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  • Lundi de la deuxième semaine de carême

    Au bréviaire, dans le commentaire de l’évangile de ce jour, saint Augustin évoque les deux sens du mot « chercher » dans la Bible, notamment dans les psaumes. Il y a ceux qui cherchent Dieu, et ceux qui « cherchent mon âme », c’est-à-dire qui veulent ma mort. Opposition qui culmine dans les quatre versets quasi identiques des psaumes 39 et 69 (cité dans le graduel), émettant le vœu que soient confondus ceux qui « cherchent mon âme », et que se réjouissent « tous ceux qui cherchent Dieu ». Comme c’est le Christ qui s’exprime dans les psaumes, il s’agit de ceux qui le cherchent pour s’unir à Dieu et de ceux qui le cherchent pour le tuer.

    Le Seigneur a parlé aux Juifs en ces termes : « Je m’en vais. » Pour le Christ Seigneur, la mort fut un départ vers ce lieu d’où il venait, d’où jamais il ne s’était éloigné. « Je m’en vais, dit-il, et vous me chercherez », non par désir, mais par haine. Car après qu’il se fût éloigné loin des regards des hommes, ceux-là qui le haïssaient, ceux-là qui l’aimaient, tous le cherchèrent, les uns par la persécution, les autres par le désir de la possession. Le Seigneur dit lui-même, dans les psaumes, par le prophète : « Le refuge se dérobe à moi, pas un qui cherche mon âme. » Et encore, à un autre endroit dans un psaume : « Honte et déshonneur sur tous ceux-là qui cherchent mon âme. » Le Christ a tenu pour coupables ceux qui ne cherchaient pas. Il a condamné ceux qui cherchaient. C’est un bien en effet de chercher l’âme du Christ mais comme les disciples l’ont cherchée, et c’est un mal de chercher l’âme du Christ, mais comme les Juifs l’ont cherchée, ceux-là pour la posséder, ceux-ci pour la perdre. Aussi qu’ajoute-t-il à ses paroles à l’intention de ceux qui le cherchaient à la manière mauvaise, d’un cœur pervers ? « Vous me chercherez, mais » – pour que vous ne pensiez pas que vous me cherchez bien, – « vous mourrez dans votre péché. » C’est là mal chercher le Christ : mourir dans son péché. C’est là haïr celui par qui seul on peut être sauvé.

  • Deuxième dimanche de carême

    Introït :

    Reminíscere miseratiónum tuarum, Dómine, et misericórdiæ tuæ, quæ a sǽculo sunt : ne umquam dominéntur nobis inimíci nostri : líbera nos, Deus Israël, ex ómnibus angústiis nostris.
    Ad te, Dómine, levávi ánimam meam : Deus meus, in te confído, non erubéscam.

    Souvenez-vous de vos bontés, Seigneur, et de votre miséricorde qui sont d’avant le temps. Que jamais nos ennemis ne dominent sur nous. Dieu d’Israël, délivrez-nous de toutes nos angoisses.
    Vers vous, Seigneur, j’ai élevé mon âme ; mon Dieu, en vous je mets ma confiance, je ne rougirai pas.

    Superbe interprétation par les moines d’En Calcat (de 1958) :

     

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    Sur l’évangile de la Transfiguration, voir ma note de l’an dernier.

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  • Zeman rempile

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    Le président tchèque Milos Zeman, 72 ans, a fait savoir, lors d’une conférence de presse à Prague, qu’il serait candidat à sa succession en 2018.

    Interrogé sur ses positions en faveur de la Russie (c’est-à-dire contre les sanctions européennes), il a avoué être un agent du Kremlin… et aussi de la Chine… et aussi de Trump :

    « Vous savez quoi, je suis un agent russe, et, en particulier, un agent de Vladimir Vladimirovitch Poutine. Et je suis aussi un agent du leader chinois Xi Jinping et de la nouvelle administration du président américain Donald Trump ! »

    Zeman est l’homme politique le plus populaire en Tchéquie, et il sera donc sans doute réélu. Ce qui est une bonne nouvelle, car l’homme, comme son prédécesseur Vaclav Klaus, est, quoique « social-démocrate », politiquement très incorrect. Comme les Premiers ministres polonais et hongrois, il ne parle que devant des drapeaux de son pays (sans drapeau de l’UE), il ne veut pas de soi-disant « réfugiés » chez lui parce que parmi eux viennent les terroristes et que de toute façon les musulmans ne peuvent pas s’intégrer à la culture tchèque, il rejette le magistère médiatique et les accusations de "xénophobie" de "racisme" et de "fascisme" portées contre les patriotes, etc. (Des sociaux-démocrates comme celui-là, on en redemande...)

    Il avait donné un exemple tout particulier de son indépendance d’esprit le 17 novembre 2015, en ce jour de double anniversaire national de la révolte étudiante contre les nazis en 1939 et de la révolution de velours contre les Soviétiques en 1989, en participant au rassemblement organisé par le « Bloc contre l’islam ».

  • Tous “déséquilibrés“ : une explication

    Il ne se passe de semaine sans qu’il y ait ici ou là de violentes agressions, de la part de personnages dont on nous dit immédiatement que ce sont des « déséquilibrés », et dont on apprend ensuite que ce sont – toujours – des musulmans venus d’ailleurs.

    C’en est au point que c’est à la limite du racisme : car la conclusion qui s’impose d’elle-même est que l’islam rend fou… Ce qui est pourtant contraire à l’idéologie officielle du vivre ensemble avec cette vénérable religion de paix et d’amour.

    L’histoire de Fahim nous donne une des explications possibles de ce phénomène.

    Fahim a attaqué et blessé sept personnes à la hache à la gare de Dusseldorf.

    L’acte d’un « déséquilibré », a immédiatement dit la police.

    Puis on a appris que le déséquilibré est un Kosovar, du nom de Fahim H. Arrivé en 2009 en Allemagne il avait obtenu un permis de séjour temporaire comme demandeur d’asile, mais l’asile lui a été refusé et il devait être expulsé. Mais en 2014 l’Office des migrations et des réfugiés a décrété que Fahim ne pouvait pas être expulsé, en application de la loi sur les étrangers qui interdit d’expulser une personne si cela peut avoir pour conséquence l’aggravation d’une affection médicale grave. Or l’expulsion de Fahim entraînerait une détérioration de son état mental. C’est pourquoi Fahim peut attaquer les gens à la hache : ça le défoule et c’est donc bon pour son état mental.

    Fahim, en arabe, ça veut dire : clairvoyant.

    Addendum. Comme le signale un commentaire, l'homme s'appelle Fatmir. Prénom qui est devenu Fahim dans la traduction de l'article allemand dans Fdesouche. Comme quoi on ne vérifie jamais assez (mais en même temps ça n'a aucune importance.)

  • Au Wyoming

    Le gouverneur du Wyoming, Matt Mead, a signé jeudi deux lois pro-vie. Elles sont très limitées, mais sont les premières depuis 28 ans dans cet Etat.

    La loi 182 stipule que le médecin qui va pratiquer un avortement doit « informer la patiente de l’opportunité de voir une échographie de l’enfant non né et d’entendre les battements du cœur de l’enfant non né ».

    La loi 116 fait de la vente, de l’envoi ou de la distribution de parties de fœtus avortés un crime.

    Il y a aujourd’hui trois avortoirs dans le Wyoming, dont un du Planning familial au cœur du scandale sur le trafic de tissus et d’organes de fœtus.

  • Samedi des quatre temps de carême

    Benedíctus es, Dómine, Deus patrum nostrórum
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Et benedíctum nomen glóriæ tuæ, quod est sanctum
    Et laudábile et gloriósum in sǽcula.

    Benedíctus es in templo sancto glóriæ tuæ
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedíctus es super thronum sanctum regni tui
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedíctus es super sceptrum divinitátis tuæ
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedíctus es, qui sedes super Chérubim, íntuens abýssos
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedíctus es, qui ámbulas super pennas ventórum et super undas maris
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Benedícant te omnes Angeli et Sancti tui
    Et laudent te et gloríficent in sǽcula.

    Benedícant te cæli, terra, mare, et ómnia quæ in eis sunt
    Et laudent te et gloríficent in sǽcula.

    Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto
    Et laudábili et glorióso in sǽcula.

    Sicut erat in princípio, et nunc, et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
    Et laudábili et glorióso in sǽcula.

    Benedíctus es, Dómine, Deus patrum nostrórum
    Et laudábilis et gloriósus in sǽcula.

    Vous êtes béni, Seigneur, Dieu de nos pères
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Et le nom de votre gloire, qui est saint, est béni
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni dans le temple saint de votre gloire
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni sur le trône saint de votre royaume
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni sur le sceptre de votre divinité
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni, vous qui, étant assis sur les Chérubins, voyez le fond des abîmes
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni, vous qui marchez sur les ailes des vents, et sur les flots de la mer
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Que tous les Anges et les Saints vous bénissent
    Qu’ils vous louent et vous glorifient dans les siècles.

    Que les cieux, la terre et la mer, et tout ce qu’ils renferment, vous bénissent.
    Qu’ils vous louent et vous glorifient dans les siècles.

    Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit
    Et à celui qui est digne de louange et de gloire dans les siècles

    Comme c’était au commencement, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
    Et à celui qui est digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Vous êtes béni, Seigneur, Dieu de nos pères.
    Et digne de louange et de gloire dans les siècles.

    Ce très bel hymne, qu’on ne trouve que dans la liturgie du samedi des quatre temps de l’Avent, du Carême et de septembre (aux quatre temps de Pentecôte il n’y en a qu’un verset d’alléluia) commence comme l’hymne des Hébreux dans la fournaise (Daniel 3, 52-60) et se poursuit par quelques versets de psaumes.

    Voici ce chant par les moines de Solesmes sous la direction de Dom Gajard (1959) – il manque deux versets – et par les moniales d’Argentan (1973) – les deux premiers versets et la doxologie.


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  • Haro sur la Pologne (comme d’habitude)

    Les européistes tirent à boulets rouges sur le gouvernement polonais, ou manient une ironie à la limite du racisme, parce que Beata Szydło (qu’ils appellent désormais « l’emmerdeuse », sic) n’a pas plié et a refusé d’entériner la nomination de Donald Tusk pour un nouveau mandat de président du Conseil européen. C ‘est assurément une première qu’un pays rejette la candidature d’un de ses citoyens et propose un autre nom… Et c’est donc une première que le président du Conseil européen ne soit pas élu à l’unanimité.

    Comme la proposition polonaise a été méprisée, Beata Szydło a décidé de ne pas signer les conclusions du sommet, qui vient de se terminer. C’est aussi une première : en l’absence de consensus, il n’y a pas de conclusions officielles du sommet.

    Ainsi le gouvernement polonais fait-il éclater le mythe du consensus permanent du meilleur des mondes européen, au moment même où les eurocrates voulaient afficher l’unanimisme face au Brexit. Non, on n’est pas obligé d’être toujours d’accord avec le prêt à porter européiste de la Commission. Oui, on peut couper le robinet d’eau tiède des déclarations consensuelles imposées par la dictature de l’européistement correct.

    Et dans sa conférence de presse Beata Szydło en a remis une couche en affirmant que la Pologne n’accepterait jamais une Europe à plusieurs vitesses, idée qui fut taboue et qui semble avoir désormais l’aval des « grands pays » autoproclamés (dont ne fait pas partie la Pologne).

    On remarquera le petit crachat de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Donald Tusk, aussitôt réélu, venait de dire qu’il travaillerait avec tous les gouvernements sans exception et qu’il ferait de son mieux « pour protéger le gouvernement polonais contre l’isolement politique » et communiquerait « avec le gouvernement polonais en polonais » Juncker n’a pas pu s’empêcher d’ajouter : « Avec un peu de chance, c’est une langue que le gouvernement polonais comprendra. »

  • Vendredi des quatre temps de carême

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    ℟. Paradísi portas apéruit nobis jejúnii tempus: suscipiámus illud orántes, et deprecántes:
    * Ut in die resurrectiónis cum Dómino gloriémur.
    ℣. In ómnibus exhibeámus nosmetípsos sicut Dei minístros in multa patiéntia.
    ℟. Ut in die resurrectiónis cum Dómino gloriémur.

    Le temps du jeûne nous ouvre les portes du paradis : accueillons-le en priant et suppliant, afin qu’au jour de la résurrection nous soyons glorifiés avec le Seigneur.
    Montrons-nous en toutes choses comme des ministres de Dieu, par une grande patience.

    Dans les anciens manuscrits (comme ici sur l’antiphonaire de Saint-Gall) ce répons avait un autre verset, tiré lui aussi de la seconde épître aux Corinthiens :

    ℣. Ecce nunc tempus acceptabile, ecce nunc dies salutis, nemini dantes ullam offensionem.

    Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut, ne donnons à personne aucune occasion de chute.

    Sur l'évangile de la "piscine probatique", voir ici.

  • Langues vivantes

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    J’avais vaguement entendu parler du projet de « la » ministre marocaine de l’Education nationale française de donner des cours d’arabe à l’école primaire. En me disant que c’était sans doute pour la progéniture de ses congénères. Mais voici que ça m’arrive dans la figure, dans un petit village du Centre Bretagne.

    Mon petit-fils est revenu chez lui avec un formulaire, dont « l’objet » est son « inscription à un enseignement optionnel de langue vivante étrangère dans le premier degré ».

    Langue vivante étrangère. Vous avez le choix entre… l’arabe, et le turc.

    On dirait qu’il y a comme une discrimination, non ? Ou alors l’anglais, l’allemand et l’espagnol sont devenus des langues mortes. Ou moins vivantes que celles de l’islam… Et pourquoi pas le breton, qui est pourtant une langue étrangère pour le ministère jacobin (islamo-jacobin) ?

    Et où vont-ils trouver des professeurs d’arabe et de turc par ici ? C’est le délire idéologique de fonctionnaires dhimmis qui veulent déjà intégrer nos enfants à l’oumma…

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  • Nicolazic et Kériolet

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    Sur la façade de la basilique Sainte-Anne d’Auray il y a deux statues : d’un côté Yves Nicolazic, de l’autre Pierre Le Gouvello de Keriolet. Derrière le mur, à l’intérieur, se trouvent les tombeaux de l’un et de l’autre.

    Ainsi Nicolazic (1591-1645) et Keriolet (1602-1660) sont inséparables. Pourtant a priori tout les opposait. Nicolazic était un paysan très bon et très pieux auquel apparut sainte Anne. Kériolet était un seigneur débauché, cruel, violent, blasphémateur. Mais voici que Kériolet entendit parler des « diables de Loudun ». Il va sur place pour s’amuser, et, pris à partie par une femme qu’on exorcisait et qui lui parle de sa vie en termes très précis, il se convertit et se confesse à l’exorciste. Il deviendra prêtre et fera de sa demeure un hospice. Vénéré de son vivant, il mourra en odeur de sainteté.

    La béatification de l’un et de l’autre n’en est toujours qu’aux préliminaires.

    En attendant que ça avance, Ar Gedour lance le projet d’ériger des statues de Nicolazic et de Kériolet à la Vallée des Saints. Une souscription est ouverte afin de récolter les fonds nécessaires : 15.000 € pour chaque statue.

    Ar Gedour souligne opportunément que la Vallée des Saints étant un projet de promotion de la culture populaire bretonne liée aux saints bretons, l’érection des statues « ne constitue donc en rien un culte qui leur serait dédié. Il s’agit de les intégrer dans ce ”livre à ciel ouvert“ faisant découvrir aux visiteurs cheminant sur le domaine de Carnoët les saints des premiers siècles, mais aussi ces modèles de foi qui ne sont pas encore canonisés mais font partie intégrante de cette culture populaire bretonne ».

    Car tout procès en canonisation comporte un « procès de non-culte ». Laisser entendre qu’on veut rendre un culte à Nicolazic et à Kériolet serait la meilleure façon d’empêcher leur béatification…