour établir le culte de ces nouvelles divinités, on décrète la persécution contre ceux qui refusent de les adorer, on renverse la constitution chrétienne des États, on altère les principes de l’éducation de l’enfance, on rompt l’équilibre des éléments sociaux, et un grand nombre de fidèles sont entraînés par l’attrait de ces nouveautés funestes. Préservez-nous de cette séduction, bienheureux martyrs ! Ce n’est pas en vain que Jésus a souffert ici-bas et qu’il est ressuscité d’entre les morts. Sa royauté était à ce prix ; mais nul n’échappe à son sceptre souverain. C’est afin de lui obéir que nous ne voulons d’autre Liberté que celle qu’il a fondée par son Évangile, d’autre Progrès que celui qui s’accomplit dans la voie qu’il a tracée, d’autre Civilisation que celle qui résulte de l’accomplissement des devoirs qu’il a établis entre les hommes. C’est lui qui a créé l’humanité, qui en a posé les lois et les conditions ; c’est lui qui l’a rachetée et rétablie sur ses bases. Devant lui seul nous fléchissons le genou ; ne permettez pas, bienheureux martyrs, que jamais nous ayons le malheur de nous abaisser devant les rêves de l’orgueil humain, quand bien même ceux qui les exploitent auraient la force matérielle à leur service.

    Dom Guéranger

  • Saint Marc

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    Icône d’Isaac Fanous

    Marc n'est pas poète comme Jean, n'écrit pas un grec élégant comme Matthieu, n'est pas un Hellène comme Luc. Il commet des fautes de grec, des sémitismes et, curieusement, des latinismes. Il est prosaïque et tout ce que contient son Evangile est ou pourrait être appuyé par le témoignage d'une ou plusieurs personnes. Il a le côté terre-à-terre, pourrait-on dire, qui est comme fait exprès pour faciliter à l'homme d'aujourd'hui l'accès à l'ensemble des Evangiles.

    L'Evangile selon Saint Marc est, de l'avis des savants, le premier en date. Marc est le créateur du genre littéraire et aussi le premier qui a employé le mot d'Evangile, non seulement pour la prédication - cela se faisait déjà depuis une vingtaine ou une trentaine d'années - mais aussi pour le récit écrit de la Passion, de ce qui la précéda, et de la Résurrection, récit contenant aussi les enseignements de notre Sauveur.

    La Passion occupe quarante pour cent du texte de Saint Marc et seulement vingt pour cent du texte de Saint Luc. Saint Marc se consacre surtout à la narration, surtout à la vie du Christ, à Sa personne. Ce sont les deux autres synoptiques, Matthieu et Luc, qui nous transmettent la majeure partie des enseignements du Christ.

    Marc s'attache à Sa présence immédiate. A travers son texte, d'une brièveté, d'une simplicité extrêmes, mais génial d'expressivité, nous percevrons le Christ, nous vivons auprès de lui.

    C' est pourquoi j'ose affirmer que, dans le monde moderne, désemparé, déchristianisé, irréligieux, Marc est la porte d'accès aux Evangiles. Il est le modeste introducteur à la personne et au message du Christ. (…)

    il nous transmet le Christ. Il nous Le donne à lire et à aimer, comme s'il nous Le donnait, corps et sang, en Eucharistie. Il L'a donné, pour ainsi dire, à Matthieu et à Luc, comme on donne l'Eucharistie dans la bouche du communiant ; et par eux, il nous L'a donné encore une fois à tous.

    Son animal symbolique est le lion ailé: le courage et l'élévation. Il réunit l'Afrique et l'Europe : depuis, Alexandrie s'appelle toujours "le siège de Saint Marc" - cathedra Marci - et comme il fonda l'Eglise d'Aquilée, lorsque les Huns d'Attila détruisirent en 452 Aquilée, les habitants se sauvèrent dans la lagune et fondèrent Venise, dédiée et consacrée à ce Juif au nom romain et qui écrit comme quelque génial reporter du Time Magazine.

    Marc est le plus grand reporter depuis l'Antiquité. Même au millénaire qui vient, il rendra cet humble et inestimable service: nous mettre immédiatement en présence du Christ.

    Petru Dumitriu

  • Encore un bébé dans un congélateur

    A Moirans, dans l’Isère. La mère est assistante maternelle…


    Addendum

    Je n'avais pas osé le dire tout de suite, mais c'est confirmé (avant le procès, commme ça on gagne du temps) : il s'agit d'une "bonne mère de famille" qui a fait un "déni de grossesse".

  • C’est ça la politique…

    Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi, qui a voté contre le projet de loi, serait néanmoins « ravi de célébrer le premier mariage gay ».

  • « Ce n’est pas normal d’être homosexuel »

    « La normalité, heureusement pour le monde, c'est l'hétérosexualité. Sinon il n'y aurait plus d'enfants. Si tu as un enfant, tu as envie qu'il soit normal. Ce n'est pas normal d'être homosexuel. »

    Dave, le 4 avril, dans l’émission « 69 minutes sans chichis » sur la chaîne belge La Deux.

  • Mgr Léonard agressé par des Femen

    Mgr André Leonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a été agressé hier par des Femen alors qu’il participait à un débat à l’Université libre de Bruxelles.

    Un groupe de quatre harpies aux seins nus se sont précipitées sur lui en l’aspergeant d’un liquide blanc contenu dans des flacons en forme de sainte Vierge. En hurlant « Léonard y en a marre ». L’une avait sur la poitrine l’inscription « God save the gouines », une autre : « Anus Dei is coming »…

    Le Soir diffuse goulûment une série de… 26 photos de l’incident.

  • Saint Fidèle de Sigmaringen

    Marc Roy, né au début d’octobre 1578 à Sigmaringen, principauté des Hohenzollern, dans le sud de l’Allemagne, étudia probablement chez les jésuites de Fibourg-en-Brisgau, puis prit ses grades de philosophie à Strasbourg (1601) et ses grades en droit civil et ecclésiastique à Fribourg-en-Brisgau (1611). Docteur utriusque juris, il fut nommé avocat-conseiller de la Cour de justice d’Autriche, dans la ville alsacienne d’Ensisheim.

    Il renonça au barreau, fut ordonné prêtre à Constance (septembre 1612) et, moins d’un mois après, il entra chez les Capucins où il reçut le nom de Fidèle (4 octobre 1612).

    Ayant parfait ses études ecclésiastiques, à partir de 1617, il fut un prédicateur prestigieux, tout en remplissant, au sein de son Ordre, les fonctions de gardien (supérieur) de couvent à Rheinfeldn, Feldkirch, et Fribourg. Il déploya une intense activité parmi les catholiques de ces régions menacés par le protestantisme, surtout aux environs de Coire et dans la vallée du Praetigau.

    A partir de 1622, il prit la tête des capucins envoyés en mission dans les Grisons où sa prédication fit de telles merveilles que les Calvinistes résolurent de le tuer. Invité à prêcher dans l’église de Seewis (diocèse de Coire), le 24 avril 1622, il célébra la messe et, après avoir donné une instruction, fut assassiné à coups d’épée. Il mourut en disant : « Pardonnez, ô mon Dieu, pardonnez à mes ennemis que la passion aveugle : ils ne savent pas ce qu’ils font. Seigneur Jésus, ayez pitié de moi ; Marie, Mère de Jésus, assistez-moi. »

    Les hérétiques, craignant qu’il ne fût pas mort, le percèrent de plusieurs coups d’épée et lui tranchèrent la jambe gauche et la tête. Le corps resta exposé aux insultes des hérétiques pendant toute la journée, jusqu’à ce qu’ils fussent chassés par le commandant des troupes autrichiennes qui, après avoir invoqué l’intercession de Fidèle, chargea et remporta une victoire si complète et si inespérée que le ministre protestant qui avait assisté au martyre se convertit. Les capucins de Weltkirchen réclamèrent le corps de leur gardien qui, exhumé le 13 octobre, fut trouvé sans corruption. Le corps fut transporté à la cathédrale de Coire (18 novembre).

    Après de nombreux miracles, Fidèle de Sigmaringen fut béatifié le 12 mars 1729, par Benoît XIII. Le 29 juin 1746, il était canonisé par Benoît XIV.

    (Missel)

  • La destruction du mariage a été adoptée

    L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture le projet de loi Taubira par 331 voix contre 225.

    Les députés de l’UMP ont aussitôt déposé un recours devant le Conseil constitutionnel.

    Ce recours est suspensif.

    La France n’est donc pas (encore) « le 14e pays à autoriser le mariage homosexuel ».