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  • Centrafrique: nouvel appel au secours

    Exécutions sommaires, violences sexuelles, attaques ciblées selon l’appartenance religieuse et ethnique, arrestations de partisans de l’opposition et de leurs familles, actes de torture, disparitions, recrutement d’enfants soldats, pillages à grande échelle : tels sont les crimes commis sur le territoire de la République centrafricaine par les islamistes de la Séléka qui ont pris le pouvoir à Bangui, et qui sont dénoncés dans un appel signé par une série de groupes de la société civile, dont le Secours Catholique/Caritas France.

    « Des organismes des Nations unies, quelques ONG et les Eglises essaient de faire face à la détresse de la population qui manque de tout : soins de santé, alimentation… Dans presque tout le pays, les écoles sont fermées. Bangassou, dans l’est du pays, n’est plus ravitaillée que par les vols humanitaires : plus d’eau, plus de carburant, donc plus d’électricité. »

    « La Centrafrique va-t-elle devenir la Somalie de l’Afrique centrale ? Ce no man’s land institutionnel pourrait bien attirer les terroristes du Nigeria et du Mali, ou encore l’Armée de libération du Seigneur, qui trouveraient facilement refuge dans ce pays de 4,5 millions d’habitants sur 650.000 km2. »

    Les signataires demandent « à la France et aux pays européens, mais aussi aux instances africaines, de revoir leurs positions. »

  • Réunion de Martiens à Milan

    Le cardinal Scola avait créé son association de dialogue islamo-chrétien Oasis à Venise, il l’a transportée à Milan, ville dont il est aujourd’hui l’archevêque.

    Le « comité scientifique » d’Oasis se réunit aujourd’hui et demain à l’université d’Etat de Milan.

    Si l’on en croit AsiaNews, les 70 invités du monde entier vont « examiner spécialement la façon dont le “printemps arabe” pousse les musulmans à envisager un concept de société laïque qui éclipse l’appartenance religieuse et ouvre au vivre ensemble avec les autres religions, en particulier avec les chrétiens ».

    On est prié de ne pas rigoler. C’est « scientifique ». (Et en outre ce n’est hélas pas drôle. Et c'est très méchant pour les coptes, notamment.)

  • Saint Grégoire Barbarigo

    Grégoire Barbarigo, né à Venise d’une famille très ancienne, obtint avec grands éloges les deux doctorats en droit à l’Université Padoue. A l’âge de dix-neuf ans, il se rendit à Munster pour y assister aux pourparlers réglant les préliminaires de la paix de Westphalie, et, sur les conseils du légat pontifical Fabio Chigi, il décida d’entrer dans les ordres. Quand il fut prêtre, le même Chigi, devenu Pape sous le nom d’Alexandre VII, le nomma d’abord évêque de Pergame ; puis, l’ayant associé au Collège des cardinaux, il le choisit pour le siège de Padoue. Dans l’exercice de sa charge épiscopale, il se proposa comme modèle saint Charles Borromée et, jusqu’à son dernier souffle, s’appuyant sur les avis et les décrets du saint concile de Trente, il travailla à extirper les vices et à propager les vertus, développa les séminaires de ces deux diocèses; il dota en particulier celui de Padoue d’une bibliothèque et d’une imprimerie, destinée notamment à publier des livres qu’il voulait répandre parmi les peuples du Proche Orient. Il favorisa énergiquement l’enseignement catéchétique et parcourut avec ardeur chaque localité de son diocèse, en enseignant et en exhortant. Il se distingua par les œuvres de charité et par la sainteté de sa vie, il se montra si généreux envers les indigents et les pauvres qu’il alla jusqu’à distribuer pour leur venir en aide le mobilier de sa maison, ses vêtements et son lit. Enfin, après une courte maladie il s’endormit paisiblement dans le Seigneur le 18 juin 1697. Illustre par ses mérites et par ses vertus, il fut placé au nombre des bienheureux par Clément XIII et au nombre des saints par Jean XXIII.

    (bréviaire)

  • 4e dimanche après la Pentecôte

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    Cette vraiment magnifique tapisserie, soie et laine, faite pour le pape vers 1519 à Bruxelles chez Pieter van Aelst, d’après Raphaël, raconte en une seule image toute l'histoire de la pêche miraculeuse, la péricope évangélique de ce jour. Sa contemplation peut remplacer un savant commentaire. (Cliquer pour agrandir.)

    Et voici une peinture a tempera sur papier, de Raphaël, datée de 1515, qui est à l’évidence le modèle de la tapisserie, mais… à l’envers (il y a peut-être une raison technique ? J’avoue ne rien y connaître.). – Là aussi, cliquer pour agrandir.

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    "Jésus, pressé par la foule qui voulait entendre la parole de Dieu, se tenait sur le bord du lac de Génésareth. Et il vit deux barques arrêtées au bord du lac ; les pêcheurs étaient descendus, et lavaient leurs filets. Et montant dans l’une de ces barques, qui appartenait à Simon, il le pria de s’éloigner un peu de la terre ; et s’étant assis, il enseignait les foules de dessus la barque. Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Pousse au large, et jetez vos filets pour pêcher. Simon, lui répondant, dit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur votre parole, je jetterai le filet. Lorsqu’ils l’eurent fait, ils prirent une si grande quantité de poissons, que leur filet se rompait. Et ils firent signe à leurs compagnons, qui étaient dans l’autre barque, de venir les aider. Ils vinrent, et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles étaient presque submergées. Quand Simon Pierre vit cela, il tomba aux pieds de Jésus, en disant : Seigneur, retirez-vous de moi, car je suis un pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, et aussi tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche des poissons qu’ils avaient faite ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée qui étaient compagnons de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. Et ayant ramené les barques à terre, ils quittèrent tout, et le suivirent." (Luc 5, 1-11)

  • La condamnation rituelle de la Hongrie

    Les récents amendements à la Constitution hongroise [adoptés à une très large majorité par le Parlement hongrois, je précise] constituent une menace pour l’Etat de droit et la démocratie.

    Telle est la dernière fatwa en date de la Commission de Venise, l’organisme du Conseil de l’Europe chargé de traquer les manquements au droit constitutionnel dans les Etats membres.

    Pour l’heure, vous ne trouverez pas l’avis de la Commission sur son site. A la place, vous avez une grande photo (2560 × 1920 pixels, 10 Mo ! – et floue !) des spécialistes rassemblés dans un somptueux palais de Venise pour pondre leurs petites crottes, et qui ne sont pas pressés de mettre leur site à jour (comme on les comprend…).

    Il s’agit de la grande école Saint Jean l’évangéliste, ainsi décrite par le guide Michelin :

    « Une très belle entrée (1481) donne accès à une courette, préalable à la découverte d'un immeuble présentant un intéressant mélange de styles, allant du gothique au baroque. Au premier étage, le salon, créé par Giorgio Mascari, évoque un décor de théâtre du 17e s. Tiepolo, Tintoret et autres artistes de moindre envergure ont participé à la décoration des murs et du plafond. »

  • Islamophobie ordinaire à Béziers…

    Depuis bientôt neuf mois, une nouvelle mosquée s’est ouverte à Béziers. Dans le quartier, le ton monte, et le quotidien local a fini par donner la parole aux habitants. Extraits :

    « Si nous réagissons de la sorte, c’est parce que cette rue tranquille est devenue infernale à vivre. Nous avons été agressés verbalement, insultés, menacés de mort. Nous n’en pouvons plus. Il faut que l’on trouve une solution pour que nous puissions quitter ce quartier. »

    « Nous ne pouvons pas rentrer dans notre garage. Ou nous sommes empêchés d’en sortir. Leurs véhicules sont sous nos fenêtres, moteurs tournants. Il faut s’enfermer, même quand il fait chaud. Le quartier est devenu invivable. Nous voulons vendre, mais notre maison a perdu toute sa valeur depuis que la mosquée est là. »

    Il va être temps de réagir face à une telle islamophobie…

    Sur Béziers, qui n’est plus Béziers sauf de murs, on peut lire aussi ce texte de Robert Ménard.

  • La circulaire de la dictature

    Valeurs actuelles publie la (longue) circulaire comminatoire de Manuel Valls aux préfets sur l’obligation qu’ont les maires de célébrer ou faire célébrer les parodies de mariage entre personnes de même sexe.

    En dehors du ton brutal que relève le magazine, on remarquera aussi l’hypocrisie du ministre qui souligne que, « en cas d’absence ou d’empêchement du maire et des adjoints », le maire peut déléguer à un simple conseiller municipal. Le ministre fait semblant de ne pas voir qu’il s’agit non d’une absence ou d’un empêchement mais d’un refus motivé. Il n’a pas le cran du vrai dictateur qui obligerait le maire et les adjoints à prouver qu’ils sont légitimement absents ou empêchés…

    On relève surtout la parfaite inversion des valeurs, qui pourra servir d’exemple universel :

    « Le refus de célébrer un mariage par le maire peut constituer une atteinte grave portée à une liberté fondamentale. »

    Sic. C'est une fois de plus, et de façon très claire, Créon qui condamne Antigone. Et c'est Antigone qui témoigne des libertés fondamentales.

  • Israël : des graffiti sur les tombes

    Un certain nombre de tombes du cimetière chrétien orthodoxe de Jaffa ont été endommagées et recouvertes de graffiti en hébreu, probablement au cours de la nuit entre le 12 et le 13 juin. Cinq voitures stationnées dans les environs du cimetière ont, elles aussi, été endommagées. Des insultes ont été également inscrites sur la maison, proche, de Khaled Kaboub, un juge de Tel Aviv.

    Les vandales ont tracé sur plusieurs pierres tombales le mot « vengeance » et l’expression « le prix à payer », formule qui sert de signature aux actes de vandalisme perpétrés à l’encontre des lieux de culte chrétiens par des groupes de colons extrémistes en guise de rétorsion suite au démantèlement de colonies juives illégales.

    La semaine dernière, au cours d’une audition devant une commission parlementaire, un responsable de la police a déclaré que 200 personnes avaient été interpellées dans le cadre des enquêtes sur les actes de vandalisme signées « le prix à payer », et que le ces actions étaient considérées comme des « crimes nationalistes ». Mais personne n’est encore passé en justice pour de tels faits, qui  ne sont pas médiatisés. Dans la population arabe chrétienne de Jaffa, on dit que si cela s’était passé dans un cimetière juif les coupables auraient été arrêtés en quelques heures, et que tous les journaux en auraient parlé.

  • En Inde les autorités font respecter les religions au cinéma

    A Bollywood a été tourné un film, intitulé Au nom du Père et du Fils (en malayam, qui est la langue de la majorité des chrétiens indiens) qui nie la divinité de Jésus, et qui raconte aussi une histoire d’amour dans un couvent. Les chrétiens ont protesté. Des scènes du film ont été coupées. Le film est revenu devant la censure, qui a une nouvelle fois refusé le visa, car il « contient encore des violations des normes en vigueur » concernant la morale, la culture et la religion.

    D’autre part, le Catholic Secular Forum demande que soit supprimée une scène d’un film intitulé Policegiri (qui fait aussi l’objet d’un clip), où une starlette en soutien-gorge porte comme collier un grand rosaire dont la croix lui descend sur le ventre.

    (Fides)

  • Des écoles catholiques « haram »

    Le Conseil indonésien des oulémas (qui avait fait sensation au début de l’année en décrétant que l’excision était un droit de l’homme) a pris une fatwa déclarant les écoles catholiques du district de Tegal (Java) « haram » (interdites) et « moralement malsaines ».

    Il s’agit d’une part de lutter contre le fait que de plus en plus de parents envoient leurs enfants dans les écoles catholiques, en raison de leur qualité, mais aussi et surtout, en l’occurrence, d’appuyer les pressions des autorités locales pour obliger les écoles catholiques à avoir des cours d’islam pour les enfants musulmans. Or les églises catholiques résistent aux injonctions des autorités locales.

    Mgr Julianus Sunarko, évêque de Purwokerto, a protesté contre la fatwa, appuyé par de nombreuses familles musulmanes…

    (AsiaNews)