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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1590

  • L’office anti-fraude a violé toutes les lois…

    Un rapport élaboré par la commission de surveillance d’Olaf, l’office anti-fraude de l’Union européenne, conclut que l’office a violé son mandat et les lois de l’UE dans son enquête sur le soi-disant « Dalligate », le faux scandale qui a conduit au limogeage du commissaire européen de Malte John Dalli.

    Opacité antidémocratique de l’UE oblige, le rapport n’est pas public. Il est même très secret. Seuls les présidents de groupes du Parlement européen y ont accès, à condition de signer une promesse de ne pas faire état de ce qu’ils auront lu…

    En fait, c’est ça, le principal scandale.

    Mais EUobserver a bénéficié d’une fuite. Non pas du rapport, mais de son résumé officiel de cinq pages.

    Et cela suffit.

    L’impartialité du chef de l’Olaf, Giovanni Kessler, est gravement mise en cause. Il a participé personnellement et directement à l’enquête qu’il demandait, ce qui constitue un conflit d’intérêts qui ne permettait plus d’évaluer objectivement les mesures prises par l’office. Son bureau a mené à Malte des interrogatoires illégaux, a sollicité l’aide des autorités maltaises sans base juridique (notamment des séries de relevés téléphoniques), a négligé ou au contraire précipité le contrôle de la légalité de ses actions pour accélérer le résultat.

    Car il fallait que ça aille très vite : c’est José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, qui exigeait que ce soit une « priorité absolue »…

    Ainsi Giovanni Kessler a-t-il lancé l’enquête, selon ses propres dires, dans les 24 heures après avoir reçu la lettre de Barroso. Ce qui ne permettait évidemment pas d’effectuer les vérifications nécessaires quant à la légalité de la décision et à la simple crédibilité de l’accusation. Ce qui est surtout totalement contraire au principe selon lequel Olaf est indépendant de la Commission…

    En outre, comme on le sait, la prétendue information ne venait pas de la Commission, mais de Swedish Match, via la lobbyiste Gayle Kimberley, qui avait avoué avoir menti… Mais Olaf avait demandé à Gayle Kimberley de maintenir sa première version, pour le bien de l’enquête…

  • La cinquième mosquée de Béziers

    La mosquée Annour (la lumière), dans le centre ville de Béziers, est la cinquième de cette ville de 70.900 habitants. Elle a ouvert ses portes en août et a été officiellement inaugurée samedi. Il y avait là notamment le sous-préfet, qui, remarquant que la salle de prière pouvait réunir jusqu’à 494 musulmans, a constaté qu’on était « en dessous du seuil des 500 ». Et ça a bien fait rire tout le monde…

  • Deux évêques enlevés en Syrie

    L’évêque syriaque orthodoxe d’Alep Mgr Youhanna Ibrahim et le métropolite grec-orthodoxe d’Alep et Alexandrette, Mgr Boulos al-Yaziji, ont été enlevés par un groupe armé dans les faubourgs d’Alep. Le conducteur de la voiture, un diacre, a été tué.

    (Asianews)

  • Cheval de Troie

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    Benoît XVI avait dit, en 2007, à propos de la canonisation de Mgr Romero :

    « Mgr Romero a certainement été un grand témoin de la foi, un homme d'une grande vertu chrétienne, qui s'est engagé pour la paix et contre la dictature, et qui a été tué au cours de la célébration de la Messe. Il s'agit donc d'une mort véritablement "crédible", de témoignage de la foi. Le problème était qu'un camp politique voulait le prendre à tort comme porte-drapeau, comme figure emblématique. Comment mettre en lumière de façon juste sa figure, en la préservant de ces tentatives d'instrumentalisation ? Tel est le problème. Nous sommes en train de l'examiner et j'attends avec confiance ce que dira à cet égard la Congrégation pour les Causes des Saints. »

    Cinq ans plus tard la Congrégation n’avait toujours rien dit… Mais le problème soulevé par Benoît XVI est plus que jamais d’actualité. C’est-à-dire que l’on va assister à cette instrumentalisation que redoutait le pape. Grâce au nouveau pape.

    En 2007 également, le cardinal Bergoglio avait dit à un prêtre du Salvador, Mgr Jesus Delgado, que s’il était pape, la première chose qu’il ferait serait de canoniser Mgr Romero. En 2010, lors d’une autre conversation avec le même prêtre, le cardinal Bergoglio ajouta que malheureusement il ne serait jamais pape…

    Mais, dans les milieux de la théologie de la libération, ce n’est pas d’abord à Mgr Romero que l’on a pensé quand le cardinal Bergoglio est devenu pape, mais à Carlos de Dios Murcia, un franciscain assassiné au début de la dictature argentine. Au point que, selon certains, Carlos Murcia serait le premier béatifié du pontificat de François. Ce qui est aller un peu vite en besogne, car le procès en béatification du P. Murcia est encore dans sa phase diocésaine. Mais il est intéressant de constater que le cardinal Begoglio signa très discrètement l’ouverture du procès diocésain en béatification du P. Murcia, pour qu’il ne soit pas bloqué par d’autres évêques argentins… Or ici il s’agit clairement d’un prêtre adepte de la théologie de la libération, comme son alter ego le Français Gabriel Longueville, assassiné en même temps que lui, et dont le procès en béatification a également été ouvert.

    Un prêtre argentin, le P. Miguel La Civita, proche collaborateur de Mgr Angelelli, l’évêque des pères Murcia et Longueville, a témoigné : « Quelques jours après leur assassinat, il [Le P. Jorge Bergoglio] a pris nos séminaristes et les a cachés dans le collège des jésuites qu’il dirigeait. Ce ne sont pas des histoires que j’aurais entendues quelque part : j’ai réellement participé à ces événements en personne. Et permettez-moi de dire ceci clairement : j’étais l’archétype du prêtre tiers-mondiste, comme on les appelait alors : théologie de la libération. Le collège utilisait des retraites spirituelles pour aider les persécutés : il leur donnait un lieu pour se cacher, procurait de faux documents et aidait à fuir à l’étranger. »

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    Il est évident que la canonisation de Mgr Romero sera perçue et annoncée comme la canonisation de la théologie de la libération, c’est-à-dire du marxisme-léninisme à oripeaux chrétiens, et que la béatification consécutive de Murcia, si François confirme ce que fit Bergoglio, sera la consécration de cette idéologie.

    C’est là qu’on va regretter Jean-Paul II…

    Et surtout, là où l’affaire devient machiavélique, c’est que Jean-Paul II pourrait être canonisé en même temps… Car on a appris hier que le comité de médecins de la congrégation pour les causes des saints a déclaré inexpliquée une guérison obtenue par l’intercession de Jean-Paul II. Cette guérison devrait donc être reconnue comme miracle et permettre la canonisation…

    Ainsi serait neutralisée la condamnation de la théologie de la libération voulue et réalisée conjointement par Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger…

    N.B. Il peut être intéressant de comparer le fameux dernier sermon de Mgr Romero avec les homélies du bienheureux P. Popieluszko. L’essentiel du sermon de celui-là était (explicitement) un discours de porte-parole d’Amnesty International, et le reste une insaisissable incantation au « Royaume de Dieu ». Tandis que ceux-ci étaient toujours empreints d’une authentique spiritualité. C’est que Jerzy Popieluszko était un prêtre authentique et authentique militant anticommuniste.

  • Les saints anges

    Le mardi est le jour dévolu à la messe votive des saints anges, si on le souhaite, quand il n’y a pas de messe d’une fête au calendrier liturgique.

    Ce peut être l’occasion, en ce temps pascal, de se souvenir du rôle très important des anges au moment de la Résurrection, y compris sur le plan matériel (qui nous roulera la grosse pierre ? se demandent les femmes), et ensuite, dans la pédagogie même de la Résurrection (pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?).

    Au temps pascal, la messe des saints anges est la même que pendant le reste de l’année, en dehors des alléluias qui prolongent les envols des belles antiennes grégoriennes de l'introït, de l'offertoire et de la communion, et du second alléluia pascal remplaçant le graduel, qui est l’alléluia du lundi de Pâques :

    Allelúia. Angelus Dómini descéndit de cælo : et accédens revólvit lápidem, et sedébat super eum. Allelúia.

    Un Ange du Seigneur descendit du ciel et, s’approchant, il roula la pierre et s’assit dessus (Matthieu 28, 2).

  • Voilà, voilà…

    Le pape François a « débloqué la cause de béatification de Mgr Romero », a annoncé… Mgr Paglia, le président du Conseil pontifical pour la famille (qui a fait récemment parler de lui pour ses déclarations sur les droits des homosexuels…). Ce qui a été ensuite confirmé à l’agence I-Media.

    Mgr Romero était, nous rappelle-t-on, « une icône dans les milieux progressistes », et « des catholiques contestataires comme Jacques Gaillot ou Hans Küng déploraient depuis des années » que le procès en béatification, ouvert en 1996, ait été bloqué à Rome par Jean-Paul II puis Benoît XVI…

    Addendum

    Mgr Paglia est le postulateur de la cause...

  • Une « Alternative » qui grimpe…

    Lors de la constitution du mouvement allemand anti-euro Alternative für Deutschland en parti politique, les doctes politologues lui donnaient généreusement 1% des voix aux prochaines élections, loin donc en dessous de la barre des 5% qui permet d’avoir des députés au Bundestag.

    Dans les jours qui ont suivi, compte tenu du nombre d’adhérents qui augmentait fortement, et d’un sondage qui indiquait un important taux de sympathie pour le nouveau parti, les doctes politologues lui ont donné plus généreusement 3% des voix aux prochaines élections, en soulignant que la sympathie est loin de se traduire forcément en votes.

    Or voici que, une semaine plus tard, selon un sondage de l’institut de recherche Mafo pour Handelsblatt Online, 19,2% des Allemands seraient prêts à voter pour Alternative für Deutschland…

    Quand le quotidien Bild demande à Philipp Rösler, président du parti libéral, vice-chancelier et ministre de l’économie, si des électeurs de son parti pourraient voter pour AfD, il répond : « Je ne peux pas envisager que des gens puissent accorder leur confiance à un parti qui mise tout sur une seule question et joue avec leurs peurs et leurs angoisses »…

    Mais il y a tant de choses que les politiciens ne peuvent pas envisager…

  • Le peuple face à la dictature médiatique

    Je n’avais jamais vu jusqu’ici une telle mobilisation médiatique contre le sentiment populaire. Il y avait eu de telles mobilisations, mais seulement contre le Front national, plus précisément contre Jean-Marie Le Pen. Et encore, pas à ce point. Pas à ce point de délire. Car je n’avais jamais vu jusqu’ici le monde médiatique, ses lobbies et ses égéries, abandonner à ce point l’usage de la raison pour se livrer à des attaques aussi grotesques que celles qui avaient cours dans les démocraties populaires. Les centaines de milliers de manifestants, pour la plupart apolitiques, sont couramment traités de nazis, leurs manifestations sont celles de « la pire homophobie », etc. Bien entendu ce sont des séditieux qui ne respectent ni la démocratie ni le Parlement ni la République, etc.

    Toutes les déclarations successives du Gazeur en chef de la place Beauvau (il y en a plusieurs par jour) sont également des décalques des déclarations des dirigeants des démocraties populaires, notamment à la veille de la chute du Rideau de fer. En beaucoup plus absurdes. Parce que ceux-là défendaient un système qui s’écroulait, et que celui-ci se pose en porte-parole d’une poignée de sodomistes subversifs qui veulent dynamiter l’ordre naturel (lorsque la grande majorité des homosexuels veulent juste qu’on leur fiche la paix).

    Et le mensonge fleurit de la façon la plus éhontée sous toutes ses formes, avec manipulation non seulement des chiffres mais des images.

    Et hier on nous montrait les deux manifestations comme si elles étaient équivalentes, avec sur les photos le même nombre de manifestants, alors qu’il y avait 15 ou 20 fois plus de personnes contre le sabotage du mariage, et qu’il ne s’agissait que d’une manifestation parmi d’autres, une sorte de manifestation intermédiaire entre deux grandes manifestations et sur fond de « veilles » permanentes et de comités d’accueils de ministres… Alors que les partisans de la loi Taubira sont évidemment incapables de réunir plus de quelques milliers de personnes tous les trois mois, malgré leurs énormes et gigantesques soutiens, confirmant ainsi qu'ils sont ultra-minoritaires.

    Ce que l’on voit clairement, c’est le peuple de France face au petit monde médiatique et à ses lobbies, face à une dictature agrippée  de façon de plus en plus hystérique à ses leviers de commande politico-médiatiques et policiers.

    Chaque fois que l’un des représentants de la dictature dénonce la terrifiante « homophobie » des Français qui osent manifester contre un projet de loi d’égalité, il montre qu’il vit dans un autre monde, qu’il est un membre de la nomenklatura coupée du peuple. Qu’il aille donc, seulement une fois, dans un bistrot de province à l’heure de l’apéro… Là il verra ce qu’est, non pas l’homophobie, mais le bon sens populaire.

    Et c’est précisément à une insurrection du bon sens que l’on assiste. Le bon sens qui dit, qui a toujours dit depuis l’origine du monde, que le mariage c’est entre un homme et une femme pour avoir des enfants, et que c’est sacré parce que c’est le fondement même de la société, de toute société humaine.

    On ne peut que souhaiter la poursuite, l’amplification, et la victoire de cette insurrection.

  • Saints Soter et Caïus

    Le pape Saint Soter mourut martyr en 175. Le pape saint Caius (ou plutôt Gaius) ne fut pas martyr, semble-t-il, bien qu’il vécût sous Dioclétien dont il était un parent (ils étaient tous deux du lieu qui est devenu Split, en Croatie) : il mourut en 296, avant la persécution.

    Selon la Passion de sainte Suzanne (la Suzanne martyre romaine), celle-ci était la fille du prêtre saint Gabin, frère du pape Caïus. De fait, selon les Actes des martyrs, la maison de Caius, dont on fit une église, jouxtait celle de Gabin, dont on fit également une église : Sainte-Suzanne-aux-Thermes-de-Dioclétien. L’église de saint Caius fut célèbre, et Urbain VIII la reconstruisit (c’était celle de la « station » papale de ce jour), mais elle a disparu au XIXe siècle.

    Caius avait été enterré au cimetière de Callixte. Giovanni Battista de Rossi, qui avait découvert la crypte des papes en 1854, découvrit également la sépulture de Caïus, qui était à part, avec un fragment de son épitaphe :

    0422caius.jpg

    On lit d’abord Gaïou Episcopou (de Gaïus évêque), puis à la troisième ligne « pro I kal maion » : [le 10e jour] avant le Ier des calendes de mai.

    Cette épitaphe est, en 296, la dernière épitaphe romaine qui soit en grec (mais avec le nom latin du mois…).