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  • Saint Pierre Canisius

    La spiritualité de saint Canisius se caractérise par une profonde amitié personnelle avec Jésus. Il écrit, par exemple, le 4 septembre 1549 dans son journal, parlant avec le Seigneur: «Toi, à la fin, comme si tu m'ouvrais le cœur du Très Saint Corps, qu'il me semblait voir devant moi, tu m'as commandé de boire à cette source, en m'invitant pour ainsi dire à puiser les eaux de mon salut à tes sources, ô mon Sauveur». Puis il voit que le Sauveur lui donne un vêtement en trois parties qui s'appellent paix, amour et persévérance. Et avec ce vêtement composé de paix, d’amour et de persévérance, Canisius a mené son œuvre de renouveau du catholicisme. Son amitié avec Jésus — qui est au centre de sa personnalité — nourrie par l'amour de la Bible, par l'amour du Sacrement, par l'amour des Pères, cette amitié était clairement unie avec la conscience d'être dans l'Eglise un continuateur de la mission des Apôtres. Et cela nous rappelle que chaque évangélisateur authentique est toujours un instrument uni — et cela même le rend fécond — avec Jésus et avec son Eglise.

    Saint Pierre Canisius s’était formé à l’amitié avec Jésus dans le milieu spirituel de la Chartreuse de Cologne, dans laquelle il était en contact étroit avec deux mystiques chartreux: Johann Lansperger, latinisé en Lanspergius, et Nicolas van Hesche, latinisé en Eschius. Il approfondit par la suite l’expérience de cette amitié, familiaritas stupenda nimis, avec la contemplation des mystères de la vie de Jésus, qui occupent une grande partie des Exercices spirituels de saint Ignace. Son intense dévotion au Cœur du Seigneur, qui atteint son sommet dans la consécration au ministère apostolique dans la Basilique vaticane, trouve ici son fondement.

    Dans la spiritualité christocentrique de saint Pierre Canisius s’enracine une conviction profonde: il n’y a pas d’âme soucieuse de sa propre perfection qui ne pratique chaque jour la prière, l’oraison mentale, moyen ordinaire qui permet au disciple de Jésus de vivre dans l’intimité du Maître divin. C’est pourquoi, dans les écrits destinés à l’éducation spirituelle du peuple, notre saint insiste sur l’importance de la liturgie avec ses commentaires des Evangiles, des fêtes, du rite de la Messe et des autres sacrements, mais, dans le même temps, il a soin de montrer aux fidèles la nécessité et la beauté de la prière personnelle qui accompagne et imprègne la participation au culte public de l’Eglise.

    Benoît XVI

  • « Malveillant »

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    Le collectif Les Survivants a apposé des affiches contre l’avortement dans les emplacements réservés à la publicité à bord de rames du métro parisien.

    «Avec cette campagne, on voulait signifier que l'avortement doit être un thème politique et invectiver les candidats qui cherchent à séduire des électeurs en esquivant la question», a déclaré à l'AFP Emile Duport, porte-parole des Survivants.

    La RATP annonce qu’elle va porter plainte contre ce qu’elle appelle un « acte de malveillance ». Sic. Défendre la vie c’est malveillant envers la RATP…

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  • Contre la Hongrie

    La Commission européenne annonce qu’elle lance une « procédure d’infraction » contre la Hongrie. Ce doit être la 66e ou la 67e, on ne sait plus trop, et ça n’empêche personne de dormir. Cette fois c’est à cause de la menace que fait peser la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur contre l’« université » de Georges Soros à Budapest. Une lettre de mise en demeure a été envoyée au gouvernement hongrois. Cette loi, dit-elle, « n’est pas compatible avec les libertés fondamentales du marché intérieur ».

    Tiens donc. On attend aussi la lettre de mise en demeure de la Commission au gouvernement français, et à nombre d’autres, sur le même sujet : la loi française interdit à un quelconque Soros de créer une université étrangère sans contrôle à Paris et d’en donner la direction à un étranger.

  • Saints Clet et Marcellin

    Au témoignage de saint Irénée, Clet ne ferait qu’un avec Anaclet qui gouverna l’Église après Lin et avant Clément. De sa vie nous ne savons rien, sauf ce que nous dit la notice du Liber Pontificalis : qu’il embellit les tombes des Princes des Apôtres, et qu’il fut enseveli au Vatican. Le fait que Clet fut élevé au suprême pontificat alors que des disciples immédiats de Pierre et de Paul vivaient encore, témoigne de ses grands mérites, prophétisés par son nom même [du grec Cletos, appelé].

    Plus obscure est l’histoire du pape Marcellin, sur le compte duquel coururent dès l’antiquité les plus bizarres légendes. Selon quelques écrits apocryphes de l’époque des contestations qui suivirent l’élection du pape Symmaque, il aurait d’abord offert de l’encens aux idoles, puis aurait expié comme Pierre cette apostasie, en affrontant spontanément le martyre.

    Dans la liste des depositiones episcoporum son nom, il est vrai, est omis, mais cette absence, qu’il ne faut pas se hâter d’expliquer par une damnatio memoriae, peut simplement être attribuée au copiste du laterculum philocalien. En effet, le pape Marcellin non seulement eut une honorable sépulture au cimetière de Priscille près du martyr Crescention, mais sa tombe était pieusement visitée par les pèlerins, si bien qu’il a le titre de Saint dans le livre De locis Sanctorum Martyrum. Les mêmes apocryphes qui lui attribuent le martyre attestent indirectement la vénération dont au Ve siècle le pape Marcellin était l’objet à Rome, car, dans l’intérêt de la cause du pape Symmaque, ils cherchent à l’exploiter, en proposant le pontife Marcellin comme un premier exemple de la chute d’un pape et de sa réhabilitation postérieure. Une certaine obscurité sur le compte de Marcellin demeure toujours, mais l’antiquité de son culte est bien démontrée par les itinéraires des Catacombes. (…)

    Dieu garde et venge jalousement la réputation de ses serviteurs, conformément à ce qui est écrit au sujet de Joseph : Sapientia... mendaces ostendit qui maculaverunt illum [La Sagesse a montré que ceux qui l’avaient sali étaient des menteurs – Sagesse 10,13]. Ainsi des personnes intéressées ont pu émettre les plus étranges jugements sur le compte de Marcellin ; cependant sa tombe, au cimetière de Priscille, est en vénération de toute antiquité, et l’Église, qui est certainement assistée par le Saint-Esprit, se recommande aujourd’hui à ses pieuses prières en le proposant à la vénération des fidèles.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Sans surprise

    Le Parlement irlandais avait inventé de convoquer une « assemblée citoyenne » pour lui dire ce qu’il faut faire en divers domaines, dont le réchauffement climatique, les vieux, ou l’avortement. Ainsi, l’an dernier, 99 « citoyens » avaient été soigneusement « tirés au sort » tout en étant « représentatifs ». Après 10 jours de débat « intenses » sur l’avortement, l’assemblée citoyenne, réunie… dimanche dernier, s’est prononcée pour la légalisation de l’avortement. Evidemment.

    Il y avait pas moins de 13 votes sur 13 motifs de légalisation du meurtre de l’enfant à naître. On s’est notamment prononcé à 89% pour le droit à l’avortement dans les cas de viol, comme de malformation du fœtus. Et le 13e vote, le plus attendu, était celui de la non-restriction de l’avortement pour quelque motif que ce soit, et l’assemblée citoyenne s’est prononcée à 64% pour qu’il n’y ait aucune restriction. Jusqu’à quel état d’avancement de la grossesse ? Vous n’avez pas à le savoir. On vous assène seulement le 64%. (Si vous allez voir de plus près, vous voyez qu’il y a eu 25 votes pour le droit absolu à l’avortement jusqu’à 12 semaines, et 23 jusqu’à 2 semaines. Et 4 votes pour un droit sans limite.)

    L’assemblée citoyenne est présidée par un juge de la Cour suprême, Mary Laffoy, qui s’est naturellement félicitée de cet exercice de démocratie participative…

    Lequel a été dénoncé comme une « farce » par les mouvements pro-vie.

    Parmi les diverses pressions internationales, le 29 mars dernier, le commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe publiait un rapport dans lequel il demandait « instamment aux autorités irlandaises d’adopter une législation pour lever tous les obstacles à l’accès des femmes à l’avortement légal et sans risque ».

    Voilà donc un premier pas réalisé. Qui ne préjuge a priori en rien de l’avenir, puisqu’il est impossible de modifier la législation sur l’avortement sans un référendum constitutionnel, étant donné que la Constitution garantit « le droit à la vie de l’enfant à naître ». Mais il s’agit précisément pour le Parlement d’avoir un argument pour organiser un nouveau référendum… Afin d’arriver coûte que coûte à ce que les Irlandais finissent par adopter la culture de mort comme ils ont fini pas accepter le traité de Lisbonne…

  • On a les héros que l’on mérite

    « La nation » a « rendu hommage » au policier tué l’autre jour sur les Champs-Elysées, qualifié de « héros du quotidien » par François Hollande.

    Le premier hommage a été prononcé par son « compagnon », devant une classe politique figée dans le respect religieux face à cette revendication LGBT. Car le policier en question était un sodomite, comme il se doit pour un héros d’aujourd’hui.

    Et on nous explique qu’il avait des « valeurs ». Notamment il était allé en Grèce pour « aider les migrants ».

    Mais oui. C’est ça, le policier français qui mérite l’éloge de la nation…

  • Saint Marc

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    Icône de Victor Fakhoury

    Doxologie de saint Marc (liturgie copte):

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  • Bréviaire dominicain

    Le site Dominican Liturgy propose désormais en téléchargement PDF le Bréviaire dominicain de 1909, qui est considéré comme la meilleure édition avant le bouleversement du bréviaire romain par saint Pie X - bizarrement adopté par les dominicains.

    C’est dans la colonne de gauche où il y a profusion de documents téléchargeables :

    Tome 1.

    Tome 2.

  • Triste Irlande

    L’évêque de Limerick, Mgr Brendan Leahy, a décidé qu’il n’y aurait aucune messe dans son diocèse demain mardi. Soi-disant pour alerter les fidèles sur la diminution dramatique du nombre des prêtres.

    En fait, même si en Irlande aussi il y a de moins en moins de (jeunes) prêtres, dans le diocèse de Limerick il y a néanmoins 83 prêtres en activité pour 60 paroisses, ce qui n’est pas exactement le désert…

    En fait, l’évêque a pris prétexte d’une réunion de « formation », à laquelle tous ses prêtres doivent assister, pour appeler à la célébration d’ADAP, des assemblées sans prêtre, afin, dit-il, de préparer les fidèles à l’absence de prêtres.

    Quoi qu’il en soit, l’impact ne peut qu’être limité, un jour de semaine, même si c’est la fête de saint Marc.

    Mais on retiendra que, de la volonté d’un évêque, il n’y aura pas de messe dans ce diocèse pour la première fois depuis la fin de la persécution anglicane…

    Quant à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, il fait savoir qu’il y aura néanmoins deux messes demain dans le diocèse : ses deux messes de saint Pie V…

  • Impressionnant

    Les évêques polonais ont organisé, avec le président de la République Andrzej Duda, un colloque sur « le concept d'Etat dans la perspective de l'enseignement du Cardinal Joseph Ratzinger - Benoît XVI », à l’occasion du 90e anniversaire du pape émérite.

    Benoît XVI a envoyé une lettre aux participants. Une lettre brève, mais qui est impressionnante de lucidité dans sa concision. Il parle de l’Europe :

    La confrontation entre des conceptions radicalement athées de l'Etat et l'émergence d'un Etat radicalement religieux dans les mouvements islamistes, conduit notre époque dans une situation explosive, dont nous expérimentons chaque jour les conséquences.

    La lettre serait également impressionnante d’humilité, si l’on ne savait pas déjà que celle-ci est aussi profonde que délicate, quand pour connaître le chemin il renvoie les Polonais au cardinal Wyzsynski et à saint Jean-Paul II…